Oiseaux

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Autres oiseaux : 300
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Capturées puis relâchées sur leur site, 300 sternes huppées subissent chacune trois prélèvements, deux écouvillons et une prise de sang à la jugulaire, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'objectif est d'évaluer le rôle de cet oiseau sauvage dans la circulation des virus influenza aviaire entre les îles du sud-ouest de l'océan Indien et l'Afrique. Le porteur n'attend pas d'effets indésirables au-delà du stress de capture et de contention, estimé à cinq minutes par individu. Les oiseaux de moins d'un an sont écartés par la méthode de capture, et tous sont relâchés après le prélèvement.

Objectifs

L’objectif de cette étude est d’analyser la connectivité entre les îles du sud-ouest de l’océan Indien et le continent africain à travers les déplacements des oiseaux marins. Nos travaux précédents se sont concentrés sur des espèces pélagiques (Sterne fuligineuse ; Onychoprion fuscatus), des espèces effectuant des migrations partielles (Noddi brun et Noddi à bec grêle), ainsi que des espèces relativement sédentaires (Sterne bridée ; Onychoprion anaethetu). Ces espèces ayant peu ou pas de contact avec les côtes africaines, leur rôle dans l’introduction de virus depuis ce continent semble limité. Dans ce projet, nous nous focalisons sur la Sterne huppée (Thalasseus bergii), qui, contrairement aux espèces précédemment étudiées, exploite principalement des habitats côtiers, en particulier dans le canal du Mozambique. Cette espèce vit fréquemment en sympatrie avec d’autres oiseaux marins, aussi bien dans les colonies de reproduction que dans les reposoirs nocturnes, augmentant ainsi les opportunités de transmission virale inter-espèces. Par ailleurs, elle a été l’une des plus touchées par les récentes épidémies de virus H5N1 HP en Afrique du Sud, confirmant son exposition à des virus influenza. Dans ce contexte, nous faisons donc l’hypothèse que la Sterne huppée aurait un rôle majeur dans l’épidémiologie des virus influenza en assurant notamment la connectivité entre les îles et le continent africain.

Bénéfices attendus

L’originalité de notre approche réside dans la combinaison de données écologiques et épidémiologiques pour une compréhension intégrée du rôle de la Sterne huppée dans la dynamique des virus influenza aviaires. D’un point de vue écologique, nos résultats permettront d’identifier les schémas de déplacement et le comportement migratoire de cette espèce. Nous collecterons des données sur les distances parcourues, les zones géographiques occupées, ainsi que sur la direction et la fréquence des déplacements entre les îles et la côte africaine. Sur le plan épidémiologique, cette étude précisera le positionnement de la Sterne huppée en tant que réservoir potentiel du virus influenza aviaire à l’échelle régionale. Nous chercherons notamment à déterminer si la population étudiée a déjà été en contact avec des virus H5 dans le passé. Enfin, nous explorerons les échanges de virus entre espèces en élargissant les analyses sérologiques et virologiques à la Sterne fuligineuse, qui partage le même habitat sur notre site d’étude. En cas de détection de virus par PCR, l’analyse des séquences virales permettra d’identifier d’éventuels flux de gènes et échanges de virus entre espèces et zones géographiques. L’ensemble de ces résultats fournira des connaissances inédites en matière de biosécurité, essentielles pour ces territoires particulièrement vulnérables à l’introduction d’agents infectieux en raison de leurs enjeux de conservation.

Procédures

Trois types de prélèvements seront effectués sur chaque animal : - Un écouvillon cloacal, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes) . - Un écouvillon oropharyngé, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes). - Une prise de sang au niveau de la veine jugulaire ou brachiale (une à deux minutes).

Impact sur les animaux

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont de classe légères. De plus, compte tenu de la durée de contention et de manipulation relativement limitée (quelques minutes), nous n’attendons pas d’effets indésirables de type perte de poids, douleur, ou encore comportement anormal. Les manipulations seront effectuées par du personnel expérimenté et selon une chronologie standardisée et assurant une durée de contention minimale (environ 5 minutes par individu). Afin de limiter le stress, des mesures de raffinement et des points limites adaptés à la manipulation d’espèces sauvages seront appliqués (stress engendré par la capture et la manipulation, stress lié à la réalisation de la procédure expérimentale, incapacité à rétablir un comportement normal suite à la capture, la manipulation ou la réalisation de la procédure expérimentale).

Devenir

Tous les animaux seront relâchés sur le sîte de capture.

Remplacement

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées.

Réduction

La détection des agents infectieux dans les populations naturelles est dépendante d'une grande diversité de facteurs liés à l'hôte et à son environnement. L'estimation précise des prévalences d'animaux porteurs d'agents infectieux nécessite de tester un nombre élevé d'animaux, afin de pouvoir être validé statistiquement. Notre approche consistera à raisonner en terme de population (i.e. ensemble d'oiseaux appartenant à la même espèce, étudiés à une date donné, sur un site donné). Pour chaque population, le nombre d'animaux utilisés sera de 30 à 50 individus (selon le succès de capture), ce qui permettra d'avoir un seuil de détection acceptable d'un point de vue statistique (prévalence de 2 %).

Raffinement

Afin de limiter le stress, les oiseaux capturés seront mis dans des sacs de contention, à l'obscurité. Les prélèvements biologiques seront réalisés à l’abri du soleil. Les captures seront conduites en évitant les heures les plus chaudes. Nous débuterons à l’aube, pour une durée maximale de quatre heures. Des captures pourront également être réalisées en fin d'après-midi trois heures minimum avant le coucher du soleil, et aux premières heures de la nuit. Nous éviterons de manipuler des oiseaux par temps de pluie, pour ne pas altérer l’étanchéité des plumes. Pour les prises de sang, la vitesse normale de coagulation pour les oiseaux n'est pas connue mais est habituellement considérée d'une durée d'environ cinq minutes. Le stress et les températures élevées sont susceptibles d'affecter cette durée. La fin de l'écoulement sanguin sera vérifiée systématiquement avant le relâché des oiseaux. Des points limites adaptés aux oiseaux marins seront appliqués.

Choix des espèces

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées. Seuls les oiseaux adultes seront inclus dans l’étude (plus d’un an). Notre méthode de capture étant sélective, nous ne capturerons pas de poussins non volants (au nid), et nous pourrons également nous assurer de ne pas capturer d’individus de moins d’un an étant donné qu’ils présentent des caractéristiques morphologiques et comportementales facilement identifiables (taille des individus, couleur du plumage, dépendance alimentaire aux parents, etc.).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 140
Souffrances
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Autour d'un projet de production de foie gras, 140 oies et canes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en abattoir. La seule intervention déclarée est un unique prélèvement de sang au sinus occipital, le protocole reposant surtout sur l'exposition à la lumière et la maturité sexuelle pour induire un engraissement spontané du foie. L'étude cherche une alternative au gavage conventionnel, qu'elle relie à une demande sociétale croissante. À l'abattage, le sang, le foie, les magrets et l'appareil reproducteur sont prélevés.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer si une exposition à une photopériode de type jours courts et/ou le niveau de maturité sexuelle des palmipèdes, peuvent induire une hyperphagie chez les canards Barbarie et les oies grises des Landes, conduisant à un engraissement spontané du foie. Cette démarche pourrait permettre d’établir un protocole alternatif et physiologique au gavage conventionnel. Ce projet explore plus particulièrement la capacité des femelles à l'engraissement spontané, ce qui n'a jamais été étudié auparavant.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre d’établir si, chez les oies la maturité sexuelle et, chez les canes Barbarie souche à père Mulard, la maturité sexuelle ainsi que la durée du jour, peuvent constituer des leviers pour induire une hyperphagie conduisant à un engraissement spontané du foie. Si les expériences sont concluantes, elles pourraient amener à identifier des marqueurs centraux de la capacité à l’hyperphagie, qui pourraient en outre être utilisés dans le cadre de la sélection génétique. Par ailleurs, ces premières expériences pourraient servir de base à l'étude de nouvelles pratiques en élevage et répondre ainsi aux attentes sociétales actuelles. En effet, une part croissante de la société remet en question la pratique du gavage destinée à la production de foie gras et de canards gras, en raison des contraintes qu'elle impose aux animaux et de la perception de souffrance qui lui est associée. Les citoyens et les consommateurs expriment ainsi des attentes accrues concernant les conditions d'élevage, notamment en matière de réduction du stress, d'amélioration des conditions de logement et de renforcement du contrôle des pratiques. Par ailleurs, un nombre grandissant de citoyens encourage le développement d'alternatives au gavage ou de méthodes permettant d'obtenir du foie gras sans recours à l'alimentation forcée.

Procédures

Un seul prélèvement de sang sera réalisé par animal au niveau du sinus occipital. Il se fera avant la période d’engraissement sur animal vigile par des soigneurs très expérimentés et possédant la maitrise des gestes techniques sur les espèces aviaires (canes et oies). Le geste maitrisé ne dure qu’une minute environ.

Impact sur les animaux

Tout stress majeur sera évité, en particulier lors de la prise de sang qui sera réalisée avant la période d’engraissement. Celle-ci sera réalisée au niveau du sinus occipital par des soigneurs experts, avec une connaisance approfondie de ces espèces aviaires et maitrisant parfaitement les gestes de prélèvement. De plus, ce prélèvement de sang au sinus occipital évite l'apparition d'hématome.

Devenir

A la fin du protocole, les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (abattage dans un abattoir agréé). Le sang sera prélevé suite à l’exsanguination, des tissus et des organes seront collectés : le foie, les magrets, l’appareil reproducteur, le tissu adipeux sous-cutané et abdominal et le cerveau pour étudier les marqueurs liés au contrôle central de la prise alimentaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet étant de définir des leviers capables d’induire une hyperphagie conduisant à une stéatose spontanée chez les palmipèdes à foie gras, aucune alternative in vitro ou in silico n’est envisageable.

Réduction

En tenant compte de la variabilité individuelle et de la perte possible de quelques individus, le minimum d'animaux recommandé pour que l'étude soit interprétable et exploitable est de 35 individus par groupe.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement adapté et propice à leur croissance (sur litière de copeaux de bois puis sur caillebotis). Toute situation stressante sera réduite au minimum (un seul prélèvement de sang pour chaque animal). Les animaux seront élevés en groupes sociaux stables, ce qui est permis par l’utilisation des seules femelles. Ils seront regroupés par lot de 35 individus dans des loges de 32.44m² (soit 1.08 m² par animal). L’environnement sera enrichi par la présence de chainettes métalliques de jeu, de tas de copeaux de bois, afin de stimuler leur curiosité et le jeu. Au fur et à mesure de l'élevage, d'autres enrichissements seront rajoutés, tels que plusieurs points d'eau, un bac à grit et différents objets suspendus : jouets en plastiques durs et résistants. Par ailleurs, une surveillance quotidienne sera assurée pour détecter toute détérioration éventuelle et retirer immédiatement les éléments concernés, afin d'éviter tout risque d'ingestion. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Une grille d'évaluation du bien-être (indicateurs physiologiques, comportementaux et d'état corporel) sera mise en place afin d'assurer un suivi quotidien et de détecter précocement toute altération du bien-être des animaux.

Choix des espèces

L’oie grise des Landes possède une forte capacité d’ingestion et une prédisposition marquée à la stéatose. C’est l’une des espèces domestiques la mieux adaptée à la stéatose spontanée en raison de sa proximité génétique avec son ancêtre, l’oie cendrée sauvage migratrice. Pour cette espèce, un protocole d’induction d’une hyperphagie a déjà été validé. Ce protocole consiste à appliquer un régime alimentaire contrôlé à la fin de la période de croissance suivi d’une distribution à volonté de maïs pendant plusieurs semaines de façon concomitante avec une réduction de la durée du jour en bâtiment obscur (de 10 à 7 h/j d’éclairement). Le canard de Barbarie souche père à Mulard, est l’un des deux fonds génétiques de canards adaptés à la production du foie gras. De plus, ce fond génétique est resté photosensible puisqu’une exposition à des jours longs est capable d’accélérer sa maturation sexuelle. Tous les animaux seront accueillis sur le site d’hébergement dès l’âge de 1 jour.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 1670
Souffrances
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Pour valider des appareils de vaccination vendus aux élevages avicoles, 1 670 poules vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, puis proposées à l'adoption. Chaque animal reçoit jusqu'à trois prélèvements sanguins, jusqu'à quatre écouvillons cloacaux ou oropharyngés et une vaccination par nébulisation, goutte oculaire ou voie sous-cutanée. Le porteur situe ces essais en amont de la mise sur le marché de matériel dont il précise que l'usage n'est soumis à aucune réglementation spécifique. Il présente ces équipements comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains en limitant leur manipulation, l'objet réel de l'étude restant la performance commerciale des dispositifs.

Objectifs

La vaccination joue un rôle important pour le bien-être animal et pour la santé publique. De nombreux vaccins ont été développés et sont utilisés pour la prévention des maladies aviaires. Des programmes vaccinaux très divers, adaptés aux différents contextes environnementaux et épidémiologiques, sont mis en place dans les élevages avicoles. Pour faire face au nombre croissant d’animaux à vacciner dans les élevages, depuis près de 30 ans, des solutions techniques ont été mises au point afin de garantir une vaccination plus rapide et efficace, en essayant de limiter le facteur humain et en garantissant un confort pour les animaux. Aujourd’hui, la totalité des poulets en France et au niveau mondial, est vaccinée à l’aide de matériels médicaux adapté aux vaccins, vivants ou atténués, et au type de production. Une vaste gamme d’équipements de vaccination a été développée et mise à la disposition des éleveurs : injecteurs pour la vaccination in-ovo, sous-cutanée ou intramusculaire, et nébuliseurs pour vacciner les animaux par aérosol. La généralisation de l’utilisation de ces équipements a permis une meilleure maîtrise de la vaccination en élevage. Un bénéfice lié à l’utilisation de ces équipements s’évalue en termes de diminution des coûts de vaccination, de l’amélioration de la protection vaccinale des animaux et aussi d’une meilleure gestion du stress des animaux en réduisant au minimum la manipulation humaine. L’utilisation de ce matériel n’est soumise à aucune règlementation spécifique. Le bon fonctionnement de ces équipements est fondamental afin d’assurer la qualité d’administration des vaccins et pour optimiser leur impact sur le bien-être des animaux. Ces divers équipements servant à l’administration des vaccins aviaires nécessitent une remise à niveau des connaissances techniques et scientifiques permettant leur efficacité à délivrer les vaccins. L’objectif de ce projet est de mettre en place des études qui reproduisent les conditions dans un élevage en validant l’utilisation de ces équipements de vaccination, qu'ils soient nouveaux avant mise sur le marché ou déjà existant, en évaluant la qualité de la prise vaccinale

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont de valider l’efficacité de l’équipement de vaccination en vérifiant la bonne prise vaccinale. Ces études servent à améliorer, ajuster et optimiser les appareils développés et mis sur le marché. De ce fait, la vaccination se fera de manière plus efficace en élevage. Ces appareils sont développés pour améliorer le bien être des animaux en limitant leur manipulation tout en garantissant une prise vaccinale conforme aux attentes.

Procédures

Les prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront au nombre maximum de 3 par animal. Durée de l'intervention 1 minute maximum. Les écouvillons cloacaux et oro-pharyngés sur animaux vigiles seront au maximum de 4 par animal. Durée de l'intervention 1 minute maximum Une seule vaccination par animal avec différents types d'administrations (nébulisation, goutte dans l'oeil, voie sous cutanée). La durée des ces administrations ne dépasse pas 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins ou les administrations sous cutanées peuvent induire du stress pour l’animal ainsi qu’un éventuel hématome ou réaction douloureuse causée par la piqure de l'aiguille. Concernant les prélèvements par écouvillons, bien qu’ils soient au maximum évités sur le même animal de manière rapprochée, ils pourront éventuellement induire un risque d’irritation ou de lésions. Lors de la vaccination du groupe témoin de la procédure 1, les animaux pourront éventuellement ressentir une gêne dans l’oeil suite à l’absorption de la goutte. La durée de ces nuisances sont de l'ordre de quelques secondes à inférieur à 1 minute pour les prélèvements sanguins (contention, prélèvement, point de compression)

Devenir

Suite aux deux procédures, les animaux seront proposés à l’adoption. Une attestation du vétérinaire sanitaire sera éditée avant la mise en liberté des animaux ainsi que l’autorisation de placement de la DDETSPP (Direction Départementale de l'Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Pro tection des Populations)

Remplacement

Le matériel de vaccination est premièrement testé en ingénierie, notamment sur matériels artificiels (peaux synthétiques, gels de silicone, gels durs …), cette première partie va valider tout ce qui est performance mécanique et précision d’injection. Ensuite, les bancs d’essais mécaniques et robotisés sont utilisés pour reproduire les gestes des opérateurs. Cette partie va permettre de diminuer les essais sur animaux en évaluant la stabilité du produit en amont. De nombreux autres points sont également vérifiés à ce niveau-là, comme l’homogénéité et la précision de la dose de vaccin. Les prototypes sont retravaillés, ajustés et optimisés en fonctions des différents résultats et ne seront utilisés sur les animaux qu’au terme de leur parcours de développement. Après cela, les études in vivo vont nous permettre de confirmer l’activité du vaccin ainsi que sa réplication.

Réduction

Les effectifs des animaux ont été définis comme étant le nombre minimum nécessaire pour garantir l’atteinte de l’objectif du projet. Dans le cadre de la vaccination par nébulisation à l'aide d'un pulvérisateur où il faut reproduire une vaccination en volière, le calcul du nombre minimum d'animaux est réalisé en fonction du volume minimal permettant au pulvérisateur de fonctionner dans des conditions optimales. Les animaux arrivant du couvoir ne seront pas sexé car le choix du genre n’importe pas dans le cadre de ces études liées à la vaccination. Les tests statistiques utilisés sont systématiquement non-paramétriques car les distributions des variables analysées ne sont jamais de distribution normale. Un groupe optimisé pour l'interprétation devrait comporter le nombre minimum d'un échantillon représentatif. En annexe 2, le calcul de la taille d’échantillon repose sur des hypothèses statistiques arrivant à 18 animaux par groupe. Fonction de l'étude et de la voie d'administration, ce nombre théorique d'animaux augmente selon des critères très variés et prenant en compte également les besoins physiologiques cette espèce. Par conséquent le calcul du nombre d'animaux par lot et par étude repose sur des hypothèses statistiques pour réduire au minimum, une utilisation optimale de l'appareil destiné à vacciner dans des élevages et des normes d'hébergement décrites dans la réglementation en vigueur.

Raffinement

Après chaque intervention induisant du stress, une friandise sera distribuée à l’animal à la suite du geste technique. Les animaux seront habitués dès leur arrivée à la présence de la technicienne, notamment avec la présentation d’enrichissement alimentaire à venir chercher directement dans la main. La température de la pièce où a lieu les prélèvements sera maintenue à température ambiante. Les euthanasies se dérouleront dans une pièce également maintenue à température ambiante et les animaux à euthanasier ne seront pas présents dans cette pièce lors de l’acte. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour garantir leur confort et leur bien-être. Les animaux sont hébergés au sol sur une litière à base de copeaux de bois avec du papier de démarrage pour les premiers jours. Les pièces d’hébergements sont équipées de lampes chauffantes et garantissent une température appropriée en fonction de l’âge des animaux. Les animaux ont de multiples points d’accès à l’eau et à la nourriture. Un programme d’enrichissement (perchage, alimentaire, jeux) est mis en place avec des rotations pour maintenir leur intérêt et convenir à leurs stades de développement et souches.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour cet essai est l’espèce cible pour laquelle sont développés nos appareils de vaccination. Afin d’évaluer la mise en place de l’immunité, les animaux seront vaccinés à un jour d’âge ou à 21 jours d’âge en respectant les indications du RCP du vaccin utilisé. Ces couvoirs fournissant des poussins de un jour d’âge mis en place dans le cadre de ces protocoles sont de divers segments de production avicole, poulettes futures pondeuses, futurs reproducteurs de poulets , poussins, sont intégrés dans la filière de production avicole française et à ce titre sont en accord avec la réglementation européenne en vigueur.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
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    • Oncologie
Poules : 155
Souffrances
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Tous tués à l'issue pour prélèvement d'organes, 155 poussins vont être utilisés dès l'âge de sept jours dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent la salmonelle par voie orale, puis leurs fientes sont prélevées, parfois par pression abdominale, avant la mise à mort. Le porteur décrit une colonisation asymptomatique et présente la poule comme la source principale de contamination humaine par cette bactérie. Les bénéfices annoncés, pour la santé publique et pour la réduction des pertes en élevage, restent formulés comme des perspectives.

Objectifs

Salmonella Typhimurium est un pathogène intracellulaire majeur, responsable d’infections chez l’humain et l’animal. Des travaux récents ont identifié et caractérisé in vitro un système de détoxification d’un composé oxydant chez cette bactérie. Ces résultats suggèrent un rôle clé de ces gènes dans la survie et la persistance de salmonelle dans des environnements riches en stress oxydatif, comme ceux rencontrés lors de l’infection d’un hôte. Les objectifs de ce projet sont de valider la pertinence physiologique de ce système de détoxification de Salmonella dans un modèle in vivo d’infection chez le poussin en caractérisant son impact sur l’infection, la colonisation et la persistance de salmonelle dans ce modèle. Ce modèle est particulièrement adapté en raison du métabolisme spécifique de l’acide urique chez les volailles.

Bénéfices attendus

De manière générale, ce projet éclairera les mécanismes moléculaires par lesquels Salmonella résiste au stress oxydatif in vivo, en particulier via ce système de détoxification d’un composé oxydant, sous-étudié dans le contexte infectieux. Santé animale : Une meilleure compréhension des mécanismes de persistance de Salmonella chez les volailles pourrait conduire au développement de stratégies pour réduire l’infection asymptomatique chez cet animal, limitant ainsi la transmission aux humains via la chaîne alimentaire. Santé publique : En ciblant le système de détoxification étudié, ce projet pourrait identifier de nouvelles cibles pour des vaccins ou des traitements antibactériens, contribuant à la lutte contre les infections à Salmonella, un enjeu majeur de santé publique (ex. toxi-infections alimentaires collectives). Économie et environnement : Réduire la prévalence de Salmonella dans les élevages limiterait les pertes économiques liées aux épidémies et diminuerait l’usage d’antibiotiques, en alignement avec les objectifs de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Union Européenne pour lutter contre l’antibiorésistance.

Procédures

- Administration de salmonelles par voie orale sur animal vigile : 155 animaux, 1 fois pendant 15 secondes par animal - Prélèvement de fientes sur animal vigile 1 fois avant euthanasie (par défécation naturelle en isolant l’animal préférentiellement et sinon par pression abdominale) : 100 animaux, durée variable si défécation naturelle et moins de 5 secondes si pression abdominale - Prélèvements de fientes sur animal vigile 5 fois (par défécation naturelle en isolant l’animal préférentiellement et sinon par pression abdominale) : 55 animaux, durée variable si défécation naturelle et moins de 5 secondes si pression abdominale - Euthanasie : 155 animaux

Impact sur les animaux

La colonisation de la poule domestique par Salmonella est asymptomatique. Les nuisances sont liées à l’expérimentation : hébergement en isolateur, inoculation par voie orale et prélèvement de fientes.

Devenir

Pour l’unique procédure de ce projet, tous les animaux seront euthanasiés afin de pouvoir prélever différents organes et de pouvoir analyser la charge bactérienne contenue dans ces différents prélèvements.

Remplacement

L’étude de l’infection asymptomatique d’une bactérie telle que Salmonella ne peut se faire que par le biais d’une étude in vivo sur animaux cibles. Il n’existe actuellement aucun modèle reproduisant à la fois les environnements rencontrés in vivo par la bactérie dans les différents organes du poulet et la réponse de l’hôte à la présence de cette bactérie.

Réduction

Le système de détoxification a fait l’objet d’une caractérisation poussée in vitro avant de réaliser une étude in vivo. Le nombre d’animaux par lot a été calculé afin d’utiliser le minimum d’individus permettant d’avoir une puissance statistique suffisante (80%) pour démontrer une différence significative de charge bactérienne entre les lots testés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes, dans des isolateurs dont la température est régulée avec aliment et eau ad libitum ainsi qu’un éclairage 12h/24h. Ils bénéficieront également d’un enrichissement environnemental et matériel : L'espace de vie sera enrichi par la suspension de rubans ainsi qu’un tapis à gratter permettant d'occuper les poussins et de diminuer le piquage entre animaux. Il n’y a pas de souffrance liée à l’hébergement en isolateur. La surface d'hébergement étant limitée, une attention particulière est portée sur la densité des animaux en fonction de leur poids pour qu’elle ne dépasse pas celle prévue dans la règlementation.

Choix des espèces

La poule est utilisée ici (1) pour sa pertinence en santé humaine car elle est la source principale de contamination humaine par salmonelle dû au fait qu’elle peut être porteuse asymptomatique et (2) parce que la poule a un métabolisme particulier de l’acide urique par rapport aux mammifières, qui est pertinent pour l’étude de ce système de détoxification. L’expérimentation est menée sur des poussins juvéniles (à partir de 7 jours d’âge) car c’est à cette période de leur vie qu’ils sont les plus sensibles à une colonisation par salmonelle.

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    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Poules : 144
Souffrances
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Issues de la réforme d'un sélectionneur ou achetées jeunes, 144 poules pondeuses vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Chaque animal subit entre une et six prises de sang au sinus occipital, réparties de la vingtième à la cent-trentième semaine d'âge. Le porteur décrit une "montre biologique" épigénétique censée mesurer l'âge réel des poules à partir de leur ADN. La finalité affichée relève de la sélection en filière œuf, relier l'âge biologique à la ponte et à la solidité de la coquille, les poules étant tuées pour le prélèvement du foie.

Objectifs

Le présent projet entre dans un projet plus large visant à mieux comprendre comment les poules pondeuses vieillissent mais pas juste en comptant les semaines de vie mais en regardant l’ADN des tissus. Pour ça, on utilise une sorte de "montre biologique" appelée horloge épigénétique. La 1ère étape consiste à identifier les marques chimiques dans l’ADN permettant de prédire/estimer l’âge biologique des poules, ceci en utilisant une cohorte de poules d’âges variés dont la mise en place fait l’objet de ce présent projet. En effet ces marques appelées méthylations sont connues pour s’accumuler avec l’âge. La 2nde étape consiste à analyser ces marques sur des poules d’un âge donnée et de comparer leur âge biologique avec leur âge réel. On peut alors identifier des poules qui vieillissent "plus vite" que prévu ou "plus lentement". Enfin, la 3ème étape est d’évaluer si ces écarts entre âge biologique et âge réel peuvent prédire des écarts de performances pour des caractères d’intérêt tels que le taux de ponte, poids ou qualité des œufs, présence d’ascites, …. De telles prédictions ont été déjà obtenues chez l’humain pour différentes maladies. Concernant l’étape 1, différentes horloges épigénétiques ont été développées chez des espèces variées comme le poulet de chair mais jamais encore chez la poule pondeuse. Aussi ce projet a pour objectif de créer 2 horloges pour ce type de poules : une qui regarde l’ADN des cellules du sang (collecte non invasive), et l’autre qui regarde l’ADN des cellules d’un tissu métabolique, le foie, fortement impliqué dans la production d’œufs et maladies métaboliques. Par ailleurs, on souhaite qu’elles fonctionnent que les poules vivent en cage ou au sol. Aussi on prendra des poules issues des 2 systèmes avant leur entrée où elles seront toutes mises au sol.

Bénéfices attendus

Comme indiqué plus haut, grâce aux 2 horloges épigénétiques ‘sang’ et ‘foie’ développées dans le présent projet (étape 1), nous pourrons alors analyser les différences entre âge réel et âge biologique de centaines de poules (étape 2) pour lesquelles nous avons déjà les données de méthylation sang et foie. nous pourrons alors évaluer le pouvoir prédicteur de ces différences pour des phénotypes d’intérêt majeur en filière œuf comme le taux de ponte et la solidité de la coquille qui diminuent avec l’âge (étape 3). Autrement dit, y-a-t-il des poules à 70 ou 90 semaines qui ont vieilli moins vite que d’autres et si oui ont-elles tendance à avoir des performances meilleures ? ». De tels travaux pourraient alors déboucher sur de nouveaux marqueurs à prendre en compte dans la sélection des animaux.

Procédures

Les prélèvements sanguins seront effectués au sinus occipital entre 1 et 6 fois aux âges indiqués ci-dessous: 1) 12 poules seront prélevées 6 fois entre 70 et 130 semaines d'âge avec un délai minimum de 5 semaines entre prélèvements. 2) 24 poules seront prélevées 2 fois entre 70 et 112 semaines d’âge 3) 7x12 poules soit 84 poules seront prélevées 1 fois entre 20 et 112 semaines d'âge en fonction des lots 4) 12 poules seront prélevées 5 fois entre 20 et 71 semaines d'âge avec un délai minimum de 11 semaines entre prélèvements. 5) 12 poules seront prélevées 4 fois entre 20 et 57 semaines d'âge avec un délai minimum de 10 semaines entre prélèvements. Le prélèvement sera réalisé en quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure des prises de sang ultimes, les 144 animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements des foies.

Remplacement

Les deux horloges épigénétiques seront ainsi utilisées dans le cadre de l’étude de la longévité fonctionnelle. Il est inenvisageable d'utiliser un autre modèle pour analyser les différences entre âge chronologique et âge épigénétique et évaluer leur pouvoir prédicteur pour différents phénotypes d’intérêt chez la poule pondeuse à un âge avancé.

Réduction

Ainsi, trois lots de poules vont entrer à la station expérimentale : 1) un premier lot de 48 poules dites « vieilles » arrivera à l’âge de 68 semaines en mai 2025. Nous profitons ainsi de la réforme des poules d’un sélectionneur. Ces poules seront alors prélévées aux âges de 70 , 90, 107, 114, 119 et 130 semaines d’âge 2) un second lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en septembre 2025, sera alors etudié aux âges de 20, 36, 49, 60 et 70 semaines d’âge. 3) un troisième lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en janvier 2026, sera alors etudié aux âges de 20, 35, 45 et 57 semaines d’âge

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante (3 m²) pour permettre aux poules pondeuses de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire, abreuvement et nid. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entraînera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

La poule pondeuse a été choisie comme modèle, car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Concernant les différents âges retenus (20, 30, 50, 70, 90, 110 et 130 semaines), ils ont été choisis de manière à inclure les âges de 70 et 90 semaines, pour lesquels des données sont déjà disponibles par ailleurs et seront ici re-analysées sous l’angle de l’horloge épigénétique. Autour de ces deux âges clés, nous avons intégré au moins deux autres classes d’âge espacées d’environ 20 semaines en amont et en aval, pour la raison suivante : ces differents ages permettent, par exemple, de détecter d’éventuelles poules âgées de 70 semaines qui seraient plus jeunes biologiquement avec un âge biologique non pas de 70 sem. mais de 50 voire 30 semaines ; Ou encore des poules de 90 semaines qui seraient, au contraire, biologiquement plus âgée jusqu’à 20 à 40 semaines de plus par rapport à leur âge réel. Grâce à cet étalement progressif de 20 à 130 semaines, l’horloge épigénétique que nous développons pourra ainsi capter finement les écarts entre âge biologique et âge réel.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Poules : 100
Dindes : 30
Souffrances
▲ -
▲ 130
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 130

Pour produire des sérums de référence servant aux contrôles sanitaires des élevages, 100 poules et 30 dindes vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles sont inoculées à deux reprises avec des mycoplasmes par voie trachéale, nasale ou veineuse, puis subissent des prises de sang chaque semaine jusqu'à six semaines. Toutes sont tuées, au plus tard au quarante-deuxième jour, pour récolter leur sang. Le porteur indique qu'une cinquantaine de poules fournit environ 500 mL de sérum, écoulés sur cinq ans par le laboratoire et des laboratoires d'analyses.

Objectifs

L'objectif du projet est de produire des sérums de poules ou de dindes positifs vis-à-vis de différentes espèces de mycoplasmes, afin de servir de contrôles positifs lors des contrôles sanitaires réglementaires des élevages de sélection et de reproduction de poules et de dindes (règlement UE 2016/429). Les mycoplasmoses aviaires figurent parmi les maladies infectieuses les plus fréquentes dans les élevages de poules et de dindes où elles sont à l'origine d'infections respiratoires, génitales ou articulaires. Les principales espèces pathogènes sont responsables de pertes économiques importantes dans les élevages dues à des retards de croissance, à l'augmentation des indices de consommation, à des saisies à l'abattoir, à une baisse de la production d'œufs, à des mortalités embryonnaires et aux traitements antibiotiques. Les mycoplasmoses aviaires dues à ces espèces pathogènes sont classées en catégorie DE par la nouvelle loi de Santé Animale : certification aux échanges (D) et déclaration obligatoire et surveillance (E). Cette surveillance est essentiellement effectuée via la sérologie et/ou des tests PCR, très peu par des techniques de bactériologie car les mycoplasmes sont des bactéries très difficiles à isoler et cultiver. La technique de dépistage la plus couramment utilisée par les laboratoires d'analyses est l'agglutination rapide sur lame car elle est très simple à mettre en oeuvre et peu coûteuse. Elle nécessite l'utilisation de sérums de référence pour valider les essais.

Bénéfices attendus

La production de sérums de poules ou de dindes positifs vis-à-vis des différentes espèces de mycoplasmes aviaires pathogènes permet de valider les contrôles sanitaires obligatoires réalisés dans les élevages de volaille et contribuer ainsi à améliorer le dépistage et à limiter la propagation de ces maladies contagieuses dans les élevages.

Procédures

Les animaux seront inoculés à deux reprises, à une semaine d'intervalle, par voies intra-trachéale et intranasale, ou intra-trachéale et intra-veineuse, en fonction de l'espèce de mycoplasme d'intérêt. Une prise de sang à la veine alaire sera effectuée toute les semaines (de J0 à J42 au maximum) afin de suivre leur réponse sérologique vis-à-vis de l'infection. Ces interventions (inoculations et prises de sang) seront réalisées sur animaux vigiles. Les durée d'interventions seront au maximum d'environ une minute pour les inoculations et d'une minute pour les prises de sang. La contention sera effectuée par un personnel de l'animalerie.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu de symptomatologie sévère lors de ces différents essais, les infections par les mycoplasmes n'entraînent généralement que peu ou pas de signes cliniques chez des poulets ou dindonneaux en absence de toute surinfection. Seuls quelques signes cliniques respiratoires (râles trachéaux, jetage nasal) pourraient être observés. Le stress et la douleur seront essentiellement générés par l’inoculation de la souche de mycoplasme et les prélèvements réalisés chaque semaine sur les animaux (prises de sang). seule une douleur très légère et fugace directement liée à l'acte de piqure est subie par l'animal : aucun protocole de médication particulière n'est prévu. Les personnels seront attentifs à toute anomalie éventuelle qui pourrait occasionner une baisse d'activité ou d'appétit des oiseaux, des signes d'inconfort (tassement, boiteries, blessures légères, position anormale,...) ou d'atteinte de l'état général (prostration, plumes ébouriffées, décubitus,...) ou d'autres signes cliniques.

Devenir

Les animaux seront mis à mort lorsqu'ils auront développé une réponse sérologique spécifique, et au plus tard à J42, pour récolter leur sang.

Remplacement

La production de sérums de référence est nécessaire pour la validation des contrôles sanitaires effectués dans les élevages. Cette production ne peut être réalisée que sur espèces cibles (poulets et dindes). Il n'existe pas de méthodes alternatives de production de sérums expérimentaux spécifiques.

Réduction

Le nombre d'animaux de chaque espèce et pour chaque infection expérimentale pour la production d'un sérum positif a été calculé afin d'obtenir une quantité suffisante de sérums permettant de répondre aux besoins du laboratoire et des laboratoires d'analyses vétérinaires pour une durée de 5 ans. Pour exemple, l’infection expérimentale de 50 poulets permet de récolter environ 500 mL de sérum positif, quantité quasiment intégralement utilisée par notre laboratoire et les laboratoires vétérinaires d’analyses en 5 ans.

Raffinement

L'expérience acquise au cours des différentes infections expérimentales réalisées auparavant au sein du laboratoire, notamment pour la production de sérums positifs au cours de ces 30 dernières années, permet de limiter le nombre d'interventions, Les prises de sang seront réalisées par des personnels expérimentés pour limiter au maximum le stress et la douleur. Les animaux seront alimentés et abreuvés à volonté, et observés quotidiennement par des animaliers formés à l’expérimentation animale et qualifiés. L’ambiance d’hébergement est maîtrisée par ajustement de la température et de la lumière (intensité, plages d’éclairage) en fonction du stade physiologique des animaux. En cas de blessure (accident, picage), la plaie sera décontaminée par l'huile de cade, ce produit ayant un effet répulsif, évitant une aggravation de la plaie par picage. Si les animaux manifestent des signes cliniques graves et/ou des signes de souffrance (atteinte d’un point limite), ils seront sacrifiés, après concertation avec les personnes responsables de la mise en œuvre du projet.

Choix des espèces

La production des sérums de référence ne peut être réalisée que sur espèces cibles (poulets et dindes) pour valider les contrôles sanitaires. Les infections expérimentales sont effectuées sur des poulets d'au moins 3 semaines et des dindonneaux d'au moins 5 semaines. L'expérience du laboratoire acquise lors d'infections expérimentales antérieures a en effet montré que les animaux doivent être suffisamment âgés pour permettre le développement d’une réponse immunitaire vis-à-vis de l’infection.

Prélèvement de sang sur animaux

(NTS-FR-140958v1 – 14/04/2026)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Cochons d'Inde : 30
Équidés : 100
Cochons : 5
Chèvres : 60
Moutons : 2500
Bovins : 5
Poules : 65
Dindes : 35
Souffrances
▲ -
▲ 2800
▲ -
▲ -
Devenir
 70
 1670
 70
 990

Pour produire du sang servant à fabriquer des milieux de culture et des réactifs de diagnostic, 2 800 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance légère: surtout des moutons (2 500), mais aussi des équidés, chèvres, bovins, porcs, poules, dindes et cobayes. Chaque animal subit des prélèvements de sang répétés, jusqu'à vingt-six par an chez les équidés et bovins, sur animal vigile maintenu en contention. Le porteur affirme qu'aucune molécule ne remplace les caractéristiques du sang de chaque espèce. Les animaux jugés en bonne santé sont ensuite intégrés dans la filière alimentaire.

Objectifs

L'objectif principal est de fabriquer des milieux de culture (exemple gélose Columbia, Chocolat…) et des réactifs pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique et agro-alimentaire. La culture des micro-organismes nécessite des milieux contenant des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs du sang dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce. Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Les produits biologiques (sang et sérum animal) sont évalués au niveau des analyses de risque produit comme des composants critiques qui ne peuvent pas être remplacés sans repasser par des phases de développement pour l’ensemble de ces réactifs ; il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution Ces sangs sont également utilisés pour d'autres applications telles que l'alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…), dans un but de recherche sur les maladies transmissibles à l'homme ou aux animaux par ces insectes.

Bénéfices attendus

Le sang contient des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce et sont nécessaires pour la culture des micro-organismes pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique (humaine principalement) et agro-alimentaire ou l’alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…). Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Le sang des différentes espèces est utilisé pour la production de réactifs de diagnostic in vitro au moyen de méthodes reconnues ; ces réactifs permettent l’évaluation ou la détection ou le contrôle des modifications physiologiques chez l’homme et l’animal pour de nombreuses pathologies telle que l’identification de bactéries associées à différentes pathologies d’origine bactérienne et l’identification du traitement dans la cadre d’une antibiothérapie. A titre indicatif, 1L de sang permet la fabrication de 1 000 milieux de culture

Procédures

Le sang sera prélevé sur des animaux vigiles à raison de : - maximum 17 prélèvements par an pour les ovins : prélèvement à la jugulaire 5 minutes – contention 15 minutes - maximum 17 prélèvements par an pour les caprins et porcins : prélèvement 5 minutes – contention 7 minutes - maximum 26 prélèvements par an pour les équins et bovins : prélèvement à la jugulaire 10 minutes - contention 15 minutes - maximum 15 prélèvements par an pour les volailles (poules et dindes) : prélèvement 1 minute - contention 2 minutes Le sang sera prélevé sur des animaux préalablement anesthésiés pour les cobayes durant 15 secondes

Impact sur les animaux

Un stress de courte durée correspondant à la durée du prélèvement et de la contention (environ 15 minutes) est possible. Néanmoins, la fréquence des prélèvements entraine une certaine habituation des animaux permettant une diminution du stress voire une "collaboration" pour certaines espèces.

Devenir

En fin de procédure, les animaux en bonne santé, après accord avec le vétérinaire seront intégrés dans la filière alimentaire

Remplacement

Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution dont la validation serait de toute façon prohibitive.

Réduction

L'effectif des animaux donneurs est adapté au plus juste pour répondre aux prévisions de production. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.

Raffinement

Toutes ces espèces sont hébergées en groupe, sur litière, ceci leur assurant une vie sociale adaptée à l'espèce et garantissant un enrichissement efficace. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies pour favoriser la réduction du stress ; une surveillance de l’état général des animaux est réalisée et toute dégradation déclenche une demande de conseil auprès d'un vétérinaire.

Choix des espèces

Le sang de chaque espèce animale a ses particularités qui conviennent à la culture des différents micro-organismes, à la production de différents réactifs et l'alimentation d'insectes hématophages. Il s'agit d'animaux adultes ayant atteint un développement corporel permettant des prélèvements de sang répétés sans nuire à leur état de santé et en respectant leur physiologie. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poules : 140
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 80
 -
 60

140 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 60 d'entre eux tués pour prélèvements et 80 renvoyés dans un élevage classique. Les 120 coqs adultes subissent sept prélèvements sanguins entre douze et trente-quatre semaines, dix pesées, et une élévation artificielle de la température du bâtiment par plages de six heures pendant sept jours, à trente-trois semaines. L'exposition des œufs à des températures élevées pendant l'incubation est testée pour maintenir les performances de reproduction des coqs pendant les canicules, dans un contexte où les fortes chaleurs dégradent la croissance, l'indice de consommation et le rendement des carcasses. Le porteur retient le poulet parce qu'il s'agit de "l'espèce majeure sur le terrain" et d'un "modèle reconnu par la filière", les animaux arrivant à un jour d'âge comme dans un élevage commercial.

Objectifs

En élevage de volailles, les fortes chaleurs en période estivale est à l’origine d’une baisse significative des performances zootechniques tels qu’une dégradation de la croissance et de l’indice de consommation, une augmentation de la mortalité, des problèmes comportementaux et des baisses des rendements carcasses… Il a récemment été montré que l’exposition des œufs embryonnés à des températures élevées pendant l’incubation permet le déclenchement d’adaptations physiologiques et moléculaires résultant en une amélioration de la résilience des poulets face aux températures élevées tout au long de leur vie. En revanche, il n’a pas encore été montré que cette exposition à la chaleur pouvait également avoir un impact positif sur les mâles reproducteurs. C’est dans ce contexte que s’inscrit notre projet au cours duquel nous chercherons à étudier l’impact de l’exposition des œufs embryonnés à des températures élevées sur le métabolisme et les performances de reproduction des coqs.

Bénéfices attendus

L’objectif principal de ce projet est de tester si l’exposition des œufs embryonnés à des températures élevées pendant l’incubation, peut renforcer la robustesse des animaux, leur capacité d’adaptation et améliorer les performances de reproduction des coqs en cas de fortes chaleurs telles que celles rencontrer lors des périodes estivales.

Procédures

Tous les animaux du projet auront 10 pesées individuelles sur une période de 34 semaines. Elles seront réalisées sur animaux vigiles et la durée d’une pesée sera inférieure à 10 secondes par animal. 120 coqs adultes auront 7 prélèvements sanguins, à 12, 16, 20, 24, 28, 32 et 34. Chaque prélèvement se fera sur animal vigile et durera moins de 15 secondes. Au moment de la contention pour les prélèvements sanguins, une photo de leur crête sera prise ; la contention totale ne durera pas plus de 1 minute / animal. Les 120 coqs seront soumis à une élévation de la température dans le bâtiment d'élevage par plages de 6h et sur une durée totale de 7 jours à l’âge de 33 semaines.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont principalement liés aux prises de sang répétées mensuellement : douleur légère et transitoire (inférieure à 15 secondes) générée par la pénétration de l’aiguille et stress léger et passager lors de la contention. Les pesées entraineront un stress léger et transitoire lié à la contention. L’exposition des coqs adultes à la chaleur peut entrainer des conséquences physiologiques (augmentation de la température corporelle, déséquilibre hydro-électrolytique, réduction de l’appétit) ainsi que des conséquences comportementales (agitation, agressivité, apathie, ou comportements visant à éviter la chaleur comme regroupement en zones fraîches). L'élevage des coqs en groupe peut entrainer de l'agressivité, notamment à partir de la maturité sexuelle ; elle sera néanmoins minimisée par les effectifs de petite taille dans les parquet.

Devenir

En fin de procédure, 60 mâles (30 par lignée) seront mis à mort à des fin de prélèvements et les 80 restants (40 par lignée) retourneront dans le système d’élevage classique.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro ou in silico pour étudier les réponses physiologiques, métaboliques ou comportementales individuelles des individus. De plus, aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal et sur la descendance.

Réduction

Les prises de sang ne seront réalisées à partir de 12 semaines d’âge, uniquement sur les mâles qui auront été soumis à un coup de chaleur. En effet, afin de réduire au maximum le nombre d’animaux avec prise de sang, les mâles témoins ne seront pas prélevés ; nous comparererons les résultats de chaque individu avant et après le coup de chaleur. Afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs tout en tenant compte de la variabilité attendue (poids, métabolisme, robustesse, reproduction), nous avons besoin d’une taille d’effectifs de 30 animaux par modalité. En répartissant les 30 animaux d’une même modalité dans 6 groupes, cela nous permet, d’avoir des données statistiques fiables et de trouver des différences significatives sur la base de l’indice de consommation qui est mesuré collectivement, par parquet.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans des parquets (petits enclos où se trouvent les poulets), au sol sur des copeaux et en groupe afin de créer des relations sociales. Des perchoirs, des ficelles et des pierres à piquer seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins, selon des normes mieux-disantes que celles prévues par la règlementation. Toutes les contentions seront réalisées dans le calme. Afin de limiter le nombre de contentions, les prélèvements sanguins se feront juste après la pesée. Le matériel de pesée sera adapté à la taille et à la morphologie des animaux. Pendant la période d'élévation de la température dans le bâtiment d'élevage, une attention particulière sera portée sur le comportement des animaux. Les durées de chaleurs seront réalisées sur des plages de 6h et une vigilance sera apportée quant à la baisse effective des températures pour assurer des phases de récupération. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux, basée sur leur comportement et leur état de santé, est complétée quotidiennement par le personnel animalier afin de détecter toute altération de leur état de bien-être.

Choix des espèces

S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet a été fait car il s’agit l'espèce majeure sur le terrain et un modèle reconnu par la filière. Il s'agit également de l'espèce cible du projet d'étude. Les animaux seront mis en place dans le bâtiment d’élevage à 1 jour d’âge car c’est l’âge d’arrivée classique dans un élevage commercial. Ils seront ensuite élevés pendant 35 semaines afin de pouvoir étudier la reproduction de ces animaux. L’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué à 33 semaines, pendant la période de reproduction car il s’agit de l’âge où les animaux sont les plus sensibles au pic de température.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 200
Rats : 50
Chèvres : 12
Bovins : 6
Poules : 10
Souffrances
▲ 100
▲ 178
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 10
 168
 100

Sur 278 animaux, 100 souris seront tuées par ponction cardiaque, 168 autres animaux réutilisés dans d'autres projets et 10 poules rendues à l'élevage. Vaches, chèvres, poules, rats et souris subissent des prises de sang répétées et des écouvillonnages, dans des procédures déclarées légères, sauf le prélèvement terminal des souris, mené sous anesthésie sans réveil. Les vaches sont piquées à la jugulaire ou à la veine de la queue jusqu'à quatre fois par semaine, les chèvres deux fois, les poules deux fois à la veine de l'aile, avec en plus des écouvillons nasaux, buccaux, oculaires et auriculaires. Le sang collecté sert de réactif de référence pour des tests de diagnostic vétérinaire, et le sang de bovin à nourrir des insectes piqueurs sur membrane, ce que le porteur décrit comme un "raffinement" du protocole de nourrissage.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de réaliser régulièrement des prélèvements de matériel biologique (sang et écouvillonnages) non disponibles auprès des fournisseurs agréés, afin de permettre au laboratoire de disposer des échantillons biologiques nécessaires à ses activités de recherche et de référence, de diagnostic sur les maladies animales. L’utilisation de sang et/ou de sécrétions corporelles est routinière dans les laboratoires non seulement développeurs de vaccins vétérinaires et de techniques de diagnostic de maladies animales mais aussi pour les activités de recherche sur les maladies animales (vaches, chèvres, poules). Ces produits organiques constituent des réactifs biologiques nécessaires pour, par exemple, l’évaluation de l’efficacité de vaccins, l’étude des cellules du système immunitaire, le développement de modèle ex-vivo, de tests de diagnostic de maladies, l’élaboration des réactifs de référence pour les tests de diagnostic ou bien encore le nourrissage artificiel des vecteurs hématophages de ces maladies. Les espèces animales choisies (vaches, chèvres, poules, rongeurs) pour ce projet sont les espèces cibles ou les modèles animaux des maladies étudiées. Le nombre d’animaux utilisés sera adapté à l’activité, aux projets et à la capacité d’hébergement de notre établissement. Le volume et fréquence des prélèvements sanguins seront minimisés et contrôlés dans les limites recommandées pour chaque espèce. Toutes les procédures seront adaptées à l’espèce animale choisie et réalisées par du personnel expérimenté et qualifié. Le respect des 5 libertés du bien-être animal sera pris en compte tout au long de leur hébergement : absence de faim et de soif, absence d’inconfort, absence de douleurs ou blessures, liberté d’exprimer le comportement propre à l’espèce, absence de peur et /ou d’anxiété.

Bénéfices attendus

Le sang de bovin permet le raffinement du protocole de nourrissage des insectes hématophages sur membrane. Ce projet apporte plusieurs avantages et bénéfices à notre établissement. En effet, dans le cadre des activités de recherche sur ces maladies, le sang des animaux de rente (vaches, chèvres) est aussi la source première pour la préparation les cellules de l’immunité pour les études in vitro de la réponse immunitaire. Le laboratoire se doit de fournir des réactifs biologiques de référence de qualité (issus des prélèvements de sang ou d’écouvillons) 1/ pour le diagnostic des maladies sur lesquelles il travaille, 2/ pour la réalisation des panels d’échantillons pour les essais inter-laboratoires 3/ pour la qualification des kits de diagnostic et la formation du personnel habilité à réaliser les analyses sous accréditation. Le sang des rongeurs (rats et souris) sert à développer de nouvelles techniques de purification en remplacement de celles utilisées jusqu’à maintenant et devenues indisponibles. Enfin, le sang de souris est également utilisé pour enrichir le milieu de culture in vitro de nouvelles souches de parasites sur lesquels travaille le laboratoire, ce qui réduira le nombre de rongeurs nécessaires à la production en grand nombre de ces parasites.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prélèvements réguliers et sont réalisés le plus souvent sur animaux vigiles. Les vaches sont prélevées à la veine jugulaire ou caudale en fonction des besoins pour les études réalisées à partir du sang. Les prélèvements ont lieu jusqu’à quatre fois par semaine. Les chèvres sont prélevées à la veine jugulaire en moyenne deux fois par semaine. La durée du prélèvement dépend du volume nécessaire mais n’excède en aucun cas 5 minutes. Des écouvillons (nasaux, buccaux, oculaires et auriculaires) sont également réalisés sur les vaches et chèvres afin d’obtenir le matériel biologique utile pour les études. Ces prélèvements sont rapides (< 5 min). Les poules sont prélevées à l’aile (veine alaire) jusqu’à deux fois par semaine en fonction des besoins. La durée du prélèvement pour les animaux de rente dépend du volume nécessaire mais n’excède en aucun cas 5 minutes. Pour les rats, le prélèvement se fait à la veine caudale sous anesthésie générale et la durée maximale est de 5 minutes. Le volume maximal du prélèvement est de 500 µL à raison de deux fois maximum par semaine. Pour les souris, le prélèvement (75 µL maximum), d’une durée maximale de 3 min, se fait à l’extrémité de la queue sur souris vigile, est effectué une fois par semaine pendant 4 semaines. Les prélèvements de sang terminaux sur souris sont réalisés par ponction cardiaque sous anesthésie générale et dure moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

La seule nuisance qui peut survenir est un léger stress de l’animal lors du prélèvement sanguin, dû à la contention et à l’introduction de l’aiguille. Aucun effet indésirable post prélèvement n’est attendu sur les animaux de ce projet. Les procédures 1 à 4 sont décrites comme des procédures de « classe légère ». La procédure 5 est en classe sans réveil car le volume total du sang est prélevé par ponction cardiaque sous anesthésie générale.

Devenir

Animaux de rente (vaches, chèvres, poules) : Ces animaux restant plus longtemps dans notre établissement que la durée de ce projet, ils seront réutilisés sur un futur projet de prélèvements sanguins. À l'issue du temps d’hébergement au sein de notre établissement, préalablement défini par rapport à la durée de vie de chaque espèce, ces animaux n’ayant uniquement fait l'objet que de prélèvements (sang, mucus) seront proposés à l'adoption. Les adoptants, qu'ils soient professionnels ou particuliers, seront sélectionnés selon des critères stricts garantissant le respect des 5 libertés fondamentales du bien-être animal. Cette démarche permet aux animaux de terminer leur vie dans des conditions optimales et conformes à leur nature. Rongeurs de laboratoire : Rats : L'ensemble des rats sera réutilisé dans un autre projet de recherche dont la procédure est classée modérée, conformément au principe de réduction des animaux utilisés. Souris : 50% des souris seront réutilisées dans un autre projet de recherche (classée modérée) et 50% des souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure expérimentale (classée sans réveil) dans laquelle elles sont intégrées.

Remplacement

Le matériel biologique prélevé (sang et/ou écouvillons) n’est pas disponible et ne peut pas être remplacé par une méthode alternative, ce qui rend indispensable le recours à l’utilisation d’animaux. Les espèces animales choisies dans ce projet correspondent aux espèces cibles ou aux modèles animaux expérimentaux des maladies étudiées au laboratoire.

Réduction

Pour les études en immunologie, le nombre d’animaux utilisés est réduit à son maximum, sans pour autant nuire à la significativité des résultats qui en découleront : un nombre minimum de 3 vaches et 4 chèvres est nécessaire pour montrer la répétabilité, la fiabilité et la robustesse des résultats des études. Le nombre de poules, souris et de rats indiqué est un nombre maximum qui a été estimé au plus juste pour permettre de réaliser les différentes procédures de ce projet.

Raffinement

Pour les animaux de rente, le raffinement consiste à une habituation à la contention pendant quelques semaines avant la réalisation des prélèvements. L’animal est amené régulièrement dans l’espace dédié au prélèvement et mis en contention sans réalisation de prélèvement, afin de l’habituer et de le conditionner. Lorsque l'animal s'est familiarisé avec le processus, la phase de contention ne provoque plus de réaction de stress, permettant ainsi de réaliser les prélèvements sanguins ou par écouvillon dans un contexte serein et favorable. Pour les rongeurs, une manipulation quotidienne (une fois par jour) sur plusieurs jours (2 jours à une semaine) avant le prélèvement est réalisée pour diminuer le stress de l’animal en l’habituant à être manipuler.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies dans ce projet sont les espèces cibles ou les modèles animaux expérimentaux des maladies étudiées au laboratoire. Les animaux de rente (vaches, chèvres) seront âgés de 1 à 2 ans à l’entrée dans notre établissement et entre 6 mois et 1 an pour les poules. Ils restent un maximum de 8 ans puis ils sont replacés dans le cas où que des prélèvements sanguins sont réalisés. Les souris seront âgées d’au moins 3 semaines au moment de leur entrée en stabulation, et les rats de 4 semaines. Lors des prélèvements, les souris auront au moins 6 semaines et les rats 5 semaines. Pour chaque espèce animale, une quarantaine est appliquée 1 mois pour les animaux de rente, deux semaines pour les poules et une semaine pour les rongeurs. Le prélèvement sanguin est réalisé au stade adulte car, à ce stade, l’animal présente un système physiologique pleinement développé, permettant d’obtenir des paramètres hématologiques et immunologiques fiables et représentatifs. Les volumes de sang requis pour les analyses ne peuvent pas être prélevés de manière sûre sur des individus immatures, chez lesquels les capacités de régénération et le volume sanguin total sont insuffisants. Le prélèvement chez l’adulte garantit ainsi la validité scientifique des données tout en limitant les risques pour l’animal conformément aux principes du bien-être animal.

  • Formation professionnelle
Poules : 78
Souffrances
▲ 54
▲ 24
▲ -
▲ -
Devenir
 24
 -
 -
 54

Contenues et examinées deux fois par des vétérinaires en formation, puis placées sous anesthésie profonde, 78 poules subissent deux prises de sang, deux poses de cathéter dans la veine de l'aile, deux sondages du jabot, des écouvillonnages de l'œil, du palais et du cloaque, deux rinçages nasaux, la coupe de cinq rémiges sur chaque aile et quatre bandages. Une poule sert à deux participants, et les gestes ne visent aucune connaissance nouvelle : ils entretiennent les compétences de vétérinaires déjà diplômés sur des patients aviaires. Le porteur écrit que les procédures ne portent aucune conséquence à la santé future des animaux, et le champ structuré annonce 24 poules adoptées. La modification du projet remplace cette issue, les animaux étant désormais mis à mort à la fin de la séance pour servir ensuite à une formation de chirurgie des tissus mous.

Objectifs

L’objectif est la formation pratique de vétérinaires diplômés pour divers gestes médicaux cliniques vétérinaires chez les oiseaux en prenant la Poule comme modèle. Cette formation vise à renforcer les compétences techniques des vétérinaires dans la prise en charge des patients aviaires car ces compétences sont très peu abordées et pratiquées durant le cursus vétérinaire de formation initiale. Ceci vise donc à augmenter la qualité de soin pouvant être offerte pour les patients aviaires et augmenter le nombre de vétérinaires compétents pour la prise en charge de ces patients.

Bénéfices attendus

Acquisition par les participants des compétences nécessaires pour pratiquer les gestes cliniques de base en médecine aviaire dans leur pratique quotidienne de la médecine vétérinaire.

Procédures

Vigile, les animaux sont soumis à 2 contentions et 2 examens cliniques (1 par participant, 15 min pour chacun des 2 participants). [MODIF] [Sous anesthésie profonde], les animaux sont soumis à 2 prélèvements sanguins (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 poses de cathéter IV aux veines ulnaires (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 sondages du jabot à l’aide d’une sonde souple en caoutchouc (1 par participant, 2 min pour chacun des 2 participants), 2 écouvillonnages conjonctivaux, choanaux et cloacaux (1 de chaque par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 flush nasaux (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 coupes de 5 rémiges primaires bilatéralement (un côté par participant, 7 min pour chacun des 2 participants), 2 bandages en huit + bandages de corps (un par participant, 10 min pour chacun des 2 participants), 2 bandages de pied (un par participant, 10 min pour chacun des 2 participants).

Impact sur les animaux

Aucun, si ce n'est le stress de la première contention et la douleur légère liée à la première injection pour l'induction de l'anesthésie.

Devenir

Les procédures prévues ne portent aucune conséquence à la santé future des animaux. A la fin de la sédation, les animaux peuvent donc être adoptés. [En raison de la modification de projet], les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure pour inclusion ultérieure dans une formation de chirurgie des tissus mous chez la Poule].

Remplacement

Tous les gestes techniques pouvant être réalisés sur des cadavres (ex : cathétérisation intra-osseuse, intubation, taille de bec et de griffe) le seront lors d’une autre formation pratique sur cadavre. Ne sont conservés ici que les gestes techniques pour lesquels l’animal vivant est absolument nécessaire (impossibilité de ponction veineuse ou de cathétérisation intra-veineuse en l’absence de flux sanguin par exemple).

Réduction

Il est choisi d’utiliser une seule poule pour deux participants pour limiter le nombre d’animaux nécessaire. Ce chiffre semble le minimum pour que la qualité de l'apprentissage soit suffisante. Aucune analyse statistique n'est nécessaire.

Raffinement

La douleur, le stress et le risque de lésion sont réduits au maximum grâce à un encadrement de qualité, tourné vers l’accompagnement des participants et le respect des animaux, et au fait que les gestes techniques stressants ou nécessitant une contention manuelle ferme et/ou pouvant induire une légère douleur sont réalisés sous sédation (tranquillisation et analgésie). Les protocoles d’analgésie et d’anesthésie sont optimisés pour les gestes réalisés. L’accent est mis tout au long du projet sur le respect des animaux et la réalisation des gestes dans les meilleures conditions possibles. L’objectif est clairement énoncé aux participants que ces formations doivent leur servir à réaliser par la suite l’ensemble de ces gestes nécessaires dans les meilleures conditions possibles pour le respect de l’animal. Pendant la phase d’acclimatation d’un minimum de 5 jours, les poules sont hébergées en box collectif sur litière de copeaux, avec accès à des perchoirs en bois, des pondoirs. les paramètres d'ambiance sont contrôlés.

Choix des espèces

Il s’agit d’une espèce aviaire présenté etrès fréquemment en clinique pour des soins vétérinaires. S’agissant d’une espèce domestique son tempérament plus docile permet de réaliser les manipulations avec un stress limité. Elles ne présentent pas de danger physique pour les participants (pas de risque de morsures ou griffures). Leur grande taille facilite la réalisation des gestes techniques donc plus propice dans le cadre d’un apprentissage. Son tempérament docile et son incapacité à voler diminue les risques de fuite et de collision. Adulte correspondant à ce qui est le plus souvent rencontré en pratique vétérinaire.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 41
Souffrances
▲ -
▲ 35
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 41
 -
 -

Gardés au parc zoologique dans leurs conditions de vie habituelles, 41 manchots de Humboldt vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, six d'entre eux à un niveau modéré. Ces six oiseaux, porteurs d'un enregistreur cardiaque implanté depuis novembre 2022, sont anesthésiés une nouvelle fois pour changer l'implant, avec radiographie de contrôle, prélèvement de 3 mL de sang, retrait puis repose du dispositif, et interdiction d'accès à l'eau pendant 48 heures. Le groupe subit l'approche répétée d'un rover télécommandé dont la couleur, la vitesse et l'angle varient, afin d'identifier les indices visuels qui déclenchent la fuite ou l'agressivité. Le porteur présente les enregistreurs implantés comme une mesure de raffinement et indique que le rover ne cause pas plus de stress que la circulation ordinaire des manchots dans la colonie.

Objectifs

Le principal objectif du projet à terme est de réduire au maximum la perturbation des animaux liée aux études scientifiques dans leur habitat naturel et donc les biais qui en résultent dans la collecte de données. Cet objectif ne pourra cependant pas être atteint sans une meilleure connaissance scientifique des facteurs qui déterminent la perception ou non d’un danger par les animaux à l’approche d’un intrus. Il a été montré que l’utilisation d’un rover télécommandé pour la collecte de données dans une colonie de manchots permet d’éviter l’énorme perturbation provoquée par une présence humaine. Les manchots réagissant comme si cet intrus était un prédateur, l’objectif du projet autorisé était d’identifier quels signaux visuels sont susceptibles d’être interprétés comme signifiant ou non un danger. L’étude a été réalisée sur des manchots hébergés en parc zoologique, seule façon de pouvoir comparer en situation contrôlée une réponse comportementale et physiologique. La fréquence cardiaque des oiseaux a été suivie comme indicateur de stress via des loggers communicants implantés (enregistreurs stockant les données cardiaques et les communiquant sur requête) évitant tout dérangement humain, les données pouvant être collectées à distance. Trois types de rovers ont été testés : noir, blanc et blanc tacheté de noir, ainsi que 2 types d’approche : continue ou discontinue. Le rover noir provoque la fuite des juvéniles et adultes non reproducteurs, et une réaction agressive des adultes reproducteurs. Le blanc éveille seulement la vigilance. Le blanc tacheté de noir suscite la curiosité, cohérente avec la reconnaissance individuelle chez l’espèce, basée sur les taches abdominales. L’approche discontinue du rover noir provoque la plus forte augmentation de fréquence cardiaque (donc de stress), ce qui reflète le comportement d’un prédateur typique (couleur sombre, approche discontinue). La vigilance au rover blanc pourrait s’expliquer par la présence d’autres oiseaux blancs non-prédateurs. Les objectifs du nouveau projet visent à approfondir le rôle de ces indices visuels, toujours en situation contrôlée, avant d’être appliqué pour les études en milieu naturel. Une couleur peut-elle être supplantée par un autre indice : le blanc devenant-il par exemple équivalent au noir lors d’un changement d’angle d’approche du rover? La taille du rover et sa vitesse constituent-ils également des indices visuels simples et rapidement intégrés dans un contexte de perception de danger?

Bénéfices attendus

En permettant de mieux comprendre quels sont les indices visuels qui dans l’approche d’un intrus permettent aux oiseaux d’avoir le plus rapidement possible la réponse comportementale la plus appropriée, ce projet a évidemment en premier lieu un grand intérêt du point de vue de nos connaissances fondamentales. Cependant, comme l’a illustré l’étonnante résilience dont ont fait preuve les animaux en général et les oiseaux en particulier durant la pandémie Covid en apparaissant ou en se reproduisant dans des endroits où ils avaient disparu, la perturbation par l’homme constitue un facteur majeur dans l’érosion de la biodiversité animale. Tout nouvel apport dans nos connaissances sur les facteurs de perturbation est donc précieux dans l’argumentaire visant à définir les mesures les plus appropriées pour enrayer cette érosion. Les résultats que nous obtenons sont également précieux car ils permettront de définir dans quelle mesure on peut réduire la perturbation d’origine humaine dans les études de terrain. En raison de la grippe aviaire qui affecte les populations de manchots et de mammifères marins, comme par exemple le long des côtes d’Amérique du Sud ou dans les Terres australes françaises, des programmes de recherche sur les manchots ont été interrompus afin d’éviter toute contamination humaine et vice-versa. Nos travaux montrent qu’à l’aide de rovers télécommandés il serait possible d’assurer le suivi les animaux, et ce non seulement sans l’importante perturbation liée à une présence humaine mais aussi sans risque sanitaire. La condition est qu’ils aient été au préalable munis de transpondeurs RFID (puces RFID implantées dans chaque manchot afin de les reconnaitre grâce à leur numéro, dans le cadre des pratiques du zoo. Cela n’est pas directement lié au projet et est réglementé) ou identifiés par imagerie comme cela se généralise actuellement.

Procédures

Les 6 oiseaux sur lesquels les implants ont été placés en novembre 2022, seront de nouveau anesthesiés pour changer leur implant (moins de 30min d’anesthésie) : 1. Collecte des individus pour la gestion vétérinaire et zootechnique régulière (prophylaxie, etc.), les manchots sont déjà entraînés à quitter leur enclos et rentrer dans le box intérieur attenant afin d’éviter tout stress de capture dans leur enclos. Ils seront alors mis dans la caisse de transport, adaptée à leur taille et transférés dans la clinique en moins de 5 minutes. L’identification individuelle des 6 animaux est facilitée par leur bague alaire colorée. 2. Anesthésie et analgésie Les manchots seront ensuite anesthésiés. Les protocoles sont décrits dans la procédure 1. 3. Examens complémentaires Des radiographies de contrôle seront préalablement effectuées pour vérifier l’absence de lésions évocatrices d’aspergillose ou de toute autre contre-indication au renouvellement de l’implant, et 3 mL de sang seront prélevés pour des analyses (numération formule sanguine, biochimie, électrophorèse des protéines) dans le cadre du contrôle annuel de routine. 4. Retrait des des implants La position exacte du logger sera prise à l’aide des images radiographiques de manière à repérer le pôle cranial et le pôle caudal, ce dernier servant à l’extraction. 5. Pose des nouveaux implants. 6. Fin de procédure (T+15-20min) Les manchots seront maintenus sous oxygène jusqu’à leur réveil, puis transférés dans une cage de la clinique pour les surveiller pendant l’heure suivante. La temporalité de « nuisance » se limite aux 24h péri chirurgicales, incluant la soustraction au groupe, l’anesthésie et la phase de récupération en isolement relatif (les manchots implantés restant ensemble durant cette phase, il n’y a pas d’isolement individuel). Une contre-indication à aller dans l’eau dans les 36h post opératoires peut aussi être listée comme une nuisance pour cette espèce aquatique, mais elle est limitée et là encore, notre expérience prouve qu’un retour en immersion au bout de 48h ne pose aucun problème. Etant donné que pour la collecte des données enregistrées par les loggers nous ne sommes pas obligés de capturer les manchots le stress est donc très modéré. Concernant les expérimentations avec le rover, elles ne causent pas plus de stress que la circulation de manchots rejoignant leur site de reproduction dans la colonie.

Impact sur les animaux

La temporalité des nuisances se limite aux 7 jours péri-chirurgicaux : - procédure chirurgicale: une douleur légère est possible, maitrisable par une analgésie adéquate - isolement relatif pendant les 7 jours suivant l’implantation: les manchots implantés devront être isolés du reste du groupe mais resteront ensemble, le stress est donc léger. - Contre-indication à aller dans l’eau pendant les 48h suivant l’intervention chirurgicale: le stress est considéré comme très léger, cette espèce ayant naturellement des phases de vie où les animaux ne vont pas dans l’eau pendant plusieurs jours d’affilée (période de mue par exemple). La collecte des données enregistrées par les loggers est possible par une simple approche à proximité des animaux sans capture, en profitant par exemple des moments de nourrissage. Elle n’occasionne donc pas de stress. Les expérimentations avec le rover ne causent pas plus de stress que la circulation de manchots rejoignant leur site de reproduction dans la colonie.

Devenir

Tous les animaux sont gardés au parc dans leurs conditions de vie habituelles.

Remplacement

Le but même est d’étudier la réduction des impacts sur le stress des animaux, laquelle étude ne peut se mener sur des modèles théoriques. Les études comportementales et physiologiques de la réponse des individus face à un intrus ne peuvent être faites que sur des modèles vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux reste exactement le même que lors de la première phase, à savoir 6 animaux équipés. Leur groupe a grandi jusqu’à 41 oiseaux, mais les 6 animaux disposant d’un implant restent une sous population significative avec 2 femelles de plus de 12 ans, 2 mâles de plus de 12 ans, et 1 femelle de moins de 7 ans, 1 mâle de moins de 5 ans, comportant de plus un couple qui reproduit et elève des jeunes chaque année. Nous choisissons de capitaliser sur ce qui a été appris au cours des 3 dernières années sur ces individus, plutôt que d’ajouter de nouveaux individus à implanter.

Raffinement

L’utilisation des loggers implantables est elle-même une mesure de raffinement, puisque la récolte des données, tout comme l’éventuelle évolution des programmes se fait à distance par connexion en BlueTooth® sans même besoin de contention. Tout le déroulé chirurgical se fait en mettant en place les mesures les plus à jour en matière de maitrise de la douleur et du geste chirurgical. Les oiseaux sont entrainés toute l’année pour venir manger non loin des soigneurs, ou rentrer dans le box intérieur sans stress, permettant la proximité necessaire au téléchargement des données. Une maintenance et amélioration du système de traitement d’eau a eu lieu en 2024 et continue en 2025 : changement de la masse filtrante, augmentation en efficacité du système d’ozonation, ce qui a pour but d’améliorer les paramètres physico chimiques et baisser la charge organique dans l’eau du bassin. Des brumisateurs sur la partie terrestre permettent de réduire la temperature en été, et d’éloigner les moustiques qui pourraient transmettre des Plasmodiums auxquels les oiseaux sont sensibles.

Choix des espèces

L’objectif étant d’étudier des manchots en captivité, les manchots de Humboldt sont les plus courants dans les zoos car les plus aisés à élever, et parmi les plus faciles à identifier grâce à leurs tâches noires individuelles sur leur plumage abdominal blanc. Nous avons démontré lors du premier projet qu’en fonction des indices visuels simples que constituent la couleur du rover (c’est-à-dire de son « costume ») et les modalités de son approche (continue ou discontinue) les réponses comportementales et physiologiques diffèrent selon que les individus sont juvéniles et donc immatures par rapport aux individus reproducteurs. Comme il s’agit d’identifier d’autres indices visuels pris en compte dans l’évaluation du danger par les manchots nous nous intéresserons prioritairement à ces deux classes d’âge. Cependant, une attention particulière sera également apportée aux individus en âge de se reproduire ou s’étant déjà reproduits qui ne se reproduiraient lors de l’année en cours. En effet, il est probable que c'est le fait ou non d’avoir une progéniture (œufs ou poussins) à défendre qui est l’élément déterminant et non pas l’âge de l’individu.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 900
▲ 600
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 1800

Les poulets du groupe témoin, laissés non vaccinés, développent la maladie de Gumboro jusqu'à la prostration, le décubitus permanent ou la cachexie, seuils qui déclenchent leur mise à mort. 1 800 poules vont être utilisées, 900 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 600 un niveau modéré et 300 un niveau sévère. Toutes sont tuées à l'issue, y compris les survivantes, autopsiées pour établir leur statut réel, et chaque oiseau reçoit une à trois administrations vaccinales, une administration de la souche d'épreuve, jusqu'à dix prélèvements de sang et seize écouvillons, sur animal vigile. La finalité annoncée est de protéger les animaux d'élevage contre les maladies infectieuses et de "garantir leurs performances zootechniques et économiques".

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de vaccins contre la maladie de Gumboro par administration de l’agent pathogène. Dans un premier temps, il est nécessaire de mettre en place des études de mise au point de modèles d’épreuve afin de récréer, expérimentalement, la maladie telle qu’elle se développerait chez le poulet de manière naturelle et repondre aux exigences réglementaires en termes de sévérité. Après administration du candidat vaccin, la réponse immunitaire est suivie par des prélèvements sanguins à intervalles définis en fonction de la réponse attendue au différent stade du projet. Enfin, l’administration de l’agent pathogène permet d’évaluer l’efficacité des candidats vaccins et de déterminer les effets bénéfiques : protection contre la pathologie, réduction des signes cliniques, réduction de l’excrétion de l’agent pathogène. En fonction du type de substances d’essai et de la souche d’épreuve étudiées, le statut des animaux exigé peut être EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) ou conventionnel.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la maladie de Gumboro afin de protéger les animaux en élevage contre les maladies infectieuses et garantir leurs performances zootechniques et économiques.

Procédures

1 à 3 administrations de formulations vaccinales sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 administration de la souche d’épreuve sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. Maximum 10 prélèvements sanguins intermédiaires sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement sanguin terminal sur animal étourdi. L’acte est inférieur à 1 minute. Jusqu’à 8 écouvillons buccaux (oro-pharyngés) ou choanaux ou tracheaux et 8 écouvillons cloaquaux sur animal vigile. Chacun de ces actes est inférieur à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations, les prélèvements sanguins et les écouvillons peuvent provoquer du stress et de l’inconfort au moment de l’opération. Le développement de la maladie peut engendrer, notamment pour le groupe témoin non vacciné, des signes cliniques sévères qui déclencheront des points limites : cachexie (rare, seulement si évolution lente), prostration et décubitus permanent.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés compte-tenu du risque biologique et pour realiser une autopsie finale des animaux survivants afin de diagnostiquer le réel statut (affecté ou pas) des individus.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement de vaccins consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes (monographies de la pharmacopée européenne). En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Un calcul d’effectif peut être réalisé sur l’objectif de la recherche. Il repose sur l’efficacité attendue du candidat vaccin comparativement au groupe contrôle et tient compte de la nature de la variable d’efficacité, de sa valeur moyenne et de sa variabilité. Le calcul d’effectif est réalisé afin de limiter les deux types d’erreurs statistiques (erreurs de type I et de type II : risque de conclure à tort à l’efficacité du vaccin et risque de déclarer à tort le vaccin inefficace, respectivement). Enfin, lorsque cela est possible, l’efficacité des vaccins est testée par sérologie, limitant le nombre d’animaux éprouvés.

Raffinement

Pour chaque étude, en fonction de l’âge des animaux, une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Cette période n’est pas applicable dans le cas de vaccins administrés dès l’âge de 0 ou 1 jour. Les poulets sont hébergés en groupe, dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Une alternance de luminosité (12h jour/12h nuit) et un renouvellement d’air approprié sont mis en place. Des enrichissements tels que des perchoirs, des nids en cartons, du papier gaufré ou de la litière et des blocs à picorer ou larves (pour éviter le picage), sont installés dans les hébergements. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux gestes techniques afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations. Lors des phases d’épreuve, les observations quotidiennes sont augmentées et des points limites spécifiques sont définis et appliqués. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (poulet/poule) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. Les animaux utilisés ont entre 0 jour (poussins juste éclos) et 70 semaines d’âge (notamment pour des études menées chez les poules pondeuses). L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité, de production de souche(s) et/ou d’études de mise au point de modèle d’épreuve qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et aux exigences des autorités.