Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 504
Souffrances
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Devenir
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 504

Les souris de ce projet sont croisées à répétition pour rendre plus sévère la maladie qu'elles portent, jusqu'à obtenir une atteinte musculaire massive, des troubles cardiaques et respiratoires et une mort précoce. 504 souris vont être utilisées, 468 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 36 un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Elles subissent une biopsie de la queue pour génotypage, puis six tests fonctionnels de force et d'endurance dès l'âge de 20 jours. Le porteur ne décrit comme effets attendus qu'une légère cambrure de la colonne, un léger écartement des membres postérieurs et un dandinement, alors que l'objet déclaré du projet est d'obtenir un modèle plus grave que ceux qui existent. Toutes seront tuées pour doser le sucre accumulé dans leurs muscles et leur cerveau.

Objectifs

Le but de ce projet est de développer un nouveau modèle animal plus représentatif de la forme infantile de la maladie de Pompe. La maladie de Pompe est causée par une défaillance du métabolisme du sucre, qui va s’accumuler dans les muscles et induire une faiblesse musculaire importante, des problèmes cardiaquse et respiratoires. Cette maladie est causée par une mutation dans l'ADN qui va entrainer une absence de l'alpha-glucosidase acide (GAA). Cette enzyme permet, chez une personne saine, d'utiliser le sucre, stocké dans les muscles, lors d'un effort musculaire. Le déficit en GAA va induire une augmentation du sucre dans les muscles et ainsi les détériorer. La forme infantile, est la forme la plus sévère de la maladie. S'ils ne sont pas traités, les nouveau-nés, atteint d’une forte faiblesse musculaire, dès la naissance, meurent généralement avant la deuxième année de vie. Un traitement est actuellement disponible : ce traitement ne soigne pas la maladie mais ralenti son développement, son efficacité est réduite au cours du temps et il reste très contraignant (injection toutes les deux semaines). Avec ce traitement, l’espérance de vie de ces enfants varie entre 3 et 7 ans. Pour étudier correctement cette maladie et développer un médicament efficace, nous avons besoin d’un modèle animal ayant, comme les bébés, une atteinte musculaire très importante ainsi que des problème cardiaque et respiratoire et une mortalité précoce.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de développer un modèle murin très sévère de la maladie de Pompe infantile. En effet, la forme infantile est la forme plus sévère, avec un décès du nouveau-né dès la deuxième année s’il n’est pas traité. Un traitement est actuellement disponible mais il reste très contraignant (injection toutes les deux semaines), couteux et perd en efficacité avec le temps (mortalité entre 3 et 7 ans). Le développement d’un modèle plus représentatif de la forme infantile de la maladie de Pompe nous permettra dans un second temps de valider le médicament que nous sommes en train de développer afin d’obtenir des data plus robuste en traitant des symptômes que nous n’avons pas dans les souris classiques de la maladie de Pompe.

Procédures

Les souriceaux seront génotypés grâce au prélèvement d'un petit bout de queue, cet acte durera moins de 15 secondes. Les souris réaliseront 6 différents tests d’évaluation fonctionnels afin de mesurer leur force, leur endurance, etc. Chaque test dure entre 30 secondes et 3 minutes.

Impact sur les animaux

Du stress lié à la manipulation est attendu sur les souris. Le génotypage des souris induira une légère douleur lors de la récupération d'un petit bout de queue. Chez les souris malades, des effets indésirables liés à la progression de la maladie de Pompe seront attendus (légère cambrure de la colonne vertébrale, léger écartement des membres postérieurs, dandinement lors de la marche, dos arqué, écartement des membres). Si l'atteinte musculaire des souris est trop importante, nous modifions l'agencement de la cage (boisson + nourriture au sol) pour faciliter le déplacement des souris et l'accès à la nourriture.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés, par une méthode réglementaire, à la fin de l’étude. Des prélèvements de différents tissus seront réalisés afin de mesurer la quantité de sucre dans les tissus (muscles, cerveau, etc.) signe de l'évolution de la maladie.

Remplacement

Les travaux réalisés précédemment sont encourageants pour développer un modèle plus sévère pour la maladie de Pompe infantile. Basé sur les résultats obtenus (accentuation du phénotype dès la première génération de souris), nous voulons poursuivre dans ce sens pour développer un modèle animal plus sévère. Nous ne pouvons donc pas remplacer le modèle murin dans ce contexte.

Réduction

Des tests statistiques ont été utilisé afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaire pour conduire à des résultats suffisent fiable.

Raffinement

Une nourriture adaptée pourrait être mise en place si les souris sont trop faibles. Les souris ne réaliseront pas plus de deux tests d'évaluations fonctionnels par jour afin de ne pas les stresser et fatiguer. Comme nous mettons en place une nouvelle colonie avec une maladie potentiellement plus sévère, les souris seront observées régulièrement et les points limites pourront être adaptés en fonction de nos observations.

Choix des espèces

Le modèle murin est un bon modèle pour étudier la maladie de Pompe puisque, comme chez l’homme, l’absence de GAA entraine une augmentation de sucre dans les muscles, ainsi qu’il perte de la force musculaire. De plus, le changement de fond génétique que nous voulons apporter ici à déjà montrer une augmentation de sévérité dans d’autres modèle murin. Nous réaliserons des tests d'évaluations fonctionnels précoce (20 jours, 1.5 et 3 mois) car si la maladie est suffisamment sévère, la faiblesse musculaire devrait se voir dans les premières semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 4871
Souffrances
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Devenir
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 4871

Injectées de cellules tumorales puis traitées tous les deux jours, une partie des souris subit aussi deux irradiations à trois jours d'intervalle, calibrées pour détruire leur moelle osseuse. 4 871 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour comprendre pourquoi les immunothérapies échouent chez une partie des patients. Toutes sont tuées, y compris les témoins sans tumeur, parce que l'étude porte sur les cellules contenues dans leurs organes. Le porteur écrit que ses procédures n'impliquent pas l'arrivée des animaux aux points limites, après avoir décrit une gêne respiratoire, une nécrose tumorale et une baisse de tonicité dans les derniers stades de la maladie.

Objectifs

Ce projet a pour but d’identifier le mode d’action des immunothérapies (IT) afin de mieux appréhender les échecs de ces traitements chez les patients/cancers non répondeurs. Dans cet objectif, il est dans un premier temps nécessaire de mieux comprendre les réactions immunitaires ayant cours durant les cancers et la façon dont elles sont modifiées par les IT. Cela devrait permettre de mettre en évidence les types cellulaires qui sont impliqués dans l’élimination de la tumeur et la façon dont ces cellules immunitaires tuent les cellules tumorales. En particulier, ce projet s’articule autour de 4 objectifs principaux : - Comprendre comment la tumeur et les IT modifient les cellules immunitaires infiltrant la tumeur - Comprendre comment la tumeur et les IT modifient la génération des cellules du SI à distance dans la moelle osseuse - Identifier les types cellulaires essentiels au fonctionnement des IT - Identifier les mécanismes d’action utilisés par le système immunitaire (SI) et activés par les IT pour lutter contre la tumeur Ce projet nécessite l'utilisation de plusieurs procédures censées reproduire a minima la diversité des cancers observés chez l’être humain. Nous nous focalisons sur trois types principaux de cancer à savoir le cancer du poumon, le cancer de la peau et les lymphomes. Ces cancers sont bien modélisés chez le petit animal et les traitements utilisés chez l'être humain fonctionnent sur les animaux. Cela permet de modéliser avec précision le contexte immunitaire de l’animal avec une certitude convenable que les effets puissent être, au moins en partie, similaires chez l’humain. Hautement translationnel, ce projet permet de tester rapidement la cohérence des résultats obtenus sur les modèles murins avec les observations réalisées sur deux cohortes de patients atteints de cancers et traités par IT. Ainsi, ce projet devrait permettre de mieux comprendre pourquoi une fraction significative de patients/cancer ne répondent pas aux IT, malgré les résultats très prometteurs observés chez les patients répondeurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples. Premièrement, la description de nouvelles cellules dans le cancer du poumon permettra d’établir de nouvelles pistes pour le ciblage thérapeutique des immunothérapies dans cette pathologie. Deuxièmement, la compréhension des mécanismes de fonctionnement des immunothérapies permettra de mieux comprendre la réponse des patients au traitement. Ici, nous estimons qu’il est probable que nous puissions proposer un biomarqueur circulant chez les patients permettant d’évaluer rapidement leur réponse au traitement (en 1 à 2 semaines) contrairement à 2 à 3 mois actuellement. Troisièmement, la description de nouvelles molécules et mécanismes des cellules myéloïdes impliquées dans la lutte contre les cancers permettra de proposer des traitements de synergie avec les immunothérapies visant spécifiquement les cellules myéloïdes. Ces traitements pourraient grandement améliorer la réponse des patients aux immunothérapies. Dans l’ensemble, ce projet tire sa cohérence de l’approche globale qu’il propose vis-à-vis du fonctionnement des immunothérapies. Ce projet est suffisamment diversifié pour résister à l’échec potentiel d’une sous-partie.

Procédures

Les animaux anesthésiés ou vigiles pourront être injectés une fois en sous-cutané, intra-péritonéal, ou intra-veineux d’une solution de cellules tumorales. L’anesthésie prend quelques minutes à agir et l’injection quelques secondes. Les animaux pourront subir des injections intra-péritonéales (animaux vigiles ou anesthésiés) ou intra-veineuses de traitement tous les deux jours. Du sang pourra être prélevé une fois sur les animaux anesthésiés avant leur mise à mort. Ce prélèvement se fera en quelques secondes. Les animaux ne se réveilleront pas entre le prélèvement et la mise à mort. Dans certains cas, une goutte de sang pourra être prélevée deux fois à huit jours d’intervalle. Pour certaines procédures, les animaux seront irradiés (deux irradiations seront réalisées à 3 jours d'intervalle; leur durée sera mise au point durant le projet, elle doit pouvoir conduire à une myélosuppression).

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus sur les animaux sont particulièrement liés à la croissance tumorale. En effet, l’ensemble des traitements utilisés ont été déjà publiés dans la littérature comme étant bien tolérés par les animaux dans les lignées de souris que nous utilisons. Néanmoins, la fréquence des injections peut tout de même entraîner une nuisance, de même que les prélèvements. Nous n’utilisons pas d’animaux ayant un phénotype dommageable, hormis une lignée qui sera hébergée dans des conditions la protégeant de toute infection, dans une cage individuelle sur portoir ventilé, la litière sera autoclavée, l’eau et les aliments irradiés, le matériel en contact avec les animaux sera au préalable autoclavé ou décontaminé. Ainsi, hormis les nuisances sporadiques parfois observées sur les animaux sains, l’initiation des possibles nuisances se fera à partir du début des expériences et pourra donc être promptement suivie selon un tableau de suivi des points limites. Les nuisances attendues en lien avec les croissances tumorales sont comme suit : - Pour les tumeurs pulmonaires : gène à la respiration, baisse de la tonicité générale et perte de poids dans les derniers stades du cancer. - Pour les tumeurs sous cutanées : Nécrose de la tumeur, gène à la locomotion et baisse de la tonicité générale dans les derniers stades de la maladie. Les procédures que nous utilisons, hormis l’étude de la survie, n’impliquent pas l’arrivée des animaux aux points limites.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car la plupart d’entre eux seront porteurs de tumeurs. De plus les animaux “contrôles”, non porteurs de tumeur, devront être mis à mort car nous nous intéressons aux cellules présentes dans les organes et devons nécessairement mettre les animaux à mort pour récupérer ces organes.

Remplacement

Dès qu’il est possible de remplacer un modèle murin par une modélisation in vitro, via de la culture cellulaire ou la conception d’organoïdes 3D nous le ferons, comme nous l’avons déjà fait par le passé. Cependant, ni la modélisation mathématique, ni les systèmes in vitro ne permettent d’étudier les effets du développement tumoral et les réponses immunitaires anti-tumorales induites par les tumeurs ou la vaccination. Nous nous intéressons à des cellules nouvelles non encore décrites et dont nous ne connaissons par les progéniteurs ni l’origine. Il est donc impossible de ne pas travailler sur l’animal. Dès que les cellules auront été décrites et les progéniteurs identifiés, nous tâcherons de mettre au point des méthodes de cultures in vitro pour en étudier la fonctionnalité au plus près sans impliquer les animaux dans des procédures expérimentales.

Réduction

Nous avons développé des méthodes permettant l'analyse d'un nombre élevé de paramètres immunologiques dans différents organes. Ces expériences permettent de réduire le nombre d’animaux impliqués dans les expériences en augmentant le nombre de données par animal. Les expériences de croissance de tumeurs seront effectuées avec 7 animaux en accord avec les calculs de puissance statistique. Les résultats seront analysés par tests statistiques non paramétriques. En outre, nous utiliserons des animaux mâles et femelles pour réduire le nombre d’animaux non impliqués dans des expérimentations dans les lignées de souris génétiquement modifiées. Deux irradiations seront réalisées à 3 jours d'intervalle.

Raffinement

Dans la mesure du possible, les animaux ne seront pas laissés seuls dans leur cage. Les expériences impliquant le développement de tumeurs seront pratiquées en accord avec les points limites acceptables définis dans la littérature. Afin de minimiser l'impact des procédures, nous allons anesthésier les souris avant d'injecter les tumeurs. Les signes cliniques permettant d’évaluer l’état de douleur ou détresse seront évalués tous les 3 jours afin de mettre à mort les animaux dépassant un certain niveau de souffrance défini par un point limite intégrant plusieurs critères. Pour éviter des lésions sur les tumeurs palpables, de la litière à base de cellulose sera utilisée dans les cages, dès que la taille ou l’aspect de la tumeur le nécessitera. Du Gel hydrique et/ou des réhydratations en sous-cutanée seront donnés aux animaux ayant du mal à se nourrir, s’abreuver ou avec des poils hérissés (signe d’un défaut d’alimentation). Si les animaux présentent des signes d’hypothermie, les cages seront chauffées. Des maisonnettes en carton ou des tubes (carton ou plastique) pourront être introduits dans les cages de stabulation en guise d’enrichissement. La lignée immunodéprimée à phénotype dommageable sera hébergée dans des conditions la protégeant de toute infection.

Choix des espèces

Le système immunitaire de la souris est très proche de celui de l’être humain. Cette espèce a une reproduction facilement manipulable avec un temps de gestation court et plusieurs individus par portée, donc des conditions d’élevage optimales. De plus, ce modèle étant très étudié, il y a une vaste expertise technique et scientifique autour de son utilisation et de nombreux outils sont déjà disponibles (anticorps, molécules inhibitrices/activatrices, modèles de souris génétiquement modifiées…). La souris est donc le modèle le plus pertinent pour notre étude. Les animaux seront mis en expérimentation à l'âge adulte à partir de 8 semaines après leur naissance et jusqu’à 25 semaines environ. Cela permettra d’étudier un système immunitaire mature proche de celui de l’être humain.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 119170
Rats : 660
Souffrances
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Devenir
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Fournir aux chercheurs des lots d'animaux au génotype vérifié : c'est l'objet déclaré d'un projet qui porte sur 119 170 souris et 660 rats, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit un seul prélèvement, un poinçon dans l'oreille en routine, parfois un morceau de queue entre quatorze et dix-sept jours de vie, très rarement une prise de sang. Le porteur décrit des nuisances "légères et brèves" tout en listant inflammation, œdème, hématome et saignement au point de prélèvement, et l'effectif de 119 830 animaux n'est appuyé par aucun calcul. Une partie part vers d'autres établissements pour y être expérimentée, une autre sert à l'élevage, et les animaux dont le génotype ne convient pas aux croisements ou dont la fécondité baisse sont tués.

Objectifs

Notre établissement héberge dans ces animaleries différentes lignées de souris et de rats génétiquement altérées pour le compte de chercheurs externes au laboratoire. Ce projet a pour objectif de décrire les méthodes de prélèvement d’échantillons biologiques (tissu, sang) pour les contrôles génétique (génotype) d’animaux en élevage. Ces analyses permettent de surveiller et préserver la qualité génétique des modèles élevés dans notre unité afin de fournir aux chercheurs les lots expérimentaux maîtrisés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages avec divers enrichissements. Le prélèvement invasif pour le génotypage est dissocié de l’intervention d’identification. Le génotypage ne sera pas systématique lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons ainsi uniquement les reproducteurs. Le prélèvement sanguin n'est pas utilisé fréquemment pour le génotypage et sera utilisé uniquement pour les protocoles particuliers. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser ces techniques rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal. Par ailleurs, les animaux seront suivis tous les jours et, si lors de la surveillance journalière un animal présente des signes cliniques suite au prélèvement, une grille d’évaluation de signes cliniques sera appliquée par les zootechniciens, et la vétérinaire et/ou la SBEA sera sollicitée pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement (par exemple : enrichissement supplémentaire, croquettes humides et/ou aliment gélifié déposés dans la cage).

Bénéfices attendus

Les prélèvements décrits sont effectués pour les analyses qui permettent de surveiller et préserver la qualité génétique des modèles élevés dans notre établissement afin de fournir aux chercheurs les lots expérimentaux maîtrisés.

Procédures

Un seul prélèvement par animal sera réalisé pour génotypage : - de tissu par poinçon (oreille, en routine) ou à l’aide d’un ciseau (oreille en routine, queue exceptionnellement), ou - de sang, très rarement (par la veine en sub-mandibulaire). Si les résultats obtenus ne sont pas clairs pour interprétation, nous referons l’analyse sur l'échantillon prélevé qui sera conservé. Si les résultats ne sont pas concluants après ce deuxième test, un échantillonnage supplémentaire (oreille ou sang) sera exceptionnellement effectué sur le même animal. Dans ce cas, il y aura a minima une semaine d’écart entre les deux prélèvements sur le même animal. Ces interventions durent moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

La manipulation pour les prélèvements peut provoquer un léger stress chez l'animal. Les signes cliniques (inflammation, œdème, hématome, saignement) sur le site de prélèvement sont possibles mais le plus souvent évités si la biopsie est bien exécutée. La biopsie de l’oreille (réalisée en routine) provoque moins d’inconfort que celle de la queue parce qu’elle ne touche pas un tissu osseux. La biopsie de l'oreille ne sera jamais effectuée chez les souris âgées de moins de 2 semaines compte tenu de la petite taille de leurs oreilles. La biopsie de la queue sera effectuée seulement si la biopsie de l'oreille ne convient pas à l'étude (justification scientifique) et après l'avis favorable de la SBEA. Cette technique pourra être effectuée seulement chez les jeunes souris (âgées de 14 à 17 jours) pour éviter de toucher aux vertèbres distales ayant atteint la maturité, et la taille de l’échantillon prélevé devra être la plus petite possible pour permettre le génotypage. Le prélèvement sanguin n'est pas utilisé fréquemment et sera réalisé pour des analyses particulières. Le volume prélevé dépendra du poids de l'animal et, compte tenu du risque de choc hypovolémique chez les jeunes animaux, sera réalisé uniquement sur des animaux âgés de 2 mois ou plus. Les prélèvements ne sont réalisés qu’une fois par animal et durent moins de 30 secondes. Les nuisances liées à ces techniques seront légères et brèves. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser ces techniques rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal.

Devenir

Une partie des animaux portant le génotype d’intérêt sera expédiée dans d’autres établissements utilisateurs pour expérimentation. Une autre partie des animaux sera utilisée pour l’élevage ou l’expérimentation dans notre établissement. Les animaux utilisés pour l’élevage seront mis à mort si non nécessaires pour maintenir l’élevage (e.g. si génotype sans intérêt pour les schémas de croisements, surplus, ou si leur fécondité est réduite du fait de leur âge). Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d’évaluation seront mis à mort.

Remplacement

Les modèles de souris et de rats concernés par ce projet générique sont inscrits dans différents projets scientifiques extérieurs à notre laboratoire. Les porteurs de projets apporteront dans chacune de leurs DAP d'utilisation des précisions sur les alternatives non animales disponibles et expliqueront pourquoi elles ne peuvent pas être utilisées aux fins du projet.

Réduction

Le prélèvement pour génotypage sera réalisé uniquement sur les animaux reproducteurs lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote et ne sera pas systématique pour les autres lignées, mais limité aux besoins de l’élevage ou de l’expérimentation pour les EU destinataires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages de taille réglementaire avec divers enrichissements (tunnel et/ou dômes en polycarbonate transparent rouge, frisure de papier kraft et/ou du celluron et/ou des granulés ou bois de rongeage). Les animaleries de notre unité ont un contrôle sanitaire périodique. Les prélèvements pour les analyses durent moins de 30 secondes. Nous réaliserons en routine uniquement le prélèvement à l’oreille. Le prélèvement de la queue et du sang n'est pas utilisé fréquemment pour le génotypage et sera utilisé uniquement pour les protocoles particuliers. Le génotypage ne sera pas systématique lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons ainsi uniquement les reproducteurs. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser les techniques de prélèvements rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal. Par ailleurs, si lors de la surveillance journalière un animal présente des signes cliniques suite au prélèvement, une grille d’évaluation de signes cliniques sera appliquée par les zootechniciens, et la vétérinaire et/ou la SBEA sera sollicitée pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement (par exemple : enrichissement supplémentaire, croquettes humides et/ou aliment gélifié déposés dans la cage, soin sur le site du prélèvement).

Choix des espèces

La souris et le rat sont parmi des modèles d'animaux les plus utilisés dans la recherche en raison de leurs nombreuses similitudes avec l’homme. De plus, le choix de ces modèles est dépendant des protocoles déjà existants et décrits dans la littérature permettant ainsi des échanges internationaux au sein de la communauté scientifique. Les justifications techniques et scientifiques détaillées pour chaque lignée utilisée seront apportées dans les projets « utilisateurs » (DAP spécifique). Une partie des animaux sera utilisée pour les croisements dès l’âge de deux mois et ce jusqu’à un âge où le taux de fécondité est maintenu stable selon la souche. Une autre partie sera utilisée dans notre établissement ou envoyée dans d’autres établissements pour expérimentation selon l’âge d’utilisation dans de différents projets scientifiques. Les animaux en élevage pourront être prélevés pour les analyses à différents âges selon la technique utilisée : - 15 jours ou plus pour le prélèvement à l'oreille (ne sera jamais effectué avant cet âge compte tenu de la petite taille des oreilles) - entre 14 et 17 jours pour le prélèvement de la queue (pour éviter de toucher aux vertèbres distales ayant atteint la maturité) - 2 mois ou plus pour le prélèvement de sang (compte tenu du risque de choc hypovolémique chez les jeunes animaux).

Évaluation et suivi du bien-être animal

(NTS-FR-929291v1 – 12/06/2024)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 37400
Rats : 1430
Souffrances
▲ -
▲ 38830
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Devenir
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 38830

Moins de trente secondes, un poinçon dans le pavillon de l'oreille, une fois par animal : c'est le seul geste décrit pour 37 400 souris et 1 430 rats, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet s'intitule "Évaluation et suivi du bien-être animal" et sert à héberger, croiser et produire des lignées génétiquement modifiées pour le compte de chercheurs extérieurs à l'établissement. Une partie des animaux part vers d'autres établissements pour y être expérimentée, une autre reste pour l'élevage, et le porteur indique que les surnuméraires, ceux dont le génotype ne sert pas aux croisements et les reproducteurs dont la fécondité baisse avec l'âge sont mis à mort. Les lignées concernées sont immunodéficientes, hémophiles ou porteuses d'un phénotype qui n'apparaît qu'avec l'âge, ces dernières étant expédiées ailleurs ou tuées avant que la tumeur ou la dystrophie musculaire ne se déclare.

Objectifs

Un phénotype est considéré comme dommageable si les animaux de la lignée sont susceptibles de ressentir, du fait de l’altération génétique, une douleur, une détresse, une souffrance ou un préjudice durable équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Aussi, toutes lignées avec un phénotype dommageable même s’il ne s’exprime pas dans des conditions qui permettent d’éviter son expression chez les animaux hébergés doivent être encadrées par une autorisation de projet. Notre établissement héberge différentes lignées de souris et de rats génétiquement altérées pour le compte de chercheurs externes au laboratoire et donc selon les projets, l’unité peut accueillir ou produire des lignées à phénotype dommageable. Ce projet a deux objectifs : - L’évaluation du bien-être animal par la mise en place d’une procédure d’identification et de caractérisation d’un phénotype dommageable (procédure 1). - Mise en place de raffinement afin que le phénotype ne s’exprime pas au sein de l’établissement, on parle ici de phénotype dommageable potentiel non exprimé dans nos conditions d’élevage (procédure 2). PROCÉDURE 1 Evaluation du bien-être animal, cette procédure s’applique à : 1. La réception d’une nouvelle lignée. 2. La création d’une nouvelle lignée par croisement entre deux lignées génétiquement altérées. Les animaux seront suivis avec la grille d’évaluation du bien-être animal au moins une fois par semaine. Suite à cette évaluation, les lignées seront classées comme suit : - lignée à phénotype NON DOMMAGEABLE ; - lignée à phénotype DOMMAGEABLE NON EXPRIMÉ, ces animaux entrent dans la procédure 2 ; - lignée à phénotype DOMMAGEABLE EXPRIMÉ, nécessité d’une DAP spécifique pour la prise en charge de ces animaux. PROCÉDURE 2 Cette procédure ne concerne que les lignées qui à l’issue de la procédure 1 de ce projet ont été identifiées comme lignée à phénotype dommageable non exprimé. Plusieurs types de lignées entrent dans cette catégorie : - les lignées immunodéficientes, - les lignées hémophiles, - les lignées pour lesquelles le phénotype dommageable ne s’exprime que pour un génotype donné, - et les lignées dont le phénotype dommageable apparait à un âge défini. Le but de cette procédure est de mettre en place une surveillance du bien-être de ces animaux afin de s’assurer que les raffinements mis en place permettent que le phénotype dommageable ne s’exprime pas.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est la détection et la prise en charge précoce d’un phénotype dommageable potentiel et par conséquent d’une éventuelle douleur pour éviter que cette dernière s'exprime. La procédure 1 permettra de définir et mettre en place une méthode générique d’évaluation du bien-être animal lors de la réception ou de la création par croisement de nouvelles lignées dans l’établissement. La procédure 2 permettra de gérer différents types de lignées ayant un phénotype dommageable potentiel mais non exprimé au sein de l’établissement avec des raffinements adaptés. Elle précise également les modalités de surveillance du bien-être de ces lignées afin de confirmer l’absence des nuisances. Ces deux procédures permettront ainsi d’élever différents modèles de souris ou de rat de chercheurs extérieurs à notre laboratoire pour les intégrer dans leurs projets de recherche avec les différents bénéfices précisés dans chaque projet d’utilisation (DAP spécifique).

Procédures

Une partie des animaux sera prélevée à l’oreille afin de réaliser le génotypage. Cette méthode consiste à prélever un petit échantillon de tissu sur la périphérie du pavillon de l’oreille où le tissu est le plus mince, à l’aide d’un poinçon ou d’un ciseau. Cette intervention n’est réalisée qu’une fois par animal et dure moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les lignées IMMUNODÉFICIENTES peuvent présenter différents niveaux de déficits immunitaires dont certains se traduisent en caractéristiques phénotypiques variées (développement des infections, baisse de fécondité, mortalité précoce, diarrhées, etc.). Ces animaux seront hébergés en isolateurs ou en portoirs ventilés, en conditions sanitaires de type « SOPF » (sans opportuniste, ni pathogène) qui permettent d’éviter les nuisances liées à l’immunodéficience. Les lignées HÉMOPHILES (déficientes pour des gènes codant pour les facteurs de coagulation) sont caractérisées par le temps de saignement prolongé uniquement en cas de section de la veine de la queue, qui ne sera pas pratiquée dans notre établissement pour éviter les nuisances. Ces animaux seront prélevés uniquement à l’oreille pour le génotypage et l'identification (un seul prélèvement), qui ne provoque pas de saignement prolongé sur ces lignées. Par ailleurs, le génotypage et l’identification ne seront pas systématiques puisqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons et identifierons ainsi uniquement les reproducteurs. D'autres caractéristiques possibles de ces lignées qui n'ont pas été observées dans nos conditions d'élevage sont : le saignement spontané pouvant entraîner un gonflement/hématome (joue, pattes postérieures) et la mort prématurée après des bagarres en raison d'hémorragies internes. Cependant, une attention particulière sera apportée en cas d'agressivité entre animaux et, si cela est constaté, les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Les lignées à phénotype TARDIF lié à l’âge (par exemple : développement de tumeurs ou de dystrophie musculaire entraînant dégénérescence progressive des muscles et une faiblesse musculaire) seront systématiquement expédiées pour expérimentation dans un autre établissement ou mises à mort avant occurrence de la nuisance. Les lignées à phénotype lié au GÉNOTYPE seront maintenues avec un schéma d’accouplement connu pour ne pas générer d’animaux au phénotype dommageable. Aucune nuisance n'est prévue lorsque l'élevage est effectué dans nos conditions d’hébergement. Néanmoins, dès qu’un animal présente un score = 1, la surveillance sera quotidienne et la vétérinaire et/ou la SBEA seront sollicités pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement.

Devenir

Une partie des animaux portant le génotype d’intérêt sera expédiée dans d’autres établissements utilisateurs pour expérimentation. Une autre partie des animaux sera utilisée pour l’élevage ou l’expérimentation dans notre établissement. Les animaux utilisés pour l’élevage seront mis à mort si non nécessaires pour maintenir l’élevage (e.g. si génotype sans intérêt pour les schémas de croisements, surplus, ou si leur fécondité est réduite du fait de leur âge). Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d’évaluation seront mis à mort.

Remplacement

Les modèles de souris et de rats concernés par ce projet générique sont inscrits dans différents projets scientifiques extérieurs à notre laboratoire. Les porteurs de projets apporteront dans chacune de leurs DAP d'utilisation des précisions sur les alternatives non animales disponibles et expliqueront pourquoi elles ne peuvent pas être utilisées aux fins du projet.

Réduction

Nous mettons en place le nombre minimal d’accouplements nécessaires pour produire sur demande les lots expérimentaux pour chaque porteur de projet. Le but étant de limiter au maximum le nombre d’animaux et, si aucune expérimentation n’est planifiée, les lignées seront maintenues au minimum. La production des animaux sera ainsi planifiée et suivie par l’expérimentateur et les zootechniciens afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Le nombre de reproducteurs, le schéma de croisement et la durée d’accouplement seront définies en amont de la mise en place des croisements. Ces paramètres seront définis en fonction des objectifs et des différentes caractéristiques connues des lignées (fertilité des reproducteurs, viabilité de la descendance, nombre d’animaux/portée, ratio génotypes). Les lignées à phénotype dommageable potentiel lié au génotype seront maintenues avec un schéma d’accouplement connu pour ne pas générer d’animaux au phénotype dommageable. Les élevages seront suivis via les fichiers de l'élevage. Le nombre total d’animaux indiqué comprend les animaux pour accouplements et les animaux issus des accouplements et nécessaires pour l’expérimentation pour les projets scientifiques associés. Les chercheurs sont fortement conseillés de procéder au cryoarchivage de leurs lignées et de ne pas les garder sous forme respirant en fin de leurs projets expérimentaux. La SBEA prendra, le cas échéant, le contact avec le chercheur pour argumenter l’arrêt d’élevage et la cryoconservation de souche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages avec divers enrichissements. Pour les souris, elles sont hébergées en cage de type « II long » à 6 animaux maximum à partir du sevrage et à 4 animaux maximum au sevrage pour les cages de type « I long ». Pour les rats, ils sont hébergés en cage dite « 900 » à 2 animaux pour un poids individuel maximum de 600g ou à 3 maximum dans les cages dites « 1800 ». Les animaleries de notre unité ont un contrôle sanitaire périodique. Les animaux d’âge représentatif et de génotype pertinent seront suivis avec la grille d’évaluation et de surveillance du bien-être animal contenant des points limites précoces à minima une fois par semaine et ce jusqu'à leur mise à mort, décès ou l’envoi vers l’établissement utilisateur où sera réalisée l’expérimentation. Dans la procédure 2, en plus du suivi avec la grille de surveillance, des méthodes de raffinement spécifique au type de dommages potentiels seront mises en place pour éviter l’expression de ces phénotypes. Les lignées IMMUNODÉFICIENTES seront ainsi hébergées en isolateurs ou en portoirs ventilés, en conditions sanitaires de type « SOPF » (sans opportuniste, ni pathogène). Les lignées HÉMOPHILES seront prélevées uniquement à l’oreille pour le génotypage et l'identification (un seul prélèvement). Par ailleurs, le génotypage et l’identification ne seront pas systématiques puisqu’il s’agit de modifications en homozygote. Nous prélèverons et identifierons ainsi uniquement les reproducteurs. Une attention particulière sera apportée en cas d'agressivité entre animaux et, si cela est constaté, les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Par ailleurs, nous ne rassemblerons pas de mâles issus d'accouplements différents lors du sevrage pour limiter le risque de bagarres. Si nous devons le faire pour éviter d'isoler un mâle, nous rajouterons de l'enrichissement dans la cage et les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Les lignées à phénotype TARDIF lié à l’âge seront expédiées pour expérimentation dans un autre établissement ou mises à mort avant occurrence de la nuisance.

Choix des espèces

La souris et le rat sont parmi des modèles d'animaux les plus utilisés dans la recherche en raison de leurs nombreuses similitudes avec l’homme. De plus, le choix de ces modèles est dépendant des protocoles déjà existants et décrits dans la littérature permettant ainsi des échanges internationaux au sein de la communauté scientifique. Les justifications techniques et scientifiques détaillées pour chaque lignée utilisée seront apportées dans les projets « utilisateurs » (DAP spécifique). Une partie des animaux sera utilisée pour les croisements dès l’âge de deux mois et ce jusqu’à un âge où le taux de fécondité est maintenu stable selon la souche ou jusqu’au point précoce de l’expression d’un phénotype tardif. Une autre partie sera utilisée dans notre établissement ou envoyée dans d’autres établissements pour expérimentation selon l’âge d’utilisation dans de différents projets scientifiques ou avant l'expression d'un phénotype tardif lié à l’âge.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 84330
Rats : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 87330
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 87330

Un millimètre de queue coupé, une fois par animal, c'est la procédure appliquée à 84 330 souris et 3 000 rats, dans des actes déclarés d'un niveau de souffrance léger. Ce prélèvement sert au génotypage d'animaux génétiquement altérés produits pour la cancérologie, la cardiologie, la neurologie ou les maladies métaboliques, et l'établissement héberge aussi des lignées immunodéprimées. Le porteur écrit que les individus dont le génotype ne présente pas d'intérêt seront mis à mort et que les autres partiront vers d'autres projets, sans jamais indiquer quelle proportion est concernée. Il évoque des méthodes moins invasives, génotypage par la salive ou prélèvement par buvard sur les aérations, en les décrivant comme des pistes encore à l'étude.

Objectifs

Notre établissement utilisateur produit des animaux génétiquement altérés dédiés à la recherche scientifique dans divers domaines tel que la cancérologie, cardiologie, neurologie, maladies métaboliques etc. Pour cela, nous utilisons une méthode de prélèvement de queue pour la caractérisation génétique. De plus, nous hébergeons des lignées immunodéprimées pour certains projets expérimentaux.

Bénéfices attendus

Les lignées immunodéprimées ont pour objectif de répondre à des questions scientifiques dans le domaine de l’immuno-oncologie ou pour le maintien d’un statut sanitaire SPF avec les sentinelles. Le génotypage permet la caractérisation génétique des lignées génétiquement altérées avec (animaux immunodéprimés) ou sans phénotype dommageable pour optimiser la gestion des élevages et la production des animaux pour les projets scientifiques des différentes structures travailant dans notre animalerie (thématiques développées : cancérologie, digestif, cardiaque, osseux...).

Procédures

Prélèvement de queue (1mm), une seule fois.

Impact sur les animaux

La biopsie au niveau de la queue peut entrainer de la douleur et du stress chez l'animal. L’immunodépression fragilise les animaux d’un point de vu immunitaire, mais cela n’impacte pas leur bien être tant qu’ils sont maintenus dans des conditions d’hébergement adaptées.

Devenir

Les animaux sont prévus pour une utilisation continue dans divers projets scientifiques. La biopsie de queue permet le gnéotypage et en fonction des croisement effectués permettra d'identifier les animaux utiles aux études. Ceux dont le génotype ne serait pas d'intérêt seront mis à mort en sachant que les croisements sont réalisés de manière à optimiser au maximum la génération d'animaux à génotypes intéressants.

Remplacement

Jusqu’à présent la méthode de biopsie de queue était la plus efficace pour identifier génétiquement les animaux. Cependant nous réfléchissons à mettre en place des méthodes moins invasives tel que le génotypage via prélèvement de la salive. La difficulté d’une méthode non invasive est qu’elle doit être applicable à tous et implique d'avoir une méthode génotypage standard avec des kits commerciaux, ce qui n'est pas le cas dans toutes les équipes de recherche. Nécessité d’utilisation des animaux pour l’objectif de projets en immuno-oncologie. Concernant les sentinelles, nous sommes en cours de développement d’une méthode de prélèvement par buvard directement au niveau des aérations, ce qui nous affranchirai de l’utilisation des animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est basé sur les statistiques des années précédentes et en lien avec les différents besoins en fonction des projets scientifiques. Ce dernier reste suffisamment important pour pouvoir y inclure de futurs projets d’ici les 5 prochaines années. Néanmoins nous avons pu observer une baisse de production des animaux d’élevage depuis 2020. Nous réfléchissons à développer des méthodes de génotypage moins invasives tel que le prélèvement par la salive. Concernant les sentinelles, nous sommes en cours de développement d’une méthode alternative aux animaux de prélèvement par buvard directement au niveau des aérations, ce qui nous affranchirai de l’utilisation des animaux. Lorsqu’une lignée n’a plus d’intérêt scientifique à long terme, nous optons de plus en plus pour un arrêt de cette dernière et d’envisager une méthode de conservation autre tel que la cryoconservation.

Raffinement

La biopsie de queue est réalisée lors du baguage soit en vigile soit sous anesthésie générale. Cette méthode est approuvée, précise, rapide (quelques secondes), standardisée et réalisée par du personnel formé, ce qui limite les effets de stress et douleurs chez les animaux. L’anesthésie permet de favoriser la bonne pose de la bague et le prélèvement de queue dans un environnement plus confortable pour le manipulateur et l’animal. L’immunodépression fragilise les animaux d’un point de vu immunitaire, mais cela n’impacte pas leur bien être tant qu’ils sont maintenus dans des conditions d’hébergement adaptés avec un statut sanitaire stricte et une fréquence de change rapprochée. Dans toutes les préocédures des points limites précoces sont mis en place afin de minimiser au maximum la douleur des animaux.

Choix des espèces

Nous avons majoritairement des élevages de souris et un petit élevage de rats. Ces animaux sont utilisés en fonction des besoins pour les différents projets scientifiques. Les animaux restent à minima le temps du sevrage de ces deniers, soit 3 semaines (21jours), ils sortent ensuite en fonction des âges utilisés dans les projets pour lesquels ils sont produits. La biopsie de queue quand elle est nécessaire est réalisée entre 1 semaine et 3 semaines d'âge en fonction de l'âge auxquels les animaux seront utilisés dans les études ultérieures.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 2976
Souffrances
▲ -
▲ 2976
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2976
 -

2 976 poules et coqs vont être utilisés pour aboutir à seulement 16 coqs et 48 poules reproducteurs par génération et par lignée, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque individu subit jusqu'à trois prises de sang sur animal vigile, parfois au sinus occipital, geste dont le porteur reconnaît qu'il peut causer des lésions cérébrales. L'élevage se déroule sous restriction alimentaire permanente et en cages collectives redécoupées, avec des risques de picage, de plaies cutanées et d'atteintes locomotrices, sur environ 42 semaines. Les survivants seront réutilisés dans d'autres protocoles, la finalité étant de sélectionner des poulets plus efficaces à digérer leur aliment pour la filière avicole.

Objectifs

Initiée en 2004, la sélection divergente a permis de créer un modèle d’étude très original de l’efficacité des animaux à digérer leur aliment, un déterminant majeur de l’efficacité alimentaire et de l’impact environnemental de la production du poulet de chair. Les études génétiques et génomiques menées sur les deux lignées ont d’ores et déjà permis de suggérer plusieurs gènes candidats et zones du génome candidates au déterminisme de ce caractère. Un biomarqueur a récemment été identifié sur ce caractère. Il s’agit de la colorimétrie du sérum qui est fortement corrélé à l’efficacité digestive. Le présent projet vise d’une part à poursuivre la sélection des animaux sur l’efficacité digestive grâce à ce biomarqueur, beaucoup moins contraignant en termes de bien-être animal que les mesures précédentes (bilan digestif avec placement des animaux en cage individuelle) afin d’approfondir les recherches de gènes impliqués, et d’autre part se maintenir les deux lignées divergentes en optimisant les inséminations artificielles pour éviter la consanguinité

Bénéfices attendus

Grâce au maintien de lignées de poulet uniques, sélectionnées de façon divergente sur le l’efficacité digestive, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des animaux à un aliment changeant en réponse au changement climatique, tout en maintenant les performances et en limitant l’impact environnemental de l’élevage avicole. Cette sélection, en exacerbant les différences naturellement présentes chez les animaux, permettra de mettre en évidence des marqueurs génétiques utilisables en sélection ou des marqueurs biologiques utilisables en élevage. Le projet permettra ainsi de contribuer à l’élaboration de stratégies de sélection durables.

Procédures

Les animaux seront soumis à un maximum de 3 prises de sang réalisés sur animaux vigiles. Ceci représente au total 3 minutes de procédure (1/prise de sang) La taille des cages collectives sera sur une période maximale de 5 semaines divisé en deux pour constituer à partir d'un groupe de 6 poules, 2 groupes de 3 poules. Les animaux seront soumis à une restriction alimentaire dû à une distribution de la nourriture sous forme de repas avec des quantités limités pour limiter l'obésité chez les animaux. Ceci sera faite sur l'ensemble de la période d'élevage en cage

Impact sur les animaux

Le passage à la cage collective change la structure sociale du groupe et provoque intrinsèquement des risques de picage entre les animaux pouvant conduire à des plaies cutanées plus ou moins profondes et étendues. Ce phénomène peut se reproduire au moment où l’on sépare les cages de femelles en 2, puis au moment où l’on supprime cette séparation après la reproduction. Il est aussi possible d’observer des atteintes à l’appareil locomoteur. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est aussi possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu aux causes parfois non définies avant une autopsie. L’expression des comportements alimentaire est restreint du fait de la restriction alimentaire. Enfin, la réalisation d’une prise de sang est susceptible de conduire à la formation d’un hématome. Si elle est effectuée au niveau du sinus occipital, des lésions cérébrales peuvent être observées. La prise de sang implique également une contention brève (1 minute) qui peut provoquer un stress chez l’animal momentanément privé de sa liberté de mouvement.

Devenir

Nous utilisons ici nos individus pour permettre la production d'une descendance. Nos animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de les réutilisés dans des protocoles de recherche nécessitant des individus de cette lignée.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir une population d’animaux vivant avec un caractère d’intérêt agronomique. Il n’est pas possible d’avoir cette démarche sans l’utilisation de ceux-ci.

Réduction

Au total, 2976 animaux seront requis pour la réalisation de 1 à 3 prises de sang. Cet effectif a été calculé pour permettre d’avoir une base de sélection suffisante pour sélectionner les animaux sur leurs performances de colorimétrie et aboutir à l’obtention à la mise en reproduction de 16 coqs et 48 poules par génération et par lignée. Avec ces effectifs, nous avons estimé grâce à des outils de génétique des populations que nous arriverons à maintenir suffisamment de variabilité géntitique pour effectuer notre sélection. Or, maintenir la variabilité génétique et contrôler la consanguinité sont des éléments indispensables pour maintenir une population animale en bonne santé.

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Les animaux en cage collective auront à leur disposition divers combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu, un isoloir sera inclus dans une extrémité des cages pour permettre aux animaux une zone de cache. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux zootechniciens chargés du suivi des animaux. Raffinement de la procédure: Cas de la prise de sang au sinus occipital: afin de réduire le risque de lésions cérébrales pouvant être associé à la réalisation d'un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu'il positionnera sur son aiguille afin d'éviter tout possibilité d'enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d'injection évite l'arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter également la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvement erratiques des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang. Les personnes affectées à cette tâche seront des personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur la volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Cas de la prise de sang effectué à la veine alaire ou jugulaire: afin d'améliorer l'accès à ses veines, de l'alcool à 70°C sera appliqué au niveau du site d'injection pour désinfecter la zone de prélèvement mais aussi pour profiter des capacités de vasodilatation de ce produit rendant la ponction plus simple. De même un point de compression sera effectué et deux expérimentateurs seront mobilisés.

Choix des espèces

L’efficacité à digérer les régimes avicoles est associée à la poule domestique. La sélection sur ce critère a été faite sur cette espèce. C’est pourquoi nous l’avons choisi ici. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte d’environ 42 semaines pour suivre les performances colorimétrie du sérum, de croissance et de reproduction, produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi couvrir les besoins en individus demandés par les projets de recherche s’appuyant sur ce phénotype.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 1560
Souffrances
▲ -
▲ 1560
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 1560
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Piquées deux fois à l'aiguille pour un prélèvement de 2 mL, parfois au sinus occipital avec un risque de lésion cérébrale, 1 560 poules subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger avant d'être réutilisées dans d'autres protocoles. L'élevage court jusqu'à 42 semaines sous restriction alimentaire, en cages collectives où le porteur reconnaît des risques de picage pouvant causer des plaies cutanées profondes et des atteintes locomotrices. Il écrit qu'il n'est "pas possible" de maintenir une population porteuse d'un caractère d'intérêt agronomique sans utiliser ces animaux. La finalité est zootechnique et commerciale, maintenir deux lignées sélectionnées sur le pH ultime de la viande, qui en détermine les qualités sensorielle et technologique.

Objectifs

La sélection d'animaux présentant des caractéristiques agronomiques d’intérêt permet de conduire des recherches sur les mécanismes physiologiques et génétiques contrôlant ces caractères. Le projet vise à maintenir des lignées sélectionnées de façon divergente sur le pH ultime, mesure de l’acidité finale de la viande et qui détermine ses qualités sensorielle et technologique. Ces recherches visent à promouvoir des systèmes agricoles fournissant une alimentation saine et de qualité.

Bénéfices attendus

Grâce au maintien de lignées de poulet uniques, sélectionnées de façon divergente sur le pH ultime de la viande, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’élaboration de la qualité de la viande de volaille (première viande produite au monde) et de développer des outils de progrès utilisables en sélection (marqueurs génétiques) ou en élevage (marqueurs biologiques). Le projet permettra également de mieux comprendre l’impact des variations de réserves énergétiques musculaires sur des indicateurs de robustesse de l’animal (qualité du poussin, capacité reproductive, santé osseuse) et de contribuer à l’élaboration de stratégies de sélection durables.

Procédures

Deux prises de sang de 2 mL d'une durée de moins d'une minute seront effectuées: l'une servira à établir la parenté des individus l'autre à contrôler l'efficacité de la couverture vaccinale.

Impact sur les animaux

Un stress lié au passage en cage collective peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. La mise en cage peut également modifier la structure sociale du groupe, entraînant des comportements de dominance-dominé qui peuvent être observés jusqu'à ce que la structure sociale se rétablisse. Le passage à la cage collective comporte intrinsèquement des risques de picage entre les animaux, pouvant entraîner des plaies cutanées plus ou moins profondes et étendues, ainsi que des atteintes à l'appareil locomoteur. Au cours des élevages de longue durée comme celui-ci, une dégradation de l'état général d'un individu peut également être observée, les causes étant parfois indéfinies avant une autopsie. L'expression des comportements alimentaires est restreinte en raison de la restriction alimentaire. Enfin, la réalisation d'une prise de sang est susceptible de conduire à la formation d'un hématome. Si elle est effectuée au niveau du sinus occipital, des lésions cérébrales peuvent survenir. La contention au moment de la prise de sang peut également générer un stress chez l'animal, qui est momentanément privé de ses mouvements (maximum 1 minute).

Devenir

Nous utilisons les individus pour permettre la production d'une descendance. Les animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de pouvoir les réutiliser dans des protocoles de recherche nécessitant des individus de cette lignée.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir une population d’animaux vivants avec un caractère d’intérêt agronomique. Il n’est pas possible d’avoir cette démarche sans l’utilisation de ceux-ci.

Réduction

Au total, 1560 animaux seront requis pour la réalisation d’une prise de sang. Cet effectif a été calculé pour permettre l’obtention à la mise en reproduction de 24 coqs et 60 poules par génération et par lignée. Pour cela, nous avons estimé que nous devons réaliser une prise de sang sur 30 mâles et 70 femelles par génération afin de permettre un contrôle de la consanguinité et de la variabilité génétique. Ici, nous prévoyons d'effectuer un maximum de 7 générations sur une durée de 5 ans. Maintenir la variabilité génétique et contrôler la consanguinité sont des éléments indispensables pour maintenir une population animale en bonne santé. Ces effectifs intègrent aussi la possibilité de la survenu d'une infertilité chez l'un de nos animaux

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au long de l’élevage. Ils auront à leur disposition diverses combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu, un isoloir sera inclus dans une partie des cages collectives pour permettre aux animaux d’avoir une zone de cache. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dits anti-picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Une grille d’évaluation spécifique du bien-être des volailles sera remplie a minima deux fois par semaine, et autant que de besoin. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux zootechniciens chargés du suivi des animaux. Raffinement des procédures. Les prises de sang seront effectuées par du personnel qualifié spécifiquement formé à ces gestes. Pour éviter des lésions cérébrales pouvant être observées selon le mode de prélèvement, une garde sera appliquée à notre aiguille pour éviter d'enforcer l'aiguille trop profondément. Pour éviter la formation d'un hématome, de l'alcool 70°C sera utilisé comme vasodilatateur pour mieux visualiser les veines et éviter l'arrachage des plumes douloureux pour l'animal. Un point de compression de 30-60s sera appliqué également. Pour limiter le stress de la prise de sang ce geste sera fait par deux personnes : l'une réalisant la contention l'autre le prélèvement.

Choix des espèces

Le pH ultime est un critère de qualité de la viande associé à la poule domestique. La sélection sur ce critère a été faite sur cette espèce. C’est pourquoi nous l’avons choisie ici. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte d’environ 42 semaines pour suivre les performances de croissance et de reproduction, produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi couvrir les besoins en individus demandés par les projets de recherche s’appuyant sur ce phénotype.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 28125
Rats : 3125
Souffrances
▲ -
▲ 31250
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 21874
 9376

Issus des élevages d'un institut qui étudie les maladies neurologiques et neuromusculaires, 28 125 souris et 3 125 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit un poinçonnage de l'oreille de moins de vingt secondes pour prélever le tissu qui servira au génotypage, 10 % au maximum en subissant un second. Le porteur présente ce tri génétique comme un moyen d'ajuster la production d'animaux au plus juste des besoins des projets de l'institut. 21 874 animaux sont gardés vivants pour être réutilisés ou pour maintenir les lignées, environ 9 375 étant tués parce que leurs caractéristiques génétiques ne correspondent à aucun usage prévu.

Objectifs

Différentes maladies maladies neurologiques, telles que des pathologies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, ...), psychiatriques (dépression, schizophrénie, …), neuromusculaires (myopathies), ou modèle de régénérescence neuronale sont étudiées dans l'Institut afin de comprendre ces pathologies et de développer des traitements. Pour ces études, des modèles animaux porteurs de modifications génétiques sont utilisés, ainsi que des animaux controles. L'objectif de ce projet est l'identification des modifications génétiques (appelée "génotypage") des animaux issus de nos élevages afin de constituer des groupes homogènes et de taille adaptée pour les études ultérieures, aussi bien pour les animaux controles que pour les animaux modèles des pathologies.

Bénéfices attendus

L'identification des modifications génétiques portées par chaque animal permettra de le placer dans le bon groupe (groupe controle ou groupe présentant la pathologie), et d'adapter les procédures d'élevage au plus juste du besoin des utilisateurs. Les animaux issus de nos élevages seront ainsi caractérisés génétiquement de façon fiable et reproductible, assurant ainsi une utilisation à bon escient des animaux dans les différents projets de l'Institut.

Procédures

Les animaux subiront un petit prélèvement rapide de tissu par poinceau à l'oreille, ou ailleurs si ce n'est pas possible. Il sera réalisé en parallèle de l'identification. Un maximum de 10% des animaux subira un second prélèvement. Chaque prélèvement durera moins de 20 s.

Impact sur les animaux

Le prélèvement pourra induire de la douleur et du stress chez les animaux. Ils seront réduits au maximum en étant réalisés par du personnel formé et qualifié, avec un geste rapide et précis.

Devenir

La majeure partie des animaux seront gardés en vie pour 1- le placement en utilisation continue ou la réutilisation dans une procèdure expérimentale afin de répondre à une autre question scientifique ou 2- assurer le maintien de la lignée et utilisés pour la reproduction. Les animaux dont les caractéristiques génétiques ne leur permet pas d'être placés dans la procédure expérimentale pour laquelle ils ont été produits, ou d'être reutilisés dans une autre procédure, ou d'être utilisés pour le maintien de la lignée seront mis à mort. Du fait de la complexité des caractéristiques génétiques recherchées (animaux porteurs de plusieurs modifications génétiques simultanément), ce nombre est estimé au maximum à 30% des animaux produits, soit 9375.

Remplacement

L'identification des modifications génétiques portées par chaque anaimal utilisé ensuite dans les projets de recherche est une caractéristique propre à chaque animal et ne peut être réalisé que sur les animaux produits pour ces différents projets, cette production étant adaptée au plus juste des besoins de ces projets grace cette identification.

Réduction

La production des animaux sera réalisée pour chaque lignée au plus juste des besoins dans le projet de recherche qui suivra la production, et l'identification des modifications génétiques de chaque animal produit permettra de limiter cette production au nombre précisement requis dans chaque groupe expérimental. Le calcul du nombre d'animaux requis dans chaque procédure est réalisé avec des méthodes statistiques. Des schémas d'accouplement sont mis en place pour limiter la production des animaux, en produisant principalement les animaux utiles. Une conservation sous forme congelée (sperme ou embryons) est réalisée pour les lignées pour lesquelles la production en continue n'est pas nécessaire.

Raffinement

Le prélèvement de tissu, d'une taille très réduite, sera réalisé par du personnel formé, selon une méthode rapide et éprouvée afin de limiter le stress et la douleur chez l'animal. La cicatrisation du point de prélevement sera suivie au cours des jours suivant le prélèvement. En parallèle, des méthodes de prélèvement non invasives seront testées, avant d'envisager ultérieurement leur mise en place en routine, l'analyse sur prélèvement sanguin comme réalisé chez l'homme n'étant pas transposable à la souris ou au rat.

Choix des espèces

Pour la plupart des pathologies étudiées dans l'Institut, des modèles murins ont été développés par modification génétique, et ce sont donc ces modèles murins qui seront utilisés pour leur pertinence avec la pathologie correspondante chez l'homme. Le prélèvement pour l'identification des modifications génétiques sera réalisé principalement entre 7 et 28 jours après la naissance. Toutefois, quelques animaux pourront être prélevés à l'age adulte principalement pour une confirmation des données génétiques, ou à un âge plus précoce que 7 jours s'il est important d'avoir ces informations plus précocement.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1190
Souffrances
▲ -
▲ 595
▲ -
▲ 595
Devenir
 -
 -
 -
 1190

Les souris de cette lignée portent une mutation du gène Mecp2 qui provoque chez elles une baisse de mobilité, des tremblements, une altération du rythme respiratoire et, chez les mâles, la mort vers treize semaines. 1190 souris vont être utilisées pour maintenir cette lignée modèle du syndrome de Rett, 595 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 595 un niveau sévère. La seule procédure décrite est un prélèvement de bout de queue pour le génotypage, le porteur ajoutant que "les souris sont déclarées en procédure légère" alors que la moitié de l'effectif est comptée en souffrance sévère. Toutes sont tuées vers quarante jours, avant l'apparition des signes, aucune ne pouvant être donnée ni transférée en raison de son phénotype.

Objectifs

Le syndrome de Rett (RTT) est un trouble du spectre autistique (TSA) causé par des mutations du gène MECP2. Plus de vingt ans de travaux ont permis d'établir que MeCP2 est une protéine jouant un rôle essentiel dans la physiologie neuronale et les comportements. Compte tenu de l'origine génétique du RTT et de la preuve de concept de sa réversibilité chez des souris à l’âge adulte, des efforts considérables ont été déployés pour concevoir des approches thérapeutiques visant à réexprimer MeCP2. Depuis que le lien entre MECP2 et RTT a été identifié, des milliers de mutations de MECP2 ont été découvertes. Or, le modèle le plus utilisé par la communauté scientifique est une souris totalement dépourvue de MeCP2. Un cas de figure qui n’est pas retrouvé chez l’homme. Il devient donc crucial d’étudier les modèles qui portent des mutations de MECP2 retrouvées chez les patientes pour développer des stratégies qui corrigent la pathologie dans ces contextes. Les souris porteuses de différentes mutations RTT peuvent présenter des symptômes communs mais parfois distincts, ce qui suggère que certaines mutations peuvent modifier des mécanismes spécifiques. La souris que nous voulons étudier porte une mutation de MECP2 qui est associée chez les patientes à une évolution clinique sévère et représente environ 10 % de tous les cas. Les souris qui portent cette mutation ont une durée de vie plus courte, une réduction du poids du cerveau, une altération de la coordination sensorimotrice et de l'équilibre, une réduction de la mémoire, une anxiété plus élevée et des troubles respiratoires. Notre équipe a pour projet d’importer ces souris, rendues disponibles via le Jackson Laboratory.

Bénéfices attendus

Ce projet s’intéresse au syndrome de Rett (RTT), une maladie du spectre autistique sévère et à son traitement. Nous souhaitons établir une lignée de souris qui porte une mutation de MECP2 très fréquente chez les patientes RTT pour tester ultérieurement l’impact d’une thérapie génique optimisée afin d’étudier les améliorations sur le plan comportemental, cellulaire et génétique. A ce jour des compagnies pharmaceutiques recrutent déjà des patientes Rett pour des essais cliniques de thérapie génique, hélas ces études ne tiennent pas compte du fait que toutes les mutations de MECP2 ne se valent pas et que l’impact du traitement peut varier d’une patiente à l’autre. Nous pensons qu’il est donc urgent d’étudier les effets de mutations spécifiques de Mecp2 et de la thérapie génique dans ce contexte. Une meilleure compréhension des des effets spécifiques de certaines mutations et l’élaboration de thérapies innovantes permettra de proposer cette approche thérapeutique chez les patientes porteuses de ces mêmes mutations.

Procédures

Prélèvement de bout de queue pour genotypage.

Impact sur les animaux

Le phénotype des souris qui seront étudiés ici est décrit dans la littérature de manière explicite et est connu de notre groupe. La progression de la pathologie est graduelle et se caractérise par 1) Apparition des symptômes (mâles: 6 semaines ; femelles : ± 20 semaines) incluant une baisse de la mobilité, du positionnement des pattes arrières, des tremblements, et une altération du rythme respiratoire (ces symptômes sont mesurés lors d’une évaluation hebdomadaire). 2) Perte de poids chez les mâles (par rapport aux sauvages, dès 4 semaines). Gain de poids (par rapport à leur naissance jusqu’à 6 semaines puis stagnation ± jusqu’au décès). 3) Réduction de la survie chez les mâles : décès autour de 13 semaines (une vigilance quotidienne est apportée autour de cette période). En bref, la pathologie se déclare plus tôt chez les souris mutantes mâles que chez les souris mutantes femelles qui bénéficient d’une autre copie (saine) du gène Mecp2. Les souris seront soumises à des procédures de gravite légère (génotypage, étude observationnelle). Environs 50% des animaux produits porteront les génotypes qui causent le développement d’un phénotype Rett. Toutefois, toutes les souris produites dans le cadre de la DAP d’élevage seront euthanasiées avant qu’elles ne déclarent des signes aux alentours de 40 jours. La notation de la sévérité des phénotypes Rett sera utilisée pour appréhender au mieux la date d’apparition des phénotypes.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées. Seules les mâles hémizygotes et femelles hétérozygotes ont le potentiel de développer le phénotype Rett mais seront euthanasiées dès l’apparition du phénotype. Les souris sauvages des 2 sexes ne présenterons pas de phénotype dommageable. Les souris sont déclarées en procédure légère. Compte tenu du phénotype dommageable des souris 'Rett' aucune d’entre elles ne peut faire l’objet d’un don ou d’une « réutilisation ».

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences in vivo sur l’animal). Le modèle animal est nécéssaire pour pouvoir étudier le comportement, la physiologie, mais aussi l’impact de la pathologie sur la morphologie et l’expression de gènes chez des cellules intégrées à des reseaux et un organisme vivant et donc soumise à un degré de complexité biologique ne pouvant pas etre atteint (à ce jour) par des méthodes in vitro, in cellulo, ou d’organoides.

Réduction

Des tests statistiques seront utilisés pour définir le nombre de souris suffisant pour dégager un résultat significatif à notre étude. En fonction de la distribution des données afin de comparer les différents groupes d’animaux entre eux. Les animaux produits dans le cadre de l’élevage seront euthanasiés avant qu’ils ne déclarent des signes de la pathologie aux alentours de 40 jours.

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance, le stress et la détresse des animaux, des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental. Le transfert des animaux hors de la cage pour étude observationnelle se fera par méthode manuelle en plaçant les souris dans le creux de la main pour réduire le stress lié à la manipulation. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par des chercheurs et zootechniciens qualifiés, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans un environnement enrichi (rafle de maïs, matériel de nidification + maison dans les cages d'accouplement + bâtons à ronger) assurant un accès constant à la nourriture et à l’eau de boisson. Les mâles hémizygotes étant viables mais non fertiles nous raffinons notre schéma de reproduction afin de ne maintenir que des cages de reproduction composées de femelles hétérozygotes.

Choix des espèces

Ce projet s’intéresse au syndrome de Rett, un trouble du spectre autistique et à son traitement. Nous souhaitons ici étudier les effets d’une mutation spécifique du gène Mecp2 pour ensuite tester une série de stratégies de thérapeutiques sur leur capacité à améliorer les symptômes de la pathologie. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettra la mise en place de nouvelles thérapies originales pour les patientes porteuses d‘une mutation qui engendre un tableau clinique sévère. L’étude nécessite donc l’étude de modèles comparables à la pathologie humaine. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ce projet de recourir à l’utilisation d’un modèle souris mutantes. La souris réunie la capacité à travailler sur un modèle génétiquement modifié et chez qui nous pouvons étudier le comportement, la physiologie, mais aussi l’impact de la pathologie sur la morphologie et l’expression de gènes avec un degré de complexité biologique ne pouvant pas être atteint (à ce jour) par d’autres modèles ou méthodes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 150000
Poissons zèbres : 12500
Souffrances
▲ -
▲ 156750
▲ 5750
▲ -
Devenir
 -
 60000
 -
 102500

162 500 animaux non-humains vont être utilisés pour un seul geste chacun, trois millimètres de queue ou d'oreille coupés en cinq secondes chez 150 000 souris vigiles, quatre millimètres carrés de nageoire caudale prélevés sous anesthésie chez 12 500 poissons zèbres. Les procédures sont déclarées légères pour 156 750 d'entre eux et modérées pour 5 750, ce dernier niveau correspondant aux lignées dont les mutations provoquent, selon le porteur, "des douleurs, de l'inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités". Le projet relève de la gestion d'élevage, identifier génétiquement les animaux produits et repérer les lignées dont les mutations nuisent, pour constituer les lots destinés à d'autres projets. Le porteur écarte la pommade anesthésiante, qui allongerait l'intervention et pourrait gêner le génotypage, ainsi que l'analgésie par injection, et estime à 60 000 les animaux gardés vivants sur cinq ans pour renouveler les reproducteurs ou partir en expérimentation, les autres étant tués quand leur combinaison de gènes ne sert ni à l'élevage ni aux expériences.

Objectifs

L'établissement utilisateur est constitué de deux instituts de recherche qui s’intéressent à différents domaines (neuroscience, cardiologie, génétique, physiologie, cancérologie,...). Dans le cadre des projets utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à des demandes d’autorisation de projet), des modèles animaux précliniques génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important de détecter et gérer les pathologies induites par les mutations dans les élevages (appelé phénotypes dommageables) de ces modèles et de bien caractériser génétiquement les animaux produits (appelé : le génotypage). L’ensemble permet un élevage adapté pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et optimisée aux besoins des scientifiques de ces instituts.

Bénéfices attendus

Pour le bénéfice direct, ce projet permet d'optimiser la gestion et l’élevage des modèles animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des chercheurs pour les expérimentations qui seront faites à l'issue de ce projet. Il permet également de prendre en charge rapidement et donc de minimiser les souffrances qui pourraient être induites par les mutations des modèles animaux. Il y a également un bénéfice indirect, car les modèles précliniques génétiquement modifiés permettent de reproduire chez l’animal des pathologies humaines. Ce projet permet la caractérisation génétique ces modèles qui sont ensuite utilisés sur des projets dont l’objectif est la compréhension ou le traitement de ces pathologies et pour notre établissement dans de nombreux domaines (neuroscience, cardiologie, génétique, physiologie, cancérologie, …)

Procédures

Les souris vigiles seront prélevées d’un petit bout de tissu à l’oreille ou à la queue (3mm maximum de tissu), l’intervention dure 5 secondes et se fait une seule fois par animal. Les poissons subiront une anesthésie par balnéation suivie d’un prélèvement d’une portion de 4mm² (5% maximum) de la partie cartilagineuse de la nageoire caudale, capable de régénération complète en 20 jours. Des mutations chez des souris génétiquement modifiées peuvent entrainer des nuisances (phénotype dommageable) durant l’élevage chez l’animal. Elles apparaissent à différents temps de la vie de l’animal et sont directement pris en charge. Il y a également une procédure spécifique pour évaluer le bien-être des animaux lors de la création d'une lignée génétiquement altérée. Elle est non invasive et est basé sur l’observation de paramètres zootechniques et physiologiques en élevage.

Impact sur les animaux

Les nuisances lors d'un prélèvement de tissu pour le génotypage sont essentiellement du stress léger lors de la contention, de la pêche par épuisette ou de la sédation (poisson) et de la douleur légère lors de la coupe du tissu. En fonction du modèle de pathologie, les mutations entrainant un phénotype dommageable, induisent en général et à des degrés divers, des douleurs, de l’inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités selon le génotype. La procédure d'évaluation du bien-être des animaux est sans douleur sauf si un phénotype s'avère dommageable par cette évaluation. Cette demande de projet traite ces nuisances pour en minimiser aux maximum les souffrances animales.

Devenir

Les procédures d'évaluation et de gestion des phénotypes dommageables s'appliquent durant toute la vie des animaux. Les animaux pourront être mis à mort en élevage pour la gestion de la colonie ou bien partir en utilisation continue en expérimentation. Pour les procédures de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique des animaux le devenir peut-être soit la mise à mort car la combinaison de gènes n’est pas utilisable pour les expérimentations et l’élevage, soit les animaux sont gardés en vie pour renouveler les reproducteurs en élevage ou sont utilisés sur des projets expérimentaux prévus pour ces animaux (estimé à 60000 animaux sur 5 ans).

Remplacement

Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement altérés pour des projets scientifiques . Les modèles animaux sont justifiés par la nécessité de caractériser des mécanismes ou pathologies complexes qui font intervenir plusieurs grands systèmes biologiques entre eux (en neuroscience, cardiologie, oncologie par exemple). Les chercheurs des instituts développent ces modèles le plus souvent après avoir testé leurs hypothèses sur des systèmes moléculaires et cellulaires et justifié le remplacement dans leurs demandes d’autorisation de projet expérimentaux. Dans l’institut nous encourageons l’utilisation de modèles alternatifs. Par exemple une équipe a mis en place des organoïdes intestinaux qui leurs a permis de développer et consolider leurs hypothèses avant le passage sur leurs modèles de souris génétiquement modifiées. Des modèles cellulaires sont également utilisés. Enfin les projets des instituts explorent les mécanismes de pathologies complexes faisant intervenir de nombreux tissus et interactions cellulaires, le recours à l’animal dans son ensemble est indispensable.

Réduction

Les animaux produits, issus de ce projet, et utilisés en expérimentation font tous l’objet d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Chaque chercheur a défini ses outils et échantillons pour ses expérimentations qui sont évalués indépendamment. L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages et à limiter la surproduction d’animaux non utilisés dans les projets scientifiques. Pour cela, les chercheurs définissent et mettent en place les accouplements avec les zootechniciens pour des objectifs de production adaptés aux projets scientifiques. La production est suivie avec des rapports trimestriels avec des indicateurs de productivité adaptés. Chaque trimestre, la production peut donc être revue et réajustée. Elle sera réduite au strict besoin, limitant le nombre de prélèvements de tissus pour génotypage. Nous cherchons au maximum à optimiser les schémas d’accouplements (mutations portées par les parents) pour réduire le génotypage ou éviter l’apparition d’un phénotype dommageable. Nous favorisons les élevages qui fournissent 100% d’animaux utiles ce qui permet de réduire le nombre d’animaux à produire d’une part et d’autre part permet de ne pas génotyper tous les individus. Pour le génotypage en gestion de colonie, nous recherchons systématiquement les lignées non ou peu utilisées. La production de ces lignées est soit fortement réduite, soit arrêtée. Elles sont en parallèle sécurisées par cryoconservation des gamètes ou des embryons. Il est compliqué d’apprécier l’impact de ces mesures sur la réduction mais il est aisé de comprendre qu’elles concourent toutes à l’optimisation de la production aux seuls animaux qui seront utilisés dans les projets scientifiques ou en gestion de colonies et donc de réduire le nombre d’animaux à génotyper ou exprimant le phénotype dommageable. Enfin, nous cherchons à améliorer nos pratiques. Tout d’abord, si le prélèvement invasif est indispensable, nous nous orienterons vers la coupe à l’oreille par rapport à la coupe de queue plus douloureuse et nous sommes en cours de mise au point de la technique de prélèvement de follicule de poil considérée sans douleur que nous espérons pouvoir mettre progressivement en place dans les années à venir. La procédure d'évaluation du bien-être des animaux est basée sur les recommandations du guide Européen sur les animaux génétiquement altérés soit 14 animaux sur 2 générations.

Raffinement

Les techniques de prélèvement de tissus pour le génotypage sont effectuées en routine et le geste est très court et précis. La douleur est légère. Le raffinement est de s’assurer d'un process cadré et éprouvé, appliqué par des zootechniciens expérimentés pour réduire le stress des animaux, l’intensité et la durée de la douleur induite. L’utilisation de pommade anesthésiante n’est pas envisagée pour éviter une intervention plus longue et le produit pourrait interférer avec la technique de génotypage. L’analgésie par injection n’est aussi pas recommandée car la piqûre augmente la nuisance sur l’animal. Toutefois, les éléments suivants sont mis en place : manipulation par un zootechnicien expérimenté, le poste de prélèvement est codifié et préparé en amont pour éviter les gestes parasites pendant le prélèvement pour réduire le stress des animaux. L’animal est pris en contention et la biopsie est rapidement et précisément effectuée avec un matériel désinfecté et aiguisé pour réduire le temps et intensité de douleur. L’animal, remis dans sa cage est observé. En cas de mauvaise reprise de l’activité ce qui constitue le principal point limite, il sera pris en charge. Les observations quotidiennes permettent de s’assurer de la bonne cicatrisation. En cas de mauvaise cicatrisation (point limite) des pommades cicatrisantes peuvent être utilisées. Chez le poisson un raffinement particulier est apporté aux conditions d’isolement maintenues dans le système d’hébergement en circulation, maintenant des paramètres d’eau stables. Le point limite est de s’assurer de la bonne nage des poissons. Pour le raffinement des phénotypes dommageables, les lignées sont aujourd’hui bien connues et le phénotype bien caractérisé. La stratégie de raffinement est de mettre en place le plus tôt possible une procédure de surveillance de l’apparition des nuisances (le caractère spécifique du phénotype ne nécessite pas l’utilisation d’une grille pour la détermination du point limite). Il peut s’agir également d’avoir une procédure d’hébergement adapté avec l’ajout d’un enrichissement ou des manipulations très douces pour les lignées modèles d’épilepsie par exemple. La procédure d’évaluation du bien-être animal est non invasive et sans douleur basée sur l’utilisation d’une grille de paramètres zootechniques et physiologiques. Le risque est la détection d‘un phénotype dommageable qui sera immédiatement pris en charge et classifié selon la procédure sur la gestion des phénotypes dommageables.

Choix des espèces

La création de modèles pour comprendre des pathologies humaines est très développée chez la souris car les outils pour générer ces modèles génétiquement modifiés sont très efficaces. D’autre part, la souris est un mammifère avec de nombreuses similitudes dans les processus biologiques avec l’homme. Son temps de génération est considéré court (3 mois) et son élevage simple en laboratoire. Le poisson-zèbre est un modèle incontournable pour la recherche : une fécondation et un développement embryonnaire externe rapide et transparent, la facilité d’accès au matériel génétique permettant le développement des techniques d’ingénierie génétique. Son génome présente 70% d’homologie avec celui de l’homme (85% pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines), il présente également des capacités originales de régénération des tissus (système nerveux, rétine, cœur, etc.) qui en font un modèle idéal pour la compréhension de ces mécanismes, pouvant aboutir à l’identification de pistes thérapeutiques majeures transposables chez l’homme. Pour les biopsies : souris à partir de 14 jours jusqu'à 4 semaines maximum. L'essentiel des lignées sont génotypées à 14 jours pour permettre d'avoir le résultat de génotypage au sevrage et de sélectionner uniquement les animaux d'intérêt à l’âge adulte. La biopsie de nageoire : majoritairement jeune adulte entre 1 et 3 mois avant maturité sexuelle afin de ne conserver que les animaux de génotype d'intérêt à l'âge adulte, des animaux plus vieux peuvent être concernés en cas de doute ou erreur sur le génotype.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 412
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ 112
Devenir
 -
 -
 -
 412

Immunodéficientes par construction génétique, les souris de ces lignées développent des tumeurs à partir de deux mois et succombent entre trois et six mois à l'envahissement de la cage thoracique. 412 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 300 d'entre elles et sévère pour 112, l'objet du projet étant d'élever ces lignées pour étudier le développement des cellules souches du sang. Les actes déclarés se limitent à une biopsie de phalange entre le septième et le dixième jour après la naissance, sur des nouveau-nés, et à une surveillance quotidienne des doubles mutants pour repérer les signes d'anémie sévère, alimentation et mobilité réduites, croissance altérée, blancheur des pattes. Toutes les souris à phénotype dommageable sont tuées avant deux mois, avant l'apparition des tumeurs, et leurs cellules hématopoïétiques sont analysées, y compris chez des fœtus prélevés à partir du treizième jour de gestation.

Objectifs

Les cellules du sang assurant l’oxygénation des tissus et la défense immunitaire se développent à partir d’un petit nombre de cellules appelées : cellules souches hématopoïétiques (CSH). L’ensemble des mécanismes biologiques qui contrôlent le pool de CSH au cours de la vie ainsi que la différenciation de ces CSH en cellules du sang ne sont pas totalement élucidés. D’autre part la perturbation de ces mécanismes participe au développement de maladies auto-immunes et de leucémies chez l’homme. Aussi une meilleure compréhension de la biologie de ces cellules permettra de développer des cibles et des stratégies thérapeutiques pour les pathologies humaines. Nous nous intéressons plus particulièrement à une famille de protéines responsable de pathologies hématopoïétiques humaines notamment dans certaines leucémies. Ce projet vise à déterminer le rôle de ces protéines dans le développement précoce des cellules souches hématopoïétiques en utilisant des souris génétiquement invalidées pour ces protéines. Ce projet consiste à l'élever des lignées de souris génétiquement modifiées qui présentent un phénotype dommageable avec une baisse de l'immunité et le développement de tumeur.

Bénéfices attendus

L'étude de souris déficientes pour des protéines impliquées dans l'immunité et le développement de tumeurs thymiques, nous permettra de définir les rôles de ces protéines durant la mise en place du système sanguin, ce qui à notre connaissance n’est pas été élucidé. La compréhension du développement des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques est importante pour élucider les mécanismes moléculaires impliqués dans les pathologies du sang (telles que l’anémie, les maladies auto-immunes et les leucémies) et pour améliorer les techniques d’expansion de ces cellules lors de greffe de cellules hématopoïétiques dans le cadre de thérapies anti-cancéreuses.

Procédures

Les souris déficientes pour les protéines étudiées dans cet élevage ont une immunité réduite (immunodéficientes) et développent des tumeurs après l'âge de 2 mois.La biopsie de phalange se fait entre 7 et 10 jours.

Impact sur les animaux

Les souris immunodéficientes sont plus suceptibles aux infections d'opportunistes pour prévenir de cela ces animaux seront élevés dans des conditions les plus aspetiques possibles. Les souris développant des tumeurs susccombent entre 3 et 6 mois suite à l'envahissement de la cage thoraxique par la tumeur. Ces animaux seront euthanasiés bien avant le développement de ces tumeurs à l'âge de 2 mois. L’effet indésirable est la nuisance du prélèvement des phalanges entre le 7ieme et le 10ieme jours postpartum qui génère une douleur légère de courte durée.

Devenir

Toutes les souris à phénotype dommageable produites seront mises à mort avant le développement de tumeurs et utilisées pour l'analyse des cellules hématopoïétiques.

Remplacement

La mise en place du système sanguin nécessitent des interactions cellulaires ainsi que des migrations de cellules hématopoïétiques dans l'organisme, ces mouvements cellulaires ne peuvent pas être remplacés par des systèmes ex-vivo. L'utilisation d'organismes vivants est donc nécessaire.

Réduction

Nous allons réduire le nombre d’animaux avec un phénotype dommageable en adaptant les croissements de souris et en limitant les croissements qui produisent ces souris. Les foetus possèdent un nombre réduit de cellules hématopoïétiques réduisant ainsi le nombre de cellules pouvant être analysées par individu, pour cela nous envisageons d’utiliser 12 fœtus /génotype et par stade de développement. Autour de la naissance, le nombre de cellules hématopoïétiques est déjà plus important et à ces stades de développement 10 animaux /génotypes seront suffisant pour les analyses de tissus et de populations hématopoïétiques. Les animaux de 30 jours ont une taille proche de l’adulte et les cellules hématopoïétiques sont présentes en plus grand nombre, les expériences seront réalisées sur 6 animaux à phénotypes dommageables. Les cellules et tissus hématopoïétiques issus des foetus et des animaux seront comparés à des animaux contrôles sauvages et hétérozygotes de phénotype non dommageable.

Raffinement

Pour réduire au minimum les nuisances liées à l’immunodéficience des souris, nous allons héberger ces animaux dans un environnement le plus aseptique possible (cages ventilées et filtrées et manipulation des animaux sous hotte). Et pour éviter les souffrances des animaux développant des tumeurs thymiques, nous euthanasierons ces animaux avant l’apparition des tumeurs et des douleurs liées à celles-ci à l’âge de 2 mois. Dans ces conditions d’élevages et d’après les utilisations décrites pour ces animaux ne souffrent pas de surinfection ou de douleurs tumorales. Les animaux doubles mutants feront l'objet d'une observation accrue par observation quotidienne jusqu'a 10 jours puis tous les 2 jours pour détecter des signes de souffrances liés à une anémie sévère (alimentation et mobilité réduite, croissance des nouveau-nés altéré, blancheur des pattes) et en cas de souffrance les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux modèles de choix facilement modifiables génétiquement et pour lesquels nous disposons d’un grand nombre d’outils moléculaires ( ex : Anticorps, cytokines…) permettant l’étude des cellules hématopoïétiques. Le développement des cellules hématopoïétiques murines débute chez l’embryon à partir de l’émergence des cellules sanguines au stade embryonnaire (E) 9,5 jusqu’au stade de jeune adulte (2 mois). Les stades de développement utilisés dans ce projet sont les stades embryonnaires 13,5 ; 14,5; 15,5; 16,5 et 18,5 jours post-coïtum, les nouveau-nés à la naissance (P0) et à 1 jour (P1) ainsi que les jeunes à 10, 30 et 60 jours après la naissance.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Produites en interne pour alimenter d'autres protocoles d'immunologie, 3 000 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, à raison de 600 par an. Chacune subit au sevrage, à trois semaines, l'ablation de l'extrémité de la queue, et une biopsie de l'oreille si un second prélèvement s'avère utile. Aucune n'est tuée dans ce projet, dont l'objet se réduit à identifier génétiquement les animaux : 2 800 partent vers des expérimentations ultérieures et 200 sont gardées comme reproductrices. Le porteur indique explorer le prélèvement de poils, de salive ou de fèces pour remplacer le bout de queue, sans donner d'échéance.

Objectifs

L'objectif du projet est de caractériser génétiquement les souris transégniques produites pour être utilisées en immunologie dans l'étude d'une population de lymphocytes T.

Bénéfices attendus

Les bénéfices seront la caractérisation génétique de la lignée permettant l'optimisation de la gestion de l'élevage et permettant de fournir des animaux pour les projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP expérimentation)

Procédures

Le projet permettra d'identifier les animaux à partir d’un échantillon de queue prélevé par biopsie caudale (5 secondes). Si besoin d'un second prélèvement, une biopsie auriculaire sera prélevée (5 secondes aussi). Cela représente 600 animaux par an.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont celles liées au prélèvement de biopsie de queue ou d'oreille pour génotypage qui peut entrainer une sensation d'inconfort. Cette nuisance est passagère et n'entraîne pas de complications majeures.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie pour utilisation continue pour les expérimentations (2800 animaux) ou pour maintien de la lignée (reproducteurs, 200 animaux).

Remplacement

Nous utilisons une méthode de génotypage non-invasive dans la mesure du possible: détection de la GFP par illumination sous lampe UV. Néanmoins pour la lignée porteuse des modifications génétiques autres que GFP, il n'y a pas de remplacement possible et nous devons réaliser un génotypage par PCR. Il n'existe pas d'alternative à l'utilisation de lignées murines génétiquement altérées pour étudier de manière mécanistique la biologie des lymphocytes MAIT dans un organisme vivant intégré.

Réduction

Le nombre d'animaux qui vont subir le prélèvement pour génotypage est réduit à son minimum: La production est lié aux besoins des projets scientifiques. Les schémas d'accouplement sont optimisés pour ne produire que des animaux "utiles" porteurs de modifications génétiques d'interet.

Raffinement

Pour minimiser la douleur associée au prélèvement de l'extrémité de la queue ou d'oreille des souris de 3 semaines, l'équipe de l'animalerie travaille activement à l'exploration de nouvelles techniques de génotypage. Des approches alternatives, comme le prélèvement de poils, de salive ou de fèces, sont actuellement en cours d'étude. Le prélèvement de tissu est réalisé par une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée de façon à limiter les effets indésirables (stress et douleur). Du Douxocalm sera appliqué en cas de signes de stress ou douleur.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix en immunologie du fait de la parenté génétique avec l'humain et car les lymphocytes T (notamment les MAIT) y ont été largement étudiés. La souris est l'espèce pour laquelle nous disposons d’outils moléculaires et génétiques et de modèles de pathologies bien établis permettant l'étude de la biologie des lymphocytes MAIT. Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l'oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l'identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule préhension).