Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Conservation des espèces
- Enseignement supérieur et formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Recherche fondamentale
- Tests réglementaires
Plateforme comportement rongeur : Validation méthodologique et formation utilisateurs
- Enseignement supérieur
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 70
1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 360 dans des procédures classées d'un niveau de souffrance sévère. Ils sont placés dans des tests de comportement dont la durée va de quelques minutes à plusieurs heures, répartis en trois classes de gravité sans que le résumé précise en quoi consiste le test sévère. Ces manipulations ne visent pas à produire des connaissances mais à valider les appareils d'une plateforme de comportement et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer.
Objectifs
Le projet vise à 1- évaluer les tests comportementaux présents dans la plateforme, à valider les différentes méthodes possibles et de créer une base de données sur les modèles commerciaux couramment utilisés au sein de l'institut et 2- former les utilisateurs aux tests au sein de l'institut par petit groupe de 2-3 personnes maximum donnant lieu à un suivi des validations internes des personnels.
Bénéfices attendus
La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages de mesure comportemental utilisés par ces derniers. Pour cela, la plateforme pourra mettre à disposition les lots d'animaux à des fins éducatives. Les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme
Procédures
Dans les trois procédures, de classe légère (procédure 1), de classe modérée (procédure 2) et de classe sévère (procédure 3), les animaux sont placés dans le test et la réponse comportemental est observée. La durée d'observation dépend du test et s'étale de quelques minutes à plusieurs heures en fonction du test
Impact sur les animaux
Aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement et les grilles d'évaluation de la réponse comportementale en fonction des tests.
Devenir
Procédure 1 (comportement de classe légère) : euthanasie, procédure 2 (comportement de classe modérée), procédure 3 (comportement de classe sévère)
Remplacement
S’agissant d’une plateforme comportement rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.
Réduction
le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs
Raffinement
raffinement, les procédures prennent en compte des temps de récupération et des nombres d’essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage, dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette si l'animal est hébergé individu. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement
Choix des espèces
la plateforme est dédiée à l’étude comportementale des rongeurs. Notre projet nécessite donc l’utilisation de souris et de rats. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 24 mois . Nous réaliserons la formation des utilisateurs en fonction de la thématique de recherche et des modèles animaux utilisé: par exemple maladie d'Alzheimer avec des animaux de plus de 10 mois et maladie de Charcot avec des animaux au sevrage et 2/3 mois, dans ce cas les animaux sont identifié par tatouage car génotypé entre P10-P115. Pour l'évaluation et la validation des aspects méthodologiques de ces tests comportementaux, nous utiliserons des modèles commerciaux de 2 /3 mois. Dans ce cas, les animaux ne sont pas génotypés et sont marqués sur la queue avec un stylo.
Plateforme chirurgie rongeur : Validation méthodologique et formation des utilisateurs
- Enseignement supérieur
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 70
1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Ils subissent des chirurgies de la moelle, stéréotaxiques, une électroporation, une microdialyse, une vasectomie, des interventions sur nouveau-nés, ainsi que des gavages, injections et prélèvements sanguins. Ces gestes ne visent pas à produire des connaissances mais à standardiser les appareillages d'une plateforme de chirurgie et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer et présente le "bien-être animal" comme un bénéfice de la formation.
Objectifs
La plateforme chirurgie rongeur de l’institut dispose de différents appareillages qui doivent être testés et validés afin de standardiser les procédures (les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme). Par ailleurs, la plateforme a également pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages qui seront utilisés par ces derniers. Pour les formations réglementaires mises en place sur site et pour les certificats interne de formation des utilisateurs, nous utilisons des animaux du commerce ainsi que des animaux contrôles ou ne possédant pas le génotype d'intérêt mais sans phénotype dommageable de tous les projets autorisés au sein de l'animalerie, d’âge, de souche et de sexe contrôlés.
Bénéfices attendus
La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages qui seront utilisés par ces derniers : les bénéfices de ce projet sont les bons usages des techniques par les utilisateurs et le bien-être animal lors de la mise en place de ces procédures.
Procédures
procédure 1 : chirurgie de la moelle (1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 2 : chirurgie stéréotaxique(1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 184 souris et 10 rats ), procédure 3 : electroporation (1 fois, sous anesthésie générale, 30min-1h, 50 souris), procédure 4 : gavage, injection sous cutanée, intrapéritonéale sur animal vigil, (5 fois, sur animal vigile, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 5 : prélèvement de sang (5 fois, sous anesthésie générale ou vigile suivant lesite de prélèvement, 30min-1h, 184 souris et 10 rats), procédure 6 : microdyalise (1 fois, sous anesthésie générale, 30-min-1h, 56 souris), procédure 7 : vasectomie (1 fois, sous anesthésie générale, 30-min-1h, 50 souris), procédure 8 : chirugie sur nouveau-nés(1 fois, sous anesthésie générale, 10-min, 50 souris), procédure 9 :euthanasie (1 fois, sous anesthésie profonde, 10-min, 496 souris et 50 rats)
Impact sur les animaux
aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement, ainsi l'analgésie pre et post-opératoire
Devenir
procédure 1 (chirurgie de la moelle) = euthanasie , procédure 2 (chirurgie stéréotaxique) = euthanasie, procédure 3 (electroporation) = euthanasie, procédure 4 (gavage, injection sous cutanée, intrapéritonéale sur animal vigil) = réutilisation en procédure 9, procédure 5 (prélèvement de sang) = réutilisation en procédure 9 , procédure 6 (microdyalise) = euthanasie, procédure 7 (vasectomie) = euthanasie, procédure 8 (chirugie sur nouveau-nés) = euthanasie, procédure 9 = euthanasie
Remplacement
S’agissant d’une plateforme d'exploration fonctionnelle chez le rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.
Réduction
le nombre d'animaux utilisé est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs
Raffinement
les procédures prennent en compte des temps de récupérations et des nombres d'essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. Lors des procédures chirurgicales, un protocol adapté d'anesthésie et d'analgésie pre et post-opératoire est mis en place pendant 48h après la chirurgie. De plus les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette suite à une intervention chirurgicale. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement
Choix des espèces
Notre projet nécessite l’utilisation de souris et de rats, au sein de la plateforme rongeur, pour l'amélioration des techniques de chirurgie mise en place mais également la formation des utilisateurs aux bonnes pratiques d'expérimentation. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 10 mois qui est la fenêtre de chirurgie classiquement utilisées par les utilisateurs de l'institut pour les procédures 1, 2, 4, 5, 6, 7 et 9 et embryonnaire pour la procédure 3 et P0-P2 pour la procédure 8. Les animaux commerciaux ne sont ni identifiés, ni génotypés par contre les animaux issus de la réutilisation sont tatoués (doigt) et génotypés entre 9-12 jours.
Hébergement de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Conservation des espèces
- Enquêtes médicolégales
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 25000
250000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie expédiée aux scientifiques qui les ont commandés et le reste tué. Ce projet d'élevage industriel de lignées génétiquement modifiées prévoit identification, jusqu'à quatre biopsies à l'oreille ou à la queue et des prélèvements sanguins par animal, certaines lignées exprimant un phénotype dommageable comme un diabète, une hémophilie ou une immunodéficience. Le porteur indique que les animaux "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. Il présente l'élevage sur mesure de rongeurs "à fournir aux scientifiques" comme un service rendu à la communauté de recherche.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la création, caractérisation et/ou l’élevage de lignée transgéniques à phénotypes dommageables ainsi que la réalisation d'une biopsie par méthode invasive séparément du geste d'identification sur des lignées transgéniques dans le but d'héberger ou de maintenir des lignées de rongeurs génétiquement modifiés pour le compte de la communauté scientifique. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique comme par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées transgéniques, si la présence d’un phénotype dommageable n’a pas été analysée, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre la gestion optimale des possibles expressions cliniques du phénotype dommageable, leur prévention ou leur traitement adéquat. Lorsque le phénotype dommageable est avéré et connu, la gestion de cette lignée sera adaptée à ce dernier par la définition / surveillance des possibles signes cliniques associés à l'expression de ce phénotype ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique hébergée/élevée, il est important de connaitre le génotype des animaux, ainsi, en plus de l’identification, une biopsie avec une méthode invasive sera réalisée. Le but de cette biopsie est donc d’analyser le génotype de chaque animal afin de sélectionner celui d'intérêt. En 2022, sur 505 projets transgéniques au total (225 000 animaux), seulement 95 lignées étaient signalées avec un phénotype dommageable (19%, soit 43 000 animaux). Parmi ces 19%, moins de 1% ont réellement exprimé un phénotype dommageable. Ces phénotypes peuvent être catégorisés en tant qu’immunodéficient ; hémophile ; maladie métabolique ; trouble neurologique ; pathologie musculaire et articulaire ou cancer, mais nous ne pouvons prévoir précisément le nombre de lignées par catégories, cela dépend des sujets de recherche des scientifiques. Pour ce projet, nous comptons 250 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets d’élevage de lignées transgéniques différentes. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes dommageables.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A une identification unique, acte d’une durée maximale de 20 secondes, à maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Un hébergement isolé peut être nécessaire en cas d’animal fragile ou d’animal agressif. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Expression possible d’un phénotype dommageable due à la mutation génétique (immunodépression, arthrite, diabète, hémophilie, …). Chaque effet indésirable est notifié si connu à l’arrivée des animaux ou estimé lors de l’hébergement. Un suivi adapté et des mesures de raffinement spécifiques sur avis vétérinaire sont mis en place en fonction de l’impact observé / attendu chez l’animal. Sur la base du suivi rapproché effectué sur ces souches et des raffinements mis en place, la nuisance sur l’animal est légère à modérée. Stress suite à la contention pour identification Douleur et stress dus aux biopsies (nombre maximum de 4) si besoin d’identifier le génotype d’intérêt. La biopsie à l’oreille est privilégiée (environ 3mm x 3mm ou languette de 5mm de large maximum, plusieurs biopsies peuvent être faite si nécessaire et justification, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone (oreille peu sensible), la nuisance sur l’animal est légère. Les biopsies à la queue sont possibles sur justification scientifique (biopsies de queue de 5mm maximum, une 2eme biopsie peut être réalisée sous justification du scientifique, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone, la nuisance sur l’animal est légère pour les animaux de moins de 3 semaines (queue peu sensible) et modérée pour les animaux de plus de 3 semaines. Douleur et stress dus aux prélèvements de sang (volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur et les bonnes pratiques et raffinements internes). Une anesthésie pourra être appliquée en fonction du lieu du prélèvement. Hébergement isolé la période de récupération post opératoire pour les femelles réimplantées ou en cas d’agressivité au sein du groupe social afin de limiter la douleur et le stress liés à cette agressivité. Mise en place d’enrichissements supplémentaires et adaptés en cas d’hébergement isolé.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).
Raffinement
Les observations par le personnel permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en contactant les techniciens qualifiés, compétents et le vétérinaire. Si un point limite est atteint, le technicien met en place des soins particuliers, un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place et géré par des techniciens qualifiés, compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les règles éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l'animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s'assurer de sa récupération immédiate.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont les plus développées, les mieux maitrisées et pour lesquelles les données scientifiques sont nombreuses. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables. Ce sont les espèces qui permettent à la communauté scientifique de réaliser un certain nombre d’études en recherche et développement grâce aux données historiques et à leur connaissance de ces modèles animaux. Lors de la caractérisation des lignées, l’observation détaillée et l’analyse de la présence du phénotype dommageable sont réalisées à la naissance, au sevrage et 8 semaines d'âge. Il est également possible de prolonger sur l'âge adulte si les animaux sont conservés plus longtemps. - Hébergement des lignées à phénotypes dommageables fait à tout âge. -Biopsies réalisées le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une recoupe à l’âge adulte peut être demandé par le client. - Prélèvement de sang dans la plupart des cas fait en submandibulaire après 4 semaines d’âge minimum (adulte).
Evaluation du phénotype de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
860 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis intégrées à un autre projet ou tuées selon la décision du responsable de la lignée. Elles sont issues de nouvelles lignées génétiquement modifiées et mises en reproduction, pour repérer l'apparition d'un phénotype dommageable lié à leur modification génétique. Le porteur présente cette évaluation comme une obligation réglementaire préalable à d'autres recherches en cancérologie ou sur les maladies neurodégénératives. Il affirme qu'aucun remplacement n'est envisageable puisque le projet porte sur la création même des lignées.
Objectifs
Ce projet ne sera utilisé que lorsque l’on supposera que le phénotype (c'est à lire l'ensemble des caractères observables d’un individu) de la nouvelle lignée créée pourrait être dommageable ou à posteriori si un phénotype dommageable était découvert sur une nouvelle lignée de façon inattendue. Pour rappel une souris génétiquement modifiée est un animal dont le génome a été modifié par l'insertion ou le remplacement d'un ou plusieurs gènes. Lorsque l’on souhaite créer de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées, les recommandations du décret 2013-118 (article R.214-89 et 110) nous imposent d’avoir un projet autorisé par le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, pour évaluer tout phénotype, qui pourrait être dommageable vis-à-vis du bien-être des animaux. Afin de répondre à la réglementation en vigueur, l'objectif de ce projet est l’évaluation du caractère dommageable ou non de la modification génétique réalisée sur ces nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées par croisement avec des lignées déjà existantes ou sur un fond génétique particulier et ceci afin de répondre à de nouvelles questions scientifiques en lien avec les thématiques de recherche des instituts de recherche comme par exemple en oncologie, sur les maladies neurodégénératives, sur des pathologies de la grossesse ou sur des modèles de différentes pathologies touchant des organes. Cette procédure a pour vocation de caractériser des effets secondaires possibles ou probables dans une lignée afin de mettre en place ultérieurement, dans une autre DAP si nécessaire, les mesure d'élevage propre à minimiser les nuisances subies par ces animaux. Une recherche ciblée des effets délétaires pressentis comme sévères d'une mutation seront fait dans une DAP spécifique.
Bénéfices attendus
Ces modèles vont permettre de répondre à de nouvelles questions scientifiques en lien avec les thématiques de recherche de l’institut comme par exemple en oncologie, sur les maladies neurodégénératives, sur des pathologies de la grossesse ou sur des modèles de différentes pathologies touchant des organes. Le but de ce projet est de permettre de mieux connaitre l'impact des modifications de leur génome sur le bien être des animaux, et par la suite, de raffiner ces modèles et réduire tout impact sur le bien être de l'animal.
Procédures
Les animaux pourront être mis en reproduction, une fois dans leur vie pendant une durée maximale de 8 mois. Leur comportement, état général, croissance, fertilité, nombre de portées et nombre d'animaux par portée... sera étudié quotidiennement par observation des animaux.
Impact sur les animaux
En cas d'apparition de phénotype dommageable ou de la douleur. La nature de ses effets indésirables est l'objet de cette demande afin de les éviter ou d'y remédier par la suite. Les points limites mis en place visent à ne pas dépasser un stade modéré dans ces diverses catégories, stade auquel l'animal sera mis à mort.
Devenir
A l'issu de la procédure d'évaluation du phénotype, les animaux pourront être gardés en vie et être intégrés à un autre projet de l'équipe de recherche ou euthanasiés sur décision du responsable de la lignée.
Remplacement
Aucun remplacement ne pourra être envisagé puisque ce projet sert à la création de nouvelles lignées et à l'évaluation du phénotype des animaux générés et il est donc impossible de le réaliser in vitro ou in silico.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux, la production sera rationnalisée par l’établissement de programme d’élevage afin de produire le nombre minimal d'animaux nécessaires pour évaluer leur phénotype. Seuls seront comptés dans ce projet les animaux présentant un phénotype dommageable. Nos calculs du nombre d'animaux se basent donc sur une estimation majorée de ce que nous pourrions avoir.
Raffinement
Les animaux présentant le génotype d’intérêt feront l’objet d’une surveillance particulière selon les recommandations de l'Union Européenne afin d’établir si ces créations de nouvelles lignées provoquent l’apparition d’un phénotype dommageable vis-à-vis du bien-être animal, et si c’est le cas, des points limites seront mis en oeuvre et éventuellement réadaptés en fonction du phénotype observé pour limiter la souffrance chez les animaux. Les animaux sont hébergés en groupe dans un environnement enrichi. Ils sont observés quotidiennement et des points limites ont été définis afin de prendre en compte d’éventuels effets inattendus pour lesquels il sera décidé de mettre en place un traitement approprié ou une euthanasie.
Choix des espèces
Ce projet a pour but de répondre aux besoins de création de lignées de souris génétiquement modifiés pour les recherches menées dans l’institut dont le modèle animal est la souris. Ces souris génétiquement modifiées permettent notamment de mieux comprendre le fonctionnement et l’utilité de certains gènes et/ou de créer des modèles de pathologies humaines étudiées au sein de l’institut (cancer, maladies neurodégénératives, pathologies de la grossesse, modèles de pathologies diverses,…) Les animaux sont étudiés à tous les stades c’est-à-dire qu’on observe le comportement et l’état physique des animaux à la naissance, au sevrage, à maturité sexuelle voir plus tardivement si le phénotype est susceptible de s’exprimer à un âge avancé.
Transfert d’embryons sur rongeurs de laboratoire pseudogestantes
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Rats : 10400
83 200 souris et rats vont être utilisés, la plupart tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les femelles subissent une chirurgie de transfert d'embryons d'environ quinze minutes sous anesthésie générale, pour servir de mères porteuses. Le porteur indique que ces femelles réimplantées sont tuées au sevrage des petits, sauf quelques-unes gardées comme sentinelles sanitaires, et que 156 rates sont réutilisées. Il justifie la voie chirurgicale par un taux de naissance 2,5 fois supérieur à la méthode non invasive, qu'il juge sans réelle "valeur ajoutée éthique".
Objectifs
Ces transferts d’embryons ont pour but de mettre à disposition de la communauté scientifique des animaux sains. En effet, la présence de contaminants dans les colonies de rongeurs de laboratoire peut introduire un biais dans les résultats obtenus et leur analyse, ainsi qu'avoir des conséquences néfastes sur le bien être de ces animaux. La cryoconservation et le transfert d’embryons permettent de réduire considérablement les populations de rongeurs de laboratoire, en ciblant la naissance d'une majorité d'animaux d'intérêt scientifique. En effet, à partir d’embryons décongelés, de sperme suivi d’une fécondation IN VITRO ou encore de collecte d’embryons post accouplements naturels, les embryons collectés et lavés en milieux stériles appropriés sont réimplantés dans des femelles pseudogestantes qui vont en assurer le développement IN UTERO et leur élevage jusqu’au sevrage. Enfin, au-delà des 2 arguments cités ci-dessus, le transfert d’embryons permet également d’autres améliorations telles que le retour à un microbiote caractérisable, améliorer les conditions d’élevage, sécuriser sanitairement les échanges lors de collaboration,… Ce projet est donc un élément de base dans la gestion et l'élevage des colonies de rongeurs de laboratoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d'obtenir rapidement des rongeurs d'intérêt scientifique et de haute qualité sanitaire issus de femelles réimplantées ayant la capacité de donner les meilleurs taux de naissances possibles post transfert embryonnaire par voie chirurgicales.
Procédures
Les animaux subissent une procédure chirurgicale unique d'une durée moyenne de 15 minutes après anesthésie générale
Impact sur les animaux
La chirurgie de transfert d'embryon est composée d’un protocole chirurgicale unique et analgésique maitrisé ainsi que d’un suivi post-opératoire adapté. L’impact négatif pour l’animal est réduit au maximum.
Devenir
Les femelles réimplantées seront mises à morts au sevrage des petits sauf quelques-unes qui seront utilisées en tant que sentinelles pour le contrôle du statut sanitaire des portées. Les animaux sevrés seront envoyés au donneur d’ordre pour des fins scientifiques.
Remplacement
Des solutions commerciales de kits de transfert d'embryons par voie naturelle sont proposées par différentes compagnies. Les méthodes dites "non invasives" (par voies naturelles) offrent des taux de naissance de l'ordre de 2.5 fois moins comparativement à la méthode chirurgicale. Cela nécessite donc l'utilisation d'un plus grand nombre de donneuses d'embryons et de mères porteuses pour obtenir un même résultat. Les taux de naissances obtenus et les spécificités techniques associées à leur utilisation ne permettent donc pas encore une réelle valeur ajoutée éthique pour les transferts d'embryons par des quantités réduites d'animaux au strict minium pour atteindre les objectifs scientifiques souhaités. Les transferts d'embryons dans des femelles pseudgestantes B6CBA/F1 permettent également la réalisation de shéma d'accouplement (IN VIVO ou IN VITRO) avec des taux d'animaux d'intérêts supérieurs à ceux issus d'accouplements naturels. Ces transferts évitent ainsi de nombreux accouplements naturels pour une cible finale en terme de nombre d'animaux d'intérêt identique dont les femelles du modèle ne pourraient pas: ovuler, assurer une gestation ou encore allaiter correctement.
Réduction
L'aspect réduction du nombre d'animaux est traité via une politique de réduction au strict minimum nécessaire de femelles réimplantées pour atteindre des objectifs fixés par les utilisateurs finaux. Les revitalisations de modèles maintenus au format congelé lorsqu'ils ne sont pas en études actives, les décontaminations par transfert embryonnaires, les expansions rapide de colonies par fécondation IN VITRO,... sont toutes des solutions qui répondent complètement aux 3R et à l'objectif de réduction d'animaux en élevage. La production d’animaux expérimentaux par des méthodes alternatives, intégrant des transfert d’embryons, permet de rationaliser les besoins des chercheurs : - en évitant les élevages permanents desquels une infime partie des animaux produits est utilisée. - en offrant une homogénéité des lots, une qualité génétique et sanitaire supérieure, et un microbiote standardisé. - en permettant de réduire la quantité d’animaux produite aux uniques besoins. Un élevage moyen d’un modèle produit environ 500 animaux par an, ce qui arriverait à une quantité de 2 500 000 animaux nés sur 5 ans pour 1000 modèles. Pour le même nombre de modèle, le transfert embryonnaire pour produire les lots d’animaux expérimentaux sur 83 700 mères porteuses permet une réduction minimale de 10 fois la quantité d’animaux produite en élevage continue. Cette méthode répond efficacement aux attentes d’une démarche 3R.
Raffinement
Le raffinement sera obtenu par l'application d'une surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux avec une grille d’évaluation adaptée pour déceler tout signe clinique et atteinte des points limites, par un hébergement avec enrichissement adapté à l'espèce et à son état physiologique et par un protocole analgésique maitrisé lors de la chirurgie. D'après notre historique, les taux de gestations et taux de naissance sont similaires à ceux d'accouplements naturels et nous avons une absence de mortalité post chirurgie. Ces éléments témoignent d'une procédure maitrisée.
Choix des espèces
L’espèce choisie doit être identique à celle du modèle scientifique et pour lesquel le recours à cette technique est nécessaire. Parmi les rongeurs, les espèces les plus utilisées par la communauté scientifique sont les souris et les rats. Pour les souris, nous avons choisi l’hybride B6CBA/F1 qui est la plus reconnue scientifiquement pour ses qualités reproductrices pour assurer une gestation et un sevrage d'un plus grand nombre de petits avec un gabarit homogène et donc une standardisation optimale du process. Pour les rats, la souche Sprague Dawley est reconnue comme étant la plus appropriée pour cette même technique et pour ses qualités reproductrices. L’âge est déterminé par l'âge de maturité des fonds génétiques et la faculté des animaux utilisés à mener à bien la production d’une portée jusqu’à son sevrage : -Rats: Sprague Dawley de 10 à 12 semaines -Souris: B6CBA/F1 de 10 à 15 semaines
Transfert non-invasif d’embryons au stade blastocyste chez une souris mère-porteuse à l’aide du TCET (Transcervical embryo transfert)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
90 souris mères porteuses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent un transfert d'embryons par voie naturelle, sans chirurgie, pour valider une technique de revitalisation de lignées transgéniques, puis sont euthanasiées faute de pouvoir être réutilisées. Le porteur indique que le passage de la sonde peut irriter le vagin et que les petits nés seront gardés pour l'élevage. Il affirme ne pas pouvoir mettre au point cette technique sans recourir aux animaux, la réussite se mesurant au nombre de naissances.
Objectifs
L'objectif est d'avoir une méthode de révitalisation des lignées de souris transgéniques sans geste chirurgical.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est la validation d'une technique de réimplantation d'embryon sans geste chirurgical
Procédures
Un seul transfert par voie naturelle d'embryons de souris (durée quelques secondes).
Impact sur les animaux
Le passage de la sonde peut irriter le vagin. Les souris anesthésiées restent en observation jusqu’à leur complet réveil en bonne forme, dans leur cage placée sur une platine chauffante à 37°C. En fonction de l'évaluation de la douleur, du doliprane par voie orale peut être donné. L'évaluation de la douleur se fait notamment avec l'aide d'une grille de scoring.
Devenir
Les mères porteuses seront euthanasiés après la manip car elles ne peuvent plus être réutilisées pour une autre manip. Les petits générés pourront être gardés et utilisés en fonction des besoins de l'élevage ou d'autres procédures expérimentales.
Remplacement
Nous ne pouvons pas faire une mise au point d’une nouvelle technique de revitalisation sans l’utilisation d’animaux. Nous avons besoin de savoir si la technique marche et pour cela nous avons besoin de voir s'il y a des naissances.
Réduction
Réduire le nombre d'animaux au minimum pour atteindre la compétence du transfert d'embryon jusqu'à 80%
Raffinement
Raffiner en utilisant au mieux les animaux. Renforcement de l'enrichissement des cages contenant les mâles vasectomisés isolés. La durée d'isolement des mâles est réduite au maximum. Eviter tout stress des animaux pendant les manips (gestation...) Des points limites sont définis. Les animaux opérés lors du transfert d’embryon seront soumis à une attention particulière pour la gestion de la douleur avec réadministration d’antalgique si nécessaire après la chirurgie. Les cages hébergeant les femelles réimplantées sont enrichies avec une cabane, du sopalin. Deux femelles maximum sont mises par cage. Une surveillance quotidienne est réalisée. Le transfert se passe sous anesthésie avec une prise en charge analgésique appropriée à la procédure. Des points limites et spécifiques sont mis en place.
Choix des espèces
Nous revitalisons les lignées pour toute entrée de souris transgéniques. Les femelles C57Bl6 productrices de blastocyste sont des femelles sexuellement matures de 6 à 8 semaines. Les mâles C57Bl6 mis en accouplement avec les femellles C57Bl6 pour récupérer les embryons sont également sexuellement matures. Les femelles mères-porteuses sont des femelles adultes, àgées au minimum de 8 semaines tout comme les mâles vasectomisés.
Projet d’archivage et revitalisation de lignées murines
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
9 410 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles servent à un service d'archivage de lignées génétiquement modifiées, avec stimulation ovarienne par injections et chirurgie de réimplantation d'embryons. Le porteur indique que les femelles sont tuées pour récupérer les embryons et que d'autres animaux le sont pour prélever sperme et embryons destinés à la fécondation in vitro. Il affirme que l'utilisation de ces animaux est "indispensable" pour sécuriser les lignées de recherche.
Objectifs
Le service a pour principale mission de cryopréserver les lignées de souris génétiquement modifiées des différents plateaux dans le but de sécuriser et rationaliser leur utilisation. Le service propose un ensemble de prestations: - la cryoconservation des lignées murines transgéniques à partir de sperme ou d'embryons - L’archivage et le stockage de ces paillettes - La possibilité d'échanger des lignées via des paillettes entre chercheurs - La reviscience de lignées. Le service réalise les mises au point et le développement de nouveaux protocoles permettant d'améliorer les prestations proposées.
Bénéfices attendus
L'archivage et par de là la sécurisation des lignées murines génétiquement modifiées en cas de soucis sanitaire. La possibilité d'arrêter sous forme repirante une lignée égéntiquement modifiée non utilisée et de permettre la revitalisation de cette dernière si besoin par la suite. L'envoi de paillettes et non d'animaux vers des collaborateurs. Respect des 3R
Procédures
Injection sur femelles vigiles : lors de la stimulation ovarienne des femelles (deux injections : le geste est réalisé en moins d'une minute) et lors de l'anesthésie des femelles pseudogestantes avant réimplantation : une injection (durée moins d'une minute) . Acte chirurgical lors de la réimplantation des embryons issus des fécondations in vitro. La chirurgie dure environ 5 à 8 minutes.
Impact sur les animaux
La réimplantation nécessite une procédure invasive soit un acte chirurgical. Des effets indésirables pourraient être observés sur des animaux pendant et après l'acte chirurgical.
Devenir
Procédure 1: euthanasie des femelles pour récupérer les embryons Procédure 2: euthanasie des animaux pour récupérer le sperme et les embryons pour effectuer la FIV Procédure 3: euthanasie des femelles pseudogestantes car elle ne pourront plus resubir de chirurgie après naissance des souriceaux (lignée redérivée)
Remplacement
Les méthodes d'archivage et de revitalisation nécessitent l'utilisation d'animaux. L'utilisation de ces animaux est indispensable. Ne sont utilisées et congelées que des lignées nécessaires aux projets de recherche.
Réduction
Réduire en diminuant le nombre d’animaux utilisés: uniquement 2 mâles sont nécessaires pour une cryo de sperme et sécuriser une lignée. Ces méthodes permettent de sécuriser et de rationaliser les élevages. On limite la réimplantation des embryons à 3 femelles, même si le nombre d’embryons est supérieur (et dans ce cas les embryons seront congelés). Seuls 2 mâles sont utilisés pour la cryo de sperme, ils sont isolés 72h à 1 semaine d’où une demande d’autorisation de projet.
Raffinement
Raffiner en utilisant au mieux les animaux. Renforcement de l'enrichissement des cages contenant les mâles vasectomisés isolés. La durée d'isolement des mâles est réduite au maximum. Eviter tout stress des animaux pendant les manips (gestation...) Les points limites sont dans le 4.2. Les animaux opérés lors du transfert d’embryon seront soumis à une attention particulière pour la gestion de la douleur avec réadministration d’antalgique si nécessaire après la chirurgie Les cages hébergeant les femelles réimplantées sont enrichies avec une cabane, du sopalin. Deux femelles maximum sont mises par cage. Une surveillance quotidienne est réalisée.
Choix des espèces
Ce sont des lignées murines transgéniques utilisées par les équipes de recherche pour de nombreux projets scientifiques. Le but du service est de sécuriser ces lignées afin de pallier à d'éventuelles contaminations, éviter les phénomènes de dérive génétique et favoriser la rationalisation . Congélation de sperme : souris matures Congélation d'embryons préimplantatoires: des souris s âgées de 8 semaines minimum à 12 semaines, c’est à dire à maturité sexuelle, sont nécessaire pour réaliser la congélation sous forme d’embryons d’une lignée. Fécondation in vitro: jeunes femelles
Validation de la reproductibilité du génotypage pour le raffinement des méthodes de prélèvement
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, celles au génotype jugé fiable et d'intérêt gardées comme reproductrices, les autres tuées. Très jeunes, elles subissent une épilation, une biopsie de la pulpe d'un doigt et une amputation de phalange, gestes que le porteur reconnaît "stressants et potentiellement douloureux". Le projet vise à comparer ces méthodes de génotypage pour retenir la moins invasive. Il relève du raffinement des pratiques d'identification des souris génétiquement modifiées, que le porteur emploie dans "la quasi totalité" de ses projets.
Objectifs
Une condition essentielle à l'utilisation de souris transgéniques est la possibilité de les génotyper, c'est-à-dire de distinguer les souris porteuses de la mutation génétique à étudier. La plupart des souris issues de l'élevage d'animaux mutants doivent donc être génotypées avant d'être utilisées pour toute expérience de recherche. Bien que nous suivions les recommandations sur la technique d'amputation des phalanges comme méthode d'identification et de caractérisation génétique chez les rongeurs éditées par le CNREEA (Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale) en 2021, nous cherchons encore à affiner les méthodes que nous utilisons en allant vers des méthodes non invasives et moins douloureuses.
Bénéfices attendus
A l'issue de ce projet, nous souhaitons pouvoir valider une méthode de génotypage et d'identification la moins invasive possible et la plus fiable également. Ceci passera notamment par un classement de douleur des méthodes testées pour pouvoir choisir la méthode la moins impactante pour nos souris. Nous envisageons de partager les résultats de ce projet par une communication interne à notre réseau professional mais aussi à l'ensemble de la communauté française avec une présentation en congrès national, voire une publication dans une revue dédiée.
Procédures
Les animaux de la 1re partie de l'étude feront l'objet de 3 prélèvements :épilation d'une touffe de poils, biopsie de la pulpe d'un doigt, biopsie d'une phalange distale. Il y aura un prélèvement par jour uniquement, 3 jours d'affilée. Chaque prélèvement dure moins de 10 secondes. Les animaux de la 2e partie de l'étude feront l'objet d'un seul des 3 prélèvements ci-dessus (1 type de prélèvement par groupe).
Impact sur les animaux
Les animaux feront l'objets de prélèvements stressants et potentiellement douloureux: épilation d'une touffe de poils, biopsie de la pulpe d'un doigt, biopsie d'une phalange distale. mentionnés ci-dessus. Nous surveillerons justement l'apparition de signes de douleur (léchage du lieu de prélèvement ou perte de prise alimentaire par exemple) afin de traiter ces douleurs si elles apparaissent et de sélectionner les méthodes les moins impactantes pour l'animal dans le futur.
Devenir
A l'issue de ce projet, les animaux seront gardés en vie en tant que reproducteurs dans notre animalerie d'élevage s'ils ont un génotype fiable et d'intérêt. Les autres seront mis à mort.
Remplacement
Ce projet vise à raffiner les méthodes d'identification et de génotypage des souris génétiquement modifiées, nous ne pouvons ainsi pas réaliser ce projet autrement qu'en utilisant des souris. Cependant, des tests préliminaires ont été faits sur des animaux préalablement euthanasiés (d'autres projets) pour valider la quantité de poils nécessaire pour le génotypage en utilisant ces derniers, permettant ainsi de n'utiliser des animaux vivants pour ce projet que lorsque nécessaire.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été calculé par une bio statisticienne qui se chargera également de l'évaluation statistique de chaque étape. De plus, selon les résultats de la 1re partie de l'étude, des groupes de la 2e procédure pourraient ne pas être réalisés (notamment si le génotype n'est pas fiable).
Raffinement
L'objectif de ce projet est justement de raffiner les méthodes actuelles en cherchant à aller vers des techniques moins voire non-invasives et ainsi pouvoir abandonner la biopsie de phalange distale pour le génotypage et l'identification. En pratique, les animaux feront l'objet d'un suivi très précis de la douleur et des anti-douleurs seront utilisés lorsque nécessaire. Les animaux manipulés étant très jeunes, nous veillerons en particulier à éviter tout rejet maternal après les procédures ainsi qu'à un bon allaitement des souriceaux par leur mère.
Choix des espèces
Les souris génétiquement modifiées sont utilisées à l'ICS dans la quasi totalité de nos projets (ayant chacun leur justification scientifique). L’utilisation de ces souris nécessite de pouvoir identifier les individus et de les caractériser d’un point de vue génétique, raison pour laquelle nous utilisons la souris dans ce projet de raffinement des méthodes de génotypage et d'identification. Conformément aux recommandations émises par la CNR2EA de février 2021, l’identification sera réalisée entre les 7ème et 10ème jours de vie.
prestations de services permettant l’obtention de modéles transgèniques murins, leur cryopréservations ainsi que leurs cryopréservations en recherche fondamentale et appliquée
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
6 530 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L'activité relève d'une "prestation de services" de production de lignées transgéniques, de redérivation et de cryopréservation, avec injections d'hormones et microchirurgies sous anesthésie (vasectomie, transfert d'embryons). Le porteur indique que toutes les femelles donneuses sont tuées pour récupérer un maximum d'ovocytes et les mâles fertiles pour récupérer leur sperme, les mâles vasectomisés étant renouvelés deux fois par an. Il présente la congélation des lignées comme une application des 3R alors qu'elle sert d'abord à maintenir un stock de modèles pour les équipes clientes.
Objectifs
Le but de la redérivation sera de maintenir les lignées de souris sous un statut sanitaire acceptable. Dans notre établissement, beaucoup de souris (60% environ) sont immunodéprimées. Par conséquent, la présence de certains microorganismes mettrait en péril leurs bien être. La congélation des lignées des souris permet de répondre à la règle des 3R (réduction du nombre de souris) tout en protégeant ces lignées d’une dérive génétique, d’une contamination génétique ou d’une catastrophe naturelle. La modification du patrimoine génétique des souris permet de répondre à des problématiques diverses et variées (recherche fondamentale ou appliquée).
Bénéfices attendus
La redérivation de nos souris permet de garder des souris immunodéprimées au sein de notre service. La congélation de nos souris répond à la règle des 3R , c'est à dire réduire au maximum le nombre de souris. La transgénèse permet aux équipes de recherche d'obtenir des modèles de recherche.
Procédures
Certaines souris subiront 2 Injections d'hormones à 48 heures d'intervalle, en sous cutané, réalisées en 5 secondes. Chaque chirurgie serat réalisée une fois, sous anesthésie générale. La souris reste sous anesthésie durant 40 minutes. La chirurgie dure 15 minutes.
Impact sur les animaux
Au cours de nos procédures, nous réalisons des microchirurgies sous anesthésie générale. Les effets indésirables pourraient être des infections. Nous devons également conserver des mâles stériles individualisés. Ce type d'hébergement est une source de stress.
Devenir
Toutes les femelles donneuses d'ovocytes sont mises à mort afin de récupérer un maximum d'ovocytes. Les mâles fertiles sont mis à mort afin de récupérer un maximum de sperme lors de la congélation de sperme.
Remplacement
Notre structure propose la redérivation, la congélation et la modification du patrimoine génétique de la souris. Chaque chercheur justifie l'utilisation de la souris comme modèle de recherche.
Réduction
Nous utilisant des hormones non néfastes (PMSG, hyperOva et hCG) pour la souris, permettant d'obtenir un nombre maximal d'ovocytes et d'embryons, et par conséquent de réduire le nombre de femelles utilisées. La congélation des lignées murines est une méthode permettant de réduire au maximum le nombre de souris et limiter au maximum le maintient d’animaux respirant aux phénotypes dommageables non utiles immédiatement à une recherche expérimentale. Le maximum de mâles vasectomisés sera de 280 animaux (28*2*5). Nous avons en permanence 28 males vasectomisés qui nous permet de détecter 10 femelles en œstrus (chiffre empirique), c'est à dire les mères porteuses. A l'âge de 4 mois, ils sont mis en accouplement avec les futures mères porteuses. On les garde jusqu'à l'âge de 9 mois car, passé cette date, ils sont peu actifs et le nombre de femelle pluggée chute dramatiquement. Par conséquent, on les renouvelle, 2 fois par an. Un maximum de 2100 mères porteuses seront utilisées au cours des 5 ans à venir. Pour les redérivations, on prévoit 30 projets par an, incluant un lot de 4 mères porteuses soit 30 * 4 *5 souris. Pour les projets "transgénèse", on prévoit 15 projets par an, nécessitant un maximum de 5 expérimentations incluant à chaque fois un lot de 4 mères porteuses soit : 15*5*4*5 mères porteuses soit (30*4*5) +(15*5*4*5) = 2100 mères porteuses.
Raffinement
Toutes les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale. Les yeux des animaux sont protégés du dessèchement par du collyre "OcryGel". Au cours de la chirurgie, réalisée sous loupe binoculaire, les animaux sont placés sur une table chauffante thermostatée à 28°C. Tous les animaux sont ensuite accueillis dans une cage, elle-même chauffée par un tapis. Le tapis chauffant est retiré après le réveil de tous les animaux. De plus, des analgésiques adaptées (métacam ou doliprane) sont introduit dans l'eau de boisson durant 3 jours après l'intervention. Les mâles individualisés reçoivent un enrichissement supplémentaire, un igloo en carton.
Choix des espèces
Notre structure met à disposition une prestation de redérivation des souris afin de maintenir un statut sanitaire à l'élevage des souris immunodéprimées. La congélation des souris transgéniques permettra de garder ces modèle sous la forme congelée et non respirante. La création de modèles murins transgéniques permettra d'obtenir des modèle pertinents pour des études en recherche fondamentale, ainsi qu'en recherche clinique. Les mâles subiront une vasectomie seront âgés entre 8 et 10 semaines. On les gardera au maximum 10 mois. Les femelles donneuses d'ovocytes seront âgées entre 4 et 6 semaines. On utilise des femelles prés pubères afin d'induit facilement un cycle hormonal en injectant les hormones appropriées. Les souris mises en accouplement auront au minimum 5 semaines. Les mères porteuses seront matures, âgées entre 2 et 9 mois.
Evaluation d’une molécule comme agent de profertilité masculine
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
125 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des souris génétiquement modifiées reçoivent une amputation d’un bout d’oreille pour le génotypage et des injections hormonales, avant d’être tuées pour récupérer leurs ovocytes, afin de tester une molécule censée améliorer la fécondation par le sperme humain. Le porteur situe la finalité du côté du rendement de l’insémination artificielle chez l’humain. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne produit de gamètes viables et présente la souris comme "indispensable".
Objectifs
L'infertilité touche près de 15% des couples en âge de concevoir. Les techniques de reproduction assistée actuelles consistent en (i) l'insémination intra-utérine de sperme si les spermatozoides du partenaire montrent une bonne mobilité, (ii) la fécondation in vitro des ovocytes et (iii) l'injection intracytoplasmique de sperme dans le cas contraire. Les ovocytes fécondés vont ensuite continuer leur développement avant d'être réimplantés dans l'utérus au stade embryonnaire. Ces techniques sont lourdes, notamment pour les patientes : stimulations hormonales pour récupérer les ovocytes, suivis échographiques, ponction ovocytaire sous anesthésie. Une amélioration du rendement de ces techniques est donc indispensable pour améliorer la prise en charge des patientes. Ce programme de recherche permettra d'évaluer l'impact d'une molécule sur la durée du spermatozoïde et nous espérons ainsi améliorer le rendement de l'insémination artificielle qui reste très bas (10.5%) aujourd'hui. Cette molécule a déjà été testée et validée dans le cadre de fécondation bovine et permet une amélioration de 12%. L'objectif de ce projet est donc de valider l'utilisation de cette molécule comme agent améliorant la survie, la mobilité spermatique humaine et donc l'amélioration du taux de succès de l'insémination intra-utérine des spermatozoides.
Bénéfices attendus
La finalité de ce projet aura un impact direct sur la santé humaine. Les bénéfices attendus sont doubles avec (i) la réduction du nombre de FIV permettant l'obtention des embryons à partir d'une seule stimulation ovarienne et (ii) si la molécule améliore la survie et la mobilité spermatique, de proposer directement aux patientes une insémination intra-utérine de sperme traité, la fécondation et le développment embryonnaire se faisant alors in vivo favorisant les chances de grossesse. Ces résultats seront une première étape dans la validation de l'utilisation du clofilium comme agent profertilité chez l'homme.
Procédures
Contention pendant 2 minutes pour le tatouage et le prélèvement d'oreille entre 7 et 10 jours après naissance sur animaux vigiles (une par souris). Injection : IP sur souris vigile : 2 injections IP espacées de 48 h par souris agée de 6 à 12 semaines, contention pendant 30 secondes pour chaque injection.
Impact sur les animaux
La génération de souris génétiquement modifiées demande le génotypage adéquat et donc un prélèvement tissulaire par phalangectomie. La stimulation hormonale des souris nécessitera leur préhension.
Devenir
Les souris doivent etre mise à mort afin de récupérer les ovocytes.
Remplacement
Il n'existe aucun modèle invitro de production de gametes (ovocytes et spermatozoïdes) et le modèle murin est indispensable dans les études nécessitant des gametes et la fécondation; Aucun mode de remplacement n'est envisagé.
Réduction
Le nombre minimal d'animaux sera utilisé dans chaque procédure tout en garantissant une étude statistique correcte (ANOVA, test de Tukey's). La génération d'une souris permettant la fécondation des ovocytes par du sperme humain est longue puisque la souris doit perdre l'expression des 3 gènes de la zone pellucide et exprimer en remplacement les 4 gènes humains. L'obtention d'une souris humanisée parfaite est longue et demande la génération de nombreuses souris et croisements. Il est de plus décrit que ces souris humanisées sont moins fertiles. Afin de réduire le nombre de générations, nous espérons pouvoir déterminer rapidement le nombre de gènes requis a minima permettant l'attachement des spermatozoides à la zone pellucide et sa traversée.
Raffinement
Les souris seront placées en conditions de température régulée, ad libitum.Afin d'éviter la phalangectomie, les animaux seront identifiés par tatouage sur les phalanges et prélèvement d'oreille permettra de les génotyper. Les animaux seront maintenus le moins de temps possible afin d'injecter les hormones nécessaires à la stimulation ovarienne. La mise à mort des animaux sera effectuée dans une pièce différente de celle de l'hébergement.
Choix des espèces
L'étude des mécanismes de fécondation nécessite l'utilisation d'animaux car 1/ nous ne pouvons pas utiliser des ovocytes humains permettant d'étudier la fécondation par des spermatozoides humains 1/ Il n'existe pas de système de culture cellulaire permettant d'obtenir des gamètes viables. 2/ La fécondation nécessite l'obtention de gamètes matures, qui ne peuvent être obtenus que sur des animaux Il nous est donc impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, aucun modèle alternatif ne permet encore de reproduire en globalité, la complexité de la gamétogenèse et les impacts sur la fertilité en général et la fécondation en particulier. Notre étude s'intéresse à la fécondation des mammifères. Les processus moléculaires sont très similaires entre l'homme et la souris et le modèle souris humanisée permettra de tester l'amélioration attendue sur la physiologie spermatique par la molécule testée. Les souris femelles seront utilisées à maturité sexuelle (6 semaines) et pas au delà de 12 semaines pour la récupération d'ovocytes. En effet, après 12 semaines, les souris répondent moins bien à la stimuation hormonale et le nombre d'ovocytes récoltés décroit.
Rederivation, Archivage, et fécondation in vitro de lignée de souris génétiquement modifiées.
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
4150 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 3300 d'entre elles et modéré pour 850, une partie étant livrée pour la reproduction et le reste tué. Les femelles reçoivent des injections pour la superovulation ou subissent une chirurgie de réimplantation d'embryons, dans le cadre d'un service payant d'importation, d'archivage par congélation et de fécondation in vitro de lignées génétiquement modifiées. Le porteur indique que les femelles porteuses partent en contrôle sanitaire et que les portées sont livrées aux clients. Il présente le service comme un moyen de réduire le nombre de souris en élevage et de sécuriser les lignées.
Objectifs
Notre service propose des prestations dites de « décontamination » permettant d’importer des souris en respectant un statut sanitaire strict mais nécessaire pour l’étude du système immunitaire : cela permet de faire rentrer des animaux dits "propres" dans nos animaleries. Notre service propose également d'archiver ces lignées de souris par cryopréservation. Cette prestation permet de conserver les lignées murines, sous forme congelée, lorsqu’il n’est plus nécessaire d’avoir des animaux pour expérimentation. Cela permet également de pouvoir sécuriser le modèle créé et le réutiliser plusieurs années après si de nouvelles expérimentations sont nécessaires. Enfin cela permet de faciliter les échanges de ces modèles avec d'autres chercheurs qui pourraient utiliser le modèle créé pour d’autres projets à travers le monde.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra donc de sécuriser pour les chercheurs les lignées génétiquement modifiées créées contre tout problème de dérive génétique notamment, de faciliter les importations de lignées en respectant un statut sanitaire strict nécessaire au travail sur le système immunitaire et les échanges avec les chercheurs d’autres centres. Donc, il permettra de réduire le nombre d’animaux en élevage, tout en évitant de réutiliser des animaux pour créer des modèles qui existent déjà dans d’autres centres de recherche.
Procédures
Les animaux pourront subir : deux injections intra-péritonéales ou une chirurgie réimplantation d'embryon. Le personnel étant formé, la chirurgie en elle-même ne dure que 15 minutes. En comptant les soins pré opératoires et post opératoires, c'est-à-dire de l'accueil des animaux jusqu'au réveil, la procédure dure 1h. Enfin, certains des animaux seront transportés en voiture et train agréés vers notre prestataire.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent des injections intrapéritonéales, une anesthésie pour la chirurgie ainsi que la chirurgie elle-même. Certaines souris seront envoyées chez notre prestataire pour analyse sanitaire, pour éviter au maximum le stress induit par le transport : les souris sont préparées, et sont stabulées dans une zone spécifique climatisée et au calme dans l’attente du transporteur agréé.
Devenir
Les femelles porteuses sont envoyées en contrôle sanitaire, les portées obtenues sont livrées à nos clients pour accouplement
Remplacement
La dernière mise en place de la prestation de cryopréservation de lignée murine sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste, nous a permis de remplacer les femelles pseudo gestantes ainsi que les portées qui en sont issues (utilisées normalement dans le contrôle qualité du sperme cryopréservé) par des blastocystes in Vitro.
Réduction
Le nombre de souris femelles utilisées a baissé en raison de la mise en place de la prestation de cryopréservation de lignées murines sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste. Le nombre de souris utilisés pour les prestations d’archivage et cryopréservation a diminué. Dans le souci de répondre encore plus à la règle des 3 R et notamment au Réduire, nous avons en effet fait évoluer notre grille de prestation afin de proposer une prestation de cryopréservation de sperme avec contrôle qualité sur ADN de blastocyste. Nous avons développé la PCR sur blastocystes afin d’éviter d’utiliser des souris pseudogestantes pour la vérification du génotype des embryons obtenus. Nous avons ainsi réduit le nombre de femelles annuel.
Raffinement
Nous sommes actuellement un ingénieure d'étude et une assistante ingénieure dans le service. Suite à une formation optimale, nous ne réimplantons que 2 à 3 femelles pour toutes décontaminations. Cela nous permet de livrer nos prestations en utilisant un minimum d'animaux en les impactant le moins possible en chirurgie. La formation permet en effet d'avoir des animaux patients qui restent en chirurgie une quinzaine de minutes maximum. Grâce à cette rapidité d'exécution, les animaux sont beaucoup moins impactés par la chirurgie. Les animaux sont observés en cage individuelle pendant toute la phase de réveil après la chirurgie. Nous ajoutons des enrichissements du milieu dans la cage d'hébergement et nous surveillons les animaux tous les jours avec nos personnels animaliers dédiés. Tout animal souffrant est immédiatement identifié et une décision sur la poursuite des soins ou la mise à mort est rapidement prise par l'équipe. D’un point de vue pratique, le bien-être des animaux sera respecté tout au long du projet. Toute procédure stressante ou douloureuse sera réalisée sous anesthésie générale et sous prescription d’anti douleur.
Choix des espèces
Les souris sont des mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Ce sont des animaux de petite taille et à la reproduction rapide. Nous avons une bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Nous utilisons des males âgés de 10-12 semaines pour la cryopreservation. C'est à cet âge que la réserve en spermatozoïdes est la plus élevée. Nous utilisons des femelles de 3-4 semaines pour la super ovulation. A cet âge les femelles réagissent à la super ovulation de façon optimale. Prendre des femelles plus âgées diminuerait la quantité d'ovocytes obtenue. Concernant les souris porteuses nous utilisons des femelles du fond génétique mixte de 6-8 semaines car ce sont bonnes mères.
Développement d’un modèle murin de la maladie d’Alzheimer pour l’étude du rôle du récepteur nicotinique, y compris un récepteur spécifique de l’Homme. Imagerie fonctionnelle répétée du cortex chez la souris éveillée.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection d'un vecteur viral portant une forme humaine mutée de l'APP, la pose d'une fenêtre crânienne et une imagerie sous microscope tête fixée à l'état éveillé, avec des tests comportementaux nommés, reconnaissance d'objet et boîte clair-obscur. Le porteur décrit une douleur de trois à cinq jours après la chirurgie et un inconfort lié à la contention de la tête, et met au point ce modèle pour étudier le récepteur nicotinique dans la maladie d'Alzheimer. Il affirme que la souris est "irremplaçable pour l'instant" pour étudier ces circuits neuronaux.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neuro-dégénérative qui affecte principalement les personnes âgées et représente un problème majeur de santé publique, surtout dans les populations vieillissantes. Afin de pouvoir étudier les mécanismes neurobiologiques sous-jacents à cette pathologie, différents modèles ont été développés chez la souris. Cependant, ces modèles présentent de nombreuses limitations, notamment pour l’étude des différentes étapes du développement de la maladie. Le but de ce projet est de mettre au point une nouvelle approche innovante pour étudier le stade précoce de la maladie dans le cerveau des souris, ainsi que pour explorer l’implication de structures cérébrales spécifiques dans son étiologie et enfin étudier le rôle du récepteur nicotinique dans la MA L’une des caractéristiques majeures de la MA consiste en l’accumulation du peptide beta-amyloïde (Aβ) qui est obtenu par clivage séquentiel de la protéine APP (Amyloid Precursor Protein). Pour cette étude, nous avons construit un vecteur viral adéno-associé (AAV) qui exprime la séquence humaine de l’APP contenant des mutations pathogènes identifiées chez les patients ( « Swedish », « London » et « Austrian »). Il s’agit de mutations ponctuelles qui changent un seul acide aminé de l’APP humaine et augmentent la quantité du peptide Aβ produite. Au sein du cerveau des mammifères, les récepteurs nicotiniques sont constitués de 5 sous-unités protéiques α(2-7) et β(2-4) qui s’assemblent selon différentes combinaisons et donnent lieu à des récepteurs fonctionnels aux propriétés pharmacologiques et cinétiques diverses. Au cours de la MA, le nombre des récepteurs nicotiniques se trouve diminué et leur activité altérée. De plus, des données bibliographiques suggèrent une interaction entre certains récepteurs nicotiniques, notamment les sous-types contenant α7 ou β2, et l’Aβ. Tout d'abord, nous allons caractériser l’activité neuronale dans le cortex de la souris en présence et en absence de l'APP, chez les souris wild-type et chez des lignées de souris exprimant la protéine cre recombinase dans des populations spécifiques de neurones pyramidaux, et d'interneurones. Ensuite, pour identifier l’implication des différents sous-types de récepteur dans le développement de la MA, nous allons appliquer la même technologie des vecteurs AAV à des lignées de souris transgéniques .
Bénéfices attendus
L’utilisation de ces nouveaux modèles animaux devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes biologiques qui sous-tendent la maladie d’Alzheimer. D’autre part, ils devraient faciliter l’étude de l’implication des récepteurs nicotiniques, plus particulièrement au cours de la phase précoce du développement de la maladie. Ceci pourrait permettre à plus long terme de développer et tester des médicaments pour lutter de façon précoce contre le développement de la pathologie..
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’injection du vecteur AAV contenant le gène de la protéine d’intérêt (durée estimée : 2 heures). Pour les animaux qui seront imagés sous le microscope à deux photons, l’indicateur calcique sera également injecté et une fenêtre crânienne pour l'imagerie chronique du cortex sera implantée au moment des injections (durée maximale de toute la chirurgie : 3 heures). Des tests comportementaux seront menés pour évaluer la mémoire (test de reconnaissance d’objet) et l’anxiété (boite claire obscure). En ce qui concerne le test de reconnaissance d’objet (RO), la préférence pour un nouvel objet nous permet d’estimer si la mémoire à court-terme est altérée et aussi de vérifier les capacités exploratoires et motrices des animaux ; la souris est placée dans une boîte pendant 30 minutes en présence d’objets. En ce qui concerne le test d’anxiété « clair-obscur » (CO), le dispositif expérimental se compose d'un petit compartiment noir et d'un grand compartiment blanc, connectés par un passage ; la souris est alors mise dans cet appareil pendant 30 minutes en libre exploration.
Impact sur les animaux
Nous estimons que les souris sont susceptibles de ressentir une douleur pendant les 3-5 jours après la chirurgie, pour laquelle nous administrerons des analgésiques. Habituellement, aucune perte de poids significative n'est enregistrée - les souris peuvent perdre jusqu’à 5% de leur poids initial dans les 24 heures suivant la chirurgie, mais ce poids est repris le lendemain. Pendant les premières 24 heures, des périodes de mobilité réduite peuvent aussi être repérées. Dans ces 3-5 jours qui suivent, nous remarquons que quelques animaux peuvent gratter un peu la zone immédiatement autour du ciment dentaire, mais ce comportement disparaît durant la première semaine de récupération. À part cela, nous prévoyons que la barre métallique qui est utilisée pour fixer la tête de la souris à la structure de support du microscope est une source supplémentaire d'inconfort. Néanmoins, après quelques jours (jusqu’à 2 semaines) la souris s’habitue et l’implant ne la gêne plus visiblement. Cette période de récupération après les craniotomies est cruciale et quelques problèmes peuvent être détectés, mais après 2 semaines, les souris ne manifestent plus de signes de stress, douleur ou altération d’activité. L'entraînement des animaux pour l’imagerie in vivo éveillée et leur habituation au microscope biphotonique est aussi susceptible de provoquer des nuisances. Après les premières séances d’entraînement, quelques souris sont plus stressées et leurs comportements sociaux peuvent devenir plus agressifs (pendant l’heure suivante). La préhension de la pièce métallique de la tête et la fixation de l'animal sont les étapes les plus stressantes et les plus inconfortables pour la souris, ce qui exige toujours la mise en place d'un protocole d'habituation minutieux.
Devenir
Toutes les procédures sont basées sur une injection de vecteur AAV localement dans le cortex pré-frontal (PFC). Il est essentiel pour l'analyse des données en imagerie et comportement de pouvoir confirmer la bonne qualité de l'injection, sa localisation précise, le volume du cortex couvert, et la quantité d'amyloide bêta produit. Les souris seront donc mises à mort, perfusées, le PFC coupé et analysé par histochimie.
Remplacement
Dans le cadre de cette étude il n’est pas possible de remplacer la souris par aucun autre modèle. Pour atteindre notre objectif d’identifier l’interaction entre l’amyloïde-beta et les récepteurs nicotiniques et son impact dans l’activité des neurones, il n'est pas possible d'utiliser des modèles mathématiques et bio-informatiques. Ces approches in silico peuvent seulement être utilisées à posteriori pour complémenter et modéliser les résultats in vivo. Il n’est pas non plus possible d'utiliser des lignées cellulaires ou des cultures de tissus, car celles-ci ne présentent pas la connectivité fonctionnelle requise pour ce projet. Concernant les organoïdes cérébraux, bien qu’ils commencent à être explorés pour analyser l’activité neuronale, les populations de neurones et l’organisation ne ressemblent pas à ceux du cerveau des mammifères en conditions physiologiques. Principalement pour étudier des circuits neuronaux axées sur le vieillissement et la neurodégénérescence, les modèles mammifères (comme la souris ou le rat) apportent des avantages significatifs et sont ainsi irremplaçables pour l'instant. De plus, notre étude implique des tests comportementaux s’intéressant à la mémoire, autre aspect critique de cette pathologie, qui ne peut pas être investigué par des études in vitro.
Réduction
L'estimation du nombre d'animaux à utiliser a été basée sur les résultats précédents obtenus avec ce modèle. Nous avons eu recours à des analyses statistiques pour déterminer le nombre minimal de souris nécessaire pour garantir des résultats significatifs. Le projet inclut 3 procédures d'imagerie chez la souris éveillée. L'estimation des individus à utiliser a été réalisée sur la base du précédent projet et d'autres articles publiés, et adaptée selon les effets attendus dans chaque procédure. En outre, nos articles d'imagerie in vivo dans le cortex et des études comportementales précédentes ont confirmé notre calcul. Afin de garantir l'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, toutes les analyses post-mortem sur la caractérisation des lignées ou l’expression et distribution des protéines spécifiques, seront réalisées sur des animaux injectés et imagés précédemment. Sans compromettre l’obtention de résultats exploitables et fiables, seulement les expériences considérées comme indispensables seront réalisées et toutes répétitions inutiles seront éliminées. Pour utiliser moins d’animaux en expérimentation, nous allons aussi rédiger nos protocoles à l’avance et les optimiser. Chaque manipulation expérimentale sera planifiée dans le but de prévenir des problèmes éventuels, de décider des stratégies et de définir des critères d’interruption (« humane endpoints »).
Raffinement
Pour garantir que les animaux ne soient pas blessés et souffrent le moins possible, différentes mesures seront appliquées. Uniquement des souris adultes (8 semaines) seront soumises à des procédures chirurgicales et autant que possible les frères et sœurs resteront ensemble dans les cages, en groupe de 2 à 6. Les animaux seront injectés avec Buprenorphine 0.1mg/kg 30 min avant et l’analgésique local Lidocaïne (6mg/kg) 10 min avant la craniotomie. Durant les 30 min qui précèdent la chirurgie, les souris resteront sur un tapis chauffant. Pour une anesthésie profonde, on utilisera l’isoflurane. L’induction sera faite dans une chambre ventilée par un mélange d’isoflurane 4% et O2 2L/min. Pendant la procédure, les souris resteront anesthésiées sous un mélange d’isoflurane 1.5-2% et O2 0.6L/min. Leur température corporelle sera surveillée et maintenue à l’aide d’un tapis chauffant équipé d’une sonde rectale et la respiration et l’absence de réflexe de retrait de la patte seront également surveillées. Une solution saline isotonique (0.9%NaCl) sera chauffée et injectée à la fin – le volume dépend du poids de l’animal et de la chirurgie (lors de saignement nous injecterons plus). L’anti-inflammatoire Meloxicam 1mg/kg sera injecté 30 min avant la chirurgie pour prévenir la « soupe inflammatoire », et le jour suivant. Pour les 3 jours, la forme orale de Meloxicam 0.1mg/mL sera diluée dans une boite de complément alimentaire purifié Dietgel (7.5mL/souris/jour) et donnée aux souris. Pendant les 24 heures la souris restera dans sa cage sur un tapis chauffant pour empêcher une diminution brusque de sa température corporelle, garantir une meilleure récupération. Pendant les 5 jours, le poids, mouvement et comportement social des animaux seront surveillés de près, ainsi que la cicatrisation de la suture ou de la fenêtre crânienne. (Si la procédure chirurgicale a été correctement réalisée dans des conditions d'asepsie, aucune infection ne devrait se produire). Si aucun changement n'est remarqué ou si il y a une évidence de douleur ou un comportement anormal, des niveaux de surveillance seront mis en place. Si une souris souffre visiblement et reste en position prostrée, si elle a complètement cessé de manger ou s’il y a une perte considérable de poids (20% de son poids initial) la souris sera mise à mort. Chaque cage sera enrichie avec des petits cylindres de coton/morceaux de papier et un igloo en carton.
Choix des espèces
La souris est le meilleur modèle rongeur disponible actuellement, car elle nous permet d’étudier plus profondément les circuits neuronaux. Elle est petite et relativement facile à gérer dans le contexte d’un laboratoire, par rapport à d'autres modèles mammifères plus complexes. Un autre atout de l'utilisation des souris est la vaste liste de boîtes à outils disponibles, ce qui permet d'optimiser les pipelines expérimentaux plus rapidement, réduire l’utilisation de ressources et identifier plus facilement des problèmes possibles (comme la douleur post-chirurgie). En effet, elle est classiquement utilisée pour des études de modification de l’expression des gènes (modèles transgéniques ou expression induite par un vecteur viral). De plus, la plupart des tests comportementaux utiles dans le cadre d’un projet étudiant la MA (comportements liés à une perte de mémoire ou à une dégénérescence des synapses due à l’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau) ont été développés chez la souris. Les injections intracérébrales seront faites sur des animaux adultes, d’au moins 8 semaines, afin que le développement de leur cerveau soit suffisamment mâture pour la réussite et la reproductibilité des injections. Les analyses fonctionnelles débuteront un mois après les injections, pour garantir que l’expression des vecteurs est assez élevée, et s’étendent jusqu’à 12 mois. Pour l’étude à long terme, les animaux seront également injectés à l'âge de 8 semaines, mais la fenêtre crânienne ne sera implantée qu'un an après l'injection de la protéine APP. Cela évitera que l'indicateur de calcium ne forme des agrégats et que la fluorescence ne s'estompe. Les études de comportement seront menées après vieillissement, à partir de 5 mois d’âge des souris, c’est à dire 2 mois après injection. Les mises à mort pour prélèvement des cerveaux seront effectuées après vieillissement, dans le cas du modèle AAV, qui nécessite un certain temps d’expression, jusqu'à 16 mois, procédure 2.