Procédures légères
Reconstruction d’organe par complémentation embryonnaire inter-espèce
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Les embryons utilisés dans ce projet sont génétiquement incapables de former un cœur ou un pancréas, et reçoivent des cellules souches de chimpanzé et de macaque pour tester si elles compensent ce déficit. 1 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées par dislocation cervicale à l'issue. Les femelles donneuses reçoivent deux injections hormonales intrapéritonéales, les receveuses une chirurgie abdominale de quinze à trente minutes sous anesthésie générale, avec une douleur postopératoire attendue. Le calcul d'effectif part d'un minimum de cinquante embryons à analyser et d'au moins cinq réplicats, sans que le millier de souris mobilisées soit rapporté à ce chiffre.
Objectifs
Le développement d’approches innovantes de reconstruction d’organes représente un enjeu scientifique et biomédical majeur. Les malformations cardiaques congénitales ainsi que les pathologies pancréatiques sévères, notamment le diabète, constituent des problématiques médicales majeures pour lesquelles les options thérapeutiques curatives restent limitées. La transplantation d’organes est contrainte par la pénurie de greffons, soulignant la nécessité de développer de nouvelles stratégies de production d’organes fonctionnels. Dans ce contexte, la compréhension des mécanismes permettant la formation et la reconstruction d’un organe in vivo constitue un besoin scientifique fondamental. Le présent projet vise à évaluer une approche de complémentation embryonnaire inter-espèce appliquée à deux organes essentiels : le cœur et le pancréas. Cette stratégie repose sur l’injection de cellules souches pluripotentes (PSC) dans des embryons génétiquement incapables de former un organe donné, afin de tester si les cellules injectées peuvent compenser ce déficit développemental et contribuer à la formation de l’organe manquant. Si ce concept a été démontré dans des modèles intra-espèce chez le rongeur, son potentiel dans un contexte inter-espèce impliquant des cellules de primates non-humains reste encore largement inexploré. L’objectif principal est de déterminer si des PSC de primates non-humains (chimpanzé et macaque), rendues compétentes pour la colonisation embryonnaire, sont capables de s’intégrer dans des embryons murins déficients pour les gènes clés nécessaires à la formation du cœur ou du pancréas.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’améliorer les connaissances fondamentales sur les mécanismes du développement embryonnaire et sur la capacité de cellules souches pluripotentes à contribuer à la formation d’organes dans un contexte inter-espèce. Il apportera des données originales sur les interactions cellulaires précoces, la reconnaissance des signaux développementaux entre espèces différentes et les limites biologiques du chimérisme. À court terme, les bénéfices attendus concernent principalement l’avancée des connaissances scientifiques. Le projet permettra de déterminer si des cellules souches de primates peuvent s’intégrer dans un embryon murin déficient pour un organe donné (cœur ou pancréas) et participer à sa formation. Il permettra également d’identifier les freins biologiques à cette intégration, qu’ils soient liés à la différenciation cellulaire, à la compétition cellulaire ou à l’incompatibilité des signaux moléculaires entre espèces. Ces données contribueront à mieux comprendre les principes fondamentaux de la formation des organes et de la plasticité cellulaire. À moyen terme, les résultats obtenus pourraient permettre d’optimiser les conditions expérimentales favorisant la complémentation d’organes et d’identifier les paramètres déterminants pour une intégration efficace et contrôlée des cellules injectées. Cela pourrait contribuer à l’amélioration de modèles expérimentaux pertinents pour l’étude des anomalies du développement cardiaque et pancréatique. À long terme, ces travaux vont permettre une meilleure compréhension des mécanismes de complémentation inter-espèce pour la médecine régénérative. En particulier, ils vont participer, de manière progressive et encadrée, à la réflexion scientifique visant la génération d’organes fonctionnels dans un contexte contrôlé afin de répondre à la pénurie de greffons pour la transplantation.
Procédures
Pour la stimulation ovarienne, deux injections d’hormones en intréapéritonéales par souris seront effectuées pour les femelles donneuses. Pour les femelles receveuses des injections en intrapéritonéal d’antalgiques et d’anesthésiques seront effectués. Dans tous les cas, le geste est rapide et dure de 30 secondes à moins d’une minute). Concernant la récupértion des embryons après transfert embryonnaire, l’accès à l’utérus se fera par chirurgie sous anésthésie générale. L’intervention durera de 15 à 30 minutes maximum.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues concernent d'une part les injections intrapéritonéales pour les femelles donneuses et receveuses, et d'autre part, les chirurgies de réimplantation d’embryons pour les receveuses qui peuvent entrainer une douleur postopératoire et un stress modérés.
Devenir
Tous les animaux adultes seront euthanasiés par dislocation cervicale à la fin des procédures.
Remplacement
La pierre angulaire du projet est de tester la capacité de cellules souches dérivées au laboratoire de remplacer un organe au cours du développement embryonnaire. Aucune technique in vitro ne permet, à l’heure actuelle, de reproduire le développment normal d’un embryon ou d’un organe entier à long terme. Pour faire des analyses statistiques robustes, nous avons besoin d’un nombre suffisant d’embryons de qualité.
Réduction
Les procédures visent à limiter l’utilisation d'animaux tout en obtenant suffisamment de données. Pour évaluer le nombre d’animaux nécessaires à ce projet nous avons tenu compte du nombre d'embryons à analyser de façon à déterminer si les cellules injectées sont capables ou non de coloniser, c’est-à-dire si on observe une colonisation significative (>50% de l’organe), en fonction des risques statistiques d’erreur (5%) et de la puissance des tests (80%). Ce type de test nécessite un minimum de 50 embryons analysés. C’est pourquoi nous utiliserons le minimum d’animaux requis pour avoir assez d’embryons (voir le Tableau 1 en annexe), tout en s’assurant que nous aurons suffisamment de réplicats (au moins 5) pour que nos données soient valables statistiquement.
Raffinement
Nous sommes attentifs à limiter le stress (souris maintenues en groupe, avec enrichissement de l’environnement), les souris ayant subi une injection ou une chirurgie seront placées en milieu enrichi (coton, dôme) dans une zone de stabulation dédiée, avec moins de bruit et de passages, et seront observées quotidiennement par un animalier ou l’expérimentateur. Nous insistons sur la formation et l’expérience des personnes pratiquant les injections et la chirurgie. La maîtrise de ces gestes réduit d’une part le temps de contention, diminuant ainsi les effets stress chez les animaux, et garantissent la bonne tolérance de la procédure et une meilleure reproductibilité auprès des animaux. Nous établissons les points limites les plus précoces possibles en fonction de l’objectif de l’expérimentation. Dans le cadre d’un raffinement, il existe une technique alternative à la chirurgie de transfert d'embryons qui sera testé au cours de ce projet. Cette technique dite de NSET 'Non-Surgical Embryo Transfer' se fait par les voies naturelles, permettant ainsi de réduire le stress et la douleur habituellement liés à la chirurgie lors d'un transfert d'embryons. Cette technique sera appliquée si elle s’avère aussi reproductible et efficace que la technique de chirurgie pour produire un nombre suffisant d’embryons par femelle.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle souris pour plusieurs raisons : 1- Le développement de l’embryon de souris est rapide et le nombre d’embryons par portée est important. 2- Les souris génétiquement modifiées sont un atout majeur et indispensable à l’étude et à la réalisation de notre projet. 3- Chez la souris, le développement embryonnaire est assez similaire à celui décrit chez l’Homme et donc un modèle très pertinant pour notre projet. Les animaux sont utilisés à maturité sexuelle, à partir de 8 semaines chez la souris.
Etude de l’impact de l’exposition aux écrans dans un modèle murin sur le segment antérieur de l’œil
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Pendant quatre semaines, 64 souris sont exposées deux heures par jour à la lumière d'un écran de tablette, dans des cages dont on retire une partie des éléments pour les empêcher de se cacher. Elles subissent des prélèvements de larmes et des mesures de sensibilité cornéenne, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit un protocole conçu pour garantir "un niveau élevé de bien-être animal" et des gestes qui "ne provoquent ni douleur ni lésion", tout en comptant deux prélèvements de larmes dans une rubrique et un par semaine pendant cinq semaines dans une autre. Toutes seront tuées pour que leurs yeux soient prélevés.
Objectifs
La cornée est la surface transparente située à l’avant de l’œil. Elle joue un double rôle essentiel : elle protège l’œil des agressions extérieures (comme la poussière, les microbes ou la lumière intense) et participe activement à la vision en aidant la lumière à entrer correctement dans l’œil. C’est aussi l’une des zones les plus sensibles du corps humain, car elle est parcourue par de très nombreux nerfs. En raison de sa position exposée, la cornée est particulièrement vulnérable aux agressions du quotidien, qu’elles soient mécaniques, chimiques ou liées à la lumière, notamment les rayons ultraviolets. Son bon fonctionnement repose sur un équilibre fragile entre plusieurs éléments : les cellules de surface de l’œil, les nerfs et le film lacrymal, c’est-à-dire les larmes. Lorsque cet équilibre est perturbé, des lésions peuvent apparaître et, dans les cas les plus graves, entraîner une perte de vision. Aujourd’hui, le temps passé devant les écrans (téléphones, ordinateurs, jeux vidéo, travail sur écran…) fait pleinement partie de notre quotidien et ne cesse d’augmenter. En France, la population passe en moyenne plus de 4 heures par jour devant un écran, tous âges confondus. Cette exposition répétée et prolongée sollicite fortement les yeux, mais ses effets à long terme sur la santé oculaire restent encore mal connus, ce qui en fait un véritable enjeu de santé publique. L’objectif de ce projet est donc de mieux comprendre l’impact d’une exposition modérée aux écrans sur l’avant de l’œil, c’est-à-dire les larmes, la cornée et les structures voisines. Pour cela, un modèle expérimental sera mis en place chez la souris. Les animaux seront exposés à la lumière d’un écran de tablette pendant deux heures par jour, réparties en deux périodes d’une heure, cinq jours par semaine, pendant quatre semaines.
Bénéfices attendus
Le temps passé devant les écrans augmente fortement chaque année, que ce soit pour le travail, les études ou les loisirs. Les écrans font désormais partie intégrante de notre quotidien, dès le plus jeune âge. Cette évolution suscite de plus en plus d’inquiétudes concernant ses effets sur la santé des yeux, en particulier sur la partie située à l’avant de l’œil, qui est encore en plein développement chez les enfants et les adolescents. Il devient donc essentiel de mieux comprendre les effets d’une exposition prolongée aux écrans sur la surface de l’œil. Dans ce contexte, cette étude a pour objectif de mieux identifier et comprendre l’impact des écrans sur la surface oculaire. En analysant comment les yeux réagissent à la lumière des écrans, ce travail permettra de mieux cerner les mécanismes à l’origine de certains troubles visuels, comme l’inconfort, la sécheresse oculaire ou la fatigue des yeux. Ces connaissances seront précieuses pour améliorer les actions de prévention et pour mieux adapter les solutions de prise en charge et de traitement liées à un usage intensif des écrans. Enfin, cette recherche contribuera à faire progresser les connaissances dans le domaine de la santé oculaire. Elle pourra donner lieu à des publications scientifiques et, à terme, favoriser le développement de solutions innovantes pour mieux protéger la vision face à l’augmentation constante de l’exposition aux écrans.
Procédures
L’étude repose sur des manipulations simples, de courte durée et peu contraignantes. Les souris seront exposées à des écrans pendant 2 heures non-consécutives par jour, deux fois par jour (matin et après-midi), pendant 4 semaines. Cette exposition se fait sans contention particulière, les animaux restant libres dans leur cage. Certaines manipulations nécessitent une contention douce et de très courte durée (quelques minutes maximum), réalisée par du personnel formé. Elles comprennent : • Un prélèvement de larmes, réalisé à deux reprises (avant exposition puis 4 semaines plus tard), durant quelques minutes ; • Une évaluation de la sensibilité cornéenne, également réalisée à deux reprises avant et à la fin de l’exposition, d’une durée de quelques minutes. Ces gestes, bien que répétés, restent peu invasifs et ne provoquent ni douleur ni lésion. Ils sont réalisés dans des conditions visant à limiter au maximum le stress, en respectant le rythme des animaux et en adaptant la manipulation en cas de signe d’inconfort. L’ensemble du protocole est conçu pour garantir un niveau élevé de bien-être animal, avec des contraintes faibles, brèves et strictement encadrées tout au long de l’étude.
Impact sur les animaux
Les souris seront manipulées régulièrement dans le cadre de l’étude, ce qui peut occasionner un léger stress. Toutefois, la durée et la fréquence de ces manipulations ont été soigneusement définies afin de limiter au maximum leur inconfort. Pour évaluer la sensibilité de l’œil, un test sera réalisé en maintenant doucement la souris immobile pendant environ 1 minute, une fois par jour pendant 3 jours consécutifs, et cela à plusieurs moments au cours de l’étude. Un prélèvement de larmes sera également effectué une fois par semaine pendant 5 semaines (avant le début de l’exposition puis pendant les 4 semaines d’exposition). Chaque prélèvement dure environ 1 minute par œil, avec une pause entre les deux pour laisser l’animal se reposer. Les souris seront exposées à une lumière similaire à celle d’un écran (lumière blanche) pendant 2 heures par jour, en deux périodes séparées. Cette exposition peut légèrement perturber leur rythme habituel. Pendant ces périodes uniquement, les souris seront placées dans des cages adaptées, avec moins d’éléments pour éviter qu’elles ne se cachent, afin de garantir une exposition homogène
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever des yeux afin d’étudier l’effet des écrans sur la structure de l’œil.
Remplacement
Pour bien comprendre les effets des écrans sur les yeux, il est nécessaire d’étudier l’œil dans son ensemble. À la surface de l’œil, plusieurs éléments travaillent ensemble en permanence : les nerfs, les cellules de la cornée et les larmes. Par exemple, les nerfs permettent de ressentir les irritations, les larmes protègent et hydratent l’œil, et les cellules de la cornée assurent une barrière protectrice. Une exposition prolongée aux écrans peut perturber cet équilibre, par exemple en asséchant l’œil ou en modifiant son fonctionnement normal. Aujourd’hui, il n’est pas possible de recréer toute cette complexité en laboratoire avec des méthodes alternatives. Les modèles sans animaux ne permettent pas de reproduire à la fois les interactions entre les différents composants de l’œil et leur fonctionnement en conditions réelles. C’est pourquoi l’utilisation d’un modèle animal est actuellement nécessaire pour mieux comprendre ces mécanismes et évaluer les effets des écrans dans des conditions proches de la réalité.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux et de respecter la règle des 3R, un calcul est réalisé à l’aide d’un logiciel. Cette analyse nous permet d’optimiser la quantité d’animaux (ici 64 souris) tout en garantissant un nombre suffisant de souris par condition pour effectuer par la suite les tests statistiques nécessaires. Cette estimation rigoureuse vise à assurer la robustesse des résultats tout en évitant la reproduction inutile des expériences.
Raffinement
Pendant les périodes d’exposition, une alimentation adaptée (croquettes humidifiées) sera mise à disposition directement dans la cage pour faciliter l’accès à la nourriture. Les souris resteront toujours avec leurs congénères habituels, afin d’éviter tout stress lié à un changement de groupe ou à des comportements agressifs. Elles seront hébergées par petits groupes de 5 dans des cages adaptées à leur taille. Pendant l’exposition, les cages contiendront moins d’éléments que d’habitude pour éviter que les souris ne se cachent et garantir une exposition homogène pour toutes. Cette organisation est temporaire et mise en place uniquement pendant les périodes d’exposition.
Choix des espèces
La lignée de souris utilisée dans cette étude présente une grande diversité génétique, car ces animaux ne sont pas issus de croisements entre individus très proches. Cela signifie que chaque souris est légèrement différente, un peu comme chez les humains. Cette variabilité permet d’obtenir des résultats plus représentatifs de ce qui peut se passer dans la population humaine, où chacun réagit différemment aux facteurs environnementaux comme les écrans. Les souris étudiées sont âgées de 12 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte chez cet animal. À ce stade, leur œil, et en particulier la cornée (la partie transparente à l’avant de l’œil), est complètement développée et fonctionne de manière stable. De plus, les animaux ont dépassé la puberté, ce qui permet d’éviter les effets liés à la croissance ou aux changements hormonaux. Cela garantit que les observations réalisées sont bien liées à l’exposition aux écrans et non à des phénomènes de développement.
Étude du phénotype cardiovasculaire d’un modèle murin de syndrome de Williams-Beuren et repositionnement de molécule à visée thérapeutique
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Porteuses de la délétion chromosomique qui reproduit le syndrome de Williams-Beuren, 326 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, de l'âge de quatre semaines à celui de trente-deux semaines. Elles subissent un électrocardiogramme et une échographie sous anesthésie, une mesure de pression artérielle sous contention, et une partie reçoit une injection du composé testé avec des prises de sang pour en doser la concentration. Toutes seront tuées et leurs organes prélevés pour analyses. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable, la molécule testée étant déjà commercialisée chez l'être humain, et écrit qu'aucun dispositif in vitro ou in silico ne reproduit ce phénotype cardiovasculaire.
Objectifs
Le syndrome de Williams-Beuren est un trouble rare du développement causé par la délétion d’une région chromosomique. Un modèle de souris récapitulant la pathologie est disponible pour étudier de potentiels traitements. Nos résultats préliminaires suggèrent qu'une molécule disponible sur le marché et ne présentant pas d’effet néfastes pour l’Homme, réduit les troubles observés dans ce modèle. Ce projet a donc pour objectif évaluer les atteinte cardiovasculaires des souris et de proposer une option thérapeutique par repositionnement d’une molécule approuvée.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les conséquences cardiovasculaires du syndrome de Williams-Beuren, d’étudier les modes d'action de la molécule à repositionner et d'évaluer les bénéfices du traitement des souris. Sur le long terme, nos résultats pourront être une bonne base pour développer des essais cliniques sur des patients atteints par cette pathologie
Procédures
Les souris utilisées dans ce projet seront soumis à un enregistrement d'électrocardiogramme, une échographie et une mesure non invasive de la pression artérielle. Ses techniques sont peu douloureuses et réalisées soit sous anesthésie (ECG et échographie) soit avec contention sur animal habitué au préalable. Une partie des souris recevra une injection du composé à tester associé avec des prélèvements sanguins pour effectuer des dosages de la molécule dans le sang.
Impact sur les animaux
Concernant l’étude du phénotype des souris, aucune anomalie n’a été détecté dans les indexes de bien être (activité locomotrice dans la cage, état du pelage et agressivité). De plus le taux de reproduction et la durée de vie moyenne est comparable aux souris sauvages. Nous allons tout de même réaliser un suivi précis des indexes de bien être (activité locomotrice dans la cage, état du pelage et agressivité) des animaux pour prévenir toute atteinte indésirable. Des travaux précédents n'ont montré aucune perte de poids, ni altération comportementale suite au traitement sur 10 jours par la molécule d'intérêt. Au contraire, les données préliminaires ont montré une récupération de certains troubles neurologiques suite à un traitement aigu avec la molécule. De plus, cette molécule est déjà sur le marché chez l’Homme et est connue pour n’entrainer aucun danger. Aucun effet indésirable n’est donc attendu sur nos animaux. Les électrocardiogrammes et échographies seront réalisés sous anesthésie pour prévenir toute douleur ou stress de l’animal. Les enregistrements de pression artérielle seront réalisés après habituation des souris afin de réduire le stress des animaux
Devenir
Procédure 1-5: les animaux seront mis à mort et les organes prélevés pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Ce projet vise à caractériser le phénotype cardiovasculaire de souris modélisant le syndrome de Williams-Beuren. Le phénotype comprenant une dimension vasculaire et cardiaque, seul un modèle intégré permet cette étude. Aucun autre modèle in vitro ou in sillico ne permet de reproduire ce phénotype. Concernant l’étude pharmacologique, des études préalables in vitro ont validé l’efficacité de la molécule testée sur sa cible mais seule une étude in vivo dans ce modèle de souris permettra d’évaluer le potentiel thérapeutique de ce traitement.
Réduction
Un maximum de 326 souris seront utilisés dans cette étude. Les groupes sont faits de manière à diminuer au maximum le nombre de souris utilisées en optimisant les tests non invasifs permettant un suivi longitudinal sur les mêmes souris. Au fur et à mesure de l'inclusion des données, des analyses statistiques seront réalisées. Si une différence statistiquement significative entre les conditions sauvage et pathologiques d’une part ou bien avant et après injection du composé d’autre part, les souris supplémentaires ne seront pas incluses, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre de souris par groupes a été déterminé par analyse statistique a priori et en fonction de notre expérience. Les effets pharmacologiques sur les propriétés cardiaques seront déterminés par des approches statistiques appropriées.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en environnement enrichi avec l'ajout d'un tunnel rouge, de frisottis et de buchette de peuplier à ronger dans la cage. Lors des accouplements, des carrés de cellulose sont ajoutés pour la nidification, et/ou un dôme refuge et un tunnel rouge pour les mâles isolés avant accouplement. Les électrocardiogrammes et échographies seront réalisées sous anesthésie gazeuse et la mesure de pression artérielle sera réalisée par un dispositif non invasif après une période d’habituation.
Choix des espèces
Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques du syndrome étudié. L'étude sera réalisée sur des souris à partir de 4 semaines et jusqu'à 32 semaines car les symptômes neurologiques apparaissent dès 4 semaines dans le modèle, en accord avec le développement de la pathologie chez l’Homme.
Impacts d’une exposition chronique périnatale à deux additifs alimentaires inorganiques riches en aluminium : évaluation de la toxicité chronique périnatale sur les fonctions cognitives et la sensibilité colique chez la souris. EU 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
696 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Les descendantes passent le labyrinthe en croix surélevé et le test de nage forcée, puis une mesure de sensibilité colique où un capteur inséré sous anesthésie gazeuse applique quatre paliers de vingt secondes, à des pressions croissantes de 20 à 80 mmHg, la souris restant en contention une vingtaine de minutes. Les mères sont exposées pendant la gestation et l'allaitement à deux additifs alimentaires riches en aluminium, hébergées seules à partir du quinzième jour de gestation, et les descendants surnuméraires sont tués pour prélèvement de tissus. Le porteur qualifie la nage forcée de procédure sévère, induisant un stress aigu important et une "phase de résignation comportementale", tout en écrivant que les nuisances attendues seront, prises une à une, "transitoires et relevant d'un caractère léger à modéré pour la plupart".
Objectifs
La population est exposée à l’aluminium (Al) surtout via l’alimentation, les produits transformés en étant les plus riches du fait d’additifs contenant ce métal. Chez l’Homme, des particules d’Al ont été observées dans le placenta et le méconium, démontrant une exposition fœtale. L’Al peut être neuro‑ et immunotoxiques, et son transfert maternofœtal peut induire des troubles cognitifs et comportementaux chez l’animal. Toutefois, la plupart de ces travaux utilisent du chlorure d’aluminium ou des nanoparticules d’aluminium, qui ne reflètent pas les formes physico‑chimiques des additifs alimentaires riches en Al, susceptibles de présenter une biodisponibilité et une distribution différentes. De plus, l’autorité européenne de sécurité des aliments souligne l’absence de données toxicologiques spécifiques pour l'Al provenant des additifs alimentaires, couvrant l'exposition pendant le développement et les conséquences potentielles sur la santé adulte. Du fait de l’immunotoxicité de l’Al, nous faisons l’hypothèse qu’une exposition dès la gestation à des additifs riches en Al pourrait perturber l’axe microbiote‑intestin‑cerveau, dont le déséquilibre est impliqué dans des pathologies chroniques comme les maladies inflammatoires intestinales ou les maladies comportementales. Le projet qui se déroulera dans 2 établissements (EU1 et EU2), visera à évaluer chez la souris les effets d’une exposition, depuis la vie in-utéro à l’âge adulte, à deux additifs riches en Al. Nous explorerons si une exposition à ces additifs induit i) des modifications du microbiote intestinal et ii), le développement de troubles anxio-dépressifs et une hypersensibilité colique à différents âges (post-sevrage et adulte). Pour ce projet, des souris femelles seront exposées pendant la gestation et la lactation à ces additifs via l’alimentation à des doses pertinentes pour l’Homme. La descendance sera ensuite exposée aux mêmes régimes jusqu'à l'âge adulte pour étudier les impacts sur le comportement et la sensibilité colique. Pour chaque sexe, les petits seront répartis en plusieurs groupes, comprenant un groupe non traité, des groupes exposés aux additifs, et un groupe exposé au chlorure d’aluminium, utilisé comme référence soluble de l’Al. Ce dernier groupe permettra de comparer les effets des additifs riches en Al à ceux d’une forme dissoute de l’élément, et ainsi de discriminer dans les effets observés la part liée à l’Al en tant que tel.
Bénéfices attendus
Ce projet chez la souris nous permettra d’approfondir nos connaissances sur l’impact d’une exposition orale chronique à deux additifs contenant de l’Al sur la barrière intestinale et ses conséquences sur le développement de maladies chroniques comme le syndrome de l’intestin irritable et les pathologies anxiodépressives. Les données obtenues dans ce projet réalisé à des doses d’exposition humaine permettront également d’aider les agences de sécurité alimentaire et les responsables des politiques publiques à formuler des recommandations sur les limites de teneur en Al des additifs alimentaires pour une utilisation sans danger pour la femme enceinte, le nouveau-né, l’enfant et l’adulte.
Procédures
Site 1/2 Des prélèvements de fèces sur les mères (sauf pendant la gestation et la lactation) et sur la descendance (après le sevrage) seront effectués une fois par semaine tout au long de l’expérience. Les souris seront isolées pendant 5 minutes dans des cages classiques sans sciure pour permettre de récolter les fèces. Les femelles gestantes seront mis en hébergement individuel du 15ème jour de gestation soit 6 jours jusqu’au sevrage des petits. Conformément au schéma go/no-go du projet, un minimum de 56 et un maximum de 168 femelles gestantes seront mis en hébergement individuel. Site 2/2 : Des prélèvements de fèces seront réalisés une fois par semaine tout au long de l’étude. Chaque animal sera soumis à deux tests comportementaux réalisés une seule fois chacun à 24 heures d’intervalle : le premier test nous renseignera sur la dépression (durée : 5 minutes) alors que le second (durée : 6 minutes) nous permettra d’explorer l’état d’anxiété des animaux. En amont de la mesure de sensibilité colique qui sera réalisée une seule fois par animal, une phase d’habituation progressive au dispositif de contention sera réalisée sur 5 jours. Pour cette mesure, il sera appliqué 4 paliers de 20 secondes, répétée toutes les 5 minutes, avec des pressions intra coliques croissantes de 20 à 80 mmHg, à l’aide d’un capteur inséré sous anesthésie gazeuse brève dans la partie distale de la lumière colique. La durée totale de la phase de distension est d’environ 20 minutes, durant lesquelles l’animal reste en contention, hors phase d’habituation initiale.
Impact sur les animaux
Sur le site 1 et 2, les animaux seront exposés aux additifs à des doses définies à partir de l’exposition humaine, susceptibles d’induire des modifications fonctionnelles sans apparition de signes cliniques évidents de mal‑être, correspondant à des nuisances légères. Les prélèvements de fèces induiront un stress léger lié à un hébergement individuel transitoire de quelques minutes. Sur le site 1 : L’hébergement individuel des femelles gestantes à partir du 15ème jour de gestation constitue une source de stress modéré compensé par un enrichissement renforcé et le maintien de contacts visuels et vocaux. Sur le site 2, le test du labyrinthe en croix surélevé induit un stress léger à modéré, de courte durée, lié à l’exposition à un environnement anxiogène. Le test de nage forcée constitue une procédure sévère, induisant un stress aigu important, une contrainte physique et une phase de résignation comportementale. La sensibilité colique provoque un inconfort modéré à sévère, limité aux phases de mesure. L’insertion du capteur induira un stress léger et transitoire lié à la manipulation et à l’anesthésie. Elle est associée à un dispositif de contention qui constitue une contrainte modérée liée à l’immobilisation partielle de la souris indispensable à la fiabilité de la mesure. Prises individuellement, les nuisances attendues seront transitoires et relevant d’un caractère léger à modéré pour la plupart, elles pourront pour certaines s’avérer aigues. L’accumulation de certaines d’entre elles relèvera donc d’un degré « sévère ».
Devenir
Les mâles reproducteurs, les mères ainsi que les descendants surnuméraires seront mis à mort pour prélèvement de tissus (biodistribution, organoïdes). A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélever leurs tissus pour des analyses permettant de répondre à la question scientifique.
Remplacement
Les impacts directs des additifs alimentaires sur l’épithélium intestinal, le microbiote et les cellules immunitaires peuvent être évalués par des approches in vitro ou ex-vivo à l’aide respectivement d’organoïdes intestinaux, de lignées cellulaires immunitaires ou de digesteurs artificiels. Ces approches sont actuellement mises en place pour ce projet, toutefois elles ne permettent pas aujourd'hui de reproduire la complexité des échanges entre la mère et le fœtus et le dialogue microbiote-intestin-cerveau, ni même d’évaluer les effets comportementaux et la sensibilité colique consécutive à une exposition orale tout au long de la vie..
Réduction
Nous avons recours à une stratégie de réduction fondée sur un calcul de puissance réalisé à partir de nos résultats antérieurs d’études similaires. Le calcul a été mené sur les critères les plus variables, à savoir la distension colorectale et les paramètres comportementaux. Cela conduit à un effectif de 10 animaux par sexe et par groupe dans la descendance pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Le dimensionnement de la génération parentale repose sur un taux de fécondité d’environ 65% observé dans nos études précédentes : l’utilisation de 7 femelles et 2 males pour viser 5 gestations pour chaque groupe expérimental représente un compromis qui permet d’atteindre en moyenne les 20 descendants par groupe sans générer d’excès d’animaux. Sur l’ensemble du projet, un minimum 232 animaux et au maximum 696 animaux seront nécessaires.
Raffinement
1/2 : Dans le cas où un animal présenterait des signes de souffrance, il sera retiré de l'étude et des soins adaptés pratiqués. Le cas échéant une euthanasie sera pratiquée par le responsable du projet sur les conseils du vétérinaire référent. Le transfert vers le site 2, sera fait par un transporteur spécialisé. Les animaux seront transportés dans un véhicule climatisé dans des cages agréées avec l’aliment des régimes expérimentaux et gel d’hydratation. Puis une période d’acclimatation de 14 jours sera réalisée sur le site d’accueil. 2/2 : Afin de réduire une éventuelle souffrance, nous utiliserons des grilles de score et l’application de points limites adaptés. les animaux seront manipulés de manières douces. La douleur sera abrégée sans délai via l’administration d’antalgique dérivé de la morphine, ou si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20% sur 3 jours, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Les animaux seront habitués aux expérimentateurs et aux manipulations (Préhension, contention pour la sensibilité colique, eau thermostatée pour le test de comportement). Lors du test comportemental réalisé dans l’eau, celle-ci est maintenue à température contrôlée (23–25°C) afin de limiter le stress thermique, et les animaux sont séchés délicatement à l’aide de papier absorbant puis replacés dans une cage propre maintenue sur tapis chauffant afin de favoriser leur récupération et le retour à une température corporelle normale.
Choix des espèces
La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier le microbiote, l’intestin, le foie et le cerveau. Les souris mâles et femelles seront utilisées à l’âge adulte (8 semaines) afin qu'elles soient capables de procréer et les descendants seront utilisés au jeune âge (post sevrage) et à l’âge adulte. Cela permettra d’étudier les impacts d’une exposition périnatale suivie d’une exposition post-sevrage sur le développement des fonctions cérébrales, intestinales, ainsi que son maintien chez l’adulte.
Etude comportementale et fonctionnelle du modèle de cholestase hépatique par BDL chez le rat pour l’évaluation de stratégies thérapeutiques.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Une opération bloque l'écoulement de la bile hors du foie, ce qui installe progressivement une maladie hépatique et, avec elle, une atteinte du cerveau. 1 355 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 1 340 tués à l'issue et 15 réutilisés dans d'autres études. Le porteur écrit que l'intervention peut provoquer des douleurs les premiers jours, puis une baisse d'activité, une perte de poids et d'autres signes liés à l'atteinte du foie et du cerveau, sur cinq semaines de suivi. Les rats passent des tests deux fois par semaine, de cinq à vingt minutes, décrits comme simples et destinés à mesurer un ralentissement des mouvements ou des troubles de la mémoire, sans qu'aucun de ces tests soit nommé.
Objectifs
Ce projet vise à développer et étudier un modèle chez le rat dans lequel la bile, un liquide produit par le foie, ne peut plus circuler normalement. Cette situation permet de reproduire une maladie du foie et de mieux comprendre une complication grave appelée encéphalopathie hépatique. Cette complication touche le cerveau et peut entraîner des difficultés à se concentrer, des changements de comportement, une désorientation, ou encore des troubles plus importants. Dans les cas les plus graves, elle peut aller jusqu’au coma. Cette maladie a des conséquences importantes sur la vie des patients et peut mettre leur vie en danger.
Bénéfices attendus
Dans ce projet, des tests simples seront réalisés pour observer le comportement et les mouvements des animaux. Cela permet de repérer et de mesurer les troubles liés à la maladie, comme un ralentissement des mouvements, moins d’activité, des difficultés à se déplacer, ou des problèmes de mémoire. Ces observations seront faites régulièrement pour suivre l’évolution de la maladie au fil du temps et voir comment elle affecte le cerveau en parallèle de l’atteinte du foie. Ces informations sont importantes car elles permettent de mieux comprendre cette complication, mais aussi d’évaluer sa gravité et de tester l’efficacité de nouveaux traitements. À terme, ce travail pourrait aider à améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies graves du foie.
Procédures
Les animaux réaliseront des tests de comportement deux fois par semaine pendant une période maximale de 5 semaines. Chaque test dure entre 5 et 20 minutes. Des prélèvements de sang seront également effectués sous anesthésie pour éviter toute douleur : un premier au début de l’étude, puis un dernier à la fin. Pour certains animaux, un prélèvement supplémentaire sera réalisé une fois par semaine après l’opération. Les quantités de sang prélevées restent limitées et respectent les recommandations, afin de ne pas nuire à la santé des animaux.
Impact sur les animaux
Les tests réalisés pour observer le comportement des animaux sont simples et ne provoquent qu’une gêne légère et temporaire, liée surtout à la manipulation ou au fait d’être placés dans un environnement nouveau. Ils sont courts et espacés dans le temps pour limiter le stress. Les principales contraintes viennent du modèle lui-même, qui repose sur une opération permettant de bloquer l’écoulement de la bile et d’induire progressivement une maladie du foie. Cette intervention peut entraîner des douleurs après l’opération, surtout les premiers jours. Avec le temps, la maladie peut également affecter l’état général des animaux, avec moins d’activité, une perte de poids, ou d’autres signes liés à l’atteinte du foie et du cerveau. Les animaux sont surveillés de près tout au long de l’étude afin de limiter au maximum la douleur, le stress et la dégradation de leur état.
Devenir
Concernant la Procédure n°1 : les animaux seront réutilisés et replacés dans d'autres études. Pour la Procédure n°2 : tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser les analyses de caractérisation du modèle. Enfin, la Procédure n°3 : tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser les analyses pour étudier les effets des molécules d'intérêt.
Remplacement
Aujourd’hui, il n’est pas possible d’étudier cette maladie sans utiliser des animaux vivants. Cette affection est très complexe, car elle touche en même temps plusieurs organes, notamment le foie et le cerveau, et provoque des déséquilibres importants dans le corps ainsi que des modifications du comportement. Ces phénomènes sont liés entre eux et ne peuvent pas être reproduits correctement en laboratoire avec des cellules, des tissus isolés ou des outils informatiques. Même si certaines méthodes permettent d’étudier des aspects précis de la maladie, elles ne permettent pas de comprendre ses effets sur l’ensemble de l’organisme. L’utilisation d’animaux reste donc nécessaire pour mieux comprendre cette maladie et ses conséquences, notamment sur le cerveau et le comportement.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est réduit au strict minimum nécessaire. L’organisation des études est pensée pour limiter leur utilisation tout en garantissant des résultats fiables. Lorsque cela est possible, les mêmes groupes d’animaux sont utilisés pour plusieurs mesures, et toutes les informations recueillies sont exploitées au maximum. Des premières études permettent aussi de mieux cibler les moments clés de la maladie, afin d’éviter d’utiliser des animaux de manière inutile par la suite. De plus, le suivi du comportement se fait grâce à des méthodes simples qui permettent d’observer plusieurs fois les mêmes animaux au fil du temps, sans en utiliser davantage. Enfin, des groupes spécifiques sont parfois nécessaires, mais leur nombre reste limité pour éviter toute utilisation excessive d’animaux.
Raffinement
Une attention particulière est portée au bien-être des animaux tout au long de l’étude. Tout est mis en œuvre pour limiter au maximum la douleur, le stress et l’inconfort. Les interventions sont réalisées par du personnel formé, sous anesthésie, avec des traitements contre la douleur avant et après l’opération. Les animaux sont surveillés de près après l’intervention et pendant toute la durée de l’étude, afin de vérifier leur état général, leur alimentation, leur hydratation et leur comportement. Si nécessaire, des soins supplémentaires sont apportés, comme une alimentation adaptée ou un apport en liquide, pour éviter une dégradation de leur état. Les tests réalisés sont simples, de courte durée et peu contraignants. Si un animal montre des signes de souffrance trop importants, l’expérience est arrêtée et une euthanasie est réalisée rapidement afin d’éviter toute douleur inutile.
Choix des espèces
Le rat est souvent utilisé pour étudier les maladies du foie et leurs effets sur le cerveau, car son fonctionnement est bien connu. Cela permet de reproduire de manière fiable l’évolution de la maladie observée chez l’être humain, avec des atteintes du foie qui peuvent entraîner des troubles du comportement et du fonctionnement cérébral. Le rat a aussi des comportements variés, ce qui permet d’observer facilement des changements comme des difficultés à se déplacer, à apprendre ou une altération de l’état général. Les études sont réalisées chez de jeunes animaux adultes, car leur organisme est suffisamment développé pour réagir correctement à la maladie. Leur système de défense fonctionne bien à cet âge, ce qui permet d’obtenir des résultats fiables.
Détermination de la dose maximale tolérée et/ou de la dose maximale tolérée après administrations répétées de substances expérimentales chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 150
Le protocole dépend de la substance qu'un commanditaire souhaite évaluer, biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne. 800 rongeurs, 650 souris et 150 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, modéré ou sévère, 780 tués à l'issue et 20 pouvant être réutilisés s'ils n'ont reçu qu'une seule administration et sont restés moins d'une semaine en procédure sans signe clinique. Chacun peut subir trois prélèvements de sang par la jugulaire et par jour, trois par côté à la saphène sur vingt-quatre heures, une pesée quotidienne, et jusqu'à une heure d'hébergement individuel en cage sans aucun enrichissement. Le porteur écrit que les méthodes de remplacement ne reproduisent pas encore l'ensemble des interactions d'un organisme vivant complet, et qualifie d'"indispensables" les données produites pour sélectionner les candidats les plus prometteurs.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer la tolérance de nouveaux candidats thérapeutiques chez des rongeurs (souris ou rats) avant leur éventuelle utilisation chez l’être humain. Les substances étudiées peuvent être de différentes natures (biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne) et sont administrées aux animaux afin d’observer leur réaction à court terme après une ou plusieurs administrations. L’objectif est d’identifier les quantités de substance pouvant être administrées sans provoquer d’effets indésirables importants, ainsi que de mieux comprendre les éventuels signes de toxicité associés. Les animaux seront suivis régulièrement afin de détecter toute modification de leur état général, de leur comportement ou de leurs fonctions physiologiques. Les résultats obtenus permettront de mieux définir les conditions d’utilisation des futurs traitements et de choisir les doses adaptées pour les étapes suivantes de leur développement.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à obtenir des informations essentielles sur la sécurité et la tolérance de nouveaux candidats thérapeutiques avant d’envisager des étapes ultérieures de leur développement. Les substances étudiées peuvent être de différentes natures (biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne) et nécessitent une évaluation préalable afin d’identifier les quantités pouvant être utilisées sans provoquer d’effets indésirables importants. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre la réaction de l’organisme face à ces nouveaux traitements, d’identifier d’éventuels effets secondaires et de déterminer les conditions d’utilisation les plus adaptées pour les futures études. Ces informations sont indispensables pour sélectionner les candidats thérapeutiques les plus prometteurs et réduire les risques avant de poursuivre leur développement. L’utilisation de rongeurs est nécessaire car certains effets d’un traitement, comme sa diffusion dans l’organisme, sa transformation et son impact global sur les fonctions biologiques, ne peuvent pas être évalués uniquement avec des méthodes alternatives. Les modèles utilisés permettent ainsi d’obtenir des données complémentaires indispensables à l’évaluation de la sécurité des futurs traitements. Ce projet contribue également à améliorer la conception des études suivantes en permettant d’éviter l’utilisation de doses inappropriées et de limiter l’exposition inutile des animaux à des effets indésirables. Les procédures seront réalisées dans le respect des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), avec un nombre d’animaux limité au strict nécessaire, des méthodes optimisées et des critères d’arrêt définis afin de préserver au mieux leur bien-être. Le bénéfice attendu est donc de fournir des connaissances permettant de développer de nouveaux traitements de manière plus sûre, plus efficace et mieux adaptée aux besoins futurs en santé humaine ou vétérinaire.
Procédures
La randomisation pour former des groupes homogènes peut entrainer un stress de 1-2j lié au changement de congénères (une seul fois). Les traitements peuvent être administrés par voies : • Orale sur animaux vigiles (moins d’1 min) • Sous-cutanée sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) • Intrapéritonéale sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) • Intraveineuse sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) Les animaux seront pesés (moins de 5 min, tous les jours) pouvant entrainer un stress leger Les prélèvements sanguins seront effectués par voies : • Jugulaire (3 prélèvements par jugulaire/jours) (moins d’1 min) • Saphène (3 prélèvements par coté sur 24h) (moins d’3 min) • Queue (2 prélèvements / 24h), (moins d’1 min) Pour les prélèvements individuels d’urine/fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement (max une heure). Les prélèvements de tissus/organes seront réalisés sur animaux euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent présenter des effets indésirables liés aux substances administrées ou aux différentes manipulations réalisées au cours de l’étude. La nature et l’intensité de ces effets peuvent varier en fonction du produit étudié, de la dose administrée et de la méthode d’administration utilisée. Les effets observés peuvent inclure une diminution temporaire de l’activité, des changements de comportement, une perte de poids, une modification de l’alimentation ou de l’hydratation, ainsi que plus rarement des signes plus importants affectant l’état général (par exemple des troubles de la mobilité, des difficultés respiratoires ou des signes neurologiques). Ces effets peuvent apparaître peu de temps après l’administration et être transitoires, mais dans certains cas ils peuvent persister plusieurs jours. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de détecter rapidement toute dégradation de leur état de santé. Des critères d’arrêt sont définis afin d’éviter une souffrance inutile. Les administrations de produits peuvent également provoquer des réactions locales au point d’injection ou d’administration, telles qu’une irritation, une inflammation ou une gêne temporaire. Les prélèvements biologiques peuvent entraîner une douleur légère et de courte durée liée à la ponction. Les manipulations répétées peuvent également générer un stress temporaire. Certaines procédures, comme l’administration orale par gavage ou les prélèvements réalisés sous anesthésie, peuvent entraîner un stress ou des effets liés à l’anesthésie, généralement limités à la durée de l’intervention. L’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel formé, avec des méthodes adaptées visant à limiter le stress, la douleur et l’inconfort des animaux, conformément aux principes de bien-être animal et des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement).
Devenir
Les animaux ayant fait l’objet de plusieurs gestes techniques et reçu des traitements, aucune autre utilisation ne peut être envisagée. Tous les animaux inclus dans les groupes de traitement, ayant reçu plus d’un traitement ou étant resté plus d’une semaine en procédure, seront mis à mort à l’issue de chaque procédure (la méthode utilisée étant l’une de celles autorisées par la Directive 2010/63). Les animaux ayant reçu une administration unique et étant restés moins d’une semaine en procédure sans signes cliniques indésirables et rétrospectivement évaluer en gravité légère pourront être réutiliser.
Remplacement
Des méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux, telles que les modèles cellulaires, les tissus cultivés en laboratoire ou les outils informatiques, sont utilisées lorsque cela est possible afin d’étudier les nouveaux candidats thérapeutiques. Ces approches permettent notamment d’obtenir des premières informations sur l’activité des produits et d’identifier certains effets indésirables potentiels. Cependant, ces méthodes ne permettent pas encore de reproduire l’ensemble des interactions qui se produisent dans un organisme vivant complet. L’efficacité et la tolérance d’un traitement peuvent dépendre de nombreux facteurs, comme sa diffusion dans le corps, sa transformation par les organes, son élimination et les réponses coordonnées de différents systèmes biologiques. Dans le cadre de ce projet, l’utilisation de souris ou de rats reste donc nécessaire pour obtenir des informations sur la sécurité globale des composés étudiés avant de poursuivre leur développement. Le recours aux animaux sera limité aux expériences indispensables, avec une sélection adaptée du modèle utilisé et une optimisation des procédures afin de réduire le nombre d’animaux et de limiter au maximum les contraintes qui leur sont imposées, conformément aux principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement)
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, les études seront conçues de manière progressive et avec des effectifs limités au strict nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Lorsque cela est possible, un même animal pourra contribuer à plusieurs étapes d’évaluation, ce qui permet d’éviter de répéter inutilement certaines expériences. Les premières phases seront réalisées sur de petits groupes afin d’identifier rapidement les doses les mieux tolérées et de limiter le recours à des groupes plus importants. Les résultats seront analysés avec soin afin d’exploiter au mieux chaque étude et d’éviter de refaire des essais déjà réalisés. Les données obtenues pourront également servir à orienter les études suivantes et ainsi réduire le nombre total d’animaux nécessaires. La conception des études tiendra compte des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) afin de garantir une utilisation responsable des animaux tout en permettant d’obtenir les informations scientifiques nécessaires au développement de futurs traitements.
Raffinement
Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites dans le respect des règles en vigueur relatives au bien-être animal. Les manipulations, administrations de substances et prélèvements seront effectués par du personnel formé et expérimenté afin de limiter au maximum le stress, l’inconfort et la douleur des animaux. Une surveillance régulière des animaux sera mise en place pendant toute la durée des études afin de suivre leur état général, leur comportement et détecter rapidement tout signe inhabituel pouvant être lié aux traitements administrés. Une attention particulière sera portée aux animaux susceptibles de présenter des effets indésirables, avec une adaptation du suivi si nécessaire. Des critères d’arrêt anticipé seront définis afin d’éviter toute souffrance inutile. Si un animal présente une altération importante de son état de santé, des mesures adaptées seront prises, pouvant inclure l’arrêt de la procédure ou une prise en charge appropriée. Les conditions d’hébergement seront optimisées grâce à un environnement adapté et à des mesures d’enrichissement permettant de favoriser le bien-être des animaux tout au long de l’étude. Les protocoles seront conçus pour utiliser uniquement le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats fiables. Les administrations et prélèvements seront réalisés selon des méthodes adaptées, en limitant leur fréquence et leur intensité autant que possible. Une approche progressive des études permettra d’identifier les niveaux de traitement bien tolérés tout en évitant d’exposer inutilement un grand nombre d’animaux à des effets indésirables. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans le respect des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) afin de concilier les objectifs scientifiques du projet avec la protection du bien-être animal.
Choix des espèces
Les souris et les rats ont été choisis pour ce projet car ce sont des espèces couramment utilisées dans la recherche biomédicale, notamment pour évaluer la sécurité et la tolérance de nouveaux traitements avant leur éventuelle utilisation chez l’être humain. Les connaissances scientifiques disponibles sur ces espèces permettent de mieux interpréter les résultats obtenus et de comparer les effets observés avec ceux d’autres études. Ces animaux présentent également des caractéristiques adaptées aux objectifs du projet : leur taille permet de réaliser les administrations de substances, les suivis de l’état général et certains prélèvements nécessaires aux analyses. Ils permettent ainsi d’évaluer la manière dont un nouveau produit est toléré par un organisme vivant dans son ensemble. Les animaux utilisés seront principalement des animaux, mâles ou femelles, adultes ou ayant atteint un stade de développement suffisant pour les procédures prévues. Ce choix permet de travailler avec des animaux dont les fonctions biologiques sont suffisamment matures et de limiter les variations liées à la croissance. L’utilisation d’animaux adultes permet ainsi d’obtenir des résultats plus homogènes et plus représentatifs lors de l’évaluation de la tolérance des substances étudiées. Le choix de ces espèces et de ce stade de développement permet donc d’obtenir les informations nécessaires au développement de futurs traitements tout en utilisant des modèles adaptés aux objectifs scientifiques du projet.
Mise au point d’une méthode d’enregistrement de signaux cérébraux chez l’oiseau chanteur
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Chaque diamant mandarin subit deux interventions chirurgicales dans le cerveau, de quatre à huit heures chacune, précédées d'une privation d'eau et de nourriture de trente minutes, et vit jusqu'à soixante jours seul dans une cage placée en caisson d'isolation acoustique. 90 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie d'entre eux reliés trois heures par jour, dix jours au maximum, à un câble qui limite leurs mouvements. Le porteur écrit que ce projet s'inscrit dans une "démarche d'amélioration du bien-être des animaux", l'appareil sans fil visé devant rendre à ces oiseaux le vol et les interactions sociales. Quatre-vingts d'entre eux seront tués et leur cerveau prélevé pour analyses, les dix n'ayant subi aucune chirurgie retournant à la colonie du laboratoire.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale destiné à être utilisé chez des petits oiseaux. Dans un premier temps, nous mettrons en place une version filaire du dispositif qui, dans ce cas, fait que les oiseaux sont reliés par un câble au système d'acquisition des données, limitant de fait leurs mouvements. Cette version filaire est pour autant nécessaire pour valider la technologie que nous adapterons dans un second temps sur un dispositif sans fil. Le format sans fil est particulièrement avantageux, car il permet aux animaux de se déplacer et d'interagir librement sans les contraintes physiques imposées par des installations filaires. Les deux systèmes (filaire et sans fil) permettont l'enregistrement simultané de l'activité neuronale de multiples neurones situés dans plusieurs zones du cerveau pendant le comportement naturel - nous nous intéressons ici au comportement de chant des oiseaux. Cela est essentiel pour comprendre comment différentes régions du cerveau se coordonnent lors de l'exécution de comportements complexes, tels que la communication vocale et l'interaction sociale. Ce projet s'inscrit non seulement dans une démarche d'amélioration du bien-être des animaux, mais il vise également à augmenter la qualité et l'interprétabilité des données en minimisant les artefacts liés au stress et les restrictions comportementales non naturelles. Le dispositif sera développé et validé chez des diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata). Le diamant mandarin est un modèle d'oiseau chanteur largement utilisé en neurosciences. Les mâles adultes sont très sociables et vocaux, s'adonnant à une communication vocale et non vocale, en particulier dans leurs interactions avec les femelles. Cela les rend particulièrement adaptés à l'étude des réponses neuronales dans des contextes sociaux et sensoriels, ce qui correspond étroitement à nos objectifs de recherche. Si ces oiseaux s'accomodent de dispositifs filaires d'enregistrements d'activité cérébrale, il n'en reste pas moins que cela limite de fait les possibilités de mouvement de leur part et les études possibles. Mettre au point une solution sans fil est donc critique tant d'un point de vue scientifique qu'éthique, afin d'étudier le comportement d'individus placés dans des conditions plus écologiques permettant notamment le vol et des interactions sociales plus nourries.
Bénéfices attendus
Le principal avantage de ce projet réside dans le développement d'un outil sans fil de mesure de l'activité des neurones du cerveau. Bien que des dispositifs aient été développés, ils ne sont pas applicables chez des petits oiseaux, du fait des contraintes de poids limités susceptibles d'être portés par des oiseaux. Notre approche vise à effectuer des enregistrements simultanés à partir de plusieurs régions du cerveau tout en permettant une plus grande liberté de mouvements des oiseaux (notamment le vol libre) et d'interactions sociales. De plus, la méthode de quantification de l'activité neuronale que nous utilisons peut être utilisée pour enregistrer différents systèmes de signalisation neuronale (par ex. calcium, dopamine). Le projet permettra également de générer un ensemble de données uniques comprenant l'activité de multiples neurones localisés dans plusieurs structures cérébrales en même temps que des enregistrements audio et vidéo pendant les interactions sociales entre mâles et femelles. À long terme, le système sans fil pourra être adapté pour d'autres animaux vivant en groupe. Cela créera de nouvelles opportunités pour étudier l'activité cérébrale distribuée qui sous-tend les comportements sociaux complexes chez différentes espèces.
Procédures
Les animaux seront placés dans des cages individuelles, elles-mêmes placées dans des caissons d'isolation acoustique afin de pouvoir enregistrer leurs vocalisations dans les meilleurs conditions possibles, leurs vocalisations étant enregistrées automatiquement, sans intervention requise. Les oiseaux seront quotidiennement mis en contact avec une femelle accompagnatrice qui sera présentée pendant au minimum 3h consécutives soit dans une cage adjacente, soit directement dans la cage de vie des sujets. Ces derniers resteront dans le caisson pendant 60 jours maximum. Les oiseaux seront soumis à deux procédures chirurgicales pour les manipulations intracérébrales, chaque intervention durant entre 4 et 8h. Ces deux procédures seront suffisamment espacées dans le temps (30 jours) pour permettre une récupération complète des invididus. Les vocalisations émises spontanément par les oiseaux seront enregistrées pendant toute la durée de l'expérience, et des sons pourront être diffusés. Une partie des oiseaux seront reliés par un fil à un système d'acquisition, limitant de fait leurs mouvements. Cela durera 3h et sera répété 10 jours maximum.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables associés à ce projet sont ceux liés aux interventions chirurgicales. Chaque oiseau subira deux interventions chirurgicales stéréotaxiques, d'une durée totale dde 4 à 8 heures. Avant chaque intervention, les oiseaux seront placés en restriction hydrique et alimentaire pour une durée de 30 minutes. L'intervention chirurgicale provoquera une douleur et une gêne légères et temporaires, même si elle est réalisée sous anesthésie et qu'une combinaison de différents analgésiques est utilisée. Toutefois, d'après notre expérience, les oiseaux reprennent généralement une alimentation et un toilettage normaux dans les 1 à 2 heures suivant l'intervention chirurgicale et le réveil de l'anesthésie, et la cicatrisation complète est prévue dans les 3 à 4 jours. Pendant toute la durée de l'expérience, les oiseaux seront placés dans des cages individuelles. Une femelle accompagnatrice sera présentée quotidiennement soit dans une cage adjacente, soit dans la même cage afin de favoriser les interactions sociales.
Devenir
Les animaux (n=80 maximum) ayant subi des procédures invasives seront euthanasiés et leur cerveau collecté pour analyses histologiques. Les animaux n'ayant subi aucun procédure chirurgicale (n=10) retourneront à la colonie du laboratoire.
Remplacement
Les systèmes in vitro (par exemple, les cultures cellulaires, les coupes cérébrales, les organoïdes) fournissent des informations précieuses sur les mécanismes cellulaires. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire l'activité neuronale du comportement naturel chez les animaux en interaction. Ce projet nécessite des enregistrements in vivo pour mettre au point un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale et étudier comment différentes régions du cerveau se coordonnent pendant les comportements sensoriels et sociaux. Ces objectifs dépendent de la complexité totale de l'animal vivant et ne peuvent donc pas être atteints avec des alternatives non animales.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au minimum en structurant le projet en deux étapes consécutives. Tout d'abord, une version filaire du dispositif de quantification de l'activité neuronale sera validée ; ce n'est qu'après avoir réussi cette étape qu'une version sans fil sera testée, techniquement plus difficile à mettre en oeuvre. Cette approche par étapes garantit que chaque étape aborde des défis techniques spécifiques, évitant ainsi l'utilisation inutile d'animaux. À chaque étape, nous commencerons avec un petit nombre d'oiseaux plutôt que d'utiliser la cohorte complète. Cela nous permettra d'aborder étape par étape les questions techniques ou méthodologiques spécifiques et d'optimiser les procédures avant de poursuivre. Chaque étape sera finalisée une fois ses objectifs atteints, garantissant ainsi que l'utilisation d'animaux reste justifiée et minimale tout au long du projet.
Raffinement
L'anesthésie sera soigneusement surveillée afin de garantir une profondeur suffisante mais non excessive pendant l'intervention chirurgicale, et une combinaison d'analgésiques sera administrée avant, pendant, à la fin de l'intervention chirurgicale et pendant la période de récupération postopératoire afin de maximiser le soulagement de la douleur. Les médicaments utilisés seront préchauffés à la température corporelle des oiseaux afin de minimiser l'inconfort. Pendant la période de récupération postopératoire, en plus de l'analgésie par voie orale, de la nourriture à base d'œufs mélangée à du glucose sera placée sur le sol de la cage pour faciliter l'accès, et les oiseaux seront logés avec un accès visuel et acoustique à des femelles de la même espèce afin de réduire le stress. Afin de réduire le stress et l'inconfort pendant les expériences, des dispositifs de soutien ou factice seront utilisés dans un premier temps, afin de permettre aux oiseaux de s'adapter progressivement aux conditions expérimentales. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement. Si des signes de douleur ou de détresse sont observés, des analgésiques, antibiotiques et solution de glucose seront administrés. Pendant toute l'expérience, les individus seront placés dans des cages avec divers enrichissements (miroir, perchoirs à différentes hauteurs, nourriture variées) et une congénère sera placée soit dans une cage à proximité soit dans la cage d'hébergement pour favoriser les interactions sociales.
Choix des espèces
Les diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata) ont été sélectionnés pour ce projet pour deux raisons principales. Premièrement, ils sont très vocaux et sociables. Les mâles adultes chantent et font la cour aux femelles, ce qui fournit des comportements quantifiables pertinents pour l'étude de la communication vocale et sociale. Deuxièmement, les diamants mandarins constituent un modèle neurobiologique bien établi. Les noyaux cérébraux spécialisés de leur système vocal ont été largement caractérisés sur le plan anatomique et fonctionnel, ce qui permet de les comparer à la littérature existante et de valider les performances de notre nouveau dispositif. Seuls des diamants mandarins adultes seront utilisés, car les mâles adultes produisent des chants et des parades nuptiales destinés aux femelles. Les adultes sont également robustes, ce qui leur permet de supporter des implants cérébraux et de se rétablir de manière fiable.
Enseignement de propédeutique de l’appareil génital des carnivores domestiques
- Enseignement supérieur
Un léchage excessif, une perte de poils ou des déplacements répétitifs entraînent l'évaluation immédiate du chien concerné et, s'il le faut, l'interruption du protocole pour lui. 14 chiens adultes, âgés de 4 à 6 ans, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous restent en vie à l'issue. Les femelles subissent un frottis vaginal et une insémination artificielle, les mâles une récolte de sperme, une heure par semaine pendant dix semaines ou deux fois par semaine pendant cinq semaines, selon les emplois du temps des étudiants. Ces examens servent à former 160 étudiants vétérinaires par an, l'intérêt du projet résidant, selon l'établissement, dans une "offre de formation" destinée à leur donner un niveau d'expertise.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est la formation d’étudiants vétérinaires. Il est nécessaire pour permettre aux étudiants de comprendre la mise en œuvre des différents examens de l’appareil génital et de les pratiquer en toute sécurité tant pour l’animal, pour le propriétaire que pour eux-mêmes. Ces examens sont dans un premier temps réalisé par l’enseignant pour démonstration puis, sous son contrôle direct, par les étudiants pour apprentissage.
Bénéfices attendus
L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches d'enseignement dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des étudiants vétérinaires.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un examen clinique de leur appareil génital. Les femelles seront soumises à un frotti vaginal et une insemination artificielle et les males à une récolte de sperme. La procédure dure 1h maximum, une fois par semaines pendant 10 semaines ou 2 fois par semaines pendant 5 semaines selon les emplois du temps des étudiants.
Impact sur les animaux
D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux. Les examens réalisés ne sont pas douloureux dans les conditions de mise en œuvre mais peuvent être générateurs de stress.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux sont maintenus en vie car la procédure est très bien tolérée par les animaux. il n'y a pas d'effet cumulatif.
Remplacement
Le chien est l’espèce cible et il n’existe pas de modèle ou moyen alternatif.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum ainsi que la taille des sous-groupes d’étudiants afin de pouvoir effectuer les démonstrations et les gestes pratiques dans les meilleures conditions pour les animaux. Cette procédure permettra de former 160 étudiants par an.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera surveillé tout au long des journées d’enseignement et également les journées suivantes par le personnel animalier. Une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible. Eu égard à la nature de ce projet, il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait leur remplacement Les animaux sont des adultes (4 et 6 ans) afin de reproduire le type d’examen clinique que les étudiants auront à faire dans l’exercice professionnel.
Purpura thrombopénique immunologique : évaluation de l’efficacité de molécules thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
1 800 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir jusqu'à cinq administrations pour déclencher la maladie puis jusqu'à quarante administrations de composés, toutes sur souris éveillée. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré, avec cinq prises de sang au maximum puis un prélèvement terminal sous anesthésie gazeuse, et toutes les souris sont tuées pour des analyses immunologiques et histologiques. Le porteur écrit que les injections répétées peuvent provoquer de petits hématomes, et que la contention et la piqûre entraînent une douleur légère de quelques secondes. Aucun traitement ne guérit aujourd'hui le purpura thrombopénique immunologique, et l'attente affichée se limite à une hausse du taux de plaquettes chez les groupes traités.
Objectifs
Le Purpura Thrombopénique Immunologique (PTI) est une maladie rare dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur les plaquettes, des cellules du sang indispensables pour arrêter les saignements. Cette destruction entraîne une diminution du nombre de plaquettes, appelée thrombopénie, qui peut provoquer l'apparition de bleus, de petites taches rouges sur la peau ou des saignements plus importants. Même si cette maladie n'est généralement pas douloureuse, elle peut avoir un impact important sur la vie quotidienne des patients, qui doivent parfois limiter certaines activités afin de réduire le risque de saignement. Chez l'enfant, la maladie guérit souvent spontanément en quelques semaines. Chez l'adulte, elle devient fréquemment chronique et peut persister pendant plusieurs années. Des traitements existent pour augmenter temporairement le nombre de plaquettes et réduire le risque de saignement. Cependant, leur efficacité est souvent limitée dans le temps et aucun traitement ne permet aujourd'hui de guérir définitivement la maladie. C'est pourquoi il est nécessaire de poursuivre la recherche afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces et durables.
Bénéfices attendus
Aucun traitement n’est efficace à ce jour pour guérir les patients atteints de PTI, l’efficacité des traitements proposés est transitoire. Le but est ici d'étudier d’autres pistes thérapeutiques. Nous nous attendons dans ce projet à une amélioration de la pathologie pour les groupes traités qui consiste notamment à une augmentation du taux plaquettaire dans le sang.
Procédures
Induction de la maladie: maximum 5 administrations (30 secondes/souris). Administrations de composés: maximum 40 administrations (30 secondes/souris). L’induction et les administrations se font sur animaux vigiles. Prélèvements de sang: maximum 5 prélèvements (30 secondes/souris) sur animaux vigiles et un prélèvement de sang en terminal sous anesthésie gazeuse (30 secondes/souris).
Impact sur les animaux
Ce modèle n’induit aucune douleur à l'animal liée au développement de la pathologie. Aucune perte de poids n’est attendu. L’administration de traitement par injections répétées pourra provoquer de petits hématomes au niveau du site de la piqûre. La contention de l'animal ainsi que la piqûre de l'aiguille pour l'injection des traitements entraînent une douleur légère, de courte durée (quelques secondes). Pour les traitements en gavage, aucune douleur n'est attendue mis à part un léger stress (quelques secondes) lié à la contention des animaux. Les effets secondaires liés aux candidats médicaments ne sont pas attendus.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort afin d'effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques.
Remplacement
Le Purpura Thrombopénique Immunologique (PTI) est une maladie rare dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur les plaquettes, des cellules du sang indispensables pour arrêter les saignements. Cette destruction entraîne une diminution du nombre de plaquettes, appelée thrombopénie, qui peut provoquer l'apparition de bleus, de petites taches rouges sur la peau ou des saignements plus importants. Même si cette maladie n'est généralement pas douloureuse, elle peut avoir un impact important sur la vie quotidienne des patients, qui doivent parfois limiter certaines activités afin de réduire le risque de saignement. Chez l'enfant, la maladie guérit souvent spontanément en quelques semaines. Chez l'adulte, elle devient fréquemment chronique et peut persister pendant plusieurs années. Des traitements existent pour augmenter temporairement le nombre de plaquettes et réduire le risque de saignement. Cependant, leur efficacité est souvent limitée dans le temps et aucun traitement ne permet aujourd'hui de guérir définitivement la maladie. C'est pourquoi il est nécessaire de poursuivre la recherche afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces et durables
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront soit de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou bien de comparer 2 groupes indépendants entres eux en prenant en compte 2 variables.
Raffinement
Les animaux sont observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être et pour détecter la douleur au moment de l’expérimentation. De plus, si des animaux présentent des signes de souffrance au cours de l'étude, des croquettes humides ou du gel de réhydratation seront ajoutés dans les cages. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.
Choix des espèces
Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordre scientifiques, pratiques et éthiques : - Nos modèles d'études ont été développés sur les souches de souris C57BL/6, BALB/c dont les génomes possèdent 99% de similitude avec le génome humain, et ne présentent aucun gène manquant ou supplémentaire pouvant modifier l’intensité de la réponse immunitaire attendue. - La souris est un animal pour lequel les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettent la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. - La souris de laboratoire est la plus utilisée par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. Le choix des souches de souris sera donné par le laboratoire donneur d’ordre, en fonction de ce qui a déjà été fait sur leurs candidats médicaments, de manière à assurer une continuité dans les résultats. Les animaux sont utilisés au stade adulte (7 semaines minimum) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature. Le paramètre étudié est l’évolution du taux plaquettaire sanguin. L’évolution de ce taux étant basé sur la destruction des plaquettes suite à la formation d’un complexe immun, une souris juvénile induira un biais dans l’expérimentation.
Implication des protéines impliquées dans la synthèse d’un second messager dans la fonction plaquettaire dans le modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Chercher une cible médicamenteuse qui réduirait le risque de thrombose sans augmenter celui des saignements conduit ici à utiliser 2 778 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, ou menées sous anesthésie sans réveil. Les souris anesthésiées sont ouvertes pour dégager le cœur, et une aiguille est introduite dans le ventricule gauche afin de prélever le sang, en cinq minutes. Pour les expériences de thrombose, l'abdomen est ouvert pour dégager le mésentère, ou la carotide est isolée, et un papier buvard imprégné de chlorure de fer déclenche la formation d'un caillot, sous observation pendant trente minutes au maximum. Aucune des souris ne se réveille, et le porteur justifie ce recours par la conservation des plaquettes in vitro, de quelques heures seulement, et par une production in vitro qu'il décrit comme encore très limitée.
Objectifs
De nombreuses pathologies (obésité, diabète, inflammation, ...) s'accompagnent d'une augmentation du risque de thrombose. Pour prévenir ce rique, les patients sont aujourd'hui traités avec des anti-plaquettaires. Ces médicaments sont efficaces face aux risques de thrombose mais augmentent fortement les risques de saignements. Aujourd'hui, l'enjeu est de trouver un moyen de réduire le risque de thrombose sans augmenter celui du saignement. Notre objectif est d'identifier les composants moléculaires d'une voie de signalisation récemment décrite dans les plaquettes afin de développer des médicaments contre les risques de thrombose. Notre hypothèse est qu'une molécule "N" est le principal messager qui contrôle cette voie de signalisation et régule l'activation des plaquettes. Ainsi, l’identification des protéines responsables de la production de "N" pourrait représenter une avancée majeure dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la régulation de l’hémostase et la prévention des thromboses.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont importants : d'un point de vue scientifique, l'implication des deux protéines ciblées dans cette étude a déjà été proposée dans d'autres types cellulaires, mais rien n'est connue pour les plaquettes. D'un point de vue thérapeutique, l'identification du mécanisme de production de la molécule "N" fournira une cible médicamenteuse potentielle pour réduire l'activation plaquettaire sans l'inhiber complètement. Cela permettrait de réduire le risque de thromboses sans augmenter celui du saignement.
Procédures
Les animaux sous anesthésie seront soit utilisés pour des expériences de thrombose in vivo, (max de 40 min) soit pour des prélèvements sanguins (2 min). Pour les expérience de thrombose in vivo les animaux sont anesthésiés par une solution de kétamine/xélasine adaptée qui est suivie d'une analgésie forte par l'injection d'une solution buprénorphine à 0.1mg/Kg. Pour le prélèvement sanguin, les animaux anesthésiés sont ouvert de façon à dégager le coeur pour pouvoir introduire une aiguille dans le ventricule gauche pour prélever le sang dans de bonne conditions. Ce prélevement a une durée de 5 minutes. Pour la thrombose induites au niveau du mésenthère, les animaux sont ensuite ouverts pour dégager le mésenthère de façon à placer les vaisseaux sanguins au dessus de l'objectif du microscope. La thrombose est induite avec un morceau de papier buvard imprégné d'une solution de chlorure de fer. Cette expérience a une durée de 30 min maximum. Pour la thrombose carotidienne, l'acte de chirurgie à pour objectif de permettre l'isolement de la carotide pour y placer la sonde ultrason et pour induire la thrombose avec un morceau de papier buvard impregner d'une solution de chlorure de fer. Cette expérience a une durée de 30 min maximum.
Impact sur les animaux
Contention d'une ou 2 minutes pour l'injection d’anesthésie/analgésie. normalement deux injections sont suffisantes (anesthésie et analgésie). L'animal anesthésié ne se reveille pas.
Devenir
Les souris sont euthanasiées à la fin des procédures car celles-ci imposent des gestes qui ne sont pas compatibles avec un retour en cage.
Remplacement
Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation in vitro est d’une durée très courte (quelques heures) et dont la production in vitro est encore très limitée. Pour caractériser le fonctionnement des plaquettes, il faut utiliser des plaquettes isolées à partir du sang, il n'est donc pas possible de recourir à des méthodes alternatives.
Réduction
Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux minimal mais suffisant pour réaliser une étude fiable et obtenir des résultats reproductibles. Dans le cas où nous n'observons pas un effet lié au genre, le nombre d'animaux requis sera réduit. Par ailleurs, si au cours des premières expériences, nous n'observons pas d'effet, les suivantes ne seront pas réalisées.
Raffinement
Pendant leur hébergement dans l'animalerie, le bien-être de l'animal est contrôlé tous les jours. Les animaux sont gardés dans un environnement avec enrichissement, boissons et nourriture ad libitum. Pendant les procédures, l'animal est anesthésié et la profondeur de l'anesthésie est surveillée (respiration, réflexes). Un analgésique est aussi injecté aux animaux pour supprimer la douleur. A la fin de procédures, les animaux sont euthanasiés par une méthode légale.
Choix des espèces
L'espèce animale choisie pour ce projet est la souris, car nous venons d'identifier cette nouvelle voie de signalisation dans les plaquettes commune à la souris et à l'homme. La disponibilité de lignées génétiquement modifiées est un atout essentiel pour démontrer un possible effet protecteur de protéines nouvellement identifiées dans l'hémostase et développer par la suite une approche thérapeutique pour réduire l'activation plaquettaire. Les souris adultes seront utilisées afin de récupérer un volume de sang suffisant pour isoler un grand nombre de plaquettes de bonne qualité. Les expériences de thrombose nécessitent des animaux âgés de 8 semaines pour limiter la quantité de tissu adipeux et garantir la qualité des images étudiées.
Etude de la différenciation sexuelle chez le poisson zèbre
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Capturés à l'épuisette puis amputés d'environ 10 % de leur nageoire caudale sous anesthésie, des poissons zèbres passent environ cinq minutes par procédure d'identification génétique. 33 600 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et le porteur annonce la mise à mort des poissons génétiquement modifiés à l'issue du projet. L'objet est de déterminer si un gène appelé wt1 commande la formation des ovaires ou des testicules chez cette espèce, en modifiant son activité dès les premiers stades de l'embryon. Les effets de ces modifications restent inconnus, un retard de croissance ou une infertilité étant annoncés comme possibles, et aucune procédure autre que le prélèvement de nageoire n'est décrite pour un effectif de cette taille.
Objectifs
De nombreuses maladies humaines présentent des différences selon le sexe des patients, aussi bien dans leur fréquence que dans leur évolution. Il est donc important de prendre en compte le sexe des individus dans les études utilisant des modèles animaux. Le poisson zèbre constitue un modèle de référence pour l’étude du développement et de nombreuses pathologies humaines. Cependant, les mécanismes génétiques impliqués dans la détermination sexuelle chez cette espèce restent encore mal caractérisés dans les souches utilisées en laboratoire, ce qui limite la prise en compte du sexe comme variable biologique dans les études utilisant ce modèle. Ce projet vise à comprendre le rôle d'un gène appelé wt1, déjà connu pour être essentiel dans le développement des organes reproducteurs chez les mammifères. Comme ce gène existe également chez le poisson zèbre, nous voulons déterminer s'il joue un rôle similaire. Pour répondre à cette question, nous modifierons l'activité de ce gène dès les premiers stades du développement de l'embryon, puis nous observerons les conséquences de ces modifications sur le développement des ovaires ou des testicules et par conséquent sur tout le développement sexuel de l’individu. L'objectif est de mieux comprendre comment le sexe est déterminé chez le poisson zèbre et d'améliorer l'utilisation de cette espèce comme modèle pour la recherche biomédicale.
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension des mécanismes de détermination du sexe dans cette espèce facilitera l’interprétation des études biomédicales utilisant ce modèle, notamment lorsque l’incidence ou la progression des phénotypes étudiés dépend du sexe. Les bénéfices attendus sont de nature fondamentale et contribueront à l’amélioration des connaissances en biologie du développement et en biologie de la reproduction.
Procédures
Les manipulations des poissons nécessitent leur capture à l'aide d'une épuisette, ce qui peut provoquer un stress temporaire. Pour les identifier, un seul prélèvement correspondant à environ 10 % de la nageoire caudale (environ 2 mm²) sera effectué sous anesthésie, après administration d'un analgésique pour limiter la douleur. L'ensemble de la procédure dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles associées à ce projet sont principalement liées aux procédures d’identification des génotypes et aux conséquences possibles des modifications génétiques. Le génotypage des animaux porteurs de mutations ou de transgènes nécessite un prélèvement d'un fragment de la nageoire caudale. Cette procédure invasive peut induire un stress transitoire, une gêne de courte durée ainsi qu’une diminution temporaire de l’activité de nage ou une modification passagère du comportement alimentaire. Les effets des modifications génétiques sur le développement sexuel du poisson zèbre étant encore inconnus, des effets indésirables ne peuvent être totalement exclus tels un retard de croissance ou l’infertilité.
Devenir
A l’issue du projet, les animaux étant génétiquement modifiés seront mis à mort
Remplacement
Ce projet a été conçu et sera conduit dans le respect de la règle des 3R (remplacer, réduire, raffiner) : le recours à l'expérimentation animale est nécessaire pour étudier la biologie du développement et les mécanismes de différenciation sexuelle, qui reposent sur des processus dynamiques impliquant interactions tissulaires, vascularisation et organisation tridimensionnelle. À ce jour, les approches in vitro (cultures cellulaires, organoïdes) ne permettent pas de reproduire de manière fiable ces processus complexes et présentent des limites pour l’étude du développement des ovaires et des testicules in vivo. Néanmoins, une veille scientifique sera assurée et, si des méthodes alternatives pertinentes et validées deviennent disponibles, elles seront privilégiées afin de remplacer tout ou partie de l’utilisation des poissons zèbres.
Réduction
La planification des croisements et l'identification des animaux porteurs des modifications génétiques d'intérêt permettront d'ajuster la production animale aux besoins stricts du projet et d'éviter toute surproduction. Les schémas de croisement seront optimisés afin d'obtenir les animaux présentant les caractéristiques génétiques recherchées avec un nombre minimal d'animaux. Les effectifs ont été estimés à partir des proportions mendéliennes attendues des différents profils génétiques et du sex-ratio attendu chez le poisson zèbre (environ 50 % de femelles et 50 % de mâles), ainsi que du nombre d'animaux nécessaire à la réalisation des analyses prévues. Les modifications génétiques étant susceptibles d'influencer ce sex-ratio, les effectifs seront ajustés au cours du projet en fonction des résultats obtenus si cela est nécessaire. Les groupes de reproducteurs seront constitués de manière à respecter le comportement grégaire de l'espèce, à garantir la présence des deux sexes et à disposer d'un effectif suffisant pour la réalisation des analyses, tout en prévoyant des périodes de repos. Lorsque cela sera compatible avec les objectifs scientifiques, les mêmes individus pourront être utilisés pour plusieurs analyses afin de limiter le nombre total d'animaux utilisés. La production de nouveaux animaux sera interrompue dès que le nombre d'individus nécessaire à la réalisation des analyses prévues aura été obtenu.
Raffinement
Plusieurs mesures seront mises en œuvre afin de minimiser la douleur, le stress et la souffrance des animaux. Les prélèvements de nageoire caudale seront réalisés sous anesthésie, avec une durée d’anesthésie limitée au strict nécessaire et un prélèvement de taille minimale pour l’analyse génétique. Compte tenu de la forte capacité de régénération de la nageoire caudale chez le poisson zèbre, aucune séquelle durable n’est attendue. Une surveillance post-procédure sera assurée jusqu’à la reprise d’un comportement normal de nage et d’alimentation. Des points limites sont définis : tout animal présentant un réveil prolongé ou des troubles persistants de la nage sera euthanasié par surdose d’anesthésique afin de prévenir toute souffrance prolongée. Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes aux recommandations pour l’espèce (densité adaptée, enrichissement du milieu et suivi sanitaire régulier) afin de limiter le stress et de favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
Le poisson zèbre (Danio rerio) est un modèle largement utilisé pour étudier le développement des organes et de nombreuses maladies humaines. Cependant, les mécanismes qui déterminent si un individu devient mâle ou femelle restent encore mal compris chez cette espèce. Mieux comprendre ces mécanismes permettra d'améliorer l'interprétation des études utilisant ce modèle, notamment lorsque le sexe influence les résultats. Cette recherche présente également un intérêt plus général, car elle permettra de mieux comprendre comment les mécanismes de détermination du sexe ont évolué chez les vertébrés. Elle pourrait aussi avoir des applications en aquaculture, où la maîtrise du sexe des animaux peut être utile. Enfin, le poisson zèbre est particulièrement adapté à ce type d'étude grâce aux nombreux outils disponibles pour modifier son patrimoine génétique et à des conditions d'élevage bien maîtrisées. Les analyses seront réalisées sur des poissons âgés de 19 à 30 jours après la fécondation, une période au cours de laquelle les organes reproducteurs se développent progressivement et se différencient pour former des ovaires ou des testicules.
Etude des mécanismes de développement de la migraine et de l’endométriose
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux chirurgies d'environ quarante-cinq minutes, jusqu'à douze injections d'une molécule sur plusieurs semaines et l'application de filaments fins sur la face, la patte et l'abdomen pour mesurer la sensibilité cutanée : 1 318 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. Les procédures vont d'un niveau de souffrance léger à sévère, alors que le porteur ne décrit qu'une douleur modérée après les injections et une douleur légère lors des stimulations mécaniques. Il s'agit de chercher des mécanismes communs à la migraine et à l'endométriose, deux maladies dont il rappelle qu'elles coexistent souvent et touchent surtout les femmes. Les deux méthodes d'induction, celle de la migraine et celle de l'endométriose, sont mentionnées sans être décrites, et le porteur annonce des groupes de douze à quatorze souris sans dire combien de groupes conduisent au total de 1 318.
Objectifs
La migraine touche environ 15 % de la population et est souvent associée à d’autres maladies. Par exemple, elle est plus fréquente chez les femmes atteintes d’endométriose, et inversement. Lorsque ces deux pathologies sont présentes ensemble, les symptômes sont souvent plus sévères. Ces deux maladies semblent influencées par les hormones (comme les œstrogènes et la progestérone) et sont liées à des phénomènes d’inflammation, qui implique le système immunitaire. Pourtant, les mécanismes qui expliquent ce lien restent mal compris. Notre projet vise à mieux comprendre s’il existe des mécanismes communs à l’origine de ces deux maladies et de leurs symptômes. Nous nous intéresserons en particulier au rôle du système immunitaire et à l’activité du système nerveux. Pour cela, nous allons développer des modèles animaux reproduisant la migraine et l’endométriose, puis étudier les changements au niveau du système nerveux, du système immunitaire et de certaines molécules dans différents organes.
Bénéfices attendus
Ce projet nous aidera à mieux comprendre les liens entre la migraine et l’endométriose, notamment les changements dans certaines régions du système nerveux et le rôle du système immunitaire. À plus long terme, ces connaissances pourraient permettre de développer et tester de nouveaux traitements mieux adaptés aux patientes souffrant de ces deux maladies.
Procédures
Les interventions seront : Injections d’une molécule : chaque injection dure moins d’une minute (au maximum 12 injections sur plusieurs semaines). Elles seront réalisées sur des souris en contention modérée. Mesure de la sensibilité cutanée : cette mesure se fait par l'application de filaments fins sur la peau de l'animal au niveau de la face ou de la patte et de l’abdomen (moins de 1 min pour chaque application) ; Le modèle d’endométriose ; Le modèle de migraine ; La chirurgie pour le modèle de migraine qui dure environ 45 min ; La chirurgie pour le modèle endométriose qui dure environ 45 min
Impact sur les animaux
Nous utilisons un modèle de migraine qui provoque une douleur modérée chez l’animal. Cette douleur est ressentie après les injections, mais n’empêche pas les mouvements de l’animal. Nous utilisons également un modèle d’endométriose qui provoque une douleur modérée chez l’animal. Une chirurgie sera nécessaire pour induire les modèles. La douleur est prise en charge par l’administration d’antidouleurs juste avant la chirurgie et pendant 3 jours après la chirurgie. L’anesthésie peut induire un stress transitoire qui dure moins de 2 minutes. Une douleur légère est provoquée par les injections de molécules. Elles seront réalisées sur des souris en contention modérée.
Devenir
Les procédures ne permettent pas de réutiliser les animaux. En effet, elles se terminent par des techniques qui nécessitent le prélèvement d’organes : les animaux seront donc mis à mort à la fin des procédures.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Le nombre d'animaux est défini à partir de notre expérience et des tests statistiques donnant le nombre nécessaire pour la discrimination des effets. Ainsi pour toutes les procédures, nous aurons 12 à 14 animaux par groupe. Une fois les animaux mis à mort, un maximum d'organes sera prélevé et stocké afin d'être utilisés pour ce projet ou pour d'autres études. Cela limitera le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
La nuisance identifiée sur le bien-être des animaux est la douleur et le stress engendrés dans le cadre des différents modèles. Concernant la douleur générée par l’application des stimulations mécaniques (à l'aide de filaments en plastique), nous limitons les stimulations en durée et en intensité au minimum et l’animal a toujours la possibilité d’échapper à la stimulation puisqu’il est libre de ses mouvements. Les stimulations mécaniques ne dépassent pas les points limites fixés. Pour améliorer le bien-être des animaux, les cages sont enrichies à l'aide de rouleaux permettant aux animaux de se cacher ainsi que de papier de nidification, chose importante pour la souris. Certaines procédures nécessitent une chirurgie qui se fera sous analgésie et anesthésie par une personne expérimentée.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris. Un des objectifs de cette étude est d’étudier les modifications de populations de cellules présentes dans différents organes. Or les données nécessaires pour l’analyse de ces changements sont plus complètes chez la souris. Par ailleurs, la souris est un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur et l’utilisation de cette espèce nous permet des études comparatives avec les données de la littérature. Les animaux seront âgés de 8-12 semaines car c’est chez le jeune adulte que le plus souvent la maladie migraineuse et l’endométriose débute chez l’être humain.