Procédures légères

4878 contenus, page 177 sur 407
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 2400
Rats : 4500
Souffrances
▲ -
▲ 6450
▲ 450
▲ -
Devenir
 -
 -
 1150
 5750

Hébergés seuls pendant deux à six mois à partir du sevrage, et rationnés à 80 ou 90 % de leur nourriture pendant six semaines, 2 400 souris et 4 500 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la plupart, modéré pour 450 d'entre eux. Ils reçoivent des substances une à deux fois par jour pendant jusqu'à dix semaines, des prélèvements sanguins hebdomadaires pendant cinq mois, et des produits destinés à provoquer hyperactivité et mouvements stéréotypés censés imiter certains symptômes de la schizophrénie. 5 750 seront tués, 1 150 réutilisés dans d'autres projets. Le porteur justifie la mise à mort par le risque que les traitements induisent des effets délétères incompatibles avec un maintien en vie "dans de bonnes conditions de santé".

Objectifs

La schizophrénie est une maladie mentale chronique et grave avec un large éventail de manifestations cliniques et biologiques. La prévalence de la schizophrénie dans la population est d'environ 1 % mais varie considérablement selon les lieux et les groupes sociaux. Les premiers symptômes de la maladie se manifestent à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte et les caractéristiques, l'évolution, le pronostic et l'issue du traitement peuvent différer d'un individu à l'autre. Dans la schizophrénie, on distingue généralement trois groupes de symptômes : les symptômes positifs (hallucinations et certaines formes d’excitation ou d’hyperactivité), les symptômes négatifs (retrait social et anhédonie) et les troubles cognitifs (fonctions exécutives, mémoire et attention). Les médicaments antipsychotiques actuellement utilisés ne répondent pas complètement aux attentes des médecins et des patients, jusqu'à 40 % des patients ne répondent pas correctement aux traitements antipsychotiques. De plus, les médicaments antipsychotiques présentent de forts effets secondaires (extrapyramidaux ou métaboliques). Il est donc important de continuer de développer des modèles animaux de la schizophrénie robustes et fiables qui mettent en évidence les symptomes positifs, négatifs et cognitifs et fournissent une meilleure approche prédictive pour développer de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra développer de nouveaux traitements à la fois plus efficaces pour réduire les différents symptômes liés aux maladies psychiatriques et en particulier la schizophrénie mais aussi avec moins d'effets secondaires, afin d'améliorer la qualité de vie des patients et de favoriser le suivi du traitement.

Procédures

Les principales interventions subies par les animaux sont la préhension pour le placement et le retrait dans les différents dispositifs de mesures comportementales et l’administration des traitements. Chaque préhension dure maximum 1 minute. Les administrations de substances pourront être réalisées 1 à 2 fois par jour (en général 1 minute par administration) et la la durée du traitement peut aller jusqu’à 10 semaines. Les tests sont généralement effectués une seule fois et leur durée varie de 5 à 45 minutes environ. Pour le modèle neurodévellopemental, l'hébergement individuel durera au minimum 2 mois et pourra s'etendre à 6 mois en cas d'évaluation à un âge adulte plus avancé. les tests permettant d'évaluer les fonctions cognitives dureront de 2 à 6 semaines (séances journalières de 15 minutes maximum). Pour certaines procédures les animaux auront un accès limité à la nourriture (80-90% de la ration quotidienne) sur une durée de 6 semaines environ. Les administrations de substances pourront être réalisées 1 à 2 fois par jour (en général 1 minute par administration) et la la durée du traitement peut aller jusqu’à 10 semaines. Des prélèvements de sang (max 1 mL, durée max 2 min) terminaux ou répétés (une fois par semaine, maximum 5 mois) pourront être réalisés pour les besoins de l'étude.

Impact sur les animaux

Les manipulations/contentions des animaux réalisées au cours des procédures peuvent engendrer un stress de courte durée. L'injection des différents traitements pourra entraîner une douleur légère de courte durée. L'administration de réactifs ayant pour but de mimer certains comportements specifiques de la schizophrénie entrainera une modification de comportement (hyperactivité locomotrice, mouvements stéréotypés.) observé pendant toute la durée des tests (durée maximum 3 heures). Dans le modèle neurodeveloppemental, les animaux seont hébergés individuellement à partir du sevrage et jusqu'à la fin de l'étude entrainant un stress des animaux (maixmum 5 mois). Pour les tests de conditionnement opérant, un rationnement en nourriture pourra causer une légère sensation de faim pendant toute la durée de la phase expérimentale (6 semaines maximum).

Devenir

Tous les animaux ayant reçu une substance d’essai dont les effets à moyen et long terme sont méconnus ou les réactifs utilisés pour induire des comportements associés à la schizophrénie seront euthanasiés en fin d’étude afin de s’assurer que les traitements n’induiront pas d’effets délétères sur l’animal, ce qui ne serait pas compatible avec un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.

Remplacement

Dans le cadre du développement des médicaments testés, des tests in vitro ont déjà eu lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité, réduisant de façon significative le nombre de substances à tester et donc du nombre d’animaux utilisés. L'impact des traitements pré-sélectionnés sur le comportement des animaux, et l'amélioration de symptômes liés aux troubles psychotiques ne peut se faire que sur des animaux vigiles. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Selon les données de la littérature, il est estimé qu’un effectif de 10 -15 animaux en standard par groupe (nombre d'animaux et groupes variables, selon l’objectif de l’étude) sera nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte des tests. Par ailleurs, des prélèvements terminaux (tissus, organes, sang) peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques pour chaque procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur et de souffrance (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). En cas de doute, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou attendus ou jusqu’à atteinte des points limites. Tous les points limites et leur cotation sont décrits dans un formulaire interne. Cette observation faite par du personnel formé inclut une surveillance de l'aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal sous stimulation, la respiration, l’appétit, l’état d’hydratation, les tremblements ou convulsions. Une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à postériori la catégorie éthique si nécessaire. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le comportement de rongeurs est prédictif de leur efficacité ou de leur inocuité en clinique. Les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris sauf pour le modèle neuro-développemental qui implique le traitement de rongeurs en période néonatale et l'évaluation des animaux se poursuit à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 79
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ -
▲ 64
Devenir
 -
 -
 15
 64

79 rats vont être utilisés, dont 64 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacun subissant une prise orale sous contention chaque jour pendant 31 jours, quatre poses de cathéter suivies d'une heure d'IRM sous anesthésie profonde, et trois échocardiographies. Une injection unique dans la patte leur provoque une myocardite auto-immune, inflammation du muscle cardiaque qui peut entraîner fatigue, essoufflement à l'effort et parfois la mort. Quinze rats partiront vers d'autres projets, les 64 autres seront tués pour prélever le cœur et les organes d'intérêt. Le porteur affirme que le mode d'action de la colchicine "au niveau de l'organisme entier" n'est pas reproductible in vitro, et renvoie l'application chez le patient à ce qu'il faudrait "envisager".

Objectifs

La myocardite est une inflammation du tissu musculaire du cœur, le myocarde, qui affaiblit la fonction de contraction de cœur. Elle représente ainsi la 3ème cause de mort cardiaque subite chez le jeune. L’analyse d’un prélèvement du myocarde pour effectuer le diagnostic tend à être remplacée de nos jours par l’imagerie moins invasive, avec la nécessité de développer de nouveaux outils d’imagerie. Pour l’instant, il n’existe pas de traitement spécifique de la myocardite. Récemment, la colchicine, un médicament anti-inflammatoire, a montré un effet bénéfique pour des patients souffrant d’autres maladies inflammatoires du cœur. Objectifs concrets : Nous souhaitons déterminer l’effet d’un traitement à la colchicine sur l’inflammation au niveau sanguin et au niveau du myocarde chez des animaux souffrant de myocardite, en utilisant un nouvel outil d’imagerie. Le projet se déroule dans deux Etablissement Utilisateurs (EU).

Bénéfices attendus

Nos résultats permettront d’une part d’identifier le mode d’action de la colchicine au cours de la myocardite, et d’autre part de valider une nouvelle mesure d’imagerie médicale plus précise de l’inflammation du cœur, afin d’envisager une application chez le patient.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes sur une durée de 45 jours : Mise en place d'un modèle de myocardite par injection unique d’un produit induisant l’inflammation (durée : inférieure à 10min / EU1), Prise orale quotidienne avec contention pour donner le traitement anti-inflammatoire ou le placebo (durée : environ 3min / EU1) pendant 7 jours (détermination de la posologie efficace) ou 31 jours, Pesée journalière (durée : inférieure à 2 min / EU1) pendant 31 jours, Pose d’un cathéter sous anesthésie profonde avec prélèvement sanguin (durée : environ 15min / EU2) suivie d’une imagerie IRM avec injection de produit de contraste via le cathéter posé (durée : environ 1h / EU2) au 14ème, 21ème, 28ème et 42ème jour, Echocardiographie sous anesthésie profonde (durée : 20min / EU1) au 17ème, 31ème et 45ème jourjour

Impact sur les animaux

Le modèle de myocardite auto-immune par immunisation peut induire une légère douleur de courte durée au moment de l’injection du produit induisant l’inflammation au niveau de la patte des animaux. Ce modèle induit une dysfonction du cœur dû au développement de la pathologie, pouvant mener à une fatigue et un essoufflement à l’effort, et parfois à la mort ou euthanasie de l’animal. Lors des protocoles d’imagerie non invasive, un léger inconfort/stress de courte durée peut apparaitre à l’induction de l’anesthésie et au réveil ; de même qu’un stress léger de courte durée lors des manipulations/contentions.

Devenir

Une partie des animaux (15) seront réutilisés pour d’autres projets. Les autres animaux seront mis à mort afin de récupérer et analyser les différents organes d'intérêt (cœur en particulier), permettant ainsi de confirmer et compléter les résultats obtenus in vivo (imagerie) en identifiant les mécanismes impliqués.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants est justifiée d’une part par le rôle central de l’imagerie in vivo dans la caractérisation du modèle de myocardite et de l’imagerie de l’inflammation pour le diagnostic. Le mécanisme d’action de la colchicine au niveau de l’organisme entier n’est actuellement pas reproductible in vitro (notamment sur des modèles cellulaires).

Réduction

Le nombre d’animaux par procédure a été calculé à l’aide d’un logiciel de statistiques afin de déterminer le plus précisément possible le nombre minimal d'animaux permettant d'obtenir des résultats statistiquement exploitables, soit au maximum 79 animaux sur 3 ans. Le suivi longitudinal par imagerie évite de mettre à mort des animaux à chaque point temporel d’intérêt pour récolter les informations.

Raffinement

Les animaux auront un temps d'acclimatation et un enrichissement de leur milieu. Une attention particulière sera accordée à l'évolution de la masse corporelle afin de vérifier que les animaux s'alimentent correctement. La douleur des animaux sera réduite au maximum en veillant à couvrir les différents temps d'études par une analgésie. Les prélèvements sanguins ont été mutualisés avec les examens d’imagerie pour limiter le nombre d’anesthésie et utiliser la même voie que le cathéter utilisé pour l’injection du produit de contraste lors de l’imagerie. Différents point limites ont été définis afin de ne pas poursuivre l'étude si les animaux présentent des signes de souffrance ou de douleur. La durée du transport inter-établissement des animaux est inférieure à 5mn (distance d'environ 200m). Il est réalisé à l'aide d'une cage de transport prévue à cette effet (nourriture, eau gélifiée, enrichissement classique, groupes sociaux initiaux) avec maintien constant de la température (le trajet n'est pas soumis aux aléas climatiques).

Choix des espèces

Le rat est l'espèce animale la plus utilisée dans ce modèle de myocardite expérimentale auto-immune et parmi les espèces animales, celle qui a été la plus étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires. L’anatomie et la physiologie de la circulation sanguine du rat sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’Homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement pertinente pour étudier les pathologies inflammatoires.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 342
Souffrances
▲ -
▲ 288
▲ 54
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 342

Toute souris qui perd du poids ou montre une attitude anormale est tuée avant la fin de l'expérience. 342 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées vingt-quatre ou quatre-vingt-seize heures après l'injection. Après un jeûne nocturne de douze heures, elles reçoivent une dose d'acétaminophène qui abîme leur foie, puis subissent des prélèvements de sang à vingt-quatre, quarante-huit, soixante-douze et quatre-vingt-seize heures pour mesurer leurs transaminases. Le porteur affirme qu'à cette dose les animaux ne perdent pas de poids et ne meurent pas, tout en prévoyant leur mise à mort dès l'apparition d'une perte de poids.

Objectifs

De nombreux mécanismes suppresseurs déjouant la surveillance du système immunitaire ont été mis en évidence suite à un dommage tissulaire. Ces mécanismes de contrôle permettent de diminuer une réponse immunitaire trop forte et ainsi éviter des dommages des tissus irréversibles. La compréhension de ces points de contrôles immunitaires représente ainsi un enjeu crucial en santé lors de dommages tissulaires pour les patients atteints par exemple de maladies auto immunes ou même dans le cas de cancers. Aussi, il est important de déterminer finement le rôle de ces points de contrôles dans des modèles chez la souris pour établir la preuve de concept de leur potentiel thérapeutique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme seraient de confirmer que l'absence de ces molécules immunorégulatrices d'intérêt permet de moduler la réponse immune, en rétablissant l'homéostasie tissulaire qui est perdue dans de nombreuses pathologies, ou en levant l’inhibition du système immunitaire et en aidant l’organisme à combattre efficacement une infection. A long terme, le blocage de certaines de ces molécules par des voies thérapeutiques chez l'Homme pourra ainsi être envisagé.

Procédures

Une molécule induisant des dommages tissulaires, pour mimer ce qui arrive chez l'Homme dans le cas de maladies autoimmunes, sera injecté chez la souris. Des prélèvements de sang sur les souris seront effectués 24, 48, 72 et 96h après administration de cette molécule, afin d’étudier le niveau des enzymes transaminases du foie ASAT et ALAT qui reflèteront le dommage tissulaire.

Impact sur les animaux

L’administration de cette molécule induisant des dommages tissulaires entraine une douleur légère de courte durée à l’injection chez la souris, et n’entraine pas de perte de poids sur le temps de l’étude (96h maximum). Ce modèle d’intoxication nécessite un sevrage préalable. Ainsi, une période de jeune nocturne de 12h précédant l’injection n’entraine pas de conséquence néfaste sur l’état général des souris. Le prélèvement de sang en très faible quantité 24h, 48h, 72h et 96h après l’injection entraine une douleur légère de courte durée. Le prélèvement d’organes 24h ou 96h après l’injection de cette molécule induisant des dommages tissulaires est réalisé sur souris endormies et n’entraine donc pas de douleur pour l’animal.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés 24h ou 96h après injection de cette molécule afin d'étudier l'effet de nos molécules d'intérêt sur la réparation du dommage tissulaire induit.

Remplacement

Le meilleur moyen pour étudier le rôle d'une molécule sur une réponse immune qui est complexe et qui fait intervenir de nombreux acteurs cellulaires est de le faire sur les animaux. En effet, nos molécules d’intérêt pouvant être exprimées par de nombreux types cellulaires et ayant un rôle sur de nombreux acteurs de l'immunité, il n'est pas possible de reconstituer un modèle de dommage tissulaire et d'étudier l'homéostasie d'un tissu dans des modèles artificiels.

Réduction

Nous limiterons le nombre de souris et utiliserons le minimum de souris estimé pour obtenir des différences significatives et reproductibles sur l'étude de la réponse immunitaire en prenant en compte les variabilités de ce modèle. Nous avons estimé le nombre minimum de souris à utiliser pour obtenir des différences significatives à 7 par groupe. Nous envisageons donc d’utiliser 8 souris par groupe au cas où une des souris serait malade et serait exclue de l’expérimentation (7+1 de sureté). La mise en évidence de différences éventuelles dans le phénotype des populations cellulaires entre ces groupes sera effectuée à l’aide de tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux à cette dose sous-létale ne perdent pas de poids et ne meurent pas. Cependant, ce modèle nécessite un sevrage préalable. Afin d’éviter les conséquences néfastes pour les souris de baisse de température du au temps de jeûne nocturne, nous limiterons le jeûne nocturne à 12h avant l’injection. Par ailleurs, nous ajouterons des frisottis et des dômes dans les cages pour que les souris puissent se réchauffer. Un suivi quotidien du poids des animaux et de leur état général sera effectué. L’observation d’une perte de poids et/ou d’une attitude indiquant un état non naturel conduira à l’euthanasie de l’animal pour ne pas qu'il souffre inutilement.

Choix des espèces

Afin d’étudier le rôle de différentes cibles dans des modèles expérimentaux vivants de dommage tissulaire induit, nous utiliserons des souris (proches génétiquement de l'Homme), espèce privilégiée pour obtenir des résultats reproductibles et le plus proche possible de ce qui se passe chez l'Homme. Les souris jeunes semblent être plus résistantes à la molécule injectée. Nous utiliserons donc des souris de 8 semaines minimum.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 7200
Souffrances
▲ -
▲ 7200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7200

7 200 souris vont être utilisées dans des procédures dont la souffrance est déclarée légère, réparties en groupes de six et toutes tuées, chacune pouvant subir dix microprélèvements de sang, deux prélèvements par voie rétro-orbitaire et un prélèvement terminal dans le cœur. Certaines passent jusqu'à quatre-vingt-seize heures seules en cage à métabolisme, ce que le porteur classe lui-même comme un stress modéré. Les molécules qu'elles reçoivent sont marquées par un radioélément pour suivre leur distribution dans les organes, à la demande des conseils scientifiques d'entreprises clientes. Le porteur écrit qu'aucun test statistique n'est envisagé, seules une moyenne et un écart-type étant calculés par groupe de six, ce qui laisse l'effectif de 7 200 animaux sans justification chiffrée.

Objectifs

Les études de pharmacocinétique sanguine, de distribution tissulaire et d’élimination de candidats médicaments biologiques représentent une étape essentielle dans le développement d’un médicament. Ces études, demandées par les conseils scientifiques des entreprises clientes, ont pour but la compréhension et l’analyse du devenir du médicament dans l’organisme, d’évaluer une potentielle accumulation de ce dernier dans les organes et/ou tissus et ainsi de pouvoir mieux appréhender d’éventuels effets indésirables. Cette distribution est rendue possible par le marquage du candidat médicament avec un radioélément non toxique aux doses utilisées, la radioactivité de ces radioéléments pouvant être suivie dans les tissus animaux après prélèvements et donc cette radioactivité permet de suivre le candidat médicament dans les prélèvements effectués. Ces études in vivo s’inscrivent dans un contexte d’études répétitives car elles seront réalisées selon un même schéma directeur expérimental ayant pour objectif l’étude pharmacologique d'une sélection de candidats médicaments biologiques. Les variations peuvent porter sur la souche de souris sélectionnée pour l’évaluation du candidat, le mode d’administration du candidat, le nombre d’animaux par groupe et le nombre de groupes (différentes doses et/ou différents temps d’euthanasie à analyser). Ces études in vivo sont menées à partir de l’administration de candidats médicaments préalablement marqués par un radioélément radioactif non toxique aux doses utilisées afin de tracer et de quantifier ces candidats dans les différents tissus et fluides biologiques d’intérêt. Les candidats médicaments ont été testées au préalable chez nos clients et sont connus pour ne pas présenter d’effets délétères. Ce sont des protéines, des peptides et/ou des anticorps dilués dans des tampons respectant la physiologie de l’animal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser la distribution tissulaire des composés thérapeutiques de nos clients dans l’organisme (organes cibles et organes non-cibles où ils pourraient s’accumuler de manière non désirée) et ainsi de sélectionner ceux qui feront ensuite l'objet d'études d'efficacité dans le cadre d'autres projets.

Procédures

Sur animal vigile : Pesée (3 fois/semaine, 20 s) ; Administration de composés comprenant anesthésie et analgésie (maximum 3 fois, 15 s) ; prélèvements de sang par microsampling (10 fois maximum, 1 min) Sur animal anesthésié : Administration de composé (maximum 1 fois, 15 s) ; Prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire (2 fois maximum , 30 sec) ; Prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; hébergement individuel en cage à métabolisme pour un seul groupe soit 6 animaux max (1 fois sur 96 heures maximum)

Impact sur les animaux

Stress et douleur légère liés à l’administration des molécules radiomarquées en sous cutanée, gavage oral, voie intra péritonéale, intramusculaire ou intraveineuse ; stress et douleur légère liés au prélèvement sanguin par microsampling ; stress lié à l’anesthésie à l’isoflurane ; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ; stress modéré lors du placement en cage à métabolisme.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci après est remplie : Prélèvement d’organe ; Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal ; Fin de l’étude

Remplacement

Les molécules testes de nos clients ont fait l’objet d’études d’efficacité in vitro et/ou in vivo au préalable. Néanmoins, évaluer la distribution tissulaire et l’accumulation d’un composé thérapeutique dans un organisme vivant implique d’être dans un système biologique complexe. En effet, son efficacité finale dépendra entre autres de son métabolisme et de sa distribution dans l'organisme ainsi que des caractéristiques de son environnement, ce qui n’est, actuellement pas possible de reproduire in vitro. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de ce projet.

Réduction

Les groupes d'animaux utilisés sont en théorie de 6 animaux maximum par groupe car la méthode de quantification par mesure radioactive est très précise et répétable. Aucun test statistique n'est envisagé. Il sera uniquement prévu de calculer la moyenne et l'écart-type obtenus sur chaque groupe de 6 animaux. Néanmoins, dans certains cas et lorsque c’est possible, ce nombre pourra être diminué.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser la distribution de candidats médicaments variés. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 12
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

Transférés d'une cage à l'autre pour être confrontés à des congénères inconnus, douze porcelets subissent un stress social provoqué délibérément, dans des procédures dont la souffrance est déclarée légère. Ils arrivent sevrés à vingt-huit jours, pèsent six à huit kilos, et subissent deux prélèvements de sang à la veine jugulaire ainsi qu'une série de prélèvements de salive par écouvillon, jusqu'à quarante-huit heures après le mélange. Le porteur mentionne les blessures dues aux griffures pendant les affrontements entre animaux dominants, et présente le projet comme un moyen de valider la salive comme méthode non invasive d'évaluation du bien-être des porcs en élevage. Six porcelets sont tués à l'issue pour constituer une banque d'organes destinée à des méthodes in vitro, les six autres étant placés.

Objectifs

Dans les élevages et les unités expérimentales, les problèmes de bien-être animal et les réactions de stress résultent d’un certain nombre de stimuli environnementaux, notamment les conditions d’alimentation et de logement, l’environnement social mais aussi les pratiques de gestion courantes. La capacité des animaux à faire face à de tels défis et leur vitesse de récupération ont un impact sur leur bien-être et in-fine sur leur santé. En raison des causes multiples qui peuvent conduire à un état de stress et des différents systèmes physiologiques impliqués dans la réponse au stress, divers biomarqueurs peuvent être utilisés pour l'évaluation du stress. Il se traduit par la libération d'hormones, dont le cortisol communément utilisé comme marqueur de stress, ou d'autres moélcules utilisées comme marqueurs de réduction des émotions positives. Le prélèvement sanguin, pratique stressante et douloureuse pour l’animal, est paradoxalement utilisé pour l’évaluation du stress. Or, il a été rapporté que la salive des porcs peut être utilisée pour mesurer des biomarqueurs qui peuvent aider à évaluer précocement le stress et donc fournir des informations sur leur bien-être et potentiellement sur leur état de santé. L'utilisation de la salive présente de nombreux avantages puisqu’elle peut être obtenue de manière non invasive, sans provoquer de douleur chez l’animal. Le cortisol salivaire est très utilisé comme indicateur de réaction de stress chez de nombreuses espèces y compris chez les porcs après divers stimuli tel que le stress social. Néanmoins, il a été montré que la réaction au stress diffère en fonction des situations rencontrées par les porcs dans les élevages commerciaux ou les unités expérimentales. De plus, pour la plupart des biomarqueurs de stress connus, peu de données issues d’études sur la salive sont disponibles. Il est donc pour le moment difficile d’optimiser leur utilisation et d’interpréter leur présence et leur modulation pour définir la salive comme matrice efficace d’évaluation du stress chez le porcelet. L’objectif de ce projet est d’établir, tout d’abord, un modèle de stress reproductible chez le porcelet qui servira à développer des solutions innovantes de réduction de ce stress. Ensuite, d’utiliser le prélèvement de salive comme méthode non invasive afin d’évaluer la réaction au stress appliqué en y détectant les biomarqueurs spécifiques de ces conditions de stress.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider 1) le mélange des animaux comme modèle pour étudier la réaction au changement d’environnement social (stress), 2) l’utilisation de la salive comme méthode non invasive pour évaluer le bien-être et la santé des porcelets. Ce projet permettra d’identifier les biomarqueurs spécifiques d’une réaction de stress et de générer plus de données et de connaissances sur les biomarqueurs de la salive afin d'optimiser leur interprétation et leur application. La génération de ces données aidera à l'avenir à mieux définir les possibilités de la salive dans l’évaluation du stress en élevage.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 15 jours (13 jours d'adaptation et 2 jours de stress de mélange). Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels. Un animal d’un même groupe sera transféré d’une cage à une autre (manipulation du l'animal inférieure à 1 minute) afin de créer un stress social et mimer les traits de vie des porcs qui en condition d’élevage subissent des regroupements avec des congénères non familiers à différents moments de leur cycle de production. Le mélange aura lieu une fois de J13 à J15. Les animaux seront soumis à 2 prélèvements sanguins à J11 et à J15 au niveau de la veine jugulaire avec une période de récupération de 4 jours entre les prélèvements. A chaque temps de prélèvement, un volume de sang de 2 ml de sang nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguin sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Des prélèvements de salive seront réalisés à l’aide d’écouvillons en mousse présentés à chaque animal pour mastication à J11, à J13 (30 minutes, 1H ,3H et 6H post mélange) à J14 ( 24H post mélange) et à J15 (48H post mélange) pendant environ 2 minutes pour récupérer au moins 100µl de salive nécessaire et suffisant pour l’analyse des diffférents paramètres salivaires prévus.

Impact sur les animaux

La durée du stress social n’est pas assez longue pour enregistrer des effets sur l’ingestion et la prise de poids. Blessures dues aux griffures lors de la lutte des animaux dominants pendant le stress de mélange. Inconfort et stress dû à la contention des animaux pour les prises de sang.

Devenir

Les animaux du groupe T2 , soit 6, seront mis à mort afin de prélever des tissus et des organes pour établir une banque d’échantillons qui serviront aux développements de méthodes d’analyses in vitro. Placement des animaux du groupe T1, soit 6 animaux.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet l'étude vise à montrer l’impact du mélange des animaux sur les biomarqueurs du stress analysés un niveau de la salive comme échantillon biologique obtenu de manière non invasive et moins douloureuse pour l’animal en comparaison aux prélèvements sanguins, afin de faciliter le suivi du contrôle du bien-être des animaux en ferme et de mieux répondre aux exigences sur les soins et l’utilisation des animaux de recherche.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux maximum a utilisé pour évaluer l’hypothèse de ce projet exploratoire. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter des bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux, de réaliser le mélange des animaux et générer des données scientifiquement interprétables. L'ensemble des analyses réalisées permettront de mieux définir les possibilités d'utilisation de la salive comme méthode non invasive d"évaluation du stress chez les animaux de ferme.

Raffinement

La contention des animaux en vue de leur transfert d’une cage à une autre est réalisée dans le calme et sans brutalité en évitant de claquer les portes des cages métalliques, en attrapant les porcelets de 5 à 10 kg par la patte arrière juste au-dessus du jarret et en le soulevant en plaçant l’autre main sous la poitrine pour les sortir. L’inconfort et le stress dus à l’immobilisation des animaux pour les prises de sang sont réduits par une manipulation compétente et rapide des animaux, par un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement et en respectant les périodes de récupération nécessaires. A la fin de la prise de sang, l’animal peut-être caresser au niveau du groin ou sous le cou. Une période d’adaptation et d’habituation aux écouvillons en mousse pour le prélèvement de salive en utilisant de la compote de pomme sera mise en place. Des enrichissements (jouets suspendus en caoutchouc ou à mâcher) seront mis en place dans toutes les cages de JO à J13 et puis retirés uniquement du groupe T2 lors du mélange des animaux de J13 à J15. Ce retrait des enrichissements dans le groupe T2 a été choisi pour ne pas compromettre l’impact du mélange sur les paramètres du stress pour le groupe T2 et renforcer le changement d’environnement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact olfactif, auditif et visuel avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

L'évolution de l'industrie porcine vers des systèmes de production intensive à grande échelle a augmenté l'exposition des porcs aux facteurs de stress environnementaux, physiologiques et sociaux. Les porcins constituent donc une cible privilégiée pour élaborer des stratégies efficaces de lutte et améliorer le bien-être et prévenir les maladies liées au stress en élevage. De porcelets sevrés à 28 jours d’âge au niveau de l’élevage et réceptionnés avec un poids vif de 6-8 kg en moyenne seront utilisés. Les animaux seront utilisés au stade de porcelets qui sont plus sujet à des réactions de stress résultants des changements d’environnement social mais aussi aux pratiques de gestion courantes dans les élevages commerciaux.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Macaques à longue queue : 2
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 -

Gardés en vie pour être réutilisés après trois semaines de repos, deux macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit jusqu'à quatre sessions d'enregistrement d'environ une heure sous anesthésie générale, avec insertion d'électrodes, précédées d'un jeûne de six à seize heures. Au réveil, des pertes d'équilibre et une hypothermie légère sont attendues, et les animaux passent jusqu'à une heure isolés de leurs congénères dans une cage plus basse. Il s'agit de valider une mesure de la conduction du nerf ulnaire qui servira ensuite aux études de toxicité réglementaire d'un candidat médicament contre la maladie de Charcot-Marie-Tooth.

Objectifs

La validation des enregistrements de la conduction nerveuse au niveau du nerf ulnaire est une étape préalable à des études de pharmacodynamie et de toxicité dans le cadre du développement d’un candidat médicament visant à traiter une maladie neurologique invalidante en réduisant la surexpression d’une protéine. La finalité du présent projet est la validation de la méthode de mesure de la vitesse de conduction nerveuse du nerf ulnaire chez le primate non humain et l’évaluation de la faisabilité de l’enregistrement de ce nerf en complément d’un panel de nerfs déjà validé pour des enregistrements de la conduction nerveuse dans des études de toxicité. L’ajout de la mesure de la vitesse de conduction du nerf ulnaire en complément des autres nerfs cités permettra d’évaluer plus efficacement la toxicité de ce candidat médicament car ce nerf, de part ses spécificités anatomiques, est particulièrement sensible aux effets secondaires d’une réduction trop importante de la protéine cible.

Bénéfices attendus

La conduction du nerf ulnaire sera mesurée dans les études précliniques (préliminaires et réglementaires) d'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament destiné à traiter la maladie de Charcot-Marie-Tooth Type 1 (CTM1), une maladie neurologique invalidante pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitement. Cette évaluation permettra de caractériser le profil toxicologique de ce candidat avec une sensibilité accrue afin de mieux anticiper les éventuels effets lors de futurs essais cliniques et d'assurer la sécurité des patients qui seront potentiellemet traités avec ce médicament. En outre, après validation, cette technique d’enregistrement du nerf ulnaire pourra aussi être utilisée pour l’évaluation de la toxicité d’autres candidats médicaments pour d’autres applications (cardio-vasculaires, anticancéreux, antibiotiques, immunosuppresseurs).

Procédures

Les animaux seront soumis à un maximum 4 sessions d’environ 1 heure d’enregistrement de la vitesse de conduction nerveuse. Chaque session sera réalisée sous anesthésie générale. Une mise à jeun sera faite 6 à 16 heures avant chaque anesthésie. Les sessions d’enregistrement seront espacées d’au moins 3 jours.

Impact sur les animaux

La procédure liée à l’insertion d’électrodes et l’enregistrement de l’activité nerveuse étant réalisée sous anesthésie générale n’entraine pas pas d’effets négatifs. Les nuisances générées lors de la procédure sont les suivants : - Mise à jeun pré-anesthésie (au minimum 6 heures et au maximum 16 heures avant la procédure) ce qui peut entrainer une sensation de faim temporaire chez l’animal - Injection intramusculaire d’un agent anesthetique et analgesique. La piqure d’aiguille peut engendrer une douleur légère de courte durée - Lors du réveil de l’anesthésie, des pertes d’équilibres et une hypothermie légère peuvent être observées et correspondent à des stress physiques temporaires et légers. - Lors de la surveillance au réveil, les animaux sont temporairement (au maximum pendant une heure) en situation d’isolement de leurs congénères et dans une cage moins haute que leur cage habituelle (évitant les risques de blessures en cas de pertes d’équilibres).

Devenir

Le degré de sévérité de la procédure étant classé a priori comme léger, les animaux seront gardés en vie pour une éventuelle réutilisation après une période de repos (minimum 3 semaines).

Remplacement

L’objectif de ce projet est de valider la méthode d’enregistrement de la conduction du nerf ulnaire afin de pouvoir ensuite réaliser ces enregistrements dans les études de pharmacodynamie et toxicité réglementaire préalables au passage du candidat médicament contre la maladie de Charcot-Marie-Tooth Type 1 (CTM1) en essai clinique. Les spécificités de ce candidat médicament nécessite son évaluation chez le primate non humain. Un travail préparatoire sur manuel d'anatomie a été réalisé cependant évaluer la réponse fonctionnelle du nerf en fonction du placement des électrodes est nécessaire dans cette validation ; cette validation ne peut donc pas se faire ex vivo, in vitro ou in silico.

Réduction

Le nombre d’animaux dans ce projet a été défini sur la base du nombre minimum d’animaux requis pour pouvoir conclure à la validation de la technique en tenant compte des éventuelles variations anatomiques (variation individuelle dans les repères anatomiques externes).

Raffinement

Les animaux seront hébergés avec au moins un congènère de même sexe dans des volières ammenagées avec l’enrichissement structurel (perchoir, balancoire) avec une litière au sol. Des jouets sont fournis aux animaux et de l’enrichissement est aussi apporté via l’alimentation (sélection de fruits et légumes, graines/noix à décortiquer) en plus des rations alimentaires. Les animaux seront observés au minimum une fois par jour afin de détecter tout signe clinique. La procédure d’enregistrement sera réalisée sous anesthésie avec un agent ayant des propriétés analgésiques avec une surveillance anesthésique (au minimum fréquences cardiaque et respiratoire et température corporelle de l’animal). Les animaux seront placés sur tapis chauffant pendant l’anesthésie. L’anesthésie sera réversée par l’utilisation d’un antagoniste médicamenteux pour faciliter le réveil. Les animaux seront gardés isolés dans des compartiments de réveil après la procédure pour éviter les chutes/blessures liées à des pertes d’équilibres lors du réveil. Une observation des animaux sera réalisée pendant la phase de réveil. Si nécessaire, des mesures de réchauffement peuvent être mises en place dans les compartiments de réveils (e.g. lampe chauffante). Les animaux seront replacés dans leur volière seulement une fois après contrôle du réveil complet. Après le retour en volière d’hébergement, une lampe chauffante pourra aussi être placée dans la salle d’hébergement.

Choix des espèces

Le macaque cynomolgus a été choisi pour cette étude pour être en cohérence avec l’espèce qui sera utilisée pour les études de toxicologie règlementaire. En effet, les études de toxicologie réglementaire pour le développement d'un candidat médicament contre la maladie de Charcot-Marie-Tooth Type 1 (CTM1) doivent être réalisés chez le macaque cynomolgus à cause de l’homologie de séquence ARN (acide ribonucléique) entre l’homme et le primate non-humain. La validation de la vitesse de conduction nerveuse du nerf ulnaire doit donc être réalisée dans la même espèce La validation du test de conduction nerveuse se fera sur “jeunes adultes”/”adultes” comme pour les études de toxicologie réglementaire qui seront réalisées par la suite.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres rongeurs : 144
Autres carnivores : 232
Autres mammifères : 138
Souffrances
▲ -
▲ 514
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 514
 -
 -

Améliorer les pièges vulnérants pour capturer la quasi-totalité des femelles en âge de se reproduire suppose de connaître leurs déplacements. 144 rats noirs, 232 petites mangoustes indiennes et 138 opossums communs, soit 514 individus vivant à l'état sauvage aux Petites Antilles, vont être capturés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés. Chacun reste au piège moins de douze heures, est anesthésié à l'isoflurane, épilé sur un à deux centimètres carrés, puis reçoit sous la peau du cou une puce d'identification posée au trocart, soixante femelles adultes recevant en plus un collier muni d'une balise satellitaire. Le porteur justifie ces captures par la protection d'oiseaux et de reptiles endémiques menacés, la finalité opérationnelle étant de réduire durablement les effectifs de ces trois espèces introduites.

Objectifs

Les espèces exotiques envahissantes représentent la 3ème cause de perte de biodiversité insulaire. Le transport volontaire ou non par l’homme d’êtres vivants peu conduire à leur développement à l’état sauvage en dehors de leur aire naturelle de répartition. Lors du développement de ces animaux dans la nature, des effets négatifs peuvent être observés sur les espèces natives et des milieux colonisés, ainsi que sur la santé humaine, et les activités économiques. Afin de limiter au mieux ces effets négatifs, une bonne connaissance de l’utilisation de l’espace des animaux exotiques est requise afin de proposer des dispositif de piégeage permettant d’en capturer le maximum – voire la totalité. L’utilisation de l’espace par les animaux est mesurable par différentes méthodes : la capture-marquage-recapture (CMR), la réception de signaux émis par des petits émetteurs à haute fréquence, ou encore, la géolocalisation automatisée par des balises miniaturisées réceptionant des signaux de satellites (GPS). Ce projet a pour objectif principal de mieux connaître l’amplitude des mouvements, la densité de population, et l’effet d’une sédation des animaux sur l’amélioration de leur probabilité de recapture, chez trois espèces de petits mammifères exotiques envahissants dans une île tropicale, grâce à des géolocalisations satelittaires, et par CMR : la petite Mangouste Indienne Urva auropunctata, l’Opossum commun Didelphis marsupialis, et le Rat noir Rattus rattus. Cette connaissance de l’utilisation de l’espace permettra de mettre en place des dispositifs de piégeage permettant d’en capturer le plus grand nombre – si ce n’est la totalité -, pour s’assurer qu’une diminution significative des abondances de ces mammifères est bien liée à l’augmentation attendue de celles de leurs proies potentielles, permettant de sauvegarder des espèces endémiques menacées d’extinction (oiseaux, reptiles).

Bénéfices attendus

Le projet alimentera les premières observations sur l’utilisation de l’espace par le Rat noir, l’Opossum commun, et la petite Mangouste Indienne, constituant une connaissance de l’écologie spatiale qui est encore peu connue pour ces espèces. C’est également le cas de leurs densités de populations qui ne sont pas documentées dans les habitats de forêts tropicales sèches. Les bénéfices attendus du projet concernent surtout une amélioration des statuts de conservation de populations d’espèces de petits vertébrés endémiques menacées d’extinction (oiseaux, reptiles), que ce soit directement ou indirectement, par une prédation ou une compétition pour la nourriture ou des sites de refuges et d’abris par ces mammifères exotiques envahissants. Par ailleurs, les dispositifs de luttes (pièges vulnérants) pourront être améliorés afin d’atténuer des risques liés à la capture d’individus d’espèces non cibles susceptibles de pâtir des campagnes de lutte. Un autre bénéfice attendu est la mise en place de protocole de suivi des abondances de ces populations au moyen de pièges photographiques, évitant la capture physique des individus de ces espèces. La pose d’un collier munis de balises miniaturisées réceptionant des signaux de satellites fixé sous sédation par anesthésie gazeuse sur le terrain n’est pas employée dans le cas de suivi de la petite Mangouste Indienne, très peu documentée pour le Rat noir, et inconnu pour l’Opossum commun : le projet permettra de calibrer, et d’apprécier les avantages et les inconvénients de cette méthode. A noter que ce protocole permettra également d’évaluer l’effet de la manipulation sous sédation sur la probabilité de recapture des individus en comparaison d’animaux manipulés sans être endormis – qui est attendue plus élevée chez les individus manipulés inconscients en comparaison de ceux manipulés à l’état vigile. En effet, le stress induit par la manipulation de animaux capturés peut les inciter à mois se refaire capturer.

Procédures

Sous anesthésie générale (Isoflurane) – qui ne durera pas au-delà de 5 minutes, au maximum 684 animaux seront marqués par une puce d’identification par radio-fréquence (RFID) implantée sous la peau (Procédure 1) uniquement lors de leur première capture, afin de les reconnaître lors de leur recapture ultérieure (ou ils seront relâchés immédiatement après avoir noté leur numéro d’identification et leur masse, sans autre manipulation). Egalement sous anesthésie générale (Isoflurane), 60 individus seront marqués par une puce RFID sous-cutané et avec la pose d’un collier munis de balises miniaturisées réceptionant des signaux de satellites (Procédure 2). L’implantation de la puce d’identification sur l’animal inconscient est effectuée par un trocard stérile à usage unique introduisant une puce de 11 mm3 (équivalente à un grain de riz pesant 0.031 g) parallèlement sous la peau du cou (profondeur de 1,5 cm), après application d’un gel analgésique une fois la zone d’implantation épilée (sur 1-2 cm2) et désinfectée. Profitant de l’anesthésie gazeuse lors de la pose de la puce d’identification, un lot de femelles adultes sera également équipé d’un collier muni d’une balise GPS miniaturisée (Procédure 2) représentant moins de 4% de leur poids (5 g pour les rats [soit

Impact sur les animaux

La pose d’une puce d’identification RFID sous-cutanée sous anésthésie (procédure 1), réalisée dans l’environnement familier de l’animal, est de courte durée (tout au plus 30 minutes de temps de récupération de leur capacité post-anesthésique) et n’entraine pas de faim/soif/malnutrition chez l’individu, ni aucune détresse, stress physique/thermique ou peur, ou encore de lésion ou de maladie. Ce geste n’induit qu’une légère douleur au moment de l’implantation de la puce sous la peau.

Devenir

Les animaux sont relâchés marqués par une puce d’identification sous-cutanée, et pour un sous-lot de femelles adultes additionnellement muni de leur équipement de suivi satellitaire, afin de mesurer les distances qu’ils parcourent dans leur domaine vital pendant au moins 15 à 20 jours. La mesure de ces distances aidera à améliorer les dispositifs de captures de ces espèces, que ce soit 1/ à des fins de contrôle de leur population exigé par la loi pour favoriser la survie d’espèce de petits vertébrés menacés d’extinction en relation avec leur prédation par les espèces étudiées, ou 2/ de la surveillance de leur répartition et de leur abondance dans des habitats protégées. Un effort particulier sera appliqué pour allonger le temps de chance de recapture à au moins 20 jours – à partir de la date du dernier individu équipé - afin de pouvoir déséquiper les individus.

Remplacement

L’étude porte sur l’acquisition de connaissance du mode de déplacement d’individus dans des populations « à l’état sauvage », dans leurs environnements naturels. Dès lors, l'utilisation d'animaux capturés vivants dans leur environnement ne peut être remplacée par d'autres modèles non animaux, ou d’origine captive. Une amélioration des connaissances acquises dans le cadre du projet devrait toutefois permettre, à termes, de disposer d’informations permettant de progresser sur une modélisation spatiale des risques d’impacts de ces mammifères exotiques envahissants à de plus larges échelles sans avoir recours à leur capture et manipulation, ainsi que les modalités d’un protocole de suivi des abondances des populations par piégeage photographique sans recours à une capture physique.

Réduction

En se basant sur des estimations théoriques où de très fortes densités de population seraient observées pendant les opérations de terrain, nous envisageons d’utiliser dans les deux procédures prévues dans le projet au maximum 144 rats, 138 opossums, et 232 mangoustes a cours de deux sessions de piégeages. Ainsi – au total sur 2 années, ce sont au grand maximum 514 individus qui pourraient être soumis à une anesthésie gazeuse : 454 à but de simple marquage par puce d’identification sous-cutanée (Procédure 1), et 60 femelles adultes soumises à double marquage constitué d’une puce d’identification sous-cutanée et d’un collier muni d’une balise miniaturisée de suivi par satellites (Procédure 2). Pour les mesures à partir des données d’équipement de suivi par satellites, en faisant l’hypothèse d’une population d’origine infinie, un échantillon de 16 individus tirés au hasard dans cette population doit permettre d’estimer une moyenne de l’amplitude spatiale du mouvement avec une précision convenable (Coefficient de variation = 20%), pour une erreur de mesure tolérée de 10%. En d’autres termes, un total de 16 femelles doit être échantillonné au hasard dans la population pour s’assurer à 95 % de chance que la moyenne du paramètre mesuré se situe dans les 10 % de la moyenne réelle de la population. Toutefois, l’emploi d’un dispositif de suivi par satellites n’ayant pas été testé auparavant pour deux des trois espèces considérées (opossum commun et rat noir), laisse une part d’échec possible que nous estimons, de notre expérience sur des suivis par balises satellitaires de petits rongeurs de l’ordre de 25%. Ce taux d’échec est proche de celui rapporté pour la petite mangouste indienne (21%). Nous envisageons donc d’utiliser 4 femelles adultes en plus (20%) pour chaque espèce aux 16 nécessaires pour disposer d’une mesure précise de notre paramètre de détection spatiale, conduisant à utiliser au maximum 20 femelles adultes.

Raffinement

La petite mangouste indienne est diurne, alors que les rats noirs et les opossums communs sont nocturnes. Un premier relevé des pièges aura lieu dans les 3 hrs suivant le lever du soleil afin de libérer les animaux capturés dans la nuit et en matinée, et dans les 3 hrs avant le coucher du soleil pour ceux capturés de jour. Les pièges seront appâtés (beurre de cacahuète, saucisse, et fruit). Des débris végétaux seront placés au fond de la cage piège – pour constituer une cachette, ou encore un tapis. Les cages seront disposées à l’ombre, et en hauteur pour éviter un risque d’inondation en cas de pluie. Le critère le plus strict utilisé à ce jour exige que les pièges de contention homologués retiennent des animaux pendant 24 heures avec moins de 57 % d’entre eux présentant des blessures graves pouvant diminuer la survie après relâchés. Les individus seront maintenus captifs 150 g seront sélectionnées, ainsi que des mangoustes > 450 g, et des opossums > 800 g, correspondant à un ratio de masse compris entre 1% et 4% selon les espèces. Ce ratio laisse la possibilité de perte/gain de poids potentiel des individus de 10% (correspond au remplissage/vidage d’un estomac – e.g. chez le rat noir) pendant la période de leur équipement tout en restant avec un ratio de masse ≤ 5% pour les mangoustes, et < 4% pour les rats noirs et les opossums communs. De plus, l’anesthésie aurait un effet positif sur les individus en limitant le stress à la capture. Un individu recapturé ayant perdu sa balise ne sera pas rééquipé.

Choix des espèces

Les rats noirs, les opossums communs, et les petites mangoustes indiennes, sont les principaux mammifères à l’origine d’une pression de prédation avérée sur des espèces d’oiseaux ou de reptiles (terrestres ou marins) endémiques menacées des Petites Antilles, avec les chats harets. Une bonne connaissance de leur mode d’utilisation de l’espace est essentielle dans l’objectif de pouvoir disposer de protocole efficace de leur limitation afin de sauvegarder/restaurer les populations menacées d’extinction de leurs proies. Le projet nécessite la capture d’individus « in natura », pour lesquels i) un nombre maximum d’individus a été défini, ii) des conditions optimales de captivité temporaire dans le piège ont été prévues (durée, abri, protection, apport alimentaire), iii) une manipulation rapide par contention chimique (anesthésie gazeuse à l’isoflurane, temps moyen estimé max. de 10-15 mn), iv) analgésie et prévention de risques d’infection pour le marquage sous-cutané, et v) le relâché sans prélèvement. Toutes les classes d’âge, que nous supposons être majoritairement constituées de sub-adultes et d’adultes (hors période de reproduction), seront utilisées lors de la capture-marquage-recapture. Une appréciation réaliste de la densité doit prendre en compte la variabilité liée à la structure d’âge de la population. Sur un autre plan, seules des femelles adultes seront équipées de balises GPS sous anesthésie gazeuse. L’objectif du projet est de disposer d’un protocole efficace de diminution des effectifs des populations de trois espèces de mammifères exotiques envahissants dans le but de mesurer l’augmentation consécutive de ceux de leurs proies, constituées d’espèces de petits vertébrés endémiques menacés d’extinction. Or, la limitation durable d’une population exige la mise en place d’un dispositif de piégeage permettant de capturer la quasi-totalité des femelles en âge de se reproduire.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Souris : 2277
Souffrances
▲ -
▲ 2277
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2277

Les souris de cette lignée portent une dystrophie musculaire, maladie qui atteint le muscle squelettique et le cœur. 2 277 d'entre elles vont être élevées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une biopsie de la queue sur quelques animaux pour l'identification génétique. Le porteur indique que le phénotype se déclare vers vingt mois et que les souris utilisées entre trois et six mois ne devraient pas l'exprimer, tout en prévoyant la mise à mort de tout animal blessé ou en situation d'inconfort. Une partie des souris est transférée vers d'autres demandes d'expérimentation, dont certaines ne sont pas encore écrites, les animaux au mauvais génotype et les anciens reproducteurs étant tués.

Objectifs

Des souris à phénotype dommageable sont nécessaires pour réaliser des projets de recherche : ces souris sont dystrophiques. Les recherches ciblent le muscle squelettique et le coeur et en particulier la régénération et la fibrose musculaire. La lignée de souris dystrophique est essentielle pour pouvoir étudier la régénération musculaire, la fonction cardiaque et la fibrose dans sa globalité en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point des stratégies thérapeutiques. L’objectif est donc la génération de lots de souris dystrophiques pour mener à bien les projets de recherche.

Bénéfices attendus

Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur la régénération musculaire et la réduction de la fibrose dans les dystrophies musculaire chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et le coeur et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques. La régénération musculaire et le développement de la fibrose sont des processus qui sont altérés notamment dans la dystrophie musculaire de Duchenne (la dystrophie la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant qui affecte l’ensemble des muscles du corps et qui touche un garçon sur 3500 nés).

Procédures

Une biopsie caudale pour identification génétique sera réalisée sur un nombre limité d'animaux (quelques animaux) vigiles (1x par animal concerné, acte de 1minute).

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent développer un phénotype de dystrophie musculaire vers l'âge de 20 mois. Les animaux dont le phénotype se déclare pourront avoir une atteinte musculaire légère pouvant induire une mobilité réduite et une douleur légère. Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée sur quelques animaux, ce qui pourra engendrer un léger stress de courte durée.

Devenir

Une partie des animaux seront transférés pour expérimentation et affectés à d’autres demandes d’expérimentation animale (utilisation continue). Un projet est déjà en cours, d’autres sont en cours d’écriture pour soumission au comité d’éthique et d’autres encore le seront dans l’avenir. Les animaux ne portant pas le génotype d’intérêt et les anciens reproducteurs seront euthanasiés par une méthode réglementaire .

Remplacement

Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaire participant à la régénération musculaire et à la mise en place des pathologies musculaires et cardiques. Un modèle animal est donc nécessaire pour étudier tous ces aspects.

Réduction

2277 animaux seront utilisés dans ce projet. Les protocoles expérimentaux des projets seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet elevage, nous contrôlons le nombre de couple afin de ne pas générer d'excédent de stock en fonction des projets en cours autorisés et les croisements sont optimisés pour obtenir uniquement les animaux du génotype d'intérêt. En effet les croisements se feront entre souris homozygotes afin d'obtenir 100 pour 100 de descendance avec le bon génotype. Si les lots produits sont suffisants pour assurer les expériences dans le cadre des projets actuels et futurs, les accouplements seront arrêtés et une cryopréservation sera envisagée.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les animaux sont maintenus sous un statut sanitaire exempte de pathogènes et d'opportunistes, tout le matériel est stérilisé par autoclavage (enrichissement, cages) et l'eau est osmosée. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Une période d’acclimatation de 10 jours est prévue pour les animaux fondateurs en provenance d’un fournisseur extérieur avant de mettre en place les accouplements.Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Les animaux ne devraient pas développer de phénotype aux âges utilisés dans ce projet, si une déclaration précoce se présente, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. Tout animal blessé ou montrant des situations d'inconfort sera euthanasié. Si un signe clinique anormal est observé, nous utiliserons une grille de scoring générale basée sur les 4 critères principaux (apparence, alimentation, respiration, comportement). Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.

Choix des espèces

Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire et cardiaque est la souris due à la facilité d'élevage, le coût relativement peu élevé ainsi que la disponibilité d'outils analytiques. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle et le coeur in vivo dans un système pathologique. Les animaux seront mis en accouplement entre 2 et 8 mois, ils seront utilisés dans le cadre de projets autorisés entre l'âge de 3 à 6 mois car les souris sont considérées comme ayant accompli leurs croissances musculaires et cardiaques à cet âge. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 100000
Souffrances
▲ -
▲ 100000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100000

Dix secondes de contention et l'extrémité de la queue coupée sur animal vigile, une fois par individu et 100 000 fois en cinq ans, dans des procédures dont la souffrance est déclarée légère. Les souris qui portent le génotype recherché rejoignent d'autres projets déjà autorisés, les autres sont tuées par une méthode réglementaire. Le porteur maintient plus de 160 lignées de souris pour répondre aux demandes des équipes de son institut et affirme que le développement du cerveau, les interactions entre aires cérébrales et l'origine des comportements ne s'étudient que sur des "organismes entiers". L'effectif de 100 000 animaux repose sur le cumul des années passées, sans calcul détaillé.

Objectifs

Comprendre comment les processus biologiques émergent, se développent, fonctionnent et se détériorent est la clé de voûte des connaissances qui sont le fondement de l’éducation scientifique et la base qui servent à garder la santé humaine et animale. Notre objectif dans cette demande de projet est de fournir un socle commun pour l’identification des animaux utilisés afin de réaliser les missions de notre institut de recherche. Dans cette demande, nous décrirons la procédure consistant au prélèvement de tissu pour l’identification génétique individuelle. Nous mettons en œuvre un processus de réduction en minimisant au maximum le nombre de croisements réalisés pour arriver à conclure de façon fiable les observations à la base des découvertes. Nous nous assurons de la qualité de la réalisation de la procédure par le personnel qualifié et compétent pour minimiser la souffrance pouvant avoir lieu lors de la réalisation de cette procédure. Pour limiter les souffrances, les animaux, herbergés dans une animalerie de laboratoire, ont libre accès à des enrichissements physiques et bénéficient d’enrichissements sociaux.

Bénéfices attendus

L’ensemble des travaux de recherche réalisé dans notre centre de recherche et nécessitant le recours aux animaux génotypés constitue le socle de découvertes fondamentales permettant de faire progresser les connaissances scientifiques à court et long terme. Le bénéfice en terme d’importance des connaissances est conséquent tant les recherches réalisées grâce à ces animaux nous informe sur le fonctionnement du vivant dans des domaines allant du développement cellulaire et des organismes, du fonctionnement d’intéractions ligands récepteurs, champs récepteurs et circuits neuronaux entre autre. Nous nous assurons de la qualité de la réalisation de la procédure par le personnel qualifié et compétent pour minimiser la souffrance pouvant avoir lieu lors de la réalisation de cette procédure. Les animaux sont hébergés dans une animalerie de laboratoire avec les enrichissements sociaux et physiques permettant de limiter leur souffrance.

Procédures

Nous réaliserons un prélèvement d'un petit bout de queue effectué une seule fois sur l’animal vigile pour identification du génotype. Cette procédure est réalisée en moins de 10 secondes

Impact sur les animaux

Les effets indésirables que l’on pourra observer sont le stress lié à la contention et la douleur légère et de courte durée au moment du prélèvement de l’extrémité distale de la queue. Ces effets indésirables seront très limités dans le temps (quelques secondes).

Devenir

Les animaux ayant le genotype souhaité souhaité pour la mise en œuvre des projets de recherche, seront intégrés aux projets correspondants préalablement autorisés dans le cadre d’une utilisation continue. Les animaux n’ayant pas le génotype souhaité seront euthanasiés par une méthode règlementaire.

Remplacement

Beaucoup des projets de recherche s’appuient sur des résultats in vitro produit en amont. Cependant nous essayons de comprendre des mécanismes integrés de neurosciences comme par exemple les mécanismes du développement du cerveau, ou la manière dont les différentes aires du cerveau interagissent entre elles ou encore les origines et les régulations des comportements (sommeil, apprentissage etc). Pour l'instant, aucune technique ne permet de fairer ces études ex vivo et elles ne peuvent se faire que sur des organismes entiers.

Réduction

Nous maintenont plus de 160 lignées de souris dans notre animalerie pour répondre aux besoins de l’ensemble des projets des équipes. Chaque équipe concoit ses projets de recherche dans lesquels l’utilisation des souris se basent sur des justifications solides et sur des tests statistiques appropriés qui sont validés dans des Demande d’Autorisation de Projet indépendants. Sur la base des années passées, mais aussi du nombre cumulés d’animaux utilisés dans les projets de recherches, nous anticipons que nous utiliserons 100000 souris sur les 5 années de ce projet. Nous mettons en œuvre un processus de réduction en minimisant le nombre de croisements réalisés en fonction du besoin d’animaux des équipes de recherche. Les lignées en maintien qui ne seront pas utilisés pourront être cryo-conservés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en portoir ventilé, avec eau et nourriture ad libitum et contrôle de la température et de l’hygrométrie, eclairage alterné jour/nuit. Du papier Kraft et un dome en carton est placé dans la cage pour l'enrichissement. Les animaux sont manipulés par du personnel compétent pour éviter le stress. Le prélèvement tissulaire est minimal, unique et réalisé au même moment que l’identification pour limiter le nombre de manipulations des animaux dans un endroit calme et avec la mère et le reste de la portée à proximité pour un retour rapide dans un environnement réconfortant. Le personnel opère une surveillance journalière aux point limites : perte de sang anormal, poils herissés, animal prostré.

Choix des espèces

La souris est actuellement le modèle de choix pour les recherches sur le système nerveux en partie du fait des nombreuses modifications génétiques. La pertinence de ces modèles est justifiée par chaque projet en fonction de leur domaine d’expertise. Le prélévement sera fait au moment du sevrage, soit à 21 jours, c'est-à-dire à un stade où la séparation des souriceaux et de la mère n'est pas problématique et où il n'y pas encore de terminaisons nerveuses dans les tissus prelevés pour l'identification génétique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 15000
Souffrances
▲ -
▲ 10000
▲ 5000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15000

Fournir aux équipes de recherche des lignées de souris génétiquement modifiées suppose de trier les souriceaux un par un. 15 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Entre sept et quinze jours de vie, chaque souriceau est immobilisé pour un tatouage des phalanges et une biopsie de trois millimètres d'oreille, sans anesthésie locale, le porteur indiquant qu'une pommade anesthésiante ajouterait une contention et qu'une injection d'analgésique augmenterait la nuisance. Les souris dont la combinaison de gènes ne convient ni aux expériences ni à l'élevage sont tuées, les autres rejoignant la reproduction ou des projets expérimentaux, et le porteur reconnaît que certaines mutations entraînent des douleurs, des difficultés à se déplacer et des mortalités pendant l'élevage.

Objectifs

Dans le cadre des projets utilisant des animaux à des fins scientifiques (soumis indépendamment à des demandes d’autorisation de projet), des modèles animaux précliniques génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important de détecter et gérer les pathologies induites par les mutations dans les élevages (appelé phénotypes dommageables) de ces modèles et de bien caractériser génétiquement les animaux produits (appelé : le génotypage). L’ensemble permet un élevage adapté pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et optimisée aux besoins des scientifiques

Bénéfices attendus

Pour le bénéfice direct, ce projet permet d'optimiser la gestion et l’élevage des modèles animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des chercheurs pour les expérimentations qui seront faites à l'issue de ce projet. Il permet également de prendre en charge rapidement et donc de minimiser les souffrances qui pourraient être induites par les mutations des modèles animaux. Il y a également un bénéfice indirect, car les modèles précliniques génétiquement modifiés permettent de reproduire chez l’animal des pathologies humaines

Procédures

Au moment du tatouage des phalanges, les souris vigiles seront prélevées d’un petit bout de tissu à l’oreille (3mm maximum de tissu), l’intervention dure 5 secondes et se fait une seule fois par animal. Certaines mutations chez des souris génétiquement modifiées peuvent entrainer des nuisances (phénotype dommageable) durant l’élevage chez l’animal. Elles apparaissent à différents temps de la vie de l’animal et sont directement pris en charge.

Impact sur les animaux

Les nuisances lors d'un prélèvement de tissu pour le génotypage sont essentiellement du stress léger lors de la contention et de la douleur légère lors de la coupe du tissu. En fonction du modèle de pathologie, les mutations entrainant un phénotype dommageable, induisent en général et à des degrés divers, des douleurs, de l’inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités selon le génotype.

Devenir

Suite aux procédures de biopsies d'oreille pour la caractérisation génétique des animaux le devenir peut-être soit l'euthanasie car la combinaison de gènes n’est pas utilisable pour les expérimentations et l’élevage, soit les animaux sont gardés en vie pour renouveler les reproducteurs en élevage ou sont utilisés sur des projets expérimentaux prévus pour ces animaux. En élevage les animaux pourront être euthanasiés pour la gestion de la colonie.

Remplacement

Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition pour des projets scientifiques d’animaux modèles génétiquement altérés. Les modèles animaux sont justifiés par la nécessité de caractériser des mécanismes ou pathologies complexes qui font intervenir plusieurs grands systèmes biologiques entre eux (en Neuroscience notamment). Les chercheurs utilisent ces modèles le plus souvent après avoir testé leurs hypothèses sur des systèmes moléculaires et cellulaires. Les chercheurs justifint le remplacement dans leurs demandes d’autorisation de projets expérimentaux. Les mécanismes de pathologies complexes faisant intervenir de nombreux tissus et interactions cellulaires, le recours à l’animal dans son ensemble est indispensable

Réduction

La production sera rationnalisée afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire pour le maintien de lignée et la production de lots expérimentaux. Les animaux produits, font tous l’objet en amont d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Les lignées non utilisées sont sécurisées par cryoconservation des gamètes ou des embryons et l’élevage est arrêté. La réduction en élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs. Lorsque c’est possible, nous privilégions des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage en croisant des animaux qui sont tous les 2 porteurs des gènes d'intérêt. Les prélèvements de bulbes pileux pour génotypage sont en cours de développement mais il est encore nécessaire d’avoir recours au prélèvement d’un bout d’oreille.

Raffinement

Les techniques de prélèvement de tissus pour le génotypage sont effectuées en routine et le geste est très court et précis. La douleur est légère. L’utilisation de pommade ou de spray anesthésiant ajouterait une contention et une gêne pour l’animal durant l’application et le temps d’action..L’analgésie par injection n’est aussi pas recommandée car la piqûre augmente la nuisance sur l’animal. Entre 7 et 15 jours après la naissance, l’animal est pris en contention pour le tatouage aux phalanges et la biopsie d’oreille est rapidement effectuée. L’animal est remis dans sa cage. En cas de mauvaise reprise de l’activité, il sera pris en charge. Les observations quotidiennes permettent de s’assurer de la bonne cicatrisation. En cas de mauvaise cicatrisation (point limite) des pommades cicatrisantes peuvent être utilisées. Pour le raffinement des phénotypes dommageables, les lignées sont aujourd’hui bien connues et le phénotype bien caractérisé. La stratégie de raffinement est de mettre en place le plus tôt possible une procédure de surveillance de l’apparition des nuisances (le caractère spécifique du phénotype ne nécessite pas l’utilisation d’une grille pour la détermination du point limite). Un enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des maisonnettes et des carrés de coton qui permettent l’expression des comportements de nidification et favorisent la survie et la protection des jeunes animaux.

Choix des espèces

La création de modèles pour comprendre des pathologies humaines est très développée chez la souris car les outils pour générer ces modèles génétiquement modifiés sont très efficaces. D’autre part, la souris est un mammifère avec de nombreuses similitudes dans les processus biologiques avec l’homme. Son temps de génération est considéré court (3 mois) et son élevage simple en laboratoire. L'essentiel des lignées sont génotypées avant 15 jours pour permettre d'avoir le résultat de génotypage au sevrage et de sélectionner uniquement les animaux d'intérêt à l’âge adulte

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1400
Souffrances
▲ -
▲ 560
▲ 840
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1400

1 400 souris élevées sans aucune bactérie intestinale vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 840 d'entre elles reçoivent pendant sept jours un agent chimique dans leur eau de boisson pour déclencher une colite. Des groupes de 600 à 800 souris subissent en plus des gavages répétés, deux à douze par animal, et toutes passent par une douzaine de pesées et de prélèvements de fèces. Le porteur indique que l'inflammation provoque diarrhées, sang dans les fèces, pelage hérissé, posture voûtée et hypothermie, et précise qu'aucun analgésique ni anti-inflammatoire ne peut être administré parce qu'il modifierait la sévérité de la colite, avant de conclure qu'il n'est pas possible de recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier".

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), sont des pathologies encore mal comprises et l’incidence de ces maladies augmente actuellement partout dans le monde, dans les pays occidentaux mais aussi dans les pays qui sont en train d’acquérir un mode de vie occidental. Il existe deux types de MICI : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, qui se caractérisent par une inflammation intestinale responsable de diarrhées et de douleurs abdominales. Les bactéries présentes au niveau intestinal (microbiote) sont des acteurs majeurs dans notre santé et sont au cœur de la physiopathologie de ces maladies. En effet, il existe une altération de la composition (appelée dysbiose) et des fonctions de ce microbiote chez les patients souffrant de ces pathologies. Il semble exister une synergie entre les altérations du microbiote et l’inflammation intestinale. En effet, l’inflammation intestinale favorise les altérations du microbiote, mais ce dernier, une fois altéré, aggrave l’inflammation. Dans de précédentes études publiées, il a été mis en avant l’impact et l’importance d’une voie métabolique d’intérêt dans différentes pathologies. Une étude en particulier a comparé l’abondance de différents composés (métabolites) issus de cette voie métabolique dans le sérum chez des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et des sujets sains. Il a été observé que certains métabolites produits par le microbiote intestinal étaient fortement augmentés chez les patients MICI comparé à des sujets sains. Nous étudierons l’impact de ces candidats sur l’altération du microbiote intestinal. Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Un bénéfice du projet sera une meilleure compréhension des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et la mise en évidence de liens précis entre les altérations du microbiote et l’inflammation intestinale retrouvée chez les patients. Un autre bénéfice sera l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les MICI, et probablement, dans plusieurs autres maladies humaines affectées par l’altération du microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…).

Procédures

• 800 souris vigiles recevront un gavage (2 secondes) / jour pendant 4 jours sur une même semaine (au total sur cette étape = 4 gavage par souris) • Pesée des animaux et prélèvement de fèces régulier sur 1400 animaux vigiles (2 à 3 fois par semaine, en tout 12 pesées maximum par animal, 12 prélèvements de fèces maximum par animal), durée maximale de l’intervention 10 minutes par souris. • 600 souris vigiles recevront un gavage (2 secondes) / jour pendant 2 jours sur une même semaine (au total sur cette étape = 2 gavages par souris) • 600 souris vigiles, après trois semaines de colonisation bactérienne, recevront un gavage / jour (durée de l’intervention 2 secondes) (au total sur cette étape = 12 gavages par souris) • 840 souris vigiles, après trois semaine de colonisation, seront exposées à un agent chimique pendant 7 jours via leur eau de boisson, afin de créer une inflammation intestinale similaire à celle retrouvée chez les patients atteint de Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin (MICI) • Prélèvement de sang sur 1400 souris anesthésiées (au total 1 seul prélèvements par souris, durée de l’intervention 1 minute maximum par souris)

Impact sur les animaux

Les nuisances de ce protocole proviennent principalement du traitement d’une solution induisant une inflammation du colon. En effet, ce composé induit une inflammation intestinale tout au long de l’intestin, avec des inflammations exacerbées au niveau du côlon. Les principaux symptômes visibles attendus sont : une perte de poids et des signes cliniques tels que des diarrhées et présence de sang dans les fèces. D’autres signes peuvent être observés et doivent être étroitement surveillés comme : le pelage hérissé, posture voûtée, yeux mi-clos, la mobilité de l’animal, la déshydratation et l’hypothermie. D’autres nuisances peuvent être induites par la manipulation des animaux via les méthodes d’administrations ou de prélèvements pouvant causer un stress ou un inconfort, voire une douleur chez l’animal lors de la contention et la réalisation du geste.

Devenir

L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin de chaque procédure afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche.

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation de modèles non-animaux, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte dans un contexte non inflammatoire et inflammatoire. Actuellement, il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.

Réduction

Les bactéries et les composés bactériens ont été déterminés et sélectionnés via des analyses d’échantillons cliniques obtenus chez des patients MICI. Suite à cette première sélection, les bactéries et composés bactériens ont été testés sur différents paramètres in vitro afin de caractériser et confirmer nos premières hypothèses. Les données acquises sur les précédents essais nous ont permis de calculer les tailles de groupes avec des paramètres raisonnables sur le plan statistique pour prendre en compte la variabilité biologique et assurer de la robustesse de nos résultats nous utiliserons au maximum 1400 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyses à effectuées

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des expérimentations ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et veille scientifique et technique en continue. Il y aura une vérification quotidienne des animaux et une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (litière / abreuvement / nourriture). Les animaux seront hébergés dans des cages standards et en groupes (4 à 5 souris par cage) afin de limiter le stress lié à l’isolement. Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et du snizzlenest seront ajoutés dans les cages comme enrichissement de milieu. Les souris recevront ad libitum un aliment standard stérilisé et de l’eau. Des points limites adaptés sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux. Pas de médication prévue dans ce projet, l'injection ou l'administration de traitements analgésiques et inflammatoires ne sont pas possibles dans le cadre de modèles de colite, car ils interfèrent avec la sévérité de l'inflammation et peuvent même l'aggraver dans certains cas. Lors de la fin de l'expérimentation, les souris seront préalablement anesthésiées afin de limiter leur stress et leur inconfort.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme qui sont les principales thématiques de notre projet. La souris est un modèle de recherche très largement utilisé dans l’étude de pathologies inflammatoires intestinales, notamment, car il est possible d’induire une colite chez la souris avec des réponses cliniques, tissulaires et immunitaires comparables à celles observées chez l’être humain. Pour l’étude que nous souhaiterions mener, des souris axéniques, c’est-à dire sans germes et donc sans bactéries intestinales, seront utilisées afin de pouvoir étudier l’impact de bactéries sélectionnées en contexte non inflammatoire et en modèle de colite, indépendamment de la présence d’autres microorganismes. Les souris seront colonisées à leur sevrage (3 à 4 semaines de vie) avec les bactéries sélectionnées. Une colonisation bactérienne proche de la période de sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire, observées chez les souris axéniques colonisées à l’âge adulte. Après colonisation des souris axéniques, il est nécessaire d’attendre minimum 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilisent.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1040
Souffrances
▲ -
▲ 360
▲ 520
▲ 160
Devenir
 -
 -
 -
 1040

1 040 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère, chacune pouvant subir jusqu'à cent sept prélèvements d'urine, cinquante prélèvements de sang et vingt-quatre injections dans le sinus rétro-orbitaire. La première injection a lieu le jour de la naissance, sur souriceau vigile, et les prises de sang se répètent chaque semaine. Le porteur teste des combinaisons de thérapie génique et de thérapie par ARNm sur des souris développant une maladie métabolique héréditaire, et annonce une preuve de concept ouvrant la voie à des stratégies chez l'être humain. Les souris des expériences sont tuées pour l'analyse de leurs tissus, celles retenues pour maintenir la lignée restant en vie.

Objectifs

Ce projet consiste à tester de nouveaux protocoles de traitement associant des thérapies innovantes comme la thérapie génique et la thérapie par ARNm pour une maladie métabolique génétique rare mortelle en l’absence d’un régime alimentaire strict dans un modèle de souris développant la maladie de façon similaire à l’Homme. Différents protocoles de traitements innovants seront testés et comparés dans ce modèle pour sélectionner les combinaisons les plus efficaces, capable de guérir la maladie.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de faire la preuve de concept de l’efficacité de protocoles de traitements innovants chez la souris, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques chez l’Homme.

Procédures

Les souris recevront une injection en intraveineuse à la naissance (souris vigile), des injections dans le sinus veineux en rétro-orbitale sous anesthésie gazeuse régulières selon le protocole (24 maximum / souris) et des prélèvements d’urine (107 maximum / souris)) et de sang (50 maximum / souris), effectués de façon quotidienne (urine) ou hebdomadaire (sang) sur souris vigile. Ces différents actes pratiqués par du personnel expérimenté seront le plus bref possible (1 minute/injection,

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus chez les animaux sont : risque de mortalité chez certains animaux qui sera traité par un suivi renforcé associé à une prise en charge codifiée ; douleurs de quelques minutes des suites d’injections IV et de prélèvements de sang sur souris vigile ; stress de quelques minutes lié à une anesthésie gazeuse ; stress lié aux prélèvements d’urine.

Devenir

Animaux gardés en vie : animaux nécessaires à la seule fin du maintien de la lignée. Mise à mort pour analyse des tissus : animaux des expériences (tous sauf animaux nécessaires à la seule fin du maintien de la lignée)

Remplacement

Les différents produits ont été testés in vitro sur des cellules de foie humaines cultivées en laboratoire et les plus efficaces ont été présélectionnés.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour l’expérimentation est déterminé à partir d’études publiées ayant développé une approche similaire et d’outils statistiques. Les réponses aux traitements seront étudiés à la fois sur les mâles et les femelles pour réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Lors des injections du traitement chez les souriceaux, la mère sera éloignée afin de minimiser les stress. Les souriceaux seront recouverts de sciure de la cage de la mère et replacés rapidement dans la cage. Les quantités minimales de sang et d’urine seront prélevées par du personnel expérimenté. Les souris seront sous surveillance renforcée journalière et des points limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire.

Choix des espèces

Le modèle de souris est préférentiellement utilisé car c’est un modèle de référence pour le développement des thérapies innovantes au stade préclinique, indispensable avant passage à l’Homme. De plus, le modèle de souris utilisé est un excellent modèle de la maladie humaine étudiée. Les souris mâles et femelles seront traitées dès la naissance et suivies jusqu’à 12 mois de vie.