Carnivores
Evaluation de la tolérance générale et locale d’une substance pharmaceutique ou de dispositifs médicaux au stade de développement préclinique chez l’animal de compagnie (chiens/chats)
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Chiens : 175
350 animaux de compagnie, soit 175 chats et 175 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des produits vétérinaires en développement par diverses voies, à des doses allant jusqu'à cinq fois la dose thérapeutique, avec des prélèvements de sang pouvant atteindre 20 % du volume sanguin. Le porteur indique que ces fortes doses peuvent provoquer douleur, perte de poids ou d'appétit et comportement anormal, et prévoit de réintroduire les animaux dans la colonie de l'établissement plutôt que de les tuer. Il présente ces études de tolérance comme une obligation réglementaire imposant de tester l'espèce de destination.
Objectifs
Les études de tolérance conduites chez les animaux de compagnie (chat/chien) permettent de justifier la sécurité pour l’espèce de destination de nouveaux médicaments vétérinaires ou dispositifs médicaux. Ces études de tolérance sont imposées par la règlementation de mise sur le marché des produits vétérinaires. Elles permettent d’identifier les potentiels effets indésirables d’un produit et de confirmer la marge de sécurité du produit. Des études de sécurité sur la reproduction peuvent également être requises pour les produits pharmaceutiques passant dans le sang et qui sont destinés à être utilisés chez les animaux reproducteurs. L'objectif de ces études de sécurité pour la reproduction est d'identifier tout effet indésirable du produit pharmaceutique sur la reproduction mâle ou femelle. Plusieurs études de tolérance peuvent être nécessaires tout au long de l’état d’avancement du développement du produit (adaptation de la formulation, de la voie d’administration, de la posologie…).
Bénéfices attendus
Les études de tolérance sont requises par la règlementation de mise sur le marché de produits vétérinaires. Elles permettent de déterminer la marge de sécurité du produit. Le projet ayant pour objectif de documenter son innocuité, il permettra à terme, d’éviter les risques d’effets indésirables occasionnés par des surdosages ou une mauvaise utilisation du produit ou du dispositif médical. Le développement des produits/dispositifs médicaux a pour objectif de soigner et/ou d’améliorer le bien-être des animaux. L’induction d’effets indésirables de longue durée est donc rédhibitoire. La limitation des doses maximales en fonction des données disponibles pour le produit concerné a pour but d’éviter ou limiter au maximum la durée des potentiels effets indésirables induits.
Procédures
Les traitements et prélèvements sont réalisés selon les procédures en vigueur sur le site de l’EU, dans des conditions d’asepsie permettant de limiter au maximum le risque d’infection. L’administration du produit sera réalisée par voie intraveineuse (IV), intramusculaire (IM), sous-cutanée (SC), orale, intra articulaire (sous couvert d’une aseptie rigoureuse et d’une anesthésie locale ou générale), transcutanée, ou autre. Le volume maximal administré sera : IV : 1-5 mL/kg, IM : 0.25-0.5 mL/kg, SC : 1-2 mL/kg, Oral : adaptés à l’espèce de destination, Intra articulaire : 0.05-0.5 mL/kg, Transcutanée : selon la viscosité du produit et l’espèce de destination. La durée d’un traitement, incluant la contention et l’administration, est généralement courte (~5 min/animal) à l’exception des administrations sous anesthésie où le traitement ne pourra pas dépasser la durée de l’anesthésie. La durée totale d’un traitement sera variable selon les produits testés et en conformité avec la législation (VICH GL43) qui préconise de tripler la posologie normale. Prélèvements. Sang : généralement à la veine jugulaire sur animal vigile. Le volume total de sang prélevé ne dépasse jamais 20% du volume de sang circulant. Un temps de repos suffisant est déterminé entre chaque phase de prélèvement si l’étude en compte plusieurs et entre chaque étude : pour un volume prélevé correspondant à 7.5%, 10%, 15% et 20% du volume circulant sur une période de 24h, le temps de récupération est de 3, 7, 14, et 28 jours respectivement. Fèces : au sol ou dans les litières, dans des cages individuelles, ou au niveau du rectum sur animal anesthésié. Urine : dans des cages individuelles sur animal vigile, ou par sondage, cystocentèse ou pose d’une poche sous anesthésie. Autres : sur animal vigile (ex : biopsies), anesthésiés (ex : liquide synovial) ou euthanasié (ex : organes) selon la nature du prélèvement. Un prélèvement ponctuel sur animal vigile prendra en général moins de 5 min et la durée totale de la phase de prélèvement dépendra de la voie d’administration et des principes actifs (notamment de leurs caractéristiques pharmacocinétiques). Prélèvements sous anesthésie : anesthésie et réveil sous contrôle d’un vétérinaire ; les animaux sont maintenus en observation selon les conditions précisées dans le plan d‘étude. La durée des prélèvements ne dépassera pas la durée de l’anesthésie.
Impact sur les animaux
Les études de tolérance sont conduites afin d’évaluer l’innocuité du produit ou du dispositif médical en cours de développement. Selon les lignes directrices VICH GL 43, les doses à administrer vont a minima jusqu’à 5 fois la dose thérapeutique efficace envisagée. De ce fait, des effets indésirables peuvent être occasionnés aux fortes doses. Pour les fortes doses, les effets indésirables potentiels sont liés au type de produit évalué. Dans le cadre de ce projet plusieurs molécules de classes thérapeutiques différentes seront évaluées et chacune d’entre elles pourrait potentiellement induire un ou des effets indésirables variés, tels que la douleur, la perte de poids ou d’appétit, une inactivité ou une mobilité réduite, un stress ou un comportement anormal. Les études de tolérance sont généralement conduites en fin de développement. Toutes les informations obtenues dans les études précédentes (pharmacocinétique, pharmacodynamie, études pilotes et de preuve de concept…) permettent de raffiner les procédures et le design des études de tolérance en limitant les doses maximales à administrer.
Devenir
Dans l’objectif d’évaluer la tolérance d’un produit vétérinaire, la règlementation (VICH GL43) préconise le prélèvement de tissus, organes, pour des analyses histologiques par exemple, et donc une euthanasie. Cependant dans le cadre de ce projet, tout sera mis en œuvre (notamment données bibliographiques ou résultats d’études d’autres projets) pour éviter les euthanasies. Par conséquent une réintroduction de l’ensemble des animaux qui participeront à ce projet dans la colonie hébergée au sein de l’EU est envisagée. Si l’état général des animaux le permet, ils seront réintroduits dans la colonie des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. Dans le cas contraire, les animaux seront suivis et les soins appropriés seront apportés avant leur réintégration dans la colonie. Les informations concernant chaque animal sont conservées et consultées avant une réutilisation potentielle d’un animal dans un autre projet.
Remplacement
Règlementairement, les études de tolérance doivent être réalisées chez l’espèce de destination. Lors de ces études, la tolérance de l’animal au produit administré est évaluée au cours du temps. Après administration, la molécule passe les barrières physiologiques telles que la paroi du tube digestif ou la peau (absorption), se retrouve dans la circulation sanguine générale pour atteindre le tissu ou l’organe cible de la pathologie (distribution) et les organes où elle sera modifiée (métabolisme) avant d’être éliminée (élimination). Ces phénomènes d’absorption, de distribution tissulaire, de métabolisme et d’excrétion des produits administrés (ADME) sont des phases indispensables à l’évaluation de l’innocuité d’un produit en développement et aucune méthode alternative reproduisant ces phases d’ADME n’est disponible.
Réduction
Les études de tolérance réglementaires nécessitent a minima 8 animaux par traitement (VICH GL43). Afin de réduire le nombre d’animaux dans les études pivots règlementaires, des études pilotes avec un nombre plus restreint d’animaux pourront être réalisées avec justification dans le plan de l’étude.
Raffinement
Les traitements et prélèvements seront réalisés généralement sur animaux vigiles selon les procédures en vigueur au sein de l’EU, l’espèce ou la voie d’administration. Pour les animaux de compagnie, une contention légère est suffisante pour l’administration du traitement et les collectes d’échantillons et n’induit pas de nuisance au bien-être des animaux autre que d’être maintenus pendant des temps très courts. Les volumes prélevés et les temps de récupération des animaux seront déterminés de manière anticipée pour s’assurer que le bien-être de l’animal ne sera pas altéré. Les animaux sont régulièrement manipulés afin de les habituer à la contention et au contact des expérimentateurs. Dans le cas d’administrations ou de prélèvements spécifiques (administration ou ponction intra-articulaire, cystocentèse), les animaux pourront être anesthésiés localement ou totalement pendant la durée de l’acte. L’anesthésie et le réveil des animaux se feront sous la surveillance d’un vétérinaire et selon les procédures en vigueur au sein de l’EU. Les animaux seront observés au moins 2 fois/jour par le personnel qualifié et dédié aux soins aux animaux. Des observations plus fréquentes seront prévues les jours de traitement pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue n’est observée. Tout animal présentant un état de santé altéré ou un comportement inhabituel sera examiné par un vétérinaire qui déterminera les traitements à administrer ou, dans un cas extrême, son euthanasie. La maintenance des animaux de compagnies au sein de l’EU est soumise à l’observation de procédures internes qui sont revues régulièrement. Toute nouvelle technique de raffinement présentant une amélioration du bien-être des animaux en étude ou hors étude peut être intégrée lors de la révision des procédures internes et par conséquent mise en place pour les études suivantes sur préconisation du SBEA et/ou du Comité d’Ethique.
Choix des espèces
Les études de tolérance des produits vétérinaires et des dispositifs médicaux doivent obligatoirement être réalisées chez l’espèce de destination. L’âge des animaux dépend de l'indication envisagée pour le produit/dispositif médical, et peut concerner des animaux du stade juvénile à l’âge adulte. Avec l’âge, la maturité des organes cibles se modifie. Chez le nouveau-né, le métabolisme et l’excrétion se font lentement avant normalisation dans les mois suivants, traduisant une sensibilité des organes cibles possiblement très différente de celle de l’adulte. Chez l’animal âgé, le métabolisme est ralenti et la fonction rénale diminuée. Le poids corporel de l’animal est très différent selon l’âge de l’animal et est également à prendre en compte lors de l’évaluation de la tolérance. Cela impose de tester le futur médicament ou dispositif médical dans la tranche d’âge de l’espèce de destination visée pour ajuster la posologie ou le format du dispositif. Cette décision sera dûment justifiée dans le plan d’étude spécifique au produit testé dans le cadre de ce projet.
Evaluation de la réaction inflammatoire du site d’injection suite à la vaccination chez le chat (1/2)
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
40 chats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une puce sous anesthésie, des injections sous-cutanées de produits vétérinaires, jusqu'à dix scanners par animal sous anesthésie volatile et des biopsies cutanées, pour évaluer la réaction inflammatoire au site d'injection de nouveaux produits. Dix chats de l'étude pilote sont tués pour des biopsies post-mortem, les trente autres sont réutilisés ou transférés vers un autre établissement selon l'avis vétérinaire. Le porteur affirme qu'aucun modèle alternatif n'existe et que des données sur l'espèce cible doivent figurer au dossier de mise sur le marché.
Objectifs
Ce projet évaluera l’inflammation sous cutanée de nouveaux produits vétérinaires chez le chat, destinés aux traitements préventifs ou curatifs de diverses pathologies de l’espèce. L’évaluation de la réaction inflammatoire au site d’injection est suivie par imagerie médicale (scanner rayon X et IRM). Ces études sur l’espèce cible ont pour but d’étudier les signes cliniques d’intolérance suite à une administration unique de différentes doses d’un produit donné. Ce modèle d’innocuité in vivo est représentatif des modalités d’administration du futur produit chez l’animal traité. En plus du scoring mis en place, l’imagerie médicale permettra de collecter des données morphologiques précises comme la volumétrie de l’inflammation des tissus du site d’administration. Ce type d’imagerie, qui est non invasive, permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet (soit 40 animaux – réduire des 3Rs). Des prélèvements sanguins ainsi que des biopsies cutanées complèteront ces analyses. Dans le cadre d'une étude pilote, les animaux seront transportés entre leur lieu d'hébergement et l’établissement utilisateur 2 uniquement pour les phases d’IRM à moins de 50 kilomètres de distance. Certains animaux de ce projet seront réutilisés si l'état général de l'animal le permet et après avis vétérinaire favorable. Les animaux seront hébergés dans des salles, en groupe sociaux, avec à disposition des perchoirs et divers jouets. Une habituation des animaux est mis en place pour les acclimater à leur nouvel environnement, aux conditions d’hébergement et aux procédures . Les animaux sont suivis quotidiennement par un personnel compétent. Des points limites sont appliqués pour qu’en cas d’apparition de signes cliniques ayant des répercussions significatives sur l’animal, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement : analgésique ou autre, diminution de la dose testée, suspension de la procédure ou euthanasie). Tous les actes réalisés sur les animaux seront assurés par du personnel formés. Les acquisitions scanners seront réalisées sous anesthésie fixe sous intubation ou volatile et une période de réveil sera respectée. Une mise à jeun pourra être nécessaire avant l'anesthésie fixe pour éviter les vomissements (-6h min, 16h max). Ces études sont encadrées selon les exigences de la Directive Européennes 2010/63/EU. L'objectif final est la mise sur le marché de produits vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les dommages potentiellement infligés à un nombre restreint d’animaux lors de ces études sont justifiés au regard des futurs bénéfices chez un grand nombre d’animaux de compagnie (tolérance des traitements en cas de maladie) et éventuellement chez l’homme en cas de zoonose. L'étude pilote définira les modalités de réalisation des études principales : mise en place du modèle, protocole d’acquisition, sensibilité comparée des acquisitions IRM VS acquisitions CT, ajustement du scoring clinique. Elle validera le lancement du projet final au sein de l’EU1 sera la confirmation d’une meilleure sensibilité du canner CT pour le suivi de l’inflammation post-vaccination. Ce type d’imagerie non invasive, permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet (réduire des 3Rs).
Procédures
- 1 Puçage (SC) sous anesthésie volatile ou fixe si nécessaire. Tonte site d’administration si nécessaire - Prise de température rectale quotidienne durant 25 jours de suite maximum ou hebdomadaire - Prise de température par télémétrie : quotidienne - Pesée : quotidienne durant 25 jours de suite maximum ou hebdomadaire - Examens avant traitement : 1 scanner - Suivi clinique quotidien après traitement : observation de l’état général, signes cliniques généraux (diarrhée, comportement anormal, …) - Suivi du site d’injection : scoring* quotidien de l’inflammation après traitement durant 7 jours consécutifs ou plus si score différent de 0 - Traitement : Administration unique par voie SC de 1X à 3X (de 0,5 à 3mL) et/ou du véhicule (de 0,5 à 3mL). - Scanners (EU1) : sous anesthésie volatile environ 30min, 1x/semaine ou quotidien durant 5 jours maximum (cinétique de l’inflammation). La dose de rayon X reçues à chaque examen est d’environ 4-6mSv. L’effet sur l’organisme est considéré comme négligeable. 10 scanners maximum seront réalisés par animal /étude. - Sélection des chats allant à l’IRM selon degrés d’inflammation évalué par les observations cliniques et imageries préalables. - 2 Mise à jeun : la veille ou le matin avant les anesthésies fixe (6h minimum avant/16h maximum) - Etude pilote uniquement : Transport (environ 2h aller-retour) à l’EU2. Maximum 2 par animal / étude. - Etude pilote uniquement : IRM (moitié des animaux inclus) sous anesthésie fixe et intubation (à l’EU2 - environ 1h), 1 fois par semaine maximum avec 48h minimum de repos entre 2 acquisitions. Maximum 2 par animal / étude. - Prélèvements sang : 2x/jour maximum pendant 5 jours maximum ou hebdomadaire. Timepoints définis selon étude pilote et besoins scientifiques de l’étude (Baseline, PK…) - Prélèvement de peau post-mortem ou anesthésié avec réveil -antibiothérapie/analgésie pre (1x) et post (autant que nécessaire) biopsie - suture en condition d'aseptie (1x) Scoring de l’inflammation* : - Gonflement : 0 = nul, 1 = léger, 2= modéré, 3= élevé - Rougeur : 0 = nul, 1 = léger, 2= modéré, 3= élevé - Autre (à préciser selon l’étude) : 0 = nul, 1 = léger, 2= modéré, 3= élevé
Impact sur les animaux
Lésions cutanées dûes aux expositions répétées aux rayons X (moins de 42mSv sur le temps total des études). Transports jusqu'à l'EU2 et juusqu'au scanner puis jusqu'à l'établissement réutilisateur en fin de phase induisant un stress. Plusieurs anesthésies fixes + intubation. Anesthésies volatiles repetées. Mise à jeun entre 6h et 16h. Sutures (biopsie d'environ 8mm)
Devenir
Biopsies sur chaque site (3cmx3cm) prélèvées post-mortem dans le cadre de l'étude pilote pour analyses histologiques des sites d'adminsitration du produit. Biopsies sur chaque site (environ 8mm de diamètre) prélèvées sous anesthésie avec réveil (étude définitive, n= 30) pour analyses histologiques des sites d'adminsitration du produit. Dans ce cas, la réutilisation d'animaux sera à condition que leur santé et leur bien-être ne soient pas compromis. Les animaux aptes au transports ils seront transportés dans un autre établissement utilisateur après avis vétérinaire. Cela contribue à une réduction globale du nombre d'animaux devant être utilisés à des fins scientifiques.
Remplacement
Aucun modèle alternatif. Il est nécessaire de réaliser des études chez l’espèce cible du produit afin de pouvoir observer les interactions entre les organes impliqués et les effets physiologiques d’un futur produit vétérinaire chez l’animal. Il s’agit de l’espèce cible pour les produits vétérinaires étudiés. Des données concernant l’espèce cible doivent être fournies au dossier d’AMM.
Réduction
En plus du scoring mis en place, l’imagerie médicale permettra de collecter des données morphologiques précises comme la volumétrie de l’inflammation des tissus du site d’administration. Ce type d’imagerie, qui est non invasive, permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet (soit 40 animaux – réduire des 3Rs). Ces analyses seront complétées par des prélèvement sanguins ainsi qu’histologiques en fin de phase expérimentale.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés en volatile (isoflurane + 02) ou en fixe pour l’administration sous cutané du produit et les prélèvements de sang si nécessaire. L' anesthésie volatile sera priviligiée tout au long de la procédure (induction volatile comprise) et réduite au temps nécessaire pour réaliser l'acte. Le réveil se réalisera dans un endroit au calme et la lutte contre l'hypothermie sera assurée via des alaises, chauffage (monitoring de la température des salles de procédures). L'analgésie réalisée en amont des prélèvements de peau (biopsies) sera réalisée systématiquement avant l'acte et sous anesthésie générale; Une analgésie locale supplémentaire pourra être mise en place après le réveil pour assurer le bon rétablissement de chaque animaux (réadministration de méloxicam ou application d'agent anesthésiant local par exemple). Une grille de scoring de l'état général des animaux est utilisée selon les procédures interne de l'établissement (EU1). La prise de la température par télémétrie assure moins de stress chez l'animal que la prise de température rectale. Les points limites précis et adaptés à l'espèce seront appliqués tout au long de la procédure pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Il est nécessaire de réaliser des études chez l’espèce cible afin de pouvoir observer les interactions entre les organes impliqués et les effets physiologiques d’un futur produit vétérinaire chez l’animal. Il s’agit de l’espèce cible pour les produits vétérinaires étudiés. Des données concernant l’espèce cible doivent être fournies au dossier d’AMM. L’âge dépend des besoins pour les études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude et du produit final et répondent aux exigences expérimentales d’utilisation du produit mis sur le marché. Les animaux ont minimum 6 mois. Cet âge est représentatif d’un état physiologique stable et qui s’apparente à celui de l’adulte chez l’espèce cible.
Modification du statut de chats EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) pour des études d’efficacité, d’innocuité, ou de diffusibilité de produits
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
125 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 122 d'entre eux réutilisés et les autres euthanasiés en cas de souffrance jugée non soulageable. Le projet leur administre un agent viral par voie oro-nasale pour produire des animaux porteurs, servant ensuite à évaluer l'efficacité ou l'innocuité de produits destinés aux chats. Le porteur qualifie le recours à l'espèce cible d'"indispensable" et le présente comme une exigence réglementaire. Des écouvillons rectaux sont réalisés pour vérifier l'infection après administration.
Objectifs
Le projet a pour but de produire des chats porteurs d’un agent viral non pathogène. Ce modèle animal est utilisé dans les études d’évaluation de l’innocuité ou d’efficacité de produits destinés au chat. Ces études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et les règlementations des pays destinataires.
Bénéfices attendus
La finalité de ces études est de permettre le soin des animaux avec des produits présentant un risque minimal.
Procédures
La souche FeCV et administrée aux animaux selon le tableau ci-dessous. Les chats sont ensuite observés quotidiennement et un suivi clinique adapté est mis en place. Voie d’administration Fréquence et/ou nombre total Volume administré Voie oro-nasale (nez + cavité buccale) 1 administration 0.1mL/narine + 0.3mL dans la cavité buccale Lors de cette procédure, des écouvillons rectaux peuvent être réalisés pour vérifier l’infection des chats après administration de la souche. La durée de la procédure est comprise entre 1 et 2 semaines en fonction du développement de la pathologie.
Impact sur les animaux
Les dommages induits par la procédure peuvent être le stress et l’inconfort liés à l’administration de l’agent viral, à la réalisation des prélèvements et aux légères manifestations cliniques de la pathologie. Pour limiter les contraintes induites par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés. Dans de rares cas, de légers signes cliniques peuvent apparaître. Dans ce cas, un traitement symptomatique peut être mis en place.
Devenir
Les animaux sont réutilisés. Dans des cas exceptionnels, si l’animal présente des signes souffrance ne pouvant être soulagés, il peut être euthanasié
Remplacement
Un recueil d’information, lorsqu’il est disponible, est apporté par la bibliographie. Néanmoins, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable et est une exigence règlementaire dans l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité de médicament.
Réduction
Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre de chats utilisés en limitant le risque d’études non conclusives.
Raffinement
Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie est réalisée lors de certains actes (administration de l’agent viral non pathogène). Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Le chat infecté par FeCV est un modèle pour des protocoles expérimentaux d’évaluation de l’efficacité ou de l’innocuité de candidats vaccins destinés aux chats. Il n’est pas possible d’évaluer l’efficacité ou l’innocuité de ces vaccins dans une autre espèce. Les chats utilisés ont entre 8 et 52 semaines. L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité et d’innocuité qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.
Formation du personnel aux techniques utilisées dans les procédures et développement/raffinement de techniques chez le lapin, furet, miniporc et chien
- Formation professionnelle
Chiens : 625
Furets : 40
Cochons : 175
1 590 animaux non-humains, lapins, chiens, cochons et furets, vont être utilisés pour former du personnel aux prélèvements, injections et chirurgies, et mettre au point des techniques, dans des procédures allant de la souffrance légère à la chirurgie sous anesthésie sans réveil. Une partie est réutilisée dans d'autres projets ou proposée à l'adoption, le reste est tué à l'issue des procédures chirurgicales. Le porteur indique des nuisances brèves lors des prélèvements et une douleur post-opératoire de quelques jours. Il affirme que la formation exige de reproduire sur animaux vivants les "conditions réelles" des expériences, et qu'avoir du personnel formé est "exigé par la réglementation".
Objectifs
Les objectifs sont de : - former le personnel de l’établissement utilisateur aux gestes techniques de prélèvement, d’administration et de chirurgie - le maintien de ces compétences dans le temps. Avoir du personnel formé et maintenir ses compétences est exigé par la réglementation. - mettre au point et/ ou développer de nouvelles techniques d’administration, d’anesthésie de prélèvement ou de chirurgie ou de modèles. Ces mises au point/ développements sont requis en amont des études précliniques réglementaires ou des procédures de prélèvements qui nécessitent des voies d’administrations, de prélèvements ou des procédures chirurgicales particulières ou des modèles particuliers, afin de valider ces techniques - améliorer des techniques déjà utilisées (raffinement de procédures/techniques existantes pour réduire l’impact négatif des procédures sur le bien-être animal).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie formation : • avoir du personnel formé , compétent et aux compétences entretenus garantit in fine la fiabilité des données générées dans les autres projets de l’établissement (évite la répétition éventuelle d’études) • limiter le stress, les contraintes et la durée des procédures/ contention pour les animaux lors des procédures. Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie développement/ raffinement de techniques : • permettre l’évaluation préclinique de nouvelles thérapies / médicaments pour l’homme ou pour les animaux, thérapies/ médicaments apportant un gain d’efficacité par rapport aux thérapie existantes, ou moins invasives que les thérapies existantes ou des effets indésirables moindres ou un degré de contrainte moindre pour le patient futur. • Diminuer le stress, les contraintes pour les animaux dans les études précliniques avec la validation de techniques moins invasives, ayant moins d’effets secondaires, ou plus rapides.
Procédures
Prélèvement de sang (1 à 2 par jour), Gavage orale (1 à 2 par jour maximum), Injection sous-cutanée, intra- musculaire ou intradermique (1 par jour) , Examen opthalmologique (1 par jour) – ces actes durent au maximum quelques minutes. Chirurgie sous anesthésie (jusqu’à quelques heures) avec un protocole et un suivi postopératoire adapté à l’espèce. Cette liste est non exhaustive.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève lors de procédures d’administration, de prélèvement de sang ou de pose de cathéter, n’excédant pas quelques minutes - Douleur légère à modérée en post-opératoire (quelques jours) pour les développements de techniques incluant de la chirurgie
Devenir
A l’issue des procédures N°1 à 4, les animaux seront réutilisés si possible dans un autre projet (par exemple études de toxicologie) si leur âge/ gabarit et antécédents est compatible. Les animaux ne pouvant pas être réutilisés seront proposés à l’adoption si leur état de santé est compatible et qu’il ne présente pas de danger pour l’environnement, la santé animale et les hommes. Les animaux seront euthanasiés a l’issue des procédures 5 et 6
Remplacement
Nécessité de réaliser les dernières étapes de la formation sur animaux vivants afin de mimer les conditions réelles des procédures expérimentales. L’utilisation d’animaux dans ce projet est essentielle afin de développer de nouvelles techniques qui seront utilisés ensuite dans des études précliniques ou dans des procédures de collecte de matrices (qui serviront pour le développement et la validation de techniques analytiques utilisées dans les études précliniques). Il est nécessaire de s’assurer au préalable que ces techniques sont bien adéquates et il faut donc mimer les conditions expérimentales de ces futures études ou procédures. C’est la raison pour laquelle, ce projet ne peut être réalisé in vitro, in silico ou ex vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux pour ce projet a été estimé en tenant compte du nombre théorique de personnel à former (recrutement pour remplacer ou création de postes, retour de congé longue durée, ….) et pour lequel un entretien de compétence est nécessaire, la variété de gestes techniques qui nécessitent une formation pratique, les potentiels développements nécessaires pour les futures études. Les gestes techniques suivants ne sont pas enseignés sur des animaux à seule visée de formation mais sont soit enseignés par tutoriat au cours des études soit ex-vivo réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés : implantation de micropuce, euthanasie, anesthésie, technique de suture des tissus. Pour la partie développement de techniques, des échanges sont réalisés avec les autres sites du groupe afin de collecter les pratiques et les procédures, ce qui permet in fine de limiter le nombre d’animaux utilisés. Dans la mesure du possible, les techniques sont d’abord mises au point ex vivo (si pertinent) afin de réduire le nombre d’animaux utilisés).
Raffinement
Le nombre d’actes de formation pouvant être réalisé par jour est limité (cf chaque procédure – 2 gavages maximum par jour). Les animaux utilisés dans les formations sont suivis quotidiennement (a minima une observation quotidienne), et ont regulièrement un examen physique. Les animaux utilisés dans ce projet bénéficient d’un programme d’enrichissement adapté à l’espèce (ex : planche de repos, batonnet de bois à ronger, jouet pour les lapins). Des points limites basés sur le comportement, l’état clinique et la perte de poids sont décrits dans une PSO interne et appliqués aux animaux de stock utilisés pour ce projet. Pour les développements/ mise au point, des points limites spécifiques sont décrits dans le plan d’étude ou la note technique si les points limites généraux de la PSO ne sont pas pertinents ou sont incomplets.
Choix des espèces
Il s’agit des espèces utilisées ensuite dans les études précliniques, les formations et développements de technique doivent donc se faire sur ces espèces. Du fœtus à l’âge adulte, puisque ces stades de développement sont utilisés dans l’étude préclinique
Dentaire
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Chiens : 108
216 animaux, 108 chats et 108 chiens, vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, puis réutilisés dans d'autres protocoles. Chaque animal subit trois anesthésies à un mois d'intervalle pour quantifier la plaque dentaire et évaluer l'effet d'un aliment sur le tartre, dans une démarche de recherche et développement de l'industrie de l'alimentation animale. Le porteur indique que les animaux seront réutilisés dans des protocoles d'appétence et de digestibilité. Il affirme qu'aucune autre étude ne peut servir d'alternative au protocole en place.
Objectifs
Pour évaluer l’efficacité d’un aliment sur le développement de la plaque dentaire et du tartre chez le chat et le chien, il est nécessaire de procéder à des évaluations : -Capacité du produit à induire un croquage et à brosser la surface dentaire, -Evaluation des formes, tailles et textures des aliments (secs ou humides) sur le comportement masticatoire (préhension, mastication et déglutition), -Evaluation des formes, tailles et textures des compléments alimentaires (barres à mâcher ou récompenses) sur le comportement masticatoire (préhension, mastication et déglutition). -Quantification de la plaque dentaire sur chien et chat sous anesthésie.
Bénéfices attendus
La validation des produits développés avant mise sur le marché et diffusion à grande échelle (réseau élevage, réseau clinique, magasins spécialisés), -La reformulation de ces produits pour améliorer leur efficacité sur la plaque dentaire et sur le tartre et garantir une meilleure santé bucco-dentaire aux chats et aux chiens, -La mise en place de protocoles de recherches pour trouver de nouvelles solutions nutritionnelles limitant le développement de la maladie parodontale, -La justification scientifique des claims dentaires apposés sur les packagings, -La création d’un certain nombre de documents pour l’interne et à destination des différentes filiales.
Procédures
3 anesthésies seront réalisées avec 1 mois d’intervalle.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sous anesthésie. L'anesthésie et l'utilization de analsésiques réduiront la douleur et la souffrance de l'animal. Les animaux ne souffriront pas pendant ce protocole et pourront se réveiller de manière contrôlée et sûre. Le risque d'anesthésie sera minimisé grâce à un schéma thérapeutique adéquat ainsi qu'à une surveillance constante de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire et d'aures signes vitaux par une équipe vétérinaire expérimentée et formée.
Devenir
Les animaux seront reutilisés dans autres protocoles appetance, Digestibilité RSS.
Remplacement
Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place.
Réduction
Le projet prévoit 8 à 10 animaux validés à la fin de l’étude avec une possibilité d’exclusion de 2 individus maximum. Aucune douleur, ni souffrance mentale ou physique n’est causée aux animaux au cours de ces tests. Et une attention permanente est portée à chaque animal durant la journée, leur lieu de vie étant à côté de celui des animaliers.
Raffinement
La douleur chez l'animal sera limitée par l'utilisation adéquate d'analgésiques pendant et aprés les tests, ainsi que d'une anesthésie volatile fournie avec de l'oxygène qui permettra de réaliser le protocole en toute sécurité et sans souffrance physique ou mentale pour l'animal. Et une attention permanente est portée à chaque animal durant la journée, leur lieu de vie étant à côté de celui des animaliers. Conditions d’hébergement des chats: Les chats vivent par groupes de 12 au maximum, dans des pièces collectives conformes à la réglementation en vigueur : propres, sécuritaires, éclairées par la lumière du jour et suffisamment grandes pour dissocier les zones d’alimentation, des zones de défécation/miction, ainsi que des zones de jeux. Une litière, changée quotidiennement, est à disposition des animaux et les pièces sont nettoyées tous les jours. Du matériel permettant aux chats de se cacher, des coussins, des perchoirs et des griffoirs sont installés dans chaque pièce. Enfin, des passages réguliers sont opérés par les animaliers en charge des animaux. De plus, chaque animal sort régulièrement de sa pièce et se promène dans les parcs extérieurs (minimum 25 minutes par jour). Conditions d’hébergement des chiens: Les petits chiens vivent par groupes de 8, dans des pièces collectives conformes à la réglementation en vigueur : propres (nettoyage quotidien), sécuritaires, éclairées par la lumière du jour et suffisamment grandes. Ces pièces comprennent une partie intérieure et extérieure. De plus, chaque animal sort régulièrement de son box et se promène au sein des animaliers ou dans les parcs extérieurs (minimum 4 heures). Les moyens et grands chiens vivent en box individuels conformes à la réglementation en vigueur : propres (nettoyage quotidien), sécuritaires, éclairés par la lumière du jour et suffisamment grands. Chaque box comprend une partie intérieure et extérieure, et communique avec un box voisin où vit également un chien, pour favoriser la sociabilisation. De plus, chaque animal sort quotidiennement dans les parcs extérieurs (minimum 4 heures).
Choix des espèces
Chaque espèce animale possède ses propres caractéristiques dentaires et dans le cas du chien, il existe de grandes variations de morphologies bucco-dentaires. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. De plus, il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la digestion, l’absorption et la métabolisation d’un aliment complet ou complément alimentaire chez ces espèces. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chats et chiens reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Enfin, des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Chats et chiens femelles et mâles âgés de 2 mois à 8 ans.
Mise en place d’un modele inflammatoire induit par le kaolin chez le chien
- Recherche appliquée
- Maladies animales
3 chiens vont être utilisés, réutilisés ensuite, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque chien reçoit sous anesthésie générale une injection de kaolin en huit points d'un membre pour déclencher une inflammation avec douleur, gonflement et légère fièvre, le modèle étant décrit comme réversible en cinq à dix jours. Le porteur héberge les animaux à l'isolement pendant l'étude et affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative pour prouver l'efficacité des anti-inflammatoires chez le chien. Il présente ce modèle comme "nécessaire" pour évaluer un nouvel anti-inflammatoire vétérinaire.
Objectifs
De nombreuses circonstances nécessitent d'administrer des produits anti-inflammatoires chez le chien afin de lutter contre la douleur, la fièvre et/ou un processus inflammatoire. La recherche tente de développer de nouveaux anti-inflammatoires pour une meilleure prise en charge des animaux. Au cours du cycle de développement d'un médicament vétérinaire à visée anti-inflammatoire, il est nécessaire d'évaluer l'intensité et la durée de cet effet soit lors d'essais cliniques sur des animaux présentant une inflammation spontanée, soit lors d'essais précliniques sur des animaux présentant une inflammation induite, Une mise au point de la technique d'induction de l'inflammation par une injection sous cutanée d'une solution de Kaolin au niveau d'un membre de l'animal en se basant sur les données bibliographiques existantes a été effectuée avec un effet du kaolin qui apparait dans les 24h après injection et qui est réversible au bout de 5 à 10 jours, des données insuffisantes non interprétables ont été obtenues avec grosse variabilité individuelle. L'objectif de cet amendement au projet est donc : 1-collecter plus de données interprétables pendant toute la durée notamment sur les premiers jours qui suivent l'induction. 2-de valider un modèle reproductible avec un minimum de variabilité.
Bénéfices attendus
Mise au point d'un modèle reproductible avec un minimum de variabilité permettant son utilisation pour évaluer l'efficacité d'un anti-inflammatoire chez le chien. Ce modèle sera nécéssaire pour évaluer l'efficacité d'un nouvel anti inflammatoire afin de lutter contre la douleur, la fièvre et/ou un processus inflammatoire.
Procédures
Injection d'une suspension de kaolin au niveau des métatarses, en 8 points par animal, sous anesthésie générale, intervention de moins de 1h par animal
Impact sur les animaux
Ce modèle peut entrainer de la douleur au site d'injection, un gonflement de l'extrémité du membre induit ou/et une légère hyperthermie. Les animaux seront observés plusieurs fois par jour par un personnel expérimenté pour une prise en charge rapide si besoin.
Devenir
Modèle réversible spontanément, sévérité cumulée modérée. Retour de tous les animaux dans le stock.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative permettant de prouver l'efficacité (intensité, durée d'action) des anti-inflammatoire chez le chien, il est donc nécessaire de recourir à ce modèle. Ce modèle sera nécéssaire pour évaluer l'efficacité d'un nouvel anti inflammatoire afin de lutter contre la douleur, la fièvre et/ou un processus inflammatoire. Ce modèle In vivo ne peut pas etre remplacé, il est nécessaire de recourir à l'animal.
Réduction
3 animaux est le nombre minimum pour avoir des résultats représentatifs, pour pouvoir démontrer la reproductibilité de ce modèle tout en minimisant la variabilité.
Raffinement
Les animaux seront hébergés individuellement de l'induction jusqu'à la fin de la phase animale. Cet hébergement en individuel est nécessaire durant l'étude pour éviter que les animaux ne rentrent en contact avec la zone induite d'un autre animal (douleur) et pour permettre une meilleur observation des animaux. Une attention particulière sera portée aux animaux pour avoir un enrichissement du milieu adapté pour éviter l'ennui: contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement, présence de jouets.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible des modéles inflammatoires et l'étude des variabilités individuelles Adulte, système immunitaire inné et adaptatif mature
Etudes de tolérance chez l’espèce cible.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.
Objectifs
Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.
Bénéfices attendus
Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).
Procédures
Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).
Impact sur les animaux
Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.
Devenir
La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.
Remplacement
Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).
Réduction
Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.
Raffinement
Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.
Choix des espèces
Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.
Etudes d’innocuité d’un médicament destiné au chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
400 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour évaluer l'innocuité de vaccins. Ils reçoivent le vaccin puis subissent des prélèvements variés, sanguins, écouvillons et parfois organes, sur des études allant jusqu'à 28 semaines. Une dizaine de chiens peuvent être réutilisés et une dizaine placés en adoption, les autres étant euthanasiés pour des prélèvements post mortem. Le porteur indique que l'évaluation sur l'espèce cible est une exigence réglementaire.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité d’un vaccin sur le chien ainsi que sur son environnement (animaux en contact, environnement, humains). Ces études sont encadrées selon les exigences de la Directive Européenne 2010/63/UE, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH, EMEA) et d’autres exigences spécifiques à chaque pays.
Bénéfices attendus
Ces études permettent in fine d’assurer le soin des animaux avec des produits présentant un risque minimal. Elles permettent également aux propriétaires de disposer des meilleurs traitements pour leurs animaux.
Procédures
Après l’administration du vaccin, les paramètres cliniques (dont l’état général, examen de la zone d’injection, poids, température rectale) sont suivis et les paramètres biologiques (dont hématologie, biochimie, excrétion virale) peuvent être mesurés à des intervalles définis. En fonction de la bibliographie et des connaissances acquises sur les produits mmunologiques, les conditions d’administration du vaccin (site et voie d’administration, doses, nombre d’injection, et intervalle entre les injections) sont optimisées. Si le produit immunologique étudié est un vaccin vivant atténué, la diffusibilité, persistance et réversion à la virulence peuvent être étudiées. Des prélèvements (prélèvements sanguins, écouvillons buccaux, trachéaux, oculaires, nasaux, rectaux, urine, organes) permettent de constater si l’agent est excrété. Une sédation peut être réalisée pour certains prélèvements. La durée des études est comprise entre 2 et 28 semaines et dépend de l’objectif de l’étude et du type de produit immunologique étudié. Seule la répétition des administrations et des prélèvements sur le long terme peut occasionner une gêne. Si l’opérateur le juge nécessaire, une anesthésie ou d’autres mesures (dont alternance des sites de prélèvement, analgésie de l’animal) peuvent être envisagées pour limiter les contraintes de l’animal. Les actes sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une contention adaptée pour que le geste sur l’animal soit le moins douloureux et traumatisant pour ce dernier.
Impact sur les animaux
La douleur légère liée à l’administration peut être réduite par un massage de la zone ou une injection lente. En cas de prélèvements douloureux ou répétés, une anesthésie et/ou un changement de la zone de prélèvement peuvent être mis en place.
Devenir
Les animaux, sur lesquels des prélèvements post mortem (reins, foie, gonades…) ou une exérèse post-mortem de la zone d’injection est requise, sont euthanasiés. Dans des cas exceptionnels, si les points limites sont atteints, les animaux sont euthanasiés pour raison éthique. Les animaux, n’étant pas réutilisés ou adoptés par la suite, sont euthanasiés
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit thérapeutique consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le vaccin. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Lorsque les modèles existent, un premier test sur des espèces alternatives (notamment des rongeurs) est réalisé afin de réduire le nombre de chiens utilisés.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) afin de minimiser le nombre de chiens utilisés tout en limitant les études non conclusives. Un animal peut recevoir plusieurs vaccins n’ayant pas d’interactions entre eux, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Lorsque le statut des animaux le permet et que les chiens ont été impliqués dans des procédures de grade léger, ils peuvent être réutilisés dans une nouvelle procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les chiens ayant recouvré un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, sont réutilisables.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des chiens est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie de l’animal peut être envisagée lors de certains actes. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans la majorité des cas, tous les animaux sont hébergés en groupe. Les chiens ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire. Le chien est l’espèce cible pour le produit testé. La majorité des chiens utilisés sont des chiots âgés d’environ 8 semaines ou des adultes. En effet, une fois commercialisé, le vaccin pourra être administré à des animaux à partir de 8 semaines d’âge. L’âge minimum dépend de l’objectif de l’étude, du vaccin testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités. Dans de rares cas, pour les chiots de moins de 8 semaines, soit avant sevrage des animaux, l’administration du vaccin se fait en présence de la mère sauf lorsqu’un sevrage précoce est réalisé (chiot de 6 semaines minimum). Exceptionnellement, l’étude peut porter sur des mères gestantes. Afin de démontrer de l’innocuité de la fonction reproductrice, il est possible de tester le vaccin sur des femelles durant toutes les étapes de gestation. Dans d’autres cas, il est possible d’importer des mères gestantes dans le but de tester l’innocuité et la diffusibilité du vaccin sur des chiots âgés de 4 à 8 semaines. En effet, le transport des chiots âgés de moins de 8 semaines sans la mère n’est pas autorisé.
Immunisation chez le chien : Production de sérum et études d’efficacité d’un médicament destiné au chien par suivi de la réponse immune
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
525 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour produire du sérum et suivre la réponse immunitaire à des vaccins. Ils reçoivent jusqu'à six injections et des prélèvements sanguins répétés, et pour la production de sérum des prélèvements sanguins terminaux sous anesthésie profonde qui entraînent leur mort. Neuf chiens peuvent être réutilisés dans d'autres projets et neuf placés en adoption, les autres étant euthanasiés. Le porteur affirme que le recours à l'espèce cible est "indispensable" et relève d'une exigence réglementaire.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité par suivi de la réponse immune d’un vaccin destiné au chien. Les études d’efficacité permettent de connaitre le niveau de réponse immunitaire induit par le produit chez l’animal grâce à des paramètres évalués par des analyses de laboratoires. Le suivi suite à l’administration du vaccin permet de répondre à des exigences réglementaires ou de produire chez le chien une grande quantité d’anticorps dirigés contre une valence spécifique. A la suite de ce projet, les anticorps spécifiques produits sur l’animal peuvent être injectés à d’autres chiens afin de les immuniser de façon passive.
Bénéfices attendus
Le suivi suite à l’administration du vaccin permet de répondre à des exigences réglementaires ou de produire chez le chien une grande quantité d’anticorps dirigés contre une valence spécifique. A la suite de ce projet, les anticorps spécifiques produits sur l’animal peuvent être injectés à d’autres chiens afin de les immuniser de façon passive. Ce projet permet également la production de sérum pour les laboratoires afin qu’il soit utilisé comme réactif. L’intérêt final de ces études est de permettre le soin des animaux avec des produits efficaces et présentant un risque minimal.
Procédures
Pour la procédure d'évaluation de l'efficacité par suivi de la réponse immune, les animaux peuvent recevoir 1 à 5 administrations de vaccin de 2 à 5 semaines d'intervalle en fonction du produit étudié et des modalités d'administration. Des prélèvements sanguins intermédiaires à 24h d'intervalle, ainsi que des écouvillons nasaux et trachéaux peuvent être effectués en fonction de l'objectif scientifique. Dans les cas de douleurs liés à l’administration, ou de prélèvements répétés et/ou invasifs, une anesthésie peut être pratiquée pour soulager l’animal. Les paramètres mesurés lors de cette procédure sont de deux types : - Paramètres cliniques (liste non exhaustive) : poids - température rectale – examen clinique général - Paramètres biologiques (liste non exhaustive): sérologie – immunologie - l’isolement viral pour vérification du statut de l’animal – hématologie/biochimie. Pour ce faire, différents types de prélèvements sont nécessaires. Les études d’efficacité sont de deux types : - Les études d’efficacité immédiate dont la durée maximale est de 20 semaines. - Les études de durée d’immunité dont la durée maximale est de 5 ans. Pour la procédure immunisation pour production de sérum, les animaux peuvent recevoir de 2 à 6 injections. Fréquence de deux fois par semaine jusqu’à toutes les 4 semaines. Des prélèvements sanguins sont réalisés à différents moments de l’étude pour vérifier le niveau de séroconversion des chiens. Si des signes d’inconfort ou de douleur sont détectés, une anesthésie peut être administrée pour soulager l’animal
Impact sur les animaux
La répétition des administrations et des prélèvements sur le long terme peut occasionner un stress chez les animaux. En cas de prélèvements sanguins répétés, une sédation ou un changement de site de prélèvement peuvent être mis en place. Les administrations et les prélèvements sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une contention adaptée pour que l’acte soit le moins douloureux et traumatisant pour l’animal.
Devenir
Pour la procédure expérimentale : Evaluation de l’efficacité d’un vaccin chez le chien par suivi de la réponse immune : Dans des cas exceptionnels, si un des points limite est atteint, l'animal est euthanasié. En fonction des études antérieures et si leur statut le permet, les animaux peuvent être utilisés dans d’autres projets.Si les circonstances le permettent (acquéreur sérieux, bonnes conditions d’accueil après examen du candidat par la SBEA), les chiens peuvent être adoptés. La réutilisation et le placement de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. Les animaux n’étant pas réutilisés ou adoptés par la suite sont euthanasiés. Pour la procédure expérimentale : Immunisation de chiens pour production de sérum : Après anesthésie profonde, des prélèvements sanguins terminaux sont réalisés sur les animaux. Tous les animaux sont euthanasiés
Remplacement
Lorsque cela est possible une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats, ce qui permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Lorsque les modèles existent, un premier test sur des espèces alternatives (notamment des rongeurs) est réalisé afin de réduire le nombre de chiens utilisés. Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable, les résultats obtenus sur espèces alternatives n’étant pas complètement extrapolables. C’est pourquoi le test sur l’espèce cible est une exigence règlementaire.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre de chiens utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Lorsqu’il s’agit de récolte de sérum, le nombre d’animaux est dépendant du volume de sérum nécessaire.
Raffinement
Les études d’immunisation ont pour objectif de connaitre le taux d’anticorps protecteur pour différents agents pathogènes et donc, in fine, de réduire le nombre d’animaux utilisés dans des procédures sévères. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie peut être réalisée pour les prélèvements sanguins répétés. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Les chiens sont hébergés en groupe et ont à disposition des méthodes d’enrichissement (dont des jouets, changés de manière hebdomadaire, paniers et/ou bancs de couchage) afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. La SBEA garantit constamment l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire. Lors de la production d’anticorps, il est indispensable qu’ils soient produits dans l’espèce cible. La majorité des chiens utilisés sont des chiots âgés d’environ 8 semaines ou des chiens adultes. En effet, une fois commercialisé, les animaux recevront le vaccin pour la première fois à partir de 8 semaines d’âge. L’âge minimum dépend de l’objectif de l’étude, du vaccin testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités. Dans des cas très exceptionnels, il est possible d’importer des mères gestantes dans le but de tester l’efficacité du vaccin sur des chiots âgés de 4 à 8 semaines.
Mise en place et utilisation de modèles canins de dermatite de contact par allergie à différentes molécules.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
45 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, gardés vivants ensuite pour une éventuelle réutilisation ou un placement. Leur peau est lésée avec un adhésif puis exposée à un allergène pour déclencher une dermatite de contact, avec jusqu'à huit biopsies cutanées par animal sous anesthésie locale, dans le but de tester des traitements de la dermatite atopique canine. Le porteur héberge une partie des chiens en cage individuelle quelques jours et revendique un modèle applicable "rapidement sur le terrain". Il affirme que la maladie met en jeu des réactions impossibles à reproduire sur peau artificielle et justifie le recours à l'animal par l'observation des effets sur un "organisme entier".
Objectifs
dermatite de contact est une maladie inflammatoire qui représente 1 à 10% des maladies de peau chez le chien. C’est une maladie qui est responsable d’abandons ou euthanasies. Une molécule étrangère traverse la peau et entre en contact avec les cellules de Langerhans. Ces cellules, après avoir phagocyté la molécule, vont présenter l’antigène aux lymphocytes T helper. Ces lymphocytes T activés produisent des interleukines qui induisent la prolifération des lymphocytes T spécifiques, effecteurs et mémoires, qui circulent alors dans tout le corps. Lors d’un second contact avec la molécule étrangère, les cellules de Langerhans activent les lymphocytes T se trouvant au point d’entrée de la molécule étrangère ce qui déclenche l’inflammation. L’objectif de ce projet consiste à : - Induire plusieurs modèles de dermatite de contact par allergie à un allergène chez le chien - Evaluer l’allergie de contact par un ensemble de critères afin de mieux comprendre l’allergie et de pouvoir la caractériser d’un point de vue physiologique et clinique. - Evaluer différents traitements innovants
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet de disposer d'un modèle pour étudier des médicaments de traitement de la dermatite atopique du chien.
Procédures
Nous réalisons une application d'un allergène sur la peau après avoir lésé la peau avec un adhésif type scotch. Ensuite, une fois le chien sensibilité, nous appliquons à nouveau l'allergène sur la peau lésée en un autre endroit et évaluon la réactions allergique locale. Pour suivre la réactions cutantée nous réalisons des biopsies cutanées de 6-8mm à raison d'un maximum de 8 biopsiées sur la totalité du protocole par chien, sous anesthésie locale.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour le chiens sont : l'hébergement temporairement en cage individuelle, mais limité à quelques jours suivant l'application des haptènes, ainsi que les biopsies cutanées sous anesthésie locale (maximum de 8 biopsies par procédures)
Devenir
0Les chiens sont conservés pour une éventuelle réutilisation ou ils pourront ensuite être placés.
Remplacement
La dermatite de contact par allergie est une affection complexe. Cette maladie met en jeu des réactions locales et systémiques qui ne peuvent être reproduites sur peau artificielle ou par toute autre technique de substitution. Il est, donc, nécessaire, pour la mise en place et l’évaluation de traitements innovants, de disposer d’un modèle animal en vu d’un traitement chez le chien, voire chez l’homme. Le fait d’utiliser des animaux permet d’observer les effets de la maladie sur un organisme entier.
Réduction
Nous utiisons le nombre minimum nécessaire de chiens pour avoir des indications applicables rapidement sur le terrain. Avec 4 à 5 animaux par haptène et par traitement, nous pouvons orienter le choix d'un traitement.
Raffinement
La procédure est peu invasive. Les contraintes sontlimitées. La plupart du temps, les chiens sont hébergés en groupes sociaux, avec un enrichissement adapté et l'accès à l'extérieur. Les procédures sont réalisées par des vétérinaires spécialisés en dermatologie. L'hébergement et les soins quotidiens sont assurés par une équipe formée au suivi des chiens et à la détection des signes d'inconfort. Les chiens peuvent ensuite être réutilisés voire placés.
Choix des espèces
Le chien est la seul espèce animale qui présente une dermatite de contact aux protéines semblable à celle de l’homme sur le plan clinique et pathogénique. C’est également une maladie fréquente avec des formes graves. L’utilisation de chiens permettra, d’une part, d’approfondir les connaissances sur la dermatite de contact et ainsi de pourvoir explorer le rôle de l’allergène dans le déclenchement ou l’aggravation de la maladie et, d’autre part, de tester un traitement basé sur l’application de micro ou nanoparticules. Adultes, car l'étude de l'allergie nécessite un système immunitaire mature.
Evaluation de l’exposition humaine à un antiparasitaire après une seule application externe chez le chien
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
8 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis renvoyés au stock de l'établissement en vue d'une réutilisation. Chaque chien reçoit une application cutanée d'un antiparasitaire, puis est caressé par une personne gantée à intervalles réguliers pendant vingt-huit jours pour mesurer la quantité de produit transférée à l'humain. Le porteur reconnaît que l'hébergement individuel imposé durant cette période constitue une nuisance, qu'il dit compenser par des jouets et des interactions renforcées. Il présente le recours au chien comme "indispensable" et "nécessaire" pour évaluer l'exposition des propriétaires.
Objectifs
Le but de ce projet est de déterminer la quantité de principe actif qui pourrait être transféré de l'animal à l'homme au cours du temps après application d'un nouvel antiparasitaire externe appartenant à la famille des phénylpyrazolés couplé à une substance active appartenant à la famille des esters carboxyliques chez le chien.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont principalement de pouvoir démontrer que l'utilisation de cette formulation test comme antiparasitaire respecte les normes de sécurité pour les manipulateurs.
Procédures
Les animaux seront soumis à une application de la formulation test par voie topique. Puis des caresses seront faites aux animaux afin de pouvoir quantifier la quantité de l'élément test présente sur les gants de la personne qui fait les caresses au cours du temps. Fréquence des caresses: Avant application 1 h, 4 h, 12 h, puis Jour 1, 2, 4, 7, 14, 21 et 28 aprés l'unique application
Impact sur les animaux
Pour ce projet , les animaux seront hébergés individuellement pendant 28 jours. Cela est absolument nécéssaire pour éviter les risques de contamination entre les animaux. Pour essayer de minimiser au maximum cette nuisance, un enrichissement du milieu adapté (présence de jouets, de tablettes) et des interactions renforcées avec les soigneurs seront mis en place pour éviter l'ennui. Pas d'autres effets indésirables sont attendus sur ce projet
Devenir
Retour des animaux dans le stock aprés cette procédure
Remplacement
Dans ce projet, il s'agit d'évaluer l'impact ,de l'application d'un antiparasitaire externe couplé à une substance active ayant un effet insecticide chez le chien, pour l'homme. Les animaux de compagnies étant en contact étroit avec l'homme, il est nécessaire d'étudier l'exposition des propriétaires à ces médicaments en particulier lorsqu'ils caressent l'animal dans le but d'évaluer tous risques d'intoxication (passage à travers la peau, absorption orale lorsqu'un enfant met ses mains à la bouche....) Il est donc indispensable de recourir à l'animal dans ce type de projet.
Réduction
1 seul lot de 8 animaux. Le nombre d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la variabilité des résultats attendue et des recommandations de la ligne directrice.
Raffinement
Les boxes des animaux seront séparés par des parois en plexiglass sur une certaine hauteur afin d'éviter tout contact physique direct mais en favorisant les autres les autres sens. Un enrichissement du milieu adapté (présence de jouets, de tablettes) et des interactions renforcées avec les soigneurs seront mis en place pour éviter l'ennui. Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.
Choix des espèces
Dans ce projet, le chien est l'espèce cible. Adulte, stade le plus approprié pour ce type d'essai
Etude du portage de Leishmania infantum chez les chiens dans les Cévennes
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
1850 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous rendus à leurs propriétaires à l'issue. Chaque chien, appartenant à un particulier, subit une prise de sang, une biopsie cutanée de l'oreille et une ponction de ganglion sur animal vigile, pour évaluer le portage du parasite de la leishmaniose dans les Cévennes. Le porteur indique une douleur d'intensité légère comparable à une piqûre d'aiguille, et prévoit une anesthésie locale pour la biopsie. Il décrit une étude de terrain pour laquelle "aucun modèle in vitro n'est possible".
Objectifs
La leishmaniose canine est une maladie en expansion, à partir du pourtour méditerranéen et pour laquelle un foyer dans les Cévennes a été identifié depuis plusieurs années. Elle est causée par un parasite, Leishmania infantum, qui est transmis, majoritairement, à la faveur d’une piqûre par un petit moucheron, appelé phlébotome. Le chien est le principal réservoir de ce parasite. La dernière étude évaluant la prévalence de la leishmaniose canine dans ce foyer date de 2003. Entre temps, des outils diagnostiques et préventifs ont été développés. Ainsi, il existe maintenant des répulsifs efficaces contre les phlébotomes ainsi qu'un vaccin canin. Les chiens atteints par cette maladie doivent suivre un traitement à vie, très coûteux et de nombreuses rechutes sont possibles. Il s'agit d'une maladie touchant aussi l’Homme, mais dans une moindre mesure. Les nouvelles mesures préventives et l'extension géographique des phlébotomes causée par le réchauffement climatique ont pu influencer le taux de chiens atteints. L’objectif de ce travail est de déterminer le portage du parasite, Leishmania infantum, dans un échantillon de la population canine vivant dans les Cévennes, ceci afin d’évaluer l’importance du réservoir canin annuellement. En effet, depuis le début des années 2000, l’utilisation de répulsifs (collier, spot-on) et la vaccination ont probablement modifié le nombre de chiens porteurs du parasite.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’impact de l’utilisation des mesures préventives (répulsif et vaccination) sur le portage et la maladie chez les chiens. Ainsi, le risque pour l’Homme pourra être mieux défini.
Procédures
La procédure comprend 3 prélèvements (prise de sang, biopsie cutanée et ponction de ganglion) et aura lieu sur des animaux vigiles. L'ensemble de la procédure sera réalisée en moins de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances ou effets indésirables attendus sont du stress lié à la procédure d’immobilisation et aux prélèvements, mais cependant comparable à un bilan classique réalisé dans le cadre d'une consultation vétérinaire. Une douleur d’intensité légère, comparable à la piqûre d’une aiguille, pourra survenir.
Devenir
Tous les chiens, appartenant à des propriétaires privés, retourneront dans leur lieu de vie habituel.
Remplacement
Concernant la règle du remplacement, il s’agit d’une étude de terrain visant à étudier le portage chez l’animal réservoir du parasite. Donc aucun modèle in vitro n’est possible.
Réduction
Le nombre de chiens a été calculé selon une formule statistique présentée précédemment afin d’obtenir un échantillon représentatif de la population et permettant d’avoir des résultats significatifs.
Raffinement
Pour répondre aux exigences de raffinement, nous avons prévu une anesthésie locale pour la biopsie cutanée, afin de ne pas entrainer de souffrance inutile, bien que cet acte ne soit généralement pas très douloureux. De plus, nous avons choisi de ne pas réaliser d'anesthésie générale dans la mesure où la balance bénéfice/risque d'une anesthésie générale pour une biopsie cutanée de 3 mm sur l'oreille n'est pas favorable, d'autant plus sur des chiens où des bilans pré-anesthésiques n'ont pas été effectué. Les autres actes sont des procédures de routine et pour lesquels il n'est pas nécessaire de mettre en place une prise en charge anesthésique. Les prélèvements seront réalisés en présence des propriétaires, ce qui permet de réduire le stress de l’animal.
Choix des espèces
Les chiens sont le réservoir principal de Leishmania infantum. Ce seront des chiens âgés de plus de 6 mois, ayant passé au moins une saison entière durant la période de transmission. Ceci afin que les chiens aient été exposés au risque de piqûre de phlébotomes au moins pendant 5 mois.