Procédures légères
Diffusion extravasculaire du variant facteur IX Padua et son rôle potentiel hémostatique dans un modèle murin d’hémophilie B
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Génétiquement privées de facteur IX, les souris de ce projet ne saignent pas spontanément mais risquent l'hémorragie au moindre traumatisme. 21 vont être utilisées, 16 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 5 un niveau léger. Chacune reçoit une injection quotidienne de facteur IX pendant cinq jours, puis une plaie vasculaire est pratiquée à une patte arrière sous anesthésie et les caillots formés sont comptés pendant quinze minutes. Toutes sont tuées, la mise à mort étant justifiée par le prélèvement d'un millilitre de sang total, volume que le porteur juge incompatible avec le maintien en vie.
Objectifs
L’hémophilie B est une maladie hémorragique héréditaire rare liée à déficit en facteur IX (FIX). La sévérité de l’hémophilie est définie par les taux de FVIII ou FIX plasmatiques. La forme sévère, où le taux du FIX est indétectable dans le sang, est caractérisée par des saignements spontanés surtout au niveau articulaire. La prise en charge recommandée est le traitement prophylactique par concentrés de FIX afin de réduire voire éviter les saignements spontanés. Cette prophylaxie peut être également effectuée par la thérapie génique qui permet au patient de produire son propre FIX. Le FIX est une petite protéine qui peut diffuser à l’extérieur des vaisseaux et en cas d’apport régulier de FIX (comme lors d’une prophylaxie au long cours) et y former un réservoir extravasculaire autour des vaisseaux. L’objectif de ce projet est d’évaluer le comportement extravasculaire d’un variant du FIX appelé FIX-Padua chez les souris hémophiles B, ce variant est utilisé pour la thérapie génique de l’hémophilie B chez l’homme.
Bénéfices attendus
Au travers de la comparaison des groupes de souris recevant un traitement par FIX-WT ou FIX-Padua, ce projet pourrait améliorer la compréhension des mécanismes extravasculaires du FIX, en particulier du variant Padua, et clarifier son potentiel à former des réservoirs tissulaires. Il permettra d’évaluer si cette accumulation extravasculaire contribue à une hémostase durable, même en l’absence de FIX plasmatique détectable. Ces résultats pourraient guider l’optimisation des stratégies de thérapie génique pour l’hémophilie B, en améliorant l’efficacité clinique et le phénotype hémorragique en réduisant les saignements sévères, notamment au niveau des articulations et des muscles.
Procédures
Les souris seront séparées en 2 groupes : Groupe 1 : traitement prophylactique par FIX naturel (FIX-WT) Groupe 2 : traitement prophylactique par le variant FIX-Padua Un traitement quotidien par FIX (naturel ou variant Padua) 100 UI/kg sera injecté chez toutes les souris et sera poursuivi pendant 5 jours. Ensuite, l’activité coagulante du FIX extravasculaire sera évaluée 7 jours après la dernière injection de FIX, en l’absence de tout résidu du FIX dans le sang. Pour cette évaluation, le nombre de caillots sanguins formés seront comptés pendant 15 minutes à partir d’une plaie vasculaire au niveau d’une patte arrière. Un prélèvement sanguin sera réalisé pour la mesure de FIX qui doit être indétectable. Tous les actes qui peuvent engendrer une douleur ou un stress seront effectués sous anesthésie générale et sous médicament anti-douleur. Les souris bénéficieront d’un enrichissement adapté améliorant leur bien-être. Les souris seront mises à mort et les pattes arrière et des organes seront disséquées pour l’étude histologique à la recherche du FIX extravasculaire. Les animaux seront soumis, sous anesthésie générale, à 1. Une plaie vasculaire : 2-3 min 2. Observation de formation de caillots sanguins : 15 min 3. Un prélèvement sanguin : 1 min 4. Une injection: 2 min 5. Un prélèvement sanguin de 1mL et mise à mort: 3-5 min
Impact sur les animaux
Au cours du projet, tous les gestes sont réalisés sous anesthésie à l’isoflurane. Le modèle de souris hémophile KO ne présente pas de saignement spontané mais un risque d’hémorragie en cas de blessure.
Devenir
La mise à mort est justifiée par la nécessité de prélèvement de 1mL de sang total, non compatible avec le maintien en vie de l'animal
Remplacement
La nécessité d’un modèle animal est justifiée par le besoin d’un modèle vivant, dynamique et doté d’un système vasculaire et locomoteur pour cette étude l’étude de la diffusion du FIX dans les tissus dont les articulations. La mise au point des techniques in vitro est réalisée au maximum avant l’utilisation des souris ce qui nous permet de conserver le modèle de souris hémophile, modèle éprouvé et fiable pour notre étude.
Réduction
En accord avec l’expérience acquise par le groupe, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre la validité statistique des résultats. De plus, les tests développés au laboratoire nous permettent d’effectuer un maximum de mesures et d’études sur le même animal.
Raffinement
Application de points limites stricts et spécifiques du projet pour préserver le bien-être de l’animal. Quand cela est possible, les souris sont maintenues en groupe par fratrie avec l’utilisation de biberon à longues tiges. Tous gestes traumatiques ou stressants seront réalisés sous anesthésies et analgésie.
Choix des espèces
La souris représente la seule espèce animale, après le chien hémophile, à permettre la mesure de l’activité des médicaments de l’hémophilie et d’étudier la destruction articulaire induite par la maladie. Il est important de préciser que la souris hémophile, paradoxalement à la forme humaine de cette maladie, n’est pas victime de saignement spontané et les saignements sont provoqués que par des traumatismes. Pour cette étude, nous allons utiliser des souris matures. Il est important de travailler avec des jeunes adultes dont la croissance est finie. Les souris très jeunes sont à éviter car leur croissance articulaire n’est pas encore terminée et les souris très âgées sont également à éviter en raison de la modification possible de la coagulation avec l’âge et par conséquent la tendance hémorragique.
Immunogénicité d’un vaccin contre Enterococcus chez les poulet(te)s MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Enterococcus cecorum coûte cher aux élevages de poulets de chair, avec des boiteries, des retards de croissance et de la mortalité, et aucun vaccin autorisé ne la cible aujourd'hui. 60 poulettes vont être utilisées pour comparer cinq formulations d'un vaccin inactivé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit deux injections vaccinales et quatre prises de sang, les adjuvants huileux pouvant provoquer des granulomes inflammatoires de quelques millimètres au point d'injection. Les 60 oiseaux seront proposés à l'adoption à la fin de l'essai, le porteur invoquant le caractère léger de la procédure.
Objectifs
Etudier la réponse sérologique de poulet(te)s suite à la vaccination par un vaccin inactivé contre Enterococcus cecorum pour confirmer son efficacité à induire une réponse immunitaire satisfaisante pour les utilisateurs. L'interrogation réside dans l'absence de données bibliographiques sur la production d'anticorps à partir de bactérines (bactéries inactivées) du genre Enterococcus, bactéries à Gram positif connues pour être mauvais imunogènes. Il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin sous Autorisation de Mise sur le Marché contre cette bactérie, problématique émergente et devenant majeure en élevage de poulet(te)s de chair en France. Cette bactérie entraîne des troubles locomoteurs allant jusqu'à des poulet(te)s assis, des boîteries, des retards de croissance, de la mortalité, entraînant des pertes économiques importantes. Il y a une forte augmentation des troubles dûs aux enterocoques entre 2006 et 2020 (0,4% portage à 12,9%, dont 53% E. cecorum, déclaration Reseau National Observations Epidémiologiques Aviculture ). Différentes formulations de vaccins seront testées: titres antigéniques et adjuvants différents. Ce sont tous des adjuvants huileux déjà utilisés couramment en Europe dans des autovaccins et/ou vaccins ayant des autorisations de mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Il s'agit d'une preuve de concept, permettant de démontrer la production d'anticorps contre Enterococcus cecorum après vaccination des oiseaux et de comparer les différentes formulations testées. Si les résultats sont positifs, d'autres études seront engagées afin de développer un vaccin contre cette pathologie.
Procédures
les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûres) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang)
Impact sur les animaux
Les nuisances sont : _ le maintien en animalerie _ les 2 piqûres pour les injections de vaccin (5 secondes par piqûre) _ les 4 piqûres pour les prises de sang (20 secondes par prise de sang) _ les réactions locales de type granulome inflammatoire de quelques mm dûes aux adjuvants (réactions classiques aux adjuvants huileux couramment utilisés en médecine vétérinaire)
Devenir
Les animaux seront proposés à l'adoption car issus de procédure légère. MODIFICATION
Remplacement
Il s'agit ici d'étudier la réponse sérologique des poulet(te)s suite à l'injection du vaccin. Il n'y a pas de méthode alternative permettant d'évaluer la réponse sérologique in vitro.
Réduction
Dans les monographies de la pharmacopée européenne pour les vaccins poulet(te)s, le test d'activité d'un lot se fait par suivi sérologique sur au moins 10 animaux vaccinés et 3 animaux témoins. Dans cette DAP nous souhaitons tester 5 formulations, avec 10 animaux vaccinés par formulation correspondant au minimum de la pharmacopée pour ce type de test, et avoir un groupe témoin de 10 animaux pour assurer d'avoir un effectif suffisant à une bonne évaluation du niveau sérologique initial des animaux non vaccinés (contrôle du niveau des anticorps contre Enterococcus du groupe non-vacciné). MODIFICATION
Raffinement
Les poulet(te)s sont logés par groupe ce qui leur permet d'exprimer leur comportement grégaire. Mise à disposition de perchoirs dans chaque logement. Surveillance accrue en cas de détection de souffrance avant l'atteinte de points limites. De la musique est également diffusée (habituation aux voix humaines et aux bruits). Les animaux sont élevés au sol, sur une litière végétale permettant le comportement naturel de grattage et leur permettant également de s'y rouler pour nettoyer leur plumage.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible du vaccin, pertinente afin d'obtenir les données sérologiques recherchées. Les animaux seront vaccinés à partir de 3 semaines d'âge, correspondant à un âge de maturité suffisante pour la production d'anticorps.
Stratégie thérapeutique basée sur l’injection de cellules souches mésenchymateuses et développement de biomarqueurs dans un modèle murin d’irradiation localisé
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Irradiées à la patte arrière sous anesthésie gazeuse, les souris développent une lésion musculo-cutanée au point d'irradiation, avec des difficultés à se déplacer, un dos rond et un amaigrissement. 1 992 souris vont être utilisées, 1 688 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 304 un niveau léger, toutes tuées pour prélèvement. Elles reçoivent jusqu'à six injections, jusqu'à sept prélèvements sanguins et jusqu'à deux analyses musculaires de trente minutes sous anesthésie, pour évaluer un traitement des brûlures radiologiques par cellules souches. Le porteur signale que les prélèvements sanguins peuvent rendre un animal exophtalmique, borgne ou aveugle, et réduit le raffinement à un suivi quotidien suivi d'une mise à mort anticipée en cas de signes de souffrance.
Objectifs
Le but du projet est de proposer i) un nouveau traitement de référence basée sur l’injection de cellules souches mésenchymateuses (MSC) pour la prise en charge des brûlures radiologiques ; ii) des biomarqueurs de suivi pathologique et d’efficacité thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices que ce projet apportera sont multiples tel que : - développer une nouvelle thérapie plus efficace et innovante - améliorer la qualité de vie des patients - développer des biomarqueurs pour une prise en charge personnalisée du patient
Procédures
Selon les procédures et les groupes expérimentaux : Irradiation du membre inférieur sous anesthésie gazeuse (1 fois) : 25 min / Injection sous anesthésie gazeuse (max 6 injections) : environ 1 min par injection / Selon les groupes expérimentaux : Analyse musculaire fonctionnelle (2 fois au max) : sous anesthésie : environ 30 min par test / Prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse (max 7 fois) : environ 30 secondes / Prélèvement terminal (sous anesthésie chirurgicale) : environ 5 min
Impact sur les animaux
Après irradiation localisée, un animal va développer une lésion musculo-cutanée localisée au site d’irradiation. Il est possible que certains animaux aient des difficultés à se déplacer et aient une apparence extérieure modifiée telle que piloérection, dos rond ou amaigri. Après injection , l’animal présente transitoirement une patte gonflée. Après prélèvements sanguins, un animal peut développer une exophtalmie, être borgne ou aveugle.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements
Remplacement
Le nouveau développement de stratégie thérapeutique ou de biomarqueurs doit être validé sur des modèles pré-cliniques (modèles animaux). De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellule en boîte de pétri) ne permettent d’évaluer le réseau vasculaire, ni la régénération musculaire, ni le développement de biomarqueurs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.
Réduction
Les conditions d’expérimentation animal présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticien déterminent qu’un nombre de 8 à 20 animaux comptabilisés dans chaque condition expérimentale est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes afin de valider notre nouvelle thérapie.
Raffinement
Un suivi des animaux quotidien sera réalisé par les personnes compétentes impliquées dans ce projet, afin d’appliquer les points limites pour réduire la souffrance des animaux. Si un animal présente des signes de souffrance son euthanasie anticipée sera réalisée.
Choix des espèces
Pour mettre au point des traitements à base de cellules et des outils permettant de suivre l’évolution des lésions et l’efficacité des thérapies, nous devons utiliser un modèle vivant (in vivo). Nous avons déjà montré que, après avoir irradié localement la patte arrière gauche, l’injection de petites particules issues de cellules souches dans le muscle favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et améliore la cicatrisation de la peau. Nous avons aussi démontré que trois injections d’une molécule appelée IL-2 déclenchent une réponse anti-inflammatoire et réduisent la formation de cicatrices dans le muscle (fibrose). Nous maîtrisons les techniques nécessaires pour mesurer les paramètres liés aux vaisseaux, à l’inflammation, au muscle et à la fonction, afin de prouver l’efficacité de notre traitement sur des souris de laboratoire. Ce modèle nous permet d’utiliser un grand nombre de marqueurs (27 couleurs) pour analyser les cellules inflammatoires et d’étudier les cellules qui régénèrent le muscle grâce à des souris génétiquement modifiées. Ces souris permettent de voir et de compter les cellules qui réparent les muscles. Normalement, il n’existe pas de marqueur efficace pour identifier ces cellules. Pour résoudre ce problème, des chercheurs ont créé ces souris, et elles sont maintenant disponibles pour les scientifiques. Les souris seront âgées de 8 à 12 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte. Ce choix permet d’éviter les différences liées à l’âge qui pourraient fausser les résultats.
Etude des paramètres biologiques à partir de fèces en fonction des stratégies nutritionnelles chez le porcelet en post-sevrage et le porc en engraissement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Rendus à l'élevage pour 1 680 d'entre eux, réutilisés dans un essai d'engraissement pour 640 autres, puis abattus au poids fixé par le protocole, 2 320 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun peut subir jusqu'à cinq prélèvements de fèces par stimulation anale, immobilisé contre une paroi ou tenu par un lasso serré sur le groin, trois à cinq minutes par passage. Le porteur indique que les méthodes in vitro ne reproduisent pas la complexité de la digestion, ce qui rend l'utilisation d'animaux "parfois nécessaire". Ces prélèvements servent à valider des formulations d'aliments avant leur généralisation commerciale, avec pour bénéfices annoncés la baisse du coût alimentaire pour les éleveurs et la réduction des rejets.
Objectifs
La mission de notre centre de recherche est de mettre au point des aliments destinés à l’alimentation des porcs. Au cours de nos essais, nos principales mesures sont d’ordre zootechnique : consommation d’aliments, évolution de la croissance, suivi sanitaire. Afin d’approfondir certaines thématiques d’essais, nous sommes parfois amenés à réaliser des prélèvements de fèces. Ces prélèvements permettent d’acquérir des informations sur la digestion, la santé intestinale et le métabolisme des porcs. Nous pouvons ainsi évaluer divers paramètres biologiques comme la digestibilité des nutriments, la composition du microbiote intestinal ou encore la présence de marqueurs d’inflammation ou de stress digestif. En effet bien que les aliments testés dans notre centre de recherche répondent aux besoins nutritionnels des animaux, leur formulation peut influencer la santé digestive et le bien-être animal ou encore la qualité des produits. Avant de généraliser une nouvelle solution nutritionnelle à plus grande échelle, il est nécessaire d’en évaluer les effets biologiques sur un petit groupe d’animaux. Les enjeux sont non seulement économiques (coût de formulation, performances des porcs), mais aussi écologiques (émission de gaz à effet de serre) et sociétaux puisque l’alimentation participe au bien-être des animaux. Dans un contexte actuel de décarbonisation des pratiques d’élevages, les formulations d’aliments sont particulièrement retravaillées pour incorporer de nouvelles matières premières (nouvelles sources, processus de trituration, variétés) répondant à cet enjeu. L’objectif de ce projet est donc de réaliser des prélèvements de fèces afin d’évaluer précisément les effets de ces nouvelles stratégies nutritionnelles sur la digestion et la santé intestinale, aux différents stades physiologiques du porc.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples. Les mesures réalisées pourraient permettre d’améliorer la connaissance des rejets associés à certaines compositions d’aliments ou de la digestibilité des nutriments. Cela permettra d’améliorer les formulations d’aliments en les adaptant aux besoins des porcs. L’amélioration de l’absorption des nutriments pourrait également permettre une amélioration des performances de croissance des porcs, en maximisant l’efficacité alimentaire, ce qui engendrerait une réduction de la quantité d’aliment utilisé et donc une baisse du coût alimentaire. Cela serait donc bénéfique pour les éleveurs. Enfin cela entraînerait une diminution des rejets et serait donc bénéfique pour l’environnement.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de fèces par stimulation anale. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La procédure se déroule en 3 phases successives : - Mise en place de la contention - Prélèvement avec ou sans stimulation anale - Retrait de la contention La méthode de contention est adaptée au stade de l’animal : immobilisation contre une paroi avec un panneau de contention ou utilisation d’un « lasso ». Au global, la phase de contention et de prélèvement peut durer entre 3 et 5 min par animal. Un animal âgé de 21 à 180 jours d’âge pourra être prélevé au maximum 5 fois sur cette période en respectant un intervalle minimum d’une semaine entre deux prélèvements.
Impact sur les animaux
La réalisation de la contention est un acte qui peut engendrer de la peur et du stress car l’animal est contraint et ne peut temporairement pas fuir. Si la contention est réalisée avec un lasso, alors cela peut entraîner une douleur légère pendant la durée du prélèvement à cause de la pression exercée sur le groin de l’animal. Pour réaliser le prélèvement, une stimulation anale peut être réalisée et entraîner une douleur légère et induire du stress et de la peur.
Devenir
En fonction de l’état général des animaux (observation des mêmes signes que ceux listés dans les points limites), les animaux poursuivent leur vie dans notre élevage. Les animaux en post-sevrage peuvent également être vendus à d’autres éleveurs. Les animaux en engraissement seront ensuite abattus lorsqu’ils auront atteint le poids d’abattage défini dans le protocole d’essai. Certains animaux prélevés en post-sevrage peuvent être réutilisés dans un essai engraissement. Dans un objectif de prise en compte du bien-être de nos animaux, s’il est souhaité de prélever des animaux à la fois en post-sevrage et engraissement alors le nombre maximum de prélèvements sur les 19 semaines sera de 5 prélèvements avec un intervalle d’une semaine minimum entre 2 prélèvements.
Remplacement
Les méthodes in vitro actuelles, bien qu’utiles en première intention, présentent des limites, notamment leur incapacité à reproduire la complexité de la digestion et les interactions biologiques. C’est pourquoi, pour étudier différents paramètres biologiques en lien avec les stratégies nutritionnelles chez le porcelet et le porc à l’engraissement, l’utilisation d’animaux est parfois nécessaire.
Réduction
Parmi la population d’animaux présents, nous sélectionnons uniquement quelques animaux pour cette procédure. La sélection de ce groupe d’animaux est réalisée grâce à des outils de statistiques permettant de définir le nombre minimum d’animaux nécessaire pour permettre de montrer une différence significative entre les groupes. En fonction des thématiques, nous nous appuyons également sur notre expérience (traitements des données des précédents résultats d’essais depuis 20 ans) ainsi que sur l’état de l’art pour définir ce nombre. Par ailleurs, certains animaux concernés par cette procédure entrent également dans le cadre de projets ayant déjà intégré une phase de recherche in vitro permettant de réduire le nombre de modalités à tester et donc le nombre d’animaux. Il est à noter que pour certaines thématiques nous n’avons pas besoin d’utiliser cette autorisation de projet car les évolutions in vitro permettent de n’avoir besoin que d’une faible quantité de fèces et, dans ce cas, une collecte au sol est souvent possible.
Raffinement
Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bien-être. D’abord les animaux sont élevés en case collective de 3 à 8 porcs, et ont accès à l’eau à volonté. Les cases sont enrichies d’une chaine ainsi que d’un morceau de bois. De plus, s’il est constaté que des animaux à prélever présentent un état général affaibli ou pour lesquels la contention est difficile, alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Nos animaux sont habitués à sortir de leur case et à découvrir leur environnement d’élevage lors des pesées hebdomadaires. Ainsi ils connaissent leur environnement ce qui réduit le stress lors de leur sortie de la case pour les prélèvements. Des points limites sont définis de manière à évaluer le bien-être des animaux et à prendre en charge la douleur si elle a lieu. Dans le cadre de l’application de ces points limites, une surveillance particulière des animaux est réalisée durant les 3 jours qui suivent les prélèvements et des soins sont définis en cas d’apparition de signes cliniques notables ou sévères. Le nombre de tentatives de prélèvement est limité à 2 afin de réduire la contention et le stress. Enfin pour certains paramètres tel que la digestibilité, nous utilisons une méthode avec incorporation d’un marqueur dans l’aliment. Cela nous permet d'avoir besoin d'une faible quantité de fèces et donc de limiter le nombre de prélèvements et leur durée.
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible de notre activité de recherche. Les résultats de nos essais sont valorisés pour améliorer l’alimentation des porcs dans les élevages conventionnels. Les animaux placés en essais et concernés par cette procédure sont élevés comme en élevage porcin conventionnel. - Porcelets sevrés de 21 à 42 j et pesant entre 6 et 15 kg (c’est la phase appelée «1er âge», stade physiologie post-sevrage). - Porcelets sevrés âgés de 43 à 69 j et pesant entre 15 et 40 kg (c’est la phase appelée «2ème âge», stade physiologique post-sevrage). - Porcs âgés de 70 à 180 j pesant entre 25 et 130 kg (c’est la phase appelée «croissance», stade physiologique engraissement). C’est sur ces stades physiologiques que nous souhaitons faire avancer nos connaissances.
Impact des conditions environnementales sur la dynamique de la peste
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Exposés en une heure à plusieurs centaines voire plus d'un millier de puces, des souriceaux âgés de 2 à 5 jours perdent assez de sang pour perdre conscience puis mourir. 4 928 souris vont être utilisées de cette façon, toutes tuées à l'issue, 1 432 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 3 496 un niveau modéré. Le nourrissage des colonies de puces sert à étudier comment les conditions environnementales modulent la reproduction du vecteur et la transmission du bacille de la peste. Le porteur retient ce stade parce que la peau des souriceaux est fine et glabre, et parce que leur perception de la douleur, présente dès la naissance, ne serait selon lui encore que partiellement intégrée, ce qui limite les réponses comportementales visibles.
Objectifs
La peste est une maladie mortelle transmise par les puces. Les conditions environnementales influencent sa dynamique, mais les facteurs impliqués et leurs effets réels restent mal documentés. Ce projet vise à recenser les facteurs biotiques et abiotiques qui modulent la dynamique de la peste. Il s’intéresse en particulier à leur impact sur la reproduction des puces et sur la transmission du bacille de la peste. L’objectif est également d’identifier les mécanismes moléculaires associés aux phénomènes observés. Les résultats obtenus permettront d’éclairer les liens entre environnement, physiologie vectorielle et dynamique épidémique, d’améliorer les modèles prédictifs, de contribuer au développement de nouvelles contremesures, et de mieux comprendre les conditions ayant conduit à la disparition de la peste en Europe ainsi que les risques de réémergence.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’identifier les conditions environnementales qui influencent la dynamique de la peste, en particulier en modifiant la physiologie et la compétence vectorielle des puces. Il contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents à la transmission de Yersinia pestis, grâce à des approches multiomiques ciblant la réponse de la puce au pathogène. Ces résultats permettront de renforcer les modèles prédictifs utilisés en santé publique pour évaluer les risques de réémergence de la maladie, notamment dans les zones anciennement touchées. A terme, le projet pourra contribuer au développement de nouvelles stratégies de surveillance ou de lutte contre les vecteurs, voire même les protéger.
Procédures
Les animaux seront exposés une seule fois au contract de puces pendant une durée d'heure.
Impact sur les animaux
L’exposition aux puces peut entraîner deux types de nuisance. D’une part, les piqûres elles-mêmes, atténuées par les propriétés analgésiques et anti-inflammatoires de leur salive. D’autre part, la perte sanguine liée à l’alimentation des insectes. Lors d’expositions avec un nombre limité de puces, la quantité de sang prélevée demeure faible et n’entraîne pas d’effet physiologique observable dans nos conditions. A l’inverse, lors du nourrissage de colonies établies sur souriceaux, l’alimentation simultanée d’un très grand nombre de puces provoque une perte de sang importante, conduisant rapidement à une perte de conscience puis au décès très rapide. Dans ce contexte, la phase consciente est brève et la perception nociceptive potentielle reste transitoire.
Devenir
Quel que soit la procédure, les animaux ne seront pas maintenus en vie après leur utilisation. Leur prise en charge en fin de protocole est strictement encadrée et conforme aux exigences sanitaires et réglementaires en vigueur, afin d’éviter tout risque de contamination croisée et de garantir la sécurité des installations expérimentales.
Remplacement
A ce jour, il n’existe aucun modèle in vitro capable de reproduire le cycle biologique complet des puces ni leurs interactions physiologiques avec un hôte. Les puces sont des insectes hématophages stricts, et la prise de repas sanguin constitue un déclencheur physiologique essentiel à leur développement, leur reproduction et leur ponte. Ce processus dépend non seulement de la disponibilité du sang, mais aussi de signaux sensoriels et hormonaux issus du contact avec un hôte vivant. L’utilisation de systèmes artificiels de nourrissage, comme des membranes synthétiques, reste inadaptée à notre contexte expérimental. Ces dispositifs ne permettent ni une alimentation efficace ni une reproduction stable chez les espèces ciblées ici. Ils exposent également les puces à des anticoagulants et à des contaminations bactériennes ou fongiques, nécessitant l’ajout d’antimicrobiens qui altèrent leur physiologie et compromettent la validité des données. Enfin, il n’existe actuellement ni lignée cellulaire, ni modèle substitutif permettant de reconstituer ex vivo les interactions complexes entre la puce et son hôte.
Réduction
L’utilisation de souriceaux permet de nourrir un grand nombre de puces tout en mobilisant un nombre réduit d’animaux. Un seul souriceau remplace le volume sanguin obtenu par 4 à 5 souris adultes dans un système artificiel équivalent. Cette approche contribue significativement à la réduction du nombre total d’individus utilisés. Notre stratégie expérimentale a également été conçue pour limiter le recours aux animaux, tout en maintenant la robustesse scientifique du modèle. Tout d’abord, nous avons choisi de travailler avec une souche de puce dont le cycle biologique permet un nourrissage bihebdomadaire, contrairement à d’autres espèces qui nécessitent un nourrissage tous les deux jours à minima. Ce choix permet de réduire sensiblement le nombre de souriceaux requis. Nous avons également fait le choix de collecter les œufs produits et d’en suivre directement le devenir, plutôt que de suivre l’évolution complète d’une colonie à partir d’adultes. Cette stratégie permet d’obtenir des données équivalentes sur le développement dans les litières, tout en évitant un nourrissage sur animaux. Notre approche réduit donc très significativement l’utilisation d’animaux. Nous regroupons autant que possible plusieurs tests en présence d’une condition témoin. Enfin, lors des études de caractérisation des puces, nous nous efforcerons de maximiser les données obtenues à partir d’un seul nourrissage lorsque cela est scientifiquement possible, notamment pour l’évaluation du taux d’engorgement et de la quantité de sang ingéré.
Raffinement
Plusieurs mesures ont été intégrées pour minimiser la contrainte associée aux nourrissages. Les souriceaux seront exposés sans contention, pendant une durée limitée à une heure. Ce choix contribue au raffinement en réduisant stress et douleur. Les stades utilisés (2 à 5 jours) correspondent à une période de développement où la perception nociceptive est présente, mais encore partiellement intégrée, ce qui limite la réponse comportementale complexe. Des observations seront menées pendant et après l’exposition afin de détecter tout signe de souffrance (vocalisation, évitement, apathie). Enfin, les puces injectant naturellement des molécules salivaires aux propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, cette particularité constitue une forme de raffinement biologique supplémentaire. Des points limites adaptés ont été définis pour chaque procédure afin de permettre l’identification précoce de signes de souffrance justifiant l’interruption de l’expérimentation et l’euthanasie immédiate de l’animal.
Choix des espèces
L’espèce choisie est la souris (Mus musculus), qui constitue un hôte naturel ou compatible pour de nombreuses espèces de puces ciblées par le projet. Elle est couramment utilisée pour le nourrissage de puces en contexte expérimental, notamment dans les protocoles publiés pour les espèces du genre Xenopsylla. Son statut d’espèce modèle, sa physiologie bien connue, et sa compatibilité avec les besoins alimentaires des puces en font un choix scientifiquement pertinent et largement validé pour ce type de protocole. Souriceaux âgés de 2 à 5 jours. Il s’agit du stade privilégié pour les nourrissages expérimentaux. A ce stade, les souriceaux sont glabres, leur peau est fine, et leur système nerveux est encore en développement. Bien que la perception nociceptive soit présente dès la naissance, son intégration centrale est partielle, ce qui limite la réponse comportementale complexe. Lorsqu’ils sont exposés à un grand nombre de puces (>1000), l’exsanguination entraîne une perte rapide de conscience suivi du décès rapide. La perception nociceptive potentielle est intense mais très transitoire, et ne s’accompagne d’aucun signe comportemental prolongé. Par ailleurs, l’utilisation de souriceaux permet de réduire significativement le nombre total d’animaux utilisés: un seul individu alimente les puces alors qu’il faudrait 4 à 5 souris adultes nécessaires pour obtenir un volume sanguin équivalent lors d’un nourrissage artificiel. La faible pilosité des souriceaux permet également de limiter les risques de fuite des insectes, ce qui sécurise la procédure. Ces animaux seront exposés sans contention, pendant une durée maximale d’une heure, ce qui réduit le stress. Ce stade est également optimal pour les puces, en raison de la vascularisation cutanée. Leur utilisation répond donc à la fois aux objectifs scientifiques et au principe de raffinement.
Enseignements de Travaux pratiques d’Ecotoxicologie Aquatique
- Enseignement supérieur
Former des étudiants de master aux métiers de l'environnement : 210 poissons zèbres vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue, y compris les individus témoins. Chaque année, 36 poissons sont exposés au mercure inorganique pendant sept, quatorze ou vingt et un jours, et dix-huit d'entre eux restent ensuite seuls dans leur aquarium pendant une semaine. La mise à mort est réalisée par l'enseignant, par balnéation dans la benzocaïne, et figure parmi les gestes que les étudiants doivent apprendre à décrire. Le porteur juge ces travaux pratiques "indispensables" parce que les étudiants iront travailler dans des cabinets d'études chargés de pratiquer des expérimentations animales de toxicologie.
Objectifs
Ce projet de formation s’inscrit dans le cadre du programme de Master de Biologie de notre université qui forme des étudiants aux métiers de l’Environnement dans le domaine professionnel des laboratoires, des institutions et des entreprises (suivi de la qualité des milieux, dépollution, recherche en écotoxicologie, etc.). Au cours de la 1ère année du Master, les étudiants suivent des enseignements théoriques, dirigés et pratiques leur permettant de comprendre les phénomènes de pollution et leurs répercussions sur les organismes vivant dans les milieux aquatiques et terrestres. Les travaux pratiques (TP) sont proposés afin de leur montrer de manière très appliquée comment concevoir et mettre en place une expérimentation mimant un problème de contamination dans un milieu aquatique et donc un problème d'altération de sa qualité de l'eau, puis d'utiliser les résultats d’analyse issus de l’expérimentation pour évaluer et mieux comprendre les mécanismes de contamination. Au cours de cette expérimentation, les étudiants suivront la contamination d’unités expérimentales (aquariums) contenant différents types d’organismes aquatiques appartenant à des espèces se situant à des niveaux différents de la chaine alimentaire : végétaux (plantes aquatiques flottantes et enracinées : lentilles d’eau, élodées) et animaux (bivalves : palourdes asiatiques Corbicula fluminea) et poissons zèbre : Danio rerio). La multiplicité des espèces testées permettra aux étudiants de différencier les réponses des espèces face à une contamination de l’eau. Elle permettra aussi aux poissons de se retrouver avec des espèces végétales et animales dans un environnement enrichi, où les conditions artificielles tendront à se rapprocher de conditions plus naturelles. La prise en compte de la température dans cette expérience fait aussi écho au problème de réchauffement climatique, et visera à les sensibiliser aux multiples effets de ce phénomène global sur la qualité de milieux notamment déjà pollués. A l’issue de l’expérience, les étudiants compareront les niveaux de contamination des différentes espèces et auront pris conscience de la nécessité absolue de veiller au bien-être des animaux en expérimentation.
Bénéfices attendus
Au cours de ce TP les étudiants sont sensibilisés et formés à la démarche scientifique et à l’éthique de l’expérimentation animale. L’objectif de ce TP est en effet d’apprendre aux étudiants à concevoir, planifier, mettre en place et suivre une expérimentation avec des animaux : mise en place des aquariums (sédiment, bulleurs, résistances chauffantes…), techniques de manipulation des animaux, suivi de la qualité de l’eau (étalonnage et utilisation de sondes oxygène et pH), suivi du bien-être des organismes (observation et suivi du comportement des organismes, points limites, aliment), suivi de l’exposition (ajout compensé de mercure), description des méthodes de mise à mort réglementaires (mise à mort réalisée par l’enseignant compétent), recueil d’échantillons, élaboration de graphiques et analyse statistique des résultats. En plus d’être formés à la manipulation, au maintien et au suivi du bien-être des poissons, les étudiants acquièrent ainsi les bases pour concevoir et mener à bien, et dans le respect de l’éthique animale (Règle de 3 R), une expérimentation avec des organismes vivants. A l'issue de leurs études supérieures, les étudiants aborderont leur activité professionnelle avec une formation et une expérience préalable à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques.
Procédures
Chaque année, les poissons seront exposés à un contaminant : pendant 7 jours pour 12 poissons ; 14 jours pour 12 poissons supplémentaires et 21 jours pour 12 poissons également. Ces 12 poissons exposés au contaminant jusqu'à 21 jours, auxquels s'ajoutent 6 poissons contrôle, resteront seuls dans leur aquarium respectif pendant 7 jours.
Impact sur les animaux
Vie en milieu contraint, variation de température, exposition au mercure inorganique. Les données expérimentales montrent que le Danio peut vivre dans une gamme de température allant de 6,7 à 41,7°C. In situ, les poissons zèbres sont retrouvés dans des eaux dont la température s’échelonne entre 16,5 et 33°C. A priori une température d’hébergement entre 20°C et 26°C n’induit pas de stress chez le poisson zèbre, en particulier au stade adulte. Concernant l’exposition au mercure, et comme précisé dans le déroulé du projet, la concentration maximale testée (30 μg/L) est inférieure à la LC50 -96h (140 μg de mercure inorganique/L), les concentrations analysées dans l'eau de rivières étant proches de 10 μg/L dans des milieux pollués. Ce travail pratique est effectué depuis plus de 20 ans et aucun signe clinique lié à l’exposition au mercure n’a jamais été observé. Cependant, durant toute la durée de présence des poissons dans le laboratoire (de leur arrivée à la fin de l’expérience), des observations seront faites quotidiennement par les personnes qualifiées et compétentes (conformément à l’article 33). Elles seront attentives à des modifications comportementales (nage anormale, individu stationnaire, individu isolé, déplacement à la surface de l’eau, position anormale dans la colonne d’eau, hyperventilation, baisse de la prise de nourriture.
Devenir
Les poissons en mauvaise santé ainsi que tous les individus ayant suivi la procédure expérimentale seront euthanasiés.
Remplacement
Ces Travaux pratiques s’avèrent indispensables pour les étudiants afin de comprendre les méthodes qu’ils utiliseront dans leur carrière professionnelle. Un tel projet ne peut s'effectuer sur des modèles in vitro. Ces étudiants se destinent aux métiers de l'environnement (pratique d'élevage, échantillonnage de tissus, dosage, comparaison lots témoins/expérimentaux) notamment dans des cabinets d’études chargés de pratiquer des expérimentations animales de toxicologie. Le poisson Danio étant un modèle expérimental classiquement utilisé en recherche et en toxicologie, son utilisation par les étudiants en travaux pratiques s’avère être un prérequis qui leur sera indispensable pour leur futur professionnel. A l'issue de leurs études supérieures, ils aborderont leur activité professionnelle avec une expérience préalable de la manipulation des poissons en ayant déjà pris conscience de la nécessité absolue de veiller à leur bien-être.
Réduction
Le nombre de poissons a été optimisé afin de mettre à mort le moins d’organismes possibles tout en permettant une analyse statistique des résultats. Ce nombre de poissons nécessaires (3 poissons/aquarium) a été soigneusement évalué pour les analyses chimiques de bioaccumulation en se basant sur des tests préalables réalisés au cours d’expérimentations antérieures du laboratoire. Le nombre d’animaux utilisés est ainsi réduit au seuil de pertinence statistique. Ainsi un total de 54 poissons/an (dont 42 poissons faisant l'objet d'une procédure) pour les 18 aquariums et pour toute la durée de l’expérimentation seront nécessaires (soit 210 poissons dans cette demande de saisine pour toute la durée du projet de 5 ans).
Raffinement
Des conditions optimisées au maximum seront offertes aux poissons pendant leur accueil au laboratoire et en expérimentation: faible densité (
Choix des espèces
Le poisson-zèbre (Danio rerio) est une espèce modèle très utilisée en recherche et notamment en écotoxicologie. Les étudiants seront très probablement amenés à l’étudier dans des conditions similaires dans leur vie professionnelle. Ce poisson supporte très bien la stabulation en laboratoire, particulièrement à l’âge adulte. Il mesure à l’âge adulte entre 2 et 3 cm, sa durée de vie est relativement courte (3 ans). Sa taille permet de le prélever au cours de l’expérimentation sans perturber l’écosystème simplifié que représente l’aquarium avec les autres espèces et le fond sablo-vaseux. En expérimentation, il supporte très bien l’environnement de l’unité expérimentale (aquarium) d’un volume de 10 L d’eau douce, à raison de 3 poissons par unité expérimentale. Rappelons ici que notre étude ne concerne pas une exposition à un polluant par une toxicité aigüe entraînant la mort de l’animal mais à une toxicité chronique à doses modérées. Le poisson-zèbre (Danio rerio) est une espèce modèle très utilisée en recherche et notamment en écotoxicologie. Les étudiants seront très probablement amenés à l’étudier dans des conditions similaires dans leur vie professionnelle. Ce poisson supporte très bien la stabulation en laboratoire, particulièrement à l’âge adulte. Il mesure à l’âge adulte entre 2 et 3 cm, sa durée de vie est relativement courte (3 ans). Sa taille permet de le prélever au cours de l’expérimentation sans perturber l’écosystème simplifié que représente l’aquarium avec les autres espèces et le fond sablo-vaseux. En expérimentation, il supporte très bien l’environnement de l’unité expérimentale (aquarium) d’un volume de 10 L d’eau douce, à raison de 3 poissons par unité expérimentale. Rappelons ici que notre étude ne concerne pas une exposition à un polluant par une toxicité aigüe entraînant la mort de l’animal mais à une toxicité chronique à doses modérées.
Rôle de deux facteurs de croissance dans la régénération musculaire EU2/2
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Deux heures de course sur tapis roulant, des injections intramusculaires quotidiennes pendant quatre jours, dix prises de sang au bout de la queue et cinq jours d'hébergement isolé : 4 320 souris vont être utilisées, toutes tuées pour récolter des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 480 d'entre elles et modéré pour 3 840 autres. Certaines reçoivent quatre semaines d'alimentation enrichie en graisses, d'autres passent par l'imagerie optique et la résonance magnétique. Le porteur présente le bien-être des animaux non-humains comme une priorité et met lui-même le mot "confort" entre guillemets, tout en décrivant des micro-lésions musculaires et une inflammation du muscle un à deux jours après chaque injection. L'effectif de 4 320 animaux repose sur des études antérieures et des tests préliminaires, sans qu'aucun calcul soit détaillé, pour un projet portant sur deux facteurs de croissance de la régénération musculaire.
Objectifs
L'activité physique est reconnue pour ses effets bénéfiques sur la santé et son rôle dans la prévention de certaines maladies. Avec l'âge, la perte de force et de masse musculaire peut réduire l'autonomie des individus. Le maintien d'un bon fonctionnement musculaire, notamment grâce à l'exercice, contribue à préserver la mobilité et l'indépendance des personnes âgées. Dans nos travaux, nous avons étudié des substances produites par les muscles lors de l'exercice, qui pourraient jouer un rôle dans la régénération musculaire. Deux d’entre elles semblent particulièrement impliquées dans ce processus et pourraient avoir un effet bénéfique sur la récupération musculaire après un effort ou une blessure. Afin de mieux comprendre son rôle, nous avons développé des animaux transgéniques, permettant d'observer son action dans un organisme vivant. L'objectif de ce projet est d'explorer comment ces mécanismes pourraient être utilisés pour améliorer la santé musculaire, en particulier chez les personnes âgées ou celles souffrant de maladies affectant les muscles. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs, en fonction du matériel qui est à disposition dans les établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment les muscles se réparent après un effort ou une blessure. Il s'intéresse particulièrement à certaines substances produites par l'organisme qui pourraient jouer un rôle clé dans ce processus. Pour cela, des études sont menées sur des animaux transgéniques afin d'observer leur impact sur la récupération musculaire. En intégrant des facteurs comme l'âge et le sexe, cette recherche permettra d'affiner les approches existantes pour étudier la régénération musculaire, avec une meilleure prise en compte des situations rencontrées dans la réalité. À terme, ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour préserver la force musculaire et lutter contre les effets du vieillissement sur les muscles. Ils pourraient aussi avoir des applications pour certaines maladies qui altèrent la masse et la fonction musculaire.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, différents types d'interventions pourront être soumis aux animaux en fonction de la procédure à laquelle ils sont ratachés. Voici les différents types d'interventions : un hébergement individuel pendant cinq jours ; des injections uniques ou quotidiennes sur une durée de quatres jours, n’excédant pas 10s par injections ; 10 prélèvements sanguins sur animal vigile à l’extremité de la queue n’excédant pas deux min ; une alimentation enrichie en lipides durant maximum 4 semaines consécutives ; un seul exercice sur tapis de course d’une durée de 2h maximum ;placées une fois dans un système d’imagerie optique pendants 5mins ; placées une fois dans un appareil de mesure par résonance magnétique nucléaire pendants 2mins.
Impact sur les animaux
Certaines étapes de ce projet peuvent entraîner un inconfort temporaire pour les animaux : L’hébergement individuel peut causer un stress aux animaux. Les injections nécessaires pour l’étude peuvent provoquer une douleur locale et une inflammation passagère au niveau du muscle durant un à deux jours. De même, l’administration des molécules étudiées peut entraîner un inconfort léger et temporaire (légère inflammation dû à l'injection dans le muscle). Les exercices physiques réalisés sur tapis roulant peuvent entraîner des micros lésions musculaires, associées à un inconfort modéré pendant quelques jours. Les tests fonctionnels, comme la course ou l’évaluation de la force musculaire, peuvent également induire un stress temporaire, mais ils restent non invasifs. Un régime alimentaire particulier, plus riche en graisses, est utilisé dans certaines expériences. Bien qu’il puisse entraîner une prise de poids, celle-ci reste contrôlée pour ne pas affecter la mobilité des animaux. Enfin, certains tests nécessitent des prélèvements sanguins ou des mesures comporelles. Les prises de sang, réalisées peuvent générer un stress modéré. Les mesures de composition corporelle demandent un bref placement des souris dans un dispositif de contention, provoquant un stress léger qui ne dure que quelques minutes.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour récolter des tissus d'intérêts.
Remplacement
Avant de recourir à des modèles animaux, différentes approches ont été explorées pour étudier la régénération musculaire. Des expériences en laboratoire sur des cellules musculaires ont permis d’analyser certains mécanismes impliqués dans ce processus. De plus, des analyses informatiques ont aidé à identifier des molécules potentiellement impliquées dans la réparation des muscles. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de reproduire toute la complexité des interactions qui se produisent dans un organisme vivant. C'est pourquoi l'utilisation de modèles animaux reste nécessaire pour mieux comprendre comment les muscles se régénèrent et comment certaines substances pourraient aider à améliorer ce processus. Tout au long du projet, le recours aux animaux est strictement encadré et limité au minimum nécessaire. Leur bien-être est une priorité, et toutes les mesures sont prises pour réduire leur inconfort.
Réduction
Ce projet a été conçu pour utiliser le moins d'animaux possible, tout en garantissant des résultats fiables. Le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'études précédentes et de tests préliminaires, afin de s'assurer que chaque expérience apporte des informations précises tout en limitant leur recours. Pour réduire encore davantage le nombre d’animaux nécessaires, des analyses informatiques ont été réalisées en amont afin de mieux cibler les molécules d’intérêt. De plus, si certains résultats sont obtenus plus rapidement que prévu, les tests seront ajustés afin d’éviter toute utilisation inutile d’animaux. Tout au long du projet, une attention particulière est portée à l’optimisation des protocoles afin de concilier progrès scientifique et respect du bien-être animal.
Raffinement
Le bien-être des animaux est une priorité dans ce projet. Ils seront surveillés chaque jour par des professionnels afin de détecter rapidement tout signe d'inconfort. Leur poids, un des reflets de la bonne santé de l’animal, sera contrôlé chaque semaine . Les souris seront hébergées en petits groupes dans des cages adaptées, avec du matériel leur permettant d’exprimer leur comportement naturel (papier, bâtonnets de bois, abris). Elles ne seront pas isolées, sauf si cela est strictement nécessaire pour certaines expériences, et elles resteront toujours en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Dans le cadre de transport, les animaux sont transportés selon une charte de transport définie par la zootechnie de départ et garantissant le bien-être des animaux. Ils sont transportés dans leur cage d'origine avec leurs congénères pour éviter tout stress supplémentaire pendant le transport. Les interventions prévues dans ce projet ont été soigneusement étudiées pour limiter leur impact. La majorité des injections sera réalisée sous anesthésie et avec des dispositifs permettant d'assurer le « confort » des animaux. De même, les exercices physiques seront adaptés aux capacités des animaux afin d'éviter toute contrainte excessive. Les animaux hébergés individuellement recevront le maximum d’enrichissement comme il est le cas dans leur cage d’origine, ici la roue d’activité est également considéré comme un enrichissement en plus pour les animaux. De plus, des grilles de scoring ont été faites pour chaque procédure afin d'établir des points limites important au bien être des animaux.
Choix des espèces
Ce projet utilise la Souris comme modèle d’étude, car il s’agit de l’animal le plus couramment étudié en recherche biomédicale. Son organisme présente des similitudes avec celui de l’être humain, ce qui permet d’obtenir des résultats pertinents pour mieux comprendre certains mécanismes biologiques. Pour que ces recherches soient encore plus représentatives, différents paramètres sont pris en compte, comme l’âge (3mois et 24mois), le sexe (mâle et femelle) et l’alimentation des animaux. De plus, certaines souris utilisées dans ce projet ont été modifiées génétiquement afin d’étudier plus précisément le rôle de certains gènes impliqués dans la régénération musculaire.
Prélèvements sanguins sur des dindes vigiles pour réaliser des tests d’IHA (inhibition de l’hémagglutination)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
Élevées sur place et exemptes d'organismes pathogènes spécifiés, les dindes sont ponctionnées à raison d'une par semaine, chacune une seule fois dans sa vie. 260 individus vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et chacun reste en vie après le prélèvement. La ponction dure environ deux minutes, contention comprise, sur animal vigile, avec un stress léger et une douleur au point de piqûre. Leur sang fournit les globules rouges d'un test d'agglutination employé pour caractériser les virus de la grippe du porc, sans que les dindes soient elles-mêmes l'objet de l'étude, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour ce test.
Objectifs
Afin de pouvoir assurer le diagnostic de la grippe du porc, il est nécessaire de disposer d’outils de caractérisation des virus influenza A (IAV) détectés à l’occasion de la surveillance de la maladie en élevage porcin. Des méthodes de détection virologique et sérologique fiables doivent être proposées pour les activités de surveillance et de recherche. Les méthodes de caractérisation des souches d’IAV d’une part, et d’identification des anticorps spécifiquement dirigés contre les IAV d’autre part, impliquent la propriété hémagglutinante (capacité à agglutiner les globules rouges) de ces virus. Il est connu que la capacité à agglutiner les globules rouges varie selon l’origine du virus et la nature des globules rouges. Ainsi, certains virus d’origine humaine agglutinent les globules rouges de dinde et de cobaye mais pas celles de poule. Pour les virus détectés chez le porc, leur capacité à agglutiner les globules rouges peut aussi varier selon la nature de ces globules rouges. Les porcs pouvant être infectés par des IAV issus de plusieurs espèces, les analyses doivent pouvoir identifier toute infection grippale quelle que soit l’origine du virus. L’objectif du projet est de fournir des globules rouges de dindes exemptes d’organismes pathogènes spécifiés (EOPS) suite à une ponction sanguine sur animal vigile. –Le test d’inhibition de l’hémagglutination (IHA) repose sur la capacité de certaines protéines (appelées hémagglutinines) présentes à la surface des virus influenza, à se lier aux globules rouges, entraînant leur agglutination. Il mesure la capacité des anticorps à se fixer à ces hémagglutinines du virus et à empêcher l’agrégation des globules rouges.
Bénéfices attendus
Le sang de dinde est un réactif nécessaire à la caractérisation des IAV : il permet d’obtenir des titres hémagglutinants (capacité à agglutiner les globules rouges) suffisamment élevés pour la mise en œuvre du test IHA. Le sang de dinde est utilisé pour le diagnostic sérologique de la grippe par test IHA : l’analyse est réalisée avec des antigènes de référence et permet d’identifier la nature des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés.
Procédures
Prélèvement de sang sur animaux vigiles: un prélèvement unique par animal nécessitant la contention de l'animal. Il dure environ 2 minutes par animal, contention comprise.
Impact sur les animaux
Prélèvements sanguins nécessitant une contention d’environ 2 minutes (entrainant un stress léger) et la piqûre par une aiguille sur animal vigile (entrainant une douleur au point de piqûre)
Devenir
Chaque animal est gardé en vie après le prélèvement sanguin
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives au test IHA pour caractériser l’hémagglutinine (HA) du virus influenza A ou pour identifier de manière différentielle la nature des anticorps anti-HA dans un sérum de porc potentiellement infecté par un ou plusieurs types de virus influenza (virus influenza porcins, voire virus d’origine humaine ou aviaire).
Réduction
Le besoin porte sur le prélèvement sanguin sur une dinde par semaine, soit un maximum de 52 animaux prélevés par an et 260 animaux sur 5 ans. Aucune dinde ne sera prélevée plus d’une fois au cours de sa vie.
Raffinement
Les oiseaux sont élevés en groupe, en cages collectives de 4 animaux et bénéficient d'un enrichissement du milieu (perchoirs, objets à picorer). Ils sont nourris et abreuvés à volonté. Il n’y a pas besoin de sédater les animaux car il s’agit, chaque semaine, de prélever du sang sur un animal, opération réalisée par du personnel entrainé et durant moins de 2 minutes. Etant donné le nombre d’animaux disponibles (56 dindes et 30 dindons disponibles en production ; 80 femelles et 45 mâles en élevage), chaque animal ne sera prélevé qu’une fois au cours de sa vie et tous les animaux ne sont pas concernés.
Choix des espèces
Dindes ou dindons EOPS d’au moins 15 semaines d’âge pour qu’un animal puisse fournir du sang sans danger pour lui. Le besoin porte sur l’obtention de globules rouges de dindes pour réaliser les tests IHA nécessaires à la caractérisation des IAV détectés chez le porc et à l’identification des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés par des IAV. Pour certaines souches virales, les globules rouges de dindes permettent de mieux mettre en évidence le pouvoir hémagglutinant des IAV que les globules rouges d’autres espèces animales (poule par ex.).
Maintien d’une lignée de rats mutants déficients en AIRE présentant un phénotype dommageable
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Une biopsie d'oreille de un millimètre, deux minutes sous anesthésie, entre le dixième et le quinzième jour de vie : c'est la seule procédure déclarée pour 500 rats, classée en niveau de souffrance léger. L'atteinte réelle vient de la lignée elle-même, les rats porteurs de la mutation AIRE développant à partir de six mois une dépigmentation de la peau, une perte de poils et des anomalies des ongles. Ces rats sont maintenus pour d'autres expériences, les hétérozygotes étant utilisés pour renouveler les reproducteurs tous les six à huit mois, et les animaux en souffrance grave sont tués. Le porteur explique avoir créé cette lignée parce que les souris ne montraient que très peu de symptômes de la maladie auto-immune étudiée, et décrit le phénotype dommageable comme attendu, puisqu'il imite les signes humains.
Objectifs
L’objectif de notre travail est de maintenir une lignée de rats atteints d’une maladie auto-immune rare. Ces rats ont été spécialement créés car les modèles utilisés auparavant (comme les souris) ne montraient que très peu de symptômes, ce qui rendait les recherches difficiles. En revanche, ces rats développent des signes très proches de ceux observés chez les personnes malades. Cela en fait un modèle particulièrement utile pour mieux comprendre cette maladie et le rôle de certaines cellules du système immunitaire dans son développement. Grâce à eux, nous espérons faire avancer la recherche et, à terme, contribuer à de meilleures prises en charge .
Bénéfices attendus
Cette lignée de rats a été développée par notre équipe et n’est pas disponible dans le commerce. Elle constitue un modèle unique que nous utilisons pour tester un traitement innovant à base d’anticorps, destiné à soulager les symptômes d’une maladie auto-immune rare qui perturbe le fonctionnement du système immunitaire. Chez les individus atteints de cette maladie, certaines cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T régulateurs ne fonctionnent pas correctement. Grâce à une modification génétique, ces cellules sont rendues visibles chez nos rats, ce qui nous permet de les suivre facilement et d'étudier leur comportement dans un contexte de maladie. Ce modèle animal, bien qu’il présente des symptômes, est essentiel pour mieux comprendre comment une mutation du gène AIRE provoque des dérèglements du système immunitaire, et pour explorer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Une seule biopsie de 1 mm par raton est réalisée entre 10 et 15 jours de vie. Le geste dure environ 2 minutes et sert à identifier et analyser s’ils sont porteurs de la mutation d’intérêt.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont principalement liés à la biopsie d'oreille sur ratons de 10-15jours (douleur légère et de courte durée) et stress de la mère, et au phénotype dommageable, observé à partir de 6 mois d'âge.
Devenir
Les rats hétérozygotes seront gardés pour renouveler les reproducteurs. Les rats mutantes et d'intérêt sont gardés pour les procédures expérimentales. Les reproducteurs sont renouvelés tous les 6-8 mois.
Remplacement
Des recherches ont déjà été menées en laboratoire, sur des cellules isolées, mais ces approches restent limitées. Elles ne permettent pas de reproduire la complexité du corps humain, en particulier celle du système immunitaire. Comme cette maladie est très rare, il est aussi très difficile d’obtenir des échantillons chez les patients pour mener des études approfondies. C’est pourquoi l’utilisation d’un modèle animal reste indispensable pour faire avancer la recherche sur cette pathologie et mieux comprendre les mécanismes de la maladie.
Réduction
Les croisements entre les rats sont réalisés uniquement en fonction de nos besoins, que ce soit pour maintenir les reproducteurs ou pour obtenir des animaux destinés aux expériences. Le mode de reproduction que nous utilisons permet d’avoir une production régulière d’animaux, tout en évitant de faire naître plus de ratons que nécessaire. Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux non utilisés et d’optimiser les reproductions.
Raffinement
Pour identifier les rats et analyser leur patrimoine génétique, une petite biopsie est réalisée sur l’oreille des animaux. Cette intervention se fait sous anesthésie générale, afin d’éviter toute douleur ou stress. Elle est rapide, précise et réalisée dans des conditions confortables, aussi bien pour l’animal que pour le personnel. Les rats sont logés par petits groupes (3 à 4 par cage ) pour éviter l’isolement. Leur environnement est enrichi avec des objets comme des briquettes de bois ou des tunnels en carton, afin de stimuler leur comportement naturel. Si un animal devient affaibli, il peut être isolé temporairement pour éviter qu’il ne soit blessé par ses congénères. Certains rats développent des signes visibles de maladie à partir de l’âge de 6 mois : dépigmentation de la peau (vitiligo), perte de poils (alopécie) ou anomalies des ongles. Ces signes sont attendus car ils imitent les symptômes de la maladie humaine que nous étudions. Ce modèle est donc essentiel à la recherche. Les animaux font l’objet d’un suivi très rigoureux, avec des contrôles plusieurs fois par semaine. Notre expérience avec cette lignée nous permet de bien prendre en charge ces symptômes. Si un animal présente des signes de souffrance grave, il sera euthanasié de manière éthique, conformément aux règles en vigueur.
Choix des espèces
Les rats que nous utilisons ont été spécialement développés parce que les souris, souvent utilisées en recherche, ne présentent que très peu de symptômes de la maladie humaine que nous étudions, contrairement aux patients humains. Ces rats, eux, montrent des signes beaucoup plus proches de ceux observés chez les personnes atteintes, ce qui en fait un modèle très utile pour mieux comprendre cette maladie rare. Les animaux servent à la fois à maintenir l’élevage de la lignée et à produire des groupes de rats utilisés pour les expériences scientifiques. Les rats mâles et femelles utilisés sont adultes (âgés de 6 à 8 semaines) et peuvent être suivis jusqu’à l’âge d’un an au maximum.
Reproduction assistée et cryoconservation chez le rat
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Cent prestations de reproduction assistée et de congélation d'embryons commandées par des laboratoires : 10 700 rats vont être utilisés en cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 10 000 d'entre eux et modéré pour 700 autres. Les femelles donneuses reçoivent deux injections d'hormones à quarante-huit heures d'intervalle pour produire un maximum d'embryons, puis sont tuées pour les récupérer. Les mâles sont vasectomisés et les femelles receveuses subissent une laparotomie d'implantation, avec une douleur abdominale et un risque de mort sous anesthésie. Les mâles vasectomisés sont utilisés pendant dix-huit mois puis tués, leur "efficacité" s'affaiblissant au-delà, les receveuses sont autopsiées après avoir élevé et sevré leurs petits, et seule une partie des jeunes est expédiée au chercheur commanditaire.
Objectifs
La reproduction assistée est utilisée chez le rat pour produire des modèles murins utilisables par la communauté scientifique dans les domaines de la recherche fondamentale, biomédicale, pharmaceutique et préclinique. Afin d’assurer la reproductibilité des études et garantir les résultats obtenus, il est indispensable d’utiliser des modèles génétiquement contrôlés et aux statuts sanitaires conformes aux standards européens. La reproduction assistée est également utilisée dans les élevages pour synchroniser les naissances dans le but d’obtenir des lots d’animaux génétiquement identiques et au même âge (cohortes) pour des besoins expérimentaux. Nous proposons également à la communauté scientifique la possibilité de cryoarchiver sous forme d’embryons leurs lignées. La congélation d’embryons est essentielle pour préserver les modèles de recherche de différents aléas (problème d’élevage, perte de la lignée, dérive génétique, etc.) et permet de réduire le nombre d’animaux utilisés uniquement pour le maintien des colonies. La congélation de lignées permet également de distribuer les lignées sous forme d'embryons congelés en remplaçant le transport d’animaux vivants.
Bénéfices attendus
Les techniques de cryoconservation et reproduction assistée contribuent concrètement aux principes des 3Rs (Réduire, Raffiner, Remplacer) en limitant au maximum la préservation de lignées sous forme respirante et le recours aux accouplements superflus. De plus, l’archivage de lignées en facilite l’accès à l’ensemble de la communauté scientifique, contribuant ainsi à mutualiser l’utilisation d’animaux en optimisant les ressources existantes. Ces techniques permettent aux chercheurs d’utiliser des animaux au statut sanitaire souhaité et génétiquement contrôlés dans le but d’assurer la reproductibilité et la fiabilité de leurs études.
Procédures
Injection sur animaux vigiles : 1 intra-péritonéale d'anesthésique (2 secondes par animal) ou 2 intra-péritonéales d'hormones à 48h d'intervalle. Injection sur animaux déjà anesthésiés : 1 sous-cutanée pré-opératoire d’analgésique (2 secondes par animal) puis une sous-cutanée post-opératoire d’analgésique (2 secondes par animal). Chirurgie ne dépassant pas 10 minutes par animal : vasectomie ou laparotomie pour implantation embryonnaire.
Impact sur les animaux
Les nuisances et les effets indésirables sont liés essentiellement aux injections (superovulation de femelles donneuses) ou à la chirurgie (réimplantation d’embryons sur femelles receveuses et vasectomie de mâles) : douleur ou rougeur sur le lieu d'injection ou d'incision/suture, douleur abdominale suite à la chirurgie, mortalité pendant l'anesthésie. Certaines prestations pourront impliquer l'utilisation d'animaux à phénotype potentiellement dommageable ou induire la naissance d'animaux à phénotype dommageable. Dans ce cas, nous tiendrons compte des recommandations de raffinements propres au modèle, décrites dans les procédures pour leurs élevages.
Devenir
La majorité des animaux issus de ce projet seront mises à mort à la fin de la réalisation de chaque procédure. Les mâles vasectomisés seront utilisés pendant 18 mois pour générer des femelles pseudogestantes puis mis à mort car au-delà de cet âge, leur "efficacité" s'affaiblit. Les femelles superovulées sont mises à mort afin de récupérer les embryons d'intérêt. Les femelles receveuses sont laissées en vie après la chirurgie implantatoire pour donner naissance aux petits, les élever et les sevrer. Ces femelles sont ensuite adressées au service de diagnostic microbiologique afin d'effectuer une autopsie et vérifier la conformité sanitaire des petits avant leur utilisation pour des projets de recherche. Seulement une partie de petits seront gardés en vie et transférés dans une zone d'hébergement de l’EU ou expédiés au chercheur ayant fait la demande de prestation.
Remplacement
L'objectif du projet est de cryopréserver ou de redériver/revivifier un modèle animal. De ce fait, aucun remplacement n'est possible parce qu’à ce jour, pour le cryoarchivage ou la reproduction assistée d’une lignée de rat, il n’y a pas d’autre alternative que l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux prévu a été calculé afin de pouvoir réaliser un volume de 100 prestations sur 5 ans en utilisant le nombre d'animaux minimum nécessaire. L’utilisation de lots homogènes d’animaux (âge, génotype et statut sanitaire) permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés, optimise les résultats obtenus et évite notamment les répétitions. La superovulation permet d’obtenir un maximum d’embryons en réduisant le nombre de femelles utilisées. Ces femelles seront réutilisées si elles ne présentent pas de bouchon vaginal. De plus, un tri des embryons sous microscope est réalisé avant le transfert, il consiste en la sélection des embryons au préalable selon leur morphologie pour augmenter la probabilité de viabilité de ces derniers. Pour les cryopréservations de lignées, dans la mesure du possible les chercheurs nous fournissent de jeunes mâles bons reproducteurs afin d'utiliser le moins possible d'animaux pour chaque lignée cryopréservée. Les mâles sont mis régulièrement en accouplement avec des femelles produites dans notre EU ou fournies par les autres EU.
Raffinement
Les animaux sont hébergés si possible en groupe social et ont à disposition trois types d’enrichissement (refuge, matériaux de nidification et de rongeage). Au vu de la douleur estimée comme modérée (incision lombaire inférieure à 1cm et temps d’intervention inférieur à 5 min), on estime que l’analgésie doit durer 24h post-chirurgie. Le protocole appliqué est une anesthésie par voie intrapéritonéale (IP) et une fois l’animal endormi, une injection sous-cutanée (SC) d'analgésique est effectuée. A la fin de la chirurgie, une injection sous-cutanée d'antidouleur est effectuée. Pour les animaux ayant subi une microchirurgie (les mâles vasectomisés et les femelles après réimplantations d’embryons), un suivi post-opératoire avec grille de scoring est réalisé à +1h, +4h et +24h après intervention, avec prolongation possible à +48h et +72h. Dans le cas où des animaux à phénotype dommageable seraient utilisés dans ce projet, nous tiendrons compte des recommandations de raffinements propres au modèle. L’expérience de notre EU dans la reproduction assistée et la cryoconservation de lignées nous permet d’optimiser nos pratiques.
Choix des espèces
Le rat est la quatrième espèce animale la plus utilisée à des fins scientifiques en France (source : enquête statistique 2023). De ce fait, les prestations de service sur ce modèle sont de plus en plus demandées par les chercheurs utilisateurs de notre plateforme. Les femelles sont utilisées à partir de 3 semaines pour la superovulation. Les mâles vasectomisés doivent être matures sexuellement (à partir de 7-8 semaines) pour les accouplements contrôlés, ainsi que les femelles pseudo gestantes réimplantées.
Rôle des hémocytes dans la physiologie et l’infection des puces
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
3 584 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 224 d'entre elles et modéré pour 2 360 autres. La plupart sont des souriceaux de deux à cinq jours, exposés une heure sans contention à des puces qui se nourrissent de leur sang. Quand la colonie dépasse mille puces, le porteur décrit une perte de sang importante conduisant à une perte de conscience puis à la mort du souriceau, et qualifie la perception de la douleur d'intense mais très transitoire. Il présente la salive analgésique des puces comme un "raffinement biologique supplémentaire", et affirme qu'un seul souriceau remplace quatre à cinq souris adultes dans un système de nourrissage artificiel, qu'il juge inadapté.
Objectifs
Les puces constituent un vecteur majeur de Yersinia pestis, l’agent responsable de la peste bubonique, une maladie mortelle. Bien que souvent négligée, la recherche sur la biologie des puces est essentielle pour comprendre la dynamique de la peste. Ce projet vise à étudier la contribution des cellules immunitaires (hémocytes) des puces à leur physiologie et à leur compétence vectorielle, à travers des études comparatives et fonctionnelles sur des populations de puces provenant de régions où la peste présente des prévalences contrastées. Il s’intéresse en particulier à l’impact des hémocytes sur la reproduction des insectes et sur la transmission du bacille de la peste. L’objectif est également d’identifier les mécanismes moléculaires sous-jacents aux phénomènes observés. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les liens entre les hémocytes et les dynamiques épidémiques, d’améliorer les modèles prédictifs, de contribuer au développement de nouvelles stratégies de lutte, et d’éclairer les conditions ayant conduit à la disparition de la peste en Europe ainsi que les risques de réémergence.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si et comment les hémocytes influencent la capacité de reproduction des puces et leur sensibilité au bacille de la peste. Il contribuera ainsi à une meilleure compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents à la dynamique de la maladie. Les résultats obtenus renforceront les modèles prédictifs utilisés en santé publique pour évaluer les risques de réémergence, notamment dans les zones anciennement touchées. A terme, ce projet pourrait également contribuer au développement de nouvelles stratégies de surveillance ou de lutte ciblant les vecteurs.
Procédures
Les animaux seront exposés une seule fois au contact de puces pendant une durée d'heure
Impact sur les animaux
L’exposition aux puces peut entraîner deux types de nuisance. D’une part, les piqûres elles-mêmes, atténuées par les propriétés analgésiques et anti-inflammatoires de leur salive. D’autre part, la perte sanguine liée à l’alimentation des insectes. Lors d’expositions avec un nombre limité de puces, la quantité de sang prélevée demeure faible et n’entraîne pas d’effet physiologique observable dans nos conditions. A l’inverse, lors du nourrissage de colonies établies sur souriceaux, l’alimentation simultanée d’un très grand nombre de puces provoque une perte de sang importante, conduisant rapidement à une perte de conscience puis au décès très rapide. Dans ce contexte, la phase consciente est brève et la perception nociceptive potentielle reste transitoire.
Devenir
Quel que soit la procédure, les animaux ne seront pas maintenus en vie après leur utilisation. Leur prise en charge en fin de protocole est strictement encadrée et conforme aux exigences sanitaires et réglementaires en vigueur, afin d’éviter tout risque de contamination croisée et de garantir la sécurité des installations expérimentales.
Remplacement
A ce jour, il n’existe aucun modèle in vitro capable de reproduire le cycle biologique complet des puces ni leurs interactions physiologiques avec un hôte. Les puces sont des insectes hématophages stricts, et la prise de repas sanguin constitue un déclencheur physiologique essentiel à leur développement, leur reproduction et leur ponte. Ce processus dépend non seulement de la disponibilité du sang, mais aussi de signaux sensoriels et hormonaux issus du contact avec un hôte vivant. L’utilisation de systèmes artificiels de nourrissage, comme des membranes synthétiques, reste inadaptée à notre contexte expérimental. Ces dispositifs ne permettent ni une alimentation efficace ni une reproduction stable. Ils exposent également les puces à des contaminations bactériennes ou fongiques, nécessitant l’ajout d’antimicrobiens et d’anticoagulant qui altèrent leur physiologie et compromettent la validité des données. Enfin, il n’existe actuellement ni lignée cellulaire, ni modèle substitutif permettant de reconstituer ex vivo les interactions complexes entre la puce et son hôte.
Réduction
Nos approches expérimentales ont été conçues pour réduire significativement le recours aux animaux. (1) L’utilisation de souriceaux permet de nourrir un grand nombre de puces tout en mobilisant un nombre restreint d’animaux. Un seul souriceau fournit un volume sanguin équivalent à celui obtenu à partir de quatre à cinq souris adultes dans un système artificiel comparable, ce qui contribue à une diminution notable du nombre total d’animaux utilisés. (2) Notre expérience montre qu’il est possible d’interrompre le nourrissage des colonies pendant une semaine chaque mois sans compromettre leur survie, permettant ainsi de réduire la fréquence des nourrissages et, par conséquent, le nombre d’animaux nécessaires à leur maintien. (3) Nous avons également choisi de collecter des puces vierges d’âge similaire directement à partir des cocons présents dans les pots d’élevage pour les expériences de développement. Cette approche évite la mise en place de sous-colonies dédiées pendant deux mois, une méthode plus simple mais qui nécessiterait plusieurs centaines d'animaux. (4) Les expériences d’infection durent habituellement 27 jours. Nous avons choisi de les limiter à 20 jours, car notre expérience montre qu’il n’est plus nécessaire de prolonger les essais à 27 jours pour obtenir des données robustes et statistiquement fiables. Cette adaptation permet de réduire significativement le nombre de souris utilisées. (5) Dans la mesure du possible, nous maximisons également les données obtenues à partir d’une seule expérience, en regroupant plusieurs tests sous une même condition témoin.
Raffinement
Plusieurs mesures ont été intégrées pour minimiser la contrainte associée aux nourrissages. Les souriceaux seront exposés sans contention, pendant une durée limitée à une heure. Ce choix contribue au raffinement en réduisant stress et douleur. Les stades utilisés (2 à 5 jours) correspondent à une période de développement où la perception nociceptive est présente, mais encore partiellement intégrée, ce qui limite la réponse comportementale complexe. Des observations seront menées pendant et après l’exposition afin de détecter tout signe de souffrance (vocalisation, évitement, apathie). Enfin, les puces injectant naturellement des molécules salivaires aux propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, cette particularité constitue une forme de raffinement biologique supplémentaire. Des points limites adaptés ont été définis pour chaque procédure afin de permettre l’identification précoce de signes de souffrance justifiant l’interruption de l’expérimentation et l’euthanasie immédiate de l’animal
Choix des espèces
L’espèce choisie est la souris (Mus musculus), qui constitue un hôte naturel ou compatible pour de nombreuses espèces de puces ciblées par le projet. Elle est couramment utilisée pour le nourrissage de puces en contexte expérimental. Son statut d’espèce modèle, sa physiologie bien connue, et sa compatibilité avec les besoins alimentaires des puces en font un choix scientifiquement pertinent et largement validé pour ce type de protocole. Souriceaux âgés de 2 à 5 jours. Il s’agit du stade privilégié pour les nourrissages expérimentaux. A ce stade, les souriceaux sont glabres, leur peau est fine, et leur système nerveux est encore en développement. Bien que la perception nociceptive soit présente dès la naissance, son intégration centrale est partielle, ce qui limite la réponse comportementale complexe. Lorsqu’ils sont exposés à un grand nombre de puces (>1000), l’exsanguination entraîne une perte rapide de conscience suivi du décès rapide. La perception nociceptive potentielle est intense mais très transitoire, et ne s’accompagne d’aucun signe comportemental prolongé. Par ailleurs, l’utilisation de souriceaux permet de réduire significativement le nombre total d’animaux utilisés: un seul individu alimente les puces alors qu’il faudrait 4 à 5 souris adultes nécessaires pour obtenir un volume sanguin équivalent lors d’un nourrissage artificiel. La faible pilosité des souriceaux permet également de limiter les risques de fuite des insectes, ce qui sécurise la procédure. Ces animaux seront exposés sans contention, pendant une durée maximale d’une heure, ce qui réduit le stress. Ce stade est également optimal pour les puces, en raison de la vascularisation cutanée. Leur utilisation répond donc à la fois aux objectifs scientifiques et au principe de raffinement.
Utilisation de souris transgéniques pour étudier des intéractions protéiques lors de la mobilisation des graisses – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Neuf jours de régime cétogène ou vingt heures de jeûne, une pesée quotidienne, une piqûre de la veine caudale tous les deux jours pour mesurer la glycémie, un gavage libérant des graisses dans le sang, puis un prélèvement à la veine sous-mandibulaire juste avant la mise à mort. 1 258 souris transgéniques vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour prélever le sang et les organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la moitié d'entre elles et modéré pour l'autre moitié. Le projet porte sur les interactions entre trois protéines du foie lors d'un afflux d'acides gras, dont le porteur attend "une contribution à la recherche biomédicale". Des points limites gradés portent sur le poids, l'apparence et le comportement, et il indique qu'un animal qui les atteint est retiré de la procédure et replacé en hébergement standard.
Objectifs
Le foie est un organe majeur qui est capable de s’adapter aux différents changements nutritionnels auxquels nous sommes exposés (période de jeûne, régime enrichi ou carencé en certains nutriments, …). Par exemple, lors d’un jeûne, le foie est le lieu de production du sucre nécessaire au fonctionnement de l’organisme en période de carence en nutriments. Cette grande capacité du foie à s’adapter à différents statuts nutritionnels est principalement assurée par des protéines spécifiques. Parmi ces protéines importantes lors de périodes de jeûne figure la protéine PPARa, qui est également importante lors de la consommation d’un régime cétogène (très riche en graisses et pauvre en sucres). Dans ce projet, pour étudier les interactions entre PPARa et 2 autres protéines lors d'un afflux d'acides gras arrivant au foie, nous générerons des souris dont le gène PPARa et le gène d’autres protéines ne sont plus fonctionnels dans le foie. Les animaux seront soumis à une période de jeûne ou à un régime cétogène ou traités avec une molécule pharmacologique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les différentes protéines qui sont impliquées lors du jeûne et de la consommation d’un régime cétogène, qui sont 2 interventions nutritionnelles actuellement étudiées pour leurs effets bénéfiques dans plusieurs pathologies. Ainsi, les résultats obtenus lors de ces expériences apporteront ainsi une contribution à la recherche biomédicale.
Procédures
Des groupes d’animaux seront nourris à volonté avec un régime standard ou un régime cétogène riche en graisses et pauvre en sucre pendant 2 semaines. MODIFICATION : durée du régime réduite à 9 jours. Les animaux seront pesés chaque semaine. MODIFICATION : pesée des animaux tous les jours. La glycémie sera mesurée chaque semaine (2 fois au total) par prélèvement d’une seule goutte de sang à la queue (petite piqûre de la veine caudale avec une lancette de 1 mm). La mesure ne nécessite pas de contention mais uniquement une prise en main de la queue et prend moins de 5 secondes. MODIFICATION : mesure de la glycémie tous les 2 jours. Juste avant la mise à mort, un prélèvement de sang sera réalisé à la veine sous mandibulaire. D’autres groupes d’animaux seront nourris à volonté avec un régime standard ou mis à jeun pendant 20h. Après les 20h de jeûne et juste avant la mise à mort, un prélèvement de sang sera réalisé à la veine sous mandibulaire. D’autres groupes d’animaux seront traités par gavage avec une molécule pharmacologique permettant la libération d’une grande quantité de graisses dans la circulation sanguine. Le gavage prend moins de 30 secondes. Six heures après et juste avant la mise à mort, un prélèvement de sang sera réalisé à la veine sous mandibulaire.
Impact sur les animaux
Le jeûne peut induire une baisse de la glycémie et de la température corporelle. Le régime cétogène peut induire une perte de poids et une baisse de la glycémie. MODIFICATION : le régime cétogène peut induire une diminution de la prise alimentaire conduisant à une réduction de la mobilité. La piqûre de la queue pour prélever la goutte de sang peut entraîner une légère douleur. Le prélèvement de sang terminal peut entraîner un stress des animaux lié à la contention et une légère douleur. Le gavage peut entraîner un stress des animaux.
Devenir
A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés afin de récolter le sang et différents organes pour effectuer les analyses permettant de répondre à la question scientifique.
Remplacement
Ce projet nécessite l’utilisation de l’animal entier car les réponses de l’organisme engendrées par les interventions pharmacologiques nutritionnelles (jeûne et régime cétogène) étudiées sont complexes et ne peuvent pas être mimées avec fidélité en culture cellulaire. En effet, plusieurs organes de l'organisme communiquent entre eux. L’utilisation de souris transgéniques de laboratoire est appropriée car il est possible d'étudier le rôle de protéines spécifiques.
Réduction
Le nombre d'animaux pour ce projet est défini pour permettre d'une part de répondre aux questions scientifiques et d'autre part de respecter la réduction du nombre d'animaux au maximum. Ainsi nous utiliserons le plus petit nombre d'animaux possible qui est requis pour répondre à nos questions scientifiques et conduire à des résultats exploitables et statistiquement significatifs. Ce nombre d'animaux a été déterminé par des tests statistiques appropriés et est basé sur des résultats provenant d'expériences antérieures du laboratoire.
Raffinement
Nous veillerons au bien-être des animaux tout au long des expérimentations en leur assurant les meilleures conditions d’hébergement (hébergement collectif, environnement contrôlé, enrichissements du milieu de vie). Les animaux seront habitués à l’expérimentateur et les gestes techniques seront réalisés par une personne formée et expérimentée. Une crème anesthésiante sera appliquée sur la queue de l'animal avant la piqûre permettant de prélever une goutte de sang. Nous surveillerons également attentivement l’apparence physique externe, le poids et le comportement des animaux, et nous mesurerons les consommations alimentaire et hydrique. Des points limites gradés seront mis en place pour l’évaluation de ces différents paramètres. Si un critère d'arrêt est atteint, l'animal sera retiré de la procédure et replacé en conditions d’hébergement standard après examen par la vétérinaire référente.
Choix des espèces
L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car elle permet d’étudier le rôle de protéines spécifiques en utilisant des souris transgéniques. Ces modèles existent uniquement chez la souris. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7 semaines d’âge minimum) car nous nous intéressons au métabolisme chez l’individu adulte.