Tests réglementaires

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Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
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Devenir
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 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 30 d'entre elles et sévères pour 180. Elles sont infectées par Mycobacterium avium au moyen d'un aérosol de deux heures, puis reçoivent des antibiotiques par gavage et par injection dans le ventre cinq jours par semaine pendant un à quatre mois. Le porteur reconnaît que les gavages réalisés par des personnes novices peuvent provoquer des saignements, une inhalation ou la mort, et prévoit un entraînement préalable sur une fausse souris. Il affirme qu'il n'existe à ce jour aucune solution alternative satisfaisante et met à mort tous les animaux en fin de traitement pour mettre leurs poumons en culture.

Objectifs

L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité d'un nouvel antibiotique, contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium, une bactérie particulièrement difficile à traiter. Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec cet antibiotiques et de décrire la réaction des tissus de l'organisme sous ce(s) traitement(s).

Bénéfices attendus

Cet antibiotique a déjà montré une efficacité in vitro (en laboratoire) sur Mycobacterium avium, mais l'efficacité in vivo (chez l'être vivant) reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence l'efficacité de ce nouvel antibiotique seule et en combinaison avec d'autres antibiotiques spécifiques. Cette efficacité permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.

Procédures

Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue) et/ou par voie injectable (dans le ventre). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale du gavage et de l'injection, bien qu'en soit peu délétère, est répétée quotidiennement, pouvant provoquer un stress sur les animaux. C'est pourquoi il est prévu un rapport écrit de la surveillance quotidienne avec évaluation a posteriori du projet. Des points limites spécifiques ont été établis pour la surveillance. Les effets indésirables attendus, surviennet essentiellement lorsque les gavages sont faits par des novices. Ce sont : des saignements, un stress, une inhalation, le décès. Lors des injections, ce sont des douleurs, des hématomes, des troubles cutanés. Toutefois, le personnel novice sera dans un premier temps entraîné sur une souris d'entrainement fictive (Mimicky mouse, Dorset, UK) jusqu'à ce qu'ils acquièrent la dextérité et l'aisance nécessaire pour ne pas faire subir d'effet indésirable inutile aux souris.

Devenir

Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.

Remplacement

La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.

Réduction

Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.

Raffinement

Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.

Choix des espèces

Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques

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Souris : 225000
Rats : 25000
Souffrances
▲ -
▲ 228700
▲ 21300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 250000

250000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie expédiée aux scientifiques qui les ont commandés et le reste tué. Ce projet d'élevage industriel de lignées génétiquement modifiées prévoit identification, jusqu'à quatre biopsies à l'oreille ou à la queue et des prélèvements sanguins par animal, certaines lignées exprimant un phénotype dommageable comme un diabète, une hémophilie ou une immunodéficience. Le porteur indique que les animaux "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. Il présente l'élevage sur mesure de rongeurs "à fournir aux scientifiques" comme un service rendu à la communauté de recherche.

Objectifs

Ce projet a pour objectif la création, caractérisation et/ou l’élevage de lignée transgéniques à phénotypes dommageables ainsi que la réalisation d'une biopsie par méthode invasive séparément du geste d'identification sur des lignées transgéniques dans le but d'héberger ou de maintenir des lignées de rongeurs génétiquement modifiés pour le compte de la communauté scientifique. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique comme par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées transgéniques, si la présence d’un phénotype dommageable n’a pas été analysée, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre la gestion optimale des possibles expressions cliniques du phénotype dommageable, leur prévention ou leur traitement adéquat. Lorsque le phénotype dommageable est avéré et connu, la gestion de cette lignée sera adaptée à ce dernier par la définition / surveillance des possibles signes cliniques associés à l'expression de ce phénotype ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique hébergée/élevée, il est important de connaitre le génotype des animaux, ainsi, en plus de l’identification, une biopsie avec une méthode invasive sera réalisée. Le but de cette biopsie est donc d’analyser le génotype de chaque animal afin de sélectionner celui d'intérêt. En 2022, sur 505 projets transgéniques au total (225 000 animaux), seulement 95 lignées étaient signalées avec un phénotype dommageable (19%, soit 43 000 animaux). Parmi ces 19%, moins de 1% ont réellement exprimé un phénotype dommageable. Ces phénotypes peuvent être catégorisés en tant qu’immunodéficient ; hémophile ; maladie métabolique ; trouble neurologique ; pathologie musculaire et articulaire ou cancer, mais nous ne pouvons prévoir précisément le nombre de lignées par catégories, cela dépend des sujets de recherche des scientifiques. Pour ce projet, nous comptons 250 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets d’élevage de lignées transgéniques différentes. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes dommageables.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.

Procédures

Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A une identification unique, acte d’une durée maximale de 20 secondes, à maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Un hébergement isolé peut être nécessaire en cas d’animal fragile ou d’animal agressif. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

Expression possible d’un phénotype dommageable due à la mutation génétique (immunodépression, arthrite, diabète, hémophilie, …). Chaque effet indésirable est notifié si connu à l’arrivée des animaux ou estimé lors de l’hébergement. Un suivi adapté et des mesures de raffinement spécifiques sur avis vétérinaire sont mis en place en fonction de l’impact observé / attendu chez l’animal. Sur la base du suivi rapproché effectué sur ces souches et des raffinements mis en place, la nuisance sur l’animal est légère à modérée. Stress suite à la contention pour identification Douleur et stress dus aux biopsies (nombre maximum de 4) si besoin d’identifier le génotype d’intérêt. La biopsie à l’oreille est privilégiée (environ 3mm x 3mm ou languette de 5mm de large maximum, plusieurs biopsies peuvent être faite si nécessaire et justification, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone (oreille peu sensible), la nuisance sur l’animal est légère. Les biopsies à la queue sont possibles sur justification scientifique (biopsies de queue de 5mm maximum, une 2eme biopsie peut être réalisée sous justification du scientifique, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone, la nuisance sur l’animal est légère pour les animaux de moins de 3 semaines (queue peu sensible) et modérée pour les animaux de plus de 3 semaines. Douleur et stress dus aux prélèvements de sang (volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur et les bonnes pratiques et raffinements internes). Une anesthésie pourra être appliquée en fonction du lieu du prélèvement. Hébergement isolé la période de récupération post opératoire pour les femelles réimplantées ou en cas d’agressivité au sein du groupe social afin de limiter la douleur et le stress liés à cette agressivité. Mise en place d’enrichissements supplémentaires et adaptés en cas d’hébergement isolé.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).

Remplacement

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).

Raffinement

Les observations par le personnel permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en contactant les techniciens qualifiés, compétents et le vétérinaire. Si un point limite est atteint, le technicien met en place des soins particuliers, un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place et géré par des techniciens qualifiés, compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les règles éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l'animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s'assurer de sa récupération immédiate.

Choix des espèces

Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont les plus développées, les mieux maitrisées et pour lesquelles les données scientifiques sont nombreuses. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables. Ce sont les espèces qui permettent à la communauté scientifique de réaliser un certain nombre d’études en recherche et développement grâce aux données historiques et à leur connaissance de ces modèles animaux. Lors de la caractérisation des lignées, l’observation détaillée et l’analyse de la présence du phénotype dommageable sont réalisées à la naissance, au sevrage et 8 semaines d'âge. Il est également possible de prolonger sur l'âge adulte si les animaux sont conservés plus longtemps. - Hébergement des lignées à phénotypes dommageables fait à tout âge. -Biopsies réalisées le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une recoupe à l’âge adulte peut être demandé par le client. - Prélèvement de sang dans la plupart des cas fait en submandibulaire après 4 semaines d’âge minimum (adulte).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 110
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 110

110 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par aérosol avec la mycobactérie M. avium puis gavées d'antibiotiques cinq jours par semaine pendant un à quatre mois, la répétition quotidienne des gavages justifiant à elle seule la gravité sévère. Elles sont tuées à la fin du traitement pour mettre leurs poumons en culture et mesurer l'efficacité des molécules. Le porteur affirme n'avoir pas observé de nuisance liée à l'infection et juge qu'il n'existe "pas de solution alternative satisfaisante".

Objectifs

L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité de la méfloquine et de ses énanthiomères contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium (M. avium). Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec l'omadacycline et de décrire l'anatomie pathologique sous ce(s) traitement(s).

Bénéfices attendus

La méfloquine et ses dérivés ont déjà montré une efficacité in vivo sur M. avium, mais l'efficacité en combinaison avec les antimycobactériens de références reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence une combinaison plus efficace que le traitement de référence, ce qui permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.

Procédures

Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.

Impact sur les animaux

Les gavages et injections étant répétés quotidiennement amènent la procédure à être classée sévère. Lors de nos précédentes expérimentations, nous n'avons pas observé de nuisance dûe à l'exposition à M. avium. Des points limites spécifiques sont mis en place en fonction de nos précédentes observations sur ce type de protocole.

Devenir

Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.

Remplacement

La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.

Réduction

Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.

Raffinement

Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.

Choix des espèces

Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 456
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 290
▲ 166
Devenir
 -
 -
 -
 456

456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent un gavage unique ou répété cinq jours par semaine pendant six semaines, avant une ponction de sang dans le cœur sous anesthésie puis la mise à mort pour prélever les organes digestifs. Le porteur reconnaît que le gavage peut atteindre la dose létale et provoquer une prostration, et que le gavage chronique peut causer des microlésions de l'œsophage avec saignement. L'objectif est de tester l'innocuité de solvants destinés à améliorer l'absorption orale de médicaments, une démonstration que le porteur qualifie d'"indispensable" avant tout usage.

Objectifs

La voie orale est la plus courante et la plus pratique des voies d'administration des médicaments mais elle impose le passage du médicament au travers de l’intestin. On peut améliorer le passage au niveau de l’intestin de certains médicaments en jouant sur la composition du médicament c’est-à-dire la formulation. Récemment, l’utilisation de solvants eutectiques profonds permet d’y contribuer. Néanmoins, une démonstration sans ambiguïté́ de leur innocuité́ lorsqu’ils sont donnés par voie orale est indispensable. Les études de toxicité réalisées in vitro ont permis d’éliminer certains solvants eutectiques profonds fortement toxiques (Remplacement). Notamment, la toxicité́ de différents solvants eutectiques profonds a été étudiée in vitro sur un modèle cellulaire (toxicité́ aiguë). Ainsi, 14 solvants eutectiques profonds non toxiques ont été sélectionnés et des doses non toxiques pourront ainsi être utilisées pour une administration par voie orale. De plus, certains solvants eutectiques profonds ont une activité́ antibactérienne, il faut donc analyser leur impact sur les bactéries du microbiote intestinal après administration orale. Le projet actuel évaluera la toxicité́ éventuelle des solvants eutectiques profonds sur tous les organes du système digestif et sur le microbiote intestinal. Nous récupérerons également d’autres organes non impliqués directement lors de la digestion (réduction). Nous utiliserons des tunnels en plastique pour éviter les tunnels en carton qui sont grignotés par les souris et qui perturbent l’étude (Raffinement). L’ensemble de ce projet nécessitera l’utilisation de 456 souris.

Bénéfices attendus

Un grand nombre de médicaments ne sont pas commercialisés car leurs conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation au quotidien. Les formulations développées au cours de ce projet pourraient permettre de surmonter ce problème pour certains médicaments. Cependant, leur toxicité́, en particulier par voie orale n’est à ce jour que très peu documentée. Il est donc essentiel de s’assurer de l’absence de toxicité. A l’issu de ce projet, nous pourrons ainsi éliminer ceux ayant une toxicité́ immédiate et évaluer la toxicité de certaines formulations après administration pendant plusieurs semaines. Suite à ce projet, l’albendazole, un médicament antiparasitaire, sera ajouté dans les formulations non toxiques afin de traiter des infections parasitaires.

Procédures

360 souris seront soumises à un gavage unique dont la durée est estimée à 30 secondes. 96 souris seront soumises à un gavage chronique (5 gavages/semaine pendant 6 semaines), gavage dont la durée est estimée à 30 secondes. Au total, 456 souris seront euthanasiées. 456 souris recevront une dose d’anesthésique permettant un endormissement rapide et profond. Un prélèvement intracardiaque de sang dont la durée est de moins de 1minute est effectué sur les 456 souris lors de l’anesthésie puis les souris sont euthanasiées.

Impact sur les animaux

Toutes les souris sont soumises à un gavage oral. Ce geste est effectué sur des animaux vigiles et peut donc conduire à une situation de stress chez la souris. Des canules de gavage souples sont utilisées pour limiter les douleurs lors du gavage. Lors de l’étude de la toxicité aiguë, il y a la possibilité d’atteindre la dose létale, ce qui peut induire à une souffrance menant à la prostration de l’animal. Lors de l’étude de la toxicité chronique, les gavages seront chroniques, 5 fois / semaine durant 6 semaines et peuvent engendrer des microlésions de l’œsophage entraînant un saignement.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, toutes les souris seront euthanasiées pour permettre le prélèvements des organes.

Remplacement

L’administration de médicaments nécessite l’utilisation de formulations dans notre projet. Les formulations testées dans ce projet ont passé́ les tests d’innocuité́ suite à des études in vitro et in vivo en application cutanée. Cependant, l’innocuité́ de ces formulations doit être prouvée pour une administration par voie orale à court terme et pour les non toxiques sur une utilisation à long terme. L’administration par voie orale de médicaments impliquent leur contact avec le système digestif notamment le microbiote intestinal. Le seul modèle auquel nous pouvons avoir recours pour étudier simultanément les effets sur les différents organes du système digestif est donc l’animal.

Réduction

Notre critère de jugement principal est la modulation des transaminases. Pour mettre en évidence une telle différence, 10 souris par groupe seront nécessaires. Pour ces expériences, les résultats obtenus seront comparés en utilisant des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les souris seront 5 par cage. L’enrichissement classique en cellulose, ayant un impact sur le microbiote intestinal, sera remplacé par un enrichissement plastique et la quantité de sciure augmentée pour favoriser l’enfouissement dès l’arrivée des souris dans l’animalerie. Le temps de manipulation des souris vigiles sera minimisé au maximum afin de limiter le stress et l’angoisse des souris. Néanmoins, le gavage administré aux souris nécessitera leur manipulation par un ingénieur, formé à cette technique. Le jour de l’euthanasie, les souris seront manipulées dans un local diffèrent de celui où seront hébergées les autres souris en attente d’être manipulées.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car les mécanismes de contact avec la molécule dans le système digestif et les voies d’élimination des xénobiotiques sont proches de ceux observés chez l’Homme. Les souris seront utilisées à l’âge adulte à l’âge de 8 semaines afin de travailler avec des souris dont les systèmes immunitaires et hormonaux sont matures et fonctionnels.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Poissons zèbres : 1600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ 1100
Devenir
 500
 -
 -
 1100

1600 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures à la souffrance déclarée modérée pour 500 et sévère pour 1100, les 500 témoins étant proposés à l'adoption et les 1100 exposés tués. Ils sont plongés 96 heures dans des concentrations croissantes d'un produit chimique industriel pour déterminer la dose qui tue la moitié des poissons, sous jeûne pendant toute la durée. Le porteur décrit des pertes d'équilibre, des difficultés respiratoires, des lésions cutanées et des déformations du corps, la gravité des signes pouvant entraîner la mise à mort. Il indique proposer d'abord au client des méthodes de calcul ou l'usage d'œufs mais juge le poisson juvénile "parfois nécessaire", au service de l'étiquetage réglementaire des produits.

Objectifs

L'évaluation des composés chimiques sur l'environnement (selon réglementations) nécessite des données de toxicité sur le compartiment aquatique. Pour cela, des essais sont à mener sur les différents niveaux de la chaine alimentaire (des algues aux poissons en passant par les zooplanctons). Ce projet a pour but d'évaluer les effets de produits chimiques en déterminant une concentration induisant 50% de mortalité sur les poissons (Danio rerio).

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus grâce à ces essais permettent d'approfondir la connaissance de la toxicité des produits chimiques. Evaluer ainsi la toxicité de ces produits utilisés industriellement permet d'appréhender leurs potentiels impacts environementaux s'ils sont amenés à se retrouver dans le milieu naturel. Cela permet également d'aider le fabricant à s'orienter vers la fabrication de produits moins nocifs pour l'Homme et l'Environnement, et à reformuler leur produit si nécessaire. Ces données peuvent aussi servir à l'étiquetage des produits et à la détermination des pictogrammes de danger.

Procédures

Les poissons seront pêchés à l'épuisette un à un et transférés immédiatement (durée de transfert d'environ 5 secondes) de l'aquarium aux récipients d'essai au début de l'essai, de l'ancien au nouveau récipient d'essai après 24h, 48h, 72h, et du récipient d'essai à l'aquarium de stabulation ou au bain d'euthanasie à la fin de l'essai après 96h (ou au cours de l'essai si l'individu atteint des points limites). Les poissons seront exposés à différentes concentrations du produit à tester (solubilisé dans l'eau) durant les 96h de l'essai.

Impact sur les animaux

S'agissant d'essais écotoxicologiques sur de nouveaux produits, les effets indésirables sont inconnus. Cependant, un essai peut potentiellement entrainer la manifestation de signes cliniques pouvant modifier l'état de santé des poissons, concernant notamment : - certains signes comportementaux (perte d'équilibre, difficulté respiratoire, attitude inhabituelle, et agressivité) - l'aspect physique (perte de poids, décoloration pigmentaire, déformations du corps et lésions cutanées). L'accumulation et/ou la gravité des effets visibles chez un poisson peut entrainer sa mise à mort. La norme demande une mise à jeun des poissons 24 heures avant l'essai et pendant toute la durée de l'essai (96h), entrainant une sensation de faim chez le poisson.

Devenir

Les poissons ayant servis en tant que témoins négatifs sont récupérés et donnés à l'adoption. Les poissons ayant été exposés à des concentrations en produit chimique sont mis à mort à la fin de la procédure. Leur réutilisation engendrerait un potentiel biais dans les futures analyses étant donné qu'ils ont déjà été exposés à des substances chimiques leur ayant laissé de potentielles séquelles au niveau physiologique et cellulaire.

Remplacement

Préalablement à la mise en place de ce projet, il est systématiquement proposé au client des méthodes alternatives : - une alternative basée sur une approche mathématique - une alternative basée sur le regroupement de substances et références croisées - une alternative basée sur l'utilisation des oeufs de poissons. Cette dernière implique l'utilisation des poissons au stade embryonnaire et non juvénile/adulte, mais il est précisé que cela ne permet pas de mettre en évidence les déchets pouvant être plus toxiques que le composé initial, ou encore que les molécules de certains produits ne peuvent pas atteindre l'embryon à cause de la paroi de l'oeuf qui forme une barrière. L'utilisation du modèle Danio rerio est donc parfois nécessaire pour déterminer l'effet de la métabolisation des produits.

Réduction

En amont du projet, une bibliographie sur le produit chimique est effectuée afin de vérifier l'absence de données correspondant au projet et donc d'éviter un essai non indispensable. S'il s'agit d'un produit appartenant à la même famille d'un autre produit précédemment testé, il peut être judiceux de s'affranchir d'un essai préliminaire pour réduire le nombre de poissons utilisés. La ligne directrice préconise : "Un minimum de sept poissons doit être utilisé à chaque concentration expérimentale et dans le(s) témoin(s). Les poissons doivent être répartis au hasard dans les différents groupes de traitement. Aucune répétition inutile des cuves expérimentales n'est requise." Notre projet privilégie un mode opératoire séquentiel : une série de concentrations du produit doit être testé, mais seules les concentrations les plus faibles sont testées dans un premier temps. Si aucun effet n'est observé, alors les concentrations plus élevées sont testées. Cela permet d'éviter d'exposer inutilement des poissons à des concentrations trop élevées. Selon la toxicité des produits testés, différents scénarii d'analyses sont possibles. Dans le cas où 50% des produits testés ne présentent pas de toxicité, alors, sur l'ensemble des essais réalisés, nous observerons une réduction d'effectif de 27%. Les résultats sont ensuite analysés statistiquement grâce à des modèles permettant l'obtention d'une valeur indiquant la concentration en produit qui engendre la mort de 50% des poissons. Il se peut que les produits à tester ne soient pas solubles, or, la tendance actuelle lors de la réalisation des essais d'écotoxicologie est de s'affranchir de l'utilisation de solvant en optimisant les méthodologies de mise en solution d'un composé peu soluble . Par conséquent, le nombre de poissons utilisés lors d'un projet sera réduit.

Raffinement

Les béchers accueillant les poissons lors de la procédure sont entourés d'un poster reproduisant le milieu naturel des poissons. Le milieu dans lequel se trouvent les poissons est renouvellé tous les jours. La température, l'oxygène dissous et le pH sont contrôlés quotidiennement. Tout au long d'un essai, l'apparition de points limites précoces est surveillée. L'observation et l'enregistrement de ces signes doit se faire au minimum deux fois dans les premières 24 heures avec au moins 3 heures d'intervalle entre deux observations (exemple : 2h, 5h, et 24h après le début de l'exposition). Cette observation doit ensuite se faire deux fois par jour (matin et soir de préférence) et les points limites sont évalués dans la grille de score. Les poissons atteignant un score témoignant d'une douleur, d'une souffrance ou d'une angoisse intense sont retirés de l'essai et mis à mort . Les poissons non exposés (témoins) sont récupérés et placés dans un aquarium de stabulation afin d'être conservés jusqu'à leur adoption.

Choix des espèces

Les poissons sont des organismes qui intègrent les données de l'environnement dans lequel ils évoluent car ils se situent en haut de la chaine trophique et représentent un bon indicateur de leur environnement. L'utilisation des poissons permet de mettre en évidence la potentielle toxicité des déchets qu'ils rejettent après avoir dégradé le produit initalement présent dans le milieu. Cet impact ne peut pas être mis en évidence par les oeufs ou les larves de poissons qui ne dégradent pas ou moins les produits. Les poissons utilisés sont de l'espèce Danio rerio comme préconisé par la ligne directrice suivie lors de cette procédure. Leur taille varie entre 1 et 2 cm de longueur (juvéniles) pour respecter les critères de taille indiqués. Le Danio rerio est un modèle scientifique très étudié et utilisé, de part sa facilité d'élevage, d'entretien, et de reproduction, avec des conditions environnemenales de bien-être peu exigeantes et facile à mettre en place. Selon la norme OCDE les poissons utilisés seront des juvéniles de 1 à 2 cm (poissons n'ayant pas atteint la maturité sexuelle).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 120
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 60
▲ -
Devenir
 20
 -
 75
 25

120 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 75 étant réutilisés, 20 proposés à l'adoption et le reste tué pour retirer l'implant de télémétrie. Ils reçoivent des médicaments qui font varier leur pression artérielle, des mesures au Doppler et, pour la moitié, l'implantation chirurgicale d'un cathéter fémoral et d'un transmetteur. Le porteur décrit un stress, des vomissements, des risques anesthésiques et chirurgicaux et l'inconfort lié à la plaie. Il présente le recours à l'espèce cible comme "indispensable" pour valider un appareil de mesure de la pression artérielle destiné aux vétérinaires.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer un nouvel appareil de mesure de la pression artérielle chez le chat. L’hypertension artérielle (HTA) chez l’animal est sous diagnostiquée du fait d’une symptomatologie fruste en début d’évolution. De plus, pour la majorité des praticiens vétérinaires, les appareils actuellement disponibles sur le marché sont difficiles à utiliser chez le chat. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’un nouvel appareil de mesure non-invasif de la pression artérielle chez le chat qui rende la mesure de la PA plus aisée.

Bénéfices attendus

La finalité du projet est de devélopper une un appareil permettant de diagnostiquer plus précocement les chats hypertendus et ainsi de les traiter au plus tôt.

Procédures

Administration d’amlodipine sur tous les animaux en vigile en intraveineuse, per os, intramusculaire, ou sous-cutanée jusqu’à obtention d’une pression systolique

Impact sur les animaux

Les dommages induits par les procédures peuvent être - le stress,la gêne, des vomissements et de la salivation, liés aux administrations de produits et aux variations de pression artérielle, - le stress lors des mesures réalisées avec les dispositifs commerciaux actuels - les risques anesthésiques et chirurgicaux - le stress et l’inconfort au réveil d’anesthésie - le stress et la gêne liés aux soins post-opératoires (nettoyage de la plaie) - l’inconfort et les risques associés à la plaie chirurgicale (prurit, tiraillement, infection)

Devenir

Les animaux pouvant être réutilisés seront ré-utilisés dans le cadre d’autre procédures. Si aucune autre utilisation n’est prévue pour un animal implanté, celui-ci sera euthanasié afin de récupérér l’implant de télémétrie.

Remplacement

Pour évaluer un dispositif de mesure de la PA, il est nécessaire de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents organes impliqués dans la régulation de la pression artérielle. Le recours à l’espèce cible est indispensable pour mettre au point et valider un dispositif de mesure de la PA chez le chat.

Réduction

Les effectifs sont évalués au plus juste en fonction de la connaissance des dispositifs déjà sur le marché et de la définition des objectifs. Ceci permet de minimiser le nombre de chats utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Les animaux utilisés devront être représentatifs de la population féline générale en termes de sexe, poids, et autres particularités pouvant influer sur la mesure de la PA. Afin de réduire le nombre d'animaux tout en gardant une représentativité de la population féline, les animaux pourront provenir d'un autre projet autorisé par le MESR. De plus, les animaux pourront être utilisé dans la procédure 1 et 2 et inversement après une phase de repos et l'autorisation du vétérinaire désigné.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des chats est prévue dans le but de limiter leur stress. Même si aucune souffrance n’est attendue, une surveillance adaptée est mise en place pour assurer une prise en charge rapide des animaux si cela s’avérait nécessaire. Pour réduire l’inconfort et la gêne provoqués par l’administration de médicaments et les manipulations, des opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal. La chirurgie est réalisée sous anesthésie, avec une analgésie adaptée, par des personnes spécialisées en chirurgie implantatoire. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans la majorité des cas, les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

L’efficacité ne peut être évaluée que sur l’espèce cible. Les chats utilisés ont plus de 3 mois. Le dispositif sera développé afin de pouvoir être utilisé sur des animaux de tout âge.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Équidés : 4
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 4
Devenir
 4
 -
 -
 -

4 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, puis proposés à l'adoption une fois réformés. Ils reçoivent onze injections de venin de vipère additionné d'adjuvant sur 147 jours, puis des prélèvements sanguins répétés par cycles jusqu'à la baisse de leur taux d'anticorps, pour produire le plasma servant à fabriquer un antivenin. Le porteur décrit des masses inflammatoires et des abcès aux points d'injection, parfois des plaies avec écoulement, et une gêne de la mobilité de l'encolure. Il affirme qu'aucun antivenin ne peut être produit sans animal et présente les anticorps polyclonaux du cheval comme les plus efficaces.

Objectifs

Chaque année dans le monde, de nombreuses personnes décèdent où souffrent de lésions irréversibles suite à une morsure de serpent venimeux. C’est également le cas en Europe où les vipères d’Europe enveniment à des degrés divers environ 1000 personnes. Dans le cadre de la production de spécialités antivenimeuses ciblant les envenimations de Vipères d’Europe, l’obtention d’anticorps spécifiques est indispensable. Afin de produire ces anticorps, des chevaux sont immunisés de manière répétée dans le but d’obtenir une quantité élevée d’anticorps dans leur sang. L’immunisation est réalisée par des injections d’antigènes constitués de venins et d’adjuvants. A l’issue de la phase d’immunisation, des prélèvements sanguins sont réalisés sur les chevaux.

Bénéfices attendus

Le bénéfice escompté est de s’assurer de la fourniture de Viperfav qui est la seule spécialité antivenimeuse avec autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Ce produit est plus largement utilisé en Europe, en fonction des besoins. Il n’existe aucune spécialité antivenimeuse ne faisant pas appel à l’animal pour la production d’immunoglobulines, les anticorps polyclonaux sont très efficaces pour la lutte contre les envenimations.

Procédures

4 chevaux reçoivent des injections de venin à dose croissante afin de solliciter leur réponse immunitaire. Ils sont ensuite prélevés régulièrement (production de plasma). Leur immunité est conservée par injections de solution de venin, entre chaque cycle de prélèvement. Hyper immunisation: Cette phase se déroule durant 147 jours. Les chevaux reçoivent 11 injections à J0, J50, J71, J85, J97, J104, J111, J118, J132, J139, J147 de solution de venins de serpent, additionnée, lors des 3 premières injections, d’un excipient huileux minéral (EHM). Ces injections durent 15 seconde chacune Production : Cette phase débute juste après la phase d’hyper-immunisation. Les chevaux sont prélevés et immunisés sur un cycle de 4 semaines qui se répète jusqu’à la réforme du cheval. Les chevaux « anti-vipères d’Europe » produisent uniquement durant 7 cycles car le titre en anticorps baisse significativement au-delà. Chaque prélèvement dure 20 minutes.

Impact sur les animaux

Les signes cliniques attendus sont la formation de masses inflammatoires au point d’injection pouvant entrainer des abcès froids qui peuvent se résorber sans plaie, mais qui occasionnent parfois des plaies avec écoulement séreux ou purulent. Dans ce cas, des soins locaux sont dispensés. Plus rarement, on observe une gêne transitoire de la mobilité de l’encolure des animaux, dans ce cas, le vétérinaire décrit la conduite à tenir et peut suspendre un protocole provisoirement ou définitivement. Quel que soit le protocole, si un animal présente des signes cliniques non attendus, un examen clinique est réalisé par un vétérinaire. Celui-ci peut décider de réformer l’animal.

Devenir

A l’issue de la production, les chevaux réformés sont proposés à l’adoption. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision.

Remplacement

L’état de la science ne permet pas aujourd’hui de produire des antivenimeux autrement que par le recours à l’animal. L’effet polyclonal est largement plébiscité car il agit avec un très large spectre face aux nombreuses protéines nocives des venins.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit à un minimum grâce à une optimisation des volumes de plasma prélevés par animal. Les demandes commerciales et les titres des plasmas déterminent le niveau de production et par conséquent le nombre de chevaux producteurs.

Raffinement

Les chevaux sont hébergés en groupe. Les manipulations (injection ou prélèvement de sang) sont réalisées en présence de chevaux du même groupe, dans des installations spécifiques adaptées. Du sang total prélevé sont extraits les globules rouges. Lors des prélèvements sanguins des points limites sont mis en place afin de limiter les effets de l’hypovolémie en fonction du suivi du taux d’hématocrite de bilirubine sérique chez les chevaux producteurs. Ainsi, pour un taux d’hématocrite compris entre 40% et 20% les globules rouges peuvent être réinjectés En deçà de 30% pour le taux d’hématocrite et 35% pour le taux d’albumine des injections de vitamines B12 et de fer, des traitements hépato-protecteurs, ainsi que l’arrêt des prélèvements sont également mis en place. De plus, les pertes de plasmas sont compensées par une mise à disposition d’abreuvement à volonté.

Choix des espèces

Espèce 1 : Chevaux, ânes et croisements (Equidae) Les équidés représentent l’espèce de choix car leur gabarit leur confère un volume sanguin circulant élevé. Les volumes prélevés sont élevés, proportionnellement à ce volume sanguin, et leur capacité rapide à reconstituer ce stock en fait l’espèce de choix. C’est une espèce qui collabore bien avec l’homme et sensible au renforcement positif permettant d’améliorer cette collaboration. D’autre part, il n’existe que peu de zoonoses qui touchent les équidés sur le territoire français. Les animaux sont âgés d’au moins 3 ans. Il est nécessaire qu’ils aient achevé leur croissance et que leur système immunitaire soit mature.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une dose unique de pesticides par gavage ou dans une pâte alimentaire, puis sont tués 24 heures après pour prélever sang et organes et y doser les pesticides. Le porteur indique que la dose retenue est la plus forte "n'induisant pas d'effet" et que le gavage peut perforer l'œsophage. Il reconnaît l'existence de modèles in silico mais affirme qu'aucun ne couvre les pesticides étudiés, l'objet immédiat étant de valider une méthode d'exposition par l'alimentation.

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste dans un premier temps à valider une méthode d’exposition alimentaire chez le rat sans utiliser la méthode de gavage. Pour cela il va falloir tester une méthode d’exposition efficace permettant d’exposer un cocktail de pesticide à des concentrations souhaitées. Dans un second temps mettre au point une technique de détection des pesticides et de leurs métabolites dans les principaux organes de détoxification des rats (foie, rein, tissus adipeux) afin de vérifier la quantité de pesticides présente dans l’organisme. Réalisation des études histologiques sur les effets des pesticides chez les rats concernant les variation du poids corporel, les variations du poids des organes (rein, foie,…) et les variations de la consommation alimentaire . Enfin évaluer l’impact de l’exposition périnatale au cocktail de pesticides à faible dose sur les organes de détoxification chez le rat adulte.

Bénéfices attendus

Le projet pourra faire progresser les connaissances scientifiques en mettant en place une méthode d’exposition aussi efficace mais plus naturelle physiologiquement que le gavage. De plus, ce projet permettra de mettre au point, sur un petit groupe d'animaux, les techniques d’analyse et de détection des pesticides et de leurs métabolites notamment dans les principaux organes de détoxification chez le rat. Si les différentes étapes sont validées, nous pourrons évaluer les effets physiologiques de l'exposition à ce cocktail de pesticides

Procédures

Les animaux seront exposés à un ou deux pesticides par la méthode de gavage ou par l'ingestion d'une pâte. Ils recevront une unique dose soit par gavage (le geste dure quelques secondes maximum une minute sur animal vigile) soit par voie alimentaire (l'ingestion durera quelques secondes sur animal vigile). Les animaux seront mis à mort 24h après. Une fois l'animal déclaré mort, le sang et différents organes d'intérêt seront prélevés.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une unique dose de pesticides à la plus forte dose n’induisant pas d’effet. Ainsi, à cette dose, aucun effet notable des pesticides n'est attendu. La méthode de gavage peut entraîner des effets indésirables: la perforation de l'oesophage et une réaction de stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélever le sang et les organes afin d'effectuer les dosages des pesticides.

Remplacement

Pour évaluer l'imprégnation des organes à des substances chimiques comme les pesticides, il existe des modèles in silico. Toutefois, il n'existe pas de modèle pour les pesticides étudiés que ça soit par la méthode dite de gavage ou la méthode d'exposition par voie alimentaire.

Réduction

Dans le domaine de la toxicologie, 4 animaux minimum par groupe sont nécessaires pour évaluer l'imprégnation des organes à des substances chimiques. Dans ce projet, 5 animaux par groupe seront étudiés afin de s'assurer d'avoir 4 animaux à la fin de l'expérimentation pour pallier à l'éventuelle situation qu'un animal présenterait des effets pouvant avoir un impact sur les résultats finaux (animal exclu de l'étude). Une analyse statistique sera réalisé pour comparer les animaux exposés par voie alimentaire et ceux exposés par gavage.

Raffinement

Pour assurer le raffinement des animaux dans ce projet, ils seront quotidiennement observés selon des critères bien précis qui permettront de déterminer des points limites afin de prendre en charge une souffrance éventuelle des animaux. Les animaux seront hébergés plusieurs par cage avec la présence de dispositifs d'enrichissements pour limiter un éventuel stress (cylindres en carton et lanières de papier kraft). Un fond sonore sera également présent afin de couvrir d’éventuels bruits extérieurs, brefs et bruyants, sources de stress pour les animaux. L'objectif de ce projet est de mettre au point une nouvelle méthode d'exposition aux pesticides par le biais de l'alimentation afin de se soustraire de la méthode de gavage utilisée pour ce type d'exposition. Ainsi, ce projet permettra de valider cette méthode qui pourra être appliquée dans le futur pour des projets ayant pour objectif d'étudier les effets de ces pesticides sur l'organisme.

Choix des espèces

Le modèle rat est un modèle de référence dans le domaine de la toxicologie. En effet, il est un bon indicateur pour prédire les effets toxicologiques éventuellement observés chez l'Homme. Ainsi, ce modèle permet de définir les valeurs de référence à respecter pour éviter d'éventuels effets chez l'Homme. Les animaux étudiés seront des jeunes adultes (8 semaines d'âge) afin d'avoir des organes ayant un poids suffisant pour réaliser les dosages qui permettront d'évaluer l'imprégnation de l'organisme aux pesticides. En toxicologie, les valeurs de référence à respecter sont définies pour les adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1800
Rats : 4500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6300
▲ -
Devenir
 -
 -
 3150
 3150

6 300 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la moitié tués à l'issue pour prélever des tissus, l'autre réutilisée dans d'autres études. Pour accentuer l'anxiété avant le test du labyrinthe en croix surélevé, chaque animal peut être isolé jusqu'à quinze jours et privé d'enrichissement, puis reçoit un composé et des prélèvements sanguins. Le porteur teste l'effet anxiolytique ou anxiogène de candidats médicaments, des retombées thérapeutiques renvoyées au long terme et au passage chez l'humain. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit et que le rat et la souris restent "un passage obligatoire".

Objectifs

Ce projet a pour but d’évaluer un potentiel effet anxiolytique (diminution de l’anxiété) ou anxiogénique (augmentation de l’anxiété) d’un candidat-médicament chez le rat ou la souris avec le test du labyrinthe en croix surélevé. Les rongeurs ont une tendance naturelle à éviter les environnements lumineux et ouverts et à rechercher la sécurité des endroits exigus et sombres. Le test du labyrinthe en croix surélevé consiste à placer les rongeurs dans un labyrinthe surélevé par rapport au sol d’environ 60 cm et constitué de 4 bras en forme de croix (2 bras fermés avec des parois hautes et opaques et 2 bras ouverts sans parois) pendant 5 minutes. Les rongeurs vont avoir tendance à se réfugier dans les bras fermés (plus sombres et exigus, donc plus sécurisants) et à passer peu de temps dans les bras ouverts, dans lesquels leur curiosité naturelle les pousse à explorer. Le niveau d’anxiété des animaux est évalué par le temps passé et le nombre d’entrées effectuées dans les bras ouverts pendant les 5 minutes du test.

Bénéfices attendus

A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter différentes pathologies telles que les troubles anxieux ou le stress post-traumatique. Du fait de la cible thérapeutique, ce composé pourrait avoir aussi une application en médecine vétérinaire. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (rat et souris) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendu. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la pathologie ciblée et d’évaluer ses éventuels effets secondaires sur le stress avant son passage en phase I chez l’humain. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la pathologie ciblée ou d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques.

Procédures

Au maximum, l’animal pourra être isolé socialement jusqu’à 15 jours avant l’expérience afin d’augmenter son état d’anxiété. Un composé pourra lui être administré une ou plusieurs fois avant le test (~2 minutes par administration). Il pourra subir des prélèvements de sang vigile ou anesthésié selon les recommandations éthiques en vigueur (~2 minutes par prélèvement). Le test de comportement dure au maximum 5 minutes.

Impact sur les animaux

Au maximum, l’animal pourra être isolé socialement jusqu’à 15 jours avant l’expérience afin d’augmenter son état d’anxiété et permettre une meilleure évaluation d’un composé anxiolytique. Dans ce cadre, il pourrait être privé d’enrichissement afin de maintenir un état d’anxiété suffisant pour les tests. L’administration et les prélèvements de sang seront effectués par un personnel entraîné et la douleur associée sera réduite à son minimum et sera l’équivalent d’une piqûre.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont gardés en vie et peuvent être réutilisés dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire. Sinon, les animaux sont euthanasiés afin de réaliser des prélèvements de tissus (organes, sang, etc…).

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet pratiqué sur l’animal ne peut être remplacé par d’autres méthodes expérimentales car ces méthodes de substitution n’existent pas ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez les rongeurs car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur l’état de type anxieux. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat et la souris sont les espèces les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le recours à des procédures les moins invasives possibles, le suivi d’éventuels signes cliniques, la détermination des points limites et le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire. Les effets potentiellement indésirables des candidats-médicaments qui seront testés dans ce modèle feront l’objet d’échange avec les inventeurs du médicament et les responsables du bien-être animal afin d’adapter les outils d’observations des animaux pour permettre la mise en place de traitements des potentiels signes cliniques. L’administration et les prélèvements de sang seront effectués par un personnel entraîné et la douleur associée sera réduite à son minimum et sera l’équivalent d’une piqûre.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont les espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d’un produit sur l’état de type anxieux. Dans ce projet, seuls les animaux adultes seront utilisés car il n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 5700
Dindes : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 5400
▲ 1300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6700

5 700 poules et 1 000 dindes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles reçoivent un candidat vaccin puis une épreuve infectieuse par un agent pathogène, avec jusqu'à dix administrations et des prélèvements sanguins ou par écouvillon, les animaux témoins non vaccinés développant la maladie. Le porteur présente le recours à l'espèce cible comme une exigence réglementaire pour la mise sur le marché de vaccins vétérinaires. Les animaux sont euthanasiés pour autopsie, leur âge ne correspondant plus à celui recommandé pour la vaccination.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poules et dindes). Pour évaluer l’efficacité des substances d’essai, un agent pathogène responsable d’une maladie est ici administré à des animaux vivants. Pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la ou les maladies considérées. Les études sont réalisées sur l’espèce cible du produit développé (ici les volailles) ou sensible à la (aux) souche(s) utilisée(s). Ceci afin de s’approcher au maximum des conditions réelles d’utilisation. Ces différentes études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et/ou les règlementations nationales et internationales concernant les vaccins.

Bénéfices attendus

Ces études sont menées selon les exigences, du règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences réglementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ayant un niveau d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ceux-ci sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

#1 (Coryza infectieux) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’études chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués. #2 (Bronchite infectieuse) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, Mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’étude chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons et/ou des prélèvements de larmes peuvent être effectués. #3 (Pneumovirus) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’étude chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons et/ou des prélèvements de larmes peuvent être effectués. #4 (Réovirus) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’études chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués. #5 (EDS 76) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 étant donné que cette procédure concerne des poules pondeuses qui peuvent être élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte voire une douleur à l’animal (notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité). C’est pourquoi, afin de limiter une possible dégradation de l’état général des animaux, des points limites généraux et des points limites spécifiques des maladies étudiées ont été définis. L’administration de l’agent pathogène, les prélèvements et la contention des animaux peuvent également générer du stress chez les animaux. Pour limiter le stress engendré par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs qualifiés qui assurent une contention adaptée de l’animal. De plus, d’autres mesures (telles que l’alternance des sites d’administration et de prélèvement) peuvent être envisagées lorsque les opérateurs les jugent nécessaires.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude. De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats vaccins et substances immunologiques. Ceci permet une première sélection de ces derniers, et de réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est également apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Le recours à l’espèce cible est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements. Certaines procédures sont incluses dans des projets donc l’objectif est d’éviter le recours à l’utilisation d’œufs embryonés pour la production de vaccins.

Réduction

Concernant les études règlementaires, le nombre minimal d’animaux à inclure est fixé par les textes réglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste grâce à l’historique des études réalisées par l’entreprise, la connaissance des modèles expérimentaux utilisés, la bibliographie et en utilisant des tests statistiques de puissance. Cette évaluation des effectifs permet de limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.

Raffinement

Une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux afin de maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La SBEA garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux. Les prélèvements sont réalisés par un personnel qualifié. En cas de prélèvement de type « écouvillon », le taille de l’écouvillon est adaptée à la taille et à l’âge de l’animal. Lors de prélèvements sanguins par voie intracardiaque ou de prélèvements sanguins terminaux de gros volumes : quelle que soit la voie utilisée, un étourdissement par électronarcose (sur animaux de plus de 7 jours d’âge) ou une sédation est systématiquement réalisée. Des signes cliniques de courte durée et d’intensité légère à modérée peuvent être détectés dans les procédures décrites ici. Il n’y a pas de points limites spécifiques aux maladies décrites dans les procédures de ce projet. Néanmoins, des points limites généraux ont été définis afin de limiter le plus précocement possible une dégradation de l’état général des animaux. Ces critères sont notamment : prostration, respiration agonique, cachexie, absence de réactions au stimuli, blessure(s) sévère(s)). Ces critères sont en constante évolution de manière à ce qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. En cas d’atteintes d’un ou plusieurs de ces points limites non spécifiques aux procédures de ce projet. L’animal est euthanasié pour raison éthique. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. Par ailleurs, lors du suivi, lorsqu’une déviation de l’état normal d’un animal est observée, une évaluation du degré de gravité est réalisée. En cas de degré léger ou modéré, sur décision du directeur d’étude et/ou du vétérinaire désigné, des actions peuvent être mises en place (augmentation de la fréquence des observations cliniques, isolement de l’animal, alimentation adaptée, suivi du poids …).

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’expérimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour l’administration du médicament, conformément aux exigences réglementaires.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 850
Rats : 850
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1700
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1700

850 souris et 850 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont mis à jeun jusqu'à 24 heures, reçoivent un candidat médicament et un traceur alimentaire, subissent des prélèvements sanguins puis une euthanasie avec prélèvement d'organes, pour évaluer l'effet d'une molécule sur le transit gastro-intestinal. Le porteur présente l'animal comme un passage obligatoire avant toute administration à l'humain. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit à évaluer ces effets sur le transit.

Objectifs

Les effets secondaires gastro-intestinaux liés aux médicaments peuvent causer beaucoup d'inconfort et de douleur. Ces effets secondaires comprennent la constipation, l'irritation gastro-intestinale, la constriction abdominale ou la diarrhée. Le projet vise à évaluer l'effet d'un candidat médicament sur le transit gastrointestinal et sur la vidange de l'estomac. La fonction gastro-intestinal est évaluée par la mesure de la progression d’un traceur alimentaire administré par voie orale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.

Procédures

Les animaux auront une ou plusieurs administrations de candidat médicament (moins de 30 secondes pour chaque administration) ainsi qu'une administration d'un traceur alimentaire (moins de 30 secondes) après mise à jeûn (sur grille pour une durée de 24h maximum et isolement pour les souris) et éventuellement des prélèvements de sang (2 minutes) sur animal vigile, ensuite d'une anesthésie suivi éventuellement un prélèvement sanguin terminal suivi d'une euthanasie pour effectuer des prélèvements d'organes (pas de réveil après prélèvement).

Impact sur les animaux

Les animaux seront mis à jeun sur une période de maximum 24h avant l'administration du candidat médicament. Et ils subiront plusieurs injections afin d'administrer le candidat médicament, le traceur alimentaire et l'anesthésique. Des prélèvements de sang pourront aussi être réalisés. Par ailleurs, les effets potentiellement indésirables des candidats médicaments font l'objet d'échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d'observations des animaux afin d'anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes ne permettant pas la survie de l’animal.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le transit intestinal. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat et la souris sont les espèce qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Ce nombre (en général n=10/groupe) est calculé pour pouvoir réaliser une analyse statistique robuste sans avoir besoin de répéter les expériences (et donc d'utiliser un nombre d'animaux encore supérieur). L’analyse statistique sera adaptée au modèle.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : -La mise au point de procédures rigoureuses, -la formation du personnel à ces dernières, - un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, -le suivi d'éventuels signes cliniques, -la détermination des points limites, -le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire, -la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l'amélioration de la sensibilité des méthodes d'analyse, -un protocole analgésique adapté au modèle, -la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont deux des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d'un nouveau médicament sur le transit gastro intestinal. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement .

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 2250
Souffrances
▲ -
▲ 750
▲ 1500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2250

2 250 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, avec entre 5 et 84 gavages quotidiens de particules de plastique en solution pour évaluer leurs effets sur le rein. Le porteur reconnaît que le gavage reste techniquement difficile et stressant, et que les effets des micro et nanoplastiques ingérés sont largement méconnus, objet même de l'étude. À la fin de la procédure, les souris ne sont pas tuées mais expédiées au client, leur devenir n'étant pas précisé. Aucune étude statistique n'a fixé le nombre d'animaux, celui-ci étant demandé par les clients.

Objectifs

Dans notre vie quotidienne, nous ingérons involontairement chaque jour des quantités non négligeables de particules de plastiques. Des études ont d’ailleurs récemment montré que des particules de plastiques étaient retrouvées dans le sang humain. Peu de choses sont connues au sujet des impacts sur la physiologie de ces particules et de leur moyen d’élimination par le corps et notamment par les reins, principaux organes de filtration du sang et d’élimination des déchets via les urines. Les objectifs de ce projet sont donc d’acquérir de nouvelles connaissances sur la prise orale de nano- et micro-particules de plastiques et d’étudier l’impact potentiel de ces particules sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du rein. Des particules de plastiques de différentes tailles, de différentes formes et de différentes compositions seront comparées afin de voir quels facteurs influencent l’éventuelle biotoxicité de ces particules. Afin d'étudier leurs effets à court et long termes, nous ferons également varier la durée d'administration.

Bénéfices attendus

Les objectifs de ce projet sont d’acquérir de nouvelles connaissances sur la prise orale de nano- et micro-particules de plastiques et d’étudier les impacts potentiels de ces particules sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du rein. Des particules de plastiques de différentes tailles, de différentes formes et de différentes compositions seront comparées afin de voir quels facteurs influencent l’éventuelle biotoxicité de ces particules. A court terme, ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes sur l’ingestion de particules de plastiques et leurs impacts sur la structure et la fonction rénale chez la souris. A plus long terme, les reins de la souris et de l’Homme ayant des structures et fonctions similaires, ces données pourront potentiellement être extrapolées à l’Homme et permettre ainsi de mieux comprendre l’impact des nano- et micro-particules de plastiques auxquelles nous sommes exposées quotidiennement.

Procédures

Les animaux de ce projet recevront une administration orale (gavage) quotidienne sans anesthésie de particules de plastiques en solution. En fonction de la procédure et du groupe auquel ils auront été affectés, les animaux subiront au total entre 5 et 84 administrations orales au total. Le gavage en lui-même ne prend que quelques secondes, en incluant le temps de prendre l'animal en contention, l'intervention devrait au total prendre moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les effets potentiellement indésirables de l’ingestion répétée de nano- et micro-particules de plastiques en elles-mêmes sont largement méconnus et font d’ailleurs partie de l’objet de cette étude. Au-delà des effets potentiellement indésirables des particules en elles-mêmes, les nuisances principales pour les animaux dans ce projet sont liées au gavage (irritation, stress...). En effet, le gavage a été choisi comme méthode d’administration orale pour cette étude car il offre un très bon contrôle de la dose journalière administrée tout en permettant de s’affranchir des problèmes potentiels de palatabilité, d’aversion ou d’inappétence. Toutefois, cette méthode d’administration orale reste techniquement difficile et potentiellement stressante pour l’animal. Afin de réduire au maximum l’impact négatif de cette technique, elle sera mise en œuvre par du personnel formé et expérimenté. Les animaux seront ensuite observés quelques minutes pour vérifier toute réaction indésirable liée à la procédure comme des régurgitations ou des problèmes respiratoires. Si de tels effets indésirables étaient observés, en fonction de leur gravité et sur avis d’un vétérinaire, le ou les animaux concernés pourraient être mis à morts selon une méthode réglementaire. Une attention particulière sera portée à la consommation d'eau des animaux (vidage anormalement rapide du biberon) et à l'état de salissure de la litière qui pourraient être des indicateurs de problèmes rénaux (polyurie : augmentation du volume des urines, polydipsie : augmentation de la prise de boisson...).

Devenir

A la fin de la procédure les animaux seront expédiés au client. Avant leur expédition, l'état des animaux fera l'objet d'une évaluation.

Remplacement

Dans le cadre de l’étude de l’impact de nano- et micro particules de plastiques sur le rein, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour rendre compte de la complexité anatomiques, structurelle et fonctionnelle du rein ainsi que des impacts potentiels du système immunitaire. Il n'existe pas de méthode de remplacement permettant de tenir compte de toute la complexité et de toutes les interactions existantes entre cellules et organes dans un organisme. Le recours à un modèle animal apparait donc comme la meilleure stratégie pour étudier les impacts potentiellement nuisibles des nano- et micro- particules de plastiques sur le rein.

Réduction

Aucune étude statistique n’a été réalisée. Le nombre minimal et suffisant d’animaux par lot est demandé par nos clients afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats de leurs expériences et d’effectuer des analyses statistiques.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : la mise en place de contentions optimales pour des techniques d’administration orale, le recours à des procédures les moins invasives possibles, la formation du personnel,un suivi quotidien de l’état de santé des animaux avec une grille d’évaluation adaptée pour déceler tout signe clinique et atteinte des points limites. De prime abord, nous utiliserons des sondes de gavage en plastique, moins traumatisantes pour l'animal lors d'administration répétées. Il n'est toutefois pas exclu que pour des raisons techniques nous devions avoir recourt à des sondes métalliques. Les animaux seront maintenus en groupe sociaux pour améliorer leur bien-être et la qualité des données recueillies. Ils auront également à leur disposition du matériel d’enrichissement : bâtons de bois et matériel de nidification.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour étudier le rein. Les reins de la souris et de l’Homme ayant des structures et fonctions similaires, les données obtenues pourront potentiellement être extrapolées à l’Homme et permettre ainsi de mieux comprendre l’impact sur le rein des nano- et micro-particules de plastiques auxquelles nous sommes exposées quotidiennement. Ce projet sera réalisé sur des animaux de 6 semaines ou plus comme demandé par le client. Puis les animaux seront expédiés à l’âge demandé par les clients.