Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 804
Souffrances
▲ -
▲ 430
▲ 374
▲ -
Devenir
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 804

804 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de phalange pour génotypage, des injections intrapéritonéales et un traitement induisant une inflammation intestinale, avant mise à mort et prélèvements. Le porteur décrit les effets attendus de cette inflammation, diarrhée sanglante, prolapsus rectal, amaigrissement rapide et prostration, et prévoit une mise à mort au-delà de 20 % de perte de poids. Il indique que des organoïdes intestinaux ont déjà servi mais affirme que la complexité d'un "organisme entier" impose le recours à l'animal.

Objectifs

Un dérèglement de la pysiologie de l’épithélium intestinal constituant la muqueuse intestinale, est la base du développement de maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Comprendre comment s’établit cette inflammation chronique de l’intestin représente donc un enjeu majeur de santé publique. Cette inflammation est due à une réaction incontrôlée des lymphocytes qui attaquent la flore microbienne (microbiote) contenue dans l’intestin. Etant en première ligne face au mille milliards de bactéries contenues dans l’intestin, les cellules épithéliales intestinales jouent un rôle pivot dans la régulation de la réponse immunitaire. Grâce aux différents capteurs de motifs microbiens qu’elles possèdent, elles sont capables d’alerter les lymphocytes. Alors que ces lymphocytes ne devraient pas réagir contre le microbiote, ils se mettent à l'attaquer. Ce qui amène à l'inflammation intestinale. En ce sens, les cellules épithéliales représentent une sentinelle régulatrice de premier plan alertant le système immunitaire. Aujourd’hui, nous essayons de comprendre comment les cellules épithéliales intestinales calibrent et transmettent les informations du microbiote aux lymphocytes dans l’intestin en condition physiologique et pathologique. Nous analyserons l’impact de l’absence de molécules potentiellement impliquées dans ce calibrage dirigé par des cellules sentinelles insoupçonnées que sont les cellules épithéliales intestinales. Ainsi, pour y parvenir, nous éliminerons l’expression de molécules que nous supputons être impliquées. Ces molécules « candidates » se basent sur des études précédentes. Ces ablations moléculaires seront spécifiques, conditionnelles et inductibles. Elles cibleront soit les cellules épithéliales intestinales ou les lymphocytes. Nous analyserons l’impact sur les cellules épithéliales, sur les lymphocytes et sur la composition du microbiote. En effet, les réactions des lymphocytes contre le microbiote peuvent altérer la composition du microbiote. Après avoir déterminé l’impact en condition physiologique nous analyserons l’impact en condition pathologique dans des modèles murins établis couramment utilisés. Pour ce projet nous tablons sur l’utilisation de 804 souris réparties en 6 procédures. Chaque procédure sera optimisée pour répondre à différentes questions simultanément limitant significativement le nombre total de souris du projet.

Bénéfices attendus

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin telle la maladie de Crohn ou la rectocolique hémorragique provoquent un inconfort douloureux chronique pour les patients et peut malheureusement amener à des cancers intestinaux, en particulier le cancer colorectal. Ce cancer est le deuxième cancer le plus fréquent en France. . Cette étude mettra en lumière des nouvelles pistes thérapeutique à envisager. Notamment ce projet précisera le rôle clé joué par des médiateurs moléculaires et microbiens dans la promotion de ces maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Procédures

- Récolte des fécés: procédure non invasive et rapide (2 fois) - Biopsie de la phalange distale pour génotypage et identification des différentes lignées (manipulation faite sur souris de 7 à10 jours. Du fait de la faible innervation de ce tissu à cet âge, il est supputé que cette intervention et non douloureuse. - Injections intra-péritonéales (injection à l'aide d'une seringue). Une simple contention sera requise. - Traitement dans l'eau de boisson pendant une durée maximale de 9 semaines (procédé non invasive et aucun problème de prise hydrique n'est observée).

Impact sur les animaux

La majorité des souris utilisées dans ce projet ont été décrites dans d’autres études. Ces animaux ne présentent aucun phénotype macroscopique et physiologique particuliers impactant leur bien-être. Le cas échéant en ce qui concerne, les nouvelles lignées crées dans ce projet ou les souris entrées en procédures invasives (traitement générant une inflammation intestinale) une inspection minitieuse et régulière sera établie. L’inflammation intestinale amène à des problèmes d’hydratation consécutifs à une forte diarrhée. Elle génère des problèmes de transit telle la diarrhée. Cette diarrhée dans certains cas peut s’accompagner de sang. La douleur abdominale peut aussi entraîner des prostrations longues, un isolement anormal de l’animal, et une absence de toilettage. Des rectoprolapses devront être aussi surveillés. Un amaigrissement rapide de l’animal est tout autant un signe de l’inflammation intestinale à scruter.

Devenir

Les animaux seront mis à mort et divers prélèvements seront effectués pour analyses.

Remplacement

Les hypothèses avancées dans ce projet se basent sur des études préliminaires issues d’un précédent projet. De plus, beaucoup des assertions avancées ici ont été également étudiées et confirmées in vitro grâce à l’établissement d’organoïdes intestinaux (modèle d’intestin in vitro). Néanmoins, ce système in vitro bien que pratique et informatif ne récapitule pas toutes les complexités d’interactions spatio-temporelles, moléculaires, microbiennes et cellulaires intervenant dans un organisme et demande donc une étude à l’échelle d’un organisme entier.

Réduction

Des études statistiques adéquates seront effectuées en nous basant des observations des précédents projets et de nos expertises acquises. Dans toutes les procédures, divers paramètres seront analysés. Ce qui diminue grandement le nombre de souris du projet. Pour réduire encore le nombre d’animaux plusieurs personnes expérimentées de l’équipe seront en charge de récolter, de préparer les tissus et les cellules pour les analyses. Ce travail de collégial est mis en place pour optimiser et permettre d’obtenir des données expérimentales les plus exploitables et fiables possibles. Ce qui évitera d’avoir à répéter des expériences. En effet, la préparation des intestins est délicate et on peut facilement perdre des échantillons (mort cellulaire) en travaillant trop lentement. En outre, pour éviter de faire naître des souris pour rien, les expériences seront réfléchies et construites de telle sorte à pouvoir utiliser à la fois des mâles et des femelles. Les MICI touchent avec la même incidence l’Homme, qu’il soit mâle ou femelle.

Raffinement

Le modèle d’élimination génique conditionnelle et inductible visant des cellules ciblées spécifiques permet de diminuer les effets non voulus d’une délétion précoce, ubiquitaire ou voire constitutive d’un gène. En ce sens les choix du modèle génétique utilisé est un raffinement. Un contrôle 3 fois par semaine sera effectué pendant toute la durée de l’expérimentation. Néanmoins, un suivi tous les jours sera effectué lorsque les souris rentrées en procédure amenant à de l’inflammation intestinale. Lors de ces expériences, nous augmenterons le nombre de bâtonnets de coton dans la cage pour permettre au souris d’établir un environnement plus cocooning et confortable. Ayant en tête que les souris sont des animaux sociaux, pour éviter toute souffrance psychologique, nous tâcherons à organiser nos groupes pour éviter de laisser une souris seule isolée dans une cage. La présence de rectoprolapses (sortie anormal du rectum par l'anus) ou la présence de diarrhée accompagnée de sang ou la perte de poids supérieure à 20% du poids initial et/ou une prostration longue limitant la prise alimentaire des souris impliqueront une mise à mort. Les tissus seront prélevés pour analyses. Si ces points limites ne sont pas atteints mais cependant nous observons, de fécès molles non accompagnées de sang, une prostration courte n’empêchant pas les mouvements et les interactions sociales de l’animal et une perte de poids inférieur à 20%, nous disposerons d’un gel hydratant et nous humidifierons quelques croquettes dans la cage pour favoriser l’hydratation et la prise alimentaire des souris. Nous passerons alors 2 fois par jour visiter les souris pour s’assurer qu’une aggravation dramatique n’est pas lieu dans la journée. Si un des points limites décrits auparavant apparaît l’animal sera mis à mort. Le cas échéant, il est tard et la logistique matériel et humaine nous permettant de tuer les souris pour analyses le jour même n’est pas disponible, nous disposerons d’un gel hydratant et nous humidifierons quelques croquettes dans la cage pour favoriser l’hydratation et la prise alimentaire des souris et les souris seront mises à mort et analysées le lendemain matin. En plus des observations faites par les expérimentateurs, une observation quotidienne des animaux par les zootechniciens informés des signes attendus augmentera la vigilance et une détection précoce des signes de mal-être et permettra une intervention précoce.

Choix des espèces

L’ensemble des outils pour ce genre d’études sont développés chez la souris. Par ailleurs, son système immunitaire intestinal est extrêmement bien caractérisé. Enfin, les processus inflammatoires intestinaux décrits chez la Souris sont souvent conservés et similaires à ceux observés chez l’Homme. Cette ressemblance fait du modèle murin un modèle adéquat. Les animaux seront traités dès le sevrage. Le système immunitaire de l’intestin se mature rapidement à partir du sevrage. Pour s’assurer du rôle de nos molécules candidats sur la maturité de l’intestin, il est donc judicieux de commencer le traitement au moment du sevrage.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 1700
Cochons d'Inde : 1300
Hamsters dorés : 200
Chats : 500
Chiens : 800
Souffrances
▲ -
▲ 4500
▲ -
▲ -
Devenir
 150
 -
 410
 3940

4 500 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, dont 800 chiens, 500 chats, 1 700 souris, 1 300 cobayes et 200 hamsters, la plupart tués et une partie réutilisée ou adoptée. Ils sont vaccinés avec une à dix doses puis soumis à des prises de sang intermédiaires ou terminales, pour contrôler l'innocuité et l'activité sérologique de vaccins vétérinaires avant commercialisation. Le porteur indique que le nombre d'animaux est "imposé par la réglementation" et que les tests in vitro sont "actuellement inexistants" pour remplacer le modèle vivant. Un arbre décisionnel permet de réutiliser, placer ou faire adopter une partie des chiens et des chats, les autres étant euthanasiés.

Objectifs

Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique (efficacité) de formulations vaccinales, ainsi que de confirmer l’innocuité d’adjuvants entrant dans la composition de vaccins. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires, dans la constitution d’un dossier d’AMM et pour la fabrication d’un vaccin commercial. Les tests sont effectués sur espèce cible (chien et chat) ou sur espèce alternative (rongeurs) pour limiter le recours à l’espèce cible. Cette alternative peut être réalisée lorsqu’une équivalence entre les modèles animaux a pu être démontrée. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal.

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sûrs et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires. Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la santé et le confort des animaux de compagnie ainsi que des propriétaires.

Procédures

Tous les animaux de compagnie passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement pendant au moins quatre jours avant le début du test, cette phase est d’au moins deux jours pour les rongeurs. Pour les animaux de compagnie, la première étape est celle de la vaccination. Les animaux sont vaccinés à J0 avec 1 à 10 doses de vaccin, et un rappel est possible, en fonction des techniques et de la réglementation des pays destinataires. Ils sont suivis quotidiennement. En cours de contrôle si cela est requis ainsi qu’à la fin du test, une prise de sang intermédiaire et/ou terminale peut être réalisée. Pour les rongeurs, les contrôles effectués sont ceux de l’innocuité, et de l’activité sérologique. Les animaux sont vaccinés à J0, et un rappel est possible, en fonction des techniques et de la réglementation des pays destinataires. Ils sont suivis quotidiennement et, à la fin, une prise de sang terminale peut être réalisée. L’évaluation de l’innocuité est basée sur l’absence de réactions suite à l’injection et se fait à l’aide de l’examen clinique local et général. La détermination de l’activité sérologique est déterminée par titrage des anticorps. Chez les animaux de compagnie, les contrôles durent entre 14 et 49 jours pour les chats et entre 21 et 42 jours pour le chien. Chez les rongeurs, les contrôles durent entre 7 et 42 jours pour la souris et pour les cobayes.

Impact sur les animaux

Un léger stress lié aux manipulations et injection des vaccins peut apparaître. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent.

Devenir

Les tests d'innocuité et d'activité ne requiert pas l'euthanasie des animaux. Un arbre décisionnel est appliqué afin de pouvoir réutiliser les animaux, les placés ou les faire adopter. Les animaux ne pouvant être réutilisés, placés ou adoptés seront euthanasiés. En fonction des études antérieures et si leur statut le permet, les animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets. La réutilisation de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. En fonction du produit administré et de l’état de l’animal et si les circonstances le permettent (acquéreur sérieux, bonnes conditions d’accueil après examen du candidat par la SBEA), les chiens et les chats peuvent être adoptés. Le placement de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale.

Remplacement

La nécessité de l’utilisation d’animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la pharmacopée du pays destinataire. Ils permettent de démontrer l’innocuité, l’activité sérologique et la pureté. Les tests in vitro sont actuellement inexistants pour remplacer totalement le modèle in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun de lots témoins servant de référence chez les rongeurs.

Raffinement

Tous les animaux de compagnie passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement pendant au moins quatre jours avant le début du test, cette phase est d’au moins deux jours pour les rongeurs. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux bénéficient d’un suivi clinique quotidien et d’une observation supplémentaire en cas d’apparition de signes d’alertes. De plus, un vétérinaire désigné est présent sur le site. En cas de besoin, le technicien a recours à son expertise.Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Pour le chien, des paniers ou des bancs de couchage sont ajoutés et pour le chat, des volières et/ou des rampes sont installées. Si les conditions et les chats le permettent, des tunnels sont ajoutés. Un grand nombre de jouets est disponible avec un roulement toutes les semaines pour diversifier le jeu. Le technicien peut aussi jouer avec eux à l’aide d’un laser. Des enrichissements ont été instaurés dans les hébergements. Des copeaux pressés sont disposés dans la cage, et un igloo ou hutte transparente colorée pour les souris, hamsters sont ajoutés, ainsi qu’une hutte transparente colorée pour les cobayes. Du foin irradié est fourni aux cobayes. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Ce sont les espèces cibles pour le chien et le chat. Les souris et cobayes servent d’espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de compagnie. En fonction des différents tests appliqués, le stade de développement des animaux varie. Les chiens doivent être âgés d’au moins 8 semaines et les chats doivent avoir entre 8 et 24 semaines. Les cobayes doivent peser entre 250 et 450 grammes. Pour les techniques sur souris, les rongeurs doivent être âgés de 4-5 semaines ou peser entre 10 et 22 grammes en fonction des tests. Ces stades de développement correspondent aux âges requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 420

420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Elles sont coïnfectées par un nématode intestinal et par un agent de la malaria murine, avec gavage, injection intrapéritonéale et prélèvements sanguins à la queue trois fois par semaine, puis tuées. Le porteur minimise les effets, décrivant l'infection par le nématode comme asymptomatique et la souche de plasmodium comme non létale, avec une anémie transitoire pour seul symptôme, tout en classant les procédures en modéré. L'objectif est de comprendre la dynamique de cette coïnfection fréquente chez les populations où helminthes et paludisme sont endémiques.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier l’effet de la coïnfection entre un nématode intestinal et un des agents de la malaria murine sur la dynamique de l’infection et la réponse immunitaire de l’hôte. Les infections par des nématodes intestinaux sont toujours très prévalentes dans les pays en voie de développement et on estime que 3 milliards d’êtres humains souffrent d’au moins une infection par des helminthes au cours de leur vie. La carte de prévalence des infections par des helminthes coïncide en grande partie avec celle d’endémicité du paludisme, et en effet on constate que souvent ces populations sont coïnfectées par les deux parasites. La coïnfection peut entrainer des dynamiques très différentes par rapport à celles observées quand les helminthes ou les plasmodiums infectent seuls leurs hôtes et cela peut également avoir des conséquences sur l’état de santé des individus coïnfectés. En particulier, un des paramètres clé déterminant la dynamique de la coïnfection est la capacité des nématodes intestinaux à moduler la réponse immunitaire de l’hôte. Cette capacité d’immunomodulation a pour objectif de favoriser la persistance des vers au sein de l’hôte. Cependant, un hôte dont la réponse immunitaire est sous exprimée devient également plus susceptible à l’infection par d’autres pathogènes. La question que nous souhaitons aborder ici est donc la suivante : Est-ce que le niveau d’immunosuppression de l’hôte, induit par une infection par des nématodes intestinaux, dépend de la présence d’un autre pathogène ?

Bénéfices attendus

Ce projet vise à obtenir une meilleure compréhension de la dynamique de la coïnfection entre nématodes et plasmodiums. Ces deux parasites infectent des millions de personnes chaque année dans les pays du Sud en voie de développement. On estime que 600.000 personnes décèdent chaque année des suites d’une infection par une des espèces de Plasmodium, essentiellement en Afrique subsaharienne. Ces mêmes personnes souffrent souvent d’infections chroniques par différentes espèces d’helminthes. Notre projet vise donc à contribuer à élucider le rôle de la coïnfection dans le risque encouru par ces populations où helminthes et paludisme sont endémiques.

Procédures

Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : gavage (200 µl d’eau de boisson à l’aide d’une sonde souris, une seule fois), prélèvements de petits volumes sanguins (10 µl) à l’extrémité de la queue après application d’un anesthésiant local (3 fois par semaine), injections i.p. (100 µl après application d’un anesthésiant local, une seule injection par individu), prélèvement sanguin par ponction maxillaire sur animal anesthésié à l’isoflurane (une seule prise de sang par individu).

Impact sur les animaux

Nous n’attendons que peu (voire aucun) effets indésirables sur les animaux. Le nématode intestinal produit des infections asymptomatiques dans le sens qu’aucun changement comportemental ou dans l’apparence de l’animal n’est constaté et ceci basé sur de centaines de souris infectées au cours de ces 10 dernières années. La souche de Plasmodium yoelii que nous allons utiliser s’appelle 17X NL où l’acronyme NL signifie « non létal ». Nous avons déjà effectué des infections de C57BL/6JRj avec cette souche de plasmodium et avons pu constater qu’aucune mortalité n’intervient. Le seul symptôme observable associé à l’infection par Plasmodium yoelii 17X NL est une diminution du nombre de globules rouges (anémie). Cette diminution est cependant transitoire (elle se produit entre les jours 14 et 22 post-infection) et après J26 les valeurs reviennent à la normale. Le gavage est réalisé en quelques secondes, à l’aide s’une sonde souris, et ne comporte de nuisances particulières si ce n’est le stress lié à la contention de l’animal. Chaque individu n’est gavé qu’une seule fois avec un petit volume d’eau (200 µl). Les injections i.p. sont réalisées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Comme pour le gavage, chaque individu ne reçoit qu’une seule injection. Les micro prélèvements de sang à l'extrémité de la queue sont aussi réalisés après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Pour la revitalisation de plasmodium 10 souris seront infectées et à J12 post-infection une prise de sang sera effectuée par ponction maxillaire. Cette prise de sang sera effectuée sous anesthésie à l’isoflurane. Dès la prise de sang effectuée, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car ils ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres expérience, n’ayant plus une réponse immunitaire naïve par rapport aux parasites utilisés.

Remplacement

L’objectif de notre étude est d’évaluer les effets de la coïnfection sur la dynamique d’un nématode intestinal et un plasmodium, ainsi que sur la réponse immunitaire de l’hôte. Ceci met en jeu des interactions complexes entre les trois acteurs (l’hôte, le nématode et le plasmodium) qui ne peuvent pas être reproduites in vitro.

Réduction

L’effectif de souris utilisé dans cette expérience a été calculé afin d’en minimiser le nombre tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats fiables. Il s’agit en effet de 20 souris par groupe expérimental, avec 5 souris mises à mort pour chaque jour de prélèvement, plus 10 souris initialement utilisées pour revitaliser le plasmodium. Afin de réduire ultérieurement le nombre total de souris, nous avons décidé de ne répéter l’expérience que 2 fois. Au total donc 420 souris seront nécessaire sur une période de 3 ans.

Raffinement

Plusieurs mesures sont prises pour réduire au minimum l’inconfort et le stress des animaux utilisés dans cette expérience. D’abord, tous les animaux sont hébergés en groupe (minimum 5 individus par cage) afin de permettre l’expression des comportements sociaux. Toutes les cages sont enrichies et ont du matériel pour la construction de nids. Toutes les manipulations sont effectuées par du personnel expérimenté, dans un environnement calme qui minimise le stress des animaux. Les injections et prélèvements de sang sont effectués après application d’un anesthésiant local pour éviter toute douleur. Enfin, tous les animaux sont surveillés au moins une fois par jour pour évaluer leur état général.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour ce type d’expérience. Les parasites sont des parasites spécifiques de souris qui reproduisent assez fidèlement les coïnfections observées chez l’homme entre nématodes intestinaux et malaria. Nous utiliserons des animaux entre 8 et 12 semaines. Il s’agit d’individus adultes avec une système immunitaire complétement développé.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Hamsters dorés : 241
Souffrances
▲ -
▲ 25
▲ 216
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 241

241 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Ils sont vaccinés par voie intramusculaire, ponctionnés par voie rétro-orbitale, infectés par les variants Beta et Delta du SARS-CoV-2 par voie intranasale, puis subissent un prélèvement de sang total par ponction intracardiaque et une autopsie. Le porteur limite les effets attendus à une perte de poids transitoire entre J+1 et J+6 et affirme que l'infection n'entraîne jamais de mortalité. Il indique que les variants sont produits en culture cellulaire, mais que l'évaluation de l'efficacité vaccinale ne peut être conduite que sur modèle animal.

Objectifs

Les vaccins récemment développés contre le SARS-CoV-2 sont majoritairement destinés à générer une réponse anticorps vis-à-vis des protéines situées à la surface du virus. Avec un risque de mutation de ces protéines au cours du temps, l'efficacité des vaccins actuels pourrait s'en trouver diminuée. Par ailleurs la réponse anticorps contre cette protéine de surface, s'estompe dans le temps et pourrait ne plus être suffisante pour une protection à long terme. Le présent projet se propose de poursuivre l'évaluation de l'efficacité d'un nouveau vaccin produit à partir d’une protéine conservée au sein de la famille des coronavirus (protéine N) , qui oriente la réponse immunitaire vers une réponse cellulaire (en plus de la production d'anticorps) en stimulant certaines catégories de cellules (les lymphocytes T) responsables de la destruction des cellules infectées. L'efficacité de ce nouveau vaccin, déjà démontré sur le variant classique du SARS-CoV2 lors des deux dernières études, sera testée ici sur deux variants du SARS-CoV2 largement répandus à travers le monde : le variant Beta (Sud-Africain) et le variant Delta (Indien).

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de poursuivre les travaux menés lors des précédents projets sur le variant classique du SARS-CoV2 et d'évaluer l'efficacité des formulations de vaccin (associé ou non à un adjuvant) vis-à-vis des variants du SARS-CoV2. Les bénéfices attendus sont les suivants : - Valider et caractériser l'infection par les variants Beta et Delta du SARS-CoV2 nouvellement acquis au laboratoire et comparer le pouvoir infectieux de ces variants avec celui du variant dit "classique" - Etudier la réponse immunitaire chez le hamster engendrée par les différentes formlulations vaccinales testées - Evaluer l'efficacité des formulations vaccinales testées vis à vis des variants Delta et Beta validant ainsi le spectre d'efficacité du vaccin.

Procédures

Procédure 1. Tous les animaux seront : 1/ anesthésiés à J0 pour prise de sang par voie rétro-orbitale, et vaccinés par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 2/vaccinés à J28 par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 3/ anesthésiés J56 pour subir une prise de sang par voie rétro-orbitale et une autopsie pour collecte d'organes. Procédure 2. Tous les animaux seront : 1/ anesthésies à J0 pour infection par voie intranasale avec l'un des deux variants 2/ anesthésiés à J+2 (ou J+4 ou J+7 ou J+11 selon les individus) pour subir une prise de sang totale par voie intra-cardiaque, et une autopsie pour collecte d'organes. Procédure 3. Tous les animaux seront : 1/ anesthésiés à J0 pour prise de sang par voie rétro-orbitale, et vaccinés par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 2/ vaccinés à J28 par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 3/ anesthésies à J56 pour infection par voie intranasale avec l'un des deux variants, et pour prise de sang par voie rétro-orbitale. 4/ anesthésiés à J60 (50%) ou J63 (50%) pour subir une prise de sang totale par voie intra-cardiaque, et une autopsie pour collecte d'organes.

Impact sur les animaux

Une perte de poids, progressive et s’étalant sur une période allant de J+1 à J+6 post-infection, est attendue chez les hamsters infectés avec du SARS-CoV2. Hormis cette perte de poids, il n’y a pas de symptômes cliniques attendus durant la période d’infection. L’infection n’aboutit jamais à des décès non désirés. A partir de J+7, les animaux commencent à reprendre du poids. Aucun n'effet indésirable n'est prévu pour les animaux de la procédure 1 qui ne seront que vaccinés.

Devenir

Les animaux de chaque procédure seront tous mis à mort pour autopsie puis collecte d'organes/sang.

Remplacement

La production des variants Beta et Delta du SARS-CoV2 est réalisée in-vitro sur culture cellulaire au moyen d'une lignée Vero E6. Les évaluations de la pathogénie des variants, de la réponse immunitaire post-vaccination et de l'efficacité vaccinale, ne peuvent, quant à elles, n'être conduites que sur modèle animal.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été défini de sorte à avoir 5 ou 6 animaux à chaque temps de mise à mort qui est le minimum généralement requis pour obtenir des résultats d'infection virale statistiquement significatifs.

Raffinement

Ces hamsters seront hébergés en cage de 2 à 3 individus avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette), cellulose, et de bâtonnets de bois à ronger. Un contrôle de leur état de santé sera assuré tous les jours. Des points limites précis et suffisamment précoces pour leur éviter toute souffrance prolongée et inutile ont par ailleurs été définis.

Choix des espèces

Les études scientifiques menées sur le SARS-CoV-2 ont maintenant largement démontré que le hamster doré était un modèle expérimental qui présentait une forte sensibilité au virus (atteintes respiratoires, perte de poids) ainsi qu'une forte réceptivité (multiplication du virus dans les poumons). Le hamster est donc le modèle de choix pour l'évaluation de l'efficacité de nouvelles thérapeutiques ou de nouveaux vaccins. Nos précédentes expérimentations nous ont permis de caractériser la réceptivité et la sensibilité des hamsters adultes vis à vis des souches SARS-CoV2 utilisées au laboratoire. Nous utiliserons donc des hamsters adultes de 8 à 10 semaines à réception.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 4720
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 3520
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4720

4 720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les modèles, elles subissent des greffes de tumeurs sous-cutanées ou orthotopiques par chirurgie, des injections de cellules cancéreuses dans le ventricule gauche ou le tibia pour induire des métastases, des splénectomies, des prélèvements sanguins répétés et des gavages, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objectif déclaré tient en une ligne, développer de nouvelles nanoparticules théranostiques et des traitements du cancer, et une partie des procédures relève de tests réglementaires de toxicité. Le porteur affirme que la biodistribution ne s'obtient que sur animaux et qu'aucun modèle in vitro ne permet ce travail sans perte d'informations.

Objectifs

Selon l’OMS, on estime à 19 millions le nombre de nouveaux cas de cancer et à 10 millions le nombre de décès liés au cancer survenus en 2019. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde sont ceux du poumon (avec 2,2 million de cas), du sein (2,3 million de cas) et le cancer colorectal (1,9 million de cas). Dans ce cadre, nous proposons d’évaluer un panel de nanoparticules à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Les particules porteront un marqueur fluorescent qui permettra de suivre leur comportement dans l’organisme en temps réel et de façon non invasive par imagerie de Fluorescence. Les particules cibleront différentes protéines d’intérêt, généralement surexprimées dans la plupart des cancers. Les lignées de cellules cancéreuses étudiées auront été au préalable transfectées avec le gène de la luciférase. Elles pourront ainsi être suivies dans l’organisme de façon non invasive par imagerie de bioluminescence. Les particules seront tout d’abord testées in vitro sur cellules tumorales en culture. Seules les particules validées in vitro seront évaluées in vivo. Le modèle murin semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques de la pathologie humaine.

Bénéfices attendus

Développement de nouvelles nanoparticules théranostiques et de nouveaux traitements pour le cancer.

Procédures

Dans le cadre du développement de tumeurs sous-cutanée et orthotopiques mammaires, les animaux subiront des injections sous-cutanées sous anesthésie gazeuse. Dans le cadre du développement de tumeurs orthotopiques, les animaux subiront des procédures chirurgicales d'implantations orthotopiques de cellules cancéreuses dans leur environnement, sous anti-douleurs et sous anesthésie gazeuse. Dans certains cas ils subiront également des procédures chirurgicales de splenectomie et de résection tumorale. Dans le cadre du développement de métastases, les animaux subiront une injection de cellules cancéreuses dans le ventricule gauche ou dans le tibia, sous anti-douleurs et sous anesthésie gazeuse. Dans le cadre de la détermination de la cinétique sanguine d'un composé, les animaux subiront une injection intraveineuse, sous anesthésie gazeuse, puis des prélèvements répétés dans la veine caudale (animaux vigiles). Dans le cadre des traitements anticancéreux, les animaux subiront soit une injection initraveineuse (sous anesthésie gazeuse), soit une injection intrapéritonéale sur animal vigile, soit un gavage sur animal vigile. Dans le cadre des procédures d’imagerie, les animaux seront simplement anesthésiés au gaz.

Impact sur les animaux

Toute forme de nuisance ou effets indésirables des procédures expérimentales seront attentivement surveillées. Les signes de souffrance seront observés, quottés et éventuellement additionnés selon les points limites décrits et tout score atteignant 3 ou plus entrainerait l’euthanasie immédiate de l’animal par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse.

Devenir

Les animaux issus des procédures seront mis à mort, afin de prélever leurs organes, les imager et les conserver pour des analyses anatomopathologiques.

Remplacement

Les paramètres de biodistribution sont obtenus uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés/particules à tester ainsi que le nombre de lignées de cellules. Afin de limiter le nombre de lots expérimentaux et compte tenu que les expériences ne sont pas de classe sévère, des cohortes d’animaux pourront être utilisées pour répondre à plusieurs objectifs (informations sur la biodistribution de particules, informations sur l’efficacité de traitement anticancéreux, etc). De plus, le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% dans certaines procédures si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations).

Raffinement

Nous utiliserons des souris immuno-déprimées, qui représentent un modèle proche de la physiopathologie humaine, et permettant le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans un environnement contrôlé dépourvu de pathogènes, enrichi avec des tunnels en carton et morceaux de papier pour y faire un nid. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. La croissance des tumeurs n’entraîne pas de gêne et sera suivie régulièrement au pied à coulisse et par imagerie de bioluminescence. La gravité des procédures est légère pour les biodistributions, cinétiques sanguines et traitements. Elle sera modérée pour les études sur tumeurs orthotopiques. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux garantiront leur bienêtre, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance.

Choix des espèces

- Les souris immunodéprimées (NOD-SCID,balb nude et NMRI nude) permettent le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les méthodes utilisées pour induire une tumeur sont rapides et reproductibles et la bonne connaissance de ces modèles de pathologie chez la souris fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont bien connues. - les souris Balb/c immunocompétentes permettront d'effectuer la cinétique sanguine des particules étudiées. - les souris SKH1 permettent de faire de l'imagerie de fluorescence dans un contexte de souris hairless et immunocompétentes en s’affranchissant du stress causé par le rasage et l’épilation nécessaires dans le cas de souris à poils. Les modèles animaux permettent d’avancer dans la mise au point de nouvelles thérapies et procéder à leur évaluation préclinique avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. La souris est l’espèce la plus adaptée et la mieux décrite pour la mise en oeuvre de protocoles de thérapie in vivo.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1326
Souffrances
▲ -
▲ 1266
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1326

1 326 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger pour la plupart, modéré pour 60 d'entre elles. Elles reçoivent des injections d'oligosaccharides bactériens comme les LPS, et 60 subissent en plus une chirurgie sous anesthésie pour prélever un organe lymphoïde. L'objectif est d'identifier les signatures immunitaires déclenchées par ces molécules dans l'"organisme entier", pour repérer des cibles de futures stratégies anti-bactériennes et vaccinales, des retombées thérapeutiques lointaines. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" et que l'approche animale est "inévitable", aucun autre modèle comme le poisson-zèbre ou la mouche n'ayant un système immunitaire assez proche de l'humain.

Objectifs

Objectif n°1: Identification in vitro et in vivo des signatures immunologiques, cellulaires et moléculaires associées à la réponse à différents oligosaccharides bactériens (LPSs et CbG) à partir des données obtenues avec la procédure 1 (analyses de cellules primaires in vitro). Procédure expérimentale 2. Objectif n°2: Utilisation des signatures identifiées lors de la procédure expérimentale 2 pour analyser le rôle de certains organes lymphoïdes, comme l'omentum (sans que ce soit limitatif), dans la réponse des souris à nos différents oligosaccharides bactériens (LPSs et CbG). Procédure expérimentale 3. Au total, cette étude devrait identifier les éléments structuraux des oligosaccharides bactériens objets de notre intérêt qui sont responsables d'une signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité et conduire à la découverte de nouvelles molécules/voies de transduction déclenchées dans l'organisme entier par des LPSs ou des motifs particuliers de ces LPSs, ou par le CbG de bactérie intracellulaire, et qui serviront de cibles pour mettre au point de nouvelles stratégies anti-bactériennes et vaccinales.

Bénéfices attendus

Au total, cette étude devrait identifier les éléments structuraux des oligosaccharides bactériens objets de notre intérêt qui sont responsables d'une signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité et conduire à la découverte de nouvelles molécules/voies de transduction déclenchées dans l'organisme entier par des LPSs ou des motifs particuliers de ces LPSs, ou par le CbG de bactérie intracellulaire, et qui serviront de cibles pour mettre au point de nouvelles stratégies anti-bactériennes et vaccinales.

Procédures

Il n’est attendu aucun stress significatif, ni douleur physique des souris à la suite des deux premières procédure. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530 cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes ou bi-hebdomadaires pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. Pour la dernière procédure 60 animaux seulement,lLa petite chirurgie envisagée pratiquée sur souris anesthésiées (100µL kétamine/xylazine/10g de poids corporel, mélange anesthésiant réalisé par le personnel compétent de l’animalerie) est susceptible d'engendrer un stress et douleur physique modérés des souris, qui après récupération seront injectées avec nos oligosaccharides sans stress significatif ni douleur à la suite de ces injections. En cas de tout signe de douleur, souffrance ou d’angoisse suite à l’intervention, un analgésique (buprénorphine) sera injecté en sous-cutané, à raison de 1-2mg/kg de poids corporel. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier absorbant seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. Nos visites quotidiennes pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris.

Impact sur les animaux

Il n’est attendu aucun stress significatif, ni douleur physique des souris à la suite de cette procédure proprement dite (cf. commentaire ci-dessus). Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530 cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes ou bi-hebdomadaires pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort

Remplacement

Le but de ce projet est de définir précisément les voies de signalisation mises en oeuvre par l'exposition du système immunitaire d'un mammifère à divers oligosaccharides (LPSs ou CbG) de façon à déterminer les éléments structuraux de ces molécules responsables du déclenchement d’une signalisation activatrice et/ou inhibitrice dans les différentes cellules de l'immunité. L’utilisation d’animaux est donc indispensable. Notre connaissance du rôle mécanistique de ces différents oligosaccharides dans la réponse cellulaire et moléculaire d’un hôte proche de l’homme apportera des informations essentielles, qui ouvriront la voie à de nouvelles thérapies anti-bactériennes et vaccinales et rendent l’approche animale inévitable.

Réduction

En ce qui concerne les animaux produits dans l'animalerie du CIML, les femelles seront utilisées dans la mesure du possible pour les expériences in vivo et un mélange mâle-femelle pour les cultures cellulaires de façon à diminuer le nombre de souris à produire. La réduction du nombre d’animaux sera réalisée par la mutualisation des techniques et analyses sur un même animal.

Raffinement

L’hébergement des animaux se fera en confinement protégé en cages individuellement ventilées, à raison d'un maximum de 5 souris par cage, dans une animalerie de type A1+, avec eau et boisson à volonté. L’environnement est enrichi par ajout de dômes, papier et copeaux compressés utiles à la nidification. Un délai d’une semaine entre la réception des souris et la date d'expérimentation sera respecté. Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque expérience ou avant s'ils présentent des signes de souffrance ou détresse.

Choix des espèces

Le but de ce projet est de caractériser en détail au niveau moléculaire l'impact de l'administration de divers LPSs ou de CbG sur la réponse du système immunitaire dans l'organisme entier et de déterminer les éléments structuraux de ces oligosaccharides responsables de la signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité de façon à proposer de nouvelles thérapies anti-bactériennes et vaccinales. Aucun autre organisme modèle (poisson-zèbre ou mouche) ne permet de répondre à cette question puisque leur système immunitaire est trop éloigné de celui de l'homme, dont le modèle murin est le plus proche tant du point de vue anatomique que physiologique. La caractérisation extensive du système immunitaire murin et les outils techniques, qui en découlent (anticorps pour cytométrie en flux, immunofluorescence et analyse par western ou immunoprécipitation, génome séquencé etc.), constituent des arguments supplémentaires qui font de la souris le modèle le plus pertinent pour notre étude. Les animaux utilisés seront des souris jeunes adultes âgées de 6-8 semaines pour la mise en culture et la différenciation des cultures primaires de moelle osseuse en cellules dendritiques car cette différenciation est impossible plus tardivement. En ce qui concerne les cultures primaires de macrophages issus de moelle osseuse des souris de 8-10 semaines seront utilisées pour les même raisons. Nous utiliserons des souris adultes avec une maturité complète du système immunitaire de 8-14 semaines pour les mises en culture de macrophages péritonéaux et les expériences in vivo.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Rats : 160
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Leur cerveau est irradié aux rayons X en trois séances de 10 Gy, avec prises de sang, IRM cérébrales et musculaires, puis une batterie de tests comportementaux nommés, open-field, test de fatigue, croix surélevée, préférence au sucrose, reconnaissance d'objets et labyrinthe en Y. Le porteur indique que l'irradiation provoque fatigue, perte de poids et dégradation de l'état général, avec porphyrine autour des yeux et pelades sur la tête, et cherche à savoir si l'activité physique et la remédiation cognitive atténuent ces effets. Les retombées annoncées se limitent à des arguments supplémentaires pour les cliniciens afin d'améliorer la qualité de vie des patients traités par radiothérapie.

Objectifs

Le projet analysera les effets de l’irradiation encéphalique par rayons X sur le cerveau et sur les muscles squelettiques, déterminera les mécanismes sous-jacents à ces atteintes tissulaires et évaluera l’intérêt de stratégies thérapeutiques comme l’activité physique spontanée et la remédiation cognitive pour atténuer ces altérations cérébrales, musculaires ainsi que la fatigue et les déficits cognitifs. Ce projet fera suite aux travaux de thèse réalisés au sein de l’équipe, visant à évaluer l’impact de l’activité physique forcée sur les atteintes cérébrales et musculaires radio-induites chez le rat adulte. Notre projet permettra donc de comparer les effets de l’activité physique forcée et spontanée ainsi que d’évaluer l’intérêt de la remédiation cognitive associée ou non à l’activité physique spontanée pour réduire les altérations musculaires, la fatigue et les déficits cognitifs radio-induits.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d'évaluer les effets négatifs de l'irradiation cérébrale sur le tissu sain et de déterminer l'intérêt de l'activité physique spontanée ou forcée, associée ou non à une remédiation cognitive chez le rat. Il permettra donc l'apport d'arguments supplémentaires aux cliniciens pour améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancers qui nécessitent l'utilisation de traitement et d'optimiser leurs soins de support.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes procédures comme des prélèvements sanguins (2 fois pendant 5min maximum) et une irradiation cérébrale globale (irradiation fractionnée en 3 fois 10Gy pendant 3min). Ils seront également soumis à des acquisitions IRM cérébrales (2 fois pendant 45min) et musculaires (2 fois pendant 15min). L'ensemble des animaux réaliseront également des tests de comportement : test de l'openfield (activité locomotrice), test de fatigue (fatigue) , test de la croix surélevée (anxiété), test de préférence au sucrose (dépression) , test de reconnaissance d'objets (mémoire à court terme), le labyrinthe en Y (mémoire spatiale). L'ensemble des tests est réalisé 2 fois (à 2sem et 1mois après irradiation). La durée de chaque test est comprise entre 10 et 20 minutes.

Impact sur les animaux

A la suite de l'irradiation cérébrale, les animaux seront fatigués, présenteront une perte de poids (graisseuse et musculaire) et pourront présenter des signes de leur dégradation de leur état général (porphyrine autour des yeux et de la bouche, sécrétions au niveau du museau, pelades sur la tête). L'intérêt de ce projet est d'évaluer l'intérêt de l'activité physique et de la remédiation cognitive pour atténuer et réduire ces effets indésirables. De plus, des soins seront apportés aux animaux irradiés comme du sérum physiologie pour nettoyer la présence de porphyrine ou l'ajout d'une crème cicatrisante pour la pelade sur la tête.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures #1, 2, 3, 4. Ils seront mis à mort lors de la procédure #5.

Remplacement

L’évaluation des effets de l’activité physique et de la remédiation cognitive après une irradiation encéphalique nécessite l’utilisation d'animaux. Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant une analyse intégrée des phénomènes complexes induits par l’irradiation cérébrale et permettant d’évaluer l’intérêt thérapeutique de l’activité physique en association ou non avec la remédiation cognitive.

Réduction

Grâce à l'utilisation au préalable de tests statistiques appropriés et à l'utilisation de techniques d'investigation non invasives (imagerie IRM, tests comportementaux), le nombre d'animaux nécessaire pour permettre une puissance des résultats sera réduit au minimum. Le nombre d’animaux nécessaire à cette étude est estimé à 160 rats répartis en 8 groupes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés aux normes requises, avec un ou plusieurs enrichissements dans les cages (roue d’activité, stimulation sensorielle par différents objets, stimulation sociale avec un hébergement avec plusieurs animaux par cage) ; le personnel participant au projet est formé et les inspections du bien-être des animaux seront réalisées quotidiennement. De plus, toutes les mesures visant à réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux seront entreprises, notamment en appliquant une anesthésie et une analgésie appropriées. Enfin, les points limites spécifiques et de critères d'arrêt de souffrance seront utilisés afin de réduire toute souffrance ou douleur chez les animaux.

Choix des espèces

Le rat possède un cerveau dont la taille est supérieure à la souris et qui est compatible avec les appareils permettant une irradiation encéphalique ciblée (Irradiateur X-Rad 225CX) ainsi qu’une imagerie de haute résolution (IRM 7T Pharmascan). D’autre part, plusieurs tests comportementaux visant à évaluer les déficits moteurs et cognitifs sont bien décrits chez le rat. Enfin, nous avons développé au sein du laboratoire un modèle de radiotoxicité cérébrale chez le rat, pour lequel nous avons déjà très bien caractérisé les dommages cérébraux ainsi que les modifications comportementales (fatigue, mémoire, comportements de type anxiété et de type dépression) jusqu’à 6 mois après irradiation encéphalique. Ainsi nous maitrisons très bien ce modèle animal que ce soit dans le décours temporel de sa physiopathologie et aussi en termes de prise en charge du bien-être animal. Les animaux utilisés auront un poids d'environ 400g, âgés de 6 mois au début du protocole expérimental. Cet âge correspond à l’âge adulte mature chez le rat et est équivalent à l’âge de 18 ans chez l’Homme. A ce stade de développement chez le rat, la substance blanche est complètement mature, ce qui représente un critère très important pour modéliser les atteintes cérébrales observées chez le patient adulte traité par radiothérapie. De plus, à l’âge de 6 mois, le rat présente le maximum de sa croissance squelettique et a atteint sa masse musculaire et sa force musculaire optimales (pic atteint entre 6 et 8 mois chez le rat Wistar).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 7744
Souffrances
▲ 720
▲ 2304
▲ 4720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7744

7 744 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Rendues déficientes en sociabilité par modification génétique ou par isolement, elles subissent des injections intracérébrales pouvant provoquer inflammation, infection ou mortalité, un puçage et des tests de comportement, avant le prélèvement de leurs tissus. Le porteur cherche à valider deux cibles moléculaires de l'interaction sociale. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode de remplacement du comportement social in vitro" et qu'une expérimentation in vivo est "indispensable".

Objectifs

Les Mammifères, incluant notamment les humains, les animaux de ferme et les rongeurs, ont acquis une grande variété de comportements sociaux (interaction sociale, comportements affiliatifs, comportements socio-sexuels, ...) pour garantir leur succès évolutif. Les substrats moléculaires et cellulaires sous-jacents du comportement social restent peu élucidés à ce jour. Il existe de nombreux troubles du comportement social dus à des traumatismes psychologiques précoces, à l’exposition à des drogues, ou bien à des mutations génétiques. L’identification des dérégulations communes chez les souris souffrant de troubles du comportement social par rapport aux souris sauvages permet d’identifier ces substrats moléculaires et cellulaires. Ainsi, en se focalisant sur l’interaction sociale avec un congénère inconnu, deux substrats moléculaires répondant à ces critères ont été identifiés. Les objectifs de cette étude sont donc 1) de valider ces substrats moléculaires de l’interaction sociale, 2) de déterminer leur rôle physiologique exact au niveau moléculaire et cellulaire à l’état basal et au cours de l’interaction sociale et 3) de comprendre les mécanismes pathologiques menant à leurs dérégulations dans les modèles de déficit d’interaction sociale.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de valider deux nouvelles cibles thérapeutiques afin d'améliorer l’interaction sociale chez les animaux sociaux dont l’Homme et les animaux d’élevage reste méconnus. Ces expériences vont significativement contribuer à l’augmentation des connaissances scientifiques de ces troubles de l'interaction sociale, et également de développer des nouvelles approches thérapeutiques pour soulager ces troubles.

Procédures

administration de composés (1 fois, 5 sec), puçage des animaux (1 fois, 10min par animal), Procédures chirurgicales par injections intracérébrales (1 fois, 30-60 min de procédure par animal).

Impact sur les animaux

administration de composés et puçage des animaux : légère inflammation des tissus localement au site d'injection. Modèles de déficit de sociabilité (génétique ou par isolement) : diminution légère de la sociabilité entre congénères et du bien-être et éventuellement une augmentation légère du stress de ces animaux. Tests de comportement: léger stress des animaux dans un nouvel environnement. Injections intracérébrales : potentielle inflammation et infection des tissus ou mortalité due à l'opération.

Devenir

administration de composés, puçage des animaux, modèles de déficit de sociabilité (génétique ou par isolement), Injections intracérébrales : les animaux sont gardés en vie afin de pouvoir réaliser les tests de comportement. Après les tests de comportement, les animaux sont euthanasiés.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode de remplacement du comportement social in vitro. Le comportement animal et les conséquences moléculaires et fonctionnelles de l’interaction sociale ou des déficits ne peuvent donc être évalués que sur des animaux vivants. Il est indispensable de recourir à une expérimentation in vivo.

Réduction

notre étude met en place des conditions spécifiques bien identifiées à l’utilisation chaque sous-groupe d’animaux et à chaque étape du projet. Dans chacun des groupes expérimentaux, la méthode ou le modèle qui semble la plus approprié sera préalablement testé, si les résultats sont probants directement, les autres méthodes ou modèles ne seront pas utilisés. De plus, si aucun effet genre n’est observé dans les premières expériences, les effectifs seront réduits de 50%.

Raffinement

La durée des procédures pour chaque animal est la plus brève possible afin de minimiser son inconfort et son stress. De plus, certaines de ces expériences mettent en place des approches thérapeutiques afin de restaurer l’interaction sociale, et donc le bien-être des animaux souffrant de déficit d’interaction sociale. Pour les animaux isolés, un enrichissement supplémentaire leur sera apporté, en plus du nid en carton, avec des frisures de papier kraft diminuant leur stress et facilitant leur thermorégulation.

Choix des espèces

Les souris sont des petits animaux sociaux qui se reproduisent bien et vite et dont les comportements sociaux sont mesurables par des tests comportementaux bien décrits. Les expériences seront réalisées chez la souris jeune adulte (7-12 semaines) à un stade post-pubère où les neurones sont bien caractérisés et matures.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Troubles nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Hébergées seules, elles suivent un modèle d'hyperphagie boulimique avec accès intermittent à une nourriture grasse, reçoivent chaque semaine un composé par gavage pendant quinze à vingt semaines, et développent une obésité morbide avant d'être tuées au dioxyde de carbone. Le porteur signale que l'isolement en cage individuelle est lui-même une source de stress. Il affirme que l'effet d'un candidat médicament sur le comportement alimentaire "ne peut s'évaluer qu'in vivo".

Objectifs

Les études sont effectuées sur des souris C57BL/6J mâles ou femelles à partir de l’âge de 10 semaines (Janvier- Labs) selon le protocole décrit par Czyzyk et al. (2010). Les souris sont placées individuellement par cage dans une pièce de l’animalerie dédiée à ces expériences (température 22°C, humidité contrôlée, lumière/obscurité 12h/12h, lumière active à 7h). Elles ont libre accès à la nourriture classique à base de carbohydrates (A04, SAFE) et à l’eau. Un enrichissement constitué d’un sizzle pad leur est fourni afin qu’elles puissent faire un nid, ce qui diminue le stress et facilite la thermorégulation. Pour ces tests expérimentaux, il est nécessaire de constituer une cohorte de 32 animaux, 4 groupes de 8 individus : 2 groupes « continus » auxquels on propose à la fois de la nourriture classique et de la nourriture grasse 7J/7 et deux groupes « intermittents », avec la nourriture classique 7J/7, mais la nourriture grasse 1 jour/7. La nourriture grasse (high energy diet ou HED), dont la recette est basée sur celle décrite dans (Czyzyk et al., 2010), est fabriquée à façon par SAFE (89290 Augy, France). À chaque expérience hebdomadaire, la moitié des individus recevra le traitement pharmacologique et l’autre moitié le placébo. Le jour de l’expérience, à 10h, le groupe placebo reçoit le véhicule et les groupes traités la/les molécule(s) d’intérêt, par voie orale voie, ou par voie intrapéritonéale (selon les caractéristiques pharmacocinétiques des produits). Trente minutes après (plus ou moins, selon la pharmacocinétique des produits considérés) on leur fournit une quantité prépesée de nourriture HED et/ou de A04. Après 2h30 et 24h, on pèse les quantités résiduelles de nourritures HED et A04, ce qui permet de calculer la consommation alimentaire individuelle. Chaque semaine, les groupes « traité » et « véhicule » seront intervertis. On pourra ainsi utiliser cette cohorte de 32 individus pendant plusieurs semaines (15 à 20 semaines), ce qui permet de caractériser plusieurs composés pharmacologiques candidats avec un nombre réduit d’animaux. Czyzyk TA, Sahr AE, and Statnick MA (2010) A model of binge-like eating behavior in mice that does not require food deprivation or stress. Obesity (Silver Spring) 18:1710–1717.

Bénéfices attendus

Avec ce projet, il est possible d’évaluer chez l’animal les effets de composés pharmacologiques qui pourraient avoir un potentiel thérapeutique dans l’hyperphagie boulimique chez l'homme ou permettre d’en mieux comprendre la physiopathologie.

Procédures

La procédure implique l'administration aux animaux de produits à visée thérapeutique. Pour cela, les souris sont saisies manuellement, avec le plus de délicatesse possible, et les administrations de composés pharmacologiques sont effectuées par voie orale, avec une sonde spécifique en plastique (ECIMED, V010430) qui ne meurtrit pas la cavité buccale ou l’œsophage, ou si nécessaire par voie intrapéritonéale (avec une aiguille fine de 26G) dans un volume de 10 ml/kg. Les groupes témoins (véhicule) ou traités (produit) alternent chaque semaine. Pour chaque cohorte, la durée de l'expérimentation est de 15 à 20 semaines, soit 15 à 20 administrations avec pour moitié le véhicule et pour moitié un produit à visée thérapeutique.

Impact sur les animaux

Développement d'une obésité morbide avec le temps. Stress lié à l'isolement des souris qui sont hébergées seules dans leur cage.

Devenir

Euthanasie de l'ensemble de la cohorte avec un appareil permettant la sédation puis la mort par augmentation croissante de CO2 (appareil règlementaire de chez Minerve).

Remplacement

L’évaluation du comportement alimentaire, qui fait intervenir des processus physiologiques fondamentaux, mais complexes – ainsi que l’effet d’un composé candidat médicament sur ce comportement – ne peut s’évaluer qu’in vivo, chez un animal.

Réduction

Dans l’article original décrivant la technique de BED chez la souris, les auteurs ont utilisé 15-20 individus par groupe (Czyzyk et al, 2021). Des études préliminaires effectuées au laboratoire montrent que l’on peut réduire de plus de 2 fois le nombre d’individus en le restreignant à 8 par groupe. Il reste ainsi possible de mettre en évidence un effet pharmacologique significatif d’un produit, supérieur ou égal à 25% (en plus ou moins) par rapport au contrôle véhicule (ANOVA à 2 voies, avec test de comparaisons multiples de Sidak ; analyses avec GraphPrism 8). L’expérience nécessite 4 lots de 8 souris, soit un total de 32 animaux. Il est envisagé d’avoir 3 cohortes de 32 animaux par an pour une durée de 5 ans, soit un total de 480 souris.

Raffinement

Un enrichissement constitué d’un sizzle pad est fourni dans la cage de chaque souris afin qu’elle puisse faire un nid, ce qui diminue le stress et facilite la thermorégulation.

Choix des espèces

Les souris C57BL6/J sont classiquement utilisées en expérimentation animale pour ce qui concerne les mesures de prise alimentaires, d’obésité et diabète et d’études d’efficacité. En outre, la technique que nous mettons en place dans ce protocole est celle de Czyzyk et al., 2010, effectuée sur cette souche de souris.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Poules : 6500
Souffrances
▲ -
▲ 5200
▲ 1000
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 6500

6 500 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère, dont 300 en gravité sévère. Ils sont inoculés avec des souches pathogènes puis observés jusqu'au développement de la maladie, le titre d'un vaccin étant déterminé selon le nombre d'oiseaux qui tombent malades, avec des signes comme le torticolis, l'apathie et la prostration. Le porteur présente ces contrôles comme imposés par la réglementation et la Pharmacopée européenne pour libérer les lots de vaccins commerciaux. Il indique que certains tests in vivo ne sont "pas à ce jour remplaçables" par un modèle in vitro.

Objectifs

Le projet a pour objectif répondre aux exigences réglementaires de contrôle de qualité de vaccins vétérinaires bénéficiant d'une AMM. Les essais sur animaux ont pour but de déterminer l’activité des vaccins aviaires. Les contrôles d’activité par épreuve et de titrage se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche. L’identité d’un principe actif est confirmée grâce à l’apparition de signes cliniques spécifiques. Ils sont effectués sur espèce cible. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, certains obtenus sur l’animal

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sures et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires et permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

Une acclimatation de 2 jours minimum est requise quand cela est possible. Une fois cette période achevée, les animaux peuvent entrer dans la phase de test. Deux types de techniques sont présents dans ce projet : Une technique de contrôle d’activité par épreuve : l’animal est dans un premier temps vacciné, puis à la suite d’une période d’immunisation, la souche d’épreuve est inoculée. Une technique de titrage : le PA (principe actif) ou le vaccin est injecté et le titre de la solution est déterminé en fonction du nombre d’animaux développant la maladie. La technique d’identité est couplée à la technique de titrage. La durée des tests dépend de la finalité du contrôle. Chez le poulet, les tests durent entre 10 et 42 jours.

Impact sur les animaux

Pour le contrôle par épreuve Newcastle, les animaux peuvent développer les signes cliniques de la pathologie. En préventif, un antalgique est systématiquement administré tous les jours aux animaux éprouvés. Des points limites sont également mis en place tels que : torticoli , plumes ébouriffées, apathie , prostration. Euthanasie dès apathie pour les animaux témoins dès dégradation de l'apathie vers la prostration pour les animaux vaccinés. 2 passages par jour dès l'apparition des premiers signes ( plumes ébouriffés). Pour les tests de contrôle par épreuve Gumboro et l’encéphalomyélite, mise en place de points limites précoces tel que « dépression/apathie » pour Gumboro, ou « problème de déplacement » pour l’encéphalomyélite. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections des vaccins et aux manipulations. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Un vétérinaire désigné est présent sur le site. Si besoin, le technicien a recours à son expertise.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés

Remplacement

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité, l’identité et le titre de la formulation vaccinale. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour, remplaçables par un modèle in vitro.

Réduction

le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun de lots témoins lorsque la configuration le permet.

Raffinement

Des antalgiques sont administrés aux animaux développant des signes cliniques. Des points limites précoces sont définis et appliqués. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Des perchoirs et des nids en cartons sont installés. Le sol peut être recouvert partiellement de papier gaufré. Des blocs à picorer sont placés pour éviter le picage. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles. Les poulets seront âgés entre 0 jours (inoculation in ovo) et 3 semaines Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 48

48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections sous-cutanées d'hydrogels sous anesthésie, sont suivies par fluorescence sans autre prélèvement, puis tuées au dioxyde de carbone pour récupérer les hydrogels et les tissus environnants. Le porteur veut sélectionner les formulations les plus stables en vue d'un futur essai sur l'arthrose dans un modèle animal plus grand, puis chez l'humain. Il indique avoir mené des tests in vitro "afin de remplacer au maximum" l'expérimentation animale.

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer la stabilité in vivo de nouveaux hydrogels injectables. Leur stabilité sera évaluée sur plusieurs semaines afin d’identifier les formulations les plus pertinentes pour une future étude d’efficacité thérapeutique contre l’arthrose dans un plus gros modèle animal.

Bénéfices attendus

L’étude permettra de sélectionner les meilleurs hydrogels candidats pour une future injection intra articulaire sur des animaux arthrosiques et pouvoir envisager des études cliniques chez l'homme afin de générer de nouvelles alternatives thérapeutiques pour le traitement de l'arthrose.

Procédures

Des injections sous-cutanées d'hydrogels (200 µL par injections, 3 injections par animal) seront effectuées après anesthésie.

Impact sur les animaux

En se basant sur nos connaissances et les études antérieures nous n’attendons que de très faibles faibles nuisances sur les animaux. Le volume des injections d'hydrogels seront limitées à 200 µL par injections nous cutannée, et toutes le injections seront effectuées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Aucune douleur, gêne fonctionnelle, perte de poids, stress ou comportement anormal des animaux au cours de cette expérimentation n'est attendue.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure par induction au CO2 en chambre close. Ceci est nécessaire afin de récupérer les hydrogels injectés et les tissus alentours pour effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

De nombreux tests in vitro de dégradabilité enzymatique ont été effectués afin de remplacer au maximum l’expérimentation animale.

Réduction

Plusieurs injections seront faites chez les animaux pour réduire au maximum le nombre d’individus utilisés, tout en limitant le nombre d’injections pour n’occasionner aucune gêne ou douleur chez les individus. Le nombre d’animaux est fixé à 6 souris par groupes. Ce nombre est basé sur notre expérience d’études histologiques et radiologiques permettant des résultats cohérents et reproductibles avec robustesse et significativité statistique sans être excessif en termes d’animaux. Les études statistiques comparatives seront réalisées en utilisant le test de Kruskal-Wallis suivi d’un test de comparaison multiple de Dunn.

Raffinement

Le suivi des hydrogels se fera par un suivi de la fluorescence des matériaux pour n’effectuer aucun prélèvement lors du déroulement de l’étude avant le sacrifice des animaux. Les souris seront hébergées en groupes sociaux de 5 individus avec enrichissement. Toutes les injections seront effectuées sur des animaux anesthésiés. Aucune douleur ou inconfort pour les animaux n’étant attendus, il n’est pas nécessaire d’utiliser des analgésiques. Les souris seront observées quotidiennement la semaine suivant la procédure puis 2 fois par semaine jusqu’à la fin de l’étude. Si des signes cliniques notables ou sévères apparaissent, les animaux seront scorés selon le tableau décrit ci-dessus et la douleur sera prise en charge comme suit: Si des signes sont observés, la gestion de la douleur se fera comme suit: -En présence de 1 signe notable : visite 3 fois/semaine des animaux. -En présence de 2 signes notables : administration de buprénorphine 0,05 mg/kg en sous-cutanée toutes les 12 h -En présence de 3 signes notables ou un signe sévère : euthanasie

Choix des espèces

Le choix des souris est fondé sur plusieurs critères : - Le besoin de travailler sur des animaux adultes à la fois petits et facilement manipulables ; - La petite taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie ; - Ces animaux sont faciles à gérer en stabulation ; Les animaux inclus dans cette étude seront des animaux jeunes adultes, âgés de 10 semaines lors du début de la procédure. Ceci permet d’avoir des animaux matures sans pathologies associées.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 4260
Souffrances
▲ -
▲ 4260
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4260

4 260 médakas et cichlidés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils sont élevés pour fournir des œufs et des animaux dans le cadre de "prestations" à des laboratoires, les femelles voyant leur abdomen gratté pour récolter les œufs, et une partie est soumise à des tests de conditionnement opérant pendant une vingtaine de jours avant une étude neuroanatomique après leur mise à mort. Le porteur veut montrer que ces poissons disposent d'une mémoire de travail et de fonctions cognitives comparables à celles des mammifères et des oiseaux. Il affirme que les comportements observés "ne peuvent être remplacés" et nécessitent une approche sur l'animal vivant.

Objectifs

Ce projet a pour but de maintenir des élevages de médakas et de cichlidés dans le but 1/ de la fourniture d’oeufs et d’animaux dans le cadre de prestations à des laboratoires privés ou publiques, 2/ d’études comportementales. Les fonctions exécutives représentent les capacités cognitives nécessaires pour organiser une séquence d’actions vers un but (comportements dirigés par un but). Cela implique une mémoire de travail, de l’attention et un contrôle inhibiteur (capacité à ne pas être distrait par des stimuli non pertinents), qui sont les composantes de base de tâches telles que la planification, la prise de décision, le raisonnement ou la résolution de problèmes. L’observation comportementale des poissons téléostéens suggère que les fonctions cognitives d’ordre supérieur ne sont pas limitées aux mammifères et aux oiseaux. Certains poissons téléostéens comme les Labres et les Cichlidés présentent des comportements semblables à ceux de l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la pensée logique telle l'inférence transitive (la reconnaissance d'un lien entre deux objets), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier le comportement de cichlidés (Neolamprologus Brichardi, Amatitlania nigrofasciata) et de médaka (Oryzias latipes) lors de taches de conditionnement opérant afin d'évaluer la mémoire de travail.

Bénéfices attendus

Ces tests comportementaux ont déjà donné de bons résultats sur une autre espèce de poisson. L'idée de ce projet est de pouvoir montrer que ces tests sont applicables sur différentes espèces de poissons mais aussi de montrer que les poissons ont une mémoire de travail fonctionnelle. Par la suite, en combinant des approches anatomiques, comportementales et pharmacologiques, il serait possible d’identifier les zones de cerveau impliquées dans les fonctions exécutives chez les poissons.

Procédures

Lors de l'elevage de médaka, la récolte des œufs s’effectue le matin, en grattant l’abdomen des femelles. Nous veillons à ce que le geste soit rapide et que la femelle soit maintenue dans l’eau afin de limiter le stress de l’animal. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux de type conditionnement opérant basé sur un système d'apprentissage par récompense. Il y a aura 4 tâches comportementales différentes mais chaque animal ne sera soumis qu'à une seule de ces tâches. Les tâches comportementales sont répétées pendant 20 jours maximum à raison d'une quinzaine de minutes par jour.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de l’élevage des animaux, aucune nuisance ne devrait être détectée sur les animaux. Si un quelconque effet délétère est observé (mal-être, maladie, blessure), une grille de point limite déterminera la marche à suivre concernant le devenir du poisson (ajout d’enrichissement, isolement, soin, ou euthanasie).

Devenir

Tous les animaux utilisés seront euthanasiés à la fin du projet afin de pouvoir procéder à une étude neuroanatomique après les tests comportementaux.

Remplacement

Dans le cas de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées. Les comportements observés sur les animaux aquatiques sont non prévisibles ou reproductibles. Notre projet nécessite donc une approche in vivo sur l’animal. Les études comportementales se font directement sur l’animal vivant et sont réalisées dans des conditions optimales de bien être pour l’animal. De plus les études comportementales peuvent apporter des informations fondamentales en relation avec de grandes questions biologiques.

Réduction

Une attention particulière sera portée à la gestion du cheptel, notamment via le logiciel Anibio, afin de ne produire que le nombre d’individus nécessaires au maintien du cheptel et aux prestations de services. Pour le comportement, nous limiterons le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses et nous privilégierons des tests statistiques non-paramétriques (Mann Whitney U test, test de Kruskal Wallis, test de Wilcoxon). Par ailleurs, lors d’analyses comportementales l’animal pourra être son propre témoin ou encore être utilisé lors de plusieurs procédures expérimentales diminuant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Il est à noter que les animaux pour l’étude du comportement seront issus de l’élevage dédié à la production d'œufs.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera particulièrement observé. Si les animaux montrent des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Le médaka est une espèce grégaire, il est donc placé en groupe dans les aquariums d'élevage. Les cichlidés étant des poissons territoriaux, nous avons mis en place des cachettes sous forme de tuyau pvc afin de réduire les comportements agressifs. Les paramètres de la qualité de l ‘eau seront surveillés, ainsi que le bien être et la santé de nos poissons. Nous n'attendons pas de souffrance lors de nos tests mais dans chaque cas, nous suivrons les signes visibles d’un animal souffrant et procéderons si nécessaire à une interruption de l’expérience ou à une euthanasie. Pour cela nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments.

Choix des espèces

Les poissons téléostéens ont été récemment cooptés au rang d’animaux modèles pour les analyses comportementales, aussi bien pour des comportements « innés » (fonctions motrices et sensorielles) que pour des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage).Ces comportements ont déjà été observé chez plusieurs espèces de cichlidés. De plus la croissance rapide du médaka, son développement externe dans un œuf avec tous les stades de développement directement accessibles et sa facilité de modification génétique en font un modèle de choix. Nos tests de comportement font appel à l'apprentissage ce qui nécessite la maturité du système nerveux ; celle-ci est atteinte à partir de 3 mois chez le médaka ce qui correspond à la maturité sexuelle. Pour avoir des individus de bonne taille, les tests sont donc généralement réalisés sur des individus âgés de six mois à un an chez le médaka. Les cichlidés n'ayant pas la même croissance les tests peuvent être réalisé à partir de 6 mois.