Procédures sans réveil

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 856
Souffrances
▲ 436
▲ -
▲ 420
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 856

Mises sous régime gras et sucré pendant seize semaines, puis privées de nourriture avant deux épreuves métaboliques de deux heures et deux heures trente, 856 souris subissent onze prélèvements de sang en deux journées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 420 d'entre elles et sans réveil pour les 436 autres. Le régime doit produire chez elles une insulinorésistance, un diabète et une obésité, avec des troubles cardiaques allant de l'arythmie à l'insuffisance. Sur la fin, une partie des animaux subit une chirurgie de dix minutes menée sous anesthésie, sans réveil. Toutes sont tuées pour prélever le foie entier et en isoler les cellules.

Objectifs

Les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (appelées MASLD) forment un ensemble de pathologies qui commencent généralement par une stéatose hépatique (aussi appelée "foie gras") et peuvent évoluer vers des formes plus graves, comme la fibrose puis la cirrhose. Ces maladies sont aussi fortement liées à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de cancers du foie, ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique. Le premier stade des MASLD, la stéatose, est caractérisé par une accumulation excessive de graisses dans les hépatocytes, les cellules principales du foie. Cette accumulation est souvent liée à des troubles métaboliques comme le diabète, l’obésité ou le syndrome métabolique. Elle entraîne du stress à l’intérieur des cellules, une inflammation et une activation du processus de fibrose à l’échelle du foie ce qui fait évoluer la stéatose vers une forme plus sévère : la stéato-hépatite (MASH), deuxième étape des MASLD. L’objectif global de notre projet est d’utiliser des modèles murins pour comprendre comment les différentes cellules du foie réagissent à ces perturbations métaboliques. Nous cherchons à identifier les mécanismes qui peuvent : favoriser l’aggravation de la stéatose, ou au contraire, permettre au foie de se réparer et de retrouver un fonctionnement normal. Ce projet s’intéresse en particulier aux cellules stellaires du foie, qui jouent un rôle central dans le développement de la fibrose, une forme de cicatrisation anormale et durable du tissu hépatique. Nous cherchons à comprendre comment ces cellules réagissent au stress métabolique, en observant notamment les interactions de leurs organelles internes (les structures spécialisées à l’intérieur des cellules).

Bénéfices attendus

Les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) sont en pleine expansion car elles sont très associées au développement de l’obésité et du diabète de type 2. Elles affectent environ plus d'un tiers de la population mondiale et 80 pourcents de la population obèse. Ce projet va nous permettre d’étudier les modulations de contacts entre les organelles (petites structures dans les cellules) au sein de certaines cellules du foie (les cellules stellaires hépatiques: HSC) lors de la progression et la réversion de la MASLD et de déterminer si ces contacts jouent un rôle dans l’activation de ces HSC à l’origine de la composante fibrotique de ces maladies. Par ailleurs, ce projet en collaboration avec d’autres équipes vise également à déterminer si, au cours des MASLD, les cellules sanguines de nos modèles animaux ainsi que celles de patients (étude clinique réalisée dans un autre centre) présentent les mêmes caractéristiques de modulation des contacts entre organelles que les cellules du foie. La conjonction de ces études permettra potentiellement d’identifier un biomarqueur non invasif de la gravité et des changements longitudinaux dans la maladie du foie et de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Mise en place d'un régime alimentaire spécial afin de mimer les maladies étudiées pour une partie des animaux (animal vigile, pendant 16 semaines maximum en continu), certains animaux suivront des challenges métaboliques : un test de tolérance au glucose (animal vigile,1 fois, 2h30) puis un test de tolérance à l'insuline une semaine après (animal vigile, 1 fois, 2 heures). Ces tests nécessiteront des injections (animal vigile, 2 fois avec une semaine d'intervalle, quelques secondes) et des prélèvements sanguins répétés de faible volume de l'ordre d'une goutte (animal vigile, 11 prélèvements au total : 6 sur une journée, 5 sur une autre après une semaine de récupération, l'acte dure quelques secondes). Un prélèvement sanguin sera également nécessaire au cours du projet sur animal vigile (1 fois, 1 minute) puis pour certains animaux à la fin du projet sur animal anesthésié (1 fois, 1 minute). En fin de procédure l'autre partie des animaux aura une chirurgie sans réveil (animal anesthésié et analgésié, 1 fois, 10 minutes).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables notoires seront 1) les conséquences de la maladie hépatique engendrée par des régimes alimentaires spéciaux (insulinorésistance, diabète, obésité) et les conséquences sur le coeur (arythmie, insuffisance cardiaque) 2) les conséquences physiques engendrées par des régimes alimentaires spéciaux (prise de poids ou perte de poids) 3) le stress et la douleur légère liés à la piqûre pour les prélèvements sanguins 4) un léger stress et une douleur légère et de courte durée lors des injections pour les tests métaboliques 5) la sensation de faim pendant les mises à jeun précédent les tests métaboliques 6) dans de rares cas, une détresse cardiorespiratoire à l’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés en fin de procédure afin de permettre le prélèvement du foie total et d'isoler les cellules hépatiques. Ces prélèvements permettront de réaliser des analyses poussées (microscopie, fonctionnement de la cellule ou encore différenciation cellulaire) nécessaires au projet.

Remplacement

Avant de commencer l’étude proposée ici, nous avons mené des expériences sur des lignées de cellules stellaires hépatiques (HSC) de souris et d’humains cultivées en laboratoire. Ces travaux nous ont permis d’identifier les traitements capables d’activer les cellules stellaires hépatiques en général. Cependant, les lignées cellulaires utilisées en culture ne reflètent pas entièrement le comportement réel des cellules dans l’organisme. Elles présentent déjà un état partiellement activé, ce qui limite leur intérêt pour comparer précisément un foie sain à un foie malade. Il est donc essentiel de pouvoir isoler et étudier les HSC primaires et de moduler leur état d'activation en culture. Par ailleurs, les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (appelées MASLD) sont des pathologies complexes, qui ne touchent pas seulement le foie mais aussi d’autres organes comme le tissu adipeux. Elles impliquent aussi de nombreuses interactions entre différents types de cellules présentes dans le foie. L'étude à l'échelle de l'organisme est donc essentielle et notre modèle permet également de prendre en compte l’impact d’un régime alimentaire spécifique ainsi que l’effet d’une amélioration de l’alimentation sur l’évolution de la maladie. Nos partenaires travaillent actuellement sur un modèle d’organoïde de foie (un mini-foie en 3D) qui inclut plusieurs types de cellules du foie, mais ce modèle n’est pas encore totalement fonctionnel. C’est pourquoi, pour comprendre de manière globale et précise les mécanismes de ces maladies et tester notre hypothèse dans un environnement complet, l’utilisation du modèle murin reste indispensable.

Réduction

Dans le cadre de ce projet, le nombre total d’animaux a été estimé avec rigueur afin de garantir la robustesse scientifique des résultats tout en respectant pleinement le principe des 3R, notamment celui de la Réduction. 856 animaux seront utilisés. 100 animaux seront utilisés dans le cadre d’une étude pilote, essentielle pour valider les conditions expérimentales et ajuster les protocoles. Cette étape permettra ainsi d’optimiser les procédures et d’éviter une utilisation excessive d’animaux dans les procédures suivantes. 336 animaux seront utilisés pour l’isolement de cellules hépatiques, en particulier les hépatocytes. Les cellules isolées feront l’objet d’analyses approfondies incluant la microscopie, l’évaluation de l’activité énergétique cellulaire et l’étude de leur potentiel de différenciation. Les protocoles sont conçus pour maximiser les données obtenues à partir de chaque animal, en utilisant plusieurs approches complémentaires sur les mêmes prélèvements. Enfin, 420 animaux seront utilisés dans un contexte pathologique. Les hépatocytes issus de ces modèles seront ensuite analysés selon les mêmes axes méthodologiques. L’ensemble de ces estimations a été établi en cohérence avec les résultats attendus, les standards de la littérature et la faisabilité technique des analyses. Des regroupements d’analyses et des optimisations de protocoles seront systématiquement recherchés pour limiter le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la validité statistique des résultats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs ventiles avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'hébergement individuel est évité au maximum. Les animaux sont acclimatés à l’animalerie pendant une semaine si ils proviennent d'un fournisseur et sont habitués à être manipulés. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Un bâton à ronger est systématiquement mis en place pour les animaux sous régime alimentaire spécifique mou. Ce régime est renouvelé régulièrement pour éviter son oxydation et le changement de cage sera augmenté si l'aliment s'effrite trop afin de réduire l'inconfort des animaux. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des personnes compétentes et formées. Pour les plus grands volumes, les prélèvements seront réalisés sous anesthésie. Lors des challenges métaboliques, les animaux seront étroitement surveillés et les animaux bénéficieront toujours d'un temps de récupération adapté. La perfusion hépatique sera réalisée sous anesthésie et analgésie. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

Le choix de la souris est lié à plusieurs considérations : 1) le mécanisme de communication dans les cellules sont conservés chez la souris et l'Homme ; 2) les effets des régimes alimentaires sont parfaitement caractérisés chez la souris ; 3) la souris permet des modifications génétiques permettant dans ce projet d'identifier par fluorescence spécifiquement les cellules du foie étudiées. Les modèles murins proposés présentent plusieurs avantages notamment la possibilité d’étudier le fonctionnement du foie dans un contexte physiologique où il communique avec tous les organes ainsi que d’étudier la réponse du foie et de l’organisme aux pathologies. Dans le cadre du projet, les animaux entreront en procédure à partir de 8 semaines de vie, âge qui permet d'atteindre un stade de développement, y compris neuronal, complet, qui ne risque pas d'être impacté par la mise sous régimes spéciaux et qui permet également d'atteindre la maturité sexuelles des animaux avec la stabilisation des régulations hormonales. De plus, ceci est cohérent avec le fait que nous nous intéressons ici à une pathologie qui se développe principalement chez l'humain adulte.

  • Enseignement supérieur
Rats : 10595
Souffrances
▲ 8165
▲ -
▲ -
▲ 2430
Devenir
 -
 -
 -
 10595

Former 130 chirurgiens et vétérinaires par an à la suture sous microscope : 10 595 rats vont être utilisés, 8 165 opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, 2 430 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une ou deux chirurgies pouvant durer jusqu'à quatre heures, et tous sont tués à l'issue, le porteur invoquant l'impact qu'auraient les interventions pratiquées. Les rats sont choisis parce que le diamètre de leurs vaisseaux correspond à celui des artères digitales humaines suturées lors des réimplantations. Le porteur écrit que le recours aux rongeurs est "hélas nécessaire" faute de simulateur reproduisant les facteurs thrombogènes du flux sanguin, et signale une baisse de 16,5 % du nombre d'animaux depuis l'ajout de cinq séances préalables sur tissu inerte.

Objectifs

La microchirurgie (chirurgie sous microscope opératoire) est une technique utilisée dans de nombreuses disciplines chirurgicales dont la chirurgie de la main, la chirurgie plastique, en chirurgie orthopédique et traumatologique, en neurochirurgie et en chirurgie pédiatrique. Or pour être parfaitement maîtrisée, la technique microchirurgicale nécessite un entraînement long, régulier et progressif et cet apprentissage ne peut se faire qu’en laboratoire. La formation est obligatoire dans certaines disciplines chirurgicales, telle que la chirurgie de la main et la chirurgie plastique, mais elle est également très utile pour tous les internes en chirurgie, quelle que soit leur future spécialité. C’est une technique rigoureuse qui n’accepte aucune approximation. Cette rigueur et cette précision permettent au chirurgien l’acquisition d’une grande technicité qui lui sera très utile pendant toute sa carrière. L’utilisation des rongeurs dans la formation est hélas nécessaire car actuellement aucun simulateur n'est capable de reproduire la complexité des structures des organismes vivants (organes in-vivo, réseaux vasculaires complexes) ainsi que les facteurs thrombogènes du flux sanguin. L'objectif de ce projet est d'assurer la formation à la technique microchirurgicale de 130 chirurgiens et vétérinaires par an. A l'issue de la formation les apprenants doivent parfaitement maîtriser les techniques, aucune erreur n'étant acceptable chez le patient. Pour atteindre cet objectif nous utilisons la méthode pédagogique consistant à varier les exercices et à augmenter les difficultés techniques au fur et à mesure des séances.

Bénéfices attendus

Formation des chirurgiens et vétérinaires à la microchirurgie leur permettant de traiter des patients/animaux avec une grande maitrise technique.

Procédures

Les animaux seront soumis à une ou deux chirurgies sous anesthésie générale durant maximum 4h. Les animaux seront soumis à des injections pour l'analgésie (1 à 4 fois) et pour l'anesthésie (1 à 2 fois)

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress léger lié à la préhension /contention et à l'injection pour l'administration de l'anesthésie.

Devenir

L'ensemble des animaux de ce projet seront mis à mort à l'issue des procédures chirurgicales en raison de l'impact que pourraient avoir les chirurgies réalisées.

Remplacement

Il a été institué 5 séances de travaux pratiques pour tous les étudiants sur tissu inerte avant l’utilisation d’animaux vivants (compresses, tube en plastique, cuisses et ailes de poulet, dissection sur sujet anatomique) ainsi qu’un visionnage de vidéos des techniques. Plusieurs dissections seront faites sur des animaux fraîchement décédés utilisés dans les autres procédures.

Réduction

Depuis la mise en place de travaux pratiques sur tissu inerte en début de formation, la réduction du nombre d’animaux est de 16,5% par rapport au précédent projet. Le nombre de séances a été défini pour permettre d’atteindre une formation complète des étudiants. De plus, l’apprenant ne peut s’inscrire à la formation longue diplômante que s’il a préalablement effectué une formation initiale

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupes sociaux. L’ensemble des procédures seront réalisées sous anesthésie, avec une analgésie adaptée et des points limites adaptés ont été instaurés.

Choix des espèces

La taille des vaisseaux des rats correspond parfaitement aux vaisseaux suturés sous microscope chez l’Homme, comme par exemple les vaisseaux des doigts lors de réimplantations digitales, en chirurgie pédiatrique ou lors de réalisation de lambeaux libres. Adulte de 2 à 3 mois. A ce stade de développement les animaux ont des vaisseaux de diamètres correspondants aux diamètres de certains petits vaisseaux humains qui doivent être suturés comme par exemple lors de réimplantation des extrémités digitales.

  • Formation professionnelle
Souris : 3499
Rats : 3303
Cochons d'Inde : 1353
Souffrances
▲ 1499
▲ -
▲ 5862
▲ 794
Devenir
 -
 -
 1950
 6205

Former et entretenir les gestes techniques du personnel d'un laboratoire conduit à utiliser 3 499 souris, 3 303 rats et 1 353 cochons d'Inde, soit 8 155 animaux. 1 499 sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, 5 862 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 794 un niveau sévère. 1 950 sont réutilisés, selon un barème où une procédure modérée vaut quatre points et où le cumul s'arrête à huit, ce qui autorise deux passages avant la mise à mort. Le porteur indique avoir envisagé les mannequins, la 3D et l'entraînement sur animal mort, avant de conclure que le geste sur animal vivant "reste un passage obligatoire", parce qu'il faut vérifier la réussite de la technique sur l'animal réveillé.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est d’assurer la formation et le maintien des compétences du personnel, en conformité avec les articles 5, 23 et 24 de la Directive 2010/63/UE du Parlement Européen et du conseil du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, afin de garantir la qualité des procédures expérimentales et le respect des principes des 3Rs (Réduction, Raffinement, Remplacement). Cette formation régulière est essentielle pour maîtriser les techniques expérimentales (administrations, prélèvements, interventions chirurgicales) et réduire les impacts sur les animaux. Elle repose sur l’utilisation d’un nombre limité d’animaux, conformément aux exigences réglementaires, et contribue directement à diminuer les erreurs, à raffiner les méthodes et à limiter l’utilisation d’animaux dans les phases principales des études. En parallèle, ce projet intègre une démarche continue de raffinement des procédures expérimentales, en veillant à améliorer les pratiques déjà mises en place. Ces améliorations sont basées sur une veille scientifique constante et visent à minimiser le stress et la douleur des animaux, tout en augmentant la fiabilité des résultats obtenus. Ce projet répond aux exigences des agences réglementaires (OCDE, EMA, ANSM) et s’inscrit pleinement dans le cadre légal européen visant à protéger les animaux utilisés à des fins scientifiques. Il garantit que chaque intervention soit effectuée par un personnel formé, compétent et conscient des enjeux éthiques. Ce projet associe formation obligatoire, maintien des compétences et amélioration des pratiques expérimentales, tout en répondant aux attentes réglementaires et en renforçant le bien-être animal dans les travaux de recherche préclinique

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont en lien avec l'amélioration du confort des animaux, la limitation des potentielles souffrances induites par les techniques mises en oeuvre (administrations, prélèvements, chirurgies) et la réduction du nombre global d'animaux utilisés en recherche grâce à l'application de ces techniques par un personnel maitrisant les gestes et formés à raffiner au quotidien leurs pratiques. Un technicien formé qui réalise des administrations de manière précise et avec plus de confiance qu'un technicien peu expérimenté, contribuera à diminuer les possibles erreurs et augmentera la qualité des administrations lors des études réalisées au sein du laboratoire. A la suite de ce projet, il en découlera une diminution du nombre d’animaux, un stress moindre ainsi qu'une baisse du niveau de douleur pour l’animal dans l'ensemble des projets appliqués dans l'établissement utilisateur. La formation du personnel est indispensable pour maîtriser les actes techniques, éviter la souffrance animale, limiter le risque d'erreur dans les procédures et l'utilisation d'animaux. Ainsi, une bonne maîtrise de l'acte permet le respect de la règle des 3R.

Procédures

Les techniques chirurgicales sont réalisées exclusivement sous anesthésie associée à un ou des composés antalgiques/analgésiques. La durée moyenne d'un acte chirurgical est comprise entre 5 et 90 minutes. Un seul acte chirurgical sera dispensé par animal. Les prélèvements de fluides pourront être effectués sur animal vigile ou sur un animal anesthésié selon la technique utilisée qui durera entre 1 et 10 minutes par animal. Le raffinement des techniques et la formation aux administrations sont effectués principalement sur animaux vigiles ou bien anesthésiés. Aussi bien pour les prélèvements que les administrations, chaque animal ne recevra pas plus de 8 actes classés Léger, ou 2 actes classés en modéré. A la suite de certaines techniques chirurgicales des observations comportementales peuvent être réalisées à une seule occasion, de 1 à 4 semaines après la chirurgie, sur une durée de 60 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les administrations, les prélèvements et les techniques chirurgicales entraînent un stress temporaire chez l'animal. Cet inconfort peut apparaitre lors des répétitions de prélèvements. Dans le cas des procédures chirurgicales, la technique réalisée entraine une sensibilité voire une douleur au niveau du site d'implantation, du site de lésion ou sur le trajet du cathéter, malgré la prise en charge péri-opératoire.

Devenir

Un suivi de l’utilisation des animaux est mis en place au sein de l’entreprise, et un score est établi afin d’empêcher une réutilisation excessive, notamment dans des procédures de sévérité modérée. A la suite des procédures modérées précitées, les scores de réutilisation s’incrémentent à chaque procédure appliquée à l’animal (procédure modérée : 4 points). La réutilisation est possible tant que le score cumulé est inférieur à 8 points (une procédure sévère est représentée par un score de 8 points) et que l'animal ne présente aucun signe de mal-être. La décision de la réutilisation revient aux vétérinaires. Au-delà, les animaux sont mis à mort. Les animaux soumis à des actes classifiés sans réveil (notamment car nécessitant une euthanasie de l'animal pour vérifier des repères anatomiques) ou à des chirurgies lourdes ayant un impact sur leur maintien en vie dans de bonnes conditions seront euthanasiés sous anesthésie sans retour à l'état conscient. Les animaux ayant subi une procédure de catégorie sévère sont euthanasiés, car leur maintien en vie dans de bonnes conditions n'est pas possible.

Remplacement

L'ensemble des projets du laboratoire rend incontournable le recours à l'utilisation d'animaux utiles à des fins scientifiques. Toutes les mesures de remplacement ont été envisagées dans le cadre de la formation (mannequins, 3D, bibliographie scientifique, geste technique approché sur animal mort issu d'une procédure expérimentale antérieure) qui reste un passage obligatoire. La mise en œuvre d'une administration, d'un prélèvement ou d’une technique chirurgicale passe nécessairement par une étape sur animal vivant (par exemple la formation aux prélèvements sanguins exige de vérifier la capacité à prélever sans hémolyse ; la formation à la chirurgie touchant aux vaisseaux exige l'entraînement sur animaux vivants pour apprendre le geste sur des vaisseaux non collapsés et vérifier la réussite de la technique sur l'animal réveillé).

Réduction

L'utilisation d'animaux n'aura lieu qu'en cas de nécessité (formation de nouveaux techniciens, reformation après une longue période sans réalisation de la technique). Par ailleurs, la formation utilisera dès que possible des animaux ayant déjà été soumis à une procédure légère ou modérée dans le cadre d'un autre projet scientifique (de façon à réduire l'utilisation d'animaux naïfs). Le nombre d'animaux sélectionnés sera déterminé afin de garantir une performance permettant de raffiner de manière globale les procédures mises en oeuvre sur les animaux dans l'EU, tous projets confondus. Ce projet s'inscrit dans un objectif de réduction du nombre total d'animaux utilisés dans l'ensemble des projets de l'établissement utilisateur, via une formation adéquate, un raffinement permettant de répondre aux questions en utilisant moins d'animaux et une réflexion sur les volumes minimum pertinents pour les analyses. Dans le cas des méthodes nouvelles, la faisabilité et l'impact seront évalués dès les premiers animaux au regard de l'attendu bibliographique.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister en une veille constante de la littérature permettant de s'assurer de la qualité de nos méthodes grâce aux connaissances scientifiques acquises en continu. Par ailleurs, un suivi des points limites clairement définis et spécifiques à chaque procédure permet de stopper l'étude et/ou de décider la mise à mort de façon précoce de tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids, une observation clinique quotidienne, un avis vétérinaire spécifique si nécessaire). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux. Celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De la même manière, les chirurgies sont raffinées au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou d'air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins pré/postopératoires complets.

Choix des espèces

Ces espèces sont les espèces cibles des premières études précliniques. Elles sont requises par les principes fondamentaux de l'ICH (M3(R2) Études de sécurité non clinique pour la conduite des essais cliniques chez l'homme et l'autorisation de mise sur le marché des produits pharmaceutiques) et la nécessité scientifique/physiologique. La pertinence du choix des espèces animales est basée sur des caractéristiques anatomiques, physiologiques, ou pathophysiologiques et chaque espèce a ses avantages et inconvénients. Le choix final est basé sur un examen critique des données disponibles et des considérations éthiques. 90% des méthodes s’appliquent à l'animal adulte entre 6 semaines et 20 semaines de vie. Certaines méthodes s'appliquent à l'animal âgé ou jeune en raison de la taille de ces animaux pour être le plus représentatifs possibles des situations rencontrées en recherche animale (certains modèles nécessitant des études sur animaux de la période péri-natale jusqu'à un âge avancé).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 10
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

Dix cochons adultes d'environ 50 kg reçoivent une assistance circulatoire par ECMO, puis une sonde de mesure du débit cardiaque placée sous radioscopie, avant trois heures de modulations du débit de la machine et du cœur. Ils sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Le porteur juge leur réhabilitation "éthiquement inenvisageable", la finalité étant de valider une sonde déjà commercialisée pour le suivi de patients sous ECMO. La rubrique raffinement décrit pourtant un placement en salle de réveil et une surveillance continue des paramètres vitaux après l'intervention, alors qu'aucun de ces cochons ne se réveille.

Objectifs

En réanimation, il est souvent nécessaire de mesurer en continu la quantité de sang pompée par le cœur (débit cardiaque) car cela permet d’assurer que l’oxygène circule bien et que les organes reçoivent ce dont ils ont besoin. Cette mesure devient particulièrement difficile quand les patients sont sous ECMO, une machine qui prend le relais du cœur et/ou des poumons. Il existe deux types d’ECMO : ECMO VA (veino-artérielle) : remplace à la fois le cœur et les poumons (utilisée quand le cœur est en défaillance) et ECMO VV (veino-veineuse) : remplace uniquement les poumons (utilisée quand seuls les poumons sont défaillants). Jusqu’à présent, les techniques de mesure du débit cardiaque reposaient sur une méthode appelée thermodilution, mais cette méthode perd en fiabilité chez les patients sous ECMO, car la circulation artificielle perturbe les mesures. Une nouvelle sonde est apparue sur le marché qui mesure le débit cardiaque d’une façon différente : en analysant directement les ondes de pression à l’intérieur du cœur. Cela permet d’éviter les limites de la thermodilution et d’obtenir un suivi plus fiable, que ce soit sous ECMO VA ou VV. L’objectif de cette étude est donc de tester cette nouvelle sonde pour vérifier : Si les mesures qu’elle fournit sont cohérentes avec celles des méthodes classiques (thermodilution et échographie). Comment elle réagit quand on modifie le débit de l’ECMO. Comment elle réagit quand le débit du cœur lui-même change.

Bénéfices attendus

Cette étude sur modèle porcin serait la première à confirmer la validité d'une mesure continue du débit cardiaque par une méthode invasive s'affranchissant de la thermodilution. - Elle permet de valider dans une étude pré clinique une nouvelle génération de sonde de débit dans une population sous ECMO - Elle apportera une solution pour le monitorage continu des patients sous ECMO (qui était jusqu'alors considérée comme impossible). Jusqu'ici le monitorage du débit cardiaque sous ECMO imposait la réalisation d'une echocardiographie au lit du malade ce qui imposait (i) d'avoir cette compétence (échographie) et (ii) prenait un temps de mesure. Au total, la mise à disposition d'un outil validé pour le monitorage du débit cardiaque sous ECMO VA et VV permettra d'optimiser la prise en charge des malades, de mieux titrer les thérapeutiques.

Procédures

Les cochons auront tout d'abord une injection d'un calmant afin de réduire le stress dû à la manipulation (durée 2 minutes) à l'animalerie (établissement 2). Les expérimentationsont lieu dans l'établissement 1 :une perfusion intraveineuse sera posée (2minutes) afin de permettre une anesthésie générale. A partir de ce moment, les animaux seront sous anesthésie profonde. L'assistance circulatoire sera installée (durée 30 minutes) sans chirurgie. La sonde de monitorage du débit cardiaque sera placée sous radioscopie (30min). Les modulations du débit d'ECMO et du débit cardiaque seront réalisées sur une période de 3h. L'animal est sous anesthésie générale durant toute l'étude.

Impact sur les animaux

Les injections intra-musculaires d'anxiolytiques peuvent induire un stress léger et une courte douleur (quelques secondes). La contention de l'animal et l'installation d'une voie veineuse périphérique peut induire un stress modéré et une douleur légère. Une perte de sang modérée peut avoir lieu lors de la pose des canules.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure car leur réabilitation serait éthiquement inenvisageable.

Remplacement

Ce catheter nouvelle generation offre une nouvelle modalité de mesure du débit cardiaque par analyse du contour de l'onde de pouls intra cardiaque. Cette méthode innovante s'affranchit de la thermodilution et apparait être une solution pertinente pour le monitorage du débit cardiaque en continu des patients sous ECMO. Les modèles in vitro ou informatiques ne permettent pas de reproduire de manière fidèle ces interactions systémiques. L'intérêt du modèle porcin est qu'il reproduit fidèlement le débit système cardiovasculaire de l'homme et que sa taille est compatible avec l'implantation du système ECMO.

Réduction

Le modèle d'ECMO est déjà maitrisé par notre équipe ce qui permet de s'affranchir d'une mise au point du modèle. Le nombre d'animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi, il ressort que 5 animaux par groupe seront nécessaires

Raffinement

Les animaux sont hébergés en petits groupes pour réduire leur stress et leur angoisse. Leur environnement est aménagé avec des jouets (balles, cordes) pour les stimuler et favoriser leur bien-être. Avant le début de l'expérience, ils ont une période d'acclimatation d'au moins sept jours pour s'habituer à leur nouveau cadre de vie et réduire le stress. Avant l'intervention, on leur donne des médicaments pour les détendre et pour soulager la douleur afin de les manipuler sans qu'ils aient peur ou soient soumis à des traitements douloureux. Durant l'expérience, les animaux sont sous anesthésie et analgésie profonde, et leurs paramètres vitaux (fréquence cardiaque, respiratoire, pression artérielle) sont surveillés en continu. Si un signe de douleur ou de réveil apparaît, les médicaments sont ajustés immédiatement pour garantir leur confort. Après l'intervention, les animaux sont placés en salle de réveil où ils sont surveillés de manière continue. Leur état et leurs paramètres vitaux sont suivis de près pour détecter rapidement toute anomalie ou signe de détresse. Des points limites à chaque étape du protocole ont été établis.

Choix des espèces

Le choix du porc comme modèle animal et le stade préclinique de cette étude sont justifiés par la nécessité de pouvoir mettre en place une assistance circulatoire et le modèle de détresse respiratoire. Les cochons adultes présentent en effet un volume de sang circulant et une anatomie cardio-pulmonaire comparables à celle de l'humain, ce qui nous permettra de valider nos observations pour envisager des études randomisées chez l'humain par la suite. Cette démarche est essentielle pour faire progresser la recherche médicale, améliorer les traitements et garantir la sécurité des thérapies avant leur application clinique. Un animal adulte de 50kg a été choisi afin de reproduire la prise en charge d'un patient adulte à l'hôpital.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 485
Souffrances
▲ 85
▲ -
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 485

85 souris sont opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, pour fournir la peau greffée aux autres. 400 receveuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées pour prélever leurs tissus. Chaque greffe de peau pleine épaisseur dure une vingtaine de minutes, suivie de trente jours au plus de traitements immunosuppresseurs testés, de clichés sous anesthésie légère tous les deux jours et d'une imagerie de fluorescence par semaine. Le porteur reconnaît des douleurs postopératoires, des infections possibles du greffon et des pertes de poids liées aux molécules testées, et conclut que le rôle des souris reste "crucial et irremplaçable".

Objectifs

Le rejet de greffe reste un obstacle central en transplantation, nécessitant des traitements immunosuppresseurs souvent lourds et aux effets secondaires significatifs. Ce projet a pour objectif d’utiliser un modèle murin de greffe de peau pleine épaisseur afin d’évaluer des approches innovantes pour inhiber efficacement le rejet et prolonger la survie des greffes. L’un des objectifs principaux est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules et formulations qui ciblent spécifiquement les voies métaboliques critiques des lymphocytes T activés. Ces cellules immunitaires, responsables du rejet, reprogramment leur métabolisme en faveur de la glycolyse, de la phosphorylation oxydative et du métabolisme de la glutamine pour répondre à leurs besoins énergétiques. Ce projet vise à tester des inhibiteurs de ces voies, individuellement ou en combinaison, afin de déterminer leur capacité à moduler la réponse immunitaire et à prolonger la survie des greffes. Une attention particulière sera portée à l’optimisation des conditions d’administration des molécules étudiées. Le projet explorera différentes stratégies de dosage et de fréquence d’administration afin de maximiser l’efficacité tout en minimisant les effets secondaires. Ces efforts visent à établir des protocoles thérapeutiques mieux tolérés par les sujets, garantissant un équilibre entre immunosuppression et tolérance immunitaire. Enfin, ce projet ambitionne d’explorer les interactions potentielles entre les inhibiteurs métaboliques et d’autres approches immunomodulatrices, telles que les traitements par co-stimulation ou la déplétion cellulaire. L’objectif est de développer des combinaisons thérapeutiques capables de générer une immunosuppression robuste et synergique, tout en minimisant les risques de rejet aigu et en favorisant une tolérance durable. À travers cette démarche, ce projet contribuera à l’élaboration de stratégies novatrices et transposables en clinique, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer les résultats des greffes et la qualité de vie des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche ambitionne de transformer la gestion du rejet de greffe en se concentrant sur la découverte de nouvelles approches thérapeutiques. En évaluant des molécules innovantes et en testant des formulations ciblant les voies métaboliques clés des lymphocytes T activés, il vise à élargir le répertoire des traitements disponibles en transplantation. Un des principaux bénéfices attendus est l’identification de nouvelles molécules capables d’inhiber sélectivement les mécanismes immunitaires responsables du rejet, tout en limitant les effets secondaires courants associés aux traitements immunosuppresseurs conventionnels. Ces découvertes permettront de mieux comprendre les interactions complexes entre métabolisme cellulaire et réponses immunitaires, ouvrant ainsi la voie à des interventions plus spécifiques et efficaces. Ce projet se distingue également par son approche novatrice de combinaison thérapeutique. En explorant les synergies potentielles entre deux molécules ou plus, il sera possible de maximiser l’effet immunosuppresseur tout en réduisant les doses nécessaires, diminuant ainsi la toxicité et les risques pour les patients. Cette démarche pourrait générer des stratégies thérapeutiques robustes et durables, adaptées à des contextes cliniques variés. Enfin, l’optimisation des doses et des schémas d’administration constituera un bénéfice clé. Grâce à une évaluation rigoureuse des relations dose-réponse, ce projet permettra d’identifier les protocoles les plus sûrs et les plus efficaces, minimisant les complications et maximisant les chances de succès des greffes. En résumé, ce projet s’inscrit dans une dynamique d’innovation centrée sur la découverte et l’optimisation de traitements de nouvelle génération, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion du rejet de greffe et la qualité de vie des patients transplantés.

Procédures

Les animaux donneurs seront prélevés selon une procédure chirurgicale sans réveil durant approximativement 20 minutes, puis seront mis à mort. Les animaux receveurs recevront les gerffes de peaux des donneurs lors d'une procédure chirurgicale durant approximativement 20 minutes, puis seront suivis pendant une période pouvant aller jusqu'à 30jours. Les animaux seront surveillés journalièrement la 1ère semaine, puis tous les 2 jours pour évaluer leur état et réaliser un scoring de prise de greffe. les animaux seront traités avec des traitements de référence et des traitements tests pour comparer l'efficacité de nouvelles thérapeutiques. L'évaluation de la prise de greffe se fera aussi par imagerie non invasive (prise de clichés sous anesthésie légère tous les 2 jours et imagerie de fluoresence une fois par semaine).

Impact sur les animaux

Ce projet, bien que conçu pour minimiser l'impact sur les animaux, peut entraîner certaines nuisances ou effets indésirables inhérents à la mise en œuvre d’un modèle de transplantation cutanée et aux traitements testés. L’intervention chirurgicale nécessaire pour réaliser les greffes de peau constitue une source potentielle de douleur et d’inconfort postopératoires. Cependant, ces effets seront atténués grâce à une prise en charge rigoureuse, incluant l’utilisation d’anesthésiques pendant l’opération et d’analgésiques (par exemple, la buprénorphine) pour soulager la douleur après l’intervention. Des complications locales, telles que des infections au site de greffe ou un retard de cicatrisation, peuvent survenir. Ces risques seront contrôlés par des mesures prophylactiques, comme l’administration d’antibiotiques, et une surveillance attentive des animaux pour détecter rapidement toute anomalie. Les traitements administrés dans le cadre de l’étude (inhibiteurs métaboliques ou molécules immunosuppressives) pourraient entraîner des effets secondaires dose-dépendants, tels qu’une perte de poids, une fatigue ou des altérations métaboliques. Ces manifestations seront étroitement surveillées grâce à un suivi clinique quotidien des animaux, incluant l’évaluation de leur comportement, de leur alimentation et de leur état général. Des ajustements de dose seront effectués si nécessaire pour limiter ces effets.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux donneurs seront mis à mort. A l'issue de chaque procédure, les animaux receveurs seront mis à mort afin de prélever les tissus et réaliser des analyses ex vivo.

Remplacement

La recherche menée dans ce projet vise à développer des approches thérapeutiques innovantes pour inhiber le rejet de greffe, en s’appuyant sur un modèle murin de transplantation cutanée. Bien que le recours aux animaux soit limité aux cas où aucune alternative équivalente n’existe, leur utilisation demeure essentielle pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet. Les modèles in vitro et les simulations informatiques constituent des alternatives précieuses et seront exploitées dans les phases préliminaires. Les cultures cellulaires, par exemple, permettront d’évaluer les interactions moléculaires et les effets directs des traitements sur les lymphocytes T. De même, des outils de modélisation informatique seront utilisés pour prédire les propriétés pharmacocinétiques et les interactions potentielles entre les molécules. Ces méthodes contribueront à réduire le nombre d’animaux nécessaires en éliminant en amont les composés inefficaces ou toxiques. Cependant, ces approches ne peuvent pas reproduire les processus biologiques complexes d’un organisme vivant, tels que les interactions immunologiques, la vascularisation des greffes ou les effets systémiques des traitements. Le rejet de greffe implique des mécanismes dynamiques qui ne peuvent être modélisés de manière fiable qu’en étudiant un système immunitaire fonctionnel dans son intégralité. Les souris, grâce à leur génétique bien caractérisée et leur similitude immunologique avec les humains, constituent le modèle le plus adapté pour explorer ces phénomènes de manière rigoureuse et reproductible. En outre, le modèle murin de greffe de peau permet une observation directe et précise des effets des molécules testées, notamment par l’évaluation visuelle et histologique des greffes. Ce niveau de précision est indispensable pour garantir la robustesse et la transposabilité des résultats à un contexte clinique. Enfin, l’utilisation des animaux sera strictement encadrée par des protocoles respectant les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement). Tous les efforts seront faits pour réduire leur nombre au strict minimum nécessaire et pour limiter leur inconfort par des soins appropriés et des critères d’arrêt clairs. Ainsi, bien que des alternatives soient intégrées au projet pour limiter l’utilisation des animaux, leur rôle reste crucial et irremplaçable pour répondre aux questions scientifiques complexes liées au rejet de greffe et au développement de traitements innovants.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé sur la base d’analyses statistiques rigoureuses. Les tests utilisés incluent des méthodes telles que l’analyse de puissance statistique, permettant de calculer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux avec une probabilité donnée (généralement 80 %) et un seuil de signification de 5 %. Ces calculs tiennent compte de la variabilité attendue des réponses, basée sur des études antérieures dans le domaine de la transplantation.

Raffinement

Raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation : Les souris sont maintenues dans des conditions optimales, adaptées à leur statut sanitaire : Utilisation de cages spécifiques avec filtration d’air pour réduire le risque d’infections. Température (20-24 °C) et humidité (40-60 %) contrôlées, essentielles pour éviter les perturbations cutanées. Enrichissement environnemental adapté (matériaux stériles comme tunnels ou abris) pour éviter tout traumatisme mécanique sur les greffes. Minimisation de la douleur et de la détresse : Anesthésie générale des animaux lors des chirurgies et analgésie préventive et postopératoire : Administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antibiothérapie. Techniques chirurgicales optimisées : Utilisation d’instruments microchirurgicaux pour minimiser les traumatismes tissulaires et surveillance stricte de l’asepsie pour prévenir les infections postopératoires. Monitoring du bien-être : Mise en place d’une grille d’évaluation régulière incluant des paramètres comportementaux, physiologiques (perte de poids, température corporelle), et spécifiques (aspect de la greffe). Suivi longitudinal par imagerie non invasive : Utilisation de technologies telles que la fluorescence ou la tomographie optique cohérente (OCT). Ces outils permettent de suivre en temps réel l’état des greffes sans euthanasier les animaux à différents temps.

Choix des espèces

Le modèle murin a été retenu pour ce projet en raison de ses nombreux avantages scientifiques et pratiques. Les souris possèdent un système immunitaire bien caractérisé et similaire à celui des humains, permettant une extrapolation pertinente des mécanismes immunologiques étudiés. La disponibilité de lignées inbred et transgéniques facilite l’exploration des réponses immunitaires spécifiques et des mécanismes d’action des molécules testées. La transplantation cutanée chez la souris est un modèle robuste, largement documenté et reproductible, idéal pour évaluer le rejet de greffe. La petite taille des souris et leur gestion pratique réduisent les coûts et permettent des études efficaces avec un nombre minimal d’animaux. Malgré l’utilisation d’alternatives in vitro pour réduire leur nombre, les souris restent indispensables pour étudier les réponses immunitaires systémiques et les interactions complexes in vivo, essentielles pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Les animaux utilisés dans ce projet seront des souris adultes, âgées de 8 à 10 semaines. Ce stade de développement est privilégié car il correspond à la maturité immunologique, nécessaire pour étudier les mécanismes de rejet de greffe et les réponses aux traitements immunosuppresseurs. Les souris adultes présentent des systèmes immunitaire, métabolique et vasculaire pleinement fonctionnels, ce qui garantit la fiabilité des résultats et leur transposabilité aux humains. De plus, à cet âge, les animaux sont suffisamment robustes pour supporter les procédures chirurgicales tout en minimisant les risques de complications liés à l’immaturité ou à la sénescence. L’utilisation de souris au même stade de développement permet également de réduire la variabilité des résultats, en limitant les différences physiologiques liées à l’âge.

  • Enseignement supérieur
Cochons : 40
Souffrances
▲ 40
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

Prémédiqués, anesthésiés, intubés, sondés, ouverts dans le dos pour dégager le rachis, stimulés électriquement puis recousus, 40 porcelets de 40 kg passent trois heures et demie sur la table d'opération et sont tués avant tout réveil. Ces séances ne produisent aucune connaissance, elles font pratiquer le contrôle électrophysiologique à des chirurgiens du rachis inscrits à un diplôme universitaire. Le porteur affirme que la pratique sur le vivant est "indispensable" pour acquérir les gestes et apprendre à gérer son stress, tout en indiquant utiliser par ailleurs des simulateurs et des carcasses issues de formations précédentes. Les corps partent ensuite à l'"élimination selon la réglementation en vigueur".

Objectifs

Ce projet consiste à mettre à disposition des porcelets dans les conditions d'intervention chirurgicale humaine pour la formation des chirurgiens orthopédistes spécialistes du rachis qui veulent se former aux techniques de neurophysiologie peropératoires du système nerveux central et périphérique. Le porcelet est l'espèce la plus transposable chez l’humain d’un point de vue physiologique et anatomique. En effet, la taille des organes, le nombre et la disposition des racines lombo-sacrées du porcelet correspond à celle de l’humain. L’instrumentation utilisée pour la chirurgie est donc identique. La difficulté technique première, pour un chirurgien orthopédiste est d'intervenir sur le rachis sans endommager les fonctions motrices du patient. C'est pourquoi il est essentiel que le système de contrôle électrophysiologique doit être parfaitement maîtrisé afin de ne pas risquer la vie du patient ou même de le rendre paralysé. Les animaux sont prémédiqués et opérés sous anesthésie générale. Cette procédure est sans réveil. Chronogramme : prémédication, anesthésie, analgésie, intubation, pose des électrodes d'électrostimulation et recueil, ouverture de l'abord postérieur, mise en évidence du rachis, stimulation, analyse des réponses en temps réel, fermeture et suture, euthanasie, vérification de l'arrêt cardiaque. Élimination des porcelets selon la réglementation en vigueur. Les animaux ne sont pas impliqués dans d'autres procédures.

Bénéfices attendus

Proposer aux chirugiens une formation d'apprentissage et de perfectionnement sur des gestes chirugicaux dans des conditions similaires à celles du bloc opératoire de l'hôpital

Procédures

une procédure chirugicale - durée 3 h 30

Impact sur les animaux

injection intra musculaire pour la pré médication - pose d'un cathéter pour administration de l'analgésie et de l'anesthésie - intubation - pose d'une sonde urinaire

Devenir

Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation car les animaux ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer totalement cette formation par des méthodes alternatives. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les gestes. En effet, l'anatomie du porcelet est similaire à celui de l'humain. De plus, la mise en situation sur animal permet au chirugien d'apprendre à gérer son stress.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, nous utilisons des sous-produits comme les carcasses de cochon promenant de formations précédentes. Nous utilisons également des simulateurs.

Raffinement

La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie (avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal. Lors de l’intervention, une analgésie adaptée a été mise en place afin de garantir le confort d'animal tout en minimisant les effets secondaires.

Choix des espèces

Le porcelet de 40 kg environs, est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Lapins : 60
Souffrances
▲ 28
▲ -
▲ 32
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Jusqu'à 39 prélèvements sanguins par animal à raison d'un par semaine pendant quatre mois, ou huit heures d'anesthésie continue ponctuées de 21 prises de sang et six mesures dans le muscle, 60 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue. 28 d'entre eux sont opérés puis maintenus sous anesthésie et tués sans réveil, les 32 autres relevant de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous reçoivent sous la peau un implant censé libérer en continu une molécule protectrice des neurones, dispositif que le porteur veut valider avant un essai chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le lapin a été retenu pour sa taille, seule compatible selon lui avec ce prototype clinique, plus gros que celui déjà testé sur des rats.

Objectifs

Ce projet a pour but d'étudier les effets d’un dispositif ayant des propriétés protectrices contre la mort des neurones impliqués dans des maladies comme la maladie de parkinson. Avant de pouvoir tester ce dispositif chez des patients atteints de la maladie de parkinson, une validation chez un modèle animal de plus grande taille que le rongeur est nécessaire. Le lapin est le modèle animal le plus adapté pour cette phase de validation. Ce projet a comme objectifs de : (1) vérifier la faisabilité de l’implantation du dispositif, (2) vérifier la production de la molécule thérapeutique libérée en continu (3) évaluer le bon fonctionnement du dispositif sur le court et long terme. Pour atteindre ces objectifs, le projet nécessite une modification (rajout d'une mesure de la molécule thérapeutique dans le cerveau) sans changement du nombre d'animaux. Ces objectifs permettront d’avancer le projet vers un essai clinique chez les patients parkinsoniens.

Bénéfices attendus

Ce projet aura pour bénéfice d’apporter les dernières preuves de sécurité d'un dispositif implantable sous la peau avec un effet protecteur des neurones. Ce dispositif représente une opportunité unique de ralentir, voire d’arrêter, la progression de la maladie dès ses premiers stades. Valider son fonctionnement sur le modèle lapin, plus grand que les rongeurs, est une étape essentielle avant les essais cliniques. L’objectif est d’apporter une solution thérapeutique innovante, capable d’améliorer durablement la qualité de vie des patients et de ralentir l’évolution des patients vers des stades de plus en plus handicapants.

Procédures

1) Tous les animaux subiront une chirurgie d’implantation du dispositif sous la peau (environ 30-45 minutes, incluant l'anesthésie). 2) La moitié des animaux restera sous anesthésie pendant 8 heures au maximum après l'implantation. Ils subiront des prélèvements sanguins et des mesures dans le muscle qui seront répétés à différentes temps de l'expérience (1 minute par prélèvement, 21 prélèvements sanguins , 6 mesures dans le muscle). MODIFICATION: 2 mesures dans le cerveau seront effectuées sous anesthésie générale et analgésie générale et locale. 3) L’autre moitié des animaux sera surveillée pendant 4 mois au maximum après l’implantation du dispositif. Ils subiront des prélèvements sanguins en vigile ou sous anesthésie (1 minute par prélèvement, une fois par semaine, 39 prélèvements au maximum).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables suivants peuvent être observés. Implantation du dispositif sous la peau : elle peut induire une douleur locale sous la peau et une légère perte de poids en période post-chirurgicale. Une inflammation locale au niveau de la peau peut parfois survenir suite à un rejet du dispositif par le corps. Très rarement, une infection de la peau ou des problèmes de cicatrisation peuvent se manifester. Prélèvements sanguins : ils peuvent induire une légère chute de tension et un stress de courte durée dû à la manipulation ainsi qu'une légère douleur locale.

Devenir

Une partie des animaux sera mise à mort afin de prélever les cerveaux et organes pour analyses ou à la fin de l'expérience planifiée. Le reste des animaux sont mis à mort pour les expériences sans réveil de prélèvements de sang. Les prélèvements finals (sang, organes) ne permettent pas que les animaux soient gardés en vie.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives, n'impliquant pas d'animaux vivants, qui permettent d'évaluer l'impact du dispositif sur l'organisme entier. Il est nécessaire d’effectuer des études dans des animaux afin d'assurer le bon fonctionnement du dispositif dans un organisme entier avant l’implantation chez l’homme. Les dispositifs sont d’abord testés in vitro avant d’être utilisés dans des animaux. Les premières mises au point ont déjà été effectuées dans des rongeurs mais la réglementation impose des tests du dispositif clinique dans une espèce animale plus grande avant qu’il puisse être utilisé dans des patients humains.

Réduction

Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Si les résultats sont suffisants pour mettre en évidence un bon fonctionnement du dispositif, il ne sera pas nécessaire de tester la totalité des animaux. Aucun groupe contrôle supplémentaire n’est requis pour cette phase car chaque animal est son propre contrôle grâce aux mesures effectuées avant l'implantation du dispositif. Les animaux seront utilisés pour effectuer différentes analyses biologiques afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire pour chaque analyse.

Raffinement

Une semaine d’acclimatation est prévue à l’arrivée des lapins avant l’expérience. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Cela permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Le projet implique une chirurgie pour implanter le dispositif sous la peau qui sera effectuée sous anesthésie générale et analgésie préopératoire. Afin de prévenir toute douleur post-opératoire, une injection d’un anesthésique local sera effectuée avant incision ainsi qu’une injection d'un anti-douleur toutes les 12 à 24 heures. Suite à la chirurgie, les animaux sont placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Pour les prélèvements sanguins, la zone de prélèvement sera alternée entre chaque prélèvement. Des solutions salines seront injectées fréquemment pour éviter une déshydratation. Les animaux auront accès à une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Afin de réduire le plus possible toute douleur ou détresse que les animaux pourraient ressentir, ils seront observés au moins une fois par jour par le personnel compétent impliqué dans la réalisation des procédures expérimentales et/ou dans le soin des animaux. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de définir les points limites, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l'animal.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi pour cette étude en raison de sa taille, permettant l’implantation du prototype clinique du dispositif en cours d’évaluation. Ce modèle est particulièrement adapté à l’évaluation du dispositif dans des conditions physiologiques proches de l’humain. Ce modèle permet d’obtenir des résultats pertinents tout en respectant les exigences éthiques et réglementaires relatives au bien-être animal. Nous utiliserons des lapins et lapines à l’âge de 11 semaines quand la moyenne de poids aura atteinte environ 2.5kg. En effet, nous devons respecter un poids minimum qui permettra d’implanter le dispositif clinique ayant une taille plus importante que celui utilisé en pré-clinique chez le rat. Il s’agit donc d’animaux ayant un stade de développement avancé.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 228
Souffrances
▲ 228
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 228

Anesthésiées puis saignées à l'aorte jusqu'à ce que la quantité prélevée ne permette plus de les maintenir en vie, 228 souris sont tuées avant tout réveil. La procédure entière dure moins de vingt minutes. Leur sang servira à des tests de coagulation hors du corps, pour comprendre pourquoi les personnes atteintes de pseudoxanthome élastique, une maladie génétique rare, font des thromboses à répétition. Le porteur consacre l'essentiel de sa rubrique raffinement à l'aménagement des cages, carrés de cellulose, bâtonnets de coton, papier froissé et hébergement en groupes sociaux, pour des animaux dont la seule procédure prévue consiste à être anesthésiés et vidés de leur sang.

Objectifs

Le pseudoxanthome élastique (PXE) est une maladie génétique rare associée à un risque cardiovasculaire accru. Les patients atteints de PXE développent des thromboses de manière récurrente. L’origine de cette propension à la thrombose n’est pas connue, mais nos résultats obtenus sur le sang de patients atteints de PXE indiquent que les plaquettes sanguines jouent un rôle prépondérant. L’objectif de notre projet de recherche est de mieux comprendre le rôle des plaquettes dans la maladie vasculaire associée au PXE en utilisant le modèle de souris génétiquement modifiées pour reproduire la pathologie. Nous procèderons pour cela à des tests en perfusant le sang de ces animaux sur des surfaces générant des thromboses. Les retombées de ce projet permettront de comprendre l’origine de la dysfonction de plaquettes chez les patients atteints de PXE et par conséquent d’orienter ces patients vers un meilleur diagnostique et une meilleure prise en charge. D’un point de vue fondamental, ces expériences nous permettront de caractériser le lien entre la dysfonction du transporteur Abcc6, muté dans la maladie, et une altération de la fonction plaquettaire.

Bénéfices attendus

L'objectif est de trouver des traitements antiplaquettaires appropriés pour prévenir les caillots chez les patients atteints de la maladie rare PXE afin de leur offrir des options thérapeutiques plus efficaces pour une meilleure prise en charge et une meilleure qualité de vie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection (anesthésie) qui prend environ 1 minute et nécessite une contention. Après l’injection, il faudra attendre environs 10 minutes pour que celle-ci fasse effet et après le prélèvement de sang terminal (animal anesthésié) prend quant à lui environ 5 minutes. Ainsi, la procédure dans sa totalité de l’injection au prélèvement dure moins de 20 minutes.

Impact sur les animaux

La contention nécessaire à l’anesthésie génère un stress chez l’animal. La complication principale attendue peut être un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée).

Devenir

Le prélèvement à l’aorte est un prélèvement terminal car la quantité de sang prélevée est très importante et non compatible avec un maintien en vie des animaux.

Remplacement

Le but de ce projet est de caractériser la fonction plaquettaire du modèle murin de PXE, par des tests de thrombose artérielle ex vivo et d’agrégation in vitro. Ces processus sont complexes et intégrés. La génération de plaquettes in vitro ne peux pas répondre à nos questions scientifiques. De plus, on ne produit pas à l’heure actuelle des quantités suffisantes de plaquettes de culture pour réaliser ces tests. En ce qui concerne les approches pharmacologiques, les molécules et combinaisons de molécules testées entrainent des interactions multiples et complexes entre les plaquettes et les cellules sanguines qui ne peuvent pas être modélisées par des systèmes in vitro. Les résultats nous permettront à terme (une nouvelle saisine sera rédigée) d’évaluer l’effet de traitements antiplaquettaires existants ou de nouveaux traitements in vivo chez la souris, dans le but de cerner les stratégies antithrombotiques efficaces dans le contexte du PXE.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs ont été déterminés en amont par une approche statistique.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées. Nous avons ajouté des matériaux tels que des carrés de cellulose, des bâtonnets de coton et des morceaux de papier froissé pour qu'ils puissent organiser leur environnement comme ils le souhaitent. Nous avons également veillé à ce qu'ils ne se sentent pas seuls en les plaçant par groupes sociaux. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées au maximum afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure). De plus, des points limites spécifiques ont été établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi de limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entraîné. Les procédures sont sans réveil et l’animal sera anesthésié pendant la totalité des procédures.

Choix des espèces

L’utilisation de sang de souris pour évaluer la formation de caillot sanguin dans un contexte simplifié (ex vivo) est un modèle bien maitrisé au sein du laboratoire et qui permet une évaluation précise de la formation d’un thrombus. Nous souhaitons élucider et rectifier la dysfonction plaquettaire des souris génétiquement modifiées. Ainsi, la première étape consiste à étudier ces animaux dans des modèles de thrombose artérielle. Il est donc nécessaire d’évaluer leurs efficacités sur sang de souris avant de démarrer les études in vivo. Ainsi, pour étudier nos récepteurs d’intérêt, nous procédons à des approches pharmacologiques séquentielles. Ceci nous permettra de mieux comprendre la contribution des différents récepteurs plaquettaires et d’envisager un traitement anti plaquettaire efficace. Les souris seront utilisées au stade adule entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 102
Souffrances
▲ 48
▲ 54
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 102

Rendues stériles par l'expression forcée d'un gène dans les cellules du testicule, 102 souris subissent une injection de traceur cellulaire puis une chirurgie terminale de dix minutes. 48 d'entre elles sont opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les 54 autres relevant de procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur écrit que les animaux générés "ne souffrent pas" puisque le défaut se limite à une stérilité, tout en décrivant une perfusion intracardiaque de fixateur et une hypothermie possible liée à l'anesthésie. Toutes sont tuées pour prélever leurs testicules, l'un pour l'histologie, l'autre après perfusion pour l'immunohistochimie.

Objectifs

PAX8 est un facteur de transcription dont on veut étudier si il détermine le destin des cellules. Nous cherchons à savoir si l’expression forcée de PAX8 dans les cellules de Sertoli du testicule est capable de provoquer leur différenciation anormale en cellules épithéliales d'un autre type. Pour se faire nous croisons deux lignées de souris pour nous permettre d’induire la surexpression de Pax8 uniquement dans les cellules de Sertoli chez la descendance sans pour autant impacter leur état de santé et de bien-être à l’exception d’un défaut de fabrication de gamètes (spermatogénèse).

Bénéfices attendus

Notre projet augmente les connaissances concernant le rôle de PAX8 dans la physiologie testiculaire. De plus, les résultats de ces recherches permettent d’identifier certains problèmes d’infertilité chez l’homme et d’envisager des thérapies.

Procédures

Les interventions sur la souris nécessitent de les immobiliser par une contention non traumatisante de 20 à 30 secondes. Les souris reçoivent l' injection d'un traceur cellulaire (1 fois, quelques secondes), d’un analgésique (1 fois, quelques secondes) et d’un anesthésique (1 fois, quelques secondes). La procédure de chirurgie terminale sans réveil dure 10 minutes et résulte en la mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Les mâles ne présentent aucun phénotype dommageable, seul une stérilité liée à un problème de différenciation de l’épithélium est attendue. Les procédures expérimentales mises en œuvre engendrent une douleur minime aux animaux. La douleur résultant de l’administration de substance (traceur cellulaire, analgésique et anesthésique) est légère et de courte durée, elle entraine une douleur équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille sous la peau. La chirurgie terminale sans réveil sera réalisée sous anesthésie générale précédée d’une analgésie. L’anesthésie peut engendrer une hypothermie.

Devenir

tous les animaux de ce projet sont mis à mort afin de prélever des organes pour les analyses histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

Notre étude vise à comprendre le rôle d'un gène dans la différenciation des cellules de Sertoli du testicule. La spermatogenèse est un processus complexe qui fait intervenir plusieurs types cellulaires du testicule. Le contexte physiologique, les interactions entre les cellules somatiques et les cellules germinales sont essentielles pour assurer une production continue de spermatozoïdes. L’utilisation d’un système in vitro basé sur un type cellulaire unique ne suffit pas à se placer dans un contexte physiologique aussi complexe que celui de l’animal. Seule une approche expérimentale avec des animaux nous permet de répondre à nos recherches.

Réduction

Le nombre d’animaux requis est le minimum nécessaire pour satisfaire aux exigences en matière de réduction du nombre d’animaux utilisés tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique. La stratégie des accouplements fait en sorte que la totalité des mâles produits serviront à l’analyse. 50% des mâles produits sont transgéniques et les autres 50% sont des mâles contrôles. Il s’agit du croisement d’animaux de deux lignées ne présentant pas de phénotype. Pour les analyses morphologiques (histologie et immunohistochimie), ainsi que pour le suivi du destin des cellules par administration d’un traceur à différentes étapes de la spermatogénèse, nous utilisons 3 mâles contrôles et 3 mâles transgéniques. Sur un même animal, nous prélèverons un testicule pour les analyses histologiques et le deuxième testicule après perfusion de fixateur pour les études immunohistochimiques.

Raffinement

Les animaux générés (exprimant PAX8 dans les cellules de Sertoli) ne souffrent pas car le phénotype attendu se limite à une stérilité due à un défaut de production de spermatozoïdes lors de la différenciation de l’épithélium séminifère ce qui ne provoque pas l’obturation du système uro-génital. Les animaux sont injectés avec une solution de Brdu à température ambiante et sont surveillés 1H, 2H et 3H après injection et une fois par jour pendant 4 jours. Les animaux seront surveillés quotidiennement, en cas d’inconfort ou de souffrances constatés des mesures correctives adaptés seront prises après consultation auprès de la SBEA et du vétérinaire (soins, analgésie, euthanasie…). En cas d’atteinte de points limites l’animal sera immédiatement mis à mort. Les injections, la perfusion et les mises à mort sont réalisées par un expérimentateur qualifié ayant suivi une formation à la manipulation des rongeurs et à la chirurgie afin de minimiser les nuisances sur les animaux. La douleur générée par la perfusion intra-cardiaque est minimisée grâce à l’administration d’un analgésique 30 minutes avant l’anesthésie.

Choix des espèces

De par sa petite taille, ses nombreuses ressemblances génétiques avec l'Homme et les facilités de modification de son génome, la souris est un excellent modèle pour appréhender la physiopathologie des maladies humaines. Nous avons choisi une approche de génomique fonctionnelle pour laquelle la souris est particulièrement bien adaptée (possibilité de réaliser des modifications dans le génome : temps de génération court ; génome connu, outils moléculaires). Pour les études par histologie et immunohistochimie nous analysons 8 stades de la spermatogénèse qui correspondent à des étapes clés de la spermatogénèse. Pour étudier le destin et le rythme de différenciation des cellules nous analysons par immunohistochimie 3 vagues déterminantes de la spermatogénèse avec des prélèvements à 3 points dans le temps après l’administration d’un traceur moléculaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1360
Souffrances
▲ 32
▲ -
▲ 1328
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1360

Injections de fer, molécule déclenchant une anémie hémolytique, irradiation en boîte de contention, injections de globules rouges ou de bactéries : 1 360 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant anesthésiée et tuée avant tout réveil. Un groupe reçoit six injections en douze jours, un autre passe cinq à dix minutes immobilisé pour l'irradiation avant une injection sous anesthésie. Toutes finissent anesthésiées pour une prise de sang terminale puis tuées, afin de prélever foie, rate et moelle osseuse. Le porteur affirme que la complexité d'un "organisme entier" ne peut pas être recréée in vitro et conclut que l'animal "dans son intégrité" est nécessaire pour étudier le recyclage du fer par les macrophages.

Objectifs

Le fer est essentiel pour de nombreuses fonctions physiologiques, comme la synthèse de l'ADN, la production de l'hémoglobine (indispensable au transport de l’oxygène dans les globules rouges), et la production d'énergie. Il existe sous deux formes principales, à savoir le fer ferrique, peu soluble mais stable, et le fer ferreux, plus soluble mais réactif. En excès, le fer peut générer des espèces réactives de l'oxygène qui peuvent créer des dommages aux cellules et déclencher une forme de mort cellulaire appelée ferroptose. Chez l’Homme, des mutations dans un certain nombre de gènes conduit à des surcharges sévères en fer dans l’organisme induisant des lésions tissulaires. Les manifestations de cette pathologie peuvent inclure des symptômes systémiques, des dysfonctions hépatiques (pouvant favoriser le développement d’un cancer du foie), une cardiomyopathie, un diabète, ainsi que des arthropathies, parmi d’autres complications. Ces maladies héréditaires sont appelées hémochromatoses et peuvent concerner environ 1 personne sur 1000 en France. Les concentrations de fer dans le sang et les organes sont strictement régulés pour limiter sa toxicité. Les macrophages, notamment dans la rate et le foie, contribuent à recycler le fer en éliminant les globules rouges vieillissants. Les cellules de Kupffer, des macrophages (globules blancs qui ont une fonction de nettoyage et de surveillance immunitaire) situés dans le foie, sont essentielles dans ce processus de recyclage. Dans certaines pathologies, comme l’anémie hémolytique, ces cellules de Kupffer peuvent souffrir et être remplacées par des macrophages d'une autre origine. Ce remplacement a des conséquences potentielles sur l'accumulation de fer dans certains organes, pouvant entraîner des dommages aux reins. Cette étude explore le rôle d'une molécule exprimée par les cellules de Kupffer (mais également d'autres types de macrophages) pour déterminer si celle-ci contribue à la survie et au maintien de ces macrophages dans le foie en condition normale et en cas de surcharge en fer.

Bénéfices attendus

Le fer est un composant essentiel de l'hémoglobine (une protéine des globules rouges) et est essentiel au transport de l'oxygène chez les vertébrés. À l'état stable, la production de globules rouges est en équilibre avec leur élimination. Cependant, dans diverses conditions physiopathologiques, la durée de vie des globules rouges est gravement compromise, ce qui menace l'organisme d'anémie et d’une toxicité au fer. Ces anémies dites hémolytiques peuvent avoir plusieurs origines et notamment être d'origine métabolique, génétique comme pour la drépanocytose ou bien encore relever de désordres auto-immuns. Dans ce contexte, ce projet vise à mieux comprendre le rôle et l’importance que jouent les macrophages (origine, quantité tissulaire, activation, fonction) et en particulier ceux qui sont présents dans le foie, mais aussi dans la rate ou la moelle osseuse, dans le recyclage du fer et l’équilibre production-élimination des globules rouges.

Procédures

Un premier groupe d’animaux recevra une administration de fer par injection unique (animal vigile, quelques secondes de contention). Un deuxième groupe recevra une administration (injection unique, animal vigile, quelques secondes de contention) d'une molécule favorisant une anémie hémolytique. Un troisième groupe d’animaux recevra deux injections sous anesthésie générale (durée de quelques minutes) dans la journée, puis le lendemain une administration de fer par injection unique (animal vigile, quelques secondes de contention) suivie de deux prises de sang (animal vigile, durée 1-2 minutes) à quelques jours d'écart. Un quatrième groupe recevra une administration de fer par injection unique (animal vigile, quelques secondes de contention) puis 2 semaines plus tard une administration de globules rouges ou de bactéries par une injection unique sous anesthésie générale. Un cinquième groupe recevra une administration de fer par injection unique (animal vigile, quelques secondes de contention), puis des traitements par injection (animaux vigiles, quelques secondes de contention) de molécules tous les deux jours, 6 fois. Pour le dernier groupe, les animaux seront placés dans des compartiments (mouvements limités) d’une boîte transparente en même temps que d’autres congénères (contact visuel et olfactif) pour subir une irradiation de faible dose (5 à 10 mins) suivie d'une injection sous anesthésie générale. 2 semaines plus tard, une prise de sang sera effectuée (animal vigile, durée 1-2 minutes) avant une administration de fer par injection unique (animal vigile, quelques secondes de contention). En fin de procédure, tous les animaux seront anesthésiés pour permettre une prise de sang terminale puis euthanasiés (toujours sous anesthésie générale).

Impact sur les animaux

Les manipulations des animaux pourront induire un stress de courte durée. Les administrations pourront induire une brève et légère douleur au point d’injection. Les injections répétées peuvent induire un risque d'infection (cas rare). Les prélèvements sanguins pourront induire une douleur de courte durée ainsi qu’un risque faible d’hématome ou d’hémorragie. Les animaux irradiés (doses modérées) pourront être stressés au cours de l’irradiation par le maintien de courte durée (5 à 10 mins) dans une petite boîte (mais sans perte visuel ni olfactive de leurs congénères). Ils pourront aussi être plus sensibles aux infections pendant quelques jours. Les courtes anesthésies générales pour les injections pourront engendrer un stress thermique et l’injection une douleur temporaire au réveil. Certains traitements pourront induire une inflammation temporaire, ou une anémie de transitoire et être source d’inconfort et être associée à une perte de poids temporaire des animaux.

Devenir

Des prélèvements et analyses post-mortem sont nécessaires ce qui implique l’euthanasie des animaux (1360 total) à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Il n’est aujourd’hui pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires qui rentrent en jeu et la répercussion de leur activité sur le fonctionnement tissulaire en condition saine ou pathologique. Dans le cas présent, l’animal dans son intégrité est nécessaire pour étudier l’impact de l’inactivation de notre gène d’intérêt dans les macrophages (présents dans tous les organes) sur leur homéostasie mais également sur les répercussions systémiques telles que l’homéostasie du fer.

Réduction

Un total de 1360 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. La taille des groupes expérimentaux est optimisée de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour le projet, tout en conservant une puissance statistique suffisante pour pouvoir obtenir des résultats significatifs et reproductibles. Sur la base de notre d’expérience utilisant des approches similaires et à l’aide d’un calcul de puissance, nous estimons que 2 lots de 8 animaux par condition seront suffisants pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. A l'issue des expérimentations, nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer. Dans la mesure du possible, et quand cela est techniquement possible, les groupes expérimentaux partageant un même groupe contrôle seront analysés en parallèle afin de limiter le nombre d’animaux requis pour l'étude.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux dans les conditions réglementaires d'hébergement avec respect des cycles jour/nuit, un contrôle de l’hygrométrie et de la température. Les changes litière/nourriture sont effectués de façon hebdomadaire avec surveillance quotidienne par le personnel de l’animalerie. Les souris disposeront de lanières de kraft, favorisant la nidification et diminuant ainsi leur stress. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite), le recours à l'anesthésie si nécessaire et la mise en place de soins adaptés. Les points limites prennent en compte des critères variés tels que l’observation du comportement, l'aspect général de l’animal, son niveau d'activité, ainsi que son poids corporel. Si un animal présente des signes de détresse, des mesures immédiates sont prises pour garantir son confort et sa santé. Avant début des expérimentations les animaux seront habitués à être manipulés afin de réduire leur stress. Pour toutes les procédures, les injections, les administrations de molécules ou les prélèvements sanguins seront réalisées par une personne en charge de l'étude, habilitée à réaliser les expérimentations sur ce modèle, maîtrisant le geste et avec un matériel adapté afin de réduire le stress et la douleur des animaux.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle des invalidations géniques et spécifiques de certains tissus et cellules peuvent être facilement réalisées et notamment pour l'études des macrophages. De plus, de nombreuses lignées ont déjà été développées et sont donc disponibles pour les chercheurs. La physiologie murine est proche de celle de l’Homme, justifiant ainsi l’utilisation de cette espèce à des fins de recherche thérapeutique en médecine humaine. Les animaux utilisés devront avoir atteint l'âge adulte au début des expérimentations pour avoir un système immunitaire mature. Ils seront donc utilisés à partir de l’âge de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 216
Souffrances
▲ 144
▲ 24
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 216

216 souris vont être utilisées, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur muscle plantaire. Quarante-huit d'entre elles sont opérées dix minutes sous anesthésie pour surcharger un muscle, puis marchent librement en cage pendant 21 jours en ne s'appuyant que sur lui, avec des douleurs et une inflammation post-opératoires. Seize reçoivent dans l'eau de boisson une molécule qui bloque la production d'énergie à partir des sucres, huit une injection quotidienne d'activateur pendant 21 jours, la fatigue et l'hypoglycémie faisant partie des effets attendus. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle alternatif pour l'étude du muscle à maturité, tout en indiquant que l'ensemble des analyses des mécanismes cellulaires sera réalisé sur lignées cellulaires.

Objectifs

La perte de masse musculaire est une caractéristique commune à de nombreuses maladies, altérant l’autonomie, la qualité de vie et la survie des patients. Les exercices de musculation sont efficaces pour prévenir cette perte, cependant, plusieurs pathologies sont associées à une moindre prise de masse musculaire induite par l’exercice, ce qui complique la prise en charge des patients. L’identification des facteurs impliqués dans la résistance musculaire à la prise de masse est une étape essentielle pour le développement de thérapies adaptées. Le contrôle de la masse musculaire dépend fortement de l’énergie disponible dans l’organisme. La prise de masse musculaire en réponse à un entraînement physique induit une augmentation d’environ dix fois de la consommation de glucose par le muscle, ce qui souligne l’importance de l’apport énergétique durant la croissance musculaire. Cette augmentation de l’absorption du glucose suggère que son utilisation par le muscle influence directement la croissance musculaire. Cependant, le rôle précis de la consommation musculaire de glucose lors de cette croissance reste encore mal compris. La détermination de l’impact des apports énergétiques sur la prise de masse musculaire constitue un domaine de recherche prometteur qui permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la croissance musculaire. Ce projet vise à identifier les mécanismes cellulaires responsables de l’adaptation musculaire, en se concentrant plus particulièrement sur les voies de production d’énergie au sein des cellules musculaires

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l'insensibilité aux effets de l’exercice physique observée chez de nombreux patients (obèses et âgés notamment). Ce projet pourrait donc permettre d’améliorer la prise en charge des patients et d’améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Quarante-huit animaux seront soumis à un prélèvement peu douloureux au bout de la queue afin de déterminer, par analyse génétique, leur aptitude à participer à l’étude. Ces 48 animaux recevront une injection quotidienne (piqûre de 2 secondes) pendant 5 jours. Ils recevront également une injection de sédatif et d’analgésique (piqûre de 2 secondes) avant l’opération, puis une injection d’un autre analgésique immédiatement après celle-ci (piqûre de 2 secondes). Une fois endormis et sous analgésie, les animaux subiront une intervention chirurgicale (10 minutes). Les animaux des mêmes groupes effectueront une prise de masse musculaire par surcharge des muscles, ces derniers étant alors seuls responsables du travail mécanique de la marche pendant 21 jours, simplement par déambulation libre dans la cage. Seize animaux recevront un traitement par une molécule réduisant la production d’énergie à partir des sucres pendant ces 21 jours (cette molécule sera diluée dans l’eau de boisson et ne nécessitera aucune manipulation supplémentaire). Huit animaux seront traités avec un activateur de la production d’énergie, sous forme d’une injection quotidienne (piqûre de 2 secondes) pendant 21 jours. Enfin, huit animaux subiront un prélèvement peu douloureux au bout de la queue pour obtenir une goutte de sang destinée à mesurer la glycémie.

Impact sur les animaux

Les animaux opérés pourront ressentir des douleurs légères et de l’inconfort liées à l’opération, la surcharge du muscle ainsi qu’à l’inflammation les jours suivant l’opération. Les autres effets indésirables sont la fatigue induite pas l’inhibition de la production d'énergie et de potentielles hypoglycémies provoquées par l’activateur de la production d'énergie.

Devenir

Pour mener notre une étude et identifier les mécanismes impliqués dans la réponse à la croissance du muscle, nous devons prélever le muscle plantaire et réaliser des analyses moléculaires à l’issue de la procédure. Cela nécessite de mettre à mort les animaux en fin de projet.

Remplacement

Cette étude ne peut être conduite que chez l'animal car il n’y a pas de modèles alternatifs pour l’étude du muscle à maturité. Cependant, toutes les études visant à déterminer les mécanismes cellulaires impactés par l'utilisation des sucres par les cellules musculaires seront ralisées sur lignée cellulaires.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux nous analiseront les deux pattes des animaux réduisant de moitier le nombre d’individus nécessaire. La quantité de tissu prélevable pour ce genre d’expérimentation est faible ; pour éviter d’augmenter le nombre de souris nécessaires pour identifier les mécanismes cellulaires d’un côté et analyser la prise de masse du muscle de l’autre, nous réaliseront les études des mécanismes cellulaires sur des cultures cellulaires.

Raffinement

Les groupes contrôles ne seront pas incisés pour éviter les souffrances inutiles. Les souris sont opérées sous anesthésiant, analgésique et hypnotique, les muscles dont le tendon aura été sectionné ne sont pas enlevés de la loge (pas de retrait du muscle), cela réduit un peu les effets de prise de masse mais réduit la lourdeur de l’opération (plus petite incision et moins d’inflammation) et donc l’ampleur des douleurs et gènes post opératoire. Les souris sont placées sur un plateau chauffant (37°C) pendant la période de réveil post opératoire. Un gel hydraté (hydrogel) est placé dans la cage des souris et la nourriture est mise au sol la semaine suivant l’opération pour faciliter l’accès à l’hydratation et à l’alimentation. Les souris sont surveillées (apathie, toiletage, expression faciale et poids) pendant les 3 premiers jours post opératoirse. Une perte de poids de plus de 20% ou une apathie chronique (3jours) conduira à la mise à mort de l’animal de façon anticipée.

Choix des espèces

Les conditions d’hypertrophie du muscle chez l’humain que nous souhaitons étudier plus précisément sont bien reproductibles dans le modèle souris. De plus, nous utiliserons des modèles génétiquement modifiés qui n’existent que chez la souris. Les animaux seront utilisés au stade adulte afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 32
Lapins : 220
Cochons : 84
Souffrances
▲ 134
▲ 32
▲ 83
▲ 87
Devenir
 -
 -
 -
 336

Une chirurgie sous anesthésie de quarante-cinq minutes à une heure trente, puis cinq à huit administrations de produit de contraste, puis quatre à neuf séances d'imagerie de deux heures trente chacune. 336 rats, lapins et porcs vont être utilisés dans ces protocoles, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance sévère. Deux des modèles se déroulent entièrement sous anesthésie sur quatre heures, sans reprise de conscience, pour mettre au point l'imagerie couleur K-edge de l'embolie et de la fibrose pulmonaires, le porteur indiquant que la création de ces modèles pathologiques se fait sans ajout d'animaux. Tous sont tués pour que leurs organes passent en microscopie et en histologie.

Objectifs

Certaines maladies pulmonaires, comme l'embolie pulmonaire et la fibrose pulmonaire, altèrent la respiration et peuvent mettre en danger la vie des patients. Pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur diagnostic, ce projet utilise un scanner médical avancé capable d’analyser la composition des tissus pulmonaires avec une grande précision. Cette nouvelle technologie nécessite la mise au point de nouveaux agents de contraste innovants. Pour cela, des études seront menées sur des modèles animaux dont l’anatomie pulmonaire est proche de celle des humains. La création des modèles animaux de pathologies pulmonaires nécessite une modification du projet initial sans ajout d’animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les techniques d’imagerie médicale pour mieux détecter certaines maladies pulmonaires. Grâce à l’utilisation de nouveaux produits de contraste, il pourrait permettre d’identifier plus précisément les zones touchées et d’obtenir des informations plus détaillées sur l’évolution de ces maladies. En apportant une meilleure visibilité des atteintes pulmonaires, cette avancée pourrait améliorer le diagnostic et le suivi des patients à l’avenir.

Procédures

Rats : 32 animaux ont subi 1 administration de produit sous anesthésie et 9 séances d’imagerie sous anesthésie (MODIFICATION 1h à J0 et 15 minutes à J1 et J7 ). Lapin : Modèle 1 (4h sans réveil) 101 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J0 (3h) 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 6 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J21 (3h) : 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 8 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Porcs : Modèle (MODIFICATION 4h sans réveil) 33 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J0 (3h) 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 8 administrations de produit sous anesthésie, et 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J21 (3h) : 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 4 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30).

Impact sur les animaux

Certaines étapes du projet peuvent entraîner un inconfort temporaire pour les animaux. Les injections et prises de sang peuvent provoquer une légère douleur passagère. La préparation de la peau pour la tonte peut générer un stress léger de courte durée. L’anesthésie et la chirurgie peuvent causer un stress modéré, parfois accompagné d’effets secondaires légers, comme une gêne respiratoire passagère. L'administration de certains traitements peut aussi entraîner une fatigue ou une diminution temporaire de l’appétit. 5.7. Quelles espèces est-il prévu d’utiliser? Quels sont le degré

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés car des organes doivent être prélevés pour analyse en microscopie, histologie.

Remplacement

Le projet se fonde sur l'imagerie du poumon grâce à de nouveaux agents de contraste. La faisabilité de ces agents de contraste à interagir avec l'organisme in vivo ainsi que de marquer les processus recherchés du projet (ventilation, perfusion, inflammation) est à ce jour inconnue. Avant d'utiliser des animaux vivants, des tests sont faits sur des poumons provenant de l'industrie alimentaire (lapins, cochons). Cela permet d'améliorer la précision des tests sur les animaux vivants et de réduire leur nombre nécessaire pour l’étude.

Réduction

Ce projet implique l'utilisation de 336 animaux dont une phase pilote sur la biodistribution et la biotolérances de 8 agents de contraste chez les rats. Pour les lapins, le nombre d'animaux a été calculé pour s'assurer qu'on puisse détecter des différences significatives dans les images, comme celles entre un animal malade et un animal en bonne santé. Cela permet de garantir que les résultats soient fiables. Pour les porcs un effort de réduction est entrepris puisque un certain nombre seront utilisés pour les 4 agents de contrastes et les 2 voies d’administration. Le nombre d’animaux a été déterminé en tenant compte de deux contraintes : la quantité d’agent de contraste nécessaire et les différences naturelles entre chaque individu observées dans les études précédentes. Les techniques d’imagerie non invasive, permettent de suivre les mêmes animaux dans le temps, réduisant le besoin de grands effectifs pour des études distinctes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en collectivité, au sol dans des boxes (lapins et porcs) et des cages (rats) dédiés avec alimentation et eau ad libitum. Les animaux seront suivis de manière quotidienne, manipulés par le personnel de zootechnie pour réduire toute forme de stress. Ils seront pesés pour un suivi de gain de poids qui permettra le bon calcul des doses à administrées le jour de l’expérimentation. Les paramètres environnementaux de la pièce seront également relevés quotidiennement. Le raffinement est appliqué, par l’utilisation de boxes/cages enrichis : foin, abris, bâton et bloc de cellulose à ronger pour les lapins. Foin et jouets de différentes textures pour les cochons. Tunnel, abri, nid et bloc de bois à ronger pour les rats. Ceux-ci leur permettent d’exprimer au mieux leur comportement naturel. La règle de raffinement est aussi mise en place au cours de la procédure via des traitements analgésiques, anti-inflammatoires et une grille de suivi adaptés.

Choix des espèces

• Rat : stade adultes, 300 à 450 g, Choisi dans un premier temps pour les tests initiaux de faisabilité et pour sa taille qui est adaptée à la résolution du scanner. Ils permettent d’obtenir des données préliminaires avant de passer à des espèces plus proches de l'Homme. • Lapin : stade jeunes adultes, d’environ 3 à 6 mois, de 3-4 kg Choisi pour sa physiologie pulmonaire proche de celle de l'Homme, ce qui permet de simuler des conditions humaines avec des volumes respiratoires et sanguins comparables à ceux d'un enfant de 4kg. • Porc : stade jeunes adultes, d’environ 3 mois, ayant un poids entre 30 et 40 kg. Le porc est un modèle adapté pour la recherche clinique, car sa taille, son poids et son anatomie, notamment le système respiratoire, sont proches de ceux de l’Homme. C’est une espèce clé pour les tests précliniques qui visent à transposer les résultats chez l'Homme.