Procédures légères
Rôle du métabolisme glucidique sur la fonction testiculaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
96 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections quotidiennes sous la peau pendant quinze jours, un test de tolérance au glucose après une période de jeûne, et deux prélèvements sanguins. Elles sont ensuite tuées et autopsiées pour analyser le testicule et d'autres organes. Le projet étudie l'effet de deux molécules régulant le glucose sur la fertilité masculine, le porteur indiquant qu'aucune méthode de remplacement ne permet d'intégrer les effets sur l'organisme entier.
Objectifs
Dans le monde nous estimons que 2 à 12% des hommes sont infertiles. Des facteurs génétiques mais aussi des changements de mode de vie (peu de sport, alimentation riche) peuvent conduire à une baisse de la fertilité à l'âge adulte. Ainsi, dans le cas d’un apport riche en glucides ou dans le cas de diabète sucré chez l’adulte, la qualité du sperme et de son patrimoine génétique sont altérés. Toutefois, après l'arrêt de la consommation de haute teneur en fructose, le nombre de spermatozoïdes retourne à une valeur normale. Dans cette étude, nous allons essayer de mieux comprendre comment le métabolisme glucidique peut affecter la fertilité masculine en utilisant deux classes de molécules (médicaments) utilisées pour réguler la voie des glucides. Nous utiliserons une molécule qui va favoriser l’entrée des glucides dans la cellule (molécule anti-diabetique) ; et la seconde molécule est une hormone produite par le foie . Cette hormone est actuellement étudié pour le traitement de maladies métaboliques (obésité, diabète), mais nous ne connaissons pas ses effets sur la reproduction. L’objectif du projet est d’identifier les effets de ces modulateurs des glucides sur la fonction testiculaire. Ainsi, au cours de cette étude, nous exposerons 2 groupes de souris mâles adultes (saines ou en surpoids suite à un régime riche en lipides) avec soit 1/ l'hormone et 2/ soit avec une molécule qui agit comme sensibilisateur aux glucides (anti-diabetique).
Bénéfices attendus
L’obésité peut conduire à l’apparition de pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, ou l’infertilité. Ainsi, dans le cas d’un apport riche en fructose ou dans le cas de diabète sucré chez l’adulte, la qualité du sperme et de l’ADN des spermatozoïdes est détériorée. Les mécanismes d’actions des glucides sur le testicule ne sont pas clairement connus et posent des questions sur les nouveaux traitements thérapeutiques régulant le métabolisme glucidique et leur innocuité sur la fertilité masculine. Le fait que récemment, il a été mis en évidence des taux plasmatiques d'une hormone négativement corrélés aux taux sériques en testostérone chez les patients atteints d’obésité, suggère qu'elle peut agir directement ou indirectement sur plusieurs cellules du testicule et modifier leurs activités . Est ce que ces molécules agissent sur la fonction testiculaire et quels effets peuvent elles avoir ? Les données permettront de mieux comprendre l'importance 1/ du métabolisme glucidique et de sa dérégulation dans la fonction testiculaire et 2/ d'identifier les effets sur le testicule de ces médicaments.
Procédures
La moitié des males auront pendant 15 jours des injections journalières en sous-cutanée avec soit l’hormone, soit du sérum physiologique, l'autre moitié des males auront une administration dans l'eau de boisson. L'ensemble des males auront un test de tolérance au glucose qui nécessite une période à jeûn de 4 à 6h suivi d'une injection de glucose puis de mesures répétées du glucose dans une goutte de sang sur une période de 2h. Enfin les animaux auront 2 prises de sang au cours de l'expérimentation pour vérifier les effets des traitements sur le métabolisme du glucose et sur des marqueurs de la fonction testiculaire.
Impact sur les animaux
Les molécules utilisées ont déjà été etudiées aux concentrations que nous souhaitons utiliser. Elles sont en cours d'essais chez l'Homme. Elles ont montré avoir un effet benefique sur le métabolisme glucidique en cas d’hyperglycemie. Les tests decrivent une "innocuité et tolérance bonnes, similaires au placebo" . Les autres nuisances potentielles sont les injections sous-cutanée qui peuvent potentiellement conduire à une infection, mais les solutions seront preparées sous hotte stérile ainsi que l'apparition d'hematome lors des prises de sang.
Devenir
A la fin de l'experimentation, l'ensemble des males seront euthanasiés et autopsiés pour analyser les effets des molécules (analyse histologique et analyse fonctionnelle moléculaire du testicule, hypophyse, foie, tissu adipeux).
Remplacement
A l'heure actuelle, il n’y a aucune méthode de remplacement, puisque les essais in vitro ont été réalisés. L'analyse proposée, nécessite d'intégrer les effets sur l’organisme en entier (notamment en prenant en compte le métabolisme glucidique par le foie, le tissu adipeux et les muscles) sur la fonction testiculaire. Les effets des molécules ont déjà été caractérisés in vitro sur 2 lignées de cellules et aucun effet toxique (mortalité cellulaire) n’a été observé.
Réduction
Des conditions sont mises en place afin de réduire le nombre d’animaux utilisés ainsi nous utilisons qu’une seule dose des médicaments qui est la dose efficace en se basant sur les données de la littérature et du developpeur. Nous optimisons également les analyses au niveau moléculaire, afin d'utiliser peu d'echantillon.Toutefois, pour faire face à la variabilité individuelle, nous avons besoin d'un nombre minimal d'animaux par groupe (12) pour avoir une analyse statistique fiable. Les tests statistiques seront menés pour tester les différences entre le groupe contrôle et le groupe traité de 12 animaux.
Raffinement
Afin de reduire au minimum les effets sur le bien-être animal, les animaux seront élevés dans les meilleures conditions d’élevage avec la présence d’un enrichissement (une cabane en carton pour se cacher et des morceaux de cartons "crinklets" pour faire leur nid), une surveillance accrue sera réalisée les jours suivants la prise de sang ou le test de tolerance au glucose. Si toutefois, un animal présentait un des points limites sur l'apparence, poids, ou le comportement, ou une combinaison de signes cliniques inquiétant, le vétérinaire référent ou un responsable bien-être local serait consulté et/ou les animaux euthanasiés. Dans le cadre des procedures, pour limiter la douleur, nous utiliserons un anesthesique pour les prises de sang et et un analgesique pour le test de tolerance au glucose et pour limiter la possibilité d'hematome nous effectuerons un point de compression. Pour limiter le stress, les animaux resteront au maximum dans leur cage d'hebergement habituelle.
Choix des espèces
Les souris sont des petits mammifères qui ont une vitesse de reproduction rapide (il ne faut que 30 jours pour produire un spermatozoïde à partir d’une cellule souche, contre 80 jours chez l’homme), et la durée de gestation est de 21 jours. De plus les marqueurs et paramètres du métabolisme glucidique ont été très bien caractérisés et facilement mesurables. Cette espèce est donc un très bon modèle pour étudier les effets des composés agissant sur le métabolisme sur la fonction testiculaire, chez les mammiferes. A l’heure actuelle, aucune donnée sur la reproduction n’est connue pour ces molécules. à partir de 6 semaines, les souris peuvent être considérées comme jeune adulte (fin de la puberté), et peuvent se reproduire. Nous utiliserons des animaux avec un âge supérieur à 6 semaines (8 semaines ).
Caractérisation comportementale et pharmacologique de trois modèles murins de stress chronique : évaluation de leur pertinence pour l’étude de la dépression
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
3 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Le modèle le plus sévère repose sur des agressions physiques répétées par des congénères, qui provoquent une douleur physique et psychique et un état de stress durable, et les souris passent une batterie de tests dont la nage forcée, la privation de nourriture et le test d'éclaboussement. Toutes sont ensuite tuées pour prélever leur cerveau. Le projet compare trois protocoles de stress pour l'étude de la dépression, le porteur affirmant qu'il est "essentiel" de développer ces modèles.
Objectifs
Les troubles dépressifs sont la principale cause d’invalidité dans le monde. Cependant l’efficacité des antidépresseurs est insuffisante chez un grand nombre de patients, ce qui nécessite une meilleure caractérisation des mécanismes neurobiologiques de la maladie ainsi que l’investigation de thérapies alternatives. Il est donc essentiel de développer des modèles précliniques liés à l’exposition à des événements stressants (« stresseurs ») générant des phénotypes comportementaux récapitulant au mieux certains aspects de la pathologie humaine. Nous proposons de comparer trois protocoles de stress chez la souris : le stress de défaite sociale (SDS), le stress variable chronique (SCV), et le stress chronique imprédictible (SCI). Ces trois protocoles diffèrent par la nature, la durée et l’intensité des stresseurs appliqués. La littérature suggère qu’ils ont également des conséquences qui peuvent être différentes sur l’expression des comportements anxiodépressifs selon les individus et le sexe. L’objectif est donc de comparer ces modèles au niveau des comportements anxiodépressifs qu’ils provoquent à différents points dans le temps. Si ces modèles s’avèrent pertinents pour l’étude de la dépression, nous explorerons leur profil de réponse à un antidépresseur couramment utilisé. Ces recherches permettront d’instaurer une diversité de modèles d’étude sur la dépression dans notre laboratoire, et ont le potentiel de mener au développement de thérapies innovantes et différenciées selon le sexe et l’individu. Nous attendons que ces modèles génèrent des résultats différents : par exemple, il est attendu que le SDS ait un impact plus important sur les phénotypes liés à l’interaction sociale étant donné la nature du stresseur par rapport au CVS ou au SCI. Ces différences sont une richesse, le but étant de modéliser différents symptômes présents chez les patients humains en utilisant plusieurs modèles précliniques. Concrètement, le développement et la validation de ces modèles nous servira dans la plupart de nos études postérieures : par exemple, dans nos études sur la neurostimulation ultrasonore et magnétique, qui sont des traitement alternatifs potentiels aux antidépresseurs. Tester ces nouveaux traitements dans ces modèles de stress nous permettra d’une part d’évaluer l’efficacité de ces traitements par rapport aux antidépresseurs, d’autre part de tester ces traitements dans différents types de stress.
Bénéfices attendus
Ce projet pourra permettre une meilleure utilisation utilisation des modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques murins grâce à une caractérisation plus détaillée de trois modèles de stress différents couramment utilisés. Il pourra également identifier de potentielles différences dans les effets du stress ou du traitement antidépresseur selon le protocole, le sexe et les individus. De manière importante, il réduira l’utilisation d’animaux sur le long terme dans notre laboratoire en établissant des protocoles de stress reproductibles et en éliminant des protocoles peu reproductibles. Ces modeles seront par ailleurs essentiels à une meilleure compréhension des substrats neurobiologiques sous-tendant les atteintes aux différentes dimensions comportementales observées dans les pathologies psychiatriques liées au stress. En effet ces études nécessitent la mise en place d’outils d’imagerie de précision (exemple : imagerie calcique), combinés à des approches mécanistiques (modification d’expression de gènes, optogénétique, électrophysiologie, etc), pour la plupart nécessitant des chirurgies stéréotaxiques, et pour lesquelles il est essentiel de disposer d’un modèle comportemental fiable et reproductible.
Procédures
Le modèle de SDS (stress de défaite sociale) est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Cela induit des comportements anxio-depressifs chez les souris exposées au modèle. Les deux autres modèles provoquent peu ou aucune de douleur physique . L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser. Ces comportements anxio-dépressifs seront évalués par différents tests : l'apathie est mesurée par un test d'éclaboussement du pelage par une solution de sucrose sur 5 minutes, l'état du pelage évalue les mêmes symptômes (mesure hebdomadaire avec préhension des animaux), le test d'hyponéophagie évalue l'anxiété (privation de nourriture 12-24h puis mise en présence de nourriture pendant 5 minutes), l'open field, la boîte claire obscure et le labyrinthe en croix surélevé également (5 minutes dans l'arène), le test de préférence au sucrose évalue l'anhédonie (24h d'accès à une solution sucrée sur 5 jours), le test de nage forcée évalue les symptômes d'abandon (6 minutes). Les tests d'interaction sociales ont lieu sur des plages de 10 minutes qui peuvent être répétées sur 3 jours.
Impact sur les animaux
Le modèle de SDS est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Les deux autres modèles provoquent respectivement peu et aucune douleur physique. L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux induits par chaque modèle, et des comportements anxio-dépressifs pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issu des expériences afin de récupérer les cerveaux pour des études histologiques. Ces études histologiques permettront de décrire les effets de chaque protocole de stress au niveau cérébral afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu.
Remplacement
Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale nécessite également l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs sont optimisés, les analyses comportementales nécessitent une taille d’effectifs suffisante compte tenu de la variabilité inter-individuelle. Les effectifs seront adaptés en fonction de la taille des effets et deux cohortes seront utilisées au lieu de trois dans la première partie si nous trouvons les conditions adéquates dès la première cohorte. Egalement, la seconde partie sera abandonnée si nous n’obtenons pas de résultats dans la première partie. La stratégie des trois cohortes suit une analyse statistique a priori utilisée de manière standard dans la communauté scientifique.
Raffinement
Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu. Les animaux sont hébergés une semaine avant l’initiation des expériences. Des habituations à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure sont réalisées avant les tests comportementaux pour diminuer le stress des animaux. En cas de blessure, les animaux recevront un traitement analgésique . En cas d’hypothermie, chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Une surveillance accrue d’une semaine est réalisée pour suivre chaque souris montrant des signes de mal-être et intervenir si nécessaire . Les éxpérimentateurs sont experts dans la préhension et la contention des souris, et sont soucieux d’éviter tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites gradés sont appliqués et la décision d’euthanasie est prise s’il n’y a pas d’amélioration au bout d’une semaine.
Choix des espèces
Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, l’implémentation d’un modèle de dépression et de neurostimulation, ainsi que la possibilité d’utiliser des technologies permettant l'étude détaillé du cerveau. Les animauxseront adultes au début de l’étude car il s’agit de comprendre ces phénomènes comportementaux associés à un cerveau adulte.
Etude des effets et du mécanisme d’action d’un Peptide sur l’interaction gamétique et le développement embryonnaire murin 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
2 136 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles reçoivent des injections hormonales pour stimuler l'ovulation, et une partie subit une microchirurgie de réimplantation d'embryons sous anesthésie suivie d'un suivi échographique jusqu'à la mise bas. Toutes sont ensuite tuées pour récolter les embryons ou compter les souriceaux nés. Le projet teste un peptide breveté censé augmenter les taux de fécondation en assistance médicale à la procréation, le porteur affirmant qu'il n'est "pas possible de contourner le recours au modèle animal".
Objectifs
Les troubles de la fertilité et leurs incidences sur les sociétés humaines sont un problème majeur de santé publique et un enjeu économique substantiel pour l’avenir. Depuis cinquante ans, nous assistons à une chute de la fécondité des couples surtout dans les pays industrialisés en raison notamment de l'âge plus avancé des femmes pour leur premier accouchement (30 à 35 ans aujourd'hui versus 23 ans il y a 30 ans) qui induit une moindre qualité de l'ovule et des problèmes de développement embryonnaire. Une molécule qui permettrait de pallier cette baisse de qualité ovulaire et embryonnaire et d’augmenter les taux de succès de l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) serait donc prometteuse. Un peptide a été découvert lors d’études faites sur l’interaction gamétique. Ajouté au milieu d’insémination, il augmente les taux de fécondation chez la souris et les index de fusion chez l’humain. Sur la foi de cette propriété, un brevet a été pris pour cette molécule. Des tests ultérieurs ont démontré un effet sur la maturation des ovocytes humains immatures et le développement préimplantatoire d’embryons humains donnés pour la recherche. Nous souhaitons développer la recherche fondamentale nécessaire au développement du peptide, pour préciser à quel(s) stade(s) du processus de fécondation il agit, son mode d’action et ses applications possibles. Ce projet nécessite l'utilisation de 1296 souris au total sur une durée de 5 ans.
Bénéfices attendus
Les résultats de nos travaux devraient permettre d’identifier les mécanismes moléculaires liés aux effets du Peptide en fécondation in vitro et d’améliorer, à plus long terme, les taux de naissance lors des tentatives d’AMP (Assistance Médicale à la Procréation).
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 types d'intervention. La stimulation hormonale de souris donneuses d'embryons par injection intrapéritonéale -de moins de 10s- à 46-48h d'intervalle de 2 hormones : Hormone n°1 : pour stimuler la maturation des follicules ovariens / Hormone n°2 : pour provoquer l’ovulation 46-48h après l’injection de la première hormone. Un autre groupe d'animaux (femelles pseudo gestantes)sera soumis à la microchirurgie de réimplantation d’embryons et un suivi gestationnel (2 échographies, à J7.5 post coït et J11.5 post coït) par échographie.Les femelles seront conservées jusqu'à la mise bas. La micro-chirurguie se fait sous anesthésie générale et dure entre 15 à 20 minutes pour chaque souris.
Impact sur les animaux
Certains effets indésirables peuvent apparaître lors de la micro-chirurgie effectuée: - une infection ou un suintement au niveau de la zone incisée. - une souffrance propre à l'acte chirurgical.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir récolter les embryons produits ou pour dénombrer le nombre de souriceaux nés à l'issue de la mise bas, suivant la procédure concernée.
Remplacement
Il n’est pas possible de contourner le recours au modèle animal pour la production de spermatozoïdes et d’ovules.Des études in vitro ont déjà menées permettant de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire. A chaque fois que cela est possible, des tests et des lignées cellulaires traitées avec le Peptide seront utilisées pour des étapes annexes afin de réduire au strict minimum le nombre de souris utilisées.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au minimum. La stimulation hormonale permet de réduire le nombre de souris femelles donneuses d'ovocytes et d'embryons utilisées. Le suivi échographique des femelles réimplantées permet d'optimiser le nombre de femelles nécessaires dans le cadre du suivi gestationnel. Les nombres d'expérience demandées tiennent compte des variables de production connues en ce qui concerne la stimulation hormonale, les taux de fécondation, et des éventuelles non gestations des femelles receveuses après réimplantation des embryons. Il est donc possible que le nombre d'expériences sur lesquels les calculs du nombre de souris se basent soit plus faibles que le nombre initialement prévu dans le projet. Le nombre de souris a été déterminé en tenant compte du nombre nécessaire d’embryons à obtenir, en se basant sur des expériences déjà réalisées de stimulation hormonale et des tests de puissance statistique adaptés.
Raffinement
Une grille de suivi et des points limites ont été définis pour chaque procédure. Les souris réimplantées sont anesthésiées et l'analgésie adéquate est apportée.
Choix des espèces
Les études impliquant l’espèce humaine sont particulièrement encadrées par les autorités compétentes. Ainsi avant d’engager des personnes dans des protocoles de recherche incluant potentiellement la naissance d’enfants, il est demandé des études préalables dans les espèces animales au mode de reproduction analogues. La souris constitue de ce point de vue un modèle d’étude particulièrement efficace alors qu’il n’existe pas de modèle cellulaire alternatif. En effet, grâce aux connaissances acquises ces dernières années sur la génétique de la souris et du fait de la conservation entre l’homme et la souris de la majorité des gènes impliqués dans la formation des gamètes, la fécondation et le développement embryonnaire, la souris représente actuellement le modèle de choix pour étudier les troubles de l’infertilité. Pour ce projet, des souris de 6 à 12 semaines maximum, jeune adulte et adulte ayant atteint la maturité sexuelle, seront nécessaires pour fournir les ovocytes ou les zygotes après accouplement. Des souris de 8 à 16 semaines seront utilisées pour recevoir les embryons transférés. Des femelles âgées de 1 an seront également utilisées. Le peptide est supposé agir à tout âge mais devrait être d’autant plus efficace que l’altération des ovocytes est moindre. Il est essentiel de savoir dans quelles mesures les améliorations des taux de fécondation et d’implantation seront efficaces chez des femelles plus âgées et éventuellement les posologies et mode d’administration du peptide à employer.
Le risque d’obésité associé au retard de croissance intra-utérin est-il lié à la programmation du système endocannabinoïde ?
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
90 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils subissent un gavage au glucose puis des séries de six prélèvements sanguins à la queue, une injection d'insuline suivie de six autres prélèvements, et un hébergement en cage individuelle que le porteur reconnaît comme un stress chronique chez ces animaux sociaux. À la fin, tous sont tués pour prélever sang, muscles, tissus adipeux, cœur et foie. Le projet vise à relier retard de croissance intra-utérin et obésité adulte via le système endocannabinoïde, le porteur affirmant l'impossibilité d'utiliser un autre modèle, l'étude longitudinale de la gestation à l'âge adulte n'étant selon lui pas réalisable chez l'humain.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'étudier chez des rats nés avec un retard de croissance, si des altérations précoces du système endocannabinoïde peuvent contribuer au développement ultérieur de l'obésité et de la résistance à l'insuline à l'âge adulte.
Bénéfices attendus
De nombreuses études, épidémiologiques, cliniques et expérimentales sur modèles animaux, ont à présent clairement établi que l’environnement nutritionnel pendant les périodes critiques du développement, les périodes fœtale (gestation) et néonatale, peut induire une programmation métabolique ayant des effets à long terme sur la physiologie de l’organisme favorisant la survenue de maladies métaboliques chroniques à l’âge adulte, comme l’obésité, le diabète, l’athérosclérose ou le cancer. Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) est un problème de santé publique qui concerne près de 10% des naissances en France. Le RCIU découle le plus souvent d’altérations de la fonction placentaire réduisant les apports en nutriments au fœtus. Avec la prématurité, le RCIU constitue la première cause de morbi-mortalité néo-natale mais également un facteur de risque de survenue de maladies métaboliques chroniques à l’âge adulte. Cette « programmation métabolique fœtale » affecte le fonctionnement de multiples organes et circuits métaboliques et implique des mécanismes complexes qui ne sont pas complètement compris. Bien que le rôle du système endocannabinoïde dans la régulation de l’homéostasie glucidique et lipidique et du tissu adipeux soit bien connu chez l’adulte, l’impact de la programmation métabolique fœtale, en particulier du RCIU, sur le fonctionnement de ce système n’a, à ce jour, jamais été étudié. Ce projet d’étude est donc particulièrement pertinent et permettrait de définir de nouvelles pistes d’intervention nutritionnelle périnatale pour prévenir les conséquences à long terme d’un RCIU, en ciblant le système endocannabinoïde.
Procédures
Les rats subiront diverses interventions au début, au milieu et/ou à la fin du protocole. Elles auront pour but de 1) mesurer la composition corporelle sur animal vigile via une technique non invasive peu stressante réalisée une fois/animal, 2) mesurer la tolérance au glucose. Les animaux subiront un gavage avec une solution de glucose puis 6 prélèvements de sang de 300μl chacun seront réalisés au niveau de la queue. Ces prises de sang interviendront à T0 (juste avant le gavage) puis 15, 30, 60, 90 et 120 minutes après. Ce test sera réalisé 1 fois/animal, et 3) mesurer la sensibilité à l'insuline. Les animaux subiront une injectionintrapéritonéale d'insuline (dose finale de 0.75mU/g de poids) puis 6 prélèvements de sang de 300μl chacun seront réalisés au niveau de la queue. Ces prises de sang interviendront à T0 (juste avant le gavage) puis 15, 30, 45, 60 et 120 minutes après. Ce test sera réalisé 1 fois/animal.
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable particulier n’est attendu en lien avec les différents régimes et les différentes mesures réalisées. Afin de mesurer précisément leur consommation alimentaire pendant toute la durée du protocole expérimental, les rats seront hébergés en cage individuelle. Cet hébergement individuel affectera le bien-être de ces animaux sociaux en induisant un stress chronique que nous cherchons à réduire en favorisant les contacts acoustiques, olfactifs et optiques avec leurs congénères et en fournissant un enrichissement adapté dans la cage. L’enrichissement de l’environnement sera mis en place avec différents items tels que tunnels en pvc, des maisonnettes en plastique translucide rouge, boule en inox, papier pour se faire un « lit ».
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir réaliser les analyses qui permettront de répondre aux objectifs du projet. Ainsi, juste avant la mise à mort des rats, sera prélevé la totalité du sang puis juste après la mise à mort, seront prélevés les muscles les tissus adipeux sous cutané et rétro-abdominal, le coeur, le foie et le muscle gastrocnemien.
Remplacement
Pour ce projet, nous avons décidé d’utiliser des rats sprague-dawley. Nous avons choisi ce modèle en raison de l’impossibilité d’utiliser un autre modèle pour répondre clairement à nos objectifs, à savoir étudier les altérations du système endocannabinoïde induites au cours de la période de gestation par un retard de croissance intra-utérin (RCIU, modèle de prématurité) et une fois adulte. Il est possible d’étudier le système endocannabinoïde via des prélèvements sanguins et des biopsies tissulaires chez l’homme adulte. Cependant, le prélèvement de nombreuses biopsies musculaires et adipeuses chez le nouveau-né prématuré rend cette alternative très difficile à mettre en œuvre. De plus le design longitudinal de cette étude couvrant une période de vie allant de la gestation jusqu’à l’âge adulte n’est pas réalisable chez l’homme. Des modèles cellulaires d’adipocyte ou de muscle squelettique, peuvent être utilisés pour tester des conditions physiopathologiques modifiant le système endocannabinoïde. Cependant, la diversité cellulaire des tissus adipeux et musculaires et leurs interactions sont également très complexes et difficiles à reproduire in vitro. Enfin, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro, ou in silico, permettant de reproduire les échanges placentaires entre la mère et le fétus contrôlant le développement fœtale et la gestation, d’autant plus que les mécanismes et les conditions responsables du RCIU sont encore mal compris.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans en compromettre les objectifs. Il a été déterminé par un calcul d’échantillonnage. Le nombre de rats nécessaires à l’étude est calculé pour une différence attendue de 15% des teneurs circulantes en endocannabinoides entre les rat contrôles et les rats nés avec un RCIU. Des études ultérieures réalisées chez des rongeurs adultes ont montré que ce paramètre peut varier entre 10 et 50 % en fonction du degré d'obésité. L’effectif est calculé pour un risque de 1ère espèce alpha de 5% et un risque de 2ème espèce béta de 5%. Ainsi, le nombre de rats nécessaires par groupe est de 8. Toutefois, afin d’anticiper une mortalité éventuelle liée au RCIU, nous avons choisi de débuter l’étude avec des groupes de 10 rats. Le nombre total de rats nécessaires à la réalisation de ce projet est donc de 40 rats males et 40 rats femelles: 10 rats contrôle et 10 rats RCIU au sevrage (pour chaque sexe), 10 rats controles et 10 rats RCIU âgés de 7 mois (pour chaque sexe). Pour obtenir ceux-ci 10 femelles rattes seront utilisées (nombre minimu recommandé par Janvier Labs pour obtenir le nombre de rats nécessaire). soit un total de 90 animaux.
Raffinement
Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soin et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour éviter et réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient ressentir les animaux. Les rats seront hébergés individuellement dans des cages T4. Tous les animaux auront un accès illimité à leur régime et à l’eau de boisson. Quotidiennement, l’animalier observera le comportement général de chaque rat, son apparence et contrôlera la présence d’eau et de nourriture. Hebdomadairement, les animaux seront pesés et un contrôle de consommation sera réalisé. L’état général de l’animal sera noté sur le cahier de suivi et l’expérimentateur sera informé de toutes observations anormales. Si un animal présente 3 points limites notables (tels que manque de toilettage, hypoactivité, agressivité, maigreur...) ou 1 point sévère (tels que mutilation, perte de poids supérieure à 20% en quelques jours), il sera pris une décision afin de limiter la douleur à son maximum.
Choix des espèces
Notre projet vise à documenter les altérations précoces du système endocannabinoides induite par le retard de croissance intra-utérin (RCIU) en réponse à un régime hypoprotéique (modèle mimant la prématurité du nouveau né), et leurs conséquences à long terme sur le développement de l'obésité et de l'insulinorésistance une fois adulte. ces mesures seront réalisées au sevrage des rats (j+22 postnatal) et à 7 mois (rats adultes). Ce type d'expérimentation nutritionnelle ne peut pas être menée chez la femme enceinte. Notre étude nécessite le prélèvement de différents tissu et plasma qui sont difficiles à obtenir en particulier chez des nouveaux-né prématurés et requièrent également un suivi jusqu'à l'age adulte qui n'est pas envisagebale chez l'homme. Notre projet vise à documenter les altérations précoces du système endocannabinoides induite par le RCIU et leurs conséquences à long terme sur le développement de l'obésité et de l'insulinorésistance une fois adulte. Aussi, pour répondre à cette problématique, les rats seront utilisés au sevrage (j+22/23 postnatal) ou à l'âge de 7 mois (adulte).
Evaluation de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle d’acné chez la souris
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. On leur injecte dans l'oreille une bactérie provoquant une inflammation locale, suivie d'imagerie sous anesthésie, un point limite étant fixé à 20 % de perte de poids. Le projet teste des molécules contre l'acné humaine. Le porteur qualifie ce modèle d'indispensable et affirme n'y recourir qu'en dernier recours, après des criblages in vitro qui ne remplacent pas complètement la peau vivante selon lui.
Objectifs
L'acné touche en France environ 15 millions de personnes : majoritairement des adolescents, mais aussi près de 20 % des femmes adultes. L’acné est une maladie de la peau caractérisée par l’éruption de boutons rouges, de points noirs et de kystes. Elle touche le plus souvent le visage et le thorax, mais aussi le dos, le torse voire le cuir chevelu. L’acné est une pathologie chronique du follicule pilosébacé, évoluant de façon fluctuante dans le temps et dont la physiopathologie implique 3 étapes : (1) hypersécrétion sébacée, (2) formation des lésions rétentionnelles (3) formation des lésions inflammatoires. L'acné est un vrai enjeu de santé publique : c'est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Parce qu'elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Il est donc important d’avoir un modèle préclinique prédictif de l'acné et afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques (non cosmétiques), il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle.
Bénéfices attendus
L'acné est une maladie de la peau qui a des répercussions psychologiques très importantes chez les patients car elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Les bénéfices de ce projet, si une molécule se révélait efficace, serait de mettre sur le marché cette molécule permettant aux patients atteints d'acné de guérir de l'acné et de son inflammation, réduisant ainsi les conséquences physiques et les répercussions psychologiques impactées par cette maladie de peau.
Procédures
Injection en intradermique au niveau de la face externe de l'oreille à l'aide d'une aiguille (durée d'intervention
Impact sur les animaux
L'injection de la souche bactérienne P. acnes dans les oreilles est très bien tolérée par les animaux, elle induit uniquement une inflammation locale et très transitoire chez l'animal. Il est possible que les molécules testées par voie topique peuvent assécher localement de façon excessive la peau des oreilles. Si tel était le cas, les fréquences de traitement seraient espacées.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort après les procédures 1 et 2 car ils ne pourront pas être réutilisés du fait du prélèvement des tissus chez ces derniers.
Remplacement
Nous n'utiliserons le modèle animal d'inflammation provoquée par l'acné qu'en dernier recours après des tests préalables de criblage et d'efficacité in vitro. Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas vraiment de modèle in vitro d'inflammation provoquée par l'acné pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. - Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau (voie dermique / topique) - L’efficacité ne pouvant être complètement testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme).
Réduction
Le nombre de souris nécessaires a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour pouvoir interpréter et valider les résultats d'expérience. L'utilisation de l'imagerie de Tomographie en Cohérence Optique (OCT) permettra aussi d'augmenter le raffinement (finesse de l'analyse, suivi longitudinal,...) et entraîne une réduction du nombre d'animaux utilisés grace au suivi longitudinal du même animal. Cette approche permet donc de réduire le nombre d’animaux de 50 % au moins comparé à une technique telle que l'histologie qui aurait nécessité le sacrifice des animaux à différents temps.
Raffinement
Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des lésions induites...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, buchettes, cotons pour nidification). Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : - Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids supérieure à 20 % du poids normal maintenue sur 72h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication sur le site d’application de la molécule topique. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront euthanasiés immédiatement.
Choix des espèces
La souris s'est rapidement imposée au cours du temps comme un modèle fondamental dans la recherche biomédicale. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l'évaluation de l'inflammation provoquée par l'acné dans ces espèces. De plus, elle présente certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines, nous permettant ainsi d’avoir un point de comparaison par rapport aux résultats issus de la littérature relative à ce modèle.
Etude des séquelles de la malaria cérébrale par neuroimagerie
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et sévère. Elles sont infectées par un parasite provoquant une malaria cérébrale, une partie n'étant pas traitée et développant perte de poids, hypothermie et troubles neurologiques avant d'être tuées, les autres suivies par IRM sous anesthésie pendant six mois puis soumises à des études comportementales non détaillées. Le projet étudie les séquelles cérébrales de la maladie. Le porteur affirme que le recours à l'animal est incontournable, aucune méthode in vitro ou in silico n'existant selon lui.
Objectifs
La malaria est une cause majeure de morbidité et de mortalité avec 241 millions de cas cliniques et plus de 627000 morts en 2020 (OMS). Elle est causée par un parasite du genre Plasmodium inoculé par le moustique Anophèle. La majorité des décès survient chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne. La malaria cérébrale, complication la plus létale de l’infection par Plasmodium falciparum, se traduit par une encéphalopathie accompagnée de convulsions, de pertes de conscience, et d’un coma conduisant au décès dans 15 à 20 % des cas, tandis que des déficits neurologiques peuvent subsister chez les survivants. Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace de cette complication. Dix à 20 % des sujets survivant à une malaria cérébrale présentent des troubles neurologiques importants immédiatement après la maladie (cécité corticale, parésie, hypotonie, ataxie, épilepsie, troubles de la mémoire, de l’élocution etc...) qui peuvent régresser ou persister. Chez d’autres sujets, sans séquelles apparentes après la maladie, des atteintes neurologiques telles qu’une épilepsie, ou une hyperactivité avec déficit de l’attention se manifesteront plus tardivement. Alors que les séquelles de la complication cérébrale contribuent au coût humain, social et économique de la malaria en compromettant le développement et l’éducation des enfants qui en sont atteints, elles ne sont que très peu étudiées. Malgré l’autorisation en 2021 d’un vaccin contre la malaria (RTS,S/AS01) destiné à la population pédiatrique, il est peu probable qu’il conduise à l’éradication de la maladie et de sa complication la plus létale, puisqu’on estime qu’il ne permettra de réduire que 30% de la mortalité résultant des formes sévères de malaria. Nous utiliserons un modèle de malaria cérébrale avec survie obtenu chez la souris infectée par Plasmodium Berghei ANKA et traitée par un antimalarique dès l’apparition des signes neurologiques (504 souris seront utilisées). Ce modèle nous permettra d’étudier sur le long terme l’évolution des séquelles cérébrales sur les plans anatomique, métabolique, vasculaire et fonctionnel. Nous mettrons en œuvre des techniques d’imagerie non-invasives (IRM) réalisées sous anesthésie. Ces études permettront d’obtenir une information sur la distribution spatiale et temporelle des lésions, et de vérifier différentes hypothèses comme l’atteinte persistante des capillaires ou l’altération des connexions neuronales (connectome) aux niveaux structural et fonctionnel.
Bénéfices attendus
Cette étude repose sur l’emploi d’un modèle de malaria cérébrale chez la souris très utilisé en pathologie car présentant de nombreux points communs avec la maladie pédiatrique. Elle s’appuie aussi sur des méthodes avancées de neuroimagerie transposables à l’homme qui permettent l’exploration non-invasive du cerveau. L’étude par imagerie de la malaria cérébrale chez la souris a permis d’identifier pour la première fois en 2005 l’œdème cérébral ischémique comme principale caractéristique de la maladie et cause de décès. Ces résultats ont été confirmés 10 ans plus tard par deux études conduites sur des cohortes pédiatriques en Afrique, les enfants malades ayant bénéficié d’un examen clinique par neuroimagerie. L’objectif de notre projet est l’identification des lésions ou anomalies sous-tendant les déficits neurologiques chez les sujets ayant survécu au syndrome cérébral. Ces travaux réalisés sur un modèle expérimental très proche de la maladie humaine devraient permettre de mieux comprendre la nature des séquelles cérébrales chez les animaux ayants survécu à une malaria cérébrale qu’elles soient structurales, métaboliques, vasculaires, ou fonctionnelles. Notre étude est susceptible de fournir des marqueurs diagnostiques/pronostiques transposables à l’homme qui permettraient d’améliorer le suivi des patients et d’évaluer l’efficacité d’interventions thérapeutiques.
Procédures
Inoculation du parasite : les animaux induits pour la malaria cérébrale seront inoculés avec le parasite par une unique injection intrapéritonéale à l’état vigile, l’intervention n’est pas douloureuse et ne dure que quelques secondes. Examen clinique : le suivi des animaux induits pour la malaria et non traités par un antimalarique inclura 2 prélèvements sanguins pour suivi de la parasitémie. Le prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue sera réalisé à l’état vigile, sans contention. Les animaux malades et traités subiront 3 prélèvements. Traitement : les souris induites pour la malaria et traitées recevront une injection intrapéritonéale quotidienne à l’état vigile du traitement anti-malarique pendant 10 jours. Les groupes contrôles recevront une injection quotidienne à l’état vigile d’une solution saline ou du traitement antimalarique selon les groupes. Imagerie cérébrale: les animaux seront imagés sous anesthésie, la durée de l’examen sera inférieure à 1h30. Les animaux contrôles et les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités subiront 7 examens au total sur une période de 6 mois. Les souris induites pour la malaria cérébrale mais non traitées seront imagées deux fois (une semaine avant inoculation et une fois pendant la maladie). Les animaux contrôles et les animaux induits par la malaria cérébrale seront soumis à deux études comportementales, une fois à la fin du suivi de six mois.
Impact sur les animaux
Les animaux contrôles seront examinés par IRM avant administration d’une solution saline ou de chloroquine (selon les groupes), puis une fois par mois pendant 6 mois après la fin du traitement. La solution saline et la chloroquine seront administrées en ip une fois par jour pendant 10 jours. Elles ne produisent aucun effet délétère détectable par examen clinique ou monitoring physiologique. L’examen IRM sera conduit sous anesthésie gazeuse. Les seules nuisances ou effets indésirables possibles pour ces deux groupes sont essentiellement la défaillance cardiorespiratoire sous anesthésie, très rare avec l’isoflurane administré à faible dose. L’utilisation d’un monitoring physiologique permet en général de détecter les premiers signes de défaillance et d’interrompre immédiatement l’anesthésie ce qui permet le réveil rapide des animaux. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et non traités seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Quatre à 6 jours après l’injection, les animaux présenteront les premiers signes de la maladie (perte de poids, poil hérissé, yeux mi-clos, léthargie). Puis, 6 à 8 jours après l’inoculation, les manifestations neurologiques apparaitront (hypothermie, diminution de la coordination et de la motricité) pouvant conduire au coma et à la mort. Les animaux seront imagés lors des premières manifestations neurologiques et euthanasiés sous anesthésie. L’examen par IRM et l’euthanasie auront lieu avant la survenue d’une hypothermie sévère, de convulsions et du coma. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités à la chloroquine seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Ils seront traités dès l’apparition des premières manifestations neurologiques. Ils seraient euthanasiés s’ils présentaient une aggravation de leur état, la chloroquine étant inefficace à un stade avancé de la maladie. Les animaux traités efficacement par la chloroquine seront suivis comme les groupes contrôles par IRM pendant 6 mois. Les animaux ayant eu une malaria cérébrale sont moins actifs que les sujets contrôles. Les autres effets indésirables possibles sont liés au risque anesthésique pendant les examens IRM.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de prélever le cerveau en vue d’analyses biochimiques ou immunohistochimiques selon les cas.
Remplacement
Le recours à l’animal est incontournable car la détection des séquelles cérébrales et le suivi de leur évolution au cours du temps ainsi que leur impact sur la fonction cérébrale ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro ou in silico. Notre projet étudiera l’évolution de plusieurs paramètres cérébraux comme le métabolisme, le débit sanguin, le connectome structural, et le connectome fonctionnel. Le suivi de ces paramètres nous permettra d’identifier la nature des séquelles de la malaria cérébrale et de mieux comprendre leur impact sur la fonction cérébrale à divers âges de la vie.
Réduction
L’utilisation de techniques d’imagerie non invasive permettra de réduire le nombre d’animaux grâce au suivi longitudinal de chaque individu ce qui permettra le recueil d’un grand nombre de données anatomiques, métaboliques et fonctionnelles sur un même animal dans des conditions de stress minimal.
Raffinement
Le raffinement concernera toutes les procédures du projet ainsi que les conditions d’hébergement des animaux et devrait permettre de réduire le stress, l’angoisse et la douleur. En ce qui concerne l’induction de la malaria cérébrale et son traitement, un examen clinique quotidien permettra de déceler sans retard des signes d’aggravation neurologiques qui nécessiteraient de recourir à l’euthanasie. Tous les examens cliniques par imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse avec surveillance physiologique. Un délai d'acclimatation minimum de 14 jours et une habituation à l'expérimentateur seront assurés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec cycle jour/nuit, nourriture et boisson ad libitum et enrichissement environnemental. Les cages contiendront des rondins de bois à ronger, du coton pour la nidification, un refuge en plastique, et une roue fast-track avec igloo afin de diminuer les comportements agressifs, réduire l’ennui, et favoriser l’expression d’un maximum de comportements naturels.
Choix des espèces
L’inoculation du parasite murin Plasmodium Berghei ANKA chez la souris est un modèle validé et reconnu de malaria cérébrale pédiatrique qui a permis des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes pathogéniques de cette maladie. Dans la majorité des études utilisant le modèle obtenu par inoculation de PbA, les souris induites pour la malaria cérébrale sont de jeunes adultes (entre 8 et 12 semaines). Plusieurs études ont montré une résistance au développement de la malaria cérébrale chez des animaux plus âgés. Nous induirons donc la malaria cérébrale chez des animaux âgés de 8 semaines.
Effet des différentes isoformes et analogues de kisspeptine sur la reproduction de la brebis
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
56 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, puis réutilisées. Une partie subit une ovariectomie et la pose d'implants sous anesthésie, la pose de cathéters dans la jugulaire et de nombreux prélèvements sanguins, jusqu'à vingt-huit ponctions pour certaines. Le projet teste des analogues de kisspeptine pour maîtriser la reproduction des animaux d'élevage sans traitements hormonaux. Le porteur présente cette voie comme répondant aux attentes sociétales et affirme que la reproduction, mécanisme complexe, ne peut être étudiée que dans un organisme entier.
Objectifs
Actuellement, la maîtrise de la reproduction des animaux d'élevage repose principalement sur la stimulation de l'ovulation par des hormones. Des systèmes considérés plus « naturels », tel l'effet mâle, sont aussi utilisés mais leur efficacité est moindre. Pour différentes raisons, ces deux approches ne répondent pas de façon satisfaisante aux attentes sociétales (absence de contaminant dans les produits consommés et de pollution de l'environnement) et à celles des producteurs (efficacité et rentabilité). Nous avons, dans un projet précédent, développé des analogues à partir d’un neurotransmetteur endogène, la kisspeptine (Kp) comme piste originale pour réduire voire éliminer l’utilisation d’hormones. Ce neurotransmetteur joue un rôle clé dans la stimulation de la reproduction, mais son instabilité métabolique, et par conséquent sa durée d'action trop courte, empêche son utilisation sur le terrain. Nous avons donc conçu et synthétisé des analogues avec une durée d'action plus importante que la molécule naturelle.
Bénéfices attendus
Le présent projet vise à étudier l'effet de différentes formes de Kp humaine sur la fonction de reproduction des brebis. Les bénéfices attendus sont donc 1) comprendre la différence d'effet de différentes isoformes de Kp entre deux organismes, 2) mettre en place une forme de Kp optimale pour stimuler la reproduction de la brebis et 3) in fine, développer un outil permettant de maitriser la reproduction des animaux d'élevage (notamment ici, la brebis). De façon plus globale, ce projet vise à élaborer une stratégie d’élevage des animaux de rente avec une meilleur prise en compte du bien être animal et des attentes sociétales en supprimant les traitements hormonaux et en trouvant des alternatives aux traitements actuellement mis en place et éthiquement contestables.
Procédures
- Ovariectomie et pose d’implant d’estradiol sous anesthésie générale sur 17 brebis - Retrait d’implants d’estradiol sous anesthésie générale sur 17 brebis - Pose et dépose de cathéters dans la veine jugulaire sur animal vigile : 1 seule fois sur 35 brebis, et 2 fois chez 17 brebis - Prélèvements de sang sur animaux vigiles par ponction de la veine jugulaire : 1/ 20 à 28 prélèvements de 2mL (40 à 56mL de sang) respectivement sur 10 ou 14 semaines + 25 prélèvements sur 23h + 14 prélèvements sur 14 jours (28mL au total). 2/ 24 prélèvements sur 10h pour 17 brebis
Impact sur les animaux
La kisspeptine est une molécule employée a de nombreuses reprises dans notre laboratoire dans le cadre de projets antérieurs. De plus, le peptide et ses effets sont très bien décrits chez les mammifères, et notamment chez les ovins. En termes de manipulation des animaux, les chirurgies, injections et prises de sang sont des manipulations maitrisées par le laboratoire et réalisées par du personnel expérimenté. D'après notre expérience, suite à une injection aigüe de kisspeptine aucune nuisance ou effet indésirable n'est observé. Cependant, des effets peuvent être observés, notamment suite à l'ovariectomie ou la pose des cathéters, des douleurs, perte de poids et perte de mobilité peuvent apparaître.
Devenir
Certains animaux auront été ovariectomisés, soumis à l'implantation d'un cathéter dans la jugulaire et injectés avec des isoformes de kisspeptine avec une durée de vie courte (de l'ordre de quelques minutes/heures), les animaux pourront alors aisément être réutilisés. D’autres animaux auront uniquement été soumis à l'implantation d'un cathéter dans la jugulaire et reçu des injections d'analogues à courte durée de vie (de l'ordre de quelques heures) les animaux pourront alors être réutilisées dans le cadre d’un autre protocole.
Remplacement
La reproduction est un mécanisme physiologique intégré extrêmement complexe qui ne peut être étudié que par une approche in vivo. Il en est de même pour toutes les études visant à la contrôler. Notre niveau de connaissances actuelle est largement insuffisant pour espérer mettre en place par exemple une approche de modélisation informatique afin de prédire comment le système répond à un stimulus donné ou pour une quelconque approche de substitution, comme des cultures cellulaires, capable de reproduire les phénomènes complexes d’intégration qui ont lieu au niveau de l’organisme entier.
Réduction
Notre protocole expérimental a été mis en place de sorte à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. A la lumière des études publiées dans le domaine et de notre expérience, il nous sera nécessaire de constituer des groupes de 7 animaux par traitement. Dans le souci de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés ainsi que le nombre d'injections et de prise de sang réalisées sur chaque animal, nous prévoyons de tester plusieurs molécules par animal à minimum 3 jours d'intervalle. Cet intervalle de temps permettra de laisser le temps aux molécules injectées de ne plus être détectable dans le sang et de pouvoir tester la molécule suivante sans crainte d'avoir une interaction avec la molécule précédente. Chaque groupe test d'une forme de Kp (composé de 7 animaux) sera comparé avec un groupe contrôle (composé de 17 animaux répartis sur chaque série de test) pour assurer la validité scientifique et la puissance statistique nécessaire.
Raffinement
Nous raffinerons chaque procédure dans le but de réduire au maximum l’inconfort, la douleur ou l’angoisse subie par les animaux. Les animaux seront hébergés en groupe et seront également en groupe lors des procédures afin de minimiser au maximum le stress lié à la contention dans des cages individuelles qui sont souvent employées pour ce genre de procédures. Ils auront un accès ad libitum à l’eau et la nourriture, et recevront une médication appropriée en cas de douleur ou d’inconfort. Les méthodologies utilisées dans le cadre de ce projet ne dépasseront pas une douleur de classe modérée et nous mettrons en œuvre tout notre possible afin de garantir le bien-être de l’animal en lui apportant les soins adéquats en fonction des besoins. Dans cet optique, les animaux seront visités au moins une fois par jour avec contact direct ou non (sans réalisation de procédure), permettant l'habituation de l'animal à l'expérimentateur et un suivi du bien-être des animaux. Un suivi journalier sera mis en place tout au long de la période d'expérimentation pour évaluer l'état de bien-être des animaux en s'assurant que les points limites ne soient pas atteints.
Choix des espèces
La brebis est un modèle largement utilisé pour l’étude de la reproduction chez les animaux d’élevage et nous pouvons nous baser sur une littérature très riche sur ce modèle. Nous avons choisi d’utiliser la race Ile de France pour les brebis parce que c’est le modèle sur lequel nous avons obtenu nos résultats précédents et parce que c’est une race d’élevage d’intérêt économique important. Adulte pour étudier un animal sexuellement développé avec un axe gonadotrope actif.
Effets de la dapagliflozine orale ou du dulaglutide sous-cutané sur le remodelage cardiaque dans un modèle murin de cardiomyopathie liée au diabète
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Ces souris développent un diabète et une cardiomyopathie, puis subissent prélèvements sanguins répétés, mesures de pression, échographies et examens IRM ou TEP avec injection d'un traceur, avant d'être tuées pour prélever le tissu cardiaque. Le projet compare deux antidiabétiques quant à leurs effets sur le cœur. Le porteur reconnaît l'existence de méthodes de remplacement pour l'étude du diabète, mais affirme que ces mécanismes dans un organisme entier restent difficiles à reproduire et que le modèle de souris est unique.
Objectifs
L'objectif du projet est de comparer l'effet d'un SGLT2i (dapagliflozine) et d'un GLP-1 RA (dulaglutide), deux agents antidiabétiques au mécanisme d'action très différent, sur la gestion du glucose cardiaque. En effet, alors que SGLT2is ne présente pas d'effet direct sur la sécrétion d'insuline ni sur la sensibilité, les GLP-1 RA augmentent la sécrétion d'insuline, entraînant potentiellement une augmentation de la captation du glucose par les cellules et notamment les cardiomyocytes. Notre hypothèse est que l'effet du SGLT2i sur la réduction de la glucotoxicité cardiaque est spécifique et pourrait, au moins partiellement, expliquer son action bénéfique sur l'insuffisance cardiaque. D'autre part, l'effet de sécrétion d'insuline du GLP-1 RA pourrait augmenter le flux de glucose dans les cardiomyocytes, conduisant potentiellement à l'effet différentiel observé entre ces deux classes de médicaments sur l'insuffisance cardiaque.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but de mieux comprendre 2 traitements distincts du diabète sur l'insuffisance cardiaque. Avec ces connaissances, les traitements du diabète pourront être adapté en fonction des pathologies annexes du patient.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélevement sanguins au niveau de la queue pendant 1 semaine pour surveiller leur glycémie (2 min par prélevement par animal). La pression artérielle sera également prise au niveau de la queue de l'animal pendant 1 semaine, cette procédure prend environ 15 minutes par animal. Les animaux seront également soumis à de l'imagerie (1 échographie et 1 IRM/TEP par animal). Pour la TEP, pour chaque animal une injection d'environ 100 µL de 18FDG (traceur) en intrapéritonéale est prévue avant l'examen d'imagerie. L'échographie dure en moyenne 5 à 10 minutes et l'IRM/TEP environ 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux SKO développent une lipodystrophie dès leur plus jeune âge et présentent par la suite un phénotype diabétique à partir de 8 semaines. Tout cela va conduire à une cardiomyopathie entre 10 et 12 semaines qui va s'aggraver avec le temps. Les différents traitements administrés ne devraient pas produire d'effets indésirables sur les animaux au contraire.
Devenir
Les animaux seront gardés en vie à l'issue de la procédure d'entretien de la lignée, l'euthanasie des animaux aura lieu à la fin de la procédure comprennant les divers examens d'imageries pour le prélévement des tissus cardiaques.
Remplacement
Malgré l'existence certaine de méthode de remplacement pour les études sur le diabète. Ici le projet a pour but d'étudier 2 traitements du diabète et leurs actions au niveau cardiaque. Tout cela implique des mécanismes divers et variés dans un organisme entier qu'il est très difficile de reproduire in vivo ou in situ. Le modèle de souris SKO est un modèle diabétique unique qui ne permet pas son remplacement.
Réduction
Le principe de réduction a été appliqué au début du projet par l'équipe de Nantes. De nombreuses études pilotes ont permises de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Des techniques d'imageries non invasives seront utilisés pour limiter au maximum les nuissances sur le bien-être des animaux. Un suivi cardiaque et respiratoire sera effectué pour surveiller du mieux possible les animaux durant ces procédures. L'anesthésie préalable sera effectuée de manière progressive pour limiter le stress chez les animaux. L'administration des différents traitements sera effectué avec précaution et un suivi post-traitement sera effectué pour s'assurer du bien-être des animaux.
Choix des espèces
La lignée de souris Bscl2-/- est unique en son genre de par l’absence de lipotoxicité et ne peut donc pas être substituée par une autre espèce. Les animaux seront utilisés à partir de 12 semaines. Cela s'explique par les souris SKO qui présente un phénotype diabétique à partir de 8 semaines et une cardiomyopathie à partir de 12 semaines. Comme nous souhaitons travailler sur ces pathologies, il est nécessaire d'attendre le temps qu'elles apparaisent.
Ponction d’ovocytes équins en vue de fécondation par ICSI
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
49 équidés, des juments, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés. Chaque jument subit des ponctions d'ovocytes par voie transvaginale échoguidée sous sédation et anesthésie, à raison de douze femelles par an. Le projet vise à comparer des milieux de culture commerciaux pour augmenter le taux d'embryons transférables et, selon le porteur, répondre à une demande croissante des éleveurs tout en optimisant les coûts de production. Il affirme être obligé d'utiliser cette espèce pour améliorer les rendements de la filière équine.
Objectifs
L'objectif de cette étude est donc de tester et comparer des milieux commerciaux prêts à l'emploi de développement embryonnaire in vitro. Le but étant d'augmenter le taux d'embryons transférables après la période de culture in vitro qui n'est actuellement pas plus de 30% dans les laboratoires utilisant des milieux "faits maison". Ainsi nous pourrons répondre à une demande de plus en plus importante de la part des éleveurs français tout en essayant d'optimiser un maximum les coûts de production.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont : - d'augmenter le pourcentage d'embryons transférables après la phase de développement embryonnaire in vitro - et ainsi diminuer les séances de ponction pour une jument mise à la reproduction avec cette technique
Procédures
12 femelles/an seront soumises à un prélèvement d'ovocytes par ponction transvaginale échoguidée entre les mois de mars et de juillet, période de cyclycité des juments. Les prélèvements se font sur animal debout analgésié et anesthésié. La durée de la procédure est de 30 à 45 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Très peu d'effets indésirables rapportés dans la littérature. Moins de 3% des juments présentent de la fièvre les jours suivant la ponction. La fièvre peut être traitée par un anti-inflammatoire non stéroidien. 0,8% des juments présente des saignements dans la cavité abdominale qui peuvent être traités par de l'acide tranexamique (action anti hémorragique). D'après une étude récente, il n'y a pas de complications après ponctions folliculaires chez la jument lorsque l'acte est réalisé dans des conditions d'hygiène irréprochable. L'étude a été menée sur 66 juments et les ponctions étaient réalisées par des vétérinaires non expérimentés dans la ponction folliculaire.
Devenir
Chaque jument prélevée sera ensuite placée dans un paddock en sable (à proximité de ses congénères) et surveillée jusqu'à l'absence d'effet visible de la sédation (locomotion normale, réactivité face au test de clignement à la menace). Elle pourra ensuite rejoindre le troupeau.
Remplacement
Notre objectif est de développer et améliorer une technique de production in vitro d'embryons équins par ICSI. Le développement de cette technique peut se faire en partie avec des ovocytes collectés sur des juments abattues dans des abattoirs commerciaux. Toutefois, les résultats obtenus avec des ovocytes collectés dans les abattoirs ou in vivo par ponction folliculaire sont parfois différents. Notre objectif étant de produire des embryons à partir de femelles en carrière sportive ou de femelles subfertiles, nous devons mettre au point et améliorer nos techniques sur des ovocytes collectés in vivo par ponction, sans abattage des animaux. Les embryons équins seront transférés dans des juments receveuses car il n’existe pas actuellement de système in vitro permettant le développement embryonnaire au-delà de 8 jours.
Réduction
Le lot est constitué sur le nombre minimal d'animaux nécessaires pour l'obtention d'embryons. Douze femelles seront utilisées par an pour les séances de ponctions. On peut espérer obtenir un embryon transférable, à la fin de la période de développement in vitro, par séance de ponction au début du projet. Avec l'expérience ce nombre devrait augmenter.
Raffinement
L'étude sera menée en minimisant le nombre de procédures par animal. Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse, les animaux seront manipulés dans le calme, en présence du personnel qu'ils connaissent et dans leur environnement habituel. Les femelles soumises aux ponctions recevront un traitement à base de sédatifs, d'analgésiques, d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques. Ce traitement sera précisé dans la description des procédures. Les animaux seront surveillés tout au long des procédures et après les procédures afin d'écarter tout problème avant leur remise en troupeau.
Choix des espèces
Notre objectif étant d'améliorer les rendements de production et développement in vitro d'embryons équins grâce à l'ICSI afin de répondre aux attentes de la filière équine française , nous sommes obligés d'utiliser cette espèce pour notre projet. Nous utiliserons des femelles adultes, pubères et cycliques pour collecter les ovocytes de bonne qualité, aptes à être fécondés. Nous utiliserons des femelles jeunes (moins de 10 ans), cycliques pour assumer le développement embryonnaire et la gestation jusqu'au stade 25 jours. A 25 jours l'activité cardiaque peut être visualisée lors d'un examen gynécologique. Cette activité est gage de bon développement embryonnaire et viabilité de l'embryon au départ.
Etude de l’implication du gène ABCC9 dans l’établissement et le développement de l’hypertension artérielle pulmonaire induit par la monocrotaline chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
160 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et sévère. Ils reçoivent une injection de monocrotaline qui provoque chez tous les animaux exposés une hypertension artérielle pulmonaire, avant échographies et cathétérismes cardiaques sous anesthésie, puis sont tués pour prélever le bloc cœur-poumon. Le projet étudie le rôle du gène ABCC9 dans cette maladie et une éventuelle cible thérapeutique. Le porteur affirme que le recours aux animaux est indispensable et qu'il est impossible de simuler ex vivo un processus multifactoriel complexe.
Objectifs
La pathogenèse de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est complexe, et implique des facteurs hémodynamiques et environnementaux, ainsi que des prédispositions individuelles. Nos résultats préliminaires obtenus sur cellules primaires vasculaires pulmonaires indiquent que le gène ABCC9 pourrait être impliqué dans la pathogenèse de l'HTAP. Cependant, à l’heure actuelle les mécanismes impliquant ABCC9 dans le développement de l’HTAP ne sont pas connus. Ainsi, nous étudierons le rôle d'ABCC9 dans le développement et l’apparition de l’hypertension artérielle pulmonaire chez le rat. Puis, nous testerons si ce canal constitue une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre le développement de l'HTAP.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet permettra de comprendre l'implication du gène ABCC9 dans le développement de l’hypertension artérielle pulmonaire, et permettra de déterminer si le gène ABCC9 peut être envisager comme une nouvelle cible thérapeutique dans le développement de cette pathologie. Au vu de l'absence de thérapeutique curative pour lutter contre le développement de l' hypertension pulmonaire, ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge de ces malades.
Procédures
Les animaux recevront une injection sous cutanée unique de Monocrotaline afin d'induire l'HTAP (réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 5% pour l’induction puis 3% pour l’entretien)). Les prélèvements sanguins sont réalisés sous anesthésie à J21 au moment des échocardiographies. Le Pinacidil ou le DMSO seront injectés sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
L'exposition des animaux à la monocorotaline (MCT) pendant 3 semaines conduira au développement d'une hypertension pulmoniare chez tous les animaux exposés. Les injections (Monocrotaline, Pinacidil et DMSO) sont réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 5% pour l’induction puis 3% pour l’entretien). Les échographies et cathétérismes cardiaques sont réalisés sous anesthésie gazeuse (isoflurane 5% pour l’induction puis 3% pour l’entretien). Les prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie gazeuse (isoflurane 5% pour l’induction puis 3% pour l’entretien)lors des examens échographiques.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue des procédures pour prélever le bloc cœur-poumon afin de réaliser une analyse histologique pulmonaire et cardiaque, des expériences de biochimie et des immunomarquages. Après l'euthanasie des animaux, les tissus prélevés sont partagés afin de minimiser encore le nombre d'animaux utilisés.
Remplacement
L’objectif de recherche est d’étudier et de comprendre le rôle du gène ABCC9 dans le développement de l'hypertension pulmonaire. Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d’étudier la fonction cardiovasculaire dans un contexte physiologique et physiopathologique. Il se justifie par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place de l'hypertension pulmonaire qui est un processus multifactoriel complexe.
Réduction
Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des analgésiques. Les fonctions cardiovasculaires seront étudiées par des méthodes non invasives (échocardiographie) permettant de limiter le nombre d'animaux utilisés. Afin de réduire encore le nombre d’animaux utilisés, les animaux sont mis à mort en fin d'expérimentation après un dernier bilan (cathétérisme) de leur fonction cardiaque. Afin de déterminer le plus précisement possible le nombre necessaire et suffisant d'animaux, nous avons utilisé un test statistique.
Raffinement
A la fin des expérimentations, les animaux seront sacrifiés pour prélèvement d’organes. De l'enrichissement (rouleau, coton) sera ajouté dans les cages des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Les tissus prélevés sont partagés afin de minimiser encore le nombre d'animaux utilisés. Des expériences de biochimie et de biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Choix des espèces
Les rats sont des modèles standards de maladies cardiovasculaires. Ils présentent une anatomie vasculaire et des caractéristiques hémodynamiques similaires à celle de l’homme. De plus notre équipe travaille en routine avec des modèles expérimentaux utilisant des rats pour l’étude de maladies vasculaires pulmonaires. Nous avons donc l’expérience et le matériel adapté pour travailler avec le rat. Nous allons travailler avec des rats Wistar mâles de 4-5 semaines (100g ). A ce stade de développement (pleine phase de croissance) l’induction de l’hypertension artérielle pulmonaire est plus rapide.
Le lapin, le pommier et les bénéfices écosystémiques interspécifiques (2/2)
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
192 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacés à l'issue sans être tués. Ils sont élevés en verger de pommiers pour tester l'association arboriculture-élevage, avec prélèvements de poil, prises de sang à l'oreille et observations de comportement. Le projet cherche à mesurer les bénéfices réciproques entre lapins et pommiers, le porteur évoquant l'amélioration du bien-être des animaux non-humains et le désherbage. Il affirme qu'il n'est pas possible de répondre aux ambitions du projet sans recourir aux animaux, la modélisation manquant de données à ce stade.
Objectifs
Il s'agit projet transdisciplinaire qui ambitionne de démontrer la faisabilité et la plus-value de l’association arboriculture-élevage « lapins en verger de pommiers » en agriculture biologique. L’hypothèse générale est que l’association entre arbres et animaux pourrait induire des bénéfices réciproques pour les différentes composantes du système (désherbage, fertilité des sols, bien-être des animaux, etc.), mais également un impact négatif de l'association lapins-pommiers : dégâts de lapin sur les pommiers, attraction de prédateurs ou maladies pour les lapins. L'objectif est de concevoir un système d'élevage de lapins au verger. Les animaux vont donc tester des conditions d'hébergement et avoir un suivi de leur comportement, bien-être, santé, croissance. Un groupe de lapins sera élevé en bâtiment pour avoir un élément de comparaison et mieux apprécier les effets de l'accès à l'extérieur.
Bénéfices attendus
Le projet doit permettre de déterminer les conditions d'hébergement au verger optimales pour les lapins et les pommiers : respect et amélioration du bien-être animal, expression des comportements, vie en groupe, valorisation et entretien de l'herbe, fertilisation des arbres, protection des lapins par le couvert du verger.
Procédures
Les animaux vont être exposés à la vie en extérieur avec une moindre maîtrise des conditions d'ambiance (aléats climatiques, température). Ils vont tester différents types de logements de façon à déterminer les hébergements optimaux. Ils vont subir un petit prélèvement de poil (carré de 5 cm de côté) au niveau du dos à l'aide d'une tondeuse pour doser le cortisol (hormone du stress). Ils subiront une prise de sang à la veine de l'oreille pour réaliser des analyses sanguines pour évaluer leur santé. Des observations de comportement seront réalisées : observations à distance ou réalisation de séquences vidéos.
Impact sur les animaux
Les prélèvements de poil seront sans incidence (pas de douleur, pas de stress) pour les animaux. Le prélèvement sanguin fait à la veine de l'oreille est peu douloureux et de faible volume (maximum 1 ml). Une compression de la veine sera réalisée pour arrêter le saignement et éviter la formation d'un petit hématome. La vie à l'extérieur peut exposer les lapins à des maladies et des aléats climatiques.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie car leur bien-être sera préservé tout au long du projet. Ils seront replacés après l'essai.
Remplacement
Le projet a pour ambition de tester la compatibilité et le caractère éventuellement cumulatif des vertus de deux élevages alternatifs : l’agriculture biologique et l’intégration culture-élevage. L’agroforesterie et en particulier l’association arboriculture-élevage est très prometteuse en termes de bénéfices réciproques, mais très peu étudiée en zone tempérée. L’association entre l'arboriculture fruitière et l'élevage de lapins est novatrice. Le projet porte donc sur l’évolution des systèmes de production d’aliment nécessaire à la transition écologique. Vu le caractère en rupture du projet et l’absence d’information scientifique sur ce sujet, il n’est pas possible de répondre aux ambitions du projet sans le recours aux animaux. La modélisation n’est pas possible à ce stade par manque de données permettant la construction des modèles.
Réduction
Le projet est structuré avec 3 phases de prototypage impliquant un petit nombre d'animaux (une vingtaine) de façon à optimiser le schéma expérimental de l'essai final et de raffiner les conditions de vie des lapins. Les tests statistiques varient en fonction de la variable étudiée. Pour l'essai final, nous utiliserons plusieurs lots d'animaux de façon à avoir suffisament d'unités statistiques pour réaliser les comparaisons entre les differentes conditions de vie (avec et sans arbres ou élevage en cage).
Raffinement
Le projet est structuré avec 3 phases de prototypage de façon à raffiner les conditions d'hébergement avant de déployer l'essai final. Seuls les animaux en parfaite santé seront engagés dans l'essai en extérieur. Les animaux plus faibles ou malades pendant les essais seront hébergés dans une infirmerie chauffée, le temps d'être soignés et guéris selon les problèmes relevés. Le sevrage sera réalisé entre à 6 semaines afin d'améliorer la santé digestive des animaux. Les fratries seront préservées pour éviter des stress de séparation. Lors du transport (5h de voyage), les animaux auront du foin à disposition pour ingérer des fibres longues et éviter un impact négatif du stress de transport sur le transit intestinal (ex: arrêt de transit). Chaque groupe sera placé dans l'hébergement extérieur après quelques heures de repos : abreuvement, nourissage, vérification que les animaux s'alimentent et éliminent. Chaque hébergement sera doté d'une épaisse litière en paille pour permettre aux animaux d'être confortables et isolés de la fraîcheur. L'accès à l'enclos sera libre, les animaux pouvant entrer et sortir à leur guise dans l'enclos de 25 m2. Des relevés de température seront réalisés quotidiennement pour vérifier que les animaux ont suffisament chaud. En cas d'accident climatique extrême (alerte rouge ou vague de froid intense), les animaux seront rentrés dans un bâtiment. La santé des lapereaux sera controlée quotidiennement. Chaque semaine, les animaux seront pesés et auront un examen clinique complet ainsi qu'un controle du niveau de parasitisme (examen des crottes au microscope). Les animaux seront protégés des prédateurs par une double clôture électrique qui entoure la zone de l'essai. Toutes les manipulations des animaux seront faites avec calme et bienveillance. Les animaux seront sociabilisés à l'homme. Lors de la prise de sang à l'oreille, une petite compression sera réalisée sur le lieu de la ponction pour arrêter le saignement et éviter la formation d'un hématome. Lors des traitements des arbres, les animaux seront déplacés sur une autre parcelle.
Choix des espèces
L’hypothèse générale est que l'accès à l'extérieur peut apporter une amélioration du bien-être des lapins et être utile pour la culture des arbres (désherbage, fertilisation). Pour tester cette hypothèse le choix du lapin présente des avantages techniques et éthiques. Herbivore de petite taille (entre 1 et 5 kg), le lapin est capable de tolérer des niveaux élevés de cuivre (utilisé en traitement phytosanitaire en arboriculture biologique) par rapport aux ovins tout en étant capable d’apporter la même aide au déherbage et à la fertilisation. Le projet concerne l'élevage des lapins du sevrage à l'âge de la commercialisation (soit 10-12 semaines) Nous utiliserons 192 lapereaux de 42 jours (sevrage) mâles et femelles élevés au champ.
Etude de l’effet d’administration de souches bactériennes probiotiques sur la colonisation néonatale du tube digestif murin par des souches bactériennes pathogènes
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système urogénital
3 640 souris, dont des femelles gestantes et leurs souriceaux, vont être utilisées, toutes tuées par dislocation cervicale à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les nouveau-nés sont colonisés par une bactérie E. coli puis gavés quotidiennement pendant trois à six semaines avec une suspension bactérienne, pour tester des souches probiotiques contre des bactéries résistantes aux antibiotiques. Le porteur indique que le gavage provoque un stress mais qu'il n'entraîne qu'extrêmement rarement une réponse délétère, et prévoit un surplus de souriceaux dont seuls les mieux colonisés sont conservés. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune expérience in vitro ne peut reproduire la colonisation intestinale in vivo.
Objectifs
Escherichia coli est une bactérie qui colonise le tube digestif de l’Homme et des animaux à sang chaud, dès les premières heures qui suivent la naissance. Un sous-groupe d’E. coli est responsable de maladies telles que les méningites néonatales, les septicémies et les infections urinaires. Le traitement de ces infections passe par l’administration d’antibiotiques. Cependant, dans un contexte de multiplication de résistance bactérienne aux antibiotiques, la recherche d’autres voies de lutte contre ces agents infectieux est nécessaire. Parmi plusieurs stratégies, l’usages de bactéries issues d’un autre sous-groupes de E. coli possèdant des propriétés bénéfiques, notamment la capacité de combattre les souches potentiellement pathogènes, est décrit.
Bénéfices attendus
Le projet vise à amorcer le développement d'une stratégie de lutte contre les bactéries pathogènes multirésistantes aux antibiotiques trouvant leur réservoir dans le tube digestif des mammifères sans utiliser d'antibiotique.
Procédures
- Récolte de fèces sur animaux vigiles - Gavage oral qutodiein pendant 3 à 6 semaines avec 100 uL d'une suspension bactérienne (non visqueuse, non irritante) ou du PBS Administration antibiotique dans l'eau de boisson. Contamination par contact des nouveau-nés par la souche d'intérêt.
Impact sur les animaux
La procédure expérimentale, basée sur un gavage oral des souris avec une suspension bactérienne, implique une nuisance (stress) pour l'animal. Cependant, le gavage oral des souris par des E. coli commensales et pathogènes n’occasionne qu’extrêmement rarement une réponse délétère pour l’animal. Lors de l'expérimentation pilote, aucun individu n'a présenté de signe imputable à la colonisation bactérienne initiale ni aux gavages quotidiens. Le prélèvement de féces sur animaux vigiles n'induit pas de douleur. Cependant un léger stress peut être provoqué par la préhension de l'animal avant le prélèvement, il sera limité par l'habituation et dure 1 à 2 minutes le temps du prélèvement.
Devenir
L'ensemble des animaux est euthanasié par dislocation cervicale à l'issu de la procédure expérimentale.
Remplacement
Aucune expérimentation alternative ne peut remplacer l'aspect in vivo de ce projet. Des expérimentations in vitro de diminution du nombre et de la croissance de notre bactérie cible ont été effectués au laboratoire en réponse à notre souche probiotique. Différentes doses et combinaisons (mutants, souches expérimentales) ont pu être testées permettant de sélectionner la souche probiotique la plus efficace et pertinente in vitro. Cependant, l'objectif du projet étant de démontrer l'efficacité de la souche probiotique Nissle à réduire le portage intestinal d'une souche multirésistance, les systèmes in vitro (tube à essai) ne nous permet pas d'appréhender cette question. Seule une approche in vivo nous permettra de prendre en compte la complexité de l'organisme et l'effet de l'administration quotidienne par gavage de la souche probiotique sur le portage de la souche multirésistante dans l'intestin.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires est calculé au plus juste en tenant compte des éléments suivants : - Une expérimentation pilote a permis de montrer que des résultats positifs pouvaient être observés chez certains animaux (n= 4 animaux par groupe dans cette expérience obtenus à partir de différentes femelles gestantes) pour deux souches probiotiques sélectionnées après 28 jours de gavage. Les résultats obtenus ont permis de sélectionner une souche probiotique pertinente à tester sur un plus grand nombre d'animaux pour conclure sur son efficacité. - Notre expérience montre que les femelles Swiss font des portées comprenant en moyenne 12 souriceaux. Afin de garantir 10 mâles et 10 femelles colonisés par groupe, 7 femelles gestantes sont nécessaires, avec un attendu de 84 souriceaux. Le surplus de souriceaux permettra de ne conserver que les animaux dont la colonisation est suffisament élevé (au moins 10^8 log(CFU/g de fèces)) et stable entre les 2 points initiaux de mesure, ainsi que de compenser un sexe-ratio différent de 1 (données imprévisibles). L'expérimentation pilote a permis de montrer que pour constituer notre effectif final de 64 souris, 7 mères gestantes étaient nécessaires. 91 individus seront nécessaires par expérimentation (7 femelles gestantes + 84 souriceaux). Nous serons amenés à reproduire ce protocole pour valider nos données (répétition) et utiliser différents probioiques (nombre estimé à 6) contre différents variants de E. coli pathogènes (nombre estimé à 10). Ainsi, nous pensons sur la période de 5 ans utiliser 3640 souris (dont 280 femelles gestantes). - Les résultats obtenus sont comparés avec le logiciel Prism GraphPad 8, en utiliant le test du Chi-2 (comapraison des moyennes de charges bactériennes dans les fèces en CFU/g de fèces) ou le test exact de Fischer (comparaison des proportions de souris toujours excrétrices de bactéries pathogènse par rapport au nombre total de souris).
Raffinement
Le suivi expérimental repose sur des techniques non-invasives. Le prélèvement de fèces sur animaux vigiles n'induit pas de douleur mais une habituation à la contention par l'expérimentateur sera réalisée avant les prélèvements. La contention des animaux lors des gavages oraux et des récoltes de selles s'effectue par du personnel qualifié et expérimenté dans la manipulation des souris. Les gavages sont réalisés avec des sondes souples. La solution de gavage est de volume limité (100 uL maximum par administration). Celle-ci n'est ni visqueuse, ni irritante. Compte-tenu de la fréquence des gavages, ceux-ci sont réalisés uniquement par du personnel qualifié, en veillant à ne pas placer la sonde trop profondément dans l'oesophage, et l'administration se fait lentement. Durant cette phase, les souris sont évaluées individuellement à l'aide de critères cliniques et pesées 2 fois par semaine, opérations effectuées par des personnels formés et habitués à la manipulation de souris notamment dans le cadre de ce modèle expérimental. Nous serons attentifs à d'éventuels signes de souffrance et mettrons en place une grille d'évaluation. La grille d'évaluation comprendra les points suivants: - qualité du poil (lisse/hérissé; propre/sale), - perte de poids éventuelle (supérieure ou pas à 15%), prostration: l'animal sera mis sur la main de l'expérimentateur (mesure de la vivacité: curieux (redresse la tête, sens en alerte) / prostré (mise en boule, recroquevillé), mesure de la mobilité: mouvement exploratoire se déplaçant sur la main / pas de mouvement), qualité et aspect des selles (normales, molles, présence de diarrhées ou sang). Si un point limite est atteint alors la procédure s'arrêtera et l'animal sera euthanasié. Les animaux seront hébergés en présence d'un enrichissement (même quantité de coton dans toutes les cages) en présence d'une petite maison en plastique rouge transparente pour leur permettre de se faire un nid tout en nous permettant de les observer sans les déranger.
Choix des espèces
La souris est le mammifère le plus facilement manipulable pour l’étude de l’établissement de la colonisation intestinale. Aucune expérimentation alternative ne peut remplacer l'aspect in vivo de ce projet. L'administration de bactéries à effet probiotique s'effectue par gavage quotidien. Une administration par voie orale d'une culture fraîche à cette fréquence offre toutes les chances d'une efficacité rapide. L'expérimentation pilote a permis de montrer que des résultats positifs pouvaient être observés chez certains gavage. Femelles reproductrices et souriceaux agés de moins de 2 jours pour la colonisation via l'environnement de la souche pathogène (absence de contact). Souriceaux âgés de J21 à J70 pour le suivi de la colonisation dans les selles et gavages avec le probiotique