Dindes
Modèles expérimentaux de coccidioses aviaires
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Dindes : 1560
Maintenues la tête en extension par un opérateur qui leur instille des coccidies dans le bec, 1 560 poules et 1 560 dindes sont infestées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Diarrhées, anorexie, plumage ébouriffé et perte de poids sont attendus, la maladie pouvant aller jusqu'à la mort. L'objet est réglementaire : produire les études de "détermination de dose" et de "confirmation de dose" imposées au dossier d'autorisation de mise sur le marché des médicaments et additifs vétérinaires, avec des effectifs fixés par la réglementation et non par un calcul statistique. Sur les 3 120 oiseaux, 60 pourront être replacés, la grande majorité étant tuée pour le scoring des lésions et le prélèvement du contenu intestinal.
Objectifs
Les modèles expérimentaux d'infestation par des coccidies sont indispensables pour évaluer l'efficacité des produits anticoccidiens chez l'espèce cible. De plus, l'émergence de souches d'Eimeria résistantes aux anticoccidiens classiques rend nécessaire le développement de nouvelles stratégies de lutte contre les coccidioses. Dans un premier temps, le projet vise à développer et caractériser des modèles expérimentaux de coccidioses chez l'espèce cible. Dans un second temps, les modèles expérimentaux ainsi développés seront utilisés dans le cadre d'études d'efficacité pour le développement de médicaments ou d'additifs vétérinaires. Dans le cas des médicaments vétérinaire, la réglementation impose la réalisation d'études de "détermination de dose" et de "confirmation de dose" pour chaque espèce de coccidies et pour chaque espèce cible au stade physiologique prévu dans la demande d'autorisation de mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Le projet doit permettre de tester l'efficacité de produits anticoccidiens afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques ou de produire les résultats d'efficacité (dose-confirmation ou dose-détermination) obligatoires au dossier d'AMM pour les médicaments vétérinaires. Ces études sont importantes dans un contexte d'émergence de résistances aux molécules actuellement utilisées sur le terrain.
Procédures
L'inoculation est généralement réalisée par gavage ce qui implique une contention de l'animal par un opérateur (animal maintenu la tête en extension pendant l'administration de l'inoculum. L'inoculum est administré au goute à goute à l'aide d'une seringue ou d'une pipette dans le bec de l'animal qui déglutit spontanément). Le traitement sera effectué selon les modalités définies dans le protocole. En cas d'administration individuelle (produits injectés ou administrés par gavage), l'animal sera maintenu en contention le temps de l'administration. Lorsque le traitement est incorporé dans l'aliment ou l'eau de boisson, la prise est alors volontaire (pas de contention). Des examens cliniques seront réalisés régulièrement et consistent en une observation à distance de l'animal (comportement, respiration, réaction aux stimuli, postures, état du plumage, présence de diarrhée/sécrétions/plaies, signes de déshydratation, état corporel...). Les animaux d'étude seront pesés à intervalles réguliers (pesées individuelles ou par lots). Aucun prélèvement n'est prévu sur animaux vivants.
Impact sur les animaux
La sévérité de la pathologie induite par l'inoculation de coccidies va dépendre de l'espèce d'Eimeria, de la dose et de la voie d'inoculation, de l’âge des animaux et du type de procédure (rafraîchissement d'un inoculum, développement de modèle ou étude d'efficacité). De manière générale, les signes attendus sont des diarrhées, une atteinte de l'état général (baisse d'activité, anorexie, plumage ébouriffé) et une perte de poids. Dans de rares cas, la pathologie aboutit à la mort de l'animal (mais les points limites ont été définis pour que les animaux soient euthanasiés avant).
Devenir
La grande majorité des poules et dindes utilisées dans les procédures experimentales seront euthanasiée en fin de procédure pour scoring des lesions et prélèvements de tissus ou contenu intestinal. Les animaux ayant complété la procédure (hors autopsies) et n'ayant pas reçu de produit sans autorisation de mise sur le marché et n'ayant pas atteints les points limites pourront être replacés. Ces animaux pourront éventuellement recevoir un traitement autorisé vétérinaire selon leur état de santé au terme de la procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative à l’utilisation d’animaux vivants n’est susceptible de répondre aux objectifs du projet. L'utilisation de modèles in-vitro, ex-vivo ou de simulations informatiques ne permet pas de répondre aux objectifs du projet. En effet, l'efficacité d'un produit anticoccidien ou d'un additif ne peut être évaluée qu'après administration du produit à des animaux infestés afin d'évaluer les effets du produit sur l'état de santé de l'animal, sa croissance et le relargage de oocystes dans l'environnement via les fèces. Les essais d'efficacité sont obligatoires au dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires et doivent être réalisées chez l'espèce cible correspondant aux indications thérapeutiques du produit à tester. Il n'y a donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux.
Réduction
Pour les essais d'efficacité, les effectifs animaux sont fixés par la réglementation (EMA/CVMP/EWP/755916/2016 pour les médicaments ou EFSA Journal. 2024;22:e8856 pour les additifs alimentaires). Pour les études de développement de modèle, le nombre d'animaux utilisé est calculé de telle sorte que l'expérimentation soit interprétable, en tenant compte de la variabilité biologique individuelle. Pour les études de rafraîchissement d'un inoculum coccidien, le nombre d'animaux sera compris entre 3 et 10 en fonction du nombre d'oocystes nécessaires.
Raffinement
Les conditions d'hébergement seront adaptées aux besoins physiologiques des animaux et leur permettront d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Pour les volailles, l'hébergement sera en bâtiment fermé sur paille ou sciure au sol ou sur caillebottis en cages. Les cloisons seront grillagées afin de permettre des contacts physiques, olfactifs, visuels et auditifs entre animaux. Les animaux seront systématiquement hébergés en groupe d'au moins 2 individus. La température, l'hygrométrie et la luminosité de la pièce seront adaptées à l'espèce et au stade physiologique. Des enrichissements (perchoirs, ficelles, bloc à piquer, balles) seront proposés. La contention visera à minimiser le stress et le bien-être des animaux sera évalué par le personnel en charge des animaux au moins une fois par jour ou deux fois par jour lorsque la somme des scores éthiques est supérieure ou égale à 3. Des points-limites adaptés ont été définis afin de limiter et de prendre en charge précocement toute souffrance.
Choix des espèces
L'espèce et l'âge des animaux d'étude sera défini de façon à se rapprocher de l'épidémiologie (jeunes animaux généralement). Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible au stade physiologique cible. L'âge et le stade physiologique des animaux correspondra à l'épidémiologie du terrain ou à la cible du produit à tester.
Etude de pharmacocinétique ou de bioéquivalence
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Équidés : 160
Cochons : 160
Chèvres : 160
Moutons : 160
Bovins : 160
Autres mammifères : 160
Poules : 60
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Le nombre d'injections et de prélèvements dépend du protocole de chaque étude commandée, sans qu'aucun chiffre ne soit avancé. 1 280 animaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, cochons, chèvres, moutons, bovins, équidés, lapins, camélidés, poules, dindes et autres oiseaux, répartis en général par groupes de huit. Le porteur estime que 80 % d'entre eux seront tués et 20 % réutilisés, avec 90 % de réutilisation pour les lamas, et reconnaît ne pas pouvoir savoir à l'avance combien seront gardés en vie, cela dépendant des groupes de traitement et de l'accord des autorités. Il annonce des réactions locales possibles, gonflements ou abcès, et une conception "cross over" par laquelle les mêmes animaux reçoivent successivement plusieurs produits à tester après une période de repos.
Objectifs
Les études de pharmacocinétique permettent d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament par exemple après son administration dans l'organisme. Elles permettent notamment de déterminer les paramètres pharmacocinétiques suivants : absorption, distribution, métabolisme et élimination d’un composé, soit dans le sang, soit à d’autres emplacements, et elles sont souvent employées lors des étapes de découverte ou de sélection de candidats du programme de développement d’un médicament. Les études de bioéquivalence ont pour objectif, quant à elles, d'obtenir des paramètres pharmacocinétiques permettant la comparaison de la biodisponibilité d’une substance active entre deux ou plusieurs formulations et/ou entre deux ou plusieurs voies d'administration.
Bénéfices attendus
- Obtenir les informations nécessaires pour le développement de nouveaux médicaments et définir in fine les modalités d'administration du médicament, à savoir la voie d'administration, la dose et le rythme d'administration.- Contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes physicochimiques, biochimiques, métaboliques impliqués dans le devenir du médicament dans l'organisme, de sa durée de « vie » et d'action, de ses interactions potentielles.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents types d'interventions : des injections et des prélèvements biologiques (sanguins ou autres). Le nombre d'interventions sera dépendant du protocole de l'étude mais chaque intervention sera de courte durée. Un délai adapté au produit administré sera dispensé entre chaque injection. Un temps de récupération sera également dispensé entre chaque prélèvement sanguin ou autre prélèvement biologique. Ce temps de récupération sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention, stress dû aux injections et aux prélèvements, possibilité d'observation chez les animaux de réactions locales (gonflement, abcès...) et/ou générale (augmentation température, perte de poids, diminution de l'activité...) après les administrations.
Devenir
En fonction de l’étude et des groupes de traitement, des animaux seront mis à mort afin de respecter le principe de précaution conformément à la législation. En fonction de l’étude et des groupes de traitement, des animaux pourront être gardés en vie si la réglementation l’autorise. Exemple pour un vaccin : sauf indication contraire des autorités, en fonction des groupes de traitement, les animaux ayant reçu un produit disposant d’une autorisation de mise sur le marché ou les animaux du groupe témoin (sans traitement, eau physiologique...) seront gardés en vie. Il n'est pas possible de savoir à l'avance exactement le nombre d'animaux qui seront mis à mort ou gardés en vie puisque c'est dépendant des groupes de traitement, de l'accord des autorités etc. Les nombres ont été estimés de la manière suivante : on a considéré pour chaque espèce sauf les lamas que 80 pourcent des animaux seraient mis à mort et 20 pourcent réutilisés. Pour les lamas, nous avons estimé 90 pourcent réutilisés et 10 pourcent mis à mort.
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives pour atteindre les objectifs de ce projet et ainsi obtenir toutes les informations sur le devenir d'une molécule après administration dans l'organisme. Il est nécessaire de réaliser les molécules dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ce passage sur le modèle animal est donc indispensable dans les étapes de découverte ou de sélection de candidats du programme de développement d’un médicament.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum. En moyenne 2 groupes de 8 animaux sont inclus par étude. Le nombre d'animaux sera déterminé en fonction des besoins pour répondre aux objectifs fixés pour chaque étude. La réglementation en vigueur relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sera respectée. Dans le but de réduire ce nombre, un design en « cross over » pourra être utilisé. Les animaux pourront recevoir les différents traitements à tester après avoir eu une période de repos. Ce design permet d’utiliser moins d’animaux et de supprimer les variabilités individuelles.
Raffinement
Méthodes de raffinement : 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi. Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et de l'enrichissement compensatoire. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Surveillance accrue de l’animal durant les manipulations. 4) Une période d'acclimatation adaptée sera dispensée avant la 1ère administration et/ou prélèvement, afin de permettre aux animaux de s'adapter à leur environnement et de s'assurer de leur bon état de santé. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, les manipulations seront réalisées dans les meilleures conditions possibles.
Choix des espèces
L’espèce choisie pour ces études doit être l’espèce cible des produits utilisés. Ainsi, selon le produit, les bovins, les porcins, les ovins, les caprins, les équins, les volailles (poules, dindes, canards), les lapins et les camélidés seront choisis. De la naissance à l’âge adulte selon le produit utilisé et l’âge recommandé pour celui-ci. Les animaux inclus seront représentatifs de la population cible du produit testé.
Formation des techniciens aux injections et prélèvements
- Formation professionnelle
Moutons : 10
Poules : 10
Dindes : 10
Autres oiseaux : 10
Dix chevaux, dix moutons, dix poules, dix dindes et dix autres oiseaux sont utilisés pour entraîner des techniciens aux piqûres, aux prélèvements de sang et à la mise à mort, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal peut recevoir deux à trois injections d'eau physiologique de trois à dix secondes, et des prélèvements de cinq millilitres. Le porteur affirme que la formation sur animaux est "indispensable" à la qualification du personnel et qu'il n'existe pas de mannequin en plastique pour ces espèces. Les équidés, moutons, dindes et autres oiseaux sont pour moitié réutilisés et pour moitié proposés à l'adoption, les dix poules étant tuées par ponction cardiaque sous anesthésie.
Objectifs
Le projet consiste en la formation du personnel aux techniques standards de prélèvements de sang ou autre tissus, d’injections de substances et d’euthanasie chez le cheval, les mouton, les poules, les oies et les dindes. La formation sur animaux est indispensable pour la qualification du personnel (et son maintien) et la maitrise des gestes techniques afin de pouvoir observer que ceux-ci correspondent bien aux règles de l’art et qu’aucun impact clinique n’est constaté suite à la réalisation des gestes techniques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices escomptés résident dans l’exécution appropriée de tous les gestes techniques sur animaux lors des études sur le site.
Procédures
Les animaux sont soumis à des prélèvements et ou à des injections. Une injection est réalisée en 3 à 10 secondes. Un animal peut être injecté 2 à 3 fois pour les besoins de la formation. Le produit utilisé est de l’eau physiologique stérile. Concernant les prélèvements, les volumes sont limités (5ml suffisent pour l’apprentissage). Le prélèvement dure de 5 à 30 secondes
Impact sur les animaux
Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les gestes techniques sont simples. Le compagnonnage permet de veiller à la bonne application des gestes.
Devenir
A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposé à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision. Ce n’est toutefois pas le cas des poules qui sont euthanasié suite à la ponction cardiaque sous anesthésie générale
Remplacement
La formation théorique à l’aide de photos ou vidéos est toujours réalisée en première intention. Pour les espèces concernées par ce projet, il n’existe pas de modèles d’imitation en plastique pouvant être utiliser pour la formation pratique aux injections. Lorsqu’il est incontournable d’utiliser des animaux vivants, le nombre est minimisé au maximum afin de garantir la maîtrise du geste par le technicien. Tous les gestes techniques ont été revus et sont approuvés par la SBEA. Un travail de veille (via la bibliographie et la participation à des évènements extérieurs tel que des congrès) est réalisé afin de faire évoluer les techniques et intégrer des techniques de remplacement.
Réduction
Dès que possible, la réévaluation ou la qualification aux gestes techniques s’effectue directement lors du test afin d’éviter de commander des animaux spécifiquement pour la formation. Le nombre d’animaux impliqué dans ce projet de formation est estimé à 2 animaux de chaque espèce concernée sur le site par an. Aucune statistique n’est nécessaire dans le cadre de ce projet.
Raffinement
Le geste technique est réalisé par la personne formée en présence d’un compagnon qui peut mettre fin au geste en cas d’échec. L’expérience passée lors des séances de formation antérieure à cette demande, permet d’être confiant sur la méthode. Il n’y a jamais eu d’échec lors de la formation. Les injections sont réalisées avec de l’eau Physiologique. Le stress durant l’hébergement est limité par l’hébergement en groupe des animaux et l’enrichissement de leur environnement. Les protocoles de prélèvements terminaux sont classés « sans réveil ». La souffrance est réduite par le recours à l’anesthésie : c’est le cas pour les injections et les ponctions intracardiaques. Les animaux sont systématiquement prélevés dans des installations séparées des zones d’hébergement. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Les principaux points limites induisant la reprise en main par le formateur sont : Pour les gestes sur animaux vigiles, l’apparition: - d’un mouvement de l’animal - d’un saignement - d’agressivité envers l’opérateur Pour les gestes sur animaux anesthésiés, l’apparition : - d’un saignement -d’une apnée
Choix des espèces
La formation du personnel doit prendre en compte toutes les espèces sur lesquelles il pourra être amené à réaliser des gestes techniques. Ces espèces sont définies et justifiées dans les projets d’expérimentation de notre site. Les animaux utilisés sont au même stade de développement que celui auquel ils sont utilisés dans les différentes études du site. Les animaux sont donc généralement utilisés sevrés
Etude des facteurs de pathogénicité de virus influenza aviaire A(H1N2)v chez la dinde
- Recherche appliquée
- Maladies animales
120 dindes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des dindes reproductrices de 32 semaines sont infectées par des virus influenza aviaires puis soumises à des écouvillonnages du bec et du cloaque et à des prises de sang répétées pendant deux semaines, avant prélèvement d'organes, pour caractériser dix virus et leur franchissement de la barrière d'espèce. Le porteur indique que l'infection provoque de fortes chutes de ponte pouvant aller jusqu'à l'arrêt total, et qualifie ces virus de faiblement pathogènes. Il écarte le remplacement au motif que la pathogénicité ne peut pas s'évaluer in vitro, invoquant la "nécessité" d'un test in vivo sur l'espèce cible.
Objectifs
Depuis début 2020, de nombreux cas d’influenza ont été identifiés dans le grand ouest et principalement en Bretagne dans les élevages porcins et sont causés par des virus influenza porcin A(H1avN2) DK-EA. Un virus proche, appelé A(H1N2)v a été caractérisé chez un patient hospitalisé en Bretagne en août 2021. Des virus similaires ont également été mis en évidence depuis avril 2020 dans des élevages de dindes présentant des symptômes de chute de ponte. Ce projet vise, dans le contexte actuel d’ « une seule santé », à identifier les déterminants moléculaires viraux de la pathogénicité de virus influenza aviaires A(H1N2)v dans un modèle d’infection chez des dindes reproductrices de 32 semaines, ainsi que ceux pouvant intervenir dans le franchissement de barrière d’espèce. Les dindes reproductrices âgées de 32 semaines représentent le modèle approprié pour reproduire les symptômes observés sur le terrain en élevage. Pour ce faire, une procédure expérimentale sera mise en place et répétée au plus 10 fois afin de caractériser la pathogénicité et les facteurs intervenant dans le franchissement de la barrière d’espèce de 10 différents virus influenza aviaire A(H1N2).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de caractériser 10 différents virus influenza A(H1N2) chez des dindes reproductrices de 32 semaines, représentant le modèle approprié pour reproduire les symptômes observés sur le terrain en élevage. Ce projet permettra en particulier de caractériser la pathogénicité de ces différents virus chez la dinde (signes cliniques, lésions, cinétique d’excrétion virale…), mais également d’identifier les déterminants moléculaires viraux pouvant intervenir dans le franchissement de la barrière d’espèce.
Procédures
Des observations cliniques quotidiennes, des prélèvements par écouvillonnage oro-pharyngé et cloacal et des prélèvements de sang seront effectués sur les animaux pour les différentes répétitions de la procédure tels que : - En tout, 7 écouvillons oro-pharyngés et 7 cloacaux par animal pour le lot B inoculé et 2 écouvillons oro-pharyngés et 2 cloacaux pour le lot A témoin seront réalisés dans les 14 jours. Chaque prélèvement d’écouvillon oro-pharyngé et cloacal dure une minute maximum par animal, en intégrant la contention de l’animal pour réaliser le prélèvement. - En tout, 4 prises de sang au sinus occipital pour le lot B et 2 pour le lot A seront réalisées dans les 14 jours. Pour chaque prélèvement de sang, 1 à 2 mL de sang seront prélevés par animal. Chaque prise de sang dure 30 secondes maximum par animal car les prélèvements sont effectués après la réalisation des écouvillons et ne nécessitent pas une contention supplémentaire des animaux. - Prélèvements d’organes sur les animaux mis à mort.
Impact sur les animaux
Les différents virus influenza A(H1N2) utilisés causent des signes cliniques modérés chez les dindes reproductrices. Les effets indésirables prévus pour les animaux inoculés sont des fortes chutes de ponte allant jusqu’à une absence totale de ponte quelques jours après infection et durant quelques jours.
Devenir
Pour la procédure réalisée et répétée plusieurs fois, les animaux seront systématiquement étourdis puis mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Les animaux choisis pour ce projet sont uniquement des dindes reproductrices de 32 semaines, qui représentent le modèle approprié pour reproduire les symptômes observés sur le terrain en élevage. L’étude de la pathogénicité ne peut pas être évaluée in vitro d’où la nécessité de mettre en place un test in vivo chez l’espèce cible aviaire la plus adaptée pour évaluer la pathogénicité, c’est-à-dire les dindes reproductrices ainsi que pour évaluer les caractéristiques du virus permettant un franchissement de barrière d’espèce.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est le plus faible possible tout en permettant l’obtention de résultats statistiquement significatifs à l'aide de tests statistiques adaptés. En effet, certaines répétitions de la procédure seront regroupées afin de n’avoir qu’un seul lot témoin pour deux ou plusieurs lots infectés en parallèle.
Raffinement
Les dindes seront hébergées dans des cages conformes aux conditions exigées en expérimentation animale (litière, densité, points d’alimentationet d’abreuvement…), dans des animaleries confinées de niveau 2 pour volailles. Concernant la taille des animaleries, le nombre d’animaux autorisé règlementairement pour une surface donnée sera respecté, à savoir 0,55 m2/animal. L’eau et l’aliment seront fournis ad libitum et des enrichissements appropriés tels que des cordelettes suspendues, seront mis à disposition. Les virus influenza A(H1N2) utilisés dans cette étude sont faiblement pathogènes et leur degré de sévérité est qualifié de modéré. Par ailleurs, lors de la création de virus mutés par génétique inverse, une réduction de fonction sera recherchée, diminuant ainsi la pathogénicité chez les dindes. Dans l’éventualité de signes cliniques provoqués par le virus occasionnant un mal-être chez l’animal, des points limites ont été définis pour que les animaux soient mis à mort avant que la souffrance ait un atteint un seuil non acceptable. L'approche pour réduire la souffrance des animaux réside également dans l’instauration d’observations cliniques quotidiennes.
Choix des espèces
Les espèces choisies sont des espèces des dindes représentatives de l’espèce sensible d’après les données observées sur le terrain dans les élevages. Les dindes seront âgées de 32 semaines, âge pour lequel la maturité sexuelle est atteinte et pour lequel les dindes produiront des œufs. Cet âge se justifie dans la mesure où les principaux signes cliniques observés sur le terrain suite à l’infection par le virus A(H1N2) sont des chutes de ponte chez des dindes reproductrices.
Utilisation d’animaux à des fins de production réglementée pour la production de réactifs aviaires utilisés par les laboratoires dans le cadre de contrôles in vitro au moyen de procédures de classe de gravité légère.
- Production de routine
- Tests réglementaires
Dindes : 50
Autres oiseaux : 100
650 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Ils reçoivent une souche infectieuse ou un vaccin, sont suivis jusqu'à quatre mois puis saignés pour produire des sérums de référence destinés à des contrôles in vitro. Le porteur indique que la production de sérum exige de tels volumes de sang que la réutilisation est impossible, d'où l'euthanasie de tous les animaux. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet aujourd'hui de produire ces réactifs.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de produire des réactifs nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider des tests in vitro, tout en satisfaisant aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces tests permettent de limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la mise sur le marché d’un lot de vaccins. Ils sont effectués sur espèce cible. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif.
Bénéfices attendus
Ces tests permettent la réalisation des contrôles in vitro réalisés dans les laboratoires. Ceci permet la mise sur le marché de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal en favorisant les méthodes alternatives.
Procédures
Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise. Les modes opératoires débutent par l’administration à J0 avec possibilité de prélèvement sanguin. Il y a ensuite une phase d’observation quotidienne avec éventuellement jusqu’à 4 rappels en fonction des techniques qui sont appliquées. Un prélèvement final est effectué. La principale substance injectée pour ces tests est : la souche de l’agent infectieux ou un vaccin. La durée des tests dépend du réactif produit et de l’espèce. Les tests durent jusqu’à 4 mois.
Impact sur les animaux
Un léger stress lié aux manipulations et injection des souches virales peut apparaître. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement
Devenir
La production de sérum nécessite des volumes de sang importants pour les espèces utilisées et ne permet pas la réutilisation de ces animaux. Par conséquent tous les animaux sont tous euthanasiés.
Remplacement
La production de réactifs est actuellement irréalisable sur un modèle in vitro. Il faut passer par le modèle in vivo. Les réactifs produits entrent ensuite dans les contrôles in vitro réalisés permettant la mise sur le marché d’un lot.
Réduction
le nombre d’animaux est directement lié à la quantité de réactifs nécessaires à la réalisation de tests in vitro qui ont été développés afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot vaccins
Raffinement
Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les techniciens vérifient l’évolution de l’état général et que les critères généraux d’alarme ne sont pas atteints. En cas de suspicion, ils font appel au vétérinaire désigné présent sur le site. Les protocoles de production de sérums n’induisent normalement pas de souffrances chez l’animal. Il n’y a donc pas de points limites spécifiques et seuls les points limites « génériques » liés aux pathologies concomitantes déclenchant une euthanasie systématique pour raisons éthiques sont appliqués pour ces protocoles. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements ont été mis en place dans les hébergements. Des perchoirs et des nids en cartons sont installés. Le sol est recouvert de litière, ou partiellement de papier gaufré. Des blocs à picorer sont placés chez les poulets et chez les dindes pour éviter le picage et des piscines à canards sont mises en place. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Les poulets seront âgés d’un jour à onze semaines, les canards d’un jour à six semaines et les dindes à partir d’un jour. Ces stades de développement correspondent à l’âge nécessaire à la production de réactifs.
Afin de répondre aux exigences réglementaires de contrôle de qualité de vaccins vétérinaires bénéficiant d’une AMM, ce projet vise à évaluer l’innocuité, l’activité sérologique, du titrage et de la pureté de formulations vaccinales destinées aux espèces aviaires.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Dindes : 1500
Autres oiseaux : 1100
72 600 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour le contrôle réglementaire de vaccins vétérinaires aviaires. Ils reçoivent une injection puis sont observés de plusieurs jours à sept semaines, avec des prélèvements de sang pour vérifier l'innocuité, l'activité sérologique et la pureté des lots. Le porteur indique que les animaux jugés réutilisables par le vétérinaire pourront l'être, les autres étant euthanasiés. Il affirme que ces tests sont imposés par la Pharmacopée européenne et que certains ne sont pas remplaçables in vitro.
Objectifs
Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique et de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) pour les vaccins de la gamme aviaire, et de réaliser le titrage (calibration) du lot de semence de travail destiné à la fabrication du principe actif de vaccin. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Par conséquent, les tests sont effectués sur espèce cible ou sur espèce alternative proche. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.
Bénéfices attendus
Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.
Procédures
Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise. Les principales substances injectées pour ces contrôles sont : le solvant de reprise, le lot de semence de travail et le vaccin (lyophilisé, aqueux ou huileux). Elles varient en fonction des tests et des espèces. La durée des tests dépend de la finalité du contrôle, de l’agent viral et de l’espèce. Ainsi, chez le canard, le test dure entre 35 et 42 jours, chez la dinde, le test dure entre 4 et 35 jours et chez le poulet, le test dure entre 21 et 49 jours. Les modes opératoires sont relativement simples et similaires. Tout d’abord il y a une administration à J0 avec possibilité de prélèvement sanguin. Il y a ensuite une phase d’observation quotidienne avec éventuellement un ou plusieurs rappels en fonction des techniques qui sont appliquées. Un prélèvement sanguin final pour les techniques de contrôle de l’activité sérologique ou de pureté peut être effectué. Les observations des espèces varient d’un simple suivi des réactions générales et locales à un suivi pondéral, un suivi des lésions.
Impact sur les animaux
Le seul dommage est une légère augmentation du stress lié aux prélèvements sanguins, aux injections et aux manipulations subies lors de ces contrôles. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent pour le limiter. L’avantage est que ces tests ont lieu dans un cadre réglementaire approuvé via le dossier d’AMM. Ils sont requis par la Pharmacopée Européenne et/ou les réglementations des pays destinataires des lots commerciaux de vaccins. Ces tests garantissent la qualité du produit pour l’espèce cible.
Devenir
Les animaux considérés comme éligibles à la réutilisation par le vétérinaire désigné pourront être réutilisés dans une autre procédure expérimentale. Cette possible réutilisation de l’animal est de sa responsabilité, il évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. Si aucune réutilisation n’est possible, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité, la pureté, le titrage et l’activité sérologique. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour remplaçables par un modèle in vitro.
Réduction
le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun des animaux témoins. Le test est aussi réalisable sur les mêmes animaux pour le contrôle de la pureté de vaccins vivant issus du même lot. Les tests d’activité sérologique peuvent aussi être mutualisés. De plus, les tests d’innocuité et de pureté sont réalisés sur les mêmes lots d’animaux. Tout ceci concourt à la réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
dans ce projet, aucune souffrance ou stress significatif est attendu. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles ou des espèces alternatives proches. Les canards sont âgés de 1 à 28 jours lors du début de l’expérimentation et les poulets sont âgés de 1 à 35 jours. Les dindes sont âgées de 1 à 62 jours ou d’au moins 42 jours dans le cas du contrôle du titrage. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Production de sérums immuns de canards dindes ou poulets par immunisation à l’aide de vaccins aviaires en vue de recherches portant sur la réponse immunitaire humorale des volailles
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Dindes : 50
Autres oiseaux : 100
300 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit jusqu'à trois administrations de vaccins et jusqu'à trois prises de sang, avant mise à mort pour récolter un maximum de sang. Le porteur décrit une douleur liée aux injections intramusculaires et aux prélèvements, et prévoit d'euthanasier tout animal en détresse, l'objectif étant de produire des sérums pour étudier l'échappement des virus aviaires. Sur le remplacement, il affirme que la variété d'anticorps recherchée ne peut s'obtenir qu'en immunisant des oiseaux de l'espèce concernée.
Objectifs
L’équipe de recherche étudie les maladies virales ou bactériennes des volailles ainsi que l’évolution des agents responsables de ces maladies. Les anticorps produits suite à la vaccination des volailles jouent un rôle prépondérant dans les mécanismes immunitaires de défense contre les pathogènes ciblés, mais ils sont également impliqués dnas la sélection de variants antigéniques des mêmes agents pathogènes. Il est donc important de pouvoir étudier cette réponse anticorps chez les volailles. Le présent projet vise à produire des sérums immuns contenant des anticorps spécifiques d’agents pathogènes chez du canard, du poulet ou de la dinde. Ces sérums seront utilisés à des fins de recherches menées par l'unité de recherche dans le cadre de ses missions et projets de recherche portant sur les viroses aviaires. Pour ce faire, des dindes, canards ou poulets recevront des vaccins avec une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) en France. Suivant l’objectif spécifique de la procédure un maximum de 3 administrations (soit une primo-vaccination puis deux rappels) pourront être réalisées afin d’obtenir des concentrations sanguines en anticorps élevées à très élevées et/ou permettant de reconnaître plusieurs agents viraux d'une même espèce mais aux caractéristiques antigéniques distinctes. Juste avant les éventuelles seconde et troisième administrations, des prises de sang seront effectuées pour mesurer la quantité d’anticorps présents dans le sang des animaux et décider de la pertinence ou non de l’administration de doses de rappel. Les valeurs-objectifs des titres anticorps dépendront des virus considérés et des techniques sérologiques mises oeuvre. A titre indicatif, seront recherchés des titres: - d’un minimum de 64 en inhibition d’hémagglutination pour les virus influenza ou de la maladie de Newcastle - d’un titre neutralisant minimum de 160 par séroneutralisation pour des virus tels que les réovirus ou le virus de la bursite infectieuse aviaire - d’un titre comparable à celui des témoins positifs employés dans les kits diagnostiques commerciaux d'ELISA.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir des sérums riches en anticorps spécifiques qui seront utilisés dans des projets de recherche et permettront, notamment, d’étudier comment des virus échappent à la neutralisation médiée par des anticorps issus d’animaux vaccinés. L'observation d'un tel échappement par un agent pathogène indique qu'une mise à jour du contenu antigénique du vaccin peut être nécessaire pour contrôler plus efficacement la maladie.
Procédures
Les animaux recevront les préparations vaccinales : ils seront soumis à un maximum de trois administrations (durée de quelques minutes) par les voies prévues par le résumé des caractéristique du produit (RCP) pour les vaccins disposant d'une AMM ou d'une ATU. Les animaux seront soumis à un maximum de 3 prises de sang (prélèvements effectués en quelques instants) d'un volume maximal calculé selon leur poids.
Impact sur les animaux
Les préparations utilisées pour immuniser les animaux seront des vaccins (inactivés ou à agent vivant atténué) disposant d’une autorisation de mise sur le marché ou d'une ATU, pour lesquels des données d’innocuité sont disponibles. Ces derniers seront utilisées selon les modalités (âge des animaux, voie d’administration, précautions particulières …) décrites dans le résumé des caractéristiques du produit. Aucun effet indésirable grave n’est donc attendu chez les animaux au-delà de la douleur due à une injection intra-musculaire et des prises de sang en vue d'analyses sérologiques. Lors de chaque intervention (prise de sang ou injection), une pesée individuelle des animaux sera effectuée. Une surveillance quotidienne selon une grille d’évaluation clinique des animaux sera néanmoins réalisée et tout animal présentant des signes cliniques témoignant d’une souffrance ou d’une blessure sévère (observation de prostration, incapacité à se déplacer, à s’abreuver ou à se nourrir, signes de détresse respiratoire, signes nerveux qui constitueront un point-limite éthique), signes qui correspondent au point-limite éthique, fera l’objet d’une euthanasie.
Devenir
La mise à mort de tous les animaux est nécessaire pour atteindre les objectifs du projet (récolte d'un maximum de sang pour analyses).
Remplacement
La production de sérums immuns ne peut pas être réalisée sur des modèles alternatifs. Ces sérums contiennent en effet une variété d’anticorps reconnaissant divers constituants de l’agent utilisé pour l’immunisation. Ainsi, dans le cas d’une vaccination contre un virus, différents types d’anticorps dirigés contre diverses protéines constituant le virus sont produits. La variété des anticorps produits est importante pour étudier la réponse immunitaire des animaux. Cette variété ne peut être obtenue, à ce jour, qu’en immunisant des animaux de l'espèce considérée.
Réduction
Un maximum de 10 animaux par procédure sera employé. Ce nombre permet de produire un volume de sérum suffisant pour couvrir la plupart des projets scientifiques tout en offrant une diversité des réponses individuelles.
Raffinement
Les procédures seront menées dans le respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/ 63/ UE et spécifiques de chaque espèce. Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : - Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/63/UE - Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; - Enrichissement du milieu (cordelettes avec jouet (bouchon suspendu), aires de perchage), possibilité pour les canards d’exprimer un comportement de toilettage à l’aide des dispositifs d’abreuvement. - Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des oiseaux) sans restriction ; - Suivi clinique quotidien selon grille de notation clinique - Manipulation et contention des oiseaux par du personnel qualifié, notamment lors des interventions (injections ou prises de sang) - mise en place de points-limites.
Choix des espèces
Les espèces choisies représentent les espèces-cibles des maladies étudiées. L’âge des animaux en début de procédure correspondra à l’âge d’administration des vaccins sur le terrain.
Utilisation d’animaux à des fins de formation
- Formation professionnelle
Rats : 40
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 400
Gerbilles de Mongolie : 10
Lapins : 20
Chats : 40
Chiens : 25
Cochons : 100
Chèvres : 30
Moutons : 50
Bovins : 50
Poules : 400
Dindes : 100
Autres oiseaux : 100
Déjà utilisés pour la plupart dans des procédures expérimentales de gravité légère ou modérée, ou en surnombre dans des élevages, 1 915 animaux non-humains de quinze espèces vont être utilisés pour former le personnel d'un établissement dont les études visent la mise sur le marché de vaccins et de médicaments vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Parmi eux figurent 500 souris, 400 hamsters dorés, 400 poules, 100 cochons et 100 dindes, et aussi des bovins, des moutons, des chèvres, des chiens, des chats, des lapins, des cobayes, des rats et des gerbilles. Sous tutorat, les apprenants s'exercent à la contention, aux administrations et aux prélèvements, sur des individus éveillés ou anesthésiés, et le porteur décrit un acte pratiqué juste avant la mise à mort de fin de procédure expérimentale. La majorité est ensuite mise à mort, et les jeunes individus commandés exprès "pourront être réutilisés ou placés", selon le porteur, alors que le champ du devenir n'en déclare aucun placé et 50 réutilisés, tous chiens, chats, cochons, chèvres, moutons ou bovins.
Objectifs
Le projet a pour objectif de former le personnel sur les actes techniques pratiqués sur toutes les espèces de l’établissement utilisateur. La plupart des actes de formation s’effectuent sous tutorat lors des procédures expérimentales. L’acte est évalué sans gravité pour l’animal et est pratiqué juste avant une euthanasie de fin de procédure expérimentale. Dans la mesure du possible les animaux utilisés dans ce projet proviennent de procédures expérimentales de gravité « Léger » ou « Modéré ». Dans le cas de formation sur jeunes animaux, les animaux seront commandés spécifiquement pour ce projet et ceux-ci pourront être réutilisés ou placés. Des animaux surnuméraires de procédures expérimentales ou d’élevages pourront être utilisés dans ce projet après avoir étudié toutes les possibilités d’utilisations ou de placement.
Bénéfices attendus
L’objectif étant de former du personnel compétent pour utiliser les modèles animaux à des fins scientifiques et garantir la fiabilité des études qui premettent de commercialiser des vaccins et des produits pharmaceutiques vétérinaires.
Procédures
Toutes les formations s’effectuent sous tutorat. Les actes de formation peuvent porter sur la contention de l’animal, des apprentissages d’administrations ou de prélèvements. En fonction des actes l’animal peut être vigile ou anesthésié. Tous ces actes s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux actes techniques et aux manipulations.
Devenir
Dans la majorité des cas les animaux sont euthanasiés après leur réutilisation en formation. Dans quelques cas, les animaux peuvent être utilisés plusieurs fois en formation.
Remplacement
La formation du personnel est assurée par du tutorat lors de procédures expérimentales ou sur des modèles n’utilisant pas l’animal (silicone, informatique, tissus…). Néanmoins, il est parfois indispensable d’avoir recours à des animaux lorsque cet objectif ne peut être atteint par d’autres approches.
Réduction
Il n’y a pas de justification à augmenter les effectifs d’animaux pour la formation, le nombre sera donc réduit au plus juste. Les animaux utilisés pour la formation sont des animaux qui ont déjà été utilisés dans la grande majorité des cas.
Raffinement
L’utilisation d’animaux pour des formations spécifiques ne sont mises en œuvre que lorsque la formation souhaitée ne peut être acquise autrement. La période de formation est toujours supervisée par un tuteur. L'acte de formation est pratiqué sur animal vigile une fois que l'acte est maitrisé sur cadavre ou animal anesthésié, ceci permet au tuteur d'évaluer la maitrise de l'opérateur en condition d'étude. A ce niveau l'acte ne requiert aucune anesthésie ou analgésie. Les points limites mis en place sont des points limites généraux liés à l'espèce. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux utilisés pour la formation sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
La formation doit se faire sur l’espèce concernée Le stade de développement des animaux utilisés pour ce projet, sera identique à celui des animaux utilisés dans les procédures expérimentales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Dindes : 1000
5 700 poules et 1 000 dindes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles reçoivent un candidat vaccin puis une épreuve infectieuse par un agent pathogène, avec jusqu'à dix administrations et des prélèvements sanguins ou par écouvillon, les animaux témoins non vaccinés développant la maladie. Le porteur présente le recours à l'espèce cible comme une exigence réglementaire pour la mise sur le marché de vaccins vétérinaires. Les animaux sont euthanasiés pour autopsie, leur âge ne correspondant plus à celui recommandé pour la vaccination.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poules et dindes). Pour évaluer l’efficacité des substances d’essai, un agent pathogène responsable d’une maladie est ici administré à des animaux vivants. Pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la ou les maladies considérées. Les études sont réalisées sur l’espèce cible du produit développé (ici les volailles) ou sensible à la (aux) souche(s) utilisée(s). Ceci afin de s’approcher au maximum des conditions réelles d’utilisation. Ces différentes études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et/ou les règlementations nationales et internationales concernant les vaccins.
Bénéfices attendus
Ces études sont menées selon les exigences, du règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences réglementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ayant un niveau d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ceux-ci sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.
Procédures
#1 (Coryza infectieux) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’études chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués. #2 (Bronchite infectieuse) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, Mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’étude chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons et/ou des prélèvements de larmes peuvent être effectués. #3 (Pneumovirus) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’étude chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons et/ou des prélèvements de larmes peuvent être effectués. #4 (Réovirus) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’études chez la poule pondeuse car elles sont élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués. #5 (EDS 76) L’ensemble des gestes techniques est réalisé sur animal vigile. Tous les gestes techniques de cette procédure sont inférieurs à une minute. Les animaux reçoivent en général 1 à 2 administrations, mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 étant donné que cette procédure concerne des poules pondeuses qui peuvent être élevées jusqu’à 70 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués.
Impact sur les animaux
Le développement de la maladie peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte voire une douleur à l’animal (notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité). C’est pourquoi, afin de limiter une possible dégradation de l’état général des animaux, des points limites généraux et des points limites spécifiques des maladies étudiées ont été définis. L’administration de l’agent pathogène, les prélèvements et la contention des animaux peuvent également générer du stress chez les animaux. Pour limiter le stress engendré par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs qualifiés qui assurent une contention adaptée de l’animal. De plus, d’autres mesures (telles que l’alternance des sites d’administration et de prélèvement) peuvent être envisagées lorsque les opérateurs les jugent nécessaires.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude. De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats vaccins et substances immunologiques. Ceci permet une première sélection de ces derniers, et de réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est également apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Le recours à l’espèce cible est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements. Certaines procédures sont incluses dans des projets donc l’objectif est d’éviter le recours à l’utilisation d’œufs embryonés pour la production de vaccins.
Réduction
Concernant les études règlementaires, le nombre minimal d’animaux à inclure est fixé par les textes réglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste grâce à l’historique des études réalisées par l’entreprise, la connaissance des modèles expérimentaux utilisés, la bibliographie et en utilisant des tests statistiques de puissance. Cette évaluation des effectifs permet de limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.
Raffinement
Une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux afin de maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La SBEA garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux. Les prélèvements sont réalisés par un personnel qualifié. En cas de prélèvement de type « écouvillon », le taille de l’écouvillon est adaptée à la taille et à l’âge de l’animal. Lors de prélèvements sanguins par voie intracardiaque ou de prélèvements sanguins terminaux de gros volumes : quelle que soit la voie utilisée, un étourdissement par électronarcose (sur animaux de plus de 7 jours d’âge) ou une sédation est systématiquement réalisée. Des signes cliniques de courte durée et d’intensité légère à modérée peuvent être détectés dans les procédures décrites ici. Il n’y a pas de points limites spécifiques aux maladies décrites dans les procédures de ce projet. Néanmoins, des points limites généraux ont été définis afin de limiter le plus précocement possible une dégradation de l’état général des animaux. Ces critères sont notamment : prostration, respiration agonique, cachexie, absence de réactions au stimuli, blessure(s) sévère(s)). Ces critères sont en constante évolution de manière à ce qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. En cas d’atteintes d’un ou plusieurs de ces points limites non spécifiques aux procédures de ce projet. L’animal est euthanasié pour raison éthique. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. Par ailleurs, lors du suivi, lorsqu’une déviation de l’état normal d’un animal est observée, une évaluation du degré de gravité est réalisée. En cas de degré léger ou modéré, sur décision du directeur d’étude et/ou du vétérinaire désigné, des actions peuvent être mises en place (augmentation de la fréquence des observations cliniques, isolement de l’animal, alimentation adaptée, suivi du poids …).
Choix des espèces
L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’expérimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour l’administration du médicament, conformément aux exigences réglementaires.
Caractérisation du pouvoir pathogène et infectieux des coronavirus aviaires et étude de la barrière d’espèces sur les oiseaux d’élevage
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Dindes : 640
Autres oiseaux : 1280
2 560 oiseaux, 640 poulets, 640 dindes et 1 280 autres oiseaux, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont inoculés avec des coronavirus aviaires puis soumis à des écouvillonnages oraux, cloacaux et trachéaux répétés, à des prises de sang et à la récolte de liquide lacrymal jusqu'en fin d'expérimentation. Le porteur indique que l'infection peut provoquer diarrhées, prostration et amaigrissement, et précise que le recours aux antidouleurs "n'est pas envisageable" car il interférerait avec l'infection virale. Il présente ces données comme "indispensables" à une meilleure gestion sanitaire des élevages.
Objectifs
L'objectif global de ce projet est de mieux caractériser les différents coronavirus aviaires circulants au sein des espèces principales de volailles d'élevage. Plus précisément, il s'agira d'étudier i) le pouvoir pathogène et infectieux de souches isolées de coronavirus aviaires (virus de la bronchite infectieuse, coronavirus de la dinde, coronavirus de la pintade, coronavirus du canard) sur l’espèce à partir de laquelle le prélèvement d’origine a été obtenu, et ii) la capacité de franchissement de la barrière d’espèces de ces coronavirus aviaires sur diverses espèces d’oiseaux d’élevage.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une caractérisation fine in vivo pour une meilleure compréhension du comportement des souches de coronavirus aviaires inoculées chez l’hôte cible et chez des hôtes voisins afin d’étudier la capacité de ces souches à infecter d’autres espèces aviaires et de pouvoir apporter des éléments indispensables à une meilleure gestion des mesures sanitaires et à un meilleur contrôle de la diffusion de ces agents dans les élevages.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Contention : sur tous les animaux, dès qu’une observation rapprochée des signes cliniques ou dès qu’un prélèvement s’avèrent nécessaires (environ 5 min par animal, dépendra du nombre de prélèvements à réaliser au moment de la contention) - Inoculation : sur tous les animaux, a lieu une seule fois en début d’expérimentation (1 min par animal) - Ecouvillonnages oraux et de l'orifice des voies génitales et urinaires : sur tous les animaux, quotidiens jusque 14 jours post-inoculation puis bi-hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Ecouvillonnages trachéaux : sur tous les animaux, fréquence bihebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Récolte du liquide lacrymal : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Prises de sang : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Mise à mort pour récolte d’organes : sur 3 sujets avec une fréquence hebdomadaire sur 5 semaines flexibles durant l’expérimentation, et sur les animaux restants en fin d’expérimentation
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus varient selon les virus inoculés. Cela peut être des râles et des éternuements pour le virus de la bronchite infectieuse, et des diarrhées, de la prostration, une diminution de la motilité et/ou un amaigrissement pour le coronavirus de la dinde, le coronavirus de la pintade et le coronavirus du canard. Outres les signes cliniques attendus suite à l'inoculation du virus, d'autres nuisances pour l'animal sont attendues : irritation passagère des tissus oro-pharyngés, trachéaux, cloacaux et oculaires suite aux écouvillonnages et à la collecte du liquide lacrymal, stress passager lors de la contention, léger hématome suite aux prises de sang, potentielles blessures contre les grillages des parcs d'hébergement.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux restants seront concernés par la mise à mort pour empêcher toute possibilité de répandre dans l'environnement les agents infectieux utilisés dans ces conditions expérimentales.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale n’a lieu que lorsque cela s’avère strictement nécessaire. Même si certains types cellulaires ou des systèmes in ovo existent pour la réplication des coronavirus aviaires, ces modèles ne sont pas applicables concernant la connaissance des maladies provoquées par ces virus chez l’animal et l’étude du tropisme d’hôte.
Réduction
La stratégie pour réduire au minimum le nombre d’animaux est basée sur deux éléments indissociables : l'expérience et les statistiques. Concernant l'expérience, le laboratoire peut s'appuyer sur son expertise dans le domaine en se basant sur de précédentes études utilisant le même type de données générées afin de travailler sur un effectif minimum d'animaux. Pour ce projet, compter par exemple sur 10 animaux en fin d’expérimentation devrait permettre d’avoir suffisamment de relevés du poids vif des animaux et de relevés du poids des organes récoltés post-mortem pour rendre les analyses robustes. Ces analyses se basent sur des tests statistiques où les analyses de variances (qui permettent de déterminer si tel ou tel paramètre étudié est statistiquement différent d'une condition expérimentale à une autre) qui seront réalisées nécessitent un effectif minimal pour permettre l'obtention de résultats fiables.
Raffinement
Le recours aux antidouleurs n’étant pas envisageable à cause de l’interférence générée avec l’infection virale, la stratégie appliquée pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours d’expérimentation est la surveillance quotidienne des animaux, la définition de points limites conduisant à une mise à mort compassionnelle en cas d’atteinte, et la réalisation de prélèvements les moins invasifs possible et uniquement lorsque cela permet de répondre aux objectifs du projet. Pour limiter le stress des animaux, toutes les procédures sont faites individuellement sans que le reste des animaux puisse voir l’intervention.
Choix des espèces
Les espèces d’oiseau choisies sont soit l’espèce cible de l’agent viral étudié, soit une autre espèce qui pourrait être sensible à cet agent. Animaux de 1 jour à 30 semaines d’âge, selon la classe d’âge cible de l’agent viral utilisé.
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Dindes : 1000
Après une à deux administrations d'un vaccin candidat, et jusqu'à dix chez les poules pondeuses, puis cinq à six semaines d'élevage, ou jusqu'à 70 semaines pour les pondeuses, 4 200 poules et 1 000 dindes reçoivent un agent pathogène du coryza infectieux, de la bronchite infectieuse, d'un pneumovirus ou d'un réovirus. Ces 5 200 oiseaux subissent aussi des prises de sang, des écouvillons ou des prélèvements de larmes, et restent suivis 7 à 28 jours après l'infection, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur reconnaît que la maladie peut causer "une contrainte voire une douleur", surtout chez les témoins non vaccinés, pour des vaccins destinés à garantir les "performances zootechniques et économiques" des élevages. Poules et dindes sont toutes tuées en fin d'étude, ou plus tôt si elles atteignent un point limite, en raison des autopsies souvent pratiquées et parce que leur âge ne permet plus de les réutiliser pour tester un vaccin.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poules et dindes). Pour évaluer l’efficacité des substances d’essai, un agent pathogène responsable d’une maladie est ici administré à des animaux vivants. Pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la ou les maladies considérées. Les études sont réalisées sur l’espèce cible du produit développé (ici les volailles) ou sensible à la (aux) souche(s) utilisée(s). Ceci afin de s’approcher au maximum des conditions réelles d’utilisation. Ces différentes études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et/ou les règlementations nationales et internationales concernant les vaccins.
Bénéfices attendus
Ces études sont menées selon les exigences, du règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences réglementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ayant un niveau d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ceux-ci sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.
Procédures
#1(Coryza infectieux)Les anx reçoivent en général 2administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à10 dans le cas d’études chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons(durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement de 5à6 sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à70 sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 14jours, voire 21jours en fonction des études réalisées (si besoin de sérologie ou récupération du sérum par exemple. #2(Bronchite infectieuse)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’étude chez la poule pondeuses. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons et/ou des prlvm de larmes (durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement 6sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à 70sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 7à28 jours (post-épreuve) en fonction des études réalisées. #3(Pneumovirus)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’étude chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons et/ou des prlvm de larmes (durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement de 5à6sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à 70sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 10 à 14jours (post épreuve) chez l’ensemble des espèces. Cette durée pourra être augmentée jusqu’à 4sem en fonction des critères suivis et des études réalisées. #4(Réovirus)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’études chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons(durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve est généralement de 5 à 6 semaines. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 10 jours à 14 jours. Cette durée pourra être augmentée jusqu’à 4 semaines en fonction des critères suivis et des études réalisées.
Impact sur les animaux
Le développement de la maladie peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte voire une douleur à l’animal (notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité). C’est pourquoi, afin de limiter une possible dégradation de l’état général des animaux, des points limites généraux et des points limites spécifiques des maladies étudiées ont été définis. L’administration de l’agent pathogène, les prélèvements et la contention des animaux peuvent également générer du stress chez les animaux. Pour limiter le stress engendré par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs qualifiés qui assurent une contention adaptée de l’animal. De plus, d’autres mesures (telles que l’alternance des sites d’administration et de prélèvement) peuvent être envisagées lorsque les opérateurs les jugent nécessaires.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude. De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats vaccins et substances immunologiques. Ceci permet une première sélection de ces derniers, et de réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est également apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Le recours à l’espèce cible est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements.
Réduction
Concernant les études règlementaires, le nombre minimal d’animaux à inclure est fixé par les textes réglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste grâce à l’historique des études réalisées par l’entreprise, la connaissance des modèles expérimentaux utilisés, la bibliographie et en utilisant des tests statistiques de puissance. Cette évaluation des effectifs permet de limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental).
Choix des espèces
L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’expérimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour l’administration du médicament, conformément aux exigences réglementaires.
Production d’une souche vaccinale du virus de l’entérite hémorragique de la Dinde
- Production de routine
- Tests réglementaires
80 000 dindes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque dindonneau reçoit le virus vaccinal par voie orale et intramusculaire, puis est tué par électronarcose pour le prélèvement de sa rate, celle-ci servant à amplifier le virus qui compose le vaccin contre l'entérite hémorragique de la dinde. Le porteur présente une production annuelle d'environ 275 millions de doses et décrit des actes "peu invasifs". Il affirme que ce vaccin vivant ne peut pas être produit in vitro, le virus n'étant selon lui pas adapté à la réplication en culture.
Objectifs
Le Projet a pour objectif d’amplifier / multiplier un adénovirus atténué vaccinal, celui de l’entérite hémorragique de la dinde (Turkey Hemorrhagic Enteritis Virus (THEV)) et de la maladie de la rate marbrée du faisan. Le vaccin fabriqué à partir de l’amplification de ce virus atténué (qui est le principe actif du vaccin) est largement utilisé depuis l’obtention de son Autorisation de Mise sur le Marché : il présente un impact sanitaire et économique très important. Ce vaccin vivant atténué est utilisé par voie orale, par distribution dans l’eau de boisson aux dindonneaux et aux faisandeaux. Il s’agit d’un renouvellement de Projet en cours relatif à la production d’un vaccin vétérinaire aviaire (Projet #6632).
Bénéfices attendus
La dinde est une espèce animale élevée à grande échelle partout dans le monde, et qui fournit une source protéique de qualité à un coût modéré. Comme dans les autres élevages aviaires, la vaccination est essentielle à la gestion sanitaire des colonies. Le Projet concerne l’amplification / la multiplication d’un virus atténué vaccinal, celui de l’entérite hémorragique de la dinde / turkey hemorrhagic enteritis virus (THEV) et de la maladie de la rate marbrée du faisan, dont le virus sauvage présente un impact sanitaire et économique très important : il s’agit d’un adénovirus aviaire du groupe II qui est très résistant et donc très présent dans l’environnement. Le virus sauvage présente en conséquence une menace importante pour les élevages non vaccinés, avec une mortalité variable mais généralement très élevée. L’ensemble des lots de principe actif produits permet de produire annuellement environ 5 lots de vaccin, chaque lot étant constitué de 55.000 flacons de 1.000 doses, soit 55.000.000 doses par lot, pour administration orale par l’eau de boisson). Le vaccin est aussi utilisé, dans une moindre mesure, chez les faisans qui sont affectés par une expression clinique différente (maladie de la rate marbrée). Depuis la précédente Autorisation de Projet, le vaccin HEV inactivé a été retiré du marché, ce qui a permis de réduire le volume de virus vaccinal à produire, donc de diminuer le nombre de dindes utilisées pour son amplification. En effet, les vaccins inactivés requièrent une charge antigénique beaucoup plus importante par dose.
Procédures
- Une prise de sang unique de 6 ml (EOPS) ou 8 ml (pseudo-EOPS) est réalisée à la veine alaire sur 20 ou 30 animaux, à des fins d’analyse sérologique (vérification du statut sanitaire). Le volume défini dépend du poids des animaux et permet de conserver une partie du sérum pour une éventuelles contre-expertise. - Une administration du virus vaccinal par voie orale (0,25 ml) et par voie intra-musculaire (0,25 ml), au même temps (avec une seule contention)
Impact sur les animaux
- Aucune complication ou réaction secondaire n’est observé à la suite de la prise de sang pour contrôle sérologique et de l'administration du virus vaccinal. - La contention des dindonneaux pour administration est de très courte durée et est réalisée par le personnel également en charge des soins quotidiens. Le niveau d’agitation et de stress est donc très limité. - Selon les principes de production des vaccins, le virus vaccinal administré provient exclusivement d’une ‘‘banque’’ de souches virales caractérisées, dont l’efficacité et l’innocuité ont été démontrées par les études précliniques et cliniques décrites dans le dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché. L’effet immunogène lié à la multiplication du virus après administration permet d’éviter tout recours à un adjuvant et donc tout risque d’irritation et de réaction inflammatoire locale ou générale potentiellement liés au recours de telles substances. En conséquence, aucun signe d’inconfort, de douleur ou clinique n’est observé suite à l’administration du virus vaccinal. L’électronarcose est une étape très courte qui permet d'initier l'euthanasie avec un minimum de stress et une absence totale de douleur. Toute la suite de l’utilisation (prélèvement aseptique d’organe) est réalisée ‘’post-mortem’’.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés juste avant le prélèvement aseptique de la rate.
Remplacement
Le remplacement du vaccin vivant THEV amplifié in vivo sur l’espèce cible n’est actuellement pas possible. Seul ce vaccin bénéficie actuellement d'une Autorisation de Mise sur le Marché par les autorités de santé publique. Dans l’état actuel des connaissances, le virus vaccinal utilisé n’est pas du tout adapté à la réplication in vitro et une telle production se traduirait par un risque considérable de perte d’efficacité du vaccin.
Réduction
Outre les composantes d’efficacité, le retrait récent du marché du vaccin THEV inactivé (virus tué) et son remplacement par le vaccin vivant ont permis de réduire la masse virale antigénique requise en production, donc une réduction notable et définitive du nombre d’animaux utilisés pour la réplication in vivo. Le Projet permet de produire le besoin annuel actuel d’environ 275 millions de doses de vaccins par voie orale.
Raffinement
En matière de soins et d’hébergement, les animaux sont maintenus en stabulation libre au sol et sur litière, et les mêmes techniciens sont en charge des soins quotidiens et des procédures. Ce qui contribue à minimiser le stress d’approche et de préhension des animaux. Les seuls actes techniques appliqués aux animaux sont très peu invasifs / douloureux et de courte durée : prise de sang de contrôle sérologique sur un échantillon d'animaux et vaccination de la totalité des animaux. La technique d’euthanasie non invasive mise au point et utilisée permet une mise à mort minimisant le stress et évitant toute souffrance animale. Le processus d’électronarcose permet une perte de conscience immédiate suivie rapidement par un arrêt cardiaque avec une efficacité de 100%.
Choix des espèces
Le but du projet est la production d’un vaccin contre l’entérite hémorragique virale de la dinde (THEV). Le virus vaccinal utilisé pour le vaccin est multiplié sur l’hôte naturel principal du virus : la dinde, ce qui est mentionné dans l'Autorisation de Mise sur le Marché du vaccin. Utilisation des dindonneaux âgés de 39 à 45 jours (l'âge est défini dans le cahier des charges du client et dans l'Autorisation de Mise sur le Marché du vaccin).