Procédures légères

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  • Enseignement supérieur
Rats : 24
Souffrances
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Devenir
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 24

24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent pendant huit semaines un régime riche en gras et en sucre pour induire un surpoids, sont mis à jeun, anesthésiés puis tués afin de prélever sang et organes pour des travaux pratiques d'étudiants. Le porteur qualifie l'expérience de peu douloureuse et affirme que la simulation n'est pas une alternative efficace pour la formation. Il revendique la "nécessité" de l'expérimentation animale en recherche.

Objectifs

Le projet consiste à faire prendre du poids à des rats en leur donnant plus de sucre et de gras qu'ils n'en ont besoin pour vivre, afin de mimer ce qu'on observe dans l'obésité chez l'homme. Le poids des rats est suivi chaque semaine le temps de l'expérimentation. Les effets du surpoids sur le métabolisme de ces rats seront étudiés par des étudiants grâce à des analyses biochimiques lors de leurs travaux pratiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet d'expérimentation animale sont multiples tant sur le plan de l'enseignement que de l'expérimentation en elle-même. Tout d'abord c'est le seul et unique projet impliquant ce type d'expérimentations lors des trois années de formationdes étudiants (80% des leurs autres TP ne font pas appel aux animaux/expérimentation animale). Les modèles animaux sont utilisés en recherche et sont pertinents pour étudier l'impact de l'alimentation sur la santé. On leur enseigne cet aspect là de la recherche et les analyses associées lors ce TP . De plus ils approfondissent et mettent en pratique des notions vues en cours. Les étudiants s'intéressent aux projets qui ont un sens et pour lesquels une problématique claire est annoncée (lien direct avec la santé humaine). Ils ne vont donc pas seulement faire des dosages mais verront les marqueurs dosés être modifiés et devront analyser cette variation et faire des recherches pour comprendre pourquoi ils évoluent. Nous avons choisi ce régime riche en graisses et en sucre (High fat High Sugar HFHS) car la thématique est abordée en cours (métabolisme des glucides, des lipides, stress oxydant, physiologie de la digestion, phyiologie cardiaque, physiologie hépatique...), et cette pratique n'est pas douloureuse pour les animaux. Ce projet d'expérimentation animale permettra de générer des tissus pour plusieurs années de travaux pratiques (réduction du nombre d'animaux utilisés). Pour résumer les étudiants bénéficieront d'une initiation à l’utilisation de modèle animaux pour tester les effets de l’alimentation sur la santé, à l'étude du métabolisme glucidique et lipidique (analyses associées), à la mise en place d’analyses à partir d’un protocole, à l'acquisition de compétences techniques (pipetage, préparation de tampons, de solutions à pH contrôlé ou non, mise pratique d’expériences à partir d’un protocole), à la mise en forme des résultats, à l'analyse des résultats, au traitement statistique, à la discussion critique des résultats et à la recherche bibliographique associée. Et grâce à une seule expérimentation peu douloureuse/invasive pour les animaux nous pourrons mettre en place ce TP pendant 4 années universitaire. Cette expérience animale ayant déjà été réalisée auparavant, nous savons que la prise de poids (bien que limitée) est significative chez les rats HFHS, et que les marqueurs proposés sont significativement modifiés grâce au régime HFHS.

Procédures

Les animaux seront alimentés avec une nourriture riche en gras et en sucres pendant 8 semaines. A la fin du protocole ils seront anesthésiés avant mise à mort pour prélèvement de sang et organes à la fin de l'étude.

Impact sur les animaux

Le régime riche en sucre et gras fera prendre du poids aux animaux et pourrait les rendre diabétiques (raremant sur une durée de 2 mois). La mise à jeun des animaux la veille du prélèvement pourrait être inconfortable pour les animaux. L'injection de l'anesthésique peut créer un stress pour les animaux.

Devenir

La veille de la fin de l'étude les animaux ne recoivent plus de nourriture. Le lendemain ils sont anesthésiés et mis à mort pour prélèvement de sang et des organes pour faire les travaux pratiques.

Remplacement

Les travaux pratiques ont été modifiés depuis quelques années. La plupart des TP nécessitant des animaux ont été remplacée soit par des modèles in vitro (exemple modélisation de la digestion in vitro, modèles cellulaires, analyse de données et bibliographie, enquêtes diététiques sur les étudiants eux-mêmes...). Les modèles animaux sont utilisés en recherche car nous connaissons leurs caractéristiques physiologiques et leur fonctionnement bien connu permet de mimer ce qui se passe chez l'homme. L'utilisation de l'expérimentation animale que nous pensons nécessaire en recherche, et qui donc doit être vue lors de la formation d'étudiants appliquée à la nutrition, a été réduit à une part minime. La modélisation quand elle est possible et concrète (impliquant des dosages biologiques) est intéressante; Par contre l'utilisation de la virtualisation et la simulation n'est pas une alternative efficace pour la formation des étudiants.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour l'étude permet de faire l'étude seulement une fois tous les 3-4 ans et d'optimiser l'analyse des résultats obtenus par les étudiants. Le nombre d'animaux est donc relativement important (24 rats au total) pour une expérimentation mais cette expérimentation au lieu de se dérouler chaque année, se déroule une fois tous les 3-4 ans. Ce qui diminue de ce fait le nombre d'animaux et engendre une optimisation d'utilisation des tissus récoltés.

Raffinement

les animaux traités par le régime HFHS ont un suivi pondéral régulier et un changement de litière adapté en fonction de leurs besoins Les animaux sont anesthésiés pour éviter toute douleur à la fin de l'étude avant la mise à mort.

Choix des espèces

Les rats sont couramment utilisés pour développer des modèles d'obésité/maladies métaboliques grâce aux régimes riches en en graisses et en sucres, sujets développés en cours et lors du TP en question. Les mâles sont utilisés car le statut hormonal peut faire varier la réponse au régime HFHS. La même chose aurait pu être faite sur des femelles. Les mâles sont souvent retrouvés dans les études publiées . Tous les marqueurs qui seront étudiés en travaux pratiques sont fréquemment dosés et étudiés lors de divers travaux publiés sur l'impact d'une alimentation trop grasse et sucrés en santé humaine. En tant qu'enseignants nous avons donc des sources fiables auxquelles nous référer pour construire nos TP et les étudiants eux pourront après formation faire une bibliographie pertinente pour analyser les données lors des TP. Le rat est une espèce utilisée en laboratoire pour la recherche fondamentale et aussi appliquée en industrie. La formation aux techniques utilisées en laboratoire de recherche (publique/privé) fait partie intégrante du cursus des étudiants.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 432
Souffrances
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▲ 432
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Devenir
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 432

432 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés à un champ électromagnétique de type 5G deux heures par jour pendant une à trois semaines, avec des mesures non invasives de température de la queue et de prise alimentaire, puis un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie. Le porteur cherche des effets sur la thermorégulation à différents âges et déclare n'avoir observé aucun effet indésirable notable lors d'expositions antérieures. Les retombées annoncées, revoir la législation ou "rassurer la population", restent conditionnelles et lointaines.

Objectifs

Depuis novembre 2020, les opérateurs ont l’autorisation d’émettre des champs électromagnétiques (CEM) de type 5G. Pour cela, en France, 3 bandes réparties entre les 4 opérateurs en 2020 pourront être utilisées, dont deux le sont déjà pour la 4G : 700 MHz et 2,1 GHz, auxquelles viendra s’ajouter la bande de 3,5 GHz. Au 1er novembre 2020, 54 000 sites d’émission contenant parfois plusieurs antennes étaient installés en France, soit 30 000 de plus qu’il y a 5 ans. L’extension de l’exposition à ces rayonnements pose la question des effets sanitaires, notamment au regard de la jeune population, qui pourrait présenter une vulnérabilité plus grande aux CEM en raison de la taille, l’immaturité tant cérébrale, que métabolique, endocrinienne ou immunitaire des enfants. Cette vulnérabilité anatomique conduit à ce que les ondes pénètrent plus profondément dans l’organisme d’un enfant que dans celui d’un adulte, majorant ainsi l’exposition. Il est donc important de rechercher si les expositions pourraient produire des effets susceptibles de se répercuter (voire s’accentuer) à l’âge adulte. Dans ce contexte, nous voulons tester si une exposition de type 5G induit des modifications physiologiques. Pour cela, nous étudierons les fonctions physiologiques pour lesquelles nous avons observé des modifications lors d’exposition à 900 MHz : la température cutanée de la queue et la prise alimentaire. Ainsi, dans ces précédents travaux, après 5 semaines d’exposition aux CEM de 900 MHz, les animaux présentaient une vasoconstriction périphérique et une prise alimentaire augmentée qui sont des réponses typiques au froid. Afin d’étudier les effets d’une exposition de type 5G à une intensité de 1,5 V/m (intensité estimée sur les bases des données d’exposition 4G), nous analyserons ces 2 fonctions physiologiques lors d’une exposition à 3,5 GHz en les comparant avec les résultats issus d’un groupe non exposé (groupe contrôle) et d’un groupe exposé à 900 MHz (groupe contrôle positif) lors de différentes durées d’exposition (d’une à trois semaines), à différents âges (3, 8 et 13 semaines) chez des animaux mâles et femelles. Au maximum, 432 animaux seront étudiés, répartis dans 54 groupes constitués de 8 animaux chacun.

Bénéfices attendus

Une précédente étude menée au laboratoire PériTox avait été une des premières études françaises à montrer des effets des CEM de faible intensité sur la régulation thermique. Cette étude avait été citée dans les rapports « Radiofréquences et santé » (ANSES, 2013) et « Radio Frequency fields: Environmental Health Criteria Monograph » (OMS, 2015). Pour ce projet à court terme, nous souhaitons développer la même stratégie en communiquant les résultats à une très large échelle auprès de la communauté scientifique (congrès scientifiques nationaux et internationaux, publication dans des revues scientifiques généralistes) et d’agences mandatées par l’Etat pour réaliser des expertises sur les avancées récentes des travaux sur les effets des CEM. A long terme, si des effets sont observés, nous espérons qu’ils permettront de revoir la législation et d’abaisser les valeurs limites d’exposition de la population. Au contraire, si aucun effet n’est observé, les résultats pourront rassurer la population et notamment les différents collectifs et associations des personnes hypersensibles aux champs électromagnétiques.

Procédures

Les animaux seront exposés à un champ électromagnétique 2h par jour (2 sessions d'une heure) pendant 1, 2 ou 3 semaines selon les groupes d'animaux. Les différentes mesures effectuées seront réalisées en utilisant des techniques non invasives (comportement alimentaire en pesant l'alimentation et température cutanée en utilisant une caméra infrarouge). Il n'y aura donc aucune procédure chirurgicale. Un seul prélèvement sanguin sera réalisé à la fin de la procédure sous anesthésie générale avant la mise à mort. Il faut moins d'une minute pour prélever le sang nécessaire avant l'arrêt cardiaque. Une fois l'animal déclaré mort, différents organes d'intérêt seront prélevés.

Impact sur les animaux

Dans le passé, nous avons exposé des rats à 900 MHz pendant 5 semaines afin d’étudier les effets sur différentes fonctions physiologiques. Durant l’exposition, aucun effet indésirable notable n’avait été observé (comportement, poids corporel, prise alimentaire).

Devenir

A l'issue de la procédure 1, les animaux seront anesthésiés afin de réaliser un prélèvement sanguin intracardiaque qui induira la mort.

Remplacement

La fonction étudiée dans ce projet est la thermorégulation. Il existe des mannequins qui permettent d’étudier les échanges thermiques entre le corps et l’environnement mais il n’existe pas de modèle permettant d’étudier les modifications de la régulation thermique. De plus, cette fonction est en étroite relation avec d’autres fonctions physiologiques (sommeil, fonction cardiovasculaire). Ces interactions ne peuvent être étudiées qu’à l’aide d’un modèle in vivo car il n’existe à ce jour pas de modèle in vitro capables de modéliser ces interactions.

Réduction

Le nombre de groupes se justifie afin d’étudier un maximum de paramètres pouvant influer sur les effets observés. Nous nous limitons à étudier 8 animaux par groupe. Ce nombre se justifie par de précédentes études menées dans le laboratoire : 4 animaux permettent d’observer une tendance à une diminution de la température de la queue sans atteindre le seuil de significativité alors qu’avec 8 animaux nous nous assurons d’observer une éventuelle diminution significative de la température de la queue. Les analyses statistiques seront réalisées avec le logiciel Statview. La normalité de la distribution des données sera vérifiée avec le test de Kolmogorov-Smirnov. Si les données suivent la loi normale, des tests paramétriques seront réalisés. L’analyse de variance (ANOVA) sera utilisée pour tester les effets des différents paramètres (âge, sexe, fréquence et durée d’exposition). Les différences entre les séries expérimentales seront également testées afin de s’assurer que tous les animaux d’un même groupe ont des réponses uniformes. Lorsque la valeur de F sera significative, un test de Fischer sera appliqué. S’il existe des interactions entre plusieurs facteurs, un test t des Student sera réalisé. Le seuil de significativité sera fixé à 0,05.

Raffinement

Pour assurer le raffinement des animaux dans ce projet, ils seront quotidiennement observés selon des critères bien précis qui permettront de déterminer un score. Selon la valeur du score, une action sera réalisée pour soulager au maximum l’animal. Pour diminuer le stress lié à l’hébergement individuel, différents enrichissements (cylindres en carton et lanières de papier kraft) seront présents dans chaque cage. Un fond sonore sera également présent afin de couvrir d’éventuels bruits extérieurs, brefs et bruyants, sources de stress pour les animaux. Les paramètres physiologiques étudiés in vivo seront mesurés sans contrainte pour l’animal : la température cutanée de la queue sera mesurée avec une caméra infrarouge et la prise alimentaire par une balance reliée à la mangeoire.

Choix des espèces

Le modèle d’étude sera le rat pour les raisons suivantes : - il est un bon indicateur des effets éventuellement observés chez l’Homme de par la similitude des réponses physiologiques et comportementales mises en jeu lors de l’exposition à une contrainte. - il s’agit d’un modèle de référence pour l’étude des systèmes neurophysiologiques (comme le sommeil) qui sont particulièrement bien référencés dans la littérature (Revel et al., 2009). - l’hébergement dans les chambres climatiques au sein du laboratoire sont adaptés depuis plusieurs années pour cette espèce. L’exposition sera évaluée chez des animaux ayant 3 âges différents. La population juvénile étant potentiellement plus sensible aux CEM, des animaux âgés de 3 semaines seront étudiés, âge minimum d’animaux sevrés. Afin d’évaluer les effets sur une population adolescente, des animaux âgés de 8 semaines seront étudiés, âge de la maturation sexuelle. Enfin des animaux adultes âgés de 13 semaines seront étudiés afin d’évaluer si les effets observés disparaissent à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 810
Souffrances
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▲ 60
▲ 750
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Devenir
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 150
 660

810 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 660 tuées pour prélever leurs organes et 150 autres réutilisées ou tuées selon les besoins. Les souris subissent un protocole de défaite sociale de dix jours qui provoque des comportements de type anxieux, puis des tests comportementaux évaluant mémoire et émotions. Le porteur emploie des mâles "agresseurs" d'une seconde lignée pour infliger ce stress et affirme que le modèle murin est "nécessaire" pour tester des métabolites sanguins. La perfusion intracardiaque finale se fait sous anesthésie profonde.

Objectifs

Les maladies psychiatriques sont un problème majeur de santé publique. A l’heure actuelle, la prise en charge de ces pathologies demeure incomplète puisqu’entre 30 et 50 % des patients souffrant de depression sont résistants aux traitements existants. Dès lors, la recherche de nouvelle piste thérapeutique est essentielle et urgente. La neuroinflammation est une composante essentielle des pathologies psychiatriques. Notamment l’activation des cellules microgliales, unique cellule immunitaire du cerveau, a été observé dans des pathologies comme la dépression. Notre projet a débuté par une partie clinique qui a permis d’identifier différents métabolites d’intérêt dans la circulation sanguine chez des sujets atteints de troubles psychiatriques. Notre objectif est donc de tester si l’administration de ces métabolites a des effets sur le fonctionnement cérébral, la neuroinflammation et le comportement. L’objectif final du projet sera de mettre en évidence les mécanismes par lesquels les métabolites influencent le cerveau afin de pouvoir proposer de nouvelles stratégies dans la prise en charge des pathologies psychiatriques.

Bénéfices attendus

Ce projet est basé sur des découvertes récentes de l’implication de la communication entre les organes périphériques (intestin, microbiote intestinal, foie notamment) et le cerveau dans les maladies neurologiques et psychiatriques. Il va donc permettre de venir étayer ces nouveaux concepts en testant directement comment des molécules produites par les organes périphériques peuvent contrer la neuroinflammation et les troubles comportementaux. Ce projet va donc servir de base pour d’autres études visant à intervenir non plus uniquement sur le cerveau mais aussi sur le fonctionnement d’autres organes pour améliorer la santé mentale. Comme décrit en 3.3.2.1 (objectifs du projet) cette étude vise à proposer de nouvelles stratégies pour la prise en charge des maladies psychiatriques dont l’arsenal thérapeutique reste insuffisant. Ce projet va permettre de tester l’effet potentiellement protecteurs de molécules d’intérêts et donc de proposer de nouvelles stratégies curatives dans le contexte des maladies psychiatriques. Il va aussi permettre d’explorer les mécanismes par lesquels ces métabolites influencent la fonction cérébrale et le comportement. Cela permettra donc d’accroitre les connaissances dans un champ de recherche nouveau et prometteur.

Procédures

Les animaux subiront une perfusion intra-cardiaque de liquide physiologique ou de fixateur après anesthésie profonde (sans réveil).Les souris C57Bl6/j vont par ailleurs subir un protocole de stress validé d'une durée de 10 jours. Par ailleurs, ces souris seront amenées à réaliser des tests comportementaux visant à évaluer leurs capacités mnésiques et émotionnelles. Ces tests sont d'une durée de 5 à 15 minutes au maximum. Chaque souris sera soumise à 5 tests espacés d'au moins 4 jours.

Impact sur les animaux

De par sa nature et son objectif le protocole de stress de défaite sociale que nous allons utiliser pour modéliser les pathologies psychiatriques entraine un stress chez la souris. Celle-ci présente une élévation des comportements de types anxieux. Néanmoins l’état général de la souris n’est pas altéré d’après notre expérience et la littérature disponible. En effet, les animaux ne perdent pas de poids au cours du protocole et leur activité locomotrice n’est pas affectée. Les souris seront de toute façon suivi comme suit : Les animaux en cours de protocole sont surveillés chaque jour par l’expérimentateur et 2 fois par semaine par les animaliers. Les évaluations objectives de douleur après chaque session de défaite sociale sont effectuées systématiquement afin de déterminer si les animaux ont besoin d'analgésiques.

Devenir

L’ensemble des 660 souris mâles adultes C57Bl6/j ayant participé au procédure de défaite sociale ou de test d’acceptabilité seront mise à mort afin de prélever et étudier différents organes (cerveau, foie, rein, intestin…) Les 150 souris mâles adultes Swiss CD1 (procédure 2) seront soit mises à mort soit réutilisées par des membres du laboratoire dans d’autres expériences à chaque fois que ce sera possible.

Remplacement

La sélection des métabolites à tester a été drastiquement réduite par un travail in silico visant à ne sélectionner que les métabolites avec une haute probabilité d’action cérébrale. Par exemple, la présence de récepteurs au niveau cérébral et l’implication des molécules dans des voies de signalisation / métaboliques impliquées dans les troubles psychiatriques et neuroinflammatoires étaient des pré-requis à la sélection des molécules. L’objectif du projet étant de tester les effets comportementaux de ces molécules dans le contexte des maladies psychiatriques il est nécessaire d’utiliser un modèle murin.

Réduction

Le nombre total maximal d’animaux prévus dans le projet est de 810 Mais ce nombre est susceptible d’être revue à la baisse. L’étude d’acceptabilité aura pour objectif d’éliminer toute dose ayant des négatifs ou toxiques sur l’animal. Par ailleurs deux doses seront utilisées en commencant par la plus faible, si celle-ci a un effet alors la dose plus élevée ne sera pas testée. Cette approche permettra donc de supprimer des expériences inutiles et donc de réduire le nombre d’animaux utilisé. Pour respecter la règle de réduction du nombre d'animaux utilisés, les souris Swiss CD1 agresseurs seront employées durant plusieurs sessions consécutives de défaites sociales. A la fin des deux protocoles successifs, les CD1 seront proposées aux autres utilisateurs puisqu'elles n'auront pas reçu de traitements particuliers. Elles ne seront mises à mort que si nul n'en a l'utilité.

Raffinement

Concernant le raffinement différentes approches seront mises en œuvre. Les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (carré de coton ou maison en carton). Les animaux seront observés quotidiennement et pesés au moins 1 fois par semaine. Les animaux seront inspectés et si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées (Dakin et coton), les animaux recevront une injection sous-cutanée de buprénorphine (0.05 mg/kg) si nécessaire et seront surveillés deux fois par jour. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs (voir définition des points limites en dans les procédures expérimentales), il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera mis à mort dans les 24h. Concernant l’administration des métabolites d’intérêt, nous priviligérons l’utilisation de l’eau de boisson par rapport à des méthodes plus traumatisantes comme les injections intrapéritonéales répétées ou le gavage. L’étude d’acceptabilité aura aussi pour objectif d’éliminer des métabolites ou des dosages qui pourraient entrainer un inconfort chez l’animal. Pour limiter le stress lié au tests comportementaux les souris seront manipulées régulièrement en amont afin de limiter le stress induit par l’expérimentateur. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des associations d’anesthésiques et analgésiques afin de limiter la douleur chez l’animal.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car ce sont des animaux de petite taille et peuvent donc être facilement hébergés à l’animalerie dans de bonnes conditions d’élevage. Les expériences de comportement et d’électrophysiologie sont facilement mises en oeuvre d’un point de vue technique sur les souris. La souche de souris utilisée (C57/Bl6J) constitue un modèle d’étude particulièrement intéressant et informatif dans le cadre des études de défaite sociale notamment car c’est la souche communément utilisée, de ce fait les résultats de ce projet seront donc plus faciles à intégrer dans la littérature déjà existante. Nous choisissons de travailler chez la souris plutôt que chez le rat car de nombreuses souris transgéniques sont disponibles ce qui n’est pas le cas chez le rat, ce qui sera nécessaire pour la continuité du présent projet. Les souris C57Bl6/j arriveront dans notre animalerie à l’âge de 8 semaines et auront donc 3 semaines d’acclimatation avant de démarrer les protocoles de défaite social. Les souris CD1 seront d’anciens mâles reproducteurs et arriveront donc à l’âge adulte.Les expériences de comportement démarreront sur des animaux agés de 12 semaines et plus. L’âge de 12 semaines est utilisé car la maturation cérébrale y est terminée. Cela permet de diminuer la variabilité qui pourrait être observée en utilisant des animaux plus jeunes. Par ailleurs, l’ensemble des procédures utilisées dans ce projet ont été mise au point sur des animaux de cet âge-là. Ce choix permet donc d’assurer une reproductibilité des procédures, de diminuer la variabilité inter-individuelle et donc de limiter le nombre d’animaux nécessaire.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 700
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ 780
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▲ -
Devenir
 -
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 18
 762

780 rongeurs, 700 souris et 80 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tués à l'issue et dix-huit réutilisés pour d'autres entraînements. Des stagiaires s'exercent à la contention, aux injections et aux prélèvements sur animaux vigiles, puis à la mise à mort par dislocation cervicale sur animaux anesthésiés. Le porteur indique qu'aucune limite n'est fixée au nombre de tentatives de gestes techniques par stagiaire, l'animal n'étant remplacé qu'en cas d'agitation. Il décrit cette mise à mort comme un apprentissage à "but pédagogique" et juge le recours aux animaux vivants "indispensable".

Objectifs

● Répondre à des besoins de formation sur l’expérimentation animale. De nombreuses entreprises privées ou institutions publiques nécessitent que leurs personnels soient formés à l’application ou à la conception de procédures/projets pour l’expérimentation animale pour être conforme à la réglementation en vigueur. Cette formation permet de répondre en partie à la demande locale e peut être réalisée dans le cadre de formation initiale ou continue. ● Pédagogique : de nombreux étudiants /doctorants de science, pharmacie ou médecine – de notre université - étudient dans le cadre de leur formation initiale les bases de l’expérimentation animale. Cette formation complémentaire s’inscrit dans la continuité de leur formation initiale et leur permet d’approfondir et valider leurs connaissances théoriques vis-à-vis de l’expérimentation animale. ● Scientifique : Proposer une formation qui permettra aux stagiaires de saisir les enjeux de l’expérimentation animale et de ces limites. Les travaux pratiques répondent à l'ensemble de ces trois points. Ils permettent d’apporter une réelle plus-value à la formation ainsi qu'aux stagiaires. Le stagiaire peut ainsi se familiariser avec les animaux tout en étant encadrer par des intervenants « experts » en expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Les stagiaires à la suite de cette formation réglementaire, scientifique et pratique possèdent l’ensemble des pré-requis indispensables à l’application et/ou à la conception des procédures/projets en expérimentation animale. Cela se traduit in fine par des connaissances robustes sur la réglementation française liée à l’expérimentation animale ainsi que les aspects éthiques et scientifiques. La simulation APAFIS permet aux stagiaires d’acquérir des connaissances et expériences suffisantes afin de procéder à l’élaboration et écriture de leur propre formulaire. Les travaux pratiques quant à eux s’inscrivent dans la lignée de ces cours théoriques. La mise en situation est indispensable pour appliquer les aspects théoriques enseignés. Ces TPs sont suffisamment étoffés pour enseigner les techniques d’administration, de prélèvement et de mise à mort les plus couramment utilisés et sont parfaitement adaptés pour rappeler les notions théoriques (réglementation – 3R – points limites…). Ces TPs sont basés sur une démonstration puis l’application des gestes les plus fréquemment rencontrés lors de la manipulation des rongeurs. Sur les précédentes sessions, l’évaluation par les stagiaires nous a confortés sur les bénéfices de notre formation et notamment sur l'importance de préserver des séances de mise en pratiques.

Procédures

Lors des enseignements, les animaux (souris et rats) seront soumis à de la manipulation et contention par les encadrants et stagiaire (30 minutes). Cela n'engendre pas de douleurs physiques aux animaux. Aucune limite n'est fixée sur ces gestes. Cependant, en cas de stress des animaux (agressivité ou prostration), ils seront remplacés. Des injections et prélèvements sur animaux vigiles (30 minutes-1 heure) sont également prévues dans le cadre de ces enseignements. Lors de la démonstration, deux injections et un prélèvement peuvent être réalisés au maximum chez la souris. Les voies d'administration étudiées chez la souris vigile sont : la voie orale - gavage, l'injection intraveineuse caudale, l'injection intrapéritonéale et l'injection sous-cutanée. Les voies de prélèvement enseignées sont : la voie caudale et la voie mandibulaire. Seule la voie intrapéritonéale est enseignée sur le rat. Aucune limite de tentatives de geste technique est fixée pour le stagiaire sur souris vigile. Cependant, les volumes injectés et prélevés resteront en adéquation avec les limites d'usage. En cas d'agitation, l'animal sera remplacé. A noter, que les souris utilisées par les stagiaires pour la pratique en condition vigile seront automatiquement anesthésiées puis mises à mort. À la suite de cette anesthésie (

Impact sur les animaux

La première partie de l'enseignement pratique a pour but d'enseigner la contention et la manipulation et n'engendre pas de douleurs ou effets secondaires aux animaux. Les animaux sont utilisés avec parcimonie. Cependant, la manipulation par des stagiaires inexpérimentés peut induire un stress chez l'animal (agressivité - prostration). Dans ce cas, l’animal expérimenté est substitué. La deuxième partie des travaux pratiques est basée sur l'injection et le prélèvement sur animaux vigiles. La manipulation par les stagiaires sur souris vigile sera supervisée étroitement par un des encadrants (4 encadrants minimum pour 10 étudiants) qui pourra le cas-échéant accompagner le stagiaire dans le bon geste de contention puis d’injection et/ou de prélèvement. Dans le cas d'une mauvaise manipulation par le stagiaire, l’encadrant jugera du besoin de remplacer l’animal, de la mise en place de stratégie antalgique ou de la mise à mort de l'animal en fonction des critères définis. L’administration sera réalisée avec du sérum physiologique au volume adapté au poids de l’animal. Aucun effet pharmacologique n’est attendu. Un maximum de deux procédures d'administration et une procédure de prélèvement sera mis en œuvre par animal. La dernière partie de l'enseignement cible l’injection, le prélèvement et la mise à mort sur animaux anesthésiés. Une souris par étudiant et une souris par encadrant ; pour la démonstration de la mise à mort; seront utilisées pendant cette partie du TP. L'ensemble des animaux utilisé ayant reçu les anesthésiques ne seront pas gardés en vie. La mise à mort sera réalisée par dislocation cervicale par le stagiaire sous supervision d’un encadrant. Dans le cas d'une séance normale, aucun point limite ne sera atteint pendant lors des deux premières parties des enseignements. Les animaux seront alors replacés dans l'animalerie. Un suivi longitudinal des animaux est réalisé quotidiennement pour s'assurer de la récupération des animaux par du personnel qualifié. Cette évaluation est basée sur les grilles d'évaluation de la douleur et de points limites décrits dans l'annexe 1. En fonction des scores de douleurs, des stratégies analgésiques peuvent être mises en place. Si un point limite est atteint, l'animal sera mis à mort par dislocation cervicale.

Devenir

La mise à mort des animaux à la fin de la séance de TP est à but pédagogique afin d’inculquer aux stagiaires les bons gestes. Les souris et rats, non mis à mort seront réutilisés à des buts de formation et d’entrainement de la mise en pratique de ces gestes par le personnels et chercheurs du laboratoire en dehors de la formation de CESU. Dans le cadre du roulement de personnel actif, de nombreux étudiants et post-doc de notre laboratoire s'inscrivent au CESU de niveau A ou de niveau B. À la suite de la formation, ce personnel nécessite de continuer la formation pratique à l'expérimentation à l'aide d'un tuteur diplômé. Les animaux restants sont mis à profit afin qu'ils puissent s'exercer avant de débuter tout projet scientifique. Cet entrainement consiste à la répétition des gestes enseignés sur animaux vigiles. A l'issue, de cet entrainement, l'évaluation des scores de douleurs et points limites sont évalués par le tuteur basée sur l'annexe 1. Le suivi longitudinal quotidien des animaux est poursuivi (basée sur l'annexe 1 également). Les animaux sont mis à mort à la fin de l'apprentissage de ce personnel.

Remplacement

Cet enseignement/apprentissage est indispensable pour la mise en œuvre de futures expérimentations précliniques dans les meilleures conditions possibles. L’emploi d’animaux vis-à-vis des procédures enseignées ne peut être substitué par l’usage de mannequin notamment sur la pratique de gestes complexes tels que la réalisation d'injections ou prélèvement par voie rétro-orbitaire. Les stagiaires sont cependant sensibilisés pendant la formation théorique : 7h00 d’enseignement destiné aux méthodes in silico (ex : modèle pharmacocinétique), in vitro (modèle de tumoroides) ou in vivo chez des espèces alternatives (Drosophiles – Nématodes) et au respect des 3R. De plus, l'évaluation de ces TPs par les stagiaires convergent vers la nécessité les préserver.

Réduction

Ce projet à but pédagogique n’est pas basé sur l’obtention de résultats. Ainsi les méthodes statistiques requises habituellement ne peuvent s’exercer dans ce cas. Le nombre d’animaux est alors évalué en fonction du nombre de stagiaires inscrits à la formation. Ce nombre est donc prévu pour couvrir l’ensemble des TPs (TP1, TP2 et TP3) sur l’animal avec la prise en compte du nombre d’animaux mis à mort et du nombre d’animaux utilisés pour les exercices de contention – injection et prélèvement. L'objectif primaire de ces séances est de fournir une expérience pratique à la fois utile et en adéquation avec les points abordés lors des enseignements théoriques. Nous estimons que l'indépendance et la mise en situation des stagiaires sont des principes indispensables à ce type de formation. Pour cela, tout est mis en œuvre pour diminuer le nombre d'animaux. L'équipe pédagogique et encadrante (conforté par les résultats de satisfaction des séances de TPs par les stagiaires) a évalué qu'une souris par stagiaire était le minimum afin de pouvoir suivre la progression et conseiller les stagiaires individuellement à la pratique des gestes techniques et d'optimiser le temps de pratique pendant les séances. La réalisation de binôme ou trinôme pour l'expérimentation animale ne semble pas adapté du fait : les besoins des stagiaires ne sont pas les mêmes, certains gestes doivent être répétés plusieurs fois pour les "acquérir", ou ne peuvent être réalisés raisonnablement qu'une seule fois (prélèvement intracardiaque). Au-delà de ces considérations liées à l'enseignement, nous nous efforçons de maintenir les règles de distanciation sociale pendant ces séances. Le nombre de rat est adapté aux objectifs du TP1 et TP2 (manutention et injection intrapéritonéale) et au nombre de stagiaires. Pour terminer, les stagiaires se préinscrivent à minima, trois semaines avant le début de la formation, permettant de commander le plus petit nombre d'animaux nécessaire.

Raffinement

Les animaux sont commandés et réceptionnés à minima 14 jours avant le début des séances de travaux pratiques. Lors des journées de TPs : Les animaux seront acclimatés dans la salle de TP, d’une à deux heures avant le début de la séance afin de diminuer leur stress. Dans cet optique, les animaux seront utilisés dans une ambiance sereine et calme favorisant la lumière naturelle dès que possible. Lors du TP1, aucune souffrance physique n'est infligée à l'animal. L'état de stress des animaux (agressivité/prostration) est évalué tout au long de la séance par les encadrants. Si l'animal apparait trop stressé, il sera remplacé. Les injections réalisées pendant le TP2 sont faites avec du sérum physiologique (par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, gavage, IV). Les volumes injectées maximales correspondent au volume optimal en fonction du poids de l'animal soit 1mL/100g de souris - 1 à 5 ml/kg de rat. Le choix des dimensions de l'aiguille doit correspondre à la voie d'administration étudiée, l'espèce et au poids de l'animal. Dans le cadre de mauvaise manipulation (injection ou prélèvement par le stagiaire), les encadrants jugeront du maintien de l’animal dans l’expérience, du remplacement ou de la mise à mort de l’animal en se référant à l'annexe 1. Lors du TP3, toute souffrance est évitée par l'anesthésie de l'animal avec des agents médicamenteux adaptés suivie de la mise à mort de l’animal à la fin de l'enseignement. Les animaux ne sont pas utilisés deux jours successifs pour éviter. En dehors des journées de TPs, les animaux sont monitorés quotidiennement par du personnel qualifié en fonction des scores et points limites établis en annexe 1. Les souris et rats sont hébergés sur des portoirs ventilés en groupe (adapté à la masse des animaux et surface de la cage), dans un environnement enrichi (copeaux, dôme, alimentation solide). L'eau et la nourriture sont en accès libres et illimités. Les locaux sont monitorés en permanence avec un suivi de l'hygrométrie et température. Une alternance jour/nuit de 12h est également mise en place.

Choix des espèces

Les souris et les rats sont les principales espèces utilisées pour les études précliniques. Il existe une forte demande de formation vis-à-vis institutions privées ou publiques pour ces deux espèces. Ces espèces sont la base de l'enseignement pour l'expérimentation animale Afin de faciliter la contention, manipulation et injection par les stagiaires les animaux seront adultes. De plus, conventionnellement, l’expérimentation animale est réalisée chez des rongeurs adultes âgés de minimum 6 à 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 2760
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

3 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées et subissent des tests comportementaux d'allodynie mécanique, d'aversion à la lumière, d'anxiété et de dépression, certaines une chirurgie stéréotaxique avec implantation d'une lentille intracérébrale reliée à un microscope miniature. Le porteur étudie le rôle du réseau thalamo-cortical et des récepteurs AhR dans la migraine, avec une piste alimentaire et probiotique. Toutes sont tuées par injection de pentobarbital puis dislocation cervicale.

Objectifs

La migraine est la 6ème cause de handicap dans le monde. Elle est associée à une allodynie cutanée et à une photophobie, en plus d’autres maladies concomitantes qui rendent difficile le traitement. La migraine est influencée par les aliments et le microbiote intestinal. Les métabolites dérivés de l’activité bactérienne régulent le fonctionnement cognitif, et son impliqués dans les processus de neurodégénérescence. Dans ce contexte nous nous intéressons au tryptophane (Trp), acide aminé essentiel. Une réduction de son ingestion augmente l’intensité des nausées, de la douleur et de la photophobie pendant la crise migraineuse. Environ 6% du Trp est transformé par le microbiote en dérivés indoles, agonistes endogènes des récepteurs d’aryl d’hydrocarbone (AhR). L’AHR est un facteur de transcription qui participe au contrôle de la neuroinflammation et la neurotoxicité. Son activation via les indoles a des effets protectifs et antiinflammatoires. Cependant, l’implication des indoles et des AhR dans la migraine est très peu connue. Le premier objectif est d’étudier leur rôle dans le déclanchement et/ou la chronicisation de la migraine ainsi que dans la comorbidité avec des troubles sensoriels et affectifs dans un modèle de migraine chez la souris. D’autre part, durant la crise migraineuse le message nociceptif issu des méninges et de la rétine converge au niveau du thalamus puis il est transmis vers les régions corticales. Ce circuit suggère le rôle du thalamus dans l'allodynie et la photophobie au cours de la migraine. Cependant, l’implication des neurones thalamiques et la manière dont ils intègrent l’information demeure une question jamais examinée à ce jour. Le deuxième objectif est d’étudier comment le message nociceptif est traité au niveau thalamique et cortical durant et entre les crises de migraine ainsi que d’évaluer l’implication des indoles et les AhR dans ce circuit neuronal.

Bénéfices attendus

Nous partons de l’hypothèse que les crises répétées de migraine induisent une altération du traitement de l’information somato-sensorielle et visuelle au niveau des noyaux thalamiques et du cortex. Cette altération implique les récepteurs AhR et les métabolites indoles comme principaux agonistes endogènes. Les différentes techniques utilisés dans ce projet permettront de révéler de nouveaux mécanismes moléculaires et de plasticité neuronale jamais abordés dans le cadre de la migraine et les troubles sensoriels associés. Cette étude envisage donc d’apporter des résultats innovants en mettant en évidence le rôle des AhR dans l’initiation et la chronicisation de la migraine ainsi que la vulnérabilité du circuit thalamo-corticale à la neuroinflammation, permettant de trouver des nouvelles cibles thérapeutiques adaptés au patient et centrées sur une approche alimentaire et probiotique à long terme.

Procédures

Procédure 1 : [1] injection intrapéritonéale (i.p.) soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) suivie d’une injection i.p. du traitement pharmacologique (1-2 fois/jour sur 3 jours consécutifs selon le protocole expérimental) ; [2] mesure de l’allodynie en réponse à une stimulation mécanique non nociceptive (une fois par jour, pendant 3 h, sur 2 jours consécutifs) ; [3] mesure de l’aversion à la lumière (10 min, une seule fois) ; [4] mesure du comportement anxieux (une fois par jour, pendant 10 min, sur 3 jours consécutifs) ; [5] mesure du comportement dépressif (pendant 15 min, une seule fois) ; [6] injection i.p. de pentobarbital sodique pour la mise à mort de l’animal (une seule fois). Procédure 2 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) suivie d’une injection i.p. du traitement pharmacologique (1-2 fois/jour sur 3 jours consécutifs selon le protocole expérimental) ; [2] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois). Procédure 3 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) ; [2] anesthésie avec isofluorane (environ 20 min, une seule fois) ; [3] chirurgie stéréotaxique (environ 20 min, une seule fois) ; [4] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois). Procédure 4 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) ; [2] anesthésie avec isofluorane (environ 20 min, 2 fois avec 1-2 semaines d’intervalle) ; [3] : chirurgie stéréotaxique (environ 20 min, 2 fois avec 1-2 semaines d’intervalle) ; [4] : installation du microscope miniature sur le support crânien fixé dans l’intervention précédente (une fois par jour, pendant 1-3 jours par semaine, durant 2 mois ; chaque session dure 10-30 min) ; [5] mesure de l’allodynie (une fois par jour, pendant 10-30 min) ; [6] mesure de l’aversion à la lumière (une fois par jour, pendant 10 min) ; [7] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois).

Impact sur les animaux

D’une part, les animaux soumis à une restriction/implémentation de Trp risquent de présenter une altération du régime alimentaire qui peut impliquer des perturbations de leur comportement et bien-être. Les études préliminaires avec le régime carencé en Trp indiquent une perte non significative du poids lors des premiers jours mais qui ne s’aggrave pas avec la suite du protocole. Les animaux n’ont pas présenté d’altérations de l’agressivité, le cycle du sommeil ni du stress, parmi d’autres évaluations. D’une autre part, certains animaux vont suivre une chirurgie d’implantation d’une lentille microendoscopique au niveau cérébral, qui sera ponctuellement connectée à un système miniature de microscopie au moment de l’expérience. La douleur occasionnée pour cette procédure sera prévenue et/ou traitée avec des antalgiques. Quelle que soit l’expérience réalisée, une évaluation de l’état physique de chaque souris sera effectuée chaque jour et avant chaque manipulation, afin de détecter le plus rapidement possible tout signe traduisant le mal-être de l’animal. Dans le cas où l’animal montre des signes cliniques, soit il pourra être soigné sans compromettre les résultats, soit nous procèderons à la mise à mort dans le cas échéant. En plus, des points limites spécifiques pour chaque procédure seront mises en place.

Devenir

À la fin de chaque procédure ou expérience, les animaux seront euthanasiés avec une injection intrapéritonéale (i.p.) de pentobarbital sodique (dose supérieure à 150 mg/kg). Afin de confirmer la mort, nous réaliserons une dislocation cervicale.

Remplacement

Notre projet étudie l’effet de la dérégulation du métabolisme du Trp et ses dérivés indoles sur les récepteurs AhR au niveau du réseau thalamo-cortical dans le cadre de la migraine. Aucune méthode alternative ne permet de remplacer les protocoles et procédures décrits ci-dessous. Il est nécessaire de réaliser cette étude chez l’animal in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique.

Réduction

Dans le cas de l’évaluation comportementale, l’expérience préalable de notre laboratoire nous permet de réduire le nombre d'animaux par groupe à 10 (compte tenu aussi du fait qu’environ 20% des animaux ne sont pas sensibles à l'ISDN, et que certains animaux ne répondent pas au traitement administré). Dans le cas de l’évaluation immunohistochimique suite au marquage du réseau neuronal, nous allons réduire à 5 animaux par groupe expérimental. Dans les études de RT-PCR et de quantification par HPLC des niveaux plasmatiques et cérébrales de Trp et ses métabolites, nous allons extraire les échantillons de tissu des mêmes animaux afin de réduire au maximum le nombre de souris. Cela nous permettra de réaliser une corrélation entre l’expression génique et le taux des molécules étudiées. Quelle que soit la procédure à réaliser, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin de tirer des conclusions statistiquement fiables et pertinentes avec un pouvoir d’analyse d’au moins 70%. D’abord, un test de significativité sera réalisé afin de déterminer si les données suivent une distribution normale, puis un test d’égalité des variances avant de confronter les valeurs avec un test paramétrique (test t de Student pour une comparaison entre deux groupes ; ANOVA suivie d’un test de comparaison multiples, tel que le test de Dunnet ou le test de Tukey, pour des comparaisons de plus de 3 groupes). Dans le cas où le test de normalité soit significatif ou les variances ne puissent pas être considérées égales, nous allons donc utiliser des tests non paramétriques (test de Wilcoxon pour des comparaisons entre mesures répétées précédentes d’un même groupe ; test U de Mann-Whitney pour des comparaisons entre deux groupes indépendants ; test de Kruskal-Wallis pour des comparaisons entre plus de trois groupes). La significativité sera définie pour une valeur de p≤0,05.

Raffinement

Afin d’assurer le bienêtre et le confort des animaux, les souris seront surveillées et manipulées tous les jours par l’expérimentateur et les personnes compétentes. Elles ne seront jamais isolées dans leur cage, et auront un environnement enrichi (des rouleaux en carton et des bandes de papier pour réaliser leur nid). Une évaluation de l’état physique de l’animal sera réalisée avant chaque manipulation expérimentale pour détecter toute lésion, signe clinique ou comportemental traduisant l’inconfort, le stress, ou une maladie (liés ou non à l’étude). Un tableau d'évaluation avec les critères suivants permettra d'objectiver la décision : dégradation de l’état physique, manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur (perte de plus de 15% du poids) ou obésité, et présence de tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue). Dans le cas où l’animal montre au moins un de ces signes cliniques, soit il pourra être soigné (administration des antalgiques contra la douleur, désinfection des blessures, réhydratation par administration de saline sous-cutané, etc.) sans compromettre les résultats et il sera gardé dans l'étude, soit il ne peut pas être soigné, alors sa manipulation sera arrêtée et nous procèderons à la mise à mort dans le cas échéant. Dans le cas où l’animal présente trois ou plus des signes cliniques, il sera sacrifié. Des points limites (précisés ci-dessous) seront mis en place pour chaque procédure

Choix des espèces

Puisque ce projet est la suite d’une étude en cours de réalisation actuellement, nous continuons à utiliser le même modèle animal. Sur le plan génétique, la souris est très similaire à l’homme et permet l’extrapolation et comparaison des résultats obtenus au laboratoire avec les études cliniques (dans la mesure du possible). De plus, elle possède des nombreux atouts pour l’élevage en laboratoire : une descendance nombreuse, un développement rapide et une taille réduite. D’ailleurs, la souris est idéale en raison de la disponibilité des knockouts génétiquement modifiés dont les souris AhR-/- que nous allons utiliser. Nous utiliserons des souris mâles et femelles adultes (5-12 semaines d’âge) car l'étude n’a pas pour objectif de travailler sur les jeunes (système nerveux en cours de développement) ou chez l'animal âgé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 250
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 250

250 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont infectées par gavage avec des spores de Clostridioides difficile, reçoivent des injections par voie rétro-orbitale sous anesthésie et, pour certaines, une inflammation intestinale provoquée par des molécules chimiques. Le porteur indique que l'infection cause une diarrhée légère et qu'une perte de poids supérieure à 20 % déclenche la mise à mort, sans que ce seuil soit forcément atteint. Il teste un microARN comme piste thérapeutique et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable" avant tout développement clinique.

Objectifs

Clostridioides difficile est une bactérie entéropathogène, première cause de diarrhée nosocomiale chez l’adulte dans les pays développés et en particulier en France (> 24000 cas par an, 14 % de formes compliquées dont la plus connue est la colite pseudomembraneuse, marquée par 3 % de mortalité). Les infections à C. difficile sont caractérisées par un taux important de formes sévères résultant d’une réponse inflammatoire trop sévère. . Malgré des traitements antibiotiques généralement efficaces, les récidives des infections à C. difficile sont fréquentes (environ 20 %) et des résistances aux antibiotiques apparaissent. Les petits ARNs appelés microARNs (miRNAs) sont de plus en plus décrits comme régulateurs de la réponse immunitaire notamment de la réponse inflammatoire lors d’une infection bactérienne. Nous souhaitons évaluer la possibilité d’utiliser ces miRNAs comme outil thérapeutique permettant de contrôler cette réponse inflammatoire. Dans un précédent projet nous avons mis en évidence l'intérêt d’un miRNA comme outil thérapeutique permettant de diminuer la réponse inflammatoire dans un modèle de souris infectées par C. difficile. L'objectif de ce projet est de réaliser une étude pré-clinique chez la souris de l'efficacité de ce miRNA, préalable indispensable à la poursuite d’autres étapes de développement clinique de la molécule. Dans un premier temps, il sera réalisé une étude sur l’optimisation de l’efficacité du miRNA par diverses modifications chimiques. Puis il sera engagé une étude d’effet-dose d’un miRNA modifié choisi dans notre modèle d’infection par C. difficile et dans un modèle d’inflammation de l’intestin. Enfin, il sera réalisé une étude de pharmacocinétique, de biodistribution et de toxicité de ce miRNA modifié

Bénéfices attendus

La stratégie de lutte contre l'inflammation induite lors de l'infection par Clostridioides difficile avec un mIRNA pourrait permettre d'empêcher les formes sévères de la maladie.

Procédures

Le modèle d'infection des souris par la bactérie Clostrioides difficile nécessite un gavage orale par les spores de la bactérie d'une durée inférieure à 10 secondes. Certaines des procédures du projet impliqueront deux injections par voie rétro-orbital de molécule lors d'une légére anasthésie de quelques minutes. Les modèles d'inflammation de l'intestin par des molécules chimiques se feront soit par ajout de la molécule dans l"eau de boisson tout au long de la procédure soit par une injection par voie rectale lors d'une anésthesie d'une durée de 30 minutes environ.

Impact sur les animaux

L’infection de la souris par la bactérie Clostridioides difficile n’induit pas ou peu de signes cliniques : observation d’une diarrhée légère et spontanément résolutive 24 h après infection ne nécessitant pas de réhydratation. Les modèles d'inflammation chronique de l'intestin par des molécules chimiques induisent des diarrhées et des pertes de sang légères et parfois une perte de poids. Une perte de poids supérieur à 20% sera défini comme un point limite.

Devenir

Le prélevement d'organes à la fin des procédures expérimentales nécessite l'euthanasie des animaux.

Remplacement

Plusieurs tests in vitro sur un modèle de cellules de l’intestin permettent de sélectionner les miRNAs présentant une activité anti inflammatoire intéressante. L'étape de vérification de leurs activités in vivo est exigible réglementairement avant toute nouvelle phase de développement clinique. Le recours à l'animal est indispensable pour valider l'effet thérapeutique de notre candidat anti-inflammatoire lors d'un processus infectieux et à ce jour aucun modèle in vitro ou in silico n'est capable de reproduire la complexité du processus infectieux dans son intégralité

Réduction

Une planification statistique minutieuse a permis de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés au nombre de 250, tout en préservant la validité statistique de l'étude. Les groupes contrôles des animaux ont été mutualisés aussi souvent que possible.

Raffinement

Les animaux seront herbergés avec suffisament d'espace, par groupe de 6 avec comme enrichissement un tunnel de carton et du papier pour construction de nids. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux subissent le minimum de stress possible. En particulier, les litières seront changées quotidiennement et les animaux auront un accès direct et illimité à l'eau de boisson et à la nourriture. La procédure d'expérimentation sera pratiquée si nécessaire en utilisant des anesthésiques permettant de limiter la souffrance des animaux qui bénéficieront d'une procédure d'euthanasie anticipée et une sortie d'étude prématurée en cas d'atteinte des points limites éthiquement non acceptables. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Le modèle de souris est maintenant établi et est classiquement utilisé dans les protocoles d’étude de l’infection à Clostrioids difficile. En effet, à la suite à d'une antibiothérapie visant à altérer le microbiote digestif de barrière, l’administration de C. difficile par voie orale permet une implantation reproductible et maîtrisée de la bactérie au niveau du tube digestif et le développement de signes cliniques modérés de la pathologie. De meme le modèle souris est l'un des modèles d'inflammation chronique par des molécules chimiques les plus utilisés par la communauté scientifique. Les souris seront manipulées à l'âge de 6 ou 7 semaines (maturité sexuelle atteinte). Ce choix est motivé par la nécessité de travailler à la fois sur des animaux ayant atteints l'âge adulte et qui répondent au modèle d'infection par la bactérie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 30

30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Génétiquement modifiées pour développer les plaques amyloïdes de la maladie d'Alzheimer dès l'âge de deux mois, elles sont réparties dans trois conditions d'hébergement plus ou moins enrichi, puis perfusées sous anesthésie profonde pour prélever leur cerveau. Le porteur déclare n'attendre aucun effet indésirable et présente l'usage de cette lignée comme "indispensable". L'étude porte sur l'effet de l'aménagement de la cage sur une pathologie que les souris sont programmées pour développer.

Objectifs

Effets d'un élevage en milieu enrichi sur le développement des marqueurs de la Maladie d'Alzheimer chez des souris 5xFAD modèle de la Maladie d'Alzheimer.

Bénéfices attendus

Si ce n'est d'empêcher; les effets d'un élevage en milieu enrichi chez les souris 5xFAD, en comparaison à d'autres souris 5xFAD élevées en milieu appauvri ou seulement socialement enrichi, devraient différer le développement de la maladie chez ces souris programmées pour développer génétiquement cette pathologie.

Procédures

A la fiin de la procédure, tous les animaux sont perfusés sous anesthésie profonde au mélange kétamine (150mg/kg) et xylazine (15mg/kg). Cette dose est 30 % supérieure à la dose utilisée habituellement, ce qui permet d'avoir une anesthésie beaucoup plus profonde. La durée de la perfusion est de l'ordre de 5 à 10 minutes.

Impact sur les animaux

Aucun

Devenir

A la fiin de la procédure, tous les animaux sont perfusés sous anesthésie profonde au mélange kétamine (150mg/kg) et xylazine (15mg/kg). Cette dose est 30 % supérieure à la dose utilisée habituellement, ce qui permet d'avoir une anesthésie beaucoup plus profonde. Le choix de la perfusion à l'aide d'une pompe péristaltique est justifié par la necessité de vider l'animal de son sang circulant, rincer au PBS et passer le produit de fixation pour procéder à des études immunohistochimique sur des tranches de cerveau.

Remplacement

Le but du projet étant d'étudier l'impact de l'enrichissement du microenvironnement de la souris 5xFAD sur la chronologie de développement des signes de la maladie d'Alzheimer, l'utilisation de la souris modèle de la maladie d'Alzheimer est indispensable.

Réduction

Uniquement 10 souris par lot et 3 situations expérimentales sont nécessaires (30 souris au total) pour effectuer des statistiques de comparaison.

Raffinement

La procédure 1 de ce projet qui consiste à étudier l'effet de 3 situations différentes d'enrichissement ne présente aucune souffrance animale. Tous les animaux utilisés sont hébergés à 5 souris par cage. Les cages sont enrichies : 1- cages (taille des cages : 35cm x 19cm, h = 14cm) enrichies par l'enrichissement de base utilisé à l'animalerie (un igloo rouge transparent), 2 -cages de Marlau (taille : 58 cmm x 40 cm x h : 32 cm) enrichies par l'enrichissement de bas utilisé à l'animalerie, 3 - cage de Marlau enrichies avec des des tunnels. La procédure 2 : les animaux sont perfusés sous anesthésie Kétamine (150mg/kg) et Xylazine (15mg/kg).

Choix des espèces

La Souris 5xFAD utilisée dans ce projet est un modèle précoce reconnu du développement de la Maladie d'Alzheimer. L'objet du projet est l'étude de l'effet de trois types d'enrichissement sur l'expression de la maladie d'Alzheimer. Du sevrage jusu'à l'âge de trois mois. Les souris 5xFAD développent les plaques amyloïdes (lésios caractériqtiques de la maladie d'Alzheimer) dès l'âge de 2 mois. Nous étudierons les effets de l'enrichissement à 3 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 160
Ouistitis et tamarins : 106
Macaques à longue queue : 136
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ 242
▲ -
Devenir
 16
 16
 16
 354

402 animaux non-humains vont être utilisés, dont 106 ouistitis et 136 macaques infectés par la tuberculose en souffrance modérée, et 160 souris en souffrance légère. Les primates sont exposés à la bactérie par aérosol sous anesthésie, puis suivis par imagerie, prélèvements sanguins et biopsies pulmonaires, tandis que les souris servent à mettre au point l'exposition par aérosol. Le porteur prévoit de tuer la plupart des animaux pour analyser leurs tissus, une partie des contrôles et des groupes traités étant réutilisée, retournée à l'élevage ou adoptée. Il affirme que seuls les primates non-humains reproduisent les formes de la maladie observées chez l'humain et présente le recours à la souris comme un moyen de ne pas augmenter le nombre de primates.

Objectifs

Ce projet a pour but de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques pour l’Homme chez le primate non-humain (PNH) infectés par la bactérie Mycobacterium tuberculosis (Mtb) responsable de la Tuberculose afin d’établir un traitement assurant une guérison durable, sans rechute. Il vise également à tester différentes stratégies vaccinales conférant une meilleure protection que le vaccin actuel (BCG, Bacille de Calmette et Guérin) contre les formes pulmonaires chez l’adulte.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme : Ce projet permettra d’implanter en France un modèle préclinique d’infection tuberculeuse chez le PNH reproductible et fiable pour l’évaluation de nouveaux traitements contre la tuberculose. Ce projet va permettre de tester l’efficacité de plusieurs traitements en court de développement par des groupes pharmaceutiques de façon accélérée (en quelques semaines). Il va permettre une sélection rapide des traitements prometteurs à tester ensuite en clinique. Nous espérons ainsi aider au développement de nouveaux traitements plus efficace que le celui de référence (combinaison de 4 antibiotiques administrés pendant 6 mois) notamment contre les souches résistantes aux antibiotiques. Le modèle préclinique permettra également de tester des nouvelles stratégies vaccinales, leur aptitude à induire une réponse immunitaire spécifique et à protéger d’un challenge infectieux. L’efficacité, en comparaison au vaccin déjà existant Bénéfices à long terme : Nous espérons identifier à posteriori des biomarqueurs prédictifs de l’efficacité d’un traitement/vaccin contre la tuberculose, en se basant sur les données accumulées lors des tests des différentes molécules chez le PNH Ce projet va nous permettre d’avoir un modèle d’infection tuberculose bien connus et maitrisé afin de réponse à d’autres besoins (question sur la physiopathologie de l’infection, test de molécules dans le cadre d’autre programme…)

Procédures

Les animaux seront exposés à une souche de mycobactérie par les voies respiratoires sous anesthésie générale qui durera au total 30 minutes (tous les animaux sauf les animaux contrôles). Les ouistitis et les macaques auront des séance d’imagerie non invasive sous anesthésie générale pendant 1h 2 fois par mois. Les ouistitis et les macaques auront des examens cliniques sous anesthésie générale 1 fois par semaine ou 1 fois toutes les 2 semaines, selon les besoins. Ils seront également pesés 1 fois par semaine (obligatoire pour les ouistiti) ou 1 fois toutes les 2 semaines (macaques). Les prélèvements sanguins, de fluides et tissulaires se feront sous anesthésie générale de 20 minutes chez le macaque et les prélèvements sanguin en vigile chez le ouistiti (durée de l’intervention 20 minutes maximum). Les volumes de sang prélevés seront réduits au minimum nécessaire (7.5% de la volémie sanguine totale/semaine maximum), 1 à 2 fois/semaine. Les macaques auront également des prélèvements de fluides au niveau du tractus respiratoire (lavages ou écouvillonnages) une semaine sur 2 à minima sous anesthésie générale de 20 minutes. Des prélèvements de muqueuses au niveau des organes cibles (ex : biopsies pulmonaire) pourront également être effectués chez le macaque, leur nombre sera de 4 maximum par animal au cours de toute l’étude, la taille de la biopsie sera de 1 à 2mm3, ces biopsies seront espacées au minimum de 2 semaines entre chaque site par site.

Impact sur les animaux

Les nuisances possibles chez les PNH infectés par Mtb sont la perte de poids, et les troubles respiratoires potentiellement induit par la progression de la maladie. Ces paramètres seront suivis grâce à des grilles de scoring qui permettent de définir le stade de la maladie à l’aide d’un système de note, afin d’évaluer et de limiter la souffrance. Tous les animaux seront surveillés quotidiennement et peser de façon hebdomadaire (ouistiti) ou bi-mensuelle (macaque) pour suivre de près la perte de poids. Les prélèvements sanguin ou tissulaire sur les macaques sont réalisées sous anesthésie générale, il est possible que les prélèvements tissulaires entrainent une légère inflammation/irritation, ce qui sera pris en charge sur l’avis du vétérinaire. Les ouistitis seront manipulés vigiles pour les examens, les prises de sang et traitements, ce qui pourrait induire un stress. Les sessions d’imagerie non invasive et les examens cliniques se feront sous anesthésie générales pour les ouistitis et les macaques. Les macaques seront hébergés en individuel contigu après infection, pour limiter le stress pendant cette période, l’hébergement sera contigu (conservation contact physique par le haut de la cage et sensoriel par la mise en place de plaques translucides entre les cages latérales, et cages face à face séparées d’environ 2m). Aucunes nuisances ne sont attendues chez la souris.

Devenir

Procédure 1 : Les animaux non infectés du groupe contrôle (n=4 animaux par espèce) seront gardés en vie avec avis du vétérinaire et pourront être utilisés dans la procédure 2 et 3 du projet ou inclus dans d’autres projets compatibles avec la procédure subie dans notre projet, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Procédure 2 : 2 groupes de 6 animaux traités par espèces pourront être gardés en vie à la fin de l’étude afin d’étudier les délais de rechute potentielle à la fin du traitement, en comparaison au traitement de référence, sur avis du vétérinaire. Procédure 3 : tous les animaux seront euthanasiés afin d'accéder au compartiments tissulaires et d'évaluer de façon approfondie la réponse immunitaire et l'efficacité thérapeutique des molécules testées. En effet les modèle de PNH présentent l’avantage de pouvoir accéder aux tissus, et donc de répondre à des questions, ce qui est impossible chez les patients. Ces analyses offrent la possibilité d’explorer et d’expliquer les mécanismes impliqués dans le succès d’un traitement Procédure 4 : tous les animaux seront euthanasiés après l’exposition bactérienne par voie aérosol afin de pouvoir prélever les organes cibles de la tuberculose (poumons) pour énumérer les bactéries les ayant atteint.

Remplacement

L’infection par la bactérie Mtb et les manifestations cliniques de la maladie sont complexes et mettent en jeu un grand nombre d’acteurs tissulaires, cellulaires et moléculaires qui sont présents uniquement dans un modèle in vivo de l’infection. Il n’existe pas, à ce jour, de modèle équivalent in vitro ou in silico.

Réduction

Dans chaque procédure le nombre d’animaux a été réduit au minimum tout en permettant d’obtenir des résultats robustes et fiables. Une formule mathématique prenant en compte les différents paramètres important est utilisée pour calculer la taille des groupes expérimentaux. Elle offre le meilleur ratio de probabilité de réussite dans la comparaison des groupes de petits échantillons.

Raffinement

Des protocoles d’analgésie ont été définis et validés par l’équipe vétérinaire afin de minimiser la douleur à chaque intervention et pour chaque espèce. Les hébergements en individuel sont limités au maximum, uniquement les macaques seront hébergés en individuel contigus uniquement après la phase d’infection. Cet hébergement individuel contigu permet des interactions sociales (conservation contact physique par le haut de la cage et sensoriel par la mise en place de plaques translucides entre les cages latérales, et cages face à face séparées d’environ 2m). L’enrichissement sera augmenté (distribution 2 fois par semaine d’enrichissements destructibles au lieu d’1). Les interventions par chirurgie mini-invasive, ciblant des organes et tissus préalablement identifiés par imagerie médicale seront privilégiées afin de raffiner les méthodes expérimentales employées et ainsi réduire la douleur postopératoire. Grâce à l’utilisation de différentes techniques d’endoscopie (bronchoscopie) les tissus cibles seront prélevés avec précision en un nombre réduit d’incisions. Les volumes de sang prélevés seront réduits au minimum nécessaire. En cas d’apparition de signes locaux suites aux prélèvements, un traitement symptomatique local pourra être instauré après examen par le vétérinaire. ( Pour les prélèvements des fluides bronchiques une attention sera portée aux animaux lors de ce geste. Un anesthésique local sera utilisé lors de l’intubation et les animaux seront étroitement surveillés jusqu’à leur réveil. Lors des séances d’imagerie in vivo, l’animal sera placé sur un matelas chauffant avec un maintien hydrique et ses constantes biologiques seront surveillées (température, saturation de l’oxygène, fréquence respiratoire, coloration des muqueuse). Chez le ouistiti la glycémie sera également surveillée. Si l’animal présente des signes cliniques (difficultés respiratoires, vomissement, tachycardie, arythmie, hypoglycémie) avant ou lors de la séance d’imagerie, la session sera interrompue. Le suivi des animaux et le signalement au vétérinaire s’effectuera suivant la grille d’évaluation des points limites présentés en annexe. Si l’animal montre des signes de douleur trop importante, un traitement symptomatique pourra être mis en place par le vétérinaire responsable. Si l’état général de l’animal ne s’améliore pas malgré la prise de mesure, alors l’euthanasie de l’animal sera envisagée.

Choix des espèces

Plusieurs modèles animaux sont utilisés pour étudier l’infection tuberculeuse mais aucun de ces modèles ne permet de reproduire les différents types d’évolutions de la maladie (latente et active) et les lésions anatomopathologiques caractéristiques observées chez l’Homme. Les PNH infectés par Mtb sont les seuls modèles qui développent différents types d’infections (active, chronique) et reproduisent les lésions observées chez l’Homme. Grace à sa petite taille, le ouistiti sera utilisé en priorité pour évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Le macaque permettra de caractériser les réponses immunitaires et la pharmacocinétique des molécules sélectionnées. Sur les conseils de nos collaborateurs, les souris seront utilisées pour le développement de l’exposition bactérienne par voie aérosol afin de ne pas augmenter le nombre de PNH utilisés. Nous n’avons pas d’autres alternatives car il n’existe pas de système in vitro pouvant mimer une respiration et estimer la relation : concentration de mycobactérie dans le nébuliseur/nombre de mycobactérie atteignant les poumons de l’animal. Les objectifs du projet sont de développer un modèle d’infection par la tuberculose proche de l’infection chez l’Homme puis d’étudier l’efficacité de nouveaux traitements et la protection par des candidats vaccins contre la mycobactérie tuberculeuse. Le système immunitaire et la réponse vaccinale évoluent en fonction du stade de développement et de l’âge des animaux. Les Thérapies et les candidats vaccins étudiés pourront faire l’objet d’essais cliniques chez l’adulte, il est donc nécessaire de réaliser ces études chez un animal adulte (système immunitaire « mature »). Ainsi tous lesanimaux entrant dans le projet seront adultes (250 à 500 grammes chez le ouistiti et environ 2,5 à 8 kg chez le macaque cynomolgus) : Suivant l’âge, la dominance et le sexe des animaux il y a de fortes variation du poids des animaux. Nous effectuons toujours une randomisation des animaux entre les différents groupes suivant leur poids afin de contrôler ce paramètre dans les études. Concernant les souris, des animaux adultes seront également utilisés (6 à 8 semaines), une répartition aléatoire des animaux sera effectuée pour constituer les différents groupes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Autres oiseaux : 90
Souffrances
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Devenir
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 90

90 cailles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère, pour créer cinq lignées transgéniques sur cinq ans. Le porteur étudie les forces mécaniques qui façonnent l'embryon de vertébré, en exploitant le développement externe de l'œuf de caille. Il juge un phénotype dommageable improbable mais prévoit de surveiller les générations F1 et F2, une perte de poids de 20 % constituant un point limite pouvant entraîner la mise à mort. Il affirme que l'étude d'embryons vivants est une "exigence absolue" et retient la caille pour sa petite taille et son cycle court.

Objectifs

L’objectif du projet est de comprendre comment signaux mécaniques et moléculaires interagissent pour permettre l’auto-organisation d’un embryon de vertébré. Pour ce faire nous proposons de créer plusieurs lignées de cailles transgénique exprimant des gènes rapporteurs de manière à étudier les processus qui sous-tendent le potentiel hautement régulé et auto-organisant de l’embryon de vertébré et le rôle de la mécanique dans ce contexte. En particulier, nous avons pour but de : 1. Sonder les propriétés mécaniques (viscosité, élasticité) de l’embryon précoce et identifier les processus cellulaires sous-jacents. 2. Perturber l’état mécanique des tissus embryonnaires et mesurer l’impact de ces perturbations sur l’expression génique et le destin cellulaire. 3. Dériver un modèle théorique et prédictif pour l’autorganisation de l’embryon et la régulation embryonnaire.

Bénéfices attendus

L’embryon de caille par son accessibilité et son développement externe, se prête remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques. Nous anticipons des bénéfices sur des concepts fondamentaux concernant la coopération entre signaux moléculaires et mécaniques qui sous-tendent l’auto-organisation des embryons d’amniotes (i.e. reptiles, oiseaux et mammifères, dont l’humain) qui ne sont pas atteignables chez d’autres espèces telles que la souris en raison du développement intra-utérin qui limite l’accessibilité de l’embryon. Notamment sur la manière les forces mécaniques modulent l’activité des facteurs de croissance par des processus de mécano-transduction et de rétroaction sur la génétique de manière auto-organisant. Au-delà de l’avancement de la connaissance du développement embryonnaire, ce projet aura des implications sur la compréhension des processus cancéreux et de régénération qui impliquent également forces mécaniques et redirection de destin cellulaire.

Procédures

Observation et manipulation des poussins (aspect, poids, taille, .....) pour l'évaluation de phénotype dommageable (quelques minutes, quotidiennement).

Impact sur les animaux

Ce projet implique la création de 5 lignées de cailles transgéniques en 5 ans. Les modifications génétiques proposées pour ces lignées ne sont pas susceptibles d’engendrer de phénotype dommageable et ne comportent, à priori, pas de risque pour les cailles impliquées dans ce projet. Cependant la survenue d’effet délétère est possible et sera surveillée pendant les générations F1 et F2, comme demandé dans le document de travail sur les animaux transgéniques complémentant la directive 2010/63/EU.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, car ils ne peuvent être ni réutilisés ni placés.

Remplacement

En raison de la nature des questions biologiques soulevées dans les études proposées, visant à comprendre les événements cellulaires et moléculaires qui sous-tendent la formation d’un embryon in vivo, l'utilisation d'embryons vivants est une exigence absolue et ne peut donc pas être remplacée par d'autres méthodes non-animales.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires pour la génération d’une ligné transgénique est : En génération F1 : 6 cailles transgéniques hétérozygotes. En génération F2 : 12 cailles transgéniques issus des croisements (F1xWT) qui seront menées jusqu’à éclosion dans le but d’obtenir 6 males qui seront croisés chacun avec 4 femelles sauvages. Une seule lignée montrant l’expression la plus forte sera gardée et utilisée pour la génération d’individus en génération F3. Les animaux F1 et F2 seront suivis pour vérifier que la modification génétqiue n’a pas créé de phénotype dommageable. Évènement hautement improbable mais possible. Si les animaux ne montrent aucun phénotype dommageable, la procédure est terminée, le simple l’élevage de caille génétiquement modifiées passé la génération F2 ne constituant pas une procédure en soi. Les cailles sont utilisées dans ce projet pour produire des œufs et des lignées transgéniques, et ne peuvent pas être réutilisées dans un autre objectif.

Raffinement

Comme Indiqué ci-dessus, l’apparition d’un phénotype dommageable n’est pas souhaitée et peu probable. Cependant et comme indiqué dans le document de travail sur les animaux transgéniques complémentant la directive 2010/63/EU, nous évaluerons l’apparition d’un phénotype dommageable chez les animaux génétiquement modifiés en évaluant : -L’apparence générale : la morphologie de l’animal sera évaluée. Par exemple, la présence de tous les membres, en bonne proportion, des yeux, du bec à l’éclosion. -La taille et la croissance des individus. Les animaux adultes (>8semaines) pèsent en moyenne 360g pour les femelles et 311 g pour les males. Un écart de poids de -20% serait indicateur de souffrance et constituerait un point limite. -Le plumage : Apparence anormale de la morphologie et de l’implantation des plumes, à distinguer des problèmes de picage. -Le comportement : la posture, l’activité et l’interaction avec l’environnement seront vérifiés, (ex. acquisition de la marche après éclosion, nourrissage et abreuvement normaux qui pourraient être évocateur de l’affaiblissement de l’animal). -La présence de signe clinique évidents indicateurs d’une souffrance (ex. boiterie) Un taux de mortalité anormal. Une évaluation jugée anormale de l’un de ces critères, par comparaison avec des animaux contrôles d’un même groupe, serait révélatrice d’un phénotype dommageable qui constituerait un point limite et entrainerait la mise à mort de l’animal et la fin de la procédure concernant cette lignée/insertion.

Choix des espèces

La caille japonaise (Coturnix japonica). Les embryons d’oiseaux par leur accessibilité et leur développement externe, se prêtent remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques contrairement aux mammifères dont le développement intra-utérin limite la réalisation de telles approches. Sa petite taille et son temps de génération très court font de la caille un modèle génétique idéal parmi les oiseaux. -La procédure d’injection de particule lentivirale s’effectue sur des œufs fécondés mais non incubés. A ce stade il est possible de cibler de manière efficace les cellules précurseurs des cellules reproductrices et donc d’obtenir une transmission germinale. -La procédure de génération de lignée (évaluation de la présence de phénotype dommageable) s’étend sur 2 générations de l’éclosion jusqu’à la transmission dans les cellules reproductrices.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1040
Souffrances
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Devenir
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 1040

1 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une greffe de lobes thymiques sous la capsule du rein par chirurgie, d'autres une irradiation létale suivie d'une reconstitution du système sanguin, et le projet emploie aussi des embryons et des nouveau-nés. Le porteur indique des douleurs et un stress dans les jours suivant la chirurgie, une anémie et un possible passage de bactéries après irradiation, avec une perte de poids attendue pendant deux semaines. Il affirme qu'aucun système in vitro ne peut remplacer l'étude d'un système immunitaire complexe et retient la souris pour sa proximité avec l'humain.

Objectifs

Le thymus produit en permanence des lymphocytes T qui sont essentiels à la protection contre les agents pathogènes de l'environnement. Cette fonction repose sur la génération d'un répertoire diversifié de récepteurs d'antigènes qui devront être sélectionnés pour éviter l'auto-reconnaissance (tolérance). Les premières cellules hématopoïétiques qui colonisent le thymus présentent une capacité unique à générer des cellules inductrices du tissu lymphoïde (LTi) et des cellules T invariantes qui, ensemble, sont nécessaires au développement normal de l'architecture thymique. La fonction thymique est assurée par un ensemble de sous-ensembles de cellules épithéliales qui fournissent les conditions nécessaires au développement et à la sélection des lymphocytes T. En effet, le déclin de la production de cellules T au cours du vieillissement ou dans certaines conditions pathologiques résulte de la perte de fonction de ces cellules épithéliales. Nos résultats récents et nos données préliminaires ont montré que, pendant la vie embryonnaire, les cellules T invariantes et les LTi proviennent d'une vague transitoire unique de progéniteurs. Cependant, à l'heure actuelle, le programme de développement de ces progéniteurs hématopoïétiques embryonnaires reste largement inconnu et le rôle des cellules T invariantes et des LTi thymiques dans l'établissement du système immunitaire adulte et dans le maintien de la tolérance n'a pas été caractérisé à ce jour. Identifier l'origine des cellules qui façonnent l'architecture thymique est essentiel pour comprendre la fonction thymique normal et, par conséquent, pour développer des stratégies visant à inverser l'involution thymique. Les objectifs de ce projet sont les suivants : 1. Identifier les événements moléculaires spécifiques qui se produisent dans le temps et l'espace au cours du développement embryonnaire et qui conduisent à la génération de LTi et de cellules T invariantes, 2. Caractériser le rôle de ces cellules dans la maturation des cellules épithéliales thymiques et 3. Étudier leur rôle dans l'établissement et le maintien de la tolérance périphérique et leur implication dans l'involution thymique.

Bénéfices attendus

Le projet vise à comprendre les aspects fondamentaux de la biologie du thymus et en particulier, les propriétés moléculaires et fonctionnelles des sous-ensembles lymphoïdes qui assurent le développement normal de l'architecture thymique. Les connaissances acquises auront des impacts majeurs sur la santé publique : a) Meilleure compréhension de la tolérance immunitaire b) Amélioration des réponses immunitaires c) En raison de leur rôle important dans l'intégrité et l'homéostasie des tissus, la compréhension des voies de développement menant à la génération des premières cellules lymphoïdes pourrait offrir de nouvelles stratégies pour contrer le remodelage tissulaire négatif dans les maladies inflammatoires chroniques. d) L'augmentation sans précédent de l'espérance de vie observée au cours du siècle dernier a des implications cruciales pour les politiques et pratiques sociales, économiques et sanitaires. L'un des principaux facteurs affectant la santé des personnes âgées est le déclin des réponses immunitaires lié à l'âge, qui contribue à une incidence plus élevée du cancer. L'involution du thymus est un facteur important contribuant au déclin immunitaire associé à l'âge. La lenteur de la récupération des lymphocytes T après une greffe de moelle osseuse ou d'autres immunodéficiences acquises revêt une importance majeure. Ceci est également important chez les patients ayant subi une greffe de moelle osseuse, où la lente récupération des cellules T est principalement attribuée à l'involution des cellules épithéliales thymiques après le conditionnement et la chimiothérapie. Dans ce projet, nous allons étudier les premières interactions entre les thymocytes et les cellules épithéliales qui pourraient avoir un impact sur la dynamique des compartiments épithéliaux thymiques tout au long de la vie.

Procédures

Il y a deux types de procédures prévues qui peuvent générer une souffrance modérée. Le premier est une greffe de lobes thymiques sur la capsule du rein qui implique une chirurgie (20-30 minutes) et l’autre ces les effets de l’irradiation létale (10 minutes) en vue de reconstitution du système hématopoïétique (intervention durant 1 heure et 2 heures). Les souris nouveau-nées seront injectées avec des précurseurs hématopoïétiques à jour 0 ou 1 et gardées pendant 8 semaines (l’injection de nouveau nés prends 3-5 secondes et les nouveau-nés sont rendus à la mère en une heure maximum). Les animaux adultes reconstitués avec des cellules hématopoïétiques, puis traités avec FTY720 et 80 avec PBS contrôle, ou traités avec des anticorps (5-10 secondes par intervention).

Impact sur les animaux

Les souris qui sont transplantées avec des lobes thymiques sous la capsule du rein sont soumises à une chirurgie et des douleurs et du stress sont attendues dans les deux ou trois jours qui suivent la chirurgie. L’irradiation létale pour une reconstitution du système hématopoïétique engendre une anémie post-transplantation.. L’irradiation affecte aussi l’épithélium du système digestif et un passage de bactéries dans la circulation est possible. Malgré ces traitements il y a une période de deux semaines post-irradiation où on peut s’attendre à voir des effets sur le comportement et perte de poids chez les souris.

Devenir

Tous les animaux ayant subi des greffes, des reconstitutions ou des traitements seront mis à mort à la fin de l’expérience car ne peuvent pas être réutilisés, replacés ou adoptés.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternatives de remplacement non-animales dans ce domaine. Le système immunitaire est hautement complexe et constitué de différents types cellulaires qui ensemble conditionnent l’état de santé ou de déficit immunitaire ou auto-immunité. Il n’y a donc aucun système in vitro qui puisse remplacer les expériences in vivo. Dans la même logique il faut donc effectuer des expériences dans des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour le projet est basé sur un minimum de 4 expériences par groupe avec 6 souris par expérience en chaque groupe. Dès que possible les organes prélevés chez les souris seront partagés entre différents chercheurs pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Les données seront analysées utilisant des tests T et ANOVA. Les mâles servant à générer les embryons et les souris nouveau-nées sont mutualisés entre les différentes procédures de ce projet voire d’autres projets quand cela est possible.

Raffinement

Les animaux soumis à des interventions chirurgicales seront surveillées trois fois par semaine, au minimum, des mesures d’analgésie seront aussi mises en place. Les souris seront hébergées dans des cages avec de l’enrichissement (igllos) et nous serons attentifs à toute amélioration possible des conditions d’hébergement. Les souris qui sont transplantées avec des lobes thymiques sous la capsule du rein sont soumises à une chirurgie et des douleurs et du stress sont attendues dans les deux ou trois jours qui suivent la chirurgie. Un traitement d’analgésie est prévu dans ces expériences. L’irradiation affecte aussi l’épithélium du système digestif et un passage de bactéries dans la circulation est possible. Un traitement antibiotique prévient l’effet néfaste de cette éventualité. Malgré ces traitements il y a une période de deux semaines post-irradiation où on peut s’attendre à voir des effets sur le comportement et perte de poids chez les souris. Elles seront donc surveillées de près pendant toute cette période et les souris atteignant les points limites définis seront mises à mort.

Choix des espèces

La souris comporte tous les composants-clés du système immunitaire inné et acquis, et de ce fait est un bon modèle pour l'étude des réponses immunitaires chez les mammifères. Le fonctionnement et les molécules du système immunitaire des souris sont bien caractérisés et largement comparables au système immunitaire humain. En conséquence, les résultats expérimentaux sont très probablement transférables aux humains. De plus, il existe un grand nombre de lignées de souris mutantes, knockout et transgéniques, qui permettent des études mécanistiques approfondies. En outre, les pathologies intestinales et la régulation homéostatique du nombre de cellules présentes chez les souris sont bien décrites. Les résultats des expériences que nous programmons fourniront des pistes importantes quant à la fonction des lymphocytes dans l’établissement du système immunitaire. Les souris seront des souris adultes de 6 à 8 semaines ; nous utiliserons des embryons de souris entre les jours 13 et les jours 18, seconde moitié de la gestation ; nous utiliserons aussi des nouveau-nés. L’étude des embryons et nouveau-nés est nécessaire pour comprendre les mécanismes qui gèrent l’établissement du système immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Cochons : 504
Souffrances
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Devenir
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 504
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504 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis maintenus en vie et réintégrés au cycle de production de l'élevage. Truies et porcelets subissent des prélèvements sanguins sur animaux vigiles, et une partie des porcelets est isolée en loge individuelle pendant 72 heures pour des tests de choix alimentaire, ce que le porteur reconnaît source de stress. Le projet vise à évaluer si une odeur associée à un enrichissement pendant la gestation améliore le "bien-être" des truies et de leur descendance en élevage conventionnel. Le porteur affirme que l'espèce porcine, cible du projet, ne peut être remplacée, et met en avant un partenaire privé spécialisé dans les arômes pour "animaux de rente".

Objectifs

Le projet vise à évaluer des stratégies d'enrichissement du milieu à base d'odeurs. Les objectifs du projet sont : 1/ d'évaluer l’impact d’une exposition gestationnelle à une odeur couplée à un contexte positif (accès à une salle enrichie) pour les truies sur la santé et le bien-être des truies ainsi que de leurs porcelets lorsqu’ils sont réexposés à cette odeur au sevrage, 2/ de rechercher des marqueurs épigénétiques à long terme de l’expérience prénatale dans les cellules sanguines immunitaires.

Bénéfices attendus

L'élevage conventionnel porcin est caractérisé par des environnements pauvres et monotones, et offrant peu de stimulations sensorielles aux animaux, ce qui peut engendrer un sentiment d'ennui et de frustation et avoir des effets délétères sur le bien-être. Ce projet, qui fédère des unités autour de compétences multidisciplinaires (éthologie, épigénétique, immunité), apportera une preuve de concept et des connaissances scientifiques sur l’efficacité d’une stratégie à base d’odeurs associées à un enrichissement du milieu pour l’amélioration de la santé mentale et physique de porcelets en agissant sur l’environnement maternel. Sur le plus long terme, cette preuve de concept pourrait permettre d'envisager le développement de stratégies d'enrichissement peu onéreuses et faciles à implémenter via l'odorsiation de l'aliment ou de l'air dans des systèmes qui offrent parfois peu d'opportunité d'aménagement. Cela sera rendu possible notamment par l’implication d’un partenaire privé spécialisé dans la formulation d'actifs aromatiques à destination des animaux de rente.

Procédures

Une partie des animaux (truies et porcelets) sera soumis à des prélèvements sanguins sur animaux vigiles, à raison de 2 prélèvements par animal sur la durée totale du projet, d'une durée inférieure à 2 minute chacun. Une partie des porcelets seront soumis individuellement à un test de choix alimentaire pendant 72h, à partir de 10 jours après le sevrage (i.e. jour de changement d'aliment). Lors de ces tests, les porcelets seront logés dans des loges individuelles ce qui est susceptible d'engendrer un état de stress lié à l'isolement.

Impact sur les animaux

Une partie des animaux (truies et porcelets) sera soumis à des prises de sang qui peuvent être source de stress. Néanmoins, les prélèvements de sang dureront toujours moins de 2 minutes, et induiront donc une réponse de stress de courte durée. Sur le plus long terme, les faibles volumes de sang prélevés n'induiront pas de risque d'anémie. Pour les truies allaitantes, des prises de sang à la veine mammaire seront privilégiés dès que possible car elles sont plus faciles à réaliser et ne nécessitent pas de contention. Les porcelets sevrés seront soumis à des tests alimentaires de 72h réalisés en loge individuelle et qui seront donc susceptibles de générer une légère angoisse liée à l'isolement social. Néanmoins, pendant ces tests, les porcelets auront possiblité d'avoir des contacts visuels et olfactifs avec leurs voisins de loge, ce qui devrait minimiser le stress. Des matériaux (sac de jute ou corde suspendue) seront également ajoutés dans les loges afin de complexifier l'environnement et de stimuler l'animal. Enfin, un suivi régulier des animaux permettra de repérer les animaux stressés ou mauvais état de santé.

Devenir

Les animaux seront maintenus en vie et seront inclus dans le cycle classique de production de l'élevage, conformément aux pratiques habituelles de l'élevage expérimental.

Remplacement

Le projet concerne spécifiquement l'espèce porcine. Son utilisation ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Nous avons réduit les effectifs de truies soumises aux prélèvements sanguins au minimum de manière à s'assurer de pouvoir traiter les données avec des statistiques paramétriques (9 truies par répétition et par lot expérimental, soit 18 truies par lot expérimental au total). Pour décrire les effets des traitements prénataux sur les paramètres sanguins liés à la santé et à l'immunité de la descendance, nous avons choisi de ne prélever que 1 mâle et 1 femelle par portée.

Raffinement

L'objectif de ce projet est de comparer des traitements (accès à un milieu multisensoriel enrichi et stimulant vs maintien dans un milieu standard sans stimulation) susceptibles de générer des états émotionnels contrastés chez les truies gestantes, et d'étudier les effets de ces traitements maternels sur les réponses comportementales et immunitaires de leur descendance, ainsi que les mécanismes épigénétiques associés. Le projet ne génère donc pas de souffrance animale, et propose au contraire à la moitié des animaux des améliorations au milieu de vie standard habituellement proposé aux truies en élevage conventionnel (groupe témoin), et donc une potentielle amélioration de l'état émotionnel de ces animaux. Le fait de limiter les mesures aux cellules immunitaires sanguines, et donc de réaliser les mesures immunitaires sans avoir à abattre les animaux pour collecter les cellules dans d'autres organes lymphoides est également une forme de rafinement du protocole, qui permet de maintenir en vie tous les animaux utilisés dans le projet. Enfin, nous avons choisi de limiter le nomnre de prises de sang à 2 sur les mères et lse porcelets, avant un intervalle de plusiurs jours entre 2 prélèvements et la définition de points limite (e.g. définition d'un temps maximal de contention) pour limiter le nombre d'évènements stressants pour les animaux expérimentaux.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le porc qui est l'espèce cible du projet, avec des perspectives d'application à la filière porcine. En effet, le projet pourrait possiblement conduire au développement de stratégies d'enrichissement du milieu à base d'odeurs dans les élevages conventionnels. De plus, le projet pourrait aboutir à l'identification de nouveaux indicateurs précoces de bien-être et de santé dans cette espèce. Il est impossible de remplacer l'approche sur les animaux vivants par une approche in vitro ou in silico puisque nous étudions ici les sorties comportementales, et leur lien avec des paramètres immunitaires ou des mécanismes épigénétiques. Nous réaliserons des mesures sur des truies gestantes puis sur leurs porcelets après la naissance car le protocole repose sur le développement d'apprentissages olfactifs in utero, en association avec un renforcement positif lié à l'état de bien-être procuré aux mères par l'enrichissement sensoriel de leur environnement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 176
Souffrances
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Devenir
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176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère, par exposition chronique à des particules de sols volcaniques. Le porteur prévoit une mise à mort par décapitation sans anesthésie, expliquant que les anesthésiques et gaz d'euthanasie contiennent des métaux qui fausseraient ses analyses chimiques et isotopiques. Il reconnaît lui-même qu'une anesthésie serait "souhaitable" pour limiter la souffrance mais l'écarte pour préserver ses mesures. Il n'attend aucun effet indésirable notable en s'appuyant sur des études antérieures, et juge que seule une approche in vivo permet de quantifier la toxicité à l'échelle de l'organisme.

Objectifs

Majoritairement présents dans les pays en développement, les sols volcaniques représentent un réel danger pour la santé humaine. Une exposition prolongée pourrait favoriser le développement de certains cancers et autres dysfonctionnements physiologiques majeurs. Malgré ces dangers alarmants, les paramètres et les mécanismes de toxicité demeurent à ce jour mal connus, ne permettant pas de développer des actions durables pour préserver la santé humaine en domaine volcanique. En s’appuyant sur une recherche transdisciplinaire et co-construite avec des partenaires du LMV et du iGReD, mon objectif est d'étudier les risques liés à l’exposition chronique aux sols volcaniques. Ce projet est divisé en trois axes transversaux : -1. Caractériser les propriétés physico-chimiques des sols volcaniques afin d’évaluer leur degré de toxicité. -2. Comprendre les mécanismes d’actions induits à l’échelle de l’organisme. Cet axe sera basé sur un modèle expérimental murin couplé à des analyses chimiques, biochimiques et histologiques de pointe. Ces expériences sont fondamentales pour mieux cerner les fonctions biologiques les plus sujettes à la toxicité des particules volcaniques pouvant par la suite prédisposer à l’émergence de maladies en contexte volcanique comme les maladies repspiratoires, cardiovasculaires et hépatiques. -3. Quantifier les dérèglements du métallome (concentrations et isotopie des métaux) à l’échelle de l’organisme induits par l’exposition chronique aux sols volcaniques et développer de nouveaux biomarqueurs isotopiques. Ces nouveaux outils de diagnostic auront pour but de détecter et ainsi prévenir l’apparition des maladies associées au risque volcanique comme les pathologies hépatiques.

Bénéfices attendus

Toutes les données chimiques et isotopiques obtenues dans un premier temps sur les échantillons de sols volcaniques constitueront en premier lieu une base de données complète qui permettra d’identifier les sols les plus nocifs. A long-terme, cela permettra de concevoir une carte détaillée de l’aléa sanitaire d’origine volcanique. En parallèle, l'ensemble des données chimiques, biochimiques et histologiques obtenues sur les organes et fluides biologiques collectés uniquement aprés la mise à mort des souris, permettra d'identifier les fonctions biologiques et les mécanismes d'actions les plus sujets à cette toxicité volcanique et ce, à l'échelle de tout l'organisme. Les analyses isotopiques permettront quant à elles de développer de nouveaux biomarqueurs de diagnostic spécifiques à chaque réservoir dans le but de prévenir l'émergence de maladies associées à ce risque volcanique encore mal connu.

Procédures

Excepté la mise à mort par décapitation en fin de procédure expérimentale, les animaux ne subiront aucunes interventions comme des procédures chirurgicales invasives. Dans cette étude, nous préconisons une euthanisie par décapitation plutôt qu'une anesthésie par une surcharge d’agent chimique ou par asphyxie suivie d’une dislocation cervicale qui, nous sommes conscients, serait néanmoins souhaitable afin de limiter la souffrance animale. Néanmoins, comme énoncé précédemment (section 3.3.3), les anesthésiants chimiques (ex: le pentobarbital) et les gaz inhalés (ex: isoflurane, CO2), couramment utilisés pour euthanasier les souris peuvent contenir des quantités élevées de métaux qui peuvent biaiser de manière significative les résultats chimiques et isotopiques réalisés dans cette étude. La décapitation est donc la technique alternative la plus appropriée au regard de son effet minimal de contamination chimique.

Impact sur les animaux

Au vu des études précédentes ayant fait appel à des protocoles expérimentaux relativement similaires et n'ayant reportés aucun symptômes de souffrance ou de stress, aucune nuisance ou effets indésirables significatifs ne sont attendus sur les animaux. Pour chaque expèrience, un suivi journalier sera néanmoins mis en place pour surveiller l'état sanitaire des souris. En détail, cela se concretisera par l'établissement et le respect de points limites reposant sur le suivi quotidien du poids et du suivi alimentiare ainsi qu'une analyse de signes cliniques indicatifs d'un état de souffrance et/ou de stress tels que les yeux plissés, un pelage de mauvaise qualité (critére: apparence), des cris ou des comportements anormaux comme l'isolation, le looping ou le tournoiement (critères: Comportements et mouvements).

Devenir

A l'issu de chaque procédure expérimentale, l'ensemble des animaux pour lesquels des analyses chimiques, isotopiques et biochimiques sont envisagées, seront mis à mort par décapitation. Comme détaillé précédemment, les anesthésiants chimiques (ex: le pentobarbital) et les gaz inhalés (ex: isoflurane, CO2), couramment utilisés pour euthanasier les souris peuvent contenir des quantités élevées de métaux qui peuvent biaiser de manière significative les résultats chimiques et isotopiques réalisés dans cette étude. La décapitation est donc la technique alternative la plus appropriée au regard de son effet minimal de contamination chimique . L'euthanasie par décapitation sera également employée sur les souris ayant fait l'objet d'une exclusion de la procédure scientifique suite à l'atteinte d'un point limite. Cela nous permettra de collecter et d'analyser les organes de souris soumises à un stress physiologique anormal voir excessif (en cas d'atteinte de point limite) et de comparer les résultats obtenus avec des souris saines et/ou exposées aux particules volcaniques sans atteintes de points limites. A l'inverse, toutes les souris femelles et surplus de mâles néonatales issues des portées exposées et non exposées aux particules volcaniques, et par conséquent non inclus dans les procédures expérimentales, seront euthanasiées via une anesthésie par surcharge d’agent chimique ou par asphyxie suivie d’une dislocation cervicale pour limiter leur souffrance (cas où les organes ne sont pas analysés). Les souris femelles adultes utilisées pour les tests de reproduction, n’ayant à aucun moment été en contact avec les particules volcaniques, seront quant à elles recyclées dans l’animalerie pour une utilisation future (ex: lot contrôle lors d'une prochaine procédure) et/ou dans l’optique de maintenir une cohorte stable de souris isotonique C57BL/6 au sein de l’équipe.

Remplacement

Ce projet a été réfléchi et construit dans l'entier respect de la règle des 3Rs. Au vu de l'intéret scientifique de ce projet visant à mieux comprendre le risque induit par une exposition chronique aux particules volcaniques et ce, à l'échelle de l'orgnisme, seule une approche in-vivo sur modèle souris s'avère adéquate. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative pour quantifier les effets néfastes induits à l'ensemble de l'organisme par une exposition chronique aux particules volcaniques et seul le modèle vivant intégré permet une compréhension et une quantifiaction intégrale du problème.

Réduction

Bien que le remplacement ne soit pas possible, ce projet à néanmoins été pensé dans une logique de réduction du nombre d'animaux. Pour cela, le nombre d'animaux utilisés dans ce projet a été minimisé et calculé de façon à obtenir des données statistiquement fiables. Toutes les données obtenues dans ce projet feront l'objet d'analyses statistiques de types non-paramétriques (exemple: ANOVA ou MAnn-Whitney U test) visant à contraindre l'impact des particules volcaniques sur la santé

Raffinement

Le stress tout comme la souffrance pouvant affecter l'homéostasie et le métabolisme des métaux et ainsi biaiser nos résultats, il est primordial d'éviter toutes sortes de souffrance des animaux. Pour cela, nous adopterons un raffinement adapté reposant sur un hébergement et une surveillance quotidienne des animaux ainsi que sur l'élaboration de protocoles optimisant le bien-être animal. Cela reposera également sur un enrichissement (exemple: tunnel en carton, appareil de nidification) des cages et un maintien de plusieurs animaux par cage pour maintenir l'interaction sociale. La taille des cages sera également adaptées au nombre de souris (i.e., 3 souris par cage de 300cm2 maximum) afin de respecter la législation.

Choix des espèces

Les fonctions biologiques tout comme le métabolisme des métaux chez l'homme sont conservés chez la souris qui de fait, font de cette espèce un modèle animal entièrement adapté pour conduire notre étude. Par ailleurs, la souris reste un modèle simple d'utilisation avec des besoins d'hébergement et d'entretien faciles à subvenir. Le modèle murin est par ailleurs un modèle déjà utilisé dans ce cadre d'étude ce qui nous permettra de comparer les résulats obtenus dans ce projet avec les résultats bibliographiques antèrieurs. Afin de définir la population la plus vulnérable, l'exposition aux particules volcaniques sera faite sur des souris d'âges variables à différents stade de croissance allant de la phase néonatale à celle de l'age adulte. Pour cela nous envisageons de tester: 1/ Une exposition néonatale qui sera réalisée de la naissance jusqu'à différentes périodes de temps à savoir 20 jours (sevrage) (groupe 1), 5 semaines (groupe 2) et 10 semaines (groupe 3). Par groupe, nous travaillerons sur 1 portées exposée auquel sera ajouté 1 portée non exposée pour le groupe controle. Avec en moyenne 6 bébés par portée de femelle C57BL/6, cela fera 24 petits issus de mères non exposées par groupe soit au total 28 souris mobilisées (24 bébés + 4 femmelles adultes) pour les 5 ans. 2/ Une exposition sur des souris adultes âgées de 5mois sur des periodes de temps de un et deux mois. Pour chaque exposition, 12 souris mâles C57BL/6 seront répartis en 2 groupes (exposé et non exposé) soit 6 animaux par groupe répartis dans deux cages distinctes (3 souris par cage). Cela représentera donc 24 souris au total sur les 5ans. Pour chaque expérience, des tests de reproduction seront également réalisés. Pour les expositions néonatales, trois souris de sexe masculin par groupe seront mises en accouplement avec des souris femelles C57BL/6 matures sexuellement ce qui mobilisera 12 souris femelles supplémentaires. Pour les expositions réalisées à l'age adulte, toutes les souris seront mises en accouplement soit 24 souris femelles supplémentaires. A noter que l'accouplement se fera dans des cages individuelles dépourvues de particules volcanqiues. Les souris femelles C57BL/6 ne seront ainsi jamais exposés à quelconque risque volcanique. L'ensemble de ces expériences (adulte et néonatale) seront dupliquées deux fois pour assurer la fiabilité des résultats. Au total, ces expériences nécessiteront l'utilisation de 176 souris sur l'ensemble des 5 années ce de projet.