Carnivores
Evaluation de l’effet d’un postbiotique chez le chat adulte sain
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
16 chats adultes vont être utilisés, puis réintégrés à d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont sédatés pour des prises de sang et placés à six reprises en isolement de moins de 48 heures pour récolter leurs selles, afin de tester un postbiotique censé limiter les effets du stress. Le porteur indique que l'isolement peut perturber des chats habitués au contact de leurs congénères et se traduire par un abattement. Il affirme qu'un bioréacteur ne recréerait pas le stress d'isolement et que le chat est l'espèce cible du produit.
Objectifs
Les objectifs du projet sont 1) d'établir l'innocuite du postbiotique 2) d'évaluer son efficacité sur les paramètres liés au stress et corrélés au bien-être animal 3) d'estimer l'impact sur l'inflamation systémique chez le chat adulte sain.
Bénéfices attendus
Le postbiotique doit pouvoir limiter les conséquences physiologiques (augmentation des molécules du stress et de l'inflammation) d'un stress quelque soit sa nature (nutritionnel ou environnemental).
Procédures
Sédation et prise de sang sur une courte durée, moins d'1h. Six périodes d'Isolement de moins de 48h pour récolte de selles fraiches.
Impact sur les animaux
Les animaux ne recevant pas le postbiotique peuvent être plus sujets à des selles de score fécal dégradé voire très dégradé lors du changement d'aliment. Toutefois le stress alimentaire infligé étant de courte durée, sa réaction sur l'organisme le sera aussi, et les paramètres se normaliseront rapidement. L'isolement jusqu'à 48h pourrait perturber certains chats ayant l'habitude d'avoir un contact physique avec leur congénère, et cela pourrait se traduire par une diminution de la consommation alimentaire et/ou une modification de comportement observable par un léger abattement.
Devenir
Les animaux pourront soit être réintégrés à un projet dont la demande d'autorisation est encore en cours soit intégrés dans un nouveau projet.
Remplacement
L'utilisation de bioréacteurs permettrait d'avoir des informations de l'impact du postbiotique sur le microbiote. Toutefois ces informations seraient limitées à une condition sans possibilité de recréer le stress d'isolement des animaux. Par ailleurs, tous les paramètres sanguins liés à l'évaluation du stress ressenti par les animaux ne peuvent être étudiés qu'in vivo. Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chat est l'espère cible du postbiotique testé.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est celui mimimal permettant d'obtenir des différences significatives.
Raffinement
Les cages individuelles des chats sont enrichies par des griffoirs muraux, la présence de petits jeux (du type billes à grelots et balle de ping pong) et deux étagères. La pièce de vie bénéficie, elle, de recoins spécialement aménagés pour que les animaux puissent se cacher. La sédation lors des prises de sang permet de supprimer le stress pouvant être ressenti par l'animal lors du prélèvement. Lors des périodes d'isolement, un animal consommant moins de la moitié de sa ration durant 5 jours serait exclu de l'étude. Une grille de score de surveillance des animaux sera mise en place avec l’utilisation de points limites adaptés. Un arbre décisionnel et des critères d’arrêt de souffrance seront utilisés.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible du postbiotique testé. Les chats seront des animaux adultes, l'influence de la croissance n'étant pas un critère qui se doit d'être évalué dans cette étude.
Production de sang et sérum canins servant de base à la production d’un vaccin à usage vétérinaire.
- Production de routine
- Tests réglementaires
100 chiens de grande taille vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la plupart tués à l'issue et jusqu'à trente jeunes adoptés par des associations. Prélevés de 200 à 250 ml de sang toutes les deux semaines pendant sept ans au maximum, sur animal vigile, ils fournissent le sang et le sérum servant à fabriquer un vaccin vétérinaire. Le porteur reconnaît que le confinement prolongé peut provoquer des troubles du comportement, stéréotypies, agressivité et craintes, et que l'âge des animaux à l'issue empêche leur réutilisation. Il justifie la mise à mort par la "sévérité" de la procédure et l'absence de méthode alternative de production.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de produire du sang et du sérum canins servant de base à la production d'un vaccin à usage vétérinaire. Le vaccin produit avec ces dérivés sanguins permet de protéger les animaux contre une maladie parasitaire pouvant être sévère, voire mortelle. La production annuelle (environ 150 litres de sérum et 100 litres de sang) est fonction des besoins estimés annuellement par le donneur d’ordre pour produire le vaccin à usage vétérinaire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la production d’un vaccin vétérinaire luttant contre une maladie parasitaire chez les animaux pouvant être sévère, voire mortelle.
Procédures
L’ensemble des chiens est soumis à des interventions de prélèvements sanguins sur animaux vigiles. Leur fréquence est d’un prélèvement de 200 ml toutes les 2 semaines environ. Occasionnellement et seulement pour les chiens les plus gros, le prélèvement pourrait être de 250 ml. Dans tous les cas, la fréquence respecte les périodes de repos nécessaires pour la pleine récupération de l’animal en fonction du volume prélevé selon les recommandations du Gircor. Chaque séance de prélèvement dure environ 1 heure, et le prélèvement en lui-même pour un animal prend quelques minutes. Lors d’une séance de prélèvement, le chien est amené avec quelques congénères dans la salle de prélèvement où ils restent une dizaine de minute avant de retourner dans leur box d’hébergement. Le prélèvement en lui-même ne prend que quelques minutes. Les animaux seront inclus dans ce projet pendant 7 ans maximum.
Impact sur les animaux
Au moment du prélèvement sanguin, les animaux subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu’une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement. Les animaux sont hébergés durant toute la durée du projet dans un environnement protégé en bâtiment clos. De par leur gabarit et leur comportement naturel, les enrichissements standards ne sont pas adaptés. La durée de confinement pour chaque chien peut entrainer des perturbations comportementales (dominance, stéréotypie, stress). Ils peuvent par exemple être plus craintifs à la vue de nouveaux éléments ou agressif envers leur congénère (dominance). Une réflexion spécifique sur l’enrichissement et la socialisation de ces animaux est prise en charge par la SBEA afin de limiter ces nuisances comportementales.
Devenir
En raison de la sévérité de la procédure et au vu de l’âge des animaux à l’issue de la procédure, la plupart des animaux seront mis à mort car ils ne pourront pas être réutilisés dans un autre projet. Au cas par cas, et sur avis vétérinaire, certains jeunes animaux pourront être adoptés par le biai d'associations spécialisées.
Remplacement
L'utilisation de chiens sur ce projet est justifiée car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins permettant la fabrication du vaccin vétérinaire en question.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet correspond au minimum requis pour répondre au besoin en sang et sérum du producteur du vaccin. De plus, le choix d’un chien de grande taille permet de prélever des volumes sanguins importants tout en respectant son bien-être et ainsi optimiser le nombre d’animaux utilisés. De plus, le nombre de chiens dans ce projet est limité car les animaux inclus sont utilisés sur une longue période pouvant aller jusqu’à 7 ans. Cela représente le meilleur compromis entre le bien-être et le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
La fréquence et le volume des prélèvements sanguins sont déterminés en fonction du respect du bien-être et de la santé des animaux et respectent les recommandations du Gircor. Les volumes prélevés sont adaptés aux besoins du laboratoire vétérinaire producteur du vaccin qui sont évalués chaque année. Le prélèvement est réalisé par des personnes formées et les techniques utilisées visent à limiter au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Un suivi attentif des animaux est réalisé afin de détecter tout signe de douleur ou d’inconfort au cours du prélèvement. Des compléments vitaminés sont donnés aux animaux à l’issue de la séance de prélèvement afin d’optimiser leur récupération et des bilans hémato-biochimiques sont réalisés régulièrement pour détecter toute perturbation des paramètres sanguins le cas échéant. Pour minimiser la prise de poids des animaux sur le long terme, leur poids est suivi régulièrement et leur alimentation est de composition adaptée. Les animaux sont suivis quotidiennement, en cas d’observation d’un signe clinique anormal le vétérinaire sera informé et pourra mettre en place des soins appropriés après examen de l’animal. Une réflexion spécifique sur l’enrichissement et la socialisation de ces animaux est prise en charge par la SBEA, elle mettra en place régulièrement de nouvelles actions afin de limiter les nuisances comportementales (stress, dominance, stéréotypie).
Choix des espèces
L’objectif de ce projet est de produire du sang et du sérum canins, donc à partir de prélèvements sanguins sur des chiens. En raison de la fréquence et du volume des prélèvements sanguins réalisés, les animaux utilisés sont des chiens adultes de grande taille (Golden retriever), avec un poids supérieur à 25 kg. Les animaux sont prélevés de l'âge de 12 mois à 8 ans maximum.
Evaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de produits vétérinaires chez le chat et le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 200
Issus parfois de procédures antérieures de niveau léger ou modéré, 200 chats et 200 chiens, soit 400 animaux non-humains, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, aucune mise à mort n'étant déclarée. Ils reçoivent des produits vétérinaires en une ou plusieurs administrations, éveillés ou anesthésiés, et subissent prises de sang et recueils d'urine, de salive, de fèces ou de poils, avec un hébergement individuel et des mises à jeun que le porteur dit sources de stress, et de possibles vomissements. L'objet est de fixer la dose et la voie d'administration de futurs médicaments pour chats et chiens, avant les études réglementaires exigées pour leur autorisation de mise sur le marché. À l'issue, 150 seront adoptés et 250 réutilisés dans de futures procédures, dont 150 chats, le porteur précisant qu'un individu présentant une "anxiété importante" ou une maladie chronique ne sera pas adoptable.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer la pharmacocinétique et la pharmacodynamie de nouveaux produits vétérinaires destinés aux chats et aux chiens. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Il pourra concerner toute sorte de produits vétérinaires présentant un bénéfice pour la santé des chiens ou des chats ou leur apportant un meilleur bien-être. Il pourra s’agir par exemple d’antiparasitaires, d’antibiotiques, d’antidiabétiques, d’antihypertenseurs, ou de produits destinés aux maladies dermatologiques, respiratoires, cardiaques, métaboliques, nerveuses ou oculaires.
Bénéfices attendus
La pharmacocinétique a pour but d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament après son administration. La pharmacodynamie a pour but d’étudier l’action exercée par un ou plusieurs principes actifs sur l’organisme, en particulier les effets biochimiques et physiologiques des médicaments sur l'organisme. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie contribuent à expliquer la relation entre la dose et la réponse, c'est-à-dire, l'effet du produit. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Ces informations sont nécessaires à l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits.
Procédures
Les administrations
Impact sur les animaux
On ne s’attend pas à des effets secondaires notables. En effet, la plupart des produits à l’étude ont déjà fait preuve de leur innocuité chez d’autres espèces. Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Stress dû à la contention - Douleur / inconfort suite aux injections ou aux prélèvements - Stress dû à l’hébergement individuel et/ou à la mise à jeun - Régurgitation / vomissements suite à l’administration
Devenir
Un animal présentant des troubles du comportement (ex: anxiété importante) et/ou une pathologie chronique ne sera pas adoptable.
Remplacement
Les modèles in silico et/ou in vitro/ex vivo permettent de sélectionner des molécules potentiellement efficaces. Après cette première étape, les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamie nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques d’un futur candidat médicament.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum lors des premières études exploratoires (3 ou 4 animaux par groupe). Il sera ensuite calculé pour les études suivantes selon la variabilité entre individus observée antérieurement et pourra atteindre jusqu’à 10 animaux. Lorsque le statut des animaux le permet les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures et peuvent ensuite être réutilisés dans une future procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par le vétérinaire désigné, sont réutilisables.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée optimale est de 7 jours. Les animaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chats et les chiens ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. Un training est réalisé en renforcement positif (friandises, caresses), afin de limiter le stress lié aux actes techniques (contention, administrations, prélèvements) et aux conditions d’études (hébergement individuel, alimentation…). La durée de ce travail est indéterminée, il sera réalisé jusqu’à ce que les animaux ne montrent plus de signes de stress contre-indiquant leur entrée dans la procédure (le cas échéant). Pour réduire l’inconfort provoqué par l’administration et/ou les prélèvements, les opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal et une anesthésie et/ou analgésie et/ou un changement du site peuvent être mis en place. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des critères d'alertes spécifiques aux espèces chien, chat sont mises en place et appliquées. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. La SBEA garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Il s’agit des espèces cibles pour les produits. Des données concernant l’espèce doivent être fournies au dossier d’AMM. Les chats et chiens utilisés ont plus de 2 mois. L’âge dépend des besoins pour les études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché.
Études de pharmacocinétique de formulations destinées aux animaux
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Chats : 250
Chiens : 250
900 animaux non-humains, dont des souris, rats, cobayes, hamsters, chats et chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des administrations répétées de formulations vétérinaires par voies variées et de multiples prélèvements de sang, jusqu'à dix chez les chiens et chats sur 48 heures. Le porteur indique que les rongeurs sont tués en fin d'étude tandis que les 250 chiens et 250 chats sont réutilisés puis proposés à l'adoption. Il qualifie ces études de "stricte nécessité" réglementaire, ne pouvant selon lui être remplacées pour la mise sur le marché des produits.
Objectifs
Lors de la mise au point de nouvelles formulations à usage vétérinaire, le screening de substances actives ou le choix des ingrédients de la formulation est basé entre autres sur leur propriétés pharmacocinétiques. La connaissance des principes actifs et/ou ingrédients (bibliographie, historique des études etc...), l’usage de méthodes alternatives in silico et in vitro ainsi que de la modélisation pharmacocinétique permet une première sélection mais la complexité d’une formulation (mélange d’excipients, pH, volume injecté, etc.) nécessite une ou plusieurs évaluations préliminaires avant le choix définitif de la formulation (sélection ou optimisation de formulations) et de son utilisation (posologie, voie d’administration). En amont des essais sur espèces cibles, il est possible de réaliser des études sur des rongeurs. Si les résultats sont concluants, le produit pourra être testé sur la ou les espèces cibles.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits pharmaceutiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les exigences réglementaires pour la mise sur le marché de ces produits. Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produits.
Procédures
●Prélèvements de Sang : - chiens chats : 2 minutes par prélèvement, maximum 10 prélèvements sur 48h et dépendant du volume et du temps de récupération sur une période d’une semaine. - Rongeurs : 1 minute par prélèvement . Souris, rats : maximum 1% du volume circulant total sur 24h et maximum 15% du volume circulant total sur une période de 28 jours. - Hamsters, cobayes : maximum 5 prélèvements par 48 h et dépendant du volume et du temps de récupération sur une période d’une semaine. ●Prélèvements avec écouvillons : nasal, salive, larmes. Chiens et Chats : 1 minute par prélèvement. Rongeurs : 1 minute par prélèvement sur animal anesthésié. ●Prélèvements non invasifs : poils : sans restriction de nombre. Des administrations de produits pour toutes les voies : -1 traitement par voie (durée environ 5 minutes chez les carnivores et 1 minute chez les rongeurs. Les voies d’administration peuvent être orale (ou per os), gingivale, parentérale (entre autres sous-cutanée, intradermique, intrapéritonéale, intramusculaire, ou intraveineuse), nasale, topique (par exemple spot-on, pour-on, collier, patch), auriculaire.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : écouvillon oral), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.
Devenir
Pour les rongeurs, les animaux sont euthanasiés à la fin de l’étude. Pour les carnivores, l’ensemble des animaux sont ré-utilisés puis proposés à l’adoption.
Remplacement
Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant lors d’études préliminaires.
Réduction
Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : - soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée - soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets sur les 5 ans à venir et des animaux déjà utilisés sur ceux-ci. Les études peuvent être réalisées selon différents designs : - design croisé (cross-over) : tous les animaux reçoivent successivement tous les traitements (test et référence) dans un ordre aléatoire. L’essai croisé utilise le sujet comme son propre témoin ; - design en parallèle : chaque groupe d’animaux reçoit un seul type de traitement. L’essai en parallèle utilise généralement un groupe témoin versus un ou des groupes traités car les groupes sont indépendants entre eux ; - design par étapes : quand le nombre de sujets est important, l’étude peut être réalisée en deux étapes avec un nombre inférieur de sujets. Si la première étape (plus de 50% des sujets totaux) ne permet pas de répondre à la question, la seconde étape est réalisée avec le nombre de sujets pour compléter le nombre total. Entre chaque période de traitement, une période d’attente sera définie pour permettre aux animaux de récupérer et/ou permettre l’élimination du produit administré précédemment (principe actif et métabolites) ou de son effet pharmacologique. Des tests statistiques seront adaptés à chaque design d'étude.
Raffinement
Les mesures de raffinement utilisées sont : - Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude - Habituation des chats aux prélèvements de sang sur animaux vigiles. - socialisation des carnivores domestiques à l’aide d’une période de jeu dans une pièce dédiée. - Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés...). - renforcement positif (récompenses ou caresses) - Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. - Une surveillance sera mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal - Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. - Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). - Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). - Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies. - En cas d’obligation d'héberger les animaux individuellement, des mesures complémentaires seront mises en place: une présence augmentée du personnel, possibilité pour les animaux de voir, sentir et entendre leurs congénères, augmentation du nombre de jouets dans l’hébergement, un suivi renforcé par les vétérinaires avec une attention particulière sur le comportement des animaux.
Choix des espèces
De façon réglementaire, les études de pharmacocinétique doivent être menées sur la ou les espèces de destination. Il est possible d’utiliser les rongeurs dans les études préliminaires de sélection de nouvelles molécules, formulations, voies d’administration ou posologie si pertinentes et avant les études sur espèces de destination. Les études sont réalisées chez des animaux sevrés, représentatifs de l’espèce de destination et de son statut physiologique, ceci comprenant entre autres l’âge ou la maturité sexuelle. Ces choix sont faits selon l’utilisation future du produit.
Variabilité de fréquence cardiaque chez un modèle canin de myopathie de Duchenne : investigation des anomalies par modulation pharmacologique.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
12 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, six chiens atteints d'une forme canine de myopathie de Duchenne et six chiens sains. Ils reçoivent trois molécules par voie orale ou par patch, un enregistrement ECG continu non invasif et neuf prises de sang, pour comprendre une anomalie cardiaque précoce. À l'issue, les chiens sains sont proposés à l'adoption et les chiens GRMD réutilisés dans un autre projet, sans mise à mort prévue. Le porteur affirme que cette anomalie ne peut être modélisée in vitro et que le chien GRMD est le modèle "le plus fidèle" de la maladie humaine.
Objectifs
La myopathie de Duchenne est une maladie génétique qui touche le muscle chez l'enfant. Les patients sont contraints à l'usage du fauteuil roulant vers l'âge de 10 ans, et décèdent d'insuffisance respiratoire ou cardiaque vers l'âge de 30 ans. Le chien GRMD (golden retriever muscular dystrophy) reproduit de manière fidèle la maladie humaine, dans un organisme de grande taille, pouvant être suivi sur le long terme. Il occupe donc une place pré-clinique immédiate dans le développement de thérapies pour la myopathie de Duchenne. Au cours d'une étude visant à décrire les anomalies de l’électrocardiogramme des chiens GRMD à l'aide d'enregistrements holter réalisés au cours d'un suivi longitudinal de plusieurs années, la proximité des anomalies rencontrées chez le chien et chez l'Homme, tant dans leur nature que dans la séquence de leur survenue, a pu être démontrée. Cependant, une anomalie, encore jamais investiguée chez les patients, a été identifiée et est celle qui survient le plus précocement chez le chien et permet de prédire, plusieurs mois auparavant, l’atteinte fonctionnelle cardiaque ultérieure. Cette même anomalie a été relevée dans plusieurs études chez l'Homme, dans des contextes pathologiques divers, comme un marqueur de mauvais pronostic très robuste. L'origine de cette anomalie est cependant mal comprise, mais plusieurs hypothèses sont avancées. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre l’origine de cette anomalie chez le chien GRMD en ciblant par voie pharmacologique les différents acteurs possiblement impliqués dans sa survenue. Cela permettra de mieux comprendre cette anomalie électrocardiographique très précoce et prédictive de la dégradation de la fonction cardiaque et de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre l'origine de cette altération électrocardiographique chez le chien GRMD, et plus largement de contribuer à la compréhension de l'origine de la puissance générée dans les très basses fréquences en variabilité de fréquence cardiaque. Cette anomalie survenant précocement dans le cours de la maladie, et semblant liée à la dégradation ultérieure de la fonction cardiaque, comprendre son origine permettra éventuellement d'identifier des cibles thérapeutiques permettant de retarder la survenue de la dysfonction cardiaque chez les chiens GRMD et a fortiori chez les patients atteints de myopathie de Duchenne.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les seuls gestes invasifs effectués sur les animaux seront des prises de sang (9 prélèvements), effectués sur animaux vigiles, en prenant soin d'effectuer une contention la plus douce possible, de prendre le temps de rassurer les animaux, d'effectuer un prélèvement rapide (durée du prélèvement en lui-même = moins d'une minute) et indolore, et de récompenser les animaux après chaque prélèvement.
Impact sur les animaux
Les 3 molécules testées sont des molécules utilisées chez le chien, pour lesquelles les doses sont bien connues ainsi que les potentiels effets secondaires. Ces derniers seront principalement à surveiller pour ce qui concerne le donneur de NO (trinitrine). Une baisse importante de la pression artérielle pourrait être observée chez les animaux en cours de traitement. Afin d'éviter tout incident grave lié à une hypotension, les chiens seront surveillés de très près durant les premières heures de traitement, et leur pression artérielle (brassard) sera mesurée toutes les heures, la fréquence de ces mesures sera augmentée en cas de chute de plus de 20 %. Si la pression artérielle chute en dessous de 100 mm Hg, le patch de trinitrine sera immédiatement retiré. Le retrait des électrodes adhésives utilisées pour l'ECG pouvant être douloureux pour la peau, un anti-adhésif sera préalablement appliqué.
Devenir
Les chiens sains utilisés dans ce projet seront mis à l'adoption à l'issue du projet. Les chiens GRMD pourront être réutilisés dans un autre projet compatible, sous réserve de l'accord du vétérinaire désigné.
Remplacement
L'anomalie de l'électrocardiogramme étudiée dans ce projet ne pourrait pas être modélisée in vitro/ex vivo. En effet, il s'agit de mesurer la modulation de fluctuations des intervalles entre pulsations cardiaques, celle-ci étant sous le contrôle de facteurs multiples hormonaux, neurovégétatifs, vasculaires qui ne peuvent donc être étudiés autrement que dans un organisme vivant. L'anomalie que nous cherchons à comprendre ayant été identifiée chez les chiens GRMD, ce projet sera donc conduit chez ces animaux.
Réduction
Grâce à la variabilité connue de l'indice étudié chez les chiens GRMD, nous avons pu déterminer que 6 chiens seraient nécessaires et suffisants pour démontrer une augmentation de cet indice à une valeur intermédiaire entre celle mesurée chez les chiens GRMD non traités et celle observée chez des chiens sains du même âge. Dans un souci de réduction, les 6 chiens GRMD inclus dans ce projet seront réutilisés d'un projet précédent, sous réserve de l'accord du vétérinaire désigné, et/ou pourront être réutilisés dans un autre projet après celui-ci. De plus, les chiens sains ne seront inclus que si les données obtenues chez les chiens GRMD ne vont pas dans le sens de celles attendues au vu des données bibliographiques disponibles sur des chiens sains. Dans ce cas les chiens sains seront inclus afin de vérifier les données obtenues dans les conditions expérimentales de l'étude, sur des chiens sains de la même souche que les chiens GRMD.
Raffinement
Dans le cadre de ce projet, nous aurons recours à un enregistrement de l'ECG non invasif (électrodes adhésives de surface), et de type holter, permettant au chien de mener une vie normale tout en permettant l'enregistrement continu de son électrocardiogramme. Cela permet une réduction du stress et une meilleure représentativité des données obtenues par rapport à un enregistrement ponctuel. Par ailleurs, les trois molécules dont nous testerons l'effet seront administrées de manière également non invasive, soit par voie orale dans une friandise, soit par diffusion continue à l'aide de patches. Les prises de sang seront effectuées par des personnels formés à la fois au geste technique et aux méthodes de réduction du stress des animaux pendant un geste médical. Les animaux seront récompensés (voix, caresses et friandise) après chaque prélèvement. Sur le plan de l'hébergement, les chiens sont hébergés en petits groupes sociaux compatibles, sur litière, et ont à leur disposition des plateformes, lieux de couchage et jouets. Ils bénéficient de sorties quotidiennes 7j/7 en groupes plus larges et d'interactions quotidiennes avec l'Homme. Leur état clinique est étroitement surveillé : pesée et prise de température quotidienne et présence d'un vétérinaire 7j/7.
Choix des espèces
Le chien GRMD est le modèle de DMD présentant la plus grande pertinence translationnelle. En effet, il mime la maladie humaine de manière beaucoup plus fidèle que ne le fait le modèle murin, dans un organisme de grande taille, et permet donc de modéliser au plus près, au stade préclinique, les enjeux qui seront rencontrés dans les essais cliniques chez les patients. Dans le cadre de ce projet plus précisément, le fait de travailler sur les chiens permet de se placer dans le seul modèle animal qui reproduit de manière fidèle les anomalies électrocardiographiques décrites chez les patients DMD. Les chiens inclus dans cette étude devront être d'âge supérieur à 6 mois afin que les anomalies électrocardiographiques étudiées soient clairement présentes, et également que leur poids corporel soit compatible avec les dispositifs d'administraton utilisés (patches notamment), mais inférieur à 24 mois afin de ne pas être dans une situation d'insuffisance cardiaque.
Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat aprés administration de deux formulations différentes
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
10 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés en vie à l'issue. Huit reçoivent une perfusion intraveineuse de 15 à 30 minutes sous contention manuelle prolongée, suivie de prélèvements de sang répétés pendant 28 jours, deux autres restant en réserve. Le porteur compare deux formulations d'un composé test et affirme qu'aucune méthode ne reproduit la diffusion d'un produit dans le sang "au niveau de l'organisme entier", d'où le recours "indispensable" à l'animal. Les points limites prévoient l'exclusion de tout chat montrant agressivité, troubles de l'équilibre ou douleur aux sites de prélèvement.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont: - de déterminer les paramètres pharmacocinétiques d'un élément test mis en solution sous deux formulations différentes aprés une simple administration intraveineuse (perfusion de 15-30 minutes) et de les comparer entre elles. - de vérifier certains paramètres hématologiques pour évaluer la pharmacodynamie de l'élément test.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques de l'élément test présent dans deux formulations différentes. Et de montrer que cela n'a pas eu d'impact au niveau clinique en suivant certains paramètres hématologiques, impact sur la pharmacodynamie.
Procédures
Les animaux seront soumis à une administration des formulation test par voie intraveineuse. 1 seule administration / animal Durée: 15-30 minutes Des prélèvements sanguins seront réalisés: 1 ou 2 prélèvements par jour maximum. Volume de sang prélevé entre 2 et 2.5 mL. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute. prélèvement aura lieu avant administration, 2 prélèvements le jour de l'administration, puis 1 prélèvement par jour pendant 3 jours puis 1 prélèvement par semaine jusqu'à 28 jours aprés administration.
Impact sur les animaux
L'administration de l'élément test est une administration intraveineuse par perfusion de 15 à 30 min. Cela va necessité une contention longue dans la durée pour l'animal. La contention sera manuelle. Durant la phase d'acclimatation les animaux auront une péride d'entrainement pour s'habituer à cette durée de contention. La manipulation des animaux se fera par un personnel formé.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier.
Réduction
10 animaux seront inclus dans ce projet. 8 animaux seront administrés et 2 animaux seront des animaux de réserve si besoin.Si les 2 animaux de réserve ne sont pas utilisés, ils pourront retourner dans le stock. Les 8 animaux administrés seront répartis en 2 groupes de 4 animaux. Chaque groupe recevra une formulation test. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 (2 males et 2 femelles par groupe). De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Les points limites spécifiques de ce projet sont: - Un comportement agressif de l'animal au cours de la perfusion - Problèmes de comportement général (mouvements anormaux, perte d'équilibre, prostration) - Douleurs importantes au niveau des sites de prélèvements. Si un des points limites est atteint l'animal sera exclu du projet. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...) Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude. Adulte, age supérieur à 1 an. Poids d'animaux compris entre 2.5 et 6 Kg.
Preuve de concept de l’efficacité d’un anticorps monoclonal pour le contrôle du prurit induit par une cytokine chez le chien.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
15 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés dans un autre projet après une période de repos. On leur injecte à plusieurs reprises une cytokine par voie intraveineuse pour provoquer délibérément des démangeaisons, filmées pendant deux heures, afin de tester un anticorps monoclonal contre la dermatite atopique. Le porteur indique que l'objectif final est la commercialisation d'un nouveau produit et décrit le chien comme l'espèce cible, un test sur une autre espèce ne serait pas informatif selon lui. Les démangeaisons provoquées poussent les chiens à se gratter, se mordiller et se frotter, effets présentés comme transitoires.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité chez le chien d’un anticorps monoclonal sur les démangeaisons induites par une cytokine. L’objectif final étant la commercialisation d’un nouveau produit permettant de traiter la dermatite atopique qui est la plus fréquente des maladies cutanées allergiques du chien. Un objectif secondaire de ce projet est de comparer l’efficacité de deux cytokines, produites sur deux systèmes cellulaires différents, sur l’induction du prurit chez le chien.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la production d’un nouveau produit dans le cadre de développement de nouvelles options thérapeutiques dans la prise en charge de la dermatite atopique chez le chien. La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique qui réduit significativement la qualité de vie de l’animal.
Procédures
La première phase expérimentale se déroulera sur 24 jours de prétests incluant les interventions suivantes pour 12 chiens : 1. Trois injections intraveineuses d'une cytokine sur animaux vigiles (avec pose d’un cathéter ou micro-perfuseur) à 6 ou 7 jours d’intervalles pour induire le prurit et filmer pendant 2 heures (J-20, J-14 et J-7) 3. Un prélèvement sanguin sur animaux vigiles pour la réalisation d’analyses sanguines (J-7). Puis la seconde phase expérimentale se déroulera sur 62 jours pour 8 à 12 chiens et incluant les interventions suivantes : 1. Une injection sous cutanée d'anticorps monoclonal sur animaux vigiles au démarrage de l’étude (J0). 2. Trois injections intraveineuses d'une cytokine sur animaux vigiles (avec pose de cathéter ou micro-perfuseur) pour induire le prurit et filmer pendant 2 heures à 30 ou 31 jours d’intervalles (J1, J30 et J61). 3. Quatre prélèvements sanguins sur animaux vigiles à 30 ou 31 jours d’intervalles (J0, J14, J30 et J61) pour analyses sanguines.
Impact sur les animaux
L’injection de la cytokine par voie intraveineuse provoque délibérément une démangeaison transitoire chez le chien qui se dissipe naturellement en 1 à 2 heures. Le chien peut se gratter, se lécher, se mordiller les pattes, le flanc ou la région anale, trottiner, secouer la tête et se frotter le corps. Aucune lésion durable n'est attendue. Un érythème au niveau des zones léchées ou grattées plus intensément est cependant possible et réversible très rapidement, soit en moins de 24 heures. Les effets indésirables potentiellement attendus suite à l’administration du produit d’essai ou de référence sont mini¬mes. Des troubles gastro-intestinaux et une réaction locale au site de l’injection peuvent être observés dans de rares cas. Au moment des prélèvements sanguins ou injections de produit par voie intraveineuse ou sous-cutanée, les animaux subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille sous la peau entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.
Devenir
A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre projet, suite à un repos suffisant.
Remplacement
L'utilisation de chiens sur ce projet est justifiée car ils représentent l’espèce cible du produit et qu'il n’existe pas de méthode alternative pour ce type de test. Le produit d’essai est un anticorps monoclonal caninisé, tester son efficacité sur une autre espèce que l'espèce cible ne serait pas informatif. D’autre part, aucune étude alternative ne peut à ce stade remplacer l’étude sur l’espèce cible. Il s'agit d'une étude pilote "preuve de concept" avant de s’engager sur la voie des études d’enregistrement.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet correspond au minimum requis pour réaliser une preuve de concept. Ce nombre ne permet pas une analyse de non-infériorité mais permet d'une part de démontrer que le produit test réduit le prurit chez les chiens recevant le challenge avec la cytokine et d'autre part que cette réduction est comparable à celle du produit de référence, appliqué à la même dose.
Raffinement
La salle de test est séparée de la salle d’hébergement habituelle des animaux. Les chiens, par groupe de 3 individus, seront habitués à l’environnement de cette salle de test pendant minimum 14 jours avant le début de l’étude pour limiter leur stress. Des enrichissements seront présents dans les box (jouets, radio…). Durant l’étude, les volumes administrés respecteront les recommandations du Gircor en fonction de la voie d’administration. Après l’injection de la cytokine, les animaux seront filmés et suivis pendant 2 heures afin de détecter tout signe de prurit très intense. Dans ce cas, l’animal concerné sera pris en charge immédiatement. Les mesures mises en place dépendront de la gravité et la nécessité de l’exclusion de l’étude sera évaluée au cas par cas. Si les résultats du produit d’essai sont statistiquement inférieurs au produit de référence lors du premier test de la seconde phase expérimentale, l’étude sera stoppée. Il ne sera pas nécessaire de faire les 2 tests suivants. Durant toute la durée du projet l’état clinique des chiens sera suivi et documenté (poids, état de la peau, condition générale, appétit, état des selles). Des analyses hémato biochimiques sont prévues pour surveiller les paramètres physiologiques des animaux.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce cible du produit testé. Le produit d’essai est un anticorps monoclonal caninisé, tester son efficacité sur une autre espèce que l'espèce cible ne serait pas informatif. Les animaux seront des adultes de 8 à 15 kg, correspondant au stade de développement indiqué pour le traitement.
Innocuité de l’instillation vésicale d’une solution bactérienne probiotique chez la chienne
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles urogénitaux
10 chiennes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisées dans d'autres projets avant d'être proposées à l'adoption. Elles subissent deux anesthésies générales pour des endoscopies des voies urinaires, des prélèvements de sang et d'urine répétés et l'instillation d'une suspension bactérienne dans la vessie. Le porteur décrit un inconfort léger et n'attend aucune séquelle, l'objectif étant de vérifier l'innocuité d'un probiotique avant un usage clinique. Il justifie le choix de la chienne par la ressemblance de ses infections urinaires avec celles de la femme.
Objectifs
L’infection bactérienne du tractus urinaire est l’une des maladies infectieuses les plus fréquentes aussi bien chez l’Homme que chez le chien et l’une des principales causes de prescription d’antibiotiques. Ces traitements peuvent favoriser la sélection de souches résistantes. Face à l’augmentation croissante de germes résistants, il est nécessaire d’envisager des méthodes alternatives aux antibiotiques. L’utilisation in situ de souches bactériennes (Escherichia coli ) a été décrite et utilisée avec succès pour traiter des infections urinaires récidivantes spontanées. Notre objectif est de démontrer l'innocuité d'une instillation vésicale d'une suspension bactérienne contenant Escherichia coli chez la chienne avant une utilisation en contexte clinique. Notre hypothèse est que cela n'entraîne aucune répercussion sur l'état général et les voies urinaires de l'animal, comme suggéré par les données de la littérature et les études in vitro et qu'elle devrait en revanche présenter des propriétés antimicrobiennes contre plusieurs espèces d'entérobactéries.
Bénéfices attendus
Les souches probiotiques ont pour vocation d'être utilisées pour traiter des infections urinaires entraînant des manifestations cliniques, dues à des bactéries résistantes aux antibiotiques. Si l'expérimentation démontre l'innocuité, ces souches pourront faire l'objet d'essais cliniques chez l'animal de compagnie puis chez l'Homme dans des situations où l'administration d'antibiotiques est impossible ou néfaste pour l'animal ou la santé publique (émergence de résistances).
Procédures
Les chiennes vigiles seront soumises à des prélèvements sanguins (2 prélèvements de 8 mL à la jugulaire à 7 jours d'intervalle) et urinaires (5 prélèvements de 10 mL sur 1 semaine). Elles subiront par ailleurs 2 examens endoscopiques à 15 jours d'intervalle sous anesthésie générale (incluant de l'analgésie) pour une durée de 20-30 min chacune. Une instillation dans la vessie de la solution bactérienne sera également faite sous sédation.
Impact sur les animaux
Les chiennes subiront lors de la phase expérimentale 2 anesthésies générales à 15 jours d'intervalle pour la procédure endoscopique. L'endoscopie des voies urinaires n'est associé qu'à un inconfort léger qui sera traité par l'administration d'un analgésique adapté. La procédure dure environ 20 minutes. Chaque chienne bénéficiera de la pose d'une cathéter veineux périphérique dans la veine céphalique et d'une intubation trachéale pour sécuriser la procédure anesthésique. Les phases d'induction, de maintien et de réveil seront surveillées constamment par un vétérinaire jusqu'au réveil complet de l'animal. Aucune séquelle n'est attendue sur les chiennes. Chaque chienne subira un sondage urétral sous sédation. Le sondage urétral ne présente qu'un inconfort léger et ne dure que quelques minutes. Aucune séquelle n'est attendue. La suspension bactérienne placée dans la vessie n'est ni visqueuse, ni irritante. Durant la phase expérimentale, les chiennes subiront au total 2 prélèvements sanguins veineux de 8 mL à chaque fois (ponction jugulaire), à 1 semaine d'intervalle. La ponction veineuse n'est associée qu'à un inconfort léger. Les chiennes subiront enfin 5 prélèvements urinaires de 10 mL sur une semaine. Ce geste sera pratiqué sous contrôle échographique pour assurer sa réussite et sa rapidité. Aucune séquelle n'est attendue suite à ces prélèvements.
Devenir
Les chiennes utilisées pourront participer à d'autres projets conduits par l'unité de recherche avant d'être proposées à l'adoption.
Remplacement
Aucune expérimentation alternative ne peut remplacer l'aspect in vivo de ce projet dont le but est d'étudier l'innocuité chez l'animal de souches probiotiques non pathogènes d'E. coli dans les voies urinaires du chien. Par ailleurs, le choix de ce modèle est justifié par la volonté de se rapprocher d'une future utilisation dans un contexte clinique chez l'animal de compagnie, puis chez l'Homme, la chienne présentant des infections urinaires dont la physiopathologie et l'expression clinique sont similaires à ce qui est rencontrée en médecine humaine, particulièrement chez la femme.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé en anticipant l'apparition d'effets indésirables chez moins de 10% des individus. Il n’existe que peu de données sur l’innocuité d’une telle procédure. La seule publication récente fait état de l’absence complète d’effets indésirables identifiables à partir de 6 chiennes. Cette étude a été réalisée dans des conditions très similaires : même race, même sexe, même âge. Avec ce résultat (seul disponible) il n’est pas possible d’utiliser un test statistique de calcul d’effectif. Dans l’optique d’une utilisation clinique future, pour augmenter la puissance statistique et améliorer la sensibilité, un effectif de 10 chiennes recevant la suspension bactérienne est considérée pertinente. Ce nombre s'avère être le minimum requis pour atteindre notre objectif de démontrer l'absence d'effet néfaste d'une instillation vésicale de notre solution bactérienne.
Raffinement
Les chiennes seront hébergées dans des conditions compatibles avec leurs besoins (logement en binôme dans des chenils suffisamment grands sur litière adaptée). Elles auront accès à l'extérieur au moins une fois par jour et auront constamment accès à l'eau. A l'exception des journées où les chiennes seront anesthésiées ou sédatées, elles seront nourries une fois par jour, le matin. Lors des anesthésies/sédations, elles ne seront nourries qu'après réveil complet. A l'occasion des endoscopies, un protocole d'analgésie adapté est mis en place pendant et dans les heures qui suivent afin de garantir l'absence de douleur. Les prélèvements sanguins et urinaires seront réalisés par du personnel formé à ces actes, après un entraînement préalables des animaux à la contention pour minimiser le stress lors de la procédure expérimentale. Les chiennes sont a minima visitées deux fois par jour. Après chaque procédure sous anesthésie, elles font l’objet d’une surveillance accrue (toutes les heures) dans les 4h post-examen puis 2 fois par jour pendant la semaine qui suit. Sont alors notés : le comportement général, la prise alimentaire, les signes d’atteinte du bas appareil urinaire (douleur à la miction, sang dans les urines, difficulté à uriner, mictions répétées, léchage génital excessif), signes de douleur abdominale. Quotidiennement, un examen clinique est réalisé incluant notamment la prise des constantes vitales. Ces informations sont consignées dans un tableau de scoring et gradé de 0 (absent/normal) à 4 (très marqué/modifié). Toute modification pouvant trahir la présence de douleur (score ≥1) sera utilisée comme point limite. L'animal concerné sera examiné immédiatement par l'un des vétérinaires impliqués dans l'étude et, selon le contexte, des examens complémentaires pourront être réalisés pour déterminer l'origine de ces signes (bilan sanguin/urinaire, imagerie). Autant que de besoin, un traitement analgésique sera mis en place immédiatement (méloxicam 0,1 mg/kg). La réponse inadéquate à l’ administration du traitement analgésique et/ou la mise en évidence d’une complication inattendue constitueront un critère d’arrêt. La chienne atteinte ne suivra pas la fin de la procédure expérimentale. Un traitement antibiotique visant la bactérie utilisée (amoxicilline 10 mg/kg matin et soir) sera utilisée en première intention, une culture urinaire avec antibiogramme sera réalisée pour ajuster éventuellement le traitement.
Choix des espèces
La chienne est une espèce particulièrement concernée par les infections urinaires, il s'agit de l'une des maladies infectieuses les plus fréquentes dans cette espèce. L'expérimentation doit se placer le plus proche possible du contexte clinique de l'utilisation de EcN2.0. Cliniquement, l'infection urinaire de la chienne est proche de celle de la femme. Ainsi nos résultats pourront être en partie extrapolés dans l'optique d'une utilisation en médecine humaine. Les chiennes seront âgées de 1.5 an, les infections urinaires étant davantage fréquentes chez les adultes.
Développement et caractérisation de modèles infectieux après infection au virus de la Grippe et évaluation de l’efficacité de produits antiviraux chez le furet.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
80 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par le virus de la grippe par voie nasale, puis subissent des lavages nasaux jusqu'à trois fois par semaine et des prélèvements sanguins sous anesthésie, pour tester des produits antiviraux. L'infection provoque fièvre, écoulement nasal et apathie, et les organes sont prélevés après la mise à mort. Le porteur annonce comme bénéfice la "mise sur le marché de nouveaux produits antiviraux" et affirme qu'aucune méthode alternative ne modélise l'efficacité dans un "organisme entier".
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de développer et caractériser des modèles d’infection par le virus de la grippe (virus Influenza) et d’évaluer l’efficacité de différents produits antiviraux. Plusieurs études pourront être réalisées pour répondre à ces objectifs. Lors de celles-ci, des furets (mustela putorius furo) seront infectés avec une suspension virale du virus de la grippe et traités avec les produits à tester.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits antiviraux.
Procédures
Les animaux seront infectés par une dose unique de virus et recevront une ou plusieurs fois l'administration des produits antiviraux. Des lavages nasaux seront réalisés (jusqu’à 3 fois par semaine à 2 jours d’intervalle) ainsi que des prélèvements sanguins (au maximum 2 fois en 1 semaine + avant euthanasie) sur animaux anesthésiés.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être infectés avec le virus de la Grippe, à une dose d’environ 10^5 PFU/mL, entrainant l’apparition de signes cliniques des animaux reflétant la réalité clinique (principalement fièvre, éternuement, écoulement nasal et apathie). Les animaux seront également manipulés régulièrement pour différents actes (administration des vaccins, pesées, scoring clinique, prélèvements, etc.). Ces actes peuvent stresser les animaux, aussi, pour palier à cela, des mesures de raffinement ont été prévues notamment des anesthésies systmétique pour tous actes nécessitant une contention importante des animaux.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la phase expérimentale afin de prélever les organes pertinents à la mesure d’efficacité des produits antiviraux en vues d’analyses des charges virales.
Remplacement
Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable l’efficacité de produits antiviraux dans un organisme entier vivant. Le furet a été choisi car il s’agit d’un modèle classiquement utilisé dans les études sur la grippe.
Réduction
Cette étude a fait l’objet d’une réflexion afin que les effectifs de chaque groupe soient déterminés de façon à pouvoir analyser les résultats avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 7 jours minimum sera respectée. Les animaux seront hébergés en groupe tout au long du projet avec des enrichissements appropriés à leur besoin (balles et autres jouets avec une alternance des jouets tous les 15 jours, paniers de repos…). L’infection des animaux par administration intranasale sera réalisée sous anesthésie, ainsi que tous les actes techniques nécessitant une contention importante afin d’éviter tout stress aux animaux. Tout au long de l’étude, un suivi clinique quotidien sera réalisé. Le poids des animaux et la température seront mesurés régulièrement et un suivi clinique avec grille de scoring sera réalisé (a minima quotidiennement après l’infection). Tout score total supérieur ou égal à 12, témoignant d’un état de santé considérablement dégradé de l’animal et sans possible rétablissement conduira à une euthanasie étique des animaux concernés. De façon similaire, toute perte de poids supérieure ou égale à 10% du poids initial de l’animal au cours de l’étude ou durant les 15 derniers jours conduira à une euthanasie éthique.
Choix des espèces
Le furet est un modèle animal dont l’infection grippale mime le mieux la physio-pathogénie humaine (signes cliniques et transmission entre animaux) permettant de se rapprocher au plus près de la pathologie humaine. Les animaux sélectionnés pour ce projet seront âgés de 3 à 4 mois (stade de jeune adulte) au moment de l’infection. Ce stage de développement est celui habituellement utilisé pour ce type d’étude (pas de contrainte spécifique lié à l’age).
Alimentation des chiots en croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
125 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés en vie. Des chiots reçoivent des aliments à tester et subissent des prises de sang hebdomadaires et des collectes d'urine, pour évaluer l'appétence et la tolérance digestive de formulations commerciales. Le porteur affirme que le protocole "n'entraîne ni douleur ni souffrance" et suit un standard américain de l'industrie (AAFCO). Il conclut qu'aucun modèle ne peut approcher la digestion d'un aliment complet chez le chien et que des essais in vivo restent "nécessaires".
Objectifs
Pour évaluer la bonne prise alimentaire et la tolérance des aliments chiots il est nécessaire de procéder à des évaluations. Pour être complets, ces tests doivent comprendre le suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, ainsi qu’une évaluation de la tolérance digestive, des mesures d'odeur de selles, des analyses d'urines et des paramètres sanguins.
Bénéfices attendus
Connaissances sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chiots en croissance. Formulation de produits au plus près des besoin des chiots pour leur garantir une appétence et une tolérance digestive optimales. Identification de nouvelles solutions nutritionnelles.
Procédures
La recolte d'urine et prise de sang seront faites avec les animaux vigiles. Une analyse de la biochimie sanguine au maximum une fois par semaine et par animal. Les paramètres pour les prises de sang incluent les mesures de la fonction rénale et hépatiques (urée, créatinine, phosphatase alcaline, albumine, gamma glutamyl transférase, glutamate-pyruvate transaminase, protéine totale, cholestérol, globuline, et bilirubine totale). L’hématologie inclura la numération des hématies et le dosage de l’hémoglobine, numération des globules blancs et plaquettes. Une analyse d’urines (couleur, turbidité, pH, protéine totale, glucose, cétones, bilirubine et sang, densité spécifique et sédiment) pourra être réalisée à la discrétion du vétérinaire. La collection d’urine se fera par collecte libre (free-catch): les urines émises par mictions spontanées sont collectées grâce à des boxes spécialement aménagés munis de plans inclinés, et récoltées dans des collas. Pendant les sorties d'exercice, les urines sont collectées directement lors de la miction. La récolte des urines se fait sur un maximum de 3 jours, seulement sur des chiots en fin de croissance (> 8 mois), et au maximum 1 fois par quinzaine (3 jours d'urines collectées tous les 15 jours). Lors de prises de sang, le volume minimum nécessaire (comme spécifié par les laboratoires d’analyses) pour analyse les marqueurs sera prélevé : 4ml/prise (sans exceder 15 % du volume sanguin sur une période de 28 jours). La prise de sang sera fait par un vétérinaire et si l’animal ne se débat pas: -sur la phase de prélèvement uniquement : 15 secondes (maximum 30 secondes) -En incluant la phase de contention, de tonte, de désinfection et de prélèvement 2 minutes maximum.
Impact sur les animaux
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. Le stress éventuel lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé.
Remplacement
Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards définis par l'AAFCO ( Association of American Feeding Control Officials) et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place. Le protocole a pour objectif d'évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments destinés aux chiots en croissance. A ce jour, il n’existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, absorption et métabolisation d’un aliment complet dans cette espèce. Il est donc nécessaire de passer par des essais in vivo au cours desquels les chiens reçoivent la formulation d’aliment à évaluer.
Réduction
Le nombre d'animaux inclus pour chaque étude est issu de la recommandation américaine lors de la réalisation d’un protocole dit "AAFCO" (Association of American Feeding Control Officials) utilisé par l’intégralité de la profession, soit 1 lot de 10 chiots ou chatons issus au minimum de 3 différentes mères. 10 chiots inclus au début de l’étude pour avoir au moins 8 retenus à la fin.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Choix des espèces
Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, ses propres performances digestives , ainsi que ses propres préférences alimentaires et facteurs d’appétence pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la tolérance digestive ainsi que de prédire l’appétence d’un aliment complet chez le chien. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chiots reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Stade chiots : de 2 à 12 mois pour les chiens de moins de 25 kg à l'age adulte et de 2 à 18 mois pour les chiens de plus de 25 kg à l'age adulte, la croissance étant plus longue chez les chiens de grandes races. Indépendemment de l'âge, les chiots devront peser plus de 500g pour être inclus dans ce projet.
Développement de modèles d’otites infectieuses et non-infectieuses chez le chien en vue d’évaluer la tolérance et l’effet préventif ou curatif de produits.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
350 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort prévue, une partie devant être réutilisée dans d'autres projets et une trentaine proposée à l'adoption vers six à huit ans. On leur provoque une otite externe, infectieuse ou non, puis on les soumet à des prélèvements sanguins à la jugulaire et à des écouvillonnages du conduit auditif pour tester des produits destinés au marché vétérinaire. Le porteur décrit les symptômes attendus, exsudat, rougeurs, démangeaisons et douleur de l'oreille, et une contention légère. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'otite du chien et justifie l'espèce par l'obligation de tester les produits dans l'"espèce de destination".
Objectifs
L’objectif du projet est de mettre en place un modèle d’otite externe infectieuse ou non chez le chien et d’utiliser ce modèle pour la sélection de solutions thérapeutiques et/ou préventives pour la prise en charge de l’otite chez le chien. La maîtrise des ces modèles permettra d’évaluer la tolérance et/ou l’efficacité de produits thérapeutiques destinés à une mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Ce projet de modèle d’otite expérimentale présente plusieurs avantages par rapport aux modèles d’otites terrain. Les oreilles du chien sont extrêmement sensibles et sont par conséquent prédisposées à des troubles tels que l’otite. Une otite est une inflammation du pavillon ou du conduit auditif en réponse à un traumatisme infectieux ou physique. Il existe plusieurs origines aux otites chez le chien, les otites infectieuses dues à des bactéries ou des champignons, les otites parasitaires et les otites allergiques. Lors d’une infection expérimentale de l’oreille, la dose inoculée (nombre de bactéries / champignons / parasites ou agent allergène ou irritant) est connue et maitrisée et les caractéristiques de l’infection/inflammation sont suivies et maitrisées dès la phase précoce de la maladie. La mise en place et la maîtrise de modèles d’otite induisant des signes cliniques significatifs permettent d’évaluer la tolérance et l’efficacité d’un traitement de l’otite dans des conditions réelles, d’améliorer les phases de screening de molécules/produits et de sélectionner rapidement et de façon plus sure, des molécules/produits présentant une probabilité importante de succès de guérison sur un nombre optimisé d’animaux.
Procédures
Des prélèvements sanguins et / ou microbiologiques seront réalisés sur animal vigile soumis à une contention légère ne visant qu’à restreindre ses mouvements pour sa sécurité et celle des manipulateurs, selon les procédures en vigueur sur le site et selon les recommandations de la réglementation en vigueur. Avant et éventuellement après induction de l’otite, des prises de sang pourront être réalisées afin de suivre l’état de santé des chiens. Ils seront généralement réalisés à la veine jugulaire (ponctuellement un autre site : veine céphalique) et effectués en environ 3 minutes par chien, au maximum une fois par jour. Durant la phase d’induction de l’otite et au cours du suivi de la régression (efficacité) de l’infection, des prélèvements microbiologiques par écouvillonnage pourront être réalisés dans le conduit auditif externe du chien, sous le contrôle d’un vétérinaire. L'intervention prend moins de 5 minutes par chien et sera réalisée au maximum une fois par jour. La fréquence des prélèvements sera définie et justifiée dans le plan d’étude.
Impact sur les animaux
La mise au point des modèles otite et les études de tolérance / efficacité pharmacologiques, requièrent une contention légère des animaux, pendant des temps très courts, à quelques reprises, durant l’induction de la pathologie et/ou l’administration des produits ou encore lors d’éventuels prélèvements (ex. sang, microbiologiques…). Les symptômes de l’otite externe sont, présence d’exsudat, rougeurs, démangeaisons et gène / douleur à l’extérieur de l’oreille, sur le pavillon et le conduit auditif externe. Il est donc important d’établir un diagnostic rapide et apporter un traitement adapté.
Devenir
Dans le cadre de ce projet, les euthanasies ne sont pas prévues. Ils seront réintroduits dans la colonie des animaux hébergés dans l'animalerie ou adoptés lorsqu'ils atteignent l'âge de 6 à 8 ans. Les informations concernant chaque animal sont conservées et consultées avant une réutilisation potentielle d’un animal dans un autre projet.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire l’otite infectieuse ou non infectieuse chez le chien. Il n’existe également pas de méthode alternative pour déterminer la tolérance locale et/ou l’efficacité pharmacologique d’un produit testé dans ce type de pathologie. Ceprendant, un certain nombre d’études in vitro peuvent être déroulées avant la mise en place du modèle : - Des études de microbiologie permettront d’évaluer la pathogénicité des germes utilisés lors du modèle et de sélectionner des souches adaptées au modèle. - Des études de toxicité des molécules et produits testés permettront d’écarter les produits toxiques ou mal tolérés.
Réduction
Dans le plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser l’utilisation des animaux et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre d’animaux permette d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettent de prendre une décision sur l’induction de l’otite et/ou l’efficacité du produit ou des produits évalués. Il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe, au cas par cas, selon la finalité de la procédure expérimentale. Le modèle sera induit dans une oreille par chien et aucune intervention ne sera réalisée sur la 2ème oreille qui servira de témoin sain. L’unité statistique d’évaluation des résultats est selon les cas, l’animal ou l’oreille.
Raffinement
La mise au point des modèles otite et les études de tolérance et d’efficacité pharmacologiques ne requièrent qu’une contention légère des animaux pour l’induction de la pathologie et/ou l’administration des produits et pour les éventuels prélèvements (ex. sang, microbiologiques …). Les volumes sanguins prélevés et les temps de récupération des animaux seront déterminés de manière anticipée pour s’assurer que le bien-être animal ne sera pas altéré. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la dernière observation, les animaux sont observés au moins 2 fois par jour par le personnel dédié aux soins des animaux. Des observations plus fréquentes sont prévues, particulièrement après l’induction de la pathologie et/ou l’administration des produits, pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue n’est observée. Le suivi du comportement des animaux par le personnel dédié aux soins des animaux peut être doublé le cas échéant par une surveillance vidéo en continu. Toute observation d’un état de santé ou d’un comportement anormal d’un animal fait l’objet d’un examen par un vétérinaire qui proposera les mesures adéquates pour protéger l’animal en lui administrant un traitement si nécessaire.
Choix des espèces
Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. Les modèles expérimentaux qui permettent d’évaluer les produits vétérinaires doivent être développés dans la même espèce pour plus de pertinence. L’espèce canine a été retenue comme correspondant à l’application clinique future des produits visant à traiter les otites externes infectieuses et non infectieuses. Selon les objectifs de l’étude, les modèles seront à mettre en place chez des chiens sains jeunes adultes de plus de 1 an.
Alimentation des chatons en croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
125 chatons vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang, jusqu'à 4 ml par prélèvement, et des collectes d'urine, pour évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments industriels destinés aux chatons en croissance. Le porteur affirme que le protocole n'entraîne "ni douleur, ni souffrance" et que le stress des prises de sang est minimisé, l'objectif restant la formulation de produits commerciaux. Il indique qu'aucun modèle ne peut prédire l'appétence d'un aliment complet chez le chat, ce qui rendrait "nécessaire" le recours à l'essai sur les animaux.
Objectifs
Pour évaluer la bonne prise alimentaire et la tolérance des aliments destinés aux chatons, il est nécessaire de procéder à des évaluations. Pour être complets, ces tests doivent comprendre le suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, ainsi qu’une évaluation de la tolérance digestive, des mesures d'odeur de selles, des analyses d'urines et des paramètres sanguins.
Bénéfices attendus
Connaissances sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chatons en croissance. Formulation de produits au plus près des besoin des chatons pour leur garantir une appétence et une tolérance digestive optimales. Identification de nouvelles solutions nutritionnelles.
Procédures
La recolte d'urine et prise de sang seront fait avec les animaux vigiles. Une analyse de la biochimie sanguine au maximum une fois par seamine et par animal. Les paramètres pour les prises de sang incluent les mesures de la fonction rénale et hépatiques (urée, créatinine, phosphatase alcaline, albumine, gamma glutamyl transférase, glutamate-pyruvate transaminase, protéine totale, cholestérol, globuline, et bilirubine totale). L’hématologie incluera la numération des hématies et le dosage de l’hémoglobine, numération des globules blancs et plaquettes. Une analyse d’urines (couleur, turbidité, pH, protéine totale, glucose, cétones, bilirubine et sang, densité spécifique et sédiment) pourra être réalisée à la discrétion du vétérinaire. La collection d’urine se fera par collecte libre (free-catch). Lors de prises de sang, le volume minimum nécessaire (comme spécifié par les laboratoires d’analyses) pour analyse les marqueurs sera prélevé : 4ml/prise (sans exceder 15 % du volume sanguin sur une période de 28 jours). La collection d’urines devra prélever 5ml. La prise de sang sera fait par un vétérinaire et si l’animal ne se débat pas: -sur la phase de prélèvement uniquement : 15 secondes (maximum 30 secondes) -En incluant la phase de contention, de tonte, de désinfection et de prélèvement 2 minutes maximum
Impact sur les animaux
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. Le stress éventuel lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé.
Remplacement
Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place. Le protocole a pour objectif d'évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments destinés aux chatons en croissance. A ce jour, il n’existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, absorption et métabolisation d’un aliment complet dans cette espèce. Il est donc nécessaire de passer par des essais in vivo au cours desquels les chats reçoivent la formulation d’aliment à évaluer.
Réduction
Le nombre d'animaux inclus pour chaque étude est issu de la recommandation américaine lors de la réalisation d’un protocole dit AAFCO utilisé par l’intégralité de la profession, soit 1 lot de 10 chatons issus au minimum de 3 différentes mères. 10 chatons inclus au début de l’étude pour avoir au moins 8 retenus à la fin.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.
Choix des espèces
Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, ses propres performances digestives , ainsi que ses propres préférences alimentaires et facteurs d’appétence pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la tolérance digestive ainsi que de prédire l’appétence d’un aliment complet chez le chat. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chatons reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Les chatons seront âgés de 3 à 12 mois pour évaluer les besoins nutritionnels en croissance. Indépendemment de l'âge, les chatons devront peser plus de 500g pour être inclus dans ce projet.