Formation professionnelle
Formations pratiques aux gestes techniques élémentaires utilisés dans les procédures expérimentales
- Formation professionnelle
Lapins : 4
40 souris et 4 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des prélèvements de sang et des injections par plusieurs voies, sous anesthésie, pour que des techniciens s'entraînent aux gestes de routine de l'animalerie. Le porteur signale un risque de lésions oculaires après un prélèvement derrière l'œil et fait de l'euthanasie elle-même un geste à acquérir. Il indique recourir surtout à des animaux commandés pour d'autres études mais restés inutilisés, et présente la mise en situation sur animal vivant comme "essentielle".
Objectifs
Les personnes travaillant avec des animaux de laboratoire doivent maitriser des gestes techniques plus ou moins complexes : administrations, prélèvements, … Leur formation initiale doit parfois être complétée par une formation spécifique, en fonction des études qu’ils seront amenés à réaliser et de l’évolution des connaissances et pratiques. Le but de ce projet est d’acquérir de nouvelles techniques, se perfectionner ou de maintenir la maitrise des gestes techniques faits en routine dans nos animaleries expérimentales par les techniciens. Ces formations doivent leur donner les moyens de raffiner les procédures expérimentales en évitant un stress et une souffrance animale supplémentaires liés à une non maitrise du geste technique et ainsi, réduire le nombre d’animaux nécessaires. Nous ferons appel à une société extérieure pourvue de formateurs experts dans le domaine pour la réalisation des sessions de formation.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une maitrise des gestes techniques utilisés en routine par les techniciens de l’animalerie et un maintien accru des compétences permettant de limiter le nombre d’animaux de nos futurs projets.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins et des injections via différentes voies. Chaque animal aura au maximum 2 prélèvements et 2 injections de quelques secondes. Les gestes techniques seront réalisés sur animal anesthésié sauf si l’anesthésie est plus impactante que le geste réalisé.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues de l’ordre de quelques secondes pourront être : -un stress induit par une contention non maitrisée -une douleur lors des prélèvements ou des injections non maitrisées -un accident lié à une anesthésie mal maitrisée -lésions oculaires après un prélèvement au sinus rétro orbitaire
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des sessions de formation. L’euthanasie fait partie des gestes à acquérir dans le respect du bien-être animal.
Remplacement
Si les gestes techniques de base peuvent être enseignés et appris sur des systèmes inertes d’entrainement ou à l’aide de tutoriels vidéo, la mise en condition réelle sur le modèle animal reste essentielle pour l’apprentissage. La mise en condition sur modèle animal est donc d’une aide fondamentale dans l’apprentissage des conditions réelles d’expérimentation animale. Pour la formation pratique, il n’existe pas de méthode de substitution, qui pourraient restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux et/ou la manipulation des tissus vivants.
Réduction
Dans la très grande majorité des cas, il s’agira d’animaux commandés pour une étude mais n’ayant pas été utilisés et devant être euthanasiés ; le formateur est une personne experte, sa supervision étroite garantira une utilisation optimale des animaux en minimisant le risque d’erreur de geste technique qui pourrait entrainer le décès de l’animal. Pour ce projet, nous prévoyons d’utiliser au maximum 40 souris (4 techniciens à former par an et 2 animaux par techniciens) et 4 lapins sur une durée de 5 ans (au maximum 2 sessions de formation en 5 ans et 2 animaux par session).
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux de 8 animaux par cage et bénéficient d'un enrichissement de type bâtons à ronger, cachettes et cabanes. Ils seront euthanasiés après chaque formation. De plus, les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bon état général et tout geste potentiellement stressant sera réalisé sous anesthésie générale afin de préserver leur bien-être. Les procédures sont réalisées par du personnel déjà formé aux sciences et techniques des animaux de laboratoire, mais souhaitant acquérir une maitrise supplémentaire ou maintenir leur niveau de compétence. Enfin, la définition de points limites à ne pas atteindre permettra de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Ces formations sont destinées aux techniciens de notre animalerie travaillant sur le modèle souris et le modèle lapin (bien que très rarement utilisé). Les espèces choisies le sont en conséquence afin de maintenir les compétences des personnels de notre animalerie. Nous prévoyons d’utiliser des animaux adultes, comme c’est le cas dans nos protocoles expérimentaux.
Travaux Pratiques pour une formation à la chirurgie : cathétérisme de l’artère carotide et cathétérisme chronique chez le rat.
- Formation professionnelle
105 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque rat sert de support à un binôme d'élèves pour poser un cathéter dans la carotide et prélever du sang, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des personnels à la chirurgie expérimentale. Le porteur indique que l'apprentissage des sutures se fait au préalable sans animaux, mais juge le recours à l'animal vivant "indispensable" pour acquérir le geste. Il retient le rat parce que c'est "le modèle le plus utilisé" par les participants à la formation.
Objectifs
Fournir une formation réglementaire aux personnels engagés dans l'expérimentation animale et désireux de pratiquer des actes de chirurgie sur animaux de laboratoire. Permettre l'apprentissage des bonnes pratiques en chirurgie expérimentale.
Bénéfices attendus
Formation réglementaire des personnels. Raffinement des compétences en chirurgie. Réduction du nombre d'animaux requis pour les expérimentations à venir.
Procédures
La seule nuisance sera ici le stress de la contention et la douleur de l'entrée d'une aiguille par voie intrapéritonéale pour procéder à l'anesthésie puisque l'intégralité de la procédure se réalisera ensuite sous anesthésie générale. Une intervention par animal dure environ 1h30. Une pose d'un cathéter dans la carotide sur animal anesthésié. Un prélèvement unique de sang via le cathéter sur animal anesthésié.
Impact sur les animaux
La seule nuisance sera ici l'entrée d'une aiguille par voie intrapéritonéale pour procéder à l'anesthésie puisque l'intégralité de la procédure se réalisera ensuite sous anesthésie générale.
Devenir
Procédure sans réveil faisant suite à l'acquisition des compétences par le personnel.
Remplacement
Une partie de la formation théorique est destinée à faciliter l'execution des gestes de chirurgie. Un apprentissage des sutures aura été fait sans utilisation d'animaux vivants. Pour cette partie proprement dite, il s'agit d'acquérir un geste chirurgical donc l'utilisation d'animaux est indispensable.
Réduction
Chaque binôme travaillera sur un même animal.
Raffinement
L'intégralité de la procédure sera réalisée sous anesthésie de type chirurgicale qui comprend une analgésie tout au long de la procédure. Les élèves auront assisté à une démonstration réalisée par le formateur, ce qui leur permettra de pratiquer les gestes appropriés sur un animal anesthésié. Des points limites adaptés à ce projet sont également mis en place.
Choix des espèces
Il s'agit d'acquérir un geste chirurgical donc l'utilisation d'animaux est indispensable pour acquérir les bases en chirurgie expérimentale. Le modèle rongeur est utilisé ici car c'est le modèle le plus utilisé par les participants à cette formation. Des rats mâles ont une taille adéquate pour une meilleure démonstration du geste chirurgical. Les rats mâles adultes doivent faire un peu plus de 300g pour correspondre à la taille du cathéter utilisé.
Formation aux procédures expérimentales
- Formation professionnelle
Rats : 300
Hamsters dorés : 75
Lapins : 30
Poissons zèbres : 210
4 715 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance de sans réveil à modéré. Environ 4 100 souris, 300 rats, 210 poissons zèbres, 75 hamsters dorés et 30 lapins servent à entraîner des expérimentateurs aux prélèvements, injections, gavages et actes chirurgicaux. Le porteur précise que les animaux sont tués pour apprendre aussi la mise à mort et le prélèvement d'organes. Il mobilise des animaux surnuméraires ou réutilisés, commence l'apprentissage sur des peluches et des cadavres, et qualifie le recours aux animaux vivants de "nécessaire" et "essentiel".
Objectifs
Les personnes souhaitant pratiquer des actes techniques ou de chirurgie sur les animaux de laboratoire doivent suivre une formation réglementaire selon l’arrêté du 1 er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques. Cette formation comprend différents modules imposés par la réglementation. Le nombre d’heures de pratique dans les formations réglementaires est insuffisant pour la bonne maitrise de ces gestes. La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française qui impose de : Tenir à jour un tableau de suivi permettant de s’assurer que le personnel dispose d’un niveau d’études, de compétences et d’une formation continue adéquats et vérifier que l’adéquation entre les compétences et les missions est effective lors de la prise de poste afin de définir, le cas échéant, un programme de formation adaptée à la personne et à la fonction exercée. La personne nominativement désignée pour cette tâche par le responsable de l’établissement tient à la disposition des agents de contrôle habilités tous les éléments permettant de vérifier que les compétences des personnels correspondent à la fonction exercée. Notre projet est donc éducatif. Il s’agit d’accompagner et de suivre les expérimentateurs pour des actes techniques et chirurgicaux : - préhension, contention, et manipulation, adaptées aux différentes procédures de routine ; - marquage individuel ; - administration et prélèvements de routine ; - anesthésie fixe et gazeuse ; - asepsie ; - mise à mort ; - actes chirurgicaux : sutures, vagotomie, prélèvement d’organes (thyroïdectomie, splénectomie…), ischémie rénale, cathéterisation…sur des animaux anesthésiés.
Bénéfices attendus
La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer et le suivi des animaux dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française. En matière de 3R, le bon apprentissage de ces techniques permettra de réduire les échecs des futurs expérimentateurs dans leurs projets et par conséquent le nombre d’animaux utilisés. Il permettra également l’amélioration de raffinement pour les différents gestes appliqués sur les animaux.
Procédures
Prise de sang sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-péritonéales, intra-musculaire, sous-cutanée, intra-dermique sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-veineuse sur animaux anesthésiés (rétro-orbitaire) ou vigiles (veine caudale), quelques secondes. Administrations : nasales, intra-trachéales, intrathécales, interosseuses sur animaux anesthésiés, quelques secondes, une fois. Gavage sur animaux vigiles, quelques secondes, une fois. Acte chirurgical, 30 à 60 min selon le geste, une fois
Impact sur les animaux
Ce projet inclut des actes chirurgicaux occasionnant des douleurs et un inconfort modéré. Ces actes seront réalisés sous anesthésie gazeuse/injectable et analgésie, en conditions optimales d’asepsie et avec un contrôle rigoureux des animaux en post-opératoire par le vétérinaire formateur afin d’éviter/minimiser la douleur et l’inconfort. Les différents actes d’administrations et de prélèvements n’occasionnent qu’une douleur, une souffrance ou une angoisse légère de courte durée ainsi que celles sans incidence significative sur le bien-être ou l'état général des animaux. Une partie de ces gestes sont réalisés sur des animaux anesthésiés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils sont utilisés pour la formation à la mise à mort et à la réalisation de prélèvement d'organes.
Remplacement
Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux expérimentateurs le bon apprentissage des techniques appliquées sur les animaux en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants en plus des autres méthodes alternatives. L’apprentissage commence par l’utilisation des peluches et des cadavres.
Réduction
Ce projet utilisera des animaux surnuméraires d'une activité d'élevage ou des animaux réutilisés d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité d’appliquer deux ou 3 gestes légers sur le même animal. Le nombre d’animaux a été déterminé selon le nombre de personnes à former. Plusieurs sessions de travaux pratiques sur souris, rats, poisson zèbres, hamsters et lapins seront organisées par an, chaque session accueille en moyenne 5-10 participants En général, 1 animal est prévu pour la démonstration et 4 souris, 2 rats, 4 poissons zèbres, 1 hamster et 1 lapin par participant sont prévus pour chaque session.
Raffinement
La procédure expérimentale modérée de ce projet implique une anesthésie, une analgésie, un suivi quotidien des animaux, et des points limites précoces et spécifiques liés à l’acte chirurgical ainsi que les actions à mettre en place pour chaque point limite.
Choix des espèces
L’utilisation de souris s’impose pour former à la pratique de procédures expérimentales sur souris qui est l'espèce la plus utilisée dans l'établissement utilisateur. Certaines procédures ne sont applicables que sur les rats, hamsters, lapins et poissons zèbres d’où la nécessité d’utiliser ces espèces. Souriceaux et adultes pour les souris et adultes pour les autres espèces correspondant aux animaux utilisés classiquement lors des procédures expérimentales
Formation à la chirurgie expérimentale chez la souris
- Formation professionnelle
300 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention d'une heure trente au maximum, pose de pompe, ovariectomie, vasectomie ou cathéter, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des expérimentateurs aux gestes chirurgicaux. Le porteur mobilise des souris de réforme, surnuméraires d'élevages, qu'il décrit comme ne pouvant être replacées. Il indique qu'une formation ex vivo sur peau artificielle existe, mais juge "pertinent" de la compléter par des séances sur animaux vivants.
Objectifs
L’objectif de ce projet éducatif est de former des utilisateurs intéressés et concernés aux différentes techniques chirurgicales dont ils seront amenés à réaliser.
Bénéfices attendus
Cette formation permettra aux utilisateurs de mieux appréhender et maitriser les gestes chirurgicaux qu’ils seront amenés à réaliser.
Procédures
Procédures chirurgicales sur animaux anesthésiés et analgésié du début à la fin (pose de pompe diffusant des substances, ovariectomie, vasectomie, pose de cathéter) / 1 procédure maximum par animal / 1h30 maximum
Impact sur les animaux
Les animaux étant mis à mort à la fin des chirurgies et ces dernières étant effectuées sous anesthésie et analgésie peu de nuisances sont attendues. Néanmoins, il se peut en fonction de l'animal qu'on rencontre des problèmes liés à l'anesthésie et analgésie.
Devenir
Ces animaux sont des animaux pour la plupart de réforme issus d’élevages qui ne peuvent être replacés, les procédures sont sans réveil.
Remplacement
La formation à la chirurgie expérimentale est une obligation réglementaire pour les concepteurs et les réalisateurs de procédures expérimentales incluant des procédures chirurgicales. Nous avons mis en place une formation à la chirurgie rongeurs en ex vivo (ne contenant pas d'animaux). Pour cela, nous remplaçons l’animal par des méthodes alternatives telles que de la peau artificielle sylicone pour les TP suture… Cependant, pour certains utilisateurs, il est pertinent de pouvoir compléter cette formation par des séances de chirurgie expérimentale sur animaux vivants (souris). Ceci leur permet d'avoir une expérience analogue à ce qu’ils seront amenés à réaliser par la suite. Les techniques enseignées sont exactement celles dont ont besoin les utilisateurs ou des techniques qui permettent de suturer les grandes cavités.
Réduction
Cette saisine est d'une part pour compléter notre formation à la chirurgie expérimentale et d'autre part pour de l'entrainement aux actes chirurgicaux pour divers projets. Dans le cadre de notre formation diplômante il y a une première partie en ex vivo (sans animaux), ce qui nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux pour l'in vivo. Toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, nous priorisons les animaux de réforme. Ce sont des animaux surnuméraires, n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient destinés. Le nombre final d'animaux utilisé par technique l'est au vu du nombre d'animaux nécessaires pour acquérir cette technique sur la base de l'expérience de plus de 10 ans des formateurs. Il est réduit au maximum et sera utilisé comme suit : 20 étudiants par an avec chacun 3 souris par an soit 300 souris sur 5 ans (20*3*5) ou 4 techniques différentes réparties entre les utilisateurs soit 15 souris par technique et par an (4*15*5).
Raffinement
Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agrée. Ils sont hébergés en animalerie par groupe sociaux (maximum 5 par cage) avec de l’enrichissement (frosottis, papier craft...). Afin de réduire au maximum la souffrance, la douleur et l’angoisse de l’animal lors des gestes techniques, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie pendant l’acte. Ces chirurgies sont encadrées par du personnel aguerri afin d’avoir un suivi plus approfondi. Des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal.
Choix des espèces
La souris est le modèle d'étude des utilisateurs de l'animalerie. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés sur ce modèle. Les animaux sont utilisés à partir de 8 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des euthanasies programmées dans l'animalerie (pour les animaux de réforme issus des élevages).
Travaux pratiques de la formation en expérimentation animale « application des procédures, Rongeurs »
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour l'entraînement de stagiaires. Chaque apprenant s'exerce sur une souris à la contention, au gavage et aux injections, l'animal étant ensuite anesthésié, soumis à des prélèvements puis tué et disséqué pour repérer les organes. Le projet ne produit aucune connaissance, il forme des techniciens et des personnels de laboratoire aux gestes de l'expérimentation. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" malgré un passage préalable en centre de simulation.
Objectifs
L'objectif général est de former des jeunes au métier de technicien supérieur ou d'assistant ingénieur qui exerceront des activités dans le domaine de la santé humaine et animale, des biotechnologies, des industrie pharmaceutiques et de la toxicologie. Pour les étudiants de Master, la formation leur permettra de réaliser des projets de recherche sur rongeurs lors de leur stage de recherche. Cette formation est un atout lors de leur insertion professionnelle. Par ailleurs, l'objectif de ce projet est également de permettre d'acquérir les bases de manipulations des rongeurs dans le cadre de la formation règlementaire ouverte aux personnels universitaires et de laboratoires de recherche dont les missions concernent l'expérimentation animale en respect des règles éthiques et législatives appliquées en France. La formation concernera les étudiants de 3ème année (maximum 48/an) ainsi qu'un maximum de 12 personnes issues de parcours différents soit au maximum 60 stagiaires par an.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques permettront l'acquisition des principaux gestes (manipulation, contention, injections, prélèvements) nécessaires à toute personne chargée d’appliquer les procédures expérimentales chez le rongeur en respect des règles éthiques et législatives françaises.
Procédures
Manipulation: environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant Gavage: environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant Injection intrapéritonéale sur animal vigile: 1 minute 1 injection intraveineuse (animal anesthésié): environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant 2 prélèvements veineux (animal anesthésié): environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant
Impact sur les animaux
Les nuisances sur animaux vigiles se limiteront au stress lié à la préhension, à l'apprentissage de la contention des animaux et du gavage par les stagiaires et à l'injection intra péritonéale de l'anesthésique qui peuvent être à'origine de douleurs légères. Ces gestes seront précédés d'une injection d'analgésique. Les autres gestes seront effectués sur animal anesthésié puis euthanasié.
Devenir
L'ensemble des animaux sera mis à mort : apprentissage de gestes complémentaires (marquage, injection sous cutanée, injection intra dermique) et dissection de chaque animal afin de visualiser les principaux organes ainsi que les systèmes reproducteurs (mâle et femelle) et cardiovasculaires.
Remplacement
Cette demande d’autorisation de projet a pour objectif de former les personnels appliquant des procédures expérimentales sur l'ensemble des gestes techniques les plus courants sur animal vivant et vigile. L’utilisation d’animaux est donc indispensable. Les manipulations sur animal seront précédées durant la formation d'un TP en centre de simulation permettant de visualiser l'anatomie et de simuler les gestes techniques.
Réduction
Les travaux pratiques (TP), de 4 heures chacun, comprendront 1 TP apprentissage sur souris, par candidat ce qui impliquera l'utilisation de 1 souris par apprenant. Au vu de notre expérience passée, ce nombre nous parait nécessaire mais suffisant pour permettre un apprentissage satisfaisant des principaux gestes techniques courammant utilisés dans le cadre de procédures expérimentales sur animaux. L'utilisation de chaque animal sera optimisée au maximum puisque les TP se termineront par un travail sur l'animal post mortem (marquage, injection sous cutanée, injection intradermique, dissection/anatomie). Les démonstrations seront effectuées par des formateurs expérimentés (1 pour 4 stagiaires) sur des animaux réutilisés par les stagiaires dans le cadre du même TP.
Raffinement
L'ensemble des animaux sera hébergé en groupes déterminés 1 semaine avant le début des TP dans des cages enrichies. Exceptés l'apprentissage de la contention et le gavage, l'ensemble des gestes sera effectué sous anesthésie générale. L'ensemble des gestes sera effectué sous contrôle direct d'un formateur (1 formateur pour 4 stagiaires) après une ou plusieurs démonstrations assurées par un formateur expérimenté. L’ensemble des animaux utilisés lors de ces TP auront été manipulés individuellement régulièrement par le personnel de l’animalerie afin de les habituer et de limiter leur stress lors des TP . Chaque stagiaire viendra prendre son animal et l’habituera à être manipulé avant de pratiquer la contention. Ces gestes seront précédés d'une injection d'analgésique. Le monitoring de l'anesthésie consistera à l'observation constante du rythme respiratoire et au test régulier (toutes les 15 minutes) de la réaction au pincement de la patte par les encadrants. En cas d'augmentation du rythme respiratoire et/ou de réaction au pincement de la patte, une 1/2 dose du mélange anesthésique sera injectée.
Choix des espèces
Le but de ces travaux pratiques est l'acquisition des principaux gestes (manipulation, contention, injections, prélèvements) nécessaires à toute personne chargée d’appliquer les procédures expérimentales chez le rongeur en respect des règles éthiques et législatives françaises. De ce fait, l'utilisation de souris est nécessaire. Les animaux utlilisés seront de jeunes adultes de 8/12 semaines, représentatifs de la plupart des animaux utlilisés dans le cadre de procédures expérimentales.
Enseignements pratiques de physiologie animale et de pharmacologie : apprentissage des savoir-faire en expérimentation animale
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 70
282 souris et rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Les rats reçoivent la pose de cathéters et un prélèvement à la carotide, les souris des injections et une ischémie du rein gauche par clamp, gestes réalisés par des étudiants de licence pour apprendre les techniques de base de l'expérimentation animale. Le porteur reconnaît qu'un réveil prématuré ou une surdose d'anesthésique peut survenir et qu'il arrive qu'un animal meure pendant la séance. Il indique que les étudiants s'exercent d'abord sur des rats en plastique, la plupart se destinant à la recherche sur le vivant.
Objectifs
L’objectif est principalement d’inculquer aux étudiants des notions d’expérimentation animale requises dès la troisième année de licence de biologie et d’autre part d’illustrer les cours théoriques de physiologie animale et de pharmacologie par des applications techniques concrètes réalisées sur le rat et la souris.
Bénéfices attendus
Acquisition des techniques de base d’expérimentation animale sur animal vigil (préhension, contention et techniques d’injections les plus courantes) et sur animal anesthésié (pose de cathéters, prélèvement carotidien).
Procédures
Les séances avec contention et injections sur animal vigil impliquent un stress chez l’animal qui est minimisé par l’acclimatation des animaux à leur environnement une semaine avant les séances de travaux pratiques et par un apprentissage des étudiants sur un modèle inerte de rat plastique. Après une analgésie préopératoire de buprénorphine, les rats seront anesthésiés à l’isoflurane dès leur entrée dans la salle de TP, puis pose de cathéters, injection et prélèvement unique de sang (1-2 mL) par le cathéter carotidien. Chez les souris après analgésie/anesthesie, initiation aux techniques d’injections intrapéritonéale et sous-cutanée et induction d’une ischémie du rein gauche en appliquant un clamp sur l'artère rénale et la veine pendant 20 minutes. La nuisance principale est un réveil prématuré de l’animal lors de la séance d’expérimentation ou au contraire une surcharge anesthésique induisant un arrêt cardio-respiratoire de l’animal. Selon les cas, l’enseignant réajuste la dose d’anesthésique et le cas échéant, opère une réanimation.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance n’est attendue sur les animaux. Le stress à la contention est minimisé par l'apprentissage de la réglementation et de l'éthique lors d'une séance de présentation en cours magistral et d'une démonstration préalable par l'enseignant. Un apprentissage sur un modèle d'imitation (animal inerte conçu avec un matériau qui confère la sensibilité spécifique d'un animal vivant) permet d'acquérir les compétences nécessaires pour manipuler et réaliser les gestes de routine d'expérimentation (injection et pose de catheter), sans la nécessité d'utiliser un animal vivant. Cet entrainement dans une séance qui précède la séance d'expérimentation sur l'animale vivant permet de réduire à la fois le stress de l'étudiant et chez l'animal. L'effet indésirable, bien que rare, est l'arrêt cardio-respiratoire de l'animal sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane. Une réanimation est donc réalisée par l'enseignant avec un contrôle du débit d'anesthésiant, mais il arrive qu'un animal meurt pendant une séance d'expérimentation.
Devenir
Procédures sans réveil, compte tenu des manipulations expérimentales et des injections réalisées par les étudiants, les animaux ne peuvent pas être réutilisés. Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure par l’enseignant.
Remplacement
Afin d’acquérir les compétences techniques d’expérimentation animale, les étudiants s’entraineront tout d’abord sur des modèles de rats en plastique. Cette initiation leur permettra de se familiariser avec les structures anatomiques et les gestes techniques (contention et techniques chirurgicales) avant de pratiquer sur les rats véritables dans une expérimentation réalisée dans la demi-journée qui suit.
Réduction
Le nombre d'animaux choisi est le nombre minimal permettant d'acquérir les techniques de bases en expérimentation animale afin de sensibiliser et former nos étudiants, qui pour la majorité d’entre eux sont destinés à poursuivre leur carrière dans le domaine de la recherche en laboratoire sur le vivant.
Raffinement
Aucune souffrance n’est causée aux animaux. Pour l’ensemble des procédures, les animaux sont anesthésiés afin d’empêcher toute douleur ou souffrance de l’animal en fonction des gestes réalisés et jusqu’à leur mise à mort à la fin de l’expérimentation. Un enseignement spécifique de la réglementation et des principes éthiques relatifs à l’expérimentation animale est réalisé avant les séances de travaux pratiques. Au début de chaque séance d'expérimentation, les étudiants sont sensibilisés au respect des animaux et à la réalisation des gestes dans les meilleures conditions possibles avec une démonstration réalisée par l’enseignant. Pour la première séance d’expérimentation sur le rat, l’initiation au préalable sur des modèles plastiques permet de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux anesthésiés/analgésiés.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les modèles animaux les plus utilisés en recherche et le choix d’animaux jeunes adultes permet une manipulation plus aisée et un meilleur contrôle de l’anesthésie.
Formation de microchirurgie expert
- Formation professionnelle
240 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention unique de quatre heures maximum, sutures de la carotide, de la jugulaire, pontage ou transplantation rénale, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des chirurgiens déjà confirmés à un diplôme de microchirurgie "Expert". Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des vaisseaux au sang circulant et que l'entraînement sur matériel inerte, des "nouilles chinoises", ne suffit pas pour gérer anesthésie et complications. Quatre rats sont utilisés par stagiaire.
Objectifs
La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer, de remplacer, de greffer des nerfs ou des vaisseaux, et qui permet de disséquer des tumeurs cérébrales et de réaliser une hémostase rigoureuse et délicate dans un cerveau ou une moelle épinière. Son exercice n’est accessible qu’à un chirurgien rompu aux différentes techniques microchirurgicales, et dont la pratique est quotidienne. Tous les chirurgiens des centres "SOS mains" notamment en France exercent cette spécialité. Tous les Neurochirurgiens sont formés à la microchirurgie, comme la plupart des chirurgiens qualifiés en chirurgie plastique et reconstructrice. Cette compétence s’acquiert par le diplôme universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien. Toutefois ce diplôme ne permet qu’une formation de base. La réalisation de procédure plus complexe et notamment réimplantation digitale ou lambeaux libres ne peut être réalisé dans le cadre de ce DU car ne concerne que peu d’étudiants et nécessite également une expérience pratique au-delà de cette formation initiale. Le diplôme Universitaire de microchirurgie « Expert » s'adresse à des chirurgiens confirmés et permet à ceux-ci développer leur technique, leur compétence dans des procédures plus complexes. Le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des micro-vaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière que celles-ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose.
Bénéfices attendus
Le diplôme Universitaire de microchirurgie « Expert » s'adresse à des chirurgiens confirmés et permet à ceux-ci développer leur technique, leur compétence dans des procédures plus complexes. Le diplôme est nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des micro-vaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière que celles-ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose.
Procédures
Aucun prélèvement sur animaux vigiles. L'ensemble des animaux subiront une unique intervention chirurgicale de 4 heures maximum chacun sous anesthésie générale sans réveil. Ces interventions viseront l'apprentissage microchirurgical de sutures complexes: suture artère carotide, veine jugulaire, pontage carotidien, transplantation rénale.
Impact sur les animaux
L'ensemble des procédures seront sans réveil sur animaux anesthésiés.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures entièrement réalisées sous anesthésie générale, la complexité des opérations subies rendant leur réveil impossible.
Remplacement
La partie purement technique peut être travaillée sur du matériel inerte et c’est le cas puisque l’apprentissage des gestes se fait systématiquement sur un modèle de nouilles chinoises. Les gestes sont validés par un chirurgien confirmé au début de l’ensemble des séances avant de passer sur l’animal. En dehors de l’aspect technique, les stagiaires doivent être capables de gérer une situation globale d’anesthésie générale ainsi que les complications chirurgicales (hémorragies, thromboses…) auxquelles ils seront confrontés en clinique humaine ou vétérinaire et qui peuvent difficilement être reproduites dans leur intégralité sur des modèles inertes. L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable.
Réduction
Les séances seront organisées de façon à pouvoir effectuer plusieurs gestes sur le même animal permettant d'en réduire le nombre. 4 rats seront utilisés par stagiaire ce qui nous semble nécessaire mais suffisant pour atteindre le niveau d'expertise visé.
Raffinement
La formation débute par une séance en centre de simulation. Une présentation de l’anatomie du rat est réalisée sur la table d’anatomie au laboratoire de Simulation. Les vidéos des procédures sont présentées aux étudiants en détaillant les voies d’abord et les points techniques importants. Les étudiants peuvent simuler les différentes voies d’abord qui seront utilisées au cours des travaux pratiques sur la table d’anatomie. Les séances pratiques débuterons systématiquement par du travail sur matériel inerte (nouille chinoise) et le geste devra être validé par un responsable chirurgien expérimenté avant de débuter le protocole sur l'animal. L'ensemble des procédures se feront sur animal anesthésié et seront sans réveil. L'ensemble des animaux est hébergé en cages enrichies (cabanes, frisotis) par lots de 5 ou 6 d'âge et de sexe identiques dans une pièce à atmosphère contrôlée et observés quotidiennement. L'eau et la nourriture sont disponibles à volonté. Les cages sont définies 1 semaine minimum avant l'entrée des animaux dans le protocole.
Choix des espèces
L'espèce choisie (Rats) a des vaissaux d'un diamètre correspondant à ceux rencontrés en microchirurgie humaine ou vétérinaire. Le rat est donc parfaitement adapté à l'apprentissage de ces techniques.
Modèle de paracentèse chez le lapin
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
2400 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une aiguille prélève une partie du liquide de l'œil sous anesthésie pour provoquer une inflammation de la chambre antérieure, avec une possible hémorragie, puis des traitements sont instillés jusqu'à huit fois par jour, parfois par la pose chirurgicale d'un implant. L'objectif est de tester de nouveaux traitements contre l'inflammation oculaire. Le porteur retient le lapin pour la taille de son œil, proche de celle de l'humain, et affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle".
Objectifs
L'inflammation de la partie antérieure de l'œil peut survenir à la suite d'un traumatisme, une chirurgie intra oculaire, une maladie auto immune, une maladie inflammatoire (spondylarthrite ankylosante, maladie de Behçet, maladies rhumatismales), une infection virale (herpès, zona), ou bactérienne (lèpre, tuberculose, syphilis).... Elle entraîne la rupture de la barrière hémato aqueuse, qui permet de contrôler le débit et la composition de l'humeur aqueuse, le liquide contenu entre la cornée et l'iris qui a une fonction d'épuration et d'apport de nutriment pour l'endothélium cornéen, l'iris et le cristallin. La barrière est constituée par les cellules épithéliales des capillaires de l'iris et du corps ciliaire, structure riche en vaisseaux et en muscles située juste derrière l'iris et dont une partie sécrète l'humeur aqueuse. Lorsque la barrière est rompue, l'humeur aqueuse se charge en protéines plasmatiques et ne peut plus assurer correctement ses fonctions, le mécanisme impliquerait la libération de prostaglandines. Notre but est d’utiliser un modèle expérimental d'inflammation de la chambre antérieure avec rupture de la barrière hémato-aqueuse chez le lapin afin de tester l'action de substances thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre l'inflammation oculaire.
Procédures
L'induction du modèle expérimental se fera par paracentèse c'est à dire prélèvement d'une partie de l'humeur aqueuse à l'aide d'une fine aiguille et d'une seringue sur animal anesthésié. Les animaux seront ensuite observés par des méthodes non invasives dans les heures qui suivent, en utilisant une lampe à fente, ou un appareil mesurant la turbidité dans la chambre antérieure. Ces examens sont réalisés en routine chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste et sans hospitalisation ou en clinique vétérinaire. Ils ne durent que quelques minutes et pourront être réalisés plusieurs fois par jour. Les administrations de traitements pourront se faire plusieurs fois par jour et sur la durée de l’étude quand elles sont sous forme de gouttes ou d’injections. La fréquence de ces administrations dans la majorité des cas n’excèderont pas 6 à 8 administrations par jour pour le cas des gouttes ophtalmiques. Dans ce cas, l’animal est maintenu immobile moins d’une minute. Si le traitement à administrer est sous forme d'implant, la pose de celui-ci peut nécessiter une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives ou de la cornée ou bien par l’utilisation d’une bio-colle. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant a vocation à délivrer son contenu sur une longue période.
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental entraîne une inflammation au niveau de l'œil et une possible hémorragie de la chambre antérieure, réversibles au bout de 24 heures. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire. Si le traitement consiste en une injection péri-ou intra-oculaire, une anesthésie locale sera pratiquée préalablement, accompagnée d'une anesthésie générale si l'immobilisme complet de l'animal est requis. Les traitements impliquant une chirurgie pour insérer un implant au niveau de l'œil pourraient entrainer des inflammations, des rougeurs voire des démangeaisons au niveau du site d'implantation ces signes disparaissent naturellement ou à l’aide d'antibiotiques sous quelques jours. Les procédures décrites sont réalisées par un personnel formé et dans des conditions réduisant au maximum les risques de nuisances ou d’effets indésirables. Malgré le soin et la vigilance apportés à la manipulation des animaux, un stress est toujours possible au moment de leur manipulation lors des observations, de l’administration de l’anesthésie ou des traitements.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de biomarqueurs et de produits...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de méthode alternative
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques pour des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
L'espèce animale choisie a une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. Le lapin est choisi pour la taille de son œil, proche de celle de l'homme. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Les animaux seront de jeunes adultes, minimum 8 à 12 semaines, cet âge correspond à la maturité fonctionnelle et visuelle chez les lapins.
Enseignement pratique de la microchirurgie sur le modèle rat
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
750 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, pour former des internes à la microchirurgie sous microscope. Chaque animal, ancien reproducteur destiné à l'euthanasie, sert à s'exercer aux sutures de microvaisseaux et de nerfs pendant environ trois heures. Le porteur applique le principe "Jamais la première fois sur l'animal" après entraînement sur substituts inertes et animaux morts. L'établissement déclare avoir utilisé 831 animaux là où 3000 étaient prévus, et en demande désormais 750.
Objectifs
Les formations sur animal vivant anesthésié visent à former les internes de chirurgie à la microchirurgie sous microscope opératoire. Elles complètent l’enseignement traditionnel par le compagnonnage et permettent de mettre les internes en situation réelle et en autonomie sans impliquer la vie d’un patient humain. L’enseignement pratique est complété par des cours théoriques dans différentes disciplines nécessitant la microchirurgie. La microchirurgie est une discipline exigeante, difficile et sa mauvaise réalisation peut compromettre la récupération du patient. Les internes ne peuvent être formés directement sur le patient. Le déroulé de l’enseignement est composé de différentes étapes dont la difficulté de réalisation est progressive. L’enseignement commence par 5 sessions de 3 h soit 15 h d’enseignement sur supports inertes et sur animaux morts pour former les participants au maniement des instruments de microchirurgie et au travail sous microscope. L’enseignement sur animaux morts permet de former les participants aux différentes voies d’abords chirurgicales et aux sutures qui seront ensuite réalisées sur l’animal vivant anesthésié. Durant ces TP, le travail du participant est évalué afin de déterminer s’il est apte à travailler sur l’animal vivant. Après cette validation des gestes techniques, il y a 11 sessions de 3 h chacune (10 sessions de formation et 1 session d’examen) sur animaux vivants. Durant ces sessions, différents types de gestes techniques seront abordés et représentent les spécificités techniques de chaque spécialité. En complément de l’utilisation d’animaux vivants, 3 sessions de 3 h sont réalisées sur corps humains issus des dons du corps à la science. Ces sessions permettent de réaliser des gestes techniques qui ne sont pas réalisables sur l’animal. Les gestes chirurgicaux portent sur la chirurgie des microvaisseaux (artère & veine) et des nerfs.
Bénéfices attendus
Les objectifs pédagogiques sont de former les internes en fin d’internat (5ème et 6ème semestre) avant qu'ils soient laissés en autonomie totale au bloc opératoire. Pour placer les participants dans les conditions de chirurgie, l’installation des animaux est semblable à celle du bloc opératoire (anesthésie, analgésie, asepsie et champage, même instrumentation).
Procédures
Sur animaux vigiles, une injections sous cutanée : environs 1 minute. Les gestes chirurgicaux sont éffectués sur animaux anesthésiés et analgésié sans réveil. En moyenne cet enseignement dure 3H.
Impact sur les animaux
L’étape de réception peut provoquer des blessures de bagarre au moment de la constitution du lot. Durant la phase d’acclimatation et malgré l’enrichissement, le risque de bagarre, la perte de poids quoiqu’exceptionnelle ne peuvent être exclus. Concernant les chirurgies, ce sont des procédures sans réveil. Les animaux sont sous anesthésie générale avec analgésie, complétée par une anesthésie locale après ouverture de la peau. Durant toute la procédure chirurgicale, le maintien de la narcose et de l'analgésie sont surveillés et les doses sont adaptées afin d’exclure tout réveil ou douleur de l’animal. Sans les traitements adaptés, les incisions du plan cutané et du péritoine peuvent générées de la douleur. Lors de la chirurgie au niveau de la cavité abdominale, un refroidissement et un dessèchement des viscères sont attendus.
Devenir
Les animaux sont utilisés dans le cadre de la formation à la chirurgie des internes. Du fait de la complexité des gestes techniques, il ne serait pas éthique, ni favorable de maintenir l’animal en vie après la formation. De ce fait, tous les animaux sont mis à mort sans réveil de l’animal.
Remplacement
Le développement de substitut inerte ou organique permet de plus en plus de remplacer l’animal, et dès que cela est possible, leur utilisation est privilégiée si elle permet de répondre aux objectifs de formation. Avant d’utiliser un animal vivant, les participants sont formés sur des substituts inertes, des animaux décédés et sur les corps humains (don du corps à la science). Malgré tout, la microchirurgie est complexe, impliquant plusieurs organes, nécessitent un support vivant, avec des tissus mobiles et vascularisés. Reprenant la doctrine chirurgicale qui tend à imposer le principe «Jamais la première fois sur le patient», nous appliquons «Jamais la première fois sur l’animal».
Réduction
Sur la précédent demande d’autorisation, l’évaluation prospective des besoins portait sur 3000 animaux sur 5 ans. Le développement de la simulation ex vivo et le recours systématique aux substituts ou corps humains, nous a permis de n’utiliser réellement que 831 animaux. De plus, après le COVID et pour des contraintes sanitaires, le nombre d’étudiant par promotion a été réduit de 40% passant de 20 étudiants à 12 étudiants. Cela a permis d’améliorer les conditions d’enseignement en apportant un environnement plus calme, une meilleure disponibilité du professeur. L’utilisation d’animaux morts issus d’autres TP a permis de réduire le nombre d’animaux vivants utilisés. Pour cette nouvelle demande, cela porte sur 750 animaux sur 5 ans afin de couvrir l’ensemble des formations existantes et nouvelles (suite à la supression du numérus clausus).
Raffinement
L’animal aura 1 semaine minimum en acclimatation. Ils sont hébergés en groupe de poids harmonieux. Pour cela, chaque animal est pesé le jour de la réception et ils sont regroupés par lot de 2 à 3 individus de poids proches. Leur environnement est enrichi avec des rouleaux, bâtons à ronger, coton. L’enrichissement est diversifié à chaque change hebdomadaire. Le change est fait le jour de sortie des animaux pour le TP afin de limiter le stress des animaux restants. Le jour de la chirurgie, l’animal sera anesthésié à l’aide d’un hypnotique couplé à un analgésique pour réduire toutes sensations à la douleur. L’animal sera disposé sur un système chauffant (37-39°C) pour maintenir la température corporelle. Une anesthésie cutanée et intra-abdominale sera mise en place. Pour limiter le dessèchement des viscères, une technique de voie d’abord a été développée permettant de maintenir les viscères dans la cavité abdominale. Elles sont repoussées de part et d’autre de l'incision médiale et maintenues avec des compresses humides et chaudes sous la paroi abdominale. Ce raffinement améliore le maintien de la température corporelle et limite le dessèchement des viscèresde l'animal.
Choix des espèces
Le rat adulte (animal de réforme) présente un calibre des vaisseaux sanguins (carotide, aorte abdominale, artère fémorale) très proche des micro-vaisseaux sanguins et nerfs humains. La taille des animaux d’un poids moyen 600-750 g est très adaptée à l’apprentissage de la microchirurgie. Les rats utilisés sont adultes afin de présenter une taille de vaisseaux et de nerfs appropriée. Les animaux sont des individus de réforme (anciens reproducteurs) destinés à l’euthanasie.
Enseignement pratique de la chirurgie générale et spécialisée sur modèle porcin
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
300 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, au cours de chirurgies de trois à quatre heures. Chaque animal prépubère sert de support à des internes et chirurgiens pour s'entraîner à la chirurgie digestive, traumatique ou robotique, jusqu'au prélèvement multi-organe. Le porteur applique le principe "Jamais la première fois sur l'animal" après entraînement sur simulateurs et corps humains, et juge qu'il ne serait "pas éthique" de garder l'animal en vie après une telle formation. L'établissement déclare avoir utilisé 177 animaux là où 650 étaient prévus, et en demande désormais 300.
Objectifs
Les formations sur animal vivant anesthésié visent à parachever la formation des chirurgiens selon leur spécialité. En plus de l’enseignement traditionnel par le compagnonnage, elles permettent de mettre les internes en situation d’autonomie réelle sans impliquer la vie d’un patient humain. En complément à la formation de base, les participants suivent les formations spécialisées en traumatologie afin d’être aguerris à la prise en charge très particulière des victimes (arme blanche, attentat). Ces lésions impliquent systématiquement le pronostic vital des patients, avec un caractère d’urgence immédiat. Leur procédures de traitement ne peuvent être acquises directement sur les patients. Ces sessions, destinées aux chirurgiens diplômés ou en formation de chirurgie d’urgence permettent une mise en pratique globale avec un encadrement étroit par des chirurgiens séniors expérimentés. Le but est d’enseigner les techniques chirurgicales pertinentes pour la prise en charge des patients victimes de traumatismes graves et de favoriser une mise à jour des connaissances dans une spécialité en constante évolution. Pour tous les enseignements pratiques, cela comporte en premier lieu un entrainement sur corps humain issu des dons du corps à la science, puis sur porc anesthésié sans réveil. L’enseignement pratique est complété par l’étude de cas cliniques réels et apporte une réflexologie de prise en charge aux apprenants. L’apprentissage de la chirurgie robotique est un domaine en constant développement. Malgré le développement de substituts spécifiques, le recours au vivant reste indispensable. Les gestes chirurgicaux varient selon la spécialité et l’organe d’intérêt : chirurgie de réduction de l’estomac (obésité), les traitements des cancers digestifs, la chirurgie traumatique abdominale et/ou thoracique, le prélèvement multi-organe en vue de greffe. Chaque séance sur l’animal est suivi d’un compte-rendu pour améliorer les conditions de prise en charge de la douleur et de réalisation de l’anesthésie et des gestes opératoires. Les séances peuvent accueillir des infirmières de blocs opératoires (entrainement à la préparation des instruments de chirurgie et au déroulé de la chirurgie), ou des étudiants (observation de la préparation de l’animal, de la chirurgieet des techniques de mise à mort dans le respect de l’animal et réglementaire).
Bénéfices attendus
Les objectifs pédagogiques sont de former les internes, les chirurgiens diplômés à la chirurgie générale ou spécialisée avant d’être laissés en autonomie totale au bloc opératoire. Pour placer les participants dans les conditions réelles, l’installation des animaux est semblable à celle du bloc opératoire (anesthésie, analgésie, respirateur, même instrumentation). Ces formations en simulation haute fidélité placent l’apprenant dans des conditions d’exercice extrêmement proche de la réalité en clinique humaine. Ce réalisme se retrouve dans l’acquisition des gestes techniques qui sont réalisés dans les procédures chirurgicales adaptées aux différents contextes interventionnels de la clinique humaine. Le développement des chirurgies avec assistance robotique demandent un niveau d’expertise permettant au futur praticien d’exercer dans des conditions techniques plus précises permettant une augmentation des chances de succès dans chirurgies uniques et délicates.
Procédures
Injection intra-musculaire: 1 minute. Après anesthésie et analgésie, les gestes chirurgicaux exécutés durant la procédure chirurgicale sans réveil, varient selon la spécialité et l'ensemble de la chirurgie peut durer 3 à 4h en moyenne.
Impact sur les animaux
L’étape de réception peut provoquer des blessures lors du transfert de l’animal entre la cage de transport et l’enclos malgré toutes les précautions prises par le personnel. Durant la phase d’acclimatation et malgré l’enrichissement, le risque de bagarre, la perte de poids quoiqu’exceptionnelle ne peuvent être exclu. La prémédication en elle-même peut induire un stress le temps que l’anesthésie et l’analgésie agissent. Les chirurgies sont des procédures sans réveil. La procédure de chirurgie étant de 3h, et l’acte opératoire pouvant être très invasive, cela peut générer un stress et une douleur, c’est pourquoi, les animaux sont sous anesthésie générale associée à une analgésie. La narcose et l’analgésie sont monitorées par télémétrie et surveillées durant toute la procédure chirurgicale, et les doses sont adaptées afin d’exclure tout réveil ou douleur à l’animal.
Devenir
Les animaux sont utilisés dans le cadre de la formation à la chirurgie des médecins internes. Du fait de la complexité des gestes techniques et du retrait de certains organes, il ne serait pas éthique, ni favorable de maintenir l’animal en vie après la formation. De ce fait, tous les animaux sont mis à mort sans réveil de l’animal.
Remplacement
Le développement de substitut inerte ou organique permet de plus en plus de remplacer l’animal, et dès que cela est possible, leur utilisation est privilégiée si elle permet de répondre aux objectifs de formation. Avant d’utiliser un animal vivant, les participants sont formés sur des simulateurs et sur les corps humains (don du corps à la science). Si ces apprentissages répondent aux objectifs de formation, il n’y aura pas d’animaux utilisés. Malgré tout, certaines chirurgies complexes, impliquant plusieurs organes, nécessitent un support vivant avec des tissus mobiles et vascularisés. Reprenant la doctrine chirurgicale qui tend à imposer le principe «Jamais la première fois sur le patient», nous appliquons «Jamais la première fois sur l’animal». Les séances utilisant des animaux sont en nombre très limité et ne sont faites qu’après un enseignement avec validation préalable sur des simulateurs et substituts.
Réduction
Sur la précédente demande d’autorisation, l’évaluation prospective des besoins portait sur 650 animaux sur 5 ans. Le développement de la simulation ex vivo et le recours systématique aux substituts ou corps humain, nous a permis de n’utiliser réellement que 177 animaux. Chaque poste de chirurgie soit 1 animal est occupé par 2 participants (minimum) à 6 participants (maximum). En fin de TP après le décès de l’animal, des prélèvements (tissus, organes, membres) sont effectués. Ces pièces anatomiques permettent de réaliser d’autres enseignements au sein de la structure ou sont destinées à des équipes de recherche pour des tests préliminaires ou des mises en culture. Malgré la volonté de poursuivre le développement de substitut, l’augmentation du nombre de praticiens à former nous permet d’évaluer un effectif de 300 animaux sur 5 ans afin de couvrir l’ensemble des besoins de formations.
Raffinement
Durant la période d’acclimatation, les animaux sont hébergés sur de la litière. Nous leur donnons en complément des briques de litière compactées avec du pop-corn ce qui leur permet de faire de la recherche de nourriture et réduit les bagarres entre individus liées au stress du voyage et de leur arrivée. Quotidiennement, le personnel passe les voir pour donner à manger et interagir avec les individus permettant leur socialisation avec l’homme. Cette socialisation est faite par un enrichissement positif avec de la banane qui est très appréciée par le porc. Afin de détecter un mal-être, nous utilisons une grille de suivi individuel durant la période d’acclimatation. Durant la chirurgie, l’enregistrement des paramètres vitaux en continue associé à des alarmes sonores est complété par une vérification humaine toutes les 30 minutes effectuée par le personnel compétent dédié. Ce suivi permet de s’assurer du stade anesthésique et de son maintien pendant toute la durée de la procédure. Les données recueillies sont analysées et archivées pour apporter d’éventuelles améliorations. Pour lutter contre l’hypothermie (baisse de la température corporelle), les animaux sont installés sur une table chauffante à 37°C et sont perfusés avec du liquide de perfusion chaud (37°C). La présence d’un vétérinaire sur le site permet d’intervenir rapidement et à tous moments durant la période de présence de l’animal dans nos locaux.
Choix des espèces
Le porc charcutier présente une anatomie très proche de l’anatomie humaine. La taille des animaux d’un poids moyen de 30 à 35 kg est très adaptée à l’apprentissage de la chirurgie. Les animaux seront réceptionnés à 29 kg environ pour atteindre 35-37 kg (jour de chirurgie). L’utilisation d’animaux de 35 kg environ permet de bénéficier d’une taille d’organe représentative de ce que nous avons en chirurgie humaine. Ce sont des animaux prépubères (âge : 3 mois environ).
Formation tutorisée à la procédure de thrombectomie artérielle pulmonaire chez un modèle d’embolie pulmonaire de porc
- Formation professionnelle
15 porcs vont être utilisé·es, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures menées sans réveil. Sur chaque animal, on provoque une embolie pulmonaire puis on aspire les caillots pendant six heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner cinq médecins à la fois à la thrombectomie. Le porteur décrit une hypoxémie profonde, un risque d'hémorragie et de perforation des artères pulmonaires, et héberge chaque porc seul un à cinq jours avant l'intervention. Il affirme qu'une formation collective sur patients est impossible en contexte d'urgence et qu'il n'existe pas d'alternative non animale pour simuler une embolie pulmonaire.
Objectifs
L'embolie pulmonaire (EP) est une affection définie par l'obstruction d'une artère pulmonaire par des caillots d’incidence annuelle estimée jusqu’à 95 pour 100 000 en Europe. Elle peut être responsable d'une défaillance cardiopulmonaire pouvant provoquer le décès du patient. Par conséquent, un traitement rapide et aigu est indiqué. Récemment, la thrombectomie mécanique percutanée artérielle pulmonaire a été proposée comme une approche alternative ou complémentaire pour soulager la défaillance cardiopulmonaire. Cette procédure permet contrairement à l'approche chirurgicale, d'aspirer les caillots au sein du vaisseau sous simple anesthésie locale et dans un temps plus rapide (entre 15 à 30 minutes), ce qui lui confère des avantages indéniables dans le domaine de l'urgence. Elle consiste en l'introduction au sein d'une veine du pli de l'aine d'un cathéter qui est guidé grâce aux rayons X par une technique de radiologie interventionnelle. Une fois en place, le cathéter permet d'être au contact des thrombus et de les aspirer. Des études récentes ont démontré une amélioration significative de la survie des patients ainsi qu’une durée de séjour plus courte. Cependant, malgré ces études, seuls quelques médecins sont formés à l'échelle nationale, de nombre trop insuffisant pour permettre une prise en charge optimale des patients dans le contexte de l'urgence. Cela limite en conséquence l'accès de ce traitement aux patients 7j/7 et 24h/24 et accentue les inégalités au sein du territoire français. Afin de palier à ce problème, nous proposons de former 75 médecins à la réalisation de cette procédure en procédant à un modèle d'embolie pulmonaire chez le porc.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent plusieurs aspects de la prise en charge de l'embolie pulmonaire. Tout d'abord, les bénéfices sont de former et certifier 75 médecins à la réalisation de cette procédure afin de s’assurer de la bonne réalisation du geste, ce qui optimisera les pratiques professionnelles. Cela rentrera aussi dans le cadre de l'accréditation des équipes. Les bénéfices sont de standardiser les prises en charge médicales dans les centres référents. Les bénéfices sont de proposer en urgence cette procédure à l'ensemble des patients atteint d'une embolie pulmonaire à risque intermédiaire élevé (5%) et à haut risque (20%) de décès. Au total, les bénéfices sont d'augmenter la survie des patients en permettant la réalisation standardisée et en urgence de la thrombectomie artérielle pulmonaire.
Procédures
Une seule procédure est prévue sur porc. Ces procédures se font sur des animaux sous anesthésie générale, sans réveil. La durée de la procédure est de 6 heures, comprenant 2 heures de mise en place et 4 heures de procédure de thrombectomie.
Impact sur les animaux
Ce protocole comporte une seule procédure sans réveil. Les effets néfastes du modèle d'embolie pulmonaire sont : - une hypoxémie profonde, comparable à celle observée chez les patients de réanimation. Le ressenti de l’hypoxémie est nul sous ces régimes de sédations. De plus, le modèle unilatéral choisi permet de ne pas engendrer de mauvaise tolérance hémodynamique. - un stress de l’animal pendant son hébergement avant manipulation : la procédure expérimentale ne nécessitant qu’un seul porc à la fois, celui-ci peut être hébergé seul pendant une période de 1 à 5 jours. - une hémorragie des voies d'abord pendant la phase de chirurgie des voies d'abord. - une perforation des artères pulmonaires pendant la phase de navigation et d'aspiration.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. Le réveil en condition d'embolie pulmonaire n'est pas justifiable expérimentalement compte tenu des objectifs de la formation et de la souffrance potentiellement engendrée lors du réveil.
Remplacement
Un modèle animal doit être utilisé car il n’est pas possible de réaliser une formation collective de plusieurs médecins chez les patients compte tenu du contexte d'urgence et de gravité lié à l'embolie pulmonaire. La réalisation de la procédure nécessite l'aspiration de thrombus ce qui aspire aussi du sang. Le nombre d'aspirations réalisés par 5 médecins serait donc responsable d'une perte sanguine inacceptable pour les patients. Il n’existe pas à ce jour d’alternative non humaine, non animale pour simuler une embolie pulmonaire.
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé selon le nombre de médecins à former, soit 15 nouveaux médecins par an qui assurent la permanence des soins. Afin de réduire le nombre d'animaux, nous prévoyons 1 animal pour 5 médecins ce qui laisserait pour 4 heures d'anesthésie un créneau de 48 minutes par médecin. Ce temps correspond à 2 à 3 fois le temps nécessaire chez l'Homme permettant ainsi la maitrise progressive de la procédure.
Raffinement
Le protocole d’anesthésie se poursuivra avec une analgésie et sédation pour que l’animal ne ressente aucune douleur. L’animal est surveillé en continu tout au long de l’expérimentation à l’aide de points limites adaptés à cette procédure. La réalisation de la procédure nécessite des compétences en radiologie interventionnelle que l’expérimentateur et les médecins apprenants possèdent compte tenu de leurs activités de soignants.
Choix des espèces
Le porc est un modèle à la fois anatomiquement et physiologiquement proche sur le plan respiratoire et vasculaire des primates et de l’homme adulte. De plus, l'anatomie vasculaire et cardiaque de l’animal permet l’utilisation de la même technique de thrombectomie que chez l’homme. Le modèle d'embolie pulmonaire de porc est un modèle qui a fait l'objet de plusieurs études scientifiques, proposant plusieurs solutions à la fois temporaire et définitive d'occlusion des artères pulmonaires. La tolérance hémodynamique de l'animal a été caractérisé expérimentalement, mettant en évidence l'absence de retentissement sur les pressions pulmonaires lors de l'occlusion unilatérale du poumon. Ainsi, ce modèle est particulièrement adaptée à la réalisation itérative de thrombose et aspiration sans un risque élevé de perte de l'animal pendant la procédure. Porcs : stade de développement : 12 semaines (35+/- 2kg). Le stade de développement des animaux correspond à une maturation pulmonaire proche de celle de l'adulte. La taille et le poids des animaux sont compatibles avec une manutention aisée lors des expériences, et est adapté à la table opératoire de la salle de cathétérisme.
Mise en place de formations en vue d’une qualification initiale aux prélèvements sanguins et administrations de produits sur les animaux utilisés dans le développement pré-clinique des médicaments
- Formation professionnelle
Rats : 150
Cochons d'Inde : 45
Hamsters dorés : 45
Lapins : 45
Chiens : 45
480 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 150 tués à l'issue, 310 réutilisés et 20 chiens proposés à l'adoption. Souris, rats, cobayes, hamsters, lapins et chiens subissent des prélèvements sanguins et des administrations répétées par de multiples voies, non pour produire des connaissances mais pour entraîner le personnel aux gestes techniques des études précliniques de médicaments. Le porteur reconnaît que ces gestes peuvent provoquer douleur, stress, perte de poids et mobilité réduite. Il présente la réutilisation comme un moyen de réduire le nombre d'animaux et indique qu'un apprentissage sur mannequins précède le passage à l'animal vivant.
Objectifs
L’acquisition de compétences techniques par le personnel appelé à utiliser des animaux dans un cadre expérimental est nécessaire pour la bonne réalisation des études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de médicaments ainsi qu’au maintien du bien-être animal, notamment l’administration de médicaments sous surveillance vétérinaire. Cette acquisition ne peut se faire que par le suivi d’un programme de formation réalisé dans le cadre d’une qualification initiale du personnel aux actes techniques les plus courants qu’il sera amené à appliquer dans les projets de recherche autorisés par le ministère. Ce projet s’inscrit directement dans le cadre de ce programme de formation et s’adresse au personnel ayant la certification en expérimentation animale (ou en cours d’obtention). Il en constituera la dernière étape. Il sera précédé par l’utilisation de susbtituts aux animaux vivants (manequins, tissus articificiels, etc) lorsqu’ils seront disponibles, et débutera par une période d’observation des gestes effectués par un utilisateur expérimenté, afin qu’aucun geste ne soit pratiqué pour la 1ère fois sur un animal vivant. Le passage à l’utilisation d’animaux vivants ne se fera que lorsque les collaborateurs en formation auront démontré une aptitude suffisante lors du travail sur des systèmes de simulation lorsque ceux-ci sont disponibles. Un encadrement des collaborateurs en formation par des tuteurs expérimentés, le service vétérinaire, le service formation, et la structure en charge du bien-être animal (SBEA) permettra d’évaluer en permanence l’évolution des aptitudes de ces collaborateurs ainsi que le maintien en bonne santé des animaux utilisés dans le cadre de la formation.
Bénéfices attendus
Ce projet conclura la formation du personnel concepteur et/ou réalisateur de procédures expérimentales afin de garantir une maitrise parfaite des principaux gestes techniques (prélèvements sanguins et administration par voie orale, veineuse, sous-cutanée, intranasale, intrarectale ou encore intrapéritonéale) nécessaires à la conduite des projets d’études pré-cliniques. Ce projet permettra ainsi au personnel formé de débuter une étude dans le cadre d’une procédure autorisée en garantissant une maîtrise parfaite des gestes techniques réalisés. La qualité des données expérimentales ainsi obtenues sera ainsi optimale, tout en réduisant l’impact négatif sur le bien-être des animaux en conséquence de gestes non maitrisés et mal réalisés. De plus, ce projet permettra, pour des utilisateurs expérimentés, de maintenir leur niveau de compétence technique dans la cadre de gestes effectués à intervalle de temps long.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang vigile et anesthésie dont le nombre et la fréquence suivent les recommandations EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development.
Impact sur les animaux
La formation à certains gestes techniques, bien que faiblement invasifs, peut constituer un risque pour la santé des animaux utilisés. En fonction du type de geste, des douleurs dans la zone où le geste est pratiqué,une augmentation du stress, une perte de poids, ou encore une réduction de la mobitilité pourront être observés. Cependant, il n’est pas attendu que ces effets persistent dans le temps, ni qu’ils soient systématiques en raison du strict encadrement par des tuteurs expérimentés. Avant chaque réalisation du geste technique, le collaborateur en formation et le tuteur s’assureront du bon état de santé de l’animal. De plus, les animaux identifiés pour la formation feront l'objet d'une surveillance accrue par les vétérinaires du centre.
Devenir
La procédure de ce projet est une procédure légère au cours de laquelle il n’est pas attendu d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Ainsi, si un vétérinaire rend un avis favorable, la plupart des animaux de ce projet pourront être réutilisés dans un autre projet autorisé, y compris le projet présent. Le vétérinaire prendra en compte l’effet cumulatif pour chaque animal (ou lot d’animaux pour les rongeurs) dans sa décision. Pour les animaux naïfs avant de commencer ce projet, il sera possible de les réutiliser dans des procédures légères ou modérées. Pour les animaux non naïfs au début de ce projet (c’est-à-dire ayant déjà été inclus dans au moins une autre procédure expérimentale), il sera privilégié la réutilisation dans des procédures sans réveil, bien qu’une utilisation dans des procédures légères ou modérées soient aussi possible. Enfin, la mise à l’adoption d’une partie des chiens est envisagée, après avis vétérinaire et de la SBEA.
Remplacement
Avant d’être formé aux gestes techniques sur un animal vivant, le personnel en formation effectuera un apprentissage des ces gestes sur des systèmes de substitution (mannequins, tissus artificiels, etc). Ces systèmes de substitutions seront mis en place de manière progressive au cours de la durée de ce projet.
Réduction
L’utilisation de système de substitutions (mannequins, tissus artificiels, etc) d’une part, et l’évaluation des compétences par un personnel qualifié avant passage à l’animal d’autre part permet de réduire le nombre d’animaux. Ces systèmes de substitution seront mis en place progressivement au cours de ce projet afin d’identifier et tester les plus adaptés aux gestes techniques et aux espèces utilisées dans les études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de candidat médicament. Ils seront mis à jour régulièrement selon l’avancée des connaissances techniques et scientifiques. De plus, dans la plupart des cas, les animaux utilisés dans le cadre de la formation sont des animaux ayant participé à des procédures expérimentales d’un niveau de gravité réelle légère ou modérée. Ceci permettra d’éviter le plus possible l’utilisation d’animaux naïfs uniquement dans un but démonstratif et éducatif. De même, des animaux ayant participés à la formation à des gestes techniques faiblement invasifs pourront être ensuite inclus dans d’autres projets, après consultation du servicevétérinaire et de la SBEA. Cette ré-utilisation permet de réduire jusqu’à 50% le nombre d’animaux utilisés uniquement pour la formation.
Raffinement
Les animaux utilisés en formation font l’objet d’une surveillance accrue de la part des animaliers, du service vétérinaire et de la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux, faisant a minima un point trimestriel sur le suivi des animaux en formation. Avant chaque pratique d’un geste technique. L’utilisation de grille de score comportemental et de bien-être permet de s’assurer du bon état de santé des animaux, et si besoin d’exclure de la formation ceux présentant des signes cliniques ou un comportement anormal et mettre en place un traitement adpaté si nécessaire. Chaque animal utilisé pour la formation à des gestes techniques possède une fiche individuelle sur laquelle est documentés, à chaque utilisation, le(s) type(s) de gestes techniques pratiqué(s) ( en précisant les volumes d’admistration et de prélèvement, les produits administrés, etc), ainsi que l’identification du collaborateur en formation et du tuteur présent lors de la session. Ces fiches individuelles sont consultables par le service vétériniare et la SBEA dans le cadre du suivi de l'utilisation des animaux en formation. Les volumes prélevés et adminitrés aux animaux de formation respectent les lignes directrices EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development afin de réduire le stress des animaux. Lorsque cela est possible (c’est-à-dire après un avis vétérinaire et de la SBEA), la ré-utilisation d’animaux issus d’autres procédures expérimentales permet d’avoir, pour la formation, des animaux habitués à la contention et à la réalisation des gestes techniques faiblement invasifs. Cela participe à la diminution du stress de l’animal et du collaborateur en formation. Enfin, le passage à la réalisation d’un geste technique sur l’animal vivant pourra se faire d’abord sous anesthésie afin de réduire le stress de la contention tant pour l’animal que le collaborateur en formation, et ce même si le geste est praticable sur un animal vigile.
Choix des espèces
Les études de sécurité et d’efficacité pré-clinique sont des études réglementaires (ICH M3(R2) et ICH S3A) in vivo qui nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces différentes. Les rongeurs, les lapins et les chiens sont trois types d’espèces fréquemment utilisés, il est donc important que le personnel soit formé sur ce type d’espèces. De plus, l’apprentissage de gestes techniques sur ces espèces permet ensuite de transposer les compétences acquises à d’autres espèces comme les primates non humains qui sont essentiels dans la recherche biomédicale mais dont l’utilisation dans un cadre de formation uniquement n’est pas règlementaire. L’âge des animaux utilisés dans la formation sera proche de l’âge des animaux lors des études. Pour les Rongeurs et Lapins, à partir de 8 semaines, et pour les chiens à partir de 6 mois.