Rongeurs
Obtention de sérum polyclonaux de lapins et de souris à usage de Travaux pratiques de Licence
- Enseignement supérieur
Lapins : 4
44 animaux non-humains, 40 souris et 4 lapins, vont être utilisés, tous tués une fois la quantité d'anticorps jugée suffisante, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souris reçoivent jusqu'à deux injections dans l'abdomen et quatre prises de sang sous anesthésie gazeuse, les lapins jusqu'à quatre injections intradermiques et quatre prises de sang sous crème anesthésiante, avant un prélèvement de sang final. Leur sérum sert à des travaux pratiques d'immunologie en licence, les étudiants ne manipulant que les sérums. Il s'agit de "tests classiques" d'enseignement : selon le porteur, les quatre lapins fournissent environ huit ans de travaux pratiques, les quarante souris environ cinq ans.
Objectifs
Mise en œuvre de tests classiques comparatifs pour mettre en évidence la spécificité des anticorps et les éventuelles réactions croisées à l’aide des sérums de lapin ainsi que des tests d’hémagglutination en utilisant les sérums de souris immunisées.
Bénéfices attendus
Ce projet entre dans le cadre de la formation des étudiants en immunologie, durant les secondes et troisièmes années de leur cursus. Les étudiants travailleront uniquement avec les sérums. La préparation des sérums sera réalisée au préalable par du personnel compétent. Les travaux pratiques visent à une meilleure compréhension de la spécificité des anticorps (L2, tests sur sérums de lapin) et à la mise en évidence de la cinétique de la réponse immunitaire (L3 sur sérums de souris).
Procédures
- Injections Intra péritonéales sous anesthésie gazeuse pour les souris (2 maximum pour une durée d’une minute), Intra dermiques sous crème anesthésiante pour les lapins (4 maximum pour une durée de 3 à 4 minute). - Prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse pour les souris (4 maximum pour une durée de quelques secondes) , sous crème anesthésiante pour les lapins (4 maximum, pour une durée d’environ 1 minute). - Anesthésie gazeuse (souris) ou chimique (lapin) pour le prélèvement sanguin final
Impact sur les animaux
La contention lors des prélèvements et des injections peut causer un léger stress. Une inflammation au niveau des sites d’injections peut être observée. Il peut y avoir une légère douleur à l’injection. Nous resterons vigilants à tous autres effets imprévus qui pourraient survenir.
Devenir
Lorsque la quantité d'anticorps sera suffisante, tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Le remplacement du modèle in-vivo ne peut être envisagé car la réponse immunitaire est un phénomène complexe impliquant des coopérations multiples entre différents types cellulaires, pour lequel il n’existe pas d’équivalent in-vitro. Les méthodes type phage display ne sont pas envisageables pour l’obtention de sérums polyclonaux.
Réduction
Un nombre minimal de 4 lapins permet d'obtenir un nombre suffisant d'anticorps pour assurer 8 ans de travaux pratiques environ. Ce nombre est réduit au minimum et est déterminé par a quantité d’anticorps nécessaires. Concernant les souris, un nombre minimal est également nécessaire pour suivre la cinétique de la réponse contre un Ag donné. Cette cinétique repose, ici, sur 5 points espacés dans le temps. Un minimum de 8 souris par point permet d’obtenir une quantité suffisante de sérums pour 5 ans de travaux pratiques environ.
Raffinement
Les animaux ont un enrichissement dans leur cage. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des animaux. Si l’animal présente une souffrance qui ne diminue pas avec l’arrêt des injections et les soins apportés, et que les points limites sont atteints, alors l’animal sera mis à mort pour éviter des souffrances.
Choix des espèces
Le lapin et la souris sont les animaux de laboratoire les mieux adaptés au développement d’anticorps polyclonaux pour la recherche et l’enseignement. Ils montrent en effet une très bonne réponse immunitaire humorale. Par ailleurs, ils permettent de récolter une quantité de sérum conséquente pour les applications qui nous importent. Les animaux sont immunisés à l’âge adulte lorsque le système immunitaire est mature (15 semaines pour les lapins et 8 semaines pour les souris)
Rôle d’AhR et de MCP1 dans les processus de sténose et de thrombose de la fistule artério-veineuse -MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et chacune subit trois chirurgies en trois semaines, à 8, 9 et 11 semaines de vie. Les deux premières visent à provoquer une maladie rénale chronique, la troisième relie une veine à une artère pour créer une fistule, et une partie des souris reçoit en plus 24 gavages en sept semaines. Chez les souris malades des reins, le porteur attend une perte de poids et une atteinte plus précoce des points limites : poils hérissés, dos courbé, prostration. Les bénéfices pour les patients dialysés restent au stade de "proposer des cibles thérapeutiques".
Objectifs
Au stade terminal de maladie rénale chronique (MRC) les patients bénéficient d’un traitement par dialyse qui consiste à épurer le sang en remplacement des reins qui ne fonctionnent plus. La fistule artério-veineuse (FAV) qui consiste à relier chirurgicalement une veine superficielle du bras à une artère, est indispensable pour épurer le sang par dialyse. Cependant, il arrive fréquemment que la FAV rétrécisse ou se bouche amenant à son dysfonctionnement. C’est une complication majeure qui est responsable de 30% des hospitalisations des patients en dialyse et les mécanismes liés à cette dysfonction ne sont pas décrits à ce jour. Notre hypothèse est que des toxines, dont la concentration est élevée dans la circulation sanguine de ces patients, provoquent ce dysfonctionnement amenant à l’échec de fistule artério-veineuse. Notre objectif est d'étudier in vivo, dans un modèle animal de maladie rénale chronique et de FAV, le rôle des toxines et de leur récepteur dans l’échec de création de fistule artério-veineuse (FAV). Nous testerons : 1) Si la maladie rénale chronique augmente le taux d’échec de FAV, et 2) si l’inhibition du récepteur aux toxines permet d’augmenter le taux de réussite de création de FAV.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en évidence des mécanismes liés à l'échec de création de fistule artério-veineuse (FAV) et de proposer des cibles thérapeutiques afin d'améliorer la qualité des séances de dialyse et par conséquent la qualité de vie des patients atteints de maladie rénale chronique.
Procédures
Dans la première procédure, les animaux seront soumis à des 2 interventions chirurgicales pour reproduire une maladie rénale chronique, sous anesthésie générale, espacées d'une semaine et chaque interventionchirurgicale durera 20 minutes. Deux semaines après, ces mêmes animaux seront soumis à une 3ème intervention chirurgicale pour la création de la fistule artério-veineuse (FAV) qui durera 20 minutes également. Les animaux de la procédure n°2 seront soumis aux mêmes interventions chirurgicales que ceux de la première procédure à savoir 3 chirurgies de 20 min (à 8, 9 et 11 semaines de vie). Ces mêmes animaux seront également soumis à un gavage oral toutes les 48h pendant 7 semaines et chaque gavage durera quelques secondes, soit 24 gavages sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont liées aux différentes procédures chirugicales (douleur et/ou risque infectueux), aux gavages par voie orale (stress), ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale des souris qui aurons une maladie rénale chronique (MRC). Chez ces souris MRC, nous nous attendons à observer une perte de poids et une apparition plus précoce des points limites par rapport à l’apparence physique (poils hérissés, dos courbé ou posture anormale), aux signes cliniques (augmentation de la fréquence respiratoire par exemple) et aux comportements non provoqués (attitude prostrée par exemple).
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés pour réaliser des prèlèvements de tissus à des fins d'histologie. Ceci permettra de comprendre les mécanismes liés aux échecs de fonctionnement des fistules artério-veineuses.
Remplacement
Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur les mécanismes de dysfonctionnement des fistules artério-veineuses (FAV) qui sont fréquentes chez les patients traités par dialyse. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux sauvages et génétiquement altérès afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.
Réduction
Dans ce projet, nous utiliserons tous les animaux, à savoir 288 souris (MODIFICATION). Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées afin d’utiliser le moins d’animaux possibles : rédaction d'un protocole expérimental avant toute expérimentation, utilisation des statistiques lors de la conception du protocole expérimental pour une estimation préalable du nombre d'animaux nécessaire et suffisant à l'obtention de résultats statistiquement exploitables. Afin de réduire le nombre d'animaux, le partage d'organes ou de tissus d'animaux mis à mort sera également effectué, avec d’autres d’équipes du centre de recherche et d'autres équipes s'intéressant à la maladie rénale chronique.
Raffinement
Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, et angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal sera évaluée sur les paramètres suivants : poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Des scores seront établis en fonction de ces observations et grâce à une grille d’évaluation de la douleur. Des mesures seront prises en fonction de ces scores pour éviter tout inconfort de l’animal. Nous serons particulièrement attentifs à la perte de poids qui est un symptôme lié à la détérioration de la fonction rénale et aux suivis postopératoires. Le contrôle quotidien des animaux sera réalisé par un technicien animalier et la mesure du poids sera réalisée au moyen d'une petite balance de paillasse deux fois par semaine. Les animaux seront hébergés par groupes de 5 individus au maximum par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de dômes ou de matériaux de nidification de type « Nestlets ». Les quantités de nourriture et d'eau de boisson seront aussi vérifiées quotidiennement. Concernant la chirurgie, l’utilisation de l’anesthésie gazeuse est établie comme permettant une induction rapide des animaux, un ajustement facile de l’anesthésie pendant les chirurgies en fonction de la fréquence respiratoire, et permettant un réveil plus rapide et plus facile pour les animaux. La température des animaux sera maintenue grâce à un tapis chauffant pendant et après chirurgie et une analgésie avant et après les chirurgies sera mis en place pour permettre un rétablissement rapide. L’augmentation du nombre de visites après la chirurgie est prévue. Pour l'administration d'un composé par gavage, des canules en plastique seront utilisées afin de réduire le risque de blessure et cette procédure d'administration sera réalisée par une personne expérimentée à cette technique.
Choix des espèces
Les modèles animaux de maladie rénale chronique (MRC) sont essentiels pour l’étude des évènements physiopathologiques permettant ainsi des études translationnelles dont le but est d’améliorer la prise en charge des patients présentant une MRC. L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le mieux maitrisé pour générer des animaux génétiquement altérés. Les animaux utilisés pour notre projet seront utilisés à partir de 8 semaines car nous souhaitons que la période de la puberté soit révolue (vers 4-6 semaines chez les mâles, 6-7 semaines chez la femelle). Toutes les expérimentations seront réalisées avec des souris au stade adulte. En effet, la maladie rénale chronique est une pathologie qui touche principalement les sujets humains adultes. Il faut donc utiliser un modèle murin adulte pour ce projet. Par ailleurs, il est beaucoup plus aisé de réaliser les procédures chirurgicales sur des souris de taille adulte et ainsi d’effectuer les bons gestes, ce qui justifie également d'utiliser les souris au stade adulte.
Etude des mécanismes épigénétiques de la douleur chronique et de ses conséquences anxio-dépressives chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérées deux fois à deux semaines d'intervalle pour déclencher une douleur chronique, 1 620 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour des analyses post-mortem. Elles passent ensuite quatre tests de douleur et cinq tests d'anxiété et de dépression, l'un après 24 heures de jeûne, un autre après 24 heures d'isolement. Le porteur écrit que la douleur et le phénotype anxio-dépressif "ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude", pour chercher des mécanismes épigénétiques et, au conditionnel, de nouvelles cibles thérapeutiques. Il ne nomme aucun des neuf tests, ni la technique chirurgicale employée pour provoquer la douleur.
Objectifs
La douleur chronique touche environ 7 à 10 % de la population. Elle est souvent résistante aux traitements actuellement disponibles et a un impact important sur la qualité de vie des personnes concernées. Elle est fréquemment associée à des troubles émotionnels, notamment l’anxiété et la dépression. Des données scientifiques récentes suggèrent que des mécanismes dits « épigénétiques », qui régulent l’expression des gènes, pourraient contribuer au développement et au maintien de la douleur chronique ainsi qu’à ses conséquences émotionnelles. Toutefois, ces mécanismes restent encore insuffisamment caractérisés. L’objectif de ce projet est d’étudier ces mécanismes dans un modèle murin de douleur chronique associé à des troubles émotionnels. Une meilleure compréhension de ces processus pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques afin d’améliorer la prise en charge de cette comorbidité.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes épigénétiques impliqués dans cette comorbidité. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait conduire à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques, contribuant ainsi à améliorer la prise en charge de la douleur neuropathique chronique ainsi que de ses conséquences émotionnelles.
Procédures
- Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. -les animaux subissent deux chirurgies espacées de 2 semaines. - Les chirurgies se déroulent sous anesthésie générale pour une durée maximale de 45 minutes - Les animaux subissent 4 tests évaluant la douleur (15-30 minutes en moyenne - stimulation courte de maximum 20 secondes) et 5 tests évaluant l'anxio-dépression (durée de 5 minutes par test) , avec un délai minimal de 48h entre chaque test . - Les animaux subissent un jeûne unique de 24h pour un test comportemental et un isolement unique de 24h pour un autre test. - Les animaux subissent une chirurgie terminale pour prélèvement de tissus sous anesthésie profonde pour une durée de 10 minutes.
Impact sur les animaux
- la présence de la douleur et l’apparition du phénotype anxio-dépressif chez le modèle animal sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude. - Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48h. - La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. - Les animaux subissent un stress aigu ainsi qu’une douleur transitoire et de faible intensité lors des tests de comportement.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Au regard des objectifs de cette étude, il nous est impossible de remplacer le modèle animal par une approche in vitro ou in silico. En effet, l'étude de la douleur et de sa comorbidité anxio-dépressive nécessite l'évaluation intégrée de réponses sensorielles, émotionnelles et comportementales, qui ne peut être réalisée que chez un animal vivant et vigile. Les modèles in vitro et in silico ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre les différents systèmes biologiques et les circuits neuronaux impliqués dans ces processus, ni d'évaluer les manifestations comportementales associées.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA (structure chargée du bien-être des animaux) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.
Choix des espèces
Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.
Etude de la biocompatibilité de dispositifs médicaux : essai réglementaire de toxicité systémique aigue
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
22 000 souris vont être utilisées pour contrôler la toxicité de dispositifs médicaux avant leur mise sur le marché, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour les témoins et sévère pour les souris exposées. Chacune reçoit une injection d'extrait de dispositif ou de solvant, puis est examinée et pesée chaque jour. Selon le produit, les effets vont d'une perte de poids et d'une baisse d'activité jusqu'aux tremblements, aux convulsions, aux hémorragies et à la mort. Les souris exposées au produit sont mises à mort à la fin du test, et les témoins sans signe clinique, 7 400 selon le champ structuré, peuvent être réutilisés dans d'autres procédures. Pour ces essais commandés par un donneur d'ordre, le porteur affirme que la norme ISO 10993 impose la souris et qu'il n'existe "aucune méthode alternative".
Objectifs
Dans ce projet, le paramètre évalué est le potentiel de toxicité systémique aigue (i.e. la toxicité/effets néfastes au niveau du corps survenant à tout moment dans les 72 heures suivant une exposition unique, multiple ou continue pendant 24 heures) des dispositifs médicaux chez la souris. Ces études réglementaires, requises par la loi, ont pour objectif d’évaluer le risque biologique de toxicité systémique considérant que ces dispositifs médicaux sont susceptibles d’introduire des constituants ou des particules dans le corps humain.
Bénéfices attendus
Ce projet participe à l’autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux en vérifiant que leur utilisation ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Ce projet permet spécifiquement d’évaluer les risques éventuels de toxicité systémique aigue liés à l’utilisation de dispositifs médicaux et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou pour leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.
Procédures
Les animaux recevront une injection intra-veineuse ou sous cutanée ou intrapéritonéale. La durée de cette injection est de moins d’une minute et se fait sur animal vigile, avec une contention appropriée. Les animaux sont manipulés quotidiennement afin de les examiner et de les peser. Cette manipulation dure également moins d’une minute à trois minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pouvant être observés sont principalement dus à l’administration, avec par exemple, un stress léger de courte durée lié aux contentions (pour l’injection et les observations), une douleur locale liée à l’injection ou à des réactions tissulaires locales (inflammation : rougeur, gonflement, douleur). En cas de toxicité du produit testé, les effets indésirables attendus sont des effets systémiques dépendant du produit, pouvant être par exemple une atteinte métabolique, avec des signes généraux comme une baisse d'activité ou d'appétit, une perte de poids et/ou un poil piqué, une atteinte neurologique, une atteinte digestive... Une baisse d’activité et une difficulté respiratoire transitoire (1 à 2 minutes) est également attendue avec certains produits. Tout signe clinique sera observé et pourra servir de point limite précoce.Dans certains cas, le produit peut également provoquer des effets plus sévères tels que des tremblements, des convulsions, des hémorragies etc… pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal.
Devenir
Mise a mort de tous les animaux tests car il ne peuvent être réutilisés dans une nouvelle procédure (car déjà mis en contact avec un produit ou son extrait). Réutilisation possible des animaux témoins n'ayant montré aucun signe clinique anormal et aucune perte de poids significative au cour du test, pour d'autres procédures jugées scientifiquement compatible. La procédure est de degré prospectif sévère pour les animaux tests ayant été injectés avec un produit pouvant conduire à des signes cliniques pouvant aller jusqu'a la mort des animaux. Les animaux témoins étant injectés uniquement avec du solvant témoin (Sérum physiologique ou Huile de sésame) auront une gravité réelle légère autorisant la réutilisation.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation pour répondre aux exigences de la norme ISO 10993. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’évaluer le potentiel de toxicité systémique aigue. De ce fait, l’utilisation d’animaux est toujours requise par la règlementation et par les autorités.
Réduction
Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le nombre minimal d'animaux requis par les textes de références (norme ISO 10993-11) est pris en compte afin de permettre la détection d'un risque toxique (5 animaux par groupe (test et témoin)). Les animaux témoins négatifs sont, dans la mesure du possible, mutualisés entre les différents essais (un même groupe d’animaux "témoin" pour plusieurs groupes d’animaux "test" recevant des produits à tester différents mais préparés dans les mêmes conditions). Des études de faisabilité sur un nombre d’animaux restreint (par exemple 2 animaux) peuvent être conduites avant de réaliser l’essai pour les produits à tester pour lesquels des effets secondaires sont craints pour des raisons autres qu’une toxicité du produit (e.g. si l’extrait ou le produit pur présente des caractéristiques physicochimiques inhabituelles (en pH, osmolarité, présence de particules...), si les résultats d’autres tests déjà menés le supposent...). Cela permet d’adapter la dose et la voie d’injection avant de procéder à une injection de 5 animaux.
Raffinement
En cas de détection de signes de douleur ou d'anomalie clinique pouvant laisser penser que l’animal présente une souffrance lors des suivis quotidiens ou des observations attendues dans l’étude, un examen par l’équipe vétérinaire est réalisé si nécessaire, afin d’assurer une prise en charge adaptée de l’animal (e.g. en intensifiant la fréquence de suivi de l’animal). En cas d’anomalie persistante et dès que les points limites tardifs sont atteints, l’animal est euthanasié.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale définie dans le (ou les) texte(s) de référence(s). De plus il s’agit d’un modèle connu, largement utilisé, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature et permettant ainsi une interprétation robuste des effets observés. Le choix du stade de développement est décrit dans le(s) texte(s) de référence qui recommande(nt) généralement l'utilisation d'animaux adultes. Les textes de référence mentionnent également l’utilisation de souris pesant entre 17 et 23 g au début du test. Ce stade est recommandé pour les études de toxicité systémique selon la norme ISO 10993- 11, car il permet une évaluation fiable et reproductible des effets systémiques, sans interférence liée à la croissance ou au vieillissement, et limite la variabilité biologique.
Mise au point d’un vaccin délivré par voie nasale contre la grippe chez la souris (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Vaccinées par le nez sous anesthésie ou par injection dans le muscle, puis infectées par la grippe pour une partie, 984 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs organes. Elles reçoivent deux ou trois administrations à quinze jours d'intervalle, et certaines passent des séances d'imagerie sous anesthésie. Il s'agit de tester une formulation de vaccin antigrippal sans injection, l'infection pouvant provoquer perte de poids, baisse d'appétit et pelage ébouriffé, des signes que le porteur qualifie de "transitoires". Il écrit que la souris est "nécessaire" pour étudier la réponse immunitaire, et qu'elle a été choisie parce qu'elle est "largement utilisée en recherche".
Objectifs
Le virus de la grippe évolue régulièrement, ce qui réduit l’efficacité des vaccins actuels et nécessite une vaccination annuelle. De plus, ces vaccins sont le plus souvent administrés par injection intramusculaire et protègent principalement l’ensemble de l’organisme, mais moins efficacement les voies respiratoires, qui constituent pourtant la principale porte d’entrée du virus. L’objectif de ce projet est de développer un nouveau vaccin contre la grippe qui serait administré par voie nasale. Cette approche vise à stimuler plus efficacement les défenses immunitaires directement dans les voies respiratoires, afin de mieux empêcher le virus de s’y installer et d’offrir une protection plus durable. Dans ce projet, une nouvelle formulation vaccinale sera testée afin de déclencher une réponse immunitaire efficace contre le virus de la grippe. Le vaccin sera évalué chez la souris, un modèle couramment utilisé pour l’étude des infections respiratoires. Le projet permettra d’analyser la capacité du vaccin à activer le système immunitaire, à induire une protection durable dans les voies respiratoires et à protéger contre différentes formes du virus de la grippe. Ce projet sera réalisé dans deux établissements utilisateurs. Les études d’imagerie visant à analyser la distribution du vaccin seront menées dans le second établissement.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de développer un vaccin contre la grippe administré par voie respiratoire (sans injection), capable d’induire une mémoire immunitaire au niveau des poumons et de protéger contre différentes souches du virus. La stratégie vaccinale mise en place pourrait également être appliquée à la conception de nouveaux vaccins ciblant d’autres agents pathogènes respiratoires.
Procédures
Certaines souris recevront des administrations de substances sous anesthésie générale, afin d’éviter toute douleur. Chaque administration durera environ 2 à 3 minutes et sera réalisée deux fois à 15 jours d’intervalle. Pour certaines souris, une troisième administration pourra être réalisée. D’autres souris recevront des injections sur animaux vigiles. Chaque injection durera moins d’une minute et sera réalisée deux fois à 15 jours d’intervalle. Certaines souris recevront une injection supplémentaire. Cette injection sera réalisée une ou deux fois à 15 jours d’intervalle et durera moins d’une minute. Un prélèvement sanguin sera effectué chez certaines souris vigiles. Cet acte durera environ une minute et sera réalisé une seule fois. Enfin, certaines souris participeront à des séances d’imagerie sous anesthésie générale. Chaque séance durera moins de 25 minutes.
Impact sur les animaux
Certaines souris recevront des injections dans le muscle, qui peuvent provoquer une douleur brève au moment de l’injection ainsi qu’une légère inflammation locale. Dans de rares cas, une irritation du tissu musculaire peut survenir. D’autres souris recevront des administrations de substances par le nez, réalisées sous anesthésie générale. Cette procédure peut entraîner une gêne respiratoire passagère après le réveil. Une partie des animaux recevra également, par cette même voie, le virus de la grippe afin d’évaluer l’efficacité du vaccin. L’utilisation de l’anesthésie générale peut être source de stress temporaire pour les animaux. Les injections nécessaires à l’anesthésie ou à certaines analyses peuvent provoquer une légère douleur au point d’injection. Chez certains animaux, un prélèvement sanguin sera effectué avant la fin de l’étude, ce qui entraînera une douleur locale modérée et de courte durée. L’infection par le virus de la grippe peut provoquer des signes cliniques transitoires tels qu’une diminution de l’activité, un aspect ébouriffé du pelage, une perte de poids et une baisse de l’appétit.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des interventions, car il est nécessaire d’analyser la réponse immunitaire dans plusieurs organes, à l’aide de techniques nécessitant le prélèvement précis de ces organes
Remplacement
La réponse immunitaire après une vaccination est très complexe et implique de nombreuses cellules et molécules. Les méthodes en laboratoire utilisant des cellules ne permettent pas de la reproduire correctement. La souris est donc nécessaire pour étudier la production d’anticorps, l’activation des cellules immunitaires et les interactions entre organes. De plus, l’infection respiratoire par le virus de la grippe chez la souris reproduit des mécanismes importants observés chez l’humain, impossibles à modéliser en laboratoire ou sur ordinateur.
Réduction
Le nombre de souris a été calculé à partir de données existantes et d’analyses statistiques. Avant de les utiliser, les formulations vaccinales seront testés en laboratoire pour ne garder que les plus prometteurs. Chaque souris sera exploitée au maximum : plusieurs analyses seront faites sur les mêmes tissus, et certains échantillons seront conservés pour des études futures.
Raffinement
La santé des souris sera suivie régulièrement (chaque semaine, et quotidiennement si leur état de santé se dégrade). Des critères précis permettront d’interrompre l’expérience si un animal présente un état critique. À la fin de l’étude, les souris seront mises à mort afin d’analyser la réponse immunitaire. Certaines souris recevront des injections dans le muscle sur des animaux vigiles. Elles seront surveillées afin de détecter d’éventuelles lésions ou signes de douleur et, si nécessaire, une analgésie sera mise en place par administration de buprénorphine. Les administrations par voie respiratoire ainsi que les mesures de bioluminescence seront réalisées sous anesthésie générale. Un tapis chauffant sera utilisé afin de maintenir les animaux au chaud pendant les procédures.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle est largement utilisée en recherche et que son système immunitaire est bien connu. Elle permet d’obtenir des résultats fiables grâce à des méthodes d’analyse déjà disponibles et maîtrisées. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes, un âge auquel leur système immunitaire est suffisamment développé pour garantir des observations pertinentes dès le début des interventions.
Effets thérapeutiques d’un précurseur de lipide dans le vieillissement ou dans les lésions précancéreuses chez la souris. 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Une biopsie de 2 mm de la queue, un gavage à six semaines, quatre mois de régime obésogène et une prise de sang à la joue toutes les deux semaines : 29 080 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie est transportée vers un second établissement pour des tests de mémoire que le résumé dit "non invasifs" sans les nommer, la veille de leur mise à mort étant consacrée à un jeûne de 12 à 15 heures. Le projet doit confirmer l'intérêt d'un gène dans le vieillissement et dans des lésions précancéreuses, avec des souris gardées jusqu'à 20 mois. Toutes sont mises à mort, pour prélever leurs tissus ou pour renouveler les reproducteurs.
Objectifs
Confirmer in vivo l’effet thérapeutique de la modulation d’un gène qui pourrait être une cible thérapeutique intéressante dans un contexte de maladies liées au vieillissement ou dans l’induction de lésions prétumorales présentant l’activation d’un oncogène. Ce projet pourra servir de base pour de nouvelles pistes thérapeutiques pour atténuer l’agressivité de certains types de cancer. Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Trouver une nouvelle cible thérapeutique dans un contexte de vieillissement et des lésions pré-tumorales.
Procédures
L'élevage et les expériences sans analyse de la mémoire se feront sur le premier établissement utilisateur : biopsie de queue invasive de 2 mm (1 fois, 10 secondes) - gavage oral à 6 semaines de vie (1 fois, avec 1 minute par gavage) - induction d’un régime obésogène (1 fois, 4 mois) -prélèvement de sang à la joue (1 fois toutes les 2 semaines, quelques minutes) Les expériences avec analyse de la mémoire par des tests comportementaux non invasifs se feront sur le 2e établissement utilisateur: Tests comportementaux non invasifs (
Impact sur les animaux
-Le gavage oral peut engendrer des risques de fausse route. -Une baisse de l’appétit, un amaigrissement ou une diminution de l’activité pourront survenir en cas de vieillissement accéléré. Les prélèvements sanguins répétés par voie sous-mandibulaire sont répétés avec une aternance joue gauche et droite suivie d’une compression locale après prélèvement
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour exploration des tissus d'intérêt ou pour renouvellement des reproducteurs.
Remplacement
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur les effets du vieillissement et des lésions prétumorales, les expérimentations chez la souris ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences sur un modèle cellulaire unique, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses cellulaires ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. Les résultats obtenus sur des modèles cellulaires ont permis d'identifier un gène d'intérêt.
Réduction
Les expériences sont réalisées avec le nombre minimum d'animaux nécessaires à l'obtention d'un résultat significatif déterminé par des tests statistiques adaptés, et qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés dans ce projet.
Raffinement
Les souris bénéficieront d'un enrichissement. Les souris seront hébergées par 5 maximum en cage ventilée. Cependant, tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort par dislocation cervicale. Une surveillance accrue sera mise en place tout au long de la procédure, au moment où les symptômes apparaissent. Le transport des souris entre les 2 sites sera confié aux zootechniciens des 2 sites utilisateurs, garantissant un trajet direct de courte durée (10 minutes maximum). Les animaux seront logés dans des boîtes de transport adaptées, dotées d'un enrichissement (matériel de nidification), de nourriture et d'un gel d'hydratation en quantité suffisante. À leur arrivée, une période d'acclimatation et de récupération d'au moins 7 jours sera strictement respectée dans l'animalerie d'accueil avant toute inclusion dans un test de comportement afin de permettre le retour à l'homéostasie.
Choix des espèces
Le projet met en jeu des approches d’explorations fonctionnelles et comportementales sur animal vigile qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro. Des animaux âgés de 6 semaines (jeune adulte) seront utilisés pour les traitements des animaux de 2.5 mois et 8 mois seront utilisés pour ce projet axé sur les lésions précancréeuses cdu à l'activation d'un oncogène. Des animaux âgés de 8 , 12 mois (adulte jeune) et de 20 mois (adulte âgé) seront utilisé pour ce projet axé sur le vieillissement. La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction. Ces souris sont particulièrement intéressantes pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Les jeunes souris de six semaines sont utilisées pour l’induction car il est nécessaire que les organes soit suffisamment matures et fonctionnels jusqu’à 20 mois, maximum.
Développement d’un modèle de prélèvement de sang total hépariné chez le rat pour la réalisation d’essais pharmacologiques et immunologiques ex vivo
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Une partie du sang peut provenir de rats témoins déjà engagés dans d'autres procédures, mais ce projet utilise à lui seul 100 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent de l'héparine, en deux injections dans l'abdomen à 16 heures d'intervalle ou en une injection dans la queue après jusqu'à 15 minutes dans une enceinte chauffée à 38 °C. Sous anesthésie, ils subissent ensuite un prélèvement terminal destiné à récupérer "un maximum de sang", pour mettre au point un essai ex vivo sur la réponse inflammatoire, que le porteur appelle un "modèle" dans son titre. Il présente cet essai comme une "approche intermédiaire" qui limiterait le recours à des "modèles animaux plus complexes".
Objectifs
Le sang transporte de nombreuses cellules et protéines impliquées dans les mécanismes de l’inflammation et dans la réponse de l’organisme aux médicaments. Pour mieux comprendre ces phénomènes et évaluer de nouveaux traitements, les chercheurs utilisent parfois du sang total prélevé sur des animaux de laboratoire. L’objectif de ce projet est de recueillir du sang total chez le rat tout en évitant sa coagulation. Pour cela, un anticoagulant appelé héparine est administré avant le prélèvement. Le sang obtenu pourra ensuite être utilisé pour réaliser des essais ex vivo en laboratoire pour évaluer l'efficacité de médicaments sur la réponse inflammatoire.
Bénéfices attendus
Cette procédure permettra la mise en place d’un essai de sang total (whole blood assay) robuste et reproductible permettant la réalisation d'essais pharmacologiques ex-vivo conservant l’ensemble des compartiments cellulaires sanguins, pour étudier par exemple, les réactions inflammatoires ou tester l’effet de nouvelles molécules. Cette approche permet d’obtenir de nombreuses informations biologiques à partir d’un seul prélèvement sanguin et contribue à améliorer la valeur prédictive des études précliniques réalisées sur un plus grans nombre de sujets.
Procédures
Les animaux subiront soit 2 injections à 16h d'intervalle dans la cavité abdominale soit une injection en intraveineuse unique dans la veine de la queue. Les animaux seront ensuite anesthésiés profondément avant de subir un prélèvement sanguin terminal suivi de l'euthanasie.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées sont limitées à deux injections d’héparine pour l'intrapéritonéale ou à une injection unique en intraveineuse, suivies d’un prélèvement terminal sous anesthésie générale. Les effets indésirables possibles sont: une gêne transitoire liée à l’injection, un allongement du temps de coagulation induit par l’héparine, faible risque de saignement local au site d’injection. Dans le cas de l’injection IV, les animaux sont placés au maximum 15 minutes dans une enceinte thermostatée à 38°C, une compresse de lidocaïne sera appliquée sur la queue avant l'injection pour éviter toute douleur. Le prélèvement sanguin est réalisé exclusivement sous anesthésie profonde et constitue une procédure terminale.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort après anesthésie à la fin de la procédure, le but étant de récupérer un maximum de sang afin de réaliser des expériences in vitro.
Remplacement
Aucune méthode in vitro ne permet actuellement de reproduire simultanément les interactions entre leucocytes, érythrocytes, plaquettes, protéines plasmatiques et système du complément. Le whole blood assay constitue néanmoins une approche intermédiaire permettant de générer un grand nombre de données en limitant le recours à des modèles animaux plus complexes. Ainsi, le sang d'un seul rat permet, par l'utilisation de méthode in vitro réalisée en plaque de dosages, d'effectuer des tests de stimuli et composés d'intérêt plutôt que de tester directement sur des animaux.
Réduction
Un unique prélèvement sanguin permet la réalisation de nombreux essais pharmacologiques, le test simultané de plusieurs concentrations, l’évaluation de plusieurs composés ou stimuli biologiques. Cette approche réduit significativement le nombre d’animaux requis. Dans certains cas, il est possible de profiter d’animaux engagés dans d’autres procédures expérimentales, et n’ayant subi aucune administration (groupe contrôle) pour pratiquer des prélèvements d’échantillons biologiques.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d'une période d'acclimatation de 5 jours minimum au sein de notre animalerie et seront hébergés avec d'autres congénères afin de conserver leur mode de vie en groupe social. L’enrichissement du milieu est systématisé par l’apport de dispositifs permettant aux animaux de ronger (blocs ou billes des bois), un apport de sizzle compressé permet de maintenir l’instinct de création du nid, des tunnels en polycarbonate transparent teinté en rouge sont placés dans les cages pour apporter un espace simulant la dissimulation et favorisant le maintien de l’instinct grégaire des rongeurs. Les animaux sont anesthésiés par voie aérienne ( induction gazeuse en boite) pour permettre la réalisation du prélèvement sanguin. Aucun geste ni action douloureuse n'est appliqué qui justifierait l'application de méthodes analgésiques.
Choix des espèces
Le rat est largement utilisé dans les études pharmacologiques et immunologiques. Son volume sanguin permet d’obtenir suffisamment de sang total pour réaliser de nombreuses analyses à partir d’un seul prélèvement. Cette caractéristique contribue directement à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Les réponses inflammatoires du rat sont également bien caractérisées, ce qui en fait un modèle adapté aux essais de sang total ex vivo. Les animaux utilisés seront des animaux adultes agés de 8 à 10 semaines. Il est important que les animaux soient matures du point de vue immulogique.
Évaluation du potentiel thérapeutique de composés brevetés dans un modèle murin préclinique d’addiction à la cocaïne
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour tester deux inhibiteurs brevetés censés réduire les effets de la cocaïne, 784 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour l'étude de leur cerveau. Chacune reçoit de 7 à 17 injections, désignées seulement comme des administrations de composés, sans que le résumé précise si la cocaïne en fait partie. Les souris explorent ensuite pendant 10 à 20 minutes une cage à deux compartiments. Des points limites sont dits définis "afin de garantir l'absence de souffrance", mais aucun n'est décrit.
Objectifs
La toxicomanie constitue un problème majeur de santé publique, avec d'importantes conséquences sanitaires, sociales et économiques. En France, la consommation de cocaïne est en constante augmentation et, à ce jour, aucun médicament n'est approuvé spécifiquement pour le traitement de la dépendance à cette substance. L'une des caractéristiques de cette pathologie est l'association persistante entre la drogue et les stimuli environnementaux, qui favorise la consommation et les rechutes. Nous avons précédemment montré que l'exposition à la cocaïne augmente les interactions entre les récepteurs synaptiques. Leur inhibition locale dans le striatum, à l'aide de vecteurs viraux exprimant des peptides interférents, réduit les adaptations comportementales induites par la cocaïne sans altérer les comportements motivés par des récompenses naturelles, ce qui en fait une cible thérapeutique prometteuse. Ce projet vise à déterminer si de nouveaux inhibiteurs des interactions entre récepteurs synaptiques, récemment développés et validés in vitro et ex vivo, sont capables, après administration systémique, de cibler ces interactions dans le cerveau et de limiter les adaptations cellulaires, moléculaires et comportementales induites par la cocaïne, tout en préservant les comportements guidés par des récompenses naturelles
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer le potentiel thérapeutique de deux nouveaux inhibiteurs des interactions entre récepteurs synaptiques dans un modèle préclinique de dépendance à la cocaïne. Il apportera des informations sur leur capacité à réduire les effets renforçants de la cocaïne après administration systémique tout en préservant les comportements motivés par une récompense naturelle. Les résultats obtenus pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies pharmacologiques pour le traitement de la dépendance à la cocaïne, pathologie pour laquelle aucun traitement médicamenteux spécifique n'est actuellement disponible.
Procédures
Les animaux recevront des administrations de composés, correspondant à un minimum de 7 et un maximum de 17 injections. Chaque injection dure moins d'une seconde. Les animaux réaliseront des test de comportements durant lequels ils exploreront pendant 10 à 20 minutes librement une cage avec deux compartiments.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances attendues sont liées aux manipulations expérimentales. La manipulation des animaux par l’expérimentateur ainsi que l’exposition à un nouvel environnement (cage de test comportemental) peuvent engendrer un stress transitoire. Les injections répétées peuvent provoquer une douleur de très courte durée au niveau du site d’injection
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin d'étudier au niveau cérébral les mécanismes des effets observés au niveau comportemental
Remplacement
Les études in vitro et sur invertébrés ne permettent d’étudier les comportements de type addictif car la neuropathologie de ces troubles psychiatriques est complexe, évolutive et multicellulaire. L’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études, ni de développer des stratégies à visée thérapeutique pour obtenir des preuves de concepts en vue d’une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis d’obtenir des résultats préliminaires solides afin de limiter les études in vivo chez la souris.
Réduction
Le projet impliquera un nombre maximum de 784 animaux. Les résultats publiés nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux par groupe expérimental permettant de générer des données statistiquement solides. Il est nécessaire de travailler avec des cohortes de 14 animaux par groupe afin de mesurer et confirmer par test statistique les effets prédits par l'hypothèse.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Lors de leur arrivée au laboratoire, une période d’acclimatation d’au moins 1 semaine sera respectée. Les animaux sont habitués progressivement afin de réduire le stress pouvant être induit par la manipulation, la contention et l’injection. L’injection est réalisée avec une aiguille très fine pour limiter la douleur. Les animaux font l’objet d’un contrôle quotidien de leur arrivée jusqu’à l’euthanasie. Des points-limites ont été définis afin de garantir l’absence de souffrance. En cas de blessures cutanées qui pourraient arriver du fait d'agressions entre congénères (compportement naturel spontané) une crème médicamenteuse sera appliquée après avis du vétérinaire-référent. Les applications seront poursuivies jusqu'à la cicatrisation.
Choix des espèces
La souris est reconnue comme modèle animal idéal pour l'expérimentation et la translation vers les thérapies. Les régions cérébrales, les types de neurones et les circuits neuronaux ainsi que les mécanismes cellulaires de l'addiction sont largement conservés entre le rongeur et l'être humain. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 8 et 15 semaines. L’âge adulte représente le mieux les individus souffrant d’addiction à la cocaïne. De plus, cet âge est utilisé dans la majeure partie des études réalisées dans notre domaine d'étude, ce qui nous permet une comparaison directe avec les études réalisées par la communauté́ internationale
Mise en place et caractérisation du modèle de cholestase hépatique par ligature du canal biliaire commun chez le rat. Application à l’évaluation de composés dans la défaillance hépatique aigüe.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Ouverts à l'abdomen pour une ligature du canal biliaire, 1 040 rats développent ensuite une jaunisse et une fibrose du foie. Ils sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, et tous sont tués à l'issue. Le porteur affirme que les rats "se remettent très bien de la chirurgie", puis décrit dans le même paragraphe un possible gonflement de l'abdomen par déchirement du sac résiduel. Trois à quatre semaines après l'opération, une injection de LPS mimant une infection bactérienne majeure provoque prostration et troubles de la température, et chaque rat est observé jusqu'à 24 heures : mis à mort au point limite, sa durée de survie servant de mesure, ou tué à la fin s'il survit.
Objectifs
La cirrhose hépatique est une maladie chronique caractérisée par le développement progressif d’une fibrose hépatique, conduisant à une altération de l’architecture du foie, à des perturbations de la circulation sanguine intra-hépatique et, à terme, à une insuffisance hépatique. Les patients peuvent évoluer vers une décompensation aiguë, pouvant conduire à une insuffisance hépatique aiguë sur maladie chronique (ACLF, Acute-on-Chronic Liver Failure), syndrome grave associé à des défaillances multiples d’organes et à une mortalité élevée. La fibrose résulte d’agressions hépatiques répétées ou continues entraînant une accumulation excessive de matrice extracellulaire et la formation d’un tissu cicatriciel non fonctionnel. Parmi les causes de fibrose, la cholestase induite par une obstruction des voies biliaires provoque une accumulation d’acides biliaires toxiques, responsable de lésions hépatiques, d’inflammation et d’une progression rapide vers la cirrhose. Afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la décompensation de la cirrhose et de développer de nouvelles approches thérapeutiques, des modèles expérimentaux reproduisant les principales caractéristiques de la maladie humaine sont nécessaires. La ligature du canal cholédoque chez le rat est un modèle reconnu permettant d’induire rapidement une fibrose hépatique et une cirrhose présentant des similitudes avec la cirrhose biliaire humaine, constituant ainsi une étape essentielle pour l’étude de l’ACLF.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de mettre en évidence une efficacité de nos molécules d'intérêt afin d'améliorer la qualité de vie des patients atteints d'ACLF, de diminuer l'inflammation, de retarder voire stopper la défaillance multi-organes et de prolonger la survie des patients.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie d'une durée de 30mn par animal, lors de laquelle ils seront ouverts au niveau de l'abdomen pour effectuer une ligature du canal biliaire. Cette dernière se fait sous anesthésie générale gazeuse et sous analgésie avec un dérivé morphinique. L'analgésie se poursuivra au cours des 3 jours suivant l'opération. 2 semaines après la chirurgie, ils auront un prélèvement de sang toujours sous anesthésie de l'ordre de 0.75 à 1mL. 3 à 4 semaines post chirurgie, ils subiront le challenge ACLF par injection d'un agent précipitant. Le traitement avec la molécule testée sera appliqué soit par voie orale, soit par voie intrapéritonéale, pour ces voies l'administration dure environ 5s, soit par voie intraveineuse et durera environ 10 à 15s. Des micro-prélèvements à la veine de la queue ou à la veine saphène (intérieur de la cuisse) pourront être réalisés, ils seront de très faible volume, de l'ordre de quelques gouttes, d'une durée de 10s chacun et seront de 6 au maximum. Enfin, après anesthésie générale, le sang des animaux sera prélevé avant mise à mort sous sédation.
Impact sur les animaux
Le modèle est réalisé en deux phases : 1) La première phase correspond à la chirurgie lors de laquelle la ligature du canal biliaire est réalisée, entrainant par la suite ,une accumulation de bile au niveau hépatique responsable du développement de la fibrose. La chirurgie est réalisée sous anesthésie gazeuse, une analgésie est prévue en amont et en aval de la chirurgie, la prise en charge de la douleur est assurée et les animaux se remettent très bien de la chirurgie. Ils développent ensuite une jaunisse. L’intervention qui est réalisée peut dans certains cas provoquer le gonflement de l’abdomen de l’animal, cela peut être le reflet du déchirement du sac résiduel qui se forme après l’opération. 2) La seconde phase qui correspond à la précipitation de l'ACLF par injection du composé qui mime un infection bactérienne majeure (LPS) est par définition aigue. Elle génère rapidement des signes de stress et d'inconfort chez le rat (trouble de la régulation de la température corporelle, prostration, pâleur des muqueuses etc). Ces effets sont évalués et scorés à la fois dans le but de grader la sévérité ce qui reflète aussi un effet pharmacologique du produit testé, et pour évaluer les points d'arrêts anticipés ou points limites.
Devenir
A l'issue de la procédure expérimentale, les animaux seront observés au cours d'une période de 24heures maximum après le déclenchement de la phase aigue de la défaillance multi organe. Cette phase d'observation se traduira soit par la mise à mort de l'animal pour atteinte des points limites (avec mesure de la durée de survie = étude de survie) soit par une mise à mort pour les animaux survivants. La justification repose sur l'objectif de ce projet qui consiste à évaluer les effets de composés sensés réduire la mortalité lors de défaillance aigue de l'organisme. Les animaux qui survivent seront mis à mort et seront nécropsiés.
Remplacement
La possibilité de disposer d’un modèle animal qui permet d’évaluer les effets des nouveaux composés sur tous les aspects d'une pathologie présente chez l’homme constitue une étape clé dans la lutte contre ces maladies et font de nos modèles un outil translationnel très pertinent. Nous ne disposons pas actuellement de modèles in vitro ayant des caractéristiques permettant d'évaluer les propriétés de composé sur l'ACLF. Une première phase de sélection des meilleurs composés est effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, et même sur des modèles de tyoe organoïdes contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux. L’évaluation finale du potentiel thérapeutique des produits dans des modèles animaux reste cependant nécessaire. L’administration des composés dans le contexte d’un animal vivant permet d’évaluer la réelle efficacité des composés dans un système biologique complexe et «global ».
Réduction
La stratégie de réduction consiste à ne réaliser que les essais avec les composés les plus prometteurs ayant satisfait aux étapes de sélection préliminaires in vitro. La chimie des médicaments peut produire des familles de composés chimiques très importante, la stratégie de sélection de produits intéressants à l’aide de tests in vitro exclut une très grande majorité des produits et diminue donc drastiquement le nombre de tests à réaliser chez l’animal.
Raffinement
Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie gazeuse sur tapis chauffant. L'anesthésiant est mélangé à de l'oxygène au lieu d'air pour permettre une meilleure oxygénation de l'animal. Une pré-médication est réalisée en amont, 30mn avant le début de la chirurgie. Les animaux reçoivent également une injection en sous-cutané de Ringer Lactate afin d'éviter toute deshydratation et en reçoivent potentiellement une seconde en sortie de chirurgie si nécessaire. Un anesthésique local est appliqué au niveau de la laparotomie. Le principal raffinement dans ce projet se traduit par la méthode d'administration de l'analgésie en post op grâce à l'implantation de pompes osmotiques permettant une diffusion lente et constante d'un dérivé morphinique durant 48h. Des gels nutritifs sont fournis pour aider à la récupération après la chirurgie. La température de la zone d'hébergement est relevée à 22°C toujours pour que les animaux se remettent au mieux de la chirurgie. Les animaux sont identifiés à l'aide de puce RFID permettant la prise de température facile lors de l'épisode d'ACLF. Lors de l'épisode d'ACLF, les animaux sont observés selon une grille de scoring permettant d'évaluer les points d'arrêt anticipés précoces.
Choix des espèces
Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour dans le cadre de la cirrhose du foie de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie. Le génome du rat et celui de l'homme ont 90% de leurs gènes en commun et ces derniers sont présents dans le même ordre sur les chromosomes, ce qui fait des petits rongeurs un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce rat a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. Les rats sont agés de 5 à 6 semaines (poids 250-275g), à ce stade la masse adipeuse n'est pas trop élevée.
Etude des projections ascendantes du cervelet dans l’apprentissage moteur et cognitif en condition physiologique et pathologique chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux périodes de rationnement alimentaire, l'une de 19 jours, l'autre de 14 ou 28 jours, précèdent les tests cognitifs. 560 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie de deux heures sous anesthésie générale, une partie développe des troubles moteurs induits pour reproduire la maladie de Parkinson, et certains reçoivent du pramipexole par injection quotidienne pendant 17 jours. Les tests visent la motricité, l'apprentissage moteur et l'apprentissage cognitif, sans que les tâches elles-mêmes soient nommées. Pour justifier l'espèce, le porteur décrit le rat comme "clairement le plus adapté" à son projet et cite les outils technologiques développés autour de lui.
Objectifs
Le projet vise à étudier l’implication du cervelet dans l’apprentissage moteur et cognitif en conditions physiologique et pathologique, dans le cadre de la maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui entraîne d’importants troubles moteurs mais aussi cognitifs. Les traitements de la maladie de Parkinson peuvent également amener des effets secondaires cognitifs, appelés troubles du contrôle des impulsions, qui se manifestent par des addictions comportementales (jeu pathologique, achats compulsifs, consommation compulsive de nourriture) et qui affectent jusqu’à un tiers des patients. Les réseaux neuronaux impliquant le striatum, le cervelet, le thalamus et le cortex sont fortement impactés par la maladie de Parkinson et participent à l’émergence des troubles moteurs et potentiellement cognitifs associés à la maladie de Parkinson. Dans un premier temps, nous allons caractériser le rôle de ce réseau dans des tâches d’apprentissage moteur et cognitif et dans un second temps, utiliser un modèle de rats de la maladie de Parkinson impactant une zone clé pour la régulation des mouvements. L’étude du réseau du cervelet et du cerveau (striatum, thalamus, cortex) s’effectuera par des enregistrements de l’activité neuronale. L’apprentissage moteur et cognitif seront ensuite mesurés. L’activité neuronale de nos régions d’intérêt sera enregistrée pendant les tâches comportementales afin de comprendre comment ces réseaux sont impliqués et impactés dans le développement de la maladie de Parkinson. Puis, dans le cadre des troubles du contrôle des impulsions, un traitement au pramipexole, molécule régulièrement prescrite aux patients parkinsoniens, sera adminsitré et nous étudierons le rôle du réseau dans le développement de ces troubles. Ce projet pourra aboutir à une meilleure compréhension des mécanismes neurobiologiques des fonctions et dysfonctions cognitives liés à la maladie de Parkinson et pourrait aider à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intéresse à une problématique majeure de santé publique, la maladie de Parkison qui enregistre, en France, environ 27 000 nouveaux par an (France Parkinson). Nous cherchons ici à mieux comprendre l’implication du cervelet dans les fonctions et dysfonctions motrices et cognitives liées à cette maladie. Cette approche permettra de caractériser les modifications neurobiologiques induites par le modèle de la maladie de Parkison et par le traitement au pramipexole sur l’ensemble du réseau du cervelet et leur rôle dans le développement des troubles de l’apprentissage moteur et cognitif. Ces expérimentations permettront d’établir un lien direct entre dysfonctionnements neuronaux et déficits moteurs ou cognitifs. Connaitre les mécanismes neurobiologiques associés aux troubles comportementaux dans la maladie de Parkinson pourra permettre de développer des stratégies thérapeutiques plus adaptées et spécifiques de ces symptômes.
Procédures
Tous les animaux auront une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie (1 fois, durée de 2h). Tous les animaux suivront des tests comportementaux (animal vigile) : fonctions motrices (quelques minutes sur 3 jours, répété toutes les semaines) apprentissage moteur (1h par jours sur 5 jours), apprentissage cognitf (45 minutes par jour sur 7 jours répété 2 à 3 fois). Les tests cognitifs nécessitent deux périodes de rationnement alimentaire (la première dure 19 jours et la deuxième 14 ou 28 jours, selon la procédure). Certains animaux recevront un traitement par injection (1 fois par jour pendant 17 jours). L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire sous anesthésie et analgésie générale en vue des prélèvements et analyses.
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux induisent un léger stress de quelques minutes du au changement d’environnement au cours de la réalisation du test. Un léger stress et une sensation de faim des animaux sont attendus durant le rationnement alimentaire durant les jours précédant le test comportemental. Pendant la chirurgie, le risque de douleurs et d’hypothermie n’est pas à entièrement exclure. Le réveil peut causer un stress pendant plusieurs minutes et une perte de poids peut être observé dans les jours suivant la chirurgie. L’induction de la maladie de parkinson va induire un ralentissement global de l’activité locomotrice et des difficultés de motricité fine. Une contention de quelques secondes, nécessaire pour les enregistrements électrophysiologiques, induit un léger stress en début de session. L’administration du traitement induit également une douleur de courte durée suite à l’injection de l’animal.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les cerveaux pour analyse histologique.
Remplacement
Nous nous intéressons à l’intégration et aux modifications de réseaux neuronaux et de systémes entiers sur le comportement, ce qui ne peut pas être étudié en l'état actuel des technologies et techniques, par des approches de modélisations informatiques in silico ou basées sur des cultures cellulaires in vitro. Nous réalisons donc exclusivement des approches in vivo sur l’animal en comportement.
Réduction
Nos expérimentations nécessitent l’utilisation d’un total de 560 rats mâles et femelles. La taille des échantillons a été établie grâce à un calcul de puisssance et prend en compte des marges liés à des problèmes de chirurgie et de fonctionnement des systèmes d’enregistrement, estimées par nos précédentes expériences. Cet effectif nous permettra de procéder aux tests statistiques nécessaires et d’acquérir des résultats fiables.
Raffinement
Les expérimentations sont réfléchies de façon à minimiser au maximum l’inconfort, la douleur, la détresse ou l’angoisse des animaux au cours des différentes procédures de ce projet. Après leur arrivée, les animaux sont aclimatés pendant jours à leur nouvel environnement. Les animaux sont hébergés avec eau et nourriture ad libitum (en dehors des périodes de rationnement alimentaire) et par 2. Un enrichissement avec des bâtons de bois et des matériaux pour la construction de nid ainsi que pour le rongeage, est mis dans les cages d'hébergement. Les animaux sont manipulés au minimum de façon hebdomadaire tout au long du projet permettant une habituation aux expérimentateurs. Lors de la chirurgie nous aurons recours à l’anesthésie générale, avec régulation de la température corporelle par tapis chauffant, additionnée d’une anesthésie locale en présence d’antalgique. Des points limites gradés, précis et adaptés ont été définis de façon à obtenir un arbre décisionnel en fonction des observations faites et aboutir à une gestion de ceux-ci.
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée est le rat (Rattus norvegicus). C’est un modèle très largement utilisé en neurophysiologie et est clairement le plus adapté à notre projet. Ces rats permettent de réaliser des analyses physio-anatomiques poussées (jusqu’à l’échelle du neurone unique) tout en restant pertinent du point de vue de la neurophysiologie humaine (la grande majorité des structures cérébrales de ces animaux ont un équivalent chez l’homme). Ils permettent d’étudier des fonctions de haut niveau au cœur de ce projet, en particulier la cognition. Les outils technologiques développés autour de ces animaux nous offrent également un contexte optimal pour réaliser des expériences à fort rendement scientifique tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (8 semaines au moment des premiers tests comportementaux) puisque nous avons besoin d'avoir des circuits et systèmes entièrement développés.
Évaluation in vivo de vecteurs-médicaments ciblant TfR et CD98hc pour la délivrance ciblée de molécules thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
Toutes tuées en fin de procédure pour des prélèvements de tissus et de sang, 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sans anesthésie, chacune reçoit jusqu'à quatre injections intraveineuses ou sous-cutanées, jusqu'à quatre prises de sang et dix à quinze prises de température rectale sur trois à cinq heures, avec une hypothermie induite qui peut descendre à 32 °C. Il s'agit de tester des vecteurs-médicaments conçus comme un "cheval de Troie" pour franchir la barrière du cerveau, sur des lignées de souris génétiquement modifiées porteuses de cibles humaines. Le porteur affirme que la souris reste le "seul système physiologique" capable d'intégrer ces paramètres, et renvoie les "avancées majeures" pour les patients au conditionnel et au long terme.
Objectifs
Les maladies et troubles neurologiques sont la première cause mondiale de handicap. À l'heure actuelle, les besoins médicaux restent malheureusement très insatisfaits, sans aucun traitement curatif, ou palliatif. Une des raisons majeures réside dans l’inefficacité de nombreux médicaments à passer la barrière protectrice du cerveau et ainsi à accéder aux régions à traiter. Dans ce contexte, nous avons développé un savoir-faire qui consiste en l’association de molécules à des pro-drogues ou médicaments, capables de passer les barrières biologiques protectrices de l’organisme et ainsi atteindre plus efficacement les tissus cibles (cerveau, muscles…). Notre technologie repose sur une stratégie de cheval de Troie : Nos médicaments sont capables de reconnaître des partenaires spécifiques, au niveau des barrières protectrices de l'organisme et utilisent leurs mécanismes naturels de passage cellulaire pour atteindre le tissu cible. À travers cette demande de projet, nous souhaitons développer et optimiser de nouveaux médicaments afin d’améliorer la délivrance d’agents au fort potentiel thérapeutique. Par différentes voies d'administration, nous tenterons de potentialiser l’effet de nos médicaments sur des modèles murins humanisés pour des récepteurs et ou transporteurs d’intérêt.
Bénéfices attendus
La transposition de nos recherches sur un modèle murin humanisé pour notre cible permet d’appréhender les futurs développements pré-cliniques de nos molécules et les possibles effets secondaires ou toxicités associées. De plus, elle assure de développer au maximum les études sur le modèle souris avant la phase préclinique et la transposition à l’homme, qui aurait nécessité des séries de tests sur divers modèles animaux. D'un point de vue médical, sur du plus long terme, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos vecteurs-médicaments constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.
Procédures
Les manipulations expérimentales seront réalisées sur animaux vigiles et de manière précises et rapides (≤ 2min). Elles incluent : - L’annotation des queues au moyen d’un marqueur spécifique permettant l’identification des individus (1 fois /semaine). - Les pesées : Une pesée sera réalisée avant chaque administration et une, avant l’euthanasie des animaux. - La prise de température rectale (10 à 15 prises espacées de 15 à 30 minutes sur une durée de 3 à 5 h). - La mise en contention avant toutes administrations intraveineuses (1 à maximum 4) ou prélèvements intermédiaires (maximum 4). - Les administration(s) intraveineuse(s) ou sous-cutanée(s) : 1 à maximum 4. A noter : Dans le cas d’administration répétées, un délai de minimum 24 à 48h sera respecté entre deux administrations. - Les administrations intrapéritonéales : 1 seul/individu (euthanasie). - Les prélèvements intermédiaires : Des prélèvements sanguins intermédiaires seront réalisés en cours de cinétique (maximum de 4 prélèvements de 50μl/semaine, ≤10% de la volémie sur 14 jours). Cette procédure ne présente pas d’anesthésie, pas d’analgésie, ni de chirurgie avec réveil.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables sont les suivants : Un stress physique peut être induit lors de la mise en contention des animaux, la réalisation des différentes administrations intraveineuses, sous-cutanées (deux à quatre maximum par individu à une dose de 5.5ml/Kg ou 10ml/Kg respectivement) ou intrapéritonéale (dose unique de 0.1 ml de mélange d’anesthésiques/10g de souris), l’introduction d’une sonde rectale (prise discontinue sur 5h maximum) lors du monitoring de la température et lors de la réalisation de prélèvements sanguins intermédiaires (au maximum 4 prélèvements (≤50µl) /individus, n’excédant pas 10% de la volémie sur 14 jours). Un stress thermique peut quant à lui être généré par l’hypothermie induite (jusqu’à 32°C).
Devenir
En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements tissulaires et sanguins finaux. Si, en cours de cinétique, un individu atteint un point limite, l'animal sera également mis à mort en urgence après validation du vétérinaire et porteur de projet.
Remplacement
Pour mener à bien nos projets, nous réalisons en amont de nos procédures toute une série de tests in silico et in vitro. Cette première série de tests permet notamment de vérifier le maintien des interactions avec les récepteurs cellulaires mais en aucun cas de prendre en compte l'intégralité des paramètres physiologiques (mécanistiques, immunitaires, métaboliques et d'éliminations) qui conditionnent le succès de nos vecteurs médicaments. Pour faire face à cette sélection physiologique, nous envisagerons donc de réaliser nos expériences sur le petit animal de laboratoire, ici la souris, 1er modèle animal disponible se rapprochant de l’homme pour l’étude des mécanismes physiologiques in vivo. Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle prédictif de bio-informatique capable d'apporter toutes les réponses aux problématiques de la pharmacocinétique. Le modèle vivant, ici la souris, reste pour l'instant le seul système physiologique qui intègre la complexité de l'ensemble des paramètres mécanistiques et homéostasiques précédemment cités, indispensables à l’étude d’une efficacité pharmacologique chez les mammifères.
Réduction
L'optimisation de nos molécules permet d'améliorer leur efficacité tout en réduisant les doses administrées. Cette approche contribue à limiter les effets indésirables potentiels pour les animaux (raffinement) et à réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables (réduction). Les animaux seront répartis en groupes de 6 (3 mâles et 3 femelles), correspondant au plus faible effectif permettant d'obtenir des résultats scientifiquement valides et robustes. Au total, jusqu'à 2160 souris pourraient être utilisées sur la durée de l'autorisation (5 ans). Ce nombre correspond au scénario maximal envisagé et tient compte de l'évaluation de plusieurs molécules dans différentes lignées de souris génétiquement modifiées nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. Les tissus prélevés en fin d'étude seront sélectionnés de manière à maximiser les informations obtenues à partir de chaque animal et à éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires. De plus, de très petits prélèvements sanguins réalisés au cours de l'étude permettront de suivre la présence des molécules dans l'organisme sans nécessiter de nouveaux animaux. Plusieurs analyses pourront ainsi être réalisées à partir d'un même animal. Cette stratégie contribue à réduire le nombre total d'animaux utilisés tout en garantissant la qualité scientifique des résultats.
Raffinement
Les animaux sont répartis à raison de 4 individus maximum par cage (de même sexe) et maintenus dans un environnement familier (même cage pour les odeurs, taille standard pour portoir ventilé + couvercle filtrant), litières (copeaux de bois) avec un triple enrichissement. Toutes les administrations sont réalisées par un personnel formé, expérimenté et pratiquant en routine les études de biodistribution chez la souris, tout en respectant les recommandations de volume injecté en fonction des voies d’administration. Les prélèvements intermédiaires de sang sont réalisés après asepsie de l’extrémité de la queue. Une compresse de gaz imbibée d’eau oxygénée est appliquée immédiatement après le prélèvement. Les prélèvements terminaux sont réalisés sur des souris sous anesthésie générale profonde et ayant préalablement étaient analgésiées.
Choix des espèces
Des études in silico et in vitro sont réalisées en amont afin de sélectionner les candidats les plus prometteurs. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité du fonctionnement d'un organisme vivant, indispensable pour évaluer le devenir et l'efficacité d'un candidat thérapeutique. À ce jour, aucun modèle alternatif ne permet de reproduire l'ensemble de ces mécanismes. La souris est un modèle de référence pour l'étude des mécanismes physiologiques in vivo. Elle permet d'évaluer les interactions complexes entre les différents systèmes de l'organisme, indispensables à l'étude de l'efficacité d'un candidat thérapeutique. L'utilisation de souris humanisées est particulièrement pertinente dans ce projet, car elles permettent d'étudier des mécanismes impliquant des protéines humaines et d'obtenir des résultats plus représentatifs de la physiologie humaine. Les lignées utilisées seront constituées de souris jeunes adultes âgées de 8 à 12 semaines (27 à 30 g). Ce stade de développement correspond à une maturité physiologique permettant de limiter la variabilité entre les animaux et d'obtenir des résultats plus homogènes.
Rôle de la réponse inflammatoire dans la récupération fonctionnelle après traumatisme cérébral et lésion médullaire chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
Une partie des souris porte des modifications génétiques de la réponse inflammatoire, dont le porteur veut mesurer l'effet sur la récupération après une lésion du système nerveux. 960 souris mâles et femelles vont être utilisées, dans des procédures que le porteur classe toutes au niveau de souffrance sévère. Sous anesthésie, elles subissent un traumatisme crânien ou une lésion de la moelle épinière, qui peut laisser des déficits locomoteurs et une difficulté à atteindre l'eau et la nourriture. Pendant trois mois, elles passent des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant, puis toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière.
Objectifs
Le projet vise à étudier l’impact de la modification génétique de la réponse inflammatoire sur la récupération fonctionnelle après lésion traumatique du système nerveux central, incluant la lésion médullaire et le traumatisme cérébral, chez la souris adulte mâles et femelles. L’objectif principal est de déterminer comment certaines modifications génétiques associées à l'inflammation influencent la récupération motrice et la réparation des tissus endommagés par une lésion du système nerveux central. Les animaux subiront soit une lésion de moelle épinière, soit un traumatisme crânien sous anesthésie générale adaptée. Des évaluations fonctionnelles longitudinales seront réalisées à l’aide de tests fonctionnels standardisés, notamment des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant. Des analyses complémentaires seront effectuées à différents temps post-lésionnels afin d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la récupération fonctionnelle.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans la récupération fonctionnelle après ces lésions traumatiques du système nerveux central. Plus précisément, il vise à identifier le rôle de certaines voies inflammatoires et de modifications génétiques dans les processus de neuroinflammation, de réparation tissulaire et de récupération motrice. Les résultats attendus permettront d’améliorer les connaissances fondamentales sur les interactions entre cellules inflammatoires et tissu nerveux lésé après traumatisme du système nerveux central. Le projet pourrait également permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques susceptibles de limiter les déficits neurologiques et d’améliorer la récupération fonctionnelle. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques innovantes ciblant la réponse inflammatoire post-traumatique, avec un potentiel intérêt translationnel pour les pathologies neurologiques traumatiques humaines. Le projet permettra également de générer des données précliniques utiles pour de futurs développements thérapeutiques et pour une meilleure compréhension des mécanismes de plasticité et de réparation du système nerveux central après lésion.
Procédures
Les animaux subiront soit un traumatisme cérébral expérimental, soit une lésion médullaire expérimentale sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées seront réalisées au cours du protocole. Les animaux participeront également à des évaluations locomotrices, motrices et comportementales répétées pendant une période maximale de 3 mois. Les procédures chirurgicales dureront environ 20 à 45 minutes selon le modèle expérimental. Les tests comportementaux dureront entre quelques minutes et une quinzaine de minutes selon les évaluations réalisées. À l’issue du protocole, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques, cellulaires et moléculaires.
Impact sur les animaux
Les animaux inclus dans ce projet pourront subir différentes nuisances liées aux procédures chirurgicales, aux injections, aux évaluations comportementales et aux prélèvements biologiques réalisés dans le cadre de ces modèles. Les principales nuisances attendues sont associées aux procédures chirurgicales réalisées sous anesthésie générale. Ces interventions peuvent entraîner une douleur postopératoire modérée, une diminution transitoire de l’activité spontanée, une perte de poids, une fatigue, une altération temporaire du comportement alimentaire ainsi que des déficits neurologiques et locomoteurs variables selon la sévérité de la lésion. Dans le modèle de lésion de moelle épinière, des troubles locomoteurs plus marqués, une diminution de la mobilité et une difficulté d’accès à la nourriture ou à l’eau peuvent être observés durant la période postopératoire. Les injections répétées (intraperitonéales, et sous-cutanées) peuvent provoquer un stress transitoire lié à la manipulation et à la contention, ainsi qu’une gêne locale limitée au site d’injection. Les tests comportementaux, locomoteurs et d’effort peuvent induire une fatigue transitoire et un stress modéré lié aux manipulations et à l’environnement expérimental.
Devenir
Mise à mort pour le prélèvement des tissus (cerveau, moelle épinière) en vue des analyses moléculaires ultérieures.
Remplacement
Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de façon intégrée les interactions entre la réponse inflammatoire, les mécanismes neurologiques et la récupération fonctionnelle après traumatisme cérébral (TBI) ou lésion médullaire (SCI). Les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne reproduisent pas la complexité des interactions entre le système immunitaire, le système nerveux central et les fonctions locomotrices. La souris, notamment grâce à l’utilisation de lignées génétiquement modifiées, constitue un modèle indispensable et largement validé pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. En l’absence de méthode substitutive adaptée, le recours à l’animal est justifié.
Réduction
Le nombre d’animaux a été limité au strict nécessaire grâce à une analyse de puissance statistique a priori (α = 0,05 ; puissance = 80 %). Une approche longitudinale permettra de réaliser plusieurs évaluations chez un même animal afin de réduire les effectifs. Les animaux seront randomisés entre les groupes expérimentaux et des analyses statistiques adaptées aux mesures répétées seront utilisées. Plusieurs analyses seront réalisées à partir des mêmes tissus lorsque cela est possible. Des cohortes indépendantes restent toutefois nécessaires pour certaines analyses moléculaires et histologiques en raison de contraintes techniques liées aux différents modes de préparation des tissus.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 7 jours sera respectée avant le début des expérimentations. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux compatibles et bénéficieront d’enrichissements environnementaux adaptés. Une surveillance clinique quotidienne sera réalisée à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être et des points limites prédéfinis seront appliqués. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie préventive et postopératoire systématique. Les animaux bénéficieront d’un maintien de la température corporelle, d’une protection oculaire et d’une surveillance renforcée après chirurgie. Une alimentation adaptée sera mise à disposition si nécessaire. Les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux dispositifs expérimentaux, et les tests locomoteurs seront réalisés selon des protocoles non aversifs. Toute fatigue excessive, blessure ou aggravation neurologique entraînera l’arrêt immédiat de la procédure concernée et une prise en charge adaptée.
Choix des espèces
Le choix de la souris permet donc de répondre à ces contraintes et nous permet aussi d’envisager l’emploi d’animaux transgéniques. Les animaux seront soumis au TBI à partir de p60 (âge adulte) et leur évolution sera suivie sur une période de 3 mois pour observer d'une part les effets à long terme du TBI et SCI au niveau comportemental et moléculaire et d'autre part l'impact des traitements proposés sur la récupération post-lésionnelle.