Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 5750
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5 750 souris vont être utilisées, la plupart tuées à l'issue et 1 835 réutilisées pour entraîner le personnel aux gestes techniques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une fragilité osseuse décrite comme un phénotype dommageable, elles subissent tatouage, injections sous-cutanées répétées et prélèvements de sang, avant un prélèvement terminal sous anesthésie. Le porteur écarte l'adoption au motif qu'il s'agit de souris transgéniques. Il affirme qu'un "organisme entier" est nécessaire et qu'aucune méthode in vitro validée n'offre d'alternative.

Objectifs

Le but de ce projet est d’évaluer le profil d’élimination, l’efficacité et la tolérance de molécules à visée thérapeutique dans le cadre de traitement des problèmes de fragilité et densité osseuse sur un modèle de souris. Dans ce projet, nous allons tester des molécules en développement qui ont montrées un potentiel thérapeutique élevé in vitro et une bonne tolérance in vivo sur des animaux ne developpant aucune pathologie (objet d’une précédente Demande d'Autorisation de Projet).

Bénéfices attendus

Les maladies touchant la densité osseuse sont des pathologies lourdes, pouvant être létales. Elles se caractérisent chez les patients par des troubles du tissu conjonctif entrainant une faible masse osseuse, une fragilité osseuse et des fractures. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif, c’est pourquoi il est nécessaire de développer de telles thérapies. Ce projet permettra de sélectionner des molécules d’intérêts pour des études pré-cliniques et cliniques.

Procédures

- Identification individuelle à l'oreille, tatouage (

Impact sur les animaux

Ce projet sera réalisé sur des souris présentant des fragilités osseuses, il s'agit d'un phénotype dommageable. Les premiers animaux générés (autre établissement utilisateur) expriment le phénotype attendu dès 2 mois : faible masse osseuse, une augmentation de la fragilité osseuse et des risques de fractures. Ces animaux sont également de petite taille. Etant donné le phénotype, seuls les mâles porteurs de la pathologie seront utilisés pour la reproduction. Les portées sont de tailles normales. Les femelles porteurses de la pathologie seront utilisées lors des expérimentations. S'agissant d'une lignée nouvellement créée, nous seront particulièrement vigilant quant à tout nouveau phénotype observé.

Devenir

Procédure 1: Les animaux trop vieux pour la reproduction seront euthanasiés. Les animaux ne développant aucune pathologies et surnuméraires pourront être utilisés dans un projet de formation aux gestes techniques (nous estimons à 1 835 le nombre de mâles générés et ne développant aucune pathologie). Etant donné qu’il s’agit de souris transgéniques, l’adoption ne peut être envisagé ici. Procédure 2 :Tous les animaux utilisés dans l’étude sont mis à mort afin de réaliser des analyses ex vivo.

Remplacement

Le but de ce projet est d’évaluer le profil d’élimination, la tolérance et l’efficacité d’une molécule à visée thérapeutique en développement pour une utilisation chez l’Homme. Pour cela un organisme entier est nécessaire. Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet.

Réduction

Les molécules évaluées dans ce projet auront été auparavant testées in vitro afin de n’administrer que les molécules présentant un potentiel thérapeutiques élevé sur les animaux et ainsi réduire leur nombre. Les molécules testées ici sur des animaux transgéniques ont également fait l’objet d’une précédente demande avec des animaux ne développant aucune pathologie et seules celles ayant démontré une bonne tolérance seront utilisées. Des groupes de maximum 10 animaux sont réalisés, puisqu’il a été observé lors d’études préliminaires (réalisées dans un autre établissement) que ce nombre permettait d’avoir des résultats statistiques significatifs.

Raffinement

Dans un but de raffinement des expériences, nous réalisons une évaluation précise de l’état de santé des animaux au cours de l’hébergement et des procédures expérimentales grâce à des grilles de suivis et l’établissement de points limites précoces. Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux (ex: recours à l'anesthésie avant certains prélèvements). Le bien-être des animaux sera évalué par l’observation des signes cliniques, la pesée des animaux après la période d’acclimatation et lors des injections. Les points limites spécifiques mis en place seront appliqués. Etant donné le phénotype des animaux, ils seront manipulés le moins possible et avec précaution. Bien que les traitements testés dans ce projet aient déjà démontrées une bonne tolérance in vitro ainsi que sur des animaux ne developpant pas de pathologie, nous porterons une attention accrue sur les animaux en cours de traitement tout au long de l’étude : comportement, sites d’injection, sites de prélèvement, poids, signes cliniques…

Choix des espèces

Compte tenu des connaissances et des technologies actuelles, la souris est un modèle de choix pour les modifications génétiques. Nous utilisons ici un modèle de souris dans lequel a été modifié un gène codant pour une protéine de la matrice osseuse. Cette modification génétique est retrouvée chez 80% des patients et ce modèle permet de récapituler au mieux la pathologie étudiée. C’est pourquoi nous utilisons la souris dans ce projet. Pour l’élevage, les animaux seront mis en croisement à partir de l’âge de 8 semaines (âge de maturité sexuelle) jusqu’à maximum 10 mois d’âge (âge au cours duquel la fertilité des animaux diminue). Pour les expérimentations, les animaux seront utilisés à partir de 8 à 10 semaines d’âge minimum et jusqu’à 18 à 20 semaines. En effet le pic de densité osseuse chez les souris C57Bl6/J (maturité du squelette) est atteint à l’âge de 4 mois. Nous choisissons d’évaluer l’efficacité des molécules sur la densité osseuse sur des animaux entre 8/10 et 18/20 semaines (durée du traitement) afin d’inclure la période de puberté. Lors d’une étude pilote (réalisée dans une autre CRO), il n’y a pas eu d’effet observé de cette classe de molécule sur des souris jeunes (2 semaines) contrairement à l’utilisation de souris de 8 semaines.

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  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 441
Souffrances
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Devenir
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 441

441 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une démyélinisation est provoquée par injection intracérébrale d'un détergent sous anesthésie, complétée par des injections d'un marqueur de prolifération, pour étudier la régénération de la myéline dans la sclérose en plaques chez des souris génétiquement modifiées. Le porteur indique une mise à mort par dislocation cervicale ou perfusion intracardiaque d'un fixateur pour prélever le cerveau. Il affirme que la myélinisation ne peut être reproduite que chez un animal vivant "dans son intégrité" et retient la souris comme modèle de référence des récepteurs de la vitamine A.

Objectifs

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central (SNC). Causée par une dysfonction du système immunitaire, elle engendre des lésions de la myéline qui provoquent des perturbations motrices, sensitives, cognitives, visuelles et autres. Les traitements actuels sont insuffisants pour empêcher la progression du handicap à moyen terme. La myéline est une membrane biologique, essentiellement composée de lipides, qui forme une gaine autour des fibres nerveuses. Cette gaine est nécessaire pour une bonne conduction de l’influx nerveux. Lorsque la myéline est dégradée, son remplacement est effectué par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL). Toutefois, dans la SEP, la myéline est la cible du système immunitaire qui engendre une réaction inflammatoire excessive. A long terme, cette inflammation empêche les OL de reformer la myéline conduisant aux symptomes cités précedemment. Il est important de comprendre pourquoi les OL ne forment plus la myéline. En effet, une stratégie thérapeutique serait de stimuler ces OL pour qu’ils régénèrent la myéline à nouveau. Grâce à l’utilisation de souris génétiquement modifiées, nous étudierons des facteurs impliqués dans la génération des OL pour mieux comprendre comment les stimuler à régénérer la myéline. De plus, dans la SEP les cellules immunitaires du SNC, les cellules microgliales (CM), contribuent à la pérennisation de la signalisation inflammatoire mais assurent aussi l’élimination des debris de myéline pour stimuler la remyélinisation. Les déterminants moléculaires impliqués dans le contrôle de ces fonctions opposées des CM ne sont pas connus, alors que leur connaissance est critique pour le développement de nouveaux traitements. Afin de caractériser ces déterminants, nous étudierons les CM et la progression de la remyélinisation par les OL en induisant une perte minime de myéline chez des souris génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

La myéline est une gaine biologique composée majoritairement de lipides qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine est synthétisée par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL) et est nécessaire pour la bonne conduction des influx nerveux. La dégradation de la myéline est un processus physiologique naturel au cours duquel les cellules immunitaires du système nerveux central, les cellules microgliales (CM), éliminent les débris de myéline. Ceci stimule ainsi à nouveau les OL à renouveler la myéline. Toutefois, chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), la myéline est la cible du système immunitaire qui entraine une réaction inflammatoire importante. Une des conséquences de cette réaction inflammatoire est d’empêcher les OL à régénérer la myéline. Différents acteurs ont été identifiés comme facteur stimulant la formation de myéline dans la SEP, notamment des récepteurs de la forme bioactive de la vitamine A. En utilisant des souris modifiées génétiquement, nous déterminerons l’implication de ces récepteurs dans la formation des OL pour comprendre comment ceux-ci favorisent la myélinisation aussi bien en conditions physiologiques qu’en conditions pathologiques. Ceci pourrait mettre en lumière un mécanisme de remyélinisation précis qui pourrait également ouvrir une nouvelle voie de recherche dans la SEP et vers de nouvelles pistes thérapeutiques impliquant la vitamine A. D’autre part, nous caractériserons comment la myéline et notamment les lipides la composant sont pris en charge par les cellules microgliales (CM) pour être éliminés en utilisant des souris génétiquement modifiées. Cette information peut orienter des stratégies thérapeutiques basées sur un apport d’acides gras spécifiques dans la SEP.

Procédures

Une injection intrapéritonéale d’un produit marquant les cellules en prolifération cellulaire sera effectuée sur 231 animaux lors de la procédure 2, et sur 120 animaux lors de la procédure 3, soit sur un total de 351 animaux. Cette injection ne dure qu’une dizaine de secondes entre le moment où l’animal est saisi et le produit injecté. Nous réaliserons également une injection intracérébrale d’un produit détergent pour induire la démyélinisation unilatéralement sous anesthésie générale. Cet acte chirurgical sera réalisé sur 90 animaux en procédure 1, et sur 231 animaux en procédure 2. Cette procédure chirurgicale dure une vingtaine de minutes par animal. Au total, 321 animaux recevront une injection intracérébrale une seule fois.

Impact sur les animaux

Les injections intrapéritonéales vont génèrer un stress chez l’animal. Les procédures des injections intracérébrales peuvent être douloureuses et générer un stress/déconfort à l’animal. Ces procédures seront effectuées par un expérimentateur entraîné sous anesthésie générale avec des propriétés analgésiques et ne devraient pas engendrer de troubles majeurs visibles de comportement car les lésions induites par l’injection seront unilatérales et très limitées.

Devenir

Les animaux seront mis à mort de deux manières différentes : d’une part par dislocation cervicale qui permet de prélever tous les organes nécéssaires pour les analyses moléculaires (de type Western Blot). D’autre part, une mise à mort par perfusion intracardiaque d’un agent fixateur sera réalisée. Ceci permet la fixation complète et homogène des tissus, y compris du cerveau. Les organes pourront ainsi être prélevés et utilisés à des fins d’imagerie.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les modèles murins par un autre modèle animal dans cette étude pour trois raisons principales : (i) la myélinisation développementale ou remyélinisation est un processus dynamique et multifactoriel dépendant des activités des types cellulaires différents et ne peut être reproduit que chez un animal vivant dans son intégrité; (ii); une analyse de remyélinisation est espèce-dépendant et la souris reste un très bon modèle de la myélinisation chez l’homme; (iii) la souris est notre modèle de référence dans la recherche sur les récepteurs des formes bioactives de la vitamine A car c’est dans ce modèle que nous avons déjà identifié les programmes moléculaires contrôlées par ces récepteurs ainsi que les traitements pharmacologiques pour les futurs développements de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cependant, ce projet émane des nombreuses analyses in vitro réalisées sur des cultures cellulaires qui nous ont amenées à proposer ce projet et tester in vivo nos hypothèses de travail.

Réduction

Dans notre projet nous utilisons le nombre minimal d’animaux permettant d’effectuer les analyses statistiques afin de révéler les différences significatives (n=3). En effet, ces effectifs ont été déterminés à partir de données de la littérature et sont suffisants pour voir si on obtient des différences en comparant la moyenne (et autres paramètres) des différentes conditions, notamment par l'utilisation d'un test de Wilcoxon, ou de Kruskall-Wallis. De plus nous utilisons les deux sexes pour ne pas produire de façon inutile les femelles qui sont plus rarement utilisées pour ces analyses à cause d’effets possibles dus aux différences hormonales ou sexuelles au niveau des fonctions de cellules étudiées. C’est un risque dans cette étude, que nous allons contrôler par une comparaison des résultats provenant des mâles et des femelles pour chaque condition expérimentale et génotypique. Pour minimiser le nombre d’animaux nous allons injecter qu’un hémisphère pour utiliser le deuxième comme contrôle. De plus, les effets de l’intervention chirurgicale (injection de solution saline) seront évalués sur un groupe d’animaux contrôle.

Raffinement

En vue de raffiner les procédures, les animaux sont hébergés dans des conditions optimales (dans des portoirs ventilés, en groupe, et avec un nid) et ils font l’objet d’un suivi adapté et régulier et de soins vétérinaires au besoin. Sont mis à la disposition des souris ad libitum des croquettes et de l’eau. La litière est renouvelée une fois par semaine. Ici, nous minimiserons la douleur chez les animaux. En effet, la dose de lysolécithine utilisée étant très faible, les dégradations de myéline seront mineures et ne devraient pas générer de troubles chez l’animal durant le suivi expérimental. Les procédures expérimentales sont réalisées sous anesthésie générale accompagnée d’analgésiques (Xylazine/Kétamine) afin d’éviter aux animaux tout ressenti douloureux. De plus, durant la chirurgie, les yeux des animaux sont protégés du dessèchement. Ils sont préservés du refroidissement provoqué par l’anesthésie par l’emploi d’isolant durant l’opération, et leur réveil se fait dans une enceinte chauffée. Les injections intrapéritonéales engendrent un stress chez l’animal. Les animaux ayant reçu l’injection seront remis en groupe en cage et surveillés. Les mises à mort des animaux seront effectuées par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

La myéline est une gaine biologique qui entoure les neurones, assurant ainsi leur protection d’une part, et la transmission des messages nerveux d’autre part. La synthèse de myéline (ou myélinisation) est assurée par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL). Chez des patients atteints de sclérose en plaques, la myéline est dégradée par le système immunitaire. La régénération de myéline par les OL (ou remyélinisation) est très limitée voire inexistante. Par conséquent, la transmission des messages nerveux est moins efficace et les patients souffrent de différents symptomes tels que des déficits moteurs et cognitifs. Une stratégie thérapeutique serait de stimuler les OL, notamment via la vitamine A, à régénérer la myéline similairement à leur génération lors du développement embryonnaire En effet, la formation des OL se déroule durant le développement pré et post-natal. Leur formation est un processus dynamique et multifactoriel dépendant des activités de différents types cellulaires qui ne peut être reproduit que sur un animal vivant dans son intégrité. Pour comprendre comment les OL sont ainsi formés, un modèle d’étude ayant un système nerveux proche de l’Homme est nécessaire. La souris est un très bon modèle puisqu’elle récapitule très bien la formation des OL et de la myéline chez l’Homme. Bien que le rôle de la vitamine A dans la formation des OL n’est pas encore élucidé, il est nécessaire d’avoir un modèle où la vitamine A est caractérisée. La souris reste le modèle de référence sur les travaux de la vitamine A. En effet, les mécanismes d’action de la forme bioactive de la vitamine A sont très bien caractérisés chez la souris et différents traitements pharmacologiques sont déjà disponibles pour évaluer son mode d’action. Les étapes clés de la formation de myéline chez la souris ont lieu au jour de la naissance 0 (dit P0), P7, P14, P21 et à l’âge adulte (8 semaines). Pour suivre et comprendre comment la myéline est formée, nous devrons étudier des souris à ces stades de développement. Pour étudier la régénération de myéline en conditions pathologiques comme la sclérose en plaques, des souris adultes (8 semaines) seront utilisées afin d’évaluer le processus d’élimination et de régénération de la myéline.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 258
Souffrances
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258 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie, des souris hémophiles, reçoit des candidats de thérapie génique injectés dans la veine de la queue, suivis de cinq prélèvements sanguins et de tests de coagulation, avant mise à mort par dislocation cervicale et analyse du foie. Le porteur teste quinze candidats sur des souris saines pour n'en retenir que trois, afin de limiter le recours aux souris malades. Il affirme que les cellules en culture ne reproduisent pas la complexité d'un "organisme complet".

Objectifs

Dans ce projet, nous avons mis au point différents candidats de traitement de l'hémophilie (maladie due à un déficit de la protéine hFIX, entrainant des difficultés de cicatrisation et donc de saignement important, lors de blessures). Ce traitement permet de relancer l’expression et la synthèse de la protéine hFIX ce qui améliorera la cicatrisation des patients. Différents candidats ont été testé sur des cellules en cultures ; ils permettent tous de produire la protéine hFIX. Nous avons besoin de tester nos 15 meilleurs candidats sur des souris saines, dans un premier temps, afin de s’assurer que ces traitements fonctionnent également sur un organisme entier, sans entrainer de réponse immunitaire. Cette étape permettra de sélectionner les 3 meilleurs candidats et donc de limiter l’utilisation de souris hémophiles. Ces deux premières étapes donneront une réponse rapide quant à l’efficacité de nos traitements car nous étudierons les souris 1 mois seulement après administration du traitement. Dans un troisième temps, le meilleur candidat sera injecté dans des souris hémophile pour étudier sa capacité à traiter la maladie sur une durée de 6 mois.

Bénéfices attendus

Pour les patients : Amélioration du traitement de l'hémophilie par thérapie génique / Réduction des doses injectées / Diminution ds effets secondaires. Pour la recherche : Technologie applicable à tous traitement par thérapie génique. Pour les industrie pharmaceutiques : Réduction des doses injectées / Réductions des couts de production.

Procédures

Injection du traitement dans a veine de la queue / Frequence 1X / Durée 30 secondes. Prélevement sanguin / Fréquence J1, J7, J14, J21, J28 / Nombre 5X / Durée 30 secondes. Test de formation des caillots / Fréquence 1 à 2X / Nombre 1 à 2X / Durée 30 minutes. Sacrifice (dislocation cervicale) / Fréquence 1X / Durée 10 secondes.

Impact sur les animaux

Traitement injecté : aucun effet secondaire n'est attendu suite à l'injection du traitement. Traitement des souris hémophile : diminution des problèmes liés à la maladie (réduction du temps de saignement suite aux bagares etc.) Injection : Stress lié à la contention + douleur liée à la piqure d'aiguille. Prise de sang : Stress lié à la contention + douleur liée à la piqure. Test de formation des caillots : Stress lié à la manipulation + douleur liée à la piqure. Eutanasie : Stress lié à la manipulation. Souris hémophile : pas de douleur quotidienne lié à la maladie / Douleurs liées aux saignements lors de bagarres, etc.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'étude car nous devons réaliser des analyses sur différents organes, notamment le foie.

Remplacement

Afin de limiter au maximum le nombre de souris utilisé, nous avons réalisé un premier tri parmi nos traitements candidats sur des cellules en culture. L'utilisation de cellules nous a permis de réaliser un premier tri rapide en nous basant sur du oui/non (le traitement est-il capable de faire créer par les cellules du foie la protéine hFIX manquante chez les patients hémophiles). Néanmoins, cette approche est limitante car elle ne représente pas la complexité d'un organisme complet (avec cette approche nous faisons produire la protéine hFIX par le foie puis elle est ensuite envoyé dans les vaisseaux sanguins pour approvisionner tous les autres tissus et organes) et ses possibles réponses immunitaires contre le traitement. C'est pourquoi nous devons travailler sur des souris pour mieux caractériser nos traitements.

Réduction

Afin de d'utiliser le moins d'animaux possible, nous avons calculé le nombre minimal d'animaux nécessaire pour obtenir des résultats suffisamment fiable (6 souris par groupe soit 258 souris). Le nombre de souris déterminé ici est le nombre maximal de souris utilisé, si la première étape n'aboutit pas à des résultats concluant, nous ne passerons pas aux étapes suivantes. De même, si le nombre de candidats efficace est inférieur à ce dont nous avons prévu, moins de souris seront utilisées. De plus, nous allons prioriser l'utilisation d'animaux sains (210 souris) lors de la sélection de nos meilleurs candidats, cela permettra d'obtenir des animaux plus rapidement (il est plus facile d'accoupler des animaux sains que malades et le nombre de petits par portée est plus important) et permettra aussi de limiter la génération de souris malade.

Raffinement

Les souris seront maintenues en élevage en nombre réduit par cage afin de limiter les bagarres entre souris, pouvant entrainer des blessures et saignement (4 souris par cages). Les souris seront observées régulièrement : les souris dominantes seront isolées, les souris blessées seront soignées (plaies désinfectées et cautérisées) pour éviter les hémorragies. Si une hémorragie ne peut pas être stoppée, la souris sera euthanasiée afin d'éviter des souffrances inutiles. Le nombre d'accouplement mit en place sera réduit au strict nécessaire afin de ne pas générer de souris inutilisée.

Choix des espèces

De nombreux animaux hémophiles existent (souris, mouton, chien, etc.) ces animaux présentent une similarité avec la maladie de l'hémophilie humaines, avec une activité de coagulation réduite et des hémorragies spontanées dans les tissus des coussinets plantaires et des hémorragies sous-cutanées. Dans ce projet, nous souhaitons tester nos traitements sur des souris ce qui permettra de faciliter la génération des animaux (6/10 petits par portée pour des souris contre 1 pour les moutons), de faciliter l'élevage des animaux (en cage plutôt que dans un champs), de réduire les couts de gestion, etc. Les souris hémophiles sont viables, fertiles et de taille normale. Nous utiliserons des souris mâles adultes car c'est une maladie qui touche uniquement les males (souris ou humains). Les souris seront injectées entre 6 et 8 semaines de vie, ce qui correspond à un âge adulte pour la souris, et nous permettra de comparer avec l’âge des adultes que nous souhaitons traiter.

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Souris : 15120
Souffrances
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▲ 15120
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Devenir
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 15120

15 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont élevées pour porter des maladies osseuses humaines comme le syndrome de Marfan ou l'ostéogénèse imparfaite, qui provoquent selon le porteur fractures spontanées, déformations de la colonne, dilatation de l'aorte et mort prématurée. Les seuls gestes décrits sont une biopsie d'oreille pour le génotypage et un tatouage, la souffrance venant surtout de la pathologie que ces lignées expriment. Le porteur indique que les animaux sont tués faute de pouvoir se reproduire ou être adoptés, et qu'aucune analgésie particulière n'est prévue.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’élever des souris atteintes de pathologies osseuses dans le but d'étudier ces pathologies : Dysplasie congénitale spondylo épiphysaire (SEDc), Syndrome de Marfan, Aggrécanopathies, Ostéogénèse Imparfaite, Dysplasie Diastrophique et Syndrome d'osteolyse carpotarsien multicentrique (MCTO).

Bénéfices attendus

Ce sont des maladies rares sévères pour lesquelles il n’existe pour l’heure actuelle peu ou pas de traitement. Si ces approches fonctionnaient cela permettrait de développer des traitements efficaces pour les patients et apporter un bénéfice éventuel à long terme pour les patients.

Procédures

1 Biopsie d’oreille sur animal vigile pour le génotypage (10s) ; 1 Tatouage sur les coussinets plantaires sur animal vigile (30s)

Impact sur les animaux

Les modèles de souris utilisés sont malades. En effet, les animaux atteints de collagénopathies présentent des complications qui surviennent de façon chronologique et si les souris survivent les premières semaines, elles restent modérément atteintes. Une attention toute particulière est apportée à ces animaux qui sont surveillés quotidiennement dès leur naissance. En ce qui concerne les souris Marfan, ce modèle présentent des troubles cardiovasculaires, en particulier une dilatation progressive de l’aorte (entraînant une baisse significative de l’espérance de vie), une hyperlaxité des articulations et une déformation de la colonne vertébrale et du thorax. Ces symptômes sont également associés à des troubles de la vision. En ce qui concerne les souris Aggrécanopathies, d’après leur description scientifique, les souris présentent avec le temps des difficultés pour s’alimenter à cause d’un mauvais alignement des vertèbres cervicales. En ce qui concerne les animaux Ostéogénèse imparfaite, d’après leur description scientifique, ce modèle présente une diminution de la densité osseuse provoquant des fractures spontanées. En ce qui concerne les souris MCTO, d’après leur description scientifique, ce modèle présente une perte osseuse progressive, concernant généralement les os des pattes, entraînant une déformation et un handicap, ainsi qu'une insuffisance rénale chronique dans de nombreux cas. En ce qui concerne les souris Diastrophique dysplasia, d’après leur description scientifique, ce modèle présente une ostéoporose des os longs, une déformation de la colonne vertébrale sévère entraînant une posture caractéristique avec tête fléchie.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure car ils ne seront plus en âge de reproduire et le fait que les lignées soient génétiquement modifiées et mutantes empêche tous replacement/adoption.

Remplacement

Globalement, la construction des traitements nécessaires à l’expérimentation (qui fera l’objet d’un autre PEA) et leur optimisation se sont faites et continuent à se faire en se basant sur des publications scientifiques et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés. Cependant, l’utilisation du modèle murin de la maladie est inévitable afin de déterminer le bénéfice thérapeutique ainsi que d’évaluer les potentiels effets toxiques du traitement.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé de manière à produire les animaux nécessaires pour la partie expérimentation. Plusieurs de ces modèles étant nouveaux, il est possible que le nombre d’animaux nécessaire pour les expérimentations soit amené à changer et donc en conséquence le nombre d’animaux nécessaire en élevage.

Raffinement

Chaque cage contient une tige en papier, un igloo et une buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance inattendue, les animaux seront mis à mort dans les 24 heures avec l’accord du directeur d’étude et/ou d’un vétérinaire.

Choix des espèces

Les modèles de souris choisis ici sont tous détaillés dans la littérature scientifique pour mimer la maladie humaine. Les croisements seront effectués à partir de 8 semaines d’âge (âge de maturité sexuel). Les femelles seront gardés jusqu’à 10 mois et les mâles 12 mois.

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Souris : 456
Souffrances
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▲ 456
Devenir
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 456

456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une myopathie qui provoque atrophie musculaire, paralysie des membres et mort vers sept à huit semaines sans traitement, elles reçoivent des injections hebdomadaires et des tests d'agrippement, avant une chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil. Le projet compare deux formes d'un composé déjà en essai clinique, pour réduire sa toxicité pour le foie en ciblant le muscle. Le porteur affirme que suivre à la fois l'effet musculaire et l'absorption par le foie impose un "organisme vivant entier".

Objectifs

Les myopathies centronucléaires, sont des myopathies congénitales très sévères caractérisées par une faiblesse musculaire, une forte atrophie et des anomalies de la structure des fibres musculaires. La myopathie centronucléaire liée à l'X (XL-MTM), due à des mutations de la myotubularine, MTM1, est la plus commune et la plus sévère des formes de myopathies centronucléaires, caractérisée par une hypotonie néonatale sévère et un décès précoce. Il a été précédemment montré qu'un niveau trop élevé d’une certaine protéine dans le muscle semblait jouer un rôle majeur dans la survenue de cette myopathie et que la sous-expression de cette protéine dans un modèle murin reproduisant les caractéristiques de la maladie, pouvait l’améliorer. L’équipe a également montré qu’il est aussi possible de traiter des souris malades quand elles sont déjà affectées. Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire l’expression de la protéine impliquée. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles afin d'effectuer une modélisation PK/PD (pharmacocinétique et pharmacodynamique) et de choisir les doses et la fréquence d'administration appropriées en clinique. Cependant, pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter de donner une dose trop élevée du composé et risquer d'induire une toxicité. Par exemple, il est connu que certains patients atteints de XL-MTM ont une maladie du foie sous-jacente. L'objectif de ce projet est de soutenir l'efficacité et l'innocuité de notre composé en clinique via une approche permettant d’augmenter son efficacité tout en réduisant sa toxicité, et ce, en le conjuguant à une molécule qui cible certains récepteurs préférentiellement exprimés dans le muscle. Cette approche éviterait que le composé soit fortement exprimé dans les tissus non ciblés, tel que le foie, et permettrait d'utiliser des doses réduites du composé conjugué en clinique pour atteindre le même effet thérapeutique qu'une dose plus élevée du composé sans conjugaison. Nous souhaitons donc tester ce composé conjugué dans le modèle murin XL-MTM et comparer son efficacité et sa sécurité à notre composé non conjugué.

Bénéfices attendus

Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire notre protéine cible, dynamine 2. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles. Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter de donner une dose trop élevée du composé et risquer d'induire une toxicité. Il est connu que certains patients de notre étude ont une maladie du foie sous-jacente. Notre composé étant injecté par voie systémique, il peut atteindre d'autres tissus que le muscle, notamment le foie. L'objectif de ce projet et son bénéfice sont donc de soutenir l'efficacité et l'innocuité de notre composé en clinique. En améliorant son ciblage musculaire, on peut utiliser une dose moindre pour un effet thérapeutique équivalent ou supérieur et ainsi augmenter la puissance et la sécurité du composé.

Procédures

Des injections ainsi qu'une évaluation de leur phénotype (évaluation de la gravité de la maladie) seront effectué 1 fois par semaine pendant 3 semaines (soit 3 injections) sur tous les animaux des procédures expérimentales (soit 240 animaux au total). Les injections durent 1 à 2 minutes par souris. L’évaluation du phénotype est constituée d’une évaluation plus visuelle qui dure moins de 2-3 minutes et d’un test d’agrippement qui dure maximum 1 minute et qui est répété 3 fois avec 5 minutes de repos entre chaque test. A la fin de ces 3 semaines, à 5 semaines d'âge, les dernières procédures seront effectuées sous anesthésie générale sans réveil : chirurgie et mesure de la contraction d’un muscle du membre postérieur et prélèvement sanguin par ponction intracardiaque. Cette chirurgie (anesthésie, dissection, mesure de la contraction du muscle et la ponction intracardiaque) dure au total 1 heure par souris.

Impact sur les animaux

La première nuisance attendue sur les animaux est l’effet du phénotype dommageable de la lignée choisie. En effet, les souris, dès l’âge de 3 semaines, développent les premiers signes d’une atrophie musculaire. Cette atrophie se caractérise par une non prise puis une perte de poids, une faiblesse musculaire de plus en plus importante conduisant à la paralysie des membres inférieurs, une difficulté à s’alimenter et à s’hydrater. Sans traitement, ces critères durent et s’amplifient jusqu’à la mort des souris vers 7-8 semaines. Les traitements mis en place dans nos procédures ont pour but de limiter la perte de poids voire de permettre une reprise de croissance, d’empêcher la paralysie des membres et prolonger la durée de vie des animaux. La seconde nuisance potentielle attendue sur les animaux est due aux injections qui peuvent induire des signes d'inflammation, induration, infection, occlusion intestinale (perte de poids et gonflement ventral).

Devenir

Les animaux de la procédure maintien de la lignée sont maintenus en vie pour les procédures suivantes. Lors des procédures qui suivent : Etude pilote et Dose réponse, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale, après mesure de la contraction musculaire in situ et prélèvement sanguin par ponction cardiaque (le tout fait sous anesthésie générale).

Remplacement

Nous savons que notre composé, étant injecté systémiquement, est fortement retenu dans le foie des animaux. Or certains patients présentent une maladie du foie sous-jacente. Avec le conjugué que nous souhaitons tester nous espérons d’une part pouvoir limiter son action aux muscles et d’autre part diminuer la dose sans diminuer l’efficacité. Pour attester cela, nous devons pouvoir regarder, après l’injection de nos composés, dans un même animal, l’efficacité sur les muscles et le niveau d’absorption par le foie. Ceci ne peut être étudié que sur un organisme vivant entier, d’où l’utilisation des souris.

Réduction

Les lots ont été établis en utilisant une méthode statistique adpatée à l'évaluation de l'atrophie musculaire et de l'effet des composés testés sur cette atrophie. Il a été déterminé que le nombre optimal de souris par groupe sera de 15 souris pour atteindre une différence statistiquement significative lorsqu’un phénotype apparait entre les souris contrôles et les souris génétiquement modifiées. Afin de limiter le nombre de groupes expérimentaux utilisés nous avons diminué le nombre de groupes expérimentaux en ne reproduisant pas les groupes expérimentaux déjà testés dans les études précédentes sachant que les résultats obtenus sont stables et homogènes. Avant de lancer notre étude complète nous réaliserons également une étude pilote pour vérifier la faisabilité de notre projet. En effet, si l’injection de notre composé conjugué ne s’avère pas plus efficace et moins « toxique » que notre composé non conjugué actuellement en clinique, alors l’étude complète ne sera pas effectuée.

Raffinement

Une surveillance quotidienne permettra de repérer précocement les signes de souffrance / douleur / stress. Dès l’apparition de ces signes un suivi sera effectué via une fiche scoring pour définir les points limites permettant de prendre les mesures appropriées en fonction du niveau observé, limitant ainsi la souffrance de l'animal. Afin d'améliorer le bien-être animal tout au long de la vie de l'animal, de la nourriture adaptée à ce modèle de souris sera utilisée (eg. de la nourriture et de l’eau en gel ainsi que quelques croquettes seront placées dans la cage pour les souris malades à la place des croquettes sur la grille).

Choix des espèces

Nous souhaitons suivre à la fois l'efficacité du traitement et les effets secondaires sur les autres organes que les organes cibles, notamment le foie, nous devons donc utiliser un organisme vivant entier. Le modèle de la maladie que nous étudions : myopathie myotubulaire liée à l'X, est disponible chez le chien et la souris. L’utilisation du modèle canin pour une étude pilote/préclinique n’étant pas la plus adéquate (disponibilité de la lignée, nombre nécessaire, durée de vie des animaux, long processus de reproduction…) nous proposons de réaliser ces techniques sur une lignée de souris MTM1 KO disponible dans nos laboratoires. Les animaux seront étudiés à partir de l'âge de 3 semaines (âge d'apparition des symptômes et début du traitement) jusqu'à l'âge de 5 semaines pour pouvoir analyser l'effet "immédiat" du traitement sur les souris.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Lapins : 1895
Souffrances
▲ -
▲ 1423
▲ 472
▲ -
Devenir
 15
 417
 -
 1463

1 895 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie tuée, d'autres gardés pour l'élevage ou adoptés. Des lapines reçoivent des injections hormonales et des transferts d'embryons sous anesthésie, des mâles sont vasectomisés, pour renouveler des lignées transgéniques produisant des protéines thérapeutiques humaines dans leur lait. Le porteur indique que les lapines donneuses de gamètes sont tuées, leurs voies génitales devant être prélevées entières, et affirme que les animaux transgéniques ne présentent aucun phénotype anormal. Le lait des lapines modifiées sert à produire des médicaments.

Objectifs

L’Homme peut être atteint de maladies génétiques, affectant la synthèse par notre corps, de protéines indispensables à la vie. Selon le gène et les modifications de l’ADN, la protéine qui aurait dû être produite peut être absente, ou présente mais non fonctionnelle. L’administration de la protéine manquante sous forme de médicament est alors la meilleure thérapie. Nous avons choisi de produire des protéines recombinantes (car produites par une cellule dont le matériel génétique a été modifié par recombinaison génétique) à partir de la glande mammaire de lapines génétiquement modifiées, pour les récupérer dans le lait lors de la lactation. Les protéines recombinantes seront ensuite purifiées et deviendront des médicaments. Ce dossier présente nos activités de recherche : 1. l'optimisation de la production de protéines recombinantes. En effet, nous voulons améliorer la qualité et l’efficacité des protéines recombinantes produites dans le lait de lapines transgéniques, en modifiant leur génome par transgénèse, dans des embryons au stade une cellule. 2. notre société avait créé des lapines transgéniques produisant dans leur lait, l’inhibiteur C1 estérase recombinant (InhC1), utilisé comme médicament pour soigner les patients souffrant d’angioœdème héréditaire (AOH). Cette maladie génétique rare, causée par le déficit de production de la protéine inhibiteur C1 estérase, se caractérise par la survenue d'œdèmes sous-cutanés et/ou sous-muqueux, entrainant un gonflement localisé des tissus, de fortes douleurs abdominales et des décès (25% des cas) sans traitement approprié. Du fait de l’augmentation de la demande de l’InhC1 pour traiter l’AOH, les tests précliniques en cours pour d’autres pathologies (Covid-19) et pour renouveler les lapines transgéniques de 4ème génération produisant l’InhC1 dans notre animalerie de production, nous avons besoin de régénérer des lapins transgéniques de 2èmes et 3èmes générations à partir de semence transgénique de mâles des 1ères et 2èmes générations. Leur sperme avait été congelé il y a plus de 20 ans et ne parvient plus à féconder des lapines lors d’inséminations artificielles. Pour pallier ce problème, nous devons utiliser l’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection, plus efficace que la fécondation in vitro) qui permet d’introduire un spermatozoïde dans l’ovule pour le féconder, puis le transférer dans l’utérus de lapines receveuses, pour régénérer des animaux transgéniques InhC1 de 2ème et 3èmes générations.

Bénéfices attendus

Nous avons déjà produit des protéines thérapeutiques pour l'Homme en utilisant des lapines trangéniques, ce qui nous a permis de commercialiser en 2014 un médicament plus efficace que les autres médicaments autorisés pour traiter les crises d’angioedème héréditaire (AOH) : notre protéine recombinante est identique à la protéine humaine et hautement purifiée alors que les produits concurrents sont eux isolés à partir de plasma humain, ne sont pas aussi bien purifiés et ne garantissent pas un médicament aussi sûr . Aujourd'hui, nous souhaitons améliorer la quantité et la qualité des protéines recombinantes produites dans le lait de lapines transgéniques en augmentant le niveau et l'efficacité de la production de la protéine d’intérêt, grâce à des outils de modifications du génome plus efficaces. Cela aura pour effet d’augmenter la durée de vie de la protéine recombinante dans l’organisme du patient et ainsi diminuer le nombre d’injections et la dose à injecter. Ces bénéfices pour l’Homme auront des avantages pour l’animal car produire des protéines recombinantes de meilleure qualité nous permettra de diminuer le nombre d'animaux dont nous aurions eu besoin pour produire ce médicament. Le deuxième bénéfice attendu de ce projet est de régénérer les lignées d'animaux transgéniques produisant notre médicament commercialisé afin de pouvoir soigner le plus de patients possibles, de réaliser de nouvelles études pré-cliniques et cliniques car cette protéine a un grand potentiel thérapeutique pour d'autres maladies comme le Covid-19.

Procédures

Les animaux vigiles recevront des injections sous-cutanées, intra-musculaires et des injections intraveineuses mais dans ce cas, sous anesthésie locale. Pour la procédure 1, obtention de gamètes femelles, les lapines vigiles reçoivent 2 injections sous-cutanées par jour pendant 2,5 jours, 1 injection intra-veineuse sous anesthésie locale. Cette procédure est prévue pour 1006 femelles. Pour la procédure n°2, vasectomie, 10 mâles subiront une seule chirurgie sous anesthésie générale (30 min). Pour la procédure n°3, transfert d’embryons chez une lapine receveuse, les lapines vigiles reçoivent 1 injection intra-veineuse sous anesthésie locale, 2 injections intramusculaires et 4 injections sous-cutanées (liées à l’anesthésie et aux soins post-opératoires) et une chirurgie sous anesthésie générale (30 min). Cette procédure est prévue pour 440 femelles. - Pour la procédure n°4, Césarienne, les lapines ont une chirurgie sous anesthésie générale (30 min) et reçoivent 2 injections intramusculaires et 4 injections sous-cutanées, liées à l’anesthésie et aux soins post-opératoires. Cette procédure est estimée pour 22 femelles - Pour la procédure n°5, prélèvements de sang, 212 lapins vigiles auront au maximum 2 prélèvements de sang (< 2 min) au cours de leur vie. - Pour la procédure n°6, prélèvement de lait, 205 lapines recevront une injection en intra-veineuse sous anesthésie locale, 1 fois par jour pendant la durée de la lactation, de J3 à J30 après la mise-bas, et ce uniquement les jours de semaine. Elles sont donc traites une fois par jour (10 min) pendant 20 jours environ. Concernant l’euthanasie des animaux, elle se fait majoritairement en intraveineuse mais il peut arriver qu’elle soit réalisée en intracardiaque sur des animaux précédemment anesthésiés (par une injection intramusculaire d’un mélange de kétamine et xilazyne).

Impact sur les animaux

Les lignées d'animaux transgéniques créées et renouvellées ne subiront aucune nuisance ou effet indésirable car les outils de biologie moléculaire que nous utilisons sont de classe 1, c'est à dire, sans effet sur l'Homme, les animaux et l'environnement. Les animaux transgéniques ne présentent aucun phénotype différent des animaux de génotype sauvage, seule la composition du lait produit lors de la lactation de la lapine transgénique est légèrement différente, et n'entraine d'ailleurs aucun trouble de croissance des lapereaux.

Devenir

La procédure obtention de gamètes femelles, est classé légère mais suivie d'une euthanasie car nous ne pouvons pas récupérer les gamètes sans récupérer les tractus génitaux. Cela implique de devoir euthanasier la lapine donneuse de gamètes. Concernant la procédure 2, vasectomie, nous avons besoin des mâles pour qu’ils stimulent l’ovulation des lapines donneuses d’ovocytes, mais sans les féconder, c’est pourquoi les animaux seront gardés en vie après avoir été opérés. Le transfert d’embryon dans une lapine receveuse a pour but de placer des embryons dans l’utérus d’une femelle pour qu’ils puissent se développer et devenir des lapereaux. Les lapines opérées dans le cadre de cette procédure seront gardées en vie pendant quelques mois et nous les utiliserons ensuite soit pour un nouveau transfert soit pour la procédure « obtention de gamètes femelles ». La césarienne, qui ne sera réalisée qu’en cas de difficulté de la lapine à mettre bas, a le même but : nous permettre d’obtenir des lapereaux vivants, qui auront besoin de leur mère pour être nourris et élevés. Les procédures qui consistent à prélever du sang et du lait sur les lapins, ont pour but de nous permettre de déterminer si nous avons atteints nos objectifs. Ces animaux seront laissés en vie après la procédure et remis dans l’élevage.

Remplacement

La production de protéines recombinantes dans le lait de lapines transgéniques est le principe fondateur de notre société et n’est pas remplaçable. Concernant le projet de renouvellement, nous avons essayé d’inséminer des lapines avec de la semence décongelée de mâles transgéniques InhC1 de 1ères et 2èmes générations mais avec un succès très limité. Le stock de paillettes de semence s’épuisant, il est nécessaire de trouver une alternative : l’ICSI (injection intracytoplasmique de sperme) .

Réduction

Pour l'optimisation de la production des protéines, nous mettons au point des tests prédictifs d'efficacité de nos vecteurs dans des lignées cellulaires. Nous souhaitons à terme, pouvoir tester tous les vecteurs de nos cibles génomiques afin de pouvoir pré-sélectionner les plus efficaces avant de passer à la micro-injection dans des embryons au stade 1 cellule et ainsi diminuer le nombre total d’animaux utilisés pour ce projet. Pendant cette mise au point, nous testons l’efficacité de nouveaux outils d’ingéniérie génétique en laissant en culture des embryons micro-injectés, jusqu’à ce qu’ils aient 5 jours (stable morulae/blastocyste) et nous réalisons ensuite leur génotypage pour vérifier l’efficacité des outils choisis . Cela nous permet de diminuer le nombre d’animaux utilisées pour un transfert d’embryon, de ne pas faire naître des animaux qui n’ont pas d’intérêt scientifique. Une fois les nouveaux outils validés, nous réitérons l’expérience en transférant cette fois les embryons micro-injectés dans des lapines dites receveuses. Les cibles génétiques sélectionnées concernent soit la production des protéines récombinantes soit l’amelioration de glycosylation de ces protéines récombinants. Les lapines reçoivent un traitement de super-ovulation qui, en moyenne, double le nombre d’ovocytes émis lors de l’ovulation (passe de 15 à 30, en moyenne), ce qui permet de diminuer par deux le nombre de lapines à utiliser. Après transfert, gestation et/ou lactation, les femelles receveuses d’embryons sont ré-utilisées en tant que femelles donneuses d’ovocytes ou d’embryons. L’optimisation de l’utilisation des lapines nous permet de réduire de moitié le nombre d’animaux utilisés réaliser la procédure « obtention de gamètes femelles ».

Raffinement

Les lapins reçoivent des enrichissements dès trois semaines de vie, et les parois latérales de leurs cages sont équipées de plexiglas transparent, ce qui leur permet d’interagir. Leurs cages sont aussi équipées de plateforme qui leur permettent de mettre en œuvre leur comportement naturel de se cacher. De la musique est diffusée en salle d’hébergement pour diminuer le stress et les bruits environnementaux. Les gestes invasifs associés aux procédures sont faits sous anesthésie locale et/ou générale et les animaux recoivent des anti-inflammatoires locaux et généraux après chaque intervention. Notre protocole post-opératoire est mis en œuvre pour assurer le plus de confort et le moins de douleur à l’animal par l’application de produits cicatrisants et désinfectants en spray (pour ne pas toucher la zone potentiellement douloureuse), par l'injection d’anti-inflammatoire les 3 jours suivants l’opération, par la pose d’une collerette pour éviter que l’animal ne mange ses points de suture, pendant 10 jours environ après l’opération. La quantité d'aliment est augmentée pour que la lapine puisse accéder à sa nourriture facilement.

Choix des espèces

Le lapin (de souche New Zealand White) a été choisi pour : sa courte période de gestation (32-33 jours), sa maturation sexuelle rapide (4 à 5 mois), le volume de lait produit (jusqu’à 10 litres/an/femelle), la synthèse de protéines complexes (glycosylation et gamma carboxylation). Les lapines sont utilisées dès qu'elles ont atteint la maturité sexuelle, à 4 mois : Elles peuvent être utilisées comme receveuse d'embryons, par réimplantation chirurgicale d'embryons. Elles peuvent être super-ovulées et accouplées (ou non) avec des mâles pour être fécondées et être donneuses de gamètes. Les mâles sont utilisés comme reproducteurs à partir de 5 mois, lorsqu’ils ont atteint la maturité sexuelle, pour générer une descendance.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 6000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6000

6 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections d'hormones, des vasectomies, des transferts d'embryons ou des greffes d'ovaire pour produire et maintenir des lignées génétiquement modifiées. Le porteur décrit une activité de production pour ses "clients" et conclut qu'il n'y a "pas d'alternative possible", le but étant de produire des animaux destinés à l'expérimentation. La mise à mort sert à récupérer ovaires, ovocytes ou embryons, les mâles vasectomisés et femelles receveuses étant tués une fois qu'ils ne peuvent plus se reproduire.

Objectifs

Le développement des techniques de reproduction assistée au cours des dernières décennies a révolutionné le domaine de la recherche. Aujourd’hui elles sont incontournables pour la production d’animaux d’expérimentation, la préservation de ressources génétiques précieuses ainsi que pour la génération de nouvelles souris génétiquement modifiées reproduisant des maladies humaines. L’objectif de ce projet est de proposer ces techniques dans le cadre de l’hébergement et du maintien de leur modèles expérimentaux pour lesquels la reproduction naturelle n'est pas possible ou qui nécessitent d’être exempté de certains pathogènes.

Bénéfices attendus

Les techniques constituant ce projet permettront la création et/ou le maintien de modèles génétiquement modifiés reproduisant des maladies humaines afin de mieux les comprendre et à long terme de développer des traitements. Ces techniques de reproduction peuvent également être utilisées dans le cas d’animaux porteurs de pathogènes à éliminer.

Procédures

Les femelles donneuses subissent 2 injections d’hormone intra-péritonéales (30 sec/inj) à 48h d’intervalle. Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée (durée

Impact sur les animaux

Les femelles donneuses d’ovocytes ou d’embryons subissent deux injections d'hormones par voie intra-péritonéale (30 secondes/injections) à 48h d’intervalle. Compte tenu de l’innocuité connue des substances administrées, aucun effet indésirable particulier n’est attendu suite à cette procédure. Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée (durée

Devenir

La récupération d’ovaires (P4), d’embryons ou d’ovocytes (P1) nécessite la mise à mort des animaux. Les mâles vasectomisés (P2) et femelles receveuses (d’ovaire (P4) ou d’embryon (P2)) seront euthanasiés lorsqu’ils ne seront plus en âge de se reproduire.

Remplacement

Le but de ce projet étant de produire des animaux destinés à l’expérimentation, il n’y a pas d’alternative possible.

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux nécessaires dans le cadre de ce projet a été calculé en se basant sur les données de la littérature sur les taux de succès et de d’efficacité des différentes étapes des procédures. Cependant la formation continue du personnel effectuant les procédures et la répétition des gestes techniques devraient contribuer à l’amélioration du taux de réussite des procédures et donc une réduction du nombre d’animaux engagés au cours du temps. Par ailleurs, dans le cas d’animaux présentant des difficultés à se reproduire de façon naturelle, l’utilisation de technique de reproduction assistée devrait permettre de produire moins d’animaux géniteurs dans le cadre de l’élevage ou du maintien de colonies.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement par l’observation générale des signes cliniques (week-ends et jours fériés inclus). Les animaux présentant des signes de souffrance seront pesés et suivis quotidiennement selon la fiche d’observation/points limites annexée à ce projet (INS-008-04). Le document joint (INS-008-04) permettra également d'assurer le suivi et la surveillance des lignées à phénotype dommageable. Les animaux ayant atteint les points limites seront mis à mort immédiatement. Une période de convalescence post-opératoire (de 7 à 10 jours) pour les animaux subissant une chirurgie est attendue durant laquelle les animaux font l’objet d’un suivi accru en ce qui concerne les signes éventuels de douleur, dans ce cas-là une nouvelle dose d’analgésie pourra être administrée.

Choix des espèces

La mise au point de l’ensemble des techniques utilisées a été réalisée sur le modèle souris dans le cadre de la création ou du maintien de modèles génétiquement altérés. Cette espèce représente l’essentiel des demandes d’expérimentation de la part de nos clients. Les mâles (quelle que soit la procédure) et les femelles receveuses (P3) sont utilisés à partir de 8 semaines d’âge (âge correspondant à la maturité sexuelle.) Les femelles donneuses d’ovocytes (dans le cas de fécondation non naturelle, P1) ou d’ovaire (P4) sont utilisés à partir de 3 semaines d’âge (âge permettant la récolte du plus grand nombre d’ovocyte et donc permettant ainsi de diminuer le nombre d’animaux utilisé).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 14250
Souffrances
▲ -
▲ 10650
▲ 3600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14250

14 250 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur leur électropore des plasmides dans les cellules souches neurales sous anesthésie, les expose à des traitements dans l'eau et en irradie une partie aux rayons X pour provoquer de la mort cellulaire. Tous sont mis à mort pour prélever le télencéphale, le porteur reconnaissant un manque de données sur les analgésiques efficaces chez cette espèce. Il affirme que la culture cellulaire détruit l'organisation de la niche et que les cellules isolées montrent des comportements "aberrants" absents in vivo.

Objectifs

Notre but est de comprendre quels mécanismes moléculaires et cellulaires contrôlent la perte des cellules souches neurales adultes dans le cerveau des vertébrés.

Bénéfices attendus

Dans son ensemble, ce projet permettra de caractériser les deux mécanismes principaux de perte de CSNs dans le cerveau adulte en conditions physiologiques : la division symétrique neurogénique, et la transdifférenciation. Ces mécanismes seront des candidats intéressants de dysfonction en conditions pathologiques de perte de CSNs, comme le vieillissement ou certains troubles du comportement.

Procédures

Procédures 2, 3, 4, 6 et 9 : les animaux seront soumis, une fois dans leurs vies et sous anesthésie, à une procédure d’electroporation de plasmides dans les cellules souches neurales. Cette manipulation prend environ 1 à 2 min par poisson. Procédures 5 et 7 : les animaux seront donc soumis à un traitement administré dans l’eau de nage. Cette manipulation prend moins d’une minute par lot de poisson car il s’agit ‘juste’ de les transférer d’un bac a un autre (dans lequel a déjà été dilué le traitement). Il y a ensuite la durée du traitement mais sans action car les poissons sont libres de nager dans leurs bacs. Procédure 10 : les animaux seront soumis à une relativement faible irradiation aux rayons X de 80Gy afin d’induire une légère augmentation des évènements de mort cellulaire. Cette manipulation se passe en plusieurs ‘étapes’ : le transfert des poissons dans des bacs isothermes (moins d’une minute pour transférer les poissons dans un aquarium avec 3cm de hauteur) et le traitement dans l’irradiateur des poissons (dans leur aquarium) qui dure un maximum de 57 min pour une dose de 80Gy.

Impact sur les animaux

Nous ne prévoyons aucun effet indésirable ou nuisance sur les animaux. Si un effet indésirable inattendu apparait nous arrêtons cette expérience et mettrons a mort les animaux.

Devenir

Tous les animaux doivent être mis à mort afin de prélever le télencéphale pour l’analyser.

Remplacement

Nous souhaitons comprendre un aspect fondamental de la biologie des cellules souches neurales (CSNs), à savoir comment ces cellules peuvent être perdues dans le cerveau adulte. Le travail sur CSNs en culture, bien que techniquement possible, a révélé que les CSNs isolées montraient des comportements aberrants jamais observés in vivo, notamment concernant leur mode de division. Ce paramètre impacte de façon directe le maintien ou la déplétion des populations souches. Par ailleurs, à l’heure actuelle, la transdifférenciation, pourtant importante in vivo n’a pas été observée in vitro. Enfin, par imagerie intravitale, il a été démontré que les choix de destins des CSNs sont contrôlés à l’échelle de la population et impliquent une coordination spatio-temporelle entre cellules au sein de leur niche. Toute approche in vitro détruit cette niche et cette organisation spatiale.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses. Concernant les procédures de traçage et d’électroporation, différents articles publiés ces dernières années montrent que le comptage d’environ 150 cellules sur un minimum de 10 animaux est suffisant pour rendre compte des choix effectués, de façon comparable à un comptage de la population globale. Ces valeurs suffisent à mesurer une différence statistiquement significative du nombre (test de Student) et de la proportion (test de Fischer) des choix de destin entre des CSNs contrôles et manipulées. Nous travaillerons donc dans chaque cas avec 10 animaux et uniquement si besoin certaines expériences seront répétées (maximum 3 répétitions). Concernant l’utilisation d’inhibiteur pharmacologique, nous travaillerons avec 10 animaux par condition ce qui suffit à mesurer une différence statistiquement significative du nombre (test de Student) et de la proportion (test exacte de Fisher) de CSNs activées versus non-activées entre des animaux contrôles et des conditions de blocage des voies de signalisation.

Raffinement

Les manipulations, invasives ou nécessitant une immobilisation temporaire seront conduites sur animaux anesthésiés. Les inductions (tamoxifène, doxycycline) seront administrées dans l’eau de nage. Les animaux sont toujours maintenus en groupe afin de garantir leurs bien-être. Nous suivrons quotidiennement les signes visibles d’un animal souffrant et procéderons si nécessaire à une mise à mort. Chez Danio rerio, il y a un manque d’information sur les effets et la spécificité des produits « classiques » analgésiques. Cependant, une étude récente suggère l’utilisation de lidocaine 2-5 mg/ml dans le bain de réveil. Nous suivrons cette procédure aussi souvent que possible.

Choix des espèces

Nous avons choisi le poisson téléostéen Danio rerio. Le cerveau adulte de Danio rerio, à la différence des modèles « classiques » mammifères, maintient un grand nombre de CSNs. Utiliser cette espèce permet donc d’avoir accès à un beaucoup plus grand nombre de CSN par animal. Ces cellules sont également organisées en une monocouche superficielle au lieu d’être profondes, permettant des approches in toto qui évitent de perdre des cellules comme lorsqu’un organe est analysé sur coupes. Ces deux points répondent au principe de « réduction ». Par ailleurs, les CSNs de Danio rerio sont identiques aux cellules souches des mammifères (cellules gliales, quiescentes, capables d’auto-renouvellement et de multipotence, et dont l’état d’activation est contrôlé par la voie de signalisation Notch). Les résultats obtenus seront donc directement transposables aux mammifères. Tous les animaux seront utilisés à l’âge adulte jeune (3 mois post-fécondation [mpf]), car nous travaillons sur la biologie des CSNs adultes. Les premiers signes de ralentissement de l’activité des CSNs sont observés in vivo à environ 5-6 mpf, et il est important également de nous placer avant ce stade.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 15920
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 15920
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15920

15 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'anomalies squelettiques qui se dégradent avec l'âge au point de gêner leur alimentation, elles reçoivent des injections et jusqu'à six prélèvements sanguins avant l'analyse de leurs organes, pour évaluer une biothérapie contre un groupe de maladies rares des os. Le porteur qualifie lui-même le bénéfice pour les patients d'"éventuel à long terme". Il conclut que le recours au modèle murin est "inévitable".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer un nouveau traitement pour une famille de maladie des os. En effet, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif pour ce groupe de maladie. Les seules approches thérapeutiques actuellement utilisées sont des approches palliatives et seulement pour certains symptômes de la maladie.

Bénéfices attendus

Ce projet va nous permettre d'évaluer un traitement pour cette famille de maladie. Il s’agit d’un groupe de maladies rares sévère pour laquelle à l’heure actuelle il n’existe aucune approche thérapeutique. Dans le cas où cette approche fonctionnerait cela nous permettrait de continuer le développement dans le but d’apporter un jour un traitement efficace pour les patients. Il s’agit donc d’un bénéfice éventuel à long terme pour ces patients.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections de traitement (30 secondes), ainsi que des prélevements de sangs (5 minutes). Les prélèvements de sang sont sur animal anesthésié et un animal aura maximum de 6 prélèvements dans sa vie. Les animaux auront également une biopsie d'oreille pour déterminer s'ils sont porteurs de la maladie (20 secondes).

Impact sur les animaux

Le modèle de souris utilisé dans ce projet présente des anomalies squelettiques qui se dégradent avec le temps et les empêchent de s’alimenter normalement lorsque les animaux sont âgés (environ 12 mois). Ces altérations sont caractéristiques de la maladie.

Devenir

​Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, le projet nécessite d'étudier la structure des organes afin de vérifier l'efficacité du traitement testé et cela ne peut se faire que sur animal euthanasiés.

Remplacement

​Globalement, la construction des traitements et l’optimisation de ces derniers se sont faites et continuent à se faire en se basant sur des publications scientifiques, et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés. Les différents vecteurs viraux produits sont précédemment testés in vitro afin de valider leur efficacité. Une importante recherche bibliographique a été effectuée afin d’identifier les cellules atteintes lors de la pathologie et ainsi développer un traitement le plus ciblé possible. Cependant l’utilisation du modèle murin de la maladie est inévitable afin de déterminer le bénéfice thérapeutique ainsi que d’évaluer les potentiels effets toxiques du traitement.

Réduction

​Le juste nombre d’animaux a été calculé de manière à réduire le nombre minimum d’animaux par lot, tout en produisant des résultats statistiquement significatifs et robustes. De manière à répondre aux exigences de réduction, nous allons utiliser des groupes contrôles en commun chaque fois que cela est possible. Globalement, un ensemble de 10-12 animaux par groupe sera suffisant pour valider l’efficacité d’un traitement. Ce modèle étant un nouveau modèle de souris, il est possible que ce nombre soit amené à changer au cours des études et des différents résultats obtenus.

Raffinement

​Les animaux sont hébergés en groupe à maximum 5 par cage. Chaque cage contient une tige en papier, un igloo et une buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima trois fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et mis à mort dans les 24 heures avec l’accord du directeur d’étude et/ou d’un vétérinaire.

Choix des espèces

Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant d’Aggrecanopathies, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie, et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs. Ce modèle de souris est pertinent car il est connu pour mimer les principales caractéristiques de la pathologie. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à environ 52 semaines maximum afin de pouvoir caractériser chacune des étapes du développement de la pathologie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 15920
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 15920
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Devenir
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 15920

15 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le modèle leur impose de sévères atteintes du squelette, cyphose, scoliose et déformation de la cage thoracique, et une espérance de vie réduite par le risque de rupture de l'aorte, entre 27 et 240 jours. Elles reçoivent des injections, jusqu'à six prélèvements de sang et une biopsie de l'oreille, puis sont tuées pour analyse des organes. Le porteur annonce un bénéfice "éventuel à long terme" pour les patients atteints de cette maladie rare et affirme que le projet "ne peut pas se faire sans modèle animal".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle approche thérapeutique pour une maladie des os avec des troubles cardiovasculaires. En effet, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif pour cette maladie. Les seules approches thérapeutiques actuellement utilisées sont des approches palliatives et seulement pour les symptômes cardiovasculaires de la maladie.

Bénéfices attendus

Le projet va nous permettre de faire la preuve de concept chez l’animal d'un traitement pour cette maladie. Il s’agit d’une maladie rare sévère pour laquelle à l’heure actuelle il n’existe aucun traitement. Dans le cas où cette approche fonctionnerait cela nous permettrait de continuer le développement dans le but d’apporter un jour un traitement efficace pour les patients. Il s’agit donc d’un bénéfice éventuel à long terme pour ces patients.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections traitements (30 secondes), ainsi que des prélevements de sangs (5 minutes). Les prélèvements de sang sont sur animal anesthésié et un animal aura maximum de 6 prélèvements dans sa vie. Les animaux auront également une biopsie d'oreille pour déterminer s'ils sont porteurs de la maladie (20 secondes).

Impact sur les animaux

Le modèle de souris utilisé dans ce projet a d’importantes atteintes squelettiques comprenant une sévère cyphose, une scoliose et une surcroissance de la cage thoracique ainsi qu’une espérance de vie réduite due à une importante probabilité de rupture aortique. Il est connu que l’espérance de vie de ces animaux est de 27 à 240 jours notamment à cause des problèmes vasculaires intervenant à des âges différents selon les animaux et ne pouvant donc pas être prédits. Cependant ces animaux arrivent à se déplacer et manger. Toutes ces altérations sont caractéristiques de la pathologie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, le projet nécessite d'étudier la structure des organes afin de vérifier l'efficacité du traitement testé et cela ne peut se faire que sur animal euthanasiés.

Remplacement

Globalement, la construction des traitements et l’optimisation de ces derniers se sont faites et continuent à se faire en se basant sur des publications scientifiques, et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés. Les différents traitements produits sont précédemment testés in vitro afin de valider leur efficacité. Une importante recherche bibliographique a été effectuée afin d’identifier les cellules atteintes lors de la pathologie et ainsi développer un traitement le plus ciblé possible.

Réduction

Le juste nombre d’animaux a été calculé de manière à réduire le nombre minimum d’animaux par lot, tout en produisant des résultats statistiquement significatifs et robustes. De manière à répondre aux exigences de réduction, nous allons utiliser des groupes contrôles en commun chaque fois que cela est possible. Globalement, un ensemble de 10-12 animaux par groupe sera suffisant pour valider l’efficacité d’un traitement.

Raffinement

​Les animaux sont hébergés en groupe à maximum 5 par cage . Chaque cage contient des enrichissements de type tige en papier, igloo et buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima trois fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et mis à mort dans les 24 heures avec l’accord du directeur d’étude et/ou d’un vétérinaire.

Choix des espèces

Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant du Syndrome de Marfan, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie, et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs. Ce modèle de souris est pertinent car il a été construit pour mimer la pathologie et plusieurs études démontrent que les principales caractéristiques de la pathologie sont retrouvées dans ce modèle. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à environ 24 semaines maximum afin de pouvoir caractériser chacune des étapes du développement de la pathologie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 16270
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16270
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16270

16 270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent un modèle d'une maladie osseuse rare avec atteinte rénale, reçoivent des injections de vecteurs lentiviraux, des prélèvements de sang et d'urine et une biopsie d'oreille, puis sont toutes tuées pour analyse des organes, pour une preuve de concept thérapeutique. Le porteur annonce un bénéfice "certain à long terme" pour les patients, formulé au conditionnel, face à ce nombre très élevé d'animaux mobilisés d'emblée. Il affirme le recours au modèle animal "inévitable" malgré des tests menés in vitro et une recherche bibliographique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle approche thérapeutique pour une maladie osseuse avec troubles renaux associés. En effet, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif pour cette maladie. Les seules approches thérapeutiques actuellement utilisées sont des approches palliatives et seulement pour certains symptômes de la maladie notamment les problèmes rénaux associés.

Bénéfices attendus

Ce projet va nous permettre de faire la preuve de concept chez l’animal d’une approche thérapeutique pour cette maladie. Il s’agit d’une maladie rare sévère pour laquelle à l’heure actuelle il n’existe aucune approche thérapeutique. Dans le cas où cette approche fonctionnerait cela nous permettrait de continuer le développement dans le but d’apporter un jour un traitement efficace pour les patients. Il s’agit donc d’un bénéfice certains à long terme pour ces patients.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections de vecteurs lentiviraux (30 secondes), ainsi que des prélevements de sangs (5 minutes) et d'urine (30 minutes). Les prélèvements de sang sont sur animal anesthésié et un animal aura maximum de 3 prélèvements dans sa vie. Les prélèvements d'urine se font sur animal non anesthésié et un maximum de 6 prélèvements sera fait Les animaux auront également une biopsie d'oreille pour savoir s'ils sont porteur de la maladie (20 secondes).

Impact sur les animaux

Le modèle de souris utilisé dans ce projet présente les signes cliniques caractéristiques de la maladie. En effet, ces animaux sont de plus petite taille et présentent un poids inférieur par rapport aux souris non malades de même âge. Cependant les chercheurs ayant générés ce modèle ne rapportent aucun problème pour ces animaux à se mouvoir ou à s’alimenter. Les souris ont également une altération de la fonction rénale et une ostéoporose associée à une destruction partielle des os des pattes chez la souris malade. Toutes ces altérations sont caractéristiques de la pathologie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, le projet nécessite d'étudier la structure des organes afin de vérifier l'efficacité du traitement testé et cela ne peut se faire que sur animal euthanasiés.

Remplacement

Globalement, la production du traitement et l’optimisation se fait et continue à se faire en se basant sur des publications scientifiques, et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés sur cellules. Une importante recherche bibliographique a été effectuée afin d’identifier les cellules atteintes lors de la pathologie et ainsi développer un traitement le plus ciblé possible. Cependant l’utilisation du modèle animal de la maladie est inévitable afin de déterminer le bénéfice thérapeutique ainsi que d’évaluer les potentiels effets toxiques du traitement.

Réduction

Le juste nombre d’animaux a été calculé de manière à réduire le nombre minimum d’animaux par lot, tout en produisant des résultats statistiquement significatifs et robustes. De manière à répondre aux exigences de réduction, nous allons utiliser des groupes contrôles en commun chaque fois que cela est possible. Globalement, un ensemble de 10-12 animaux par groupe sera suffisant pour valider l’efficacité d’un traitement. Ce modèle étant un nouveau modèle de souris, il est possible que ce nombre soit amené à changer au cours des études et des différents résultats obtenus. Ce nombre est basé sur nos expériences passées avec différents modèles animaux de maladies osseuses.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe à maximum 5 par cage. Chaque cage contient une tige en papier, un igloo et une buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima trois fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et euthanasiés dans les 24 heures.

Choix des espèces

Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant de la maladie, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie, et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs. Ce modèle de souris est pertinent car il a été construit pour mimer la pathologie et en effet, les auteurs du papier original démontrent bien que les principales caractéristiques de la pathologie sont retrouvées. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à environ 52 semaines maximum afin de pouvoir caractériser chacune des étapes du développement de la pathologie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 606
Souffrances
▲ -
▲ 26
▲ 580
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 606

606 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 580 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent une mutation modélisant la sclérose latérale amyotrophique, sont suivies jusqu'à douze mois avec des tests moteurs, comportementaux et de mémoire, reçoivent pour certaines un traitement par la cuprizone dans l'alimentation, puis sont tuées à la fin du projet. Le porteur indique que les symptômes moteurs ne sont pas visibles à l'œil nu et n'entraînent pas de paralysie, et que le traitement provoque une perte de poids restant en principe sous 15 %. Il affirme qu'aucun système de coculture ni modèle cellulaire n'est assez complexe pour étudier ces interactions du système nerveux.

Objectifs

La sclérose latérale amytrophique est une maladie neurodégénérative qui affecte les neurones moteurs et entraine la paralysie progressive du patient jusqu'à la mort. Nous soupçonnons d'autres types cellulaires d'être impliqués dans la maladie, notamment des cellules de soutien des neurones moteurs. Ces cellules de soutien ont pour rôle de mettre en place une gaine autour des neurones afin d'accélérer l'influx nerveux et de nourrir les neurones. L'objectif de ce projet est d'établir si ces cellules de soutien sont affectées par la maladie, si leur fonction en est altérée, et si elles sont responsables de la mort des neurones moteur.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'affiner les connaissances que nous avons de la SLA, et de préciser la fonction de certaines protéines mutées dans cette maladie, ainsi que les types cellulaires affectés. Ces connaissances auront un impact bénéfique sur les patients et sur leur prise en charge.

Procédures

Certains des animaux de ce projet seront suivis longitudinalement pendant 12mois. Ils réaliseront un test moteur d'une durée de 3x5 minutes tous les deux mois , un test comportemental d'une durée de 5 minutes à 5 et 10 mois, et un test de mémoire à 10 mois d'une durée de 5 minutes + 3x5 minutes + 5 minutes, avec 15 minutes de repos entre chaque partie du test. D'autres animaux de ce projet seront traités à l'âge de 3 mois pendant 6 semaines, puis le traitement sera interrompu pendant 6 nouvelles semaines. Ces animaux traités réaliseront 3 tests moteurs de 5 minutes espacés de 6 semaines (avant le début du traitement, après les 6 semaines de traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement), ainsi que 3 tests comportementaux d'une durée de 5 minutes espacés de 6 semaines (avant le début du traitement, après les 6 semaines de traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement).

Impact sur les animaux

La mutation entraine un phénotype moteur visible à l'aide de tests spécifiques. Les premiers symptômes apparaissent aux alentours de 5 mois et atteignent leur pic à 10 mois. Ces symptômes ne sont pas visibles à l'oeil nu et n'entrainent pas la paralysie de l'animal. Les animaux mutés présentent également une hyperactivité et hypersociabilité visibles à 5 mois seulement. Le traitement entraine chez ces animaux une légère perte de poids qui n'excède normalement pas un 15% du poids initial.

Devenir

Les animaux produits seront gardés en vie pour réaliser le projet puis seront mis à mort à la fin de celui ci.

Remplacement

Nous voulons étudier le rôle d'un type cellulaire spécifique dans le déclenchement, la propagation et la gravité de la neurodégéneresnce observée dans la Sclérose Latérale Amyotrophique. Cet objectif exige d'étudier l'interaction entre différents types cellulaires, ainsi que l'impact que ces altérations ont sur le développement des symptômes moteurs et comportementaux. Il n'existe à ce jour pas de système de coculture assez complexe pour modéliser les interactions cellulaires du système nerveux. De plus, aucun modèle cellulaire ne permet d'étudier l'apparition et la gravité des symptômes, c'est pourquoi l'utilisation d'un modèle murin est nécessaire.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux dans ce projet, les animaux destinés aux analyses biochimiques ou histologiques seront au préalable inclus dans les études comportementales. Le nombre de souris tient compte des tests statistiques utilisés lors de l'analyse des résultats ainsi que de la variabilité interindividuelle de ces modèles génétiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés à plusieurs dans les cages, et des enrichissements (cabanes, bouts de bois, cotons) sont mis à leur disposition. Le traitement à la cuprizone se fera par l'alimentation afin de supprimer le stress lié aux injections. Nous avons également favorisé des tests moteurs et cognitifs non invasifs. L'enrichissement de l'environnement des animaux (bâtonnets à ronger, matériel de nidification maisons en carton...), le maintien des intéractions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront de s'assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée. Des points limites permettant de soustraire l'animal à la souffrance ont été établis

Choix des espèces

Dans le domaine de recherche sur la SLA, le modèle animal le plus pertinent reste encore à l’heure actuelle la souris. En effet, l’utilisation d’invertébrés comme la drosophile ou le nématode se heurte à une organisation du système nerveux qui n’a pas la complexité requise et ne permet pas de répondre aux questions cliniques posées. De plus, notre laboratoire a une grande expertise avec les modèles murins de la SLA. Nous avons le matériel chirurgical et les équipements dédiés aux études impliquant des souris mais aussi, et surtout, l'expertise nécessaire pour surveiller l'état de la souris. Pour le suivi longitudinal, les animaux les plus agés auront un an. Pour le traitement, les animaux seront utilisés à 3 mois qui est l'âge où le traitement a montré le plus de différences entre les animaux génétiquement modifiés et les animaux non OGM.