Chiens
Evaluation de plusieurs prototypes d’alternatives peu invasives à la chirurgie bariatrique dans des modèles porcins et canins
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Cochons : 64
74 animaux non-humains, 64 cochons et 10 chiens, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils subissent sous anesthésie l'implantation d'un dispositif dans l'estomac puis jusqu'à cinq prises de sang sur trois mois, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de mettre au point une alternative à la chirurgie de l'obésité développée par une entreprise. Le porteur indique que la chirurgie provoque douleur et perte d'appétit et que le dispositif peut entraîner une inflammation digestive ou une obstruction. Il affirme que la complexité du système digestif rend l'usage d'un "organisme complet et vivant" "indispensable" pour valider le produit avant sa pose chez l'humain.
Objectifs
L’objectif du projet est de développer une solution innovante afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie de réduction de volume de l'estomac, tout en évitant les complications associées. Notre dispositif est aussi une alternative aux ballons intra-gastriques qui sont actuellement utilisés. Plusieurs essais sur des cadavres humains et animaux ont déjà été menés pour mettre au point le dispositif ainsi que son déploiement et son ancrage dans le tube digestif. Désormais, nous devons passer à une phase animale pour démontrer l'inocuité sur le moyen terme de notre dispositif, et pour prouver qu'il reste en place, malgré les conditions chimiques et le péristaltisme digestif. Nos études sont menées en parrallèle entre le laboratoire in vivo et les ateliers de mise au point et d'ingenierie médicale. Suite à chaque essai in vivo, les améliorations sont apportées au prototype. Dès que le prototype sera considéré satisfaisant, il sera mis en place chez l'humain pour des essais cliniques.
Bénéfices attendus
L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes dans le monde, décédant de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1.9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Bien que l’efficacité de la chirurgie bariatrique, qui réduit le volume de l'estomac, ne soit plus à démontrer, seul 1% des patients éligibles décident de se faire opérer à cause du risque de complications sévères et des modifications anatomiques irréversibles. Et pour les solutions moins invasives, comme les ballons gastriques, elles sont aujourd’hui associées à une perte de poids limitée et temporaire. Ce projet est nécessaire pour le développement d’une solution qui sera posée, chez l'humain, par voie endoscopique afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie tout en minimisant les complications associées. En effet, il permettra de vérifier la sécurité et potentiellement l'éfficacité des dispositifs développés par l’entreprise.
Procédures
Les animaux subiront, principalement, une chirurgie, sous anesthésie générale, pour la mise en place du dispositif directement dans l'estomac. Puis, après leur réveil, ils recevront les soins post-opératoires pour une reprise d'alimentation normale. Des prises de sang sont prévues avant la chirurgie, pour évaluer les paramètres basaux des animaux, puis après la chirurgie, pour suivre l'évolution de ces paramètres et vérifier si le dispositif engendre des dérèglements. Un maximum de 5 prises de sang de 10 ml est prévu pendant les 3 mois du protocole. Elles ont lieu sous anesthésie pour les porcs et sur animal vigile pour les chiens. D'autre part, dans la période post-opératoire, les porcs et chiens devront être hébergés seuls pour une durée de 3 jours, mais dans des boxes confortables, et permettant à chaque porc et chien de voir, sentir et toucher ses confrères voisins quand ils le souhaitent.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables les plus prévisibles sont ceux que la chirurgie va provoquer : douleur, perte d'appétit, inconfort, suite à la chirurgie abdominale. D'autres effets indésirables pourraient intervenir si le dispositif n'est pas bien toléré. Il peut s'agir d'inflammations du tube digestif, ou d'autres phénomènes vasculaires localisés au niveau du site d'implantation. Si le dispositif ne reste pas en place, il peut aussi provoquer une obstruction digestive. Nous attendons très peu d'effets indésirables des prélèvements sanguins, dont le volume est réduit au regard du poids des porcs et des chiens.
Devenir
A l'issue des procédures les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement d'organes pour des analyses macroscopiques et histologiques.
Remplacement
Ce projet vise à confirmer l’adéquation du dispositif en cours de développement avec le système digestif. Avant d’initier ce projet, des essais sur sujets anatomiques humains et animaux ont été effectués afin de confirmer les dimensions des prototypes en cours de développement. De plus, des essais in vitro ont été réalisés en laboratoire afin de simuler le déploiement du dispositif ainsi que son comportement lors de contraintes mécaniques simulant le péristaltisme. Néanmoins, la complexité et l’adaptabilité du système digestif limitent notre capacité à simuler l’environnement exact. Le dispositif étant à visée clinique, il est nécessaire d’obtenir des données dans ses conditions réelles d’utilisation, ainsi l'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post implantation. Notre stratégie prévoit d’utiliser un maximum de 64 porcs et 10 chiens pour la totalité du projet comprenant une étude pilote, une preuve de concept et enfin une étude de validation de l’innocuité du dispositif. Nous fonctionnons pas à pas, et le projet sera arrêté si chaque phase ne permet pas d’obtenir les résultats escomptés.
Réduction
Avant d’effectuer les études de preuve de concept, une première phase avec une étude pilote sera effectuée en utilisant un nombre réduit d’animal afin de valider que le dispositif s'ancre et se déploie correctement. Pour tester le dispositif candidat. Le nombre d'animaux utilisés a été réduit au minimum et a été calculé pour obtenir une puissance statistique suffisante. Mais surtout, notre approche est progressive : nous réalisons des études successives, en améliorant le dispositif à chaque fois. Dès que nous estimons qu'il est au point, l'étude de preuve de concept s'arrête et nous réalisons une seule étude de tolérance. Le nombre d'animaux présenté ici est donc un nombre maximum d'animaux, qui peut être réduit si nous développons un dispositif satisfaisant rapidement.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. : ils disposent de vastes boxes, d'une taille supérieure à celle requise par la législation. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier formés aux soins et à la manipulation de ces espèces. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés. En cas de perte de poids importante se rapprochant des 20%, les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique.
Choix des espèces
Nous prévoyons d’utiliser les modèles porcin et canin car tous deux possèdent une anatomie et une physiologie du système gastro-intestinal très proches de celle de l’homme. Les deux modèles seront utilisés de manière complémentaire, le modèle chien principalement pour des dispositifs transpyloriques grâce à l’absence de torus pylorique et le modèle porc principalement pour des dispositifs avec « chaussette » de 60cm car nettement moins sujet aux intussucepions. Ainsi en fonction du dispositif testé, le modèle animal qui sera choisi sera celui qui, par son anatomie et sa physiologie, sera le plus approprié pour obtenir les données les plus robustes. Pour les porcs le critère de sélection principal sera le poids (environ 50-100kg) afin d’avoir des correspondances anatomiques similaires à celles observées en clinique. Cela correspondra à des animaux adolescents/adultes. Pour les chiens, nous prendront des chiens adultes qui ont auront terminé leur croissance.
Evaluation de l’efficacité des produits immunologiques dans le cadre de développements de produits destinés à protéger des espèces domestiques contre un agent pathogène – Avenant à l’autorisation de projet #23290
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".
Objectifs
Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.
Remplacement
L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.
Réduction
Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).
Raffinement
Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.
Choix des espèces
De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.
Protocole d’alimentation pour confirmer la sécutité de nouveaux ingrédients pour les animaux de compagnie (chats et chiens)
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Chiens : 54
54 chats et 54 chiens vont être utilisés, gardés en vie et réutilisables, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des aliments contenant de nouveaux ingrédients protéiques, comme des insectes, des algues ou des levures, et subissent trois prélèvements de sang et des collectes d'urine, pour qu'un industriel de la nutrition animale confirme la sécurité de ces ingrédients. Le porteur indique que le protocole n'entraîne "ni douleur, ni souffrance" et que les animaux sont gardés en vie, le vétérinaire pouvant les retirer de l'étude en cas d'effet indésirable. Il affirme qu'aucune autre étude ne peut remplacer cet essai, mené selon les standards internes de l'entreprise et la norme AAFCO.
Objectifs
En tant qu’acteur majeur de la nutrition des chiens et des chats, nous nous assurons de la sécurité des ingrédients nouveaux que l’on incorpore dans nos produits en lien avec notre politique de développement durable, pour que les chiens et les chats vivent en bonne santé. Nous sommes amenés à envisager l'incorporation d'ingrédients pour aucune donnée scientifique sur le chien ou le chat n'est disponible. Ces nouveaux ingrédients lesquels peuvent avoir un intérêt nutritionnel spécifique ou être intéressants pour substituer certaines matières premières déjà présentes dans les aliments pour chiens et chats. Les standard internes de l'entreprise nécessitent qu'une première évaluation soit réalisée sur un petit nombre d'animaux avant de tester l'aliment avec le nouvel ingrédient sur un nombre plus larges d'animaux lors de test d'appétence ou de digestibilité.
Bénéfices attendus
Dans le contexte de diminution de la disponibilité des protéines de sources animales & végétales pour les animaux de compagnie, Des sources de protéines alternatives et durables sont nécessaires pour assurer un approvisionnement en ressources adéquat pour fournir des aliments sains pour les animaux de compagnie. L’objectif de ce protocole est de réaliser une première présentation aux chiens & chats de nouveaux ingrédients qui ont été soumis à une évaluation de risques et sont présumés sains mais où la connaissance n’est pas suffisante pour exclure l’apparition d’effets imprévus défavorables avec une certitude de 100%. Ce protocole est conçu pour fournir la preuve de la sécurité pour l’espèce cible tout en exposant aussi peu d’animaux que possible. Les ingrédients sont évalués à des niveaux d’incorporation dans les produits finis qui ne sont pas censés induire des effets néfastes. Cette stratégie vise à confirmer la sécurité de l’ingrédient et non pas à évaluer la toxicité ou bien à induire des courbes de doses-réponses. Les sources de protéines alternatives incluent une large gamme d’ingrédients potentiels, incluant ceux déjà utilisés dans l’industrie agroalimentaire mais non-utilisés par notre entreprise et des ingrédients comme des nouvelles plantes, protéines d’origine microbiennes (algues, levures) ou animales (insectes, …) qui ne sont pas encore utilisés dans l’industrie d’alimentation du chien & du chat.
Procédures
La recolte d'urine et prise de sang seront fait avec les animaux vigiles. Une analyse de la biochimie sanguine sera réalisée avant le début de la première étape et après les deux phases de 14 jours. Les paramètres pour les prises de sang incluent les mesures de la fonction rénale et hépatiques (urée, créatinine, phosphatase alcaline, albumine, gamma glutamyl transférase, glutamate-pyruvate transaminase, protéine totale, cholestérol, globuline, et bilirubine totale). L’hématologie inclura la numération des hématies et le dosage de l’hémoglobine, numération des globules blancs et plaquettes. D’autres paramètres spécifiques identifiés dans l’évaluation de risques préliminaires peuvent être requis en fonction des ingrédients. Une analyse d’urines (couleur, turbidité, pH, protéine totale, glucose, cétones, bilirubine et sang, densité spécifique et sédiment) sera réalisée avant et après chaque étape du protocole ou à la discrétion du vétérinaire. La collection d’urine se fera par collecte libre (free-catch) minimum 10 fois (avant et aprés chaque étape du project). La prise de sang sera fait 3 fois. Lors de prises de sang, le volume minimum nécessaire (comme spécifié par les laboratoires d’analyses) pour analyse les marqueurs sera prélevé : 4ml/prise. La collection d’urines devra prélever 5ml. La prise de sang sera fait pour personne expérimentéé o le vétérinaire et si l’animal ne se débat pas: -sur la phase de prélèvement uniquement : 15 secondes (maximum 30 secondes) -En incluant la phase de contention, de tonte, de désinfection et de prélèvement 2 minutes maximum.
Impact sur les animaux
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de 2 prises de sang pendant les périodes finales de 14 jours est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie. Le vétérinaire référent en charge du suivi de l'étude est chargé de sortir l'animal de l'étude en cas d'effet indésirable constaté sur l'animal afin d'éviter toute aggravation d'éventuels problèmes de tolérance à l'ingrédient testé
Remplacement
Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place.
Réduction
Ce protocole est conçu pour prouver la sécurité d’un ingrédient tout en exposant aussi peu d’animaux que possible. Ce protocole n’est pas conçu pour délivrer des données statistiques robustes. Le protocole commencera par exposer 3 animaux à l’aliment test pendant 4 jours. L’aliment test ne comprendra que 25% du taux d’inclusion maximum fixé par une étude de risque préliminaire durant cette première exposition. Une dose croissante de l’ingrédient dans l’aliment pour atteindre 150% de la cible sera ensuite intégrée jusqu’ à 7 animaux pendant 14 jours.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de 2 prises de sang pendant les périodes finales de 14 jours est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Choix des espèces
Les chiens et les chats sont les espèces cibles de l'aliment Seulement des animaux adultes qui sont sains et exempts de maladie seront utilisés pour cet essai. Les animaux pourront avoir une période de transition entre des traitements vétérinaires (vaccins, vermifuges…) et le début du test afin que ces traitements n’interfèrent pas les résultats. La période de transition sera déterminée par un vétérinaire en fonction du traitement et les animaux seront nourris avec un aliment neutre pendant cette période.
Biopsie musculaire pour mise en culture et création d’une lignée de cellules canines
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Une chienne Border Collie va être utilisée, dans une procédure impliquant un niveau de souffrance modéré, puis proposée à l'adoption. Elle subit sous anesthésie générale une biopsie d'un muscle de la cuisse, acte que le porteur décrit comme douloureux pendant et après la chirurgie, avec un risque de complications au site opératoire. La biopsie doit fournir une lignée de cellules saines servant de contrôle face aux cellules de quatre chiens de la même portée atteints d'une myopathie génétique. Le porteur affirme qu'un prélèvement de tissu chez l'animal ne peut être évité, tout en revendiquant que cette lignée contribuera ensuite au remplacement de l'animal in vitro.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires sont un groupe de maladies génétiques humaines rares touchant le muscle, liées à des mutations dans différents gènes, ayant en commun des lésions du muscle typiques, une faiblesse et une fonte des masses musculaires. Parmi les gènes en cause, une mutation du gène codant pour la dynamine 2 (DNM2) qui entraîne une augmentation de l'activité de la protéine est responsable de formes autosomales dominantes (=mutation présente sur 1 chromosome suffisante pour entraîner la maladie). Récemment, il a été démontré sur des modèles in vitro et dans des modèles murins, que la répression du gène DNM2 permet d'apporter un bénéfice thérapeutique, non seulement dans le cas de la myopathie centronucléaire liée à DNM2, mais aussi dans d'autres formes de myopathies centronucléaires. Cette approche pourrait donc constituer une thérapie génique commune pour tout ce groupe de maladies, bien que liées à des mutations dans des gènes différents. Récemment, un cas de myopathie centronucléaire a été identifié chez un chien Border Collie de compagnie âgé de deux ans, présentant une atrophie musculaire et une faiblesse locomotrice. La mutation en cause a été identifiée et se trouve dans le gène DNM2. Elle est identique à la mutation la plus fréquemment diagnostiquée chez les patients humains. Une portée issue de ce chien a été obtenue, confirmant que cette mutation est bien responsable d'une myopathie centronucléaire peu invalidante, lentement évolutive, et similaire à la maladie humaine. Afin de développer une thérapie génique innovante permettant de réduire la quantité de DNM2, et avant d'envisager les essais précliniques in vivo, il est nécessaire de valider les candidats-médicaments in vitro. Pour ce faire, des biopsies musculaires ont été effectuées sur les 4 chiens porteurs de la mutation (descendance du border collie), mises en culture avec succès au cours d'un projet précédemment autorisé. Afin de disposer d'un contrôle sain, il apparaît nécessaire d'obtenir des cellules de la soeur de portée de ces 4 chiens, non porteuse de la mutation. Ce projet a donc pour objectif la réalisation d'une biopsie musculaire sur cette chienne, en vue d'une mise en culture. Cela contribuera à une validation approfondie du traitement de thérapie génique en cours de mise au point pour ce modèle, et plus largement pour une application à l'ensemble des myopathies centronucléaires humaines.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de disposer d'une lignée stable utilisable comme contrôle sain des cellules issues des animaux malades, déjà disponibles, pour effectuer in vitro toutes les étapes qui peuvent l'être avant de passer à l'in vivo, dans une optique de remplacement.
Procédures
L'animal subira une biopsie d'un muscle de la cuisse sous anesthésie générale, avec une analgésie adaptée. La durée totale (de l'anesthésie au réveil) de l'intervention sera d'environ une heure.
Impact sur les animaux
La biopsie musculaire peut être un acte douloureux, tant pendant qu'après la chirurgie. Cette douleur sera prévenue par administration de morphiniques. Malgré le soin apporté à l'asepsie chirurgicale et aux sutures, des complications sur le site opératoire sont possibles (mais très rarement rencontrées) : collection liquidienne sous-cutanée, déhiscence des points, infection de la plaie (exceptionnel) par exemple. Les soins vétérinaires adaptés seront apportés au cas par cas.
Devenir
La chienne sera proposée à l'adoption, étant une chienne saine et la récupération attendue à l'issue de ce projet étant complète.
Remplacement
L'établissement d'une lignée de cellules musculaires issues d'un animal directement apparenté aux animaux malades dont les cellules sont déjà utilisées ne peut s'affranchir d'un prélèvement de tissu chez l'animal. Par contre, l'établissement de cette lignée contribuera au remplacement dans les étapes de mise au point de produits thérapeutiques, limitant donc au maximum les étapes de validation chez l'animal.
Réduction
Un prélèvement sur un seul animal (par ailleurs le seul existant) de la même portée que les animaux malades, dont les cellules ont déjà fait l'objet d'une mise en culture, sera nécessaire et suffisant pour obtenir la quantité de cellules musculaires nécessaires pour mettre en oeuvre les expériences prévues in vitro. Cette quantité sera également suffisante pour répéter la procédure plusieurs fois si jamais la première tentative ne fonctionnait pas.
Raffinement
Les biopsies musculaires seront réalisées chirurgicalement, sous anesthésie générale, et une analgésie adaptée sera mise en place. La cicatrisation de la plaie sera suivie quotidiennement dans les jours suivant la biopsie, et jusqu'au retrait des points cutanés 12 jours après. Sur le plan de l'hébergement, la chienne sera hébergée sur litière, et aura à sa disposition une plateforme, une corbeille de couchage et des jouets. Elle bénéficiera de sorties quotidiennes 7j/7 et d'interactions quotidiennes avec l'Homme. Un vétérinaire est présent 7j/7.
Choix des espèces
Sans doute parce qu'il coévolue avec l'Homme depuis sa domestication, le chien, lorsqu'il est atteint par une maladie génétique, développe des signes cliniques proches de ceux des patients. C'est le cas des maladies neuromusculaires, telles que la myopathie centronucléaire (CNM): plusieurs chiens ayant développé des CNM liées à des mutations dans des gènes connus chez l'Homme ont été décrits, et manifestent des signes cliniques semblables à ceux des patients. Une portée générée à partir du border collie présentant la mutation spontanée dans le gène DNM2 a pu permettre une première description des 4 chiens malades rapprochant les signes cliniques et anomalies fonctionnelles observées de la maladie humaine. Il existe d'autres modèles spontanés canins de CNM liées à différents gènes, et le développement d'une thérapie "multi-myopathies" ciblant DNM2 dans notre modèle permettrait de réaliser une preuve de concept dans d'autres CNM canines avant un essai clinique. La chienne est maintenant une jeune adulte de 4 ans. Des cellules musculaires peuvent être cultivées à partir de biopsies musculaires issues d'animaux de tout âge.
Recherche d’un traitement médical contre la parodontite canine
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
80 chiens atteints d'une parodontite vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou adoptés sans être tués. Ils subissent des prises de sang jusqu'à sept fois par jour, des prélèvements de salive et d'urine, des biopsies et une anesthésie mensuelle, sur un traitement quotidien de trois mois, pour évaluer des candidats médicaments contre la maladie parodontale du chien. Le porteur indique qu'un groupe reste sans traitement et que la maladie peut alors évoluer vers une inflammation douloureuse et une atteinte osseuse. Il affirme que l'efficacité doit être démontrée sur l'espèce cible et qu'aucune méthode de substitution n'existe.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de produits candidats sélectionnés sur des chiens présentant des signes de parodontite. Les produits candidats peuvent être des principes actifs identifiés, formulés et sélectionnés en interne ou des médicaments vétérinaires déjà commercialisés mais n’ayant pas comme indication initiale la maladie parodontale canine.
Bénéfices attendus
L’intérêt d’un traitement contre la maladie parodontale serait de pouvoir réduire et/ou reculer les soins chirurgicaux associés à des cas sévères. D’autre part, il a été démontré que la parodontite canine est un modèle fiable pour la compréhension et le soin de la maladie parodontale chez l’Homme. La recherche d’un traitement contre la parodontite canine pourrait donc profiter également à l’avancée des traitements chez l’Homme.
Procédures
Pour tous les animaux : - Prises de sang pour profil pharmacocinétique : sur animal vigile, jusqu’à 7 fois / jour le premier jour puis régulièrement 1 fois/jour. Acte inférieur à 1 minute - Prises de sang pour bilans biochimiques et hématologiques : sur animal vigile, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Ecouvillons buccaux ou gingivaux : 1 à 4 fois dans l’étude (1 mois d’intervalle environ). Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements de salive : sur animal vigile ou tranquilisé, 1 à 4 prélèvements dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements d’urine éventuels par cystocentèse : sur animal vigile ou sédaté, 1 à 3 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute si la vessie est pleine et jusqu'à 5 minutes maximum si la vessie est petite - Bandelettes dentaires : sur animal anesthésié, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Biopsies (punch) : sur animal anesthésié, 1 à 2 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute pour le prélèvement et 1 minute de compression pour arrêter le saignement local -> Par animal : 1 anesthésie générale par mois d’étude environ sera mise en œuvre.
Impact sur les animaux
Comme il n’existe pas de traitement curatif contre la parodontite canine, le design des études d’efficacité devra comporter un groupe contrôle sans traitement (ou placebo). Pour ces chiens appartenant au groupe contrôle et pour les chiens traités (dans le cas où l’efficacité du candidat ne serait pas suffisante), l’évolution de la maladie pourrait conduire à une inflammation douloureuse, une infection bactérienne et/ou une atteinte osseuse. Ceci peut entrainer un inconfort à la prise alimentaire avec une baisse d’appétit. L’efficacité du candidat sera évaluée à partir de paramètres prédéfinis. Ces derniers impliquent des prélèvements (buccaux, salivaires et prises de sang) et des examens dont certains nécessiteront une anesthésie ou une tranquilisation. Les prélèvements buccaux seront réalisés avec des écouvillons et/ou des brossettes adéquates et peuvent générer de l’inconfort au moment du geste surtout si les zones écouvillonées sont inflammatoires. Les prises de sang peuvent générer un stress et de l’inconfort au moment du geste. L’anesthésie peut générer : un stress au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil (qui peut durer jusqu’à plusieurs heures). Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux Les composés utilisés ont déjà été testés en étude d’innocuité. Les effets indésirables possibles sont : vomissement, diarrhée, anorexie et léthargie. Ils sont peu fréquents et reversibles à l’arret du traitement. Ces effets peuvent survenir une à plusieurs fois au long de la prise du traitement qui sera quotidien pendant trois mois.
Devenir
Les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives afin d’étudier la maladie parodontale canine et de démontrer l’efficacité d’un composé sur cette pathologie. Le recours à des études in vivo sur espèce concernée/cible est nécessaire. En effet, l’efficacité d’un produit doit être démontrée sur l’espèce de destination.
Réduction
En phase de recherche le nombre d’animaux inclus est évalué avec recherche bibliographique et analyse statistique, afin de minimiser le nombre de chiens utilisés et le risque d’études non conclusives. Pour ce projet, des animaux âgés provenant de projets antérieurs (avec degré de sévérité léger ou modéré) pourront être réutilisés. En effet, comme il n’existe pas de modèle, la ré-utilisation de chiens âgés (>2 ans) sera privilégiée. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée minimale est de 7 jours. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chiens hébergés dans nos locaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chiens seront hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, observations buccales, administrations orales, prélèvements) ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses lors de training pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. Les examens buccaux complets et les prélèvements tels que des biopsies buccales seront réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables (les molécules et doses seront adaptées pour favoriser un réveil rapide). Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux examens et prélèvements bucco-dentaires afin de travailler avec le plus d’expertise possible. L’intervention d’un expert (docteur vétérinaire dentiste) est prévue. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Une surveillance rapprochée sera mise en place en cas de dégradation de l’état buccal. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés sont des adultes de plus de 2 ans atteints naturellement de maladie parodontale.
Formation pratique à la manipulation des chiens et aux gestes techniques associés à leur utilisation à des fins scientifiques.
- Enseignement supérieur
180 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué à l'issue. Chaque animal sert à un prélèvement de sang et à une administration par les voies courantes, parfois à un électrocardiogramme, pour entraîner des personnels à manipuler des chiens dans le cadre d'une offre de formation ouverte à d'autres établissements. Le porteur indique que deux tiers des chiens seront adoptés et que le tiers restant demeure dans la colonie avant vente ou adoption. Il affirme qu'il n'existe pas de remplacement possible pour former le personnel sans recourir à des chiens.
Objectifs
Ce projet répond à différents besoins de formation, autant internes qu’externes. En effet notre personnel a régulièrement besoin de suivre des formations au poste de travail suite à une évolution dans ses missions et tâches, ou à une évolution dans les pratiques du site. , ou encore après une longue période sans pratique. Certaines manipulations nécessitent une phase d’apprentissage, sur des chiens sains, dans un environnement sans stress afin que le geste soit acquis avant de le réaliser en routine le moment voulu. De plus, nous avons l’obligation de faire suivre les formations réglementaires à nos nouvelles recrues, or les offres ne sont pas suffisament développées en France ou ne sont pas adaptées à nos besoins. Nous avons donc décidé de nous associer à un centre de formation professionnel pour mettre à disposition des utilisateurs de chiens une formation d’applicateur de procédures chez les carnivores dont la partie pratique se fera sur notre site. Cette formation sera également ouverte au personnel d’autres sites Français ou francophones.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que cela offre des possibilités supplémentaires de former du personnel, que ce soit au cours des formations réglementaires initiales ou lors des formations ou re formations au poste de nos collaborateurs. Une bonne formation pratique permet au personnel de prendre conscience de ses capacités et de ses limites, de la difficulté liée à la variabilité des individus et des circonstances. Du personnel bien formé permet de limiter au mieux les manipulations stressantes ou douloureuses pour les animaux comme pour les personnes, donc les risques d’accident. Cela permet de réaliser les procédures rapidement, dans de bonnes conditions et selon les bonnes pratiques ce qui favorise la coopération des animaux et la qualité globale des résultats.
Procédures
Une séance de manipulations pour les administrations et prélèvements sur animaux vigiles durera moins de 30 minutes par animal, et chaque chien ne sera utilisé que pour un prélèvement sanguin et une administration par les voies standards avec des volumes mimant des actes vétérinaires. Les chiens qui serviront en plus à réaliser des ECG seront utilisés environ 15 minutes de plus, le même jour.
Impact sur les animaux
Les apprenants risquent de manipuler les chiens de manière hésitante. Cela peut donc entrainer une lenteur dans la réalisation des procédures, un stress voire une douleur plus importantes que lorsqu’elles sont réalisées par une personne expérimentée. Vues les actes techniques réalisés sur les différents sites et les manipulations prévues lors des formations réglementaires, les dommages seront limités à la durée de l’acte lui-même (contention, administration, prélèvement) ou à quelques jours. Les effets indésirables prévus sont des hématomes, de petits saignements, et majoritairement seulement l’effet de l’introduction d’une aiguille par voie intraveineuse, sous cutanée ou intra musculaire qui impliquera une sensibilité/inconfort transitoire ou point d’injection.
Devenir
Environ les 2/3 des chiens seront des chiens qui ne sont pas adaptés aux besoins de la recherche (défaut de croissance, mâles qui n’ont qu’un seul testicule etc ) ou des anciens reproducteurs: ils seront donc tous adoptés après leur utilisation. 1/3 seront des chiens de stock ou des reproducteurs actifs, qui resteront dans la colonie jusqu’à leur vente ou jusqu’à leur mise à la retraite puis adoption. Les chiens ne seront pas euthanasiés après leur utilisation dans ce projet.
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible, à moins de former le personnel directement sur les animaux utilisés en étude, ce qui n’est pas pertinent si l’on souhaite que ces derniers soient utilisés dans des conditions assurant le bien-être des animaux et que les résultats de l’étude ne soient pas impactés.
Réduction
Ce projet utilise le nombre minimal de chien par personne et par formation. Il permet aussi d’optimiser l’utilisation de chiens déjà présents sur le site qui présentent des défauts de croissance ou autre anomalie mineure (exemple : présence d’un seul testicule) ne leur permettant pas d’être des modèles animaux en recherche, ou qui sont d’anciens reproducteurs. Ces utilisations se feront avant leur replacement.
Raffinement
Les manipulations des chiens seront limitées à des administrations et prélèvements classiques. Lors des formations pour les applicateurs de procédures : un seul chien sera utilisé par personne, pour réaliser une prise de sang et une administration de sérum physiologique par les voies standards. Lors des formations au poste de travail, le nombre de séances et de chiens utilisés au total par personne dépendra de la technique à acquérir et de la technicité de la personne à former. Les chiens sont tous habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés pour les procédures standards, ce qui rend toute manipulation facile. Si un chien était plus stressé qu’un autre, il serait facile de le remplacer vu le nombre de chiens disponibles sur le site. Les animaux utilisés pour une séance de formation seront examinés attentivement dans les jours suivant leur utilisation et le vétérinaire sera informé dès l’observation d’un signe clinique quelconque pour procéder à un examen vétérinaire et mettre en place des soins appropriés le cas échéant. Lors des formations réglementaires, un vétérinaire sera présent en permanence.
Choix des espèces
Il s’agit de la seule espèce manipulée par le personnel des 2 sites Marshall en France et de l’espèce principale intéressant les autres personnels qui doivent suivre une formation d’applicateurs de procédure chez les carnivores. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux besoins. Les chiens seront en génral soit de jeunes chiens en fin de croissance soit des adultes, donc typiquement âgés de 6 mois à 5 ans. Si un collaborateur doit être formé à un geste appliqué à des animaux particuliers (exemple prises de sang sur de jeunes chiots), alors des chiens ayant les caractéristiques requises seront utilisés pour la formation
Evaluation de la réponse immunitaire et de l’innocuité des produits immunologiques destinés à protéger des espèces domestiques par analyse de marqueurs biologiques – Avenant à l’autorisation de projet #17866
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1000
Furets : 50
13 800 animaux non-humains vont être utilisés, dont des chiens, des chats, des furets, des souris, des cobayes et des hamsters, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des vaccins en cours de développement puis subissent prises de sang, biopsies de peau, ponctions d'organes lymphoïdes et écouvillonnages nasaux, buccaux, rectaux, vaginaux et oculaires, pour des tests d'efficacité et d'innocuité. Une partie sera tuée pour des prélèvements terminaux, la majorité étant réutilisée dans un autre projet d'épreuve virulente, une minorité de carnivores et de cobayes pouvant être adoptée. Le porteur qualifie la procédure de "stricte nécessité" imposée par la réglementation.
Objectifs
De nos jours, les animaux domestiques comme les animaux d’élevages sont de plus en plus nombreux à être exposés à des agents pathogènes en perpétuelle évolution. Face à l’essor des résistances aux antibiotiques et la volonté d’en réduire leurs utilisations, le développement de produits immunologiques comme les vaccins sont indispensables. Pour cela, la réglementation impose d’évaluer l’efficacité et l’innocuité (qualité) des produits sur l’espèce de destination (pour lequel le produit est destiné). Ce projet consiste à évaluer la réponse immunitaire (autrement dit l’efficacité) et l’innocuité de différents produits immunologiques (nouveaux produits ou mise à jour de produits déjà sur le marché). Il s’agira donc de mieux connaître et comprendre les produits en évaluant différentes voies d’administration, doses et/ou avec différentes formulations (ex: adjuvants/excipient). Cette procédure permettra de mieux définir et caractériser le produit.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale. A long terme, les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces de carnivores domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produit.
Procédures
Le nombre d’interventions dépend de la durée de l’étude et leur fréquence est conforme aux procédures internes. La durée des études vaccinales peut aller de 1 jour (cinétique de suivi de la réponse immunitaire précoce qui nécessite l’analyse de facteurs tels que les cytokines) à 2 ans (étude de la durée d’immunité après boost vaccinal), la durée moyenne et la plus fréquente étant de 49 jours. Concernant la durée des interventions sur animaux : les seules administrations prévues sont les vaccinations, qui concernent toutes les espèces, qui se font sans anesthésie et qui durent entre 3 et 30 secondes, les prélèvements de sang (toutes espèces), sans anesthésie chez le chien, avec anesthésie chez le chat et le furet (durée anesthésie 5 min) et qui durent de 10 à 30 secondes, les biopsies dermiques (toutes espèces, avec anesthésie de 5 minutes), durée de la biopsie 5 minutes, chez les chiens, chats et furets : biopsies et ponctions d’organes lymphoïdes, 30 minutes d’anesthésie, durée 5 minutes pour la biopsie, 3 minutes pour la ponction, chez les chiens, chats et furets : prélèvements nasaux, par écouvillonnage (chien sans sédation sauf si animal agité, chat et furet sous anesthésie de 5 min), durée de l’écouvillonnage 10 secondes ; ou par lavage (sous anesthésie 5 minutes) de durée 1 minute, chez les chiens, chats et furets : prélèvements buccaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes) ou par prélèvement salivaire (durée 30 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements rectaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements vaginaux (avec anesthésie chez le furet, 5 minutes) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements oculaires par écouvillonnage de la muqueuse oculaire (sans anesthésie, durée 10 secondes) ou par lavage de la muqueuse oculaire (sous anesthésie, 5 minutes), durée 10 secondes, chez les chiens et les chats : prélèvements urinaires par sondage (sans anesthésie chez le chien mâle, avec anesthésie 5 minutes dans les autres cas (durée du sondage 1 minute chez le chien mâle, 2 minutes chez le chien femelle et chez les chats) ; ou prélèvement urinaire par ponction de la vessie (sous anesthésie 10 minutes), durée de la ponction 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille (ex : sous cutanée, intra-musculaire…). En revanche pour d’autres voies d’administration telles que intraoculaire ou intranasale, ou lors de certains prélèvements (exemple sondage urinaire), une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires connus des vaccins comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée (schéma vaccinal). Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : lavage/écouvillon nasal), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.
Devenir
Les carnivores domestiques, ainsi que les cobayes qui auront reçu uniquement un produit connu, sans impact sur l’environnement et suivi via des marqueurs biologiques par prélèvement pourront faire l’objet d’un replacement ou adoption. La majeure partie des carnivores domestiques sera réutilisée dans un autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente exigée par la réglementation. La majorité des rongeurs utilisés sera réutilisée dans autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente ou euthanasiée à la fin du projet dans le but de collecter des prélèvements terminaux (sérum, tissus, organe) afin de développer un test sérologique (test de libération sur l’espèce non cible) ou évaluer l’activité immunologique des produits pour mieux comprendre leur mécanisme d’action.
Remplacement
Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant. Néanmoins, cette procédure pourrait permettre de substituer le test de libération sur modèle rongeur avec épreuve virulente par des tests de libération sans recours à une épreuve virulente, ce qui constitue une alternative ex vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : -soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée -soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets de recherche sur les 5 ans à venir. Par ailleurs, lorsque cela est possible, un groupe contrôle unique (qui n’a pas reçu le produit) sera commun à plusieurs essais répétés.
Raffinement
Les mesures de raffinement utilisées sont : -Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude -Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. -Habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée) -Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés…). -Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. -Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). -Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). -Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.
Choix des espèces
De façon réglementaire, l’efficacité et l’innocuité d’un produit doit être établie sur l’espèce cible (chien, chat et furet). Des essais préalables pourront être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Des jeunes animaux sevrés sont utilisés car il s’agit d’une part du stade de développement permettant d’obtenir les résultats les plus pertinents en matière d’immunité mais il s’agit aussi du stade revendiqué pour l’administration du produit selon les besoins vétérinaires recueillis sur le terrain. Dans le cadre du développement de produits chez des animaux très jeunes, les procédures pourront être conduites sur des carnivores domestiques sevrés plus précocement.
Caractérisation longitudinale d’un possible phénotype chez les chiennes porteuses de dystrophie musculaire
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
30 chiennes vont être utilisées, gardées vivantes à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Golden retrievers porteuses d'une dystrophie musculaire, elles sont suivies deux ans avec des IRM et échographies sous anesthésie générale répétée, des biopsies musculaires sous morphiniques et des prélèvements de sang mensuels, pour savoir si elles développent une atteinte cardiaque comme les femmes porteuses de la myopathie de Duchenne. Le porteur indique que les anesthésies générales répétées représentent un risque et que les biopsies peuvent se compliquer. À l'issue, vingt chiennes porteuses rejoignent le cheptel reproducteur et dix chiennes saines sont proposées à l'adoption.
Objectifs
La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie génétique liée au chromosome X, qui touche le muscle chez les jeunes garçons, les contraignant à l'usage du fauteuil roulant vers l'âge de 10 ans, et entraînant un décès précoce d'insuffisance respiratoire ou cardiaque vers l'âge de 30 ans. Les mères et sœurs de ces garçons, porteuses de l'anomalie génétique, ont longtemps été considérées comme "porteuses saines" de la maladie. Cependant, de plus en plus d'études montrent que ces femmes peuvent présenter des atteintes musculaires squelettiques et cardiaques, à des degrés variables. Un suivi cardiologique leur est désormais proposé. La question se pose chez certaines de ces patientes de l’intérêt de mettre en place un traitement médicamenteux tel que des stéroïdes. Il n’est pas clairement établi si le phénotype de ces femmes est évolutif ou non. Parmi les modèles animaux de DMD, le chien GRMD (golden retriever muscular dystrophy) occupe une place pré-clinique immédiate dans le développement de thérapies car il reproduit de manière fidèle la maladie humaine, dans un organisme de grande taille, pouvant être suivi sur le long terme. Une étude récente sur des chiennes porteuses de l’anomalie génétique à l’origine de la GRMD, adultes, ne présentant pas de signe clinique évident, a permis d’identifier une fibrose myocardique et des arythmies ventriculaires chez tous les animaux. Ces anomalies suggèrent que ces animaux montrent, comme les femmes porteuses de DMD, un phénotype cardiaque et pourraient être inclus dans des études pré-cliniques permettant de répondre aux nombreuses questions posées pour ces patientes. Ce projet a le double objectif de caractériser plus avant le phénotype à la fois musculaire strié squelettique et cardiaque de ces chiennes porteuses de GRMD, et de déterminer si ce phénotype est évolutif et si oui dans quelle mesure. Dans ce but, des chiennes porteuses et non porteuses (témoins) seront suivies durant leurs deux premières années de vie à l’aide de différentes méthodes d’évaluation non-invasives. Des biopsies musculaires seront également prélevées. Cette étude permettra, par le biais d’une caractérisation approfondie, d’apporter une réponse à la question de l’évolutivité du phénotype chez les porteuses, et de poser les jalons de possibles études thérapeutiques pré-cliniques.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra une caractérisation d'un éventuel phénotype chez les chiennes porteuses de GRMD, qui pourront ensuite être proposées comme modèle des femmes porteuses de DMD, dans le cadre d'études thérapeutiques. Par ailleurs cette étude permettra de déterminer dans quelle mesure le phénotype observé est évolutif chez ces animaux, ces données pourront être transposées aux femmes porteuses de DMD.
Procédures
Les animaux seront soumis aux examens suivants : - Examen IRM musculaire et cardiaque (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 2h30/examen, sous anesthésie générale - Mesure de force musculaire et échographie musculaire (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 1h/examen, sous anesthésie générale - Biopsies musculaires (5 fois entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 45 min/2 biopsies, sous anesthésie générale - Evaluations locomotrice et respiratoire, tous les mois sur chien vigile. Durée 10 minutes par test. - Evaluation ECG holter (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 1 nuit sur chien vigile dans son environnement habituel. - Echographie cardiaque (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 30 minutes sur chien vigile. - Prélèvement de sang : 8 mL tous les mois (23 prélèvements au total). Durée moins de 5 minutes, sur animaux vigiles. - Prélèvement d'urine : 2 mL à 7 reprises, au cours d'une anesthésie générale, prélèvement guidé par échographie. Durée moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances qui pourraient être induites pas cette procédure expérimentale sont le stress lié aux prélèvements sanguins et examens réalisés sur chiens vigiles. Tout sera mis en oeuvre pour limiter ce stress, notamment par le recours au renforcement positif (friandises, caresses, dialogue avec le chien). Par ailleurs, cette procédure expérimentale aura recours à des anesthésies générales répétées. Cela représente forcément un risque pour l'animal, même si les protocoles d'anesthésie utilisés sont très maîtrisés et les accidents anesthésiques extrêmement rares. Un temps de récupération d'au moins deux jours sera respecté entre deux anesthésies générales. La douleur possiblement induite par les biopsies musculaires sera prévenue par l'utilisation systématique de morphiniques. la survenue d'une complication sur une plaie de biopsie musculaire (mauvaise cicatrisation, collection liquidienne sous-cutanée) ne peut pas être totalement exclue, même s'il s'agit d'un événement rare. Si elles surviennent, ces complications seront prses en charge par des soins vétérinaires adaptés.
Devenir
A l'issue du suivi, les chiennes porteuses intégreront le cheptel de femelles reproductrices, tandis que les chiennes saines seront mises à l'adoption.
Remplacement
Les questions posées dans le cadre de ce projet (caractérisation et évolutivité avec l'âge d'un phénotype impliquant les fonctions locomotrice, respiratoire, cardiaque et leurs intéractions) ne peuvent être élucidées qu'in vivo.
Réduction
Le nombre de chiennes prévu dans ce projet a été déterminé pour permettre de détecter un phénotype musculaire squelettique intermédiaire entre des chiens sains et GRMD (75 % de la force musculaire normale d'un chien sain, ce qui représente 2 fois celle d'un chien GRMD), et d'apprécier la variabilité phénotypique chez ces femelles porteuses.
Raffinement
Dans le cadre de ce projet, nous aurons recours essentiellement à des méthodes d'évaluation non invasives. Néanmoins, il sera nécessaire de prélever des biopsies musculaires, cela sera réalisé sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Dès qu'un examen, même non invasif, sera susceptible d'entraîner un stress, ou de requérir une immobilité prolongée, il sera pratiqué sous anesthésie générale. Les examens ou prélèvements réalisés sur chiens vigiles le seront avec douceur et renforcement positif (voix, caresse, friandises). Sur le plan de l'hébergement, les chiens sont hébergés en petits groupes sociaux compatibles, sur litière, et ont à leur disposition des plateformes, lieux de couchage et jouets. Ils bénéficient de sorties quotidiennes 7j/7 en groupes plus larges et d'interactions quotidiennes avec l'Homme.
Choix des espèces
Ce projet fait suite à une étude précédente menée chez les chiennes porteuses de GRMD, montrant qu'une fibrose myocardique est présente chez des animaux adultes, et a pour objectif de déterminer comment évoluent les phénotypes cardiaque et musculaire squelettique (si ce dernier existe) chez de jeunes animaux, jusqu'à l'âge adulte. Par ailleurs, le chien est le modèle animal qui reproduit le mieux les caractéristiques cliniques et histologiques de la myopathie de Duchenne.Il peut donc être projeté que répondre à la question de l'évolutivité du phénotype chez ces chiennes porteuses permettra une transposition assez robuste des résultats obtenus aux patientes. Pour toutes ces raisons, cette étude sera menée dans l'espèce canine. Les chiennes seront suivies de l'âge de 2 mois (sevrage et arrivée dans la structure pour les chiots nés chez l'éleveur), à l'âge de 24 mois. Il s'agit d'une période de suivi classique pour les chiens GRMD qui correspond à la phase évolutive des symptômes locomoteurs puis cardiaques. Il semble donc judicieux de réaliser ce travail de caractérisation longitudinale des femelles porteuses sur la même tranche d'âge. Par ailleurs, une étude précédente a montré qu'une fibrose myocardique est bien présente sur des chiennes adultes même jeunes (les deux plus jeunes femelles examinées avaient
Diagnostic du diabète insipide chez le chien : validation du dosage de la copeptine lors d’hyperosmolarité.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
6 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trois conservés ensuite pour la reproduction et trois proposés à l'adoption. Déjà issus d'autres projets expérimentaux, ils reçoivent la pose d'un cathéter puis la perfusion d'une solution salée concentrée sur deux heures, quatre prises de sang, quatre prélèvements d'urine et une privation d'eau de seize heures, pour évaluer un dosage sanguin comme outil de diagnostic du diabète insipide canin. Le porteur indique qu'une légère déshydratation est envisageable, sans gravité chez des animaux sains. Il affirme que ce dosage ne peut être étudié qu'in vivo chez le chien et présente ce projet comme une première étape vers un test vétérinaire.
Objectifs
Le diabète insipide est un trouble endocrinien dû soit à un défaut de production de l'hormone anti-diurétique (ADH ou vasopressine) par le système nerveux central, soit à un défaut de sensibilité des reins à cette hormone. Dans le premier cas on parle de diabète insipide central, dans le second, de diabète insipide néphrogénique. Dans les deux cas cette maladie se manifeste par une forte production d'urine (très diluée) entraînant une forte consommation d'eau (polyuro-polydipsie), celles-ci étant anormalement diluées. En médecine vétérinaire, il est actuellement difficile de différencier ces deux types de diabètes insipides et une "polydipsie primaire" (augmentation de la prise de boisson sans raison médicale). Le test de référence pour diagnostiquer ces affections est le test de privation hydrique, qui peut s'avérer stressant, dangereux pour des animaux souffrant de diabète insipide, et d'interprétation souvent difficile. Le dosage de l'ADH est difficile, peu répandu, et cette hormone n'est stable que très peu de temps dans les échantillons ce qui rend son utilisation en routine peu réaliste. Depuis quelques années, le recours au dosage de la copeptine (un des peptides composant le précurseur de l'ADH, beaucoup plus stable que l'ADH elle-même) en médecine humaine apparait comme une alternative aux examens diagnostics précédemment cités. Le dosage de la copeptine plasmatique a été étudié précédemment afin d’établir un intervalle de référence chez des individus canins sains. L’objectif de ce projet est d’étudier l’intérêt du dosage de la copeptine pour l’exploration d’un syndrome de polyuro-polydipsie. Dans cette perspective, il s’agit d’observer l’évolution de la copeptine circulante chez des chiens sains à la suite d’une modification de la concentration sanguine en sodium par protocole de perfusion d'une solution de concentrée en sel dans un premier temps, puis à la suite d’un protocole de restriction hydrique modifié.
Bénéfices attendus
Dans le diagnostic d’un syndrome polyuro-polydipsique (= augmentation de la prise de boisson et de la production d'urine), après avoir écarté les causes les plus courantes par les examens biochimiques et d'imagerie, les hypothèses restantes sont le diabète insipide d'origine soit rénale soit cérébrale, et la potomanie (sensation de soif irrépressible). Le diagnostic entre ces trois affections repose sur un test de restriction hydrique modifié. En théorie, le dosage de l'hormone anti-diurétique permettrait de différencier plus aisément diabète insipide rénal, cérébral et potomanie. Cependant, l’hormone anti-diurétique est peu stable et son dosage imprécis ce qui rend son interprétation hasardeuse. Depuis quelques années, le dosage de la copeptine en médecine humaine apparait comme une alternative diagnostique pour les patients souffrant de diabète insipide. Il existe une bonne corrélarion entre la concentration en hormone anti-diurétique et celle en copeptine. De plus, cette dernière est stable plusieurs jours à température ambiante. Ce projet permettrait d’étudier l'évolution de la copeptine lors d'une deshydratation légère. Il s'agit d'une première étape dans l'évaluation du dosage de la copeptine comme outil diagnostique du diabète insipide en médecine vétérinaire.
Procédures
Les chiens seront soumis à : - Une pose de cathéter veineux suivie d'une perfusion lente sur deux heures d'un soluté hypertonique. - Quatre prises de sang - Quatre prélèvements d'urine
Impact sur les animaux
Une privation alimentaire et hydrique de 16 heures lors du protocole de restriction hydrique est comparable avec la restriction hydrique en amont d’une chirurgie. Une légère déshydratation est envisageable, sans gravité chez des animaux sains. Le protocole de perfusion a été employé dans une étude chez 11 chiens, et aucune complication n’a été constatée. Les deux prélevements de 10 mL de sang pour les analyses est sans risque pour un individu sain, il correspondent, cumulés, à environ 1% du volume sanguin d'un chien de 20 kg. Les prélèvements d'urine seront pratiqués par sondage urinaire, un geste courant et peu risqué.
Devenir
Certains animaux utilisés dans cette procédure sont des chiens reproducteurs qui seront donc conservés pour cette raison. Les autres chiens pourront être proposés à l'adoption.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’étudier le dosage de la copeptine chez le chien, en fonction de variations de l'osmolarité (concentration en ions) plasmatique. Cela ne pourrait donc pas être modélisé autrement qu'in vivo chez le chien.
Réduction
Les chiens qui participeront à ce projet seront des chiens issus d'autres projets expérimentaux, qui seront réutilisés dans ce projet avant d'être mis à l'adoption ou conservés pour de la reproduction. Le même groupe d'individus sera soumis au protocole de perfusion puis au protocole de restriction hydrique. Le recours au même groupe permet de réduire de moitié le nombre d’animaux prévu pour ce projet. Pour s’assurer de l’indépendance de résultats des deux protocoles, une semaine de repos sans aucune procédure expérimentale sera mise en place entre le premier et le second protocole.
Raffinement
Les gestes techniques (prises de sang, poses de cathéter, perfusion, prélèvements d'urine) seront effectués par des personnels formés et pratiquant couramment ce type de geste. Pour chacun des gestes pratiqués, une attention particulière sera portée au confort de l'animal, et le temps nécessaire sera pris pour rassurer le chien. Après chaque geste technique, le chien sera félicité par la voix et des caresses. A la fin de chacun des protocoles, une friandise sera donnée à chacun des chiens.
Choix des espèces
S'agissant de mettre au point un test diagnostique pour des chiens, le projet sera mené dans cette espèce. L’intervalle de confiance de la concentration plasmatique de la copeptine a été établie chez des individus aldultes, aussi dans l’hypothèse où l’âge pourrait jouer un rôle de confusion, l’intégralité des animaux choisis seront des adultes de plus de deux ans.
Evaluation de l’innocuité d’une injection intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien à visée thérapeutique
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
9 chiens vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendus à la colonie de l'établissement. Ils subissent trois prélèvements sanguins et une injection intraveineuse lente de fibroblastes gingivaux humains sous tranquillisation, pour vérifier l'innocuité de ce produit avant un futur essai visant le traitement de l'atopie du chien. Le porteur décrit une longue phase d'habituation avec caresses et croquettes pour réduire le stress. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne convient et que le chien, espèce cible de la mise sur le marché, ne peut être remplacé.
Objectifs
L’objectif de cette étude préclinique est d’évaluer l’innocuité (l'absence d'effets néfastes) d’une injection intraveineuse de fibroblastes (cellules jeunes, peu différenciées) gingivaux humains chez le chien, afin de tester par la suite, dans une étude clinique ultérieure faite sur chiens de propriétaires, leur efficacité dans le traitement de l’atopie (inflammation chronique de la peau). Les cellules mésenchymateuses, comme les fibroblastes gingivaux d’origine humaine ou animale, sont des produits d’origine biologique avec une très forte capacité de régénération. Des travaux expérimentaux (reconnus par des publications internationales et par l’obtention de brevets) ont montré qu’il était possible de transposer le pouvoir cicatrisant et anti-inflammatoire du fibroblaste gingival, cellule majoritaire de la gencive, à trois types de tissus très différents : les artères, la peau et l’appareil locomoteur (articulations, tendons). Ces cellules assurent la restauration de la fonctionnalité de l’organe lésé, notamment suite à une agression infectieuse, inflammatoire ou traumatique. L’utilisation des fibroblastes gingivaux humains est actuellement envisagée dans le traitement de l’atopie chez le chien. Cette maladie chronique de la peau, qui représente une des affections majeures rencontrées en dermatologie vétérinaire, résulte à la fois d'anomalies de la barrière cutanée, et d'une réaction de l'organisme à des allergènes de l'environnement (acariens de poussières de maison, pollens …), plus rarement alimentaires ou microbiens, conduisant à une inflammation chronique du tégument. L’utilisation des fibroblastes gingivaux se fera par administration intraveineuse chez le chien, et permettra de limiter voire même d’éviter une administration répétée, parfois quotidienne, de corticoïdes et d’immunosuppresseurs, habituellement utilisés dans le traitement de cette affection et ayant des effets néfastes à plus ou moins long terme. Les fibroblastes gingivaux sont déjà utilisés chez le chien et le cheval en administration intra-articulaire dans le traitement de l’arthrose chronique. Ils permettent de remplacer avantageusement la prise répétée d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, et donc d’éviter les effets secondaires associés. Cette thérapie cellulaire, utilisée en médecine régénérative, représente des options thérapeutiques innovantes et efficaces pour l’animal et pour l’Homme.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’innocuité (l'absence d'effets néfastes) de l’administration intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien, pour ensuite proposer une étude clinique d’efficacité réalisée sur chiens de propriétaires atteints d’atopie. Cela permettra de construire le dossier d’autorisation de mise sur le marché de cette thérapie cellulaire chez le chien, qui sera une alternative innovante et intéressante à l’administration quotidienne de corticoïdes et/ou d’immunosuppresseurs, et donc un bénéfice pour les animaux atteints de cette pathologie chronique. Cette étude représentera en parallèle des données d’efficacité et d’innocuité dans un objectif translationnel à l’Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins. Il s'agit de gestes vétérinaires de routine qui se déroulent en quelques minutes. Ils recevront une injection intraveineuse lente (1 ml/kg) sur une durée de 20 minutes environ. Ils seront tranquillisés pour cette injection.
Impact sur les animaux
Les chiens pourront être stressés par le passage de leur lieu d’hébergement vers la salle d’examen où seront réalisés les examens cliniques, les prises de sang et l’injection intraveineuse. Des actions de renforcement positif seront mises en place au cours de la période d’acclimatation en amenant régulièrement chaque animal dans la salle, en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquelles il sera caressé par le manipulateur qui lui parlera, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront données. Les prises de sang et la pose de la voie d’accès veineux (cathéter) seront réalisées par du personnel compétent, habilité et entrainé. Les personnes en charge des soins quotidiens des chiens, et donc connues par ces derniers réaliseront l’habituation pendant la période d’acclimatation, et seront également présentes lors des manipulations de chaque chien (prise de sang, pose de la voie veineuse, injection, …) afin de rassurer les animaux et donc de diminuer leur stress.
Devenir
A l'issue de la procédure, les chiens retourneront dans la colonie de l'établissement utilisateur.
Remplacement
L’administration intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains a été réalisée chez la souris dans une étude préalable, sans effet délétère observé. Le passage chez le chien est donc nécessaire en vue d’une obtention de mise sur le marché de cette thérapie pour cette espèce cible. L’objectif de cette thérapie cellulaire est de proposer les fibroblastes gingivaux comme traitement de l’atopie chez le chien après administration intraveineuse, aucune autre alternative n’est donc envisageable à ce stade.
Réduction
Les effets secondaires éventuels liés à une injection intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien n’ont pas été rapportés. Ainsi nous nous sommes basés sur des études similaires disponibles dans la littérature afin de déterminer le nombre minimal et optimal d’animaux à utiliser dans cette étude. Après consultation des résultats de ces différentes équipes (utilisant des effectifs de 3 à 10 animaux par groupe, avec une moyenne de 4 à 5 chiens, groupes témoin et traité n’étant pas nécessairement équilibrés), un nombre minimum de 5 chiens pour le groupe traité et de 4 chiens pour le groupe témoin semble requis pour obtenir des données nécessaires et suffisantes pour la réalisation de tests statistiques adaptés et exploitables. Nous avons donc choisi d’utiliser 5 chiens dans le groupe traité, et 4 chiens dans le groupe témoin, afin d’inclure un nombre minimal d’animaux dans notre étude.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés aux conditions de l’étude pour une durée minimale de 15 jours avant le jour d’administration de la suspension de fibroblastes gingivaux ou du soluté contrôle (J0). Les locaux d’hébergement climatisés toute l’année seront les mêmes que ceux de l'expérimentation, les animaux pourront simplement être changés de boxe pour faciliter le déroulé de l’étude. Au cours de cette période, des actions de renforcement positif seront mises en place en amenant régulièrement chaque animal dans la salle où seront réalisés les différents actes (examens cliniques, prises de sang, injection intraveineuse), en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquels il sera caressé par le manipulateur qui lui parlera, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront données. Par ailleurs, cette salle est connue des chiens de l’EU, car ils y sont régulièrement manipulés pour des actes non invasifs : peignage, coupe de griffes ; il ne s’agira donc pas pour eux d’un lieu « nouveau ». Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’étude, et en cas d’observation anormale, le vétérinaire sanitaire de l’EU sera immédiatement averti. Les examens cliniques, les prises de sang et la pose de la voie veineuse seront réalisés par du personnel compétent et entrainé, permettant de réaliser ces actes très rapidement. Les personnes en charge des soins quotidiens des chiens, et donc connues par ces derniers réaliseront l’habituation pendant la période d’acclimatation, et la contention lors de chaque manipulation (prise de sang, pose de la voie veineuse, injection), afin de les rassurer et donc de diminuer leur stress. Une sédation légère sera réalisée, afin de diminuer le stress lié à l’injection intraveineuse lente, qui nécessitera un maintien de l’animal sur la table d’examen pour une durée de 20-25 min environ. Le cathéter sera placé une fois l’animal tranquillisé. Enfin, une surveillance clinique accrue (examen clinique complet, mesure de l’oxymétrie de pouls) sera mise en place au cours de l’administration intraveineuse de fibroblastes, puis à 1h, 2h, 3h, 6h, 24h et 48h après. Un nouvel examen clinique sera réalisé en fin d’étude à 7 jours (en plus des observations quotidiennes).
Choix des espèces
L’espèce utilisée pour cette étude est l’espèce cible de cette thérapie cellulaire, car il n’existe pas de modèle in vitro ou de modèle animal actuellement pertinent ou disponible permettant une extrapolation de résultats obtenus et reproduisant la complexité d’un organisme de chien et qui pourrait être utilisés pour la demande de mise sur le marché. En outre, comme indiqué précédemment, il s’agit d’une étude préclinique règlementaire. Nous utiliserons des chiens adultes. L’atopie se déclare chez le chien adulte, généralement âgé de plus de 2 ans. Nous utiliserons donc des chiens de plus de 2 ans dans cette étude.
Effet préventif primaire d’un régime supplémenté par un extrait végétal standardisé dans l’apparition des dérèglements métaboliques et inflammatoires associés au surpoids chez le chien
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
30 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés vivants et replacés dans leur environnement d'étude à l'issue. Soumis à un régime gras, ils subissent cinq prélèvements de sang à la jugulaire et des prélèvements de selles, dont certains par écouvillon rectal ou isolement de vingt-quatre heures, pour tester un extrait végétal censé prévenir les troubles métaboliques du surpoids. Le porteur indique provoquer volontairement chez eux un surpoids et des désordres métaboliques, objet de l'étude. Il présente le chien comme l'espèce cible et affirme qu'il n'y a "absolument pas d'alternative" à son remplacement.
Objectifs
De nombreuses études ont révélé le rôle central de la dysbiose intestinale dans l’initiation et l’entretien des désordres associés aux maladies métaboliques (i.e. syndrome métabolique). Le premier objectif de ce projet sera d’explorer l’action prébiotique potentielle d'un extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) et son impact sur le profil métabolique chez des chiens exposés à un régime hyperlipidique, par leur suivi clinique et biologique (analyse du microbiote intestinal, paramètres biochimiques, métaboliques). L’activité prébiotique potentielle de l’extrait végétal standardisé sera également évaluée en présence d’un probiotique spécifique, déjà développé et commercialisé chez le chien. Parmi les facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques et inflammatoires, les protéines sirtuines, notamment les sirtuines 1 et 3, émergent comme des cibles potentielles pour des interventions nutritionnelles ou pharmacologiques. Les sirtuines, des désacétylases NAD- dépendante, sont des régulateurs importants de l’activité des protéines impliquées dans le métabolisme cellulaire et le contrôle de l’inflammation. Différents travaux ont démontré les effets positifs de la modulation des sirtuines 1 et 3 dans les maladies métaboliques et inflammatoires. Par exemple, la modulation des sirtuines 1 et 3 induit des effets bénéfiques sur les métabolismes (notamment glucidique) via partiellement le contrôle de l’inflammation (voie PPARs et le facteur NF-KB) et du stress oxydatif. Par conséquent, tout traitement visant à augmenter l’activité désacétylase des sirtuines 1 et 3 pourrait constituer une approche thérapeutique qui pourrait s’avérer très prometteuse. Le deuxième volet de ce projet sera consacré à explorer les effets de l’extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) sur l’expression et l’activité des facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques, oxydants et inflammatoires comme les sirtuines 1 et 3, les PPARs et le facteur NF-KB. Notre hypothèse est que la richesse de cet extrait végétal en flavonoïdes, en anthocyanines et en acides phénols, et surtout leur potentielle action synergique et/ou additive pourrait lui conférer une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidique et glucidique plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3.
Bénéfices attendus
Notre hypothèse principale est que l’action synergique des composants majeurs (acides phénoliques, flavonoïdes, anthocyanes) de l’extrait végétal standardisé augmente la diversité microbienne, renforce la barrière épithéliale intestinale et améliore le profil métabolique en prévenant l’accumulation des graisses. Par ailleurs, une des stratégies visant à limiter ou réduire le processus inflammatoire associé au surpoids est également l’utilisation de probiotiques ayant la capacité de supprimer la production de facteurs pro-inflammatoires ou favoriser la synthèse de métabolites anti-inflammatoires comme les acides gras à chaîne courte (AGCC). Les protocoles mis en œuvre dans le cadre de ce projet devraient permettre de déterminer si l’extrait végétal standardisé étudié (comparativement à son principal principe actif) est apte à prévenir l’inflammation et les perturbations métaboliques associées au surpoids. Les composants de l'extrait végétal testé pourraient avoir une action synergique et/ou additive conférant une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidiques et glucidiques plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3. Ce projet pourrait apporter la preuve de concept que l’intérêt thérapeutique de plante étudiée chez le chien ne dépend pas d’un principe actif mais d’une action synergique de ses principaux constituants. Ce projet pourrait également permettre de faire émerger chez le chien une nouvelle classe de produits thérapeutiques qui combine l’extrait bactérien et l’extrait standardisé végétal dans la prévention de l'inflammation et des dérèglements métaboliques associés au surpoids.
Procédures
3 interventions : 30 chiens suivront un régime hyperlipidique avec administration ou non d'une supplémentation en extrait végétal standardisé ou d'un composant majoritaire de l'extrait étudié avec ou sans un probiotique déjà développé chez le chien, 30 chiens auront des prélèvements sanguins, 5 fois sur une période de 3 mois avec un intervale de 2 semaines minimum ; 30 chiens auront des prélèvements de selles (4 fois). 1- Les prélèvements sanguins se feront au niveau de la veine jugulaire par une personne expérimentée. L'acte de prélèvement dure 2 minutes environ (contention par un tiers, rasage et désinfection du site de prélèvement). 2- Concernant les selles, deux approches de prélèvement seront envisagées : - Dans la première approche, les chiens doivent être individualisés. Ils seront maintenus en box individuel de 4m² durant 24h pour le recueil des selles destinées aux analyses du microbiote (équilibre des différents groupes et espèces d’intérêt). Cela sera répété 4 fois lors de l'étude efficacité. - Dans la deuximème approche, les selles seront recueillies sur animaux vigiles à partir d'un écouvillon (stérile) rectal. le chien est légèrement contenu, un écouvillon est délicatement introduit de 2 à 3 cm dans l'anus et tourné sur la paroi une dizaine de fois, puis retiré. L'animal est alors remis dans son box. Les deux mode de recueil des selles sont de nature légère. Dans le cas d'individualisation, les animaux seront isolés en box individuel mais avec un contact visuel avec leurs congénères. La méthode par écouvillonnage rectal permet de recueillir une petite quantité de selles qui devrait être suffisante pour l'analyse. L'objectif secondaire de ce mode de prélèvement est d’établir si les selles récoltées par ce biais sont représentatives du microbiote intestinal. Si c’était le cas, nous pourrions envisager de ne plus individusaliser pendant 24 h nos chiens pour le recueil des selles dans le cadre de l'étude du microbiote intestinal (dans le cadre de la règle des 3R, nous raffinerons ainsi notre procédure de recueil des selles).
Impact sur les animaux
Les animaux soumis au régime hyperlipidique vont développer des désordres métaboliques liés au surpoids, ce qui est l'objet de l'étude. Les traitements mis en oeuvre ont comme objectif d'atténuer les complications générées par le surpoids. Aucune nuisance n'est attendue de l'extrait standardisé étant reconnu pour ses vertus par la pharmacopée et déjà utilisé chez le chien, de même pour le probiotique utilisé. En cas de souffrance, l’animal sera mis en observation pour d’éventuels soins. Si la souffrance, pour des raisons inconnues, persiste, il sera exclu de l'étude.
Devenir
Les animaux sont replacés dans leur environnement d'étude après chaque procédure. Le comportement des animaux est surveillé après chaque procédure pour s'assurer de leur bonne santé.
Remplacement
Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Eu égard à la nature de ce projet (démonstration scientifique de l'efficacité et de la tolérance sur espèce cible), il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait le remplacement le chien.
Réduction
Nous utilisons 6 chiens par groupes afin d'avoir un nombre suffisant pour pouvoir réaliser des tests statistiques pertinents et anticiper les différences interindividuelles pour répondre aux objectifs de l'étude. Le nombre de prélèvement étant répété sur chaque chien, cela permet de réduire leur nombre au minimum et d'avoir des données suffisantes pour répondre aux questions posées par une utilisation optimisée de ces dernières sur chaque animal.
Raffinement
L'hébergement respecte les recommandations en vigueurs chez les animaux de l'étude. L'enrichissement du milieu de vie est régulièrement amélioré (balade et moments en liberté, jeux...). Un suivi régulier des animaux est assurés par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). La définition de points limites et une grille de scoring de la souffrance et/ou de la douleur sont mis en place chez tous les animaux soumis aux différents traitements prévus dans le projet. Les protocoles expérimentaux sont optimisés pour chaque procédure afin d’obtenir le maximum d’informations et ainsi une meilleure analyse des résultats obtenus.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Il n'y a donc pas d'alternative qui permettrait leur remplacement. Les chiens sont des adultes de 2 ans, en bonne santé et n'ayant pas reçu de traitement antibiotique ou tout autre traitement pouvant modifier le microbiote, depuis au moins 3 mois.
Mise en place d’un modele inflammatoire induit par le kaolin chez le chien
- Recherche appliquée
- Maladies animales
3 chiens vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque chien reçoit sous anesthésie une injection de kaolin en huit points d'un membre, provoquant douleur et gonflement, pour mettre au point un modèle d'inflammation servant à évaluer un anti-inflammatoire vétérinaire. Le porteur décrit un modèle réversible en cinq à dix jours et héberge les chiens isolés pour éviter les contacts avec la zone enflammée. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative et qu'il est "nécessaire" de recourir à ce modèle.
Objectifs
De nombreuses circonstances nécessitent d'administrer des produits anti-inflammatoires chez le chien afin de lutter contre la douleur, la fièvre et/ou un processus inflammatoire. La recherche tente de développer de nouveaux anti-inflammatoires pour une meilleure prise en charge des animaux. Au cours du cycle de développement d'un médicament vétérinaire à visée anti-inflammatoire, il est nécessaire d'évaluer l'intensité et la durée de cet effet soit lors d'essais cliniques sur des animaux présentant une inflammation spontanée, soit lors d'essais précliniques sur des animaux présentant une inflammation induite. Le but de ce projet est 1/la mise en point de la technique d'induction de l'inflammation par une injection sous cutanée d'une solution de Kaolin au niveau d'un membre de l'animal en se basant sur les données bibliographiques existantes. L'effet du kaolin devant apparaitre dans les 24h après injection avec effet réversible au bout de 5 à 10 jours. 2/ de valider que ce modele peut être utilisé pour évaluer l'efficacité d'un anti-inflammatoire en étudiant l'effet du meloxicam sur ce modèle.
Bénéfices attendus
Mise au point d'un modele reproductible avec un minimum de variabilité permettant son utilisation pour evaluer l'efficacité d'un antiinflammatoire chez le chien.
Procédures
Injection d'une suspension de kaolin au niveau des métatarses, en 8 points par animal, sous anesthésie générale, intervention de moins de 1h par animal
Impact sur les animaux
Douleur au site d'injection, gonflement de l'extermité du membre induit
Devenir
Modèle réversible spontanément, sévérité cumulée modérée
Remplacement
Il n'existe pas de methode alternative permettant de prouver l'efficacité (intensité, durée d'action) des anti inflammatoire chez le chien, il est donc necessaire de recourir à ce modele
Réduction
3 animaux est le nombre minium afin d'evaluer la reproductibilité de ce modele
Raffinement
Les animaux seront hégergés individuellement à partir de l'induction jusqu'à la fin de la phase animale. Cet hébergement en individuel est nécéssaire durant l'étude pour éviter que les animaux ne rentre en contact avec la zone induite d'un autre animal (douleur) et pour permettre une meilleur observation des animaux.voir un enrichissement du milieu adapté pour éviter l'ennui: contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement, présence de jouets... Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place permettant l'observation générale des animaux.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible des anti-inflammatoires qui seront évalués en utilisant ce modèle Adulte, cible des anti-inflammatoires qui seront évalués avec ce modèle