Procédures légères
Utilisation d’animaux dans le cadre de la formation interne du personnel
- Formation professionnelle
Rats : 325
Lapins : 50
Chiens : 35
705 des 735 souris, rats, lapins et chiens vont être réutilisés dans d'autres procédures, et 30 lapins et chiens proposés à l'adoption. Ils sont soumis à des prélèvements de sang, vigiles ou sous anesthésie, et à des injections de sérum physiologique qui peuvent durer dix minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que ces gestes sont exécutés par du personnel qui ne maîtrise pas encore les bons gestes, ce qui peut induire une douleur ou un stress anormal. La finalité est d'entraîner les opérateurs d'un établissement de toxicologie réglementaire, et pour les animaux ayant déjà servi ailleurs le porteur privilégie la réutilisation dans des procédures sans réveil.
Objectifs
L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et effectue des études de toxicologie et pharmacologies réglementaires (Bonnes Pratiques de Laboratoire) indispensables à la mise sur le marché de médicaments, vaccins, dispositifs médicaux, thérapies, etc. Ce type d’études requièrent une qualification au poste et aux gestes techniques réalisés, afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel est primordiale. Ce projet a pour objectif de définir l’utilisation des animaux utilisés à des fins de formation afin de garantir la réalisation et la maitrise des gestes techniques dans les études. L’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de permettre au personnel : - de se former sur les gestes techniques (cas de la formation initiale ou du maintien des compétences), - de s’exercer/s’entrainer à la réalisation de nouveaux gestes pour l’établissement d’un nouveau modèle.
Bénéfices attendus
Ce projet assure la formation pratique du personnel concepteur et/ou réalisateur de procédures expérimentales afin de garantir la maitrise des gestes techniques nécessaires à la qualité des données expérimentales (précision, reproductibilité) et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de raffinement (impact minimum des gestes techniques sur le bien-être des animaux : en particulier stress, anxiété, douleur).
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang vigile et anesthésié dont le nombre et la fréquence suivent les recommandations EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development. Ils seront aussi soumis à des administrations de liquides inertes type sérum physiologique, dans des limites recommandées par, entre autres, les lignes directrices citées ci-dessus. Chaque administration dure de quelques secondes (pour la plupart) à 10 minutes pour des injections intraveineuses dites lentes.
Impact sur les animaux
Les animaux étant utilisés à une fin de formation, leur manipulation ainsi que les actes réalisés sont réalisées par du personnel qui ne maitrise pas encore les bons gestes. Ceci sera susceptible d’induire un niveau de douleur ou un stress anormal aux animaux, lié à la contention ou à l’acte technique, même si celui-ci est considéré a priori comme peu invasif et n'entraine a prirori pas de nuissances. Il n'est pas attendu que ces nuissances persistent plus de quelques heures étant donnés la nature des gestes techniques ainsi que les méthodes de raffinement et d'encadrements mises en place.
Devenir
Les procédures de ce projet sont des procédures légères au cours de laquelle il n’est pas attendu d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Ainsi, si un vétérinaire rend un avis favorable, la plupart des animaux de ce projet pourront être réutilisés dans un autre projet autorisé, y compris celui-ci. Le vétérinaire prendra en compte l’effet cumulatif pour chaque animal (ou lot d’animaux pour les rongeurs) dans sa décision. Pour les animaux naïfs avant de commencer ce projet, il sera possible de les réutiliser dans des procédures légères ou modérées. Pour les animaux non naïfs au début de ce projet (c’est-à-dire ayant déjà été inclus dans au moins une autre procédure expérimentale), il sera privilégié la réutilisation dans des procédures sans réveil, bien qu’une utilisation dans des procédures légères ou modérées soient aussi possible.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de maitriser les bons gestes in-vivo avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. Cela permet également de suivre l’état clinique de l’animal a posteriori de la formation, indiquant la bonne réalisation du geste ou non. De plus, le manque actuel de modèle mimant de manière satisfaisante l'anatomie des animaux implique le recours à l’animal. Pour des gestes techniques impliquant une chirurgie ou techniquement difficiles (ex : injection intratéchale), l’utilisation d’animaux euthanasiées dans le cadre d’autres procédures ou une procédure sans réveil sont privilégiées avant le passage à l’animal vivant.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour de la formation, les animaux non euthanasiés ou non utilisés en fin d’étude et les animaux sentinelles pourront être réutilisés en tant qu’animaux de formation. La commande d’animaux naïfs dans le cadre de ce projet doit répondre à un besoin précis, comme la formation à un nouveau geste, ou l’arrivée de nouveaux collaborateurs nécessitant un besoin d’animaux non couvert par les situations ci-dessus. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, chaque animal pourra être réutilisé en fonction des actes qu’il a déjà subis, et en cas de procédures terminales, plusieurs actes peuvent être fait sur l’animal anesthésié avant euthanasie afin de ne pas avoir à les effectuer sur plusieurs animaux.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 jours minimum est respectée pour les rats, souris, hamsters, de 7 jours minimum pour les lapins et cobayes, et de 15 jours pour les chiens. En cas de réutilisation, une période de repos de 7 jours minimum est respectée pour l’ensemble des espèces après la fin de la précédente procédure. Elle peut être allongée sur décision vétérinaire lors de la validation de la réutilisation. Cette validation est faite après un examen clinique individuel pour les chiens et par lot pour les rongeurs ou les lapins. Les animaux sont hébergés collectivement durant toute leur durée de vie (sauf exception en cas de bagarre, blessure, auquel cas un suivi vétérinaire et de la structure en charge du bien-être animal est mis en place), avec des enrichissements appropriés aux besoins physiologiques de chaque espèce (abris, matériel de nidation, plateformes, bois à ronger pour les rongeurs ; copeaux, plateformes, jouets de différentes matières et formes, récompenses alimentaires et périodes de jeux et d’interaction avec le personnel pour les chiens). En cas d’hébergement individuel (bagarre, blessure), les hébergements sont organisés de manière à permettre a minima un contact visuel avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire validé par la structure en charge du bien-être animal est apporté. Les animaux sont observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…), traitements thérapeutiques (antibiothérapie, antidouleur, etc) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré a minima 1 fois par semaine. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. En cas de besoins, un traitement approprié sera mis en place (injection de fluides, analgésiques, anti-inflammatoires, etc…) sous prescription et/ou avis vétérinaire. Pour la réalisation des actes techniques, les animaux pourront être anesthésiés et un temps de repos avant réutilisation (entre chaque session de formation) a également été défini.
Choix des espèces
Les études pré-cliniques sont des études réglementaires in vivo qui nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces différentes. Les rongeurs, les lapins et les chiens sont trois types d’espèces fréquemment utilisées, il est donc important que le personnel soit formé sur ce type d’espèces. De plus, l’apprentissage de gestes techniques sur ces espèces permet ensuite de transposer les compétences acquises à d’autres espèces comme les primates non humains qui sont essentiels dans la recherche biomédicale mais dont l’utilisation dans un cadre de formation uniquement n’est pas règlementaire. L’âge des animaux utilisés dans la formation sera proche de l’âge des animaux lors des études. Pour les Rongeurs et Lapins, à partir de 8 semaines, et pour les chiens à partir de 6 mois et jusqu’à 5 ans.
Réduire l’incidence des défauts musculaires chez le poulet de chair par l’alimentation.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Pour évaluer un extrait végétal enrichi en vitamine D censé réduire les défauts musculaires des poulets de chair, 48 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés jusqu'à six semaines sur litière, ils subissent une seule prise de sang au sinus occipital, sur animal vigile, de quelques secondes. Le porteur décrit le stress de la contention, une légère douleur au point de prélèvement et un hématome possible. Tous sont tués ensuite pour analyser leurs muscles, l'intérêt annoncé étant à la fois la qualité de la viande pectorale et, pour le partenaire privé du projet, l'extension de l'usage commercial de cette forme de vitamine dans l'alimentation des poulets.
Objectifs
Les solutions nutritionnelles pour limiter l’apparition des défauts musculaires chez le poulet de chair sont dèveloppées depuis plusieurs années mais les gains obtenus sont généralement faibles. La vitamine D est connue chez les mammifères comme activant des gènes impliqués dans le dèveloppement musculaire et dans la santé musculaire chez des patients présentant un déficit musculaire lié à l'âge ou une atrophie musculaire. Chez le poulet de chair, des résultats précédents montrent que l’enrichissement en vitamine D dans l’aimentation permet d’améliorer la santé osseurse, l’immunité et la qualité des muscles pectoraux. L’objectif de ce projet est de proposer une stratégie alimentaire basée sur un extrait végétal naturel enrichi en vitamine D fourni sur toute la durée de l’èlevage afin d’évaluer les améliorations sur la qualité et la santé musculaire.
Bénéfices attendus
En raison de l'action de la forme de vitamine utilisée sur le métabolisme, l'utilisation d'une forme facilement assimilable devrait avoir une action plus rapide et pouvoir induire une réduction de la fréquence d'apparition des défauts musculaires chez les poulets. Pour l'unité , ce sera la première fois qu'il sera possible d'évaluer précisément l'impact de l'alimentation sur la qualité et la santé musculaire et de comprendre le mode d'action de la forme de vitamine étudiée. Pour le partenaire privé, l'amélioration du métabolisme musculaire et la réduction de la fréquence d'apparition des défauts musculaires permettraient d'étendre l'utilisation de cette forme de vitamine dans l'alimentation des poulets de chair.
Procédures
Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée, sera réalisée une seule fois à six semaines sur des animaux vigiles et ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour analysrs les prélèvements de muscle .
Remplacement
L’étude de l’impact de la forme de vitamine étudiée chez le poulet pour limiter l’apparition des défauts musculaires ne peut se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible c'est à dire la poule domestique.
Réduction
L’effectif de 48 animaux (12 animaux par groupe, 4 groupes) a été défini pour permettre de détecter statistiquement un effet de l’aliment sur la qualite et la sante du muscle, sur la base de données d’études précédentes réalisées dans des conditions comparables.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Les poussins éclos au couvoir commercial seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à l’âge de six semaines.
Etude des maladies rénales chez la souris et mise au point d’un modèle ex vivo utilisant des reins de souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une biopsie de la queue, trois injections rétro-orbitaires quotidiennes et des séjours de six heures en cage métabolique deux fois par semaine : 2 000 souris vont être utilisées, 1 940 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 60 un niveau modéré. Toutes sont tuées pour prélever leurs organes, les reins au premier chef. Le projet consiste à mettre au point un système d'explants rénaux ex vivo et à le comparer à une maladie rénale provoquée chez l'animal par injection d'une substance. Le porteur présente ce système comme destiné à "remplacer l'utilisation de modèles animaux" et affirme qu'une seule souris permettra de tester de nombreuses molécules, tout en déclarant 2 000 souris pour y parvenir.
Objectifs
Les maladies rénales chroniques sont un enjeu majeur de santé publique. Nous développons un système d'explants rénaux ex vivo permettant l'étude de le physiopathologie rénale de façon dynamique. Ce modèle ex vivo sera comparé à un modèle in vivo de maladie rénale obtenu par injection d'une substance. dans ce modèle, la fonction rénale sera analysée grâce aux urines des animaux prélevés dans des cages à métabolisme.
Bénéfices attendus
A terme ce projet permettra le développement d'un modèle ex vivo de maladies rénales rares et sévères et la création d'une plateforme de criblage pour des candidats-médicaments. L'utilisation de modèle ex vivo permettra de réduire l'utilisation des animaux à des fins de recherches car une seule souris permettra de tester de nombreuses molécules.
Procédures
Biopsie à la queue (1 fois 10 secondes). Une injection rétro-orbitaire quotidienne pendant 3 jours (1 min/ jour). Prélèvements urinaires en cage métabolique sur animal vigile (6 heures d'isolement 2 fois par semaine).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension, douleur légère de courte durée au point d’injection et stress lié aux cages métaboliques.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organes.
Remplacement
L'objectif du projet est de développer un système ex vivo permettant de remplacer l'utilisation de modèles animaux par un modèle ex vivo.
Réduction
Les accouplments sont optimisés pour réduire le nombre d'animaux générés à leur minimum. Le nombre d'animaux a été optimisé pour pouvoir avoir la puissance statistique nécessaire à l'analyse des résultats.
Raffinement
Les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Une grille de score de souffrance et des points limites stricts et spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance, grâce à l'utilisation d'une analgésie. En cas d’apparition de signes cliniques, ou à la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort. Les injections sont réalisées sous anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
La physiologie des fonctions rénales chez la souris étant similaire à celle de l’homme, les expériences menées chez la souris offrent des modèles valides d’étude des pathologies humaines. De la naissance à l'age adulte car nous avons un élevage. Les animaux adultes sont utilisés pour isoler les glomérules et pour le modèle pathologique.
Identification des effets de la 5G sur les mécanismes de régulation thermique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 360
Tous tués à l'issue pour prélever sang, organes et tissus, 360 rats et 64 souris vont être utilisés pour mesurer ce que fait l'exposition aux fréquences de la 5G à leur régulation thermique. Les rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les souris un niveau léger. Chaque rat reçoit un capteur télémétrique implanté dans la cavité abdominale au cours d'une chirurgie de trente minutes, puis passe deux heures par jour, pendant une ou quatre semaines, dans une cage d'exposition chauffée à 31 °C, avec un test de préférence thermique de quinze minutes. Le porteur reconnaît qu'aux plus fortes intensités la température interne des rats peut monter de 0,5 à 1 °C, et rattache le projet à un programme européen destiné à revoir les valeurs limites réglementaires d'exposition.
Objectifs
Actuellement, la 5G est diffusée par l’intermédiaire d’une bande de fréquence de 3,5 GHz et pourra par la suite être accompagnée d’une nouvelle bande dite millimétrique à 26 GHz. L’éventuel impact sanitaire des champs électromagnétiques (CEM) à ces fréquences, est peu étudié. De précédents travaux avaient montré une modification de la régulation thermique à une température d’air de 31°C après une exposition de 5 semaines à 900 MHz chez des rats. Des souris exposées une semaine à 900 MHz semblaient avoir une expression plus importante de certaines protéines dans différents tissus. Ainsi, les rongeurs exposés aux CEM de 900 MHz activent des réponses observées lors d’exposition au froid. Dans ce projet, nous étudierons si une exposition aux fréquences de 3,5 GHz et 26 GHz à différentes intensités couplée à une température d’air élevée (31°C) modifie les paramètres physiologiques impliqués dans la régulation thermique (mesure in vivo de la température interne, du poids corporel et de la préférence thermique) chez des rats. Le second objectif du projet est de vérifier si la fréquence de 3,5 GHz influe sur un récepteur sensible au froid chez des souris après une exposition subaiguë. Pour cela, des rats seront exposés deux heures par jour à une température d’air de 31°C et à différents débits d’absorption spécifique (DAS) pour la fréquence de 3,5 GHz et différentes densités surfaciques de puissance (DSP) pour la fréquence de 26 GHz. Les paramètres physiologiques seront analysés lors ou après une exposition à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg pour la fréquence de 3,5 GHz, et des DSP de 10W/ m2, 50W/ m2 et 100W/ m2. Ces différents groupes d'exposition seront comparés aux groupes non exposés aux CEM (antenne éteintes) mais exposés à 31°C, en fonction du temps d’exposition (1 ou 4 semaine(s)) et en fonction du sexe (mâle et femelle). Deux autres groupes (contrôles négatifs) seront maintenus dans les cages d’hébergement sans être exposés ni aux CEM ni à 31°C. Cette procédure sera composée de 360 rats répartis en 30 groupes de 12 animaux chacun. Pour étudier l’implication des récepteurs au froid lors d’une exposition, des souris seront exposés deux heures par jour à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg à la fréquence de 3,5 GHz à 24°C pendant 4 semaines. Ces groupes seront comparés à un groupe non exposé. Cette procédure sera composée de 64 souris réparties en 4 groupes de 16 animaux chacun. Au total, le projet sera effectué sur 424 rongeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un projet européen qui a pour objectif d’évaluer les niveaux d’exposition de la population à la technologie 5G et les éventuels effets sanitaires (études expérimentales et clinique chez l’homme ou l’animal). Ainsi, ce projet permettra d’évaluer les risques d’une exposition 5G pour donner d’éventuelles recommandations ou revoir les valeurs limites d’exposition réglementaires concernant les fréquences liées à la 5G.
Procédures
Des animaux seront exposés à des champs électromagnétiques et à une température ambiante de 31°C deux heures par jour durant une ou quatre semaines. Une chirurgie sera effectuée afin d'implanter un capteur télémétrique pour enregistrer la température interne dans la cavité abdominale. Celle-ci durera maximum 30 minutes par animal. Les animaux seront transportés et manipulés pour les déplacer de leur cage d'hébergement à leur cage d'exposition. Un test comportemental sera réalisé pour mesurer la préférence thermique. Celui-ci durera 15 minutes avec une habituation de 5 minutes tous les jours 3 jours avant le test.
Impact sur les animaux
Les groupes d’animaux exposés à 3,5 GHz à un DAS de 4 W/kg peuvent avoir une augmentation de leur température interne, comprise entre 0,5 et 1°C. Cette augmentation est liée à une absorption trop importante de l’énergie émise qui n’est pas assez dissipée par le système thermorégulateur des organismes (effet qui est à l’origine des valeurs limites d’exposition aux CEM chez l’homme). Cette augmentation, si elle est présente, durera le temps de l’exposition soit maximum 2 heures par jour. Pour les intensités inférieures, aucune nuisance ou effet indésirable n’est attendu. Pour la fréquence de 26 GHz, aucune nuisance ou effet indésirable n’est connu actuellement. Un potentiel effet stress peut être observé lors de la manipulation des animaux pour les déplacer de leur cage d’hébergement aux cages d’exposition.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter le sang, des organes et des tissus pour effectuer des analyses post-mortem.
Remplacement
Le modèle in vivo est indispensable pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Les modèles in vitro actuels ne permettent pas de reproduire cette thermorégulation ce qui entraîne très souvent une élévation de température des cultures cellulaires. Ainsi, les résultats observés sont forcément liés à cette élévation de température. De plus, il n’existe pas de modèle in silico et in vitro reproduisant la régulation thermique qui implique des variations hormonales et comportementales ce qui nécessite le recours aux études in vivo. Le modèle rongeur (souris et rat) a été choisi car son système thermorégulateur est relativement similaire à celui de l’homme au niveau génétique, hormonal, comportemental et tissulaire. Les effets observés chez le rongeur peuvent contribuer à définir des valeurs limites d’exposition aux CEM.
Réduction
Plusieurs paramètres physiologiques seront analysés sur chaque rat. Afin de s’assurer d’avoir des résultats exploitables pour la température et le comportement et d’une puissance statistique forte pour réaliser des tests robustes combinant plusieurs facteurs, le nombre de 12 animaux par groupe a été choisi. En effet, de précédentes études ont montré des résultats robustes et significatifs à partir de 10 animaux. Cependant, l'enregistrement de la température interne avec le capteur télémétrique pouvant être parfois défaillant et la chirurgie pouvant amener des effets secondaires non désirables, nous avons choisi d'ajouter 2 animaux supplémentaires pour nous assurer d'obtenir assez de données exploitables. Il a été choisi de réaliser les expérimentations sur 16 animaux par groupe de souris. Les analyses ex vivo seront réalisées sur des tissus parfois présents en faible quantité chez la souris. Ainsi, ce nombre permettra d’avoir une puissante statistique suffisamment forte pour réaliser des tests robustes car les réponses individuelles peuvent être faibles et non exploitables. Nous utiliserons que des individus mâles car les effets sur les récepteurs au froid sont normalement similaires (pas d'effet sexe observé lors de précédentes études). Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel spécifique. Les effets testés au cours de ce projet seront les fréquences d’exposition (3,5 GHz/26 GHz), les niveaux d’exposition (DAS et DSP), la durée d’exposition (1 et 4 semaines), le sexe (mâle et femelle) et la cage (hébergement et exposition). En effet, le groupe contrôle négatif permettra de déterminer un éventuel effet stress lié à la manipulation et au transport entre la cage d’hébergement et la cage d’exposition.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement afin de vérifier leur bien-être grâce à des critères précis, permettant de déterminer un score et de prendre en charge précocement les signes de détresse, stress ou douleur. Cette grille prendra en compte l’apparence, le comportement et certains signes cliniques. Pour des scores supérieurs à 3, des mesures seront prises afin de soulager l’animal. Un score inférieur à 3 est un bon indicateur du bien-être de l’animal au sein du protocole. Un enrichissement sera mis en place pour les animaux afin de limiter le stress lié à leur hébergement (cylindres en carton, lanières de papier kraft, bâtons de bois à ronger). Les animaux seront hébergés à plusieurs dans les cages d’hébergements en prenant en compte la taille de la cage ainsi que le poids des animaux. Dans les cages d’exposition, les rats seront deux par cage et les souris deux ou trois par cage. Les rats qui seront opérés sous anesthésie pour implanter le capteur Anipill auront un traitement pré-opératoire avec l'administration d'un antalgique et l'application d'un anesthésique sur la zone à inciser. Pendant la chirurgie, les animaux seront sur un tapis chauffant pour éviter l'hypothermie et des mesures d'aseptie seront mises en place (stérilisation des instruments, utilisation de matériel stérile et à usage unique). Un traitement post-opératoire avec l'administration d'un antalgique sera effectué pour éviter la douleur liée à l’incision abdominale. Cette dernière sera la plus petite possible (maximum 1,5 cm de long). Après la chirurgie, les rats seront hébergés à plusieurs par cage avec les mêmes congénères qu'avant l'opération. Ils seront également étroitement surveillés pendant une semaine afin de s’assurer de la bonne récupération des animaux avant de réaliser les expositions aux CEM. Un test comportemental de préférence thermique sera réalisé chez les rats. Pour limiter le stress lié à un nouvel environnement, les animaux seront habitués 5 minutes au dispositif 3 jours avant le test pour limiter le comportement exploratoire et ainsi d’avoir rapidement la préférence thermique. La mise à mort des animaux se fera sous anesthésie avec l'injection préalable d'un analgésique.
Choix des espèces
Le modèle rongeur (rat et souris) est un excellent modèle in vivo pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Ce système est relativement similaire à celui de l'homme. Le rat est un modèle pertinent pour son comportement thermorégulateur et les réponses physiologiques mis en place. De plus, les systèmes physiologiques sont largement décrits dans la littérature. La souris est un bon modèle pour les études génomiques qui seront réalisées pour étudier l'implication de récepteurs au froid, leurs génomes étant entièrement séquencés et ayant une forte similitude avec le génome humain. Les rats utilisés seront des adultes d'environ 3 mois afin d'avoir une quantité de sang suffisante pour réaliser tous les dosages hormonaux. De plus, de précédentes études dans le laboratoire ont déjà été réalisées avec des rats à différents âges sans observer de différence. Les souris seront juvéniles avec un âge de 5 semaines au début de l'exposition afin de voir si les effets observés lors d'une précédente étude chez le rat juvénile sont également observés chez la souris.
Production de larves de Toxocara pour l’amélioration du dépistage lors des contrôles sanitaires
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
Produire des larves de Toxocara dans des muscles de souris, pour que les analystes des services sanitaires apprennent à les reconnaître dans les carcasses de sangliers : 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune avale une fois 20 microlitres d'eau contenant des œufs embryonnés du parasite, déposés au coin de la bouche à la micropipette, puis vit quatre à huit semaines le temps que les larves migrent dans ses muscles. Toutes sont tuées à l'issue, le porteur invoquant le caractère zoonotique du parasite et la collecte des muscles post mortem. Il affirme que l'infestation reste asymptomatique chez la souris et n'induit ni douleur ni stress, et justifie l'effectif par les "données de la littérature" et les besoins de collecte de larves, sans avancer d'autre chiffre.
Objectifs
Toxocara est un parasite nématode cosmopolite qui infeste les mammifères et les oiseaux. Les espèces zoonotiques sont T. canis (dont l'hôte définitif est le chien) et T. cati (dont l'hôte définitif est le chat). La contamination de l'environnement par des oeufs embryonnés a pour conséquence la contamination des autres animaux et des humains, qui sont ainsi des hôtes intermédiaires non essentiel au cycle parasitaire. Toxocara survit alors sous forme de larva migrans chez ces hôtes. Les animaux se contaminent également par la consommation de carcasses infectées par des larva migrans. L’homme se contamine lui aussi par la consommation d’une viande crue ou peu cuite, voire des produits charcutiers puisque ni la fumaison, ni la salaison ne sont des méthodes assainissantes. Chez l'humain, la toxocarose peut être bénigne, voire asymptomatique, mais elle peut aussi présenter des manifestations cliniques sérieuses liées aux larva migrans viscérales, occulaires ou neurologiques. Des analyses sur les carcasses de sangliers sauvages inspectées dans les établissements français de traitement de gibiers sauvages ont révélé depuis deux ans la présence régulière de larves de Toxocara spp. Dans ce contexte, la formation des analystes des services sanitaires permettra d'améliorer la détection de ces larva migrans dans les carcasses et de mieux protéger les consommateurs. Cette formation nécessite l'apprentissage de la reconnaissance des larves de Toxocara présentes dans les matrices carnées. Elle sera ensuite validée par la mise en place d'essais inter-laboratoires d'aptitude par l'autorité compétente afin d'améliorer la performance du réseau de laboratoires d'analyses vétérinaires. L'objectif est donc de pouvoir préparer du matériel de référence (matrice carnée) contenant des larva migrans de Toxocara canis.
Bénéfices attendus
Le projet permettra des bénéfices immédiats avec l'amélioration de la détection du parasite et ainsi la protection des consommateurs par le suivi d’un plan assurance qualité visant la vérfication de la performance des contrôles sanitaires des viandes issues d’espèces animales sensibles à Toxocara spp., principalement les sangliers.
Procédures
La seule intervention qui sera faite sur les animaux consistera en une infestation par voie orale du parasite Toxocara. Les animaux seront infectés par voie orale avec un volume de 20 uL d’eau contenant les oeufs embryonnés. Cela se réalise une seule fois sur chaque animal en plaçant le cône d'une micropipette au coin de la bouche de la souris. Celle-ci par reflexe avale le liquide contenant les larves. Le geste d'inoculation dure en moyenne 20 secondes. Les animaux infectés seront gardés sur une période de 4 semaines (minimum pour que le cycle se fasse dans l'hôte avec migration des larves dans les muscles) à 8 semaines maximum (la préparation des échantillons pour le matériel de référence est souvent étalées sur 4 semaines).
Impact sur les animaux
L’infestation par Toxocara spp. est asymptomatique chez l’animal (contrairement à l’humain) et n’induit pas d’inconfort ou de stress chez l’animal. Les souris infectées ne sont pas contagieuses entre-elles et peuvent de fait rester en groupe de 5 ou 10 individus dans une cage. Le gavage des souris se fait une seule fois en posant au coin de la bouche de la souris le cône d'une micropipette contenant les 20 uL d'eau avec les oeufs de Toxocara. Par reflexe, la souris avale le liquide. La contention est légère et se fait dans la main de l'expérimentateur.
Devenir
Les animaux étant infestés par un parasite zoonotique, ils doivent être mis à mort en fin d’expérimentation d’autant plus que nous aurons besoin de collecter les tissus : muscles en post mortem. Les souris seront donc toutes mises à mort.
Remplacement
Il est impossible à l’heure actuelle de réaliser un cycle parasitaire de Toxocara sans recours à l’animal. Nous ne nous pouvons donc pas nous affranchir des modèles souris.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit au maximum pour les différentes expérimentations prévues sans risquer de compromettre les résultats. Le nombre est estimé par rapport aux données de la littérature et aux besoins en terme de collecte de nombre de larva migrans.
Raffinement
L’infection par Toxocara ne provoque pas de symptômes chez l’animal aux doses que nous utilisons, ni douleur, ni stress. L’infection se fait par voie orale sous un volume de 20 uL pour la souris. Néanmoins, lors de la surveillance quotidienne des animaux si une souffrance était constatée l’animal serait mis à mort. Les souris sont hébergées par groupe de 5 ou 10 dans une même cage. L'hébergement se fera en présence d'enrichissement classique (carré de coton, abri en plastique, balcon, roue).
Choix des espèces
L’espèce souris est particulièrement sensible à Toxocara et constitue l’espèce animale privilégiée pour l'obtention de larva migrans. Elles seront commandés à un poids (20 à 30g ) permettant une infection avec une charge parasitaire optimale pour obtenir le meilleur rendement par animal tout en restant asymptomatique et limiter ainsi le nombre d’animaux.
Evaluation de l’effet thérapeutique des analogues de la curcumine dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
640 souris porteuses d'une accumulation de protéines toxiques mimant la maladie d'Alzheimer vont être utilisées, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'autre moitié un niveau modéré, toutes tuées pour prélever cerveau et sang. Elles reçoivent de la curcumine ou ses analogues dans l'eau de boisson, sont isolées en cage individuelle avec une roue pour mesurer leur activité, et doivent nager pour retrouver une plateforme immergée. Ce test de mémoire spatiale et l'anesthésie sans réveil final comptent parmi les quatre interventions au plus que subit chaque souris. Le porteur écrit que l'accumulation de protéines "n'engendre pas nuisance affectant l'état physiologique des animaux", tout en décrivant un déficit cognitif et des défauts de mémorisation qui s'aggravent avec l'âge.
Objectifs
Les patients atteints de la maladie d'Alzheimer (MA) présentent dans leur cerveau des agrégats protéiques toxiques participant à l’aggravation de la maladie. Des travaux de l’équipe ont rapporté le rôle toxique de protéine s’accumulant de façon précoce et contribuant au développement de la MA. D’autres travaux publiés ont démontré que la curcumine exerce un effet neuroprotecteur dans un modèle murin mimant les formes sporadiques majoritaires de MA. Cependant, la curcumine présente une faible biodisponibilité dans le cerveau. C'est pourquoi nous avons synthétisé deux analogues de la curcumine, non toxiques, qui montrent un effet anti-inflammatoire et antioxydant sur des cultures cellulaires traitées avec des protéines toxiques impliqués dans le développement de la MA. L'objectif de ce projet est donc de déterminer l'effet de la curcumine et de ses analogues à des stades précoces et avancés de la MA en utilisant un modèle murin de la MA mimant la pathologie chez l’homme.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est de valider l’effet de ces molécules dans un modèle murin de la MA, qui intègre à la fois l’accumulation des protéines toxiques observés chez les patients Alzheimer et chez qui il est possible d’évaluer l’impact préventif (administration au début du développement de la pathologie) et aussi thérapeutique (administration après l’apparition des symptômes de la pathologie). De plus, il vise à examiner spécifiquement le rôle de l’accumulation de protéines toxiques et aussi de la neuroinflammation dans le développement et la progression de la MA. Cette recherche fondamentale devrait fournir des informations précieuses sur les mécanismes cellulaires et moléculaires que ces molécules pourraient cibler et déterminer si elles sont capables de restaurer les phénotypes pathologiques caractéristiques de la MA. En outre, elle pourrait offrir des perspectives essentielles pour l'utilisation future de ces molécules dans la prévention ou le traitement de la MA chez l’homme.
Procédures
Les animaux subiront au plus 4 interventions : 1-Le traitement par une administration des molécules dans l'eau de boisson . 2-Les mesures d'activité spontanée et l’exercice dans des cages expérimentales contenant une roue. 3-Le test de la mémoire spatiale qui consiste en l’apprentissage de la localisation d’une plateforme submergée dans l’eau. 4- l’anesthésie sans réveil final.
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans ce projet ont un phénotype potentiellement dommageable avec un déficit cognitif, des défauts d’apprentissage et de mémorisation qui s’aggravent avec l’âge et sont liés à l'accumulation de protéines toxiques. Cette accumulation de protéines n'engendre pas nuisance affectant l'état physiologique des animaux puisqu'ils conservent un poids stable, une consommation d'eau et de nourriture stable et un comportement normal dans la cage. La curcumine, la molécule mère, utilisée dans ce projet a déjà été administrée à des rats sans effet indésirable visible sur l'état physiologique des animaux conservant un poids stable, une consommation d'eau et de nourriture stable et un comportement normal dans la cage. Dans le cadre de ce projet, les souris sont contraintes à nager dans l’eau qui est un environnement stressant pour les souris, mais la durée du test n'est pas suffisamment longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien-être des animaux. Les mesures d'activité dans les cages expérimentales consistent à isoler les souris dans des cages individuelles. Ce test peut éventuellement générer un léger état d’anxiété lié à l’isolement social mais nous estimons que la durée n'est pas suffisamment longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien-être des animaux. De plus cet isolement est compensé par la présence d'une roue dans la cage considérée comme un enrichissement de l'environnement. Pour les analyses histologiques, certaines souris seront profondément anesthésiées et pour éviter toute douleur à l'animal, avant toute intervention, la profondeur de l'anesthésie sera vérifiée au préalable par l'absence de réaction de l'animal au pincement de la membrane interdigitale.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques et le sang pour récupérer le sérum. Ces prélèvements sont nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.
Remplacement
Les expériences de comportement sur les souris telles que le test d’apprentissage dans une piscine ou d’évaluation de l’exercice dans des cages expérimentales ne peuvent malheureusement pas être remplacées par des expériences in vitro. Cependant toutes nos expériences biochimiques, immunohistologiques et nos analyses des mécanismes moléculaires sont étudiées en parallèle sur des modèles cellulaires qui reproduisent l’accumulation des protéines toxiques liées à la Maladie d'Alzheimer.
Réduction
Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est déterminé avec un logiciel de statistique et sont également basés sur notre expertise et travaux déjà publiés. Les tests de comportement que nous utilisons ont déjà été testés sur nos modèles de souris et nous avons déjà établi un protocole bien déterminé ce qui évitera de réaliser des expériences préliminaires de mise au point. Notre étude comportementale requière des groupes de 20 animaux maximum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, quand cela est possible, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs tests comportementaux et pour les analyses biochimiques et immunohistochimiques.
Raffinement
Nos modèles de souris sont utilisés en routine dans notre laboratoire et sont désormais très bien caractérisés. L'accumulation des protéines toxiques n'engendre pas de nuisance apparentes. Nous avons prévu les conditions d'hébergement assurant un bien être aux souris. Les procédures proposées prévoient des tests d’activité et d’apprentissage pouvant potentiellement engendrer un stress aux animaux. Pour définir le plus objectivement possible le bien être des souris et assurer au mieux leur surveillance tout au long de chaque procédure, nous utiliserons une grille de scores et nous nous référons aux points limites. Nous avons prévu des procédures de raffinement adaptés à chaque procédure permettant de réduire les nuisances au maximum.
Choix des espèces
La validation de nos résultats obtenus dans des modèles cellulaires nécessite l’application dans un modèle animal mimant la maladie d’Alzheimer. En effet, le modèle de souris que nous avons au laboratoire développe à la fois les pathologies liées à l'accumulation de protéines toxiques et un déficit de type apathie et un déficit de mémoire spatiale. Dans cette optique, nous comptons déterminer l’effet thérapeutique des nouvelles molécules dans ce modèle soit en préventif à 4 mois souris montrent une accumulation de protéines toxiques localisée dans une région du cerveau et comportement d’apathie) ou en curatif à 12mois (les souris montrent une aggravation de l’accumulation des protéines toxiques dans différentes régions du cerveau et comportement d’apathie et de déficit de la mémoire).
Etude du rôle bénéfique du régime cétogène et/ou de le composé X dans la cicatrisation chez la souris OXCT1 KO dans les macrophages
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Deux plaies cutanées sont ouvertes dans le dos de chaque souris jusqu'au muscle de la peau, puis maintenues par des disques de silicone suturés, les pansements étant changés chaque jour sous anesthésie. 760 souris vont être utilisées de cette façon, 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 560 un niveau modéré, avec des injections intrapéritonéales quotidiennes d'un composé issu du régime cétogène. Le point limite retenu est la présence simultanée de trois signes de douleur parmi la fermeture des yeux, l'immobilité, les poils piqués et le suintement de la plaie. Le porteur annonce la mise à mort de 740 animaux à l'issue, quand le tableau de gravité du même résumé en déclare 760.
Objectifs
Le composé X est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais également in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient.
Bénéfices attendus
Au-delà des informations fondamentales les observations ouvrent des perspectives thérapeutiques pour le traitement de pathologies/situations nécessitant une réparation tissulaire. Le composé X est produit naturallement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais restent à être validées in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient.
Procédures
Les animaux seront soumis à un régime spécifique ou seront traités par des injections intrapéritonéales du composé X ou seront traités directement en topique avec le composé X. Les 3 traitements seront réalisés sur des souris ayant subi une chirurgie afin d’induire deux lésions cutanées sur le dos de l’animal (modèle de cicatrisation). Les injections intrapéritonéales sont rapides et n’excèdent pas quelques secondes de manipulation. Elles seront réalisées alternativement à droite et à gauche d’un jour à l’autre afin de réduire la douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie et antidouleur local. Le temps de raser les animaux, de réaliser la plaie, d’appliquer et de fixer les disques de silicones avec des points de suture, une vingtaine de minutes sont nécessaires par souris. Les pansements des plaies des animaux seront changés chaque jour sous anesthésie. Le temps de changer les pansements, de faire l’acquisition d’images afin de suivre l’évolution de la cicatrisation et d’appliquer le composé X sur les plaies environ 5 minutes sont nécessaires par souris..
Impact sur les animaux
Les animaux subiront des injections quotidiennes en intrapéritonéales alternativement à droite et à gauche. Ces injections répétées pourraient induire une réponse inflammatoire. Les animaux subiront également une procédure expérimentale appelée modèle de cicatrisation consistant en l’induction de deux lésions cutanées (tissus sous cutanés incluant la couche de muscle de la peau panniculus carnosus) sur le dos de l’animal qui pourrait causer de l’inconfort et de la douleur. Les souris pourront présenter (i) aucun signe clinique particulier (asymptomatique), (ii) certains signes cliniques et comportementaux traduisant une douleur potentielle. La souris pourra présenter une fermeture plus prononcée des yeux (fatigue), une modification de comportement par l’absence de mobilité, un suintement de la plaie et une ouverture plus importante de la plaie, un aspect général de son pelage présentant des pics (poils piqué), en présence d’un de ces signes, un analgésique sera donné. La présence de 3 signes simultanés constituera le point limite de l’expérimentation car traduisant une douleur plus importante.
Devenir
La totalité des animaux (740) sera mis à mort à la fin des 2 procédures pour prélèvement d’organes post mortem.
Remplacement
Les procédures seront réalisées sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (740 souris avec 180 souris dans une procédure et 560 dans l’autre. Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en utilisant le test statistique le plus approprié.
Réduction
Les procédures seront réalisées sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (740 souris avec 180 souris dans une procédure et 560 dans l’autre. Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en utilisant le test statistique le plus approprié.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort afin d’éliminer ou réduire au minimum toute douleur, souffrance, ou angoisse et tout dommage durable susceptible d’être infligé à ceux-ci. Ainsi, les souris seront hébergées en cages collectives (5 animaux par cage), dans des locaux aux paramètres environnementaux contrôlés où leur entretien sera pris en charge par un personnel formé et compétent qui évaluera quotidiennement leur état général Des points limites précoces et adaptés ont également été envisagés avec des procédures d’antalgie (= permettant de gérer la douleur) utilisant le paracétamol et la buprénorphine. Les cages seront enrichies par des tunnels, abris et os en nylon autoclavés, permettant aux animaux d’explorer, de se cacher ou de ronger pour rétablir le répertoire comportemental des souris Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique d’expérimentation animale et est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.
Choix des espèces
Les souris sont les espèces les plus couramment utilisées dans la recherche préclinique. Ceci est dû à la facilité d'introduire une modification génétique chez ces espèces, à la grande taille des portées, au temps de génération court et à la relative facilité d'hébergement et de soins. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines et jusqu'à 12 semaines car la cicatrisation est plus longue et peut devenir pathologique avec l’âge. Nous voulons donc tester si notre composé X est capable de favoriser la cicatrisation indépendamment des difficultés de cicatrisation liée à l’âge.
Méthode de génotypage invasif dans le cadre de création et maintien de lignées
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Isolés jusqu'à trois jours, anesthésiés, amputés en moins d'une minute d'un fragment de nageoire caudale, 2 400 poissons zèbres adultes passent par un génotypage invasif dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le prélèvement sert à séquencer un gène et à repérer les porteurs d'une mutation reproduisant des maladies rénales génétiques humaines. 1 020 poissons sont gardés vivants et deviennent reproducteurs. Les 1 380 autres, ceux qui ne portent pas la mutation attendue, sont tués.
Objectifs
Certaines maladies rénales génétiques sont responsables de l’arrêt de fonctionnement des reins avant l’âge adulte. Il n’y a pas de traitement disponible à ce jour pour ces maladies qui nécessitent inévitablement la dialyse et une transplantation rénale. Ces maladies génétiques sont variables avec des différences d’âge d’apparition de la maladie ou d’autres organes atteints. Ceci suggère l’existence de gènes capables de modifier l’expression de la maladie. Ce projet a pour but de créer des modèles de ces maladies chez le poisson zèbre en modifiant les gènes impliqués par des techniques d’édition du génome qui vont permettre d’introduire des mutations similaires à celles retrouvées chez les patients. Ces modèles seront utilisés pour valider l’implication de nouveaux gènes ce qui est essentiel au diagnostique, mieux comprendre les mécanismes à la base de ces maladies rénale pour obtenir de nouvelles pistes de traitements, et mener des études pour tester l’efficacité de molécules qui pourraient ouvrir la voie vers un possible médicament.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir de nouveaux modèles animaux des maladies rénales génétiques. Ces modèles permettront un meilleur diagnostique des patients en validant l’implication de nouveaux gènes, de mieux comprendre le rôle des gènes dans le développement rénal, l’impact de certaines mutations identifiées chez les patients et de disposer de modèles pré-cliniques robustes et fiables permettant de tester l’efficacité de molécules thérapeutiques candidates.
Procédures
Prélevement nageoire caudale : 1 fois, durée inférieure à 1 minute
Impact sur les animaux
Stress léger dû à l’isolement des animaux (3 jours maximum, 1 seule fois).
Devenir
A la fin de la procédure, seuls les poissons porteurs des mutations sont gardés en vie et utilisés comme reproducteurs.
Remplacement
Certains des défauts du rein observés chez les patients sont retrouvés chez les embryons de poisson zèbre de moins de 5 jours porteurs de mutations des mêmes gènes que les patients, permettant ainsi de disposer de modèles robustes et fiables pour étudier les mécanismes responsables de ces maladies, caractériser l’impact des mutations des gènes impliqués ainsi que de tester des pistes thérapeutiques pour lesquelles l’expérimentation animale reste incontournable. Une des approches de remplacement envisagée est l’utilisation d’organoïdes rénaux, mais cette approche utilisant des cellules humaines en culture ne permet pas l’étude de reins fonctionnels ni, pour l’instant, d’étudier les différents aspects de la maladie.
Réduction
Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien ce projet.
Raffinement
Les poissons sont élevés dans des conditions optimales où la qualité de l’eau, la température et l’éclairage sont vérifiés régulièrement. Les poissons bénéficient d’un apport en nourriture vivante (Paramécies et Artémias), d’un enrichissement social en s’assurant du maintien d’un nombre de poissons suffisant par aquarium et d’accouplement régulier.
Choix des espèces
Les maladies rénales sur lesquelles nous travaillons sont des maladies génétiques récessives, seuls les individus porteurs des deux copies mutées du gène impliqué développent la maladie. C’est la même chose chez le poisson où seuls les animaux porteurs de deux copies de la mutation générée présentent des phénotypes. Ce projet a pour but la création et l’élevage de poissons porteurs d’une seule copie du gène mutée qui ne sont donc pas malades. Ils servent à la reproduction pour obtenir des embryons qui portent deux copies du gène mutées qui eux présentent les défauts du rein qui nous intéressent et que l’on visualise au microscope sur des embryons anesthésiés de moins de 5 jours par une méthode non invasive. Pour identifier les poissons porteurs d’une seule copie du gène mutée et les différencier des poissons ne portant aucune mutation, il est nécessaire d’effectuer un prélèvement d’une toute petite partie de la nageoire caudale pour pouvoir séquencer le gène d’intérêt. Ce prélèvement ne peut être fait que chez le poisson adulte agé de trois mois. Il est réalisé sous anesthésie générale et sous analgésie. La nageoire régénère spontanément en quelques jours.
Effet de l’activité de régulateurs du cholesterol sur la réponse dà l’immunothérapie dans un modèle de carcinogenèse prostatique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Les souris de ce projet portent une inactivation génétique de l'épithélium prostatique qui leur fait développer un cancer de la prostate. 288 d'entre elles vont être utilisées, 216 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 72 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces dernières reçoivent des injections intrapéritonéales trois fois par semaine pendant quatre semaines, le porteur précisant qu'elles seront utilisées avant l'apparition des douleurs et des difficultés à uriner, attendues vers quatorze mois. Toutes sont mises à mort trois puis dix-huit jours après traitement, pour prélever la tumeur, les organes lymphoïdes et le foie.
Objectifs
Les régulateurs du cholestérol étudiés sont des récepteurs nucléaires qui agissent sur de nombreux gènes et sont impliqués dans le fonctionnement des cellules immunitaires. Le cancer de la prostate (CaP) est le plus souvent traité par hormonothérapie (blocage des actions androgéniques) avec des réponses positives pendant les premières années. Cependant des rechutes apparaissent systématiquement qui restent dans l’immédiat sans possibilité de thérapie. Le CaP est considéré comme une tumeur résistante à l'immunothérapie, dans laquelle le système immunitaire antitumoral est peu activé. Nous avons montré, dans un modèle murin de tumeur de la prostate que l’absence de ces récepteurs accroit la croissance tumorale et modifie le profil immunitaire des tumeurs. Nous faisons l’hypothèse que la modulation de leur activité peut modifier la réponse immune antitumorale. Nous associerons ainsi des approches pharmacologiques qui régulent leur activité et des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire pour déterminer l’impact de la modulation des senseurs de cholestérol sur la réponse à l’immunothérapie.
Bénéfices attendus
Cette étude est partie intégrante d’un projet visant à caractériser la pertinence d’un ciblage pharmacologique de régulateurs du cholestérol dans le cancer de la prostate (CaP). Plusieurs études montrent que ces régulateurs du cholestérol sont capables de moduler le paysage immunitaire d’autres types tumoraux. Ils sont donc des candidats pertinents pour améliorer la réponse immune et/ou l’efficacité des immunothérapies dans la prise en charge thérapeutique du CaP. Ce projet documentera la relation entre la régulation du cholestérol et la réponse immune antitumorale chez la souris, et la possibilité d’améliorer l‘immunothérapie du CaP.
Procédures
Les animaux seront soumis à l’injection en intra-péritonéal des différents traitements. La durée de la procédure sera de maximum 30 secondes répétée trois fois par semaine pendant 4 semaines .
Impact sur les animaux
Les nuisances liées au phénotype dommageable (développement d’un cancer de la prostate suite à une inactivation génétique dans l’épithélium prostatique) apparaissent tardivement dans le modèle (14 mois). Nous utiliserons les souris avant l’apparition des effets indésirables (douleurs, difficulté à uriner). L’injection intra-péritonéale et la contention peuvent engendrer un stress. Ce geste technique sera réalisé par des personnes formées . En revanche nous vérifierons l’innocuité des traitements en suivant le poids des animaux ainsi que leur comportement. Les scores seront évalués selon la grille de score mise en annexe.
Devenir
Les souris seront mises à mort pour effectuer les prélèvements (tumeur, organes lymphoïdes, foie) nécessaires aux analyses cellulaires et moléculaires à deux temps différents post traitements (J3 et J 18).
Remplacement
Ces études sont complémentées par des études in vitro de co-cultures de milieu tumoral obtenu à partir de lignées cellulaires et de cellules immunitaires. Nous évaluerons notamment l’effet de l’activation et/ou de l’inhibition des LXRs sur les mécansimes cellulaires impliquant les cellules immunitaires (phagocytose et migration). Cependant l’utilisation de modèles tumoraux syngéniques permettra d’avoir une cartographie de l’ensemble des cellules immunitaires en fonction de l’état d’activation des LXRs, dans le cadre d’un organisme complet.
Réduction
Ce projet fait suite à des travaux publiés, ayant permis de caractériser les doses d'utilisation prévisible in vivo pour les ligands et l’immunothérapie . Le nombre d’animaux de 6 par groupe a été réduit à trois dans une étude préalable afin d’objectiver des effets significatifs. Si des associations synergiques entre les ligands et l’immunothérapie sont observés, ces résultats seront confortés par une série supplémentaire de 3 souris et un point supplémentaire de suivi plus tardif.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe de 4 souris par cage avec un milieu enrichi renforcé (cabane plastique, tube carton, pad-fibre) et un suivi sera réalisé lors des injections avec une feuille des scores personnalisés (2 visites hebdomadaires). Les observations quotidiennes sont effectuées par des zootechniciens formés.
Choix des espèces
La réponse immunitaire anti-tumorale est un processus complexe impliquant le dialogue entre de nombreux types cellulaires notamment les cellules de la tumeur et les cellules immunes. L’utilisation d‘animaux immunocompétents permet d’étudier les mécanismes mis en jeu dans un organisme complet, ce qui est majeur pour le developpment de nouvelles stratégies anti-cancéreuses. L’utilisation du modèle souris permet aussi d’utiliser des organismes modifiés génétiquement et d’étudier des régulateurs spécifiques. Nous avons ainsi montré dans le modèle d’invalidation des récepteurs nucléaires LXR des modifications de l’infiltrat immunitaire dans les tissus prostatiques normaux et tumoraux chez la souris. Notre projet consitera dans le modèle tumoral à étudier l’effet de regulateurs de ces récepteurs nuléaires sur les populations immunes présentes sur des individus de 4 à 5 mois ce qui correspond à un stade de carcinome.
Etude de l’influence de l’épigénétique sur les capacités d’adaptation des ovins
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Trois générations de sélection génétique pour écarter deux lignées de brebis sur leur taux de méthylation de l'ADN : 690 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants dans l'élevage à l'issue. Chaque agneau subit trois prises de sang à la veine jugulaire sur animal vigile, à 30, 45 et 64 jours d'âge, contenu entre des claies. La finalité déclarée porte sur les caractères de production, croissance et reproduction, et sur la "transition agroécologique de l'élevage ovin". Le porteur reconnaît un risque d'hématome, de phlébite voire d'infection au point de ponction, et affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" à l'utilisation d'animaux vivants.
Objectifs
L'amélioration génétique est traditionnellement basée sur l'utilisation d'enregistrements de phénotypes ou de caractères en tenant compte de données familiales pour estimer des valeurs individuelles. Plus récemment, les données de polymorphismes de l'ADN ont commencé à être utilisées dans l'estimation de ces valeurs dans certaines espèces dans le cadre de la sélection génomique. Quoi qu’il en soit le postulat qui est derrière ces approches suppose que les différences génétiques entre les individus sont dues à des différences de séquence d'ADN héritées de façon mendélienne. Les variations observées dans les phénotypes de production sont donc en partie dues à ce déterminisme génétique mais aussi à des effets de l’environnement et l’interaction qui existe entre les deux. Les connaissances récentes sur les effets de l’environnement pointent sur des effets dits « épigénétiques ». En effet, des modifications biochimiques de l’ADN (méthylation des cytosines par exemple) et des protéines avec lesquelles il est en interaction (méthylation, acétylation des histones) sont autant de marques épigénétiques qui peuvent influencer l’expression des gènes en réponse à l’environnement, démontrant que le génome eucaryote répond de manière dynamique aux variations du milieu auxquelles chaque individu se trouve exposé. De nouvelles questions scientifiques se posent donc autour de la relation Génétique/Epigénétique dans le cadre de l’amélioration des espèces et leur adaptation aux nouveaux systèmes de production. Notre projet est la continuité d'un projet précédent initiant des lignées génétiques divergentes pour des niveaux bas ou haut de méthylation global de l’ADN sanguin (TGMA). En effet, nous avions montré que le TGMA était variable entre individus et héritable. Nous avons réalisé deux générations de sélection sur ce critère et observé une différence de moyenne de valeurs génétiques entre nos deux lignées. Cependant, afin d’obtenir une divergence plus contrastée, 3 générations supplémentaires sont nécessaires. Ce contraste génétique nous permettra d’évaluer l’impact de cette sélection sur l'adaptation des animaux aux conditions d’élevages (nutrition, santé, environnement, …) changeantes dans le cadre global de la transition agroécologique des élevages.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d'aboutir à une divergence génétique basée sur le taux de méthylation de l'ADN contrastée entre nos deux lignées. Cette divergence nous permettra d'étudier son impact sur les capacités d’adaptation des animaux face à des aléas sanitaires ou alimentaires et sur les caractères de production classiques (croissance, reproduction) pour répondre aux besoins de recherche sur la transition agroécologique de l'élevage ovin.
Procédures
Les animaux auront trois prises de sang réalisées sur animaux vigiles, espacées de 15 jours, à 30, 45 et 64 jours d'âge. Chaque prise de sang n'exedera pas 30 secondes.
Impact sur les animaux
Lors des prises de sang (par ponction à la veine jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général des animaux. La prise de sang peut engendrer un hématome au niveau de la jugulaire et les différentes contentions peuvent engendrer du stress pour les animaux.
Devenir
À la fin des prises de sang, les animaux seront tous gardés en vie et resteront dans l'élevage.
Remplacement
La réalisation et le suivi d’accouplement prédéfinis, ainsi que la caractérisation des agneaux, impliquent l’utilisation d’animaux vivants. Il n'y a pas de méthode alternative.
Réduction
Nous avons minimisé le nombre d'animaux expérimentaux afin d'atteindre notre objectif d'obtenir un écart génétique conséquent entre nos deux lignées, pour contraster au mieux les capacités d'adaptation. Nous avons jusqu’à présent réalisé deux générations de sélection et nous avions pu faire une très forte pression de sélection sur la première génération de sélection en phénotypant plus de 800 agneaux. En partant des reproducteurs de la seconde génération (140 femelles et 12 mâles), nous exercerons une pression de sélection plus faible sur la voie mâle à chaque génération, le gain génétique sera donc plus petit. Il nous faudra donc 3 générations de 140 femelles et 12 mâles (+12 remplaçants) soit 690 animaux pour atteindre l'objectif de divergence génétique entre nos lignées.
Raffinement
Les agneaux et leurs mères sont hébergés dans la bergerie de l'installation. Afin de respecter la grégarité de l’espèce, les agneaux et leurs mères sont placés ensemble en lots sur litière paillée et leur contention pour les différentes interventions est faite dans un espace réduit (entre des claies) en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des procédures (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Les animaux sont surveillés de façon journalière. Lors des prises de sang (par ponction veineuse à la jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Dans la mesure du possible, les prélèvements seront réalisés en alternant les veines jugulaires droite et gauche. Une surveillance de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite) voire d’une infection. En cas de signes de maladie, un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.
Choix des espèces
Nous travaillons en sélection génétique sur des animaux de rente, le mouton est notre modèle d'étude. Le phénotypage des agneaux pour le taux de méthylation sanguin (via une prise de sang) aura lieu entre 1 et 2 mois d'âge. Le protocole constituant une sélection génétique sur plusieurs générations; les animaux sélectionnés pour être reproducteurs, donneront naissance à la génération suivante.
Formation à l’imagerie par échographie ultrason chez la souris.
- Formation professionnelle
Des points limites fondés sur la température corporelle et les fréquences cardiaque et respiratoire encadrent les séances, chaque souris pouvant rester anesthésiée jusqu'à une heure d'affilée. 90 souris vont être utilisées, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin. Elles passent sous anesthésie gazeuse deux ou trois jours par semaine pendant une semaine pour des examens échographiques, certaines recevant une injection guidée par l'image avant d'être tuées aussitôt après. La finalité est de former jusqu'à neuf personnes par an à l'échographie, au nom de la réduction des effectifs dans leurs futures expériences, sans qu'aucun calcul statistique n'ait été fait pour fixer l'effectif de ce projet.
Objectifs
L’objectif de ce projet et de former et de familiariser les utilisateurs internes et externes à notre établissement à l’imagerie échographique afin qu’ils puissent appliquer cette méthode d’acquisition de données dans un but de réduction des effectifs et de raffinement des procédures expérimentales. Les applications de ces techniques vont de la biologie du développement, à la cardiologie, en passant par la cancérologie, les maladies métaboliques et les effets hémodynamiques. Le but de ce projet, aussi bien théorique que pratique est donc de familiariser les utilisateurs au concept et aux notions d’imagerie par ultrasons, et de les former à l’identification des différents organes/différentes structures internes, à l’utilisation du doppler pour l’analyse les flux sanguins et l’identification de vaisseaux, à l’élastographie permettant de mesurer l’élasticité des tissus, à l’injection guidée par image échographique, et à la reconstruction 3D.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de former jusqu’à 9 personnes par an à l’utilisation des différentes modalités d’un échographe pour rongeur et ainsi de les rendre autonomes. La pratique de cette méthode d’acquisition de données devrait leur permettre de réduire leurs effectifs et de raffiner leurs méthodes dans leurs futures expérimentations.
Procédures
Les animaux de ce projet seront soumis à une anesthésie gazeuse de 1 heure maximum, 2 ou 3 jours par semaine, pendant une seule semaine, afin de réaliser des analyses par échographie. Certains animaux recevront une injection guidée par l’image (durée de l’acte environ 1-2 minutes) et seront mis à mort tout de suite après cette injection.
Impact sur les animaux
Un stress dû à la préhension et à l’anesthésie gazeuse, et une baisse de la température corporelle au cours de l’examen échographique sont attendus au cours de ce projet.
Devenir
Tous les animaux sont utilisés pour la formation à l’utilisation de l’échographie, ils ne seront pas réutilisés dans d’autres projet et donc mis à mort à la fin de chaque procédure. Il semble difficile de pouvoir allouer les animaux utilisés dans ce projet, pour d’autres projets qui devraient démarrer à peu près au même moment que la fin de formation. Il n’est pas possible de les garder trop longtemps après la formation auquel cas les animaux n’aurait pas l’âge requis pour d’autres projets.
Remplacement
L’échographie est une méthode non invasive d’acquisition d’images et de données qui prend en compte plusieurs paramètres vitaux (circulation sanguine, respiration, rythme cardiaque) et qui ne peut être apprise et réalisée que sur animal vivant. Il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal pour se familiariser avec cette technique, notamment pour l’identification d’organes/de structures anatomiques et l’acquisition de données complexes.
Réduction
Nous n’avons pas réalisé d’analyse statistique à priori pour la détermination des effectifs pour ce projet. Chaque stagiaire travaillera avec 2 souris soit un maximum de 6 souris par session de formation. Ceci permet de limiter le temps que passera chaque animal sous anesthésie gazeuse. En effet, la réduction du nombre d’animaux impliquerait que l’animal reste anesthésié plus longtemps afin que chaque stagiaire puisse manipuler l’échographe.
Raffinement
Pour ce projet les animaux seront hébergés en groupes sociaux en cages ventilées. Une période d’acclimatation de 14 jours sera observées avant toute manipulation. Toutes les cages sont enrichies avec des briques de tremble à ronger, des cylindres de coton pour la nidification et des tubes en papier kraft pour permettre aux animaux de se cacher. Les animaux sont manipulés avec des tubes de manipulation afin d’éviter la préhension par la queue. Pour chaque examen échographique, les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane, maintenus sur une platine chauffante à 37°C, et sous lampe chauffante le cas échéant, au maximum 1h. Une goutte de gel ophtalmique sera appliquée sur chaque œil pour éviter l’assèchement des yeux. Ce gel sera remis en cours d’examen si besoin. Des points limites basés sur l’observation de paramètres vitaux (température corporelle, fréquence cardiaque et respiratoire) ont été mis en place afin de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance inutile.
Choix des espèces
Les souris sont des petits mammifères proches de l’homme et les phénomènes biologiques mis en jeu chez ces 2 espèces sont très comparables, ainsi que les structures anatomiques. De plus l’échographe à disposition dans notre EU est un échographe spécifiquement développé pour les rongeurs et la sonde échographique dont nous disposons est adaptée à l’examen des souris. Nous utiliserons des animaux adultes de plus de 8 semaines. Les projets réalisés dans notre EU, qui s’intéressent essentiellement aux maladies hépatiques et aux cancers, impliquent des animaux adultes, notamment mâles.. L’utilisation de femelles et de mâles permettra aux stagiaires de réaliser des études échographiques sur les 2 sexes. La taille des animaux adultes facilite également l’apprentissage de l’échographie.
Infection des moustiques par des Plasmodia murins
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Tuées par dislocation cervicale avant l'apparition des symptômes du paludisme, 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont infectées par injection intrapéritonéale ou intraveineuse à l'état vigile, subissent jusqu'à cinq prélèvements sanguins par piqûre de la veine caudale, puis sont exposées sous anesthésie à des moustiques qui prennent leur repas de sang pendant quinze à trente minutes, à raison de deux repas au maximum par animal. Une même souris peut nourrir 400 à 500 femelles de moustiques, et celles réutilisées le lendemain reçoivent une injection de solution saline pour compenser la perte de sang. Au-delà de l'étude des interactions entre moustiques et parasites, le laboratoire indique fournir aussi des moustiques infectés à des établissements extérieurs.
Objectifs
Le paludisme est une affection causée par des parasites du genre Plasmodium et transmise par des moustiques du genre Anopheles. Cette maladie provoque chaque année dans le monde la mort de plus de 600 000 personnes, principalement des jeunes enfants et des femmes enceintes. Les inconvénients liés à l’utilisation d’insecticides (apparition de moustiques résistants, destruction de nombreuses autres espèces animales), la difficulté technique que représente la création d’un vaccin efficace, et l’apparition de parasites résistants aux médicaments antipaludiques existants, ont conduit la communauté scientifique, et notamment notre laboratoire, à étudier les bases de l’interaction moustique/Plasmodium et à rechercher de nouvelles stratégies de lutte contre ce fléau. Les animaux de ce projet seront utilisés pour des infections de moustiques avec des parasites, et pour des tests de transmission du parasite de moustiques infectés vers des souris. L’objectif de ces expériences est de comprendre les interactions entre les moustiques et les parasites, et d’utiliser ces connaissances pour mettre au point de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme. Notre laboratoire fournit également des moustiques infectés à des établissements extérieurs.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus dans ce projet sont de mieux comprendre les interactions moustique/parasite afin de mettre en place et tester de nouvelles stratégies permettant de lutter efficacement contre cette maladie.
Procédures
Les animaux sont infectés par injection péritonéale ou intra veineuse sur animal vigile. Ces deux procédures sont rapides (1-2 min maximum depuis la préhension de l’animal jusqu’à sa remise en cage). Les souris sont infectées sur une courte période de temps et mises à mort avant l’apparition des symptômes de la maladie. Les animaux sont soumis à un prélèvement sanguin par piqûre de la veine caudale sur animal vigile, avec un maximum de 5 prélèvements. Ce geste est réalisé en quelques secondes. Un maximum de deux repas sanguins de moustiques (15-30 min) est fait sur un animal donné, et sous anesthésie. Les ponctions cardiaques sont réalisées rapidement (1-2 min maximum) sur animal anesthésié (procédure terminale). Toutes les interventions sont réalisées par du personnel formé et expérimenté.
Impact sur les animaux
Après infection d’une souris par un parasite du paludisme, sa parasitémie augmente, sans symptôme dans les premiers jours. Dans ce projet, toutes les souris sont mises à mort avant l’apparition des premiers symptômes à une parasitémie
Devenir
Toutes les souris infectées sont mises à mort par dislocation cervicale avant l’apparition des symptômes du paludisme. A terme, cette maladie conduit à une anémie importante et à la mort de l’animal.
Remplacement
L’utilisation comme modèles d’étude de parasites murins P. berghei et P. yoelii nécessite l’utilisation des rongeurs comme hôtes. En effet, outre l’importance du système in vivo pour certaines des expériences que nous menons (cycle complet du parasite avec infection de souris à partir de moustiques infectés pour « recycler » le parasite, ou bien pour tester la capacité vectorielle de nos moustiques), il n’est pas possible de maintenir ces deux parasites en culture cellulaire (ce qui nécessiterait dans tous les cas du sang de rongeur).
Réduction
La réalisation des passages par injection intra-veineuse nous permet d’infecter le nombre exact de souris nécessaires à nos expériences et donc de réduire au minimum le nombre de souris à infecter. Le calcul du nombre de souris nécessaires à une infection repose sur les critères suivants : (1) une souris peut nourrir jusqu’à 400-500 femelles (dans le cas d’une procédure terminale), (2) si les moustiques sont répartis en plusieurs cups, 4 cups peuvent être nourries l’une après l’autre sur la même souris sans que cette dernière ne perde en attractivité ou en infectivité pour les moustiques. Dans ce cas, les tests statistiques que nous faisons portent sur les moustiques (prévalence, charge parasitaire), pas sur les souris. Dans le cas où nous testons la capacité vectorielle des moustiques, nous utilisons le test exact de Fisher pour comparer le nombre de souris ayant été infectées dans les différents groupes, après un repas sanguin pris par des moustiques infectés. Un minimum de 20 souris est alors nécessaire (10 pour les moustiques contrôles et 10 pour les moustiques tests) pour détecter une réduction d’au moins 50% de leur capacité à transmettre le parasite.
Raffinement
Les souris utilisées pour les repas sanguin infectieux sont hébergées par groupes sociaux et bénéficient de frisure de carton ainsi que de tunnels. Elles sont anesthésiées avant d’être placées sur la cage de moustiques. Durant le repas, les yeux des souris sont protégés avec un gel pour éviter qu’ils ne se dessèchent et une couverture chauffante leur permet de conserver leur chaleur. Lorsque les souris infectées sont réutilisées le lendemain, elles reçoivent une injection de solution saline physiologique après le repas infectieux pour compenser la perte en volume sanguin. Pendant la phase de réveil, les souris sont placées sous lampe chauffante pour limiter les déperditions en chaleur. Les souris infectées sont mises à mort à un stade asymptomatique du paludisme. Elles sont sacrifiées sous anesthésie après un repas sanguin ou une ponction cardiaque.
Choix des espèces
Parmi les espèces de rongeurs possibles, Mus. musculus s’avère le choix le plus pertinent pour nos expériences. En effet cette espèce est sensible aux parasites P. berghei et P. yoelii. De plus, elle est utilisée pour ce type d’expériences depuis plusieurs décennies par de nombreux laboratoires dans le monde et les protocoles d’infection sont donc bien établis. Nous utilisons des souris adultes âgées de plus de 8 semaines et d’un poids suffisant pour permettre d’infecter l’ensemble des moustiques d’un groupe expérimental.