Enseignement supérieur
Formation pratique à la mise en évidence des effets de molécules pharmacologiques sur le comportement.
- Enseignement supérieur
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des étudiants de master leur injectent une solution saline ou un psychotrope, puis observent leur comportement dans quatre tests, activité locomotrice, planche à trous, labyrinthe surélevé et enfouissement de billes. Les souris sont ensuite tuées et leur cerveau réservé à un autre enseignement. Le porteur affirme que la formation aux gestes et à l'analyse du comportement exige l'animal vivant, sans substitut possible.
Objectifs
L’objectif du projet est de former les étudiant.e.s dans le cadre d’une unité d’enseignement de Master 2 qui vise à donner une vision intégrée de différentes pathologies psychiatriques. En effet, les cours magistraux de l’UE abordent différentes maladies psychiatriques, les symptômes, les traitements, et les modèles animaux associés. Ces travaux pratiques abordent directement des données vues en cours et permettent aux étudiants de manipuler les animaux, sur la base du volontariat et d’appliquer ainsi les notions abordées lors de leur formation à l’expérimentation animale qu’ils ont suivie en Master 1. Dans le cursus de ces étudiants, avant cet enseignement, aucun travaux pratiques ne permet la manipulation d’animaux étant donné qu’ils n’ont pas la formation nécessaire pour le faire. Toutes les manipulations des travaux pratiques jusqu’au Master 2 sont réalisées par les enseignants, et non par les étudiants. Ce sera donc le premier de leur cursus où les étudiants seront acteurs des manipulations et pas seulement observateurs, ce qui permet de prendre plus conscience du bien-être animal et des 3Rs. Les tests utilisés dans ce projet sont couramment utilisés en recherche pour déterminer les effets de nouvelles molécules, avant leur utilisation dans des essais pré-cliniques plus complexes.
Bénéfices attendus
L’étude du comportement animal et les manipulations pharmacologiques sont des techniques d’expertise utilisées en laboratoire de recherche en neurosciences dans le cadre du développement de stratégies thérapeutiques dans les pathologies du cerveau (principalement les maladies psychiatriques). Ces techniques sont largement utilisées dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences. Les étudiants de Master pourront donc acquérir ces compétences comportementales importantes à la poursuite de ce cursus universitaire et à leur insertion dans le monde professionnel, tout en étant conscient de la règle des 3Rs et des bonnes pratiques liées à l’expérimentation. Cette formation permet d’illustrer les cours magistraux, d’acquérir les gestes techniques pour la manipulation des animaux dans le respect du bien-être animal et montrer les limites des modèles animaux utilisés en pré-clinique.
Procédures
Tous les animaux vigiles (160) subiront une pesée, injection intrapéritonéale (30 secondes) et un test comportemental : 40 souris pour le test d’activité locomotrice (1 heure), 40 souris pour la planche à trous (10 minutes), 40 souris pour le labyrinthe en croix surélevé (10 minutes), 40 souris pour le test d'enfouissement (2 fois 30 minutes).
Impact sur les animaux
- léger stress transitoire lié à la pesée individuelle des animaux - léger inconfort transitoire lié à l’injection de la solution saline ou du psychotrope - léger stress transitoire lié à la nouveauté des tests
Devenir
A l’issue des tests comportementaux de la séance d'enseignement, les animaux seront mis à mort. Le cerveau sera ensuite prélevé pour être utilisé dans une autre unité d’enseignement.
Remplacement
L’objectif du projet est de former les étudiants aux gestes expérimentaux et à l’analyse comportementale. Pour cela il est essentiel d’apprendre aux étudiants la manipulation des animaux ce qui n’est pas possible avec le visionnage de vidéos de comportement. L'étude de ce processus nécessite la présence de réseaux neuronaux intacts et fonctionnels. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin que les étudiants de Master 2 puissent se former au mieux, et il n'est pas envisageable d'utiliser des méthodes de substitution à l'animal entier.
Réduction
Toutes nos études utilisent des méthodes expérimentales validées et utilisées dans notre laboratoire. Nous nous affranchirons ainsi des étapes de mise au point qui auraient nécessité l’utilisation d’un plus grand nombre d’animaux. Le nombre d’animaux se base sur l’organisation de cet enseignement. Quatre tests comportementaux sont utilisés, et quatre groupes d’étudiants sont formés par an. Chaque groupe d’étudiant pourra effectuer les quatre tests comportements avec des animaux différents (une souris contrôle et une souris psychotrope par groupe et par test). Nous avons donc évalué le nombre d’animaux nécessaires à 32 souris par an (soit 160 souris pour la totalité du projet - 5 ans). Les tissus prélevés seront utilisés pour un autre enseignement.
Raffinement
A leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés à quatre par cage en conditions normales (température et humidité contrôlées, cages ventilées) avec un enrichissement dans la cage fourni par l’animalerie (papier de nidification pour assouvir leur besoin naturel de se cacher) et accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Les procédures débuteront après une période d’acclimatation de 10 jours minimum. Durant les travaux pratiques, afin de réduire le stress des animaux, ceux-ci seront hébergés dans une salle de classe sans passage d’étudiants ou de personnel et mitoyenne à celle des étudiants. Pour réduire la douleur, la souffrance et/ou l’angoisse des animaux, les injections intrapéritonéales seront réalisées par un enseignant compétent pour réaliser ces gestes de manière sûre, rapide et efficace. Les psychotropes seront utilisés à faible dose, c'est à dire à la dose minimale pour induire un effet comportemental, et ont des effets à court termes (30 minutes à 1h). Les animaux sont gardés au plus 8h après l'injection intrapéritonéale. Les tests comportementaux réalisés ne nécessitent pas d’habituation excepté le test de l’activité locomotrice où les animaux seront habitués aux cages 30 minutes avant le début des mesures d’activité. Le suivi du bien-être sera effectué selon la grille de suivi avec des points limites stricts et spécifiques pour chaque individu tout au long du projet.
Choix des espèces
La souris est l’animal le plus utilisé pour l’étude de l'action comportementale de psychotropes dans les modèles animaux car elles ont des réponses aux psychotropes qui sont similaires à celles de l’homme. Dans la mesure du possible, des animaux de réforme seront utilisés. Ces souris sont des animaux adultes âgés de 8 à 35 semaines.
Étude du rôle des cellules gliales sur le comportement de rongeurs
- Enseignement supérieur
Rats : 60
195 souris et 60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les groupes, ils subissent une chirurgie crânienne d'une heure, des injections dans l'abdomen et des tests comportementaux, certains étant imagés éveillés sous un microscope auquel ils doivent s'habituer. Le porteur signale une douleur post-opératoire, un risque d'infection de la cicatrice et, après administration de LPS, anorexie, baisse de locomotion, perte de poids et anxiété. Il affirme que l'usage d'animaux est "inévitable" pour comprendre l'activité des circuits neuronaux, la souris permettant en outre d'obtenir aisément des animaux génétiquement modifiés.
Objectifs
Le bon fonctionnement du cerveau repose sur l'interaction des différentes cellules du cerveau. L'objectif de ce projet est de étudier les différents types de cellules gliales et d’évaluer son rôle dans le comportement animal. Les cellules gliales qui comprennent les oligodendrocytes, les astrocytes et la microglie, sont des cellule spécialisée dont la fonction est d'entourer, de soutenir et d'isoler les cellules nerveuses (neurones) du système nerveux central (SNC), y compris le cerveau et la moelle épinière. La principale fonction des oligodendrocytes est la formation de la gaine de myéline, une membrane grasse qui permet d'isoler et de protéger les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. Les astrocytes assurent une diversité de fonctions importantes, centrée sur le support et la protection des neurones. La microglie forme la principale défense immunitaire dans le système nerveux central. Nous étudierons les cellules gliales par des expériences d'imagerie, de biologie moléculaire et de comportement chez les rats et les souris. Nous étudierons aussi l’activité électrique des neurones et des cellules gliales.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra aussi de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.
Procédures
- Le groupe A suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux recevront une injection intrapéritonéale et deux heures plus tard ils suivront un test comportemental (5 minutes). Le lendemain, elles recevront une deuxième injection et 2h plus tard elles seront exposées au deuxième test comportemental (5 minutes). - Le groupe B suivra: une injection intrapéritonéale (1 minute) et deux heures plus tard ils suivront un test comportemental (5 minutes). Le lendemain, ils recevront une deuxième injection (1 minute) et 2h plus tard ils seront exposés au deuxième test comportemental (5 minutes). - Le groupe C suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux suivront un test comportemental (10 minutes). Finalement les animaux seront euthanasiés (1 minute) et leur cerveau sera prélevé́. - Le groupe D suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux seront habitués à rester sur le microscope et ensuite l’activité́ neuronale sera imagée chez les animaux éveillés. Les séances d’imagerie dureront 30 minutes et elles auront lieu une fois par jour pendant 3 jours. A la fin de la dernière séance, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé́. - Le groupe E suivra: une chirurgie (1 heure) pour implanter une fibre optique sur leur tête. Deux semaines plus tard, les animaux suivront une deuxième chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les rats seront connectés au niveau de la fibre optique vers un système d’enregistrement de l’activité́ électrique et leur comportement spontané́. Chaque séance durera 20 minutes et chaque rat suivra 3 séances. A la fin de la dernière séance, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé́.
Impact sur les animaux
- Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur post opératoires, risque mineur d’infection de la cicatrice, risque mineur de détérioration des implants crâniens - Nuisances liées à la connexion des animaux à la fibre optique : stress de la contrainte du maintien sous l’objectif du microscope auquel l’animal doit s’habituer - Douleur légère liée aux différents injections intrapéritonéales. L'administration de LPS aux animaux peut induire de l'anorexie, la diminution de la locomotion, la perte de poids et de l’anxiété.
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques.
Remplacement
Pour comprendre l'activité des circuits neuronaux dans le cerveau, il est nécessaire de générer des données biologiques pertinentes. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Les souris et les sont les modèles animaux de prédilection pour les recherches dans ce domaine en raison de la structure anatomique et de la fonction bien définies de différents cortex corticaux. La souris est aussi l’espèce de rongeurs qui permet d’obtenir aisément des animaux modifiés génétiquement.
Réduction
L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Par an, 20 étudiants et 10 instructeurs suivront les projets décrits dans cette DAP. Dans ce context, lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs.
Raffinement
Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirurgicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cages de 4-5 souris et les rats de 2. Ils seront tous placés sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivant. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation (Annexe 1) incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, l'état du pelage, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Si l'animal présente un score entre 6 - 16, une seconde injection de carprofène s.c. sera effectuée et reconduite toutes les 24h si les signes persistent lors des observations suivantes. Si l’animal n’a pas repris de poids au bout de 4 jours, ou si des signes de souffrance sont observés, le traitement sera étendu de 2 jours supplémentaires. Si la récupération ne s’effectue pas bien et si le score des critères de la grille d’évaluation est supérieur à 11 durant 2 jours consécutifs l’animal sera euthanasié par l'expérimentateur par dislocation cervicale. Dans des cas très rares, les implants (fibre optique et le système de fixation) peuvent se détacher du crâne. Dans cette situation, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
La souris et les rats sont les espèces de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de ces espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle cellulaire et aussi au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modelé souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité des procédures chirurgicaux.
Diplôme Universitaire de microchirurgie
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
500 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans le cadre d'un diplôme universitaire de microchirurgie. Chaque animal subit des sutures de nerfs ou de vaisseaux durant une à trois heures, à raison d'une dizaine de rats par étudiant, pour entraîner des chirurgiens aux micro-anastomoses. Le porteur reconnaît qu'une anesthésie ou une analgésie insuffisante peut laisser ressentir la douleur en cours d'opération. Il indique commencer l'apprentissage sur cuisses de poulet et affirme qu'aucun simulateur ne reproduit aujourd'hui ce geste chirurgical.
Objectifs
La microchirurgie permet à la fois d’augmenter la précision des gestes opératoires mais aussi de réparer des tissus de si petites tailles qu’ils ne sont visibles que sous microscope. En plus du microscope opératoire, le microchirurgien utilise des instruments spécifiques de microchirurgie ainsi que des fils de sutures souvent plus fin qu’un cheveu.L'objectif du projet pour les chirugiens sera de se familiariser avec ce matériel spécifique et de réaliser une dizaine de techniques selon un apprentissage par difficultés croissantes, techniques indispensables pour guider la dissection dans des zones anatomiques délicates, notamment dans la chirurgie des lambeaux de couvertures, techniques pour permettre la réparation des vaisseaux, artères et veines qu’il faut suturer tout en respectant l’écoulement du sang et enfin techniques pour permettre la réparation des nerfs qui assurent la transmission du signal indispensable à la sensibilité et à la motricité des membres.
Bénéfices attendus
L’ensemble des objectifs validés permettra à l’Etudiant de réaliser des interventions chirurgicales où des micro anastomoses artérielles et veineuses ou nerveuses s’avèrent nécessaires en clinique humaine.
Procédures
Les procédures chirurgicales peuvent être des sutures nerveuses (de 30 à 45 min) ou des sutures de vaisseaux sanguins (durée de 1 à 3 heures en fonction du type de sutures).
Impact sur les animaux
L'anxiété est un effet indésirable prévisible.En per-opératoire, si l'anesthésie n'est pas assez profonde et l'analgésie trop faible, la douleur peut être ressentie. On peut rencontrer des problèmes d'insuffisance respiratoire et/ou d'hemorragie.
Devenir
L’ensemble de l’effectif est destiné à être euthanasié
Remplacement
Certes, la formation chirurgicale utilise d’autres méthodes d’apprentissage comme les TP de dissection sur cadavres et la formation par simulation, ou l'apparition de solutions technologiques de plus en plus performantes permettent de simuler de nombreuses situations de soins, mais actuellement, aucun simulateurne permet de reproduire ce type de geste chirurgical.
Réduction
Concernant le nombre d'animaux utililisés,on constate qu'il faut une moyenne de 10 rats par étudiant afin de maîtriser les differentes techniques microchirurgicales. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés,les premiers pas s'effectuent sur cuisses de poulet qui ont l'avantage de disposer dans un plan profond d'artéres et de veines d'un calibre équivalent à une artère aorte de rat ainsi que de nerfs. L'étudiant ne commencera les sutures sur rat uniquement quand sa gestuelle sur cuisse de poulet sera jugée satisfaisante par le tuteur
Raffinement
L’environnement du rongeur est enrichi, il a un accès illimité à l’eau et la nourriture .Les rats seront hébergés par 2 dans des cages de tailles adaptées et disposeront dans leurs cages de modules de cœur de bois de peuplier qui permettent de développer l’activité d’exploration de l’animal et de participer à son bien être. L'environnement du rongeur est également enrichi avec frisottis de papier qui stimule les instincts de nidification et d'exploration de jeu. Le rythme circadien des rongeurs sera respecté. Les procédures ne débuteront que sept jours après réception des animaux pour diminuer le stress lié au changement d’environnement.Visites quotidiennes par le personnel qualifié de l’animalerie. Utilisation d'un anesthésique local en début de toute chirurgie .Mise en place d’un protocole antalgique adapté .Mise en place d’une grille de score ,utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance .
Choix des espèces
Le diamètre des vaisseaux du rat (fémorale,carotide…) est sensiblement équivalent au diamètre des vaisseaux sur lesquels les chirurgiens travaillent au bloc opératoire, nottament sur les réimplantations de doigts. Les rats males adultes présentent ces caractéristiques.
Travaux Pratiques de Physiologie de la Nutrition dans le cadre de la formation initiale des Ingénieurs en agroalimentaire : conception et réalisation d’un projet de recherche
- Enseignement supérieur
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever foie, tissu adipeux et intestins, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent jusqu'à cinq prélèvements sanguins, des mises à jeun, des tests de tolérance au glucose et des tests comportementaux d'anxiété, dans le cadre de travaux pratiques d'élèves ingénieurs en agroalimentaire. Le porteur réutilise les mêmes souris d'une semaine à l'autre pour diviser leur nombre par deux. Il décrit un objectif pédagogique, sensibiliser de futurs ingénieurs au lien entre alimentation et santé, et prévoit un atelier de culture cellulaire présenté comme ouverture aux alternatives.
Objectifs
Notre alimentation est en moyenne constituée de 75% d'aliments issus de l’industrie agroalimentaire. Dans le cadre de leur formation initiale, les étudiants futurs ingénieurs en agroalimentaire doivent donc prendre conscience de la responsabilité qu'ils auront vis-à-vis de la santé publique. L'objectif de cet enseignement est d’apporter les connaissances fondamentales indispensables à la compréhension de la valeur santé des aliments permettant la réalisation de formulation nutritionnelle correcte et éthique de produits destinés à l'alimentation humaine. Dans ce cadre, il est proposé aux élèves ingénieurs de concevoir un projet de recherche en physiologie de la nutrition afin de concrétiser sous forme d'une étude scientifique le lien qui existe entre l'alimentation et la santé.
Bénéfices attendus
De futurs ingénieurs agroalimentaires sensibilisés à la nutrition et surtout ayant compris et assimilé le lien indéniable qui existe entre alimentation et santé ne peut être que bénéfique pour la santé publique. L’industrie agroalimentaire est prédominante dans nos habitudes de vie et de consommation actuelles. Ainsi, il est important d’avoir des ingénieurs agroalimentaires et donc des acteurs au sein de ces industries qui soient formés à la valeur santé des aliments.
Procédures
- Par souris, maximum 5 prélèvements sanguins seront réalisés puis un suivi d'une surveillance accrue aura lieu les jours suivants pour détecter tout signe de souffrance anormale. - Individualisation des souris pendant 24h pour faire une prise alimentaire et récupérer les fécès. - Mise à jeun de 4h avant le test de tolérance au glucose ou de sensibilité à l’insuline. - Mesure de la composition corporelle des souris (durée de 2 minutes, réalisé 2 fois sur chaque souris à minimum 1 semaine d'intervalle) - Etude comportementale : analyse de l'anxiété et de la mobilité des animaux (durée de 10 minutes, réalisé 2 fois sur chaque souris à minimum 1 semaine d'intervalle)
Impact sur les animaux
L’individualisation pendant 24 heures peut générer un stress. La mise à jeun de 4 heures peut aussi générer un léger stress.
Devenir
La seule et unique procédure décrite ici nécessite l’euthanasie de l’ensemble des animaux. En effet, dans le cadre des projets des étudiants, nous avons besoin de récupérer certains organes pour aller étudier les effets des différents régimes alimentaires sur les organes en question (foie, tissu adipeux, intestins…).
Remplacement
Le remplacement total est impossible car il s’agit d’étudier des processus physiologiques mettant en jeu plusieurs organes (intestin, tissu adipeux, foie) et permettant de mettre en avant le lien alimentation – santé chez un organisme vivant. Il est donc indispensable de recourir au modèle animal pour une approche intégrée. Toutefois, au cours des séances de travaux pratiques, nous prévoyons un atelier culture cellulaire afin de sensibiliser les apprenants aux potentielles alternatives à l’expérimentation animale quand cela est possible.
Réduction
Nous avons réduit le nombre d’animaux par groupe à n=5 qui est le nombre minimal permettant une analyse statistique de l’expérience par test non paramétrique. Chaque groupe d’étudiant est divisé en 5 sous-groupes projet et chaque sous-groupe travaille sur un régime particulier. Ainsi, chaque groupe d’étudiant a besoin des 5 régimes alimentaires étudiés soit n=10 souris par régime (n=5 contrôles et n=5 traitées), soit n=50 souris nécessaires pour un groupe d’étudiant. Au total, nous avons 4 groupes d’étudiants et donc 4 séances de travaux pratiques de 8 heures regroupées en deux fois 2 jours et à une semaine d’intervalle. Exemple le lundi / mardi de la semaine 1 et le lundi et mardi de la semaine 2. Les 4 journées de travaux pratiques sont donc identiques d’un point de vue organisation et expérimentation sur les souris. Afin de réduire le nombre de souris utilisées, les deux groupes d’étudiants de la semaine 2 utilisent les mêmes souris que les deux groupes d’étudiants de la semaine 1. Cela nous permet donc de diviser par deux le nombre souris. Nous avons donc besoin non pas de 4 « lots » de n=50 souris mais d’uniquement 2 « lots » de n=50 souris soit au total 100 souris/année. Cela est possible car les mesures réalisées en travaux pratiques ne sont pas du tout invasives, les mêmes souris peuvent donc être utilisées deux fois avec une semaine d’intervalle.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales (5 animaux par cage) avec un enrichissement de leur milieu adapté (frisons de carton + igloo de cellulose). Ils bénéficieront d’un suivi quotidien de leur état général. Lors des procédures expérimentales, les actes susceptibles d’entrainer une souffrance ou une douleur seront réalisés sous anesthésie locale (coupure du bout de la queue) ou générale (ponction intracardiaque), par des personnes expérimentées. S’agissant d’un projet nécessitant l’utilisation d’animaux vivants, l’utilisation de techniques non invasives et indolores ainsi que de tests comportementaux est privilégiée afin d’acquérir les paramètres physiologiques nécessaires au projet tout en respectant les questions d’éthiques en expérimentation animale et la règle des 3R. De plus, des points limites en adéquation avec ce projet ont été définis (signes généraux de souffrance, perte de poids supérieure à 20% en 7 jours). En cas d’atteinte d’un de ces points limites, l’animal concerné sera retiré du projet et euthanasié sous anesthésie générale (isoflurane). Enfin, les ateliers des travaux pratiques sont tous encadrés par un expérimentateur disposant d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale.
Choix des espèces
La souris est préférentiellement utilisée car d’une part elle est plus facilement manipulable par les étudiants en raison de sa taille et d’autre part du fait des nombreuses similarités physiologiques qui existent avec le métabolisme de l’Homme. Souris C57BL6/J adultes d’environ 8 semaines, âge classiquement utilisé dans la littérature pour ce type d'étude (n=80 par an soit 400 au total). Souris C57BL6/J de 3 semaines pour le régime hypoprotéiné uniquement (n=20 par an soit 100 au total).
Apprentissage des techniques de contention et d’injection dans le cadre de la formation réglementaire « Applicateur de procédures expérimentales »
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 170
170 souris et 170 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réutilisés d'une séance à l'autre puis destinés à d'autres travaux pratiques, dont des procédures sans réveil. Des étudiants novices leur infligent à répétition des contentions, des injections sous-cutanées et des sondages gastriques, chaque animal pouvant être manipulé jusqu'à quatre fois. Le porteur classe ces gestes comme individuellement légers mais reconnaît que leur répétition par des débutants peut les porter à un niveau modéré. Il justifie l'usage d'animaux vivants par la formation réglementaire de futurs techniciens en expérimentation animale, qualification décrite comme recherchée dans son bassin d'emploi.
Objectifs
Durant leurs études, nos étudiants suivent une formation qui qualifie le personnel appliquant des procédures expérimentales aux animaux (niveau II/A), spécifique aux modèles rongeurs. Cette formation réglementaire nous permet de former des techniciens qualifiés en expérimentation animale, qualification très appréciée et recherchée dans notre bassin d’emploi. Le programme de la formation inclut l’acquisition de diverses compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation de rongeurs dans le respect de leur bien-être. La réalisation de la contention ainsi que l'exécution de quelques injections figurent parmi les toutes premières compétences à acquérir. Pour y parvenir, les travaux pratiques que nous souhaitons mettre en place permettront une familiarisation progressive des étudiants aux rongeurs et à ces techniques, en multipliant les supports pédagogiques. Les objectifs pédagogiques de ces séances sont multiples: -familiarisation des étudiants avec les rongeurs -sensibilisation au respect du bien-etre animal -apprentissage des règles d'hygiène et de sécurité propres à la pratique de l'expérimentation animale -connaissance du matériel nécessaire aux injections, préparation de ce matériel, notions d'asepsie -acquisition des compétences techniques de préhension, contention, injection sous-cutanée, sondage gastrique, injection intra-péritonéale.
Bénéfices attendus
Au cours d’une procédure expérimentale, le technicien doit être en mesure de limiter le degré de mal-être généréà l’animal, en apportant des réponses adéquates afin de restreindre celui-ci. Ceci nécessite un apprentissage rigoureux et méthode, réalisé durant des séances d'entrainement. Ce projet permettra à nos étudiants et futurs techniciens, par sa progressivité et la multiplicité des supports à nos étudiants, futurs techniciens d'acquérir les compétences de contention et d'injections courantes chez le rat et la souris tout en veillant à respecter leur bien-être.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections répétées. Par séance, chaque animal pourra être soumis à une injection sous-cutanée et un sondage gastrique. Cet animal sera réutilisé au minimum 48-72h après pour la même intervention mais nous veillerons alors à alterner les sites d'injection sous-cutanée. Le plus fréquemment, il s'écoulera au moins une semaine entre deux injections. Il pourra ainsi être réutilisé jusqu'à 4 fois mais, plusieurs promotions d'étudiants étant concernées, les périodes de travaux pratiques seront espacées parfois de plusieurs semaines avant que l'animal soit soumis à une nouvelle injection. Nous veillerons au suivi attentif des animaux et ne les réutiliserons qu'en absence de mal-être. Ainsi un meme animal sera soumis à, 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique sur 4h, ceci répété au maximum 3 fois espacées de 48 à 72h minimum courant novembre de chaque année puis 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique sur 4h, ceci répété au maximum 1 fois espacée de 48 à 72h minimum courant janvier et enfin 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique, ceci répété au maximum 1 fois espacée de 48 à 72h minimum courant mars (que ce soit 1 rat ou 1 souris)
Impact sur les animaux
Les actes pratiqués ici sont individuellement d’un degré de sévérité léger mais leur répétition (réutilisation des lots à plusieurs jours/semaines d'inrervalle pour réduire le nombre d'animaux utilisés), leur réalisation par des étudiants novices pourraient les classer dans un degré de sévérité modéré. Les effets indésirables possibles, qui seront recherchés et évalués à l'aide d'une grille de scoring et conduiront à la réalisation d'un traitement antalgique adapté, sont : - une perte de poids (évaluée en % et par jour), - un comportement inadapté (comportement des animaux sans intervention du manipulateur – contractions, boiteries des pattes antérieures, position antalgique, prostration - et en réponse au geste du manipulateur : agressivité ou passivité, retrait après toucher du point d'injection) - une déshydratation (détectée par l’apparence physique telle que yeux plissés, enfoncés, pli de peau moins élastique …), -un aspect physique altéré (aspect du site d'injection, poil hérissé, sale), -une hyperventilation
Devenir
L'ensemble des animaux du projet sera réutilisé dans des TP ayant fait l'objet d'une DAP.
Remplacement
Nous commençons l’apprentissage en visionnant des vidéos afin d'etre en mesure de mentaliser les procédures. Puis nous passons sur support non vivant (modèles plastiques et /ou cadavres de souris congelées le cas échéant, qui sont des souris de réforme euthanasiées au sein de laboratoires pharmaceutiques ou plateformes partenaires). Néanmoins les gestes doivent cependant être pratiqués sur rongeurs vigiles pour ces futurs techniciens en expérimentation animale. Nous utilisons un animal par étudiant lors des TP mais les animaux sont réemployés grace à une rotation espacant les séances et en veillant à leur bon rétablissement.
Réduction
.Nous recourons à une souris et un rat par étudiant, par séance. Nous estimons que l'emploi d'un animal pour 2 étudiants au cours d'une même séance serait préjudiciable à l'animal qui serait alors manipulé 6 fois au cours du TP soit 2 fois plus (pour mémoire un même animal est manipulé 3 fois lors du TP n° 2 : révision contention - injection sous cutanée - sondage gastrique). Par ailleurs il nous faudra former 9 groupes de 16 étudiants, mais nous n’aurons recours qu’à deux lots de 17 souris et 17 rats (dans chaque lot, un animal par étudiant + un animal pour l'enseignant faisant démonstration). La formation de ces 9 groupes n'aura pas lieu en meme temps : 3 groupes seront formés courant novembre, 3 autres groupes seront formés courant janvier et les 3 derniers seront formés courant mars. Ainsi les 2 lots de 17 animaux benéficieront de plusieurs semaines de repos complet à l'animalerie entre chaque formation. Après ces séances, les animaux pourront être réutilisés dans d’autres TP de notre établissement, correspondant à des procédures sans réveil (autres projets autorisés).
Raffinement
Les animaux sont systématiquement amenés en salle de TP une heure avant le début de la séance, afin de s’acclimater à ce nouvel environnement. Des recommandations sont données, rappelées aux étudiants à chaque séance afin que la manipulation ait lieu dans le calme. Après retour à l'animalerie, les zootechniciens surveilleront les animaux et leur bien-être quotidiennement à l’animalerie. Il est important qu’ils soient informés des actes réalisés sur les animaux durant les TP, de façon à connaître les douleurs potentiellement occasionnées. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux est couramment employée pour ce type d’acte. Prenant en compte des critères objectifs, elle servira à adapter un traitement antalgique. Si le traitement n’aboutit à aucune amélioration (suite à évaluations plus fréquentes si une douleur a été détectée), l’euthanasie de l’animal sera réalisée après anesthésie (injection létale après anesthésie gazeuse).
Choix des espèces
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation, il est donc logique que nous formions nos étudiants à la manipulation de ces animaux. Les actes de contention, sondage gastriques, sous-cutanées sont fréquemment réalisés chez ces espèces. Nous démarrerons avec de jeunes adultes plus faciles à manipuler pour des étudiants en phase d'apprentissage.
Comparaison de 3 méthodes chirurgicales de stérilisation des boucs destinés à l’effet mâle
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
16 boucs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous maintenus en vie ensuite comme reproducteurs ou inducteurs d'effet mâle. Douze d'entre eux subissent une chirurgie de stérilisation d'une vingtaine de minutes sous anesthésie, et tous des contentions hebdomadaires pour prises de sang et mesure des testicules, ainsi que des montes d'une femelle avec recueil de la semence. Le porteur décrit un stress de contention, une douleur brève aux prises de sang et un inconfort après l'opération. Il compare trois techniques de vasectomie pour promouvoir l'"effet mâle" comme alternative aux hormones dans l'élevage caprin.
Objectifs
La reproduction caprine étant saisonnée, différentes techniques sont actuellement disponibles pour maîtriser la reproduction tout au long de l’année et contribuer au progrès génétique par l'insémination. Les traitements hormonaux, couramment utilisés en insémination, soulèvent de plus en plus de questionnements vis vis à de l'environnement, du bien-être animal et de la santé humaine. Des alternatives aux hormones pour le pilotage des chaleurs, basées sur l’effet mâle (introduction soudaine d'un mâle dans un lot de femelles après une phase de séparation préalable) se développent actuellement mais présentent des freins techniques. L’effet mâle peut être utilisé pour le groupage des chaleurs avant l’insémination en introduisant des boucs équipés de tabliers dans les lots de chèvres, leur permettant ainsi de déclencher les chaleurs sans les saillir. Cependant l'utilisation de ces tabliers peut aussi poser question vis à vis du bien-être animal : les boucs ne sont pas libres d'exprimer toute la gamme de leurs comportements sexuels naturels jusqu'à la saillie, malgré des ouvertures dans la toile, la transpiration et l'urine peuvent s'accumuler et causer de l'inconfort en période de chaleur. L'effet bouc avec tabliers nécessite une rotation quotidienne des boucs (repos des mâles, maintien de la stimulation des femelles, nettoyage des tabliers), une habituation préalable de l’animal au tablier et un investissement en temps important pour les éleveurs pour cet apprentissage ainsi que pour la mise en place, le nettoyage et la vérification quotidienne des tabliers. L’utilisation de boucs vasectomisés se développe comme alternative à l'utilisation du tablier. Mais la vasectomie est encore peu pratiquée par les vétérinaires et certains boucs "vasectomisés" restent fertiles. Ainsi 14% des éleveurs caprins enquêtés dans le cadre de la thèse vétérinaire actuellement en cours signalent des persistances de fertilité chez 2 à 20% des boucs opérés chez eux, soulignant la nécessité de recommandations techniques actualisées. Ce projet a pour but de décrire pas à pas différentes techniques chirurgicales (conditions/durée/avantages/inconvénients) permettant de stériliser efficacement des boucs et donc de favoriser l'adoption de l'effet mâle comme alternative aux hormones.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront d’acquérir des connaissances nécessaires à la mise en place de recommandations concernant les opérations de vasectomie et les conditions de mise en œuvre. L’utilisation de boucs vasectomisés à grande échelle en élevage pourra permettre une diminution de l’utilisation d’hormones, de ne plus équiper les boucs de tabliers et de limiter la manipulation des boucs. L’effet mâle est nécessaire aux techniques de reproduction que ce soit en monte naturelle (pour assurer ses filiations) ou en insémination. Le secteur de l’insémination représente aujourd’hui 70 000 doses inséminées par an en France chez les 600 éleveurs contributeurs du schéma de sélection. Les conclusions que nous tirerons de notre projet seront transposables en recommandations de terrain et bénéficieront à la filière caprine dans son ensemble.
Procédures
Interventions sur boucs vigiles pendant les 4 mois de procédure : Chaque bouc subira au maximum 16 contentions (1 contention par semaine) d'une durée maximale de 2min30 pour prélèvement de sang et mesure de la circonférence scrotale et 32 sollicitations (2 sollicitations par semaine à 2 jours d'écart). La sollicitation consiste à ouvrir la case du bouc pour le laisser rejoindre librement une salle de collecte où se trouve une femelle qu'il peut monter. Lors de la monte, un opérateur dévie le pénis pour recueillir la semence. Les anesthésies concernent 12 animaux sur les 16 boucs du projet. Interventions sur boucs anesthésiés pendant les 4 mois de procédure : chaque bouc subira au maximum 1 injection intramusculaire et 1 injection intraveineuse pour administration d'un anesthésique, 1 intervention chirurgicale de stérilisation d'une durée de 20 minutes en moyenne.
Impact sur les animaux
La manipulation et la contention des boucs peuvent entrainer un léger stress. Lors des prises de sang, les boucs sont susceptibles de ressentir une légère douleur liée à l’introduction de l’aiguille et de courte durée. La mise à jeun des animaux durant les 12 heures précédant la chirurgie peut causer un léger inconfort lié à la faim, cependant comme cette durée correspond à la durée d'une nuit l'inconfort induit sera très modéré. Les chirurgies, dans la mesure où elles sont pratiquées sous anesthésie et avec une couverture antalgiques, peuvent causer un inconfort léger et transitoire au réveil.
Devenir
Les boucs seront tous maintenus en vie, les boucs témoins comme producteurs de semence, les boucs vasectomisés comme boucs inducteurs d'effet mâle en élevage de chèvres.
Remplacement
L'objectif du projet est d'évaluer la réponse biologique et comportementale des boucs suite à un traitement chirurgical de vasectomie. Elle est évaluée grâce à différents indicateurs de l’activité sexuelle : la testostéronémie, la circonférence scrotale et les performances de production de semence. Il n’existe pas de méthode in vitro ou in silico permettant d'éviter ou de remplacer l'utilisation de boucs pour décrire comment l’opération de vasectomie influe sur le comportement sexuel et la non-production de semence. Un remplacement relatif (c'est-à-dire remplacer les boucs par des animaux ayant un moindre potentiel de perception de la douleur, comme certains invertébrés) n’est pas envisageable dans la mesure où la sécrétion d'hormones, les performances de production de semence et leurs variations sont propres à chaque espèce.
Réduction
L'objectif est de suivre l'activité sexuelle (testostéronémie, circonférence scrotale, comportement, production de semence) et de mesurer la disparition de la production de semence dans les 3 à 4 semaines après la chirurgie. Le présent projet a un objectif de descriptif technique et non de comparaison statistique avec de grands effectifs. Avec 16 boucs répartis en 4 lots nous pourrons décrire la cinétique de disparition des spermatozoïdes dans les éjaculats des boucs vasectomisés et nous assurer que la testostéronémie et le comportement sexuel sont maintenus comme chez les témoins.
Raffinement
Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie et couverture antalgique après prémédication sédative et analgésique. Un vétérinaire anesthésiste sera présent avec le chirurgien pendant l’intervention et mettra en œuvre les moyens de surveillance et de réanimation adaptés. L’analgésie post-opératoire sera assurée par l’administration d’anti-inflammatoires jusqu’à 48h après l’intervention. Le nombre et la fréquence des prises de sang pour le suivi hormonal a été réduit au minimum nécessaire et suffisant à l’établissement de profils interprétables. Il est recommandé de ne pas prélever plus de 10 pourcent du volume sanguin total en 1 fois. Le volume de sang prélevé 1 fois par semaine est de 5mL, ce qui est très inférieur au seuil recommandé estimé pour un bouc de 90kg (10 pourcent de la volémie, soit 630mL maximum par jour). Afin de limiter la durée de contention et le stress éventuel, les prélèvements et la mesure de volume testiculaire seront réalisés par des binômes expérimentés et familiers des animaux. Chez les caprins, les prélèvements sanguins sont réalisables facilement à la veine jugulaire sans nécessité d’anesthésie, car la contention est aisée et l’animal est coopérant. Un baume antiseptique et cicatrisant sera appliqué par massage sur les veines systématiquement après chaque prélèvement. Le suivi détaillé des animaux au cours du projet sera réalisé grâce à des fiches individuelles. Les fiches individuelles sont adossées à un arbre décisionnel qui, le cas échéant, permet d'agir de façon proportionnelle au point limite observé. Les boucs disposent de matériels d’enrichissement de milieu renouvelés régulièrement tels que des brosses, ballons et jouets en cordes ou chaines fixés aux barrières. Les animaux sont hébergés en cases individuelles pour limiter le risque de blessures entre individus ; l'isolement n'est ni olfactif, ni visuel, ni auditif.
Choix des espèces
L’objectif de l’expérimentation est spécifique de l’espèce caprine. Les animaux utilisés sont des boucs pubères (en âge de produire de la semence) de plus d'un an.
Perfusion in situ de foie de rat adulte à la collagénase
- Enseignement supérieur
30 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques menés sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil par dislocation cervicale. Chacun subit une intervention de moins de deux heures, incision de l'abdomen et pose d'une canule dans la veine porte, non pour produire des connaissances mais pour que des étudiants s'entraînent à prélever un foie et en cultiver les cellules. Le porteur décrit un risque d'hémorragie et de détresse respiratoire pendant les gestes, et prévoit quatre rats par an plus deux de secours en cas d'échec de la canulation. Sur le remplacement, il affirme que la réalisation de cultures primaires impose de tuer un rat pour prélever son foie, sans mentionner d'alternative par don de tissus.
Objectifs
Le Bachelor Universitaire de Technologie Génie Biologique parcours Biologie médicale et Biotechnologie prépare en 6 semestres des techniciens supérieurs ou des assistants ingénieurs polyvalents dans le domaine de la santé humaine et du bien-être, de la santé animale, ainsi que dans celui des biotechnologies. Qu'il exerce dans un laboratoire ou dans une entreprise, le titulaire de ce diplôme possède les compétences techniques requises pour réaliser des examens ou des analyses biologiques, physico-chimiques ou biochimiques, effectuer des tests de contrôle des produits et intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. Dans le cadre de la formation, une des « compétences ciblées » porte sur les études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé. Parmi les apprentissages critiques, des techniques alternatives et complémentaires à l'expérimentation animale sont mises en œuvre. Les effets de molécules toxiques sont mesurés. Dans le cadre de travaux pratiques du Bachelor Universitaire de Technologie Génie Biologique parcours Biologie Médicale et Biotechnologie, l'objectif est d'établir des cultures primaires d'hépatocytes obtenues en perfusant le foie du rat adulte à la collagénase (enzyme de dissociation tissulaire) in vivo. Ces cultures primaires sont largement utilisées pour les études toxicologiques et métaboliques et sont normalisées. Ce projet va permettre aux futurs actifs de mettre en place des cultures primaires d'hépatocytes afin de tester la cytotoxicité de molécules à différentes concentrations in vitro. Les hépatocytes sont isolés directement du foie de rat et sont ainsi utilisés comme modèles de l'état physiologique in vivo. Des lignées cellulaires immortelles de foie existe mais sont moins représentatives de cellule hépatique normale in vivo.
Bénéfices attendus
La formation professionnelle dispensée aux étudiants leur permet d'appréhender la réglementation relative à l'expérimentation animale et les techniques de dissociation tissulaire et de pouvoir établir ainsi une culture primaire de cellules in vitro.
Procédures
Dans la procédure, les rats sont soumis à une intervention de moins de 2 heures sous anesthésie générale avec antalgie préalable au moins 30 minutes avant de réaliser l'anesthésique. Une incision de la peau de la patte arrière droite puis une injection d'héparine dans la veine fémorale sont effectuées (1 minute). Une incision de la peau et des plans musculaires de l'abdomen est réalisée (quelques minutes). La veine porte est canulée (quelques minutes). A l'issue de la procédure, les animaux sont mis à mort réglementairement (dislocation des cervicales).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : 1- Le stress généré lors de la contention de l'animal au moment des injections de l'antalgie puis de l'anesthésie, durée une minute, de gravité légère. 2-Une hémorragie massive si la veine porte est sectionnée durant les gestes réalisés, durée de moins d’une minute et de gravité modérée. 3-Le stress lié à la détresse respiratoire malgré la trachéotomie, durée une minute et de gravité modérée.
Devenir
Après la perfusion le rat ne peut pas survivre. Par conséquent, à l'issue de la procédure, l'animal est mis à mort par dislocation des cervicales.
Remplacement
L'objectif de la séance de travaux pratiques est de réaliser des cultures primaire à partir de foie ; cela nécessite de mettre à mort un rat pour prélever son foie. L'utilisation d'animaux ne peut être substituée pour générer ces cultures.
Réduction
L'équipe enseignante est consciente de la nécessité de limiter le nombre d'animaux utilisés et s'efforce d'adapter le protocole dans cet optique. Nous avons mis en place les mesures suivantes permettant la réduction du nombre d'animaux : - Quatre rats sont utilisés par an (1rat par groupe de travaux pratiques de 14 étudiants) et deux rats supplémentaires par an sont prévus au cas où la canulation de la veine porte échoue. Dans environ 50 % des groupes de travaux pratiques, le rat supplémentaire est utilisé. Ce projet n'a pas pour objet d'études statistiques.
Raffinement
La raffinement est mis en place dans la pratique de l'antalgie et de l'anesthésie, nos procédures expérimentales étant sans réveil. 30 minutes avant la séance de travaux pratiques, chaque rat est analgésié puis anesthésié par le personnel habilté dans la pièce réservée aux anesthésies. Au cours de la procédure, les étudiants suivent la grille d'évaluation du suivi d'anesthésie et appellent l'enseignant dès qu'un signe de réveil apparait. L'enseignant évaluera la situation et mettra en place les gestes adéquats (réinjections ou mise à mort).
Choix des espèces
Le projet se propose d'utiliser le rat, modèle d'utilisation standardisée, dans les domaines de la recherche et du diagnostic. Les rats sont couramment utilisés pour des études en physiologie et pharmacologie. Le protocole (débit de perfusion et concentration enzymatique) a été élaboré pour des rats adultes d'environ 250g.
Travaux pratiques sur rongeur dans le cadre de la formation réglementaire opérateur de projet.
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 150
450 rongeurs, 300 souris et 150 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des stagiaires s'exercent sur eux à la contention, aux injections et aux prélèvements de sang, non pour produire des connaissances mais pour valider une formation réglementaire. Le porteur mobilise des mannequins et des vidéos, mais affirme que le contact avec l'animal vivant reste "incontournable" pour des gestes comme les prélèvements rétro-orbitaires. Les animaux sont tués juste après les manipulations, pris en partie sur des surplus d'élevage déjà destinés à l'euthanasie.
Objectifs
Le projet a pour but d’appliquer les recommandations de la commission nationale de la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (dite CNEA) proposant précocement aux étudiants qui seraient amenés à utiliser des animaux à des fins scientifiques de suivre des formations réglementaires a minima de niveau applicateur. De plus, les mauvais gestes de prélèvement ou d’injection chez les petits animaux peuvent engendrer des dommages ou du stress pour l’animal. Ces perturbations peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être animal et sur la valeur scientifique des résultats. Les travaux pratiques de cette formation enseignent les bonnes pratiques de préhension, de contention, de prélèvement et d’administration chez la souris et le rat dans le respect des principes d’éthique et de la réglementation en vigueur.
Bénéfices attendus
Ce projet fait appel à différentes procédures expérimentales à visée éducative. Il a pour but de familiariser les stagiaires avec les rats et les souris, raffiner les procédures de prélèvement et d'injection afin d’éviter la souffrance des animaux, de réduire le nombre d’animaux et d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles.
Procédures
Aucun prélèvement ne sera pratiqué sur des animaux vigiles (les animaux seront analgésiés et anesthésiés avant chaque procédure de prélèvement) Des injections (intrapéritonéale, sous cutanée, intradermique) seront faites sous anesthésie locale sur animaux vigiles (rat et souris). Nous fixons le seuil d’une voie d’administration (durée d’environ une minute) et de deux voies de prélèvements par animal qui durent environ deux minutes (une minute par voie de prélèvement).
Impact sur les animaux
Douleur suite à l’introduction des aiguilles dans les sites d’injection et de prélèvement. Les pratiques de contention et de manipulation peuvent engendrer de stress pour les animaux.
Devenir
A la fin de chaque séance de formation, les animaux ayant subi des interventions d’injection et/ou de prélèvement ne seront pas conservés en vie pour éviter des souffrances inutiles.
Remplacement
Nous allons remplacer l’utilisation de l’animal vivant par des modèles d’imitation rat et souris pour initier : à la contention, l’injection dans la veine caudale et le gavage. En outre la familiarisation des stagiaires avec les animaux nécessite un contact direct avec les animaux, en plus il n’est pas possible de pratiquer certains gestes techniques sur des mannequins ou des tissus artificiels comme les prélèvements rétro-orbitaires ou sub-mandibulaires. L’usage de l’animal est incontournable.
Réduction
Les études statistiques requises habituellement dans les études scientifiques ne peuvent pas être appliquées car le projet sera réalisé dans un but éducatif. Le nombre total des animaux dépend du nombre de participants qui est limité à 50. Les stagiaires seront répartis en 5 groupes de 10 et chaque groupe réalisera 1 TP sur les souris et 1 autre TP sur les rats. Le TP1 sur les bonnes pratiques de préhension, de contention, de prélèvement et d’administration chez la souris pour lesquelles 12 souris seront nécessaires (2 souris pour l’enseignant et une souris par stagiaire). Le Tp2 sur les bonnes pratiques de préhension, de contention, de prélèvement et d’administration chez le rat pour lesquelles 6 rats seront nécessaires (1 rat pour l’enseignant et un rat pour 2 stagiaires). Soit au total 60 souris et 30 Rats par an pour la formation de 50 stagiaires. Le nombre total d’animaux pour les 5 années est donc de 150 rats et de 300 souris. Néanmoins le projet a été pensé de manière à mettre en place plusieurs dispositions pour réduire l'effectif d’animaux nécessaire : -L’utilisation des modèles d’imitation souris et rats. -Des vidéos éducatives sur l’ensemble des gestes techniques. - l’utilisation des animaux de réforme destinés à l’euthanasie.
Raffinement
Avant les procédures, les animaux sont hébergés en groupes sociaux, dans des micro-environnements enrichis par la présence de tunnels en carton pour les rats, des maisonnettes en plastique et dômes pour les souris, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes spécifiques et dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. L'alimentation et l'eau seront distribuées à volonté. Tous les animaux recevront une analgésie adéquate avant les manipulations. Les injections seront faites sous anesthésie locale avec du sérum physiologique qui sera réchauffé à l’aide d’un bain-marie ou tapis chauffant afin d’éviter la diminution de la température corporelle lors de l’administration. Les prélèvements sanguins seront faits sous anesthésie générale. Les animaux seront contrôlés systématiquement avant le début des TP et si nous constatons qu'un animal présente une blessure ou des signes d'inconfort (baisse d'activité, diminution des interactions, réduction de la prise alimentaire), il sera mis à mort sans rentrer dans la procédure. Pendant la procédure les encadrants mettent en place un environnement pour le contrôle des procédures d’injection et prélèvement par les stagiaires et de la souffrance animale. Les animaux n’auront pas le temps d’exprimer des signes de douleur ou d’inconfort car ils seront mis à mort directement après les procédures.
Choix des espèces
Les souris et les rats sont les principales espèces utilisées au sein de notre université Dans le but de faciliter la contention la manipulation pour les participants, nous utiliserons des souris et rats adultes (de 25 à 35 g pour les souris et de 300 à 350 g pour les rats).
Travaux pratiques en licence sur les échanges gazeux respiratoires et leurs significations métaboliques
- Enseignement supérieur
60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisées. Sans intervention invasive, elles sont soumises à un jeûne de quinze heures et à une exposition au froid de quinze minutes, puis placées cinq minutes dans une enceinte de mesure des échanges gazeux, pour des travaux pratiques d'étudiants en licence. Le porteur indique que le jeûne et le froid provoquent une angoisse légère et que les manipulations s'arrêtent en cas d'agitation, d'agressivité ou de prostration. Il précise que les mêmes souris sont réutilisées pour une seconde séance puis remises à la disposition de la plateforme, et retient cette espèce parce qu'elle est "couramment utilisée" pour former les futurs chercheurs.
Objectifs
Cette manipulation à deux objectifs principaux : 1. Elle s’inscrit dans démarche progressive d'apprentissage de la manipulation des animaux de laboratoire avec une mise en pratique du respect de la règle des 3R tout au long d’une procédure expérimentale scientifiquement rigoureuse. 2. Elle vise à approfondir la formation sur le métabolisme et permettra aux étudiants de mettre en relation les enseignements suivants : • La respiration à l’échelle de l’organisme, • Le métabolisme cellulaire vu en biochimie, • La Bioénergétique. Plusieurs conditions permettront d’appréhender différents aspects métaboliques : • Effet d’un jeun alimentaire, • Effet d’une exposition à un environnement froid dont le choix a été motivé par sa reproductibilité car non corrélé à des variations de comportements comme par exemple la mise lors d’une activité motrice contrainte. Ces deux stimuli reproductibles modifient le métabolisme qui sera évalué par les mesures des variations des échanges gazeux. Ces variations pourront alors être interprétées en augmentation ou diminution du métabolisme, et préciser le métabolite énergétique préférentiellement utilisé par l’organisme en fonctions du paramètre expérimental.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectifs : 1. La mise en pratique de la règle des 3R vue en théorie en amont de ce projet, de la première manipulation et de la préhension des souris de souche swiss choisie pour sa docilité ainsi que les bases de l’observation comportementale permettant d’appréhender les différences entre mal-être et bien être animal en cours de manipulation ; 2. De montrer l’influence des facteurs environnementaux comme le froid et de l’alimentation sur le métabolisme général de l’organisme en prenant les échanges gazeux respiratoire comme paramètre mesuré. Ainsi il permettra aux étudiants de mettre en relation les enseignements suivants : • Mise en pratique de la règle des 3R à tous les niveaux d’un protocole : en amont, pendant et une fois celui-ci terminé, • Les bonnes pratiques de préhension des souris, • La respiration à l’échelle de l’organisme, • Le métabolisme cellulaire vu en biochimie, • La Bioénergétique. Une attention particulière sera portée : • Sur l’importance de l’éthique en expérimentation animale dont les textes de référence sont présentés et la règle des 3R bien développée. • Sur la rigueur et l’attention portée au bien-être animal en amont, pendant et après les séances de TP, indispensable à toute expérimentation animale avec des organismes sensibles. • Sur la présentation des gestes de préhension de l’animal.
Procédures
Aucune intervention invasive ne sera pratiquée sur les animaux. Cependant les souris seront exposées aux contraintes suivantes : • Jeun alimentaire de 15h avec accès à l’eau ad libitum, • Exposition à un environnement froid durant 15 min sans hypothermie, • Stabulation dans une une enceinte métabolique durant 5 minutes pour l’enregistrement des échanges gazeux respiratoires sur les animaux vigile.
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (jeun et froid) qui seront associés à une angoisse légère. Ces deux stimuli sont reproductibles de par la maîtrise des variables expérimentales, base d’une bonne démarche scientifique. Durant l’exposition au froid et les périodes d’enregistrement des échanges gazeux, une vigilance particulière sera portée sur le comportement des animaux notamment la présence d’un comportement d’exploration bien exprimé par l’animal pouvant être accompagné par un comportement de toilettage. Les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité ou encore une prostration. Dans ces cas l’animal ne sera plus manipulé, remis en cage et placé sous surveillance. Le calme dans la salle de manipulation (bruit de fond sonore, mouvements des personnes) fera l’objet d’une attention particulière.
Devenir
Les mesures se font sur les animaux contrôles ou à jeun à température ambiante, puis après exposition à un environnement froid. Les animaux sont gardés vivants pour une autre séance de manipulation à 48h d'intervalle minimum dans le même projet avec inversion des statuts des souris : les contrôles deviennent les animaux à jeun réciproquement A la fin du projet, après un repos d’un mois : • Les autres seront mises à la disposition de la plateforme animalerie et potentiellement réutilisés pour un autre projet, • Le cas échéant, les souris seront euthanasiées. • Selon les besoins de la plateforme animalerie, une partie des animaux pourra devenir des reproducteurs pour l’obtention de souris calibrées pour un autre projet. Dans ce cas un cycle de reproduction par femelle sera envisagé.
Remplacement
L’acquisition des connaissances pratiques sur la ventilation et de sa régulation ont été effectuées préalablement à partir d’une manipulation assistée par ordinateur sur les étudiants eux-mêmes. Cette approche ne permet pas de mettre en évidence la signification métabolique des échanges gazeux dans les situations comme le jeun alimentaire léger et l’exposition au froid et en l’absence de logiciel dédiés justifient le recours à l’expérimentation animale. Par ailleurs les manipulations pratiques par les apprenants est prégnante dans la démarche d’investigation comme dans tout processus d’apprentissage. Elles ne peuvent être remplacées par la visualisation d’une vidéo (une de plus…) où la passivité de l’étudiant l’éloigne du concret.
Réduction
Une seule souris sera manipulée par poste d’expérimentation comprenant 4 personnes. Pour une séance il y a 2 souris contrôles et 2 souris à jeun. Les résultats seront mis en commun à la fin des séances afin que chaque étudiant puisse comparer les échanges gazeux entre souris contrôle et à jeun dans les deux conditions de température. Les manipulations seront renouvelées au cours d’une autre séance dans un délai minimum de 48h avec inversion des statuts : les sujets contrôles de la 1ère séance deviendront les sujets à jeun et réciproquement. Les résultats obtenus avec l’ensemble des souris sont mis en commun pour la prise en compte des variations individuelles et la signification statistique des différences observées dans les différents lots et sexes.
Raffinement
Cette étude nécessite une préhension, une stabulation dans une enceinte métabolique. Les animaux seront habitués à ces manipulations par le zootechnicien et le concepteur durant une semaine. Un seul sexe par séance sera manipulé supprimant toute perturbation générée par la présence des 2 genres en salle. L’exposition au froid est réduite au minimum pour avoir des modifications significatives sur le métabolisme, les animaux sont placés dans une enceinte métabolique identique à l’enceinte d’enregistrement, excepté la présence des sondes au dioxygène et au dioxyde de carbone. Afin de réduire le froid au niveau des coussinets des pattes, sera placée dans le fond de l’enceinte une plaque isolante. Après exposition au froid, l’individu est placé dans l’enceinte métabolique présentant les sondes, celle-ci à température ambiante ce qui lève totalement l’exposition au froid. Durant l’exposition au froid et les périodes d’enregistrement des échanges gazeux le comportement des animaux sera surveillé notamment la présence d’un comportement d’exploration bien exprimé par l’animal pouvant être accompagné par un comportement de toilettage. Si une agitation importante (stéréotypie), une agressivité, une prostration est constatée, il y aura arrêt de la procédure, l’animal sera remis en cage et placé sous surveillance. Par séance, 2 souris en plus des 4 manipulées resteront en cage dans le cas où des souris manipulées montreraient des signes d’angoisse aigüe justifiant de l’arrêt de leur manipulation. En fin d’enregistrement, le jeun sera interrompu, et tous les animaux recevront une récompense (céréales). Le retour en cage sera surveillé par le responsable du projet afin que les individus ne retournent pas une mauvaise cage, évitant la mise en place d’une nouvelle hiérarchie et le passage d’animaux à jeun dans la cage des animaux contrôles. Les enceintes métaboliques et d’exposition au froid sont nettoyées à l’eau savonneuse rincées et séchées afin de supprimer toute odeur de stress et ainsi annihiler la transmission du stress de l’animal manipulé lors du passage de l’animal suivant. Le calme dans les salles de manipulation tant au bruit de fond sonore qu’aux mouvements des personnes fera l’objet d’une attention particulière.
Choix des espèces
La souris faisant partie des animaux de laboratoire couramment utilisés, le choix de cette espèce s’impose pour la formation des futurs chercheurs. La souche swiss a été choisie pour sa faible anxiété par rapport à d’autres souches comme la souche C57Bl6 et sa faible agressivité pour un premier contact avec les étudiants. Animaux réformés. Les résultats correspondant aux échanges gazeux seront rapportés en pourcentage d’O2 et de CO2 pour 30g afin de pouvoir comparer les résultats sans pour autant utiliser des animaux calibrés produits par l’établissement éleveur.
Formation pratique à l’endoscopie interventionnelle digestive sur modèle porcin
- Enseignement supérieur
90 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal peut subir jusqu'à onze interventions endoscopiques du tube digestif au cours d'une même anesthésie d'environ sept heures, non pour produire des connaissances mais pour former des médecins gastro-entérologues à la dissection sous-muqueuse et à la gastro-entéro-anastomose. Le porteur indique que les risques sont l'hémorragie et la perforation en cours d'intervention et que les animaux sont tués sans réveil parce que le maintien en vie après autant d'actes s'accompagnerait de douleur. Il affirme que les simulateurs ne suffisent pas et que la pratique sur animal vivant est "indispensable" et "essentielle".
Objectifs
L’endoscopie a initialement été utilisée pour le diagnostique , et s’est développée pour réaliser de nombreux actes thérapeutiques . Elle permet l’utilisation d’un abord naturel, par conséquent mini-invasif pour traiter des pathologies graves avec le moins de morbidité possible. Parmi les pathologies concernées, nous pouvons citer par exemple le cancer colorectal (responsable de 18 000 morts par an), et les cancers de l’estomac, de l’œsophage et du pancreas (dont la survie est inférieure à 10% à 5 ans). Celles-ci peuvent etre traitées par les techniques de dissection sous muqueuse (colon, estomac, œsophage) et gastroentéroanastomose (pancreas). L’évolution constante des techniques et leur diversité croissante, impose une formation adaptée afin de pouvoir réaliser ces gestes en sécurité chez le patient. L’objectif de ce projet est de réaliser des formations pratiques pour les médecins gastroentérologues dans ces deux techniques :la dissection sous muqueuse et la technique de gastroentéroanastomose. La société européenne d’endoscopie gastrointestinal recommande ou impose la formation à ces techniques sur simulateurs et sur modèles animaux avant d’être pratiquées chez l’homme afin d’éviter tout risque de complications chirurgicales.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former les praticiens gastro-entérologues à des gestes techniques complexes de l’endoscopie digestive interventionnelle qui nécessitent un entrainement régulier. Les bénéfices seront importants pour la sécurité des patients qu’ils auront à traiter par la suite.
Procédures
Trois jours avant l'intervention, les animaux seront placés sous régime hydrique à volonté constitué d'un mélange d'eau, de miel et de polyethylene glycol dans le but de vider et nettoyer le tube disgestif. Le jour du traitement, les animaux seront placés sous anesthésie générale et sous antalgique. Deux types d'intervention seront réalisées: la dissection sous muqueuse (dans l'estomac, l'oesophage et le colon) et la gastroentéroanstomose sous échoendoscopie. Il y aura au maximum 11 interventions par animal (10 dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose). A la fin des différentes interventions, l'animal sera maintenu sous anesthésie générale et mis à mort . Le temps d'anesthésie sera d'environ 7 heures pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sur l'animal au cours de la procédure sont - le stress et l'inconfort lié à la mise à jeun et le régime imposé pour le lavage du tube digestif -les risques d'hémoragie/perforation en cours d'intervention. La procédure est entièrement réalisée sous anesthésie générale et sous analgésie.
Devenir
Les 90 porcs du projet (sur 5 ans) seront mis à mort à la fin de la procédure car de nombreux actes sont réalisés sur le même animal (10 prélèvement lors des dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose) et le réveil et le maintien en vie de l'animal seraient accompagnés de douleur et d'inconfort digestif pour l'animal.
Remplacement
Des formations pratiques sur simulateur existent pour s'entrainer à des gestes simples d'endoscopie et de manipulation des endoscopes. Cependant , elle ne permet pas de mimer les mouvements respiratoires et les complications opératoires. C’est pourquoi il est indispensable de pratiquer ces deux techniques (dissection sous muqueuse et gastroentéroanastomose sous échoendoscopie) sur modèle animal avant de passer sur l’homme. La formation sur animal vivant est essentielle pour acquérir la maitrise des nouvelles techniques dans des conditions proches de celles observées chez l’homme avec gestion des mouvements respiratoires, prise en charge des hémorragies et gestion des perforations. Il n'existe pas de modèle in vitro ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent imiter ces éléments.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, plusieurs actes seront réalisés sur le même animal. Un maximum de 10 dissections sous muqueuse et une seule gastroentéroanastomose (pour des raisons anatomique) seront réalisés sur chaque animal.
Raffinement
Les porcs arriveront sur place au minimum une semaine avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi diminuer leur stress. Ils seront logés pendant la phase d'acclimatation dans un box sur litière de paille ou de copeaux de bois agrémenté de jouets. Dans le cas des formations régionales ,ils seront logés par groupes sociaux afin de respecter leur comportement grégaire. La litière sera retirée lors de la période de mise à jeun et de régime, et un jeu supplémentaire sera ajouté dans le box. En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel sera activé. Le personnel animalier observera deux fois par jour les animaux afin de repérer d’éventuels signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels (perte d'appétit, posture antalgique et comportement inhabituel ) seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance avant le début de la procédure seront auscultés et soignés par le vétérinaire traitant, et si jugé nécessaire retirés de l’essai. La procédure se déroulera entièrement sous anesthésie générale (AG) et sous analgésie. En cas d'atteinte d'un point limite, la procédure sera interrompue.
Choix des espèces
Le porc est l’animal choisi en raison de la proximité anatomique du tractus digestif avec celui de l’homme et d’une composition similaire des muqueuses et sous muqueuse permettant la réalisation de la technique. Pour ces raisons la technique de dissections sous muqueuse et la technique de gastroentéroanastomose sous échoendoscopie peuvent être réalisées de manière identique à la technique chez l’homme sans matériel spécifique à l’espèce. Les animaux auront un poids entre 35 kg et 50 kg maximum, afin que la taille de l'oesophage et de l'estomac soit le plus comparable à ceux de l'homme et que le matériel endoscopique humain soit adapté et de longueur correcte.
Evaluation comportementale chez la souris
- Enseignement supérieur
1 100 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées vivantes puis destinées à être tuées par des étudiants lors de travaux pratiques d'anatomie. Il s'agit d'anciennes reproductrices ou d'invendues d'élevage, qui reçoivent une injection intrapéritonéale puis servent à des tests comportementaux pour initier des étudiants aux gestes de l'expérimentation. Le porteur revendique ces évaluations comme un outil indispensable à la formation de techniciens de laboratoire. Il affirme que l'évaluation comportementale ne peut se faire que sur animaux vigiles et qu'aucun remplacement n'est possible.
Objectifs
Le BUT Génie Biologique option Biologie médicale et biotechnologies forme des techniciens supérieurs et les initie à différentes techniques d'expérimentation animale qu’ils peuvent être amenés à mettre en pratique au cours de leur carrière professionnelle de technicien de laboratoire de recherhe et/ou développement dans une institution publique, en industries pharmaceutiques ou cosmétiques.. Pour compléter leur initiation aux gestes de l'expérimentation animale (préhension, contention, administration de substances, étude des fonctions physiologiques et de leur régulation pharmacologique), ils réalisent des études comportementales sur animaux vigiles. Ces études représentent un outil indispensable à l’évaluation de déficits dans les pathologies neurodégénératives. Pour illustrer cette approche, les séances de travaux pratiques de ce projet permettront aux étudiants de réaliser différents tests simples sur des souris. Les résultats obtenus seront exploités et analysés au cours de séances de travaux dirigés et compléteront l'enseignement théorique où différentes pathologies humaines sont abordées avec en parallèle leur modélisation préclinique.
Bénéfices attendus
Ces évaluations comportementales sont réalisées à partir de tests simples permettant d'initier les étudiants aux conditions particulières nécessaires à leur bonne réalisation. En effet ces études demandent de travailler en respectant des conditions environnementales strictes (calme, silence, lumière) de manière à ne communiquer aucun stress aux animaux. Pour les mêmes raisons, les étudiants sont habitués à manipuler les souris en amont des séances de comportement. L'acquisition de ces pratiques leur sera utile dans leur future vie professionnelle.
Procédures
Les animaux subiront une injection intrapéritonéale soit de sérum physiologique (souris contrôles) soit de substances pharmacologiques (souris traitées). Ensuite les animaux réaliseront les différents tests comportementaux décrits dans les procédures. Chaque souris ne réalisera que 5 tests au maximum au cours de 3 séances différentes (3h de TP par séance, 15 minutes de tests pour une souris au maximum par séance), séances séparées d'une semaine.
Impact sur les animaux
Les animaux recevront une injection intrapéritonéale de sérum physiologique ou de substances pharmacologiques 30 minutes avant la réalisation des tests qui peut induire une légère douleur de courte durée. Lors de des tests d'évaluation de la résignation les souris peuvent ressentir un stress modéré de courte durée.
Devenir
A l'issue des différentes procédures, les animaux sont tous gardés en vie et replacés à l'animalerie. Ces animaux seront ensuite utilisés pour des études d'anatomie au cours de séances de travaux pratiques des étudiants en BUT 1 BMB et en première année de Licence biologie animale (Faculté des Sciences et Technologies). Tputes les souris sont ainsi réutilisées.
Remplacement
L'évaluation comportementale ne peut se faire que sur des animaux vigiles et aucune solution de remplacement n'est possible.
Réduction
Les animaux vont réaliser les différents tests successivement sans jamais en répéter un. De cette manière, nous pouvons réutiliser les animaux plusieurs fois. Les séances de 1ère et 2ème année sont planifiées sur des semaines consécutives sur les mois de novembre et décembre, ce qui permet d'utiliser les mêmes lots d'animaux pour les différentes séances. Toutes les souris utilisées sont des animaux de réforme, anciennes reproductrices ou invendues de l'élevage.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans l’animalerie de l’IUT dans une salle très proche des salles de TP et disposent d’objets d’enrichissement dans leurs cages. Ils sont observés quotidiennemnt et pesés chaque semaine. Les animaux sont amenés en salle de TP 30 à 45 minutes avant le début de la séance pour une période d’habituation.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal standard dans les études comportementales, elle se prête à ce type de manipulation. De plus ces souris seront réutilisées au cours de séances de travaux pratiques d’anatomie réalisées sur souris euthanasiées par les étudiants de première année de BUT Génie biologique, option Biologie Médicale et Biotechnologies. Adultes, animaux de réforme de poids variable en fonction des disponibilités du fournisseur (entre 30 et 45 grammes)
Plateforme comportement rongeur : Validation méthodologique et formation utilisateurs
- Enseignement supérieur
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 70
1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 360 dans des procédures classées d'un niveau de souffrance sévère. Ils sont placés dans des tests de comportement dont la durée va de quelques minutes à plusieurs heures, répartis en trois classes de gravité sans que le résumé précise en quoi consiste le test sévère. Ces manipulations ne visent pas à produire des connaissances mais à valider les appareils d'une plateforme de comportement et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer.
Objectifs
Le projet vise à 1- évaluer les tests comportementaux présents dans la plateforme, à valider les différentes méthodes possibles et de créer une base de données sur les modèles commerciaux couramment utilisés au sein de l'institut et 2- former les utilisateurs aux tests au sein de l'institut par petit groupe de 2-3 personnes maximum donnant lieu à un suivi des validations internes des personnels.
Bénéfices attendus
La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages de mesure comportemental utilisés par ces derniers. Pour cela, la plateforme pourra mettre à disposition les lots d'animaux à des fins éducatives. Les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme
Procédures
Dans les trois procédures, de classe légère (procédure 1), de classe modérée (procédure 2) et de classe sévère (procédure 3), les animaux sont placés dans le test et la réponse comportemental est observée. La durée d'observation dépend du test et s'étale de quelques minutes à plusieurs heures en fonction du test
Impact sur les animaux
Aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement et les grilles d'évaluation de la réponse comportementale en fonction des tests.
Devenir
Procédure 1 (comportement de classe légère) : euthanasie, procédure 2 (comportement de classe modérée), procédure 3 (comportement de classe sévère)
Remplacement
S’agissant d’une plateforme comportement rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.
Réduction
le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs
Raffinement
raffinement, les procédures prennent en compte des temps de récupération et des nombres d’essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage, dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette si l'animal est hébergé individu. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement
Choix des espèces
la plateforme est dédiée à l’étude comportementale des rongeurs. Notre projet nécessite donc l’utilisation de souris et de rats. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 24 mois . Nous réaliserons la formation des utilisateurs en fonction de la thématique de recherche et des modèles animaux utilisé: par exemple maladie d'Alzheimer avec des animaux de plus de 10 mois et maladie de Charcot avec des animaux au sevrage et 2/3 mois, dans ce cas les animaux sont identifié par tatouage car génotypé entre P10-P115. Pour l'évaluation et la validation des aspects méthodologiques de ces tests comportementaux, nous utiliserons des modèles commerciaux de 2 /3 mois. Dans ce cas, les animaux ne sont pas génotypés et sont marqués sur la queue avec un stylo.