Mammifères "de rente"

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  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 15
Souffrances
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Devenir
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 15

15 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. On leur ouvre le thorax par sternotomie, on ligature une artère coronaire pour provoquer un infarctus, on implante un dispositif lumineux dans le ventricule gauche, avec suivi par IRM et huit prélèvements sanguins sur cinq heures. Le projet teste ce dispositif de photobiomodulation censé limiter les lésions de reperfusion, les retombées pour les patients étant renvoyées à un éventuel essai clinique ultérieur. Le porteur décrit le porc comme le "modèle le plus pertinent à l'heure actuelle" pour la circulation coronaire humaine.

Objectifs

L'infarctus du myocarde se définit comme la nécrose d'une partie du muscle cardiaque, lorsque cette zone n'est plus irriguée par les artères coronaires qui lui apportent l'oxygène véhiculé par le sang. La prise en charge de l’infarctus du myocarde consiste à rétablir le flux sanguin en débouchant l’artère le plus rapidement possible après le début des symptômes. Bien que cette reperfusion soit obligatoire pour la survie du patient, elle engendre par elle-même des répercussions que l’on associe aux problèmes d’ischémie/reperfusion qui peuvent induire des phénomènes de mort tissulaire jusqu’à plusieurs jours après la reperfusion. La thérapie par Photobiomodulation (PBM) se définit comme une irradiation lumineuse athermique et non ionisante aux longueurs d’ondes visible et proche infrarouge, notamment, pour stimuler la consommation d’oxygène en phase d’hypoxie ou stimuler la réponse cellulaire et tissulaire afin d’améliorer la cicatrisation des tissus et en réduire l’inflammation. Ainsi nous souhaitons démontrer l’efficacité de la thérapie par PBM in situ sur le tissu myocardique ischémique à réduire significativement la perte de la fonction myocardique après reperfusion. L’objectif de cette étude préclinique est d’évaluer la sécurité, la performance et l’efficacité d’un dispositif médical innovant permettant le traitement en phase aiguë de l’ischémie/reperfusion cardiaque par la PBM sur un modèle de porc de taille réduite sur lequel nous induirons une ischémie cardiaque suivie d’une reperfusion de la coronaire. De façon générale, le porc possède une physiologie coronaire et cardiaque très semblable à l’homme. Cette vascularisation est très intéressante pour les travaux sur les maladies coronariennes et fait du porc le modèle le plus pertinent à l’heure actuelle pour ce domaine particulier. La mise au point du modèle expérimental porcin d’ischémie-reperfusion en phase aiguë a été réalisée dans le cadre d’une étude ultérieure qui nous a permis de caractériser par IRM les dommages cardiaques consécutifs à une lésion d’ischémie-reperfusion. Pour ce projet, un total de 15 porcs seront utilisés. Les animaux seront profondément endormis sous anesthésie générale, avec une prise en charge de la douleur due à la chirurgie. A l’issue du protocole, l’animal, toujours placé sous anesthésie générale, sera euthanasié et du matériel biologique (sang, organes, tissus) seront prélevés pour analyse.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’obtenir des preuves de concept d’efficacité de notre traitement par PBM dans un modèle d’ischémie-reperfusion cardiaque en phase aiguë. Nous voulons développer un produit qui permet d’irradier le cœur in situ pour permettre à la technologie de traitement par PBM de pallier significativement les effets de la reperfusion lors de la prise en charge de l’infarctus aigu du myocarde. Sur la base des résultats obtenus, nous pourrons soumettre une étude préclinique d’efficacité en phase chronique et dans les circonstances de non-risques potentiels (sécurité, performance et efficacité du dispositif médical), un essai pilote d’étude clinique sera proposé afin d’évaluer notre traitement par PBM chez des patients présentant une ischémie cardiaque. Cette nouvelle approche thérapeutique réduira significativement les lésions et la perte de la fonction cardiaque suite aux phénomènes délétères de la reperfusion suivant ischémie.

Procédures

La procédure est sans réveil et sera réalisée sous anesthésie générale durant toute la procédure. Les animaux seront prémédiqués, intubés et anesthésiés (mélange halogéné + O2 + air) durant toute l’intervention. L’oxymétrie sera contrôlée par un capteur approprié qui vérifiera la saturation en oxygène. En début d’intervention, les porcs seront sous un mélange O2 (à 0,5 l/min) et air à (0,5 l/min) afin d’obtenir une FiO2 autour de 52%. Cette anesthésie permettra à l’animal d’être en anesthésie profonde et sans souffrance. - La procédure chirurgicale (sternotomie, ligature de l’IVA, mise en place du dispositif médical dans le ventricule gauche) sera réalisée sur tous les animaux, 1 seule fois, avec un suivi pendant 5h de la procédure, puis sacrifice (animal toujours placé sous AG) - Le suivi par imagerie IRM sera réalisé sur tous les animaux sous AG durant les 5 h de procédure - Prélèvements sanguins (via le cathéter veineux central) sur tous les animaux, 8 fois, durant les 5h de procédure. - Prélèvements des tissus et organes au sacrifice.

Impact sur les animaux

Cette procédure en phase aiguë est sans réveil. Tous les animaux seront placés sous anesthésie générale durant toute la procédure, avec une prise en charge de la douleur. Les effets indésirables attendus pourraient survenir lors de la phase d’ischémie cardiaque et lors de la phase de reperfusion : une trop forte instabilité hémodynamique pourrait entraîner des arythmies et des fibrillations ventriculaires. Des manœuvres de réanimation (massages cardiaques et défibrillation par électrochocs) ainsi qu’une médication appropriée (anti-arythmiques, adrénaline) sont prévues afin de minimiser les risques. Cependant, nous ne pouvons pas exclure un décès de l’animal qui sera prononcé après 50 minutes de réanimation non efficace.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les animaux (toujours placés sous anesthésie générale) seront sacrifiés par injection veineuse de Doléthal® afin de prélever les tissus (veine jugulaire) et organes (cœur, poumons) qui seront observés macroscopiquement lors de l’explantation. Ces échantillons seront ultérieurement étudiés par analyse histologique afin de nous permettre d’observer d’éventuelles lésions tissulaires, de quantifier la zone à risque et d’évaluer ainsi la sécurité de notre dispositif médical implanté in vivo.

Remplacement

Les effets de la PBM ont été testés au préalable sur des cellules cardiaques en cultures et sur des embryons de poulet. Notre dispositif médical nécessite aujourd’hui une évaluation dans un modèle préclinique de taille humaine (porc) avant le passage chez l’homme.

Réduction

Pour cette étude, le nombre total d'animaux a été réduit au maximum à 15 individus traités par PBM ; cet effectif permettra de réaliser une comparaison statistique avec les résultats du groupe témoin obtenus lors d’une étude précédente. Après expérimentation, du matériel biologique (organes, tissus) pourra être prélevé. Ces prélèvements pourront éventuellement servir pour les besoins d’autres études non liées à ce protocole, sans utiliser d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour réduire le mal être de l’animal lors de nos interventions : - les animaux seront placés sous anesthésie générale pendant toute la procédure, avec une prise en charge de la douleur - L’entrée des porcs dans la structure expérimentale est programmée de façon à fournir aux animaux un environnement optimum (mise en loge d’expérimentation collective au minimum 7 jours avant l’intervention…). Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupe sociaux avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire. - Lors du transfert du site d’hébergement au site d’expérimentation, les animaux seront tranquillisés par une injection en IM de Stresnil®. - Pour la mise à mort, l’animal est toujours placé sous anesthésie générale avant induction d’une surcharge de Doléthal®.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie pour notre étude est le porc adulte de taille réduite (lignée FBM, âgés de 12-20 mois, 55-70kg) qui présente une taille adulte pertinente pour tester notre dispositif à taille réelle et une anatomie vasculaire suffisamment proche de l’homme pour en faire un modèle satisfaisant d’essai préclinique. Ces porcs de taille réduite permettent de travailler sur des porcs adultes représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies d’intérêt chez l’homme. Souvent les autres groupes travaillent sur des porcs charcutiers pris à un âge très jeune pour avoir un poids manipulable mais leur réactivité tissulaire et en particulier vasculaire relève plus de la pédiatrie et n’est absolument pas prédictive de ce qui se passe chez l’homme adulte. …. Nous utiliserons des porcs adultes de taille réduite, d’âge supérieur à 1 an, de sexe mâle (castré) ou femelle, ayant un poids compris entre 55 et 70 kg. L’éleveur est le fournisseur exclusif de cette souche de porcs (lignée FBM). Nous avons des données expérimentales importantes sur ce type d’expérimentation, nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles sans réveil de l’animal. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Ce modèle animal nous permet : - De travailler sur des animaux représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies chez l’homme. - D’utiliser notre dispositif médical en taille réelle. - De transposer les connaissances acquises vers une utilisation clinique humaine.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Bovins : 235
Souffrances
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▲ 225
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Devenir
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 25
 210

235 bovins vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de léger à sévère, la plupart tués à l'issue et 25 réutilisés. Le projet fait naître des veaux porteurs de variants génétiques par collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire, pour étudier des anomalies présentes naturellement dans certaines races. Une fois le nombre de fœtus ou de veaux atteint, les animaux porteurs de l'anomalie sont euthanasiés puis autopsiés, et les vaches receveuses gestantes abattues en abattoir commercial pour récupérer le fœtus. Le porteur présente ces gestes comme des pratiques d'élevage courantes et revendique le bovin comme "animal modèle" plus proche de l'humain que la souris.

Objectifs

Ce projet vise à procréer des bovins porteurs de variants génétiques suspectés d’être responsables d’anomalies génétiques, détectés dans le cadre de différents projets de recherche en cours ou à venir sur ce thème.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à étudier chez le bovin l’effet de mutations apparues naturellement dans cette espèce et à améliorer notre connaissance de la fonction de gènes impactés. Dans le cas de mutations présentant des similitudes avec des syndrômes humains, le bovin peut alors servir d'animal modèle, plus proche de l'homme que la souris par exemple.

Procédures

Les animaux seront soumis, selon leur sexe, à des procédures de reproduction classiquement utilisées en élevage telles que collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire. Du sang leur sera également prélevé une fois.

Impact sur les animaux

Lélevage et les procédures appliquées aux animaux de ce projet ne diffèrent pas de pratiques d'élevage classiques.

Devenir

Lorsque le nombre de foetus ou de veaux nécessaires à l'étude de l'anomalie sera atteint, les animaux porteurs de l'anomalie d'intérêt seront euthanasiés et soumis à des prélèvements post mortem afin d'étudier les symptômes de l'anomalie. De même, les vaches receveuses qui seront gestantes à l'issue du transfert et dont on souhaite récupérer le foetus seront abattues dans un abattoir commercial. Les porteuses qui donneront naissance à un veau pourront être réutilisées.

Remplacement

L’expérimentation sur les animaux sera remplacée tant que possible par des études in vitro et in silico.

Réduction

Le nombre d’animaux étudié par anomalie sera réduit au strict nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables (nmax=10 cas et 10 contrôles). Les animaux cas et contrôles analysés seront tous issus d'un même père voire des mêmes parents si possible, afin de réduire la variabilité de leur fond génétique et la variabilité phénotypique qu'elle peut induire à l'intérieur de chaque groupe. Notre choix se portera sur l'étude de variants et anomalies génétiques à pénétrance complète, i.e. pour lesquelles tous les animaux du groupe cas sont sensés exprimer des symptômes, et donc réduire le nombre d'animaux nécessaire à la mise en évidence d'un effet significativement différent. Un effet sexe sera pris en compte dans les analyses.

Raffinement

Quel que soit l’âge des animaux étudiés, les prélèvements invasifs ne sont effectués que post-mortem. Les conditions d'hébergement, d'alimentation, de prophylaxie et de traitement des animaux sont peu ou pas modifiées par la mise en oeuvre du projet. Les divers prélèvements seront assurés par du personnel expérimenté, avec du matériel et une contention adaptés.

Choix des espèces

Les mutations étudiées sont présentes naturellement dans certaines races bovines et nous disposons dans cette espèce de tous les outils nécessaires pour étudier leurs conséquences phénotypiques. Recréer ces mutations à l’identique dans des espèces modèles conventionnelles (souris, rat, etc.) serait techniquement difficile et pas toujours pertinent en fonction des symptômes attendus. En fonction de l’anomalie étudiée, les animaux seront utilisés au stade fœtal dans le premier tiers de la gestation ou après la naissance. Dans ce cas ils seront conservés jusqu’à attendre l’âge de produire des gamètes (environ 15 à 24 mois). Enfin les mères porteuses des embryons seront des vaches en fin de carrière productive destinées à la réforme, en bon état physiologique et capables de recevoir des embryons.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Moutons : 8
Souffrances
▲ 8
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Devenir
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 8

8 brebis vont être utilisées, anesthésiées pour des séances d'imagerie de trois à quatre heures sur trois jours, puis tuées à l'issue de la dernière acquisition. Elles reçoivent une injection d'agent de contraste pour mettre au point une échographie 3D super-résolue, comparée à l'IRM et à l'artériographie, avant un angioscanner cérébral post-mortem de très longue durée. Le porteur justifie le choix de la brebis par l'épaisseur de son crâne, proche de celle de l'humain, et affirme qu'il "n'existe pas de méthodes substitutives in vitro, ex vivo ou par simulation". Il s'agit d'une phase de mise au point technique sur animaux sains, préalable à un usage envisagé chez l'humain.

Objectifs

Nous souhaitons développer et utiliser l’échographie super-résolue pour diagnostiquer les AVC ischémiques et hémorragiques chez l’humain après une phase de développement chez l’animal. La technique de Microscopie par Localisation Ultrasonore (ULM en anglais) a été inventée en 2010 et démontrée dans le cerveau de rat. Cette technique consiste à tracer à l’échelle du micromètre le parcours d’un agent de contraste ultrasonore approuvé en clinique qui consiste en une solution de microbulles injectables (Sonovue®, Bracco) et restreintes au domaine vasculaire. L’ULM a ainsi pu cartographier la structure vasculaire à l’échelle des pré-capillaires chez l’animal et a aussi été utilisée depuis chez l’humain.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons développer et utiliser l’échographie super-résolue pour diagnostiquer les AVC ischémiques et hémorragiques chez l’humain après une phase de développement chez l’animal. La technique de Microscopie par Localisation Ultrasonore (ULM en anglais) a été inventée en 2010 et démontrée dans le cerveau de rat. Cette technique consiste à tracer à l’échelle du micromètre le parcours d’un agent de contraste ultrasonore approuvé en clinique qui consiste en une solution de microbulles injectables (Sonovue®, Bracco) et restreintes au domaine vasculaire. L’ULM a ainsi pu cartographier la structure vasculaire à l’échelle des pré-capillaires chez l’animal et a aussi été utilisée depuis chez l’humain.

Procédures

Les animaux suivroint deux procédures : Mise au point de l’angiographie 3D ULM et Imagerie par IRM et artériographie. Des sédations et anestésies générales seront nécesaires sur 3 jours, la mise à mort est prévue à la fin de la dernière séance d'acquisition de données. Les séances d'imagerie dureront entre 3 et 4heures maximum.

Impact sur les animaux

Cette toute première étape sera donc réalisée sur des animaux sains sous anesthésie générale. Une injection de l’agent de contraste Sonovue® sera réalisée par voie veineuse pour permettre l’acquisition. De plus, la méthode 3D ULM sera comparée aux gold standards que sont l’IRM et l’artériographie. Il est prévu de faire une campagne d’acquisition par animal avec les différents systèmes sur 3 jours. L’animal sera réveillé entre chaque journée d’acquisition. Une fois les séquences d’imagerie réalisées, l’animal sera mis à mort pour effectuer un angioscanner cérébral de très longue durée afin d’atteindre une résolution de quelques microns.

Devenir

Les animaux qui suivront la première procédure seront inclus dans la deuxième procédure. A la fin de l'acquisition de données de la deuxième procédure les animaux seront mis à mort sans réveil.

Remplacement

Notre projet de recherche porte sur les mécanismes pathologiques affectant le réseau vasculaire du cerveau. Bien que ces questions soient posées pour aider à une meilleure compréhension des pathologies humaines et l’amélioration de leur diagnostic, une première étape nécessite la neuro-imagerie chez le mouton dont l’épaisseur du crâne est similaire à celle de l’humain. Pour que le diagnostic ULM 3D des AVC chez l’humain puisse aboutir. En conséquence, il n'existe pas de méthodes substitutives in vitro, ex vivo ou par simulation des mesures que nous souhaitons réaliser.

Réduction

Nous estimons qu’il nous faudra au maximum n=8 brebis pour les mises au point technologiques. Nous considérons cependant la possibilité d'arreter les expériences des que lea robustesse dea imageries est suffisante.

Raffinement

Ces procédures seront réalisées sous anesthésie générale associée à une analgésie adéquate afin d’abolir toute douleur et souffrance animale. Les conditions d’hébergement seront en adéquation avec le bien-être animal.

Choix des espèces

Afin de servir de modèle pour l’angiographie ULM 3D chez l’homme, le réseau vasculaire de l’animal ainsi que la conformation et l’épaisseur de son crâne doivent s’approcher de l’anatomie humaine. Le crâne doit comporter des aberrations acoustiques afin de démontrer les techniques de compensation, ce qui favorise le mouton par rapport à la souris ou au rat, dont l’épaisseur du crâne se rapproche de celle du crâne humain. Dans toute cette étude, des moutons adultes seront utilisés afin de bénéficier de cerveau pleinement développé et un crâne d’épaisseur similaire à celle de l’Homme.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Cochons : 30
Souffrances
▲ 30
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Devenir
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 30

30 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Sur chaque animal, des chirurgiens créent des lésions hémorragiques répétées, une vingtaine de mesures par animal, sur le cerveau, le cœur ou le foie, pour tester deux agents hémostatiques d'un fabricant. Vingt des trente porcs servent à la formation de chirurgiens à l'usage du nouveau produit, pas à produire des connaissances. Le porteur décrit une répétition de lésions pouvant dégrader l'état de l'animal jusqu'à imposer une euthanasie anticipée, et présente le porc comme "l'animal de référence" pour ce type de procédure.

Objectifs

Les saignements liés à la résection des tissus sont inhérents à la chirurgie et sont liés par définition à la fuite de sang en dehors du système circulatoire normalement fermé. Différents degrés de sévérité peuvent être observés. Le but de l'hémostase chirurgicale est d'arrêter le saignement en fermant la brèche créée dans la paroi vasculaire par une approche mécanique, physiologique, thermique ou chimique (ou par combinaison de ces méthodes). Cette fermeture est complémentaire du système de coagulation. L'hémostase chirurgicale doit être réalisée de façon permanente et pas seulement avec un contrôle temporaire des saignements au cours d'une opération. Ce concept peut sembler logique et simple, mais la réalité per-opératoire est que les variations de l'anatomie, de la physiologie, de la pathologie, des instruments, des matériaux et de l'état d'esprit du chirurgien peuvent rendre cet objectif beaucoup plus difficile à atteindre qu'il n'y paraît sur le papier. Divers agents hémostatiques topiques sont disponibles. Bon nombre d'entre eux doivent être préparés juste avant leur utilisation, ce qui retarde leur emploi et nécessite un certain degré de compétence. Il existe aujourd'hui un besoin d'hémostatiques locaux innovants et puissants, immédiatement disponibles, rapidement efficaces et simples d'emploi, tout en étant sans danger pour les tissus. Pour répondre à cette demande, un nouveau dispositif médical (IEIK13) a été développé par la société 3-D Matrix, pour lequel les premières études sur des animaux de petite taille et sur des porcs sont prometteuses. Ce projet a pour objectif d'améliorer les procédures d'hémostase en neurochirurgie, chirurgie cardiaque et chirurgie hépatique à l'aide de ce produit.

Bénéfices attendus

Confirmer la commodité d'emploi et l'efficacité hémostatique d'IEIK13 en neurochirurgie, chirurgie cardiaque et hépatique

Procédures

Les animaux seont soumis à 1 type de procédure chirurgicale distincte, neuro-chirurgicale ou cardio-hépatique, qui ont pour objectif de créer des saignements modérés standardisés sur lequel sont appliqués les produits étudiés pour obtenir l'arrêt du saignement

Impact sur les animaux

Les animaux seront systématiquement euthanasiés en fin de session sous anesthésie générale

Devenir

Les animaux sont opérés sous anesthésie générale et font l'objet de lésions hémorragiques répétées sur lesquelles est aussitôt appliqué un des agents hémostatiques étudiés. Il sont sous la surveillance constante du vétérinaire et les pertes sanguines sont compensées par des solutés de remplissage. Lors des deux procédures chirurgicales, neuro-chirurgicale ou cardio-hépatique, la répétiton des lésions hémorragiques peut conduire à une détérioration de l'état de l'animal et nécessiter une euthanasie anticipée. En fin de procédure, la multiplication des lésions impose de réaliser systématiquement une euthanasie.

Remplacement

Seule l'expérimentation animale permet de réaliser des modèles hémorragiques dont l'arrêt du saignement par le produit étudié permet d'en mesurer l'efficacité. Le porc est choisi pour sa proximité anatomique et physiologique avec l'homme et reste l'animal de référence pour ce type de procédure du fait de sa résistance.

Réduction

Des lésions vasculaires standardisées, source de saignement modéré et à la sévérité évaluée, sont traitées avec les produits étudiés. Vingt mesures d'arrêt du saignement sont prévues par animal et par procédure. Trente animaux, pesant 40 à 50 kilos seront nécessaires. Les 10 premiers sont destinés à la phase 1 (5 animaux pour la procédure neurochirurgicale permettant 10 mesures intracrâniennes et 10 mesures intrarachidiennes, et 5 animaux pour la procédure cardio-hépatique, comprenant 10 mesures sur le cœur et 10 mesures sur le parenchyme hépatico-splénique). 100 mesures sont nécessaires pour le produit étudié et 50 pour chacun des comparateurs, soit en tout 200 mesures à réaliser sur 10 animaux, à raison de 20 mesures par animal. S'il est possible d'effectuer davantage de mesures par animal, il sera possible de réduire le nombre d'animaux à utiliser lors de cette phase 1. Les 20 animaux suivants sont destinés à la phase 2 pour la formation des chirurgiens à l'utilisation du nouveau produit. Elle utilisera les mêmes procédures chirurgicales en nombre identique lors de sessions regroupant plusieurs chirurgiens afin de réduire le nombre d'animaux. Seul IEIK13 sera utilisé dans cette phase.

Raffinement

Le nombre de lésions hémorragiques créées par animal dont les pertes sont compensées par des solutions de remplissage mais sans transfusions de produits sanguins est susceptibles de provoquer des difficultés au maintien d'une physiologie normale. De ce fait, une euthanasie est indiquée en fin de session et peut même être anticipée si l'état de l'animal le demande quand les mesures de contrôle interventionnel s'avèrent inoéprantes pour ne pas compromettre le bien-être animal

Choix des espèces

Le porc domestique (Sus scrofa domesticus) a été choisi. D'un point de vue hématologique, il est indiqué que les modèles ovins et porcins simulent le plus précisément les caractéristiques de l'anatomie et de la physiologie humaines et présentent des propriétés hémostatiques similaires à celles des humains (Saeed, 2009). Enfin pour une analyse standardisée de performance d'hémostase, basée sur une analyse de la littérature, le porc a souvent été utilisé comme modèle d'hémostase préclinique. Les grands modèles animaux ont une pression artérielle et des volumes sanguins suffisants, et il est possible d'y effectuer davantage de tests par animal que chez les petites espèces. Des jeunes porcs domestiques mâles ou femelles, âgés de 11 à 12 semaines, pesant 40 à 50kg sont requis. Il s'agit de jeuns porcs âgés de 11 à 12 semaines, pesant 40 à 50 kgs car ils sont suffisament résistants aux traumatismes chirurgicaux à ce stade et encore d'un poids modéré permettant leur manipulation. 3.4.12. Indiquer le sexe des animaux et le justifier Des porcs des deux sexes peuvent être utilisés à cet âge car ils ne sont pas pubères et il n'y a donc pas lieu de craindre chez les femelles de variation de la coagulation liées à l'oestrus.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 12
Souffrances
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▲ 6
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Devenir
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 6
 6

6 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis rendues à l'élevage laitier. Elles subissent six prélèvements de fèces et de lait par animal et par mois, dans un schéma en double carré latin, pour comparer l'effet de deux additifs commerciaux, une levure et un prébiotique, sur la digestion des fibres et la production de méthane. Le porteur déclare n'attendre aucun impact ("Néant") et affirme que l'évaluation "ne peut se faire qu'in vivo, c'est à dire dans le rumen d'un animal vivant". L'objectif reste zootechnique et commercial, conforter le mode d'action de produits d'un fabricant d'additifs.

Objectifs

L’objectif de cet essai est donc de mettre en lumière l’effet de la levure vivante Actisaf Sc 47 ainsi que le prébiotique Safmannan, d’un point de vue systémique sur l’animal et in fine sur ces performances zootechniques, ainsi que de comparer leurs modes d’actions.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - conforter le mode d'action du probiotique (Actisaf Sc 47) - comprendre le mode d'action du prébiotique (Safmannan) - observer les effets de leur synergie sur la digestibilité des fibres et la production de méthane

Procédures

Prélèvements de fèces et de lait à raison de 6 prélèvements par animal par mois

Impact sur les animaux

Néant

Devenir

Les animaux retrouvent les conditions typiques d'un élevage bovin lait.

Remplacement

La vérification de l'efficacité de l'apport oral des différents ingrédients sur la santé digestive et la mise en évidence des modes d’actions ne peut se faire qu'in vivo, c'est à dire dans le rumen d’un animal vivant.

Réduction

L'utilisation de 6 vaches au sein d'un schéma expérimental de double carré latin permet une évaluation robuste des produits,

Raffinement

La fréquence des prélèvements de jus de rumen a été réduite ; l'utilisation d'autres milieux biologiques (fèces et lait) peuvent être des alternatifs au jus de rumen

Choix des espèces

La prévalence de la sub-acidose ruminale dans les troupeaux laitiers est difficile à évaluer car l’absence de symptômes rend souvent difficile le diagnostic de cette pathologie de groupe (Martin et Commun, 2007). Les additifs alimentaires ont d’ores et déjà fait leurs preuves en tant que stabilisateur du pH ruminal pour prévenir l’apparition d’acidose sub-clinique (Marden et al., 2008). L’évaluation des conditions ruminales est incontournable et donc justifie le recours à l’espèce cible. Marden J.P., Julien C., Monteils V., Auclair E., Moncoulon R., Bayourthe C. 2008. How does live yeast differ from sodium bicarbonate to stabilize ruminal pH in high-yielding dairy cows? J. Dairy Sci. 91, 3528-3535. Martin et Commun. 2007. Mécanismes physicochimiques de l’acidose ruminale latente et conséquences physiopathologiques. Bulletin des GTV, 41: 25-30. Les vaches laitières démarreront la procédure expérimentale entre 60 et 200 jours de lactation. À ce stade leur niveau d’ingestion est élevé pour répondre à leurs besoins de production : c’est une phase critique pour l’apparition d’acidose ruminale et une moindre digestibilité de la ration et plus particulièrement de la partie fibreuse.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Troubles cardiaques
Chiens : 50
Cochons : 150
Moutons : 600
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800
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800 animaux non-humains, 600 moutons, 150 cochons et 50 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés vers un autre projet. Sous anesthésie, ils passent une IRM cardiaque et vasculaire pour évaluer des dispositifs médicaux implantables destinés à l'humain. Le porteur n'attend aucun dommage et décrit une imagerie non invasive. Il affirme que l'expérimentation sur "l'organisme entier" et sur animal vivant est "incontournable" et "indispensable" pour valider ces implants avant leur usage chez les patients.

Objectifs

L’IRM est la seule modalité d’imagerie permettant d’obtenir des informations sur les flux sanguins au sein des structures cardiaques et vasculaires. Elle permet aussi d’évaluer la présence ou non des lésions tissulaires au sein des structures cardiaques et vasculaires. L'importance et la nécessité de ce projet ont été approuvées par les directions scientifiques. .

Bénéfices attendus

Meilleure comprehension et evaluation de modifications de flux sanguin au sein des cavités cardiaque àprés une implantation de dispositif medical intracardiaque.

Procédures

L'IRM est une procédure d'imagerie médicale non invasive. Les animaux vigiles seront soumis à une anesthésie nécessitant: - une prémédication (une injection IM) - une induction anesthésique (une injection IV)

Impact sur les animaux

Aucun dommage n'est attendu sur les animaux .

Devenir

Tous les animaux retournent dans leur établissement d''origine et sont réintégrés au projet APAFIS #8307.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux cardiovasculaire implantables requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients sont des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement hémodynamique des dispositifs et leur durabilité. Cela doit impérativement se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant (sécurité locale = organe cible) et de vérifier les potentiels effets secondaires sur l’ensemble de l’organisme (sécurité générale = ensemble de l’organisme). L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est donc incontournable.

Réduction

Le nombre d'animaux à été évalué et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Le nombre d'animaux déclaré est une estimation prospective qui sera réajusté lors de l'appréciation rétrospective annuelle.

Raffinement

La procedure est une methode d'imagerie non-invasive (IRM). Les animaux seront gardés en bon etat clinique tout au long de la procedure (controle de la t° de l'animal, environnement control). Pour reduire le stress de l'animal au maximum, des methodes d'anesthesie et analgesie appropiés seront mis en place, et ce specifiquement pour chaque espece. Les animaux seront toujours transportés au minimum par 3 individus de la meme espece afin de reduire le stress durant le transport et la procedure.

Choix des espèces

Les dispositifs cardiovasculaires nécessitant le recueil de données par IRM doivent être implantés sur une anatomie qui ressemble à celle de l’homme avec les mêmes dimensions. Cela impose l’expérimentation de ces dispositifs sur des gros animaux, pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille, d’où la nécessité de tester sur les espèces citées ci-dessus. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire et de la forme et taille anatomique et aussi de fonction requiert l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs cardiovasculaires de ce projet. Les animaux utilisés seront des juvéniles ou des adultes. L’objectif est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme. Les animaux sont identifiés comme suit : - Pour les ovins : boucles auriculaires posées avant l’âge de six mois au plus tard ou avant la sortie de l’exploitation de naissance. - Pour les porcins : tatouage avec un numéro correspondant au site d’élevage d’origine et boucle auriculaire avec numéro interne. - Pour les chiens : puce électronique implantée durant les premières semaines de vie à l’élevage d’origine.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 3
Souffrances
▲ -
▲ 3
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés sans mise à mort. Ils subissent des prélèvements sanguins sur animal vigile, un cheval une fois et deux autres à deux reprises, pour tester ex vivo l'effet de deux produits à base d'algues sur leur réponse immunitaire. Le porteur indique une légère gêne passagère au moment de la piqûre. Il présente l'essai ex vivo comme un remplacement d'un essai in vivo, tout en jugeant trois chevaux donneurs "nécessaires" faute de pouvoir synthétiser les cellules sanguines équines.

Objectifs

Ce projet a pour objectif premier d'évaluer ex vivo l'effet des métabolites produits par l'écosystème fécal équin mis en contact avec deux produits à base d'algues sur la modulation de la réponse immunitaire du cheval. Il visera aussi à évaluer l'effet dose des deux produits testés (deux doses testées par produit).

Bénéfices attendus

Ce projet pourra permettre de mieux comprendre l'effet de la spiruline chez le cheval pour le maintien d'un bon équilibre intestinale et la prévention des maladies digestives et inflammatoires. Il permettra aussi de mieux cibler la dose nécessaire à utiliser pour répondre à ces objectifs.

Procédures

Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins. Un cheval sera prélevé une fois, et les deux autres seront prélevés deux fois à au moins trois semaines d'intervalle. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les chevaux pourront éprouver une légère gène passagère au moment de l'introduction de l'aiguille dans la veine, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet avec une procédure courte et indolore, ils pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.

Remplacement

Cet essai étant mené ex vivo, il permet le remplacement d'un essai in vivo. Cependant, trois animaux sont tout de même nécessaires pour obtenir du sang, car il n'est pas possible de remplacer les PBMC extraites du sang équin par des molécules de synthèse.

Réduction

Cet essai mené ex vivo permet d'utiliser un nombre réduit d'animaux plutôt que de mener un essai in vivo qui nécessiterait une cohorte plus importante. Etant donné les variations inter-individuelles des cellules sanguines des chevaux, trois chevaux représentent un minimum de donneurs nécessaires pour obtenir des résultats fiables.

Raffinement

Le cheval étant un herbivore, les trois animaux de l'étude seront nourris avec du foin de manière à couvrir leurs besoins en énergie. De plus, ils seront sortis tous les jours au paddock en groupe, afin de répondre à leurs besoins grégaires.

Choix des espèces

L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de ces produits. Les chevaux utilisés sont tous adultes (entre 6 et 9 ans au début de l'essai) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 -

10 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ensuite pour l'enseignement de la médecine vétérinaire. Ils portent un masque filtrant et marchent quinze minutes pendant qu'on mesure leur saturation en oxygène, pour tester un dispositif commercial destiné aux rassemblements de chevaux en compétition. Le porteur indique que le masque peut provoquer un stress ou une hypoxie transitoire réduisant les performances sportives, et que les prises de sang peuvent laisser un hématome. Il justifie le recours à cette espèce par le fait que le masque est conçu pour les chevaux.

Objectifs

Un masque de protection respiratoire adapté aux chevaux a été développé par une entreprise spécialisée. Il consiste à l'adjonction d'un média filtrant à un masque qui ressemble aux paniers qui sont utilisés pour la mise à jeun des chevaux. Il est destiné à être mis en place chez les chevaux qui sont rassemblés pour les grandes compétitions équestres. Suite à la dernière grande épizootie provoquée par la contamination de chevaux rassemblés en Espange, par le virus de la Rhino Pneumonie Equine EHV4, Toute la filière du sport équestre fsouhaite mettre en place des procédures pour éviter la contagion. Ce masque a montré son efficacité lors de tests in vitro. Il faut désormais l'essayer sur des chevaux en situation. Ainsi, nous pourrons voir si les chevaux supportent bien le port de cet appareil. En outre, comme il est porté par des chevaux qui vont ensuite être engagés dans une compétition, il faudra réaliser des mesures pour évaluer si le port du masque est susceptible de réduire les performaces sportives des chevaux. C'est pourquoi le test consiste à faire marcher le cheval pendant 15 minutes, et de mesure la saturation sanguine en oxygène pour évaluer une éventuelle hypoxie induite.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet qu'il nous permette de disposer rapidement d'un masque de protection pour chevaux qui sera utilisé lors des rassemblement de chevaux pour les compétitions.

Procédures

Le port du masque peut provoquer une intolérance chez le cheval, qui peut montrer ainsi des signes de stress. Si la filtration est trop forte, le masque pourrait induire une hypoxie transitoire qui pourrait réduire les performances sportives du cheval.

Impact sur les animaux

On peut ainsi s'attendre, surtout à des manifestations comportementales du stress. Les prises de sang peuvent éventuellement, si elles sont manquées, amener un hématome.

Devenir

A l'issue de la procédure, les chevaux seront conservés. Ils seront réutilisés régulièrement, uniquement pour des procédures de niveau de gravité léger à modéré, pour l'enseignement de la médecine vétérinaire.

Remplacement

Le masque a déjà été testé avec des appareils de mesure des flux d'air. Il faut désormais tester sa tolérance, en évaluant le comportement d'un cheval.

Réduction

Nous n'utilisons que 10 chevaux, pour pouvoir réaliser des mesures sur des grilles de score avec un suivi de moyenne et écart type.

Raffinement

La procédure est très légère. Elle est menée dans une installation spécialisée, qui est un hôpital pour chevaux, et par du personnel très habitué aux chevaux. Ils n'utiliseront les chevaux que dans le calme le plus complet, dès que le cheval est bien serein.

Choix des espèces

Le masque qui est l'objet de l'essai est un masque pour chevaux, c'est pourquoi nous devons utiliser cette espèce pour réaliser le test. Adultes

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Cochons : 20
Chèvres : 20
Moutons : 20
Bovins : 20
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ 8
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 animaux non-humains, 20 porcs, 20 chèvres, 20 moutons et 20 bovins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent un agent pathogène inactivé, avec jusqu'à neuf rappels et des prélèvements sanguins répétés sur des tests pouvant durer jusqu'à 120 jours, pour produire des sérums servant de réactifs aux contrôles réglementaires de lots pharmaceutiques. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro alternatif et que la production de sérums est "irréalisable" sans passer par l'animal. Il présente ces tests comme favorisant le "bien-être animal", tout en précisant que le nombre d'animaux, fixé par les laboratoires, ne peut "actuellement pas" être réduit.

Objectifs

Ce projet a pour objectifs : la production de réactifs nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider les tests in vitro, et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot pharmaceutique. Ces tests sont effectués sur espèce cible, il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif. Cet objectif est en adéquation avec les exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la réalisation des contrôles in vitro réalisés dans les laboratoires. Ceci permet la libération de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal en favorisant les méthodes alternatives.

Procédures

Une période d’acclimatation de 4 jours minimum est requise pour les animaux de rente. Les modes opératoires débutent par l’administration de l’agent pathogène inactivé à J0. Il y a ensuite une phase d’observation quotidienne avec éventuellement jusqu’à 9 rappels en fonction des techniques qui sont appliquées. Des prélèvements sanguins intermédiaires sont réalisés pour vérifier le taux d’anticorps et un prélèvement sanguin final est effectué. La principale substance injectée pour ces tests est l’antigène inactivé. Le volume injecté dépend de l’espèce et de l’âge des animaux. La durée des tests dépend de la finalité du réactif produit et de l’espèce. Ainsi, chez le porc et le bovin, le test peut durer jusqu’à 120 jours, et chez l’ovin et le caprin le test peut durer jusqu’à 90 jours.

Impact sur les animaux

Aucun dommage n’est attendu, un léger stress lié aux manipulations et aux injections. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés

Remplacement

La production de sérums est actuellement irréalisable sur un modèle In vitro. Il faut passer par le modèle in vivo. Les sérums produits entrent ensuite comme réactifs dans les contrôles in vitro réalisés permettant la libération d’un lot.

Réduction

le nombre d’animaux est fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins et du type de réactifs nécessaire. Il n’est actuellement pas possible de le réduire. Les animaux utilisés sont des animaux provenant d'autres procédures expérimentales

Raffinement

dans ce projet, aucune souffrance ou stress significatif ne sont attendus. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Les porcs seront âgés d’au moins 10 semaines et les bovins, ovins et caprins seront âgés d’au moins 3 mois. Ces stades de développement correspondent à l’âge nécessaire à la production de sérum.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 1300
Moutons : 1300
Souffrances
▲ 2600
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2600

1300 cochons et 1300 moutons vont etre utilises dans des procedures menees sous anesthesie, les animaux etant tues avant tout reveil. Chaque animal subit une ouverture de la cage thoracique pour prelever le coeur, l'objectif etant de fournir a des equipes de recherche du materiel cardiaque pour leurs travaux ex vivo et in vitro. Le porteur indique que l'intervention peut provoquer une hemorragie, des troubles du rythme cardiaque ou une hypothermie, et decrit une mutualisation des prelevements entre equipes pour reduire le nombre d'animaux. Il affirme que le modele animal reste "necessaire" et que le porc et le mouton sont "les modeles les plus pertinents pour l'homme".

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre et à caractériser le fonctionnement du cœur, que ce soit à l’échelle de l’organe, du tissu, de la cellule ou de la molécule. Dans ce cadre, le projet a pour objectif de fournir aux équipes de chercheurs des prélèvements cardiaques, tissus et organes, essentiels pour l'obtention de matériel biologique d'intérêt. Ceci permettra de mener à bien les études ex-vivo et in-vitro qui en découlent. La demande d'autorisation de projet définit et décrit des méthodes spéficiques de prélèvements pour l'obtention d'organes ou de tissus satisfaisants aux critères scientifiques et techniques des études qui en découlent.

Bénéfices attendus

Les prélèvements qui seront réalisés dans le cadre de ce projet serviront à accroître les connaissances et les informations pour mieux prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies du rythme cardiaque. Plusieurs équipes de recherche nécessitent pour leurs travaux ex-vivo et in-vitro des prélèvements issus du cœur d’un gros animal. Par exemple, pour l'étude sur organe entier, pour l'étude tissulaire, cellulaire et de bioénergétique, pour l'étude de faisabilité de méthodes non-invasives, pour le recueil de données physiologiques etc...

Procédures

La procédure est réalisée sous anesthésie avec une couverture d'analgésie adaptée. Une opération chirurgicale sera réalisée afin de permettre l’accès au cœur (thoracotomie). Le cœur sera préparé au prélèvement. L’ensemble de ces deux étapes durent environ 15-20 minutes. Un prélèvement sanguin peut être réalisé (30-40 minutes).

Impact sur les animaux

L’injection initiale pour induire anesthésie sur animal vigile peut engendrer un stress ainis qu’une douleur légère (piqûre). Lors de l’intervention, les effets indésirables suivants : hémorragie, trouble du rythme cardiaque, hypothermie peuvent être constatés.

Devenir

La procédure consiste au prélèvement cardiaque, dans ce cadre elle est sans réveil pour l'animal.

Remplacement

Le modèle animal reste à ce jour nécessaire pour étudier les mécanismes des troubles du rythme cardiaque. L’obtention de ces données est impossible chez les patients. Les approches de modélisation et de simulation informatiques permettent d’appréhender certains mécanismes, mais la pertinence des résultats dépend directement de l’acquisition de données cliniques ou animales. Les données cliniques sont utiles pour comprendre les mécanismes des troubles du rythme mais des études ex-vivo et in-vitro sont nécessaires et ne peuvent pas être appliquées à l’Homme à l’heure actuelle. Les méthodes ex-vivo et in-vitro sont en effet destructives et l’obtention d’échantillons requiert une chirurgie invasive. Les modèles utilisés (porcin et ovin) sont les modèles les plus pertinents pour l’homme (pour des raisons anatomiques, métaboliques et de conduction du signal électrique). Le modèle animal dans cette étude ne peut donc pas être remplacé par d'autres méthodes alternatives. Les données obtenues à partir des études sur les modèles animaux alimenteront les modèles numériques et participeront ainsi au remplacement et à la réduction du nombre d’animaux utilisés dans de prochaines études, ainsi qu’à leur raffinement.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum : les équipes travaillant sur différentes structures cardiaques se coordonnent et mutualisent les échantillons biologiques. Ainsi, pour un animal plusieurs études sont réalisées ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires.Une moyenne de treize études par an sont réalisées au laboratoire, avec cinq animaux par étude, ceci correspond à soixante cind animaux par an et ce par espèce. Ces données sont des prévisions estimatives car le nombre de projets peut évoluer. De plus, des tests statistiques sont réalisés par projet pour déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires à l’obtention de résultats. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet et dans le but d’obtenir un plus grand bénéfice de l’utilisation de ces animaux, nous avons fixé une limite maximale de 1300 porcs et 1300 moutons au total pour une période de 5 ans. D’autre partles animaux sont également mutualisés avec d’autres équipes de recherche de la communauté scientifique locale, par la mise à disposition de prélèvements post-mortem (par exemple ; os, peau, vaisseau sanguin, foie, rein etc…) ce qui réduit le nombre de gros animaux potentiellement utilisés pour les différents laboratoires.

Raffinement

Le raffinement du projet et le respect du bien-être animal reposent sur plusieurs mesures : - les animaux sont hébergés dans des locaux agréés et bénéficient de soins quotidiens dispensés par du personnel compétent et soucieux du bien-être animal - les animaux sont habitués au personnel animalier afin de limiter le stress - une surveillance quotidienne est assurée - les animaux sont hébergés en groupes sociaux respectant les spécificités de chacune des espèces utilisées (ex : comportements naturels interindividuels) - ils disposent d’enrichissements adaptés (jouets pour les porcs (balle, chaîne, grattoir), foin et pierre à sel pour les L’angoisse, la souffrance et la douleur seront réduites par une prémédication suivi d’une anesthésie qui débutera par injection intraveineuse de propofol, l’animal sera intubé et l’anesthésie maintenue soit par voie gazeuse soit par perfusion intraveineuse pour le reste de la procédure limitant ainsi la souffrance. L’anesthésie sera ajustée si nécessaire pour assurer une narcose profonde. Les paramètres vitaux sont suivis pendant l’intégralité de la procédure. Les animaux seront sous anesthésie générale jusqu’à leur mise à mort. Une analgésie est également mise en place.

Choix des espèces

Deux espèces sont utilisées dans les études scientifiques de recherche fondamentale basées sur les prélèvements d'organes et de tissus de gros animaux. Des porcs et des moutons seront inclus dans ce projet transversal. Ces animaux possèdent une électrophysiologie proche de celle de l’homme. Le porc et le mouton possèdent leurs propres spécificités dans le cadre des études ex-vivo et in-vitro en fonction des pathologies étudiées. Par exemple, il s’avère que le porc est plus sensible à l’apparition des arythmies ou bien que la brebis soit plus difficile à reperfuser ex-vivo ce qui justifie l’utilisation de telles ou telles espèces en fonction des études scientifiques fondamentales qui en découlent. Porc : 3-4 mois et Mouton : adulte, car à ce stade la taille et les caractéristiques du cœur des animaux sont proches de celle de l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 3110
Souffrances
▲ 8
▲ 1989
▲ 1113
▲ -
Devenir
 40
 -
 160
 2910

3 110 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant jusqu'à modéré, la plupart tués à l'issue, 160 réutilisés et 40 adoptés. Chaque animal reçoit un produit à tester par administration unique ou répétée, avec pose de cathéters ou d'implants et prélèvements sanguins, avant l'analyse de ses organes, pour des études de toxicologie exigées par la réglementation avant les essais cliniques. Le porteur indique que ces actes peuvent provoquer douleur post-opératoire, perte de poids, léthargie et inflammation locale. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative pour déterminer la toxicité d'une substance après exposition systémique et qu'il faut accéder à l'animal "dans son entièreté".

Objectifs

La réalisation d’études de toxicologie générale, toxicologie de la reproduction, toxicologie juvenile, tolérance locale, de pharmacologie de sécurité est une obligation réglementaire avant de réaliser des essais cliniques sur un médicament humain ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositif médical, médicament vétérinaire, produit chimique). Ces études sont réalisées selon les guidelines ICH, EMA, OCDE, US FDA ou toute autre guideline applicable. Préalablement aux études réglementaires, la réalisation d’études de pharmacocinétique / pharmacodynamique, pharmacologie d’efficacité, dose maximale tolérée et étude de recherche de doses est un prérequis nécessaire afin de collecter des données d’exposition, de toxicité et de pharmacologie sur le produit et de choisir ou ajuster de manière raisonnée les doses et le design des études réglementaires.

Bénéfices attendus

Les études de toxicologie par administration unique ou répétée sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une etape essentielle avant de réaliser des essais cliniques sur un médicament humain (sur des volontaires sains en court terme et sur les patients dans le moyen et long terme), ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositifs médicaux, médicament vétérinaire, produit chimique ). Pour les médicaments humains et vétérinaires et dispositifs médicaux, ces études sont des pré-requis indispensables aux essais cliniques. Ils visent à définir le profil de toxicité ou de tolerabilité des produits à tester et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients ou volontaires participant à l'essai. Ils permettent aussi de définir le niveau de dose (marge de sécurité) pour la première administration à l’homme ou l’animal. Ces études incluent des évaluations toxicocinétiques pour déterminer les taux d’exposition entrainant une toxicité. En ce qui concerne les produits chimiques ce projet permettra d’evaluer la sécurité des molecules chimiques dans l’intérêt de la santé ou du bien-être de l’homme ou de l’animal comme demandé par la loi et par les lignes directrices européennes. Ce projet permettra donc d’avancer dans le développement des solutions thérapeutiques, prophylactiques ou diagnostiques innovantes pour le traitement de certaines maladies chez l’homme, les animaux ou les plantes et de contribuer à l’evaluation de la sécurité des produits chimiques.

Procédures

Ces études consistent en administration unique ou répétée du produit à tester. La fréquence de ces administrations varie en fonction du produit (par exemple 1 fois par jour, 1 fois par semaine). La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes, pour les administrations orales, souscutanée ou intraveneuse en bolus. Elles peuvent parfois être plus longue pour les perfusions (de plusieurs minutes à continue). Les administrations sont suivies d’observations régulières des animaux (plusieurs fois par jours), pesées corporelles (généralement de 1 fois par jour à 1 fois par semaine), évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires (généralement 1 à 4 fois par étude), sur le développement neurocomportemental, squelettique et des fonctions reproductives, évaluation des fonctions respiratoires et cardiovasculaires et analyse macroscopique ou histopathologique. Les techniques engendrant le moins d’inconfort ou sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les autres techniques ou procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie avec le cas échéant un protocole d’analgésie adapté. Le nombre et la durée des interventions sont adaptés en fonction de l'utilisation clinique, de la durée d'étude, de la cinétique d'exposition, des effets attendus et sont définis dans le plan d'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, lors des procédures d’administration, de prélèvement de sang ou de pose de cathéter - Douleur légère à modérée en post-opératoire (quelques jours) pour la pose des cathéters ou d’implants de capteurs collectant des données physiologiques (par exemple pression artérielle, ventriculaire, pleurale, ECG, EMG ou autres) - Effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration des médicaments ou produits chimiques à tester (perte de poids, léthargie, excitation, baisse en consommation de nourriture, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…). Des points limites précoces adaptés sont mis en place selon la typologie d’etude et la classe du produit à tester afin d’eviter une prolongation inutile des effets observés. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement analgésique, diminution de la dose testée, suspension de la procédure ou euthanasie)

Devenir

En accord avec le plan d’étude utilisé les animaux pourrons être 1) euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques, microscopiques et/ou squelettiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles ; 2) gardés en vie et retourner en zone d’hébergement hors étude suite à l’avis du vétérinaire avec l’évaluation de la gravité réelle des procédures subies ; 3) replacés en accord avec la structure en charge du bien-être animal et les vétérinaires ; 4) hébergés en attente d’inclusion en étude, conditionnée par un examen vétérinaire favorable.

Remplacement

Pour ce qui est du remplacement, il n’existe pas actuellement d’alternatives à l’expérimentation animale qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique. L'utilisation du mini-porc répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques. Dans ces études, un relevé des signes cliniques et des paramètres sanguins des animaux est requis, il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, il est impossible de le remplacer par des méthodes alternatives pour évaluer les effets du produit.

Réduction

Le nombre d’animaux pour les études réglementaires est défini dans les guidelines internationaux applicables (Guidelines ICH, …) et adapté en fonction du nombre de doses testées, du nombre de produit testés et de la présence ou non d’une période de réversibilité. Pour les études préliminaires, le nombre d’animaux par lot est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des objectifs de l’étude, du nombre de doses testées et du nombre de produits et est précisé dans le plan d’étude.

Raffinement

Pour améliorer leur bien-être, les miniporcs males et femelles seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité avec la procédure expérimentale ou incompatibilité comportementale. Les miniporcs seront hébergés sur litière (copeaux de bois) dans un box avec un panier et un jouet (chaine métallique,…). Un enrichissement alimentaire est distribué quotidiennement aux miniporcs et réparti dans la litière permettant aux animaux de fourrager. Les techniques engendrant le moins d’inconfort ou sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations, réduction de la dose testée par exemple). Les autres techniques ou procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie avec le cas échéant un protocole d’analgésie adapté.

Choix des espèces

Il s’agit d’une justification réglementaire. En effet, le mini-porc est une espèce non-rongeur acceptée par les agences réglementaires. Le choix de cette espèce répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques. Il est fait en fonction de critères scientifiques précis, des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques disponibles et en fonction des analogies entre l’homme et l’animal. De la naissance à adulte mature. En fonction du type d’étude et de la population ou des animaux cibles du produit, nous choisirons l’âge le plus adéquat. Ce choix et la justification sont détaillés dans le plan d’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 6
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie inguinale bilatérale d'une heure pour implanter deux prothèses de renfort de paroi abdominale à comparer, suivie d'un examen radiologique sous anesthésie et d'un suivi de trois mois, avant d'être tué pour prélever les tissus et observer le comportement de la prothèse. Le porteur présente cette étape comme la preuve de concept d'un dispositif déjà testé in vitro, qu'il affirme "nécessaire" de valider sur l'animal vivant avant les malades humains. Il justifie le recours au cochon par les similitudes anatomiques avec l'humain.

Objectifs

Les Hernies De Paroi Abdominale (HDPA) sont dues à une déficience de la paroi ou un traumatisme de la paroi voire un relâchement d’une cicatrice de d'opération de l'abdomen. Ce sont les affections les plus fréquentes de la paroi abdominale. Le seul traitement efficace des HDPA est chirurgical et nécessite l’emploi de prothèses de renfort de paroi que l'on appelle communément Mesh en chirurgie. Beaucoup de prothèses de type Mesh existent mais il y a une grande disparité dans leur efficacité : taux variable de complications et/ou récidives en partie liées à l’approche opératoire et plus précisément à la méthode de fixation de la Mesh sur la pario. Aucun consensus n'est établi sur la meilleure méthode de fixation ou de non-fixation. Il a été démontré que la fixation de la prothèse avec des agrafes induit des douleurs post-opératoires plus importantes par rapport à la non-fixation de la Mesh qui dans ce cas doit être adhésive. Notre équipe a mis au point un système de Mesh qui se fixe dans traumatiser la paroi abdominale. Ce modèle a été testé in vitro et nous avons besoin de le tester sur des animaux vivants avant de les utiliser chez des malades humains. Les objectifs de ce projet sont : 1) évaluation du positionnement sans fixation atraumatique de la nouvelle prothèse sur la paroi abdominale 2) tolérance par la paroi abdominale de la présence permanente de la prothèse candidate 3) efficacité du système de fixation mécanique spontanée de cette prothèse comparée à une autre prothèse concurrente sur une période de 3 mois après l'implantation chez le porc. La preuve de concept in vivo de ce nouveau type de prothèse permettra d'améliorer la qualité des prothèses curatives et/ou préventives des HDPA.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette recherche permettront d'avancer dans la mise sur le marché de prothèses de renforcement de la pario abdominale parce que nous pourrons répondre à deux critères : 1. la tolérance sur le plan clinique et biologique de la nouvelle prothèse auto-fixante ; 2. l’efficacité de l’attachement de cette prothèse au tissu abdominal mou suffisamment fort lui évitant une migration et/ou le rétrécissement.

Procédures

Les Porcs subissent une chirurgie au niveau inguinal qui va provoquer une douleur et une gêne post-opératoires. Avant la chirurgie, ils seront mis à jeun la veille au soir. Après la chirurgie, ils recevront des traitements par injection ou par médicaments par voie orale. la chirurgie est bilatérale et dure 1h. La période post-opératoire dure 10 à 12 jours au cours de laquelle les porcs euvent être hébergés seuls selon la qualité de la cicatrisation. La radiologie sous anesthésie dure 10 à 15 minutes. Suite à la chirurgie, ils subiront un examen radiologique de contrôle sous anesthésie. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques que nous appellerons EU1 et EU2Pour passer de l'EU1 à l'EU2, ils seront transportés en camion de moins d'une heure.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer une douleur et une gêne mécanique au lieu d'intervention.

Devenir

Les animaux sont tous mis à mort pour réaliser des prélèvements de tissu et observer in situ le comportement de la prothèse.

Remplacement

L'objectif de cette étude est de vérifier l'efficacité et la sécurité de la nouvelle prothèse candidate auto-fixante in vivo. Cette prothèse a déjà fait l'objet d'une étude de caractérisation in vitro sur un banc d'essai et doit maintenant être validée in vivo. La preuve de concept de ce nouveau type de prothèse permettra de mettre au point des prothèses auto-fixantes de qualité et efficace dans le traitement des HDPA. Il est nécessaire de tester la prothèse dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent pas être reproduit en in vitro. Ce passage sur le modèle animal est la dernière étape de la preuve de concept.

Réduction

6 animaux répartis en 2 groupes de 3 seront utilisés. Ce nombre total a été déterminé pour avoir une représentation juste de la physiologie animale. Etant donné que c'est une preuve de concept, il n'y a pas besoin de plus de 3 animaux par groupe pour obtenir la réponse au questionnement (aucune approche statistique n'a été réalisée). Pour réduire le nombre d'animaux, des tests in vitro ont déjà été réalisés pour la caractérisation de la prothèse candidate. Dans un principe de réduction, il sera implanté sur un même animal les 2 prothèses à comparer pour chaque groupe. Il s'agit d'une preuve de concept, ce faible nombre d'animaux permettra d'obtenir les résultats suffisants pour cette étape du projet.

Raffinement

Après une phase d'acclimatation pour réduire leur stress, les porcs seront opérés par une équipe chirurgicale expérimentée, qui maîtrise les techniques utilisées dans les hôpitaux. Durant toute la chirurgie et en période post-opératoire, la douleur sera prévenue et traitée. L'anesthésie durant l'opration sera suivie, et assortie d'une couverture analgésique. Par la suite, ils seront transportés dans un établissement spécialisé dans les soins de longue durée. Durant tout l'hébergement les animaux seront maintenus en groupes sociaux harmonieux. Ils seront hébergés dans des enclos propres, équipés d'enrichissement, qui leur permet de fouisser, manipuler des objets et se coucher dans des litières sèches. Un suivi quotidien par des équipes spécialisées permettra de suivre tous les signes indésirables, les traiter et els prévenir. Nous privilégions les techniques de renforcement positif pour obtenir la coopération des porcs pendant les pesées, les changements de cage ou les manipulatinos.

Choix des espèces

Les nombreuses similitudes anatomo-physiologiques, qui rapprochent l’organisme du porc à celui de l’Homme, permettent d’obtenir une comparaison fiable des données obtenues et une meilleure compréhension des phénomènes physio-pathologiques étudiés. Nous implantons les dispositifs chez de porcs de 30 à 35 kg, en croissance. Ainsi nous pouvons vérifier si le dispositif remplit son rôle de renforcement de la paroi inguinale, résiste aux efforts mécaniques et accompagne la croissance sans incident.