Carnivores
Diagnostic du diabète insipide chez le chien : validation du dosage de la copeptine lors d’hyperosmolarité.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
6 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trois conservés ensuite pour la reproduction et trois proposés à l'adoption. Déjà issus d'autres projets expérimentaux, ils reçoivent la pose d'un cathéter puis la perfusion d'une solution salée concentrée sur deux heures, quatre prises de sang, quatre prélèvements d'urine et une privation d'eau de seize heures, pour évaluer un dosage sanguin comme outil de diagnostic du diabète insipide canin. Le porteur indique qu'une légère déshydratation est envisageable, sans gravité chez des animaux sains. Il affirme que ce dosage ne peut être étudié qu'in vivo chez le chien et présente ce projet comme une première étape vers un test vétérinaire.
Objectifs
Le diabète insipide est un trouble endocrinien dû soit à un défaut de production de l'hormone anti-diurétique (ADH ou vasopressine) par le système nerveux central, soit à un défaut de sensibilité des reins à cette hormone. Dans le premier cas on parle de diabète insipide central, dans le second, de diabète insipide néphrogénique. Dans les deux cas cette maladie se manifeste par une forte production d'urine (très diluée) entraînant une forte consommation d'eau (polyuro-polydipsie), celles-ci étant anormalement diluées. En médecine vétérinaire, il est actuellement difficile de différencier ces deux types de diabètes insipides et une "polydipsie primaire" (augmentation de la prise de boisson sans raison médicale). Le test de référence pour diagnostiquer ces affections est le test de privation hydrique, qui peut s'avérer stressant, dangereux pour des animaux souffrant de diabète insipide, et d'interprétation souvent difficile. Le dosage de l'ADH est difficile, peu répandu, et cette hormone n'est stable que très peu de temps dans les échantillons ce qui rend son utilisation en routine peu réaliste. Depuis quelques années, le recours au dosage de la copeptine (un des peptides composant le précurseur de l'ADH, beaucoup plus stable que l'ADH elle-même) en médecine humaine apparait comme une alternative aux examens diagnostics précédemment cités. Le dosage de la copeptine plasmatique a été étudié précédemment afin d’établir un intervalle de référence chez des individus canins sains. L’objectif de ce projet est d’étudier l’intérêt du dosage de la copeptine pour l’exploration d’un syndrome de polyuro-polydipsie. Dans cette perspective, il s’agit d’observer l’évolution de la copeptine circulante chez des chiens sains à la suite d’une modification de la concentration sanguine en sodium par protocole de perfusion d'une solution de concentrée en sel dans un premier temps, puis à la suite d’un protocole de restriction hydrique modifié.
Bénéfices attendus
Dans le diagnostic d’un syndrome polyuro-polydipsique (= augmentation de la prise de boisson et de la production d'urine), après avoir écarté les causes les plus courantes par les examens biochimiques et d'imagerie, les hypothèses restantes sont le diabète insipide d'origine soit rénale soit cérébrale, et la potomanie (sensation de soif irrépressible). Le diagnostic entre ces trois affections repose sur un test de restriction hydrique modifié. En théorie, le dosage de l'hormone anti-diurétique permettrait de différencier plus aisément diabète insipide rénal, cérébral et potomanie. Cependant, l’hormone anti-diurétique est peu stable et son dosage imprécis ce qui rend son interprétation hasardeuse. Depuis quelques années, le dosage de la copeptine en médecine humaine apparait comme une alternative diagnostique pour les patients souffrant de diabète insipide. Il existe une bonne corrélarion entre la concentration en hormone anti-diurétique et celle en copeptine. De plus, cette dernière est stable plusieurs jours à température ambiante. Ce projet permettrait d’étudier l'évolution de la copeptine lors d'une deshydratation légère. Il s'agit d'une première étape dans l'évaluation du dosage de la copeptine comme outil diagnostique du diabète insipide en médecine vétérinaire.
Procédures
Les chiens seront soumis à : - Une pose de cathéter veineux suivie d'une perfusion lente sur deux heures d'un soluté hypertonique. - Quatre prises de sang - Quatre prélèvements d'urine
Impact sur les animaux
Une privation alimentaire et hydrique de 16 heures lors du protocole de restriction hydrique est comparable avec la restriction hydrique en amont d’une chirurgie. Une légère déshydratation est envisageable, sans gravité chez des animaux sains. Le protocole de perfusion a été employé dans une étude chez 11 chiens, et aucune complication n’a été constatée. Les deux prélevements de 10 mL de sang pour les analyses est sans risque pour un individu sain, il correspondent, cumulés, à environ 1% du volume sanguin d'un chien de 20 kg. Les prélèvements d'urine seront pratiqués par sondage urinaire, un geste courant et peu risqué.
Devenir
Certains animaux utilisés dans cette procédure sont des chiens reproducteurs qui seront donc conservés pour cette raison. Les autres chiens pourront être proposés à l'adoption.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’étudier le dosage de la copeptine chez le chien, en fonction de variations de l'osmolarité (concentration en ions) plasmatique. Cela ne pourrait donc pas être modélisé autrement qu'in vivo chez le chien.
Réduction
Les chiens qui participeront à ce projet seront des chiens issus d'autres projets expérimentaux, qui seront réutilisés dans ce projet avant d'être mis à l'adoption ou conservés pour de la reproduction. Le même groupe d'individus sera soumis au protocole de perfusion puis au protocole de restriction hydrique. Le recours au même groupe permet de réduire de moitié le nombre d’animaux prévu pour ce projet. Pour s’assurer de l’indépendance de résultats des deux protocoles, une semaine de repos sans aucune procédure expérimentale sera mise en place entre le premier et le second protocole.
Raffinement
Les gestes techniques (prises de sang, poses de cathéter, perfusion, prélèvements d'urine) seront effectués par des personnels formés et pratiquant couramment ce type de geste. Pour chacun des gestes pratiqués, une attention particulière sera portée au confort de l'animal, et le temps nécessaire sera pris pour rassurer le chien. Après chaque geste technique, le chien sera félicité par la voix et des caresses. A la fin de chacun des protocoles, une friandise sera donnée à chacun des chiens.
Choix des espèces
S'agissant de mettre au point un test diagnostique pour des chiens, le projet sera mené dans cette espèce. L’intervalle de confiance de la concentration plasmatique de la copeptine a été établie chez des individus aldultes, aussi dans l’hypothèse où l’âge pourrait jouer un rôle de confusion, l’intégralité des animaux choisis seront des adultes de plus de deux ans.
Evaluation de l’innocuité d’une injection intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien à visée thérapeutique
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
9 chiens vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendus à la colonie de l'établissement. Ils subissent trois prélèvements sanguins et une injection intraveineuse lente de fibroblastes gingivaux humains sous tranquillisation, pour vérifier l'innocuité de ce produit avant un futur essai visant le traitement de l'atopie du chien. Le porteur décrit une longue phase d'habituation avec caresses et croquettes pour réduire le stress. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne convient et que le chien, espèce cible de la mise sur le marché, ne peut être remplacé.
Objectifs
L’objectif de cette étude préclinique est d’évaluer l’innocuité (l'absence d'effets néfastes) d’une injection intraveineuse de fibroblastes (cellules jeunes, peu différenciées) gingivaux humains chez le chien, afin de tester par la suite, dans une étude clinique ultérieure faite sur chiens de propriétaires, leur efficacité dans le traitement de l’atopie (inflammation chronique de la peau). Les cellules mésenchymateuses, comme les fibroblastes gingivaux d’origine humaine ou animale, sont des produits d’origine biologique avec une très forte capacité de régénération. Des travaux expérimentaux (reconnus par des publications internationales et par l’obtention de brevets) ont montré qu’il était possible de transposer le pouvoir cicatrisant et anti-inflammatoire du fibroblaste gingival, cellule majoritaire de la gencive, à trois types de tissus très différents : les artères, la peau et l’appareil locomoteur (articulations, tendons). Ces cellules assurent la restauration de la fonctionnalité de l’organe lésé, notamment suite à une agression infectieuse, inflammatoire ou traumatique. L’utilisation des fibroblastes gingivaux humains est actuellement envisagée dans le traitement de l’atopie chez le chien. Cette maladie chronique de la peau, qui représente une des affections majeures rencontrées en dermatologie vétérinaire, résulte à la fois d'anomalies de la barrière cutanée, et d'une réaction de l'organisme à des allergènes de l'environnement (acariens de poussières de maison, pollens …), plus rarement alimentaires ou microbiens, conduisant à une inflammation chronique du tégument. L’utilisation des fibroblastes gingivaux se fera par administration intraveineuse chez le chien, et permettra de limiter voire même d’éviter une administration répétée, parfois quotidienne, de corticoïdes et d’immunosuppresseurs, habituellement utilisés dans le traitement de cette affection et ayant des effets néfastes à plus ou moins long terme. Les fibroblastes gingivaux sont déjà utilisés chez le chien et le cheval en administration intra-articulaire dans le traitement de l’arthrose chronique. Ils permettent de remplacer avantageusement la prise répétée d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, et donc d’éviter les effets secondaires associés. Cette thérapie cellulaire, utilisée en médecine régénérative, représente des options thérapeutiques innovantes et efficaces pour l’animal et pour l’Homme.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’innocuité (l'absence d'effets néfastes) de l’administration intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien, pour ensuite proposer une étude clinique d’efficacité réalisée sur chiens de propriétaires atteints d’atopie. Cela permettra de construire le dossier d’autorisation de mise sur le marché de cette thérapie cellulaire chez le chien, qui sera une alternative innovante et intéressante à l’administration quotidienne de corticoïdes et/ou d’immunosuppresseurs, et donc un bénéfice pour les animaux atteints de cette pathologie chronique. Cette étude représentera en parallèle des données d’efficacité et d’innocuité dans un objectif translationnel à l’Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins. Il s'agit de gestes vétérinaires de routine qui se déroulent en quelques minutes. Ils recevront une injection intraveineuse lente (1 ml/kg) sur une durée de 20 minutes environ. Ils seront tranquillisés pour cette injection.
Impact sur les animaux
Les chiens pourront être stressés par le passage de leur lieu d’hébergement vers la salle d’examen où seront réalisés les examens cliniques, les prises de sang et l’injection intraveineuse. Des actions de renforcement positif seront mises en place au cours de la période d’acclimatation en amenant régulièrement chaque animal dans la salle, en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquelles il sera caressé par le manipulateur qui lui parlera, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront données. Les prises de sang et la pose de la voie d’accès veineux (cathéter) seront réalisées par du personnel compétent, habilité et entrainé. Les personnes en charge des soins quotidiens des chiens, et donc connues par ces derniers réaliseront l’habituation pendant la période d’acclimatation, et seront également présentes lors des manipulations de chaque chien (prise de sang, pose de la voie veineuse, injection, …) afin de rassurer les animaux et donc de diminuer leur stress.
Devenir
A l'issue de la procédure, les chiens retourneront dans la colonie de l'établissement utilisateur.
Remplacement
L’administration intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains a été réalisée chez la souris dans une étude préalable, sans effet délétère observé. Le passage chez le chien est donc nécessaire en vue d’une obtention de mise sur le marché de cette thérapie pour cette espèce cible. L’objectif de cette thérapie cellulaire est de proposer les fibroblastes gingivaux comme traitement de l’atopie chez le chien après administration intraveineuse, aucune autre alternative n’est donc envisageable à ce stade.
Réduction
Les effets secondaires éventuels liés à une injection intraveineuse de fibroblastes gingivaux humains chez le chien n’ont pas été rapportés. Ainsi nous nous sommes basés sur des études similaires disponibles dans la littérature afin de déterminer le nombre minimal et optimal d’animaux à utiliser dans cette étude. Après consultation des résultats de ces différentes équipes (utilisant des effectifs de 3 à 10 animaux par groupe, avec une moyenne de 4 à 5 chiens, groupes témoin et traité n’étant pas nécessairement équilibrés), un nombre minimum de 5 chiens pour le groupe traité et de 4 chiens pour le groupe témoin semble requis pour obtenir des données nécessaires et suffisantes pour la réalisation de tests statistiques adaptés et exploitables. Nous avons donc choisi d’utiliser 5 chiens dans le groupe traité, et 4 chiens dans le groupe témoin, afin d’inclure un nombre minimal d’animaux dans notre étude.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés aux conditions de l’étude pour une durée minimale de 15 jours avant le jour d’administration de la suspension de fibroblastes gingivaux ou du soluté contrôle (J0). Les locaux d’hébergement climatisés toute l’année seront les mêmes que ceux de l'expérimentation, les animaux pourront simplement être changés de boxe pour faciliter le déroulé de l’étude. Au cours de cette période, des actions de renforcement positif seront mises en place en amenant régulièrement chaque animal dans la salle où seront réalisés les différents actes (examens cliniques, prises de sang, injection intraveineuse), en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquels il sera caressé par le manipulateur qui lui parlera, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront données. Par ailleurs, cette salle est connue des chiens de l’EU, car ils y sont régulièrement manipulés pour des actes non invasifs : peignage, coupe de griffes ; il ne s’agira donc pas pour eux d’un lieu « nouveau ». Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’étude, et en cas d’observation anormale, le vétérinaire sanitaire de l’EU sera immédiatement averti. Les examens cliniques, les prises de sang et la pose de la voie veineuse seront réalisés par du personnel compétent et entrainé, permettant de réaliser ces actes très rapidement. Les personnes en charge des soins quotidiens des chiens, et donc connues par ces derniers réaliseront l’habituation pendant la période d’acclimatation, et la contention lors de chaque manipulation (prise de sang, pose de la voie veineuse, injection), afin de les rassurer et donc de diminuer leur stress. Une sédation légère sera réalisée, afin de diminuer le stress lié à l’injection intraveineuse lente, qui nécessitera un maintien de l’animal sur la table d’examen pour une durée de 20-25 min environ. Le cathéter sera placé une fois l’animal tranquillisé. Enfin, une surveillance clinique accrue (examen clinique complet, mesure de l’oxymétrie de pouls) sera mise en place au cours de l’administration intraveineuse de fibroblastes, puis à 1h, 2h, 3h, 6h, 24h et 48h après. Un nouvel examen clinique sera réalisé en fin d’étude à 7 jours (en plus des observations quotidiennes).
Choix des espèces
L’espèce utilisée pour cette étude est l’espèce cible de cette thérapie cellulaire, car il n’existe pas de modèle in vitro ou de modèle animal actuellement pertinent ou disponible permettant une extrapolation de résultats obtenus et reproduisant la complexité d’un organisme de chien et qui pourrait être utilisés pour la demande de mise sur le marché. En outre, comme indiqué précédemment, il s’agit d’une étude préclinique règlementaire. Nous utiliserons des chiens adultes. L’atopie se déclare chez le chien adulte, généralement âgé de plus de 2 ans. Nous utiliserons donc des chiens de plus de 2 ans dans cette étude.
Effet préventif primaire d’un régime supplémenté par un extrait végétal standardisé dans l’apparition des dérèglements métaboliques et inflammatoires associés au surpoids chez le chien
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
30 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés vivants et replacés dans leur environnement d'étude à l'issue. Soumis à un régime gras, ils subissent cinq prélèvements de sang à la jugulaire et des prélèvements de selles, dont certains par écouvillon rectal ou isolement de vingt-quatre heures, pour tester un extrait végétal censé prévenir les troubles métaboliques du surpoids. Le porteur indique provoquer volontairement chez eux un surpoids et des désordres métaboliques, objet de l'étude. Il présente le chien comme l'espèce cible et affirme qu'il n'y a "absolument pas d'alternative" à son remplacement.
Objectifs
De nombreuses études ont révélé le rôle central de la dysbiose intestinale dans l’initiation et l’entretien des désordres associés aux maladies métaboliques (i.e. syndrome métabolique). Le premier objectif de ce projet sera d’explorer l’action prébiotique potentielle d'un extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) et son impact sur le profil métabolique chez des chiens exposés à un régime hyperlipidique, par leur suivi clinique et biologique (analyse du microbiote intestinal, paramètres biochimiques, métaboliques). L’activité prébiotique potentielle de l’extrait végétal standardisé sera également évaluée en présence d’un probiotique spécifique, déjà développé et commercialisé chez le chien. Parmi les facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques et inflammatoires, les protéines sirtuines, notamment les sirtuines 1 et 3, émergent comme des cibles potentielles pour des interventions nutritionnelles ou pharmacologiques. Les sirtuines, des désacétylases NAD- dépendante, sont des régulateurs importants de l’activité des protéines impliquées dans le métabolisme cellulaire et le contrôle de l’inflammation. Différents travaux ont démontré les effets positifs de la modulation des sirtuines 1 et 3 dans les maladies métaboliques et inflammatoires. Par exemple, la modulation des sirtuines 1 et 3 induit des effets bénéfiques sur les métabolismes (notamment glucidique) via partiellement le contrôle de l’inflammation (voie PPARs et le facteur NF-KB) et du stress oxydatif. Par conséquent, tout traitement visant à augmenter l’activité désacétylase des sirtuines 1 et 3 pourrait constituer une approche thérapeutique qui pourrait s’avérer très prometteuse. Le deuxième volet de ce projet sera consacré à explorer les effets de l’extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) sur l’expression et l’activité des facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques, oxydants et inflammatoires comme les sirtuines 1 et 3, les PPARs et le facteur NF-KB. Notre hypothèse est que la richesse de cet extrait végétal en flavonoïdes, en anthocyanines et en acides phénols, et surtout leur potentielle action synergique et/ou additive pourrait lui conférer une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidique et glucidique plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3.
Bénéfices attendus
Notre hypothèse principale est que l’action synergique des composants majeurs (acides phénoliques, flavonoïdes, anthocyanes) de l’extrait végétal standardisé augmente la diversité microbienne, renforce la barrière épithéliale intestinale et améliore le profil métabolique en prévenant l’accumulation des graisses. Par ailleurs, une des stratégies visant à limiter ou réduire le processus inflammatoire associé au surpoids est également l’utilisation de probiotiques ayant la capacité de supprimer la production de facteurs pro-inflammatoires ou favoriser la synthèse de métabolites anti-inflammatoires comme les acides gras à chaîne courte (AGCC). Les protocoles mis en œuvre dans le cadre de ce projet devraient permettre de déterminer si l’extrait végétal standardisé étudié (comparativement à son principal principe actif) est apte à prévenir l’inflammation et les perturbations métaboliques associées au surpoids. Les composants de l'extrait végétal testé pourraient avoir une action synergique et/ou additive conférant une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidiques et glucidiques plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3. Ce projet pourrait apporter la preuve de concept que l’intérêt thérapeutique de plante étudiée chez le chien ne dépend pas d’un principe actif mais d’une action synergique de ses principaux constituants. Ce projet pourrait également permettre de faire émerger chez le chien une nouvelle classe de produits thérapeutiques qui combine l’extrait bactérien et l’extrait standardisé végétal dans la prévention de l'inflammation et des dérèglements métaboliques associés au surpoids.
Procédures
3 interventions : 30 chiens suivront un régime hyperlipidique avec administration ou non d'une supplémentation en extrait végétal standardisé ou d'un composant majoritaire de l'extrait étudié avec ou sans un probiotique déjà développé chez le chien, 30 chiens auront des prélèvements sanguins, 5 fois sur une période de 3 mois avec un intervale de 2 semaines minimum ; 30 chiens auront des prélèvements de selles (4 fois). 1- Les prélèvements sanguins se feront au niveau de la veine jugulaire par une personne expérimentée. L'acte de prélèvement dure 2 minutes environ (contention par un tiers, rasage et désinfection du site de prélèvement). 2- Concernant les selles, deux approches de prélèvement seront envisagées : - Dans la première approche, les chiens doivent être individualisés. Ils seront maintenus en box individuel de 4m² durant 24h pour le recueil des selles destinées aux analyses du microbiote (équilibre des différents groupes et espèces d’intérêt). Cela sera répété 4 fois lors de l'étude efficacité. - Dans la deuximème approche, les selles seront recueillies sur animaux vigiles à partir d'un écouvillon (stérile) rectal. le chien est légèrement contenu, un écouvillon est délicatement introduit de 2 à 3 cm dans l'anus et tourné sur la paroi une dizaine de fois, puis retiré. L'animal est alors remis dans son box. Les deux mode de recueil des selles sont de nature légère. Dans le cas d'individualisation, les animaux seront isolés en box individuel mais avec un contact visuel avec leurs congénères. La méthode par écouvillonnage rectal permet de recueillir une petite quantité de selles qui devrait être suffisante pour l'analyse. L'objectif secondaire de ce mode de prélèvement est d’établir si les selles récoltées par ce biais sont représentatives du microbiote intestinal. Si c’était le cas, nous pourrions envisager de ne plus individusaliser pendant 24 h nos chiens pour le recueil des selles dans le cadre de l'étude du microbiote intestinal (dans le cadre de la règle des 3R, nous raffinerons ainsi notre procédure de recueil des selles).
Impact sur les animaux
Les animaux soumis au régime hyperlipidique vont développer des désordres métaboliques liés au surpoids, ce qui est l'objet de l'étude. Les traitements mis en oeuvre ont comme objectif d'atténuer les complications générées par le surpoids. Aucune nuisance n'est attendue de l'extrait standardisé étant reconnu pour ses vertus par la pharmacopée et déjà utilisé chez le chien, de même pour le probiotique utilisé. En cas de souffrance, l’animal sera mis en observation pour d’éventuels soins. Si la souffrance, pour des raisons inconnues, persiste, il sera exclu de l'étude.
Devenir
Les animaux sont replacés dans leur environnement d'étude après chaque procédure. Le comportement des animaux est surveillé après chaque procédure pour s'assurer de leur bonne santé.
Remplacement
Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Eu égard à la nature de ce projet (démonstration scientifique de l'efficacité et de la tolérance sur espèce cible), il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait le remplacement le chien.
Réduction
Nous utilisons 6 chiens par groupes afin d'avoir un nombre suffisant pour pouvoir réaliser des tests statistiques pertinents et anticiper les différences interindividuelles pour répondre aux objectifs de l'étude. Le nombre de prélèvement étant répété sur chaque chien, cela permet de réduire leur nombre au minimum et d'avoir des données suffisantes pour répondre aux questions posées par une utilisation optimisée de ces dernières sur chaque animal.
Raffinement
L'hébergement respecte les recommandations en vigueurs chez les animaux de l'étude. L'enrichissement du milieu de vie est régulièrement amélioré (balade et moments en liberté, jeux...). Un suivi régulier des animaux est assurés par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). La définition de points limites et une grille de scoring de la souffrance et/ou de la douleur sont mis en place chez tous les animaux soumis aux différents traitements prévus dans le projet. Les protocoles expérimentaux sont optimisés pour chaque procédure afin d’obtenir le maximum d’informations et ainsi une meilleure analyse des résultats obtenus.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Il n'y a donc pas d'alternative qui permettrait leur remplacement. Les chiens sont des adultes de 2 ans, en bonne santé et n'ayant pas reçu de traitement antibiotique ou tout autre traitement pouvant modifier le microbiote, depuis au moins 3 mois.
Mise en place d’un modele inflammatoire induit par le kaolin chez le chien
- Recherche appliquée
- Maladies animales
3 chiens vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque chien reçoit sous anesthésie une injection de kaolin en huit points d'un membre, provoquant douleur et gonflement, pour mettre au point un modèle d'inflammation servant à évaluer un anti-inflammatoire vétérinaire. Le porteur décrit un modèle réversible en cinq à dix jours et héberge les chiens isolés pour éviter les contacts avec la zone enflammée. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative et qu'il est "nécessaire" de recourir à ce modèle.
Objectifs
De nombreuses circonstances nécessitent d'administrer des produits anti-inflammatoires chez le chien afin de lutter contre la douleur, la fièvre et/ou un processus inflammatoire. La recherche tente de développer de nouveaux anti-inflammatoires pour une meilleure prise en charge des animaux. Au cours du cycle de développement d'un médicament vétérinaire à visée anti-inflammatoire, il est nécessaire d'évaluer l'intensité et la durée de cet effet soit lors d'essais cliniques sur des animaux présentant une inflammation spontanée, soit lors d'essais précliniques sur des animaux présentant une inflammation induite. Le but de ce projet est 1/la mise en point de la technique d'induction de l'inflammation par une injection sous cutanée d'une solution de Kaolin au niveau d'un membre de l'animal en se basant sur les données bibliographiques existantes. L'effet du kaolin devant apparaitre dans les 24h après injection avec effet réversible au bout de 5 à 10 jours. 2/ de valider que ce modele peut être utilisé pour évaluer l'efficacité d'un anti-inflammatoire en étudiant l'effet du meloxicam sur ce modèle.
Bénéfices attendus
Mise au point d'un modele reproductible avec un minimum de variabilité permettant son utilisation pour evaluer l'efficacité d'un antiinflammatoire chez le chien.
Procédures
Injection d'une suspension de kaolin au niveau des métatarses, en 8 points par animal, sous anesthésie générale, intervention de moins de 1h par animal
Impact sur les animaux
Douleur au site d'injection, gonflement de l'extermité du membre induit
Devenir
Modèle réversible spontanément, sévérité cumulée modérée
Remplacement
Il n'existe pas de methode alternative permettant de prouver l'efficacité (intensité, durée d'action) des anti inflammatoire chez le chien, il est donc necessaire de recourir à ce modele
Réduction
3 animaux est le nombre minium afin d'evaluer la reproductibilité de ce modele
Raffinement
Les animaux seront hégergés individuellement à partir de l'induction jusqu'à la fin de la phase animale. Cet hébergement en individuel est nécéssaire durant l'étude pour éviter que les animaux ne rentre en contact avec la zone induite d'un autre animal (douleur) et pour permettre une meilleur observation des animaux.voir un enrichissement du milieu adapté pour éviter l'ennui: contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement, présence de jouets... Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place permettant l'observation générale des animaux.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible des anti-inflammatoires qui seront évalués en utilisant ce modèle Adulte, cible des anti-inflammatoires qui seront évalués avec ce modèle
Etablissement d’un modèle de maladie rénale chronique (MRC) chez le chat.
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
150 chats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 50 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 100 un niveau léger. Une maladie rénale chronique leur est induite par un agent viral, avec prises de tension, prélèvements d'urine par cystocentèse et de sang répétés, avant mise à mort pour analyse des reins. Le porteur énumère les atteintes possibles de la maladie induite, de l'anorexie à l'anémie, tout en affirmant vouloir empêcher l'atteinte d'un stade sévère par des points limites. Le modèle doit servir à tester de futurs médicaments chez le chat et à éclairer la maladie humaine.
Objectifs
Le projet a pour objectif la mise au point d’un modèle félin de maladie rénale chronique chez le chat, représentatif de la pathologie dans son développement réel. A terme, le modèle pourra permettre l’évaluation de l’efficacité et de l’innocuité de candidats médicaments dans la prise en charge des MRC félines.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce projet repose sur la mise au point d’un modèle de MRC peu invasif et reproductible chez l’espèce cible (chat), permettant d’induire des changements rénaux identiques à ceux d’une maladie rénale chronique chez l’animal sain. La mise au point de ce modèle pourra permettre, par la suite, d’investiguer de nouveaux candidats médicaments ayant une action au niveau des mécanismes pathogéniques, afin d’améliorer la qualité de vie et d’allonger l’espérance de vie chez les chats atteints de MRC. L’établissement d’un modèle de MRC chez le chat pourra améliorer notre connaissance du développement et de la pathophysiologie de la MRC chez l’homme. Le succès d’un modèle de MRC chez le chat ouvre aussi la voie à l’investigation de nouvelles modalités de prise en charge des fibroses rénales, néphropathies et maladies rénales chroniques chez l’humain.
Procédures
Les animaux issus du groupe test et contrôle positif ou du groupe contrôle si placebo subissent une administration de l'agent viral pour induction MRC ou placebo. Cet acte technique est pratiqué sous anesthésie générale en intra-veineux une fois au début de l'étude. Tous les animaux ont une prise de la tension arterielle en vigil à l'aide d'un bracelet et doppler à la queue. Cet acte technique est répété 1 à 4 fois par mois si nécessaire tout au long de la procédure expérimentale. Tous les animaux ont des prélèvements d'urine en vigile ou durant l’anesthésie. Cet acte technique est pratiqué en cystocentèse (sous échographie, si nécessaire) 1 à 4 fois par mois ou si nécessaire tout au long de la procédure. Tous les animaux ont des prélèvements sanguins en vigile ou durant l’anesthésie. Cet acte technique est pratiqué à la jugulaire 1 à 4 fois par mois ou si nécessaire (prélèvement maximal de 15% du volume circulant sur 28 jours en cumulé) tout au long de la procédure expérimentale. Tous les animaux ont des examens physiques complet en vigile 1 à 4 fois par mois ou si nécessaire tout au long de la procédure expérimentale.
Impact sur les animaux
L’objectif du projet étant la mise au point d’un modèle félin de MRC, les nuisances ou effets indésirables sur les animaux sont ceux d’une MRC, à savoir : - Lésions associées à la maladie rénale chronique, par exemple : fibrose rénale, inflammation tubulointerstitielle. - Répercussions extrarénales d’un dysfonctionnement rénal : • Azotémie et urémie, pouvant se traduire cliniquement par : de l’apathie, de l’anorexie, un amaigrissement, des ulcérations des muqueuses, de la déshydratation, de l’apathie, des troubles digestifs (vomissements, diarrhées ou constipation), des signes nerveux, du ptyalisme, une polyurie-polydipsie (liste non exhaustive). • hypertension systémique pouvant impacter différents systèmes (ex : système nerveux central, cardio-vasculaire, oculaire), • protéinurie rénale persistance pouvant se traduire par des signes cliniques (ascite, œdèmes périphériques) correspondant au « syndrome néphrotique » • Perturbation des fonctions rénales et par conséquent des paramètres biochimiques et hématologiques : o diminution de l’excrétion de créatinine, de sulfates o diminution de l’excrétion de phosphate et de la synthèse de calcitriol, pouvant conduire à une hyperparathyroidie secondaire rénale entraînant des signes cliniques ou augmentation de la kaliémie entraînant des signes cliniques (ex : troubles cardiaques) o perturbation de l’équilibre acido-basique (acidose métabolique) o diminution de la production d’érythropoïetine pouvant mener à une anémie o dépression immunitaire • Modifications de la volémie Cependant, la durée de la procédure étant limitée, il n’est pas attendu de voir l’ensemble de ces signes cliniques et/ou des signes de sévérité importante. Les points limites, établis sur la base d’un suivi clinique attentif et paraclinique, visent à empêcher toute atteinte d’un point sévère.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de procéder à des analyses histologiques des tissus rénaux, pour évaluer la pertinence du modèle à induire des modifications rénales semblables à la MRC. Les changements structurels rénaux pourront aussi être évalués par une analyse macroscopique.
Remplacement
Les MRC sont le résultat de phénomènes dynamiques entrainant l’altération progressive et irreversible de la fonction rénale, avec des répercussions extrarénales importantes et délétères. La mise au point d’un modèle in vivo s’avère indispensable, afin d’améliorer la compréhension de la maladie et d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments non seulement sur le rein, mais également sur les répercussions des MRC sur les autres organes et sur l’organisme. La capacité du TGF-β sur l’induction de modifications fibrotiques rénales a été évaluée in vitro et in vivo. Le tropisme de FeMV pour les cellules rénales a déjà été démontré in vitro et in vivo. Les FeMV recombinant exprimant TGF-β auront montré une capacité d’expression de TGF-β in vitro. L’évaluation finale des candidats médicaments sélectionnés sur un modèle vivant de MRC reste indispensable pour apprécier leur efficacité et/ou leur innocuité dans le cadre d’une maladie dégénérative complexe, d’où la nécessité de disposer d’un modèle de MRC félin. De plus, des données d’efficacité et d’innocuité sur l’espèce cible doivent être fournies dans les dossiers réglementaires.
Réduction
Dans la perspective de réduction, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre de chats utilisés tout en garantissant une approche rigoureuse et ceci afin d’éviter le risque d’études non conclusives. Une recherche de littérature non systématique a montré que les groupes se constituaient de 4 à 21 chats (5; 6; 7) dans les modèles antérieurs de CKD. Lorsque le statut des animaux le permet, les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. La durée optimale est de 7 jours pour des chats provenant de fournisseurs référencés. Des points limites spécifiques ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Ces critères sont en constante évolution pour les améliorer afin de réfleter au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est compétent pour identifier des signes d’inconfort ou de douleur. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Pour réduire l’inconfort provoqué par l’administration et/ou les prélèvements : - Des opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal. - En cas d’administration et/ou de prélèvements douloureux ou répétées, ou pouvant entrainer un stress important, une anesthésie et/ou une analgésie peuvent être réalisées - La zone de prélèvements peut évoluer - Les animaux sont entrainés à la contention et aux méthodes de prélèvement afin de réduire le stress et l’inconfort lors de la réalisation des actes techniques. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans la majorité des cas, les animaux sont hébergés en groupe. Les chats ont à disposition des méthodes d’enrichissement adaptées afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Le développement d’un modèle spécifique pour les MRC félines est nécessaire pour l’étude de ces maladies et les études d’efficacité et/ou d’innocuité de médicaments candidats sur l’espèce cible. Des jeunes chats et des adultes seront utilisés. Les 2 catégories d’animaux peuvent être utilisés pour parvenir à mettre au point un modèle fiable. Les maladies rénales chroniques affectent les chats adultes.
Etudes d’innocuité d’un médicament destiné au chat
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
225 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart (215) tués et un petit nombre réutilisés ou adoptés. Ils reçoivent des administrations répétées d'un vaccin, des prélèvements de sang et des écouvillons, et sont euthanasiés quand un prélèvement terminal ou une nécropsie est requis. Le porteur présente ces tests comme une exigence réglementaire d'évaluation de l'innocuité sur l'espèce cible. Il affirme que les essais in vitro ne peuvent pas se substituer aux études sur l'animal vivant.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité d’un vaccin sur le chat ainsi que sur son environnement (animaux en contact, environnement, humains).
Bénéfices attendus
Ces études sont encadrées selon les exigences de la Directive Européenne 2010/63/UE, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH, EMEA) et d’autres exigences spécifiques à chaque pays. Ces études permettent in fine d’assurer le soin des animaux avec des vaccins présentant un risque minimal. Elles permettent également aux propriétaires de disposer des meilleurs traitements pour leurs animaux.
Procédures
Administrations de produit : 1 à 4 administrations sur une durée de 2 à 16 semaines. Cet acte peut être effectué sous anesthésie selon la sensibilité de l'animal. L'acte technique a une durée de 1 à 2 minutes. Prélèvements sanguins : 1 à 10 prélèvements sur la durée de l'étude. L'acte a une durée de 1 à 2 minutes. Des écouvillons (conjonctival ou pharyngé ou salivaire, nasal ou rectal) peuvent être effectués en fonction de l'objectif de l'étude. 0 à 10 écouvillons sur la durée de l'étude. Cet acte technique est inférieur à 1 minutes
Impact sur les animaux
La contention peut être une contrainte pour l'animal. Celle-ci doit être adaptée pour que la technique soit la plus rapide, moins douloureuse et moins traumatisante. La répétition des administrations et des prélèvements sur le long terme peut occasionner une douleur de quelques minutes.
Devenir
Les animaux, sur lesquels un prélèvement sanguin terminal ou une biopsie post-mortem du site d’injection ou une nécropsie est requis(e), sont euthanasiés. Les animaux dont les points limites sont atteints sont euthanasiés pour raison éthiques. En fonction des études antérieures et si leur statut le permet, les animaux peuvent être utilisés dans d’autres projets. En fonction du produit administré et de l’état de l’animal et si les circonstances le permettent (acquéreur sérieux, bonnes conditions d’accueil après examen du candidat par la SBEA), les chats peuvent être adoptés. La réutilisation et l'adoption de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale.
Remplacement
Il est nécessaire d’utiliser des animaux vivants car l’innocuité doit être réalisée sur l’animal. La diffusibilité, la persistance et l’intégration de l’agent vaccinal doivent être réalisées dans l’organisme cible pour que les conclusions soient valides. Il s’agit d’exigences réglementaires. Les essais in vitro et in vivo sur des espèces alternatives permettent d’obtenir des informations complémentaires et prédictives, mais ne peuvent se substituer à des études in vivo sur l’espèce cible. De plus, les procédures expérimentales sur l’espèce cible ne disposent pas toute d’un modèle in vitro ou in vivo sur espèces alternatives. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.
Réduction
Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à limiter les études non conclusives. Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Pour chaque étude une période d'acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie de l’animal peut être envisagée lors de certains actes, ainsi qu’une alternance des zones ou site de prélèvements lorsque cela est possible. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans la majorité des cas, les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Être Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur l’espèce cible est une exigence règlementaire. Le chat est l’espèce cible pour le produit testé. Les chats utilisés ont entre 8 et 104 semaines. L’âge dépend des besoins pour les études d’innocuité et de diffusibilité qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du vaccin mis sur le marché et des exigences des autorités.
Obtention d’oocystes de Toxoplasma gondii par Felis catus
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
3 chats vont être utilisés sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, puis placés dans une famille d'adoption. Ils sont infectés par le parasite Toxoplasma gondii en leur faisant consommer un cerveau de souris porteur de kystes, afin de récolter dans leurs selles les formes environnementales du parasite, que la culture cellulaire ne permet pas de produire. Le porteur affirme qu'aucune intervention n'est pratiquée et que le chat "ne ressent aucune douleur", et revendique le félidé comme "seul animal" capable d'assurer la reproduction du parasite. Il précise choisir des chatons, qui excrètent davantage d'oocystes que les chats adultes.
Objectifs
Toxoplasma gondii est un parasite capable d'infecter un large éventail d’animaux y compris l'Homme. La forme environnementale du parasite peut persister et rester infectieux dans l'environnement pendant plusieurs années. Malgré l'importance de ces formes comme une source majeure d'infection, les études qui se concentrent sur la transmission, la distribution dans l'environnement, et la résistance à l'inactivation sont extrêmement limitées. Un obstacle majeur à la réalisation d'études avec ce parasite est la difficulté de produire un grand nombre de forme environnementale. De plus, cette forme ne peut pas être reproduite in vitro par culture cellulaire, il y a donc obligation d'utiliser l'hôte définitif : les félidés. La production nécessite l'infection orale de l'hôte définitif (félidé) avec un nombre suffisant d'organisme de parasites, afin d'obtenir une excrétion dans les selles pendant 3 à 10 jours après l'infection. Nous prévoyons 3 chats sur 5 ans afin d'obtenir une production suffisante pour les projets en cours et à venir.
Bénéfices attendus
Selon la physiologie de l'animal, obtention d'une grande quantité d'oocystes qui permettra de mieux appréhender l'infection de l'Homme par le stade environnemental (oocystes) ainsi que de rendre non infectieux les oocystes pas différents procédés industriels (industries agroalimentaires).
Procédures
Aucune intervention ne sera effectuée sur les chats. Nous n'utilisons pas de produits chimiques ou pharmacologiques au cours de nos expériences. Et nous n'effectuons pas de prélevements sanguins. Après une diète alimentaire de 1 jour, une infestation par voie orale par consommation d'un cerveau de souris contenant des kystes d'une souche de T. gondii sera effectuée.
Impact sur les animaux
Aucun effets indésirables n'est prévus sur les chats.
Devenir
Lorsque le chat n'excrète plus d'oocystes, une visite finale du vétérinaire est prévue avant sa sortie de l'enceinte de l'animalerie. Les chats sont placés dans une famille d'adoption.
Remplacement
Le félidé est le seul animal permettant d'obtenir des oocystes de T. gondii.
Réduction
Un nombre maximum de 3 chats pour 5 ans est requis. Selon le taux d'excrétion de chaque individu, il pourra être diminué au cours du projet.
Raffinement
Le chat ne ressent aucune douleur lors de la procédure, innocuité de l'infestation par T. gondii. Suivi de santé et socialisation du chat par une visite journalière du personnel de laboratoire et/ou des animaliers. Lors de cette visite, observation du chat, stimuli de jeux ... pour le confort de l'animal.
Choix des espèces
Seul des félidés sont capables d'assurer la reproduction sexuée du parasite et donc l'obtention d'oocystes. Chats de 14 semaines, sevrés, pucés, vaccinés (rage inclu). Les chatons excrètent plus d'oocystes que les chats adultes.
Procédures liées à l’activité de référence en matière de rage (suite de la saisine # 3164-2015121414072410 v3)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
370 renards et chiens viverrins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, une partie tuée et 200 réutilisés dans d'autres projets. Selon les volets, ils sont vaccinés puis saignés, exsanguinés pour produire du sérum, ou infectés par le virus de la rage par voie intracérébrale, cette épreuve provoquant des signes cliniques de souffrance puis la mort. Le porteur reconnaît que l'infection par les lyssavirus est source de souffrance et conduit au décès, et présente des points limites qu'il indique vouloir tester lors des prochaines procédures. Il affirme que la réglementation européenne impose ces essais sur l'espèce cible et qu'ils ne peuvent être menés sur culture cellulaire.
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans les actions de lutte contre la rage, en particulier garantir que l’Europe reste indemne de rage. Il utilisera des renards et des chiens viverrins, espèces importantes pour la persistance de la maladie dans certaines parties du monde. Le diagnostic de la rage repose sur la détection directe de virus sur animaux morts ou celle d’anticorps à l’infection ou vaccination (tests sérologiques pour évaluer l’efficacité d’une campagne vaccinale par exemple). Le projet comporte 2 volets : d’une part l’évaluation de l’efficacité protectrice de candidats vaccins oraux antirabiques avant toute autorisation de mise sur le marché et réglementairement faite sur les espèces cibles ; d’autre part, la production de produits biologiques pour le diagnostic et l’évaluation de nouveaux vaccins : production de virus homologue, de sérums négatifs sur des animaux non vaccinés, de sérums positifs sur animaux vaccinés. Ce projet fera l’objet de 4 procédures distinctes : Procédure 1 : Production de sérum positif sur renard et chien viverrin préalablement vaccinés avec des vaccins anti-rabiques oraux authorisés en Europe. Procédure 2 : Production de sérum naïf (sans anticorps spécifiques contre les lyssavirus) sur renard et chien viverrin sains non vaccinés entrant dans des procédures d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité de vaccins antirabiques oraux sur renard et chien viverrin selon un protocole réglementaire (monographie 0746 de la Pharmacopée Européenne): pour chaque vaccin évalué, 25 animaux vaccinés et 10 animaux non vaccinés, sont éprouvés avec une souche virale rabique. Le groupe témoin valide la dose virale utilisée (mortalité attendue d’au moins 80%). Procédure 4 : Production de virus d'épreuve homologue sur renard et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Elle vise à produire un stock de virus rabique homologue sur renard principalement pour le contrôle des vaccins antirabiques à partir des glandes salivaires mandibulaires et parotidiennes d’animaux infectés par la voie intracérébrale puis euthanasiés. Le suivi continu de la maladie (température, rythme cardiaque, activité) sera obtenu par des implants sans manipuler les animaux afin d’affiner la détermination de points limites précoces.
Bénéfices attendus
L’objectif du présent projet est de contribuer directement ou indirectement à la lutte contre la rage par l’évaluation de l’efficacité protectrice de nouveaux vaccins oraux antirabiques (prérequis avant toute autorisation de mise sur le marché) et réglementairement réalisée sur espèce cible. La production de réactifs (sérum naïf, sérum positif et stock de virus) est également nécessaire pour fournir les contrôles positifs (contenant des anticorps) et négatifs pour divers tests diagnostiques à usage interne ou distribués aux réseaux de laboratoires impliqués dans la lutte contre la rage. La mesure de données physiologiques par implants devrait permettre de raffiner les protocoles, de détecter plus précocement les points limites afin de limiter la souffrance des animaux.
Procédures
Procédure 1: Production d'un sérum positif de référence antirabique sur renard et chien viverrin : 3 doses vaccinales IM à 2 semaines d'intervalle (1min), puis 3 prises de sang sur animal vigile (3min). Afin de récolter le sérum, les animaux sont anesthésiés pour procéder à une exsanguination terminale (30 min). Procédure 2: Production de sérum naïf sur renard et chien viverrin : prélèvement de 50 ml de sang (3min) à 2 semaines d’intervalle sur animal vigile. Procédure 3: Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux sur renards et chiens viverrins : prises de sang sur tous animaux (volume = 7.5ml, 3min)) 8 fois à 1 mois d’intervalle. Pour chaque vaccin, 25 animaux vaccinés puis éprouvés 6 mois plus tard par administration par voie intracérébrale d’une souche virale rabique (15min), de même que 10 animaux contrôles non vaccinés. Procédure 4: Implantation sous-cutanée d'un système télémétrique (30min) sur animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique. 14j plus tard, infection virale par voie intracérébrale (20 min) des animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique.
Impact sur les animaux
Les prises de sang sont réalisées avec une contention manuelle et sont bien tolérées. Certaines actions sont effectuées sous anesthésie afin d’éviter les effets indésirables : L'infection expérimentale par des lyssavirus génère des signes cliniques qui sont source de souffrance pour les animaux et conduit à la mort. La contention chimique pour le positionnement de l'implant et l'infection expérimentale génère peu d'effets secondaires au réveil. Les implants seront positionnés avec toutes les précautions chirurgicales requises, et ne devraient induire aucune réaction de rejet. Les implants sont adaptés pour des animaux aussi petits que des furets adultes de plus de 1kg. L’implant est peu invasif, et est très bien toléré en SC chez d’autres espèces. Nous avons également choisi la voie la moins invasive (SC), plutôt que péritonéale souvent utilisée. La collecte des données s'effectuera à distance des animaux, sans manipulation fréquente. Les animaux sont issus d'élevages et ne subiront pas de stress de mise en captivité. Ils seront gardés dans des cages qui stimuleront les comportements naturels des espèces.
Devenir
Procédure 1 : Production d'un sérum positif de référence antirabique. Les animaux sont euthanasiés afin de recueillir la quantité maximale de sérum. Procédure 2 : Production de sérum naïf. Les animaux sont gardés vivants et utilisés dans d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux. Les animaux sont euthanasiés. Chez les animaux vaccinés et chez les animaux témoins, le taux de virus dans le cerveau sera analysé. Procédure 4: Production de virus d'épreuve homologue et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Les animaux sont euthanasiés, afin de prélever les organes riches en virus.
Remplacement
La réglementation européenne impose de réaliser les essais d’efficacité vaccinale sur espèce cible et ne nous permettent pas de nous affranchir de l’expérimentation animale. La production de sérums de référence ne peut se faire que sur animaux d’expérimentation. Enfin les productions de virus, utilisées notamment pour les essais d’efficacité vaccinale, requièrent de réaliser des infections virales de souches homologues et ne peuvent se faire sur culture cellulaire.
Réduction
Les animaux utilisés dans la procédure 2 seront réutilisables pour d'autres projets. Le nombre d’animaux dépendra du besoin annuel en serum et du nombre d’animaux disponibles.
Raffinement
L’ensemble des animaux utilisés dans ces procédures seront hébergés individuellement dans des cages modifiées pour tendre vers la surface réglementaire pour chiens, tout en respectant le caractère solitaire de ces espèces. Les cages seront enrichies avec des plateformes, des tunnels, jouets, os, et caisson en bois afin de stimuler le comportement naturel exploratoire et mordeur de ces animaux. Les animaux expérimentalement infectés par du lyssavirus sont inspectés plusieurs fois par jours afin de vérifier leur état de santé et mettre en place un traitement palliatif dès que possible. Des points limites ont été établis pour les procédures impliquant une infection par le virus de rage afin de limiter la souffrance animale, et il est prévu de tester lors des prochaines procédures. La sédation des animaux n’est pas considérée comme requise pour les prélèvements de sang qui se font aussi rapidement aussi facilement que pour des chiens, par contention manuelle.
Choix des espèces
La production de virus d'épreuve ne peut être réalisée que sur l'espèce "homologue", c'est-à-dire renard ou chien viverrin selon les cas, afin de ne pas induire une pression de sélection dans la population virale. La pharmacopée européenne demande que les tests d'efficacité de vaccin soient réalisés sur l'espèce cible lors de l'épreuve pour un dossier d'AMM. Enfin les productions de sérums de référence nécessitent d’obtenir des volumes conséquents de sang ; l’utilisation de renards et chiens viverrins d’autres protocoles nous permet d’atteindre ce critère quantitatif. Les animaux sont adultes.
Etude des nouveaux variants SARS-CoV-2 chez des furets naïfs ou immunisés
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
230 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une instillation nasale de variants du SARS-CoV-2 sous anesthésie, puis des lavages nasaux quotidiens et des prises de sang, pour comparer gravité, réplication et transmission entre furets naïfs, vaccinés ou convalescents. Le porteur décrit une infection peu symptomatique, avec au plus une toux faible et une apathie transitoire, et garde certains animaux jusqu'à quatre mois comme convalescents avant de les tuer. Il affirme que l'excrétion virale et la transmission entre individus ne peuvent être reproduites in vitro.
Objectifs
La gestion de l'épidémie de COVID19 est compliquée par l'émergence régulière de nouveaux variants de SARS-CoV-2 dont les mutations génétiques influencent la capacité du virus à se transmettre entre individus infectés, la gravité de l’infection et l’efficacité protectrice issue d’une vaccination ou d’une infection préalable. Le présent projet a pour objectif d’évaluer ces caractéristiques pour 5 variants en faisant appel à des études in-vitro et in-vivo. Pour les études in-vivo, le furet est un bon modèle de l’infection humaine de l’appareil respiratoire supérieur. Ce projet vise donc à évaluer pour chaque variant testé 1/ la gravité de l’infection 2/ sa vitesse de réplication chez le furet 3/ sa transmission entre furets. Pour chaque variant testé, cette évaluation se fait par comparaison avec un variant pour lequel la gravité de l’infection, la vitesse de réplication et la transmissibilité sont connues. L’autre partie du projet vise pour chaque nouveau variant à mesurer l’efficacité vaccinale ou la protection conférée par une infection préalable à SARS-CoV2. Les mêmes caractéristiques de gravité de l’infection, de vitesse de réplication et de transmissibilité seront ainsi évaluées chez des furets vaccinés ou convalescents d’une infection préalable. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois animaux à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes. Le nombre d’animaux utilisé par variant est de 46 furets pour obtenir les données requises pour caractériser un nouveau variant, pour évaluer la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable. Le projet est prévu pour l’étude de l’émergence de 5 nouveaux variants.
Bénéfices attendus
La caractérisation des nouveaux variants d’intérêt, l’évaluation de la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable est une aide aux pouvoirs publiques dans l’anticipation et la gestion des nouveaux variants.
Procédures
Les inoculations expérimentales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse pour un furet par lot (virus instillé dans les narines). Des lavages nasaux seront réalisés quotidiennement sous anesthésie générale gazeuse (500µl d’une solution saline instillés à l'entrée de chaque narine, le liquide de lavage étant recueilli sous l'animal par gravité) (1minute). Des prises de sang seront réalisées à J4 et J8 sous anesthésie générale gazeuse dans la veine cave antérieure (3minutes).
Impact sur les animaux
L’infection à SARS-CoV-2 chez les furets est peu symptomatique: pas ou peu de perte de poids, peu d'hyperthermie. Une faible toux a été remarquée chez certains animaux et une apathie transitoire vers le 7ème- 8ème jour d’infection avec le variant alpha. L’inflammation locale des voie aériennes supérieures reste modeste et courte. L'inoculation virale intranasale et les lavages nasaux sont peu invasifs. Les furets étant des animaux sociaux, ils seront hébergés par groupes d’au moins 3 animaux avec des contacts permanents 6 heures après l’inoculation expérimentale des donneurs.
Devenir
Certains animaux issus de la procédure 1 seront gardés en vie jusqu'à 4 mois maximum après la fin de la procédure en tant que convalescents immunisés pour la procédure 2. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 2.
Remplacement
Les objectifs de ce projet requièrent une excrétion physiologique virale, de la transmission inter individus par la pénétration du virus dans des tissus des volutes nasales et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu'il n'est pas possible de reproduire in-vitro. Le modèle animal reste donc nécessaire pour étudier la capacité réplicative de variants et son impact après infection chez des animaux immunisés ou non.
Réduction
Les nombres de furets par lot sont réduits. Certains lots pourront être supprimés. Ainsi, pour la procédure 1, les 2 lots utilisés pour le variant de référence pourront être supprimés s’il est conservé pour plusieurs variants à tester. Les lots sacrifiés à J8 des procédures 2 et 3 pourront s’avérer inutiles s’il est démontré par les résultats des essais préliminaires que la meilleure date pour avoir un maximum de titre viral est J4 (voir procédures 2 et 3). Aucune approche statistique n'a été réalisée, car les comparaisons entre variant seront qualitatives ou semi-quantitative.
Raffinement
Les furets sont anesthésiés pour tout prélèvement (prise de sang, lavage nasal) et pour les inoculations. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes.
Choix des espèces
Les furets constituent un modèle expérimental reproduisant la pathogénicité généralement peu marquée et courte de l’appareil respiratoire supérieur, ce qui est aussi observé lors de COVID-19. Les animaux auront plus de 18 semaines, car il est nécessaire que les animaux aient un système immunitaire mature afin que le modèle animal soit le plus proche possible de l’infection adulte humaine.
Production d’immunserum felin et évaluation de différentes souches virales félines afin de mettre au point des vaccins innovants
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Infectés sous anesthésie par le calicivirus félin, par le nez et la bouche, ou par le virus de la panleucopénie, par injection dans l'abdomen, de jeunes chats de moins d'un an doivent développer un coryza ou un typhus : abattement, fièvre, ulcères buccaux, toux, vomissements, diarrhées, déshydratation, douleurs abdominales. 50 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour produire du sérum contre des souches de calicivirus et mettre au point une infection expérimentale par la panleucopénie destinée à tester de futurs vaccins. Ceux de la première procédure sont tués pour des prélèvements terminaux de sang et d'organes, et jusqu'à 20 chats de la seconde pourront être proposés à l'adoption si leur état le permet. Face à ces symptômes, le porteur ne mentionne aucun antalgique, seulement un score clinique quotidien et des "actions correctives" en cas de douleur, "traitement si possible, ou sortie d'étude".
Objectifs
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), et le virus de la panleucopénie (FPV). Les objectifs principaux sont la sélection de souches de FCV récentes à inclure dans un nouveau vaccin plus efficace, et la mise au point d'un modèle d'infection par le FPV à partir de souches récentes collectées sur le terrain, en vue d'évaluer par la suite des vaccins innovants.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza et le typhus
Procédures
Infections expérimentales par le FCV (voie oronasale) ou le FPV (voie intraperitoneale) sous anesthésie. Prélèvements procédure 1: 2 prélèvements sanguins, dont un terminal; maximum 2 écouvillons nasaux ou oro-pharyngés par semaine. Prélèvements procédure 2: au total 7 prélèvements sanguins, 10 écouvillons rectaux, 9 prélèvements de feces. Sites de prélèvements sanguins: veine céphalique, jugulaire ou saphène. Les prélèvements pourront être réalisés sous anesthésie générale légère afin de réduire le stress engendré chez les animaux
Impact sur les animaux
Le projet nécessite d'administrer les virus aux chats, ils vont donc développer les symptomes des maladies: - pour le calicivirus felin, symptomes du coryza: abattement, perte de poids, hyperthermie, jetage nasal et/ou oculaire, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, dyspnée - pour le virus de la panleucopénie, symptomes du typhus: abattement, perte de poids, hyperthermie, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales Les symptomes pourront durer 1 à 2 semaines sous des formes légères, mais leur expression maximum n'est attendue que sur quelques jours (3-5 jours) Les animaux seront également soumis à des contraintes liées à des contentions et anesthésies pour la réalisation des différents actes techniques. Un conditionnement positif permettra de réduire la contrainte et le stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux de sang et/ou d'organes à l'issue de la procédure 1. A l'issue de la procédure 2, si leur état de santé le permet, les animaux pourront être gardé en vie (ils seront euthanasié si leur état de santé est dégradé ou si un point limite est atteint durant l'étude), en effet cette procédure ne comprend a priori pas de prélèvements terminaux nécessitant une mise à mort des animaux: ces animaux pourront être proposés à l'adoption.
Remplacement
L'objectif n°1 est la production d'immunserum felin contre différentes souches virales de FCV: cela necessite un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin, qui ne peuvent être reproduits artificiellement. Il s'agit d'anticorps polyclonaux ne pouvant être produits à partir de banques de phages / culture cellulaire. L'objectif n°2 est la mise au point d'un modèle d'infection par le FPV, pour l'évaluation ultérieure de vaccins innovants: là aussi un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin est nécessaire et ne peut être reproduit artificiellement
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au strict minimum nécessaire: 2 chats / souche de FCV justifié par la quantité d'antisérums nécessaires pour réaliser l'essai de neutralisation croisée contre un panel de 25-50 isolats de terrain du FCV. 4 chats / souche de FPV, la pharmacopée correspondante indique 5 chats par groupe témoin infecté non vacciné pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant qu'il s'agit d'études de mise au point il a été décidé d'utiliser un nombre inférieur jugé suffisantpour l'obtention de données cliniques.
Raffinement
Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Afin d'éviter de compromettre le bien-être des animaux pendant l'essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié et, si le bien-être des animaux est compromis, des mesures correctives seront appliquées. Des tableaux de signes cliniques seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et des actions correctives seront appliquées (traitement si possible, ou sortie d'étude) Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme d'entrainement basé sur le renforcement positif sera mis en place afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations. Certains animaux pourront être proposés à l'adoption après réalisation des procédures.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au points et des virus utilisés Les animaux seront de jeunes chats âgés de moins d'un an, correspondant à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés.
Mise en place, maintien, et utilisation d’un modèle de dermatite atopique chez le chien pour des études précliniques d’efficacité
- Recherche appliquée
- Maladies animales
60 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort prévue, les animaux étant réintégrés dans la colonie de l'établissement pour être réutilisés. Sensibilisés à des allergènes pour développer une dermatite atopique, ils présentent érythème, papules, pustules et démangeaisons, et subissent des prélèvements de sang à la jugulaire ainsi que des biopsies de peau. Le projet sert à tester des molécules vétérinaires sur l'espèce cible. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit cette maladie, la complexité des mécanismes n'étant pas selon lui reproductible in vitro.
Objectifs
L’objectif du projet est de mettre en place des modèles de Dermatite Atopique Canine (DAC) aigus chez le chien, et de maintenir la sensibilisation afin d’obtenir un modèle de DAC subchronique, et d’utiliser ces modèles pour la sélection de futures molécules thérapeutiques pouvant entrer dans la composition de nouveaux médicaments destinés à une mise sur le marché. La maîtrise de ces modèles permettra d’évaluer primairement l’efficacité, secondairement la tolérance, le profil pharmacocinétique de molécules et également de suivre l’évolution de certains bio-marqueurs de l’inflammation (interleukines, PBMCs (peripheral blood mononuclear cell)…) dans nos modèles avec et sans traitement.
Bénéfices attendus
La DAC est la deuxième cause de démangeaisons chez le chien : elle touche environ 10% de la population canine mondiale. C’est une dermatose inflammatoire, prurigineuse, caractérisée parfois par une prédisposition génétique, le développement d’allergie à des allergènes environnementaux et des altérations de la barrière cutanée. Elle se caractérise par du prurit, des lésions cutanées plus ou moins caractéristiques et nécessite des soins coûteux et chronophages de la part du propriétaire tout au long de la vie de l’animal. Sa gravité réside principalement dans son impact sur la qualité de vie du propriétaire et de son chien, ceci pouvant être une cause de demande d’euthanasie. Le traitement et la gestion à long terme de la dermatite atopique sont difficiles. La majorité des traitements anti-inflammatoires ou immunomodulateurs sont susceptibles de causer des effets secondaires, surtout quand ils sont utilisés à forte dose et/ou de façon répétée, quotidienne ou prolongée. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de cette maladie chronique doit être évaluée sur l’espèce cible lors d’un épisode clinique. La mise en place, la maitrise et le maintien d’un modèle de DAC (aigu et subchronique) induisant des signes cliniques similaires aux lésions dermatologiques observés chez les chiens souffrant de la DAC spontanée, permettent d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions réelles, d’améliorer les phases de screening de nouvelles molécules et ainsi de sélectionner plus vite et de façon plus sûre, des molécules présentant une probabilité de succès importante sur un nombre optimisé d’animaux. Un modèle de DAC présente plusieurs avantages par rapport aux dermatites atopiques de terrain. Lors d’une inflammation expérimentale de la peau, la dose appliquée d’allergène est connue et les caractéristiques de l’inflammation/lésions dermatologiques peuvent être suivies dès la phase précoce de la maladie. Un suivi rapproché par des personnes formées dans des conditions standardisées permet une évaluation d’efficacité mais aussi de tolérance, pharmacocinétique et la possibilité de chercher des bio-marqueurs. C’est un grand avantage de pouvoir récolter autant d’informations dans l’espèce cible par procédure expérimentale dans un modèle représentatif de la DAC spontanée.
Procédures
Traitements : Lors de cette procédure expérimentale, l’administration du produit sera réalisée par voie intraveineuse (IV), intramusculaire (IM), sous-cutanée (SC), orale, transcutanée, ou autre. Le volume maximal administré sera en accord avec les bonnes pratiques vétérinaires : • IV : 1-5 mL/kg • IM : 0.25-0.5 mL/kg • SC : 1-2 mL/kg • Transcutanée : le volume administré dépendra de la viscosité du produit et de l’espèce de destination. • Oral : les tablettes/comprimés ou solutions liquides seront adaptées à l’espèce de destination. Prélèvements de sang : généralement à la veine jugulaire sur animal vigile Les volumes totaux de sang prélevés suivent les volumes définis pour respecter le bien-être animal, et ne dépasse jamais 20% du volume de sang circulant par kg de poids vif. Un temps de repos suffisant est déterminé entre chaque phase de prélèvement si l’étude en compte plusieurs et entre chaque étude. Ainsi, pour un volume maximum prélevé correspondant à 7.5%, 10%, 15% et 20% du volume de sang circulant par kg de poids vif sur une période de 24h, le temps de récupération est de 3, 7, 14, et 28 jours respectivement. Prélèvements de fluides biologiques/tissus/matrices : Des raclages cutanés et/ou des biopsies de peau pourraient être réalisés. Dans le premier cas, le prélèvement s’effectuera avec une lame de bistouri émoussée. Dans le second cas, l’acte sera réalisé sous anesthésie locale, sur un animal vigile avec ou sans tranquillisation et suivies les cas échéant par des points de suture. Le nombre de biopsies sera limité à 3 par jour et 12 par étude pour chaque chien. La taille et la profondeur de la biopsie seront définies et argumentées dans le plan d’étude.
Impact sur les animaux
Les chiens sensibilisés dévélopperont des signes d’allergie cutanée ; l’erythème (rougeur de la peau), des papules (surélévation de la peau), pustules (soulèvement de la peau contenant du pus) et/ou de l’excoriation (écorchure superficielle). Ils peuvent aussi dévélopper un prurit passager (démangeaisons). Les signes cliniques apparaissent généralement dans les 24h après l’application des allergènes. Les lésions dermatologiques les plus sévères seront généralement observées entre 72h et 96h après la première application, ensuite ils se résolvent spontanément. Des prélèvements sanguins répétés pourront également générer un léger inconfort. Des biopsies de peau pourraient être collectées Avant de conduire des études d’efficacité nous avons généralement des informations de tolérance dans le chien, des réactions d’intolerance sévère à cause des produits évalués ne sont donc pas attendues. Les phases de traitement/prélèvement sur un animal vigile peuvent occasionner un léger stress/baisse de bien-être en raison de la légère contention nécessaire pour le traitement/recueil d’échantillons.
Devenir
Dans le cadre de ce projet, les euthanasies ne sont pas prévues. Par conséquent une réintroduction de l’ensemble des animaux qui participeront à ce projet dans la colonie hébergée au sein de l’EU est envisagée. Les informations concernant chaque animal sont conservées et consultées avant une réutilisation potentielle d’un animal dans un autre projet.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire la DAC et pouvoir évaluer l’état général de l’animal et l’intensité des manifestations dermatologiques, la complexité des mécanismes biologiques en jeu ne pouvant être reproduite in vitro.
Réduction
Les réactions allérgiques sont répétables entre chaque « challenge » pour tous les chiens sensibilisés mais avec une variabilté entre individus. L’expérience avec ce modèle nous montre qu’il ne faut pas utiliser moins de 4 et idéalement 6 ou 8 chiens par groupe pour garantir des résultats exploitables. Ce sont des études de preuve de concept : étapes précoces de l’évaluation d’un nouveau produit/composé actif. L’évaluation et l’intérprétation des résultats sont faites en comparant l’évolution des moyennes des scores dermatologiques journaliers des différents groupes de traitement. Les groupes de traitement sont : non-traité (contrôle négatif) et/ou le groupe traité avec un produit de référence (contrôle positif) et le (ou les) groupe(s) traité(s) avec le produit à évaluer. Le score moyen des chiens dans le contrôle négatif est au dessus du score défini le « seuil allergique » et le score moyen des chiens dans le groupe contrôle positif est en dessous du « seuil allergique ». Il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe, au cas par cas, selon la finalité de la procédure expérimentale. Cette décision sera dûment justifiée dans le plan d’étude spécifique dans le cadre de ce projet. Dans le plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser l’utilisation des animaux et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre d’animaux permette d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettent de prendre une décision sur le niveau de sensibilisation et/ou l’efficacité du produit/des produits évalués.
Raffinement
Les animaux sont régulièrement manipulés afin de les habituer à la contention et au contact des expérimentateurs. Les traitements et prélèvements sont réalisés généralement sur animaux vigiles selon les procédures en vigueur au sein de l’EU. Pour les chiens, une contention légère est suffisante pour l’administration du traitement et les collectes d’échantillons et n’induit pas de nuisance au bien-être des animaux autre que d’être maintenus pendant des temps très courts. Les volumes prélevés et les temps de récupération des animaux sont déterminés de manière anticipée pour s’assurer que le bien-être ne sera pas altéré. Dans le cas d’administrations ou de prélèvements spécifiques (biopsie de la peau), les animaux pourront être anesthésiés localement ou totalement pendant la durée de l’acte. L’anesthésie et le réveil des animaux se feront sous la surveillance d’un vétérinaire et selon les procédures en vigueur au sein de l’EU. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la fin de la phase animale, les animaux sont observés quotidiennement par du personnel formé. Des observations plus fréquentes sont prévues dès que requis, particulièrement après l’application des allergènes et la prise de traitements (examen dermatologique et observations cliniques générales), pour s’assurer que l’apparition des signes cliniques n’entraine pas de dégradation trop importante de l’état général de l’animal et que les traitements sont bien tolérés. Toute observation d’un état de santé ou d’un comportement anormal d’un animal fera l’objet d’un examen par un vétérinaire qui proposera les mesures adéquates pour protéger l’animal : si nécessaire, le sortir de la procédure expérimentale et/ou lui administrer un traitement. L’euthanasie (si nécessaire) sera effectuée sur site. Pendant le challenge, des personnes qualifiées évaluent quotidiennement les lésions cutanées avec une grille qui permet de définir si les réactions sont absentes, légères, modérées ou sévères, le seuil allergique et /ou plusieurs points limites qui une fois atteints ou dépassés, entraineront l’exclusion de l’animal de l’étude et son traitement. La réaction allergique et l’inconfort que le challenge peut engendrer sont vite et efficacement contrôlés avec par exemple des corticoïdes et/ou des shampooings. La grille d’évaluation des lésions et les points limites sont validés par le comité d’éthique et pourront être révisés de manière rétrospective selon les résultats obtenus à chaque étude.
Choix des espèces
Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. Les modèles expérimentaux qui permettront d’évaluer les produits vétérinaires doivent être développés dans la même espèce pour plus de pertinence. L’espèce canine a été retenue comme correspondant à l’application clinique future des produits visant à traiter les signes d’allergie suite à la dermatite atopique du chien. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens jeunes adultes sains. Ceci correspond à des animaux de plus de 6 mois avec un système immunitaire mature.
Evaluation du comportement et de la tolérance hémato-biochimique chez le chien Beagle suite à l’administration orale d’un extrait végétal standardisé
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
20 chiens Beagle vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés vivants et réutilisés à l'issue. Ils reçoivent chaque jour pendant trois mois un extrait végétal par voie orale et subissent des prélèvements de sang à la veine jugulaire à cinq reprises, pour en tester la tolérance et l'effet sur le comportement. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance et prévoit de replacer les chiens dans leur environnement d'étude à la fin. Sur le remplacement, il indique que le chien est l'espèce visée par le produit et qu'il n'existe donc pas d'alternative.
Objectifs
La plante constitue une solution de santé curative et/ou préventive pour les maladies multi-factorielles en raison de la nature multimoléculaire des bioactifs dont elle est composée. Parmi les plantes d’intérêt, une est traditionnellement utilisée pour ses propriétés sédative ou antispasmodique. Bien que des recherches récentes aient étudié les effets bénéfiques d'un des composants majeurs de cette plante, peu ou pas d’études ont exploré directement le potentiel anti-antioxydant et anxiolytique de l’extrait standardisé de la feuille de cette plante chez le chien. Cet extrait contient les principaux constituants biochimiques de cette plante (acides phénoliques incluant l’ensemble des dérivés cinnamiques, flavonoïdes, triterpènes) dont l’action combinée et/ou synergique pourrait lui conférer des effets bénéfiques supérieurs à ceux susceptibles d’être exercés par le composant actif majeur. Ces effets restent globalement, jusqu’à présent, inconnus et peu ou pas explorés notamment chez les carnivores domestiques. Les données relatives à l’action calmante ou anxiolytique de l’extrait standardisé chez le chien restent limitées à ce jour. L'objectif de ce projet sera d'abord d’évaluer la tolérance hémato-biochimique de notre extrait botanique standardisé et de son traceur chez le Chien Beagle sain. Seront également étudiés les effets de cet extrait et de son traceur sur le comportement (à l’aide de grille de scoring) et le statut oxydant. Notre principale hypothèse est que la richesse et la diversité moléculaire de l'extrait botanique étudié (flavonoïdes, acides phénols, dérivés cinnamiques, etc.) et surtout la potentielle action synergique et/ou additive de ses molécules bioactives pourrait lui conférer une action comportementale plus marquée, en impliquant certains mécanismes, comme une action inhibitrice de l’activité de la GABA-T plaquettaire (reflet de la GABA-T centrale, augmentation de la concentration sanguine du GABA). Le traceur testé correspond à un des constituants actifs majeurs de l'extrait végétal étudié. Il appartient au groupe chimique des acides phénols ; il possède des propriétés anti-oxydante, anti-inflammatoire, sédative et organo-protectrice (hépatique et rénal). Dans ce projet, il sera incorporé dans l’aliment à une dose 300 fois inférieure à la dose maximale de sécurité recommandée par l’EFSA.
Bénéfices attendus
Les travaux conduits dans le cadre de ce projet devraient permettre de mettre en évidence d'abord l'acceptabilité de l'extrait botanique étudié et ses effets sur le comportement et le statut oxydant chez le Chien Beagle sain. Le design adopté permettrait de déterminer si l’extrait botanique testé exerce une action supérieure à celle conférée par son traceur. L’hypothèse testée est basée sur la potentielle nécessaire synergie d’action des principes actifs présents dans le totum de l’extrait végéal. La validation des effets de l'extrait botanique étudié permettrait d'envisager son utilisation comme alternative aux traitements chimiques allopathiques dans le cas d'altération du bien-être et/ou du comportement.
Procédures
Aucune nuisance n'est attendue de l'extrait standardisé testé, les données concernant les doses maximales à ne pas dépasser chez le Chien sont disponibles et publiées par l'EFSA. Dans tous les cas, toute souffrance ou toute altération de l'état général, l’animal sera mis en observation pour lui apporter d'éventuels soins. Si la souffrance, pour des raisons inconnues, persiste, il sera exclu de l'étude. Les chiens seront exposés à trois types d'intervention nutritionnelle pendant une durée de 3 mois : un lot de 5 chiens recevant le régime standard et une administration orale quotidienne de l'extrait végétal étudié ; un lot de 5 chiens recevant le régime standard et une administration orale quotidienne du traceur actif de l'extrait végétal étudié; et un lot de 5 chiens recevant le régime standard et une administration orale quotidienne d'un aliment complémentaire à visée comportementale. Un prélèvement sanguin de 8 ml au niveau de la veine jugulaire sera réalisé par une personne expérimentée sur tous le chiens pendant la durée du protocole (J0; J15 ; J30 ; J60 ; J90). L'acte de prélèvement dure 2 minutes environ (contention par un tiers, rasage et désinfection du site de prélèvement).
Impact sur les animaux
Aucune nuisance n'est attendue de l'extrait standardisé testé, les données concernant les doses maximales à ne pas dépasser chez le Chien sont disponibles et publiées par l'EFSA. Il n' y a pas risque de douleur ou de souffrance associé à l'acte de prélèvement sanguin. Cet acte dure 2 minutes environ (contention par un tiers, rasage et désinfection du site de prélèvement).
Devenir
Les animaux sont replacés dans leur environnement d'étude après chaque procédure. Le comportement des animaux est surveillé (par la SBEA) à la fin du projet pour s'assurer de leur bonne santé.
Remplacement
Le Chien est l'espèce cible des résultats du projet. Il n'y a donc pas d'alternative qui permettrait son remplacement.
Réduction
Nous utilisons 5 chiens par groupe afin d'avoir un nombre suffisant pour pouvoir réaliser des tests statistiques pertinents et anticiper les différences interindividuelles pour répondre aux objectifs de l'étude. Le nombre de prélévement étant répété sur chaque chien, cela permet de réduire leur nombre au minimum et d'avoir des données suffisantes pour répondre aux questions posées par une utilisation optimisée de ces dernières sur chaque animal.
Raffinement
L'hébergement respecte les recommandations en vigueur chez les animaux de l'étude. L'enrichissement du milieu de vie est régulièrement amélioré (balade et moments en liberté , jeux...). Un suivi régulier des animaux est assuré par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). Les protocoles expérimentaux sont optimisés pour chaque procédure afin d’obtenir le maximum d’informations et ainsi une meilleure analyse des résultats obtenus.
Choix des espèces
Les chiens sont des adultes de 2 ans, en bonne sant et n'ayant pas reçu de traitement antibiotique ou tout autre traitement pouvant modifier le comportement, depuis au moins 3 mois. Le Chien est l'espèce cible des résultats du projet. Il n'y a donc pas d'alternative qui permettrait son remplacement.