Procédures sans réveil
Endos Form: Utilisation de l’animal pour la formation en endoscopie bronchique et digestive des professionnels en poste ou en cursus de formation
- Formation professionnelle
Moutons : 30
Choisis de préférence parmi les animaux porteurs de hernies ou de boiteries, décrits comme une "non-valeur" dans leur élevage d'origine, 140 cochons et 30 moutons seront opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une endoscopie bronchique ou digestive de quatre à huit heures, les porcs pouvant être mis à jeun seize heures avant, et plusieurs actes sont enchaînés sur le même individu pendant la même anesthésie, ce qui rend son réveil impossible. La finalité déclarée est la formation continue de médecins endoscopistes et de personnels paramédicaux, à raison de trente-cinq sessions sur le porc et quinze sur la brebis, avec jusqu'à seize participants par session. Le porteur décrit une formation en étapes, informatique puis simulateur puis ex vivo, et affirme que l'animal reste "indispensable" avant le passage chez l'humain.
Objectifs
Dans un contexte où la sécurité du patient et la responsabilité des médecins sont au cœur des débats, il devient fondamental pour le corps médical et paramédical d’adopter des techniques qui améliorent sans cesse la prise en charge des patients. La simulation est aujourd’hui un enjeu majeur de la formation des professionnels de santé puisqu’elle représente l’unique méthode qui associe apports théoriques, gestes techniques et gestion émotionnelle de la situation. La simulation médicale et/ ou paramédicales apparait comme un outil intéressant dans le processus de formation en endoscopie digestive et bronchique. Notre système de santé de plus en plus complexe est confronté aux principaux challenges que sont : – les besoins grandissants dans le domaine de la formation des étudiants, et des praticiens ; – le maintien impératif des compétences et l’amélioration de la sécurité des patients ; – la simulation s’inscrit dans le courant constructiviste. En effet, l’apprenant construit ses connaissances à travers une activité en situation, l’action en situation étant le facteur principal menant à l’acquisition de connaissances, lesquelles servent à l’adaptation de l’individu dans les situations de toute nature qu’il rencontre. De plus les secteurs d’endoscopie font face depuis plusieurs années à des évolutions technologiques importantes de la part des fabricants de Dispositifs médicaux (endoscopes, prothèses diverses , systèmes de sutures et d’hémostase, valves ….) nécessitant une formation continue. La formation en endoscopie interventionnelle s’accompagne d’une courbe d’apprentissage que ce soit chez l’homme ou chez l’animal. Ce projet vise à respecter les différentes règlementations mondiales et européenne sur le respect des patients (jamais sur l’homme la première fois ) et se situe en aval de l'utilisation des simulateurs ( silicones , électroniques et ex Vivo). Ce projet pourra permettre la formation des médecins endoscopistes interventionnels ( gastroentérologues et pneumologues) ainsi que le personnel paramédical sur les plateaux d’endoscopie ( infirmier(e)s , en poste ou en cursus de formation, voire les vétérinaires sur les différentes techniques d’endoscopie de bases et interventionnelles (dissection sous muqueuse, pose de prothèse, sutures endoscopiques , biopsies, bronchoscopie souples et rigide.. ).
Bénéfices attendus
Les principaux bénéfices de ce projet sont la formation et le perfectionnement des professionnels (médecins endoscopistes et paramédicaux…) aux différentes techniques, techniques permettant une prise en charge améliorée du patient dans différentes indications, avec des thérapies mini-invasives et l’apprentissage de la gestion des complications éventuelles.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure d’endoscopie sous anesthésie générale et analgésie, d’une durée allant de 4 à 8 h.
Impact sur les animaux
Un stress des animaux à la manipulation est possible. Une période de jeûne sans restriction hydrique de 16 h maximum peut également être prévue en amont de la procédure pour les porcins, selon les procédures prévues.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure, la procédure dont fait l’objet la formation étant effectuée à plusieurs reprises (et/ou plusieurs procédures différentes étant réalisée sur un même animal au cours de l’anesthésie de l’animal, cela ne serait pas compatible avec son réveil.
Remplacement
La formation se divise en plusieurs étapes. En premier lieu, la formation se fera sur support informatique ou sur modèle de simulation artificiel. Une fois les bases obtenues on pourra passer au modèle ex vivo. Ces deux étapes permettent de remplacer en partie le modèle animal. Il reste cependant indispensable aujourd’hui pour parfaire la formation avant de passer chez l’humain (prise en compte des mouvements digestifs, respiratoires, saignements, etc). Cette étape sert également d’évaluation et de validation des pratiques.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé pour limiter au maximum le nombre d’animaux nécessaire tout en assurant une formation de Qualité. Au cours d’une formation, plusieurs actes endoscopiques (résections, ponctions …) sont possibles sur un même animal, ce qui diminue d’autant le nombre d’animaux nécessaires. Afin d'assurer une formation de qualité, il y aura au maximum 4 participants et un enseignant par modèle soit un total maximum de 4 enseignants et 16 participants par session. Afin de permettre la réalisation de 35 sessions sur le porc, il est nécessaire de prévoir 140 cochons (soit environ 7 sessions par an), et afin de permettre la réalisation de 15 sessions sur la brebis, il est nécessaire de prévoir jusqu’à 30 brebis (soit 3 sessions par an). Des animaux présentant des malformations (hernies, boîteries) seront préférés, qui seraient à l’origine d’une non-valeur dans l’élevage d’origine.
Raffinement
Afin d’éviter de perturber les animaux dans leur environnement une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera appliquée. Les animaux sont hébergés dans une structure agréée au moins par deux, pour maintenir des interactions sociales, et dans des conditions maîtrisées (température, ventilation, éclairage). Ils sont suivis quotidiennement. L'environnement des porcins est enrichi par la présence de ballons et d’autres objets permettant de maintenir des comportements normaux. Au cours des procédures, les animaux seront sous anesthésie générale et l’anesthésie est suivie et ajustée par un personnel qualifié. En cas de signes de souffrance, une analgésie supplémentaire pourra être mise en place. Si une souffrance venait à survenir sans qu’il soit possible de la soulager ou si une procédure venait à présenter des complications trop importantes pour être gérées, l’animal sera mis à mort pour éviter toute douleur inutile. Les animaux seront recouverts de couverture de survie ou mis sur plaque chauffante pour éviter tout stress thermique du fait de la longueur de certaines procédures .
Choix des espèces
Pour la formation sur une procédure complète en situation réelle (gestion des mouvements respiratoires, des contractions du tube digestif, de la prise en charge préventive ou curative des hémorragies et des perforations), les espèces ayant l'anatomie la plus proche de l'anatomie humaine sont: - le porc large white de 20 à 40kg pour l'endoscopie digestive - l’ovin adulte pour l’endoscopie bronchique
Étude de la rythmicité circadienne du plexus choroïde et de sa contribution à la maladie d’Alzheimer et au vieillissement prématuré du cerveau.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
Une partie des 2 040 souris est uniquement anesthésiée profondément puis vidée de son sang, sans jamais se réveiller, l'opération durant une trentaine de minutes. Les autres subissent une injection dans le cerveau au cours d'une chirurgie de trente minutes à une heure, puis quatre semaines plus tard des tests comportementaux, cinq injections quotidiennes et un prélèvement de liquide céphalorachidien avant d'être tuées à leur tour, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que leur génotype leur donne, à partir de six mois, un comportement dépressif, une sociabilité réduite et de l'anxiété. Il écrit avoir envisagé les organoïdes mais conclut qu'ils ne développent pas les signatures cellulaires observées, et écarte la drosophile, le nématode et le poisson zèbre au motif que leur barrière cérébrale diffère de celle des mammifères.
Objectifs
La maladie d'Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative mortelle associée au vieillissement, qui touche 30 à 50 % des personnes de plus de 85 ans. Certains traitements existent pour les maladies neurodégénératives, mais leur efficacité est limitée et de nouvelles approches thérapeutiques sont nécessaires de toute urgence. Des recherches récentes suggèrent qu'une dérégulation circadienne augmente les probabilités de développer la maladie, et les zones d’interface entre sang et cerveau sont connus pour être fortement régulés par le rythme circadien. Les zones d’interface entre sang et cerveau constitue l'une des frontières séparant le cerveau de la périphérie. Elles sont situées dans chacun des quatre ventricules du cerveau et sont adjacentes aux zones impliquées dans la production des neurones. Structurellement, les zones d’interface entre sang et cerveau sont composés d’un réseau de vaisseaux sanguins fenêtrés entourés d’une variétés de cellules. Les principaux rôles physiologiques des zones d’interface entre sang et cerveau sont la production de liquide céphalo-rachidien, qui débarrasse le cerveau des déchets métaboliques et des agrégats de protéines, et la production et le passage contrôlé du sang vers le cerveau de diverses molécules de signalisation, dont des hormones et des facteurs qui ciblent les neurones. Les molécules sécrétées par ces zones façonnent l’activité cérébrale, par exemple en modulant la production de neurones, ce qui les rend cruciales pour l’équilibre du cerveau. Des travaux préliminaires sur l’expression des gènes circadiens de ces zones ont révélé que les oscillations rythmiques sont clé dans l’organisation de son activité, qui est encore modifiée par le sexe, le vieillissement et le contexte pathologique (en particulier la maladie d’Alzheimer). Ces recherches ont également suggéré la présence d'une signature cellulaire. Notre objectif est d'étudier comment la régulation circadienne et, en particulier, un certain programme façonnent la trajectoire du vieillissement cérébral et le cours du développement de la maladie d’alzheimer dans des modèles murins.
Bénéfices attendus
Le cerveau flotte dans le Liquide céphalo rachidien (LCR), un liquide qui joue un rôle clé dans son entretien). Des recherches antérieures ont démontré que les changements liés au vieillissement dans la composition et le flux du LCR favorisent le vieillissement cérébral et la neurodégénérescence et que leur inversion peut inverser certaines caractéristiques du vieillissement cérébral et les propriétés et le flux du LCR sont étroitement contrôlés par l’épithélium du plexus choroïde. Des travaux antérieurs et nos données préliminaires ont montré que la fonction du plexus choroïde dépend de manière critique du rythme circadien, du sexe, de l’âge et de l’état de la maladie (en particulier de la MA). Plus précisément, en utilisant la transcriptomique, nous avons constaté que chez les jeunes souris, nous avons observé une signature neuroépithéliale dépendante du rythme circadien et nos analyses informatiques ont prédit sa dépendance à deux facteurs de transcription compétitifs. Donc, nous visons à étudier les facteurs possibles responsables de l'induction de la signature et l'impact de la modification des programmes circadiens au niveau du plexus choroïde sur le plexus choroïde,
Procédures
Certaines souris subiront uniquement une exsanguination sous anesthésie profonde et analgésie.Certaines souris subiront uniquement une exsanguination sous anesthésie profonde et analgésie; de l'injection de l'analgésie à l'exanguination complète, cette procédure prend environ 30 minutes. D’autres souris seront soumises à une injection dans le cerveau (une procédure chirurgicale) sous anesthésie générale et analgésie (durée de la procédure : 30 min à 1h sur adulte), suivie deux mois plus tard de 5 injections et un échantillonnage du liquide céphalorachidien sous anesthésié avant l'exsanguination. Les injections réalisées ne prennent que quelques secondes. Certaines souris seront soumises à une injection dans le cerveau (une procédure chirurgicale) sous anesthésie générale et analgésie (durée de la procédure : 30 min à 1h sur adulte). Quatre semaines après chirurgie, les animaux seront impliqués dans des tests de comportement non invasifs (trois tests d'une durée de 1 à 3 jours, avec un jour de repos entre les tests.). Après, les souris recevront 5 injections (une par jour pendant 5 jours). Le jour de la mise à mort, les souris recevront 4 injections et un échantillonnage du liquide céphalorachidien sous anesthésié avant l'exsanguination. Certaines souris recevront une injection supplémentaire. Les injections réalisées ne prennent que quelques secondes. Certaines souris recevront cinq gavages (un tous les deux jour). Quatre semaines après chirurgie, les animaux seront impliqués dans des tests de comportement non invasifs (trois tests d'une durée de 1 à 3 jours, avec un jour de repos entre les tests). Après, les souris recevront 5 injections (une par jour pendant 5 jours). Le jour de la mise à mort, les souris recevront 4 injections et un échantillonnage du liquide céphalorachidien sous anesthésié avant l'exsanguination. Certaines souris recevront une injection supplémentaire. Les injections réalisées ne prennent que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les chirurgies pourraient générer un stress, une douleur légère et de l’inconfort de courte durée (2-3 jours). Les injections par voie-intrapéritonéale pourront générer une douleur légère de courte durée. Peu de stress à l’animal. Les souris étudiées peuvent présenter un comportement dépressif, un comportement social diminué et des comportements anxieux à partir de 6 mois en raison de leur génotype.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour la dissection des tissus afin de répondre aux questions scientifiques posées dans cette proposition
Remplacement
Notre objectif est d'étudier comment les cellules du programme circadien de certaines zones d’interface sang/cerveau agissent sur le cerveau dans des conditions physiologiques et dans la maladie d'Alzheimer. Il n'existe pas de modèle in vitro ou ex vivo qui rende compte de la complexité d'un organisme ou d'un tissu avec ses composantes tissulaires et focntionnelles. Des animaux plus simples comme la drosophile, Caenorhabditis elegans ou le poisson zèbre ne peuvent pas non plus être utilisés car la physiologie de la barrière cérébrale de ces animaux est très différente de celle des mammifères. Nous avons envisagé la possibilité d'utiliser des organoïdes, mais à notre connaissance, ils ne développent pas les signatures cellulaires que nous avons observées in vivo et dans des explants.
Réduction
Nous souhaitons étudier les interactions entre les programmes circadiens au niveau des zones d’interface sang/cerveau et du cerveau. Les quantités d'animaux (2040 au total) utilisés pour mener à bien notre projet sont établis en tenant compte de notre expérience antérieure et de tests statistiques. Toutes les souris seront utilisées pour mesurer plusieurs résultats d'étude. Nous prévoyons pour chaque groupe, 14 animaux à analyser ; le sexe des animaux peut influencer les phénotypes observés, des mâles et des femelles seront inclus (7 mâles et 7 femelles). Des expériences en triple seront réalisées pour obtenir des résultats robustes. Selon le nombre de groupes comparés : 4 groupes comparés (par exemple sains vs. Maladie d’alzheimer et traités vs. contrôle) : les nombres proposés (7 individus par groupe) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs.
Raffinement
Les procédures décrites visent à réduire au maximum l'inconfort des animaux. Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie sur un tapis chauffant sur lequel ils seront maintenus pendant et quelques heures après le réveil. Les interventions sur les adultes peuvent provoquer des douleurs modérées pendant la cicatrisation qui seront prévenues par une injection d’analgésique, 30 min avant l'intervention, 6 heures après, puis toutes les 12 heures pendant 48 heures en cas de douleur. Un analgésique sera aussi appliqué sur les zones à inciser et un autre sera également ajouté après l'intervention dans l'eau de boisson pendant la cicatrisation. Pour améliorer la prise alimentaire, un gel alimentaire sera ajouté dans les cages en post chirurgie ainsi que le renforcement de l’enrichissement. La récupération des animaux après leur chirurgie sera surveillée régulièrement et nous suivrons les signes et les points limite définis. Les procédures décrites sont conçues pour minimiser l'inconfort des animaux. De plus, les modifications génétiques peuvent être associés à une anxiété accrue chez la souris, pour limiter l’inconfort de ces animaux, leur suivi sera assuré selon une liste de signes cliniques et des points limites spécifiques et précoces. Dès l’apparition d’un signe clinique, nous multiplierons l’enrichissement (plus de coton, un igloo) et, le cas échéant, nous chaufferons les cages avec des chaufferettes si l’animal montre des signes d’hypothermie. Des aides alimentaires (type gel hydrique) et une réhydratation sous-cutanée avec de la solution saline seront mises en place au besoin. Si un animal atteint le score limite, il sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus utilisée en laboratoire pour l'étude de la physiologie des mammifères. De nombreuses souris transgéniques et outils de modifications génétiques sont disponibles, permettant d'étudier les fonctions précises de gènes et de voies sélectionnés. De plus, la souris permet l’analyse des capacités cognitives au cours d’expériences comportementales. Les souris permettent de travailler avec la meilleure efficacité́ possible tout en offrant une représentation certes imparfaite mais néanmoins proche de la pathologie humaine. Nous avons donc choisi ce modèle pour mener notre étude de certains facteurs agissant sur le cerveau, en condition physiologique et au cours du vieillissement. Nous utiliserons des souris jeunes adultes (8-12 semaines) pour étudier la physiologie de l'activité circadienne du plexus choroïde. Dans certaines procédures, nous ferons vieillir les souris jusqu'à 12 mois pour étudier l'interaction des voies circadiennes avec la neurodégénérescence. Au cours du développement typique de la maladie d’alzheimer chez la souris, les premiers signes de pathologie sont la formation de plaques dans le cerveau, à partir de 3 mois, ainsi que des différences comportementales dans les capacités d'apprentissage et de mémoire, qui sont évidentes entre 6 et 11 mois chez les souris. Cet âge peut varier en fonction du microbiote et du sexe. Pour capturer ces fenêtres de progression de la maladie, nous induirons la modification génétique chez les souris à l'âge de 2 mois et surveillerons la progression de la maladie en termes de capacité cognitive à 6, 8, 10 et 12 mois. Nous nous attendons à ce que les modifications génétiques accélèrent ou ralentissent la courbe du déclin cognitif chez ces souris.
Validation de la perforation des microaiguilles et de leur maintien sur le modèle de porc
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Valider un patch de micro-aiguilles avant le dépôt d'un dossier réglementaire et une mise sur le marché : deux porcs de 40 à 60 kg sont utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacun est hébergé seul trois à quatre jours, puis anesthésié par injection intramusculaire et maintenu sous anesthésie gazeuse pendant environ quatre heures, le temps de dix applications de patchs de vingt-cinq minutes chacune. Les sites de pose sont ensuite prélevés, et le porteur indique préférer la mise à mort aux complications que causeraient de multiples plaies. Il décrit le marché visé, à la croisée de la dermatologie et de la thérapie photodynamique, et présente l'évaluation sur des animaux non-humains comme un "impératif réglementaire".
Objectifs
Les cancers de la peau dus à une exposition excessive au soleil sont en forte croissance : l'OMS en dénombre 2 à 3 millions par an. Pour les traiter, il faut parfois recourir à une ablation localisée. C'est pour éviter ce geste que la thérapie photodynamique (PDT) est née. On applique sur la peau une crème dont le médicament, sous excitation lumineuse, attaque et détruit les cellules tumorales. Mais cette technique n'est pas efficace si la lésion est profonde, l’efficacité du traitement étant limité par pénétration modérée du médicament, ce qui empêche l'accès aux couches profondes de la peau. Rendent la PDT inadaptée au traitement de certains type de cancer de la peau dont les cellules tumorales se trouvent dans des couches de peau plus profondent. Pour pallier ce manque de pénétration des médicaments, un patch de micro-aiguilles a été developpé. Les micro-aguilles atteignent des couches plus pronfondent de la peau et permettent grâce au couplage avec un système d'illumination de traiter les lésions plus en profondeur. L'objectif du projet est donc de tester un dispositif médical intégrant : (i) un patch micro-aiguilles (MN) déjà approuvé pour des dispositifs médicaux implantés ; (ii) un composant optique pour l’irradiation avec un champ large (~ 2-3 cm2) de la peau et en profondeur ; (iii) un applicateur de patch de MN et un système de couplage entre le composant optique et le patch de MN. Le marché visé est à la croisée du marché des MN, qui se tourne aujourd’hui activement vers la dermatologie, et du marché de la PDT, à la recherche de dispositifs intégrés bas coût et simples d’utilisation pour se développer. Le projet lèvera notamment le verrou de l’intégration patch MN/composant optique, et permettra de fournir les éléments (sécurité dans le cas d’usage, processus de stérilisation, étude de biocompatibilité…) nécessaires à l’établissement du dossier réglementaire pour mener des études cliniques. Dans le cadre des tests décrits dans ce protocole, il s’agit de valider sur un modèle animal représentatif des tissus humains (1) la perforation des microaiguilles d’une part et (2) leur maintien in situ.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d'obtenir des données fiables sur le fonctionnement du système de pose du dispositif et son maintien en conditions réelles d'utilisation. Il permettra de passer a l'étape supérieur afin de répondre au exigences réglementaire concernant la constitution des dossiers en vue d'une mise sur le marché, et ainsi d'assurer la sécurité des patients recevant les produits. Les données obtenues feront partie du dossier réglementaire pour passer aux essais cliniques. A terme cela permettra un meilleur traitement des cancers de la peau, plus aisé et rapide pour le praticien, et moins douloureux pour le patient.
Procédures
Les animaux seront hébergés individuellement pendant la période d'accclimatation pendant 3 à 4 jours. Ils seront anesthésiés pour réaliser l'application des dispositifs. Il s'agira d'une anesthésie chimique. L'injection sera réalisée dans le muscle et sa durée n'excédera pas quelques secondes. Les animaux seront maintenus anesthésiés par une anesthésie gazeuse pendant envirion 4H. Cette durée est estimée en fonction du nombre d'application du dispositif, soit 10 applications à raison de 25 minutes par application.
Impact sur les animaux
Les patchs micro-aiguilles ont déjà été approuvés pour des dispositifs médicaux implantés. Il n'y aura pas de molécules dans les patchs et un leurre du système PDT (photothérapie dynamique) sera utilisé en lieu et place du système réel. Par conséquent les effets néfastes attendus sur les animaux seront : - le stress engendré par l'hébergement individuel pendant l’acclimatation. - la douleur légère pendant l’induction de l’anesthésie. - les éventuelles réactions inflammatoire/irritation provoqués par les patchs.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin d'étude pour prélever les sites afin de réaliser des analyses. Les sites de prélèvement seront nombreux et localisés sur différents endroits par conséquent nous préférons l’euthanasie aux souffrances et éventuelles complications causées par les multiples plaies occasionnées.
Remplacement
L'évaluation in vivo des dispositifs médicaux sous leur forme finale est un impératif réglementaire. Si une partie de l'évaluation se fait lors des essais cliniques (chez l'Homme), ces essais cliniques doivent impérativement être précédés de tests chez l'animal afin de valider le fonctionnement des systèmes de pose en conditions réelles d'utilisation, la non dangerosité des dispositifs, et leurs performances. Ce projet est également nécessaire pour constituer le dossier réglementaire en vue de passer aux essais cliniques. De plus, certains tests, à l'image des tatouages encrés pour évaluer la profondeur de perforation des aiguilles, ne peuvent être reproduit sur les peaux artificielles.
Réduction
L'utilisation des animaux vivants ne survient qu'en fin de développement du dispositif, afin d'obtenir les données finales nécessaires pour permettre ensuite la mise en place d'essai cliniques, puis la mise sur le marché. De ce fait, le nombre d'animaux se trouve réduit au minimum nécessaire pour l'obtention de données suffisemmant fiables sur le fonctionnement du système de pose du dispositif et son maintien en "conditions réelles". La possibilité d'appliquer plusieurs dispositif sur différents site sur un même animal, permet également de réduire le nombre d'animaux utilisés
Raffinement
Les deux animaux étant espacés de 3 semaines, ils seront hébergés individuellement avant le jour d'implantation des patchs. Pour palier cet isolement, ils seront placés dans une salle dans laquelle des porcs sont déjà présent et dans des boxes où ils peuvent se voir, se toucher au travers de barreaux. Ils disposeront d’un environnement confortable avec une litière propre, des jouets et ils seront régulièrement examinés et caressés voire brossés par les soigneurs. La durée de la période d'acclimatation de 7 jours habituellement sera réduite à 3-4 jours afin de réduire la l'impact de l’hébergement individuel sur les animaux. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier habilité et habitué à travailler avec des porcs. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. Des points limites sufisamment prédictif sont mis en place et en cas d'atteinte de l'un d'eux sans qu'aucune action au préalable ne puisse permettre le retour à l'état basal de l'animal, alors le protocole sera interrompu et l'animal mise à mort selon les modalités éthique. Pendant la procédure chirurgicale, les animaux sont maintenus sous anesthésie générale avec une surveillance constante de leurs paramètres vitaux (Fréquence cardiaque, pression sanguine, température). La procédure est réalisée sous anesthésie générale avec une analgésie chimique adaptée.
Choix des espèces
Le porc est l'espèce animale se rapprochant anatomiquement le plus de l'homme ; notament dans la structure de la peau (couche cornée et ratio derme/epiderme équivalent). Cette similitude permet d'évaluer avec une plus grande certitude les effets attendus en clinique. Sa taille, plus importante permet également l'application de plus de dispositif chez un seul animal, permettant de réduire le nombre d'animaux utilisé. Les porcs utilisés seront de jeunes adultes. En effet, leur taille doit permettre un hébergement en animalerie conventionnelle dans de bonnes conditions. D’autre part, leur poids de 40kg à 60kg permettra de travailler sur des structures épidermiques, comparable à celles de l'homme (couche cornée et ratio derme/épiderme équivalent) ; indispensable pour reproduire les conditions attendues en clinique.
Etude des circuits de la résignation acquise chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Génotypées entre six et huit jours de vie, les souris surnuméraires porteuses du génotype recherché sont transférées vers les projets d'autres équipes. Les 898 retenues ici subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger à sévère, 286 en gravité sévère et 120 opérées sous anesthésie puis tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une chirurgie crânienne pouvant durer deux heures trente, puis trois jours de tests comportementaux dont deux séances de cinquante minutes, pour mesurer le rôle d'une région cérébrale dans un comportement de résignation, toutes étant tuées ensuite pour prélèvement de tissus. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne convient, la structure étudiée n'ayant été localisée à ce jour que chez les mammifères.
Objectifs
Il y a une quinzaine d’années, une nouvelle structure cérébrale a été identifiée. Cette région, en plus de ses connexions avec des zones cérébrales impliquées dans des pathologies psychiatriques, joue un rôle central dans la régulation des circuits cérébraux associés à la motricité et à la motivation. Elle est ainsi impliquée dans des pathologies telles que la maladie de Parkinson, l’addiction et la dépression. L’identification récente d’un marqueur spécifique pour cette région permet désormais de l’étudier de manière ciblée. Les objectifs de ce projet sont de tester le rôle de cette région et les conséquences dans sa modulation dans l’expression des symptômes dépressifs.
Bénéfices attendus
L'objectif premier de ce projet est fondamental et concerne la caractérisation du rôle d’une région cérébrale encore peu connue dans le développement et l’expression d’un comportement de résignation. Les données obtenues auront aussi un intérêt translationnel en psychiatrie, en ajoutant potentiellement une structure cérébrale clé à notre compréhension des mécanismes sous-tendant ce symptôme dans les troubles psychiatriques. À plus long terme, l’identification du rôle de cette structure pourrait permettre d’ouvrir vers la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, avec notamment la recherche de médicaments pouvant affecter son activité pour le soulagement de troubles psychiatriques.
Procédures
Les animaux subiront 1 chirurgie d’au maximum 2h30. Les animaux subiront une séance de test comportemental par jour sur 3 jours, deux de 50 minutes et une de 15 minutes.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut entraîner une inflammation locale transitoire au site d’incision (peau du crâne). Les expériences réalisées sont originaires de stress chez les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour prélèvements de tissus.
Remplacement
Compte tenu du sujet du projet, il est impossible de remplacer le modèle in vivo par un modèle in vitro ou in silico. En effet, les réponses cérébrales et comportementales étudiées nécessitent un système nerveux complet et un animal entier, vivant et vigile. L’existence et la localisation de la structure cérébrale étudiée n’ont pour l’instant été établies que chez les mammifères, ne permettant donc pas en l’état actuel des connaissances d’utiliser un autre modèle animal.
Réduction
Les expériences sont menées en cherchant à limiter le nombre d'animaux, tout en obtenant l’information scientifique recherchée. Les animaux surnuméraires possédant un génotype recherché sont réutilisés dans les projets d’autres équipes. Pour les diverses expériences, ce nombre d'animaux nécessaire pour tirer des conclusions scientifiques statistiquement fiables est défini sur la base de notre expertise, de l'analyse de la littérature et de calculs de power analyse.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux dans des cages enrichies (bâton et frisure) favorisant leur comportement naturel (ronger et faire des nids). Ils sont acclimatés aux conditions d’hébergement et habitués aux expérimentateurs. Ils seront suivis pour déceler tout signe de mal-être. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont utilisées, la température maintenue (tapis chauffant) et les yeux protégés par du gel oculaire. Après la chirurgie, une grille d’évaluation est utilisée pour le suivi des animaux. Des soins, une administration d’antalgique ou d’anti-inflammatoire et/ou une séparation des animaux seront réalisés si besoin après concertation avec le vétérinaire ou la cellule chargés du bien-être animal. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures pour limiter ou soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris modifiées génétiquement pour cibler sélectivement les neurones de la structure cérébrale étudiée. Ceci implique l'utilisation de souris spécifiques et ne permet pas l'utilisation d'autres espèces. Étant donné que les études nécessitent des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés. Le génotypage est prioritairement effectué entre 6 et 8 jours (12 jours maximum), et la chirurgie à partir de 8 semaines d’âge.
Rythmes cérébraux hippocampiques et codage neuronal chez les souris modèle des troubles du spectre autistique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour étudier comment l'hippocampe rejoue les expériences vécues, 356 souris porteuses de mutations liées à l'autisme vont être utilisées : 196 opérées et enregistrées sous anesthésie profonde sans jamais se réveiller, 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Ces dernières reçoivent des électrodes intracrâniennes au cours d'une chirurgie stéréotaxique de deux heures, puis sont enregistrées une heure par jour pendant deux semaines, pendant qu'elles explorent une arène ou dorment, hébergées seules jusqu'à cinq semaines. Le porteur signale que certains souriceaux porteurs de la mutation meurent à la naissance d'une hypotonie générale, et que d'autres animaux perdent leur implant par choc accidentel. La surveillance repose sur des points limites de bien-être général qui déclenchent des soins ou la mise à mort, dont les seuils ne sont pas donnés.
Objectifs
La sensibilité extrême aux informations sensorielles des personnes autistes sous-entend un traitement cérébral de l’information bien particulier. Ce projet a donc pour objectif d’étudier les propriétés du traitement cérébral de l’information chez des souris reproduisant des traits observables dans les troubles du spectre de l’autisme. Plus précisément, nous étudierons l’activité de groupes de neurones présents dans une région du cerveau appelée hippocampe, structure impliquée dans la mémoire épisodique (mémoire des évènements autobiographiques -vécus à la première personne) et sociale. Il a été montré, chez le rongeur puis chez l’Homme, que lorsque nous vivons une expérience certains neurones de cette structure s’activent dans un ordre temporel précis qui récapitule, dans une fenêtre temporelle réduite (quelques millisecondes) cette même expérience. Lorsque l’individu est hors contexte, ces mêmes neurones reproduisent à nouveau cette même activité séquentielle, rejouant sans la vivre directement l’expérience passée. Or, cette propriété de réactivation séquentielle, rendue possible par l’architecture des circuits neuronaux de l’hippocampe, joue un rôle primordial dans la mémoire et l’apprentissage. Puisque l’architecture neuronale de l’hippocampe est altérée chez la personne autiste et dans les modèles de l’autisme, nous émettons hypothèse qu’une des traits comportementaux propre à la personne autiste est due à une anomalie de ce traitement séquentiel. Nous tenterons de caractériser ces altérations ainsi que les mécanismes responsables de ces déficits chez des souris reproduisant des traits observables dans les troubles du spectre de l’autisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques responsables des déficits cognitifs propres aux troubles du spectre autistique. A long terme, ceci pourrait permettre l'élaboration de traitements prévenant ou rémidiant à ces déficits.
Procédures
Un groupe d’animaux subira des enregistrements électrophysiologiques intracrâniens sous anesthésie profonde suivie de chirurgie terminale sous anesthésie. Le deuxième groupe se verra implanter des électrodes intracrâniennes sous chirurgie stéréotaxique (2h). Ceci se fera sous anesthésie gazeuse, anesthésie locale et analgesie. Une semaine plus tard l'activité cérébrale sera enregistrée alors que l’animal explore une arène circulaire et lors de phases de sommeil, pour un total d'une heure par session, une session par jour pour un maximum de deux semaines. A la fin des enregistrements, les animaux seront soumis à une chirurgie terminale sous anesthésie profonde et analgesie. Une fois implantés les animaux seront hébergés en individuel pour 5 semaines maximum (3 semaines en moyenne), le temps des enregistrements.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables suivants sont attendus : l'anesthésie peut engendrer une détresse respiratoire; il peut survenir une douleur post-opératoire; un stress associé à l'isolement d'une partie des animaux ; un stress associé à la manipulation par l'experimentateur; la perte des implants par choc accidentel; la mort à la naissance de certaines souris portant le gène d'autisme (hypotonie générale). Les souris Nudes ont un phénotype dommageable et sont hébergées dans une animalerie adaptée (SOPF). Pour l'expérimentation, elles sont transférées dans une animalerie conventionnelle sous armoire ventilée pour une utilisation immédiate et sans réveil.
Devenir
Les animaux seront mis a mort et les cerveaux prélevés post-mortem caractériser leur état histologique et révéler la localisation des électrodes après les enregistrements.
Remplacement
L’étude de l’intégrité des oscillations hippocampique et de leurs fonctions nécessite l’observation de systèmes neuronaux intacts. Par conséquent, cette étude ne peut se faire que sur l’animal soit vigile en comportement, soit anesthésié. Ceci rend donc impossible l’utilisation de modèle in silico ou d'organoides. A ce jour, très peu d'enregistrements électrophysiologiques de l’activité hippocampique ont été réalisés chez les souris porteuses des gènes impliqués dans l'autisme que nous étudions. Nous avons opté pour l’utilisation de souris plutôt que de rat étant donné que les modèles d’autismes qui nous intéressent nécessitent la réalisation de mutation de gènes. La souris présente davantage de bénéfices étant donné l’accessibilité expérimentale (la réalisation de mutation génétique est plus simple que sur d’autres modèles).
Réduction
Afin de réduire au maximum les éventuelles souffrances induites par les chirurgies ainsi que le nombre d’animaux, la procédure d’enregistrements sous anesthésie (Procédure 1) a été mise en place pour déterminer en premier lieu, les phénotypes électrophysiologiques propres à nos modèles. Ainsi, elle permet de préciser à l’avance les paramètres et patrons à examiner lors des enregistrements chez l’animal en comportement. Par exemple si nos enregistrements anesthésiés révèlent une anomalie spécifique à un certain rythme cérébral dans une structure et non une autre, nous n’étudierons que la structure impliquée et le comportement auquel elle est associée. Ceci nous permettra donc de limiter le nombre d’implantation à des fins d’enregistrements en comportement. L’avancée technologique concernant la miniaturisation des systèmes électroniques et d’électrodes permet maintenant d’enregistrer un grand nombre de canaux, sur de multiples sites simultanément. Un grand nombre de nos analyses reposant sur le nombre de cellules enregistrées , ces progrès nous permettent de diminuer fortement le nombre de souris utilisées. Pour les souris des portées de modèles autistiques, les animaux présentant le génotype requis par l’étude constitueront la population cible ; les animaux ne présentant pas le génotype requis seront aussi étudiés en tant que contrôles de la population cible, réduisant le nombre de portées à produire dans le cadre de cette procédure. De même, les mâles et femelles seront étudiés dans le cadre des procédures TSA, aboutissant à une utilisation de l’ensemble des animaux de chaque portées. Enfin, les données obtenues au cours du projet seront mises à disposition de la communauté scientifique pour analyses complémentaires et utilisation dans des modèles computationnels. Les animaux sont préparés par petites séries de 4 ou 5 et les résultats analysés au fur et à mesure, ce qui permet d'ajuster le nombre final d'animaux utilisés, la procédure s'arrêtant dès que le nombre de 10 expériences réussies par groupe est atteint.
Raffinement
Le bien-être des animaux, qu'il s'agisse des souris gestantes comme de leur progéniture, sera évalué régulièrement (croissance staturo-pondérale, aspect général, comportement). La souffrance animale est minimisée par les conditions d'élevage (cages collectives, les animaux sont mis en présence de matériel d’enrichissement : un dôme en carton permettant la nidification (sauf protocole 2) , une tige de papier pouvant être rongée et faisant aussi office de matériel de nidification, ainsi qu’une briquette en bois pour le rongeage), le suivi des règles de l'art pour les interventions chirurgicales (aseptie, anesthésie et antalgie, regulation thermique), le suivi régulier des animaux par le chercheur responsable et par le personnel animalier (définition de points limites de bien être général qui déclenchent soins particuliers, voire euthanasie, selon leur gravité). Les animaux sont conservés le minimum de temps nécessaire au projet, dès lors qu’ils ont atteint l’âge adulte. Les souris sont habitués progressivement à la manipulation afin de minimiser le stress. Bien que les animaux soient sujets à une mutation génétique, ces derniers ne présentent aucun phénotype dommageable s’ils ont survécu à la naissance. Enfin les animaux ont un accès illimité à l'eau et la nourriture.
Choix des espèces
Nous avons opté pour l’utilisation de la souris car cette espèce présente des similitudes neuronales et cognitives suffisantes pour assurer la pertinence des investigations menées par rapport au cerveau humain. C'est également l'espèce de choix pour modéliser la pathologie cérébrale concernée par cette étude, représentant un bon équilibre entre les bénéfices (disponibilité d'outils de biologie moléculaire, de génétique, facilité d'élevage, pertinance par rapport aux pathologies chez l'humain) et les dommages éventuels (souffrance liées aux conditions d'élevage ou d'expérimentation). En outre, une quantité de données considérable dans le domaine des Neurosciences Cognitives, notamment des aspectis sociaux et de mémoire spatiale, a été obtenue avec cette espèce, ce qui nous permet une comparaison des résultats obtenus au sein de l’équipe et avec la communauté scientifique ainsi qu’une minimisation du nombre d'animaux utilisés. Les animaux seront de jeunes adultes (7-8 semaines) puisque nous nous intéressons à un système nerveux mature. Nous voulons aussi minimiser autant que possible la durée d'élevage en conditions d'animalerie de laboratoire.
Optimisation et test d’un inhibiteur d’une kinase sur plusieurs modèles de douleur orofaciale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
540 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, 80 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Ils reçoivent une injection dans la citerne cérébrale ou sous la peau d'un produit inflammatoire qui provoque une allodynie tactile, un gavage, parfois cinq injections intrapéritonéales, puis sept mesures comportementales de la douleur en une heure trente ou deux heures trente. Le porteur affirme que ces tests n'entraînent pas de stress parce que les animaux y ont été habitués, et fixe la mise à mort à 20 % de perte de poids. Il conclut qu'aucune méthode ne peut remplacer ce protocole, l'installation de l'allodynie après injection d'un produit inflammatoire devant selon lui être observée chez l'animal vivant.
Objectifs
Parmi une série de composés chimiques synthétisés, nous avons identifié une molécule ayant un effet anti-allodynique à la fois très puissant et prolongé sur des modèles murins d’allodynie mécanique inflammatoire comme neuropathique. Nous voulons améliorer cet effet anti-allodynique via l’optimisation de la formule chimique du composé, pour ensuite comparer l’effet thérapeutique des nouveaux composés à notre référence. Ce projet vise a répondre à deux questions : 1. Détermination de l'effet dose du composé de référence sur l'hypersensibilité mécanique d'origine inflammatoire. 2. Les nouveaux composés ont-ils un effet sur l'hypersensibilité mécanique d'origine inflammatoire ?
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d'améliorer la compréhension du mécanisme d'action du composé ainsi que d'évaluer son efficacité sur plusieurs modèles de douleurs orofaciale et par d'autre voie d'administration.
Procédures
Groupe1: injection intracisternale (1 par animal: 3min) ou voie orale ((1 par animal: 3min) + 1 injection sous-cutanée (1 par animal:2min) sous sédation + tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 1h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe 2: injection intra péritonéale ( 1 ou 5 par animal : 2min) + voie orale (1 par animal : 3 min) sous sédation+ tests de mesure de la douleur en comportement(7 fois en 1h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe3 : injection voie orale (1 par animal: 2min) sous sédation+ tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 2h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe 4: injection intracisternale (1 par animal: 3min) + tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 2h30). Groupe 5: injection voie orale (1 par animal: 3min) + 1 injection sous-cutanée (1 par animal:2min) sous sédation+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale) Groupe 6: injection par voie orale (1 par animal: 3min) +prélèvement sanguin (2 par animal d'environ 2min espacé de minimum 4h) sous sédation
Impact sur les animaux
La piqûre d’aiguille lors de l’injection intracisternale (1 par animal : 3min sous sédation) entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. Le gavage par voie orale ((1 par animal : 3min sous sédation) entraine une irritation légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. La piqûre d’aiguille lors de l’injection sous-cutanée (1 par animal :2min sous sédation) sous sédation entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté provoque une irritation de courte durée puis une allodynie tactile. Les tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 1h30) n’entraînent pas de stress car les animaux ont été habitués aux tests : ils sont habitués à être isolés pour ces tests. La stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale et procédure sans réveil) n’entraîne pas de stress car les animaux sont sous anesthésie générale. La piqûre d’aiguille lors de l’injection intra péritonéale ( 1 ou 5 par animal : 2min) entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. Le prélèvement sanguin (2 par animal d'environ 2min espacé de minimum 4h) sous sédation entraine une douleur légère de courte durée au niveau du prélèvement.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort car ils ne peuvent pas être utiliser dans d'autres procédures.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique. Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de produit inflammatoire.
Réduction
Le nombre de rats par groupe a été évalué sur la base des travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrons rencontrer au cours des différentes phases expérimentales. Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif. Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc il est préférable de prévoir un maximum de 10 animaux par groupe: habituation, injections, comportement, prélèvements. Pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. Si lors des procédures, 6 animaux sont suffisants, nous n'utiliserons pas plus d'animaux. Des tests statistiques seront utilisés pour déterminer le nombre d'animaux suffisant et nécessaire. Afin de limiter le nombre d'animaux, les études comportementales et moléculaires seront réalisées avec les mêmes groupes.
Raffinement
Préalablement à toutes études comportementales, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections locales ou sous-cutanées, les rats sont préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure. De plus, en cas d’injection d’un produit inflammatoire au niveau de la patte, le suivi post-opératoire, avec un examen minutieux de la zone d’injection, est poursuivi dans les jours suivants. L'état général de l'animal est surveillé tous les jours avec contrôle du poids. Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. Le poids est mesuré quotidiennement. La nourriture sera humidifiée pour faciliter son absorption. Si la perte de poids excède 20% du poids initial, les animaux seront mis à mort par surdose d'anesthésique avec sédation préalable. Nous regarderons également l’apparence et le comportement (poils ébouriffés, animal prostré, posture anormale, vocalisations, agitation, toilettage). S’il apparait un comportement correspondant aux points limites définis par la grille de scores, alors les animaux seront exclus de l'expérimentation.
Choix des espèces
La souche de rat Sprague-Dawley est un des modèles les plus couramment utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Nous utiliserons des animaux âgés de 5 à 8 semaines (125g à 300g). Les différentes études sur la douleur sont réalisées sur des animaux adultes. Les différents types de douleur trigéminale est majoritaire chez les personnes adultes. L'utilisation de rats dans les études comportementales sur la douleur est largement répandue et justifiée par plusieurs facteurs scientifiques et éthiques. Les rats partagent des similitudes biologiques et physiopathologiques avec les humains, en particulier dans le système nerveux et la réponse à la douleur. Leur système nociceptif (responsable de la détection de la douleur) est comparable à celui des humains, ce qui permet d'étudier des mécanismes de la douleur qui peuvent être extrapolés à l'homme.
Evaluation de l’addition d’une molécule anti-inflammatoire et antioxydante comme modalité de préservation des transplants rénaux et pancréatiques dans un modèle porcin
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles urogénitaux
Trente minutes d'anesthésie générale, trente minutes de laparotomie, une heure de préparation vasculaire, quinze minutes de prélèvement sanguin, puis la mise à mort et cinquante minutes de prélèvement des reins et du pancréas. 45 cochons mâles de 70 kg vont être utilisés dans cette procédure unique de trois heures au maximum, menée sous anesthésie profonde, les animaux étant tués sans jamais reprendre conscience. Le porteur décrit l'anesthésie longue comme le seul impact attendu, et présente la perfusion des organes sur machine, qui évite d'utiliser des animaux receveurs, comme "une méthode de remplacement". Les cochons n'interviennent ici qu'en qualité de donneurs, ouverts et vidés de leurs organes pour tester ex vivo une molécule ajoutée au liquide de conservation des greffons.
Objectifs
Les techniques actuelles de préservation des greffons impliquent toutes une période d’ischémie (arrêt de l'oxygénation des tissus) suite au prélèvement chez le donneur et à l’arrêt de la circulation dans l’organe, suivie par la «reperfusion », c’est-à-dire l’afflux massif de sang oxygéné suite à la transplantation chez le receveur. L’inflammation médiée par le système immunitaire inné débute au cours de la période d’ischémie et s’aggrave pendant la reperfusion. Ainsi, l’amélioration de la préservation des greffons et leur traitement ou « pré-conditionnement » avant transplantation constituent actuellement un enjeu clinique de première importance pour améliorer la survie des greffons rénaux et pancréatiques. Dans nos précédents travaux, nous avons identifié une molécule pharmacologique capable de protéger les cellules endothéliales de ces atteintes in vitro. Ce projet a pour but de confirmer ex vivo, dans un modèle de perfusion de reins et pancréas porcins en hypothermie identique à celui utilisé pour la conservation des greffons chez l’Homme, les effets extrêmement prometteurs de cette molécule sur la préservation des greffons.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet a pour but de mettre en place une technique de pré-conditionnement des transplants rénaux et pancréatiques en injectant une molécule pharmacologique anti-inflammatoire et anti-oxydante dans le liquide de préservation au cours de la phase de préservation hypothermique entre le prélèvement et la greffe. Ce projet devrait permettre de démontrer le bénéfice d’un tel pré-conditionnement des transplants et d’affiner les conditions optimales de traitement avant de pouvoir passer à des essais cliniques chez l’Homme.
Procédures
Procédure unique sous anesthésie générale profonde, Procédure sans réveil (maximum 3h) : -Mise en place de l’anesthésie générale (30 min) – Laparotomie (30 min) – Préparation vasculaire du transplant (1h) – Prélèvement de sang (15 min) – Euthanasie sous anesthésie générale profonde (10 min) – Prélèvements des reins et du pancréas (50 min)
Impact sur les animaux
Procédure sans réveil, après anesthésie profonde longue (3h maximum) pouvant causer un stress.
Devenir
Les animaux sont mis à morts sous procédure complète d'anesthésie après un prélèvement sanguin de grand volume. Les transplants sont prélevés ensuite.
Remplacement
L’étude des paramètres de perfusion/évaluation d’un organe compatible avec une transplantation ne peut se concevoir que dans un modèle animal préclinique (donneur). Il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, l’étude de la revascularisation des organes après la préservation hypothermique ne sera pas réalisée dans un modèle d’allotransplantation avec utilisation de sujets supplémentaires (receveurs) mais par la mise des organes sur machine de perfusion normothermique oxygénée, constituant une méthode de remplacement.
Réduction
De manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés et selon les limitations de la technique de perfusion normothermique, le prélèvement de plusieurs organes et de sang sera réalisé chez un même donneur. De plus, nous avons prévu de tester 2 doses du traitement au cours de la phase de préservation. Les groupes de traitement faible dose seront réalisés en premier, et dans l’éventualité où cette modalité de traitement donnerait de bons résultats, le groupe forte dose pourra être abandonné, diminuant ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Le raffinement concernera principalement la phase pré-protocole sachant qu’il s’agit d’une procédure unique sans réveil. Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. La température de la pièce d’hébergement sera maintenue à la même température que chez l’éleveur, de façon établir une continuité et diminuer le stress. Enrichissement du milieu : Des Jouets et une diversification seront à disposition pendant toute la phase d’acclimatation (7jours), conformément aux moyens disponibles dans l’animalerie. Les animaux seront hébergés collectivement pendant la phase d’acclimatation.
Choix des espèces
La race de porc utilisée est Landrace x Pietrain x Large White. L’étude des paramètres de préservation des organes et de leur reperfusion ne peut se concevoir que dans un modèle animal préclinique. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc de 70 kg sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle préclinique pour l’analyse des transplants rénaux et pancréatiques. Jeunes mâles, 70 kg, similitudes anatomiques et physiologiques avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux et pancréatiques.
Prélèvement sanguin chez le lapin
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Cent millilitres de sang à prélever : deux lapins vont être utilisés, anesthésiés puis tués par injection intracardiaque avant tout réveil. Ce sang servira à tester ex vivo la réaction de leurs cellules immunitaires face à des souches bactériennes présentées comme anticancéreuses, afin de valider le lapin comme second modèle après la souris. Le porteur indique qu'une douleur légère peut accompagner l'injection de l'anesthésique et affirme qu'aucune autre nuisance n'est attendue. Le lapin est retenu pour son grand volume sanguin, des adultes de 3 à 4 kg permettant selon lui de récolter un maximum de cellules.
Objectifs
L’objectif du projet est de collecter une quantité suffisante de sang total de lapin pour la réalisation de tests ex vivo sur les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC). Le but des tests ex vivo est de tester la réponse de ces cellules face à différentes souches bactériennes à activité anti-cancéreuse. Ce projet permettra donc de : - Valider le modèle lapin pour l’utilisation des souches bactériennes anticancéreuses au même titre que la souris - Sélectionner les souches bactériennes offrant la réponse cellulaire souhaitée
Bénéfices attendus
Des résultats préliminaires encourageants ont été obtenus mais nécessitent de tester la réactivité des PBMC de lapin vis à vis d’autres souches bactériennes anticancéreuses. De nombreux développements précliniques sont actuellement menés sur ce projet dont la finalité est d’utiliser ces bactéries chez l’homme dans le traitement de cancer.
Procédures
Les animaux subiront une injection intramusculaire d’anesthésique (5 secondes) puis un prélèvement sanguin (maximum 5 minutes) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mort (5 secondes).
Impact sur les animaux
Une douleur légère peut être ressentie par l’animal lors de l’injection intramusculaire de l’anesthésique. L’entièreté de la procédure sera réalisée ensuite sous anesthésie générale. La ponction cardiaque ne durera pas plus de 5min et les animaux seront mis à mort à son issue.
Devenir
Les 2 animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure sans réveil.
Remplacement
Idéalement, cette étude pourrait être réalisée sur des lignées cellulaires de lapin cultivées in vitro. Cependant la variété des lignées cellulaires de lapin disponible est encore aujourd’hui très limitée et ne permettrait pas d’évaluer l’effet des bactéries sur l’ensemble des cellules du sang contrairement à un prélèvement sanguin frais.
Réduction
Seuls 2 animaux seront utilisés pour obtenir le volume de sang requis (environ 100mL). Cette étude a pour but de réduire le nombre d’animaux pour la suite du projet. En effet, si aucune des souches bactériennes ne provoque la réponse attendue dans les cellules de lapin alors il n’y aura pas d’expériences in vivo chez le lapin. Et inversement, si les expériences avec les PBMC montrent la réponse attendue, cela apportera la preuve que le lapin constitue un modèle approprié (sans avoir travaillé in vivo) et les études de toxicité réglementaires requises pourront être directement lancées.
Raffinement
L’entièreté de la procédure sera réalisée sous anesthésie fixe et sans réveil. Le prélèvement sanguin ne durera que 5min au maximum et aucune nuisance n’est attendue.
Choix des espèces
Lors d’évaluation de nouvelles thérapies à visé humaine, au minimum 2 modèles animaux doivent être utilisés. Des études ont déjà montré des résultats très encourageants chez la souris et c’est maintenant le lapin qui a été choisi pour la suite du projet. Le grand volume sanguin du lapin en fait un modèle de choix pour ce type d’expérience qui a pour but de récolter un maximum de cellules sanguines. Des lapins adultes de 3 à 4kg seront utilisés pour permettre d’avoir un système immunitaire mature et de pouvoir prélever un volume sanguin suffisant (dépendant du poids).
Evaluation de la pharmacocinétique et de la biodistribution tissulaire d’un médicament chez le rat dans le contexte du traitement des fistules anales dans la maladie de Crohn
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
24 rats vont être utilisés pour répondre aux questions de l'Agence européenne du médicament, adressées à un prestataire qui travaille pour un client industriel. Une partie des procédures se déroule sans réveil, le reste à un niveau de souffrance modéré, et tous les animaux sont tués par prélèvement de sang terminal en intracardiaque pour mesurer où le produit s'est distribué dans les tissus. Ils reçoivent des vésicules extracellulaires radiomarquées destinées à traiter les fistules périanales de la maladie de Crohn, avec pesée quotidienne pendant quatorze jours et deux prises de sang sur animal vigile. Le porteur constitue cinq groupes de quatre animaux, deux mâles et deux femelles, et affirme qu'il "n'est néanmoins pas possible de descendre sous ce seuil".
Objectifs
Plus de 1,9 millions de personnes à travers le monde sont atteints de la maladie de Crohn. Une des manifestations fortement handicapante et fréquente de cette pathologie (un tiers des patients après 20 ans d’évolution) est l’apparition de fistules périanales, fissure pénétrant dans la paroi intestinale avec une forte inflammation environnante. La prise en charge est multidisciplinaire (médicale et chirurgicale) avec des taux de récidive allant jusqu’à 40% à 5 ans. Notre client a pour objectif de proposer une alternative thérapeutique à base de particules naturellement libérées par les cellules appelées vésicules extracellulaires (VEs) qui ont été obtenus à partir de cellules souches issues du tissu adipeux. Ce traitement sera proposé quand les fistules des patients ont montré une réponse inadéquate à une thérapie conventionnelle. Ces VEs seront administrés de manière concomitante par voie sous cutanée le long de la paroi de la fistule et au niveau de son orifice, et en locale à l’intérieure de la fistule. Pour l’administration locale, les VEs seront mélangées à un polymère (Poloxamère 407), une grosse molécule formant un gel à la température du corps et permettant ainsi de retenir les EVs dans le site de la lésion dans des zones peu accessibles et de prolonger la libération du médicament. L’efficacité du traitement de VEs combinées à ce polymère a déjà été montrée dans plusieurs modèles préclinique de fistules digestives et intestinales chez le rat et le cochon. Ces VEs diluées dans une solution saline (pour l’injection sous cutanée) ou mélangées au Poloxamère 407 (pour l’administration locale) n’ont pas montré d’effets délétères. Notre projet vise aujourd’hui à répondre à une des questions posées par l’Agence Européenne du Médicament en vue de compléter le dossier réglementaire d’une future demande d’autorisation d’essais cliniques, à savoir quantifier la persistance des VEs après une administration unique et d’évaluer son élimination de la circulation sanguine ainsi que sa distribution dans les tissus. Les VEs étant difficilement traçables dans l’organisme, elles seront couplées à un élément radioactif (iode-125) afin de pouvoir les suivre et ainsi de répondre à ces questions.
Bénéfices attendus
Cette étude vise à répondre aux questions scientifiques posées par l’Agence Européenne du Médicament notamment sur la persistance du produit de notre client au site d’intérêt, sur son élimination de la circulation sanguine et sa distribution dans les tissus ; et en cas de réponse positive de poursuivre le développement de ce médicament vers des études de toxicologie réglementaire. Le succès du développement de médicament permettrait une nouvelle solution thérapeutique pour les malades de la maladie de Crohn souffrant de fistules périanales récidivantes.
Procédures
Sur animal vigile : Pesée (une fois par jour, maximum 14 jours, 20 secondes) ; administration de composé analgésique (maximum 2 fois, 15 secondes) ; prélèvement de sang (2 fois maximum, 3 minutes). Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 2 fois, 5 minutes)
Impact sur les animaux
Stress lié à l’anesthésie à l’isoflurane ; stress et douleur légère liés aux administrations sous cutanées vigiles; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ; stress et douleur légère liés aux prélèvements de sang vigiles
Devenir
Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Prélèvement d’organes, atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal, fin de l’étude.
Remplacement
Evaluer la pharmacocinétique, la biodistribution tissulaire nécessite d’être en présence d’un système biologique complexe et est impossible à faire in vitro. De plus, dans le cadre du développement du médicament de notre client, l’Agence du Médicament Européen a demandé que ces études soient complétées chez l’animal. L’animal est donc incontournable dans le cadre de cette étude.
Réduction
Les 5 groupes utilisés sont composés uniquement de 4 animaux (2 mâles et 2 femelles), la méthode de quantification par mesure radioactive étant très précise et répétable. Il n’est néanmoins pas possible de descendre sous ce seuil.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux seront surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles seront mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 2 par cage dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie et de préhension des animaux.
Choix des espèces
Le développement préclinique du traitement de notre client a été effectué dans cette espèce et cette espèce a été demandée par l’Agence Européenne du Médicament pour les études complémentaires. Les rats seront utilisés à un âge de 6-7 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est considéré comme mature.
Comprendre l’action de la toxine botulique administrée en péri-nerveux et évaluer son bénéfice dans un modèle murin de douleur neuropathique.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
L'administration périnerveuse de toxine botulique est déjà en essai clinique chez des patients, et c'est son mécanisme d'action, resté inconnu, que ce projet cherche à établir chez la souris. 1 456 souris vont être utilisées, toutes tuées pour des analyses immunohistochimiques, 1 376 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 80 sous anesthésie sans réveil. Une chirurgie de dix minutes leur lèse un nerf, puis elles subissent jusqu'à vingt-trois tests d'évaluation de la douleur de dix minutes chacun, espacés de vingt-quatre heures. Le porteur écrit que chez certaines la douleur "ne peut être soulagée car c'est l'objet de l'étude", et présente les tests nociceptifs comme des épreuves sur lesquelles les souris "gardent le contrôle" en retirant la patte.
Objectifs
La douleur neuropathique est définie par comme « une douleur consécutive à une lésion ou une maladie affectant le système somatosensoriel ». En France, la prévalence de la douleur chronique est de 31,7 %, dont 6,9 % avec des caractéristiques neuropathiques. Elles restent sous diagnostiquées en général, affectant considérablement la qualité de vie des patients et engendrant des problèmes socio-économiques importants. Les recommandations françaises actuelles préconisent l’utilisation de traitements antidépresseur ou anticonvulsivant en première intention, avec cependant des réponses thérapeutiques souvent faibles et des effets indésirables notables. D’autres alternatives thérapeutiques semblent émerger et notamment la toxine botulique de type A (TBA). Récemment une nouvelle voie d’administration émergeante, l’administration périnerveuse de TBA autour du nerf impliqué dans la douleur neuropathique est aujourd’hui en essai clinique. Cependant, le mécanisme d’action de la TBA lorsqu’elle est administrée en périnerveux reste non élucidé. La TBA est normalement recaptée par des terminaisons nerveuses. Ainsi, l’objectif de ce projet vise à comprendre comment la TBA administrée au niveau du nerf est captée pour ensuite permettre une action dans les neurones, cela permettra de comprendre son mécanisme d’action dans cette application locale nouvelle. Nous évaluerons également dans notre modèle animal si l’administration de TBA en périnerveux permet de prévenir l’installation d’une douleur neuropathique ou permet son soulagement une fois cette dernière installée et quel est son mécanisme dans la cadre pathologie. Cela permettra de proposer un mécanisme et une validité afin de développer cette voie application nouvelle en clinique.
Bénéfices attendus
Nous postulons que la TBA administrée en périnerveux pourrait non seulement avoir un potentiel thérapeutique dans le soulagement de la douleur neuropathique installée, mais pourrait également être bénéfique dans la prévention de son initiation et de son maintien. Cela laisse entrevoir une possibilité thérapeutique supplémentaire chez des patients douloureux chroniques dont l’arsenal thérapeutique actuel reste modeste. Cela pourrait apporter des preuves de concepts supplémentaires pour généraliser l'utilisation de la TBA en administration périnerveuse. De plus l’élucidation du mécanisme d’action de la TBA administrée en périnerveux pourrait également permettre révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, mais aussi d’en comprendre davantage sur la physiopathologie de la douleur neuropathique
Procédures
Chirurgie d'une durée de 10 minutes sur animal anesthésié et une injection sous anesthésie d'une durée de 5 minutes. Les animaux subiront au maximum 23 tests d'évaluation de la douleur d'une durée de 10 minutes avec un délai de 24h entre chacun. Tous les animaux subiront une chirurgie pour prélèvement terminal d'une durée de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Chez certains animaux, il y a présence de douleur qui ne peut être soulagée car c'est l'objet de l'étude. Suite à la chirurgie, une difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais disparaît dans les 48-72h après la chirurgie. Les chirurgies vont induire une réponse inflammatoire classique et attendue qui permet la mise en place de ces modèles. Certains animaux subiront des tests comportementaux nociceptifs sur lesquels ils gardent le contrôle (retrait de la patte). Un effet antidouleur de la toxine botulique A est attendu.
Devenir
A l’issu de chaque procédure les animaux seront mis à mort pour réaliser des analyses immunohistochimiques.
Remplacement
Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l'analyse de l’action de la toxine botulique administrée en périnerveux dans un modèle de douleur neuropathique nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile. De plus, il n’existe pas d’études in vivo montrant la présence de nervi nervorum, les rares études décrivant cette structure étant faites par immunohistochimie sur tissus humain ou murin.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que faire se peut le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Les groupes expérimentaux concernant les expériences comportementales seront constitués au maximum de 14 souris mâles et 14 souris femelles. Pour les groupes expérimentaux concernant les analyses immunohistochimiques ils seront constitués au minimum de 4 animaux par groupe et au maximum de 10 selon les mises au point techniques nécessaires. Un calcul statistique a également été réalisé pour s’assurer que les résultats obtenus sont valides au plan statistique.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies des méthodes d’anesthésie et d'analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé.
Choix des espèces
Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, font de la souris un modèle pertinent. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques matures, des animaux adultes seront utilisés (habituation des animaux aux locaux à 8 semaines lorsqu’ils sont jeunes adultes puis début des procédures à partir de 10 semaines).
Rôle des protéines tyrosines phosphatases Shp1 et Shp2 dans la myélofibrose
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
L'objet est de tester des combinaisons de traitements ciblant deux protéines dans la myélofibrose, une maladie de la moelle osseuse. 1 082 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour que leur sang et leur moelle osseuse soient analysés, 512 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil, 504 avec un niveau de souffrance modéré et 66 avec un niveau léger. Elles sont gavées une à deux fois par jour pendant douze semaines alors qu'elles sont éveillées, et subissent jusqu'à douze prélèvements de sang à la queue, les suivants obtenus en grattant la croûte de la ponction précédente. Le porteur indique que les souris au phénotype dommageable peuvent présenter un retard de croissance, un amaigrissement ou une alopécie, et que la baisse de plaquettes provoquée par les traitements reste sans effet, une chute bien plus forte étant selon lui "nécessaire" pour observer un saignement.
Objectifs
La dérégulation de la production mégacaryocytaire et plaquettaire causée par la présence de mutations entraîne un dérèglement dans la production des cellules de la moelle osseuse (les mégacaryocytes) mais aussi des plaquettes et des globules rouges. Les traitements utilisés en clinique permettent de soulager les symptômes mais ne préviennent pas l’apparition de la maladie. Ainsi, l’objectif est de tester des combinaisons de traitements ciblant deux protéines identifiées comme étant de nouvelles cibles thérapeutiques intéressantes.
Bénéfices attendus
La mise en évidence de nouvelles cibles importantes impliquées dans le néoplasmes myéloprolifératifs (NMPs) permettra d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour prévenir l’apparition des symptômes et de la myélofibrose chez les patients. En effet, à ce jour, les médicaments utilisés en clinique ont apporté de nouveaux espoirs pour le traitement des NPMs mais leurs effets ont été essentiellement bénéfiques sur les symptômes mais ne parviennent pas à prévenir la myélofibrose. Un deuxième bénéfice important est de cibler certaines cellules spécifiques. Actuellement, les traitements utilisés touchent différentes cellules. Ce projet vise à identifier des cibles bien spécifiques des mégacaryocytes, qui sont les cellules impactées dans ces pathologies. L’identification des récepteurs et voies de signalisation nous permettra de les cibler spécifiquement.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement par voie orale (gavage 1 à 2 fois par jour) sur animal vigile pendant 12 semaines maximum. Une autre procédure fait appel au prélèvement de sang à la queue de souris anesthésiée, puis par grattage de la croute pour les prélèvements suivants (12 maximum) (toujours sur souris anesthésiée). Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie sera réalisé à la fin des 12 semaines de traitement.
Impact sur les animaux
Les nuisances sont essentiellement liées au stress de contention au moment des injections ou lors des traitements par voie orale. Le prélèvement de sang à la queue pourra entrainer une douleur localisée et un saignement. Les traitements testés ont comme impact de diminuer modérément et transitoirement la quantité de plaquette, ce qui n’a pas d’impact sur l’animal (en effet, une diminution très importante de la quantité de plaquettes est nécessaire pour observer un saignement chez l’animal, ce qui n’est pas le cas ici). Le phénotype dommageable des animaux pourra entrainer des défauts physiques tels qu’un retard de croissance, amaigrissement ou une alopécie.
Devenir
En fin de projet, les animaux sont tous mis à mort pour récupérer et analyser le sang et la moelle osseuse.
Remplacement
La myélofibrose est une pathologie complexe, impliquant une cascade de réactions qu’il est difficile de reproduire in vitro. Il est nécessaire de recourir à des modèles animaux qui permettent de reproduire au plus près les caractéristiques de la pathologie humaine. Par conséquent, il est déterminant d’utiliser un modèle animal qui récapitule la myélofibrose induite par une mutation de pouvoir tester différents agents pharmacologiques sur l’évolution de la pathologie in vivo.
Réduction
Réduire : Le nombre d’animaux sera minimisé : une même souris sera destinée à l’analyse de plusieurs paramètres, et plusieurs champs seront acquis par animal permettant de visualiser le plus d’évènements cellulaires. Nous utiliserons à la fois les mâles et les femelles disponibles au laboratoire. Les tests statistiques seront utilisés pour analyser les données obtenues entre les différents génotypes de souris. Pour les études in vivo, le nombre d’animaux par lot est n=18. Pour les études in vitro, le nombre d’animaux par lot est n=6, nombre d’animaux nécessaires à l’obtention d’une quantité suffisante de sang par condition. Le sang d’un animal ne pouvant pas être utilisé pour les 5 tests, car en quantité insuffisante par animal. Les groupes sont comparés par des tests statistiques.
Raffinement
Raffiner : Les expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées maintenue au chaud tout au long de l'expérience pour éviter une hypothermie due à l'anesthésie/l’analgésie. Les souris seront préalablement habituées au gavage et à la contention. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédures. Pendant leur hébergement, un environnement calme et non stressant est privilégié avec un minimum de manipulation et la présence de frisure de papier, de coton et le carré de cellulose pour enrichir l'environnement ainsi que de la nourriture déposée au fond de la cage pour favoriser le comportement de fouissage.
Choix des espèces
Ce travail s’appuie sur des travaux publiés montrant la génération de souris génétiquement modifiées permettant de modéliser la myélofibrose humaine. C’est la seule espèce pour laquelle nous disposons du modèle dont les gènes d’intérêt sont inactivés. Nous nous baserons sur le même modèle : une lignée de souris présentant une mutation. Ces animaux seront traités avec différents agents pharmacologiques pour tester leur effet sur la numération plaquettaire et l’évolution de la maladie, afin d’évaluer leur rôle protecteur /curatif sur le compte plaquettaire et la myélofibrose.
Évaluation de stratégies pharmacologiques pour limiter l’impact d’un arrêt cardiaque sur la fonction neurologique chez le porc
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Soumis à une chirurgie de deux à trois heures puis à un arrêt cardio-respiratoire provoqué, 110 porcs juvéniles de 30 kilos sont tous tués, soixante d'entre eux sans jamais reprendre conscience et cinquante dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Dix-neuf prélèvements sanguins sont réalisés sur les six heures de suivi, et la réanimation cardiopulmonaire s'interrompt faute de reprise de la circulation au bout de trente minutes. Le projet compare le score de dysfonction neurologique et la mort neuronale entre trois groupes, pour évaluer deux molécules censées limiter les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. Au titre de la réduction, le porteur écrit que des pertes chirurgicales ou techniques sont possibles pour 40 % de l'effectif compte tenu de la difficulté du modèle, tout en présentant ces 110 animaux comme le nombre le plus faible possible.
Objectifs
L’arrêt cardiaque est un enjeu majeur de santé publique, à l’origine de 46 000 décès chaque année en France. Seulement 10% des patients survivent sans ou avec peu de séquelles neurologiques. Il est donc nécessaire de développer des stratégies d’amélioration de la récupération neurologique après un arrêt cardiaque. Les recherches récentes s’intéressent aux molécules jouant un rôle dans le mécanisme de l’apport de source énergétique aux organes, notamment le pyruvate et le succinate, pendant un épisode ischémique. Ce mécanisme met en œuvre un ensemble de réactions moléculaires dont certaines seraient néfastes pour la récupération neurologique après l'arrêt cardiaque. D’ailleurs il a été montré que le blocage d’une partie de ce mécanisme améliore les atteintes neurologiques après un arrêt cardiaque. Le succinate, issu de ce mécanisme, joue un rôle crucial dans les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. En effet, le succinate, accumulé pendant l'ischémie, contribue à la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS) lors du retour de la circulation sanguine, ce qui aggrave les lésions cérébrales. Le malonate, qui bloque une partie du mécanisme de la source énergétique, a démontré son efficacité dans l’ischémie cérébrale et cardiaque. Il a été démontré que l’oxamate, qui bloque une autre partie du mécanisme de la source énergétique était puissamment protecteur du cerveau dans un modèle d’arrêt cardiaque chez le lapin. Ainsi, la recherche dans ce domaine est nécessaire pour développer des stratégies thérapeutiques visant à réduire les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. Nous avons démontré que l’oxamate, un inhibiteur de la lactate déshydrogénase était puissamment neuroprotecteur lorsqu’administré avant l’arrêt cardiaque dans une autre espèce. L’objectif du projet sera de démontrer si l’utilisation de ces deux molécules pourrait permettre d’améliorer la fonction neurologique post-arrêt cardiaque dans un modèle porcin.
Bénéfices attendus
Nous évaluerons l’effet neuroprotecteur d'agents pharmacologiques du métabolisme dans un modèle d’arrêt cardiaque chez le porc. Pour cela, nous comparerons le score de dysfonction neurologique ainsi que la mort neuronale entre les 3 groupes d’animaux. Les agents pharmacologiques devraient améliorer les lésions cérébrales et donc l’atteinte neurologique des animaux traités comparés au groupe Témoin.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. La durée de la procédure chirurgicale est estimé entre 2 à 3 heures selon la procédure. Les animaux seront suivis ensuite selon la procédure soit 6 heures soit 48 heures après la reprise d’une circulation spontanée. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure 12 prélèvements artériels et 7 prélèvements veineux à différents temps pendant le suivi de 360 minutes.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. Une dysfonction neurologique sévère peut être observée, les points limites ont été définis. La mise à mort sera réalisée dans ces contextes précis.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole car le prélèvement de cerveau est réalisé pour des analyses histologiques.
Remplacement
L’arrêt cardiaque induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation. Le caractère intégratif de l’affection ne permet donc pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire in vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Le calcul a été déterminé par une approche statistique considérant 110 animaux au total dans ce projet. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté. Des pertes chirurgicales ou techniques sont possibles pour 40% de l’effectif total pour le modèle porcin d’arrêt cardiaque, compte tenu de la difficulté du modèle.
Raffinement
Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés en groupe dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long de la procédure. Des points limites ont été définis donnant lieu à un arrêt de la réanimation cardio-pulmonaire ou à une mise à mort compassionnelle.
Choix des espèces
Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids est utilisé pour les modèles d'arrêt cardiaque chez le porc.