Procédures légères

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  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 574
Souffrances
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Devenir
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Injection d'acide kaïnique directement dans le cerveau, implantation d'électrodes cérébrales pendant deux heures, parfois d'une canule pendant une heure de plus : 574 souris vont être utilisées, dont 568 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les crises focales induites peuvent conduire à un état épileptique permanent, avec hypersalivation, mouvements de la tête et des pattes avant et pertes d'équilibre. Il s'agit de tester des candidats médicaments contre les épilepsies pharmacorésistantes, sur un modèle recommandé par l'Epilepsy Therapy Screening Program. Six souris utilisées pour la mise au point d'une méthode d'anesthésie pourront être réutilisées, les 568 autres sont tuées, une mise à mort que le porteur justifie par la souffrance durable que les procédures elles-mêmes provoquent.

Objectifs

L'objectif du projet est d'évaluer de nouveaux candidats-médicaments pour lutter contre les épilepsies partielles, qui prennent naissance dans une région localisée du cerveau, chez la souris. À l'heure actuelle, il existe des traitements médicamenteux qui permettent de traiter une partie des patients épileptiques. Néanmoins, environ 30 % des patients épileptiques ne répondent pas aux traitements médicamenteux et sont dits "pharmaco-résistants". La recherche de nouvelles thérapies est donc nécessaire pour améliorer la qualité de vie et l'espérance de vie des patients. Les crises partielles sont liées à une décharge électrique anormale dans une région cérébrale spécifique. Chez l'homme, elles peuvent inclure des fourmillements, des picotements, des secousses musculaires involontaires, des mouvements anormaux de la tête ou des yeux, ainsi que des symptômes émotionnels tels que la peur ou le rire. Le projet consiste à évaluer l'efficacité de nouvelles substances pharmacologiques en développement, par l'utilisation de tests dans des modèles de crises épileptiques induites par des substances chimiques connues pour leurs propriétés convulsivantes. Le modèle d'induction de crises focales par l'acide kaïnique, reconnu par l'Epilepsy Therapy Screening Program (ETSP), est utilisé pour son caractère prédictif et sa pertinence dans l'étude des mécanismes physiopathologiques de l'épilepsie ainsi que dans l'évaluation de nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le modèle d'épilepsie induit par l'injection d'acide kaïnique administré par voie intracérébrale, reproduisant l'épilepsie temporale médiale (MTLE), est recommandé pour identifier et évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments avant leur mise sur le marché. La recherche de nouveaux traitements est indispensable pour améliorer les conditions ainsi que l’espérance de vie des patients épileptiques. À l'heure actuelle, les traitements antiépileptiques existants sont uniquement symptomatiques. Néanmoins, 10 à 30 % des patients interrompent leur traitement initial en raison des effets secondaires indésirables ou de l'inefficacité des traitements (résistance aux traitements). En plus du développement de nouveaux antiépileptiques, un des enjeux majeurs de la recherche sur l’épilepsie est de découvrir des traitements contre cette pathologie, c’est-à-dire des traitements ayant un effet stoppant ou limitant le développement de crises épileptiques. À ce jour, il n’en existe aucun, alors qu'il est possible d’identifier les personnes présentant un risque de développer une épilepsie.

Procédures

Dans la première procédure, les animaux sont soumis à une anesthésie d'une durée maximale de 2 heures, durant laquelle l'expérimentateur évalue la profondeur de l'anesthésie par des tests de réflexe (type pincement de la queue de l'animal). Pour les 3 autres procédures décrites, une phase chirurgicale (sur des animaux anesthésiés) est nécessaire pour l'injection de la substance réactive (2 à 5 minutes, une fois) et l'implantation d'électrodes cérébrales (2 heures, une fois) ou l'implantation d'une canule cérébrale (60 minutes, une fois) et l'implantation d'électrodes cérébrales (2 heures, une fois). L'administration d'un médicament candidat peut également être réalisée pendant la phase chirurgicale (2 à 5 minutes, une fois). Pour la quatrième procédure, une substance réactive est administrée durant une à deux minutes, suivie d'une substance antépileptique chez l'animal vigile, environ une semaine après la chirurgie. Le comportement de l'animal sera évalué pendant 30 minutes à 2 heures. Le médicament candidat pourra être injecté par bolus rapide, une fois par semaine sur plusieurs semaines (1 injection de quelques secondes, une fois par semaine pendant 5 semaines) ou quotidiennement pendant 2 à 3 semaines sur animal vigile. Deux à quatre semaines après la phase chirurgicale, les mesures électroencéphalographiques sont réalisées sur des animaux vigiles et sur plusieurs jours consécutifs, en fonction du design de l'expérience. Des prélèvements sanguins peuvent également être envisagés pendant l'étude (maximum une fois par semaine pendant 2 mois) ou en fin d'étude pour compléter les données in vivo par des données biochimiques ou histologiques. Les prélèvements d'organe sont réalisés à la fin de l'expérience.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les phases d'administration et de prélèvement peuvent induire un léger stress chez l'animal, notamment en raison de la contention. Les crises focales, prenant naissance dans une région localisée du cerveau, peuvent conduire à l'apparition d'un état épileptique permanent et sont caractérisées par une hypersalivation, des mouvements de la tête et des pattes avant, un redressement de l'animal et une perte d'équilibre dans certains cas. Chez les animaux opérés, des problèmes de cicatrisation peuvent être observés, notamment lorsque l'animal se gratte.

Devenir

Les animaux issus de la procédure de développement d’une méthode d’anesthésie pourront être maintenus en vie et réutilisés. Les animaux issus des autres procédures (sévères) seront euthanasiés afin de garantir l’absence d’une souffrance (les procédures concernées entraînant une épilepsie) qui se prolongerait à l’issue de l’étude. De plus, dans un grand nombre de cas, des structures nerveuses (notamment cerveau) seront collectés en fin d’étude, ce qui n’est pas compatible avec un maintien en vie.

Remplacement

Il existe des techniques alternatives in vitro permettant d'évaluer les traitements sur des cultures primaires de neurones ou des tranches cérébrales, afin de sélectionner les meilleurs candidats médicaments et ainsi de limiter le nombre d'animaux utilisés. Néanmoins, l'efficacité de nouveaux traitements doit également être démontrée sur des modèles plus complexes (modèles animaux), permettant ainsi l’observation des effets des substances pharmacologiques sur l'activité cérébrale des animaux et le comportement associé, le cas échéant.

Réduction

Le nombre d'animaux est ajusté afin de pouvoir évaluer l'effet d'un composé en réalisant une seule étude, en fonction des analyses statistiques effectuées. Un lot d'animaux sera utilisé sur plusieurs semaines et recevra les différents traitements d'une même expérience, limitant ainsi le nombre total d'animaux par expérience. Il est également envisagé de diminuer le lot d'animaux si le nombre d'animaux répondeurs est supérieur à nos attentes.

Raffinement

Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie chimique ou gazeuse, en parallèle d'un protocole d'analgésie avant le début de la chirurgie et pendant les 48 heures suivant l'opération. Une solution anesthésique locale est également appliquée sur le crâne de l'animal pour limiter la douleur. Enfin, un gel ophtalmique est appliqué sur les yeux pour éviter le dessèchement oculaire, et une couverture chauffante est placée sous l'animal anesthésié pour maintenir sa température corporelle pendant la chirurgie. Les animaux seront pesés une fois par jour pendant 2 jours après la chirurgie pour évaluer leur récupération. Suite à la chirurgie, les animaux sont placés par deux dans leur cage d’hébergement, en présence d'un enrichissement adapté. Des points limites stricts, prédéfinis et spécifiques au projet seront appliqués afin de prévenir toute douleur, souffrance ou détresse non justifiée scientifiquement.

Choix des espèces

Les modèles de crises convulsives induites par l'administration intracérébrale d'une substance chimique sont largement décrits dans la littérature chez la souris et sont recommandés par l'Epilepsy Therapy Screening Program (ETSP). Ces modèles présentent un intérêt translationnel notable et permettent d’évaluer des candidats médicaments pour le traitement des crises réfractaires. Chez l’Homme, l’épilepsie est une affection neurologique pouvant survenir à tout âge. Les souris sont testées une fois sevrées. L'âge peut varier entre 3 semaines et 2 ans, conformément aux articles scientifiques et en fonction de la population ciblée par le traitement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 700
Souffrances
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Devenir
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 700

Les souris seront mises à mort dès l'apparition de lésions oculaires ou cutanées sévères, ou d'une perte de poids supérieure à 20 % de leur poids initial. 700 souris immunodéficientes greffées de cellules immunitaires humaines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 640 d'entre elles. Elles sont rasées sous anesthésie, reçoivent trois injections sous-cutanées, une à deux injections intraveineuses au niveau de l'œil, des injections abdominales cinq jours par semaine pendant deux semaines, un gavage sur le même rythme, un traitement cutané et trois à cinq prélèvements sanguins. Le projet déclenche chez elles une nécrolyse épidermique toxique, réaction allergique médicamenteuse qui détruit la peau, et les retombées annoncées se limitent à une meilleure compréhension de la maladie et à de futures pistes thérapeutiques, quand les atteintes attendues sont des rougeurs et larmoiements puis des plaies et décollements cutanés.

Objectifs

La nécrolyse épidermique toxique (NET) est une réaction allergique rare mais très grave à certains médicaments. Elle provoque la destruction d’une partie importante de la peau, pouvant mettre en danger la vie du patient, avec des symptômes semblables à ceux observés chez les grands brûlés. Cette réaction est due à une réponse excessive du système immunitaire, lorsque certaines cellules de défense s’attaquent aux cellules de la peau après la prise d’un médicament. À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique, et la prise en charge repose sur l’arrêt du médicament responsable et sur des soins intensifs destinés à prévenir les complications et à favoriser la cicatrisation. Un des premiers signes observés est une douleur cutanée intense, ressentie avant l’apparition des lésions visibles. Cela suggère que le système nerveux sensoriel, responsable de la perception de la douleur, pourrait jouer un rôle dans le développement de la maladie. Le projet utilise un modèle de souris humanisées, dans lequel des cellules immunitaires humaines sont greffées à des souris dépourvues de système immunitaire. Ce modèle présente l’intérêt d’intégrer le médicament déclencheur directement dans le processus immunitaire, permettant d’étudier plus fidèlement les mécanismes à l’origine de cette pathologie. Ces recherches visent à mieux comprendre les interactions entre le système immunitaire et les neurones sensoriels, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Meilleure compréhension de la réponse immunitaire mise en place dans cette pathologie, du rôle du médicament et des neurones sensoriels. À long terme, ces travaux aideront à mieux comprendre la nécrolyse épidermique toxique et à favoriser la recherche de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Les souris seront rasées, une seule fois par animal, sous anesthésie gazeuse (durée environ 30 secondes). Les injections sous-cutanées seront réalisées à raison de trois injections consécutives, d’une durée de 30 secondes chacune, également sous anesthésie au niveau du train arrière. Les injections intraveineuses au niveau de l’œil seront effectuées une ou deux fois par animal sous anesthésie, après application d’un collyre anesthésiant local, pour une durée d’environ 40 secondes. Les injections au niveau du ventre seront réalisées 5 fois par semaine pendant maximum 2 semaines et dureront environ 30 secondes chacune. Les animaux recevront un traitement administré par gavage oral cinq jours par semaine, hors week-end, pendant une durée maximale de deux semaines ; chaque gavage dure environ 30 secondes et ne nécessite pas d’anesthésie. Les animaux recevront un traitement cutané cinq jours par semaine, sur une durée maximale de deux semaines sous anesthésie générale. Trois à cinq prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse d’une durée d’environ une minute chacun, chacun espacé d'au moins 1 semaine exceptée celui de la mise à mort. Les souris seront pesées et observées chaque jour (durée environ 30 secondes par animal et par jour). En fin de protocole, ou dès l’apparition de signes cliniques définis, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale (durée inférieure à 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les souris sont anesthésiées pour les gestes nécessitant une immobilisation. Des injections seront réalisées selon le protocole ; elles peuvent provoquer un stress bref ou une gêne passagère. La déplétion des neurones sensoriels, réalisée à l’aide d’un produit spécifique, peut entraîner dans l’heure suivant l’injection une baisse temporaire de la température corporelle et de légères démangeaisons ; les animaux sont alors placés sur un tapis ou dans une armoire chauffante jusqu’à récupération complète. À plus long terme, ce traitement peut réduire la sensibilité à la chaleur et provoquer de petites zones de dépigmentation du pelage (taches blanches), sans modification du comportement ni impact sur le bien-être. Les animaux reçoivent également un traitement par voie orale à l’aide d’une sonde souple adaptée à leur taille. Après chaque administration, ils sont surveillés attentivement pour détecter tout signe de gêne respiratoire, de régurgitation ou de distension abdominale ; si cela se produit, l’animal est retiré de l’étude et mis à mort. Un contrôle sanguin est effectué au cours du suivi pour vérifier le bon équilibre des cellules greffées. Si le taux mesuré est trop élevé, l’animal sera également mis à mort. Les premiers signes cliniques attendus concernent essentiellement les yeux (rougeur, larmoiement), observés généralement une quinzaine de jours après l’initiation de la procédure, et potentiellement des signes cutanés (plaies, décollement). Les souris sont observées cinq jours sur sept et seront mises à mort dès l’apparition de signes oculaires ou cutanés sévères, ou d’une perte de poids supérieure à 20 % de leur poids initial.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de réaliser des analyses sur les tissus, notamment au niveau des yeux, de la peau et des organes lymphoïdes. Ces analyses permettront de caractériser la réponse immunitaire induite dans le modèle humanisé et d’évaluer l’implication des neurones sensoriels dans le développement et la modulation de la nécrolyse épidermique toxique.

Remplacement

Ce projet vise à mieux comprendre comment le système immunitaire réagit dans la nécrolyse épidermique toxique (NET), une réaction allergique grave à certains médicaments, et à explorer le rôle des nerfs sensoriels dans ce processus. Le modèle utilisé reproduit de façon très proche ce qui se passe chez l’être humain, car la réaction immunitaire y est déclenchée par un médicament, comme dans la maladie réelle. Le principal signe observé dans ce modèle est une atteinte des yeux. Ce type de réaction complexe ne peut pas être reproduit dans des cellules cultivées en laboratoire ; l’expérimentation sur l’animal reste donc indispensable pour comprendre comment le système nerveux et le système immunitaire interagissent dans cette pathologie.

Réduction

Le nombre de souris a été déterminé de façon à obtenir des résultats fiables tout en limitant au maximum l’utilisation d’animaux. Environ 30 % des souris ne développant pas la réponse immunitaire attendue, chaque groupe comprendra environ 20 animaux. Ce nombre est suffisant pour assurer la robustesse des analyses statistiques et permettre une interprétation adéquate des résultats. Les procédures seront réalisées en deux temps, en cas de réussite à la première les suivantes ne seront pas engagées.

Raffinement

Tout est mis en œuvre pour réduire le stress et l’inconfort des animaux. Les souris sont hébergées par groupes de cinq pour conserver leurs repères sociaux. Leur état général, leur comportement et leurs yeux sont observés quotidiennement. Le poids est suivi chaque jour ; si une perte modérée est constatée, une alimentation gélifiée est ajoutée pour encourager l’appétit. Les manipulations comme le rasage ou les injections sont réalisées sous anesthésie gazeuse pour éviter la douleur. Une goutte d’anesthésiant local est également appliquée avant les injections près de l’œil. Enfin, des matériaux de nidification (cotons et abris en carton) sont ajoutés pour améliorer leur confort et leur thermorégulation après les interventions. En cas d'atteinte de points limites (mauvais équilibre des cellules greffées, gêne respiratoire, atteintes occulaire ou cutanées sévères, perte de poids importante), l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris est un modèle très utilisé pour étudier les maladies liées au système immunitaire, comme les allergies ou les inflammations de la peau. Elle partage avec l’être humain plusieurs mécanismes de défense similaires, ce qui permet d’obtenir des résultats pertinents. Dans ce projet, on utilise des lignées particulières de souris qui possèdent un système immunitaire affaibli. Cela permet de greffer des cellules humaines sans risque de rejet. Les souris sont utilisées à l’âge adulte, à partir de 5 semaines, afin que le système immunitaire soit mature.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 16200
Souffrances
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▲ 3600
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Devenir
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 16200
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Une des lignées élevées dans ce projet reproduit la trisomie 21 humaine et connaît 30 % de mortalité néonatale, par malformations cardiaques et malrotations intestinales qui tuent les souriceaux dans les jours suivant la naissance. 16 200 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 12 600 d'entre elles et modéré pour 3 600. Chacune subit une seule fois l'ablation de l'extrémité de la queue, sous contention sur de la glace et sans anesthésie médicamenteuse, pour établir son génotype. Le devenir dépend du résultat de cette lecture génétique : maintien en vie pour une procédure expérimentale ou pour la reproduction, ou mise à mort si le génotype ne sert pas aux recherches en cours.

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale ou de l’environnement. Dans le cadre des projets scientifiques utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à cette demande d’autorisation de projet), des modèles animaux génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il est donc nécessaire de caractériser les animaux génétiquement modifiés afin de sélectionner les animaux d’intérêt pour les procédures expérimentales de projets autorisés et ceux nécessaires au maintien des lignées. Nous avons testé des prélèvements par 3 méthodes non invasives à partir de follicules pileux, de fécès, ou via un écouvillonnage buccal. Elles ne sont pour l’instant pas adaptées à nos conditions de diagnostic moléculaire, et manquent de fiabilité: 1) l'écouvillonnage buccal donne des résultats de très faible intensité et parfois même ne mettant pas en évidence une mutation, 2) le prélèvement de poils donne des intensités faibles et il y a aussi une forte probabilité d'erreur due au souffle sous la hotte de change qui fait voler les poils hors des tubes, 3) l’utilisation d’encoche à l’oreille ne permet pas un marquage fiable d’un nombre important d’animaux sur les moyens et longs termes. Dans tous les cas, cela peut amener à des erreurs qui compromettraient les résultats obtenus et conduiraient à la nécessité de répéter des prélèvements sur les mêmes animaux ou à en utiliser un plus grand nombre, ce qui est en contradiction avec les principes de raffinement et de réduction. L’objectif de ce projet est une procédure de prélèvement par biopsie sur la queue utilisée au sein de notre équipe pour le génotypage qui sera associée à une identification par pose d’une micropuce sous-cutanée. Les animaux produits seront utilisés sur des projets concernant l’étude des processus mnésiques, la cognition sociale et la maladie d’Alzheimer.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de sélectionner les animaux ayant un gène d'intéret afin d'optimiser la gestion de l'élevage et de fournir les animaux nécessaires aux projets de l'équipe.

Procédures

Prélèvement de l’extrémité de la queue (durée maximale 5 secondes) réalisé une seule fois sur chaque animal vigile sous contention sur de la glace.

Impact sur les animaux

Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux, la douleur légère lors du prélèvement sur la queue. Un saignement faible peut aussi apparaître lors du prélévement de la biopsie. Pour une des lignées de souris utilisées dans ce projet, il y a un phenotype dommageable. En effet, pour cette lignée mutante, il a été observé une mortalité néonatale de 30% (dans les premiers 10 jours après la naissance). Cette mortalité est dûe à des malformations cardiaques (valve mitrale, anomalies atriales/ventriculaires) et des malrotations intestinales/ pancréas annulaire. Les nuisances entrainées par ces malformations sont des troubles cardiaques et des difficultés à se nourrir entrainant la mort de l’animal dans les quelques jours suivant la naissance.

Devenir

Le devenir des animaux dépendra du résultat du génotypage parmi les cas suivants : a) maintenus en vie pour utilisation dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé, b) maintenu en vie pour utilisation pour le maintien de la lignée, c) mis à mort avec prélèvement pour des analyses post-mortem ou d) mis à mort sans prélèvements post mortem si le génotype défini n'est pas utile aux recherches en cours.

Remplacement

A ce jour, les techniques de prélèvement de tissu non invasives que nous avons testées n'ont pas donné des résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés pour les différents projets de l'équipe. L’étude des processus mnésiques, la cognition sociale et la maladie d’Alzheimer nécessitent l’utilisation d’un cerveau de mammifère. La complexité et l’intégrité de ces réseaux neuronaux qui sous-tendent les fonctions cognitives et comportementales que nous allons analyser ne sont pas présentes dans des modèles moléculaires, in silico ou dans des modèles d’animaux invertébrés. Les lignées utilisées représentent à l’heure actuelle les modèles d’études les plus appropriés dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, de la cognition sociale et des processus mnésiques que nous étudions au sein de l'équipe. Nous basons donc notre étude sur les seuls modèles existant aujourd’hui qui sont les lignées murines.

Réduction

L’enjeux et l’objectif majeur d’une réduction consiste à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au strict nécessaire pour leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective plusieurs stratégies sont mises en oeuvre : - seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues, les autres sont conservées congelées, - les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence, - des réunions mensuelles avec les utilisateurs permettent d'anticiper les besoins à venir.

Raffinement

La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une liste de points limites et d'actions correctives est utilisée. Pour la lignée présentant un phénotype dommageable, un suivi journalier sera effectué dans les jours suivant les naissances. Si des signes de souffrances sont observés chez les nouveau-nés, les animaux seront euthanasiés directement pour minimiser les nuisances. Enfin, si des animaux meurent de manière soudaine, le suivi journalier permettra aussi d’enlever les cadavres rapidement pour éviter un stress aux autres animaux de la portée.

Choix des espèces

La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent d’adresser de nombreuses questions scientifiques dans tous les domaines de la recherche en biologie (fondamentale, environnementale, santé humaine et animale), avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèce (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes physiologiques (mémoire, plasticité synaptique, cognition sociale) ainsi que des mécanismes pathologiques (tels que la maladie d’Alzheimer). Dans le cadre de la lignée à phénotype dommageable, cette lignée murine mimant la trisomie 21 humaine a été choisie particulièrement car c’est celle qui reproduit la pathologie le mieux telle qu’elle est observée chez l’humain. De plus, dans le cadre de la trisomie 21, aucune lignée existante n’est non dommageable. Les prélèvements seront réalisés entre 12 et 18 jours après la naissance, à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie médicamenteuse car peu douloureux. Pour la lignée à phénotype dommageable, le phénotype sera déjà apparu et la période critique sera déjà finie. Le prélèvement pourra donc se faire de la même manière que pour les autres lignées sur les souriceaux vivants restants.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 5580
Souffrances
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▲ 5580
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Devenir
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 5580

5 580 souris vont être élevées et tuées pour que soient prélevés des embryons à dix jours et demi de gestation, qui ne comptent pas dans cet effectif. Les procédures déclarées se limitent au tatouage des souriceaux et à une biopsie de queue pour le génotypage, dans un niveau de souffrance léger. Les accouplements contrôlés isolent les mâles, les surnuméraires d'élevage et les géniteurs sont tués. Le porteur ramène l'objectif à la compréhension de la nutrition de l'embryon avant la mise en place du placenta, piste avancée pour les fausses couches répétées chez la femme, et estime l'effectif à partir de son expérience des accouplements plutôt que d'un calcul.

Objectifs

Dans ce projet nous élèverons deux lignées de souris mutantes pour deux transporteurs d’acides aminés afin d’étudier le processus de nutrition des embryons avant la mise en place du placenta. Ce processus, appelé nutrition histiotrophique et qui se produit pendant l'organogenèse, repose sur la dégradation et la transformation en nutriments de macromolécules maternelles par un tissu extra-embryonnaire, le sac vitellin. Nous étudierons la régulation de ce processus par les transporteurs d'acides aminés en effectuant des accouplements contrôlés des souris mutantes et en analysant des tissus embryonnaires et extra-embryonnaires prélevés avnt le dernier tiers de la gestation. L’étude de ces deux transporteurs dans la régulation de la nutrition précoce de l’embryon offrira de nouvelles perspectives pour la compréhension des fausses couches répétées chez la femme, qui pourraient avoir une origine génétique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre comment les embryons de mammifères se nourissent dans une phase précoce du développement. Les résultats obtenus pourraient permettre de mieux comprendre certaines causes génétiques à l’origine de fausses couches répétées.

Procédures

Les nuissances prévues sont minimales : tatouage des souriceaux et prélèvement d'une biopsie pour le génotypage.

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage des animaux implique une biopsie de queue qui peut povoquer un stress (contention légère) et une douleur (prélèvement) de très courte durée et d'intensité faible. Certaines souris mutantes peuvent présenter des défauts oculaires, qui feront l'objet de soins simples et non invasifs (nettoyage doux, lubrification) pour éviter la douleur et les risques d'infection.

Devenir

Les animaux surnuméraires d'élevage seront mis à mort. Les géniteurs des accouplements contrôlés seront mis à mort à la fin de la procédure. Les tissus des embryons sujets de l’étude (jour de gestation 10,5 - non soumis à la directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques) seront prélevés pour réaliser diverses analyses (mesures de taille, histologie, immunomarquages, identification de métabolites clés).

Remplacement

Le processus de nutrition histiotrophique est spécifique des mammifères. Il ne peut pas être reproduit par des approches in vitro et il ne peut pas être étudié dans des modèles animaux invertébrés.

Réduction

Les lignées de souris mutantes seront maintenues avec un nombre minimal d'accouplements afin de limiter la production d'animaux surnuméraires. Ce nombre a été estimé à partir de notre expérience de ces accouplements (besoins pour l’élevage, fréquence de réussite des accouplements contrôlés).

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe sauf dans le cas des accouplements contrôlés nécessaires pour produire des embryons pour lesquels des mâles seront isolés. L’isolement des mâles sera limité strictement dans le temps afin de minimiser le stress induit par l’absence de congénères et l’enrichissement sera augmenté dans les cages. Les souris mutantes présentant des défauts oculaires feront l'objet de soins simples et non invasifs pour éviter la douleur et les risques d'infection. Des points limites stricts, spécifiques et précoces seront appliqués tout au long du projet.

Choix des espèces

Le processus de nutrition histiotrophique par le sac vitellin est spécifique des mammifères. La souris constitue un modèle de choix parmi les mammifères en raison de sa petite taille et de la rapidité de son développement. Le sac vitellin des rongeurs présente aussi une particularité anatomique qui facilite l’étude de la nutrition histiotrophique. Le choix du stade de développement E10,5 est basé sur le fait qu’à ce stade, le sac vitellin et l’embryon ont une taille optimale pour la dissection, et que la nutrition de l’embryon se fait toujours via le sac vitellin, et non via le placenta qui devient complètement fonctionnel plus tardivement (E14,5).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1606
Souffrances
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▲ 1606
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Devenir
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 1606

Retrait de la portée à la naissance, adoption croisée, séparation de cinq à six heures au deuxième jour d'allaitement, test de tétée sur une femelle inconnue : 1 606 souris et souriceaux passent par ces manipulations, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles reçoivent pendant six semaines une alimentation riche en gras et en sucre qui les mène à un état pré-diabétique, avec 33 % d'adiposité en plus que les témoins, pour mesurer si l'alimentation de la mère modifie l'avidité de tétée et les circuits cérébraux de la faim chez leurs petits. Tous sont tués à l'issue, les cerveaux des souriceaux étant prélevés. Le porteur écrit pourtant que ce projet "ne contient pas d'interventions invasives".

Objectifs

L’environnement nutritionnel précoce joue un rôle considérable sur la vulnérabilité d’un individu face aux maladies métaboliques. Notamment, une alimentation maternelle riche en graisse et en sucre (obésogène) pendant la grossesse et l’allaitement entraîne des adaptations des organes du fœtus et du nouveau-né. Le cerveau se forme pendant la vie intra-utérine et poursuit son développement pendant la jeune enfance. L’alimentation maternelle peut donc affecter durablement le développement neuronal du jeune individu, son métabolisme et son comportement. Notre laboratoire a déjà montré que dès les premiers jours de vie, les souriceaux sont capables de distinguer des laits maternels selon leur signature olfactive. Par exemple, des souriceaux de 2 jours nés d’une mère sous alimentation obésogène pendant la gestation, présentent une préférence olfactive pour un lait collecté d’une femelle sous alimentation obésogène, même si ces souriceaux sont adoptés et allaités dès la naissance par une mère sous nourriture standard. Cette observation démontre l’acquisition d’une préférence sensorielle in utero, qui se maintient après la naissance. De plus, nous avons montré que les souriceaux, dès la naissance, acceptent de téter une femelle allaitante même si elle reçoit une alimentation différente de leur mère biologique. En revanche, nous n’avons pas d’informations sur l’avidité du comportement de tétée dans ces conditions. Nous souhaitons déterminer dans ce projet si les préférences olfactives induites par l’alimentation maternelle obésogène impactent réellement le comportement de tétée. Nous allons pour cela quantifier la quantité de lait ingérée en fonction de la signature olfactive du lait présenté. D’autre part nous souhaitons explorer les mécanismes cérébraux impliqués dans la régulation de la prise de lait chez le souriceau jusqu’au sevrage. Les structures cérébrales impliquées dans la régulation de la prise alimentaire chez l’adulte, telles que l’hypothalamus, sont encore en cours de formation chez le nouveau-né. D’autres mécanismes et structures cérébrales semblent donc mis en œuvre très tôt pour contrôler l’ingestion de lait. Nous souhaitons les identifier et évaluer l’impact de l’alimentation maternelle sur leur fonctionnement.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de mieux comprendre le comportement alimentaire du nouveau-né et les mécanismes neuronaux sous-jacents. Cette étude sera également pionnière dans la mise en place d’un protocole standardisé de quantification de l’ingestion de lait chez le jeune souriceau. Le présent projet permettra enfin de préciser l’effet de l’alimentation maternelle obésogène sur les mécanismes de faim et de satiété à un stade de vie très précoce et ainsi de mieux comprendre les mécanismes conduisant à l’obésité chez les jeunes pour pouvoir la prévenir.

Procédures

Ce projet ne contient pas d'interventions invasives (prélèvements, interventions chirurgicales, injections), uniquement une exposition à une alimentation enrichie en gras et sucre pendant 3 à 6 semaines pour les géniteurs et leurs souriceaux.

Impact sur les animaux

Les femelles sous alimentation obésogène pendant les 6 semaines de gestation et d’allaitement présentent une intolérance au glucose et un excès d’adiposité (+33% par rapport aux femelles sous régime standard STD) en fin de lactation, tout en gardant un poids corporel similaire aux femelles STD. Ces effets indésirables constituent des perturbations métaboliques modérées qualifiées d’état pré-diabétique. Un stress peut être généré chez les femelles lors du retrait de leur portée à la naissance et de la mise en adoption d’une autre portée. Un stress additionnel peut être généré lors de la séparation, au 2ième jour d’allaitement, de leur portée pendant 5-6h, pour la quantification de la quantité de lait ingérée par les souriceaux. Sur les souriceaux, les nuisances ou effets indésirables sont, en fonction des procédures 1 ou 2, le potentiel stress de l’adoption à la naissance, le stress des manipulations (mesures de poids jusqu’au sevrage, et de la composition corporelle dans l’EchoMRI au 2ième jour de vie) et le stress pendant le test d’allaitement sur une femelle inconnue au 2ième jour de vie après 4 heures de séparation de leur mère.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures. En effet les géniteurs auront déjà eu plusieurs portées à la fin du projet et pour une partie sous un régime obésogène impliquant des modifications métaboliques non compatibles pour intégrer un autre projet. De même les souriceaux soumis à un régime obésogène in utero et/ou in lacto seront euthanaliser car non utilisable dans d’autres protocoles de physiologie du métabolisme. Les autres souriceaux sont mis à mort pour prélever leur cerveau.

Remplacement

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier le comportement alimentaire et sa régulation. De plus, les réponses comportementales autonomes et les sensations de faim et de satiété que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables in vitro ou par simulation informatique. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire.

Réduction

Les accouplements seront réalisés en trios (1 mâle pour 2 femelles), ce qui permet de diminuer de moitié le nombre de mâles géniteurs utilisés. De plus, les mâles non exposés au régime obésogène seront utilisés pour plusieurs accouplements successifs, ce qui permet de diminuer encore le nombre de mâles géniteurs utilisés. Les femelles génitrices seront à la fois les mères biologiques, les mères adoptives et les femelles allaitantes pour le test de mesure de l’ingestion de lait ce qui permet de diminuer le nombre de femelles utilisées. Le fait de travailler avec des animaux standardisés (âge et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité inter-individuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Le nombre d’individu par lot pour les analyses histologiques (n=12), moléculaires (n=12), et comportementales (n=20) a été défini précédemment. Ces effectifs sont appropriés pour réaliser des tests de corrélation et des études statistiques comparatives suffisamment puissantes et robustes pour détecter les éventuels effets recherchés.

Raffinement

Pendant les moments de séparation, les souriceaux seront rassemblés dans le nid formé par leur mère dans leur cage d’hébergement, et la cage sera posée sur une plaque chauffante à 38°C pour maintenir le nid à 36°C malgré l’absence de la femelle et ainsi éviter un stress thermique des souriceaux. Les femelles isolées de leur portée seront placées dans une cage séparée avec accès à l’eau et à leur nourriture, et seront remises dans leur cage d’hébergement avec leur portée juste après les mesures réalisées sur leurs souriceaux. Des grilles de scores cliniques ont par ailleurs été élaborées pour suivre les animaux et les euthanaliser en cas d'atteinte des points limites définis avec la SBEA.

Choix des espèces

La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils d’analyses génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Dans ce projet nous souhaitons mettre en évidence des effets très précoces de l’alimentation maternelle obésogène sur la descendance. Nous étudierons donc le comportement alimentaire des souriceaux au cours des premiers jours de vie, en quantifiant les quantités de lait ingérées à deux jours de vie, âge pour lequel nous avons mis en évidence une préférence sensorielle en fonction de l’alimentation maternelle. Nous suivrons également le poids corporel des souriceaux jusqu’au sevrage pour corréler les mesures de comportement alimentaire avec la prise de poids pendant la période d’allaitement. Nous étudierons également les mécanismes cérébraux à 2, 5, 7, 10, et 14 jours de vie. En effet les projections neuronales se mettent en place au cours des deux premières semaines de vie chez la souris.

Modèle de DMLA chez le lapin

(NTS-FR-599897v1 – 04/03/2026)
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Lapins : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 96
 1104

Des tirs de laser sur la rétine, ou une injection sous la rétine, servent à provoquer une dégénérescence maculaire chez 1 200 lapins âgés de deux à trois mois. Suivent des examens ophtalmologiques répétés, des gouttes administrées jusqu'à six à huit fois par jour et des injections dans l'œil sous anesthésie, l'ensemble étant déclaré en niveau de souffrance léger. Le porteur affirme que le développement de la maladie n'est pas douloureux, tout en indiquant que la pathologie "devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'induction". 1 104 lapins sont tués pour les analyses ex vivo, les 96 autres, écartés avant l'induction pour un défaut anatomique de l'œil, étant réutilisés dans d'autres procédures.

Objectifs

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Cette pathologie touche l'œil dans une zone particulière de la rétine : la macula, impliquée dans la vision fine et la vision centrale. La maladie est silencieuse pendant plusieurs années, puis la vision et la perception des détails baissent, des tâches sombres apparaissent au centre du champ de la vision. Dans la forme dite humide de la DMLA, plus grave qui évolue rapidement vers une perte importante de la vision centrale, de nouveaux vaisseaux sanguins poussent de façon anormale depuis la choroïde et endommagent la rétine. La stratégie des traitements est de stopper la progression anarchique de ces vaisseaux délétères. Dans une autre forme dite "sèche" la maladie ne développe pas cette néovascularisation, mais des zones de rétine s'atrophient et perdent leur fonction. L’objectif de ce projet est de mettre en place dans l’établissement utilisateur, un modèle expérimental de forme humide en induisant la néovascularisation choroïdienne et aussi un modèle expérimental de forme sèche avec atrophie de la rétine sans néovascularisation, chez le lapin pour participer au développement de substances thérapeutiques limitant l'évolution de cette maladie de la rétine.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement de médicaments luttant contre la DMLA et améliorant la vue des patients. La DMLA est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés et la troisième cause dans le monde (1,5 millions de personnes en France, 196 millions dans le monde). Sa fréquence augmente avec l’âge et le nombre de patient augmentera compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie.

Procédures

L’induction de la DMLA chez le lapin se fera par des tirs de laser ophtalmiques sur la rétine sous anesthésie, ou par une injection sous la rétine. Cette manipulation a lieu une fois au début de l'étude. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ils sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens en lampe à fente) mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ils sont rapides, ne dureront pas plus de quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par injection au niveau de l'œil (injection intravitréenne, sous conjonctivale), soit par administration orale, par injection sous cutanée, intraveineuse, ou intramusculaire (pour les anesthésiants). Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical, et durent en général 5 minutes par animal. Si le traitement est administré par voie orale il peut être au maximum quotidien, par voie intraveineuse il sera au maximum 3 fois par semaine, si la voie d’administration est l’injections sous-cutanée, la fréquence sera au maximum de 2 fois par jours, sur la durée de l’étude soit maximum 2 mois. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Le développement de la DMLA chez l’homme, et par transposition chez l’animal, n’est pas douloureux. Les nuisances pour l’animal sont celles dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. En dehors de ces périodes d’examen ou d’administration de traitement, l’animal est libre de ces mouvements, avec un accès à l’eau et à la nourriture. La pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'induction.

Devenir

Les animaux qui auront suivi la totalité de chaque procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les études d’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure (estimé à environ 10%, hormis ceux exclus pour cause de points limites) pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire. Ces animaux sont des animaux qui sont exclus de l'étude en raison d'un défaut anatomique ou physiologique détecté aux examens de baseline au niveau de l'œil avant le début de l’étude. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Compte tenu de la complexité de l’organe nous aurons donc recourt à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples. Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en binôme avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (tapis chauffant, ou lampe). Les procédures impliquées ne devraient pas entrainer de douleur. La sévérité de la demande est classée légère. L’application d’anesthésiant locaux est prévue avant les injections. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum, cependant si une complication apparait au cours du temps, l’emploi d’un analgésique de type buprénorphine sera envisagé.

Choix des espèces

Le lapin possède une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Le modèle chez le lapin grâce à la taille de l’œil offre la possibilité de pose d’implant pour répondre au mieux à la problématique et identifier des principes actifs pouvant être bénéfiques aux patients. Les animaux seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans les études auront 2 à 3 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

Génétiquement modifiées et élevées pour fournir des lignées modèles de déficience intellectuelle et d'autisme, 1 500 souris subissent le prélèvement de deux millimètres de l'extrémité de la queue, sur animal vigile sous contention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'opération dure cinq secondes et se pratique entre le treizième et le vingt-huitième jour de vie, âge où la queue est peu ossifiée, ce qui permet de s'en tenir à une contention sans anesthésie. Le porteur indique avoir écarté trois méthodes non invasives, dont le prélèvement de poils, parce que "le souffle sous la hotte de change fait voler les poils hors des tubes". Le sort de chaque souris dépend ensuite du génotypage : celles qui portent le génotype recherché rejoignent un projet expérimental ou l'élevage, les autres sont tuées.

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés constituent des modèles puissants pour étudier la fonction des gènes et comprendre leur rôle dans le cadre de projets scientifiques au bénéfice de la santé humaine et animale ou de l’environnement. Dans le cadre des projets scientifiques utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à cette demande d’autorisation de projet), des modèles animaux génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important d’avoir un élevage adapté et des animaux dont les caractéristiques génétiques sont bien déterminées pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et adaptée aux besoins. Il est donc nécessaire de caractériser les animaux génétiquement modifiés afin de sélectionner les animaux d’intérêt pour les procédures expérimentales de projets autorisés et ceux nécessaires au maintien des lignées. Nous avons testé des prélèvements par 3 méthodes non invasives à partir de follicules pileux, de fèces, ou via un écouvillonnage bucal. Elles ne sont pour l’instant pas adaptées à nos conditions de diagnostics et manquent de fiabilité: 1) l'écouvillonnage bucal donne des résultats de très faible intensité et parfois même ne mettant pas en évidence une mutation, 2) le prélèvement de poils donne des intensités faible et il y a aussi une forte probabilité d'erreur due au souffle sous la hotte de change qui fait voler les poils hors des tubes, 3) l’utilisation d’encoche à l’oreille ne permet pas un marquage fiable d’un nombre important d’animaux sur les moyens et longs termes. Dans tous les cas, cela peut amener à des erreurs qui compromettraient les résultats obtenus et conduiraient à la nécessité de répéter des prélèvements sur les mêmes animaux ou à en utiliser un plus grand nombre, ce qui est en contradiction avec les principes de raffinement et de réduction. L’objectif de ce projet est une procédure de prélèvement par biopsie utilisée au sein de notre équipe pour le génotypage (technique permettant de relever les différences génétiques entre les animaux d'une même fratrie) identification des animaux qui sera associée à une identification par pose d'une bague auriculaire. Les animaux produits seront utilisés sur des projets concernant l’étude l’étude des maladies neurodéveloppementales présentant déficiences intellectuelle (DI) et/ou troubles du spectre autistique (TSA) comme dans le Syndrome de l’X fragile.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de sélectionner les animaux ayant un gène d'intérêt afin d'optimiser la gestion de l'élevage et de fournir les animaux nécessaires aux projets de l'équipe.

Procédures

Prélèvement de 2mm de l’extrémité de la queue (durée maximale 5 secondes) réalisé une seule fois sur chaque animal vigile sous contention.

Impact sur les animaux

Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux, la douleur légère lors du prélèvement sur la queue. Un saignement peut aussi apparaître et dans de très rares cas un rejet par la mère.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie à l'issue de cette unique procédure sauf ceux dont le génotypage ne correspond pas à nos besoins. Leur devenir dépendra du résultat du genotypage et/ou de leur sexe parmi les cas suivants : a) Utilisé dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé, b) Utilisé pour le maintien de la lignée, si génotypage donnant les génotypes attendues, c) Mise à mort avec ou sans prélèvements post mortem pour les animaux au génotype non recherché .

Remplacement

A ce jour, les techniques de prélèvements de tissus non invasives que nous avons testées n'ont pas données des résultats exploitables. Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement modifiés pour les différents projets de l'équipe.

Réduction

L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au strict nécessaire à leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective plusieurs stratégies sont mises en œuvre : - seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues, les autres sont conservées congelées, - les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence, - les schémas d’accouplement sont adaptés pour limiter au maximum la génération d’animaux au génotype (constitution génétique) non pertinent ou la nécessité d’avoir à génotyper et donc d’avoir à effectuer des prélèvements sur les animaux (utilisation de parents homozygotes, c’est-à-dire ayant des gènes identiques, si phénotype non dommageable, c'est-à-dire que l'ensemble des caractères observables d'un individu n'a pas de conséquence sur l'animal) - des réunions mensuelles avec les utilisateurs permettent d'anticiper les besoins à venir

Raffinement

La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par le prélèvement lui-même. Une liste de points limites et d'actions correctives est utilisée.

Choix des espèces

La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent de répondre à de nombreuses questions scientifiques en biologie, avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèce (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies (ex: autisme). Les prélèvements de l’extrémité de la queue peuvent être réalisés entre P13 (animaux agés de 13 jours) et P28 (animaux agés de 28 jours), à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie avec des risques hémorragiques extrêmement réduits.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1869
Souffrances
▲ -
▲ 45
▲ 1824
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1869

Une partie des souris utilisées porte des plaques amyloïdes et fait des crises d'épilepsie spontanées, avec une mortalité précoce de 6 % chez les mâles et 13 % chez les femelles dans la colonie du laboratoire, qui peut atteindre 30 % après une injection intracérébrale. 1 869 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 824 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux reçoivent dix injections d'une substance inflammatoire sur cinq jours, certains subissent ensuite une chirurgie du crâne de vingt à trente minutes, et celles destinées aux tests de mémoire sont hébergées en enrichissement minimal pour éviter les biais. Les reproducteurs sont tués en fin de fertilité et les souriceaux au génotype non voulu immédiatement après génotypage, le porteur écrivant que le fond génétique de ces lignées interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

Il n'existe pas actuellement de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer (MA) dont le nombre de cas est amené à augmenter régulièrement au cours des prochaines décennies du fait du vieillissement de la population. L'amélioration de la connaissance de la MA permettra d'identifier de nouvelles possibilités de traitements et de marqueurs diagnostiques afin d'améliorer la prise en charge des patients, un enjeu crucial de santé publique. Cette maladie, causée par une lente dégénérescence des neurones, se caractérise par la présence dans le cerveau de plaques amyloïdes, et de dégénérescences neurofibrillaires, résultant de l’accumulation de la protéine Tau. La protéine Tau est exprimée dans les neurones, où elle régule la dynamique du réseau de microtubules (sortes d’armatures de soutien des cellules). Dans la MA, on assiste à une modification de la protéine Tau qui se traduit par une formation d'agrégats toxiques s’accumulant dans les neurones entrainant leur mort. Ce phénomène, appelé tauopathie, joue un rôle majeur dans la maladie d'Alzheimer, car il existe une très bonne corrélation entre la progression de la tauopathie et celle des symptômes. Les recherches récentes désignent la neuroinflammation comme acteur majeur parmi l’ensemble des causes de la MA. Il est bien établi que la microglie, cellule immunitaire cérébrale, joue un rôle dans l’élimination des plaques amyloïdes. Le rôle de la microglie dans la tauopathie est cependant moins étudié. Pourtant, des études récentes suggèrent que la microglie joue un rôle dans la propagation de la tauopathie entre neurones connectés. Il est donc crucial de déterminer quel état microglial favorise ou au contraire ralentit la progression de la tauopathie. Pour répondre à cette question nous utiliserons deux modèles murins de la maladie d’Alzheimer dans lequel un syndrome inflammatoire sera induit par des injections de protéines stimulant la réaction immunitaire. Ce protocole sera appliqué sur différents animaux modèles de la MA soit transgéniques, soit par transfert de gène à l'aide de vecteurs AAV. Cela permettra d'analyser l'effet de la modification à long terme de la microglie sur l'évolution de la tauopathie, et de déterminer quel état d'activation microgliale il faut favoriser pour lutter contre la progression de la tauopathie. MODIFICATION : Le projet est modifié pour que les conditions d’hébergement n’influent pas sur les tests comportementaux.

Bénéfices attendus

La maladie d’Alzheimer est une maladie incurable et mortelle causée par la dégénérescence progressive des neurones,ayant pour conséquence des déficits cognitifs importants évoluant invariablement jusqu’à la démence et la perte d’autonomie complète. Elle touche près d’une personne sur 5 au-delà de 75 ans. Les traitements disponibles actuellement ne font que ralentir très modérément la progression de la maladie. Il est donc nécessaire de mettre au point des nouveaux traitements qui représenteront de réelles avancées thérapeutiques pour les patients et leurs proches. Pour mettre au point ces nouveaux traitements, il est nécessaire de mieux comprendre quelles sont les causes de la maladie, ce qui permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. C’est l’objectif principal de ce projet qui vise à mieux comprendre l’implication d’un type de cellules cérébrales impliquées dans la réaction immunitaire, les cellules microgliales, dans la progression de la maladie d’Alzheimer. Ces cellules sont les macrophages résidents du cerveau et sont activées concomitamment à la neurodégénérescence. Nous utiliserons un modèle d’activation à long terme de la microglie obtenu par administration d’une cytokine pro-inflammatoire dans les jours qui suivent la naissance. Ce protocole sera combiné à des modèles murins de maladie d’Alzheimer. Afin de mieux cerner le rôle de la microglie dans le développement de la pathologie, les effets de l’injection de la substance activant la réaction inflammatoire sur l’évolution des symptômes cognitifs et des lésions tissulaires seront étudiés. Nous réaliserons également une étude des gènes exprimés par la microglie afin de caractériser les voies de signalisation et les processus métaboliques dérégulés. En plus de l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques, ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de l’activation microgliale en fonction des phases de la maladie d’Alzheimer, et quelle(s) stratégie(s) thérapeutique(s) adoptée(s) aux différents stades de la pathologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions : - L’ensemble des animaux inclus dans les cohortes expérimentales recevront une injection d’une substance inflammatoire) ou de solution saline (10 injections sur 5 jours sur souriceaux vigiles [30 secondes par injection]). - Une partie des animaux recevra une injection intracérébrale à l’âge adulte (entre 3 et 9 mois en fonction des groupes) par une technique de chirurgie spécifique au cerveau (durée de la chirurgie : 20 à 30 minutes. Cet acte est peu invasif et les animaux récupèrent généralement très rapidement dans un délai de l’ordre de quelques heures. - Une partie des animaux recevra une injection unique de vecteur utilisé pour apporter le gène d’intérêt aux cellules cibles à l’âge adulte (2-3 mois). Cet acte dure moins d’une minute et se pratique sous anesthésie légère. Une partie des animaux sera soumise à 5 tests comportementaux peu stressants et destinés à évaluer leur capacités cognitives et mnésiques. Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par souris et par jour. L’ensemble des tests est effectué sur une période de 4 à 6 semaines en fonction du nombre de tests prévus (4 à 5).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à différents types de manipulations qui entraineront des effets indésirables différents : - L’injection de la substance inflammatoire aux souriceaux entraîne des effets secondaires minimes, principalement une inflammation périphérique et centrale, ainsi qu’une hypothermie transitoire. Tous ces effets cessent après l’administration. - Les effets secondaires liés à l’injection intracérébrale se limitent à une douleur transitoire au niveau de l’abord chirurgical (incision du scalp et pose d’agrafes). - Deux des trois modèles de souris utilisés ne présentent pas de symptômes plus invalidants que les déficits cognitifs décrits dans la littérature. - Les souris présentant des plaques amyloïdes ont un phénotype dommageable (présence d’un caractère qui altère gravement l’état général de l’animal) car elles présentent des crises d’épilepsie spontanées conduisant à une mortalité précoce avec un pic entre 1 et 3 mois d’âge. Dans notre colonie, la mortalité est de 6% chez les mâles et 13% chez les femelles, mais elle peut atteindre 30% suite à une injection intracérébrale. - L’injection intraveineuse peut entraîner une hémorragie légère qui se résorbe spontanément en quelques minutes. - Les tests comportementaux sont réalisés sur animaux vigiles et peuvent entraîner un stress léger. Le stress ponctuel dû au test sera réduit au minimum par l’habituation à l’expérimentateur avant chaque session de comportement. La diminution de l’enrichissement dans les cages d’hébergement peut engendre un léger stress des animaux.

Devenir

Tous les animaux qui seront inclus dans des cohortes expérimentales sont in fine destinés à une étude histologique (analyse des tissus) et/ou transcriptomique (analyse de l’expression des gènes) des régions atteintes du cerveau, ce qui nécessite leur euthanasie pour prélever cet organe. L’euthanasie interviendra par des méthodes adaptées et validées. Les animaux reproducteurs des différentes lignées transgéniques utilisés pour générer les souris incluses dans les cohortes expérimentales seront euthanasiées en fin de période de fertilité. Ces animaux ne seront en effet plus utilisables dans le cadre du projet, et ne pourront pas non plus être recyclés dans d’autres projets du fait des potentiels biais expérimentaux induits par la période de reproduction active (effets des changements hormonaux chez les femelles et développement de l’agressivité envers les congénères chez les mâles). L’euthanasie interviendra par des méthodes adaptées et validées. Afin de minimiser le temps d’élevage en captivité, les animaux issus de ces accouplements dont le génotype n’est pas souhaité pour le projet seront euthanasiés immédiatement à l’issue de la procédure de génotypage par les mêmes méthodes. Le fond génétique de ces différentes lignées, qui peut diverger de celui des souches de souris initiales, ne permet pas la reutilisation des animaux pour d’autres projets afin d’éviter tout risque de biais expérimental dû au fond génétique.

Remplacement

Ce projet fait appel à des modèles de souris déjà caractérisés de la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle, ce projet ne peut ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être simulé par des techniques informatiques. En effet les symptômes neurologiques cognitifs de la maladie ne peuvent être répliqués que chez l’animal, notamment dans les modèles génétiques murins. Par ailleurs, les modifications de l’activation microgliale qui surviennent au cours du vieillissement normal et pathologique ne peuvent pas être reproduit dans des modèles cellulaires 2D ou organoïdes. Enfin, l’étude des relations entre cellules gliales et neurodégénérescence requiert toute la complexité des réseaux neuronaux qui se mettent en place au cours de la maturation et du vieillissement du cerveau. Il est donc nécessaire de réaliser ce projet sur une espèce modèle mammifère comme la souris, présentant le plus possible de similitudes avec la physiologie humaine, c’est à dire possédant un cerveau complexe doté d’un système limbique permettant d’exprimer des comportements sophistiqués. De plus la proximité entre l’espèce humaine et la souris maximisera la pertinence des cibles thérapeutiques identifiées au cours de ce projet.

Réduction

Une simulation statistique a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe, nécessaire pour observer des effets significatifs compte tenu des valeurs attendues en fonction des analyses pratiquées pour chaque procédure. Cette simulation est fondée, d’une part, sur des données obtenues dans la littérature scientifique et, d’autre part, sur les valeurs que nous avons observées dans le passé lors d’expériences utilisant des analyses similaires. Ainsi, nous prévoyons d’utiliser 1869 animaux lors des expériences qui seront menées pendant les 5 années de l’étude. Ce nombre maximum, qui comprend 66 groupes expérimentaux et 52 groupes témoins de référence qui seront étudiés tout au long des 5 années du projet, a été déterminé en fonction des expériences à réaliser pour pouvoir répondre à la question scientifique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés dans le projet nous prévoyons que les cohortes incluses dans les différentes procédures puissent être étudiées sur différents paramètres. Par exemple certains animaux seront utilisés à la fois pour des études transcriptomiques et histologiques.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. Afin d’éviter tout biais dans les résultats des tests comportementaux destinés à évaluer la mémoire des souris, les animaux destinés à ces tests seront hébergés en conditions minimales d’enrichissement. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie des procédures chirurgicales ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Des échelles cliniques journalières, un soutien nutritionnel adapté et l’application de critères d’arrêts permettent de veiller au bien-être des rongeurs. Les animaux bénéficieront de périodes de récupération suffisantes après les anesthésies générales et les gestes chirurgicaux. L’état de santé des souriceaux sera surveillé de manière biquotidienne tout au long de la période de traitement périnatal. Leur état de forme sera évalué grâce à une grille de score permettant de définir le point limite au-delà duquel le traitement ne pourra être poursuivi pour l’animal en question. Les tests comportementaux seront précédés par une phase d’habituation à l’expérimentateur afin de minimiser le stress et d’assurer une reproductibilité optimale de ces expériences.

Choix des espèces

Choix de l’espèce modèle : L’objectif de ce projet est d’améliorer les connaissances sur la maladie d’Alzheimer afin d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques. La région initialement et la plus gravement atteinte dans la MA est le système limbique (connu sous le nom de cerveau émotionnel) qui gère la mémoire et les émotions. Les modèles animaux invertébrés ne possèdent pas de système limbique. Il est donc nécessaire de mener ce projet sur une espèce dotée d’un tel système, similaire à celui retrouvé dans l’espèce humaine. Les rongeurs, et la souris en particulier, possèdent un système limbique très proche de celui de l’espèce humaine. De plus, la grande proximité entre le génome de la souris et le génome humain assure une pertinence maximale des cibles thérapeutiques qui seront identifiées au cours de ce projet. Les souris qui seront utilisées reproduisent les différentes lésions anatomiques retrouvées dans le cerveau des patients atteints de MA. Elles présentent également des altérations cognitives (défauts de mémoire spatiale et de mémoire de travail) qui sont caractéristiques de la MA. Ces déficits peuvent être quantifiées par des tests comportementaux qui sont réalisés en routine au laboratoire. Choix du stade de développement étudié : Les administrations de cytokines seront réalisées à la période périnatale pour respecter le protocole d’activation microgliale à long terme largement validé et publié par nos collaborateurs. La MA se déclare la plupart du temps chez le sujet âgé, mais des déficits subtils apparaissent longtemps en amont du diagnostic. Nous étudierons donc les modèles animaux à un temps précoce et a un temps tardif pour refléter les effets observés en début et en fin du processus pathologique, soit entre 5 et 14 mois selon les différents modèles de MA qui seront étudiés au cours du projet.

  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2500
Rats : 800
Souffrances
▲ -
▲ 3300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3300
 -

Tués si leur génotype ne convient pas, versés dans des protocoles de recherche s'il convient, 2 500 souris et 800 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit une biopsie de moins d'un millimètre à l'extrémité de la queue vers 15 jours, sur animal vigile, ou à l'oreille sous anesthésie générale à partir de 4 semaines. Le projet ne poursuit aucune question scientifique : il couvre l'ensemble des actes de génotypage de l'établissement. Le porteur présente son bénéfice attendu comme statistique, faire figurer dans les comptes annuels les animaux génotypés de façon invasive, et indique que des techniques non invasives restent "en cours d'évaluation".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de couvrir l'ensemble des actes de génotypage de l'établissement de recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de prendre en compte les animaux qui sont génotypés de manière invasive en plus de leur identification par tatouage dans les statistiques annuelles de l'établissement. Cela permet de continuer à travailler sur des mesures de raffinement de ce génotypage et d'encourager les équipes à développer des méthodes non invasives.

Procédures

les animaux sont soumis à une biopsie de tissu à l’extrémité de la queue ou à l’oreille, selon l’âge de l’animal, qui sera inférieure à 1mm. Pour les animaux de moins de 15jours l'intervention sera faite sur desanimaux vigiles et anesthésiés pour des animaux plus âgés. Cette intervention dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

La biopsie de tissu pour génétypage sera réalisée à l’extrémité de la queue ou à l’oreille cela implique un stress léger lors de la contention de l'animal et une douleur de courte durée lors de la coupe de tissu.

Devenir

En fonction du génotype, les animaux seront soit euthanasiés soit incorporés dans des protocoles de recherche.

Remplacement

L’utilisation d’animaux transgéniques permet l’étude d’un gène de façon ciblée ou d’une fonction spécifique de l’organisme. Des techniques génétiques permettent de modifier le génome de façon très précise. De plus, la modification du génome peut induire la perte ou l’activation de l’expression d’un gène, et ceci de façon ciblée dans le temps ou dans un organe, constitutivement ou après induction. Ces modèles animaux sont précieux pour réaliser des recherches scientifiques fondamentales ou précliniques et ne peuvent souvent pas être remplacés car les fonctions étudiées mettent en jeu des interactions inter-organes essentielles au bon fonctionnement de l’organisme, impliquant des réponses hormonales, immunitaires et nerveuses.

Réduction

Le nombre d’animaux pour le maintien d’un élevage de souris est maintenu au minimum pour garantir le fonds génétique et éviter la dérive génétique (environ 10 à 15 animaux maximum /lignée âgées de 6 mois au maximum pour garantir leur fertilité). L’élevage de lignées transgéniques est limité et restreint aux lignées utilisées dansles projets de recherche. En cas d’arrêt ou d’interruption de projets, les lignées sont cryoconservées par congélation de sperme. Les animaux de mauvais généotypes pourront être proposés en interne pour une utilisation par d'autres équipes.

Raffinement

La biopsie de la queue sera réalisée précocement, à l’âge de 15 jours, avant l’ossification de la queue ce qui permet de limiter la nuisance de ce geste. Chez l’adulte, une biopsie de la pina de l’oreille sera privilégiée et sera réalisée sous anesthésie générale. La taille de la biopsie est réduite à son minimum et représente au maximum 1 mm. Des techniques alternatives de biopsie non invasives sont en cours d’évaluation et pourront être utilisées lorsque le génotypage sera validé et si l’absence de contaminations croisées est démontrée.

Choix des espèces

La transgenèse est généralement réalisée chez la souris et depuis récemment chez le rat et l’établissement utilisateur possède à la fois un zone d’élevage et d’expérimentation sur les différents modèles de souris et rats transgéniques utilisées en recherche fondamentale et préclinique. La biopsie caudale sera réalisée à l’âge de 10-15 jours afin de limiter les nuisances du prélèvement. La biopsie de la pina de l’oreille sera réalisée à l’âge de 4 semaines pour éviter l’incision de la queue qui s’est ossifié.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3540
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ 3240
Devenir
 -
 -
 -
 3540

La rate des souris est palpée chaque jour, et son grossissement déclenche une surveillance renforcée puis, selon le score obtenu, la mise à mort. 3 540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 3 240 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules leucémiques leur sont injectées dans la veine de la queue sur animal éveillé, puis une molécule leur est injectée dans l'abdomen chaque jour pendant 21 jours, avec une capsule implantée sous la peau du dos et jusqu'à deux ponctions de moelle osseuse dans le fémur. L'objet est de déterminer quelle partie d'une protéine permet aux deux médicaments déjà utilisés en clinique d'éliminer les cellules leucémiques, les traitements eux-mêmes étant acquis.

Objectifs

Notre projet s’intéresse à un sous-type de cancer du sang appelé leucémie. Cette maladie est causée par une modification génétique présente dans les cellules à l’origine des globules rouges et blancs. On observe chez les patients atteints d’une leucémie un blocage de la production de globules blancs fonctionnels, qui s’accumulent dans la moelle osseuse. Les études menées sur des modèles souris de leucémie ont permis d’identifier le rôle essentiel d’un élément cellulaire (on parle de protéines) dans la réponse au traitement. En effet, en absence de traitement, cette protéine est déréglée dans les cellules leucémiques et ne contrôle donc plus leur survie et leurs fonctions. Deux médicaments permettent l’élimination de ces cellules leucémiques notamment en redonnant à cette protéine son rôle de régulateur de la survie des cellules. Nous cherchons maintenant à déterminer quelle partie de cette protéine permet d’éliminer les cellules leucémiques en réponse au traitement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont multiples. En premier lieu, ce projet vise à approfondir la compréhension des mécanismes moléculaires liés à la protéine d'intérêt et comprendre comment la dégradation ciblée de la protéine modifiée contribue à l’éradication de la maladie. L’identification des mécanismes pourra ouvrir la voie à des stratégies thérapeutiques améliorées ou complémentaires, augmentant potentiellement le taux de rémission et la survie des patients. Ce projet devrait donc renforcer l’efficacité, la sécurité et la durabilité des traitements actuels, avec un impact direct sur la prise en charge clinique et la qualité de vie des malades atteints de cette leucémie.

Procédures

Dans ce projet, nous utilisons un modèle de souris pour étudier la leucémie. Pour cela, nous injectons à des souris des cellules leucémiques (injection par voie intra-veineuse dans la veine de la queue sur souris éveillée; durée de l'injection : 1 minute), ce qui permet de reproduire la maladie chez l’animal. Une fois la leucémie installée, nous testons différentes stratégies thérapeutiques en utilisant une combinaison de médicaments couramment utilisés pour traiter ce type de cancer. Cela correspond en l'administration quotidienne d'une molécule thérapeutique par injection dans l'abdomen de la souris éveillée (durée de l'injection : 10 secondes) pendant 21 jours maximum, pouvant être combiné à l’implantation sous la peau du dos de la souris d'une capsule permettant la libération continue du second médicament (réalisée sous anesthésie générale, l’opération dure une dizaine de minutes). Dans certaines expériences, d’autres traitements seront évalués en parallèle, ils seront administrés par injection intra-veineuse (1 à 2 injections dans la veine de la queue à 3 jours d'intervalle; durée de l'injection 1 minute). Le développement du cancer pourra être suivi par un prélèvement de la moelle osseuse au niveau du fémur. Pour cela les souris seront anesthésiées et recevront un traitement anti-douleur préventif (durée 3 minutes). Le prélèvement sera réalisé 2 fois maximum durant la vie des animaux (avant et après traitement, à au moins 2 semaines d’intervalle). Pour la production de cellules murines à l’origine de toutes les cellules du sang, et utilisées dans des tests in vitro (réalisés en dehors d'un organisme vivant entier), les souris recevront une unique injection lente par voie intraveineuse (veine de la queue sur souris éveillée ; durée : 3 minutes) d’un produit permettant de stimuler la production de cellules du sang au niveau de la moelle osseuse.

Impact sur les animaux

Dans les modèles de souris développant une leucémie, des signes cliniques de la maladie peuvent apparaître durant sa progression. Ces signes incluent des modifications de l’apparence (manque de toilettage, yeux clos…) ou du comportement (mobilité, agitation) et une augmentation de la taille de la rate. Les prélèvements de la moelle osseuse avant et après traitement peuvent induire une douleur pendant quelques heures après l’intervention. Les traitements médicamenteux utilisés dans ce projet peuvent induire du stress lié à la manipulation de la souris et des douleurs. L’implantation de la capsule sous la peau du dos peut entraîner une gêne dans le déplacement. Ensuite, les injections dans l'abdomen sont réalisées quotidiennement jusqu’à 21 jours consécutifs, pouvant générer une douleur localisée au site d'injection et un stress lié à la manipulation quotidienne des souris. Enfin, les différents traitements peuvent conduire à une perte de poids des animaux (poids regagné aussitôt le traitement terminé) pour les souris dont la survie est étudiée après la fin du traitement.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de prélever un maximum d’organes et ainsi évaluer les mécanismes d'action des molécules thérapeutiques dans le cas des cancers du sang.

Remplacement

Un grand nombre de tests a déjà été effectué sur des cultures de cellules. Mais ces modèles sont limités car ils ne reproduisent pas la complexité d'un organisme vivant (absence d'interaction entre cellules saines et cancéreuses). De plus la distribution des traitements dans l’organisme joue un rôle important dans l’effet thérapeutique d’une molécule et cela est impossible à reproduire sans l’utilisation d’animaux. Enfin, les souris disposent d’un système immunitaire proche de celui de l’humain qui permet d’étudier les interactions entre les cellules immunitaires et la leucémie. Toutefois, le développement de modèle cellulaire en culture pour certains aspects de notre projet devrait nous permettre, à terme, de diminuer le nombre d’animaux engagés dans des procédures expérimentales.

Réduction

Grâce à une analyse statistique et à notre expertise sur ce type d’expériences, nous avons réduit le nombre de souris utilisés au maximum tout en nous assurant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, nous optimisons nos expériences pour réaliser le plus d'analyses possibles sur les cellules obtenues à partir d'un même animal (récupération dans une seule expérience d’un grand nombre d’organes du système immunitaire afin de réaliser le maximum d’analyse et de conserver des prélèvements pour des études ultérieures).

Raffinement

Afin de réduire au maximum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi (présence de papier kraft pour la création de nid et de buchette en bois à ronger) et un suivi quotidien (par les zootechniciens et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Une fois par semaine, nous réaliserons un suivi clinique des animaux à l'aide d'une grille de score permettant d’évaluer les points limites précoces qui conduiront à l'euthanasie des animaux. Dès la détection, par palpation quotidienne de la rate, des premiers signes de maladie (augmentation de la taille de la rate comme critère d'alerte), nous renforcerons cette surveillance (scoring 2 à 3 fois/semaine). Une anesthésie et un traitement anti-douleur seront administrés avant chaque geste pouvant générer une douleur (prélèvement de la moelle osseuse dans le fémur). De plus, le développement de modèle cellulaire en culture pour certains aspects de notre projet devrait nous permettre de minimiser le nombre de procédures pouvant induire de la souffrance.

Choix des espèces

La souris est un mammifère de petite taille dont la génétique et le comportement sont parfaitement connus. Cela permet de mesurer très facilement le bien-être, la souffrance et l’angoisse des animaux et de pouvoir y remédier le cas échéant. De plus, la souris et l’homme partagent 99 % de leurs gènes. Ainsi, les résultats des expériences réalisées chez la souris pourront être facilement transposables à l'être humain et donc améliorer l'étude des pathologies humaines et leurs traitements. Les souris utilisées dans le cadre de ce projet seront des souris adultes afin de reproduire le plus fidèlement possible la pathologie humaine et d’analyser l'effet des traitements.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 10200
Souffrances
▲ -
▲ 2872
▲ 7328
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10200

10 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 7 328 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant recevoir jusqu'à 22 injections. Elles passent six types de tests comportementaux, dont un test de mémoire spatiale répété douze fois, et subissent un prélèvement d'oreille et une prise de sang sous anesthésie. Les mutantes développent une mâchoire proéminente et des dents qui poussent trop, coupées quand c'est nécessaire, et les souriceaux sont séparés chaque jour de leur mère. La pathologie visée touche un enfant sur 50 000, et le porteur justifie l'effectif de 10 200 souris par les données de la littérature et l'expérience du laboratoire, sans autre précision.

Objectifs

Ce projet porte sur une pathologie osseuse rare qui touche 1 enfant sur 50 000. Les patients présentent des malformations craniofaciales dues à la fusion prématurée des sutures crâniennes, des anomalies oculaires, des troubles neurologiques, des troubles auditifs et respiratoires, ainsi que des anomalies dentaires. Cette pathologie est due à une mutation génétique. L'objectif est de mieux comprendre la pathologie humaine pour ensuite corriger le phénotype par un traitement thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mieux comprendre la pathologie grâce à un modèle animal mimant la pathologie humaine. L'étude du phénotype ainsi que la mise en place d'approches thérapeutiques, que ce soit au niveau du développement squelettique ou cognitif, permettra à long terme d'envisager une nouvelle approche thérapeutique pour les patients.

Procédures

Prélèvement à l'oreille sur animal vigile (une fois, 5 secondes). Injections (maximum 22 fois, une minute). Contention pour les injections (maximum 22 fois, une minute). Tests de comportement : test du comportement exploratoire (une fois, 30min), test de la mémoire épisodique (3 fois, maximun 15min), test de la mémoire spatiale 1 (3 fois, maximun 15min), test du comportement d'abandon (1 fois, 5 minutes), test d'anxiété (1 fois, 10min), test de la mémoire spatiale 2 (12 fois, maximun 2 minutes). Prélèvement de sang sous anesthésie (une fois, 4 minutes)

Impact sur les animaux

Les injections induisent une douleur légère et brève. La biopsie à d'oreille entraine une douleur légére et brève. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent provoquer également un stress chez l’animal. Les souris mutantes peuvent avoir une proéminence anormale de la mâchoire vers l’avant avec pour conséquence des dents longues. Les tests de comportement peuvent induire du stress également. La séparation quotidienne des souriceaux peut causer un stress pour la mère et les souriceaux. L'hébergement individuel des souris mâles adultes peut représenter un stress de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à fin de récupérer les différents tissus permettant l'analyse du phénotype.

Remplacement

L'objectif est d'étudier le développement squelettique et le système cognitif chez la souris. À ce jour, il n’existe pas dans la littérature de modèle de remplacement pour étudier le développement du squelette et pour réaliser des tests de comportement ; l'utilisation des modèles in vivo est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études. Chaque souris générera donc de nombreuses informations. Les effectifs sont déterminés et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés. Le nombre de souris a été déterminé en accord avec les données de la littérature et d’après l'expérience du laboratoire sur le modèle souris.

Raffinement

Les souris seront sous surveillance quotidienne et des points limites ont été établis. lles vivront en groupe avec des matériaux pour construire un nid. Elles peuvent recevoir un analgésique adapté. Elles seront anesthésiées avec des produits adaptés. Afin de limiter l'impact de l'avancement des dents, les souris seront observées tous les trois jours et une coupe des dents sera réalisée si nécessaire. Pour les tests de comportement les souris auront 3 jours minimum entre chaque test pour réduire le stress.

Choix des espèces

L'objectif est de comprendre la pathologie humaine au niveau du développement squelettique et du système cognitif, afin d'apporter ensuite une approche thérapeutique. Seuls les modèles animaux peuvent apporter des réponses aux hypothèses de travail. La souris est particulièrement adapté pour étudier le développement squelettique, de la période anténatale à l’âge adulte. En effet, les processus d’ossification chez l’homme et la souris sont similaires. Le projet implique des approches intégrées sur l'animal entier, ainsi que des explorations comportementales sur des animaux vigiles, qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro. En ce qui concerne l'étude du développement squelettique, le phénotype des souris sera analysé à la période post-natale, de 1 jour à 18 mois. Ces études doivent être réalisées à ces différentes périodes, car la croissance squelettique est étudiée au cours du développement et le squelette est aussi étudié à l'âge adulte. Les approches thérapeutiques seront ensuite réalisées en période anténatale et post-natale. Pour les études de comportement, des souris adultes âgées de 1 à 4 mois seront utilisées.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 700
Souffrances
▲ -
▲ 700
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 700

Les poissons zèbres utilisés portent une modification génétique qui rend fluorescent un gène du métabolisme intestinal, ce qui permet de lire à l'œil ce qu'une substance fait dans leur intestin. 700 d'entre eux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Exposés à des perturbateurs endocriniens entre 72 et 120 heures après la fécondation, ils passent ensuite cinq séances d'imagerie sans anesthésie jusqu'à l'âge de trois mois, chacune d'une dizaine de secondes. Ils sont tués pour prélever leurs intestins et mesurer l'expression du gène, et le porteur présente la lignée transgénique comme un moyen de réduire le nombre de poissons employés dans les tests réglementaires.

Objectifs

Dans le cadre de l’étude des perturbateurs endocriniens en lien avec les pathologies métaboliques telles que l’obésité, le diabète ou la stéatose, nous développons une lignée transgénique de poisson zèbre apte à rendre compte d’effets de substances au niveau du métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme. La quantification de la fluorescence dans cette lignée transgénique permet de suivre l'expression de notre gène d'intérêt et est réalisée après exposition d’embryons issus de cette lignée à des substances pendant 48h, de 72 heures post-fécondation (hpf) à 120hpf. Afin d’étudier la réversibilité de la réponse de ce modèle nous souhaitons poursuivre les mesures de fluorescence au microscope au-delà de 120hpf, jusqu’à 3 mois. Les animaux ne seront donc pas exposés aux substances passé 120hpf. L’utilisation de la lignée transgénique apportera des informations complémentaires sur les mécanismes d’action des substances sans augmenter le nombre de poissons nécessaires à la réalisation des essais pour l’identification des perturbateurs endocriniens. A terme, le modèle que nous développons permettra d’évaluer l’impact de perturbateurs endocriniens en ayant recours à des embryons âgés de moins de 120hpf et les données générées au cours de ce projet permettront le développement/l’amélioration de voies de toxicité impactant le métabolisme qui pourront être utilisées pour une meilleure évaluation des dangers et des risques des perturbateurs endocriniens au niveau réglementaire.

Bénéfices attendus

L’étude la réversibilité de la réponse après exposition des embryons de poissons zèbres aux substances de 72hpf à 120hpf permettra d’approfondir notre connaissance des mécanismes régulant cette réponse. Nous pourrons ainsi analyser si l’expression de la fluorescence, induite ou inhibée à la suite de l’exposition aux substances, persiste ou au contraire revient à la normale alors que les poissons n’y sont plus exposés. Ainsi, la fluorescence étant relative à l’expression de notre gène d'intérêt, acteur clé du métabolisme intestinal chez le poisson zèbre, cette expérimentation permettra d’étudier les effets au long terme (jusqu’à 3 mois) sur ce métabolisme à la suite d’une exposition courte (48h) aux substances inductrices ou inhibitrices de de ce gène. Dans le cadre du développement d’un modèle de poisson zèbre apte à rendre compte des impacts des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme, l’étude de la réversibilité de la réponse aux substances a toute son importance. Ces données participeront à la caractérisation du modèle et de fait à l’élaboration d’un outil d’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme chez l’Homme, au cœur des objectifs du projet européen dans lequel s’inscrivent ces travaux.

Procédures

Les poissons zèbres seront soumis à des prises d'image en microscopie à fluorescence. Les animaux (5, 7, 10, 15 et 20 jours post fécondation) ne seront pas anesthésiés mais resteront dans de l'eau tout le temps de l'imagerie qui ne durera que 10 secondes environ. Chaque animal sera soumis à 5 imageries au cours de l'expérimentation.

Impact sur les animaux

L’exposition aux substances réalisée en début d’expérimentation (de 72hpf à 120hpf) aura un effet sur l'expression de notre gène d'intérêt (et probablement d'autres qui ne seront pas mesurés) sur le court terme et peut être le long-terme mais aucun effet toxique ou développemental n'est attendu aux concentrations sélectionnées. Les manipulations répétées tout au long de l’expérimentation (la prise d'image au microscope à fluorescence) pourraient entrainer un stress chez les animaux.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à la fin de l'expérimentation afin de prélever les intestins pour réaliser des mesures d'expression du gène d'intérêt à l'aide de techniques de biologie moléculaire.

Remplacement

L’étude de la réversibilité de la réponse dans le modèle poisson zèbre que nous développons ne peut s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants. En effet, cette expérimentation est essentielle à la caractérisation de ce modèle biologique, permettant de renseigner de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme à l’échelle de l’organisme entier, une problématique encore peu investiguée. Les modèles cellulaires ne permettent pas cette approche. Quant aux modèles mathématiques, s’agissant d’une problématique émergente, la modélisation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme est encore balbutiante. A terme, l’expérimentation menée ici permettra d’établir un modèle de poisson zèbre pertinent pour l’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme.

Réduction

L'utilisation d'animaux transgéniques pour le suivi des effets dans le temps des substances permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés en réutilisant les mêmes individus à chaque temps d'étude. Les effectifs ont été calculé en tenant compte de la variabilité de l'expression de notre gène d'intérêt et de la mortalité normale au cours du développement afin de pouvoir mettre en évidence des effets des substances de plus de 50% (test statistique).

Raffinement

Les animaux sont conservés dans un environnement controlé connus pour engendrer un minimum de stress (aquariums teintés en bleu si possible avec un fond en décors graviers, paramètres physico-chimiques de l'eau et photopériode contrôlés). Ils sont hébergés en groupe afin de respecter leur comportement grégaire et limiter l’anxiété que pourrait entrainer l’isolement, en gardant des populations faibles afin d’éviter les comportements agressifs. Les poissons sont également nourris en partie avec des artémies vivantes, leur permettant ainsi d’enrichir l’éventail de leurs comportements sociaux, notamment celui de la chasse. Tout au long des expérimentations, les animaux seront suivi avec une grille de bien-être adaptée à chaque stade de développement. L'ensemble de ces procédures est réalisé par des personnes formées et sensibilisées à l'évaluation de la souffrance animale.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est une des espèces recommandées pour la réalisation de tests réglementaires sur les perturbations endocriniennes. Sa petite taille permet des expositions dans de faibles volumes d’eau d’où une faible consommation de substances toxiques et une quantité de déchets générés moindre. Ces dernières années un nombre croissant de lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés ont été développées et se sont avérées être des outils pertinents pour la détection des perturbateurs endocriniens tout en réduisant le nombre d'animaux.