Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 288
Souffrances
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Devenir
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 288

Les souris dont l'état ne s'améliore pas malgré un traitement antidouleur sont mises à mort, sur la base d'une grille de score portant sur le poids, la posture, l'aspect du poil et le comportement. 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation qui peut provoquer perte de poids, déshydratation et diarrhée la première semaine, une immunisation, puis des prélèvements sanguins répétés pouvant conduire à une hémorragie. Les traitements espérés contre l'asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique restent lointains, l'objet immédiat étant de savoir si l'absence d'une protéine de surface modifie le développement d'une population de globules blancs, sans qu'aucun effectif par groupe soit donné.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle d’une protéine particulière présente à la surface de certains globules blancs du système immunitaire inné (première ligne de défense de l'organisme en cas d'infections par des bactéries ou des virus), et d’évaluer si son absence affecte leur développement et leur fonction. Ces cellules étant également impliquées dans diverses pathologies, notamment les pathologies des voies respiratoires comme l’asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique, il est essentiel de comprendre comment elles se développent afin de pouvoir intervenir sur leur formation et ainsi pouvoir apporter de nouvelles stratégies de traitement de ces maladies.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’origine du défaut de développement de certains globules blancs notamment dans des maladies comme l'asthme et d’avoir un modèle d'étude pour tester leur importance lors d'infections pulmonaires. A plus long terme, ce modèle pourra être utilisé afin d’étudier de nouvelles stratégies de traitements.

Procédures

Dans ce projet, une partie des souris (normales ou n'exprimant pas la protéine d'intérêt) seront irradiées (exposition à des rayons X qui permettront d'éliminer les cellules de la moelle osseuse en vue de leur remplacement par les cellules qui seront injectées; durée 2 fois 5 min). Une heure après cette étape, les souris recevront des cellules de moelle osseuse exprimant ou non la molécule d'intérêt par voie intra-veineuse (injection dans la veine de la queue, sans anesthésie; durée: 1 min). Nous vérifierons par un prélèvement sanguin au niveau de la veine de la joue si la prise de greffe a bien été obtenue 1 mois après le début de la procédure expérimentale (sur souris non anesthésiée; durée: 15 secondes) puis une fois par mois (3 prélèvements de sang sur la durée de l'expérience). Trois mois après le début de l'expérience, les souris seront euthanasiées. Dans la seconde partie du projet, les souris normales ou n'exprimant pas la molécule d'intérêt, recevront un traitement favorisant l'activation d'une partie des globules blancs (injection dans le ventre sur souris non anesthésiées; durée 15 secondes). Quatre heures plus tard, les souris seront euthanasiées.

Impact sur les animaux

L’irradiation peut constituer une nuisance. En effet, Il y a un effet indésirable possible au cours de la première semaine (perte de poids, déshydratation/diarrhée). L’immunisation (injection d'une molécule qui stimule les cellules que nous étudions) ne constitue pas une nuisance particulière,mise à part le stress de la contention. Les doses administrées ne présentent pas d’effets indésirables. Les prélèvements sanguins répétées entraineront un stress pour l'animal lié à la contention et pourraient dans de très rares cas conduire à une hémorragie.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées en fin de procédures (soit 3 mois soit 4 heures après le début de l'expérience) afin de prélever les différents organes du système immunitaire et de faire une analyse complète de leur composition.

Remplacement

Le développement du système immunitaire inné implique de nombreux organes qu'il est impossible à l'heure actuelle de modéliser. L'utilisation d'organisme vivant entier est donc indispensable afin de comprendre comment les globules blancs se développent et fonctionnent dans des conditions normales mais également lorsque des modifications affectant certains gènes sont présentes.

Réduction

Nous avons réalisé des analyses statistiques grâce un logiciel nous permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats interprétables scientifiquement.

Raffinement

Nous réaliserons une observation visuelle quotidienne et un suivi clinique hebdomadaire à l'aide d'une grille d'évaluation (évaluation de la perte de poids, de la posture, de l'aspect du poil, du comportement) permettant d'établir un score clinique pour le protocole expérimental de 3 mois. En cas d'apparition de signes de souffrance, les souris recevront un traitement anti-douleur et l'euthanasie sera réalisée en cas de non amélioration de leur état. Nous veillerons à apporter des conditions d'hébergement adaptées aux souris en ajoutant dans les cages des enrichissements (buchettes en bois à ronger et papier kraft pour la création de nid et de cachettes). Dans le cas du protocole ne durant que 4h, les souris seront observées 30 minutes après l'injection pour s'assurer de l'absence d'effet indésirable.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont la génétique et le comportement sont bien connus. Ainsi, l’évaluation du bien-être de la souris ainsi que de la douleur liée à l’expérimentation peut être effectuée aisément permettant une prise en charge adaptée. De même, les modèles de souris génétiquement modifiées sont utilisés depuis longtemps en immunologie fondamentale et la littérature qui en a découlée nous permet d’avoir un recul important sur nos expériences. De manière importante, il y a une conservation des gènes impliqués dans le développement de ces cellules chez l’homme et la souris permettant de faire un parallèle justifiant l’utilisation de la souris comme espèce animale. Pour les expériences de greffe et de traitement, les souris receveuses seront des souris adultes afin d'avoir un système immunitaire inné développé et fonctionnel.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 10800
Souffrances
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▲ 10800
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Devenir
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 1450
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 9350

Un morceau de queue est coupé sur chaque souriceau pour lire son patrimoine génétique, l'oreille étant entamée en cas de second prélèvement. 10 800 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir des lignées génétiquement modifiées destinées à l'étude de circuits du néocortex. Les animaux qui ne portent pas la mutation recherchée sont tués, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent être ni réutilisés ni replacés du fait de leur modification génétique. Sur l'effectif annoncé, 1 450 souris resteront en vie pour les lignées et 6 040 partiront vers d'autres projets, ce qui laisse environ 3 300 souris tuées pour n'avoir pas hérité du bon gène.

Objectifs

Le néocortex des mammifères, siège de fonctions cognitives majeures telles que la perception sensorielle, l’initiation des mouvements ou encore la mémoire de travail, est organisé en aires corticales hiérarchisées. Cette région du cerveau se caractérise par une grande diversité fonctionnelle, avec des zones spécialisées reposant sur un large éventail de sous-types neuronaux. Ces populations multiples s’agencent en réseaux hétérogènes dotés de signatures moléculaires, physiologiques et plastiques spécifiques, observables notamment au niveau synaptique. Une question fondamentale demeure : comment l’activité corticale, à l’origine de comportements adaptés et complexes, émerge-t-elle de cette diversité cellulaire et moléculaire ? L’étude de ces dynamiques à différentes échelles nourrit notre compréhension générale du fonctionnement cérébral et ouvre des perspectives pour des applications cliniques. Afin d’explorer le rôle de chaque population neuronale, nous modifions leur fonctionnement par des approches génétiques ciblées. Dans le cadre de ce projet et pour répondre à cette question, nous utilliserons des souris dont certains gènes ont été modifiés, afin d’observer plus précisément le rôle des différentes catégories de cellules cérébrales et la façon dont elles interagissent. Ces expériences servent à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, notamment les mécanismes reliés à la mémoire, à l’apprentissage et à la régulation de l’activité nerveuse. Ce savoir est important pour progresser dans la recherche sur des maladies comme l’épilepsie, la schizophrénie, l’autisme, la dépression ou certaines formes de déficience intellectuelle. Le projet consiste aussi à entretenir ces lignées de souris modifiées et à identifier précisément celles qui portent les caractéristiques nécessaires pour les études scientifiques.

Bénéfices attendus

Les maladies du cerveau entraînent des répercussions majeures sur la santé des individus, sur leur autonomie, leur éducation, leur emploi et leur mobilité, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est donc primordial d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour leur prise en charge. Ce projet nous permettra de connaitre le patrimoine génétique des animaux produits à partir de lignées génétiquement modifiées d’intérêt afin de les utiliser par la suite dans nos projets de recherches sur cette thématique. Les bénéfices attendus à plus long terme sont donc liés à ces projets de recherche et concerneront toutes les informations que nous pourrons obtenir pour comprendre le fonctionnement du néocortex et l’origine de ses dysfonctionnements. Ces informations pouvant ensuite amener à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients impactés par un tel dysfonctionnement.

Procédures

Un petit prélèvement de tissu sera fait sur tous les jeunes animaux vigiles (1 fois, moins d’1minute) afin de connaitre leur patrimoine génétique. En cas de problème technique (rare) il pourrait arriver que certains animaux aient un autre prélèvement (1 fois, moins d’1 minute).

Impact sur les animaux

Les petits prélevés pour génotypage pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement pour génotypage (queue, ou pavillon de l’oreille en cas de nécessité de reprélèvement). Il existe un faible risque de saignement suite à ces prélèvements.

Devenir

Les animaux non porteurs des mutations génétiques d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés du fait de leur modification génétique spécifique. La majorité des animaux produits sera maintenu en vie soit pour le maintien de nos lignées (1450) soit pour leur utilisation continue dans des procédures expérimentales dédiées d'autres projets autorisés (6040).

Remplacement

Nos recherches portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. A l’heure actuelle aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de modéliser la complexité de ces connexions. Ainsi il nous est nécessaire de recourir à l’utilisation d’animaux pour nos projets de recherche.

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (10800) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour nos projets de recherche et en limitant au maximum le nombre d’animaux produits non porteurs des modifications génétiques d’intérêt. La production d’animaux non utilisées en expérimentation est strictement limitée au minimum nécessaire, et la possibilité de recourir à la cryopréservation sera envisagée afin de réduire davantage le nombre d’animaux élevés. S’agissant d’un projet d’élevage il n’y aura pas de tests statistiques. Pour les projets dans lesquels les animaux produits seront transférés, les effectifs par groupe auront été définis sur la base d’études précédentes et à l’aide de tests statistiques si cela est possible. Les données générées seront ensuite analysées à l’aide des tests statistiques appropriés. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur la plateforme de partage de données neuroscientifiques financées par l’Union Européenne (ebrains.eu) ce qui permettra à d’autres équipes de profiter des données générées, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et par conséquent amènera à réduire le nombre d’animaux utilisés de manière plus globale.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé dans une pièce dédiée, au calme, à l’aide de matériel désinfecté entre chaque animal afin de prévenir tout risque d’infection ou de contamination croisée. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. L’état du souriceau est vérifié immédiatement après le prélèvement puis environ 30 minutes après pour s’assurer qu’il soit bien repris en charge par sa mère. Si un re-prélèvement était nécessaire sur un animal, il n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. La taille des prélèvements est limitée au strict nécessaire et est donc la plus petite possible. Les animaux sont observés quotidiennement. En cas d’anomalie un suivi est mis en place par la structure chargée du bien-être animal et le vétérinaire et des conseils sont donnés à l’équipe de recherche pour assurer une prise en charge rapide et optimale de l’animal. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux.

Choix des espèces

La souris permet de modéliser de nombreuses pathologies humaines, en effet sa forte homologie génétique avec l’humain et les nombreux outils disponibles pour générer des modifications génétiques chez cette espèce en font un modèle de choix. Nos projets de recherche portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. En utilisant différentes lignées de souris génétiquement modifiées nous pourrons étudier l’effet et le rôle de cellules spécifiques pour comprendre le fonctionnement et identifier les interactions entre ces différentes zones du cerveau. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de connaitre le plus tôt possible les mutations génétiques d’intérêt, nous permettant ensuite de réaliser nos procédures à différents stades de développement pour répondre à nos questions scientifiques.

  • Formation professionnelle
Souris : 150
Rats : 150
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 300
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Aucun de ces animaux n'est tué à l'issue : les 150 souris et 150 rats seront réutilisés dans d'autres travaux pratiques universitaires, au motif qu'ils n'auront été soumis qu'à des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont manipulés par des stagiaires en formation de concepteur ou d'applicateur, qui apprennent la préhension, la contention, les administrations, dont une injection intra-péritonéale de sérum physiologique, les prélèvements et des tests de comportement. Le porteur annonce ces tests éthologiques sans préciser lesquels, et écarte tout antalgique en le jugeant non pertinent. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne restituerait fidèlement les comportements et réactions des animaux non-humains, et qu'un rat et une souris pour deux stagiaires suffisent désormais.

Objectifs

Les personnels des établissements utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques (Concepteurs, applicateurs et soigneurs) ont pour obligation d'être compétents en expérimentation animale. Cette compétence repose pour les concepteurs sur un niveau de formation initiale, une formation spécialisée et une formation continue. Pour les applicateurs, la compétence repose sur une formation spécialisée et une formation continue. Les concepteurs ont pour fonction de concevoir les procédures expérimentales et les projets et les applicateurs ont pour fonction d'appliquer les procédures expérimentales aux animaux. Le projet de travaux pratiques présenté ici comprend la partie pratique des deux programmes de formations spécialisées "concepteur" et "applicateur". La partie théorique de la formation, étant réalisée sous forme de conférences, il nous parait adapté de former ici les stagiaires sur les techniques de base en expérimentation animale (préhension, contention, administrations, prélèvements, études de comportement) chez la souris (espèce animale la plus utilisée en France en recherche) et chez le rat (qui est un modèle utilisé dans les laboratoires locaux).

Bénéfices attendus

Pour les concepteurs, les bénéfices attendus sont l'apport d'une compétence pratique au sujet de la préhension, de la contention, et certaines techniques d'administration et de prélèvements chez les souris et les rats. Pour les applicateurs, en plus de la compétence pré-citée pour les concepteurs, il s'agit de se familiariser à des pratiques simples (dans le sens faciles à mettre en œuvre) mais néanmoins informatives d'étude du comportement animal permettant un suivi du bien-être animal et la mise en oeuvre de procédures expérimentales faiblement invasives. A court terme les bénéfices attendus sont la prise en compte du respect de l'animal lors de la pratique expérimentale : travail dans une ambiance calme, élimination de sources/stimulations perturbantes pour les animaux (ondes/smartphones éteints ; odeur/limitation de parfum) , habituation des animaux aux manipulateurs avant manipulation.

Procédures

Pour le TP (=travaux pratique) sur les gestes de base, les actes les plus contraignants sont l'administration de sérum physiologique (piqûre d'aiguille). Ce sont dans les deux cas des gestes brefs qui durent quelques secondes. Chaque souris sera soumise à deux administrations de sérum physiologique. Chaque rat sera soumis à deux administrations de sérum physiologique. Pour le TP sur le comportement, les actes expérimentaux réalisés sur les animaux ne sont pas douloureux. Les animaux sont tout au plus stressés quelques minutes du fait d'un environnement nouveau et ensuite les tests comportementaux font appel à la curiosité naturelle des animaux. Le test expérimental pour les rats et les quatre tests expérimentaux pour les souris durent entre 3 et 25 min chacun. Les mêmes souris seront impliquées pour les tests successivement avec une période de repos de 5 minutes ou d'une heure entre chaque. Les deux TP sont des procédures expérimentales de classe légère.

Impact sur les animaux

Les nuisances les plus importantes seront de gravité légère : stress léger lié à la préhension et à la contention, douleur, gêne fugace lié à une administration (nuisance équivalente à une piqûre d'aiguille) ou de courtes périodes de séparation sociale et d'exposition à des éléments nouveaux dans le cadre des tests éthologiques. Les animaux (souris et rats) vont être manipulés en réduisant au maximum les nuisances. Nous allons apprendre aux stagiaires les bonnes pratiques d'approche, de gestes en matière de préhension et de contention (qui ne sont pas invasifs).

Devenir

Les animaux seront réutilisés car ils auront été impliqués dans des procédures légères uniquement.

Remplacement

Pour ce projet, il n'existe pas de méthodes de substitution qui pourrait restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux qui peuvent être complexes. Les gestes de contention/préhension et autres étant spécifiques de l'espèce rat ou souris, ils doivent être acquis chez l'espèce cible. Toutefois nous mettons en place une approche progressive, et ceci pour chaque espèce Rats et souris : - en tout premier lieu des outils vidéos en provenance d'une source européenne reconnue de tous et d'un intérêt indéniable seront utilisés, car ils présentent des méthodes modernes, de préhension/contention par exemple, - les vidéos sont ensuite discutées et les stagiaires sont interrogés sur ce qui leur parait important, - les stagiaires passent alors à la pratique et ont le temps d'apprendre les gestes au sein de leur petit groupe (4-5 stagiaires par encadrant). Les gestes ou approches à acquérir commencent par l'analyse de vidéos qui ne suffit pas, l'animal devant être vivant pour évaluer les critères de réussite. Si l'approche par analyse vidéo permet une première expérience des méthodes pour le stagiaire, les gestes de base doivent être réalisés pour évaluer leur apprentissage.

Réduction

Nous sommes attentifs à réduire au maximum le nombre d'animaux. Par le passé, nous avons utilisé un rat et une souris par stagiaire, mais à la dernière session de formation, nous avons testé une réduction de ce nombre à un rat et une souris pour deux stagiaires, nombre d'animaux qui a permis d'atteindre également l'objectif pédagogique visé. Par ailleurs, les animaux impliqués dans le TP comportement sont les mêmes que ceux utilisés pour le TP gestes de base, permettant de mutualiser l'utilisation d'animaux. Les animaux ne seront pas euthanasiés et seront réutilisés pour d'autres travaux pratiques universitaires (qui feront le cas échéant l'objet de demandes d'autorisation de projet indépendantes de celle-ci).

Raffinement

Les animaux impliqués dans les procédures expérimentales de ce projet sont hébergés dans la zone d'hébergement pendant plusieurs semaines avant les TP, avec un enrichissement social et physique (acclimatation). Les procédures menées sont tout au plus de classe légère ; le geste le plus contraignant pour les animaux est une administration intra-péritonéale de sérum physiologique. Les tests de comportement sont tout au plus un peu stressants pour les animaux. Dans ces conditions, aucune administration d'antalgique ne sera réalisée car elle n'est pas pertinente. Les autres gestes comme la préhension et la contention ne sont pas douloureux. Un temps est utilisé pour que les animaux se familiarisent aux stagiaires. Une attention particulière sera portée aux animaux pour déceler l'atteinte de points limites, qui sont malgré tout très peu probables.

Choix des espèces

Les espèces qui seront utilisées dans ce projet correspondent aux espèces cibles, c'est à dire aux espèces concernées par le module complémentaire de la formation règlementaire en expérimentation animale. Les stagiaires s'inscrivent à ce module pour ces deux espèces car ce sont les animaux avec lesquels les stagiaires vont travailler dans leurs futures activités de recherche. Les animaux seront des animaux adultes de huit semaines au moins. Nous utilisons ces stades car les animaux adultes correspondent aux animaux utilisés classiquement pour les tests de comportement prévus. Ce sont par ailleurs des stades où les animaux sont facilement manipulables pour les travaux pratiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 848
Souffrances
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▲ 288
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▲ 560
Devenir
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 848

848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, par groupes de douze ou vingt, dont 560 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L'induction d'une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques, paralyse progressivement leurs membres postérieurs, et un composé injectable mis au point in vitro leur est administré. Les traitements annoncés contre la sclérose en plaques et les maladies inflammatoires chroniques restent au conditionnel, le porteur qualifiant ce travail de première étape. La seule nuisance qu'il déclare est une "légère perte de poids liée à la diminution de mobilité".

Objectifs

L'apparition d'une inflammation attire les cellules du système immunitaire. Dans les maladies chroniques inflammatoires, ces cellules libèrent des substances qui augmentent l’inflammation et ainsi la progression de la maladie. Dans le cas du cancer, ces cellules peuvent empêcher la réponse immunitaire contre les cellules tumorales. Nous avons découvert l’un des mécanismes contrôlant le comportement des cellules immunitaires lors de l'inflammation et réussi à limiter le développement des symptômes dans un modèle animal de sclérose en plaque. Nous avons mis au point in vitro un composé injectable qui pourrait modifier le comportement de ces cellules immunitaires. Le but de ce projet est de tester ce composé dans des situations physiologiques in vivo, et en particulier pour le traitement de la sclérose en plaque. Ce travail constitue la première étape pour le développement de cette nouvelle piste thérapeutique qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements dans la sclérose en plaques, et les maladies inflammatoires chroniques.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin de limiter l'inflammation chronique et traiter les maladies inflammatoires auto-immunes.

Procédures

Tous les animaux subiront une injection pour tester notre composé (quelques secondes). Certains lots d'animaux subiront des injections supplémentaires pour induire une inflammation (1 injection supplémentaire, quelques secondes) ou le modèle de sclérose en plaque (3 injections supplémentaires, quelques secondes chaque).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : stress lié à la préhension (légère et rapide) et douleur légère liée à la piqure. Le modèle de sclérose en plaque induit une paralysie progressive des membres inférieurs, les nuisances attendues sont une légère perte de poids liée à la diminution de mobilité.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort (fin de l'expérience ou pour analyses post-mortem).

Remplacement

Nous avons identifié in vitro et dans des souris génétiquement modifiées une cible thérapeutique intéressante. Afin d’évaluer le potentiel de cette stratégie, nous devons à présent utiliser un modèle animal représentant un organisme entier et autonome. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers en conditions saines ou inflammatoires. La dynamique de l'inflammation, des cellules immunitaires recrutées ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de tester notre stratégie thérapeutique dans un système physiologique complexe. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 12 ou 20 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Pour analyser l'effet de notre composé in vivo, nous testerons dans un premier temps plusieurs modalités d'administration. Si nous mettons en évidence une différence significative entre le traitement et le contrôle, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans chaque procédure, les animaux seront surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation. Les animaux seront pesés et évalués au minimum deux fois par semaine grâce à une grille de score pour éviter la souffrance inutile des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 80
▲ 40
Devenir
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 160

Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids sont tuées, celles qui en perdent plus de 10 % passent sous surveillance renforcée. 160 souris vont être utilisées, dont 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées pour prélever et analyser leurs organes. Le virus est déposé dans leurs narines, puis certaines subissent une prise de sang par semaine pendant trois ou six semaines, toujours sous anesthésie, avant une chirurgie terminale. Le porteur attend des difficultés respiratoires sévères et rattache l'étude à l'analyse future de sérums humains prélevés en Asie du Sud-Est, ce pteropine orthoreovirus transmis par les chauves-souris restant peu documenté.

Objectifs

Les virus zoonotiques émergents constituent une menace croissante pour la santé publique, notamment dans les zones où le contact entre les humains et les animaux est de plus en plus fréquent. Les pteropine orthoreovirus (PRV) peuvent être transmis par les chauves-souris, probablement par l’intermédiaire d’aliments contaminés, peuvent infecter l’humain et provoquer des infections respiratoires aiguës, principalement en Asie du Sud-Est. Une particularité de ces virus est leur capacité à provoquer de la fusion entre cellules. Ce phénomène est commun à plusieurs virus émergents reconnus comme prioritaires par l’Organisation mondiale de la santé. Toutefois, l’impact de la formation de ces cellules fusionnées dans la gravité de l’infection chez l’animal reste encore mal compris. Il en est de même pour la réponse immunitaire. Ce projet s’articule autour de deux axes principaux : 1. Etudier l’infection par ce virus, sa pathogénicité, la dose virale, et ses manifestations dans les poumons des souris infectées. 2. Évaluer la réponse anticorps antivirale des souris.

Bénéfices attendus

Le pteropine orthoreovirus (PRV) est un pathogène émergent encore peu étudié. A terme, en utilisant ce modèle de virus, cette étude permettra une meilleure compréhension des infections virales, ainsi que leur impact sur les maladies associées. Elle fournira également des informations importantes sur la réponse anticorps antivirale. Ces études permettront d’optimiser une méthode de détection de la réponse anticorps qui sera utilisée pour analyser des échantillons de sérum provenant de cohortes humaines de personnes infectées par ce virus en Asie du sud-Est. Ces travaux apporteront des données sur ce virus, mais aussi, plus largement, sur tous les virus exploitant des mécanismes analogues. Ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de ciblage de ces virus, permettant ainsi de mieux lutter contre les épidémies futures. Par ailleurs, les données obtenues avec cette étude sur le modèle souris (notamment la dose infectieuses et la pathogénèse) faciliteront les études ultérieures consacrées à de potentielles perspectives thérapeutiques contre ce virus.

Procédures

- Infection des souris par le virus. Procédure courte de quelques minutes par ajout de liquide sur les narines. - Prise de sang (quelques secondes) unique, précédée d’une anesthésie, pour tous les animaux au début de l’étude. - Prise de sang (quelques secondes) 1 fois par semaine pendant 3 semaines (3 fois, 30 souris), ou pendant 6 semaines (6 fois, pour 30 souris), précédée d’une anesthésie, pour les animaux destinés à l’étude de la réponse anticorps antivirale. - 1 procédure terminale chirurgicale de mise à mort précédée d’une anesthésie et d’une analgésie. 1 fois, pour tous les animaux, procédure rapide de quelques minutes, sans réveil.

Impact sur les animaux

- Inconfort et douleur de courte durée liées aux injections et aux prélèvements sanguins. - Perte de poids jusqu’à 20%, problèmes respiratoires, difficultés respiratoires sévères liés à l’infection.

Devenir

L’intégralité des animaux seront mis à mort, nécessaire pour le prélèvement et l’analyse des organes.

Remplacement

Des approches utilisant des cellules en culture sont menées en parallèle et permettent d’orienter les hypothèses expérimentales, d’optimiser les protocoles et ainsi de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Des études in vitro ont été menées, toutefois, ces modèles ne permettent pas de reproduire la complexité d’une infection systémique, ni les interactions tissulaires, ni la réponse immunitaire associée, nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. Ainsi, ces études utilisant des animaux permettront de compléter les résultats déjà obtenus.

Réduction

La réduction à 5 animaux par groupe permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en assurant un nombre suffisant pour permettre d’émettre des conclusions sur les résultats obtenus en utilisant des tests statistiques. Le nombre d’animaux a été évalué à l’aide d’outils statistiques. Des études menées en parallèle sur des cellules en culture permettent d’orienter l’étude, réduisant ainsi le nombre d’animaux. Les expérimentations seront réalisées sur des souris mâles et femelles afin de détecter un éventuel effet sexe-dépendant sur les paramètres étudiés. Bien que ce choix augmente le nombre d’animaux nécessaires, il est indispensable pour garantir la robustesse scientifique des résultats et assurer leur validité pour les deux sexes. Les résultats impliqueront l’utilisation de tissus provenant des poumons, qui seront traités afin d’être conservés. Sous cette forme, ils seront facilement réutilisables pour des analyses ultérieures, limitant l’utilisation d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Afin de réduire le stress lié à l’environnement, 2 semaines d’acclimatation précéderont les premières manipulations des souris, et ces dernières seront ensuite habituées à être manipulées. Les mâles hébergés ensemble proviendront d’une même fratrie afin d’éviter les comportements agressifs, le stress et les blessures. Bien que chacune des procédures de ce projet puisse occasionner des effets néfastes pour les animaux dus aux infections par le virus, chaque animal fera l’objet d’une surveillance attentive et régulière tous les jours via une grille d’observation standardisée, permettant une détection précoce des signes de détresse dans le but de minimiser toute douleur et/ou souffrance et d’optimiser le bien-être animal. Des points limites spécifiques et précoces seront mis en place. Les animaux avec une perte de poids supérieure à 10% feront l’objet d’une surveillance accrue. Si des animaux atteignent une perte de poids supérieure à 20%, ils seront mis à mort. En cas de difficulté à s’alimenter suite à l’infection, un gel nutritif pourra être ajouté à l’alimentation, et une hydratation sous-cutanée pourra être réalisée. Les animaux seront chauffés en cas d’hypothermie lors des procédures impliquant de l’anesthésie, ou causée par l’infection.

Choix des espèces

Le modèle murin a été choisi car il a déjà été montré que celui-ci est sensible aux infections par le virus utilisé pour ces expériences, et sont donc plus susceptibles de fournir des résultats exploitables. D’autre part, celles-ci figurent parmi les modèles les plus couramment utilisés en recherche. Ainsi, les données obtenues dans cette étude pourront être utilisées pour des études ultérieures utilisant ce modèle. Les procédures seront réalisées sur des souris adultes, au moins âgées de 7 semaines. Celles-ci seront commandées à un âge de 5 semaines de manière à intégrer une période d’acclimatation suffisante avant le début de l’étude. D’autre part, les souris adultes ont un système immunitaire mature, essentiel pour étudier la réponse immunitaire et la pathogénicité virale. Enfin, l’utilisation d’animaux adultes limite les variations inter-individuelles des résultats liées au développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 168
Souffrances
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Devenir
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 168

Une injection unique de vecteur AAV ou de sérum physiologique, un prélèvement sanguin sous anesthésie, puis pour une partie d'entre elles un analgésique, un anesthésique profond et une perfusion intracardiaque qui les tue : 168 souris saines suivent ce parcours. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur ramène l'ensemble des nuisances attendues à une douleur légère liée à la piqûre. Toutes sont tuées pour prélever les tissus qui permettront de comparer où se distribue chacun des deux vecteurs de thérapie génique dans le corps.

Objectifs

A ce jour, de nombreuses maladies génétiques ont été identifiées, avec des profils très variés en termes d’âge d’apparition des symptômes, de sévérité et de pronostic vital. La thérapie génique est une approche thérapeutique prometteuse pour ces pathologies, en permettant l'introduction d'une copie fonctionnelle du gène défectueux dans les cellules affectées grâce à des transporteurs. À ce jour, ces transporteurs, les vecteurs adéno-associés (AAV), utilisés en clinique sont majoritairement d’origine naturelle. Bien que les AAV aient démontré leur efficacité dans plusieurs essais cliniques, leur distribution non spécifique, correspondant à la présence du vecteur dans des organes ou tissus non concernés par la thérapie, limite la précision du traitement ce qui réduit leur capacité à atteindre efficacement les tissus concernés par la maladie. Cette faible spécificité nous contraint à l'injection de fortes doses de vecteur, ce qui entraîne un coût très important de production et un plus haut risque d'effets secondaires, notamment des réponses immunitaires ou des toxicités dans le foie, comme cela a été observé dans plusieurs essais cliniques de thérapie génique utilisant des AAV. Il est désormais essentiel, dans le domaine de la thérapie génique, de développer des vecteurs AAV optimisés avec un ciblage précis et restreint, permettant de ne pas cibler des tissus qui ne nécessitent pas d'être traités. Le but de notre projet est de comparer un nouvel AAV optimisé, que l'on appellera AAVx, à un AAV naturel connu pour son ciblage important des muscles et du système nerveux central. Nous comparerons la distribution globale dans l’organisme de ces deux AAVs après une injection intraveineuse administrée à des doses différentes. Nous cherchons à déterminer si notre vecteur d’intérêt présente une efficacité supérieure, une action plus rapide et une spécificité accrue par rapport à un vecteur AAV d’origine naturelle. Si l’AAVx cible efficacement les muscles et le système nerveux central, sans pénétrer dans les organes dont le foie, il serait un très bon candidat dans le cadre du développement d’un traitement de thérapie génique pour des maladies génétiques neuromusculaires.

Bénéfices attendus

Cette étude permettrait d’identifier un vecteur AAV de seconde génération (AAVx) afin de traiter des maladies génétiques affectant les muscles et le système nerveux central en réduisant les effets secondaires observés dans certains essais cliniques. En effet, si l’AAVx se révèle efficace pour atteindre ces tissus, tout en évitant de cibler des organes tels que le foie, cela permettrait de réduire la dose administrée et de limiter le risque de toxicité du foie ainsi que la réponse immunitaire.

Procédures

Tous les animaux subiront une injection unique d’un traitement (un vecteur ou une solution saline servant de contrôle), qui durera maximum 2 minutes par souris. Un prélèvement sanguin sera réalisé sur animaux vivants anesthésiés, une seule fois et durera maximum 5 minutes par souris. Avant la mise à mort par perfusion intracardiaque terminale d’une partie des animaux, ceux-ci recevront une injection sous-cutanée d’un analgésique, puis une injection intrapéritonéale d’un anesthésique profond. Chaque injection durera maximum 2 minutes par souris.

Impact sur les animaux

Les injections et les prélèvements sanguins peuvent occasionner une douleur légère liée à la piqûre.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de pouvoir prélever des tissus qui nous permettront de comparer l’efficacité des deux vecteurs transporteurs de thérapie génique.

Remplacement

Notre vecteur AAV d’intérêt a été sélectionné par un test cellulaire en laboratoire grâce à sa capacité à pénétrer dans des cellules de muscles et de neurones, en comparaison avec des vecteurs AAV d’origine naturelle connus pour leur forte affinité pour les muscles et le système nerveux central. Cependant, ces travaux, réalisés sur un système cellulaire simple composé d’un type cellulaire unique n’est pas suffisant. Nous avons également pu déterminer que notre vecteur d’intérêt est capable de pénétrer dans les cellules musculaires après une injection réalisée directement dans le muscle, mais cela ne nous permet pas de déterminer la distribution globale de ce vecteur dans l’organisme après une injection intraveineuse (la disponibilité du vecteur dans chaque tissu), ni s’il est capable de pénétrer dans le système nerveux central. Pour cela, nous avons besoin d’un organisme complexe, tel que la souris.

Réduction

Le nombre minimal d’animaux dont nous aurons besoin dans notre étude, afin d’observer des différences en termes de distribution globale entre les deux vecteurs AAV étudiés, a été défini à l’aide de calculs statistiques.

Raffinement

Afin de raffiner nos études, les animaux seront hébergés dans des cages enrichies à l’aide de coton et de bâtons à ronger dans un environnement exempt d’organismes pathogènes. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale pour limiter le stress de l’animal lié à l’acte et assurer son immobilité. Pour augmenter le confort des animaux après anesthésie gazeuse, du gel oculaire pourra être appliqué pour éviter le dessèchement des tissus. Une demi-heure avant la perfusion intracardiaque, un analgésique sera injecté en sous-cutané, ce qui permettra de soulager les douleurs intenses éventuelles. Les souris seront ensuite anesthésiées par administration d’un mélange de deux anesthésiques, dont l’un possédant également des propriétés analgésiques. L’animal sera placé sur un support chauffant tout au long de l’anesthésie.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme animaux modèles car elles partagent une grande partie de leur physiologie et de leur génétique avec l’humain, ce qui permet d’obtenir des données transposables et elles possèdent des organes et systèmes similaires (foie, cœur, système nerveux central, muscles), ce qui est essentiel dans ce projet pour évaluer la biodistribution des vecteurs après administration par voie intraveineuse. La biodistribution d’un vecteur AAV correspond à l’étude de sa répartition dans l’organisme après administration, afin d’identifier les organes qui reçoivent le vecteur et d’en quantifier la présence, au-delà de ou des organe(s) cible(s) visé(s) par la thérapie. Cette analyse est indispensable pour vérifier l’absence ou la très faible diffusion vers des organes non concernés par la thérapie, notamment les organes sensibles tels que le foie ou la rate. L’âge des animaux correspond à la phase de jeune adulte. Cet âge garantit la maturité des organes ce qui réduit la variabilité interindividuelle et assure la reproductibilité des résultats. De plus, de nombreuses pathologies génétiques neuromusculaires se manifestent dès la période juvénile, donc le choix d’administration des souris à 4 semaines est pertinent pour une future utilisation du vecteur d’intérêt dans un contexte pathologique.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Xénopes : 200
Souffrances
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Devenir
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 200
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Réutilisées d'une ponte à l'autre pendant des années, avec au moins six mois de repos entre deux stimulations, 200 femelles xénopes reçoivent une injection sous-cutanée d'hormone gonadotrophine puis un massage abdominal de quinze à trente secondes pour libérer leurs œufs. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger et les femelles sont gardées vivantes, remises avec leurs congénères après chaque série de pontes. Les embryons obtenus sont utilisés pour étudier la formation des tissus embryonnaires. Le porteur présente le xénope comme un modèle qui "a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères", et affirme qu'un cycle de ponte régulier est bénéfique pour la femelle, celle-ci digérant ses ovules non utilisés à défaut de stimulation.

Objectifs

Le but de ce projet est de comprendre les mécanismes impliqués dans la formation des tissus durant le développement embryonnaire. Les mêmes mécanismes sont aussi essentiels chez l’adulte durant la cicatrisation et la régénération des tissus, ainsi que lors du développement du cancer, en particulier l’apparition de métastases. Nous étudions ce processus durant le développement précoce de l’embryon de Xénope. Les découvertes faites dans ce modèle peuvent être généralisées non seulement aux autres embryons de vertébré, y compris mammifères et humains, mais aussi pour l’étude du cancer.

Bénéfices attendus

Le thème de notre recherche concerne une des grandes questions fondamentales du développement embryonnaire. Les découvertes dans le domaine des sciences biologiques fondamentales ont depuis toujours été le grand moteur des avancées de la société, en particulier en médecine. Dans le cas spécifique de notre recherche, nos résultats auront des impacts à moyen-long terme pour la médecine à plusieurs niveaux, incluant la compréhension de défauts causant la mort ou de graves anomalies du fœtus, la dérégulation des fonctions et pathologies des tissus adultes, en particulier le cancer, ainsi qu’au progrès dans le domaine de la régénération des tissus. Un autre bénéfice important de ce domaine de recherche fondamentale concerne l’impact des déréglements de l’environnement sur la biodiversité, car le développement embryonnaire est une étape extrêmement sensible, en particulier chez les amphibiens.

Procédures

Procédure standard d’induction de la ponte d'ovocytes par la femelle xénope par injection sous-cutanée. La procédure est légère. La femelle reçoit une injection sous cutanée de l’hormone gonadotropine, qui induit la ponte chez les amphibiens et autres vertébrés. Cette hormone est naturellement produite par la femelle sexuellement mature lors de la période de reproduction. L’injection est effectuée par le personnel formé et en prenant soin d'éviter douleur et stress à l'animal. La durée totale de la manipulation est de 15 à 30 secondes L'injection est réalisée dans une pièce de l'animalerie dédiée à l'injection et à la ponte. La femelle est immédiatement replacée dans son bac après injection. Une ponte de quelques centaines d’œufs est obtenue après un massage doux de l’abdomen d’env. 15 à 30 secondes. Il est possible d’obtenir 2 à 3 pontes successives en répétant le massage toutes les 1-2 heures. A la fin de la phase de ponte, qui dure quelques heures, la femelle est remise avec ces congénères pour une période de repos d’au moins six mois. Durant cette période, la femelle non seulement recupère, mais recommence un cycle naturel de maturation d’ovules, en vue d’une nouvelle phase de ponte. Les femelles peuvent ainsi être réutilisées après ce temps de repos. A noter qu’un cycle de 6 à 12 mois de ponte est bénéfique pour l’animal. En l’absence d’une nouvelle stimulation hormonale, la femelle entre dans une phase « anormale » où elle « digére » les ovules non utilisés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables se limitent à la nécessité d’immobiliser temporairement la grenouille (en prenant la grenouille dans la main), à l’injection sous-cutanée et au massage doux pour favoriser la ponte. La douleur et le stress sont dans tous les cas légers et de courte durée (quelques secondes).

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, les animaux sont mis au repos au minimum pendant 6 mois, et réutilisé ensuite pour la poursuite du projet.

Remplacement

Les processus impliquant la formation des tissus sont très sophistiqués, et il n’est actuellement pas possible de les reproduire avec fidélité dans des systèmes in vitro. Par contre, les embryons sont des modèles intermédiaires de choix, qui nous donnent des informations précieuses pour comprendre aussi les processus actifs chez les organismes adultes. De plus, le modèle Xénope est un excellent substitut aux modèles mammifères, tels que la souris, car les embryos sont obtenus par simple ponte externe. Les résultats obtenus sur les embryons de Xénope sont parfaitement pertinents pour la compréhension de processus essentiel dans le développement humain ainsi que pour les pathologies, en particulier le cancer. C’est donc un modèle alternatif qui a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères. Il est un complèment essentiel aux systèmes in vitro, encore très imparfaits.

Réduction

En centrant nos projets sur le xénope, l’utilisation d’animaux est énormement réduite par rapport à la souris. Un œuf de xénope est cent fois plus gros qu’un embryon de souris. Cette grande taille permet de conduire plus d'analyses sur un nombre plus restreint d'embryons. Nous nous efforçons aussi de réduire au minimum le nombre de Xénopes utilisés. Nous organisons nos expériences autant que possible de façon à ce que la ponte d’une femelle puisse être utilisée pour deux expériences en parallèle. Ceci dépend du nombre d’œufs obtenu, qui est variable, mais souvent suffisant pour deux expériences. Nous prévoyons deux femelles par jour d’expérience, basé sur l’observation qu’en moyenne une femelle sur deux produit une ponte de bonne qualité. Dans le cas où les deux femelles produisent de bons oeufs, nous en profitons pour dupliquer l’expérience. Ainsi l’utilisation des œufs est optimisée au maximum. De plus, les femelles xénopes peuvent être réutilisées après un période de repos de six mois, et ceci durant plusieurs années, ce qui réduit encore le nombre d’animaux. Les femelles xénopes peuvent vivre en parfaite forme jusqu’à plus de dix ans d’âge (la vie d’une femelle en captivité peut aller jusqu’à 20 ans), en continuant à obtenir des pontes de qualité. Nous pouvons sans problème réutiliser les femelles durant des années en garantissant leur bien-être. Ainsi les 200 femelles xénope que nous souhaitons utliser seront suffisantes pour une durée de 5 ans afin de mener à bien ce projet.

Raffinement

Des raffinements spécifiques aux xénopes ont été implémentés, las bacs contenant des nénuphars en plastique et tuyaux PVC qui servent d’abris/cachette, ainsi qu’un complément alimentaire contenant des vers.

Choix des espèces

Le Xénope est un modèle établi pour l’étude du développement embryonnaire chez les animaux vertébrés. C’est un modèle avec de nombreux avantages sur les autres modèles animaux, notamment : a) une ponte externe, induite par injection d’hormone, qui ne nécessite pas de sacrifier l’animal pour étudier le dévelopemment. b) des pontes abondantes (plusieures centaines d’œufs) et une grande taille des œufs (1 mm), qui permet de récolter un nombre maximun de données pour un nombre minimum d’animaux utilisés. c) Tant les gènes et protéines, que les propriétés des cellules et des tissus et les mécanismes de migration cellulaires durant l’embryogénèse sont très proches de celles des mammifères et de l’homme. Les résultats fournissent donc des informations immédiatement pertinentes pour une meilleure compréhension du développement de l’homme ainsi que pour les pathologies associées. Nous utilisons des femelles sexuellement matures pour obtenit des œufs. Les expériences elles-mêmes ne nécessite pas d’animaux, elles se font sur les embryons précoces.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Xénopes : 1828
Souffrances
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▲ 1818
▲ 10
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Devenir
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 1828

Vingt xénopes adultes nagent six mois dans une eau contenant un mélange de six perturbateurs endocriniens, puis reçoivent deux injections hormonales à vingt heures d'intervalle pour être reproduits. Avec leurs descendants sur deux générations et 1 728 larves, 1 828 animaux sont concernés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la quasi-totalité. Le porteur écrit que les concentrations employées ne provoquent pas de stress connu, après avoir indiqué que ces substances peuvent entraîner une surmortalité et des malformations de la colonne vertébrale. Les mâles sont tués au moment de la ponte pour prélever leurs testicules, les femelles après récupération des œufs, et toutes les larves après prélèvement de leur cerveau.

Objectifs

Des études récentes suggèrent que les effets transgénérationnels induits par des polluants tels que les perturbateurs endocriniens (PE) sont impliqués dans le déclin des populations d’amphibiens en altérant la capacité des animaux à se reproduire. Ce projet a pour ambition d’étudier les effets d’une exposition à un mélange de 6 PE présents dans le milieu naturel utilisés à des concentrations environnementales tout au long de la vie des animaux de la 1ère génération, puis les répercussions transgénérationnelles de cette exposition sur les 2 générations suivantes non exposées chez l’espèce Xenopus tropicalis. Les effets seront évalués à chaque génération en regardant l’impact de cette perturbation sur le développement et le comportement de la descendance des animaux exposés (première génération) et non exposés (les 2 générations suivantes). Les effets au niveau thyroïdien et au niveau du développment des animaux, en particulier les effets neuro-développementaux, ainsi que les effets sur la reproduction et la transmission des effets entre génération seront étudiés. Ces animaux seront comparés à des animaux élevés dans les mêmes conditions mais non exposés aux PE, comme contrôles.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre les impacts des perturbateurs endocriniens (PE) obésogènes sur les amphibiens et leur conséquence dans le déclin de leurs populations. D'un point de vue scientifique, la recherche générera de nouvelles connaissances et technologies dans les domaines de la physiologie animale, de la perturbation endocrinienne, de l'épigénétique et de l'écotoxicologie. D'un point de vue global, la protection de la biodiversité et de la santé humaine est essentielle. Le concept "EcoHealth" est aujourd’hui mis en avant dans nos sociétés. Sous plusieurs aspects, notre projet s'inscrit parfaitement dans ce concept. Toutes les données générées par ce projet multidisciplinaire seront disponibles pour les organisations qui gèrent la biodiversité ou sont impliquées dans l'évaluation des risques chimiques (OFB, ANSES) et aideront les décideurs à protéger la qualité de l'environnement naturel et à améliorer la santé des écosystèmes.

Procédures

Les xénopes adultes de la première génération (F0) seront exposés à un mélange de 6 perturbateurs endocriniens dilués dans l’eau des aquariums durant 6 mois. Les xénopes adultes des 2 générations suivantes (F1 et F2) seront maintenus en eau normale durant 3 mois. Toutes les reproductions des animaux seront réalisées au cours de ces périodes. Pour la fécondation in vitro, les animaux adultes males et femelles reçoivent deux injections d’hormone à 20 heures d’intervalle. Ces étapes ne durent pas plus de 30 secondes à chaque fois. Les femelles commencent à pondre environ 2 heures après la seconde injection. Les mâles sont euthanasiés à ce moment pour prélever leurs testicules. Les femelles sont soumises à un massage doux pendant 1 à 2 minutes pour récupérer les œufs qui seront fécondés par leur mise en présence avec une solution contenant les spermatozoïdes. Dans le cas de non ponte, les femelles pourront être de nouveau stimulées en respectant un repos minimum de 2 mois entre deux stimulations. Les larves obtenues des descendances des 3 générations produites seront élevées jusqu’à la fin du développement larvaire puis soumis à ce stade à un test de comportement (analyse de la mobilité sur une période de 12 minutes).

Impact sur les animaux

Les concentrations du mélange de perturbateurs endocrinien (PE) utilisées sont celles des normes de qualité environnementales. Il se peut cependant que les effets des PE puissent entrainer une surmortalité ou des malformations. Au stade larvaire des déformations de la colonne vertébrale sont décrites comme pouvant survenir lors d’un stress. Nous effectuons une stimulation hormonale sur femelles vigiles. Les nuisances attendues sont essentiellement de type inconfort/stress et douleur légère et transitoire. Une douleur légère et transitoire peut être induite par l'injection.

Devenir

Tous les adultes males et femelles utilisés pour réaliser les fécondations in vitro seront euthanasiés en fin de procédure. Des tissus seront récupérés pour analyse. L’ensemble de ces animaux étant destiné à une étude multigénérationnelle suite à l’exposition de la première génération à un mélange de perturbateurs endocriniens, il n’est pas possible de réétuliser ces animaux en raison de cette exposition. Toutes les larves utilisées pour étudier les effets direct et transgénérationel du mélange de 6 perturbateurs endocriniens sont euthanasiés en fin de procédure. Des prélèvements d’organes (cerveaux) seront réalisés sur chaque larve en vu de faire des analyses immunologique et d’expression de gène sur ces animaux pour regarder les effets neurodéveloppementaux de l’exposition aux perturbateurs endocriniens.

Remplacement

Les outils informatiques permettant de faire des prédictions ne peuvent pas reproduire toute la complexité d’un organisme vivant. De la même façon, les expériences réalisées sur des cellules en laboratoire (tests in vitro) ne tiennent pas compte du fonctionnement global, notamment des effets hormonaux ou du développement, qui ne peuvent être observés que chez un animal entier. Dans notre étude, nous cherchons à comprendre comment un mélange de substances peut perturber le système hormonal. Ce type de phénomène dépend des interactions entre plusieurs organes, ce qui ne peut pas être étudié uniquement sur des cellules isolées. C’est pourquoi une approche « in vivo », c’est-à-dire sur des animaux vivants, est nécessaire. Nous avons choisi d’utiliser des grenouilles, car notre objectif est d’évaluer l’effet d’un mélange de produits tel qu’il pourrait exister dans leur environnement naturel. Cette méthode permet d’obtenir des résultats plus fiables et représentatifs des conditions réelles d’exposition.

Réduction

Le projet concerne 1828 animaux. 100 grenouilles adultes (20 animaux de la génération F0, 40 animaux de la génération F1 et 40 animaux de la génération F2) seront utilisées. Pour chaque étape, nous utilisons 5 mâles et 5 femelles afin de réaliser différents types de croisements. Un prélèvement d’organes (cerveau, thyroide…) sur les individus euthanasiés sera effectué. Au total, 1728 larves seront utilisées dans le projet. Ce chiffre correspond à 480 larves par génération, multipliées par 3 expériences répétées (soit 1 440 larves). Nous ajoutons une marge de 20 pour cent pour tenir compte de la mortalité naturelle des têtards. Le nombre de larves utilisé est le nombre minimal pour ne pas mettre en péril les manipulations et avoir des résultats statistiquement fiables : - Pour le comportement, un minimum de 20 animaux testés par condition experimentale est nécessaire pour mesurer une mobilité interprétable et comparable. - Pour l’analyse immunologique, 10 animaux par condition experimentale permettront de tester plusieurs marqueurs immunologiques pour observer les effets du mélange de perturbateurs endocriniens sur le développement neuronal. - Pour l’analyse de l’expression des gènes, 10 animaux par condition experimentale permettront de disposer de suffisamment de materiel génétique (cerveaux) et d’avoir suffisamment de réplicats biologiques pour les analyses. Le nombre de réplicats techniques permettra de prendre en compte la variabilité inter-experimentation généralement associée aux études réalisées sur les animaux vivants. La taille des effectifs a été établie avec un calcul de puissance afin de prendre en compte la robustesse des résultats tout en limitant le nombre d’animaux. La comparaison des groupes sera réalisée via des tests statistiques permettant une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les protocoles d’exposition permettent de reproduire les conditions naturelles (exposition dans l’eau) pour confirmer et transposer les résultats obtenus à court terme sur le terrain. Ce mode d’exposition est non invasif et n’induit pas de souffrance, contrairement à l’injection dans l’abdomen souvent utilisée en toxicologie. Les grenouilles sont élevées dans des aquariums contenant de l’eau filtrée, déchlorée, oxygénée et maintenue à une température de 26 degrés. Des capteurs mesurent en continu la température, le pH et la qualité de l’eau. Les aquariums sont aménagés avec des tubes, plantes, billes, même si les animaux préfèrent rester au fond. Les déchets et restes de nourriture sont retirés chaque jour, et les parois nettoyées toutes les deux semaines. Avant toute expérience, les animaux s’acclimatent à leur environnement pendant un mois. Ils sont nourris trois fois par semaine à satiété, avec des granulés et des vers de vase. La manipulation s’effectue à la main ou à l’épuisette, sans mouvement brusque. Leur comportement et leur état de santé sont suivis tout au long des protocoles grâce à une grille d’observation. Les concentrations de perturbateurs endocriniens utilisées correspondent aux normes environnementales et ne provoquent pas de stress connu. Toutefois, en cas de signe de stress, le traitement est suspendu et les animaux euthanasiés. Lors des fécondations in vitro, les injections peuvent entraîner de légères douleurs. Les Xenopus sont sortis de l’eau uniquement le temps de l’injection puis isolés dans un bac d’eau déchlorée jusqu’au lendemain. Chez les femelles la ponte est repérée grâce à la dilatation du cloaque, et les œufs non fécondés sont recueillis par massage doux. Les femelles qui ne réagissent pas ne sont pas utilisées. Après la ponte, elles sont replacées en aquarium isolé pendant 48 heures avec surveillance de l’alimentation. Les expérimentateurs observent quotidiennement les animaux. Les points limites de stress déclenchant une euthanasie incluent : perte d’appétit, mouvements anormaux, apathie, dégradation de la peau, état de choc, inconscience ou blessures.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce Xenopus tropicalis est justifiée par trois raisons majeures : 1) son temps de génération court pour un amphibien (environ 10 mois du stade œuf à adulte mature) permet l’étude de l’effet de polluants tels que les perturbateurs endocriniens sur plusieurs générations 2) c’est une espèce non invasive ni en danger ou voie d’extinction et qui est facile à maintenir en laboratoire. C’est un modèle déjà étudié dans notre laboratoire et 3) Le xénope est un vertébré tétrapode non-mammifère et un modèle important pour l’étude du développement des vertébrés. Le génome de Xénopus tropicalis montre d’importante similitude avec le génome humain et c’est une espèce sur laquelle les études sur le génome sont aisées. Les animaux adultes seront utilisés afin d’être reproduits sur 3 générations pour obtenir à chaque génération une descendance qui sera utilisée pour faire une analyse multigénérationnelle des effets de l’exposition des animaux de la première génération à un mélange de perturbateurs endocriniens. Les larves obtenues pour chaque reproduction seront utilisées à un stade qui se situe à la fin du développement larvaire, car à ce stade, les organes sont bien différenciés, ce qui permet d’étudier la physiologie et la morphologie des animaux. Sur ces larves, un test comportemental (par une analyse de leur mobilité à chaque génération) et une analyse des tissus neuronaux après euthanasie et prélèvement des cerveaux seront réalisés, dans le but de voir les effets neurodéveloppementaux de l’exposition aux perturbateurs endocriniens à travers les différentes générations.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 360
Souffrances
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▲ 90
▲ 270
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Devenir
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 360

Rendues diabétiques par une injection de streptozotocine, 360 souris reçoivent ensuite des peptides radiomarqués au fluor-18 ou au cuivre-64 et passent des examens d'imagerie TEP d'une heure sous anesthésie. Elles subissent jusqu'à dix prélèvements sanguins, un par semaine, également sous anesthésie générale, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées pour prélever leurs organes et vérifier ce que l'imagerie n'a pas su montrer. Le porteur qualifie cette imagerie de "totalement atraumatique et non invasive", tout en décrivant chez les mêmes souris hyperglycémie, urines abondantes, soif anormale et perte de poids provoquées par le diabète qu'il a induit.

Objectifs

Les ions métalliques sont impliqués dans de nombreux processus biologiques fondamentaux et sont des éléments essentiels pour la croissance et le développement de tous les organismes vivants. Les cellules régulent étroitement l’accumulation, le transport, la distribution et l’exportation de métaux, et une mauvaise régulation de la quantité d’ions métalliques peut être signe de pathologies comme les maladies cardiaques, le cancer et les maladies neurodégénératives. Le zinc revêt un intérêt particulier car il s'agit d'un micronutriment essentiel requis pour plus de 300 processus cellulaires différents. La teneur en zinc est particulièrement importante dans la prostate, le sein et surtout le pancréas. Une mauvaise régulation du zinc a été clairement associée aux cancers du pancréas ou au diabète même si son rôle n’est pas complètement compris. Dans ce projet, nous nous focalisons sur la variation de concentration en zinc au niveau du pancréas en cas de diabète dans des modèles de souris diabétiques. Nos collaborateurs dans ce projet ont développé un premier agent de contraste biocompatible en imagerie par résonance magnétique (IRM) qui a montré son intérêt dans la détection du zinc in vivo sur des pathologies de type diabète. Ils ont élargi la famille à d’autres agents de détection du zinc, plus sensibles. Ces agents doivent permettre d’une part de mieux caractériser et comprendre le rôle physiologique du zinc dans ces pathologies, et d’autre part, de pouvoir réaliser leur diagnostic précoce. Pour les besoins de notre étude, il est nécessaire de pouvoir détecter précisément la distribution de ces agents de contraste. L’IRM, bien que très sensible, ne permet pas d’y parvenir, contrairement à l’imagerie TEP (tomographie par émission de positons). Les agents de contraste seront donc radiomarqués ce qui permettra de quantifier leur biodistribution précise dans nos modèles.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet seront multiples. Notre étude de biodistribution est indispensable pour d’une part valider l’utilisation de cette nouvelle famille d’agents de contraste IRM pour des futures applications de recherche (meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le diabète) et à terme cliniques avec l’espoir d’un réel diagnostic précoce.

Procédures

Le modèle de diabète sera obtenu par injection (d’une minute à deux minutes) d’une molécule chimique (une seule injection) de streptozotocine largement décrite dans la littérature scientifique et utilisée pour induire le diabète chez la souris. Sept jours après induction du diabète les agents de contraste radiomarqués seront injectés sur différents groupes de souris (un agent par souris) et des examens d’imagerie TEP seront réalisés : une première acquisition sera réalisée juste après injection et une deuxième acquisition sera réalisée 4 à 6 heures plus tard. Cette technique est totalement atraumatique et non invasive. Ces examens sont réalisés sous anesthésie et la température des animaux sera maintenue à 37°C tout le long de l’examen. Un examen dure environ 60 minutes. Des prélèvements de sang, une fois par semaine (10 secondes) avec un maximum de 10 prélèvements seront réalisés sur les souris sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Des effets indésirables sont attendus au bout de 7 jours après injection de la molécule induisant le diabète et liés au développement du diabète : hyperglycémie, polyurie (quantité d’urine anormalement élevée et odeur particulière), polydipsie (soif anormalement élevée), perte de poids. Ce dernier effet sera monitoré tout au long de l’étude. Une attention particulière sera portée sur l’hygiène de la cage en raison de la polyurie des souris diabétiques. L’injection intraveineuse des agents de contraste provoque une douleur celle d’une piqure d’aiguille.

Devenir

Les souris sont mises à mort à la fin des procédures pour prélever certains de leurs organes. Cela permettra de réaliser des études complémentaires et de valider les résultats obtenus en imagerie TEP, notamment pour certains organes très petits qui sont parfois difficilement observables en imagerie.

Remplacement

Le modèle animal est fondamental dans notre cas, puisque l’étude préclinique en particulier d’induction du diabète et l’étude de l’efficacité d’agents de contraste ne peut se faire que sur un organisme vivant entier, étant donné que nous cherchons à comprendre la localisation et la concentration de plusieurs agents de contraste IRM. En l’état actuel, il n’existe pas de modèle alternatif permettant de reproduire la complexité d’un organisme vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera strictement limité au minimum nécessaire pour garantir des résultats fiables. Il a été déterminé en s’appuyant sur les données disponibles dans la littérature et sur les résultats préliminaires du laboratoire. Seuls les animaux indispensables pour répondre aux objectifs scientifiques seront inclus. Les comparaisons entre groupes seront réalisées à l’aide de méthodes validées, qui permettent d’identifier des différences significatives tout en limitant le nombre d’animaux requis.

Raffinement

Pendant toute la durée de l’expérimentation, les souris seront hébergées par groupe sociaux de 5 dans les cages en portoir ventilé, avec un accès à l’eau et la nourriture ad libitum. Divers objets d'enrichissement du milieu seront à leur disposition (maison transparente rouge, granulés, bâtonnets de bois à ronger). Les souris auront une période d’acclimatation de 7 jours minimum avant le début des études TEP. Elles seront manipulées par du personnel formé et entraîné et observées quotidiennement afin de déceler toute souffrance, respecter leur bien-être et éviter au maximum la douleur au moment de l’expérimentation. L’hygiène de la cage sera contrôlée en raison de la polyurie des souris diabétiques (quantité d’urine et odeur particulière de l’urine). Le niveau des biberons sera contrôlé tous les jours en raison de la polydipsie des souris diabétiques. Des mesures adaptées seront mises en place pour éviter ou limiter la douleur, notamment par l’administration d’antalgiques lorsque cela est nécessaire. Enfin, des critères d’arrêt clairs seront définis : si un animal présente des signes de souffrance ou un état de santé dégradé, il sera retiré de l’expérimentation et pris en charge de manière appropriée. D’autre part, les injections et les expériences d’imagerie seront réalisées sous anesthésie.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour plusieurs raisons : 1. Le modèle de souris diabétique proposé est largement décrit et utilisé dans la littérature. 2. Le modèle pharmacologique est facile à mettre en œuvre ; 3. Le modèle est le plus homogène en termes de progression de la pathologie : les animaux répondent globalement de façon similaire et dans les mêmes temps, ce qui facilite leur utilisation dans une étude. La lignée de souris choisie est celle qui répond le mieux au modèle d’après la littérature. Le métabolisme du zinc est équivalente entre la souris et l’humain avec des quantités et la distribution tissulaire qui peuvent varier et dont nous allons prendre en considération. Des souris âgées de 8 semaines seront utilisées conformément aux études déjà publiées sur l’induction du diabète par streptozotocine. En effet, à cet âge, les souris ont atteint leur maturité, les résultats de l’étude ne sont donc pas influencés par le développement des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 920
▲ 280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Pour comparer le passage de biothérapies administrées par les poumons, par le nez ou par la veine, 1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 920 d'entre elles et modéré pour 280. Une partie reçoit cinq administrations d'allergène sous anesthésie pour déclencher une maladie respiratoire inflammatoire, puis trois administrations du candidat thérapeutique. Le porteur indique que l'introduction du dispositif dans la trachée est douloureuse et que l'allergène peut provoquer des difficultés respiratoires et une douleur à la respiration les jours suivants. Un score clinique bâti sur le poids, l'état général et le refus de se nourrir décide de la poursuite ou de l'arrêt de l'expérience, animal par animal.

Objectifs

Le projet a pour objectif de soutenir le développement de biothérapies innovantes pour une administration locale par voie inhalée (pulmonaire et nasale). La voie inhalée est depuis longtemps utilisée pour le traitement loco-régional des pathologies du tractus respiratoire car elle assure une exposition maximale et rapide du composé actif directement dans l’organe cible. L’administration intranasale offre également un accès direct vers le cerveau, aussi appelé transport « nez-vers-cerveau », et représente une voie d’administration non invasive pour le traitement des maladies du système nerveux central. A ce jour, l’inhalation est majoritairement utilisée pour l’administration de molécules de petites tailles et est très peu exploitée pour les biothérapies. Le projet repose sur l’utilisation par inhalation de candidats biothérapeutiques, en tirant partie de leurs avantages, notamment leur petite taille et leur stabilité. Plus spécifiquement, ce projet vise à évaluer la tolérabilité, la biodisponibilité et l’efficacité de candidats biothérapeutiques après administration intra-trachéale, intra-nasale ou intraveineuse (voie de référence pour les biothérapies) dans un modèle murin.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer de nouvelles biothérapies par voie inhalée (pulmonaire et nasale) pour le traitement de pathologies respiratoires et neurologiques. Des connaissances liées à la distribution dans l’organisme de biothérapies administrées par inhalation (nasale ou pumonaire), nécessaires pour leur développement clinique, seront apportées par ce projet. L’ambition à long-terme de ce projet est d’accélérer la production de biothérapies, par voie inhalée, afin d’améliorer leur ciblage, leur biodisponibilité et leur efficacité. In fine, ceci permettra d’améliorer globalement la prise en charge des patients atteints de pathologies respiratoires et de pathologies neurologiques.

Procédures

Procédure « temps de rétention dans les matrices biologiques d’intérêt des candidats biothérapeutiques à visée pulmonaire ou cérébrale chez des souris en fonction de la voie d’administration » : 1.1_Administration des biothérapies selon la voie d'administration n°1 : sous anesthésie générale, 1 fois, 1min 1.2_Administration des biothérapies selon la voie d'administration n°2 : vigile, en contention, 1 fois, 1min 1.3_Administration des biothérapies selon la voie d'administration n°3 : sous anesthésie générale, 1 fois, 30 sec Procédure « efficacité anti-inflammatoires des candidats biothérapeutiques dans un modèle induit de maladie respiratoire inflammatoire chez des souris » 2.1_Induction de la maladie respiratoire inflammatoire par administration d’un allergène : sous anesthésie générale, 5 fois, 30 sec 2.2_Adminitration des biothérapies selon la voie d'administration n°1 : sous anesthésie générale, 3 fois, 1min 2.3_Administration des biothérapies selon la voie d'administration n°2 : vigile, en contention, 3 fois, 1min

Impact sur les animaux

Pour la procédure « temps de rétention dans les matrices biologiques d’intérêt des candidats biothérapeutiques à visée pulmonaire ou cérébrale chez des souris en fonction de la voie d’administration » , il s’agit d’évaluer la biodisponibilité de plusieurs candidats biothérapeutiques en fonction de leurs voies d’administration, sans avoir recourt à un modèle pathologique. Pour la procédure « efficacité anti-inflammatoires des candidats biothérapeutiques dans un modèle induit de maladie respiratoire inflammatoire chez des souris », un modèle pathologique de maladie respiratoire inflammatoire sera utilisé chez la souris pour évaluer les efficacités antiinflammatoires de plusieurs candidats biothérapeutiques. Des données préliminaires in vitro obtenues précédemment vont nous permettre de limiter le nombre de doses à tester pour les différents candidats. Les nuisances associées aux administrations (allergène pour induire le modèle pathologique, ou des solutions thérapeutiques) comprennent : le stress généré par l'anesthésie gazeuse et la douleur associée à l'introduction du dispositif pour inhalation dans la trachée ; ou le stress généré par l'anesthésie gazeuse et la douleur associée à l'administration d'un bolus par le nez ; ou le stress généré par l’introduction d’une aiguille pour une injection ; et le stress généré par la manipulation et la contention à plusieurs reprises. De plus, l’administration de l’allergène peut provoquer une difficulté respiratoire et une douleur associée à la respiration sur les jours qui suivent.

Devenir

L’objectif de ce projet de 5 ans est d’améliorer nos connaissances sur la distribution dans l’organisme de biothérapies après inhalation (pulmonaire ou nasale), ainsi que nos connaissances sur les effets anti-inflammatoires à visée pulmonaire de candidats biothérapeutiques. Ainsi, à l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à morts et des prélèvements (poumons, cerveau, lavages bronchoalvéolaires, lavages nasaux, sang, foie), seront réalisés afin de quantifier la rétention des biothérapies dans chacun de ces compartiments, et d’évaluer la réponse inflammatoire de l’organisme.

Remplacement

Ce projet in vivo est la suite d’études in vitro sur des modèles cellulaires pour évaluer le passage des candidats biothérapeutiques de la barrière épithélilale pulmonaire ou nasale, ainsi que d’études in vitro pour évaluer l’efficacité de ces biothérapies à visée anti-inflammatoires. Le recourt à l’expérimentation animale chez un modèle murin fait suite à ces précédents résultats, et est pertinent pour prendre en considération la distribution d’une molécule dans un organisme entier, ainsi que les réponses immunitaires. De plus, les modèles in vivo, et notamment les modèles murins permettent de reproduire des processus immunitaires plus proches de ceux retrouvés chez l’Homme – dans notre cas : remodelage de la paroi des voies respiratoires, hyperplasie des cellules épithéliales et calciformes, accumulation de collagène, de fibronectine et d’autres protéines de la matrice. Et l’utilisation d’un modèle animal de petite taille permet une meilleure accumulation des produits dans les régions cibles. Des méthodes in silico existent pour étudier la pharmacocinétique de molécules thérapeutiques. Cependant, les mécanismes multifactoriels intrinsèques aux biothérapies ne permettent pas encore d’avoir des modèles suffisament prédictifs. Ces approches in silico pourront gagner en importance grâce aux capacités croissantes de corrélation entre les propriétés des biothérapies et les données in vivo générées.

Réduction

Le nombre d’animaux est optimisé en réalisant un maximum d’analyses sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, quantification des biothérapies dans les organes cibles …). Les modèles murins et les différentes modalités d’administration sont maitrisés par l’équipe et les porteurs de ce projet, ce qui permet de limiter les étapes de mises au point, et donc de réduire le nombre d’animaux. De plus, les expériences sont organisées avec des témoins choisis de sorte à limiter la répétition d’expériences. Des études antérieures sur des modèles cellulaires ont permis de définir une concentration efficace en candidats biothérapeutiques à visée anti-inflammatoires, permettant ainsi de réduire le nombre de doses à tester sur les expériences in vivo. De plus, des cinétiques de transport des solutions biothérapeutiques ont été réalisées sur des modèles cellulaires d’épithélium bronchique et nasal afin de réduire le nombre de temps d’analyse à effectuer sur les expériences de biodistribution. Des tests statistiques ont été utilisés afin de considérer une taille de groupe d’animaux optimisée en fonction des besoins du projet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux stables (5 souris/cage) permettant les interactions entre congénères de la même espèce. Plusieurs types d’enrichissements sont prévus dans leurs hébergements, notamment pour permettre une complexification de leurs milieux de vie, et pour stimuler leurs comportements naturels (jeux, caches...) : boîtes à œufs, sopalin, bâtonnet en coton ou en bois, tube carton, sizzle pad, nestlets, igloo en plexi ou en carton, et tube, dome, ou cabane en plexi. Une attention particulière des animaux par les expérimentateurs sera apportée pendant la période d’acclimatation des animaux, et au cours des expérimentations envisagées. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de l’état clinique des animaux sera réalisée de façon quotidienne par les expérimentateurs afin de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale et l’atteinte des points limites. L’observation sera portée sur : (1) le poids de l’animal, (2) l’état général, (3) comportements physiologiques (refus de se nourrir ou de boire, aspect des poils…), (4) autres symptômes. Ces symptômes, incluant des éléments physiques, physiologiques et comportementaux permettront d'établir un score clinique permettant de déterminer objectivement la poursuite ou non de l'expérimentation sur l'animal.

Choix des espèces

L’utilisation d’animaux dans cette étude est indispensable pour étudier la biodisponibilité des candidats biothérapeutiques et leurs efficacités anti-inflammatoires, car cela dépend de l’organe considéré et de sa voie d’administration. Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car il s’agit d’un modèle pertinent pour des études sur la biodistribution de molécules thérapeutiques. Le modèle murin a, de plus, été largement documenté sur l’induction de maladie respiratoire inflammatoire à l’aide d’administration répétée d’allergène. Nous utiliserons plus particulièrement dans ce projet des souris largement utilisées pour des recherches en immunologie. Des animaux âgés de 6-8 semaines seront utilisés. Des individus plus jeunes (âges inférieurs à 6 semaines) sont à proscrire du fait du développement incomplet de leur système immunitaire. Des individus plus vieux (âges supérieurs à 12 semaines) sont également à proscrire du fait d’un poids souvent élevé incompatible avec des gestes techniques et des procédures expérimentales.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 673
Souffrances
▲ -
▲ 395
▲ 278
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 673

673 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune passant douze heures seule en cage pour la mesure d'activité spontanée, avec un test de force des membres postérieurs sous anesthésie chaque semaine pendant un mois et, pour une partie, un test d'endurance sur tapis de course de près d'une heure. La thérapie génique est injectée soit dans la première semaine de vie, soit après l'apparition des symptômes de myopathie, et une mesure de contraction musculaire sous anesthésie clôt le protocole. La moitié des animaux issus des croisements n'auront pas le génotype recherché et seront tués s'ils ne servent pas à renouveler l'élevage. Le porteur écrit qu'aucun symptôme clinique sévère n'est attendu, tout en décrivant "l'angoisse et la douleur durant la course" et une fatigue physique liée aux anesthésies répétées.

Objectifs

Ce projet s'intéresse à deux maladies rares du muscle associées à de la faiblesse, des crampes et des douleurs musculaires chez les patients. A ce jour, il n'existe aucun traitement pour ces myopathies. Le but de ce projet est d'évaluer l'efficacité d'une potentielle thérapie commune pour ces deux maladies. Modification : Dans la première maladie, des atteintes musculaires et cardiaques sont décrites. L’objectif était donc de cibler ces deux types d’organes avec une seule injection de traitement. Cependant, le cœur s’avère beaucoup plus ciblé que les muscles. La modification de projet porte donc sur un changement de voie d’injection. Cette optimisation de délivrance du traitement, s’accompagne également d’une optimisation de la dose à injecter. Enfin, des tests cardiaques légers sont ajoutés pour le groupe qui recevra cette nouvelle stratégie d’injection.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait fournir une preuve de concept commune pour soigner deux myopathies. En outre, cette étude nous permettra de mieux comprendre ces maladies et les acteurs impliqués.

Procédures

Dans ce projet, il y aura 4 groupes d’animaux : les groupes 1 et 3 (Myopathie 1) et les groupes 2 et 4 (Myopathie 2), qui seront soumis à différents tests musculaires et cardiaques. Groupes 1 et 2 : Les animaux recevront la thérapie génique durant la première semaine après la naissance avant l'arrivée des symptômes (prévention de la maladie). Les tests seront réalisés à l’âge attendu d’arrivée des symptômes. Groupe 1 : Les capacités cardiaques seront évaluées par deux tests cardiaques effectués consécutivement au cours de la même anesthésie (30 mins) une fois durant la vie de la souris. Les capacités sportives seront testées une fois par test d’endurance sur tapis de course (moins d’une heure). L’activité spontanée sera également surveillée sur 12h. Groupe 2 : Les capacités sportives seront testées une fois par semaine pendant 1 mois par deux tests de force (test de suspension et mesure de force des membres postérieurs sous anesthésie générale) durant chacun moins d'une heure. L’activité spontanée sera surveillée sur 12h, une fois durant la vie de la souris. La mesure contractile du muscle sera réalisée à la fin de la caractérisation sous anesthésie générale. Groupes 3 et 4 : Les animaux recevront la thérapie génique après l’apparition du phénotype (réversion de la maladie). Groupe 3 : Avant traitement, les capacités motrices (activité spontanée, mesure de force des membres postérieurs et endurance sur tapis de course) seront mesurées une fois afin de pouvoir comparer le phénotype avant et après traitement. Un suivi des capacités motrices sera réalisé une fois par semaine pendant 1 mois (activité spontanée et mesure de force des membres postérieurs). La mesure contractile du muscle sera réalisée à la fin des 1 mois de traitement. Groupe 4 : Avant traitement, les capacités motrices (activité spontanée, test de suspension et mesure de force des membres postérieurs) seront mesurées une fois afin de pouvoir comparer le phénotype avant et après traitement. Un suivi des capacités motrices sera réalisé une fois par semaine pendant 1 mois (test de suspension et mesure de force des membres postérieurs). La mesure contractile du muscle sera réalisée à la fin des 1 mois de traitement. Modification:Le groupe 3 sera divisé pour améliorer la délivrance du traitement. Les capacités cardiaques seront mesurées deux fois dans la vie de la souris : avant et après traitement. Le groupe 5 recevra des injections, et la force sera évaluée un mois plus tard pour certains animaux.

Impact sur les animaux

Il est attendu que les animaux n’aient pas de symptômes cliniques sévères. Les nuisances causées par les différents tests sont le stress dû à l'isolement durant la mesure d'activité spontanée, l'angoisse et la douleur durant la course, ainsi que la douleur lors des injections de traitement ou d'anesthésiants. Il est possible que les animaux ressentent une fatigue physique due aux anesthésies répétées.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issu des tests afin de récolter les muscles et organes nécessaires aux analyses moléculaires, et d'évaluer à une échelle plus petite les effets potentiellement bénéfiques des thérapies. La moitié des animaux issus des croisements ne possèderont pas les génotypes d'intérêt et seront euthanasiés s'ils ne sont pas nécessaires pour renouveller des croisements.

Remplacement

Le projet consiste à évaluer l'effet bénéfique d'une thérapie sur le muscle et la fonction cardiaque. Malheureusement, l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer les effets sur la contractilité du muscle, ni sur l’ensemble de l’organisme. Evaluer les fonctions motrices et la force musculaire in vivo est indispensable pour déterminer l'efficacité d'un traitement contre des myopathies. Le modèle murin est suffisamment proche physiologiquement et structurellement pour étudier la physiopathologie ainsi qu'une potentielle amélioration des symptômes dans le cadre d'une thérapie.

Réduction

La grande majorité des tests étant peu invasifs, il est possible de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Les tests histologiques et moléculaires seront effectués sur les mêmes animaux après euthanasie. Ces deux points nous permettent de réduire drastiquement le nombre d'animaux. Le nombre d'animaux a été choisi à partir des données présentes dans la littérature, ainsi que de façon à pouvoir détecter une différence statistiquement significative entre les animaux malades, sains et traités.

Raffinement

Chaque cage sera enrichie avec des nids de chanvre et un tube pour permettre la préhension des animaux avec un minimum de stress. En cas de fatigue ou difficultés locomotrices des animaux, la nourriture sera placée dans la cage. Les animaux seront pesés une fois par semaine et observés. Avant chaque test phénotypique, l'animal sera familiarisé avec le matériel pour limiter son stress. Lors des tests sous anesthésie une crème ophtalmique sera appliquée pour éviter l’assèchement des cornées et la phase de réveil s’effectuera sous une lampe chauffante dans une cage où l’animal sera seul, puis l’animal sera replacé dans sa cage avec ses congénères. Le bien-être global des animaux sera surveillé quotidiennement après injection du traitement pendant une semaine. Pour les nouveau-nés, la poche de lait sera observée, car une diminution de l'alimentation peut indiquer un mal-être, et les animaux seront pesés. Des analgésiques pourront être administrés sur avis du vétérinaire si les animaux montrent des signes de douleur persistante. La zone d'injection du traitement sera surveillée et dès l'apparition de rougeurs, elle sera nettoyée avec une solution antiseptique douce. En cas d'infection importante, l'animal pourra recevoir des antibiotiques ou être euthanasié sur avis vétérinaire.

Choix des espèces

Les deux modèles de souris récapitulent le phénotype locomoteur et histologique présent chez les patients, et permettent donc d'évaluer correctement l'efficacité des traitements. Les défauts locomoteurs du premier modèle sont établis à 12 semaines après un exercice forcé et le phénotype cardiaque léger peut être détecté à 7 semaines. Pour les souris injectées avec le traitement dans les premiers jours de vie, les tests seront réalisés entre 7 et 12 semaines. Pour les souris injectées à 12 semaines, les tests seront réalisés de 11 à 16 semaines. Le deuxième modèle est plus précoce, bien que toujours léger, les tests seront donc effectués de 6 à 8 semaines ou de 6 à 12 semaines en fonction de l'injection du traitement (en prévention ou après l'apparition des symptômes). Modification : L'étude pilote pour l'optimisation des doses d’injection sera faite sur des animaux de 12 à 20 semaines, pour permettre la réduction du nombre de souris, mais aussi pouvoir comparer les données avec des données standards du modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 120
Hamsters dorés : 452
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 452
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 572

Transférés en photopériode courte puis hébergés seuls jusqu'à la fin de la procédure, les hamsters syriens subissent une chirurgie de deux heures sous anesthésie générale, puis chaque semaine une mesure de la taille des testicules et un prélèvement sanguin, certains passant en plus des tests de mémoire et d'olfaction d'une semaine chacun. 452 hamsters syriens et 120 souris vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour les hamsters et léger pour les souris, tous tués à l'issue. L'ensemble sert à établir le rôle de la prolifération cellulaire de l'hypothalamus dans la reproduction saisonnière, les souris mutées pour les récepteurs à la mélatonine étant utilisées pour situer le point d'action de l'hormone. Le texte annonce la mise à mort de 540 animaux, soit 452 hamsters et 88 souris, quand la déclaration porte sur 120 souris, écart de 32 individus qu'aucune ligne n'explique.

Objectifs

Il est bien établi que les variations des concentrations de mélatonine nocturne permettent l’intégration des saisons au niveau de l’hypothalamus, une zone cérébrale connue pour contrôler la fonction de reproduction. L’hypothalamus comprend des cellules gliales spécifiques bordant le 3ème ventricule, appelées tanycytes, qui jouent un rôle important dans la physiologie saisonnière et dans la prolifération cellulaire. De récents résultats de l’équipe, obtenus chez le hamster syrien (rongeur saisonnier) indiquent que le nombre de cellules néoformées augmente rapidement après le transfert en photopériode courte (hiver, période de l’année où la durée du jour est plus courte que celle de la nuit). Cette augmentation de la prolifération cellulaire en photopériode courte a été préalablement observée chez une autre espèce saisonnière, la brebis et il a été montré qu’elle participait à la synchronisation saisonnière de la fonction de reproduction. La brebis se reproduit en photopériode courte (automne/hiver), contrairement au hamster qui se reproduit en photopériode longue (printemps/été), ce qui interroge sur le rôle de la prolifération cellulaire hypothalamique sur la fonction de reproduction du hamster. De plus, nous avons récemment observé que l’augmentation de la durée de production nocturne de mélatonine en photopériode courte entraine l’augmentation de cellules néoformées dans l’hypothalamus. De plus, notre étude montre également que la mélatonine n’agit pas classiquement via l’hormone thyroïdienne (T3) intra-hypothalamique, suggérant qu’elle pourrait agir directement via ses récepteurs MT1 et/ou MT2 , pour contrôler la prolifération cellulaire. Pour vérifier notre hypothèse d’un effet direct de la mélatonine, il est nécessaire d’utiliser des animaux génétiquement modifiés, présentant des mutations pour les récepteurs à la mélatonine (MT1 et/ou MT2), ce qui est possible uniquement chez la souris. Ainsi, ce projet vise à évaluer chez le hamster syrien le rôle biologique de la prolifération cellulaire dans l’hypothalamus sur la synchronisation saisonnière de la reproduction, et d’établir chez la souris les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire saisonnière. MODIFICATION : La production des souris mutées MT2 s'est avérée compliquée et l'âge des animaux s'en est trouvé très variable. Or l'âge des animaux impacte la neurogenèse. La modification porte sur l'ajout de 32 souris d'âge homogène afin de reproduire une des études du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet nous aidera à mieux comprendre d’une part, les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire hypothalamique, et d’autre part le rôle biologique de cette prolifération cellulaire saisonnière sur le contrôle annuel de l’activité de reproduction chez un mammifère saisonnier. En effet, la neurogenèse (formation de nouveaux neurones) chez les mammifères adultes est un sujet de recherche assez récent, c’est pourquoi la recherche des facteurs environnementaux influençant cette neurogenèse, comme ici les saisons, est nécessaire à la compréhension des mécanismes et du rôle biologique de celle-ci dans le cerveau adulte. Par ailleurs, ces travaux ont des implications cliniques car de plus en plus d’études montrent l’impact physiologique des saisons chez l’humain. Une étude a montré que les concentrations circulantes d’hormones liées au métabolisme, à la reproduction et à la croissance varient selon les saisons. L’étude des mécanismes d’intégration des saisons dans le système nerveux central est donc indispensable pour comprendre comment les différentes espèces, dont l’humain, s’adaptent aux cycles annuels de leur environnement.

Procédures

Les hamsters pourront être soumis à une procédure chirurgicale (d’une durée d’environ 2h00) effectuée sous anesthésie générale. La mesure de la taille des testicules et le prélèvement de sang des hamsters seront effectués sous anesthésie générale à la fréquence d'une fois/semaine sur la durée de la procédure. Chaque geste durera environ 2-3 minutes par animal. Certains hamsters seront soumis à des tests comportementaux (1 à 2 fois) afin d’évaluer la mémoire et l’olfaction (durée d’1 semaine pour chaque type de test). L’hébergement en cage individuelle aura lieu suite au transfert en photopériode courte jusqu’à la fin de la procédure expérimentale. La totalité des souris et certains hamsters seront soumis à une injection sur animal vigile, une seule fois, 24 heures avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les nuisances suivantes sont attendues : 1) l’intervention chirurgicale est jugée douloureuse et inflammatoire, et donc entrainer une perte de poids post-opératoire ; 2) la préhension de l’animal afin d’effectuer les injections intrapéritonéales pourra engendrer un stress et une irritation de la zone injectée ; 3) les prélèvements de sangs récurrents pourront induire une irritation, une douleur légère, des ecchymoses, une hémorragie, une compensation temporaire via le membre opposé pour se déplacer ou une infection ; 4) les tests comportementaux peuvent induire un stress aigu.

Devenir

Pour répondre aux questions scientifiques posées, il est nécessaire de mettre à mort 540 animaux, soit 452 hamsters syriens et 88 souris. Les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus et organes pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Ce projet est donc une étude de physiologie intégrée, reposant sur un dialogue entre le cerveau et le corps. Par conséquent ce projet ne peut pas être réalisé chez des invertébrés, des lignées cellulaires ou des modèles biomathématiques. Dans ce contexte nous ne pouvons pas proposé d’alternatives pour des études préliminaires dans des modèles hors-champs.

Réduction

Pour chaque procédure expérimentale, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum en tenant compte des variabilités interindividuelles et des règles statistiques en vigueur, nous permettant d’obtenir des résultats fiables et robustes. Ces résultats seront analysés à l’aide des tests statistiques appropriés. Les études préparatoires sont mises en place afin de maitriser et d’améliorer les gestes techniques ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux dans la procédure en elle-même. Dès que l’expérience s’y prête, un suivi longitudinal a été privilégié. C’est-à-dire que le même animal sera suivi pour cette variable sur plusieurs semaines, cela permet une réduction du nombre d’animaux nécessaire.

Raffinement

Les hamsters et les souris seront hébergés en groupes sociaux ou seront isolés, en fonction des contraintes des protocoles expérimentaux. Pour limiter le stress, les cages seront enrichies avec du matériel de nidation, un bâton à ronger, et avec apport d’eau et de nourriture à volonté et un tunnel. Ce tunnel sera utilisé pour déplacer les animaux lors du change ou pour capturer l’animal. Après leur arrivée à l’animalerie, les souris auront une semaine pour s’habituer à leur nouvel environnement, sans manipulation. Puis, ils seront manipulés quotidiennement pendant 1 semaine avant le début des procédures expérimentales. Toute procédure invasive est réalisée sous anesthésie/analgésie et après entrainement au geste technique. Tous les animaux seront observés et pesés hebdomadairement. Des points limites ont été établis afin de d’identifier les animaux en souffrance et de pouvoir les y soustraire.

Choix des espèces

Le hamster syrien est un modèle de rongeur saisonnier dont les mécanismes neuroendocriniens impliqués dans la physiologie saisonnière sont largement étudiés. De récents résultats ont montré l’existence d’une prolifération cellulaire hypothalamique induite par un transfert en photopériode courte (hiver). Par conséquent, il est opportun d’utiliser la même espèce pour analyser le rôle biologique de cette prolifération saisonnière, d’autant que nous maitrisons les procédures expérimentales proposées chez cette espèce. Des injections quotidiennes de mélatonine pendant 1 semaine augmentent la prolifération cellulaire hypothalamique chez le hamster. La détermination de sites d’action de la mélatonine nécessite des individus mutés pour les récepteurs de la mélatonine. Comme nous ne disposons pas de ces outils génétiques chez le hamster, nous utiliserons des souris mutées pour les récepteurs à la mélatonine. Pour cette étude, nous utiliserons des hamsters syriens jeunes adultes (3-8 mois), et des souris mâle jeunes adultes (7-8 semaines), période où la maturité sexuelle est optimale.