Procédures légères

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  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Bovins : 40
Souffrances
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Devenir
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40 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrées au troupeau de la ferme expérimentale. Elles subissent huit prises de sang à la queue et un enregistrement de leurs comportements, dans un protocole qui restreint volontairement leur accès à l'eau pour reproduire des pratiques d'élevage courantes. Le porteur reconnaît qu'un des traitements induira une compétition accrue aux abreuvoirs et un risque de mammites, et cherche à savoir si les vaches les plus dominées manquent d'eau. Le projet, classé en recherche sur le bien-être animal, teste donc l'effet d'une privation d'eau sur les vaches qui la subissent.

Objectifs

L’absence de soif est un critère indispensable pour assurer le bien-être des vaches laitières en élevage. L’objectif de ce projet est de mesurer l’effet sur les vaches laitières de la restriction d’accès à l’eau correspondant à des pratiques d’élevage courantes dans un nombre significatif de fermes laitières. Ces pratiques sont soit liées à de la prévention, soit associées à l’usage du robot de traite. En effet, pour éviter des mammites, les vaches peuvent être attachées au cornadis lors du repas du matin. Il a été montré qu’augmenter la durée debout post-traite jusqu’à 90-120 minutes permet d’assurer que les canaux des trayons, qui constituent une voie d’entrée des pathogènes dans les quartiers de la mamelle, se referment entre la fin de la traite et le moment où les vaches se couchent sur une litière source de contaminations microbiennes. La restriction d’accès à l’eau après la traite est aussi mise en œuvre dans certaines exploitations laitières où les vaches sont traites par robot de traite avec un accès au pâturage. Dans certaines de ces exploitations, la suppression des points d’eau à l’extérieur permet de s’assurer que les vaches reviennent au robot se faire traire parce qu’elles recherchent l’accès à l’eau dans le bâtiment. Les mesures qui seront faites dans ce projet consisteront à caractériser les comportements d’abreuvement, alimentaire et social des animaux en prenant en compte la place de chaque vache dans l’échelle hiérarchique. En effet, les connaissances plus pointues ces dernières années concernant les hiérarchies sociales entre les vaches laitières nous obligent à remettre en question les pratiques d’abreuvement actuelles afin d’être certains que les vaches les plus subordonnées des troupeaux ont bien un accès suffisant à l’eau. Il a notamment été montré que, sur les compétitions à l’auge pour l’aliment, les vaches les plus dominées peuvent avoir un accès restreint aux auges du fait de vaches plus dominantes qui peuvent monopoliser la ressource. L’hypothèse de ce projet est donc qu’un accès modérément restreint à l’eau pour un groupe de vaches puisse avoir des effets délétères plus importants sur les vaches les plus dominées du groupe.

Bénéfices attendus

L’accès à l’eau des vaches dans les fermes commerciales françaises est hétérogène. En outre, la nouvelle définition du bien-être animal décrite par l’ANSES en 2018 insiste sur la prise en compte de l’animal à échelle individuelle. Les études décrivant le comportement d’abreuvement des animaux de manière individuelle et prenant en compte la place hiérarchique des animaux dans le troupeau sont trop peu nombreuses. Du fait de l’étude de l’animal moyen dans les troupeaux laitiers, nous manquons aujourd’hui encore cruellement d’informations quant aux animaux les plus subordonnés des troupeaux dans des contextes de compétition plus ou moins élevée. Cette étude va permettre 1) D’explorer le comportement social, alimentaire et d’abreuvement des animaux à l’échelle individuelle et de la catégorie sociale, 2) Mettre en lumière des dynamiques journalières, possiblement différentes selon ces catégories et le degré de compétition pour l’eau et ainsi 3) De pouvoir étayer les connaissances avec cette approche tridimensionnelle (étude des comportements sociaux, alimentaires et d’abreuvement) qui prendra aussi en compte un panel plus large de critères comme l’étude combinée des interactions négatives et positives (souvent étudiée de manière séparée), de la rumination, de l’ingestion, de l’activité physique journalière, etc. Ces travaux pourront enfin potentiellement mettre en avant un mal-être de certains animaux et/ou de se réinterroger sur certaines pratiques d’élevage. Ils pourront à terme contribuer à affiner les recommandations actuelles relatives à l’abreuvement des vaches laitières.

Procédures

Les vaches seront soumises à 8 prises de sang dans la veine de la queue, ainsi qu’à un enregistrement de leur comportements grâce à des caméras ou des capteurs embarqués. A la fin de la procédure, toutes les vaches seront réintégrées dans le troupeau des vaches laitières de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celles que l’on peut trouver dans les troupeaux commerciaux.vé

Impact sur les animaux

Un des traitements induira une compétition plus importante qu’habituellement aux abreuvoirs, avec sans doute une compétition entre les animaux au moment de la réouverture des vannes des abreuvoirs. Cependant cette pratique reste dans la gamme des niveaux de restriction couramment observée en élevage, notamment pour ceux utilisant les restrictions d’abreuvement pour que les vaches reviennent se faire traire au robot de traite. Trois des 4 traitements pourront par ailleurs engendrer un léger risque de mammites supplémentaire si les vaches non bloquées en cornadis vont se coucher trop rapidement en sortie de traite. Ce risque sera néanmoins limité par le fait que la ration sera distribuée en sortie de salle de traite et que les vaches resteront naturellement debout le temps de leur repas.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet seront réintégrés dans le troupeau des vaches laitières de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celles que l’on peut trouver dans les troupeaux commerciaux.

Remplacement

Il est impossible de remplacer les animaux vivant dans leur contexte d’élevage pour étudier les comportements d’abreuvement, d’ingestion et d’interactions sociales en dynamique dans le temps face à des pratiques de restriction d’abreuvement. Les mesures de comportements d’abreuvement, d’ingestion et d’interactions sociales dans ce contexte sont trop rares pour avoir recours à des modélisations. À ce jour, les seuls indicateurs de déshydratation physiologiques applicables sur des vaches laitières sont des teneurs sanguines (natrémie notamment), et leurs estimations nécessitent des prises de sang. L’enjeu de ce type d’expérimentation à terme est d’être en mesure de déterminer en ferme à partir de la seule description du dispositif d’abreuvement la probabilité que certains animaux puissent se trouver en situation de déshydratation. Ceci nécessitera de disposer de données sur des animaux vivants.

Réduction

Nous considérons que cette étude en carré latin 4X4 avec 40 individus est un bon compromis entre la puissance statistique requise et le nombre d’individus impliqués, d’autant plus qu’un certain nombre d’autres contraintes nous ont amenés à inclure ce nombre conséquent d’individus. La taille des groupes (10 individus) a d’abord été déterminée afin de disposer d’un groupe suffisant d’individus pour que des animaux puissent se trouver en situation de dominance au sein du groupe. Le fait de constituer préalablement des groupes homogènes en termes de hiérarchie sociale permettra par ailleurs de s’assurer de cela malgré une taille de groupe limitée par rapport à celle que l’on peut trouver en ferme classique. Pendant la semaine de caractérisation de l’échelle sociale des individus, les 40 vaches disposeront de 4 abreuvoirs connectés. D’après nos expériences passées, nous pouvons valider que disposer de 40 animaux et 4 abreuvoirs pendant une semaine va nous permettre de recenser un nombre suffisant d’interactions négatives aux abreuvoirs pour établir une hiérarchie sociale de départ robuste. Enfin, le dispositif de carré latin 4X4 nous assurera de disposer de répliqua de mesures sur 4 groupes d’individus, ce qui permettra d’envisager une certaine extrapolation de nos résultats à d’autres groupes. Ce schéma expérimental nous permet par ailleurs de prendre en compte l’effet du groupe et de la semaine expérimentale afin de mieux cerner la variabilité provenant des traitements. Les données seront analysées par analyse de variance en modèle mixte à l’aide du logiciel R en intégrant un effet aléatoire sur les individus. Nous inclurons dans le modèle l'effet des traitements, des semaines de mesures, des catégories sociales au sein des groupes d’individus sur le comportement d’abreuvement des animaux et les autres mesures grâce aux tests de Fischer propre à l’analyse de variance et à des tests de comparaison de moyennes post-hoc (Tukey).

Raffinement

Dans ce protocole, une majorité des mesures sera réalisée par des méthodes d’enregistrement sur les animaux ne nécessitant que peu de contention (capteurs sous forme de collier ou de boucle d’oreille, analyse vidéos, abreuvoirs connectés). Les prises de sang nécessaires à la caractérisation du niveau potentiel de déshydratation des animaux seront limitées au maximum en fin de semaine du carré latin à deux moments de la journée identifiés comme les plus à risque. Elles seront par ailleurs réalisées dans la veine de la queue pour limiter la contention des vaches. Par ailleurs, une grande partie des vaches du troupeau sont habituées à cette pratique et le personnel de la ferme expérimentale maîtrise les prises de sang de ce type, car il les pratique très régulièrement. Par ailleurs, la conduite d’élevage sera respectueuse du bien-être des animaux. Un suivi régulier du comportement et des paramètres indicateurs d’un mal-être des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de perturbations et traiter si besoin les animaux malades.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, assez spécifique aux vaches laitières, nécessite de travailler avec cette espèce. Les vaches sont de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde, et les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. La mise-bas et la fin de gestation affectant le comportement d’abreuvement des vaches laitières, les vaches choisies dans cette étude sont des vaches gestantes en milieu de lactation, plus représentatives du troupeau moyen laitier. Le recours des vaches en lactation est nécessaire du fait de leurs forts besoins en eau susceptibles de générer plus de compétition aux abreuvoirs que pour des vaches taries.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
Souris : 500
Rats : 100
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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 600

500 souris et 100 rats vont être utilisés, tués par prélèvement terminal sous anesthésie sans réveil, pour fournir sang, tissus et organes à des études in vitro. Le porteur classe ces procédures en gravité légère et affirme qu'elles n'induisent aucune douleur ni angoisse. Il présente ce prélèvement d'organes comme un moyen de réduire le nombre total d'animaux utilisés dans d'autres projets, une partie provenant d'animaux réaffectés après annulation d'étude. Le projet alimente une banque de matrices biologiques congelées mutualisée entre les équipes.

Objectifs

Dans le cadre des activités de recherche et de développement de nouveaux candidats médicaments humains, un certain nombre d’études in vitro et ex vivo nécessite la mise à disposition de matrices biologiques d’origine animale (sang, tissus, organes…). Ces études préliminaires aux approches in vivo, sont essentielles pour comprendre les processus pathologiques, vérifier l’expression des cibles d’intérêt et contribuent à la sélection des meilleurs candidats médicaments. Ces études entrainent finalement une diminution du nombre d’animaux total utilisé dans les projets de recherche.

Bénéfices attendus

Les prélèvements réalisés servent à l’analyse de biomarqueurs ou la mise en culture cellulaire primaire dans le cadre d’études in vitro. Ils servent également à la calibration des méthodes de dosages analytiques réalisés sur les échantillons générés dans les études de toxicologie et pharmacocinétique. Enfin, ils peuvent servir pour caractériser les caractéristiques anatomo-pathologiques et hémato-biochimiques des souches murines utilisées en pharmacologie ou en toxicologie. En parallèle, une banque de matrices biologiques peut être congelée et mutualisée pour les équipes afin d’avoir à disposition des tissus lors de demandes ultérieures et limiter ainsi le nombre d’animaux utilisés ultérieurement.

Procédures

Un seul prélèvement sanguin terminal sur animal profondément endormi et avec analgésie si le prélèvement nécessite une ouverture cutanée - durée

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales sont entièrement réalisées sous anesthésie générale et sans réveil consécutif. Elles n’induisent aucune angoisse, douleur ou souffrance de l’animal.

Devenir

L’objectif des procédures expérimentales de ce projet est de réaliser des prélèvements terminaux sans reveil sur les rats et souris en vue d’études in vitro et d’analyses anatomo-pathologiques et hémato-biochimiques.

Remplacement

L’utilisation de matrices biologiques d’origine animale dans les études in vitro a pour but de remplacer en partie le recours à l’animal pour les premières phases de l’évaluation de l’efficacité ou de la toxicité d’un produit. Les études in vivo contribuant à la sélection des meilleurs candidats médicaments sont remplacées par ces études in vitro nécessitant moins d’animaux.

Réduction

Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont essentiellement des animaux devant faire l’objet de réaffectation de projet en cas d’annulation d’étude ou issus d’un premier projet autorisé. Cette approche permet par exemple de valoriser les animaux non inclus dans les études et contribue à la règle des 3R par la réduction in fine du nombre d’animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales sont entièrement sans réveil et n’induisent aucune angoisse, douleur ou souffrance de l’animal. Lorsqu’une ouverture cutanée est réalisée une analgésie est réalisée en complément de l’anesthésie.

Choix des espèces

Pour les études in vitro, l’espèce est choisie en fonction de la cible d’intérêt et des modèles toxicologiques et/ou pharmacologiques qui seront ensuite utilisés. Des animaux sevrés seront utilisés majoritairement (jeunes adultes et adultes). Cependant, pour des besoins spécifiques liés aux cibles, des animaux non-sevrés pourront être également utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 388
Souffrances
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▲ 109
▲ 279
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Devenir
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 168
 220

388 rats Wistar vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, chacun subissant une prise de sang toutes les deux semaines pendant cinq mois de régime. Des rates gestantes, puis leurs petits jusqu'à quatre ou cinq mois, reçoivent des régimes carencés ou surchargés en acide linoléique, certains supplémentés en acide pentadécanoïque, ce qui peut provoquer chez les ratons un retard de croissance, des troubles cognitifs ou une stéatose du foie. Le porteur affirme que ces troubles n'induiront "pas de mal-être, anxiété ou douleur", puis indique que les tests comportementaux imposés aux rats carencés peuvent provoquer "du stress, de l'anxiété et de la fatigue", sans nommer ces tests. Les mères et les ratons mâles, soit 220 rats, sont tués pour le prélèvement du foie, du tissu adipeux et du cerveau, et 168 ratonnes surnuméraires sont transmises à d'autres chercheurs pour la recherche et l'enseignement, une réutilisation que le porteur dit faire dans un "souci de bien-être animal".

Objectifs

Cette étude de recherche fondamentale s'inscrit dans le domaine des liens entre consommation alimentaire de lipides et santé (lipides-nutrition-santé). L’objectif est de mieux définir les bonnes doses de consommation de certains acides gras, en prévention des pathologies nutritionnelles (obésité, diabète de type 2…). L’étude s’intéresse en particulier à l’acide linoléique, qui est un acide gras d’origine végétale uniquement, et que l’animal (dont l’homme) doit consommer de manière indispensable. Le caractère indispensable de cet acide gras dans l’alimentation humaine est démontré depuis longtemps, mais la dose optimale d’apport de cet acide gras reste très controversée. En fonction des modèles d’étude, des doses alimentaires utilisées et du temps de traitement, cet acide gras peut devenir délétère pour la santé et induire l’accumulation de graisses au niveau hépatique (stéatose ou foie gras) ou au niveau des tissus adipeux (obésité), et contribuer ainsi à une inflammation chronique, source de problèmes cardio-vasculaires à terme. Le 1er objectif de cette étude est donc de définir la limite maximale d’apport alimentaire de cet acide gras, au-dessus de laquelle ses effets deviennent délétères sur le long terme. Pour cela, des rates gestantes puis les ratons issus de ces mères seront nourris par des doses croissantes en acide linoléique, depuis la période gestationnelle chez la mère jusqu’à l’âge de 4-5 mois. Les effets potentiellement délétères de chaque dose seront observés. De plus, il est apparu récemment dans la littérature scientifique qu’un acide gras spécifiquement retrouvé dans les produits laitiers et principalement dans le lait, l’acide pentadécanoïque, montre un réel intérêt par sa “proximité biochimique et métabolique” à l’acide linoléique et son potentiel “rôle de remplacement” dans le cas d’une carence. Le second objectif de cette étude est donc de montrer la capacité potentielle de l’acide pentadécanoïque alimentaire à se substituer à l’acide linoléique (en situation de carence) et à assurer certaines fonctions structurales et physiologiques similaires. Pour cela, des rates gestantes puis les ratons issus de ces mères seront nourris par des régimes carencés en acide linoléique mais supplémentés en acide pentadécanoïque, depuis la période gestationnelle chez la mère jusqu’à l’âge de 4-5 mois.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus au terme de cette étude sont : (i) Définir un seuil limite d’excès nutritionnel d'acide linoléique (ii) De mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la mise en place de la stéatose hépatique d’un excès nutritionnel d'acide linoléique. (iii) De caractériser les effets de l’acide pentadécanoïque en nutrition, effets potentiellement indispensables. (iv) De mettre en exergue le potentiel rôle de substitution de l’acide pentadécanoïque aux acides gras essentiels (acide linolénique, acide linoléique) et selon quelles doses. Ces bénéfices représentent de réels enjeux de santé publique d’un point de vue nutritionnel, dans la réévaluation des apports nutritionnels conseillés en acide linoléique mais également pour la consommation de produits laitiers. Le bénéfice attendu premièrement d’apport des connaissances sur l’apport de l’acide pentadécanoïque en nutrition et définir si cet acide gras peut être une voie de substitution d’acide gras essentiels historiques en situation de carence. Le second bénéfice est de découvrir lors d’une situation de surcharge en acide linoléique, à partir de quelle dose cet acide gras peut nuire à la santé en induisant une stéatose hépatique chez le rat.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à différents régimes supplémentés en divers acides gras pendant 5 mois. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur tous les animaux toutes les 2 semaines. Ces prélèvements seront rapides, de l'ordre de quelques secondes le temps de récolter les volumes nécessaires. Des tests comportementaux seront réalisés sur les animaux selon 2 période : (i) un premier test pendant 5 jours consécutifs, avec 4 essais par jour (avec 5 minutes d'intervalle entre les essais) chaque essai durant 60 secondes. (ii) Un deuxième test sur une semaine avec 3 répétitions du test : 1 test par jour, avec 2 jours d’intervalle entre chaque test, chaque essai durant 5 minutes.

Impact sur les animaux

Chez les animaux carencés, une légère diminution de la croissance des ratons et l'apparition de troubles cognitifs en absence d’acides gras indispensables est possible. Ces perturbations (diminution croissance et trouble cognitifs) n'induiront pas de mal-être, anxiété ou douleur chez les animaux. Les animaux carencés subiront des tests comportementaux pouvant induire du stress, de l'anxiété et de la fatigue Chez les animaux en surcharge, la mise en place d'une inflammation de bas grade ainsi que d'une stéatose hépatique est possible. Ces perturbations (inflammation et stéatose) peuvent induire une hyperlipidémie et une hépatomégalie potentielle qui ne sont pas léthales et qui n'induiront pas de mal-être, anxiété ou douleur apparente chez les animaux.

Devenir

Les ratons femelles (surnuméraires) seront réutilisées par d’autres chercheurs pour d’autres projets, de recherche et d’enseignement. Les rates mères après gestation et sevrage ainsi que les ratons mâles seront euthanasiées au terme des régimes afin de récolter les échantillons biologiques nécessaires pour nos analyses (foie, tissus adipeux, cerveaux).

Remplacement

L’effet recherché dans cette étude est d’ordre nutritionnel et nécessite donc l’analyse d’un organisme dans son ensemble. En effet, les nutriments diffusent dans le « corps entier » après digestion-absorption des aliments et leurs impacts physiologiques ou physiopathologiques concernent de multiples organes qui interagissent entre eux pour former un système biologique complexe. La substitution totale et complète d'un tel système physiologique ou physiopathologique par d'autres méthodes alternatives n'est donc pas possible.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque condition (8 rats par condition) a été calculé par analyse de la puissance statistique nécessaire pour pouvoir comparer les paramètres étudiés, soit par des tests paramétriques (si la distribution des données le permet), soit par des tests non paramétriques. Ce nombre d’animaux représente la limite basse pour laquelle les effets induits au terme du projet permettront d’observer un effet statistiquement significatif. Dans un souci de bien-être animal, les ratons surnuméraires (femelles) obtenus seront réutilisés par d’autres chercheurs pour d’autres projets, de recherche et d’enseignement.

Raffinement

Les rats seront logés par 3 pour favoriser le lien social, dans des cages de tailles suffisantes pour réduire le stress et permettre l’expression d’un comportement normal des animaux. La supplémentation en acides gras s’effectuera par le biais du régime (ad libitum), contrairement à un gavage récurrent qui engendrerait un stress de l’animal. Un suivi quotidien des animaux sera mené durant toute le projet, afin de déceler tout signe d'angoisse, de douleur ou de souffrance. L'activité physique, la position de l'animal, l'aspect du pelage et le comportement vis-à-vis des congénères seront observés. Le suivi hebdomadaire du poids de l'animal et de la consommation de nourriture seront également utilisés pour déceler tout état de souffrance ou d'angoisse.

Choix des espèces

Historiquement, les expérimentations montrant le caractère indispensable d’acides gras ont été réalisé en utilisant le rat comme modèle et plus récemment d’autres études de carences ont été réalisé sur ce même modèle. De plus ce même modèle animal a été utilisé dans l’étude des effets induits par une surcharge en acide linoléique. Des études menées sur d’autres modèles notamment chez la souris, n’ont pas montré de résultats similaires. Le rat est donc un bon modèle pour étudier l’induction d’une carence ou d’une surcharge en acides gras. Ce modèle permet le prélèvement d’organes ou tissus suffisamment volumineux pour réaliser les analyses biochimiques prévues. Les rates soumises aux différents régimes seront gestantes puis allaitantes. Ensuite, les ratons seront nourris avec les différents régimes après la période de sevrage, soit environ 3-4 semaines après la naissance. Ils seront nourris avec ces régimes pendant 14 ou 17 semaines puis euthanasiés. L’induction de la surcharge ou de la carence doit débuter chez les rates gestantes afin d’observer un effet significatif chez les ratons issus de ces mères. L’âge final des ratons correspond au temps nécessaire pour observer la carence ou la surcharge.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 2250
Souffrances
▲ -
▲ 750
▲ 1500
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Devenir
 -
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 2250

2 250 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, avec entre 5 et 84 gavages quotidiens de particules de plastique en solution pour évaluer leurs effets sur le rein. Le porteur reconnaît que le gavage reste techniquement difficile et stressant, et que les effets des micro et nanoplastiques ingérés sont largement méconnus, objet même de l'étude. À la fin de la procédure, les souris ne sont pas tuées mais expédiées au client, leur devenir n'étant pas précisé. Aucune étude statistique n'a fixé le nombre d'animaux, celui-ci étant demandé par les clients.

Objectifs

Dans notre vie quotidienne, nous ingérons involontairement chaque jour des quantités non négligeables de particules de plastiques. Des études ont d’ailleurs récemment montré que des particules de plastiques étaient retrouvées dans le sang humain. Peu de choses sont connues au sujet des impacts sur la physiologie de ces particules et de leur moyen d’élimination par le corps et notamment par les reins, principaux organes de filtration du sang et d’élimination des déchets via les urines. Les objectifs de ce projet sont donc d’acquérir de nouvelles connaissances sur la prise orale de nano- et micro-particules de plastiques et d’étudier l’impact potentiel de ces particules sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du rein. Des particules de plastiques de différentes tailles, de différentes formes et de différentes compositions seront comparées afin de voir quels facteurs influencent l’éventuelle biotoxicité de ces particules. Afin d'étudier leurs effets à court et long termes, nous ferons également varier la durée d'administration.

Bénéfices attendus

Les objectifs de ce projet sont d’acquérir de nouvelles connaissances sur la prise orale de nano- et micro-particules de plastiques et d’étudier les impacts potentiels de ces particules sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du rein. Des particules de plastiques de différentes tailles, de différentes formes et de différentes compositions seront comparées afin de voir quels facteurs influencent l’éventuelle biotoxicité de ces particules. A court terme, ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes sur l’ingestion de particules de plastiques et leurs impacts sur la structure et la fonction rénale chez la souris. A plus long terme, les reins de la souris et de l’Homme ayant des structures et fonctions similaires, ces données pourront potentiellement être extrapolées à l’Homme et permettre ainsi de mieux comprendre l’impact des nano- et micro-particules de plastiques auxquelles nous sommes exposées quotidiennement.

Procédures

Les animaux de ce projet recevront une administration orale (gavage) quotidienne sans anesthésie de particules de plastiques en solution. En fonction de la procédure et du groupe auquel ils auront été affectés, les animaux subiront au total entre 5 et 84 administrations orales au total. Le gavage en lui-même ne prend que quelques secondes, en incluant le temps de prendre l'animal en contention, l'intervention devrait au total prendre moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les effets potentiellement indésirables de l’ingestion répétée de nano- et micro-particules de plastiques en elles-mêmes sont largement méconnus et font d’ailleurs partie de l’objet de cette étude. Au-delà des effets potentiellement indésirables des particules en elles-mêmes, les nuisances principales pour les animaux dans ce projet sont liées au gavage (irritation, stress...). En effet, le gavage a été choisi comme méthode d’administration orale pour cette étude car il offre un très bon contrôle de la dose journalière administrée tout en permettant de s’affranchir des problèmes potentiels de palatabilité, d’aversion ou d’inappétence. Toutefois, cette méthode d’administration orale reste techniquement difficile et potentiellement stressante pour l’animal. Afin de réduire au maximum l’impact négatif de cette technique, elle sera mise en œuvre par du personnel formé et expérimenté. Les animaux seront ensuite observés quelques minutes pour vérifier toute réaction indésirable liée à la procédure comme des régurgitations ou des problèmes respiratoires. Si de tels effets indésirables étaient observés, en fonction de leur gravité et sur avis d’un vétérinaire, le ou les animaux concernés pourraient être mis à morts selon une méthode réglementaire. Une attention particulière sera portée à la consommation d'eau des animaux (vidage anormalement rapide du biberon) et à l'état de salissure de la litière qui pourraient être des indicateurs de problèmes rénaux (polyurie : augmentation du volume des urines, polydipsie : augmentation de la prise de boisson...).

Devenir

A la fin de la procédure les animaux seront expédiés au client. Avant leur expédition, l'état des animaux fera l'objet d'une évaluation.

Remplacement

Dans le cadre de l’étude de l’impact de nano- et micro particules de plastiques sur le rein, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour rendre compte de la complexité anatomiques, structurelle et fonctionnelle du rein ainsi que des impacts potentiels du système immunitaire. Il n'existe pas de méthode de remplacement permettant de tenir compte de toute la complexité et de toutes les interactions existantes entre cellules et organes dans un organisme. Le recours à un modèle animal apparait donc comme la meilleure stratégie pour étudier les impacts potentiellement nuisibles des nano- et micro- particules de plastiques sur le rein.

Réduction

Aucune étude statistique n’a été réalisée. Le nombre minimal et suffisant d’animaux par lot est demandé par nos clients afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats de leurs expériences et d’effectuer des analyses statistiques.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : la mise en place de contentions optimales pour des techniques d’administration orale, le recours à des procédures les moins invasives possibles, la formation du personnel,un suivi quotidien de l’état de santé des animaux avec une grille d’évaluation adaptée pour déceler tout signe clinique et atteinte des points limites. De prime abord, nous utiliserons des sondes de gavage en plastique, moins traumatisantes pour l'animal lors d'administration répétées. Il n'est toutefois pas exclu que pour des raisons techniques nous devions avoir recourt à des sondes métalliques. Les animaux seront maintenus en groupe sociaux pour améliorer leur bien-être et la qualité des données recueillies. Ils auront également à leur disposition du matériel d’enrichissement : bâtons de bois et matériel de nidification.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour étudier le rein. Les reins de la souris et de l’Homme ayant des structures et fonctions similaires, les données obtenues pourront potentiellement être extrapolées à l’Homme et permettre ainsi de mieux comprendre l’impact sur le rein des nano- et micro-particules de plastiques auxquelles nous sommes exposées quotidiennement. Ce projet sera réalisé sur des animaux de 6 semaines ou plus comme demandé par le client. Puis les animaux seront expédiés à l’âge demandé par les clients.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Équidés : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
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Devenir
 200
 200
 200
 -400

200 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés, gardés à l'élevage ou proposés à l'adoption après évaluation vétérinaire. Ils reçoivent des médicaments vétérinaires par voie orale ou par injection, parfois deux fois par jour pendant dix jours, puis sont observés et soumis à des prélèvements de sang, d'urine et de fèces pour établir des dossiers d'autorisation de mise sur le marché. Le porteur indique que peu d'effets indésirables sont attendus, tout au plus des signes cliniques de courte durée comme un abattement ou une gêne locomotrice. Il affirme qu'on "ne sait pas remplacer" les animaux pour obtenir des données de pharmacocinétique sur l'espèce cible.

Objectifs

Afin de commercialiser un nouveau médicament vétérinaire, un dépôt de dossier d’AMM est nécessaire. Celui-ci doit comporter des données techniques et scientifiques étayant la pharmacocinétique ou pharmacodynamique du médicament sur l’espèce cible.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés sont les gains sur la santé des chevaux et poneys qui recevront le candidat médicament testé une fois celui-ci mis sur le marché. Par exemple : lutte contre l’asthme chez des animaux en souffrant, à l’aide de la spécialité objet de l’essai en place.

Procédures

Les animaux reçoivent les médicaments testés par voie orale ou par injection (intramusculaire, intraveineuse, sous cutanée,…). Certains produits peuvent aussi être appliqués sur la peau ou tout autre partie de l’animal en fonction des cibles thérapeutiques. Les injections ont une durée de l’ordre de 30 secondes, alors que l’administration orale dure environ 10 minutes pour chaque animal : Pose de la sonde et administration du volume. L’administration des produits peut être prévue 1 seule fois, mais peut également être répétées afin de respecter les posologies prévues pour la spécialité. Par exemple 2 fois par jour sur 10 jours. Par la suite, les animaux sont observés : état général, examen clinique, examen neurologique, prise de température rectale,… L’observation d’un animal peut durer environ 10 minutes. Il peuvent aussi être prélevés (sang, urine, fèces,…) afin de quantifier la mise à disposition du produit dans le système circulant et son élimination. Les prélèvements de sang durent environ 30 secondes. Le prélèvement de fécès 1 minute. Pour les urines, un programme d’entrainement à uriner sur demande est mis en place avant l’étude afin d’obtenir la miction. Un cheval peut ainsi être prélevé sans utilisation de spécialités chimiques. L’expérience passée a permis d’obtenir la miction entre 30 secondes et 2 minutes après avoir demandé au cheval d’uriner. Les observations et prélèvements sont réalisées plusieurs fois le jour de l’administration jusqu’à 10 fois puis une fois par jour pour le reste de l’étude.

Impact sur les animaux

Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les spécialités sont testées au préalable pour leur sécurité (Safety). Dans certains cas, des signes cliniques de courte durée pourraient apparaitre tel que : un abattement après traitement, une gêne locomotrice, une perte de vigilance de l’animal, une élévation de la température corporelle, une modification du rythme cardiaque ou de la fréquence respiratoire. Toutefois, toute manifestation post traitement (signe clinique, comportement…) est soigneusement enregistrée et fera l’objet d’une évaluation.

Devenir

A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposé à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision

Remplacement

Les études de pharmacocinétique et pharmacodynamique sont réalisées sur l’espèce cible. On ne sait pas remplacer les animaux pour obtenir de telles données

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est calculé en fonction des exigences scientifiques des études. Les études ne font pas l’objet d’une approche statistique, un faible nombre d’animaux est requis lors de phases exploratoires. Les observations sont réalisées plusieurs fois le jour de l’administration jusqu’à 10 fois (à chaque prélèvement) puis une fois par jour pour le reste de l’étude.

Raffinement

Les protocoles envisagés sont classés en léger. Le stress sera limité par l’hébergement en groupe des animaux. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Aucune sédation n’est envisagée pour les protocoles pour raisons suivantes : - La gêne et la souffrance occasionnées sont très faibles et ponctuelles, - L’administration d’une sédation chimique modifierait les résultats de l’étude.

Choix des espèces

Les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamique nécessitent l’expérimentation sur l’espèce cible afin de répondre aux exigences du dossier d’AMM. Jeunes animaux sevrés ou hébergés avec leur mère, et/ou animaux adultes selon les études. Le choix est fait en fonction de la gamme d’âge d’indication prévue pour le médicament et sera justifié dans le protocole soumis au Comité d’Ethique.

Décontamination de lignées murines originales

(NTS-FR-361877v1 – 02/02/2023)
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Souris : 5200
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ 2200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5200

5 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 3 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 2 200 un niveau modéré. Elles servent à réimplanter des lignées de souris dans une nouvelle animalerie au statut sanitaire "propre", par superovulation de femelles donneuses, transferts d'embryons sous anesthésie chez des femelles receveuses et accouplement avec des mâles vasectomisés isolés. Le porteur indique que l'isolement des mâles génère de l'anxiété et que toutes les souris sont mises à mort en fin de procédure, les donneuses pour récolter leurs ovocytes et les receveuses parce qu'elles ne peuvent subir un second transfert. Il affirme qu'il n'y a "pas de remplacement possible", le transfert d'embryons étant présenté comme la seule méthode de redérivation.

Objectifs

Les équipes de recherche des instituts utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez la souris, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées chez des patients et à évaluer des stratégies thérapeutiques. Les opérations d'assainissement et redérivation des lignées génétiques impliquées vise à préserver le statut sanitaire des animaux. Le statut sanitaire des colonies de rongeurs correspondantes conditionne à la fois leur état de santé, leur bien-être, et leur pertinence en tant que modèle. A l’occasion du peuplement d’une nouvelle zone d’élevage et d’expérimentation, un programme de redérivation de l’ensemble des lignées a été entepris, pour le peuplement d'une nouvelle zone dans un statut sanitaire "propre" : le statut dit SOPF (Specific and Opportunistic Pathogen Free). Ce projet a pour but l'introduction de nouvelles lignées murines originales au sein de ces nouvelles zones, en maintenant le statut sanitaire SOPF.

Bénéfices attendus

Le statut sanitaire des colonies de souris de laboratoire utilisées comme modèles animaux pour les recherches scientifiques et biomédicales conditionne à la fois leur état de santé, leur bien-être, et leur pertinence en tant que modèle. Les entrées de nouvelles colonies de souris au sein de l'animalerie doivent se faire par transfert d'embryons car il s'agit de la méthode de référence qui garantie le maintien d'un statut sanitaire "propre".

Procédures

+ 200 mâles seront herbergés en situation d'isolement sur 5 ans (40 mâles par an) + 3000 femelles donneuses seront soumises à une stimulation hormonale (2 injections intra-péritonéales (durée inférieure à 5 secondes) à 48h d'intervalle) : + 2000 femelles receveuses recevront des embryons par transfert d'embryons dans l'oviducte sous anesthésie générale (durée de l'intervention inférieure à 10min)

Impact sur les animaux

Les mâles vasectomisés sont hébergés en situation d'isolement intermittent entre deux périodes d'accouplement, ces accouplements n'ayant lieu que sur des périodes courtes (une nuit) pour permettre le contrôle et la synchronisation de l'initiation des pseudo-gestations. L'isolement peut générer de l'anxiété, la souris étant un animal vivant en groupes sociaux. Les femelles pseudo-gestantes peuvent être sujettes à des douleurs post-chirurgie, suite à la réimplantation des embryons.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure. En effet, les mâles vasectomisés doivent être mis à mort avant tout vieillissement. Les femelles pseudo-gestantes ayant été sujettes à la chirurgie de transfert d'embryons ne peuvent subir un deuxième transfert d'embryons (la structure maintenant l'oviducte ayant été modifiée par le premier transfert. Les femelles donneuses doivent être mises à mort pour permettre la récolte d'ovocytes post-mortem.

Remplacement

Il n'y a pas de remplacement possible, le transfert d'embryon est la seule méthode possible pour la redérivation de lignées murines.

Réduction

Une seule série de transferts d'embryons sera réalisée dans un premier temps, et la deuxiéme série ne sera programmée qu'en cas d'absence de transmission aux issus du transfert des alléles à redériver. L'objectif est atteint lorsque les alléles sont redérivés dans le statut sanitaire assaini sous forme d'animaux respirants. La redérivation des lignées sera limitée aux lignées originales pour lesquels ces lignées ne sont pas disponibles sous une forme respirante dans le statut sanitaire SOPF auprés d'un centre de ressouces (JAX, hébergement Maximum barrier)

Raffinement

La technique chirurgicale de transfert d'embryons associe anesthésie générale et analgésie post opératoire, avec la mise en oeuvre de points limites opérationnels pour le monitoring du temps post opératoire. L'anesthésie est réalisée par injection intra-périonéale d'une combinaison de différentes molécules (sédation, myorelaxation, analgésie). L'analgésie per et post opératoire est réalisée par l'injection intrapéritonéale d'un analgésique.

Choix des espèces

La redérivation de lignées murines s'appuie sur l'intérêt et la justification pré-existants des modéles animaux disponibles pour répondre aux mulitples objectifs scientifiques des programmes de recherche concernés. Il s'agit ici d'un prolongement de leur utilisation dans le sens d'une utilisation plus pertinente dans un contexte sanitaire protégé. Les animaux utilisés sont des reproducteurs à l'âge adulte pour les femelles receveuses et les males vasectomisés, aprés la puberté et avant tout vieillissement. Les femelles donneuses utilisées sont des femelles impubéres (4 semaines) pour faciliter l'efficacité du traitement de superovulation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 38
Souffrances
▲ -
▲ 38
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 35

38 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tuées à l'issue et trois réutilisées pour un autre usage. Elles reçoivent une injection intranasale de composés métalliques, parfois précédée d'une injection de mannitol sous anesthésie, avant que leur cerveau soit prélevé pour de l'imagerie par rayons X en trois dimensions. Le porteur indique que les animaux sont euthanasiés dans un délai de trente minutes à vingt-quatre heures pour ce prélèvement. Il affirme avoir "besoin de cerveaux" et n'avoir "pas d'autre alternative" que le recours aux rongeurs, sans détailler de méthode de remplacement.

Objectifs

Le but de ce projet est de réaliser de l'imagerie-x en 3 dimensions sur des cerveaux de souris. Il s'agit de s'approcher de l'histologie, en utilisant l'imagerie x en 3D afin d'obtenir des informations dans l'espace, plutôt qu'en 2 dimensions. Pour cela, il convient d'administrer des composés par voie intranasale avant euthanasie, prélèvement et imagerie des cerveaux.

Bénéfices attendus

Nous espérons obtenir des images de type "histologie" en 3-dimensions, permettant l'identification de l'organisation spatiale des astrocytes et des neurones dans les cerveaux.

Procédures

1 injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse (pour certains (entre 12 et 26 souris selon les résultats), mannitol en IV, 100 µL, 12 mmol)+ injection intranasale de composés 2x5µL (pour tous les animaux) à 1 mg/mL de métal. Durée de l'expérience avant euthanasie: de 30 minutes à 24h maximum.

Impact sur les animaux

Le mannitol est un composé permettant l'ouverture transitoire de la barrière hématoencéphalique. Il est à administrer à petite dose et à débit modéré. Les expérimentateurs sont familiers avec son utilisation. L'administration des autres composés se limite à de faibles volumes. Afin de limiter le stress des animaux, les souris seront anesthésiées lors des différentes administrations et des analgégiques seront disponibles en cas de besoin.

Devenir

Euthanasie pour prélèvement sous anesthésie gazeuse, pour tous les animaux.

Remplacement

Nous avons besoin de cerveaux pour cette expérience et n'avons pas d'autre alternative que l'utilisation de rongeurs.

Réduction

Les nombres indiqués dans ce projet sont maximaux (38). L'accès au faisceau de rayons-x étant limité et fractionné, nous allons travaillé par petit nombre d'animaux. Il est hautement probable que nous réduisions le nombre total d'animaux utilisés. Les analyses au fur et à mesure des expériences nous permettrons cette réduction. Il n'est pas nécessaire de prévoir des analyses statistiques : des analyses d'images sont effectuées (analyse de contraste).

Raffinement

Des mesures de raffinement sont prises afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse notamment en mettant en place une anesthésie préinjection par méthode gazeuse (par isoflurane: simple, rapide, reproductible). Les animaux sont également placés par groupe avant l'expérience, avec nourriture et eau à disposition ainsi que des enrichissements dans les cages (cotons, tunels etc). Dans ce protocole, nous commençons par les temps les plus courts. Dans le cas où des animaux présenteraient des points limites, nous serions dans l'obligation d'adapter la procédure, soit en réduisant le volume injecté par narine (pour un meme volume final administré), soit en modifiant la formulation du composé. De plus, des analgésiques sont disponibles au laboratoire comme la buprénorphine, en cas de besoin.

Choix des espèces

Nous avons déjà démarré l'étude sur des souris et désirons poursuivre les investigations sur ce modèle. Au stade de jeunes adultes (7 semaines). Il n'est pas nécessaire d'utiliser des juvéniles ni des animaux plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux implantations de pastilles sous la peau par une canule et trois prélèvements sanguins, pour tester si l'activation de l'autophagie par la rapamycine améliore une dystrophie musculaire d'origine génétique. Le porteur indique que les souris seront euthanasiées à la fin pour prélever leurs organes, et que l'insertion des pastilles peut provoquer une douleur ainsi qu'une sécheresse oculaire pendant les anesthésies. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet d'étudier cette maladie, décrivant les cultures cellulaires comme incapables de reproduire une pathologie qui se développe trop lentement.

Objectifs

L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. La dystrophie musculaire étudiée dans ce projet est la dystrophie musculaire tibiale (TMD) qui est due à une mutation dans le gène de la titine. Bien que les mécanismes pathogéniques moléculaires de cette maladie ne soient pas entièrement compris, un certain nombre d’éléments suggèrent qu’une activation du mécanisme de nettoyage cellulaire appelé autophagie pourraient être bénéfique pour améliorer le phénotype. Notre étude vise à déterminer l’effet d’une activation de l’autophagie sur le phénotype de souris modèle de la TMD afin de comprendre si une modulation de l’autophagie pourrait consister en une approche thérapeutique pour les patients TMD.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous proposons de définir si l’activation de l’autophagie a un effet bénéfique sur la pathologie TMD. La molécule utilisée, la rapamycine (Sirolimus, Rapamune®) est une molécule ayant déjà l’autorisation d’utilisation chez l’homme. Il sera donc possible à la fin du projet de préparer un essai clinique chez les patients TMD pour valider son usage dans cette pathologie qui n’a pas de traitement à ce jour.

Procédures

Les interventions sur les animaux comprennent l'insertion des pastilles par une canule deux fois au cours du protocole et les prélèvements sanguins trois fois au cours du protocole.

Impact sur les animaux

Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées à la nature des actes réalisés: douleur liée à l’insertion des pastilles par la canule deux fois au cours du protocole et aux prélèvements sanguins. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.

Remplacement

Aucun modèle alternatif à des modèles animaux ne nous permet d’étudier les symptômes typiques des dystrophies musculaires pour répondre aux questions posées. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico ou in vitro. Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre structure et activité biologique d’une molécule ou des modélisations toxico-cinétiques d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Il est possible de réaliser des cultures cellulaires ou des organoïdes pour les organes considérés avec, même une certaine complexité, comme en co-culture avec certaines cellules additionnelles. Cependant, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro de la pathologie étudiée dans ce projet d’autant que les symptômes se développe lentement sur une période qui dépasse la durée possible de maintenance de cellules en culture.

Réduction

Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Vu l’âge des animaux et la durée du protocole, nous réaliserons un maximum de prélèvements après la mort des animaux, plus que ce qui serait nécessaire pour la réponse à la question de ce projet. Ces prélèvements seront conservés et seront donc disponibles pour répondre à des questions qui pourraient émerger des résultats obtenus ou d’autres sources comme la littérature. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le critère choisi est une réduction du niveau des fibres musculaires ayant subi au moins un cycle de dégénérescence. Le test statistique utilisé donne N=10 par groupe.

Raffinement

Nous avons choisi d’administrer la molécule à l’aide de pastilles sous cutanées qui permettent la délivrance de la molécule pendant une période de 60 jours. Cette méthode permet un contrôle de la quantité de produit administré en assurant une distribution continue et une stabilité du produit et donc une meilleure reproductibilité. Cette méthode permet de limiter drastiquement la manipulation des animaux avec 2 implantations sur 4 mois au lieu de manipulations quotidiennes, évitant par la même du stress aux animaux.

Choix des espèces

Pour ce projet, nous utiliserons l’espèce souris car le modèle existant de la pathologie étudiée est sur cette espèce Les animaux seront utilisés au stade adulte à un âge permettant l’observation d’une atteinte histologique bien installée à la fin du protocole pour des souris non traitées avec la molécule.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 693
Souffrances
▲ -
▲ 58
▲ -
▲ 635
Devenir
 -
 -
 -
 693

693 poulets et poules reproductrices vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Les oiseaux sont inoculés avec la bactérie Escherichia coli, l'infection pouvant provoquer un abattement, un retard de croissance et, dans les cas graves, une septicémie mortelle, avant qu'ils soient tués pour autopsie et réisolement bactérien. Le porteur indique surveiller les animaux quatre à cinq fois par jour et tuer tout individu prostré incapable de se déplacer. Il affirme que le vaccin commercial existant est peu efficace et que l'évaluation des autovaccins "nécessite" le recours aux oiseaux.

Objectifs

La colibacillose aviaire, due à certaines souches d’Escherichia coli appelées APEC (Avian pathogenic E. coli) est la pathologie bactérienne la plus fréquente chez les volailles. Elle entraine une utilisation fréquente d’antibiotiques, contribuant ainsi à la sélection et à la diffusion de gènes de résistance chez l’animal et dans l’environnement. Actuellement, en France et dans le monde, un vaccin commercial existe mais son utilisation sur le terrain semble souffrir d’une efficacité limitée. Une problématique importante de la colibacillose tient à la diversité des souches APEC. Plusieurs auteurs ont tenté d’identifier des marqueurs de virulence pour différencier les souches APEC des E. coli non pathogènes, dans un but diagnostic. Cependant, à date, il n’est pas possible de diagnostiquer toutes les souches APEC, aucun gène particulier ne permettant de les caractériser. Dans deux saisines précédentes, nous avons mis au point des modèles de reproduction de la colibacillose chez le poussin et apporté un début de preuve de l’intérêt de l’immunisation passive des poussins (i.e au travers d’autovaccins administrés à leur mère; un autovaccin est un vaccin fabriqué à la demande à partir d'E. coli isolée d'un élevage et apliqué dans cet élevage; dans une définition plus large, c'est un vaccin fabriqué à la demande à partir d'E. coli caractérisée à des fins de recherche). Dans le présent projet, nous voulons capitaliser sur ces résultats et aller plus loin dans l’utilisation des autovaccins. Des essais seront réalisés en conditions protégées afin d’évaluer l’efficacité d’autovaccins (une ou plusieurs souches) sur des animaux autres que des poussins (poulets de 5 semaines). Pour cerner les mécanismes de protection, l’impact de la vaccination sur le portage de E. coli sera analysé. De plus, des oiseaux reproducteurs seront auto-vaccinés (ou non) et leur réponse immunitaire et sa persistance, ainsi que la transmission des anticorps vaccinaux aux poussins, et la protection conférée vis-à-vis d‘une inoculation des poussins par E. coli seront étudiés. Différentes conditions expérimentales pourront être testées.

Bénéfices attendus

La colibacillose aviaire est la pathologie bactérienne la plus fréquente chez les volailles. Elle entraine une utilisation fréquente d’antibiotiques, contribuant ainsi à la sélection et à la diffusion de gènes de résistance chez l’animal et dans l’environnement. Du fait de la diversité génétique des bactéries responsables (E. coli), aucun moyen de prévention efficace n’existe car le vaccin commercial est peu efficace. Les autovaccins peuvent contribuer à améliorer cette situation, à condition de bien caractériser et maitriser les souches d’E. coli qu’ils contiennent. Ce projet vise à mieux évaluer l’efficacité d’autovaccins, utilisés soit pour protéger directement les poulets, soit indirectement via l’immunisation passive (vaccination des poules pour protéger les poussins). Il vise également à mieux cerner les mécanismes de protection en analysant l’impact de la vaccination sur le portage de E. coli.

Procédures

Les interventions sur les animaux seront : - Inoculations d’E. coli par voie sous cutanée (poussins) ou intra-trachéale (poulets). - Prélèvement de sang d’1 ml sur 20 poules - Pesée des animaux avant inoculation d’E. coli et en fin de période de suivi

Impact sur les animaux

Les inoculations d’E. coli aux poulets, surtout dans les groupes ne recevant pas d’autovaccins, sont susceptibles de les rendre malades. Les symptômes peuvent se manifester par un retard de croissance, un abattement de l'animal (léthargie) et, dans les cas les plus graves, par une septicémie entrainant la mort.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort parce que des autopsies doivent être pratiqués pour constater des lésions et effectuer des réisolements bactériens

Remplacement

La colibacillose aviaire, due à certaines souches de la bactérie Escherichia coli (E. coli), est la pathologie bactérienne la plus fréquente chez les volailles. Elle entraine une utilisation fréquente d’antibiotiques, contribuant ainsi à l’aggravation de la résistance aux antibiotiques. Du fait de la diversité génétique des bactéries responsables, aucun moyen satisfaisant de prévention n’existe car le vaccin commercial disponible est peu efficace. Les autovaccins (vaccin inactivé produit à partir d’E. coli sélectionnées) peuvent contribuer à améliorer cette situation. Ce projet vise à mieux évaluer l’efficacité d’autovaccins, utilisés soit directement pour protéger les poulets, soit indirectement via l’immunisation passive (vaccination des poules pour protéger les poussins). Il nécessite, de fait, l’utilisation d’animaux.

Réduction

Au total, 693 animaux (52 poules, 6 coqs et 635 poulets) seront utilisés dans les quatre procédures du projet. Le nombre de poulets a été fixé au minimum acceptable pour atteindre les objectifs du projet, à partir de données obtenues de deux précédents projets. Quant au nombre de poules, il a été fixé pour produire suffisamment d’œufs et donc de poussins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cages (poules) ou en isolateurs (poussins et poulets) et bénéficieront d’enrichissements appropriés (plateformes et éléments de perchage). Nous n’attendons pas d’effets indésirables des autovaccins administrés aux animaux. Les inoculations aux poussins sont susceptibles de les rendre malades. Pour détecter une éventuelle souffrance des animaux, ils seront surveillés de près (4 à 5 passages par jour en plus d’observations par caméra) pour détecter des comportements anormaux (abattement ou prostration par exemple). Tout animal prostré ne pouvant se déplacer après sollicitation sera mis à mort.

Choix des espèces

Le poulet est la production cible de la colibacillose aviaire Poussins d’un jour (en fait, d’un à deux jours en fonction du rythme d’éclosion), poulets de 5 semaines et poules reproductrices

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Lapins : 68
Souffrances
▲ -
▲ 68
▲ -
▲ -
Devenir
 68
 -
 -
 -

68 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans être tués à l'issue, le porteur prévoyant de les faire adopter faute de prélèvement terminal. Chaque animal reçoit une injection dans les deux genoux puis jusqu'à dix anesthésies successives pour des séances d'IRM, les deux genoux servant à tester deux produits par lapin. Le porteur indique n'attendre aucun effet indésirable de l'injection et rattache les nuisances à la répétition des anesthésies. Il affirme qu'aucune méthode ne modélise le comportement d'un produit injecté dans un "organisme entier vivant" et décrit un projet de développement de produits contre l'arthrose.

Objectifs

Ce projet de recherche et de développement a pour objectif d’évaluer au cours du temps la rémanence d’un produit administré au niveau de la région synoviale articulaire du genou chez le lapin par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). La rémanence se définit par un maintien dans le temps des effets d’une action ou d’un phénomène. Dans le cadre de notre projet, l’objectif est d’évaluer le maintien dans le temps de produits à action prolongée injectés en intra articulaire dans le traitement de l’arthrose et cela grâce à une quantification du volume de produit présent dans l’articulation à des temps définis. D’après l’organisation mondiale de la santé, l’arthrose est l’une des dix maladies les plus invalidantes dans les pays développés. A l’échelle mondiale, environ 10% des hommes et environ 20% des femmes âgés de 60 ans en souffrent. Dans les prochaines décennies, le vieillissement de la population, couplé à des facteurs de risques tels que l’obésité, laisse suggérer que le nombre de personnes atteintes d’arthrose va continuer d’augmenter. Cette pathologie, d'étiologie plurifactorielle, est caractérisée par la présence de lésions du cartilage associée à des anomalies pathologiques diverses au niveau des articulations. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de traitement médicamenteux permettant de régénérer le cartilage, les produits sur le marché ne permettant que de soulager et retarder l’avancée de la maladie avant une éventuelle chirurgie (prothèse). Ainsi, l’étude de produit innovant, notamment à base d’Acide Hyaluronique (HA), permettant notamment de restaurer les propriétés viscoélastiques du liquide synovial, la capacité d’absorption des chocs et de lubrification de la région synovial est donc un enjeu majeur. Le devenir des animaux dépendra des procédures réalisées durant l’étude. Les animaux qui n’auront subi aucuns prélèvements terminaux (prélèvements d’organes ou prélèvements de sang trop important pour le rétablissement des animaux), dont le certificat sanitaire le permet et sous réverse d’une autorisation par les autorités réglementaires, pourront être placés chez des adoptants qui leur fourniront une retraite dans le respect du bien-être animal.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement et à la mise sur le marché de nouveaux produits contre l’arthrose, avec notamment une meilleure rémanence des produits.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés (induction en fixe puis relais en volatile) et intubés pour les injections intra articulaire (sous condition stérile) puis pour chaque session d’imagerie selon la durée totale de l’étude et le nombre de délai d’imagerie applicable. Un total de 10 interventions seront prévues au maximum (injection, puis 9 délais d'imagerie avec une première session 24h à 48h après, puis 7 jours de délai au minimum entre chaque session suivante d'imagerie).

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables sur les lapins seront essentiellement dus à la répétition des anesthésies réalisées premièrement par une injection intramusculaire puis l’animal sera maintenu sous anesthésie gazeuse par intubation. Cette procédure d’anesthésie sera régulière selon la durée totale de l’étude et le nombre d’IRM applicables, espacées de 24h minimum entre chaque temps par animal. Aucune nuisance ou effet indésirable de l’injection intra-articulaire n’est attendu étant donné que la tolérance du produit aura été testé au préalable et qu’il aura été démontré une bonne tolérance du/des produits injectés.

Devenir

Le devenir des animaux dépendra des procédures réalisées durant l’étude. Les animaux qui n’auront subi aucuns prélèvements terminaux (prélèvements d’organes ou prélèvements de sang trop important pour le rétablissement des animaux), dont le certificat sanitaire le permet et sous réverse d’une autorisation par les autorités réglementaires, pourront être placés chez des adoptants qui leur fourniront une retraite dans le respect du bien-être animal. Il est prévu à ce jour de faire adopter tous les animaux, aucun prélèvement terminaux n’étant prévus.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants, l’activité de l’animal… Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants, l’activité de l’animal… L'articulation du genou étant une zone très spécifique (mouvements, isolement du reste de l'organisme, ...), les méthodes in vitro ou in silico ne permettent pas à ce jour à mimer de manière fiable le comportement d'un produit injecté dans cette zone sur le long terme.

Réduction

Une étude pilote permettant de valider la bonne visualisation et la bonne quantification par imagerie des produits injectés à 24h et 48h post injection sera réalisée sur 4 animaux. Si le produit candidat n’est pas visible ni quantifiable à ces temps courts post injection, la/les étude(s) principale(s) ne seront pas réalisées. La tolérance du produit a déjà été testée préalablement in vitro/in vivo. Ainsi, les 2 genoux seront injectés. L’injection dans les 2 genoux de chaque lapin permet d’administrer 2 traitements différents par animal, ce qui permet d’optimiser l’utilisation des animaux et ainsi réduire leur nombre nécessaire pour atteindre des données scientifiques robustes (nombre de lapins réduits à son strict nécessaire pour avoir 8 genoux par groupe soit 12 lapins). Avec 8 genoux comparables par groupe, une approche statistique est prévue : si un test paramétrique peut être utilisé, un test t de Student sera utilisé pour comparer 2 groupes et une Anova avec test de Dunett sera utilisé pour comparer un groupe versus un groupe contrôle ou test de Newman-Keuls pour comparer des groupes entre eux 2 à 2. Si un test non paramétrique doit être utilisé, un test de Wilcoxon sera utilisé pour comparer 2 groupes et un test de Kruskall-Wallis sera utilisé pour comparer n groupes versus un groupe contrôle et un test de Friedman pour comparer n groupes entre eux 2 à 2.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 4 jours minimum sera respectée. Toutefois, une période d’acclimatation de 7 jours sera privilégiés dès que cela sera possible. Les animaux seront hébergés en groupe tout au long du projet avec des enrichissements appropriés à leur besoin (balles, abris, bois à ronger, …). L’injection du produit stérile par voie intra articulaire ainsi que tous les actes techniques nécessitant une contention importante seront réalisés sous anesthésie afin d’éviter tout stress aux animaux. Les sites d’injection seront suivis à minima pendant 8 jours après administration intra articulaire. Tout au long de l’étude, un suivi clinique quotidien sera réalisé. Le poids des animaux et un suivi clinique seront réalisés minimum 1 fois par semaine. Tout signe clinique d’appel sera remonté au vétérinaire, si l’animal présente des douleurs ou un inconfort, le vétérinaire pourra prescrire un antalgique. Enfin, tout examen clinique complet témoignant d’un état de santé considérablement dégradé de l’animal et sans possible rétablissement conduira à une euthanasie étique des animaux concernés. Le projet se déroulant sur deux établissements utilisateurs, des transports sont prévu entre les deux établissements. La température sera adaptée et suivie et les cages de transports seront suffisamment grandes pour assurer le bien-être des animaux pendant le trajet. De la nourriture et de l'eau pourront être mis à disposition à l'arrivée des animaux et une période de calme sera respectée à l'arrivée avant tout anesthésie afin de limiter au maximum le stress.

Choix des espèces

Le lapin est une espèce couramment utilisée comme modèle pour les pathologies de l’arthrose et du genou. En effet, l’anatomie du genou du lapin est proche de celle de l’homme et sa taille facilite les analyses histologiques et d'imagerie par rapport à des plus petites espèces. De plus, il s'agit d'un animal couramment employé en expérimentation animale, permettant ainsi d'une part de gérer plus facilement son bien-être au cours de l'étude et d'autre part de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Des lapins adultes de 11 semaines minimum seront utilisés dans ce projet pour avoir des articulations et des cartilages matures sur des animaux n’étant plus en forte période de croissance osseuse.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 122
Souffrances
▲ -
▲ 32
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 122

122 rats dystrophiques vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal reçoit des injections de vésicules extracellulaires dans le muscle et en intraveineuse, avec des prises de sang, l'injection intramusculaire provoquant un dommage au site, puis est tué après cinq jours à trois mois de suivi. Le porteur indique avoir choisi le rat DMDmdx car la souris mdx présente des lésions musculaires trop limitées, jugeant sa transposition à l'humain peu fiable. Il affirme que seul l'animal vivant permet d'étudier l'effet de ces vésicules sur un muscle dystrophique.

Objectifs

La myopathie de Duchenne (DMD) est la plus fréquente des dystrophies musculaires liée à des mutations du gène de la dystrophine conduisant à son absence et entrainant une dégénérescence musculaire progressive avec atteintes cardiaques et respiratoires sévères. L’évolution conduit au décès du patient. Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Il a été récemment démontré que certaines vésicules extracellulaires (EVs) issues de certaines cellules souches et administrées chez la souris, permettaient une réexpression de la dystrophine, une diminution de la fibrose et de l’inflammation du muscle, ainsi qu’une amélioration de la fonction musculaire, cardiaque comme squelettique. Ces données démontrent un intérêt majeur des EVs dans la thérapie pour la DMD. Cependant ces données ont été obtenues sur un modèle de souris peu affecté cliniquement et sur un temps d’étude court. De même, l’origine cellulaire de ces EVs détermine leur contenu et donc leur efficacité. Les études menées jusqu’alors ont utilisé des EVs de certaines cellules murines, aucune à partir de cellules humaines. Nous souhaitons déterminer l’effet long terme de des EVs issues de nos cellules spécifiques humaines sur le model de rat DMD. D’autre part, nous souhaitons comparer l’effet de ces EVs issues de myoblastes avec des EVs issues d’une autre source cellulaire qui constituent un candidat cellulaire potentiel à la thérapie de la DMD en partie lié à leur effet paracrine sur le tissu musculaire. L’objectif du projet est de déterminer in vivo dans quelle mesure l’injection intramusculaire ou systémique des EVs pourrait moduler positivement le processus de régénération musculaire dans le contexte de la DMD.

Bénéfices attendus

Ce projet est basé sur des résultats in vitro montrant un intérêt potentiel des EVs de myoblastes dérivés d’iPS et du secrétome de cellules hMuStem dans le cadre du traitement de la DMD. Pour positionner ces EVs comme traitement, des données in vivo sont fondamentales à ce stade du projet et permettront de développer une nouvelle proposition thérapeutique pour une pathologie musculaire à ce jour sans traitement curatif.

Procédures

Des injections d’EVs en IM et IV seront réalisées sur l’ensemble des 122 rats. Des prélèvements sanguins seront également réalisés à l’occasion de cette procédure aux temps initiaux et terminaux et jusqu'à une fois par mois. Elles se feront au niveau de la veine jugulaire sous anesthésie et analgésiques et durent 5 min maximum. Les injections IM se font une fois par animal au niveau des muscles tibiales sous anesthésie et analgésie et durent environ 10 min. Les injections IV se feront une fois par animal au niveau de la veine caudale ou pénienne sous anesthésie et analgésie et durent environ 5 min.

Impact sur les animaux

L’administration des EVs se fera par injection IM (générant un dommage au site d’injection) ou IV.

Devenir

Tous les animaux des groupes cités seront gardés en vie, suite à l’injection IM des EV et suivis sur une durée fixe de 5 jours, 3 semaines ou 3 mois, à l’issue de laquelle ils seront mis à mort.

Remplacement

Le remplacement d'animaux ne sera pas possible dans cette étude car l’objet est ici précisément de tester l’effet des EVs in vivo après avoir générées des données expérimentales in vitro, et ce dans le but de déterminer leur pertinence biologique. L’animal est le seul organisme vivant permettant d’étudier cet impact sur le phénotype d’un muscle dystrophique.

Réduction

Le projet sera divisé en 4 parties séquentielles afin de réduire au maximum l’utilisation d’animaux. Les parties I (étude pilote) et II seront déterminantes pour la suite du projet. D’autre part, les groupes d’animaux utilisés ont été réduits au minimum pour répondre aux questions biologiques pertinentes et le nombre d’animaux par groupe a également été réduit tout en demeurant suffisant pour une analyse statistique robuste

Raffinement

Concernant le raffinement, le bien-être animal passera par : - de bonnes conditions d'hébergement selon réglementation avec enrichissement du milieu (tunnels en cartons ou PVC, frisottis de papier, bûchettes de bois et hébergement à deux animaux si possible). - un suivi régulier des animaux (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement), - l'instauration de points limites pertinents avec mise en place de mesures adaptées (anesthésies, analgésie ou euthanasie), - une réactivité accrue du personnel animalier avec mise en place d’une grille de scoring de la douleur dès que nécessaire pour détecter précocement tout point limite et mettre en place les actions adéquates (Cf. annexe I), - la mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions (anesthésie et analgésie).

Choix des espèces

Les modèles animaux de la DMD le plus souvent utilisés sont des modèles rongeurs et plus spécifiquement le modèle de la souris mdx. Ce modèle souffre de sérieuses limitations, notamment la mise en place de mécanismes de compensation aboutissant à des lésions musculaires très limitées et une faiblesse musculaire quasiment inexistante. Ceci limite grandement la transposition des résultats obtenus sur ce modèle avec l’Homme. Le choix du modèle de rat DMDmdx s’avère pertinent car il présente dès 3 mois une nécrose et une forte régénération des muscles des membres et du diaphragme. Ces rats montrent une faiblesse musculaire accompagnée d’une cardiomyopathie dilatée et d’une diminution de la force motrice. Les rats seront injectés à 4 mois d’âge afin de se placer dans un contexte de lésion musculaire suffisamment avancé afin de détecter un potentiel effet tissulaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

1 500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une alimentation enrichie en adénine qui provoque une insuffisance rénale et une forte baisse de poids, puis des composés par gavage ou injection et des prélèvements de sang et d'urine, avant d'être autopsiés pour prélever les os. Le porteur indique que l'insuffisance rénale peut entraîner une rigidité abdominale et une inflammation, surveillées par des grilles cliniques. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit le remodelage osseux d'un organisme entier et juge l'évaluation chez l'animal "indispensable" avant l'usage des composés chez des patients.

Objectifs

En France, 10 % des adultes présentent une maladie rénale chronique (MRC). Le nombre de personnes atteintes est ainsi estimé à près de 3 millions. La MRC induit des troubles du métabolisme des minéraux conduisant à des lésions osseuses (ostéodystrophie) et des calcifications vasculaires qui aggravent le pronostic fonctionnel et vital du patient. 45 à 80% des patients atteints de MRC développent des lésions osseuses plus ou moins sévères. Dans le but d'améliorer la qualité de vie des patients et de réduire leur morbidité, l'évaluation de composés susceptibles de réduire les lésions osseuses devient indispensable, et c’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet. La présente demande a pour but d'évaluer les effets de l’administration d’un composé d’intérêt chez le rat atteint d’ostéodystrophie. Le composé étudié est susceptible de réduire des lésions osseuses. Des études pilotes seront réalisées pour chaque lot de composé d’intérêt étudié. Dans ce contexte, il est prévu de réaliser le suivi de ce composé ainsi que de tout marqueur physiologique et/ou physiopathologique identifié au niveau systémique, urinaire, fécal. De même, l’analyse de certains organes préalablement déterminés sera réalisée afin de confronter ces observations avec les résultats des observations, mesures, dosages spécifiques qui seront effectués dans l’étude. La durée maximale des protocoles sera de 70 jours, et des animaux seront sacrifiés à différents temps intermédiaires ou en cas d’atteinte de points limites.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet se mesurent sur plusieurs niveaux : - Court terme : chaque protocole, permettra à son échelle d’informer sur l’efficacité du composé évalué et sur le degré de réduction des lésions osseuses. De plus les informations recueillies à chaque étape mettront en évidence une potentielle toxicité osseuse de la molécule étudiée - Long terme : ce projet permettra d’obtenir des informations sur l’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques osseuses chez les animaux après application du composé. De plus, ce projet doit permettre d’établir des plans de prévention, prophylaxie (ensemble des mesures à prendre pour prévenir les maladies), et diagnostic robustes indispensables à la prise en charge et à l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints d’insuffisance rénale développant une ostéodystrophie

Procédures

L’administration orale du composé se fera par gavage sur animaux vigiles (moins de 5min par gavage). Les fréquences d’administration dépendent de la prophylaxie des lots de composé testés. Les injections du composé en parentérale (sous cutanée ou intramusculaire ou intrapéritonéale : dans le cadrant caudal droit de l'abdomen ventral) seront réalisés sur animaux vigiles ou anesthésiés (moins de 5 min par injection). Les fréquences d’administration dépendent de la prophylaxie des lots de composé testés. Les prélèvements sanguins seront effectués sur animaux vigiles ou anesthésiés (moins de 5 min par prélèvement). Un traitement analgésique sera systématiquement appliqué aux animaux. Si des prélèvements à l’aorte abdominale sont effectués, ils ne se feront qu’en point final sous anesthésie avant sacrifice de l’animal. Les urines pourront être prélevées en cours de protocole sur animaux vigiles, en pressant sur la vessie des animaux (moins de 5 min par prélèvement) ou en point final, sur animaux euthanasiés. Elles peuvent être également collectées suite au placement des animaux en cage métabolique pendant un maximum de 24h où l'urine libérée par l’animal pendant ce laps de temps sera collectée.

Impact sur les animaux

Du fait du faible attrait des animaux pour la nourriture enrichie en adénine, une forte baisse de poids est observée les premiers jours de la prise alimentaire sans pour autant être délétère pour l’animal. La prise de poids redevient physiologique après 2 semaines maximum d’alimentation spécifique (supplémentée en adénine). L’insuffisance rénale induite par l’apport d’adénine peut induire une rigidité abdominale signe d’inflammation des organes abdominaux comme les reins et/ou une anurie. Une possible réaction inflammatoire pourra également apparaître au cours du temps en cas de toxicité osseuse (due à l’administration du traitement thérapeutique). Pour prévenir ces cas de figure, les animaux sont suivis de près et des grilles d’évaluation clinique ainsi que les conduites à tenir en cas de l’observation de ces signes ont été prévus.

Devenir

A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront humainement euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires seront utilisés pour évaluer les modifications éventuellement des biomarqueurs du remodelage osseux, du métabolisme phosphocalcique, de l’insuffisance rénale et de la présence de cristaux calciques. Les organes seront également utilisés pour doser le composé et/ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie

Remplacement

De manière systématique, les composés que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais l’évaluation chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des agents thérapeutiques testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, le tissu osseux est un tissu en perpétuel remodelage avec une activité de résorption et de formation osseuse. Cet équilibre repose sur des mécanismes de régulations systémiques et locaux grâce à une communication étroite entre les différentes cellules osseuses afin de maintenir l’homéostasie du tissu. Ce mécanisme complexe ne peut être mimé par un modèle simple de culture in vitro. Il n'existe donc pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer la réduction de lésions osseuses. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Etant donné la variabilité probable des réponses aux principes actifs et en accord avec l’article R.214-105 du Code rural et de la pêche maritime, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique (calcul de puissance), sur nos données historiques et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. Cet effectif sera revu à la baisse dans le cas où le traitement évalué est connu, et après analyse des résultats d’études précliniques préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre. Pour chacune des procédures, des tests statistiques seront réalisés

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons un anesthésique lors des prélèvements sanguins à la jugulaire et des traitements antalgiques dès l’apparition de premiers signes cliniques. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux ou trois fois par semaine. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs des points limites (repérés le plus précocement possible grâce à un suivi quotidien et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera euthanasié

Choix des espèces

Le rat a été choisi pour ce projet car cette espèce mammifère présente des caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires notamment en termes de remodelage osseux, proches de celles observables chez l'homme. Le rat, étant fréquemment utilisé à des fins de recherche, l’étude des effets de composés chez cet animal de laboratoire, permet de transposer assez facilement les résultats à l'homme, par simples approches/méthodes statistiques. Par ailleurs, la taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques parfaitement analysables. Enfin, les données obtenues chez ce rongeur permettent de calculer facilement les doses administrables à l’homme prévues dans le cadre des premiers essais cliniques nécessaires au développement de nouveaux médicaments. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et dépendra de l'indication thérapeutique dans laquelle les différents composés seront utilisés.