Tests réglementaires

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    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 776
Souffrances
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Devenir
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 776

776 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent jusqu'à six prises de sang et une injection dans la patte, cette dernière pouvant provoquer un gonflement transitoire, pour mettre au point un vaccin contre un réovirus non couvert par les vaccins existants. Le porteur euthanasie tous les animaux en fin d'essai afin de les autopsier. Il affirme que ces essais ne peuvent se faire que sur l'espèce cible, le poulet, et qu'aucune méthode in vitro ne peut les remplacer, en s'appuyant sur l'obligation réglementaire de tester sur cette espèce.

Objectifs

La réovirose est une maladie virale à transmission verticale et horizontale provoquant des troubles locomoteurs importants et caractéristiques sur les poulets de chair. Les réovirus sont également suspectés de participer à des troubles digestifs. La maladie touche essentiellement les poulets de chair souche label ou conventionnelle. La prévention de cette maladie repose sur une vaccination des reproducteurs à l’aide de vaccins vivants et inactivés. Depuis 2011 un nouveau réovirus est apparu, non couvert par les vaccins utilisés sur le terrain. L’objectif du projet est la mise au point d’un nouveau vaccin efficace contre ce virus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la prévention de cette maladie par la vaccination des reproducteurs grâce à un nouveau vaccin adapté aux nouvelles souches de Réovirus apparues récemment.

Procédures

_ Procédure 1 : 2 prises de sang (15 secondes par prise de sang), _ Procédure 2 : 1 injection intraplantaire (5 secondes), _ Procédure 3 : 4 prises de sang (15 secondes par prise de sang)

Impact sur les animaux

La procédure 2 (efficacité par épreuve) peut entraîner un gonflement transitoire de la face plantaire du pied suite à l'injection intraplantaire. Toutefois ce gonflement n'entraîne pas l'atteinte de points limites, il reste localisé au niveau de l'injection (un seul pied) et le gonflement disparait au bout de quelques jours.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés pour toutes les procédures. Des autopsies étant nécessaires en fin d'essai.

Remplacement

Ces essais ne peuvent être réalisés que sur animaux. Ils sont réalisés sur l'espèce cible qui est le poulet, aucune étude in-vitro utilisable pour remplacer ces essais n'existe.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est réduit au minimum afin de respecter les normes réglementaires pour que les résultats des études soient acceptables par les autorités de santé évaluant le dossier.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : -Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010 63 UE ; -Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; -Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des poulets) sans restriction ; -Manipulation des poulets dans des box isolés prévus à cet effet par du personnel qualifié ; -Mise en place d’un suivi clinique rapproché par le vétérinaire responsable de l’essai ; -Mise en place d’une procédure d’évaluation des points limites permettant d’euthanasier les animaux de façon anticipée.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible du vaccin, sensible au réovirus, permettant d’apporter les informations les plus pertinentes. La réglementation impose de réaliser les essais sur cette espèce cible. Les animaux peuvent être utilisés à partir de 1 jour d'âge, le Réovirus touchant les animaux dès les premiers jours de vie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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 60

60 souris génétiquement modifiées, rendues obèses et diabétiques, vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Hébergées seules pendant 78 jours, elles reçoivent un régime gras, un gavage quotidien pendant huit semaines, des mises à jeun répétées et des tests de tolérance au glucose et à l’insuline, avant une ponction cardiaque terminale, pour évaluer un composé anti-obésité pour le compte d’un laboratoire client. Le porteur situe la finalité du côté d’un dossier d’autorisation de mise sur le marché. Il affirme qu’aucune méthode de substitution ne permet d’étudier l’effet d’un composé sur le poids et le métabolisme et conclut au recours à la souris.

Objectifs

L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre du développement d'un composé d'intérêt thérapeutique, destinés à l’amélioration des troubles métaboliques, notamment l'obésité. Une première étude pilote, réalisée par le laboratoire pharmaceutique client de l'étude, a montré que ce composé induit une perte de poids corporel associée à une diminution de prise alimentaire chez des souris obèses. L’objectif de la présente étude sera de confirmer et de compléter ces résultats préliminaires en évaluant l’impact à plus long terme de ce composé sur la prise alimentaire, le poids corporel et la régulation glycémique chez des souris génétiquement modifiées obèses et diabétiques.

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre l'obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - une pesée trois fois par semaine sur une durée de 11 semaines - une administration orale quotidienne pendant 8 semaines - une mise à jeun de 4h pour un prélèvement sanguin à partir de la veine caudale (2 fois ; durée du prélèvement : 1-2 min) - une analyse de la composition corporelle de l'animal vigile (3 fois ; durée de la mesure : 1-2 min). - un test oral de tolérance au glucose (OGTT) (1 fois ; durée totale de l’OGTT : 16h) [Mise à jeun pendant 12-14h, Prélèvements sanguins (6 fois sur 2h ; 5min/prélèvement), Administration orale (durée : 1 min)] - un test de tolérance à l'insuline (ITT) (1 fois ; durée totale de l’ITT : 8h) [Mise à jeun pendant 6h, Prélèvements sanguins (6 fois sur 2h ; 5min/prélèvement), Injection intrapéritonéale (durée : 1 min)]

Impact sur les animaux

Les animaux seront hébergés individuellement sur l’ensemble de l’étude (78 jours). De par leur caractère social, ce type d’hébergement les prive de leur liberté d’expression d’un comportement normal de leur espèce. Le régime alimentaire riche en gras (71 jours) et l’obésité induite peuvent conduire à un inconfort sur les animaux. Les interventions ci-après peuvent constituer une source de stress sur l’animal. Le poids corporel [1 min] sera mesuré sur l’ensemble de l’étude, deux fois par semaine. De J22 à J28, l’ensemble des animaux recevront quotidiennement une administration orale [1 min] de véhicule afin de les habituer à cette voie d’administration. A J26, J50 et J70, une mesure de la composition corporelle sera mesurée sur animal vigile (durée de la mesure : 1-2min). A J26 et J50, à l’issue de l’analyse, les souris seront mises à jeun (atteinte à l’absence de faim) pendant 4h, et auront un prélèvement sanguin [5 min] pour mesurer leur glycémie et récupérer du plasma. A partir de J29, les animaux recevront une administration quotidienne [1-2 min] per os de leur composé d'intérêt ; ceci impliquerait potentiellement une perte de poids. A J58, les animaux seront mis à jeun toute la nuit (atteinte à l’absence de faim) et un test de tolérance au glucose [2h30] sera réalisée. Ceci consiste à mesurer la glycémie 30 min avant, et immédiatement avant (0 min) administration per os du glucose [1 min] puis 5 min, 20 min, 60 min, 90 min et 120 min après administration du glucose. Du plasma sera également récupéré pour mesurer l’insulinémie sera mesurée immédiatement avant (0 min) puis 20 et 60 minutes après administration du glucose. A J65, les animaux seront mis à jeun 6h (atteinte à l’absence de faim) et un test de tolérance à l’insuline sera réalisé [2h]. Ceci consiste à mesurer la glycémie immédiatement avant (0min) l'injection intrapéritonéale d'insuline [1 min] puis 15, 30, 45, 60 et 120min après administration de l'insuline. A J71, les souris seront mises à jeun pendant 4h (atteinte à l’absence de faim), pour mesurer leur glycémie [1min]. Après une anesthésie à l'aide d'un mélange kétamine/xylazine pouvant créer un inconfort, un prélèvement par ponction cardiaque sera réalisé. Une deuxième méthode de mise à mort par dislocation cervicale aura lieu pour s'assurer de la mort de l'animal. Ainsi, la durée de l’anesthésie avant sacrifice durera environ 15min.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Des prélèvements post-mortem sont nécessaires à l'étude afin de réaliser des analyses histologiques et biochimiques sur les tissus.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et les troubles métaboliques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté pour chaque série expérimentale en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel, prise alimentaire, prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire, composition corporelle, glycémie à jeun, test de tolérance au glucose par voie orale, test de tolérance à l’insuline, poids des différents organes, analyses sur plasma.

Raffinement

Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cages individuelles du fait de la nécessité de mesurer précisément l'impact du composé sur leur prise alimentaire individuelle. Néanmoins, les animaux conserveront des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout de dôme en carton et de briquettes en bois. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. A la fin du protocole, après une anesthésie à l'aide d'un mélange d'anesthésique/analgésique, un prélèvement sanguin par ponction cardiaque sera réalisé. Une deuxième méthode de mise à mort par dislocation cervicale aura lieu pour s'assurer de la mort de l'animal.

Choix des espèces

Le modèle de souris C57BL/6J nourris avec une alimentation enrichie en graisse (60%) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une polyarthrite leur est provoquée par une injection de collagène, puis ils reçoivent un anticorps trois fois par semaine pendant deux semaines, avant d'être tués pour prélever sang, rate, ganglions et une patte, afin de tester une immunothérapie contre la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur indique que ce modèle entraîne une inflammation des articulations puis une atteinte du cartilage et des os. Il affirme que le produit n'a jamais provoqué d'effet dommageable chez le rat et que la phase préclinique sur l'animal est nécessaire avant un essai clinique.

Objectifs

L'objectif du projet est, dans un premier temps, d'identifier une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ; puis de tester l'efficacité d'un traitement par injection d'anticorps anti-CD45RC et enfin d'optimiser ce protocle de traitement dans l'objectif finale de réaliser une étude pré-clinique chez le rat pouvant aboutir sur un essai clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait mettre en évidence le potentiel d'un nouveau traitement de la polyarthrite rhumatoïde et découler sur un essai clinique dont un grand nombre de patients pourrait bénéficier.

Procédures

Les animaux vont d'abord subir sous anesthésie une injection sous-cutanée au niveau de la base de la queue pour induire l'arthrite (10min de procédure de l'endormissement au réveil). Par la suite, les rats (vigiles) receveront un traitement par injection intrapéritonéale 3 fois par semaines pendant 2 semaines (pour chaque injection, 2min de procédure de la prise en contention à la fin de l'injection) . Deux fois au cours de la procédure, les animaux seront anesthésiés pour effectuer le prélèvement d'une petite quantité de sang dans la veine caudale après anesthésie locale (10min de procédure de l'endormissement au réveil).

Impact sur les animaux

Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat est déjà utilisé depuis plusieurs années. Celui-ci se caractérise par une inflammation des articulations avec, sur le long terme, une atteinte du cartilage, des os et l'installation d'une fibrose.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront euthanasiés pour permettre d'effectuer les différents prélèvement (sang, rate, ganglions et patte) et réaliser une analyse immunologique et anatomopathologique.

Remplacement

Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d'étude pré-clinique réalisée chez l'animal lorsque le modèle expérimental existe. Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. L'utilisation de celui-ci est nécessaire pour évaluer de manière exhaustive les effets ciblés, et potentiellement systémiques, du traitement sur les différents organes et fonctions de l'organisme.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet a été détermineé de manière à pouvoir effectuer différents tests statistiques qui pourront permettre d'obtenir des résultats significatifs pour conclure sur l'efficacité ou non du traitement. Par ailleurs, la réalisation d'une première étude pilote sur un faible nombre d'animaux permettra de s'assurer de l'intérêt et de la bio-sécurité du projet avant de faire entrer un plus grand nombre d'individus dans la procédure.

Raffinement

Avant même le début de la procédure les animaux seront entrainés à la contention de manière à ce que les injections répétés de traitement puissent se dérouler sans créer de stress supplémentaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et les symptômes seront évalués 3 fois par semaine par les personnes responsables de la procédure. Les rats seront hébergés à plusieurs dans des cages dont la surface sera adaptée au nombre d'individu et disposeront en permanence d'enrichissement (rouleau en carton, batôn de bois,...).

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est utilisé dans le modèle d'arthrite induite par injection de collagène depuis de nombreuses années. Ce modèle animal s'avère pertinent car il reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. De plus, nous avons déjà testé notre traitement dans d'autres modèles expérimentaux chez le rat, ainsi nous savons que notre produit n'a jamais induit d'effets dommageable chez cette espèce. Les rats seront utilisés au stade adulte (environ 8 semaines) qui est le stade le plus couramment utilisé pour le modèle d'arthrite induite par injection de collagène.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1440
Rats : 600
Souffrances
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▲ 2040
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Devenir
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 2040

2040 rongeurs, 1440 souris et 600 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une intoxication au paracétamol leur est provoquée pour léser le foie, puis ils reçoivent un candidat médicament et jusqu'à cinq prélèvements de sang en une journée, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de tester des traitements de l'insuffisance hépatique aiguë. Le porteur affirme que ces lésions du foie ne sont pas douloureuses et décrit une baisse d'activité et de température pendant au moins vingt-quatre heures. Il indique qu'aucune méthode de substitution ne modélise cette atteinte multi-organes et que l'animal est un passage obligatoire avant l'humain.

Objectifs

L’intoxication au paracétamol est la première cause d’insuffisance hépatique aigue (IHA) dans les pays industrialisés. Elle se traduit par une attaque brusque et massive du foie chez les patients. Il s’agit de situations d’urgence qui peuvent nécessiter une transplantation du foie dans les plus brefs délais. Le paracétamol est un composé chimique utilisé comme antalgique (anti-douleur) et antipyrétique (anti-fièvre), qui figure parmi les médicaments les plus utilisés et prescrits au monde. En cas de surdose, le paracétamol provoque une sévère toxicité pour le foie par la production d’une molécule toxique pouvant entrainer la mort des cellules du foie et donc une insuffisance hépatique aïgue (IHA). Aucun traitement efficace n'est actuellement disponible. Le but de ce projet est de tester le potentiel thérapeutique de nouvelles molécules sur l'intoxication au paracétamol. Ainsi, la capacité de candidats médicaments à stopper ou ralentir l'atteinte du foie et/ou à favoriser sa guérison sera évaluée. Pour cela, le modèle d’hépatite induite par une exposition aigue au paracétamol chez le rongeur (souris et rat) sera utilisé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la mise au point de nouveaux médicaments pour traiter l'insuffisance hépatique aïgue due une intoxication au paracétamol pour laquelle il n’existe pas de réelles solutions thérapeutiques, hormis chirurgicales à ce jour.

Procédures

Les animaux de ce projet subiront : -Une administration d'acetaminophène (APAP) à dose contrôlée par voie intrapéritonéale, intraveineuse ou orale (1 fois/animal) -Une administration du candidat médicament en une ou plusieurs administrations (1 fois /animal) -Une série de prélèvement de sang (maximum 5 prélèvements /24h) en respectant les recommandations du NC3R’s pour les volumes. -La mise à mort avec ou sans anesthésie préalable en fonction des prélèvements terminaux à effectuer. Ces interventions auront toutes une durée maximum de 2 min.

Impact sur les animaux

L'administration d'APAP entraine des lésions du foie chez l'animal. Ces lésions du foie ne sont pas douloureuses (pas de signes de douleur chez l'animal et documenté chez l'Homme). Une hypoactivité associée à une hypothermie pourra être observée dans les 2h suivant l'administration d'APAP et se poursuivre pendant au moins 24h. Ces signes cliniques sont la conséquence des effets antipyrétique (anti-fièvre) et analgésique (anti-douleur) de l'APAP. Les candidats médicaments qui seront testés devraient théoriquement améliorer l'état de santé des animaux. Toutefois, les effets potentiellement indésirables du/des candidats médicament font l’objet d’échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observations des animaux afin d'anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.

Devenir

Mise à mort des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur l'hépatite aigüe due à une intoxication au paracétamol. Cette pathologie est un processus complexe faisant intervenir différents organes de l'organisme et n'est donc pas modélisable in vitro ou in silico. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris et le rat sont les espèces les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques adaptées. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 7-12 par groupe.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi régulier de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.

Choix des espèces

Le rongeur (souris et rat) est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur l'insuffisance hépatique aigüe due à une intoxication au paracétamol. Cette espèce permet en effet de modéliser ce qui se passe dans une pathologie sur des temps raccourcis à l’échelle de vie de cette espèce. Elle permet d’étudier les phénomènes en cinétique de la physiopathologie et de tester l’effet de candidats médicaments sur la prévention et/ou la thérapie de la pathologie. Les études sont réalisées sur des animaux adultes car elles nécessitent des animaux avec une fonction hépatique normale (mature) et ont pour but de traiter une pathologie qui affecte surtout des adultes.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 80
Souffrances
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▲ 80
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▲ -
Devenir
 15
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 65
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80 chiens atteints d'une parodontite vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou adoptés sans être tués. Ils subissent des prises de sang jusqu'à sept fois par jour, des prélèvements de salive et d'urine, des biopsies et une anesthésie mensuelle, sur un traitement quotidien de trois mois, pour évaluer des candidats médicaments contre la maladie parodontale du chien. Le porteur indique qu'un groupe reste sans traitement et que la maladie peut alors évoluer vers une inflammation douloureuse et une atteinte osseuse. Il affirme que l'efficacité doit être démontrée sur l'espèce cible et qu'aucune méthode de substitution n'existe.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de produits candidats sélectionnés sur des chiens présentant des signes de parodontite. Les produits candidats peuvent être des principes actifs identifiés, formulés et sélectionnés en interne ou des médicaments vétérinaires déjà commercialisés mais n’ayant pas comme indication initiale la maladie parodontale canine.

Bénéfices attendus

L’intérêt d’un traitement contre la maladie parodontale serait de pouvoir réduire et/ou reculer les soins chirurgicaux associés à des cas sévères. D’autre part, il a été démontré que la parodontite canine est un modèle fiable pour la compréhension et le soin de la maladie parodontale chez l’Homme. La recherche d’un traitement contre la parodontite canine pourrait donc profiter également à l’avancée des traitements chez l’Homme.

Procédures

Pour tous les animaux : - Prises de sang pour profil pharmacocinétique : sur animal vigile, jusqu’à 7 fois / jour le premier jour puis régulièrement 1 fois/jour. Acte inférieur à 1 minute - Prises de sang pour bilans biochimiques et hématologiques : sur animal vigile, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Ecouvillons buccaux ou gingivaux : 1 à 4 fois dans l’étude (1 mois d’intervalle environ). Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements de salive : sur animal vigile ou tranquilisé, 1 à 4 prélèvements dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements d’urine éventuels par cystocentèse : sur animal vigile ou sédaté, 1 à 3 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute si la vessie est pleine et jusqu'à 5 minutes maximum si la vessie est petite - Bandelettes dentaires : sur animal anesthésié, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Biopsies (punch) : sur animal anesthésié, 1 à 2 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute pour le prélèvement et 1 minute de compression pour arrêter le saignement local -> Par animal : 1 anesthésie générale par mois d’étude environ sera mise en œuvre.

Impact sur les animaux

Comme il n’existe pas de traitement curatif contre la parodontite canine, le design des études d’efficacité devra comporter un groupe contrôle sans traitement (ou placebo). Pour ces chiens appartenant au groupe contrôle et pour les chiens traités (dans le cas où l’efficacité du candidat ne serait pas suffisante), l’évolution de la maladie pourrait conduire à une inflammation douloureuse, une infection bactérienne et/ou une atteinte osseuse. Ceci peut entrainer un inconfort à la prise alimentaire avec une baisse d’appétit. L’efficacité du candidat sera évaluée à partir de paramètres prédéfinis. Ces derniers impliquent des prélèvements (buccaux, salivaires et prises de sang) et des examens dont certains nécessiteront une anesthésie ou une tranquilisation. Les prélèvements buccaux seront réalisés avec des écouvillons et/ou des brossettes adéquates et peuvent générer de l’inconfort au moment du geste surtout si les zones écouvillonées sont inflammatoires. Les prises de sang peuvent générer un stress et de l’inconfort au moment du geste. L’anesthésie peut générer : un stress au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil (qui peut durer jusqu’à plusieurs heures). Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux Les composés utilisés ont déjà été testés en étude d’innocuité. Les effets indésirables possibles sont : vomissement, diarrhée, anorexie et léthargie. Ils sont peu fréquents et reversibles à l’arret du traitement. Ces effets peuvent survenir une à plusieurs fois au long de la prise du traitement qui sera quotidien pendant trois mois.

Devenir

Les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives afin d’étudier la maladie parodontale canine et de démontrer l’efficacité d’un composé sur cette pathologie. Le recours à des études in vivo sur espèce concernée/cible est nécessaire. En effet, l’efficacité d’un produit doit être démontrée sur l’espèce de destination.

Réduction

En phase de recherche le nombre d’animaux inclus est évalué avec recherche bibliographique et analyse statistique, afin de minimiser le nombre de chiens utilisés et le risque d’études non conclusives. Pour ce projet, des animaux âgés provenant de projets antérieurs (avec degré de sévérité léger ou modéré) pourront être réutilisés. En effet, comme il n’existe pas de modèle, la ré-utilisation de chiens âgés (>2 ans) sera privilégiée. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée minimale est de 7 jours. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chiens hébergés dans nos locaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chiens seront hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, observations buccales, administrations orales, prélèvements) ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses lors de training pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. Les examens buccaux complets et les prélèvements tels que des biopsies buccales seront réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables (les molécules et doses seront adaptées pour favoriser un réveil rapide). Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux examens et prélèvements bucco-dentaires afin de travailler avec le plus d’expertise possible. L’intervention d’un expert (docteur vétérinaire dentiste) est prévue. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Une surveillance rapprochée sera mise en place en cas de dégradation de l’état buccal. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés sont des adultes de plus de 2 ans atteints naturellement de maladie parodontale.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 5000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1000
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ 11040
▲ 2760
▲ -
Devenir
 219
 -
 11241
 2340

13 800 animaux non-humains vont être utilisés, dont des chiens, des chats, des furets, des souris, des cobayes et des hamsters, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des vaccins en cours de développement puis subissent prises de sang, biopsies de peau, ponctions d'organes lymphoïdes et écouvillonnages nasaux, buccaux, rectaux, vaginaux et oculaires, pour des tests d'efficacité et d'innocuité. Une partie sera tuée pour des prélèvements terminaux, la majorité étant réutilisée dans un autre projet d'épreuve virulente, une minorité de carnivores et de cobayes pouvant être adoptée. Le porteur qualifie la procédure de "stricte nécessité" imposée par la réglementation.

Objectifs

De nos jours, les animaux domestiques comme les animaux d’élevages sont de plus en plus nombreux à être exposés à des agents pathogènes en perpétuelle évolution. Face à l’essor des résistances aux antibiotiques et la volonté d’en réduire leurs utilisations, le développement de produits immunologiques comme les vaccins sont indispensables. Pour cela, la réglementation impose d’évaluer l’efficacité et l’innocuité (qualité) des produits sur l’espèce de destination (pour lequel le produit est destiné). Ce projet consiste à évaluer la réponse immunitaire (autrement dit l’efficacité) et l’innocuité de différents produits immunologiques (nouveaux produits ou mise à jour de produits déjà sur le marché). Il s’agira donc de mieux connaître et comprendre les produits en évaluant différentes voies d’administration, doses et/ou avec différentes formulations (ex: adjuvants/excipient). Cette procédure permettra de mieux définir et caractériser le produit.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale. A long terme, les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces de carnivores domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produit.

Procédures

Le nombre d’interventions dépend de la durée de l’étude et leur fréquence est conforme aux procédures internes. La durée des études vaccinales peut aller de 1 jour (cinétique de suivi de la réponse immunitaire précoce qui nécessite l’analyse de facteurs tels que les cytokines) à 2 ans (étude de la durée d’immunité après boost vaccinal), la durée moyenne et la plus fréquente étant de 49 jours. Concernant la durée des interventions sur animaux : les seules administrations prévues sont les vaccinations, qui concernent toutes les espèces, qui se font sans anesthésie et qui durent entre 3 et 30 secondes, les prélèvements de sang (toutes espèces), sans anesthésie chez le chien, avec anesthésie chez le chat et le furet (durée anesthésie 5 min) et qui durent de 10 à 30 secondes, les biopsies dermiques (toutes espèces, avec anesthésie de 5 minutes), durée de la biopsie 5 minutes, chez les chiens, chats et furets : biopsies et ponctions d’organes lymphoïdes, 30 minutes d’anesthésie, durée 5 minutes pour la biopsie, 3 minutes pour la ponction, chez les chiens, chats et furets : prélèvements nasaux, par écouvillonnage (chien sans sédation sauf si animal agité, chat et furet sous anesthésie de 5 min), durée de l’écouvillonnage 10 secondes ; ou par lavage (sous anesthésie 5 minutes) de durée 1 minute, chez les chiens, chats et furets : prélèvements buccaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes) ou par prélèvement salivaire (durée 30 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements rectaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements vaginaux (avec anesthésie chez le furet, 5 minutes) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements oculaires par écouvillonnage de la muqueuse oculaire (sans anesthésie, durée 10 secondes) ou par lavage de la muqueuse oculaire (sous anesthésie, 5 minutes), durée 10 secondes, chez les chiens et les chats : prélèvements urinaires par sondage (sans anesthésie chez le chien mâle, avec anesthésie 5 minutes dans les autres cas (durée du sondage 1 minute chez le chien mâle, 2 minutes chez le chien femelle et chez les chats) ; ou prélèvement urinaire par ponction de la vessie (sous anesthésie 10 minutes), durée de la ponction 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille (ex : sous cutanée, intra-musculaire…). En revanche pour d’autres voies d’administration telles que intraoculaire ou intranasale, ou lors de certains prélèvements (exemple sondage urinaire), une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires connus des vaccins comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée (schéma vaccinal). Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : lavage/écouvillon nasal), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.

Devenir

Les carnivores domestiques, ainsi que les cobayes qui auront reçu uniquement un produit connu, sans impact sur l’environnement et suivi via des marqueurs biologiques par prélèvement pourront faire l’objet d’un replacement ou adoption. La majeure partie des carnivores domestiques sera réutilisée dans un autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente exigée par la réglementation. La majorité des rongeurs utilisés sera réutilisée dans autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente ou euthanasiée à la fin du projet dans le but de collecter des prélèvements terminaux (sérum, tissus, organe) afin de développer un test sérologique (test de libération sur l’espèce non cible) ou évaluer l’activité immunologique des produits pour mieux comprendre leur mécanisme d’action.

Remplacement

Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant. Néanmoins, cette procédure pourrait permettre de substituer le test de libération sur modèle rongeur avec épreuve virulente par des tests de libération sans recours à une épreuve virulente, ce qui constitue une alternative ex vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : -soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée -soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets de recherche sur les 5 ans à venir. Par ailleurs, lorsque cela est possible, un groupe contrôle unique (qui n’a pas reçu le produit) sera commun à plusieurs essais répétés.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : -Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude -Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. -Habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée) -Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés…). -Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. -Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). -Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). -Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

De façon réglementaire, l’efficacité et l’innocuité d’un produit doit être établie sur l’espèce cible (chien, chat et furet). Des essais préalables pourront être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Des jeunes animaux sevrés sont utilisés car il s’agit d’une part du stade de développement permettant d’obtenir les résultats les plus pertinents en matière d’immunité mais il s’agit aussi du stade revendiqué pour l’administration du produit selon les besoins vétérinaires recueillis sur le terrain. Dans le cadre du développement de produits chez des animaux très jeunes, les procédures pourront être conduites sur des carnivores domestiques sevrés plus précocement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 227
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 227
Devenir
 -
 -
 -
 227

227 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une instillation intra-rectale de TNBS pour déclencher une inflammation de type colite, décrite comme "particulièrement douloureuse", puis subissent mises à jeun, prises de sang répétées et ponction cardiaque terminale. Le porteur indique que cette étude est une "prestation contractuelle" pour un client, destinée à constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché d'un composé contre la maladie de Crohn. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "aucune méthode de substitution" n'utilisant pas l'animal de laboratoire.

Objectifs

L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre d’une prestation contractuelle pour le compte d’un client qui développe notamment des médicaments ayant un intérêt thérapeutique dans le domaine de l’inflammation chronique de l’intestin (maladie de Crohn). Le principal objectif de l’étude est d’évaluer les effets d’un traitement chronique par un composé client sur un modèle d’inflammation de type colite chez la souris. Les données obtenues devraient permettre à la société cliente de détailler l’efficacité et les mécanismes d’action de leurs composés. Le modèle d’inflammation de type colite qui sera utilisé est un modèle d’inflammation induite par une instillation annale unique de TNBS (2,4,6-TriNitroBenzeneSulfonic acid).

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre l'inflammation de type colite.

Procédures

Nuisances communes aux deux procédures : - Mise en place du modèle [Mise à jeun 16h (16h, à D1) + Anesthésie par mélange kétamine/xylazine ou gazeuse par isoflurane (de 2min à 1h, à D1) + Instillation intra-rectale (1min, à D1)] Nuisances spécifiques à la Procédure "Mise en place du modèle de colite" : - Hébergement individuel (continu, sur toute l’étude) - Pesée des animaux (1min, 2-3 fois par semaine, sur toute l’étude) Nuisances spécifiques à la Procédure "Etude de l'efficacité de composés" : - Pesée des animaux (1min, 2-3 fois par semaine, jusqu’à D-1 ; 1min, quotidiennement, à partir de D1) - Habituation per os et sous-cutanée (sur tous les animaux, 2min, quotidiennement, de D-7 à D-2) - Traitement per os ou sous-cutané (sur 8 groupes, 1min, 2 fois par jour, de D-1 à D7) - Traitement en intraveineux [Anesthésie gazeuse (sur 1 groupe, 2min, à D-1) + Injection rétro-orbitale (sur 1 groupe, 1min, à D-1)] - Mise à jeun de 12h (12h, à D7) - Prélèvements sanguins par la veine caudale [Mise à jeun (4h, à D-1) + Prélèvement de 100µL (10min, à D-1)] - Challenge perméabilité intestinale [Mise à jeun (6h, à D5) + Administration per os FITC-Dextran, 4Da (1min, à D5) + Prélèvements sanguins de 75µL par la veine caudale (10min, sur 5 temps, pendant 2h, à D5)] - Mise à jeun (16h, à D7) - Prélèvement sanguin par ponction cardiaque [Anesthésie gazeuse (2min, à D7) + Prélèvement d’1mL (1min, à D7) + Dislocation cervicale (10sec, à D7)]

Impact sur les animaux

L'hébergement individuel de la procédure "Mise en place du modèle de colite" est nécessaire de par la nécessité de la mesure individuelle de la prise alimentaire afin de mieux caractériser le modèle. L'anesthésie pour l'instillation intrarectale du TNBS constituera une nuisance sur les animaux. Le TNBS induit une inflammation de type colite qui en elle-même pourrait être responsable de douleur chez l’animal au cours des 7 jours suivant son instillation. Les prélèvements sanguins de la procédure "Etude de l'efficacité de composés" en vigile constituent également un effet indésirable attendu sur les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. A la fin de la procédure, le colon doit être prélevé pour des expériences ultérieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur un modèle d'inflammation de type colite sur le poids corporel, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'analyse bibliographique sur ce modèle en considérant la sévérité du modèle où 10% de perte est attendue. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et en %), prise alimentaire (individuelle ou collective selon la procédure), prise alimentaire cumulée, cytokines (serum), longueur du colon, poids du colon, ratio longueur/poids du colon et dégénérescence du colon (histologie). Les paramètres majeurs pour la variabilité sont le ratio longueur/poids du colon et la dégénérescence du colon (histologie). La variation du ration longueur/poids du colon est de 11+/-3% et celle de la dégénérescence du colon est de 25+/-10%. Ceci nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation de type colite induite par le TNBS chez la souris, qui est un modèle particulièrement bien caractérisé dans la littérature. En particulier, ce modèle présente une inflammation de type colite aux caractéristiques proches de celles observée chez les patients humains atteint de la maladie de Crohn. Le protocole sera planifié de façon à réduire le nombre d'animaux et à limiter au maximum tout stress induit aux animaux (périodes d’acclimatation et d’habituation des animaux aux procédures d’administration, anesthésie si nécessaire [instillation intra-rectale et injection rétro-orbitale]) en surveillant les animaux de manière accrue et en établissant des points limites appropriés. L'instillation étant particulièrement douloureuse, une injection en sous-cutané de buprénorphine (0,05mg/kg) sera réalisée 30min avant anesthésie afin de couvrir toute douleur liée à l'instillation. Afin d'éviter toute angoisse ou souffrance des animaux, ils seront anesthésiés avec un mélange kétamine/xylazine (respectivement 100mg/kg ; 15mg/kg ; 10mL/kg ; i.p) avant la réalisation d'une une ponction cardiaque sera réalisée. Par ailleurs, si une souffrance modérée est décelée, une injection en sous-cutané de buprénorphine (0,05mg/kg) sera administrée. Les souris seront ensuite euthanaisées par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Le modèle de souris Balb/cJRj est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans l'inflammation de type colite. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux utilisés seront des souris jeunes adultes (âgées de 10 semaines à l'instillation intra-rectale). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par le composé testé, à savoir une population adulte.

Prélèvement de sang

(NTS-FR-877200v1 – 22/07/2022)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 25
Moutons : 25
Bovins : 25
Souffrances
▲ -
▲ 75
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 50
 25
 -

75 animaux non-humains, cochons, moutons et bovins à parts égales, vont être utilisés en gravité légère et maintenus en vie, réutilisés ou rendus à l'élevage. Ils subissent des prélèvements de sang répétés à la veine jugulaire ou cave pour produire du sérum, du plasma et des dérivés destinés au contrôle qualité de médicaments, voire à nourrir des moustiques. Le porteur décrit une nuisance limitée au stress de la contention et à une sensibilité passagère au point de piqûre. Il indique répondre à la "demande du client" et au "donneur d'ordre", le choix des espèces et des volumes suivant un tableau de prélèvement standard.

Objectifs

L'objectif premier du prélèvement sanguin chez ses trois types d'animaux est la production de dérivé sanguin tel que le plasma et le sérum mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité, de médicaments issus du plasma sanguin (immunoglobulines intraveineuses),de la recherche d'anticorps contre des virus... Mais également dans le cadre de certaines recherches comme nourriture au moustique . Les ovins sont directement prélevés sur notre site si besoin d'un mouton particulier nous irons chez l'éleveur quand aux bovins et porcins ceux-ci seront prélevés chez leurs éleveurs respectifs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dépendent du donneur d'ordre. Le sang est utilisé dans le cadre de différentes recherches. Pour exemple, les globules rouges d'ovins,bovins et porcins sont utilisés pour la production de dérivé sanguin (plasma, sérum ) mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité , de médicaments issus du plasma sanguin. (immunoglobulines intraveineuses) mais également comme nourriture aux moustiques dans le cadre de certaines recherches.

Procédures

Porcins: prélèvement de sang à la veine cave antérieur. Bovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Ovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Le prélèvement s'effectue au Vacutainer ou à la poche (l'aiguille étant adapté à l'espèce prélevée ) Le Vacutainer et la poche sont adaptées à la quantité de sang prélevé (favorisant la rapidité du prélèvement).Les prélèvements s'effectuent selon la demande du client en respectant la bonne pratique dans le volume de l'échantillon de sang (tableau GIRCOR)

Impact sur les animaux

Les animaux supportant un prélèvement sanguin subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu' une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement.

Devenir

Les animaux sont maintenues en vie à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.

Réduction

Cette méthode appliquée est une méthode validée, qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs. Les prélèvements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que le tableau GIRCOR, permettant d'optimiser au maximum l'utilisation des animaux.

Raffinement

Après chaque prélèvement une friandise est donnée à l'animal. Les quantités de sang prélevé et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Nous utilisons le tableau Gircor pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poid de l'animal et l'espacement nécessaire entre deux prélèvements. Nous essayons régulièrement , d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux ( ex: la pose de la paume de la main sur le crâne des moutons permette de calmer l'animal...)

Choix des espèces

Le choix de ses espèces répondent principalement à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ces animaux ,ce qui permet de limiter le nombre d'animaux utilisés. Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Nous ne faisons que répondre aux exigences du donneur d'ordre. Pour les porcins nous utilisons des animaux de 30kg minimum à 40 kg maximum, le prélèvement étant plus simple à réalisé. (animal moins gras, veine plus accessible) Pour les ovins nous utilisons des animaux de 6 mois (30 kg minimum). Les bovins sont prélevés à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de cancer du foie, par injection simple ou par chirurgie dans le foie, la rate ou la veine porte, puis des traitements testés et un suivi par imagerie sous anesthésie. Le porteur indique que le développement de la tumeur peut entraîner des effets délétères encadrés par des points limites, les animaux étant tués pour prélever organes et fluides. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico n'évalue un médicament sur le cancer du foie et que l'animal reste un "passage obligatoire" avant l'humain.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de cancer du foie. Ces modèles devant être représentatifs des tumeurs humaines et permettre d’évaluer au mieux l’effet bénéfique de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que les stratégies thérapeutiques testées sont actives dans un modèle expérimental et également d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques. Ainsi, à long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les cancers hépatiques, une pathologie humaine touchant plus de 10 000 personnes par an en France.

Procédures

Les animaux recevront 1 greffe de cellules tumorales soit par voie peu invasive (sc, ip, iv - durée max 1 min) soit par chirurgie (injection dans le foie, la veine prote ou encore la rate - durée de la chirurgie estimé à 5-10 min). Dès lors, des essais de traitements seront menés Le schéma thérapeutique sera adapté en fonction de la nature du traitement testé. En cas de prélèvement de sang ceux-ci seront réalisés sous anesthésie et limités à 1 par semaine et à un volume

Impact sur les animaux

Le développement de la tumeur chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères. Dans ce contexte, la mise en place de points limites adaptés permettra de détecter ces signes au plus tôt et donc de garantir le bien-être animal. De même, l’utilisation de traitement novateur pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Encore une fois, la mise en place de points limites adaptés permettra de détecter les signes de mal être au plus tôt et donc de pouvoir agir rapidement et ainsi de garantir le bien-être animal. Les procédures chirurgicales d’implantation intrahépatique, intrasplénique et veine porte repose sur la mise en place de protocoles chirurgicaux incluant une analgésie maitrisée ainsi que d’un suivi post-opératoire adapté. L’impact négatif pour l’animal est réduit au maximum. Après récupération, les animaux sont maintenus en groupe sociaux pour améliorer leur bien-être et la qualité des données recueillies. L'ensemble des mesures décrites ci-dessus permet donc de réduire les contraintes potentielles pour l’animal à leur minimum.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le cancer du foie. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’une nouvelle thérapeutique. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 6 à 10 / par groupe en fonction de l’effet thérapeutique attendu.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse,

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement .

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Xénopes : 1020
Souffrances
▲ -
▲ 1020
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1020
 -

1 020 xénopes vont être utilisés, réutilisés d'une ponte à l'autre, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections sous-cutanées d'hormones pour provoquer la ponte d'embryons servant à des tests de détection de perturbateurs endocriniens, dont une partie pour des clients dans un cadre réglementaire. Les femelles sont replacées dans leur bac après chaque ponte et remises en reproduction après six mois de repos. Le porteur présente ces tests sur embryons comme un "remplacement" de tests menés sur des rongeurs adultes, tout en maintenant l'usage d'amphibiens adultes pour produire les œufs.

Objectifs

Les perturbateurs endocriniens présentent un enjeu majeur au niveau de la protection de l’environnement comme au niveau de la santé publique. L’identification d’un effet perturbateur endocrinien dans un échantillon d’eau ou d’une substance chimique pure nécessite de réaliser des tests in vivo. Ces molécules peuvent en effet agir à toutes les étapes d’un axe hormonal : elles peuvent perturber la synthèse de l’hormone, son transport dans le sang, son action aux niveaux des cellules cibles et son élimination par l’organisme. Aucun test ou combinaison de tests in vitro ne sont capables de récapituler ou de modéliser ces différentes étapes cibles potentielles de l’action des perturbateurs endocriniens. Les tests in vivo existants pour identifier les perturbateurs endocrinniens utilisent généralement des rongeurs qui sont soumis à des précédures lourdes. Nous utilisons dans ce projet des tests réalisés avec des embryons d’amphibiens et poisson qui ne subissent aucune procédure invasive, les tests proposés satisfont au Remplacement dans le domaine de la perturbation endocrinienne.

Bénéfices attendus

Les embryons sont utilisés pour des tests effectués pour des clients sur leurs échantillons et pour des tests effectués dans le cadre de nos activités de recherche et développement. Une partie des tests pour les clients est fait dans un cadre réglementaire pour déterminer si un produit phytosanitaire présente une activité thyroïdienne. Ce type de tests est maintenant requis en Europe pour la mise sur le marché des produits phytosanitaire.

Procédures

Les xénopes sont soumis à une injection sous cutanée d'hormones qui permet d'induire la reproduction pour produire des embryons. La manipulation des animaux et l'injection se fait en quelques dizaines de secondes.

Impact sur les animaux

L’injection est rapide et les volumes utilisés sont faibles, cet acte génère une douleur légère et transitoire au point d’injection.

Devenir

Après les reproductions les xénopes sont replacés dans leur bac d'origine. Ils sont de nouveau mis en reproduction après un temps de repos de six mois.

Remplacement

Les tests sur embryons que nous utilisons sont des tests réglementaires permettant de détecter les perturbateurs endocriniens. Ils sont utilisés notamment lors de la mise sur le marché de nouveaux pesticides ou biocides en Europe. La réglementation ne prévoit pas la possibilité d'utiliser des tests in silico ou in vitro en remplacement. Les tests sur embryons sont eux-mêmes un remplacement de tests effectués sur des rongeurs ou des animaux aquatiques au stade adulte.

Réduction

Le nombre de reproductions effectuées chaque semaine varie selon la demande de tests des clients et les besoins en larves pour la Recherche et Développement. Nos données historiques nous permettent de déterminer le nombre d’animaux le plus juste à mettre en reproduction chaque semaine en fonction du nombre de larves demandé pour les tests.

Raffinement

Pour l’injection des xénopes, les volumes utilisés sont faibles et nous utilisons les aiguilles les plus fines possibles. Nous testons régulièrement des nouvelles méthodes d’enrichissement du milieu afin d’améliorer le bien-être des animaux. Lorsqu’une méthode semble avoir un impact positif, nous l’implémentons dans tous les bacs.

Choix des espèces

Les tests que nous proposons visent à déterminer la présence dans des milieux aquatiques de molécules polluantes et plus particulièrement celle de perturbateurs endocriniens. Parmi les espèces modèles aquatiques, nous avons choisis l’amphibien xénope car cette espèce a été sélectionnées par l’OCDE comme espèce de référence pour les tests de détection des perturbateurs thyroïdiens. Elle présente un systèmes endocrinien suffisamment proches de l’homme pour rendre son utilisation pertinente vis-à-vis de la santé humaine et de l’environnement. Au niveau expérimental, le xénope présente de nombreux avantages pour notre approche comme la transparence des embryons, les reproductions inductibles par injection d’hormones, le nombre important d’embryons qui peuvent être produits et l’existence de méthodes de transgénèse germinales. La rapidité du développement de ces organismes rend également leur utilisation particulièrement pertinente pour notre approche : en moins d’une semaine l’organogénèse est complète, tous les organes sont alors fonctionnels ainsi que le système endocrinien. Nous utilisons les embryons du stade 45 (7 jours de développement) au stade 47 (10 jours de développment), les embryons sont alors capables de répondre aux hormones et, de fait, aux perturbateurs endocriniens.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 39
Souffrances
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Devenir
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 39

39 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections d'un antibiotique, le méropénème, puis un prélèvement sanguin par ponction intracardiaque sous anesthésie, suivi d'une mise à mort par dislocation cervicale, pour reconstituer la courbe pharmacocinétique du produit. Le porteur indique que la dose n'est pas toxique et qu'une souris montrant une douleur intense lors de la ponction serait tuée immédiatement. Il affirme que le recours à l'animal est une étape "obligatoire et réglementaire" du développement des médicaments.

Objectifs

L’objectif du projet est de caractériser la pharmacocinétique sanguine du méropénème sur une période de 5h post-injection, après deux administrations intra-péritonéales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de reconstruire la courbe pharmacocinétique du méropénème sur 24h chez la souris et ainsi d’adapter les fréquences d’administration dans un modèle de pneumonie à CRAb. En effet, la suite cette étude (qui fera l’objet d’un autre projet) sera d’évaluer l’efficacité du méropénème en association avec la rifampicine qui a déjà montré une diminution bactérienne dans les poumons de souris infectées à CRAb dans d’autres études.

Procédures

L’injection du méropénème se fera par voie intra péritonéale par du personnel expérimenté. La dose administrée est non toxique pour les animaux. Les souris seront ensuite soumises à un prélèvement intracardiaque sous anesthésie fixe (kétamine 50mg/kg + xylazine 10mg/kg). La profondeur de l’anesthésie est vérifiée par pression des voutes plantaires. Malgré tout, si l’animal présente un signe de douleur intense lors de la ponction cardiaque (ex : l’animal se recroqueville sur lui-même lors de l’injection), alors il sera mis à mort immédiatement par dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Après l’injection du méropénème, les animaux seront observés sur la totalité de l’étude (jusqu’à 5h). Par ailleurs, il s’agit d’une inoculation sans infection et d’une dose non toxique. Les prélèvements sanguins par ponction intracardiaque auront lieu sous anesthésie fixe de kétamine (50 mg/kg) et xylazine (10mg/kg), administrée par voie IP. La méthode de mise à mort sera appliquée par dislocation cervicale après exsanguination par une ponction cardiaque.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort 5h après le début de l’expérience

Remplacement

Dernièrement, des études in vitro et in vivo ont démontré une activité intéressante de la rifampicine chez Acinetobacter baumannii multi résistants (en fonction des résistances). Or, cet antibiotique ne peut être administré en monothérapie à cause de la sélection de mutants qu’il génère. Une des dernières lignées thérapeutiques serait de l’associer à un carbapénème (ici le méropénème) pour lutter contre ces infections à CRAb. La mesure de l’efficacité de ces molécules ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux hypothèses et permettre une analyse statistique robuste a été réduit à 3 par groupe grâce à l’expérience acquise lors d’études précédentes.

Raffinement

Un gros travail bibliographique a été réalisé en amont de cette étude afin de s’assurer que la dose utilisée ne soit pas toxique pour les animaux. Il s’agira d’une étude sans infection où aucune toxicité n’est attendue. De plus un enrichissement du milieu (jouets en plastique, igloos en carton) sera utilisé et une surveillance accrue sera également réalisée pour cette étude. Des critères d’arrêts de l’étude ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Les souris Balb/c représentent classiquement un des modèles de choix pour l’évaluation de la pharmacocinétique. D’autre part, il s’agit de l’espèce utilisée pour la mise au point du modèle d’infection pulmonaire à Acinetobacter baumannii dans d’autres projets. Souris de 8 semaines de façon à avoir un poids corporel d’environ 20-22g (même poids que pour les précédentes études).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 6
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6
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Devenir
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 6

6 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur œil est exposé à un laser d'imagerie dont la puissance dépasse d'un facteur dix la norme au niveau de la cornée, le porteur indiquant que des ulcères, des lésions ou une cataracte peuvent apparaître, puis ils sont tués pour analyse histologique des tissus oculaires. L'objet est de vérifier l'innocuité d'un dispositif développé par une entreprise avant un éventuel passage chez l'humain. Le porteur affirme que ce test doit "obligatoirement" être mené in vivo, aucun modèle ex vivo ne pouvant reproduire l'œil.

Objectifs

Une startup française a développé une technologie de tomographie à cohérence optique (OCT) permettant d'effectuer des images proches de l'histologie classique ou des images du type confocale. Ces observations peuvent être compilées sous forme de stack permettant une reconstruction 3D du tissu en haute définition. Cette technologie est un excellent outil de diagnostic dermatologique et pourrait apporter les mêmes avantages en ophtalmologie, surtout dans le domaine des tissus de la surface oculaire. L'utilisation de cet OCT sur l'oeil pour des observations ne doit pas avoir d'effets indésirables sur les tissus de l'oeil. Des calculs de normes portent à penser que la rétine ne subira aucun dommage lors de l'imagerie de la cornée. La présente étude propose ainsi d'évaluer l'innocuité sur les tissus oculaires de cette nouvelle technologie d'OCT lors de l'imagerie de la cornée. Sera étudiée, à court terme, l'apparition d'œdème cornéen, de cataracte et de modifications rétiniennes.

Bénéfices attendus

Le projet permettrait de connaître la sécurité de cette nouvelle technologie d'OCT comme outil de diagnostic clinique des atteintes des tissus de la surface oculaire proche d'une étude histologique. Avec les résultats de ce projet, l'entreprise développant ce dispositif pourra alors se tourner vers une étude clinique (si les résultats ne montrent pas d'effets délétères) et in fine la rédaction de dossiers pour autorisation par les instances de santé. Si des atteintes rétiniennes venaient à être observées, des atteintes de la vision sont possibles et par conséquent un éventuel stress pouvant se traduire par une perte de poids (supérieure ou égale à 10% en 3 jours) ; des perturbations comportementales graves et persistantes comme la piloérection, dos voûté, prostration, isolement, agressivité à l'ouverture de la cage et des perturbations graves et persistantes liées au système digestif (marqueur de stress chez le lapin)comme la constipation (absence de fèces), selles liquides.

Procédures

Les animaux seront soumis à de l'imagerie ophtalmologique contact et sans contact avec l'œil sous sédation. Ces imageries de suivi seront faites 4 fois : à J0 (x2 + imagerie avec la nouvelle technique d'OCT), J2 et J7 pour le groupe 1 ou J0 préop post, J2 et J21 pour le groupe 2. La durée de chaque observation de suivi dure environ 45 minutes. L'imagerie avec la nouvelle technologie OCT (docking + imagerie) durera 10 minutes.

Impact sur les animaux

L'éclairement du laser du LC OCT est de 0.82 mW/cm² au niveau de la cornée, 0.02 W/cm² au niveau de la rétine. En prenant en compte la norme ISO 15004-2, il a été déterminé que cela dépassait d'un facteur 10 la limitation en éclairement au niveau de la cornée, mais pour l'éclairement de la rétine la puissance est très inférieure à la limitation (inférieur à la limite d'éclairement d'un facteur 35).Au vu de ces données il est attendu aucun problème sur la rétine de l'animal, mais il est possible qu'une atteinte des tissus cornéens soit à prévoir (ulcères épithéliaux, lésions de la couche endothéliale). De plus, le système de mesure se fait en contact avec la cornée via une lame de verre. Il est donc possible, là aussi, que nous ayons des atteintes du tissu cornéen. Cette étude est justement faite pour se rendre compte de la présence de ces atteintes avec des paramètres de laser au-dessus de la norme. Le cristallin pourrait aussi être atteint par effet thermique (cataracte).

Devenir

En fin de procédure les animaux seront mis à mort pour étude histologique des tissus oculaires.

Remplacement

Ce nombre doit OBLIGATOIREMENT ÊTRE MIS EN ŒUVRE IN VIVO avant de pouvoir utiliser pour la première fois cet LC-OCT chez l’Humain. Aucun dispositif ex vivo ou in silico ne peut remplacer la complexité de l'organisation de l'oeil et de ses composants, ainsi que la réponse à un passage d'un laser potentiellement néfaste pour les tissus oculaire. L'effet cataractogène peut se déclarer 1 à 2 semaines après le passage du laser.

Réduction

Il a été jugé que le nombre minimum, mais suffisant d’animaux était de 3 lapins par groupe pour prendre en compte les différences interindividuelles pour ce type d'imagerie indolore.

Raffinement

Les animaux arriveront au moins une semaine (7 jours) avant toute manipulation. Tout est mis en œuvre pour LIMITER AU MAXIMUM LE STRESS ET LA DOULEUR DE L’ANIMAL (séfdation pendant les observations). Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérer grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie). Par ailleurs, les lapins sont hébergés en cage règlementaire pouvant communiquer entre elles ; dans un environnement enrichi (jouet kong et autres jeux). Enfin, l'eau et la nourriture (granules et foin) sont mises à disposition "ad libitum" et de la musique est diffusée en salle d’hébergement pour diminuer le stress et atténuer les bruits environnementaux. Toutes les techniques d'imagerie de suivi in vivo se font sans contact avec l'oeil et sans docking. Seul l'observation avec l'OCT en contact avec l'oeil. Toutes les observations se feront sous anesthésie générale et l'OCT sera effectué sous AG + anesthésie locale. La mise à mort de l'animal est faite sous anesthésie générale

Choix des espèces

D'un point de vue éthique et pratique, les lapins sont les seuls animaux communément utilisés en expérimentation animale et présentant une anatomie oculaire proche de l'homme. Pour que l'observation soit représentative de ce qu’il puisse être chez l’homme dans le futur, la chambre antérieure de l’œil de l’animal ne doit pas être trop petite. C’est pour cela que nous optons pour des lapins âgés d’environ 3 mois (12 semaines).