Procédures sans réveil

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Circuits de l’addiction à la nicotine

(NTS-FR-982950v1 – 28/06/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2377
Souffrances
▲ 1015
▲ -
▲ 1362
▲ -
Devenir
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 -
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 2377

Deux chirurgies crâniennes de quarante minutes par animal, puis des séances d'enregistrement cérébral de cinq heures sous anesthésie profonde : 2 377 souris vont être utilisées, toutes tuées pour le prélèvement de leur cerveau. Pour 1 015 d'entre elles, les procédures sont menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, les 1 362 autres subissant un niveau de souffrance modéré. Entre les opérations, elles passent vingt à quarante jours de tests, consommation de nicotine en cage individuelle, exploration, locomotion, anxiété et interactions sociales, pour cartographier les circuits cérébraux de la dépendance au tabac. Le porteur écarte le rat et le singe au motif que les outils génétiques y sont trop peu nombreux, et retient la souris parce qu'elle vit en groupe, ce qui permet d'étudier chez elle l'effet de la nicotine sur les rapports sociaux.

Objectifs

Le tabagisme est la première cause de mortalité évitable au monde (OMS). L'usage de la nicotine peut entraîner une dépendance par le biais de processus complexes qui sont régulés à la fois par ses effets récompensants et par ses effets aversifs. L’effet primaire de la nicotine sur le système nerveux central est d’activer les récepteurs de la nicotine, modifiant ainsi l’activité électrique des neurones. Ces récepteurs sont normalement activés par une molécule fabriquée par le cerveau : l’acétylcholine. Identifier et comprendre le rôle des différents récepteurs nicotiniques et des voies neuronales dans la transmission des effets récompensants et aversifs de la nicotine est crucial à la compréhension des mécanismes de la dépendance au tabac et au développement de nouvelles thérapies. Nous nous focaliserons sur deux voies distinctes. Premièrement, la voie de la résompense, qui fabrique de la dopamine et est impliquée dans les phénomènes de renforcement aux drogues et de motivation, mais aussi dans les effets anxiogènes de la nicotine. Nous étudierons cette voie dans le contexte du lien entre addiction à la nicotine et interactions sociales. Deuxièmement, nous étudierons une voie qui joue un rôle clé dans l’aversion à la nicotine et également un rôle de frein sur les proprétés récompensantes de la drogue. Le lien fonctionnel entre ces deux voies reste à élucider, et c’est l’objectif de ce projet.

Bénéfices attendus

La dépendance à la nicotine demeure un problème majeur de santé publique dans le monde entier, et les traitements pour les fumeurs qui veulent arrêter de fumer ne restent que marginalement efficaces. L'usage de la nicotine peut entraîner une dépendance par le biais de processus complexes qui sont régulés à la fois par ses effets récompensants et par ses effets aversifs. En fait, les humains comme les animaux de laboratoire régulent leur consommation de nicotine lorsqu’ils s’auto-administrent de la nicotine, en jouant sur cette balance renforcement/aversion. Identifier et comprendre le rôle spécifique de certains types de récepteurs nicotiniques et de certaines voies neuronales dans la transmission des effets récompensants et aversifs de la nicotine est crucial à la compréhension des mécanismes de la dépendance au tabac et au développement de nouvelles thérapies.

Procédures

1) Chirurgies réalisées sous anesthésie générale (durée 40 min), deux fois par animal maximum, avec 1 semaine de récupération entre deux chirurgies. 2) Prélèvement du cerveau : procédure réalisée sous anesthésie profonde (durée 10 minutes) une seule fois par animal. 3) Biopsie de la queue pour génotypage, réalisée une seule fois par animal. Durée 30 secondes. 4) Enregistrements des signaux électriques du cerveau in vivo (durée 5h) : procédure chirurgicale réalisée sous anesthésie profonde, une seule fois par animal. 5) Tests comportementaux (consommation de nicotine, exploration, locomotion, tests d'anxiété, et interactions sociales), dont la réalisation s’étend de 20 à 40 jours, avec 1 jour de repos minimum entre deux tests. 6) Injections intraveineuse de composés : procédure réalisée sous anesthésie profonde, une fois par animal (durée 5 h).

Impact sur les animaux

Douleurs post opératoire minorées par l’emploi d’antalgiques, s’accompagnant d’une perte de poids durant environ 48 h. Des signes d'infection autour de la zone de chirurgie peuvent apparaître. Pour le test de consommation de nicotine, les animaux sont isolés, ce qui peut les stresser. Douleur légère de courte durée pour les animaux génotypés qui subissent une biopsie de la queue.

Devenir

A l'issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés, afin de récupérer les cerveaux pour analyses histologiques et moléculaires, ou bien pour vérifier les sites d’injection.

Remplacement

La mise en place de l’addiction à la nicotine est un phénomène complexe qui fait intervenir plusieurs régions du cerveau et qui entraine des remaniements cérébraux à long terme. Comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition, le maintien et la rechute de ce trouble psychiatrique nécessite de travailler chez l’animal. En effet, les cultures de cellules ne permettent pas de reproduire la complexité des circuits neuronaux qui régissent ces différentes étapes de l’addiction. Ces circuits neuronaux doivent être étudiés soit sur organe prélevé (expériences d’électrophysiologie patch clamp) soit sur animal intact pour préserver les circuits (électrophysiologie in vivo, photométrie fibrée, optogénétique…). Par ailleurs ces expériences de physiologie sont mises au regard des comportements addictifs observés chez les animaux, comportements qui ne peuvent aujourd’hui être modélisés in silico. Par ailleurs, nous étudions l’impact de la nicotine sur les interactions sociales entre souris, et les circuits impliqués, ce qui ne peut être réalisé que chez un animal avec ses congénères.

Réduction

Le nombre d'animaux, pour ce projet, est déterminé sur la base d'une littérature vaste et robuste dans des domaines similaires mais aussi sur notre expertise personnelle en physiologie et analyses comportementales. Afin de minimiser l'utilisation de souris, nous nous imposerons un cahier des charges strict. Pour ce faire, les procédures ont été pensées pour qu'une même souris puisse passer dans un nombre maximum d'expériences (notamment les tests comportementaux) afin de réduire l'utilisation de nouveaux animaux pour chaque expérimentation. Nous utiliserons dans la mesure du possible tant les souris mâles que femelles, afin d’utiliser toutes les souris issues d’une même portée. Les groupes d’animaux testés seront définis de manière à réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire pour obtenir des résultats robustes, dans les différentes conditions.

Raffinement

Le bien-être des souris est conditionné par la mise en place de protocoles visant à réduire les éventuelles souffrances animales (administration d'analgésique lors de chirurgies ou après agression entre congénères, utilisation d'anesthésique local au niveau des oreilles pour les injections stéréotaxiques). Un tapis chauffant est utilisé lors des chirurgies pour maintenir la température coroporelle constante. L’anxiété des animaux est réduite par un maintien en groupe et par une manipulation régulière. Les jours suivant l’opération chirurgicale, les animaux sont surveillés quotidiennement afin de détecter d'éventuelles infections post-chirurgicales ou autres complications. L’objectif est de prévenir toute douleur ou détresse. Les signes de douleur contrôlés sont : apparence générale, alimentation, consommation d'eau, irritation au site de la chirurgie, vocalisation, tremblements, léthargie, agressivité etc.... En cas de signes de douleur (isolement, immobilité, perte de poids de plus de 10%, blessures contaminées, hyper-réactivité quand on le prend, posture, poils hérissés) persistant au-delà de 12h après la chirurgie, nous procéderons à une nouvelle injection d’antalgique et potentiellement à une application locale de pomade antibiotique sur une potentielle plaie infectée. Si les points limite persistent, une grille d’évaluation sera utilisée pour déterminer si l’animal doit continuer à être traité avec des analgésiques, ou euthanasié. Dans le cas où les animaux doivent être isolés (en cas de blessure ou pour enregistrement de consommation de boisson), un abri en carton ainsi que du tissu papier seront déposés dans les cages de manière à enrichir l’environnement des animaux et leur permettre de fabriquer un nid.

Choix des espèces

D’un point de vue anatomique et fonctionnel, les systèmes dopaminergiques et cholinergiques sont bien conservés chez l'ensemble des mammifères et en particulier chez les rongeurs. Plus particulièrement, les afférences cholinergiques sont organisées de manières similaires que chez l'homme. Ce n’est pas le cas chez les invertébrés, les poissons ou les oiseaux. De plus, la génétique de la souris offre des outils de modulation des réseaux neuronaux, difficilement accessibles chez d’autres modèles animaux. L’organisation anatomique des modèles d’invertébrés et poissons est trop différente pour qu'ils puissent être utilisés pour comprendre la modulation cholinergique et dopaminergique. Finalement la souris étant un mammifère social qui vit en groupe, c’est un modèle pratique pour pouvoir étudier le comportement social en groupe chez les animaux sociaux. Des modèles d’autres mammifères sociaux (rat, singe) ne se justifient pas car les outils génétiques nécessaires pour disséquer les mécanismes sous-jacents sont peu nombreux chez ces espèces. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (> 8 semaines) car leur cerveau est complètement développé et les circuits de la récompense sont arrivés à maturité.

  • Formation professionnelle
Rats : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Valider un livret de compétence exigé par la réglementation : 120 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat subit une série de gestes enchaînés en une trentaine de minutes, préhension et contention, gavage sur animal vigile, prélèvements à la queue et sous la langue, injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse ou rétro-orbitaire, puis prélèvement intracardiaque. Le porteur prévoit des peluches pour montrer certaines prises, et affirme qu'il est "nécessaire" de valider les gestes d'injection et de prélèvement sur des animaux vivants anesthésiés. Il justifie l'ensemble par un "besoin réel de formation" à la manipulation du rat, espèce qu'il décrit comme de plus en plus utilisée en recherche.

Objectifs

Les acteurs de la recherche, ayant validé une formation initiale réglementaire (applicateur ou concepteur) doivent produire un livret de compétence validé par un tuteur pour les gestes pratiqués en expérimentation animale. L’objectif de ce projet est de former les utilisateurs à la manipulation des rats dans le respect du bien être animal et le respect de la réglementation,en vigueur.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de permettre une meilleure prise en charge par les utilisateurs formés au modèle rat, pour les gestes de base en terme de préhension/contention, anesthésie, prélèvements, injection et mise à mort. Un dialogue entre les apprenants et l’intervenant sera instauré sur la gestion de l’anesthésie, de l’analgésie, de la douleur et sur l’adéquation des volumes injectés ou prélevés selon le mode de prélèvement ou la voie d’injection.

Procédures

L’objectif est d’enseigner ou valider les bases de la préhension/contention 1 à 2 fois 1 min. Gavage en vigile 1 fois 1 min. Puis les rats seront anesthésiés pour les autres gestes. Prélèvements veineux ou artériel à la queue, prélèvement sanguin sublingual, injections intrapéritonéale, injection sous-cutanée, injection intra-musculaire, injection à la veine de la queue ou rétroorbitaire, prélèvement intracardiaque. nombre et durée : 1 ou 2 fois chaque geste 30 min au total pour tous les gestes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être inquiets du changement d'environnement et de manipulateur. Un stress dû à la contention et une légère douleur au point d'injection lors de l'anesthésie sera probable. Pour le gavage il pourrait se produire une fausse route.

Devenir

Il s'agit d'un apprentissage sans autre procédure. Tous les animaux seront mis à mort avant la fin de l'anesthésie.

Remplacement

Pour le remplacement, des animaux en peluche sont également prévus pour montrer certains gestes (par exemple les différents types de préhension du rat). Pour l'apprentissage des autres gestes d'injection ou de prélèvements sangins il est nécessaire de valider le geste sur animaux vivants anesthésiés.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum soit par session seulement 1 par apprenant +1 pour le formateur ce qui est le minimum pour que tous les gestes puissent être montrés et réalisés dans de bonnes conditions. Les animaux utilisés sont issus d'élevages dans l'animalerie.

Raffinement

Les rats seront anesthésiés puis seront placés sur des tapis chauffants et une goutte de gel ophtalmique sera placée sur chaque œil pour éviter le dessèchement. Par ailleurs, les animaux sont hébergés dans des conditions réglementaires dans l’animalerie attenante à la pièce où se déroulent les enseignements.

Choix des espèces

Il existe un besoin réel de formation à la manipulation des rats car c'est une espèce de plus en plus utilisée en recherche. Il s'agit de rats adultes males ou femelles indifféremment, de plus de 2 mois issus d'élevages de l'animalerie non utilisés dans les autres projets ou comme reproducteurs. C'est un âge adulte correspondant à un poids et un volume sanguin usuel dans les projets.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 36
Souffrances
▲ 36
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▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

Comparer deux façons de réanimer un arrêt cardiaque, à l'adrénaline ou par circulation extracorporelle, conduit ici à provoquer un arrêt cardiaque chez 36 porcelets de 30 kilos. Ils sont opérés sous anesthésie générale et tués sans reprise de conscience, la sévérité du modèle interdisant tout réveil. Viennent ensuite la réanimation, quatre heures de surveillance et des prélèvements sanguins répétés, le porteur reconnaissant que des échecs de réanimation sont possibles compte tenu de la difficulté du modèle. Passé trente minutes sans reprise d'une circulation spontanée, ou sous une pression de perfusion de 10 mmHg, la réanimation s'arrête et l'animal est mis à mort.

Objectifs

L’arrêt cardiaque est un enjeu majeur de santé publique, à l’origine de 46 000 décès chaque année en France. La réanimation cardio-pulmonaire d’un arrêt cardiaque repose sur des compressions thoraciques ainsi que l’injection d’un médicament vasopresseur : l’adrénaline. L’utilisation de ce médicament améliore certes la survie globale, mais serait potentiellement responsable d’aggravation des lésions neurologiques induites par l’arrêt cardiaque. Au vu de ces considérations, une autre stratégie de réanimation cardio-pulmonaire a été proposée chez certains patients. Elle consiste au déploiement rapide d’une oxygénation par la circulation extracorporelle (ECMO), permettant de remplacer artificiellement les fonctions cardiaque et pulmonaire. Le recours tardif à cette stratégie de réanimation cardio-pulmonaire extracorporelle a récemment montré une amélioration de la survie avec devenir neurologique favorable en comparaison à une réanimation cardiopulmonaire conventionnelle avec adrénaline. Cependant, l’impact d’une réanimation cardio-pulmonaire extracorporelle précoce sur l’hémodynamique cérébrale n’est pas connu à ce jour et sera donc l’objectif de cette étude. Pour cela, nous utiliserons un modèle porcin d’arrêt cardiaque sévère et nous comparerons les fonctions cérébrales chez des porcs ayant reçu soit une réanimation cardiopulmonaire conventionnelle avec injection d’adrénaline soit avec mise en place d’une circulation extracorporelle.

Bénéfices attendus

Nous évaluerons précisément l’impact sur les paramètres d’hémodynamique cérébrale soit au décours d’une réanimation cardio-pulmonaire conventionnelle avec adrénaline soit avec mise en place d’une circulation extracorporelle. Ainsi, cela permettra de comparer l’impact des effets de l’adrénaline utilisée à l’heure actuelle comme référence de réanimation cardio-pulmonaire face à la circulation extracorporelle, stratégie répandue dans la réanimation cardiopulmonaire tardive.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort au terme des 4 heures de suivi après le début réanimation cardio pulmonaire.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole. La sévérité du modèle ne permet pas de réveiller les animaux.

Remplacement

L’arrêt cardiaque induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation. Le caractère intégratif de l’affection ne permet donc pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire une vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.

Réduction

Le critère de jugement principal sera le débit carotidien, reflet du débit cardiaque. Considérant un débit carotidien de 120±30 ml/mn dans le groupe « réanimation conventionnelle avec adrénaline » et de 170±30 ml/mn dans les deux groupes « réanimation extracorporelle», il faudra un effectif de 8 animaux dans chacun des 3 groupes. Le calcul a été déterminé par une approche statistique. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté. Les valeurs estimées de débit carotidien mentionnées sont issues de travaux antérieurs.

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long de la procédure. Si la pression de perfusion artérielle diastolique est inférieure à 10mmHg pendant la réanimation cardiopulmonaire ou en cas de d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids est utilisé pour les modèles d'arrêt cardiaque chez le porc.

Formations secteur santé EU1/2

(NTS-FR-294957v1 – 24/06/2024)
  • Formation professionnelle
Rats : 1700
Cochons : 500
Souffrances
▲ 2200
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
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 2200

1 700 rats et 500 cochons vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque séance dure de six à huit heures, un cochon servant à trois étudiants pour la chirurgie générale et un rat par personne pour la microchirurgie. Ces opérations ne produisent aucune connaissance, elles entraînent des chirurgiens, des médecins, des vétérinaires et des infirmières de bloc, dans une structure qui forme deux à trois mille personnes par an dont un cinquième passe par l'animal. Le porteur revendique le principe de la Haute Autorité de Santé, "jamais la première fois sur le patient", et affirme que certains gestes ne se valident que sur un "organisme entier", tout en indiquant que ses simulateurs ont déjà réduit de 71 % le nombre de cochons utilisés.

Objectifs

Ce projet a pour but d'autoriser l'utilisation d'animaux dans le cadre des la formation des futurs médecins, chirurgiens, vétérinaires, scientifiques et professionnels de santé (infirmières de bloc opératoire). Depuis la création de notre structure de formation, une grande reflexion est menée pour réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous avons développé des modèles ex-vivo (chirurgie cardiaque, ophtalmologie, microchirurgie...) permettant de s'affranchir de l'utilisation d'animaux vivants. Nous nous sommes dotés également d'une vingtaine de simulateurs numériques dans presque toutes les spécialités chirurgicales dans le but aussi de réduire le nombre d'animaux. Néanmoins, l'utilisation d'un organisme vivant qui reproduit au plus juste les sensations, la compléxité et le stress du bloc opératoire est encore nécessaire dans certaines circonstances. L'HAS (Haute Autorité de Santé) a dicté le principe éthique qui régit notre activité : "jamais la première fois sur le patient". Ainsi afin de former au mieux les chirurgiens, médecins, vétérinaires ou paramédicaux (infirmières), nous utilisons des modèles porcins ou murins qui permettent aux aprenants de réaliser des gestes complexes qui ne sont pas modélisés sur simulateurs. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU2 hébergeur et EU1 chirurgie)

Bénéfices attendus

En médecine comme dans d’autres professions, le risque d’erreur augmente avec le manque d’expérience. La simulation représente un outil pédagogique efficace permettant aux professionnels de santé d’acquérir de l’expérience sans risque pour le patient, et ainsi de respecter l’impératif éthique rappelé par la HAS : « Jamais la première fois sur le patient ». Elle peut être utilisée à la fois en formation initiale, afin de permettre aux jeunes et aux futurs professionnels d’acquérir de l’expérience, et lors d'une formation continue pour des professionnels plus expérimentés qui souhaiteraient remettre à niveau certaines compétences ou techniques utilisant une technologies nouvelle. Elle peut être également ciblée, y compris dans le cadre de procédures techniques, sur le travail en équipe (exemple : chirurgien et infirmier de bloc opératoire). Les preuves de l’efficacité de la simulation comme outil permettant d’acquérir de l’expérience en médecine sont nombreuses. Cette expérience acquise permet à son tour de réduire le risque d’erreur et d’événements indésirables chez les patients. Quelques exemples : en chirurgie, l’apprentissage sur simulateur a montré son efficacité quant à la diminution du risque de complications postopératoires et de durée d’hospitalisation lors des interventions par laparoscopie pour hernie inguinale. Les cholécystectomies par laparoscopie sont aussi associées à moins d’erreurs et à un meilleur respect des tissus durant l’opération si l’opérateur a été formé sur simulateur. En ophtalmologie, un enseignement structuré comprenant de la simulation permet de réduire les complications postopératoires faisant suite à une chirurgie de la cataracte. Enfin, le risque de pneumothorax secondaire à une ponction pleurale est réduit lorsque l’opérateur a été préalablement formé sur simulateur.

Procédures

Induction de l'anesthésie par injection en intra musculaire de l'anesthésiant (durée 2 minutes dans l'EU2). Procédures chirurgicales diverses en fonction de la spécialité enseignée (durée : 6 à 8h dans l'EU1).

Impact sur les animaux

Stress du au changement d'hébergement entre l'éleveur et l'animalerie (1 semaine de stabulation). Douleur et stress à l'induction de l'anesthésie due à la piqure (durée 5 minutes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car les multiples opérations de chirurgie subies ne permettent pas la survie de l'animal.

Remplacement

Il existe des méthodes de simulation chirurgicale permettant de remplacer les animaux destinés aux formations. Nous avons pris en compte cette approche en disposant et en nous équipant de nombreux simulateurs. Cependant, un certain nombre de gestes ne peuvent être acquis et validés que sur un modèle opératoire proche de la clinique. La réalisation d’opération sur des animaux anesthésiés permet la visualisation in situ de la qualité des interventions et les complications sur l’organisme entier. En fin de parcours pédagogique seulement et pour les spécialités où pédagogiquement cela apporte une plus-value, les étudiants/stagiaires peuvent appliquer ces procédures sur l’animal afin d'appréhender l'opération avec tout la complexité d'un organisme entier. Par exemple, La réalisation de techniques microchirurgicales s’effectue d’abord sur des prothèses en silicone pour acquérir les 1ers gestes de microchirurgie puis sur animaux anesthésiés ce qui permet la visualisation in situ de la qualité des sutures (étanchéité, perfusion, fuite, coagulation,…). Le modèle porcin permet l'application de techniques chirurgicales complexes et le perfectionnement du personnel dans de très nombreuses spécialtités telles que la chirurgie cardiaque, la chirurgie thoracique, la chirurgie vasculaire, la chirurgie digestive, la chirurgie urologique, la chirurgie gynécologique, la chirurgie pédiatrique, la chirurgie orthopédique et la neurochirurgie. La microchirurgie, qui est la réalisation sous microscope de surtures vasculaires et nerveuses, est une spécialisation complémentaire qui sera enseignée sur modèle murin (rat). Afin de réduire au maximum l'utilisation des animaux, le nombre est défini selon le nombre d’étudiants. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 modèle porcin pour 3 étudiants pour la chirurgie générale, et 1 rat/personne dans le cadre d'une formation spécifique microchirurgie.

Réduction

Les formations proposées doivent permettre aux apprenants (personnel médical et paramédical : chirurgiens, médecins, infirmières, internes en chirurgie, vétérinaires et scientifiques) d’acquérir la pratique des différentes techniques chirurgicales (acquisition d’une gestuelle sûre et précise, augmentation de la rapidité de réalisation des opérations en clinique) et une utilisation efficace du matériel de chirurgie, de microchirurgie, de chirurgie robotique et du bloc opératoire en général. Dans un but de reduction, les enseignements pratiques sont tout d’abord dispensés : 1- sur simulateurs numériques qui reproduisent virtuellement une partie des opérations chirurgicales de différentes spécialités, afin d’initier l’apprentissage des gestes de base 2- sur pièces artificielles (peau artificielle, tubes silicone...), et 3-sur pièces anatomiques (coeurs, pieds de cochons, vessies, reins, colons, yeux issus de la boucherie ou prélevés sur des animaux en fin d'expérimentation) ce qui permet de réduire considérablement le nombre d'animaux. Par exemple, depuis l'acquisition des simulateurs, le nombre de cochons utilisés pour la formation a été réduit de 71%. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 cochon pour 3 étudiants pour la chirurgie en générale, et 1 rat/séance/étudiant pour la microchirurgie. Nous formons 2000 à 3000 personnes par an mais seulement 20% réalisent des gestes sur animal.

Raffinement

Les différentes espèces sont hébergées en groupe et avec un enrichissement adapté : pour les rats : tunnels et buchettes, pour les cochons : balles et mordillos. Nous avons mis en place des points limites suffisamment prédictifs afin déviter toute souffrance de l'animal. Toutes les opérations chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par administration d'un traitement antalgique en continu sans reprise de conscience avant leur euthanasie en fin de séance.

Choix des espèces

Nous travaillons avec des cochons : 3-6 mois pour avoir des animaux entre 30 et 50kg pour une similitude au niveau anatomique, hémodynamique et physiologiques par rapport à l'homme mais aussi avec des rats : 8-11 semaines selon la souche pour avoir des animaux d'environ 350g pour une similitude anatomique des vaisseaux et des nerfs en terme de taille comparable à l'homme (chirurgie de la main, chirurgie maxillo faciale, chirurgie ophtalmologique).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 425
Souffrances
▲ 150
▲ -
▲ 275
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 425

Huit cents secondes d'irradiation, puis une greffe de moelle osseuse injectée derrière l'œil : 425 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 150 sous anesthésie sans réveil et 275 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines sont désignées comme donneuses et tuées pour qu'on prélève leurs tibias et leurs fémurs. Les receveuses subissent trois prélèvements sanguins derrière l'œil, deux échocardiographies et des injections d'un produit qui simule une insuffisance cardiaque aiguë, dont le porteur écrit qu'il peut "générer une douleur ou une gêne". Le choix de la souris tient, selon lui, à sa petite taille, à son hébergement aisé et aux similitudes de la défaillance cardiaque avec celle de l'être humain.

Objectifs

Les infections sévères, notamment sepsis, sont un problème majeur de santé publique qui touche près de 50 millions de personnes chaque année dans le monde. Le sepsis est défini comme une infection grave caractérisée par une forte diminution de la pression artérielle et une dysfonction multiple d’organes pouvant conduire au décès du patient. Lors d’un sepsis, le système immunitaire est complètement déréglé, et conduit les patients à un état d’immunodépression, c’est-à-dire à une incapacité du corps à combattre une infection. Notre projet s’intéresse à une enzyme qui joue initialement un rôle de régulation de la pression artérielle et potentiellement un rôle immunitaire. Il a été démontré précédemment qu’une augmentation de notre enzyme d’intérêt dans le sang de patients atteint de sepsis coïncidait avec une plus forte mortalité. Il s’agit donc d’un biomarqueur de mauvais pronostique. Des études précédentes ont montré que notre enzyme d’intérêt est également un facteur induisant des modifications délétères du système cardiaque et potentiellement un modulateur immunitaire. Notre étude a 3 objectifs : 1- Déterminer si la suppression du gène codant pour l’enzyme induit une modification de l’immunité et plus précisément si ceci induit un changement des différentes populations de cellules immunitaires dans la moelle osseuse et le sang, 2- Déterminer les taux de l’enzyme dans les différentes cellules provenant de la moelle osseuse dans des conditions physiologique et pathologique, 3- Vérifier si les cellules issues de la moelle osseuse sont une source de libération de l’enzyme dans la circulation lors de situations de dysfonction d’organe.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre le lien qui existe entre les cellules dérivées de la moelle osseuse et l'enzyme. Ce projet apportera des connaissances dans le domaine et surtout pourra bénéficier aux patients qui souffrent de dysfonctions cardiaques aigues qui auront un traitement plus adapté si une association claire entre l'enzyme et activation immunitaire est connue.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : Pour l’objectif 1, les animaux vont subir une seule fois une anesthésie générale (30s) puis un prélèvement sanguin (5min après l'endormissement) sera réalisé sur ces souris. Pour l'objectif 2, les souris vigiles recevront une injection d'un médicament ou d’une solution saline, 2x par jours, pendant 2 jours, (1min). Une injection sous anesthésie générale d’un anticorps (30s) puis un prélèvement sanguin (30s) sera réalisé. Pour l'objectif 3, les souris "receveuses" seront irradiées (1x pendant 800s). Les souris « donneuses » seront prélevées au niveau des tibias et fémurs après leur mise à mort. L’injection de la moelle osseuse aux souris « receveuses » se fera sous anesthésie générale. Post-greffe, un prélèvement sanguin sous anesthésie générale supplémenté par un collyre analgésiant (5min x3) et des échocardiographies (10min x2) pour suivre leur fonction cardiaque. A deux mois, même intervention que pour l’objectif 2.

Impact sur les animaux

Pour l’objectif 1, les souris vont subir une anesthésie générale via une injection intra-péritonéale, ce qui pourra induire un stress sur les animaux. Pour l’objectif 2, les animaux subiront des injections sous cutanée en vigile sur une durée de deux jours, pouvant induire un stress chez l’animal. De plus, l'injection du médicament mimera une insuffisance cardiaque aigue ce qui pourrait générer une douleur ou une gêne chez l’animal. Pour l’objectif 3, les animaux seront sujets à différentes injections : intra-péritonéales pour les anesthésies, sous-cutanée pour l’injection d’’un médicament et intra-orbitaire pour la greffe de cellules de moelle osseuse. Ces injections pourront induire un stress et une gêne chez l’animal. Des prélèvements sanguins en rétro-orbitaire seront réalisés sous anesthésie et en appliquant préalablement un collyre analgésiant. Les prélèvements en rétro-orbitaire pourrait générer un stress et une douleur chez l’animal. Enfin, le protocole ISO mimera une insuffisance cardiaque aigue, ce qui pourrait possiblement générer une douleur ou une gêne chez l’animal.

Devenir

Mise à mort des animaux suite au prélèvement rétro-orbitaire pour permettre la récupération des organes (coeur, poumon, foie, rate, rein gauche et rein droit) ainsi que de la moelle osseuse.

Remplacement

Notre objectif est de déterminer le lien entre notre enzyme d'intérêt et les cellules immunitaires dans un contexte de dysfonction cardiaque aigue comme celle qui survient chez les patients souffrant de choc. Les modèles in vitro et organoïdes ne peuvent mimer les phénomènes pathophysiologiques systémiques, c'est-à-dire les mécanismes modifiant les fonctions organiques mis en jeu dans la maladie.

Réduction

Les groupes expérimentaux ont été conçus de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Ce nombre par groupe a été déterminé par calcul statistique pour mettre en évidence une différence significative entre les groupes afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisé. Nous optimiserons nos expérimentations en réalisant le plus grand nombre possible d'analyses et de prélèvements d’organes sur un même animal. Notre critère de jugement principal est la diminution de la taille du ventricule gauche pendant la contraction du cœur appelé la fraction de raccourcissement du ventricule gauche (paramètre indiquant une dysfonction de la contraction cardiaque).

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions standard d’environnement (22°C, 50% hygrométrie). Les cages sont enrichies de maisons, bâtons à ronger, coton de nidification pour leur permettre d’exprimer tout leur comportement social. Des points limites adaptés et une surveillance quotidienne des animaux permettent de prévenir toute forme de souffrance des animaux. Les protocoles expérimentaux se feront sous anesthésie générale afin d’éviter le plus possible une quelconque douleur chez l’animal. Un collyre analgésique sera utilisé avant chaque injection et chaque prélèvement rétro-orbitaire. Un antibiotique est également utilisé afin de minimiser les risques d'infection post-irradiation. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel de l’animalerie. L’optimisation du protocole inclura une seule anesthésie pour l’évaluation de la fonction cardiaque par échocardiographie et le prélèvement sanguin. Des points critiques et scorés permettant d’objectiver la douleur ou la gêne de l’animal ainsi que les dispositions à suivre en fonction du score obtenu ont été préalablement définis.

Choix des espèces

Le modèle murin présente de nombreux avantages pour notre projet de recherche. Outre sa petite taille et son hébergement aisé le modèle de dysfonction cardiaque aigue comporte de nombreuses similitudes avec la dysfonction cardiaque chez l’Homme. Des souris mâles de 12 à 20 semaines seront utilisés pour l’objectif 1 et 2 du projet. Et des souris mâles et femelle de 8 à 12 semaines seront utilisés pour l’objectif 3 du projet. L'utilisation des souris jeunes adultes permet d'obtenir des résultats plus fiables et pertinents grâce à leur maturité physiologique, leur homogénéité et leur robustesse.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 246
Souffrances
▲ 210
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 246

Plus de 200 souris juvéniles sont anesthésiées et opérées pour qu'on leur prélève le cerveau, sans jamais se réveiller. 246 souris au total vont être utilisées : 210 dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, et 36 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces dernières, âgées de quatorze à trente-quatre jours, passent vigiles cinq tests destinés à mesurer leur douleur, leur anxiété et leur peur. Le porteur annonce ces cinq tests sans en nommer aucun, et écrit que les réactions d'évitement ou de peur "sont l'objet de l'étude".

Objectifs

Le cerveau du nouveau-né est très vulnérable aux événements indésirables qui peuvent entraver le développement du cerveau et entraîner des troubles du neurodéveloppement (TND), avec des conséquences à long terme à l'âge adulte telles que la schizophrénie, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles anxieux généraux ou les troubles du spectre autistique. Ces TND ont une caractéristique commune, à savoir une anomalie structurelle ou fonctionnelle de l'amygdale. L'amygdale, et plus précisément l'amygdale centrale, est une structure cérébrale impliquée dans le traitement des réponses émotionnelles telles que la peur, l'anxiété et de la dimension affective de la douleur, processus qui sont altérés dans de nombreux TND. L'apparition des troubles du neurodéveloppement a souvent été liée à une neuroinflammation précoce, conséquence directe ou indirecte d’une lésion cérébrale. Par conséquent, la réduction d’une neuroinflammation néonatale ou de ses conséquences au niveau de l'amygdale est un moyen prometteur de réduire ou de prévenir les maladies neurodégénératives. Toutefois, dans les modèles animaux murins le neurodéveloppement postnatal de l’amygdale a été peu étudié, notamment aucune étude longitudinale de l’activité neuronale et du fonctionnement des réseaux astrocytaires dans la période juvénile n’a été réalisée. Ces données en condition physiologiques sont indispensables pour comprendre les altérations induites par une neuroinflammation postnatale indicatrice d’un trouble du neurodéveloppement.

Bénéfices attendus

Les études cliniques démontrent que l’amygdale et ces perturbations sont des marqueurs dans de multiples Troubles du NeuroDeveloppement. Il est donc important de comprendre comment au cours de développement postnatal une atteinte cérébrale néonatale altère à long-terme le fonctionnement de cette structure. En préclinique, il a été démontré qu’une neuroinflammation néonatale a des conséquences au niveau de l’amygdale sans que celles-ci ne soient pleinement caractérisées. Il est donc essentiel, pour comprendre les dysfonctionnements induits par ces atteintes cérébrales néonatales et leur conséquences à long-terme, de comprendre la mise en place structurelle et fonctionnelle des réseaux amygdaliens au cours de cette phase critique du développement postnatal.

Procédures

La majorité des animaux (>80%) seront anesthésiés et subiront une chirurgie d’une durée maximale de 15 minutes pour prélever l'encéphale. Moins de 20% des animaux seront soumis vigile à cinq tests comportementaux évaluant la nociception, l’anxiété et la peur, d’une durée maximale de 10 minutes. Les tests sont espacés d'au moins 24h.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir du stress ou de l’anxiété légère, des douleurs légères, des réactions d’évitement ou de peur qui sont l’objet de l’étude.

Devenir

Les animaux seront soit mis à mort pour prélèvement ou en fin de protocole.

Remplacement

Pour la partie ex-vivo, notre étude porte sur l’analyse de l’activité complexe de réseaux neuronaux et astrocytaire, ainsi que sur leurs interactions, qui ne peuvent être pour le moment reproduits in vitro ou in silico. Concernant la partie de l’étude faisant appel à des tests comportementaux, nous ne pouvons pas avoir recours à des méthodes alternatives pour réaliser un tel projet. Il est nécessaire d’évaluer les différents paramètres comportementaux sur l’animal vigile. En effet la plupart des tests comportementaux réalisés dans le cadre d'un criblage comportemental impliquent une réponse motrice et intégrée de l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à l’étude est mathématiquement déterminé afin d’obtenir des résultats faibles et robustes. L'utilisation d'un nombre d'animaux plus faible pourrait induire un biais et ainsi affaiblir les conclusions. Chaque cohorte comportera un ratio 50/50 mâle et femelle afin d’évaluer les potentielles différences liées au genre. L’utilisation d’une technique permettant d’enregistrer l’activité sur l’ensemble de la structure d’intérêt et sur les structures avoisinantes fournira des résultats qui pourront être exploités dans des études ultérieures pour lesquelles ils permettront de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Pour répondre aux besoins comportementaux des animaux, ils seront hébergés en cages collectives avec de l'enrichissement. Cet enrichissement comportera de la frisure et du coton pour qu'elles se fassent des nids de toute splendeur. Des bâtons à ronger seront aussi mis à disposition dans les cages d'hébergement. Enfin, les souris étant des animaux sociaux, elles seront hébergées par cage de 2 à 5. Afin de soustraire les animaux à la souffrance, nous avons mis en place des points limites et les chirurgies seront réalisées sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, font de la souris un modèle pertinent. De même les modèles précliniques permettant l’étude des troubles du neurodéveloppement sont majoritairement effectuer sur la souris. Notre étude porte sur le développement postnatal de l’amygdale et des comportements associés. Toutefois, la bibliographie montre peu d’étude avec des tests comportementaux adaptés à la période néonatale et juvénile. De plus certains comportements ont été montré émergeant à partir du jour postnatal 14, nous débuterons donc cette étude durant la période juvénile (entre le jour postnatal 14 et 34). Nous aurons aussi un point de comparaison avec un stade de développement adulte à partir du jour postnatal 56.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 125
Rats : 250
Cochons d'Inde : 125
Souffrances
▲ 100
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

Tués pour qu'on leur retire l'estomac, l'iléon, le côlon et le foie, 250 rats, 125 souris et 125 cobayes vont être utilisés, 100 d'entre eux sous anesthésie sans réveil et 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La procédure tient en deux gestes : un jeûne de moins de vingt-quatre heures sur grille, puis une anesthésie de moins de trente minutes suivie de la mise à mort. Le porteur décrit ces prélèvements comme une alternative à l'utilisation d'animaux vivants qui réduit le nombre d'animaux non-humains utilisés en recherche, alors que le projet consiste à en tuer 500 pour la produire. Les cellules et fragments d'organes obtenus alimenteront des études in vitro sur la physiologie digestive et des tests de candidats médicaments, chaque animal fournissant du matériel pour plusieurs conditions expérimentales.

Objectifs

Le projet vise à étudier la physiologie et la physiopathologie gastro-intestinal in vitro et ex vivo en isolant des cellules ou du tissu du tractus gastrointestinal chez le rongeur ou le cobaye. L'isolement des cellules gastriques ou l’utilisation d’organes isolés sont des techniques utiles dans le domaine de la recherche biomédicale pour explorer la physiologie et la pathologie du système gastrointestinal, ainsi que pour développer et tester de nouvelles thérapies médicamenteuses. Ces modèles cellulaires primaires et d’organes isolés permettent d'étudier les fonctions normales des cellules, telles que la sécrétion acide, la sécrétion de mucus, et d'autres processus liés à la digestion. Les études in vitro et ex vivo contribuent à la compréhension des mécanismes sous-jacents à des maladies gastrointestinales telles que les ulcères gastriques ou des troubles de la mobilité intestinale ou d’inflammation et évaluer les effets de médicaments potentiels sur la fonction gastrique. L’évaluation in vitro et ex vivo permet de se concentrer sur des mécanismes de signalisation spécifiques, ce qui peut fournir des informations importantes sur la régulation des processus cellulaires tout en réduisant le nombre d’animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Les modèles cellulaires primaires et ex vivo avec des parties d’organes restent nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter certains troubles gastriques pouvant être induits par exemple par une flore bactérienne délétères. De plus, ils permettent de réduire le nombre d'animaux utilisés en recherche et la sévérité des procédures qui leurs sont appliquées.

Procédures

Les animaux nécessitant une mise à jeun de moins de 24 heures seront hébergés sur grille. Les animaux prélevés seront préalablement placés sous anesthésie et analgésie (1 fois, moins de 30 minutes) avant euthanasie.

Impact sur les animaux

La mise à jeun de moins de 24 heures ainsi que la mise sur grille au lieu de litière sont les deux stress qui affecteront les animaux lors de cette procédure.

Devenir

La procédure nécessite de prélever différentes pièces anatomiques du système digestif (estomac, iléon, colon, foie …) des animaux en terminal , ne permettant pas leur maintien en vie.

Remplacement

L’utilisation de cellules primaires normales issues d’un contexte physiologiques ou des organes isolés peuvent permettre d’évaluer des modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques, ces modifications étant nécessaires pour les études d’efficacité de candidats médicaments. Ce modèle représente une alternative à l'utilisation d'animaux vivants (les études seront réalisées sur des cellules ou des tissus). Cependant, l'utilisation d'animaux est nécessaire pour collecter les cellules.

Réduction

Les cellules isolées pouvant être amplifiées, c’est-à-dire multipliées, ainsi un nombre limité d’animaux (avec un maximum de 10 et en moyenne 5 animaux par procédure) sera utilisé, et ces cellules pourront servir dans plusieurs études. Les tissus qui serviront pour tester différentes conditions expérimentales seront collectés à partir d'un même animal limitant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Ce projet dans son ensemble participe donc à la réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Le programme d’euthanasie (anesthésie et analgésie) est défini en accord avec un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet au niveau d l’hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères.... à l’exception de la phase de mise à jeun où un enrichissement plus limité sera fourni sous la forme de jouets et de la présence de congénères.

Choix des espèces

La physiopathologie gastrointestinal présente des processus complexes impliquant une série de types et de mécanisme de signalisation cellulaire entrainant une prolifération cellulaire et une inflammation. Aujourd’hui encore, les rongeurs et cobaye demeurent essentiel à étudier ces processus et à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. De plus, le choix des espèces est basé sur la bibliographie scientifique, les modèles expérimentaux sont largement décrits chez le rat, la souris et le cobaye. Nous utiliserons principalement des animaux sevrés, âge variant entre 3 semaines et 12 mois, conformément aux données historiques, à la bibliographie scientifique.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 18
Souffrances
▲ 18
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18

18 souris vont être opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, à l'issue d'une chirurgie de quarante-cinq minutes au plus. Leur cerveau sera prélevé pour mettre au point un protocole d'imagerie par rayons X en conditions cryogéniques, sur synchrotron. Le porteur présente cette méthode comme un service à offrir ensuite à la communauté scientifique, l'enjeu déclaré portant sur la qualité et la résolution des images. Il conclut qu'aucun modèle informatique ne reproduit la structure exacte du cerveau et que l'obtention de cerveaux relève de la "première nécessité".

Objectifs

Les techniques d'imagerie par rayons X, en particulier grâce à l'utilisation de sources de lumière très puissantes comme les synchrotrons, connaissent un véritable essor. Ces technologies permettent d'observer des structures très fines du système nerveux sur de larges zones d'étude. En combinant deux techniques d’imagerie par rayons X, nous pouvons obtenir des informations à la fois sur l’organisation et la fonction des tissus biologiques. Dans ce contexte, notre projet vise à développer une méthode fiable et reproductible pour préparer des échantillons de tissu nerveux de mammifères et obtenir des images de haute qualité en utilisant ces approches. L'objectif final est de fournir à la communauté scientifique une méthode et un outil permettant de mieux comprendre le fonctionnement de nos systèmes nerveux, avec une précision et une clarté jamais atteintes auparavant.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à établir un nouveau protocole pour permettre l'acquisition d'images avec une résolutions et un niveau d'information élevé du tissu nerveux. La mise en œuvre de ces avancées pourrait augmenter le potentiel de compréhension du fonctionnement du système nerveux, aussi bien dans un tissu sain que dans le cadre de pathologies.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie sans réveil d'une durée de 45 minutes maximum.

Impact sur les animaux

La principale nuisance subie par les animaux sera le stress induit par le transport et une chirurgie. Pour répondre à cette nuisance, les animaux seront manipulés avec soins en amont et durant la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort dans le but de pratiquer des prélèvements et analyses histologiques post-mortem.

Remplacement

Aucun modèle computationnelle à l’heure actuelle ne permet de reproduire l’exacte structure du cerveau animal. Le but étant de développer une méthode permettant l’étude du système nerveux central de l’animal en mimisant au maximum l’ajout de produit fixateur et marquage tel que l’osmium et le traitement chimique entrainant une déformation des échantillons le besoin d’obtenir des cerveaux est donc de première nécessité pour nos expériences.

Réduction

Nos expérimentations préliminaires ont testé la faisabilité de l'approche visant à minimiser l'utilisation d'animaux exclusivement dédiés à ces expériences. La taille des échantillons est donc déterminée sur la base d'études antérieures ou d'analyses de puissance afin d'utiliser le minimum d'animaux nécessaire à l'obtention de résultats statistiquement valides. Les animaux seront répartis en trois lots successifs, comprenant chacun un tiers des animaux par groupe. Le nombre de souris sera ajusté à la baisse en fonction des résultats.

Raffinement

Les animaux resteront en habituation pendant une semaine à l'animalerie. Ils seront hébergés en groupes de 3 pendant cette période, et les animaux seront habitués à la manipulation par l'expérimentateur. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale après l'administration d'un analgésique. Les animaux seront surveillés pour d'éventuels signes de douleur ou de stress selon la grille établit par l'établissement utilisateurs. Si une souris atteint un score de A durant cette période, le point limite sera atteint et la souris sera euthanasiée immédiatement. Un score de A sera attribué par exemple dans le cas d'une perte de poids supérieure à 20 %, d'une epistaxis, d'une akinésie ou dans le cas où deux signes de niveaux d'alerte B sont observés (perte de poids entre 5 et 20 %, arrêt de l'entretien du pelage, renfoncement des yeux, hypokinésie, inclinaison de la tête ou rotation de l'animal). 

Choix des espèces

Le modèle murin est largement utilisé dans le domaine des neurosciences. L'optimisation de notre méthode d'imagerie sur ce modèle nous permettra ensuite d'offrir ce service à un plus grand nombre, afin de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et ses dysfonctionnements dans le cadre des maladies neurologiques. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines dans le but d'étudier un système mature au maximum et de transposer le modèle à l'application de la procédure, garantissant ainsi une quantité suffisante de tissu pour nos recherches.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 72
Souffrances
▲ 36
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 72

Toutes tuées à l'issue pour prélever des tissus, 72 souris triple mutantes vont être utilisées, la moitié opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil, l'autre dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit un cathéter dans la veine de la queue ou de la cuisse et un second dans l'abdomen, puis passe une heure trente d'IRM sous anesthésie, une ou deux fois à quinze jours d'intervalle. Le porteur affirme que les doses d'agent de contraste et d'activateur "n'ont aucun effet délétère" sur ces souris, et ne retient comme risque que la défaillance cardiorespiratoire sous anesthésie. Il justifie la mise à mort par le fait que la remise en liberté d'animaux génétiquement modifiés et "dégénérés" serait inconcevable, alors que le projet reste une étude pilote destinée à vérifier qu'une réponse cérébrale est mesurable.

Objectifs

Il s'agit ici d'une étude pilote dont les objectifs sont d'étudier la biologie d'une classe particulière de neurones somato-sensoriels non myélinisés capables de transduire des stimulations mécaniques à bas seuil, détectées au niveau de la peau poilue. Typiquement, chez l'homme, ces neurones interviennent dans la détection et la transduction du toucher social ou affectif. De manière intéressante, des études récentes, y compris certaines réalisées au sein de notre équipe, suggèrent que ces neurones sont aussi capables de moduler la douleur post-lésionnelle ainsi que la réponse immunitaire cutanée. Cependant, ces conclusions ont toutes été formulées de manière indirecte et à l'heure actuelle, aucune étude n'apporte la démonstration directe de leur fonction in vivo, à l'état basal et dans la modulation de la douleur post-lésionnelle. C'est précisément le but de notre projet. Il repose sur l'utilisation d'une série de lignées de souris génétiquement modifiées de manière à générer des souris triple mutantes permettant d'activer, inhiber ou bien éliminer séléctivement ces neurones in vivo, et ce, de manière inductible. Le but de cette étude pilote est de vérifier qu’il est possible de suivre par IRM la réponse cérébrale induite par l'activation de ces neurones. Les résultats de cette étude préliminaire conditionneront la mise en œuvre d’un projet s’appuyant sur des méthodes d’IRM fonctionnelle pour l’étude des réseaux cérébraux de la nociception impliquant ces neurones.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de cette étude pilote sont la prise en charge de la douleur qui est actuellement un enjeu majeur. En effet, 1/5 de la population mondiale est atteinte de douleurs chroniques, ce qui représente un problème socio-économique important et souligne que les mécanismes moléculaires et cellulaires intervenant dans la mise en place et le maintien des douleurs chroniques restent peu compris. Dans ce projet, nous allons nous intéresser à une classe particulière de neurones somatosensoriels, qui semblent avoir des propriétés de modulation de la douleur post-lésionnelle. Par conséquent, nous allons augmenter nos connaissances fondamentales sur les mécanismes cellulaires impliqués dans la mise en place et la durée de l'hypersensibilité sensorielle induite par des lésions tissulaires. De plus, notre projet est conçu de sorte à permettre la découverte de nouvelle pistes thérapeutiques, qui pourraient avoir une application chez les patients humains. A noter que les neurones étudiés ont été également décrits chez l'homme.

Procédures

Un cathéter sera implanté sous anesthésie dans la veine caudale ou fémorale pour l'injection d'un agent de contraste IRM. Un autre cathéter sera implanté en IP pour l'injection d'un activateur de ces neurones. Une session d'imagerie (d'une durée de 1h30) sera ensuite réalisée de façon non invasive sur chaque souris (sous anesthésie) avant et après injections.

Impact sur les animaux

Les animaux seront examinés soit une seule fois par IRM, soit 2 fois à au moins 15 jours d'intervalle, l'IRM étant une procédure non invasive. Nos données préliminaires nous permettent d’affirmer que les doses d'agent de contraste et d'activateur utilisées ici n’ont aucun effet délétère sur nos souris triples mutantes. L’examen IRM sera conduit sous anesthésie gazeuse. La seule nuisance ou effet indésirable possible pour ces animaux est la défaillance cardiorespiratoire sous anesthésie, un évènement rare lorsque l’isoflurane est administré à faible dose. L’utilisation d’un monitoring physiologique pendant l'IRM permet de détecter les premiers signes d’alerte et d’interrompre immédiatement l’anesthésie, ce qui permet le réveil rapide des animaux.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés à l'issue de la procédure pour prélever post-mortem différents tissus. Etant donné que nous travaillons sur des souris génétiquement modifiées et sur des souris dégénérées, leur mise en liberté est inconcevable.

Remplacement

Ce projet a pour but d'étudier la biologie d'une classe particulière de fibres somatosensorielles. Il sera conduit dans le strict respect de la règle des 3R. Le recours à l’animal est incontournable car la détection de variations hémodynamiques cérébrales résultant d’une stimulation pharmacologique ne peut être réalisée que sur des animaux vivants. Il n'existe pas de méthodes alternatives in vitro ou in silico car elles ne sont pas adaptées au suivi de cette étude. En effet, les organs-on-chips ou les organoïdes ne permettent pas de reconstituer les connexions neuronales complexes impliquant différentes structures du système nerveux et ne reflètent donc pas la physiologie et le fonctionnement du cerveau dans son entièreté. Quant aux modèles informatiques pour la transduction d'un stimulus sensitif de la peau vers le cerveau, leur design nécessiterait des données in vivo, que nous n'avons pas mais que cette étude serait susceptible de fournir.

Réduction

L’utilisation d’une technique d’imagerie non invasive permettra de réduire le nombre d’animaux, grâce au suivi longitudinal de chaque individu. De plus, nous étudirons si l’activation cérébrale est reproductible en imageant les souris une 2ème fois, dans le but de répéter la procédure plusieurs fois dans des études futures et ainsi réduire le nombre total d'animaux utilisés. En l’absence de données préliminaires permettant de connaître la taille d’effet attendu (l’objectif de ce projet exploratoire étant justement d’apporter des informations sur la réponse cérébrale) nous avons estimé la taille des groupes nécessaires à l'obtention de données fiables sur la base de notre expérience en IRM préclinique. Les données seront analysées avec des outils statistiques appropriés.

Raffinement

Le raffinement concernera toutes les procédures du projet ainsi que les conditions d’hébergement des animaux et devrait permettre de réduire le stress et l’angoisse. Tous les examens cliniques par imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse avec monitoring physiologique. Un délai d'acclimatation minimum de 14 jours et une habituation à l'expérimentateur seront assurés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec cycle jour/nuit, nourriture et boisson ad libitum et enrichissement environnemental. Les cages contiendront des rondins de bois à ronger, du coton pour la nidification, un refuge en plastique, et une roue fast-track avec igloo afin de diminuer les comportements agressifs, réduire l’ennui, et favoriser l’expression d’un maximum de comportements naturels. Suite à la procédure d'imagerie, les animaux seront suivis régulièrement et l'évaluation de la douleur sera monitorée par une grille de score fournie en annexe : recours à l'utilisation d'analgésiques pour réduire la douleur et euthanasie de l'animal en cas d'atteinte des points limites.

Choix des espèces

Chez la souris, la population des neurones somato-sensoriels ciblée dans ce projet est similaire à celle décrite chez l'homme sous le nom de C-Tactile. Cette étude pilote sera réalisée sur des souris âgées de 8 à 12 semaines car nous travaillons sur la physiologie d’animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 578
Souffrances
▲ 20
▲ -
▲ -
▲ 558
Devenir
 -
 -
 -
 578

578 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, vingt d'entre elles étant opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Les animaux portent une mutation qui provoque une perte de poids vers quatre-vingt-dix jours, puis une paralysie vers cent vingt jours et la mort vers cent trente jours, avec des difficultés à se déplacer, à boire et à manger. Ils reçoivent une injection dans les ventricules cérébraux, des injections intrapéritonéales quotidiennes, des prises de sang tous les quatorze jours et des tests de force musculaire et de coordination jusqu'au point limite, pour évaluer une thérapie visant les oligodendrocytes. Le porteur écrit que le modèle animal est "indispensable", précise que 416 des 578 souris ne seront utilisées que si la première partie du projet échoue, et garde en vie les souris d'élevage pour les réutiliser dans d'autres projets tant qu'elles n'ont pas atteint les points limites.

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurologique fatale qui apparait à l’âge adulte. Elle est caractérisée par la perte progressive des motoneurones, menant à une paralysie puis au décès 3 à 5 ans après le diagnostic. Jusqu’à présent, il n’existe pas de traitement curatif, d’où la nécessité de développer une thérapie efficace. L’altération des oligodendrocytes est l’un des mécanismes pathologiques proposés dans la sclérose en plaque. On observe chez les patients souffrants de cette maladie une diminution du nombre d’oligodendrocytes myélinisantes adultes. Par ailleurs différentes études chez l'animal vivant ont montré que les précurseurs des oligodendrocytes (OPC) ne parviennent pas à subir l'étape finale de différenciation dans les modèles animaux. Notre projet vise à développer une thérapie ciblée vis-à-vis des oligodendrocytes, qui a pour but de stimuler la différentiation des oligodendrocytes et par conséquent, rétablir le nombre des oligodendrocytes matures myélinisantes. Cette étude nécessite l’emploi de souris qui présentent un phénotype proche de la sclérose en plaque (perte de poids, faiblesse musculaire, paralysie). Les animaux déclarent les premiers symptômes à 90 jours, puis leur état général se dégrade jusqu’à la mort, à environ 130 jours. Ce projet a deux approches : une approche cellulaire et une approche génique virale visant à stimuler la différentiation des oligodendrocytes chez l'animal vivant.. L’objectif est de tester une possible thérapie qui pourra être utilisée chez les patients atteints de sclérose en plaque liées aux mutations SOD dans le futur.

Bénéfices attendus

Nous émettons l’hypothèse que l’augmentation du taux d’oligodendrocytes matures et myélinisantes puisse représenter un outil thérapeutique utile pour traiter la sclérose en plaque. A court terme nous envisageons les bénéfices sur les souris traitées avec la thérapie cellulaire et la thérapie génique virale. Nous attendons des effets bénéfiques sur les symptômes de la sclérose en plaque ainsi que sur la survie. S’agissant de bénéfices à long terme, nous envisageons la mise en place d'études pré-cliniques et cliniques pour étudier les effets bénéfiques de l'administration de la thérapie cellulaire et la thérapie génique chez des sujets atteints de sclérose latérale amyotrophique.

Procédures

Les souris élevées pour ce projet sont susceptibles de développer un phénotype dommageable caractérisé par une perte de poids vers 90 jours puis une atteinte musculaire conduisant à la paralysie (vers 120 jours) puis la mort de l'animal. Les souris immunodéficientes sont plus sensibles aux infections car elles ne possèdent pas de systèmes immunitaires. Un prélèvement de queue sera réalisé sur ses souris vigiles afin de vérifier si elles sont ou non porteuses du gène qui nous intéresse. Une anesthésie locale sera réalisée par immersion de la queue de l'animal dans de l'éthanol refroidi. Ce geste ne nécessite que quelques secondes. 5 différentes interventions auront lieu au cours des différentes procédures dont 1 sur souris anesthésiée et 4 sur souris vigiles ; une unique injection intracérébroventriculaire à J60, réalisée sous anesthésie générale et analgésie, et d’une durée n’excédant pas les 30 minutes, une unique injection intracérébroventriculaire chez le nouveau-né, sous anesthésie locale, d’une durée de 2 minutes, des injections intrapéritonéales quotidiennes sur souris vigiles, d’une durée de moins d’une minute, des prélèvements de sang au niveau de la veine sous-mandibulaire sur souris vigiles, tous les 14 jours de J60 jusqu’au point limite (1 minute suffit pour réaliser ce geste) et, sur souris vigiles, tests comportementaux (pesée, test de force musculaire, score neurologique et test de coordination motrice) une fois tous les 14 jours de J60 (dans le cas de l’injection chez l’adulte) ou de J21 (dans le cas de l’injection chez les nouveaux-nés) jusqu’au point limite. Le temps total pour réaliser ces tests comportementaux n’excède pas 20 minutes par souris ; le score neurologique, qui permet de scorer les signes de déficience neurologique, et la pesée sont réalisés l’un après l’autre avec une durée totale d’environ 1min, suivi par le test de force musculaire, qui nécessite moins de 5 minutes pour les 3 mesures. Pour finir, le test de coordination motrice a une durée totale inférieure à 10 minutes avec 2 mesures (de 2minutes maximum) et avec 5 minutes de repos entre les 2. Concernant l'euthanasie, les animaux pour lesquels des prélèvements seront réalisés seront euthanasiés par une méthode réglementaire sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative des motoneurones de l'adulte qui se caractérise par une dégénérescence progressive des motoneurones. Elle provoque une paralysie progressive de l'ensemble des muscles. Les souris utilisées pour la survie présenteront donc des signes de dégénérescence comme la paralysie des pattes et/ou du bassin. Cela entraînera des difficultés pour se déplacer, s'hydrater et s'alimenter. Les animaux seront identifiés génétiquement à l’aide d’une biopsie de queue de quelques millimètres pouvant être source de stress et d’une douleur de courte durée. Les chirurgies impliquent une anesthésie pouvant entraîner une hypothermie ou un arrêt cardio-respiratoire et peuvent entraîner des douleurs post-opératoires. Un inconfort lié à la contention ainsi qu'une douleur de courte durée associée à l’introduction de l’aiguille lors des administrations ou les prélèvements sanguins sont à prévoir. Les tests fonctionnels réalisés chez la souris peuvent également entraîner un stress chez l’animal.

Devenir

Tout au long de ce projet les souris seront euthanasiées et leurs cerveaux et moelles épinières seront récupérés pour faire des analyses biomoléculaires et histologiques afin de valider l'efficacité ou non de nos traitements, sauf les souris impliquées dans la creation des colonies, qui seront réutilisées pour d'autre projet tant qu'elles n'ont pas atteint les points limites.

Remplacement

Actuellement, aucun modèle in vitro n’existe pour pouvoir mener une étude pré-clinique dans la sclérose latérale amyotrophique. Le modèle animal est indispensable pour optimiser et développer nos approches de thérapie cellulaire et thérapie génique pour cette maladie. Ce modèle, particulièrement bien caractérisé, nous permettra de quantifier l’efficacité de nos traitements. La finalité de cette étude est de développer des stratégies thérapeutiques, ce qui ne peut se faire que sur un modèle animal. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Afin de limiter leur utilisation, un nombre restreint d’animaux sera utilisé en contrôle non injecté, un même animal servira pour différentes expériences et, pour chacune d’entre elles, le nombre d’animaux utilisés a été choisi pour permettre d’obtenir des résultats statistiquement interprétables. De plus nous utiliserons des mâles et des femelles, ce qui nous permet d’utiliser l’ensemble des animaux générés par nos accouplements limitant ainsi d’autant le nombre de portées nécessaires. Il est également important de signaler qu'une partie du projet ne sera réalisé que dans le cas où la première partie ne fonctionne pas et que 416 animaux ne seront potentiellement pas utilisé sur les 578 animaux prévus.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft et des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Ainsi des croquettes ou de la bouillie pourront être placés directement dans la cage, ainsi que de l’hydrogel en cas de besoin. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante ou sous lampe radiante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Une anesthésie sera réalisée et un contrôle post opératoire aura lieu dans les heures ainsi que les jours qui suivent afin de fournir une analgésie adaptée aux animaux. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement, de la naissance à la mort, et un contrôle du poids sera réalisé une fois par semaine avant l'apparition des symptômes de la maladie, puis autant de fois que nécessaire après l'apparition des symptômes afin de contrôler précisément les points limites qui, une fois atteint, entraineront automatiquement l'euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance excessive.

Choix des espèces

Dans le cadre de notre projet, nous utiliserons modèle murin transgénique pour la sclérose latérale amyotrophique. Cette souche reproduit les principaux symptômes de la sclérose latérale amyotrophique à partir de 90 jours due à l’accumulation de la protéine SOD entrainant la paralysie progressive, et éventuellement la mort aux alentours de 130 jours. Nous utiliserons les nouveau-nés et les souris adultes âgées de 90 jours afin d’évaluer l’efficacité du traitement précoce et plus tardivement

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 1380
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 1320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1380

1 380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, 60 d'entre elles étant opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Dans leurs deux premières semaines de vie, les souriceaux reçoivent des injections intramusculaires de composés pro-inflammatoires sous anesthésie, séparés de leur mère, puis passent des enregistrements de vocalisations ultrasoniques, de l'actimétrie et un test de nidification. À trois mois, chaque animal est isolé pendant trois semaines avant le test d'interaction sociale, pour stimuler ses comportements sociaux. Le porteur présente ces tests comme "non invasifs" tout en décrivant par ailleurs le stress lié à la séparation maternelle, à l'hébergement individuel et aux prélèvements sanguins.

Objectifs

Les troubles du développement sont en augmentation constante, avec un nombre de cas estimé par exemple pour les troubles du spectre autistique (TSA) à 1 enfant sur 44 aux Etats-Unis pour l'année 2018 et 1 enfant sur 89 en Europe. Les troubles du spectre autistique se caractérisent notamment par une perturbation du comportement social. Parmi les causes récemment décrites dans la littérature scientifique, l’hypothèse d’un défaut d’un processus cellulaire appelé autophagie, au sein des cellules du cerveau, lors du développement chez l’enfant, est émise. Des études récentes ont ainsi démontré, chez l’homme et chez l’animal, un rôle de la dérégulation de ce mécanisme dans la survenue de comportements de type autistique. L’autophagie est le moyen par lequel les cellules éliminent des composés d’origine environnementale. Un défaut dans ce mécanisme d’élimination apparaît alors crucial dans le cadre de l’apparition de troubles du développement, reconnus comme étant le résultat d’une combinaison « gènes x environnement ». Par ailleurs, la complexité des troubles neurodéveloppementaux suggère l’implication de combinaison de type « gènes x environnement ». La littérature scientifique indique ainsi qu’une exposition à des composants environnementaux, notamment pro-inflammatoires, à des stades précoces du développement du cerveau, est impliquée dans la survenue de troubles du développement. Parmi les facteurs environnementaux potentiellement à risque, nous étudions différentes particules auxquelles l’organisme est exposé dans les premières semaines de vie. La toxicité de ces composés bio-persistants et fortement pro-inflammatoires a été montrée dans différentes études, notamment en lien avec un effet sur le neurodéveloppement. Dans ce contexte, notre projet vise alors à étudier entre autres par différents tests de comportements, à différents âges, chez un modèle souris pour lequel i) un gène de l’autophagie a été invalidé ; ii) une exposition précoce aux particules est réalisée. Les échantillons prélevés à l’issue des tests nous permettront d’étudier les mécanismes cellulaires et la mise en place des connexions nerveuses, par des techniques complémentaires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie en combinaison avec une exposition précoce à des composés pro-inflammatoires dans le développement du système nerveux central et dans la survenue de troubles du neurodéveloppement, en constante augmentation dans la population générale. A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant l’autophagie pour atténuer la survenue de ces troubles.

Procédures

Les animaux sont soumis à des tests de comportement non invasifs : enregistrement des vocalisations ultrasoniques dans un contexte de séparation maternelle (5 minutes), enregistrement des vocalisations ultrasoniques dans un contexte d’interaction sociale (8 minutes à trois stades : jeune, adolescent, adulte), actimétrie à 2 et 3 mois (2 heures d’enregistrement), test de nidification (suivi sur 24 heures). Les souris sont isolées pendant 3 semaines en amont de la session de test d’interaction sociale à l’âge de 3 mois, afin de stimuler les comportements d’interactions. Les injections intra-musculaires de composés pro-inflammatoires (durée du geste d’environ 10 secondes) sont réalisées sous anesthésie (5 minutes d’anesthésie) et ne sont pas de nature à impacter de manière durable le bien-être des animaux. Ils sont ensuite soumis à une chirurgie sans réveil de quelques minutes réalisée sous anesthésie et analgésie, se finissant par l’euthanasie de l’animal. Deux prélèvements sanguins sur animal vigile seront réalisés à deux âges différents, le second prélèvement sera suivi d’une euthanasie.

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables de stress sont attendus, en lien notamment avec la séparation mère-petits lors des injections, l’anesthésie gazeuse, les prélèvements sanguins (douleur légère liée à la piqûre de la veine et risque possible d’hémorragie), la mise en place d’une période d'hébergement individuel pour les animaux, les tests de comportement, la réalisation de contention et d’injection de molécules anesthésiques avant la chirurgie sans réveil, l’induction d’un état fébrile passager suite aux injections. Pour l’anesthésie une détresse respiratoire et l’hypothermie des animaux est possible.

Devenir

Le projet décrit est réalisé sur des souris. L’ensemble des 1380 animaux sera euthanasié en fin de projet afin de prélever les tissus d’intérêt.

Remplacement

L’étude de l’effet d’un défaut de l’autophagie combiné à une perturbation inflammatoire précoce, sur le comportement de l’individu ne peut se faire autrement que par des explorations fonctionnelles menées in vivo. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle in vivo, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.

Réduction

Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 1380 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. De plus, un même animal est utilisé successivement pour plusieurs tests de comportement, puis pour des études de biologie moléculaire et ou la réalisation de séries de coupes pour les cerveaux prélevés, ce qui nous permet de réaliser plusieurs marquages différents pour un même cerveau. D'une manière générale, nous avons conçu les lots pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des tests et des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les échantillons prélevés seront envoyés à différentes équipes dans le cadre de collaborations. Les données obtenues seront ultérieurement étudiées statistiquement de manière classique. Par ailleurs, pour chacune des approches expérimentales, ce travail servira de base pour de futurs travaux intégrant une exposition précoce à un facteur environnemental afin de calculer le nombre juste d’animaux requis pour comparer d’une manière statistique et robuste les conditions mutantes à la condition contrôle avec une excellente reproductibilité.

Raffinement

Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés quotidiennement et à la suite de tout signal d’alerte une grille de suivi est mise en place. Les paramètres environnementaux comprennent une humidité de 50 pour cent plus ou moins 20 pour cent, une température constante entre 20 et 24 degrés Celsius. L’éclairage est circadien (8h-20h) pour respecter le rythme biologique des animaux. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et disposent de matériel de nidification ainsi que d’une maison rouge. Des observations du bien-être sont réalisées quotidiennement. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de troubles moteur ou comportements aberrants, les animaux feront l’objet d’une surveillance accrue, à l’aide d’une grille de suivi. Si l’état général de l’animal atteint les points limites définis dans les procédures expérimentales (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), les animaux seront euthanasiés. Les injections intramusculaires sont réalisées sous anesthésie gazeuse. Le stress induit par la séparation est minimisé en réduisant au maximum le temps de séparation. Les travaux antérieurs menés au laboratoire ou par d’autres équipes indiquent que l’injection intramusculaire des molécules pro-inflammatoires d’intérêt n’induit pas de trouble majeur évident chez la souris. Les injections sont susceptibles d’entrainer un état fébrile passager chez l’animal. La manifestation d’une gêne peut se traduire par un animal moins mobile. Les portées seront particulièrement observées après les injections. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur.

Choix des espèces

L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins le modèle qui nous intéresse existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, de nombreux outils ont été conçus et sont disponible pour étudier le comportement, les paramètres physiologiques et biologiques chez la souris et nous maitrisons l’utilisation des outils à disposition. Ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement. Plusieurs stades de développement seront analysés pour comprendre les conséquences de la mutation impactant potentiellement l’élagage synaptique et la fonctionnalité de l’autophagie, qui sont des événements majeurs du développement du système nerveux central. Pour cela plusieurs stades de développement, seront étudiés : néonatal (test à 9 jours de vie), jeune (test à 20 jours de vie), adolescent (test à 33 jours de vie) et adulte (tests avant 90 jours de vie). Les injections seront réalisées pendant les deux premières semaines de vie de l’animal, de manière à modéliser une situation d’exposition réaliste chez l’enfant pendant sa 1ère année de vie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Cochons : 6
Souffrances
▲ 6
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
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 -
 6

Six cochons de 40 kg subissent une anesthésie de quatre heures et une ouverture de l'abdomen pour poser une sonde à ultrasons focalisés directement sur le pancréas, puis pour trois d'entre eux une incision de l'estomac, sans jamais se réveiller. L'équipe qualifie les traitements ultrasonores d'indolores et signale qu'un produit injecté par voie intraveineuse peut déclencher une réaction allergique. Tous sont tués pour vérifier que les ultrasons ont bien atteint le pancréas et le foie. Le porteur annonce un objectif de dix traitements réussis pour chacune des deux étapes, puis écrit que l'expérience s'arrêtera dès quatre succès.

Objectifs

Le cancer du pancréas est un enjeu majeur de santé publique. Il est la deuxième cause de décès liée aux cancers en France. La chirurgie curative, à un stade précoce, est actuellement le seul traitement qui permet une survie à long terme, à environ 20% à 5 ans. Cependant peu de patients sont éligibles (30%). Le pancréas est situé derrière la partie inférieure de l’estomac. Utiliser un endoscope jusqu’à l’estomac paraît intéressant pour l’approcher. L’échographie par voie endoscopique est déjà un des meilleurs outils à ce jour pour diagnostiquer ce cancer. Un endoscope sur lequel a été adaptée une sonde qui génère des ultrasons focalisés qui peuvent entraîner à distance la modification de l’organisation de l’environnement de la tumeur cancéreuse et le rendre moins dense a été développé. Ainsi, l’entrée des traitements (chimiothérapie, radiothérapie ou immunothérapie) à l’intérieur de la tumeur est facilitée. L’efficacité est alors augmentée et les doses peuvent être ajustées, diminuant les effets secondaires. Des essais in vitro montrent que cette hypothèse est vérifiée. Ce projet a pour objectif principal d’évaluer si le dispositif (endoscope + sonde de traitement) permet d’appliquer les ultrasons au niveau du pancréas du porc à travers la paroi de l’estomac. Ceci sera réalisé en 2 temps : dans un premier temps, il sera vérifié la possibilité de réaliser le traitement via une chirurgie abdominale en positionnant la sonde directement sur le pancréas, puis, si cela fonctionne, la voie endoscopique sera testée pour s’assurer de la possibilité de réaliser le même traitement à travers l’estomac. Le modèle porc utilisé ne permet pas le passage de la sonde par voie œsophagienne (comme cela sera le cas chez l’Homme), il sera donc nécessaire d’introduire la sonde directement dans l’estomac via une petite incision pratiquée au niveau de l’abdomen.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra par la suite que la stratégie ultrasons + traitement anti cancéreux soit testée en clinique. En cas de succès, ce serait une réelle avancée en termes de prise en charge des patients atteints de cancer du pancréas pour qui le taux de survie à 5 ans est très faible.

Procédures

Une anesthésie de quatre heures avec une injection dans le muscle de la cuisse aura lieu. Lors de cette anesthésie une chirurgie sera pratiquée : une ouverture de l’abdomen dans un premier temps pour mettre la sonde en contact avec le pancréas (sur 3 porcs maximum), puis une petite incision au niveau de l’estomac pour introduire la sonde (sur 3 autres porcs au maximum si la première phase a réussi). Un produit facilitant le traitement pourra être injecté par voie intra-veineuse, ce produit peut potentiellement déclencher une réaction allergique chez le porc. Ces interventions sont réalisées dans le cadre de procédures sans réveil.

Impact sur les animaux

Au moment de l’anesthésie, certains porcs sont stressés. Les traitements ultrasonores réalisés au niveau du pancréas et du foie sont indolores. Un produit facilitant le traitement pourra être injecté par voie intra-veineuse, ce produit peut potentiellement déclencher une réaction allergique chez le porc.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin d’examiner le pancréas pour vérifier que les ultrasons ont bien atteint le pancréas et le foie.

Remplacement

Plusieurs questions de l’étude globale sont répondues grâce à l’étude in vitro sur cellules : les effets des ultrasons sur l’élasticité de la tumeur, amélioration de la diffusion de drogue après traitement aux ultrasons. Les paramètres de traitement aux ultrasons sont évalués en amont par simulations informatiques. Il est important après toutes ces étapes de pouvoir s’assurer que le dispositif fonctionne en condition réelle, que le pancréas est bien repérable et visible et que les ultrasons seront bien appliqués dans le pancréas.

Réduction

Ce projet ne nécessite pas d’étude statistique. Nous avons pour objectif de réussir le traitement à 10 reprises pour chacune des 2 étapes (directement sur le pancréas puis à travers la paroi gastrique). Dès que nous aurons atteint 4 succès l’expérience s’arrêtera. L’essai de traitement sur le foie ici permet de répondre à une question scientifique supplémentaire sans augmenter l’impact sur les animaux ni leur nombre. Les organes non prélevés dans le cadre du projet seront proposés à la communauté scientifique.

Raffinement

Bien que le traitement soit apparemment non douloureux, une analgésie est appliquée en combiné avec l’anesthésie. L’anesthésie est réalisée via un prolongateur ce qui évite d’avoir à effectuer une contention de l’animal. Outre la mise à disposition d’objets à mâchouiller et d’un ballon, les techniciens animaliers disposent d’un temps de jeu, d’échange avec les porcs, leur mettent à disposition des friandises dans la litière pour qu’ils puissent exprimer leur comportement naturel de fouissage. Ils sont régulièrement sortis de leur box pour pouvoir courir dans un plus grand espace de l’animalerie. Lors de l’ouverture de l’abdomen, en plus de la combinaison d’anesthésique et analgésique administrée en intraveineux, un anesthésique local sera injecté.

Choix des espèces

L’endoscope humain peut être utilisé chez le porc et l’anatomie interne est suffisamment proche de celle de l’homme pour répondre à l’objectif du projet. Les porcs pèseront 40 kg, ce qui correspond à une taille presque adulte (nécessaire pour le passage de l’endoscope dans les voies digestives) mais avant une prise de graisse trop importante.