
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2023-09-15 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-494677)
64 souris vont être utilisées, 29 tuées à l’issue pour analyse du cerveau et 35 réutilisées dans d’autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des souriceaux sont séparés de leur mère de façon répétée, caressés brièvement puis soumis à des tests de développement, avant l’implantation d’une puce sous anesthésie, pour calibrer une batterie de tests comportementaux sur des animaux sains. Le porteur indique que la séparation mère-petit peut faire chuter la température des souriceaux jusqu’à 20 %, seuil qu’il fixe comme maximum tolérable, et prévoit de les réchauffer après chaque test. Il présente ce calibrage comme un moyen de réduire le nombre d’animaux dans de futures études sur les cancers pédiatriques.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le projet s’inscrit dans la continuité des études menées par l’équipe sur l’impact comportemental et neurobiologique des cancers et de leurs traitements. Sa finalité est de déterminer l’impact comportemental à court et long termes de gènes de prédisposition à certains cancers pédiatriques associés ou non à la présence d’une tumeur durant la phase de développement post natale. Il permettra également de différencier cet (ces) impact(s) de ceux liés aux traitements proposés actuellement (chirurgie, chimiothérapies, thérapies ciblées) dans le cadre des tumeurs pédiatriques cérébrales. Le recours au modèle animal permet de mesurer, sur un lapse de temps réduit et grâce à une étude longitudinale l’impact des facteurs de risques potentiels et de proposer des méthodes alternatives aux traitements actuels. Il s’agit donc ici de développer de nouvelles compétences en matière d’analyses comportementales animales traitant du développement périnatal. Il s’agit, en outre, d’enrichir la batterie de tests d’analyse comportementale chez l’animal pré adulte et l’adulte afin d’affiner les données recueillies jusqu’alors. La présente demande concerne exclusivement la mise en place et le calibrage de ces tests comportementaux chez des animaux de souche sauvage, non porteurs de gène de prédisposition, non porteurs de tumeurs et non traités avec des substances.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La présente demande a pour objectif de permettre la mise en place de tests comportementaux évaluant le neurodéveloppement de souriceaux et de tests effectués à l’âge adulte et pré-adulte pour évaluer l’activité exploratoire, l’équilibre et la coordination motrice, la force, l’anxiété, les interactions sociales. Les manipulations permettront de poursuivre prochainement des études portant sur la modélisation de l’impact des cancers pédiatriques et leurs traitements sur le développement, chez la souris. En incluant ces manipulations dans un projet translationnel : de l’Homme à l’animal et de l’animal à l’homme, nous pourrons appréhender les effets d’interventions complémentaires, précoces, non médicamenteuses sur le développement pour contrer les désordres neuro-cognitivo-affectifs induits par les cancers et /ou leurs traitements.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les animaux seront identifiés à partir de leur 3ème jour post-natal (J3) à l’aide de marques au feutre sur la peau, quotidiennement jusqu’à J6, puis quand ils auront grandi, une puce électronique d’identification sera implantée sous la peau, à l’aide d’une aiguille, après anesthésie générale gazeuse. Il n’y a pas de prélèvements effectués sur les animaux vigiles ni de procédures chirurgicales. Une stimulation tactile douce sera réalisée à J3, 5, 7, 9 et 11 sur une partie des animaux (10 mâles et 10 femelles pour le lot de souris stimulées et 10 mâles et 10 femelles pour le groupe « contrôle »), au moment de la pesée : chaque animal du groupe « stimulé » est déposé dans le creux de la main gantée de l’expérimentateur et délicatement caressé sur le dos avec l’autre main gantée pendant 15s. Les animaux du groupes contrôles sont simplement déposés dans la main de l’expérimentateur durant une période identique. L’évaluation du développement et de l’effet de la stimulation précoce seront d’abord analysés au cours d’une phase précoce. Les souriceaux seront observés quotidiennement pendant deux semaines afin de mesurer leur développement physique (ouverture des yeux, décollement des oreilles, soutien de la tête, acquisition de la marche…). Tous les deux jours, des tests comportementaux permettront d’évaluer l’évolution de leur motricité, de leur réactivité et de leur système de communication : chaque test ou manipulation durera 5 minutes maximum. Une phase d’analyse tardive sera entreprise à partir de J30 : mesure de l’anxiété pendant 5 min (J30), de l’exploration pendant 5 min (J32), évaluation de la coordination motrice et apprentissage moteur (2 séries de 3 essais de 60s maximum, tous les 2 jours, pendant 3 jours maximum), évaluation de la mémoire (J38-40 : un test de 5 min par jour pendant 3 jours successifs), test d’interactions sociales avec des animaux naïfs (7 mâles et 7 femelles) (J42-43)pendant 5 min. Puis les animaux seront mis à mort par décapitation après anesthésie gazeuse profonde.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les tests périnatals nécessitent une séparation mère-petit qu’il convient de limiter. Le temps maximum cumulé de séparation mère-petit estimé avant sevrage (entre J1 et J16) est de 62 min par petit, s’il échoue à tous les tests. Il n’est pas possible d’estimer précisément et a priori l’amplitude de la baisse de température. Ce projet permettra d’obtenir ces précisions pour les manipulations futures. En fonction des résultats nous pourrons ajuster la durée des séparations mère- petit. La température corporelle des animaux sera vérifiée pendant les manipulations et à distance grâce à un thermomètre infrarouge avant et pendant la séparation. Nous ne disposons pas, à l’animalerie de l’information concernant les variations de température chez les souriceaux, en fonction des conditions d’élevage et de manipulation. C’est notamment l’objet de ce projet de quantifier de telles perturbations. D’après la littérature, dans le nid, les petits souriceaux, bien qu’incapables de thermoréguler, peuvent maintenir leur température corporelle entre 33° et 37°C. Ces oscillations sont sous la dépendance de nombreux facteurs, comme le nombre de congénères, la qualité du nid et le comportement maternel. La littérature indique également une baisse de température de l’ordre de 15 à 20 % lors d’une séparation mère/petit de 7 minutes. Nous considèrerons que 20% sera la variation maximale, tolérable dans cette expérience. Cette amplitude a déjà été observée sans provoquer de séquelle. Dans tous les cas, après chaque séparation, même de moins d’une minute, les animaux seront réchauffés avant le retour au nid, pour atteindre les 33°C. Une nuisance potentielle à prendre en compte concerne le puçage des animaux au jour 6 post-natal. Pour restreindre cette l’impact de nuisance, les animaux bénéficieront d’une anesthésie générale gazeuse avant l’implantation de leur puce d’identification. La séparation avec les petits peut être une source de stress pour la mère, c’est pour cela que les petits seront enlevés un par un du nid pour être testés avant d’être remis à la mère de manière à ce qu’elle en ait toujours plusieurs avec elle.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les cerveaux des animaux impliqués dans l’étude développementale individuelle (20 males et 20 femelles maximum) seront analysés afin de déterminer les effets des stimulations périnatales sur les structures nerveuses. Afin de limiter dans son ensemble le nombre d’animaux utilisés en expérimentation animale, les 14 souris naïves ayant été utilisées pour les tests d’interactions sociales ainsi que les 10 femelles utilisées pour produire les souriceaux seront utilisées dans d’autres projets autorisés. Les souris réutilisées incluent donc les 10 femelles gestantes, les 14 souris naïves utilisées pour le test d’interaction sociale et les 11 souris surnuméraires (selon un calcul effectué en se basant sur une moyenne de 6,5 souris par portée). Ainsi, 29 animaux seront euthanasiés pour prélèvement et 35 animaux seront réutilisés.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’approche comportementale renseigne sur le fonctionnement cérébral et vient donc répondre à une problématique qui ne peut pas être abordée avec la plupart des modèles in sillico ou in vitro actuels.
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’utilisation de mâles et de femelles et d’une batterie de test suffisamment complète, fine et calibrée permet de réduire le nombre d’animaux utilisés par la suite dans les expérimentations. Elle nécessite une mise au point rigoureuse afin d’anticiper de futures erreurs potentielles de protocole. Ce faisant, le travail en amont de calibrage du matériel, des durées d’expérimentations et de planification des manipulations permet, in fine, de limiter le nombre d’animaux qui seront intégrés dans les futures expérimentations. De plus, une bonne maitrise du protocole permet de limiter les durées de séparation mère-petits dans les futures manipulations et, de fait, l’éventuel stress associé à cette séparation. Contrairement aux projets transversaux, l’avantage des projets longitudinaux est de permettre un suivi individualisé des animaux. Il permet, en outre de réduire considérablement le nombre des animaux utilisés dans les protocoles. L’effectif par groupe expérimental a été estimé à partir d’un test de puissance et à partir de données sur le développement de la littérature pour mettre en évidence une différence significative. Le nombre 10 par groupe est la valeur limite basse pour observer des différences significatives. L’étude des comportements sociaux chez les animaux adultes nécessite d’exposer un animal expérimental à un animal naïf, n’ayant pas été manipulé au préalable. Ces animaux naïfs seront au maximum au nombre de 7 mâles et 7 femelles et pourront être utilisés dans un autre projet. Les stimulations périnatales ont un effet qui est la plupart du temps bénéfique sur le développement de souris porteuses de lésions cérébrales précoces. Il demeure néanmoins important de déterminer l’intensité de cet effet chez des animaux sains, ceci afin de limiter, là encore, le nombre d’animaux dans les futures études.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les analyses comportementales entreprises visent notamment à isoler l’impact de différents facteurs sur la réactivité émotionnelle. Le but ultime du projet est de définir une méthode de remédiation des désordres neuro-cognitivo- affectifs induits par le cancer ou les traitements actuels des tumeurs pédiatriques. Le projet nécessite par essence de réduire au maximum tout facteur induisant un stress chez les animaux. Les périodes de séparation mère-petit bien que nécessaires pour les manipulations et pour reproduire au mieux les périodes périnatales humaines, seront limitées à leur maximum. Cette réduction du temps de manipulation nécessite une bonne maitrise du protocole et des manipulations. Les animaux ne seront pas soumis à des à des environnements sonores ou olfactifs identifiés comme stressants (odeurs de prédateur par exemple). Les tests comportementaux décrits plus loin ne font pas usage de contraintes importantes (i.e. pas de contention, de privation alimentaire, de chocs électrique ou manipulation de longue durée). Ils sont, pour la plupart, basés sur de l’exploration spontanée et/ou des comportements naturellement exprimés par les animaux (retournement, orientation olfactive, marche rythmée, évitement d’obstacles lors de la déambulation, exploration libre d’un environnement…). Une surveillance du comportement de la mère envers ses petits après toute séparation sera appliquée. Les gants seront plongés dans la litière du nid avant toute manipulation des petits et seront changés entre chaque portée. Un suivi de la température des animaux sera fait à plusieurs reprises avec un thermomètre infrarouge afin de détecter l’apparition d’une éventuelle hypothermie (voir 3.3.2.4). De plus, des tapis chauffants seront utilisés lors des séparations et les animaux seront réchauffés au creux des mains de l’expérimentateur après chaque test effectué jusqu’à ce qu’ils aient acquis une fourrure suffisante. A partir du 3ème jour post-natal (J3), les souriceaux seront identifiés à l’aide de marquages cutanés avec des feutres permanents non toxiques. A partir de J6, les souris seront identifiées grâce à une injection sous-cutanée d’une puce d’identification faite sous anesthésie gazeuse afin de réduire le stress des animaux. Un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, et permettra ainsi de déceler d’éventuels signes de souffrance (perte de poids de plus de 15%, exclusion du nid, hypothermie non résolue non alimentation), considérés comme point limite.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le travail entrepris a pour but de développer une batterie de test chez la souris car les gènes de prédisposition aux cancers pédiatriques qui seront étudiés dans les prochains travaux sont proposés avec ce modèle animal. La demande d’autorisation de projet a pour objectif de mettre en place une batterie de tests pour analyser le développement chez la souris : nous mesurerons plusieurs items de développement au cours des 16 jours postanatals, avant le sevrage des animaux. Cette période est par ailleurs critique pour la mise en place des structures d’intérêt qui seront étudiées dans les futurs protocoles. les animaux seront ensuite retestés lors d’une période correspondant à la période d’adolescence chez l’humain (entre le jour 30 et le jour 45) car les futurs projets cibleront cette période critique de développement.