Procédures légères

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  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 12720
Souffrances
▲ -
▲ 5700
▲ 7020
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12720

12 720 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 7 020 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un infarctus est provoqué chirurgicalement sur le cœur, suivi de biopsies et de six prises d'image par animal sous anesthésie, le porteur annonçant une baisse d'activité ou d'appétit après l'opération. L'espoir de stratégies pour régénérer les tissus humains est renvoyé au long terme, l'objet immédiat étant d'identifier les séquences d'ADN qui activent la régénération du cœur du poisson, une partie des animaux étant aussi utilisée pour la formation de personnels. Le porteur affirme que les cultures de cellules et les modèles informatiques ne reproduisent pas ce qui se passe dans un cœur vivant, et justifie l'effectif par des stratégies d'accouplement calculées d'après des expériences antérieures, sans donner de chiffre.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment certains tissus peuvent se régénérer après une lésion chez le poisson zèbre. Ce petit poisson est utilisé comme modèle scientifique car il possède une capacité naturelle à reconstruire des organes endommagés, comme la nageoire ou le cœur. Pour atteindre cet objectif, les approches suivantes seront adaptées : 1. Identifier les séquences d'ADN responsables de l'activation des programmes de régénération cardiaque. 2. Évaluer l’impact de l’inhibition pharmacologique ou de la délétion génique de ces éléments sur la régénération cardiaque. En étudiant ces mécanismes, nous espérons identifier des processus biologiques communs qui pourraient, à long terme, aider la recherche médicale à développer de nouvelles stratégies pour favoriser la régénération des tissus chez l’être humain, par exemple après un accident ou une maladie.

Bénéfices attendus

Le poisson zèbre permet d’étudier comment le cœur peut se réparer après un infarctus. En comprenant comment les gènes s’activent pour régénérer le cœur chez le poisson, nous pourrons mieux comprendre pourquoi le cœur humain a plus de difficultés à se réparer. Ces connaissances pourraient ensuite aider à développer de nouvelles stratégies pour améliorer la récupération du cœur après une attaque cardiaque.

Procédures

Biopsie: réalisée une seule fois sous anesthésie générale et analgésie, durée

Impact sur les animaux

LLes effets indésirables prévus sur les animaux : • Biopsie: sous anesthésie générale et analgésique peut induire une gêne très brève de quelques secondes. • Chirurgie cardiaque : sous anesthésie générale et analgésique peut induire une douleur modérée de courte durée après l’infarctus expérimental, pouvant s’accompagner d’une baisse d’activité ou d’appétit. •Imagerie : réalisée sur animaux anesthésiés, 6 photos par animal, chaque photo prenant environ 1 minute.

Devenir

L'ensemble des poissons de ce projet seront mis à mort à la fin de ce projet car l’ensemble des analyses auront été́ réalisées soit au court des procédures soit seront réalisées en post mortem.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation d'animaux est nécessaire pour comprendre comment le cœur peut se réparer naturellement après une blessure. Ce phénomène de régénération implique des mécanismes très complexes qui concernent l’ensemble du corps, comme la circulation du sang, les réactions du système immunitaire ou encore les échanges entre différents types de tissus. Aujourd’hui, les expériences sur des cellules cultivées en laboratoire ou des modèles informatiques ne permettent pas de reproduire avec précision ce qui se passe dans un cœur vivant. Le poisson zèbre, un petit poisson dont le cœur a une grande capacité naturelle de régénération, est utilisé dans ce projet. Il constitue un modèle reconnu et précieux pour mieux comprendre les mécanismes qui pourraient un jour aider à réparer un cœur humain malade.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien ce projet et effectuer les tests statistiques nécessaires à l'analyses des données.

Raffinement

Les poissons utilisés dans ce projet sont élevés dans de bonnes conditions (eau propre, température adaptée, éclairage approprié) et leur comportement est observé chaque jour. Toutes les interventions sont réalisées avec le plus grand soin et sous anesthésie, avec des traitements pour limiter la douleur. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont appliqués afin de réduire au maximum tout inconfort pour les animaux. Après chaque intervention, les poissons sont surveillés et, si leur état se dégrade, une mise à mort sans douleur est pratiquée immédiatement.

Choix des espèces

Le poisson zèbre (zebrafish) est un animal largement utilisé en recherche biomédicale car il partage environ 70 % de son génome avec l’être humain, et son système cardiovasculaire fonctionne de manière très similaire au nôtre. Pendant le développement, ses embryons se forment à l’extérieur de la mère et sont transparents, ce qui permet d’observer en détail la formation du cœur et des vaisseaux, sans chirurgie ni extraction. Notre étude se fera chez l’adulte, ce poisson possède une capacité remarquable de régénération : il peut réparer entièrement une partie de son cœur après une blessure. Cette aptitude exceptionnelle en fait un modèle idéal pour étudier la régénération des organes et mieux comprendre les mécanismes qui pourraient un jour inspirer la médecine humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 630
Rats : 330
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 390
▲ 450
Devenir
 -
 -
 -
 960

Le nerf sciatique est lésé chirurgicalement pour installer une douleur mécanique persistante que le porteur reconnaît ne pas pouvoir soulager par des analgésiques sans compromettre ses objectifs. 960 souris et rats vont être utilisés, par groupes d'au plus quinze, tous tués pour que leur système nerveux central soit prélevé, dont 450 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Après l'opération, les animaux se déplacent difficilement pendant deux à trois jours. L'objet est de cartographier les circuits reliant la perception de la douleur au contrôle du mouvement, et le porteur situe l'enjeu dans une douleur chronique qui touche 20 à 30 % de la population humaine, sans avancer de retombée clinique plus précise.

Objectifs

La douleur chronique peut résulter d’une inflammation persistante ou d’une lésion du système nerveux, impliquant des mécanismes périphériques et/ou centraux. Elle constitue un problème majeur de santé publique, affectant environ 20 à 30 % de la population mondiale. De plus, elle s’accompagne très fréquemment d’un risque accru de développement de troubles moteurs, ce qui représente un enjeu majeur en santé publique. Les mécanismes neuronaux sous-jacents à cette comorbidité douleur–troubles moteurs restent encore largement inconnus, d’où la nécessité d’études précliniques approfondies. De nombreuses recherches se sont concentrées sur changements induits par la douleur dans les neurones de la moelle épinière, mais peu d'attention a été accordée aux composantes cérébrales. Pourtant les mêmes régions du cerveau et les mêmes composants neurochimies sont impliquées dans le mouvement et la perception de la douleur. Le but de ce projet est de caractériser les circuits neuronaux impliqués dans la perception de la douleur et le contrôle du mouvement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de cette étude concernent la caractérisation d'un circuit impliqué dans la douleur et les troubles moteurs associés, qui peut être traité et surveillé par des techniques non invasives telles que la stimulation magnétique transcrânienne. À court terme, ce projet chez la souris et le rat est mené parallèlement à une étude chez l’humain utilisant la stimulation magnétique transcrânienne. Dès que les expériences sur les rongeurs apportent des réponses sur l'anatomie et la fonctionnalité du circuit d'intérêt, il sera possible d’adapter les protocoles de stimulation chez l'homme de manière plus fine et plus sûre. L'objectif final de ce projet est donc de caractériser les circuits responsables de l’effet de la stimulation magnétique transcrânienne chez les rongeurs, afin d’améliorer cette technique pour le traitement de la douleur chez l’humain. L’innovation réside dans le ciblage de circuits ou de systèmes de médiateurs chimiques intervenant simultanément dans ces pathologies douloureuses et leurs comorbidités motrices. Ces douleurs comprennent non seulement une composante sensorielle, mais aussi émotionnelle et cognitive, qui peuvent entraîner le développement de pathologies graves lorsqu’elles persistent. La sensibilisation à la douleur provoque ainsi une dégradation générale de la qualité de vie et un coût économique important (arrêts de travail, consultations médicales, prise en charge complexe des patients). Notre projet vise à décrire les mécanismes précis de ces interactions dans les régions corticales et le locus coeruleus, voie de sortie qui régule la transmission sensorielle dans et vers la moelle épinière. Ce sont ces mécanismes, partiellement communs aux douleurs et aux troubles psychomoteurs associés, qui seront la cible de traitements tels que la stimulation magnétique transcrânienne.

Procédures

Un premier ensemble d’animaux sera utilisé pour des études visant à décrire l’organisation et le fonctionnement général des circuits nerveux impliqués. Les animaux recevront des injections ciblées (d’une durée d’environ 30 minutes par animal), puis seront euthanasiés dans les 30 à 60 minutes suivantes afin de réaliser des analyses sur des tissus cérébraux. Un deuxième ensemble d’animaux sera consacré à l’étude de situations de douleur persistante. Après l’induction de la douleur (durée 10 à 20 minutes), les animaux feront l’objet d’une évaluation comportementale (10 à 30 minutes), suivie de mesures réalisées sous anesthésie générale (2-4 heures). Un troisième ensemble suivra un protocole similaire, avec une intervention supplémentaire préalable visant à moduler l’activité d’une structure cérébrale impliquée dans la régulation de la douleur et du mouvement. Cette manipulation permettra d’analyser les effets de cette modulation sur les réponses observées chez les animaux dans la demi-heure à l’heure suivante. Enfin, un dernier ensemble d’animaux sera utilisé pour étudier les effets de cette modulation sur l’activité du système nerveux au niveau de la moelle épinière, après réalisation des procédures prévues (durée de 1 a 4 heures selon la procédure).

Impact sur les animaux

Le modèle de douleur neuropathique par lésion du nerf sciatique est particulièrement adapté à ce projet, car il induit une allodynie mécanique persistante, caractéristique des douleurs neuropathiques chroniques. Ce modèle est classé en sévérité sévère, en raison de la douleur persistante induite, qui ne peut être soulagée par des traitements analgésiques sans compromettre les objectifs scientifiques du projet. À la suite de la chirurgie, une altération transitoire des déplacements des animaux peut être observée. Cette difficulté est attendue et disparaît généralement dans un délai de 48 à 72 heures après l’intervention. Les effets indésirables potentiels associés à ce modèle sont les suivants : 1) une douleur liée à l’acte chirurgical et à la phase de récupération post-opératoire immédiate, prise en charge par une analgésie adaptée ; 2) un risque infectieux associé à la chirurgie, limité par le respect strict des règles d’asepsie et une surveillance quotidienne des animaux ; 3) un risque de perte de poids et d’hypothermie consécutif à l’intervention chirurgicale, faisant l’objet d’un suivi régulier et de mesures correctives si nécessaire..

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque intervention expérimentale. Leur système nerveux central sera prélevé et utilisé pour l’une des études suivantes, en lien avec les objectifs scientifiques du projet : – des études anatomiques visant à caractériser les connexions entre les zones d’intérêt ; – des analyses de l’activité neuronale des zones d’intérêt ; – des contrôles histologiques permettant de vérifier les sites d’enregistrement électrophysiologique ou de stimulation électrique.

Remplacement

La souris et le rat sont les espèces de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations très facilement transposables à l'homme. L’utilisation combinée de rats et de souris dans nos protocoles se justifie par les différences anatomiques et fonctionnelles existant entre ces deux espèces, notamment au niveau des régions corticales d’intérêt. Cette approche comparative permet une meilleure compréhension de l’organisation et du rôle fonctionnel de ces structures chez l’humain, en particulier dans le cadre des troubles moteurs associés à la douleur. Pour vérifier et valider le concept du projet dans des approches plus intégrées, il est nécessaire d’utiliser des approches ex vivo et in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement. Le recours au modèle animal est indispensable aucun modèle in vitro (cellules ou tissus) ne peut reproduire les conditions des pathologies étudiées

Réduction

Dans cette étude, la réduction du nombre d’animaux est prise en compte tout en conservant une signification scientifique statistique (hétérogénéité inter-individuelle), le nombre des animaux utilisées dans chacun des groupes expérimentaux ne dépassera pas ainsi 15 animaux par condition expérimentale. Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e. mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés

Raffinement

Tous les protocoles sont optimisés afin de réduire au maximum le stress et la douleur des animaux. Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie gazeuse, conformément aux procédures décrites. Les animaux sont surveillés quotidiennement par l’expérimentateur, avec une attention renforcée après les interventions chirurgicales et jusqu’à la fin de l’expérimentation. Cette surveillance inclut notamment la réhydratation, le maintien de la température corporelle et la mise en place de soins vétérinaires si nécessaire. Les animaux naissent dans l’animalerie de l’établissement, qui bénéficie d’un haut statut sanitaire. Ils sont hébergés en cages collectives sur racks ventilés, équipées d’une litière permettant l’expression de comportements naturels de fouissage, ainsi que d’un enrichissement environnemental composé de nids végétaux et de tubes en carton favorisant le jeu et le comportement de rongement. Leur bien-être est contrôlé par la cellule dédiée au bien-être animal de l’animalerie. Les soins et la surveillance quotidienne sont assurés par un personnel qualifié et expérimenté, avec une vigilance particulière lors des phases de récupération suivant les procédures invasives. Des points limites sont définis pour chaque intervention afin de prévenir toute souffrance inutile. Des mesures précoces et spécifiques sont mises en place en cas d’apparition de signes de souffrance ou d’altération de l’état général. En l’absence d’amélioration malgré ces mesures, une euthanasie est réalisée afin d’interrompre toute souffrance. Dans toutes les procédures où cela est possible, des mesures analgésiques appropriées sont appliquées. Pour les procédures ne permettant pas l’administration d’analgésiques, une surveillance renforcée est assurée et les points limites définis garantissent une prise en charge rapide de la douleur.

Choix des espèces

La souris et le rat adultes sont les espèces choisies pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L’organisation du système nerveux central de ces deux espèces présente de fortes similitudes avec celle de l’homme, ce qui permet d’extrapoler les résultats obtenus afin de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et comportementaux. Les propriétés neuroanatomiques et physiologiques de la souris et du rat sont comparables à celles d’autres mammifères, dont l’être humain, rendant les enseignements tirés de leur étude largement transférables. L’utilisation conjointe de ces deux modèles est essentielle, car certaines différences anatomiques et fonctionnelles permettent d’explorer de manière complémentaire les circuits neuronaux d’intérêt. La souris est particulièrement adaptée aux études optogénétiques et à la possibilité de cibler précisément des populations neuronales spécifiques. Le rat, quant à lui, est souvent privilégié pour certains enregistrements moteurs périphériques, sa taille plus importante facilitant l’accès et la manipulation des structures nerveuses. Ainsi, la combinaison des deux espèces offre une approche plus complète et robuste pour l’étude du système nerveux.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Poissons zèbres : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 900
▲ 900
▲ -
Devenir
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 -
 -
 1800

Une lignée est créée porteuse d'une mutation du collagène qui provoque une myopathie dégénérative, avec des difficultés à se déplacer ou à respirer. 1 800 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 900 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une biopsie de nageoire et un isolement de sept à dix jours le temps du génotypage, que le porteur reconnaît stressant, pour que les différences de structure du muscle soient observées de la naissance à un an. Aucun ne sortira vivant du laboratoire, le porteur indiquant que l'adoption d'animaux génétiquement modifiés est interdite par la loi.

Objectifs

Les myopathies dégénératives sont des maladies incapacitantes dont les symptômes s'aggravent avec l'âge. Diverses pathologies ont été répertoriées chez l'homme. Ces myopathies sont généralement des maladies génétiques et nombre de ces pathologies sont liées à des mutations du collagène identifiées chez les humains. Une grande partie de ces pathologies sont des maladies dites 'orphelines' pour lesquelles il n'existe aucun traitement à l'heure actuelle. Les atteintes musculaires sont généralement multiples et couvrent un champ étendu de la physiologie musculaire qui mènent à la dégénérescence musculaire. Chez les malades, la progression de la maladie reste relativement imprédictible. Une même modification génétique peut aboutir à une évolution des symptômes très différents d'un individu à l'autre. Cette diversité est due au contexte génétique et physiologique propre à chaque individu et certainement à des causes environnementales ou comportementales, lié au parcours personnel des malades. L'étude de la mécanistique de progression de ces maladies chez les humains est impossible car elle nécessiterait de réaliser des analyses invasives et incapacitantes. Aussi, afin de mieux appréhender ces pathologies, les symptômes des myopathie nécessitent d'être étudiés à l'échelle physiologique. L'objet de cette étude implique de créer deux lignées de poissons-zèbres porteuses d'un marqueur fluorescent observable in vivo. L'une de ces lignées reproduit une myopathie dégénérative due à une mutation génétique et l'autre est normale. Le but du projet est d'observer les différences structurelles du muscle apparaissant chez la lignée mutante au cours du temps (entre la naissance et un an) par des techniques d'imageries in vivo chez la larve et sur des muscles fixés chez les adultes.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le mécanisme de dépôt du collagène dans le muscle dans un contexte normal et pathologique et améliorera la compréhension des mécanismes en jeux dans les myopathies dégénératives, ouvrant éventuellement la voie à de nouvelles pistes pour le développement de traitement.

Procédures

Une partie des animaux seront soumis à une unique biopsie de nageoire caudale réalisée sous anesthésie d'une durée d'environ 5 minutes. Il n'y a pas d'autre intervention prévue sur les animaux vivants.

Impact sur les animaux

Les animaux porteurs de la mutation du collagène sont susceptibles de développer une myopathie dégénérative qui peut entraîner des difficultés de déplacement ou respiratoires. Certains animaux subiront une biopsie de nageoire qui peut entrainer une douleur temporaire. La recherche des modifications génétiques implique de conserver les animaux testés en isolement pendant 7 à 10 jours ce qui peut entrainer du stress.

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mis à mort. Les animaux utilisés dans toutes les procédures sont des animaux génétiquement modifiés dont l'adoption est interdite par la loi.

Remplacement

Pour comprendre la mise en place de la pathologie étudiée, il est nécessaire d'étudier sa mise en place dans l'organisme entier et par conséquent nécessite le recours à l'animal.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum nécessaire afin d'assurer la pérennité de chaque lignée. Le faible taux de succès attendu lors du protocole de création de lignées génétiquement modifiées impose d'utiliser un nombre important d'animaux pour générer la modification désirée. Les étapes de sélection des animaux sont réalisées sur les stades embryo-larvaires transparents ce qui permet de réduire le nombre d'animaux mis en élevage. Le nombre d'animaux mis en élevage est calculé à partir des constantes d'élevage de l'animalerie (taux de survie à l'issue de l'alevinage, ratio mâle/femelle, ...). L'ensemble des analyses in vivo sont réalisées sur des formes embryo-larvaires afin de limiter le nombre d'animaux mis en élevage.

Raffinement

Les lignées sont maintenue en bac de 20 à 30 poissons ce qui permet de maintenir une sociabilisation adéquat. Des artémies vivantes sont utilisées de manière journalière comme nourriture afin de solliciter l'instinct de prédation des poissons. Les accouplements sont réalisés dans un environnement d'image de flore aquatique pour limiter au maximum le stress. Une minorité des poissons élevés sera génétiquement testée. Des points limites adaptés ont été définis pour permettre le suivi des animaux soumis à ces tests. Chez les animaux porteurs de la mutation, nous rechercherons avec attention l'apparition de signes annonciateurs de myopathie afin d'éviter toute souffrance inutile. Lorsqu'il sera nécessaire d'isoler des animaux, ceux-ci seront placés dans des bacs aux cloisons transparents qui permettent de maintenir un contact visuel et olfactif avec leurs congénères afin de permettre une poursuite des interactions sociales et limiter le stress. Des points limites prédictifs adaptés au modèle utilisé ont été établis et seront utilisés pour évaluer le bien-être des animaux en expérimentation.

Choix des espèces

L'utilisation du poisson-zèbre facilite l'observation des stades les plus précoces de la pathologie en permettant un accès aux embryons sans avoir recours à des protocoles invasifs. De plus, si les muscles des poissons zèbres porteurs de mutation dans le gène collagène montrent des atteintes cellulaires similaires à celles observées chez les mammifères, les conséquences en terme de comportement sont réduites, la nage étant moins impactée que la marche par les atteintes musculaires. Ainsi lorsque l'on observe la nage spontanée, les poissons porteurs de la mutation sont capables de se déplacer de façon normale. Certains animaux seront soumis à un test génétique entre 3 et 6 mois, les animaux plus jeunes étant plus fragiles. Les animaux porteurs de mutations seront suivis tout au long de la vie pour surveiller l'éventuelle apparition de symptômes.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1410
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 1290
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1410

Pour valider un test in vitro normalisé, 1 410 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 290 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles passent dix jours en cage à diurèse, sur grille, sans litière ni coton de nidification, ce que le porteur décrit comme un "inconfort constant". Leurs croquettes sont élaborées avec des échantillons de sols contaminés au chrome et au nickel, ce qui réduit la prise alimentaire et empêche l'usure normale des dents, et leurs reins sont prélevés après la mise à mort. Le test ainsi validé est une norme ISO d'évaluation des risques liés aux sols pollués, le porteur présentant le passage du porcelet à la souris comme un gain d'information.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de valider le test in vitro "Unified Barge Method" (Norme International Organization for Standardization 17924:2019) pour l’évaluation de la bioaccessibilité des métaux lourds, tels que le chrome et le nickel, en s’appuyant sur le modèle souris, en établissant des corrélations in vitro-in vivo fiables au regard des critères de validation entre bioaccessibilité et biodisponibilité relative, afin d’améliorer l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition aux sols contaminés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de confirmer les résultats obtenus sur le modèle porcelet, mais également d’apporter de nouveaux résultats, tels que la mesure des métaux dans les urines sur le modèle murin. L’établissement de relations dose-réponse linéaires pour les matrices de référence de métaux lourds (Nickel, Chrome II et Chrome VI) constitue une étape fondamentale pour évaluer la biodisponibilité relative des sols contaminés. Cette linéarité, qui suppose une proportionnalité entre la dose administrée et l’accumulation dans les matrices biologiques cibles, est essentielle pour comparer de manière fiable les sols aux références. Il s’agira plus spécifiquement de surmonter les limites rencontrées avec le modèle porcelet, notamment la difficulté de collecter les urines, en utilisant la souris pour faciliter la collecte des matrices biologiques, en particulier des urines et des reins (organes principaux d’accumulation pour Chrome et Nickel). Les bénéfices attendus de la troisième procédure sont également une confirmation des résultats déjà obtenus in vitro.

Procédures

Mesure de l'acceptation de la nourriture supplémentée avec de la terre. Les animaux seront placées en cages à diurèse pendant 10 jours consécutifs

Impact sur les animaux

L'utilisation des cages à diurèse sur une durée prolongée (10 jours) entraîne un inconfort constant (grille, absence de litière, de coton de nidification). L'alimentation AIN-93G peut induire une diminution de la prise alimentaire et limite l'usure de dents réalisée avec les croquettes classiques.

Devenir

À la fin de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés. Cette étape est nécessaire afin de prélever différents organes, notamment les reins, afin de mesurer la biodisponibilité des métaux lourds et d’effectuer les analyses biologiques prévues dans le protocole expérimental.

Remplacement

L'objectif est de valider le test in vitro "Unified Barge Method" (Norme International Organization for Standardization 17924:2019) pour l’évaluation de la biodisponibilité relative des métaux lourds, tels que le chrome et le nickel, des sols contaminés. Le remplacement du modèle porcelet par la souris permettra d'obtenir des informations supplémentaires, notamment grâce à la collecte des urines en cages à diurèse. L'utilisation d'un modèle animal pour déterminer la bioaccumulation dans les tissus reste, à ce jour, indispensable.

Réduction

La réalisation des tests sur un seul des deux sexes, en fonction des résultats obtenus, permet de diviser le nombre d’animaux par deux. Dans la littérature, les expérimentations étant généralement réalisées sur des souris femelles, cependant, elle sera réalisée afin de considérer les deux sexes pour justement les comparer (car pas ou peu fait dans la littérature) et voir quel sexe serait le plus pertinent pour n’en sélectionner qu’un (et donc réduire le nombre d’animaux). La mesure de l'acceptation de l'alimentation ne sera réalisée qu'une seule fois si les matrices testées sont identiques, ce qui limite les répétitions inutiles. De plus, le nombre de souris sera réduit si une même matrice est testée lors d’une deuxième session. Enfin, si des animaux issus de procédures non invasives sont disponibles, le choix se portera sur l'utilisation de ces animaux afin d’éviter la commande de nouveaux animaux. Le principe de réduction a été appliqué dans la définition des effectifs, avec un minimum de 6 animaux par groupe , ce qui représente le seuil nécessaire pour garantir la robustesse des analyses statistiques, tout en tenant compte des éventuelles variations individuelles de croissance. Enfin, après euthanasie, les prélèvements collectés seront divisés en aliquotes pour réaliser plusieurs analyses sur un même individu. Cette approche maximise l’exploitation des données et contribue à une réduction significative du nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Dès leur réception, les animaux seront placés par 6 dans les cages durant les phases (acclimatation, la mesure de l'acceptation de l'alimentation et avant la mise dans les cages à diurèse). Les souris ne seront pas isolées, elles seront hébergées par deux dans les cages à diurèse pour ne pas induire de stress lié à l’isolement. Toutes les cages seront équipées d’éléments d’enrichissement environnemental : tunnels ou maisons rouges, litière, coton de nidification et rondins de bois. Les urines, fèces et reins des 2 animaux seront donc respectivement poolées par cage et il est prévu d’avoir pour chaque condition 3 cages, ce qui permettra d’évaluer la répétabilité. Afin de diminuer le stress induit par les différentes procédures, un entraînement préalable sera mis en place pour habituer les animaux à la contention et aux cages à diurèse. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne lors des phases d’acclimatation et de l’étude préliminaire et seront observés attentivement. Pour les souris hébergées en cages à diurèse, une évaluation systématique de l’état de santé sera réalisée deux fois par jour à l’aide d'une grille de score. Un arbre décisionnel sera également appliqué pour garantir une prise de décision rapide et appropriée en cas de signes de détresse. Pour améliorer le confort des souris, les grilles des cages à diurèse, seront remplacées par des plaques avec des trous, et des maisons rouges ou tunnels y seront installés afin d’offrir aux animaux un espace où se cacher. Un rondin de bois suspendu sur le côté des cages (afin d’éviter que les souris urinent dessus) sera également ajouté. Il permettra de compenser le fait que les croquettes (élaborées avec les différents échantillons de sol) seront proposées sous forme de pâtée, en offrant aux souris la possibilité d’exprimer leur comportement de rongeur. La conception des plaques perforées a été pensée dans un objectif d’amélioration du bien-être animal. Toutefois, afin d’éviter ou de limiter la stagnation des selles et des urines, les plaques seront légèrement inclinées vers le centre. Les plaques seront fabriquées à façon (fabricarium, Polytech) et des essais seront réalisés pour vérifier l’absence de stagnation avant que la totalité des plaques ne soit fabriquée. Une alternative serait, en cas d’observation d’une stagnation, un remplacement quotidien des plaques perforées, permettant ainsi leur nettoyage et leur séchage.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour compléter les résultats obtenus lors d'une première étude réalisée sur le porcelet. En effet, la collecte des urines n'avait pas été possible chez le porcelet, alors que les métaux lourds, tels que le nickel et le chrome se retrouvent en partie dans les urines. Le choix de la souris se justifie également par la disponibilité des cages à diurèse adaptées à cette espèce, permettant la collecte optimale des urines nécessaires à l’analyse de la biodisponibilité des métaux. Les animaux utilisés seront adultes (âgés de plus de 9 semaines). À ce stade, leur poids est stabilisé et le facteur croissance n’impactera pas la prise alimentaire.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

Des injections répétées d'antigène associé à un adjuvant, suivies de prélèvements sanguins répétés, provoquent chez les souris des rougeurs et des irritations locales au point d'injection. 1 500 souris vont être utilisées, toutes tuées pour que soient prélevés leurs organes du système immunitaire, dont 300 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce 150 études sur la durée du projet et des points limites "stricts et spécifiques" sans indiquer lesquels, ni combien d'animaux par étude. L'objet réel est de fournir à un laboratoire pharmaceutique dix à cinquante anticorps monoclonaux candidats, le porteur revendiquant par ailleurs une réduction de moitié du nombre d'animaux par rapport au projet précédent.

Objectifs

Au sein de notre département de recherche, l'utilisation des technologies de laboratoire sans animaux (plateformes in vitro) s'est largement développée ces dernières années, s'inscrivant dans une démarche de réduction de l'expérimentation animale. Le but de ce projet est de générer des anticorps monoclonaux chez la souris dirigée contre un antigène cible spécifique impliqué dans des maladies humaines. Ces anticorps, une fois produits, seront testés dans des modèles de laboratoire sans animaux pour valider leur potentiel thérapeutique. Les anticorps développés dans le cadre de ce projet sont destinés à des approches d'immunothérapie pour traiter des patients atteints de cancers (tumeurs solides et cancers du sang) et de maladies auto-immunes et inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, lupus, maladies inflammatoires de l'intestin) Ce projet vise à générer environ 10 à 50 anticorps monoclonaux candidats les plus prometteurs. Nous anticipons 150 études sur la durée totale du projet. Les anticorps générés constitueront des outils biologiques précieux pour mieux comprendre les mécanismes des maladies ciblées, développer de nouveaux traitements plus efficaces et mieux tolérés et offrir des alternatives thérapeutiques aux patients en échec avec les traitements actuels. Cette approche s'inscrit dans la mission de notre laboratoire : développer des médicaments innovants pour améliorer la vie des patients atteints de maladies graves pour lesquelles les options thérapeutiques restent limitées.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme (1-2 ans) Le bénéfice immédiat de ce projet est la découverte et la caractérisation d'anticorps monoclonaux hautement spécifiques dirigés contre un antigène d'intérêt thérapeutique. Ces anticorps constitueront des candidats médicaments prometteurs pour les phases de développement ultérieures. Bénéfices à long terme pour les patients (5-10 ans) À plus long terme, ce projet vise à mettre à disposition de nouveaux traitements thérapeutiques sous forme d'anticorps pour des patients souffrant de maladies graves. En oncologie, cancers du poumon résistants aux chimiothérapies conventionnelles, cancers du sein triple-négatifs, particulièrement agressifs… En maladies auto-immunes et inflammatoires, polyarthrite rhumatoïde résistante aux traitements de fond, lupus érythémateux systémique, maladie chronique aux options thérapeutiques limitées… En maladies du système nerveux central, maladie d'Alzheimer, sclérose en plaques progressive, maladie de Parkinson, maladies neuro-inflammatoires rares sans solution thérapeutique… Ces nouveaux anticorps thérapeutiques offriront aux patients de nouveaux espoirs de guérison pour des maladies actuellement incurables, des traitements mieux tolérés avec moins d'effets secondaires que les thérapies conventionnelles et une amélioration de la qualité de vie grâce à un contrôle plus efficace de leur maladie. Au-delà des bénéfices directs pour les patients, ce projet contribuera à l'avancement des connaissances sur les mécanismes des maladies ciblées, le développement de nouvelles approches thérapeutiques en immunothérapie et la validation de nouvelles cibles pour le développement de futurs médicaments.

Procédures

Les animaux reçoivent 3 à 6 injections d'une préparation contenant l'antigène et un adjuvant pour stimuler leur système immunitaire. Les injections sont espacées de 15 à 21 jours pour permettre au système immunitaire de répondre de manière optimale. Pour la plupart des injections, l’animal est vigile. Pour d’autres type d’injections plus rare, l’animal anesthésié pour réduire l'inconfort. La durée de l'intervention est de quelques secondes par injection. Un prélèvement sanguin intermédiaire, sur animal vigile et l’intervention dure moins d'une minute.

Impact sur les animaux

La manipulation répétée des animaux pour les injections ainsi que pour le prélèvement sanguin entraîne un inconfort léger et de courte durée, comparable à celui ressenti lors d'une prise de sang chez l'homme. Les injections répétées de la préparation contenant l’antigène (la substance qui stimule la production d'anticorps) associée à l’adjuvant (produit qui renforce la réponse immunitaire) peuvent occasionnellement entraîner une légère rougeur au point d'injection et/ou une irritation locale temporaire. Ces effets demeurent rares et transitoires, se résorbant spontanément en quelques jours sans nécessiter de traitement particulier.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés pour récupérer les organes du système immunitaire car les cellules productrices d'anticorps se trouvent dans des organes internes qui ne peuvent être prélevés que post-mortem.

Remplacement

Notre laboratoire utilise une approche combinée associant technologies sans animaux (in vitro) où ces méthodes sont particulièrement efficaces pour développer des anticorps contre des cibles conservées (protéines très similaires entre l'homme et la souris) et expérimentation animale (in vivo) car cette approche reste indispensable pour obtenir des anticorps de haute affinité (anticorps qui se fixent très fortement à leur cible), caractéristique essentielle pour l'efficacité thérapeutique. Les nouvelles technologies de laboratoire (bibliothèques d'anticorps de nouvelle génération) sont en développement constant dans notre laboratoire. Ces innovations devraient progressivement permettre de remplacer l'utilisation de souris transgéniques une fois que les limitations techniques actuelles seront surmontées. L’objectif à terme est de réduire encore davantage le recours à l'expérimentation animale grâce aux progrès technologiques, tout en maintenant la qualité des anticorps produits pour les patients. Actuellement, l’animal reste nécessaire car seul le système immunitaire complet de l'animal peut générer des anticorps avec l'affinité très élevée requise pour les traitements, explorer toute la diversité des réponses immunitaires possibles et reproduire les processus naturels de maturation des anticorps.

Réduction

Grâce aux progrès technologiques et aux approches complémentaires développées ces dernières années, nous avons atteint une réduction de 50% du nombre d'animaux par rapport au projet précédent. Pour chaque programme thérapeutique, une sélection rigoureuse du nombre minimal d'animaux est réalisée afin de capturer la diversité des anticorps recherchés tout en limitant au maximum le nombre d'animaux utilisés. Cette réduction s'explique par l’amélioration des techniques (méthodes sont plus efficaces permettant d'obtenir de meilleurs résultats avec moins d'animaux), une meilleure récupération des cellules immunes et l’utilisation d’approche combinée en créant plusieurs types d'anticorps différents avec un seul animal au lieu d'avoir besoin d'un animal par type d'anticorps. Ces progrès techniques permettent de diviser par deux le nombre d'animaux nécessaires tout en obtenant les mêmes résultats scientifiques.

Raffinement

Nous avons mis en place plusieurs mesures pour améliorer le bien-être des animaux tout au long de l'étude : Qualité des produits administrés : Tous les antigènes administrés sont rigoureusement purifiés et contrôlés avant utilisation, garantissant l'absence de contaminants qui pourraient provoquer des réactions indésirables. Les adjuvants (substances qui renforcent la réponse immunitaire) sont sélectionnés pour leur excellente tolérance, limitant considérablement le risque de réaction au point d'injection. Choix des méthodes d'administration les moins invasives : Les voies d'administration sont choisies selon une stratégie visant à minimiser l'inconfort. La technique de manipulation en coupe (cupping) est utilisée pour la contention des animaux. Cette méthode, moins stressante que la contention par la queue, réduit l'anxiété des animaux et favorise leur habituation aux manipulations. Surveillance continue et environnement enrichi : Les animaux peuvent être hébergés dans des cages spéciales équipées de capteurs qui permettent de surveiller leur activité 24h/24. Cette surveillance continue permet une intervention rapide en cas de problème. En cas de comportements agressifs entre animaux, un enrichissement supplémentaire du milieu est ajouté (matériaux de nidification, objets à ronger, tunnels) afin d'améliorer leur bien-être. Des points limites stricts et spécifiques à ce projet ont été définis et sont appliqués tout au long de la procédure. Ces critères permettent une intervention anticipée dès l'apparition des premiers signes de mal-être.

Choix des espèces

L'animal utilisé dans ce projet est la souris adulte avec un système immunitaire mature (âgée de 6 à 12 semaines). Ce choix repose sur plusieurs raisons scientifiques importantes : Similitude avec le système immunitaire humain: Le système immunitaire de la souris présente une organisation et des mécanismes très similaires au système immunitaire humain. Cette similitude permet de reproduire fidèlement les étapes naturelles de production des anticorps dans l'organisme. Utilisation de souris transgéniques humanisées: Pour ce projet, nous utilisons principalement des souris transgéniques humanisées. Ces souris spéciales ont été génétiquement modifiées pour produire des anticorps possédant des caractéristiques humaines. Cet avantage majeur permet une transposition directe à l'homme des anticorps découverts, facilitant leur développement comme futurs médicaments et réduit considérablement le risque de rejet lorsqu'ils seront administrés aux patients.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 288
Souffrances
▲ -
▲ 128
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

Les souris dont l'état ne s'améliore pas malgré un traitement antidouleur sont mises à mort, sur la base d'une grille de score portant sur le poids, la posture, l'aspect du poil et le comportement. 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation qui peut provoquer perte de poids, déshydratation et diarrhée la première semaine, une immunisation, puis des prélèvements sanguins répétés pouvant conduire à une hémorragie. Les traitements espérés contre l'asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique restent lointains, l'objet immédiat étant de savoir si l'absence d'une protéine de surface modifie le développement d'une population de globules blancs, sans qu'aucun effectif par groupe soit donné.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle d’une protéine particulière présente à la surface de certains globules blancs du système immunitaire inné (première ligne de défense de l'organisme en cas d'infections par des bactéries ou des virus), et d’évaluer si son absence affecte leur développement et leur fonction. Ces cellules étant également impliquées dans diverses pathologies, notamment les pathologies des voies respiratoires comme l’asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique, il est essentiel de comprendre comment elles se développent afin de pouvoir intervenir sur leur formation et ainsi pouvoir apporter de nouvelles stratégies de traitement de ces maladies.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’origine du défaut de développement de certains globules blancs notamment dans des maladies comme l'asthme et d’avoir un modèle d'étude pour tester leur importance lors d'infections pulmonaires. A plus long terme, ce modèle pourra être utilisé afin d’étudier de nouvelles stratégies de traitements.

Procédures

Dans ce projet, une partie des souris (normales ou n'exprimant pas la protéine d'intérêt) seront irradiées (exposition à des rayons X qui permettront d'éliminer les cellules de la moelle osseuse en vue de leur remplacement par les cellules qui seront injectées; durée 2 fois 5 min). Une heure après cette étape, les souris recevront des cellules de moelle osseuse exprimant ou non la molécule d'intérêt par voie intra-veineuse (injection dans la veine de la queue, sans anesthésie; durée: 1 min). Nous vérifierons par un prélèvement sanguin au niveau de la veine de la joue si la prise de greffe a bien été obtenue 1 mois après le début de la procédure expérimentale (sur souris non anesthésiée; durée: 15 secondes) puis une fois par mois (3 prélèvements de sang sur la durée de l'expérience). Trois mois après le début de l'expérience, les souris seront euthanasiées. Dans la seconde partie du projet, les souris normales ou n'exprimant pas la molécule d'intérêt, recevront un traitement favorisant l'activation d'une partie des globules blancs (injection dans le ventre sur souris non anesthésiées; durée 15 secondes). Quatre heures plus tard, les souris seront euthanasiées.

Impact sur les animaux

L’irradiation peut constituer une nuisance. En effet, Il y a un effet indésirable possible au cours de la première semaine (perte de poids, déshydratation/diarrhée). L’immunisation (injection d'une molécule qui stimule les cellules que nous étudions) ne constitue pas une nuisance particulière,mise à part le stress de la contention. Les doses administrées ne présentent pas d’effets indésirables. Les prélèvements sanguins répétées entraineront un stress pour l'animal lié à la contention et pourraient dans de très rares cas conduire à une hémorragie.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées en fin de procédures (soit 3 mois soit 4 heures après le début de l'expérience) afin de prélever les différents organes du système immunitaire et de faire une analyse complète de leur composition.

Remplacement

Le développement du système immunitaire inné implique de nombreux organes qu'il est impossible à l'heure actuelle de modéliser. L'utilisation d'organisme vivant entier est donc indispensable afin de comprendre comment les globules blancs se développent et fonctionnent dans des conditions normales mais également lorsque des modifications affectant certains gènes sont présentes.

Réduction

Nous avons réalisé des analyses statistiques grâce un logiciel nous permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats interprétables scientifiquement.

Raffinement

Nous réaliserons une observation visuelle quotidienne et un suivi clinique hebdomadaire à l'aide d'une grille d'évaluation (évaluation de la perte de poids, de la posture, de l'aspect du poil, du comportement) permettant d'établir un score clinique pour le protocole expérimental de 3 mois. En cas d'apparition de signes de souffrance, les souris recevront un traitement anti-douleur et l'euthanasie sera réalisée en cas de non amélioration de leur état. Nous veillerons à apporter des conditions d'hébergement adaptées aux souris en ajoutant dans les cages des enrichissements (buchettes en bois à ronger et papier kraft pour la création de nid et de cachettes). Dans le cas du protocole ne durant que 4h, les souris seront observées 30 minutes après l'injection pour s'assurer de l'absence d'effet indésirable.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont la génétique et le comportement sont bien connus. Ainsi, l’évaluation du bien-être de la souris ainsi que de la douleur liée à l’expérimentation peut être effectuée aisément permettant une prise en charge adaptée. De même, les modèles de souris génétiquement modifiées sont utilisés depuis longtemps en immunologie fondamentale et la littérature qui en a découlée nous permet d’avoir un recul important sur nos expériences. De manière importante, il y a une conservation des gènes impliqués dans le développement de ces cellules chez l’homme et la souris permettant de faire un parallèle justifiant l’utilisation de la souris comme espèce animale. Pour les expériences de greffe et de traitement, les souris receveuses seront des souris adultes afin d'avoir un système immunitaire inné développé et fonctionnel.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 10800
Souffrances
▲ -
▲ 10800
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1450
 -
 9350

Un morceau de queue est coupé sur chaque souriceau pour lire son patrimoine génétique, l'oreille étant entamée en cas de second prélèvement. 10 800 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir des lignées génétiquement modifiées destinées à l'étude de circuits du néocortex. Les animaux qui ne portent pas la mutation recherchée sont tués, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent être ni réutilisés ni replacés du fait de leur modification génétique. Sur l'effectif annoncé, 1 450 souris resteront en vie pour les lignées et 6 040 partiront vers d'autres projets, ce qui laisse environ 3 300 souris tuées pour n'avoir pas hérité du bon gène.

Objectifs

Le néocortex des mammifères, siège de fonctions cognitives majeures telles que la perception sensorielle, l’initiation des mouvements ou encore la mémoire de travail, est organisé en aires corticales hiérarchisées. Cette région du cerveau se caractérise par une grande diversité fonctionnelle, avec des zones spécialisées reposant sur un large éventail de sous-types neuronaux. Ces populations multiples s’agencent en réseaux hétérogènes dotés de signatures moléculaires, physiologiques et plastiques spécifiques, observables notamment au niveau synaptique. Une question fondamentale demeure : comment l’activité corticale, à l’origine de comportements adaptés et complexes, émerge-t-elle de cette diversité cellulaire et moléculaire ? L’étude de ces dynamiques à différentes échelles nourrit notre compréhension générale du fonctionnement cérébral et ouvre des perspectives pour des applications cliniques. Afin d’explorer le rôle de chaque population neuronale, nous modifions leur fonctionnement par des approches génétiques ciblées. Dans le cadre de ce projet et pour répondre à cette question, nous utilliserons des souris dont certains gènes ont été modifiés, afin d’observer plus précisément le rôle des différentes catégories de cellules cérébrales et la façon dont elles interagissent. Ces expériences servent à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, notamment les mécanismes reliés à la mémoire, à l’apprentissage et à la régulation de l’activité nerveuse. Ce savoir est important pour progresser dans la recherche sur des maladies comme l’épilepsie, la schizophrénie, l’autisme, la dépression ou certaines formes de déficience intellectuelle. Le projet consiste aussi à entretenir ces lignées de souris modifiées et à identifier précisément celles qui portent les caractéristiques nécessaires pour les études scientifiques.

Bénéfices attendus

Les maladies du cerveau entraînent des répercussions majeures sur la santé des individus, sur leur autonomie, leur éducation, leur emploi et leur mobilité, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est donc primordial d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour leur prise en charge. Ce projet nous permettra de connaitre le patrimoine génétique des animaux produits à partir de lignées génétiquement modifiées d’intérêt afin de les utiliser par la suite dans nos projets de recherches sur cette thématique. Les bénéfices attendus à plus long terme sont donc liés à ces projets de recherche et concerneront toutes les informations que nous pourrons obtenir pour comprendre le fonctionnement du néocortex et l’origine de ses dysfonctionnements. Ces informations pouvant ensuite amener à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients impactés par un tel dysfonctionnement.

Procédures

Un petit prélèvement de tissu sera fait sur tous les jeunes animaux vigiles (1 fois, moins d’1minute) afin de connaitre leur patrimoine génétique. En cas de problème technique (rare) il pourrait arriver que certains animaux aient un autre prélèvement (1 fois, moins d’1 minute).

Impact sur les animaux

Les petits prélevés pour génotypage pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement pour génotypage (queue, ou pavillon de l’oreille en cas de nécessité de reprélèvement). Il existe un faible risque de saignement suite à ces prélèvements.

Devenir

Les animaux non porteurs des mutations génétiques d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés du fait de leur modification génétique spécifique. La majorité des animaux produits sera maintenu en vie soit pour le maintien de nos lignées (1450) soit pour leur utilisation continue dans des procédures expérimentales dédiées d'autres projets autorisés (6040).

Remplacement

Nos recherches portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. A l’heure actuelle aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de modéliser la complexité de ces connexions. Ainsi il nous est nécessaire de recourir à l’utilisation d’animaux pour nos projets de recherche.

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (10800) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour nos projets de recherche et en limitant au maximum le nombre d’animaux produits non porteurs des modifications génétiques d’intérêt. La production d’animaux non utilisées en expérimentation est strictement limitée au minimum nécessaire, et la possibilité de recourir à la cryopréservation sera envisagée afin de réduire davantage le nombre d’animaux élevés. S’agissant d’un projet d’élevage il n’y aura pas de tests statistiques. Pour les projets dans lesquels les animaux produits seront transférés, les effectifs par groupe auront été définis sur la base d’études précédentes et à l’aide de tests statistiques si cela est possible. Les données générées seront ensuite analysées à l’aide des tests statistiques appropriés. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur la plateforme de partage de données neuroscientifiques financées par l’Union Européenne (ebrains.eu) ce qui permettra à d’autres équipes de profiter des données générées, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et par conséquent amènera à réduire le nombre d’animaux utilisés de manière plus globale.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé dans une pièce dédiée, au calme, à l’aide de matériel désinfecté entre chaque animal afin de prévenir tout risque d’infection ou de contamination croisée. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. L’état du souriceau est vérifié immédiatement après le prélèvement puis environ 30 minutes après pour s’assurer qu’il soit bien repris en charge par sa mère. Si un re-prélèvement était nécessaire sur un animal, il n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. La taille des prélèvements est limitée au strict nécessaire et est donc la plus petite possible. Les animaux sont observés quotidiennement. En cas d’anomalie un suivi est mis en place par la structure chargée du bien-être animal et le vétérinaire et des conseils sont donnés à l’équipe de recherche pour assurer une prise en charge rapide et optimale de l’animal. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux.

Choix des espèces

La souris permet de modéliser de nombreuses pathologies humaines, en effet sa forte homologie génétique avec l’humain et les nombreux outils disponibles pour générer des modifications génétiques chez cette espèce en font un modèle de choix. Nos projets de recherche portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. En utilisant différentes lignées de souris génétiquement modifiées nous pourrons étudier l’effet et le rôle de cellules spécifiques pour comprendre le fonctionnement et identifier les interactions entre ces différentes zones du cerveau. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de connaitre le plus tôt possible les mutations génétiques d’intérêt, nous permettant ensuite de réaliser nos procédures à différents stades de développement pour répondre à nos questions scientifiques.

  • Formation professionnelle
Souris : 150
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 300
 -

Aucun de ces animaux n'est tué à l'issue : les 150 souris et 150 rats seront réutilisés dans d'autres travaux pratiques universitaires, au motif qu'ils n'auront été soumis qu'à des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont manipulés par des stagiaires en formation de concepteur ou d'applicateur, qui apprennent la préhension, la contention, les administrations, dont une injection intra-péritonéale de sérum physiologique, les prélèvements et des tests de comportement. Le porteur annonce ces tests éthologiques sans préciser lesquels, et écarte tout antalgique en le jugeant non pertinent. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne restituerait fidèlement les comportements et réactions des animaux non-humains, et qu'un rat et une souris pour deux stagiaires suffisent désormais.

Objectifs

Les personnels des établissements utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques (Concepteurs, applicateurs et soigneurs) ont pour obligation d'être compétents en expérimentation animale. Cette compétence repose pour les concepteurs sur un niveau de formation initiale, une formation spécialisée et une formation continue. Pour les applicateurs, la compétence repose sur une formation spécialisée et une formation continue. Les concepteurs ont pour fonction de concevoir les procédures expérimentales et les projets et les applicateurs ont pour fonction d'appliquer les procédures expérimentales aux animaux. Le projet de travaux pratiques présenté ici comprend la partie pratique des deux programmes de formations spécialisées "concepteur" et "applicateur". La partie théorique de la formation, étant réalisée sous forme de conférences, il nous parait adapté de former ici les stagiaires sur les techniques de base en expérimentation animale (préhension, contention, administrations, prélèvements, études de comportement) chez la souris (espèce animale la plus utilisée en France en recherche) et chez le rat (qui est un modèle utilisé dans les laboratoires locaux).

Bénéfices attendus

Pour les concepteurs, les bénéfices attendus sont l'apport d'une compétence pratique au sujet de la préhension, de la contention, et certaines techniques d'administration et de prélèvements chez les souris et les rats. Pour les applicateurs, en plus de la compétence pré-citée pour les concepteurs, il s'agit de se familiariser à des pratiques simples (dans le sens faciles à mettre en œuvre) mais néanmoins informatives d'étude du comportement animal permettant un suivi du bien-être animal et la mise en oeuvre de procédures expérimentales faiblement invasives. A court terme les bénéfices attendus sont la prise en compte du respect de l'animal lors de la pratique expérimentale : travail dans une ambiance calme, élimination de sources/stimulations perturbantes pour les animaux (ondes/smartphones éteints ; odeur/limitation de parfum) , habituation des animaux aux manipulateurs avant manipulation.

Procédures

Pour le TP (=travaux pratique) sur les gestes de base, les actes les plus contraignants sont l'administration de sérum physiologique (piqûre d'aiguille). Ce sont dans les deux cas des gestes brefs qui durent quelques secondes. Chaque souris sera soumise à deux administrations de sérum physiologique. Chaque rat sera soumis à deux administrations de sérum physiologique. Pour le TP sur le comportement, les actes expérimentaux réalisés sur les animaux ne sont pas douloureux. Les animaux sont tout au plus stressés quelques minutes du fait d'un environnement nouveau et ensuite les tests comportementaux font appel à la curiosité naturelle des animaux. Le test expérimental pour les rats et les quatre tests expérimentaux pour les souris durent entre 3 et 25 min chacun. Les mêmes souris seront impliquées pour les tests successivement avec une période de repos de 5 minutes ou d'une heure entre chaque. Les deux TP sont des procédures expérimentales de classe légère.

Impact sur les animaux

Les nuisances les plus importantes seront de gravité légère : stress léger lié à la préhension et à la contention, douleur, gêne fugace lié à une administration (nuisance équivalente à une piqûre d'aiguille) ou de courtes périodes de séparation sociale et d'exposition à des éléments nouveaux dans le cadre des tests éthologiques. Les animaux (souris et rats) vont être manipulés en réduisant au maximum les nuisances. Nous allons apprendre aux stagiaires les bonnes pratiques d'approche, de gestes en matière de préhension et de contention (qui ne sont pas invasifs).

Devenir

Les animaux seront réutilisés car ils auront été impliqués dans des procédures légères uniquement.

Remplacement

Pour ce projet, il n'existe pas de méthodes de substitution qui pourrait restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux qui peuvent être complexes. Les gestes de contention/préhension et autres étant spécifiques de l'espèce rat ou souris, ils doivent être acquis chez l'espèce cible. Toutefois nous mettons en place une approche progressive, et ceci pour chaque espèce Rats et souris : - en tout premier lieu des outils vidéos en provenance d'une source européenne reconnue de tous et d'un intérêt indéniable seront utilisés, car ils présentent des méthodes modernes, de préhension/contention par exemple, - les vidéos sont ensuite discutées et les stagiaires sont interrogés sur ce qui leur parait important, - les stagiaires passent alors à la pratique et ont le temps d'apprendre les gestes au sein de leur petit groupe (4-5 stagiaires par encadrant). Les gestes ou approches à acquérir commencent par l'analyse de vidéos qui ne suffit pas, l'animal devant être vivant pour évaluer les critères de réussite. Si l'approche par analyse vidéo permet une première expérience des méthodes pour le stagiaire, les gestes de base doivent être réalisés pour évaluer leur apprentissage.

Réduction

Nous sommes attentifs à réduire au maximum le nombre d'animaux. Par le passé, nous avons utilisé un rat et une souris par stagiaire, mais à la dernière session de formation, nous avons testé une réduction de ce nombre à un rat et une souris pour deux stagiaires, nombre d'animaux qui a permis d'atteindre également l'objectif pédagogique visé. Par ailleurs, les animaux impliqués dans le TP comportement sont les mêmes que ceux utilisés pour le TP gestes de base, permettant de mutualiser l'utilisation d'animaux. Les animaux ne seront pas euthanasiés et seront réutilisés pour d'autres travaux pratiques universitaires (qui feront le cas échéant l'objet de demandes d'autorisation de projet indépendantes de celle-ci).

Raffinement

Les animaux impliqués dans les procédures expérimentales de ce projet sont hébergés dans la zone d'hébergement pendant plusieurs semaines avant les TP, avec un enrichissement social et physique (acclimatation). Les procédures menées sont tout au plus de classe légère ; le geste le plus contraignant pour les animaux est une administration intra-péritonéale de sérum physiologique. Les tests de comportement sont tout au plus un peu stressants pour les animaux. Dans ces conditions, aucune administration d'antalgique ne sera réalisée car elle n'est pas pertinente. Les autres gestes comme la préhension et la contention ne sont pas douloureux. Un temps est utilisé pour que les animaux se familiarisent aux stagiaires. Une attention particulière sera portée aux animaux pour déceler l'atteinte de points limites, qui sont malgré tout très peu probables.

Choix des espèces

Les espèces qui seront utilisées dans ce projet correspondent aux espèces cibles, c'est à dire aux espèces concernées par le module complémentaire de la formation règlementaire en expérimentation animale. Les stagiaires s'inscrivent à ce module pour ces deux espèces car ce sont les animaux avec lesquels les stagiaires vont travailler dans leurs futures activités de recherche. Les animaux seront des animaux adultes de huit semaines au moins. Nous utilisons ces stades car les animaux adultes correspondent aux animaux utilisés classiquement pour les tests de comportement prévus. Ce sont par ailleurs des stades où les animaux sont facilement manipulables pour les travaux pratiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 848
Souffrances
▲ -
▲ 288
▲ -
▲ 560
Devenir
 -
 -
 -
 848

848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, par groupes de douze ou vingt, dont 560 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L'induction d'une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques, paralyse progressivement leurs membres postérieurs, et un composé injectable mis au point in vitro leur est administré. Les traitements annoncés contre la sclérose en plaques et les maladies inflammatoires chroniques restent au conditionnel, le porteur qualifiant ce travail de première étape. La seule nuisance qu'il déclare est une "légère perte de poids liée à la diminution de mobilité".

Objectifs

L'apparition d'une inflammation attire les cellules du système immunitaire. Dans les maladies chroniques inflammatoires, ces cellules libèrent des substances qui augmentent l’inflammation et ainsi la progression de la maladie. Dans le cas du cancer, ces cellules peuvent empêcher la réponse immunitaire contre les cellules tumorales. Nous avons découvert l’un des mécanismes contrôlant le comportement des cellules immunitaires lors de l'inflammation et réussi à limiter le développement des symptômes dans un modèle animal de sclérose en plaque. Nous avons mis au point in vitro un composé injectable qui pourrait modifier le comportement de ces cellules immunitaires. Le but de ce projet est de tester ce composé dans des situations physiologiques in vivo, et en particulier pour le traitement de la sclérose en plaque. Ce travail constitue la première étape pour le développement de cette nouvelle piste thérapeutique qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements dans la sclérose en plaques, et les maladies inflammatoires chroniques.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin de limiter l'inflammation chronique et traiter les maladies inflammatoires auto-immunes.

Procédures

Tous les animaux subiront une injection pour tester notre composé (quelques secondes). Certains lots d'animaux subiront des injections supplémentaires pour induire une inflammation (1 injection supplémentaire, quelques secondes) ou le modèle de sclérose en plaque (3 injections supplémentaires, quelques secondes chaque).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : stress lié à la préhension (légère et rapide) et douleur légère liée à la piqure. Le modèle de sclérose en plaque induit une paralysie progressive des membres inférieurs, les nuisances attendues sont une légère perte de poids liée à la diminution de mobilité.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort (fin de l'expérience ou pour analyses post-mortem).

Remplacement

Nous avons identifié in vitro et dans des souris génétiquement modifiées une cible thérapeutique intéressante. Afin d’évaluer le potentiel de cette stratégie, nous devons à présent utiliser un modèle animal représentant un organisme entier et autonome. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers en conditions saines ou inflammatoires. La dynamique de l'inflammation, des cellules immunitaires recrutées ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de tester notre stratégie thérapeutique dans un système physiologique complexe. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 12 ou 20 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Pour analyser l'effet de notre composé in vivo, nous testerons dans un premier temps plusieurs modalités d'administration. Si nous mettons en évidence une différence significative entre le traitement et le contrôle, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans chaque procédure, les animaux seront surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation. Les animaux seront pesés et évalués au minimum deux fois par semaine grâce à une grille de score pour éviter la souffrance inutile des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 80
▲ 40
Devenir
 -
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 -
 160

Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids sont tuées, celles qui en perdent plus de 10 % passent sous surveillance renforcée. 160 souris vont être utilisées, dont 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées pour prélever et analyser leurs organes. Le virus est déposé dans leurs narines, puis certaines subissent une prise de sang par semaine pendant trois ou six semaines, toujours sous anesthésie, avant une chirurgie terminale. Le porteur attend des difficultés respiratoires sévères et rattache l'étude à l'analyse future de sérums humains prélevés en Asie du Sud-Est, ce pteropine orthoreovirus transmis par les chauves-souris restant peu documenté.

Objectifs

Les virus zoonotiques émergents constituent une menace croissante pour la santé publique, notamment dans les zones où le contact entre les humains et les animaux est de plus en plus fréquent. Les pteropine orthoreovirus (PRV) peuvent être transmis par les chauves-souris, probablement par l’intermédiaire d’aliments contaminés, peuvent infecter l’humain et provoquer des infections respiratoires aiguës, principalement en Asie du Sud-Est. Une particularité de ces virus est leur capacité à provoquer de la fusion entre cellules. Ce phénomène est commun à plusieurs virus émergents reconnus comme prioritaires par l’Organisation mondiale de la santé. Toutefois, l’impact de la formation de ces cellules fusionnées dans la gravité de l’infection chez l’animal reste encore mal compris. Il en est de même pour la réponse immunitaire. Ce projet s’articule autour de deux axes principaux : 1. Etudier l’infection par ce virus, sa pathogénicité, la dose virale, et ses manifestations dans les poumons des souris infectées. 2. Évaluer la réponse anticorps antivirale des souris.

Bénéfices attendus

Le pteropine orthoreovirus (PRV) est un pathogène émergent encore peu étudié. A terme, en utilisant ce modèle de virus, cette étude permettra une meilleure compréhension des infections virales, ainsi que leur impact sur les maladies associées. Elle fournira également des informations importantes sur la réponse anticorps antivirale. Ces études permettront d’optimiser une méthode de détection de la réponse anticorps qui sera utilisée pour analyser des échantillons de sérum provenant de cohortes humaines de personnes infectées par ce virus en Asie du sud-Est. Ces travaux apporteront des données sur ce virus, mais aussi, plus largement, sur tous les virus exploitant des mécanismes analogues. Ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de ciblage de ces virus, permettant ainsi de mieux lutter contre les épidémies futures. Par ailleurs, les données obtenues avec cette étude sur le modèle souris (notamment la dose infectieuses et la pathogénèse) faciliteront les études ultérieures consacrées à de potentielles perspectives thérapeutiques contre ce virus.

Procédures

- Infection des souris par le virus. Procédure courte de quelques minutes par ajout de liquide sur les narines. - Prise de sang (quelques secondes) unique, précédée d’une anesthésie, pour tous les animaux au début de l’étude. - Prise de sang (quelques secondes) 1 fois par semaine pendant 3 semaines (3 fois, 30 souris), ou pendant 6 semaines (6 fois, pour 30 souris), précédée d’une anesthésie, pour les animaux destinés à l’étude de la réponse anticorps antivirale. - 1 procédure terminale chirurgicale de mise à mort précédée d’une anesthésie et d’une analgésie. 1 fois, pour tous les animaux, procédure rapide de quelques minutes, sans réveil.

Impact sur les animaux

- Inconfort et douleur de courte durée liées aux injections et aux prélèvements sanguins. - Perte de poids jusqu’à 20%, problèmes respiratoires, difficultés respiratoires sévères liés à l’infection.

Devenir

L’intégralité des animaux seront mis à mort, nécessaire pour le prélèvement et l’analyse des organes.

Remplacement

Des approches utilisant des cellules en culture sont menées en parallèle et permettent d’orienter les hypothèses expérimentales, d’optimiser les protocoles et ainsi de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Des études in vitro ont été menées, toutefois, ces modèles ne permettent pas de reproduire la complexité d’une infection systémique, ni les interactions tissulaires, ni la réponse immunitaire associée, nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. Ainsi, ces études utilisant des animaux permettront de compléter les résultats déjà obtenus.

Réduction

La réduction à 5 animaux par groupe permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en assurant un nombre suffisant pour permettre d’émettre des conclusions sur les résultats obtenus en utilisant des tests statistiques. Le nombre d’animaux a été évalué à l’aide d’outils statistiques. Des études menées en parallèle sur des cellules en culture permettent d’orienter l’étude, réduisant ainsi le nombre d’animaux. Les expérimentations seront réalisées sur des souris mâles et femelles afin de détecter un éventuel effet sexe-dépendant sur les paramètres étudiés. Bien que ce choix augmente le nombre d’animaux nécessaires, il est indispensable pour garantir la robustesse scientifique des résultats et assurer leur validité pour les deux sexes. Les résultats impliqueront l’utilisation de tissus provenant des poumons, qui seront traités afin d’être conservés. Sous cette forme, ils seront facilement réutilisables pour des analyses ultérieures, limitant l’utilisation d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Afin de réduire le stress lié à l’environnement, 2 semaines d’acclimatation précéderont les premières manipulations des souris, et ces dernières seront ensuite habituées à être manipulées. Les mâles hébergés ensemble proviendront d’une même fratrie afin d’éviter les comportements agressifs, le stress et les blessures. Bien que chacune des procédures de ce projet puisse occasionner des effets néfastes pour les animaux dus aux infections par le virus, chaque animal fera l’objet d’une surveillance attentive et régulière tous les jours via une grille d’observation standardisée, permettant une détection précoce des signes de détresse dans le but de minimiser toute douleur et/ou souffrance et d’optimiser le bien-être animal. Des points limites spécifiques et précoces seront mis en place. Les animaux avec une perte de poids supérieure à 10% feront l’objet d’une surveillance accrue. Si des animaux atteignent une perte de poids supérieure à 20%, ils seront mis à mort. En cas de difficulté à s’alimenter suite à l’infection, un gel nutritif pourra être ajouté à l’alimentation, et une hydratation sous-cutanée pourra être réalisée. Les animaux seront chauffés en cas d’hypothermie lors des procédures impliquant de l’anesthésie, ou causée par l’infection.

Choix des espèces

Le modèle murin a été choisi car il a déjà été montré que celui-ci est sensible aux infections par le virus utilisé pour ces expériences, et sont donc plus susceptibles de fournir des résultats exploitables. D’autre part, celles-ci figurent parmi les modèles les plus couramment utilisés en recherche. Ainsi, les données obtenues dans cette étude pourront être utilisées pour des études ultérieures utilisant ce modèle. Les procédures seront réalisées sur des souris adultes, au moins âgées de 7 semaines. Celles-ci seront commandées à un âge de 5 semaines de manière à intégrer une période d’acclimatation suffisante avant le début de l’étude. D’autre part, les souris adultes ont un système immunitaire mature, essentiel pour étudier la réponse immunitaire et la pathogénicité virale. Enfin, l’utilisation d’animaux adultes limite les variations inter-individuelles des résultats liées au développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 168
Souffrances
▲ -
▲ 84
▲ 84
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Devenir
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 168

Une injection unique de vecteur AAV ou de sérum physiologique, un prélèvement sanguin sous anesthésie, puis pour une partie d'entre elles un analgésique, un anesthésique profond et une perfusion intracardiaque qui les tue : 168 souris saines suivent ce parcours. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur ramène l'ensemble des nuisances attendues à une douleur légère liée à la piqûre. Toutes sont tuées pour prélever les tissus qui permettront de comparer où se distribue chacun des deux vecteurs de thérapie génique dans le corps.

Objectifs

A ce jour, de nombreuses maladies génétiques ont été identifiées, avec des profils très variés en termes d’âge d’apparition des symptômes, de sévérité et de pronostic vital. La thérapie génique est une approche thérapeutique prometteuse pour ces pathologies, en permettant l'introduction d'une copie fonctionnelle du gène défectueux dans les cellules affectées grâce à des transporteurs. À ce jour, ces transporteurs, les vecteurs adéno-associés (AAV), utilisés en clinique sont majoritairement d’origine naturelle. Bien que les AAV aient démontré leur efficacité dans plusieurs essais cliniques, leur distribution non spécifique, correspondant à la présence du vecteur dans des organes ou tissus non concernés par la thérapie, limite la précision du traitement ce qui réduit leur capacité à atteindre efficacement les tissus concernés par la maladie. Cette faible spécificité nous contraint à l'injection de fortes doses de vecteur, ce qui entraîne un coût très important de production et un plus haut risque d'effets secondaires, notamment des réponses immunitaires ou des toxicités dans le foie, comme cela a été observé dans plusieurs essais cliniques de thérapie génique utilisant des AAV. Il est désormais essentiel, dans le domaine de la thérapie génique, de développer des vecteurs AAV optimisés avec un ciblage précis et restreint, permettant de ne pas cibler des tissus qui ne nécessitent pas d'être traités. Le but de notre projet est de comparer un nouvel AAV optimisé, que l'on appellera AAVx, à un AAV naturel connu pour son ciblage important des muscles et du système nerveux central. Nous comparerons la distribution globale dans l’organisme de ces deux AAVs après une injection intraveineuse administrée à des doses différentes. Nous cherchons à déterminer si notre vecteur d’intérêt présente une efficacité supérieure, une action plus rapide et une spécificité accrue par rapport à un vecteur AAV d’origine naturelle. Si l’AAVx cible efficacement les muscles et le système nerveux central, sans pénétrer dans les organes dont le foie, il serait un très bon candidat dans le cadre du développement d’un traitement de thérapie génique pour des maladies génétiques neuromusculaires.

Bénéfices attendus

Cette étude permettrait d’identifier un vecteur AAV de seconde génération (AAVx) afin de traiter des maladies génétiques affectant les muscles et le système nerveux central en réduisant les effets secondaires observés dans certains essais cliniques. En effet, si l’AAVx se révèle efficace pour atteindre ces tissus, tout en évitant de cibler des organes tels que le foie, cela permettrait de réduire la dose administrée et de limiter le risque de toxicité du foie ainsi que la réponse immunitaire.

Procédures

Tous les animaux subiront une injection unique d’un traitement (un vecteur ou une solution saline servant de contrôle), qui durera maximum 2 minutes par souris. Un prélèvement sanguin sera réalisé sur animaux vivants anesthésiés, une seule fois et durera maximum 5 minutes par souris. Avant la mise à mort par perfusion intracardiaque terminale d’une partie des animaux, ceux-ci recevront une injection sous-cutanée d’un analgésique, puis une injection intrapéritonéale d’un anesthésique profond. Chaque injection durera maximum 2 minutes par souris.

Impact sur les animaux

Les injections et les prélèvements sanguins peuvent occasionner une douleur légère liée à la piqûre.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de pouvoir prélever des tissus qui nous permettront de comparer l’efficacité des deux vecteurs transporteurs de thérapie génique.

Remplacement

Notre vecteur AAV d’intérêt a été sélectionné par un test cellulaire en laboratoire grâce à sa capacité à pénétrer dans des cellules de muscles et de neurones, en comparaison avec des vecteurs AAV d’origine naturelle connus pour leur forte affinité pour les muscles et le système nerveux central. Cependant, ces travaux, réalisés sur un système cellulaire simple composé d’un type cellulaire unique n’est pas suffisant. Nous avons également pu déterminer que notre vecteur d’intérêt est capable de pénétrer dans les cellules musculaires après une injection réalisée directement dans le muscle, mais cela ne nous permet pas de déterminer la distribution globale de ce vecteur dans l’organisme après une injection intraveineuse (la disponibilité du vecteur dans chaque tissu), ni s’il est capable de pénétrer dans le système nerveux central. Pour cela, nous avons besoin d’un organisme complexe, tel que la souris.

Réduction

Le nombre minimal d’animaux dont nous aurons besoin dans notre étude, afin d’observer des différences en termes de distribution globale entre les deux vecteurs AAV étudiés, a été défini à l’aide de calculs statistiques.

Raffinement

Afin de raffiner nos études, les animaux seront hébergés dans des cages enrichies à l’aide de coton et de bâtons à ronger dans un environnement exempt d’organismes pathogènes. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale pour limiter le stress de l’animal lié à l’acte et assurer son immobilité. Pour augmenter le confort des animaux après anesthésie gazeuse, du gel oculaire pourra être appliqué pour éviter le dessèchement des tissus. Une demi-heure avant la perfusion intracardiaque, un analgésique sera injecté en sous-cutané, ce qui permettra de soulager les douleurs intenses éventuelles. Les souris seront ensuite anesthésiées par administration d’un mélange de deux anesthésiques, dont l’un possédant également des propriétés analgésiques. L’animal sera placé sur un support chauffant tout au long de l’anesthésie.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme animaux modèles car elles partagent une grande partie de leur physiologie et de leur génétique avec l’humain, ce qui permet d’obtenir des données transposables et elles possèdent des organes et systèmes similaires (foie, cœur, système nerveux central, muscles), ce qui est essentiel dans ce projet pour évaluer la biodistribution des vecteurs après administration par voie intraveineuse. La biodistribution d’un vecteur AAV correspond à l’étude de sa répartition dans l’organisme après administration, afin d’identifier les organes qui reçoivent le vecteur et d’en quantifier la présence, au-delà de ou des organe(s) cible(s) visé(s) par la thérapie. Cette analyse est indispensable pour vérifier l’absence ou la très faible diffusion vers des organes non concernés par la thérapie, notamment les organes sensibles tels que le foie ou la rate. L’âge des animaux correspond à la phase de jeune adulte. Cet âge garantit la maturité des organes ce qui réduit la variabilité interindividuelle et assure la reproductibilité des résultats. De plus, de nombreuses pathologies génétiques neuromusculaires se manifestent dès la période juvénile, donc le choix d’administration des souris à 4 semaines est pertinent pour une future utilisation du vecteur d’intérêt dans un contexte pathologique.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Xénopes : 200
Souffrances
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Devenir
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 200
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Réutilisées d'une ponte à l'autre pendant des années, avec au moins six mois de repos entre deux stimulations, 200 femelles xénopes reçoivent une injection sous-cutanée d'hormone gonadotrophine puis un massage abdominal de quinze à trente secondes pour libérer leurs œufs. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger et les femelles sont gardées vivantes, remises avec leurs congénères après chaque série de pontes. Les embryons obtenus sont utilisés pour étudier la formation des tissus embryonnaires. Le porteur présente le xénope comme un modèle qui "a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères", et affirme qu'un cycle de ponte régulier est bénéfique pour la femelle, celle-ci digérant ses ovules non utilisés à défaut de stimulation.

Objectifs

Le but de ce projet est de comprendre les mécanismes impliqués dans la formation des tissus durant le développement embryonnaire. Les mêmes mécanismes sont aussi essentiels chez l’adulte durant la cicatrisation et la régénération des tissus, ainsi que lors du développement du cancer, en particulier l’apparition de métastases. Nous étudions ce processus durant le développement précoce de l’embryon de Xénope. Les découvertes faites dans ce modèle peuvent être généralisées non seulement aux autres embryons de vertébré, y compris mammifères et humains, mais aussi pour l’étude du cancer.

Bénéfices attendus

Le thème de notre recherche concerne une des grandes questions fondamentales du développement embryonnaire. Les découvertes dans le domaine des sciences biologiques fondamentales ont depuis toujours été le grand moteur des avancées de la société, en particulier en médecine. Dans le cas spécifique de notre recherche, nos résultats auront des impacts à moyen-long terme pour la médecine à plusieurs niveaux, incluant la compréhension de défauts causant la mort ou de graves anomalies du fœtus, la dérégulation des fonctions et pathologies des tissus adultes, en particulier le cancer, ainsi qu’au progrès dans le domaine de la régénération des tissus. Un autre bénéfice important de ce domaine de recherche fondamentale concerne l’impact des déréglements de l’environnement sur la biodiversité, car le développement embryonnaire est une étape extrêmement sensible, en particulier chez les amphibiens.

Procédures

Procédure standard d’induction de la ponte d'ovocytes par la femelle xénope par injection sous-cutanée. La procédure est légère. La femelle reçoit une injection sous cutanée de l’hormone gonadotropine, qui induit la ponte chez les amphibiens et autres vertébrés. Cette hormone est naturellement produite par la femelle sexuellement mature lors de la période de reproduction. L’injection est effectuée par le personnel formé et en prenant soin d'éviter douleur et stress à l'animal. La durée totale de la manipulation est de 15 à 30 secondes L'injection est réalisée dans une pièce de l'animalerie dédiée à l'injection et à la ponte. La femelle est immédiatement replacée dans son bac après injection. Une ponte de quelques centaines d’œufs est obtenue après un massage doux de l’abdomen d’env. 15 à 30 secondes. Il est possible d’obtenir 2 à 3 pontes successives en répétant le massage toutes les 1-2 heures. A la fin de la phase de ponte, qui dure quelques heures, la femelle est remise avec ces congénères pour une période de repos d’au moins six mois. Durant cette période, la femelle non seulement recupère, mais recommence un cycle naturel de maturation d’ovules, en vue d’une nouvelle phase de ponte. Les femelles peuvent ainsi être réutilisées après ce temps de repos. A noter qu’un cycle de 6 à 12 mois de ponte est bénéfique pour l’animal. En l’absence d’une nouvelle stimulation hormonale, la femelle entre dans une phase « anormale » où elle « digére » les ovules non utilisés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables se limitent à la nécessité d’immobiliser temporairement la grenouille (en prenant la grenouille dans la main), à l’injection sous-cutanée et au massage doux pour favoriser la ponte. La douleur et le stress sont dans tous les cas légers et de courte durée (quelques secondes).

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, les animaux sont mis au repos au minimum pendant 6 mois, et réutilisé ensuite pour la poursuite du projet.

Remplacement

Les processus impliquant la formation des tissus sont très sophistiqués, et il n’est actuellement pas possible de les reproduire avec fidélité dans des systèmes in vitro. Par contre, les embryons sont des modèles intermédiaires de choix, qui nous donnent des informations précieuses pour comprendre aussi les processus actifs chez les organismes adultes. De plus, le modèle Xénope est un excellent substitut aux modèles mammifères, tels que la souris, car les embryos sont obtenus par simple ponte externe. Les résultats obtenus sur les embryons de Xénope sont parfaitement pertinents pour la compréhension de processus essentiel dans le développement humain ainsi que pour les pathologies, en particulier le cancer. C’est donc un modèle alternatif qui a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères. Il est un complèment essentiel aux systèmes in vitro, encore très imparfaits.

Réduction

En centrant nos projets sur le xénope, l’utilisation d’animaux est énormement réduite par rapport à la souris. Un œuf de xénope est cent fois plus gros qu’un embryon de souris. Cette grande taille permet de conduire plus d'analyses sur un nombre plus restreint d'embryons. Nous nous efforçons aussi de réduire au minimum le nombre de Xénopes utilisés. Nous organisons nos expériences autant que possible de façon à ce que la ponte d’une femelle puisse être utilisée pour deux expériences en parallèle. Ceci dépend du nombre d’œufs obtenu, qui est variable, mais souvent suffisant pour deux expériences. Nous prévoyons deux femelles par jour d’expérience, basé sur l’observation qu’en moyenne une femelle sur deux produit une ponte de bonne qualité. Dans le cas où les deux femelles produisent de bons oeufs, nous en profitons pour dupliquer l’expérience. Ainsi l’utilisation des œufs est optimisée au maximum. De plus, les femelles xénopes peuvent être réutilisées après un période de repos de six mois, et ceci durant plusieurs années, ce qui réduit encore le nombre d’animaux. Les femelles xénopes peuvent vivre en parfaite forme jusqu’à plus de dix ans d’âge (la vie d’une femelle en captivité peut aller jusqu’à 20 ans), en continuant à obtenir des pontes de qualité. Nous pouvons sans problème réutiliser les femelles durant des années en garantissant leur bien-être. Ainsi les 200 femelles xénope que nous souhaitons utliser seront suffisantes pour une durée de 5 ans afin de mener à bien ce projet.

Raffinement

Des raffinements spécifiques aux xénopes ont été implémentés, las bacs contenant des nénuphars en plastique et tuyaux PVC qui servent d’abris/cachette, ainsi qu’un complément alimentaire contenant des vers.

Choix des espèces

Le Xénope est un modèle établi pour l’étude du développement embryonnaire chez les animaux vertébrés. C’est un modèle avec de nombreux avantages sur les autres modèles animaux, notamment : a) une ponte externe, induite par injection d’hormone, qui ne nécessite pas de sacrifier l’animal pour étudier le dévelopemment. b) des pontes abondantes (plusieures centaines d’œufs) et une grande taille des œufs (1 mm), qui permet de récolter un nombre maximun de données pour un nombre minimum d’animaux utilisés. c) Tant les gènes et protéines, que les propriétés des cellules et des tissus et les mécanismes de migration cellulaires durant l’embryogénèse sont très proches de celles des mammifères et de l’homme. Les résultats fournissent donc des informations immédiatement pertinentes pour une meilleure compréhension du développement de l’homme ainsi que pour les pathologies associées. Nous utilisons des femelles sexuellement matures pour obtenit des œufs. Les expériences elles-mêmes ne nécessite pas d’animaux, elles se font sur les embryons précoces.