Dindes

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  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

450 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère : 150 truites, 100 porcs, 100 poulets, 50 dindes et 50 autres oiseaux. Chaque animal sert de support à la formation de personnel aux gestes techniques, écouvillonnages, prises de sang et injections, avec au maximum trois actes par individu. La mise à mort fait elle-même partie de la formation, non pour produire des connaissances mais pour entretenir les compétences d'expérimentateurs. Le porteur affirme que le remplacement complet par vidéos et modèles inertes n'est pas possible, la maîtrise des gestes ne s'acquérant selon lui qu'en pratiquant sur animal vivant.

Objectifs

Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.

Bénéfices attendus

La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.

Procédures

Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.

Impact sur les animaux

Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.

Devenir

La mise à mort fera partie de la formation.

Remplacement

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.

Réduction

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.

Raffinement

Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.

Choix des espèces

Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).

  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

450 animaux non-humains, porcs, volailles et poissons, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées légères. Ils servent de support à la formation de personnels aux prises de sang, injections, anesthésies et prélèvements, à raison de trois actes maximum par animal. Le porteur indique que la mise à mort fait elle-même partie de la formation et que les animaux sont tués au plus tard en fin de journée. Il revendique la "nécessité" de pratiquer sur animal vivant, la maîtrise des gestes ne pouvant selon lui s'acquérir qu'en pratiquant.

Objectifs

Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.

Bénéfices attendus

La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.

Procédures

Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.

Impact sur les animaux

Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.

Devenir

La mise à mort fera partie de la formation.

Remplacement

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.

Réduction

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.

Raffinement

Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.

Choix des espèces

Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 15800
Dindes : 450
Autres oiseaux : 750
Souffrances
▲ -
▲ 16500
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 17000

17 000 oiseaux, poules, dindes et autres espèces, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent jusqu'à dix administrations de produits immunologiques, parfois in ovo, avec prélèvements de sang, de larmes et écouvillons, pour évaluer l'innocuité et l'efficacité de vaccins vétérinaires avant leur mise sur le marché. Le porteur indique qu'un test de tumorigénicité peut provoquer un nodule ou une ulcération entraînant une mise à mort immédiate. Il affirme que l'évaluation sur l'espèce cible est une "exigence règlementaire" et que ces produits sont "essentiels" en élevage de volaille.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poule, canard et dindes), ainsi que sur leur environnement via des études de diffusibilité (animaux en contact, environnement, humains). Les espèces aviaires sont les espèces cibles des produits considérés.

Bénéfices attendus

Ces études sont menées selon les exigences, du Règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences règlementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ou immunostimulants ayant un niveau d’innocuité et d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ces produits sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et de garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

Ce projet comporte 8 procédures : #1 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produit(s) immunologique(s) étudié(s) et de l’objectif de l’étude. La durée est généralement comprise entre 9 et 90 jours en fonction du produit testé et des études réalisées. Dans quelques rares cas (exigences réglementaires spécifiques à certaines pathologies) cette durée peut être augmentée jusqu’à 120 jours voire 10 semaines. #2 : Les animaux reçoivent jusqu’à 10 administrations en moyenne, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer de 15 à 70 semaines. #3 : Les animaux reçoivent 1 administration (in ovo). Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #4 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #5 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer 28 jours à 10 semaines. #6 : Les animaux reçoivent au plus une administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #7 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués. La procédure peut durer 28 à 60 jours. #8 : Les animaux reçoivent jusqu’à 3 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 90 jours.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations, des examens individuels, des pesées et des prélèvements. Dans la procédure spécifique de tumorigenicité, le canard comme le poulet peuvent présenter dans quelques cas rares un nodule dont la taille et/ou la localisation l’empêcherait de poursuivre ses activités normales ou présenterait une ulcération cutanée. Dans ce cas, l'animal sera immédiatement euthanasié.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude (exigées notamment dans le cadre d’étude d’innocuité règlementaire). De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Concernant les études règlementaires, le nombre minimum d’animaux à inclure est fixé par les textes reglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs, tests statistiques de puissance…) de façon à limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental).

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Des espèces d’oiseaux différentes de l’espèce cible peuvent être utilisées pour évaluer la diffusibilité et/ou l’innocuité des produits sur des espèces potentiellement en contact avec les animaux vaccinés ou sur de espèces potentiellement sensibles à l’agent étudié (exemples : espèce d’origine d’un nouveau vecteur viral, ou espèce d’origine du support de culture de l’agent étudié). Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’experimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour la vaccination ou utilisation du produit immunostimulant étudié, conformément aux exigences réglementaires.

Etudes de tolérance chez l’espèce cible.

(NTS-FR-629978v1 – 08/02/2022)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 32
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 448
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.

Objectifs

Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.

Bénéfices attendus

Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).

Procédures

Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).

Impact sur les animaux

Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.

Devenir

La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.

Remplacement

Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).

Réduction

Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 1430
Dindes : 325
Souffrances
▲ -
▲ 1605
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1755

1 430 poulets et 325 dindes vont être utilisés, tous tués, dans des procédures classées de souffrance légère à modérée. Chaque oiseau reçoit par sonde œsophagienne une suspension de parasites coccidies, puis est mis à mort par électronarcose et exsanguination pour récupérer une génération fraîche de parasites. Le porteur reconnaît que l'objet n'est pas la recherche mais la production régulière de souches, faute selon lui de pouvoir les multiplier in vitro. Il qualifie cette remultiplication sur oiseaux d'"indispensable" et la répète environ tous les six mois.

Objectifs

Les coccidioses des volailles sont des affections très fréquentes dues à des organismes unicellulaires parasites du genre Eimeria. Elles ont des conséquences économiques et sanitaires majeures. Les coccidies se multiplient dans le tube digestif des oiseaux à l'intérieur de cellules intestinales, entraînant une baisse de l'absorption des nutriments, des diarrhées, de la prostration, et parfois de la mortalité en fonction des espèces de coccidies et des quantités de parasites ingérées. Les coccidioses sont les maladies parasitaires les plus importantes en aviculture avec un coût annuel mondial estimé à plus de 12 milliards d'euros. Dans le cadre d’études pour mieux connaître les coccidies parasites du poulet et de la dinde, et investiguer de nouvelles approches pour contrôler leur développement, il est nécessaire de produire régulièrement sur oiseaux des nouvelles générations de ces parasites pour les avoir toujours à disposition. Les oocystes (formes de résistance dans l’environnement) de ces coccidies peuvent survivre un an ou plus, mais au-delà de six mois, une proportion croissante de ces oocystes meurt, rendant impossible leur exploitation, notamment le dénombrement des formes viables et infectieuses. Or, dans nos activités, il est indispensable de maîtriser les doses infectieuses pour les essais de recherche conduits avec ces parasites. Il n’existe pas de moyen de disposer de ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Le développement sur cellules in vitro a des rendements négatifs, la cryoconservation (conservation par le froid) permet de conserver les souches, mais pas de les réutiliser rapidement et aux quantités souhaitées. Ainsi, nous devons remultiplier ces coccidies par passages sur oiseaux environ tous les six mois. Il est prévu d’entretenir par passages réguliers six espèces de coccidies du poulet et trois espèces de coccidies de la dinde qui constituent notre collection. Les oiseaux seront infectés par voie orale avec une suspension d’oocystes. Les matières fécales contenant la nouvelle génération d’oocystes excrétés et les contenus intestinaux et caecaux seront collectés entre cinq et huit jours après inoculation, en fonction des espèces de coccidies.

Bénéfices attendus

La remultiplication régulière des souches de coccidies détenues par notre laboratoire est un prérequis indispensable aux travaux en coccidiologie aviaire que nous réalisons. Elle permet de disposer de populations de parasites frais dont tous les individus sont viables et infectieux. Les quantités administrées de parasites sont ainsi maîtrisées lors d'infections expérimentales ou d'essais in vitro.

Procédures

L'administration des parasites se fera en une seule prise, par voie orale, sur animaux maintenus en contention individuellement, avec une sonde oesophagienne, sous un volume d'un mL. Cette étape dure moins de deux minutes par animal. L'intervention suivante sera la mise à mort, par électronarcose directement suivie d'exsanguination. Cette étape dure moins d'une minute par animal.

Impact sur les animaux

Les doses infectieuses pour les remultiplications sont inférieures aux doses pathogènes susceptibles d’entraîner des troubles chez les sujets, le but n’étant pas de reproduire la maladie mais seulement d’obtenir une génération fraîche de parasites. Le nombre de remultiplications est réduit à 1 par an pour les coccidies les moins utilisées, le but étant de maintenir ces souches même si une proportion des oocystes est déjà morte. Pour l’évaluation de la conservation du potentiel pathogène, seulement trois poulets seront utilisés, et les doses utilisées correspondront à un développement intermédiaire, avec des lésions typiques et une morbidité faible.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux. Pas de réutilisation possible pour des essais avec coccidies car le système immunitaire des oiseaux a été sollicité et perturbe le développeemnt des parasites lors de réinfection. Nécessité de maintenir des souches pures, donc impossibilité de réutiliser les animaux pour d'autres remultiplications car une excrétion résiduelle des parasites peut persister longtemps (plusieurs semaines).

Remplacement

Il n’existe pas de moyen de produire ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Le développement sur cellules in vitro a des rendements négatifs, la cryoconservation permet de conserver les souches, mais pas de réutiliser rapidement et aux quantités souhaitées. Le redémarrage à partir des souches cryoconservées demande quatre à cinq passages sur oiseaux pour obtenir suffisamment de parasites, avec un délai dépassant quatre mois. Pour avoir des parasites pour nos travaux réguliers, nous sommes obligés de les multiplier régulièrement sur oiseaux.

Réduction

Le remplacement n’étant pas possible, nous avons réduit les effectifs au minimum pour pouvoir néanmoins obtenir suffisamment de parasites pour conduire les essais associés. De plus, pour les coccidies les moins étudiées, seulement un passage annuel est prévu.

Raffinement

Les installations sont équipées des raffinements et enrichissements suivants : élevage en groupes homogènes, cordelettes suspendues, rampes d’abreuvement par pipettes qui servent également de perchoirs, éclairage naturel complété par un éclairage artificiel en jours courts.

Choix des espèces

Les coccidies des volailles sont strictement inféodées aux espèces qu’elles parasitent (sauf rares exceptions). Ainsi, les coccidies du poulet (Gallus gallus) ne se développent que chez cet hôte, et les coccidies de la dinde (Meleagris gallopavo) ne se développent que chez la dinde. Il n’existe pas de modèle in vitro ou ex vivo qui permette de réaliser le cycle dans sa totalité de façon satisfaisante et susceptible de produire les quantités d’oocystes nécessaires à nos travaux. Age maximal à la fin de la remultiplication : 8 semaines, valable seulement pour E. necatrix, l’espèce la moins prolifique. Pour les cinq autres souches et les coccidies du dindon, âge maximal de six semaines. Pour E. necatrix nous utiliserons des oiseaux plus âgés que ceux utilisés pour remultiplier les autres espèces de coccidies, car cette espèce est très peu prolifique, et le rendement est meilleur si l’intestin est plus long, ce qui est le cas sur sujets plus âgés.