La science, l’éthique, l’animal-machine et la vivisection de la Renaissance au 18e siècle

Pour cette deuxième vidéo de la série sur l’histoire du débat autour de la vivisection, l’Observatoire de l’Expérimentation Animale parle de la réémergence des vivisections antiques pendant la Renaissance et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle en Occident, cernée par les critiques épistémologiques et la naissance de l’éthique animale.

Chapitres

  • 00:00 Introduction et générique
  • 00:42 Refuser la vivisection #2
  • 01:09 Le renouveau de la vivisection pendant la Renaissance
  • 02:29 Les critiques épistémologiques
  • 04:17 Vivisection humaine
  • 05:40 Satires et condamnations
  • 07:13 Critiques morales
  • 08:54 Éthique animale
  • 13:20 La souffrance donnée en spectacle
  • 15:27 Conclusion
  • 16:29 Crédits

Transcription

Ci-dessous le texte de la vidéo, chapitre par chapitre.

Introduction (00:00)

Peut-on se passer de l’expérimentation animale ? Si on s’intéresse à l’histoire, on voit que le débat a été beaucoup plus riche que cette simple question.

Le mois dernier, nous avons parlé des querelles épistémologiques et éthiques de l’Antiquité, parfois teintées de croyances spirituelles, avant d’explorer les pratiques de la vivisection au Moyen Âge dans un contexte de suprémacisme humain. Aujourd’hui, on poursuit l’histoire avec la réémergence des vivisections antiques pendant la Renaissance et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle en Occident.

Alors que les gens étudiaient au Moyen Âge les traductions arabes des ouvrages de Galien, les anatomistes de la Renaissance, eux, vont reprendre les sources latines et grecques de l’Antiquité… et redécouvrir notamment les Procédures anatomiques du même Galien. Et ça, ça les motive à refaire les vivisections qu’il y décrit, et puis à en faire des nouvelles.

Le renouveau de la vivisection pendant la Renaissance (01:09)

Par exemple, William Harvey, qui est un médecin anglais, il va reproduire des centaines de dissections et vivisections sur des dizaines d’animaux, dans le but de prouver que le sang se déplace dans tout le corps, de manière circulaire, grâce au cœur. C’est quelque chose qui nous parait un peu évident, aujourd’hui, mais Galien, lui, il pensait que c’était le foie qui alimentait le cœur en sang neuf, et que les membres consommaient le sang.

Et les vivisections anatomiques ne sont pas faites que pour la science : au XVIe siècle, il y a des artistes comme Léonard de Vinci qui pratiquent la dissection de cadavres et, apparemment, (même si ce n’est pas vraiment clair pour de Vinci, qui était quand même végétarien par opposition à la souffrance des animaux), il y a aussi chez certains la vivisection d’animaux pour étudier l’anatomie dans l’idée de faire des dessins et des peintures plus réalistes.

D’un point de vue idéologique, cette mainmise sur la vie des animaux, elle est soutenue par l’humanisme de la Renaissance, qui est concrètement une nouvelle forme de suprémacisme humain : on place l’être humain au centre de l’univers, on s’attribue à nous-mêmes une valeur et une dignité intrinsèques, et en miroir, ça fait qu’on refuse ça aux animaux d’autres espèces. Mais dès le début du XVIIe siècle, il y a des gens qui vont critiquer ça de plusieurs manières.

Les critiques épistémologiques (02:29)

Une partie des critiques viennent des cercles médicaux, qui remarquent que ce qui est observé sur des animaux ne peut pas forcément être appliqué à l’humain, ce qui implique que les vivisections ne pourraient rien nous apprendre de suffisamment solide. En face, les vivisecteurs, ils répondent en parlant des connaissances qui ont été acquises par la vivisection (et parfois de leurs applications médicales), mais aussi en faisant un appel à l’autorité des philosophes vivisecteurs de l’Antiquité (parce qu’on est à la Renaissance, donc tout ce qui vient de l’Antiquité, c’est un peu parole d’Évangile). Et puis, au cas où ça ne suffirait pas, les vivisecteurs, ils font aussi remarquer que les gens qui critiquent ça mangent de la chair animale, du coup ils sont quand même mal placés pour dénoncer des souffrances infligées aux animaux. L’hypocrisie ou l’incohérence n’empêchent pourtant pas d’avoir raison, mais c’est là qu’on voit que les vivisecteurs se mettent un peu sur la défensive.

En réalité, même parmi les personnes qui pratiquent la vivisection, il y a un débat épistémologique. Parce que d’un côté, on a les mécanistes qui croient que le corps répond à des principes physiques mécaniques explicables et segmentables. Et de l’autre côté, on a les vitalistes qui croient en un « principe vital » global spécifique aux êtres vivants. Et donc, pour se départager… et bien ils vont expérimenter sur des animaux vivants pour étudier le mouvement des muscles, le métabolisme, la circulation sanguine, la respiration, tout ça. Mais quand même, il y a certaines écoles vitalistes qui rejettent la vivisection, en disant qu’elle interrompt le flux et la spontanéité de la vie, et que donc on ne peut rien en tirer de fiable. Et ce débat (qui ressemble un peu à celui de l’Antiquité entre les dogmatistes et les empiriques), et bien il continue au 18e siècle.

Vivisection humaine (04:17)

Et on ne parle pas que d’animaux non humains. Pour étudier les maladies, on fait aussi de la vivisection et de l’expérimentation sur des personnes humaines.

Par exemple, dans les années 1720, il y a une épidémie de variole au Royaume-Uni. Du coup, la princesse de Galles Caroline de Brandebourg-Ansbach, elle veut immuniser ses deux filles contre la maladie en leur faisant une plaie et en y mettant le pus d’un malade. Le roi, George Ier, il accepte, mais à condition qu’on teste d’abord la méthode sur des condamnés à mort, à qui on promet la liberté s’ils survivent.

On est loin de la notion de consentement libre et éclairé, hein, clairement. Mais même en France, on a des philosophes comme Diderot et Maupertuis, qui suggèrent que, et bien, remplacer la peine de mort par la vivisection, ça aurait le mérite de donner une utilité aux dernières heures des condamnés. Et puis bon, après tout, ça se faisait dans l’Antiquité.

Alors tout de même, on ne limite pas l’expérimentation aux prisonniers. Il y a plein de médecins qui expérimentent sur eux-mêmes. Par exemple, John Hunter en Angleterre, il s’inocule sur le pénis du pus d’un patient qui a la gonorrhée, pour étudier la maladie, hein. Et en Écosse, John Bell, lui il inocule ça directement dans l’urètre de ses étudiants « courageux » pour vérifier que la maladie ne se confond pas avec la syphilis. Des étudiants qui devaient donc être ravis.

Satires et condamnations (05:40)

Bon, tout ça, ça ne plait pas forcément à tout le monde, clairement, que ça concerne des humains ou d’autres animaux. Du coup, il y a des critiques satiriques, dans des pièces de théâtre et des écrits de fiction. Typiquement, dans Les Voyages de Gulliver, en 1726, Jonathan Swift, il raconte que les intellectuels de Laputa sont tellement perdus dans leurs réflexions qu’ils ont besoin, pour garder les pieds sur terre, d’avoir des sonneurs qui jouent régulièrement d’un instrument à côté d’eux. Sous l’île flottante, il y a l’Académie des Projecteurs de la ville de Lagado, qui est concrètement une caricature de la Royal Society de Londres, qui a été fondée en 1660.

Mais le plus explicite, c’est la manière dont sont décrites les expériences des scientifiques de Lagado, et surtout leur utilité présumée. Par exemple, on expérimente une méthode de labour avec des châtaignes et des cochons, ça donne rien, mais « on ne doutait pas néanmoins que cette invention ne pût être d’une très grande conséquence et d’une vraie utilité ». Tout comme l’expérience qui donne à manger à des araignées des mouches différentes pour essayer de faire faire des toiles de différentes couleurs aux araignées. Et puis, il y a l’épisode sympathique où un médecin montre à Gulliver sa méthode pour soigner les coliques, avec un soufflet à l’intérieur de l’anus d’un chien, qui meurt sur place, forcément.

Là c’est satirique, mais chez d’autres auteurs, il y a des critiques ou des caricatures de vraies personnes, qui sont décrites comme des gens assoiffés de sang. Et tout ça, ça participe à influencer le regard du public notamment sur la vivisection.

Critiques morales (07:13)

<p>Mais au-delà du plus ou moins grand public, il y a les cercles philosophiques. Là, on retrouve les arguments anthropocentrés de l’Antiquité. D’une part, on a encore des sectes végétariennes, qui comme Pythagore, croient en la métempsychose, c’est-à-dire en la réincarnation des âmes : donc faire du mal à un animal, ça reviendrait donc à s’attaquer à une âme humaine réincarnée, et ça, c’est mal. Mais en plus de ça, il y a une crainte que la curiosité des vivisecteurs puisse les pousser à vouloir observer ce qui se passe dans un corps humain encore vivant, d’autant que comme on l’a dit, c’est déjà le cas. Donc refuser la vivisection sur les animaux, c’est un peu une mesure de prévention contre la cruauté envers des personnes humaines.</p>
<p>Ça, au 18e siècle, c’est ce qu’on lit chez des philosophes comme Hume et Kant, qui disent que le mauvais traitement des animaux pourrait avoir des conséquences négatives sur notre rapport à Dieu et à nos congénères humains.</p>
<p>Et c’est là que naissent les discussions sur la possibilité que les animaux (non humains) aient une âme et sur la reconnaissance de leur capacité à ressentir la douleur et à avoir d’autres sensibilités.</p>
<p>Alors, on attribue souvent à Descartes l’idée de l’ « animal-machine », cette croyance que les animaux seraient incapables de conscience et de souffrance. En fait, l’idée de Descartes, c’est plutôt un principe méthodologique mécaniste : on peut étudier les animaux comme des machines, mais ça n’exclut pas leur capacité à souffrir. En fait, la plupart des anatomistes des 17e et 18e siècles, ils ne croyaient pas du tout que les animaux ne pouvaient pas ressentir la douleur. C’est juste qu’ils jugeaient que leur recherche de connaissances pour soulager les souffrances humaines, ça justifiait la souffrance de ces autres animaux.</p>

Éthique animale (08:54)

Et justement, dans la deuxième moitié du 18e siècle, on a plusieurs philosophes qui font état d’obligations directes envers les animaux non-humains, considérés pour eux-mêmes. En France, il y a par exemple une remise en cause du fait de manger des animaux, notamment par les philosophes des Lumières comme Voltaire ou Rousseau, qui parlent des souffrances « sans raison ni espoir de Salut » de « l’immense majorité des habitants » du monde. Des souffrances qui sont infligées, notamment, par la prédation et la boucherie. Pour eux, ça, ça fait partie des choses qui remettent en cause l’existence d’un Être suprême qui aurait créé le monde.

Et côté anglais, côté chrétien, sur un autre registre, on a le pasteur Humphry Primatt qui publie en 1776 une Dissertation sur le Devoir de Miséricorde et le Péché de Cruauté envers les Animaux Inférieurs. Et lui, il fait même un parallèle explicite avec le racisme :

Il a plu à Dieu, Père de toutes les races, de recouvrir des hommes de peaux blanches, et d’autres de peaux noires : mais puisqu’il n’y a ni mérite ni démérite dans la couleur de la peau, l’homme blanc (en-deçà du barbarisme de la tradition et des préjugés) ne peut avoir aucun droit, sur le fondement de sa couleur, de mettre en esclavage et de tyranniser l’homme noir ; pas plus qu’un homme clair n’a le droit de mépriser, d’abuser et d’insulter un homme marron. Je ne crois pas non plus qu’un homme grand, du fait de sa stature, n’a le droit légal de piétiner un nain sous son pied. En fait, qu’un homme soit sage ou idiot, blanc ou noir, clair ou marron, grand ou petit, et j’ajouterai riche ou pauvre (parce qu’il n’est pas plus du choix de l’homme d’être pauvre, que d’être idiot, nain, noir ou brun), il l’est par l’attribution divine. […] Par conséquent, si parmi les hommes les différences de pouvoirs de l’esprit, de couleur de peau, de stature et de hasards de la vie, ne donnent pas le droit à un homme d’abuser et d’insulter un autre homme sur la base de ces différences ; pour la même raison, un homme ne peut avoir un droit naturel d’abuser et de tourmenter une bête, simplement parce qu’une bête n’aurait pas les capacités mentales d’un homme.

… Là, c’est un argumentaire étonnamment moderne, qui sera développé en-dehors des attaches religieuses notamment par les mouvements antispécistes à la fin du 20e siècle. Mais pourtant, Primatt, il n’est pas végétarien et il n’encourage même pas le végétarisme, mais juste le fait d’éviter les souffrances inutiles aux animaux avant de les tuer.

En fait, alors que le « bonheur » des animaux est parfois mentionné, c’est quand même plus souvent de leur souffrance dont il est question, ce qui fait que les philosophes de cette époque, ils ne remettent généralement pas en cause la mise à mort des animaux. Ce sera pareil en 1789 avec le premier théoricien de l’éthique utilitariste, Jeremy Bentham, et sa célèbre question :

« La question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? » Ni « peuvent-ils parler ? » Mais bien « peuvent-ils souffrir ? » ».

Lui non plus, il n’encourage pas particulièrement le végétarisme. Et en fait, il ne s’oppose pas non plus à la vivisection, en particulier pour des expériences qui seraient jugées importantes et immédiatement utiles. Ça, on le voit en 1825, dans une lettre à l’éditeur du Morning Chronicle, où Bentham, il critique la tendance du journal à soutenir des parlementaires qui refusent d’instaurer des protections pour les animaux, et pourtant il dit :

« Je n’ai aucune objection au fait d’exposer les chiens et les autres animaux inférieurs à la douleur dans l’expérimentation médicale, lorsque cette expérimentation a un objet déterminé, bénéfique pour le genre humain, [et est] accompagné d’une honnête perspective de réalisation ».

Bon, il ne dit pas ce qu’il pense de la vivisection humaine, qui, normalement, d’un point de vue utilitariste, pourrait être soumise à la même logique. Mais avec l’expression « animaux inférieurs », on sent bien que le suprémacisme humain, ou en tout cas une forme de paternalisme, c’est encore là en toile de fond, autant chez Primatt que chez Bentham.

Quoi qu’il en soit, jusqu’au début du 19e siècle, ces discussions, elles sont réservées la plupart du temps à un cercle social élitiste, sans que le grand public soit invité, forcément, d’autant que le sujet, il est encore marginal, au point que certains auteurs redoutent d’être ridiculisés s’ils en parlent.

C’est qu’on part de loin.

La souffrance donnée en spectacle (13:20)

Au 16e siècle, les spectacles d’animaux sont partout : il y a des ours dansants, des combats d’ours, des combats de chiens, de coqs, des tortures de chats, et tout ça, ça cohabite joyeusement avec des dissections et des vivisections réalisées en public. Là encore, ça rappelle l’Antiquité.

Mais contrairement aux spectacles de l’Antiquité qui étaient faits pour le divertissement, ces vivisections, là, elles cherchent (aussi) à toucher le public sur le plan moral et spirituel. Par exemple Realdo Colombo, qui est professeur d’anatomie à Padoue, en Italie, il raconte comment les membres du clergé, qui assistaient à un de ses spectacles de vivisection, ils ont été impressionnés par une démonstration. Colombo, il avait découpé une chienne enceinte pour sortir ses chiots et les torturer devant elle. La chienne, elle avait bien, bien mal, évidemment, et pourtant sa réaction, ça a été de réconforter ses petits au mépris de sa propre douleur, du coup. Évidemment, c’est difficile pour nos sensibilités actuelles de trouver la moindre notion spirituelle ou morale dans des actes de cruauté aussi évidents. Mais, sans même parler des pratiques assez similaires qui ont lieu aujourd’hui, comme la corrida en particulier, il faut se replacer dans un monde où la violence envers les animaux, c’est la norme globalement acceptée. Et le fait qu’ils souffrent, ça fait que le spectacle de ces souffrances, on peut l’utiliser comme une métaphore de la souffrance et des comportements humains.

Et il y a un tel intérêt pour ces démonstrations que les gens un peu riches, ils peuvent organiser des démonstrations à domicile. Il y a une peinture de Joseph Wright, en 1768, qui montre justement une Expérience sur un oiseau dans la pompe à air. Concrètement, ça met en scène un groupe de gens, de nuit, autour d’une table, et au milieu de la table, la « pompe à air », qui a été inventée un siècle plus tôt pour vider l’air sous une cloche en verre. Sauf que là, dans la cloche, il y a une calopsitte, un oiseau. Et le but, c’est de voir comment réagit cet oiseau au manque d’air. Bon, à voir le visage de la jeune fille bien éclairée au centre du tableau, on devine un peu que la démonstration, elle n’est pas du goût de toute la famille.

Conclusion (15:27)

Les spectacles publics d’anatomie vont disparaitre au début du 19e siècle, quand les combats d’animaux et beaucoup d’autres divertissements cruels seront de plus en plus perçus, ironiquement, comme des activités des classes populaires, ce qui va aider à faire adopter des lois pour tenter de contrôler ces activités… et les classes populaires.

Donc le 19e siècle, ça va être l’époque de toutes les contradictions sur les animaux, et ça va préparer le terrain pour l’expérimentation animale telle qu’on la connait aujourd’hui. Mais alors que la méthode expérimentale (qui promeut les vivisections) est en train de naitre, les débats politiques, notamment en France et en Angleterre, s’intéressent à tout autre chose : l’abolition de l’esclavage.

Les sources pour cet épisode

  • Guerrini, Anita (2022). Experimenting with Humans and Animals – From Aristotle to CRISPR (second edition), Baltimore, Johns Hopkins University Press.

  • Singer, Peter (2023). Animal Liberation Now, Londres, The Bodley Head.

  • Maehle, Andreas Holger (1993). « The Ethical Discourse on Animal Experimentation, 1650-1900 », in Doctors and Ethics – The Historical Setting of Professional Ethics, Clio Medica Online, Brill / Rodopi, p. 203‑251.

  • Halioua, Bruno (2017). Le procès des médecins de Nuremberg – L’irruption de l’éthique biomédicale, Toulouse, Erès.

  • Delaporte, François (2015). Les questions de la vivisection au XVIIIe siècle, Paris, Vrin.

  • Swift, Jonathan (1726). Gulliver’s Travels, Londres, Jones & cie.

  • Larue, Renan (2020). « Philosophie des Lumières », in Larue, R. (éd.), La pensée végane – 50 regards sur la condition animale, Paris, PUF.

  • Primatt, Humphry (1776). A Dissertation on the Duty of Mercy and Sin of Cruely to Brute Animals, Londres, R. Hett. [https://archive.org/details/adissertationon00primgoog/]

  • Bridgen, Adam (2023). « Humphry Primatt (1735–1777): Animal Protection and Its Revolutionary Contexts », in Linzey, A. et Linzey, C. (éd.), Animal Theologians, Oxford University PressNew York, p. 96‑108. [https://academic.oup.com/book/45844/chapter/400761881]

  • Bentham, Jeremy (1789). Introduction aux principes de morale et de législation, Paris, Librairie Philosophique J. Vrin.

  • Bentham, Jeremy (1825). « To the editor of the Morning Chronicle », in The Collected Works of Jeremy Bentham, Edinburgh, p. 549‑550. [http://bibliodroitsanimaux.free.fr/benthammorningchronicle.html]

  • Miller, Richard J. (2023). The Rise and Fall of Animal Experimentation – Empathy, Science and the Future of Research, New-York, Oxford University Press.