Rongeurs
Evaluation de l’impact de la thrombocytopénie sur le développement des maladies métaboliques hépatiques
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
Pour étudier le rôle des plaquettes dans les maladies du foie liées à l'obésité, 48 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles sont nourries avec un régime riche en graisses, reçoivent des injections répétées sur animal vigile, puis subissent quatre prélèvements sanguins et un prélèvement terminal sous anesthésie. Le déficit en plaquettes induit peut s'accompagner de petits saignements au point d'injection. Toutes sont tuées à la fin, le porteur indiquant avoir besoin d'un grand volume de sang et de prélever des organes.
Objectifs
Les maladies du foie sont des conséquences d’un ensemble de troubles souvent associés à l’obésité. Elles évoluent par étapes : accumulation de graisse, inflammation, accumulation de tissu fibreux, et peuvent parfois conduire au cancer du foie, dont le taux de survie à cinq ans est très faible. Ces maladies touchent plus de 30 % de la population mondiale et sont aujourd’hui la principale cause de maladies hépatiques dans les pays occidentaux. Leurs causes exactes varient d’un patient à l’autre et restent mal comprises, ce qui complique leur prévention et leur traitement. Les plaquettes, connues pour leur rôle dans l’arrêt du saignement, semblent aussi participer au fonctionnement du foie, notamment en cas de troubles métaboliques. Certaines études ont montré que des traitements antiplaquettaires à long terme, peuvent réduire la graisse hépatique, limiter l’inflammation, et diminuer le risque de cancer du foie, tant chez l’homme que dans des modèles animaux. Cependant, on ne comprend pas encore bien comment les plaquettes régulent le métabolisme du foie. Pour y répondre, nous voulons étudier l’effet d’une diminution importante du nombre de plaquettes sur l’apparition des premiers stades de la maladie, en utilisant des souris génétiquement modifiées nourries avec un régime riche en graisses. Ces souris produisent ou ne produisent plus du tout de plaquettes, ce qui aide à comprendre leur rôle précis dans la maladie.
Bénéfices attendus
Ces résultats devraient permettre de mieux appréhender le rôle et l’impact des plaquettes dans les maladies métaboliques hépatiques et leurs conséquences. Ces résultats apporteront donc des informations concernant l’origine de ces maladies hépatiques, et aideront à évaluer l’intérêt de cibler les plaquettes pour le développement de futurs traitements.
Procédures
Les souris seront soumises à un régime alimentaire riche en lipides pendant 1 semaine. La souris vigile recevra 1 injection de 5 secondes pendant 4 jours consécutifs, puis 1 injection de 5 secondes tous les 2 jours pendant 8 jours. Nous réaliserons 4 prélèvements sanguins de 15 sec sur souris anesthésiée et 1 prélèvement sanguin terminal de 1 minute sur souris anesthésiée
Impact sur les animaux
La mise en régime riche en lipides chez la souris induit une accumulation de graisses dans le foie associée à une inflammation de l’organe. L’injection répétée réalisée sur animal vigile peut entrainer un stress à la contention et une douleur au point de piqure de l’aiguille de quelques secondes. Le déficit en plaquette des souris peut être associée à un saignement de quelques secondes lors de l’injection répétée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, car nous aurons besoin d’un grand volume de sang (700µl), et de prélever des organes.
Remplacement
Les processus qui contrôlent les plaquettes sanguines et les maladies du foie font intervenir de nombreux types de cellules et plusieurs organes, comme le foie, les vaisseaux sanguins, le tissu adipeux ou encore l’intestin. Aujourd’hui, il n’existe pas de modèle en laboratoire capable de reproduire fidèlement toutes ces interactions complexes. Aucun système expérimental ne permet d’imiter un foie complet avec ses différents types de cellules et ses vaisseaux et de modéliser ses échanges avec d’autres organes. Notre projet étudie une maladie du foie qui résulte de plusieurs problèmes combinés : des troubles du métabolisme des graisses, de l’inflammation et des anomalies des vaisseaux sanguins. Pour comprendre ces mécanismes, il est nécessaire d’utiliser un modèle vivant capable de reproduire l’ensemble des échanges métaboliques, hormonaux et immunitaires d’un organisme.
Réduction
Le nombre de souris utilisé dans cette étude est réduit au minimum et permet l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs ont été déterminés en amont par une approche statistique.
Raffinement
Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : - Par l’habituation des animaux à l’expérimentateur et aux différents gestes, une fois par jour pendant 5 jours, la semaine avant le début de la procédure (contention, manipulation, et pesées) - Par l’hébergement en groupes sociaux. Les cages sont munies de particules de bois et enrichie avec des carrés de cellulose + des bâtons de coton + de la frisure afin de permettre aux animaux de réaliser un nid conformément à leurs besoins comportementaux - Par une anesthésie générale de l’animal pendant les prélèvements sanguins - Par l’injection d’antalgique et d’analgésique avant le prélèvement terminal puis sur le plan musculaire avant incision - Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffante lors des anesthésies. Des points limites permettent de soustraire les animaux à toute souffrance ou douleur inutile.
Choix des espèces
Nous utilisons des souris car nous disposons de souris génétiquement modifiées ainsi que d'outils pharmacologiques commercialement disponibles et couramment utilisés pour modifier le nombre de plaquettes sanguines chez la souris. Les plaquettes sanguines de souris ont des caractéristiques très proches de celles de l'Homme. Nous utiliserons des souris de 12 à 20 semaines (âge adulte, système cardiovasculaire et métabolique mature).
Impact de l?activation de la voie endoth?liale du R?cepteur aux Hydrocarbures Aromatiques (AHR) sur la r?g?n?ration musculaire dans un mod?le d?Isch?mie des Membres Inf?rieurs (ICMI)
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Soumises à une ligature de l'artère fémorale destinée à provoquer une ischémie de la patte, 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent aussi un prélèvement sanguin et des mesures répétées de perfusion sous anesthésie, avant d'être tuées pour analyses histologiques et moléculaires. Le projet vise à évaluer le rôle d'une voie de signalisation, l'AHR, dans la revascularisation et la régénération du muscle après l'ischémie. Le porteur affirme que les modèles in vitro seraient insuffisants et que seule la souris rend compte des interactions au sein d'un tissu entier.
Objectifs
L?isch?mie chronique des membres inf?rieurs (ICMI), forme la plus s?v?re de la maladie art?rielle p?riph?rique, se caract?rise par un arr?t ou une insuffisance de la circulation sanguine dans les muscles squelettiques entrainant une faiblesse et des douleurs musculaires. Dans des conditions physiologiques, le muscle squelettique poss?de une capacit? remarquable de r?g?n?ration gr?ce ? des cellules souches musculaires. Chez l?adulte, les cellules satellites se situent ? proximit? imm?diate des capillaires sanguins compos?s de cellules endoth?liales et interagissent de mani?re bidirectionnelle pour assurer la r?paration du muscle squelettique. Par ailleurs, l?endoth?lium joue un r?le essentiel dans le maintien de l?int?grit? vasculaire, notamment en r?gulant le tonus vasculaire et les ph?nom?nes de formation de caillots sanguins. De nombreuses voies de signalisation peuvent affecter les cellules endoth?liales et moduler leur capacit? ? former de nouveaux vaisseaux sanguins ce qui peut contribuer au d?veloppement de la pathologie. Des ?tudes se sont int?ress?es plus particuli?rement ? la voie de signalisation du r?cepteur aux hydrocarbures aromatiques (AHR) et ont d?montr? que l?activation de la voie AHR pouvait moduler les capacit?s angiog?niques des cellules endoth?liales, ce qui pourrait perturber la revascularisation post-l?sionnelle et ainsi, la r?g?n?ration musculaire. Dans ce contexte, le but de ce projet est d??valuer l?impact de l?activation de la voie AHR dans les cellules endoth?liales sur la revascularisation et la r?g?n?ration des membres isch?mi?s in vivo.
Bénéfices attendus
Ce travail offrira une meilleure compr?hension des m?canismes responsables des l?sions musculaires post-isch?miques et en particulier l?implication de la voie AHR et des cellules endoth?liales.
Procédures
Les proc?dures invasives sur animal anesth?si? sont au nombre de deux : 1. Mod?le de l?sion musculaire par ligature de l?art?re f?morale (mod?le ICMI) sur animal anesth?si? (1 fois, dur?e : 20 min) 2. Pr?l?vement sanguin sur animal anesth?si? (1 fois, dur?e : 2 min). Les proc?dures non ou peu invasives sur animal anesth?si? ou vigile sont au nombre de un : 1. Mesure de la perfusion sanguine sur animal anesth?si? (2 ? 9 fois / souris en fonction des points de cin?tique d?finis dans la proc?dure, dur?e : 20 min)
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets ind?sirables sont ceux li?s ? la contention/manipulation des animaux pouvant engendrer du stress ou ceux li?s ? la r?cup?ration ou post-chirurgie; pouvant conduire ? une perte de poids dans les 24 premi?res heures (10%), une alt?ration de leur apparence physique (manque de toilettage, poil ?bouriff?, paupi?re ferm?e, posture anormale) ou un comportement anormal (mobilit? r?duite). Par exp?rience, les signes de souffrance interviennent dans les 24h suivant l?induction des l?sions musculaires, mais ne perdurent g?n?ralement pas au-del?. Dans ce mod?le d?ICMI, il est rarement observ? de n?crose ou de perte du membre inf?rieur (
Devenir
Tous les animaux seront mis ? mort ? la fin de la proc?dure afin de permettre les analyses histologiques et mol?culaires n?cessaires pour r?pondre ? nos questions biologiques.
Remplacement
Afin d??valuer les effets de l?activation de la voie AHR endoth?liale sur la revascularisation et la r?g?n?ration post-isch?mie, le recours ? des mod?les in vitro appara?t insuffisant. En effet, ces approches ne rendent pas compte des interactions physiopathologiques qui existent entre les populations cellulaires au sein d?un organisme ou d?un tissu entier. De plus, l?utilisation de mod?le in vitro ne pourraient pas rendre compte de la dynamique temporelle des processus de revascularisation et de r?g?n?ration, qui est essentielle dans le contexte d?une isch?mie des membres inf?rieurs. Ainsi, l'utilisation de mod?les animaux reste essentielle pour mieux comprendre les m?canismes physiopathologiques impliqu?s dans l?ICMI. Enfin, la souris est le mod?le de choix en raison des similitudes des syst?mes de r?paration du muscle squelettique humain. Ainsi, le mod?le de ligature de l?art?re f?morale que nous maitrisons au laboratoire permet de reproduire les l?sions isch?miques retrouv?es chez les patients atteints d?ICMI.
Réduction
Nous allons r?duire le nombre d'animaux par l'utilisation des m?thodes non invasives (v?locim?trie laser-doppler) permettant de r?p?ter les analyses sur le m?me animal au cours de la r?g?n?ration, mais aussi gr?ce ? l'utilisation de tests statistiques appropri?s et au fait d?utilisation de la patte controlat?rale comme contr?le sans l?sion. D?apr?s les simulations effectu?es avec l'outil propos? par l'EDA (Experimental Design Assistant) du NC3R, il faut n=10 animaux par groupe exp?rimental pour les analyses histologiques et mol?culaires compte tenu de la variabilit? inter-individuelle dans notre mod?le chirurgical de r?g?n?ration musculaire.
Raffinement
Les animaux import?s resteront une semaine en quarantaine pour acclimatation avant toute manipulation. La souffrance des souris sera r?duite en utilisant des s?datifs et analg?siques. Pour le mod?le d?ICMI, les souris seront anesth?si?es et des injections d?antidouleurs seront faites en pr?- et post-op?ratoire afin de limiter la douleur. Les animaux seront examin?s de fa?on biquotidienne pendant les 3 premiers jours suivant la l?sion musculaire afin de v?rifier leur ?tat g?n?ral de sant?. En cas de signes de souffrance, des mesures gradu?es et adapt?es (analg?sie, mise ? mort compassionnelle, ...) seront prises. La qualit? de l'?levage est am?lior?e en enrichissant les cages exp?rimentales avec des b?tons ? ronger, des ?l?ments permettant la nidification (papiers, maison en carton) ainsi qu?un acc?s illimit? ? la nourriture et ? l?eau de boisson.
Choix des espèces
La souris est un mod?le de choix car la physiologie et la r?paration post-l?sionnelle du muscle squelettique est proche de celle de l?Homme. Elle a ?galement l?avantage ind?niable de permettre l?utilisation des souris g?n?tiquement modifi?es. Nous utiliserons des animaux jeunes adultes de 7 ? 10 semaines. A ce stade, les muscles sont parfaitement form?s.
Etude de GDF-15 et de son inhibition dans le modelage des trajectoires fonctionnelles du vieillissement – EU 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
96 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune soumise à trois campagnes de tests à 6, 12 et 18 mois. Les animaux subissent des prises de sang, une suspension à un câble à 45 cm de hauteur, un test de force, un labyrinthe et une course forcée sur tapis avec chocs électriques légers. Le projet évalue un anticorps anti-GDF15 censé freiner le déclin fonctionnel du vieillissement. Les bénéfices annoncés pour la "vitalité" et la "qualité de vie" à un âge avancé restent hypothétiques, les souris étant mises à mort pour nécropsie.
Objectifs
Le vieillissement est un processus complexe et h?t?rog?ne, se manifestant par diff?rentes trajectoires de d?clin fonctionnel et m?tabolique. GDF15 est l?une des prot?ines les plus corr?l?es ? l??ge avec des niveaux qui augmentent progressivement tout au long de la vie. Elle a un effet protecteur ? court terme, mais son ?l?vation chronique est associ?e au d?clin li? ? l??ge. Dans ce contexte, ce projet a pour objectif d'?valuer de mani?re approfondie l'impact d'un traitement par anticorps anti-GDF15 sur ces trajectoires. L'?tude vise ? mettre en ?vidence comment ce traitement influence la pr?servation d'un ensemble de capacit?s intrins?ques (aptitudes physiques et cognitives non li?es ? un apprentissage ou un entrainement) et l'am?lioration des marqueurs cl?s du m?tabolisme comme le taux de cholest?rol et de glucose dans le sang, et la d?pense ?nerg?tique par exemple. En identifiant les effets pr?cis du traitement, ce projet contribuera ? une meilleure compr?hension des m?canismes physiologiques impliqu?s dans le vieillissement, ouvrant ainsi la voie ? de nouvelles strat?gies th?rapeutiques pour favoriser la vitalit? et la qualit? de vie ? un ?ge avanc?. Le projet pourra se d?rouler dans deux ?tablissements Utilisateurs si n?cessaire.
Bénéfices attendus
Gr?ce ? cette ?tude, nous serons en mesure de mieux comprendre le r?le de la GDF-15 dans les processus de vieillissement ainsi que son lien avec le d?clin fonctionnel, et d'envisager de nouvelles approches th?rapeutique pour favoriser la vitalit? et la qualit? de vie ? un ?ge avanc?.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis ? une s?rie d'?valuations comportementales, motrices, et m?taboliques, r?parties sur 3 semaines, le tout ? 3 reprises, soit ? l??ge de 6, 12 et 18 mois : - Les pr?l?vements de sang : faible volume et sous anesth?sie gazeuse pour la Biochimie du sang et l'h?matologie. - L?analyse de la composition corporelle : les animaux seront plac?s dans une cellule de contention, type tube, lui-m?me plac? dans une chambre RMN durant moins de 3 minutes au total. - Evaluation de la coordination motrice : Les animaux seront suspendus ? un c?ble m?tallique ? une hauteur de 45 cm pendant maximum 4 minutes et le temps de chute (sur une surface ?paisse et molle pour amortir le choc) sera mesur? ? trois reprises, chaque mesure ?tant espac?e d?une heure. - ?valuation de la m?moire spatiale ? court terme : Les animaux seront soumis ? un test d'exploration dans un labyrinthe, d'une dur?e d'environ 8 minutes par souris. - ?valuation de la force de pr?hension : La force motrice des membres sera mesur?e par trois prises espac?es d'une heure pour une dur?e totale d'environ 5 minutes par mesure. - ?valuation de l'activit? motrice et de l'anxi?t? : Les animaux seront observ?s pendant 10 minutes dans une ar?ne lumineuse. - ?valuation de l'endurance physique : Les animaux seront soumis ? un exercice forc? sur tapis roulant. La dur?e de cette intervention est variable en fonction des performances individuelles. Des stimulations ?lectriques de faible intensit? encouragent le mouvement. - La mesure des ?changes gazeux : les animaux sont temporairement individualis?s (48h) pour permettre la mesure des gaz consomm?s et produits de chaque individu. Afin de limiter la fatigue et l'interf?rence entre les mesures, les tests seront r?partis sur 3 semaines (Pr?l?vements de sang et Analyse de la composition corporelle en semaine 1, tests comportementaux en semaine 2, mesure des ?changes gazeux en semaine 3). L?ensemble du projet jusqu?? ce stade sera r?alis? dans le premier Etablissement Utilisateur. En fin de proc?dure, les animaux seront mis ? je?n durant 2 heures, anesth?si?s pour un pr?l?vement de sang terminal puis mis ? mort pour n?cropsie dans le premier ou le second Etablissement Utilisateur.
Impact sur les animaux
Les tests exp?rimentaux utilis?s pour cette ?tude g?n?rent un faible niveau de stress : - Les pr?l?vements de sang g?n?rent un stress et une douleurs l?gers. Ces pr?l?vements n'auront lieu que tous les 6 mois, soit 3 fois au cours du protocole. - L?analyse de la composition corporelle implique le placement des animaux dans une cellule de confinement exig?e, ce qui g?n?re un stress l?ger et court (moins de 3 minutes au total). - La pr?hension de une ? cinq minutes lors de la mise en place des animaux dans les dispositifs de comportement g?n?re un stress l?ger. - L'?valuation de la coordination motrice g?n?re un stress physique l?ger. Les animaux seront suspendus ? un c?ble m?tallique ? une hauteur de 45 cm pendant maximum 4 minutes. - L'?valuation de la m?moire spatiale ? court terme g?n?re un stress l?ger et court (environ 8 minutes) li? ? un environnement nouveau et non familier. - L'?valuation de la force de pr?hension gen?re un stress lors de la pr?hension mais ?galement un stress physique court lors de l?exp?rience (5 minutes par mesure). - L'?valuation de l'activit? motrice et de l'anxi?t? g?n?re un stress l?ger et court (10 minutes) car l?environnement est nouveau, lumineux et non s?curisant (absence d?enrichissement). - L'?valuation de l'endurance physique g?n?re un stress mod?r? et un inconfort physique dus ? l'exercice forc? (la dur?e de cette intervention est variable en fonction des performances individuelles). Les stimulations ?lectriques sur la grille arri?re sont utilis?es uniquement pour inciter l'animal ? courir et sont calibr?es au niveau minimal efficace (choc aversif l?ger) pour motiver le mouvement par inconfort et non par douleur. - La mesure des ?changes gazeux g?n?re un stress mod?r? li? ? l?individualisation temporaire (48h) des animaux. Les fonds de cage de calorim?trie sont les m?mes que les fonds de cages d?h?bergement habituel, ils sont transparents et les animaux peuvent se voir d?une cage ? l?autre durant l?enregistrement. - Le transport ?ventuel en fin de protocole pour la mise ? mort dans le second Etablissement Utilisateur, entrainera un stress l?ger li? au mouvement des cages durant quelques minutes (300m ? parcourir).
Devenir
Tous les animaux seront mis ? mort en fin de proc?dure afin de proc?der ? des n?cropsies (analyses en biochimie et en expression g?nique sur diff?rents organes d'int?r?t).
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons analyser comment un traitement anti-GDF15 influence l'?volution des capacit?s intrins?ques et des fonctions m?taboliques d'individus d'?ge avanc?. L'?valuation de ces processus exige l'utilisation d'organismes vivants (humains ou mod?les animaux), car les tests comportementaux essentiels ne peuvent ?tre reproduits par des approches in vitro ou ex vivo. Compte tenu de son esp?rance de vie plus courte et de ses processus physiologiques similaires ? ceux de l'Homme, la souris appara?t comme le mod?le de choix le plus pertinent pour cette ?tude.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? r?duit au maximum en se basant sur les donn?es de la litt?rature et ce nombre a ?t? corrig? par un calcul de puissance statistique. L'utilisation d'un analyseur de composition corporelle pour ?valuer les masses grasses et maigre constitue ?galement un ?l?ment de r?duction du nombre d'animaux utilis?, en ceci que 60 secondes dans une cellule de contention remplacent l'utilisation d'animaux suppl?mentaires : avant l'utilisation de cet automate, il ?tait n?cessaire de pr?voir un groupe d'animaux d?di? ? la composition corporelle, ?valu?e par pr?l?vement et pes?e des tissus lors d'une n?cropsie.
Raffinement
Les tests exp?rimentaux utilis?s pour cette ?tude g?n?rent peu de stress (pr?hension lors de la mise en place des animaux dans les dispositifs de comportement). Une habituation aux gestes de manipulation sera effectu?e avant chaque lot de tests pendant 5 minutes par souris pendant 3 jours avant le d?but des tests pour limiter le stress g?n?r? par l?exp?rimentateur. Les animaux seront ?galement acclimat?s ? la salle d?exp?rimentation pendant la phase d?habituation. Les pr?l?vements de sang seront r?alis?s sous anesth?sie gazeuse afin de limiter le stress et la douleur, ce geste sera effectu? par une personne ayant une longue ex?rience de ce geste technique. Des ?l?ments d?enrichissement seront mis en place dans la cage d?h?bergement afin d?assurer leur bien-?tre et r?duire le stress : animaux plac?s en groupe dans les cages, mise en place de tunnels en cartons, du papier pour faire un nid. A partir de l??ge de 12 mois, les souris seront plac?es dans des portoirs connect?s DVC (Cage Digitales Ventil?es) permettant d?identifier pr?coc?ment toute perte d?activit? et de prostration. Enfin, si la mise ? mort a lieu dans le second Etablissement Utilisateur, les animaux seront transport?s entre les deux ?tablissements suivant une proc?dure de transport d?clar?e lors de l?agr?ment du second Etablissement Utilisateur (cheminement et conditions de transport valid?s par signature d?une charte de transport). Les animaux sont transport?s dans leur cage d'origine et les cages seront prot?g?es du froid ou de la chaleur dans un container souple occultant et isotherme afin de minimiser le stress, pour un transport d'une dur?e de moins de 10 minutes. Le choix de la mise ? mort dans le premier Etablissement Utilisateur sera privil?gi? si l?organisation des laboratoires et des ?quipements au moment de la mise ? mort le permet.
Choix des espèces
Lors de ce projet, nous cherchons ? ?tudier l??volution des capacit?s intrins?ques (aptitudes physiques et cognitives non li?es ? un apprentissage ou un entrainement) d?un individu d??ge avanc? et ses fonctions m?taboliques en fonction d?un traitement anti-GDF15. Cela n?cessite de l??tudier sur des organismes vivants, humains ou mod?les animaux. La souris semble un choix plus appropri? pour cette ?tude gr?ce ? l?esp?rance de vie plus courte et des processus physiologiques similaires ? l?Homme. Pour ?tudier les diff?rentes trajectoires de vieillissement, une ?valuation des capacit?s et des fonctions m?taboliques sera r?alis?e ? trois ?ges diff?rents : 6, 12 et 18 mois. L?objectif est d?identifier le r?le pr?coce de GDF-15 et de l?action du traitement test? ? long terme.
D?veloppement d?un mod?le exp?rimental de myopie chez le rongeur pour l??valuation de strat?gies th?rapeutiques
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
Rats : 1620
Jusqu'à six à huit instillations oculaires par jour pendant six semaines: 3 120 souris et rats vont être utilisés, dans des procédures classées de souffrance légère. Une myopie est induite sur un œil par un dispositif optique ou par des injections, avec des examens répétés sous anesthésie légère. Le projet développe un modèle de myopie chez le rongeur pour tester des traitements de la progression du défaut visuel. Environ 2 421 animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus oculaires, près de 699 souris et rats, surtout des mères, étant réutilisés dans d'autres protocoles.
Objectifs
L?objectif principal de ce projet est de d?velopper un mod?le exp?rimental de myopie chez le rongeur afin d??tudier les m?canismes cellulaires et mol?culaires impliqu?s dans la progression du d?faut r?fractif et de l?allongement axial. La myopie est une pathologie fr?quente et en forte augmentation mondiale, pouvant conduire ? des complications s?v?res lorsqu?elle devient ?volutive ou forte, notamment des alt?rations r?tiniennes, scl?rales ou choro?diennes. Les mod?les exp?rimentaux d?velopp?s permettent d?induire de mani?re contr?l?e une myopisation, reproduisant les modifications structurelles de l??il observ?es chez l?humain, telles que le remodelage scl?ral, les perturbations de la choro?de, les modifications de l??pith?lium r?tinien ou l?activation de voies m?canosensibles. Ces mod?les facilitent l?analyse des r?ponses cellulaires et mol?culaires associ?es, incluant les variations d?expression de g?nes impliqu?s dans la croissance oculaire, les voies de signalisation r?gulant la scl?re, ainsi que les processus inflammatoires et de stress oxydatif pouvant contribuer ? la progression de la myopie. Ils constituent ?galement une plateforme pertinente pour ?valuer l?efficacit? de strat?gies th?rapeutiques visant ? limiter l?allongement axial, moduler la signalisation scl?rale ou pr?venir les complications li?es ? la myopie forte, avant leur ?valuation clinique. En r?sum?, ces mod?les repr?sentent un outil essentiel pour approfondir la compr?hension de la physiopathologie de la myopie et identifier de nouvelles cibles th?rapeutiques.
Bénéfices attendus
Le principal b?n?fice attendu de ce projet est la mise au point de mod?les exp?rimentaux robustes permettant d??valuer l?efficacit? de nouvelles approches th?rapeutiques visant ? limiter la progression de la myopie ou ? pr?venir ses complications structurelles. La myopie, en particulier dans ses formes ?volutives ou fortes, constitue une pathologie ? fort impact clinique, associ?e ? un risque accru de r?tinopathies, de d?collement r?tinien et de d?g?n?rescence maculaire. Les options th?rapeutiques permettant d?en contr?ler l??volution restent encore limit?es, d?o? la n?cessit? de disposer de mod?les fiables reproduisant les m?canismes physiopathologiques observ?s chez l?humain. Ces mod?les permettront de simuler les modifications caract?ristiques de l??il myopique, telles que l?allongement axial, le remodelage scl?ral, les perturbations choro?diennes et les alt?rations de la signalisation r?tinienne. Ils offriront la possibilit? d??valuer avec pr?cision l?effet des traitements sur la modulation de la croissance oculaire, la r?gulation des voies m?canosensibles, l?int?grit? scl?rale ou la fonction r?tinienne. Ces ?tudes contribueront ? identifier les mol?cules ou strat?gies les plus prometteuses, ? optimiser les sch?mas th?rapeutiques et ? approfondir la compr?hension de leurs m?canismes d?action, tout en garantissant une approche ?thique conforme aux exigences r?glementaires.
Procédures
Les animaux inclus dans ce projet seront soumis ? diff?rentes interventions r?parties sur une p?riode allant de 1 ? 6 semaines, en fonction des objectifs et des r?sultats obtenus avec les traitements ?valu?s. Ces interventions comprennent : 1. Induction par dispositif optique : Cette proc?dure, r?alis?e une seule fois en d?but d??tude sous anesth?sie g?n?rale, consiste ? appliquer un dispositif optique sur un seul ?il. Elle dure au maximum cinq minutes. Un ajustement ou un repositionnement pourra ?tre n?cessaire si le dispositif se d?place. 2. Induction par administration d?un principe actif : Cette m?thode repose soit sur : ? des instillations quotidiennes (3 ? 4 fois par jour) pendant toute la dur?e de l??tude, ? soit des injections effectu?es 1 ? 2 fois par semaine. Les instillations sont tr?s rapides (quelques secondes) et ne n?cessitent qu?une simple contention. Les injections, en revanche, exigent une anesth?sie et durent environ 2 ? 3 minutes. 3. Examens ophtalmologiques ? Observation ? la lampe ? fente : r?alis?e en baseline, puis tous les jours apr?s induction. Chaque examen dure moins de cinq minutes. ? L?imagerie in vivo : effectu?e avant induction puis une fois par semaine. Ces examens n?cessitent une anesth?sie l?g?re pour immobiliser l?animal et garantir des images interpr?tables. Elle ne dure pas plus de 5 ? 10 minutes. 4. Administrations de traitements ? Instillations topiques (collyres) : d?une dur?e de 1 ? 2 minutes par application, sur animal vigile, ? raison de trois fois par jour en moyenne (jusqu?? 6?8 fois/jour maximum) pendant 1 ? 6 semaines. ? Injections intra- ou p?ri-oculaires : r?alis?es sous anesth?sie locale ou g?n?rale, durant quelques minutes. Elles peuvent ?tre quotidiennes mais sont le plus souvent hebdomadaires. ? Injections syst?miques : administr?es sur animal vigile, r?parties sur 1 ? 6 semaines. Elles peuvent ?tre quotidiennes et ne durent pas plus de 2 minutes. 5. Pr?l?vements sanguins effectu?s en g?n?ral une fois par semaine sur animal vigile, leur fr?quence d?pend du volume pr?lev? et du temps de r?cup?ration requis. Chaque pr?l?vement veineux est rapide, durant 1 ? 2 minutes
Impact sur les animaux
Dans le cadre des mod?les d?induction de la myopie et des proc?dures associ?es (pose des dispositifs, anesth?sies r?p?t?es, examens in vivo), plusieurs nuisances ou effets ind?sirables peuvent ?tre observ?s. Bien que ces mod?les soient globalement peu invasifs et bien tol?r?s, il est n?cessaire d?anticiper les points suivants : 1. Les anesth?sies g?n?rales l?g?res, utilis?es pour la pose des dispositifs et les examens OCT hebdomadaires ou l?administration de produits, peuvent entra?ner des effets transitoires fr?quents comme une hypothermie durant et apr?s l?anesth?sie (risque compens? par tapis chauffant), une s?cheresse corn?enne. 2. La pose ou le port des dispositifs (lentilles) peuvent entrainer une irritation cutan?e locale autour du dispositif (colle, sutures, bandeau), une conjonctivite m?canique, des s?cr?tions oculaires augment?es, sans infection associ?e, un d?placement ou perte du dispositif, n?cessitant une remise en place, et bien s?r un flou visuel permanent plus important sur l??il induit, pouvant modifier le comportement exploratoire de l?animal (transitoire et attendu dans le mod?le), un comportement de frottement, surtout les premiers jours, li? ? la g?ne du dispositif. Dans les deux mod?les, il s?agit de nuisances attendues, habituellement mod?r?es et r?versibles, qui diminuent apr?s les premiers jours d?adaptation. 3. Les effets ind?sirables li?s aux manipulations, administrations et examens r?p?t?s pouvant conduire ? un stress l?ger et transitoire, un risque mineur de perte de poids et des irritations locales.
Devenir
? l?issue de la proc?dure exp?rimentale d?induction de la myopie et des examens associ?s, l?ensemble des animaux ayant suivi la totalit? du protocole seront euthanasi?s de mani?re ?thique et conforme ? la r?glementation, afin de permettre les analyses ex vivo n?cessaires. Ces analyses comprendront notamment : des ?tudes histologiques des structures oculaires (r?tine, choro?de, scl?re), des dosages biochimiques ou mol?culaires, ainsi que des ?valuations morphologiques compl?mentaires indispensables ? la validation scientifique des r?sultats. En revanche, les m?res et les animaux non inclus dans l?int?gralit? de la proc?dure, estim?s ? environ 10 % (hors exclusions pour atteinte d?un point limite), pourront ?tre r?utilis?s dans d?autres protocoles compatibles, sous r?serve de l?avis favorable du v?t?rinaire responsable. Ces animaux sont g?n?ralement retir?s avant l?induction car les examens de baseline peuvent r?v?ler : une anomalie anatomique ou physiologique, un d?faut oculaire pr?existant, ou un crit?re rendant l?induction de la myopie non pertinente ou non fiable. Ces individus n?auront subi ni induction, ni administration de traitement exp?rimental. Ils n?auront ?t? expos?s qu?? des examens non invalidants, parfois r?alis?s sous anesth?sie l?g?re (lampe ? fente, OCT, biom?trie), sans cons?quences durables. Dans ces conditions, leur r?utilisation ?ventuelle s?inscrit pleinement dans les principes des 3R, en permettant une r?duction du nombre total d?animaux utilis?s tout en garantissant la protection du bien??tre animal et le respect des exigences scientifiques du projet.
Remplacement
L??il est un organe sensoriel d?une grande complexit?, constitu? de structures anatomiques et physiologiques vari?es (corn?e, cristallin, r?tine, choro?de, scl?re, nerf optique?) interagissant de mani?re dynamique avec leur environnement local et syst?mique. Son fonctionnement est influenc? en permanence par des variations m?caniques, physicochimiques et biologiques, essentielles ? la r?gulation de la croissance oculaire et de la r?fraction. Bien que des m?thodes alternatives telles que les cultures cellulaires, les organo?des ou les mod?lisations in silico aient connu des avanc?es importantes ces derni?res ann?es, ces approches restent limit?es pour reproduire l?ensemble des interactions fonctionnelles, m?caniques et pharmacocin?tiques observ?es dans un ?il vivant. En particulier, elles ne permettent pas de simuler de mani?re fiable la progression de la myopie, l?allongement axial, les modifications tridimensionnelles de la scl?re, ni les r?ponses r?tiniennes et choro?diennes complexes impliqu?es dans la r?gulation de la croissance oculaire. Dans ce contexte, le recours ? un mod?le animal demeure actuellement indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet, notamment pour : 1. Reproduire fid?lement les conditions pathologiques associ?es au d?veloppement et ? la progression de la myopie, incluant l?allongement axial, le remodelage scl?ral et les perturbations choro?diennes. 2. ?valuer l?efficacit? et la tol?rance de nouvelles strat?gies th?rapeutiques visant ? ralentir la croissance oculaire ou ? pr?venir les complications de la myopie forte, au sein d?un organisme vivant int?grant vascularisation, innervation et r?gulations m?canosensorielles. 3. ?tudier les effets ? long terme sur les tissus oculaires, en particulier la scl?re, la r?tine et la choro?de, dans un environnement physiologique complet impossible ? reproduire in vitro ou in silico.
Réduction
Le nombre d?animaux par groupe a ?t? volontairement limit? afin de respecter les principes ?thiques encadrant l?exp?rimentation animale, tout en maintenant une puissance statistique suffisante pour garantir la fiabilit? et la reproductibilit? des r?sultats. Une analyse de puissance sera r?alis?e syst?matiquement avant chaque s?rie exp?rimentale afin de d?terminer l?effectif optimal permettant de d?tecter un effet significatif. Ce calcul permettra, lorsque possible, de r?duire l?effectif n?cessaire sans compromettre la validit? scientifique du projet. Dans une d?marche active de r?duction du nombre d?animaux utilis?s, plusieurs approches compl?mentaires seront mises en ?uvre. L?utilisation de m?thodes non invasives pour le suivi de la myopie ? notamment l?imagerie oculaire (OCT pour la choro?de et la r?tine, biom?trie optique pour la mesure de la longueur axiale...) ? permettra d?effectuer des suivis longitudinaux chez les m?mes individus, ?vitant ainsi les sacrifices ? diff?rents points temporels. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, les deux yeux d?un m?me animal pourront ?tre analys?s. On aura ainsi pour un m?me animal un oeil induit et un oeil contr?le, ce qui permettra d'avoir des yeux contr?les sans augmenter l?effectif. De plus, l?optimisation des protocoles exp?rimentaux (standardisation des conditions d?induction de la myopie, contr?le pr?cis des param?tres d??clairement, de l?environnement visuel et des variables biologiques) contribuera ? limiter la variabilit? interindividuelle et ? renforcer la robustesse des r?sultats. Enfin, une attention particuli?re sera port?e ? la formation des exp?rimentateurs et ? la qualit? des soins apport?s aux animaux afin de garantir leur bien??tre tout au long de l??tude.
Raffinement
Un suivi quotidien rigoureux des animaux sera assur? afin de d?tecter rapidement tout signe de stress, d?inconfort ou d?effet ind?sirable li? aux proc?dures exp?rimentales. Cette surveillance permettra une intervention rapide selon des points limites pr?d?finis, adapt?s au mod?le de myopie et visant ? r?duire toute souffrance potentielle. Les animaux seront h?berg?s en groupe dans des cages enrichies, avec acc?s ad libitum ? la nourriture et ? l?eau. L?environnement sera optimis? par des abris, des mat?riaux ? ronger et des ?l?ments favorisant l?exploration, afin d?assurer leur bien??tre psychologique et comportemental. Dans le cadre du projet, une anesth?sie g?n?rale sera n?cessaire pour les proc?dures d?induction de la myopie (ex. mise en place de dispositifs optiques). Elle pourra ?tre compl?t?e par une anesth?sie locale. Une analg?sie pr??op?ratoire sera administr?e, et une antibioprophylaxie locale pourra ?tre appliqu?e en cas de risque infectieux. Les examens de suivi seront principalement non invasifs, tels que la biom?trie optique pour la longueur axiale et l?imagerie comme l'OCT par exemple pour l?analyse r?tino?choro?dienne. Ces techniques permettront des suivis longitudinaux chez les m?mes individus, r?duisant ainsi le nombre d?animaux n?cessaires. Lorsque l?immobilit? est requise, une anesth?sie l?g?re et courte pourra ?tre administr?e. Apr?s chaque anesth?sie, les animaux seront plac?s sur un support chauffant pour pr?venir l?hypothermie, et une hydratation oculaire sera maintenue jusqu?au r?veil. Ils seront ensuite replac?s dans leur environnement habituel pour limiter le stress post?manipulation. Le projet a ?t? valid? par un comit? d??thique et sera suivi par la structure en charge du bien??tre animal.
Choix des espèces
Les esp?ces retenues pour ce projet, le rat et la souris, pr?sentent des caract?ristiques anatomiques, physiologiques et m?taboliques bien d?crites dans la litt?rature, facilitant l?extrapolation des r?sultats vers l?humain, notamment dans l??tude de la croissance oculaire et des m?canismes impliqu?s dans la myopie. Ces deux esp?ces sont couramment utilis?es dans des mod?les valid?s de myopie exp?rimentale, en particulier pour l??tude de l?allongement axial, du remodelage scl?ral et des r?ponses r?tiniennes. Leur utilisation offre une grande flexibilit? exp?rimentale, notamment pour les suivis longitudinaux, la biom?trie optique, l?imagerie et l?analyse de marqueurs mol?culaires. L?exp?rience accumul?e avec ces mod?les garantit la reproductibilit? des r?sultats, leur comparabilit? avec d?autres ?tudes pr?cliniques et leur pertinence pour le d?veloppement de nouvelles strat?gies th?rapeutiques. Le choix de ces esp?ces s?inscrit dans une d?marche scientifique rigoureuse, ?thique et translatoire, visant ? maximiser la qualit? des donn?es tout en respectant les principes de l?exp?rimentation animale. Les animaux seront inclus ? un stade juv?nile, correspondant ? la phase de croissance oculaire active, condition indispensable pour induire de mani?re fiable la myopie et mesurer l?allongement axial. Pour les souris, induction g?n?ralement entre P14 et P28, avec un suivi sur 2 ? 6 semaines selon le protocole et pour les rats, induction g?n?ralement entre P21 et P35, avec un suivi de dur?e comparable, adapt? au cin?tique de croissance propre ? l?esp?ce. ? ces ?ges, la r?tine, la choro?de et la scl?re sont suffisamment matures pour r?pondre aux manipulations optiques, tout en conservant une plasticit? ?lev?e de la croissance oculaire. Ce choix garantit une r?ponse coh?rente et reproductible aux protocoles d?induction (lentilles n?gatives ou d?privation de forme), tout en limitant les biais li?s ? la s?nescence ou, ? l?inverse, ? la croissance trop rapide des toutes premi?res semaines de vie. ? cet ?ge, la pr?sence de la m?re est indispensable. Il sera donc n?cessaire soit de recevoir des femelles gestantes, avec une mise bas pr?vue directement dans notre ?tablissement, soit de commander ? l??leveur des port?es reconstitu?es incluant la m?re et ses petits. Une fois que l??ge des souriceaux ou des ratons le permettra, les m?res seront s?par?es de leur port?e et pourront ?tre r?utilis?es dans un autre projet.
M?canismes de leuc?mogen?se d?pendant de p53
- Recherche fondamentale
- Oncologie
846 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance modérée. Chaque animal reçoit une greffe de moelle, une irradiation aux rayons X sur animal vigile, jusqu'à quarante injections de médicaments et des prélèvements de moelle osseuse. Certaines développent une leucémie induite, avec augmentation de la rate et perte de poids, avant le déclenchement de points limites biologiques. Le porteur juge le modèle murin "incontournable" et "indispensable" pour étudier une leucémie liée à la protéine p53, faute de prélèvements de patients en nombre suffisant.
Objectifs
Dans les cancers du sang, les mutations de p53 sont peu fr?quentes except? dans certaines cat?gories comme les leuc?mies aigu?s my?lo?des (LAM) secondaires aux n?oplasmes my?loprolif?ratifs (NMP). Les NMP sont des maladies chroniques caract?ris?es par une augmentation des cellules matures du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes). Ils peuvent se transformer en LAM, de tr?s mauvais pronostic avec, dans plus de la moiti? des cas, une implication de la voie p53. Les mutations de TP53 retrouv?es dans les cancers inactivent les fonctions de p53 (qui emp?che normalement la prolif?ration cellulaire en cas d?anomalie survenant dans la cellule), ce qui entra?ne une prolif?ration et une survie cellulaire non contr?l?es. Il a ?t? montr? que ces mutations pouvaient ?galement conf?rer de nouvelles fonctions ? p53 mut?e. Dans ce projet, nous souhaitons identifier les m?canismes reposant sur des anomalies de p53 responsables du d?veloppement de la leuc?mie. Nous avons d?j? d?velopp? des mod?les murins nous permettant d??tudier la maladie, et montr? que des diff?rences existaient entre les mod?les d?l?t?s ou mut?s pour p53. Objectif (1) : Continuer la caract?risation les mod?les murins. Nous ?tudions la coop?ration des alt?rations de p53 avec celles de g?nes retrouv?s mut?s. Nous ?tudierons quelles populations de cellules prog?nitrices (populations encore peu diff?renci?es qui vont donner naissance apr?s plusieurs divisions aux cellules matures) sont amplifi?es dans la moelle osseuse, lieu de fabrication des cellules sanguines. Nous d?terminerons ?galement si les mutations de p53 conf?rent un avantage s?lectif par rapport ? sa d?l?tion. Objectif (2) : Identification des m?canismes impliqu?s. Nous ?tudierons quels m?canismes sont impliqu?s, en particulier quelles diff?rences sont observ?es sur la prolif?ration cellulaire et la mort cellulaire en pr?sence des alt?rations de p53 dans la moelle osseuse. Nous d?terminerons comment les anomalies de p53 modifient l?expression de g?nes et l?ADN. Nous d?terminerons ?galement le niveau d?instabilit? g?n?tique dans nos mod?les. Objectif (3) : Effet de nouveaux traitements. Nous testerons l?effet de mol?cules pharmacologiques ciblant les voies identifi?es comme importantes dans le d?veloppement de la LAM, dans les mod?les d?velopp?s pour les objectifs 1 et 2 et dans des mod?les de greffes de cellules humaines de patients atteints de LAM post NMP dans des souris immunod?ficientes.
Bénéfices attendus
Notre ?tude permettra de mieux comprendre les ?tapes conduisant au d?veloppement de la maladie chez les patients. Si nous identifions un g?ne ou une voie importante, nous pourrons d?velopper de nouveaux traitements que nous testerons dans les mod?les pr?cliniques d?velopp?s dans le cadre de ce projet. A long terme, nous esp?rons ainsi proposer de nouvelles th?rapies dans ces leuc?mies de mauvais pronostic et am?liorer la survie des patients. Nos r?sultats pourraient aussi ?tre applicables ? d?autres types de cancers avec des mutations de p53, qui repr?sentent plus de la moiti? des cancers solides.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : greffe de cellules murines provenant de souris donneuses portant les g?nes d?int?r?t dans des souris receveuses : une injection, dur?e 1 minute, sous anesth?sie g?n?rale. Irradiation vigile (rayons X), dur?e maximale 15 minutes. Injections de m?dicaments, au maximum 40 sur 3 mois, sous anesth?sie locale, dur?e 30 secondes. Pr?l?vements de sang toutes les 2 semaines sous anesth?sie g?n?rale, n=12 maximum, dur?e 2 minutes. Pour certains animaux, pr?l?vement de moelle osseuse sous anesth?sie g?n?rale et analg?sie, dur?e 1 minute, nombre maximal: 10.
Impact sur les animaux
Certains des mod?les murins d?veloppent une leuc?mie, ce qui peut conduire ? une spl?nom?galie et une perte de poids. Notre exp?rience pass?e nous a permis de mieux ma?triser le d?veloppement de la maladie chez les souris, en ?tablissant des points limites biologiques pr?coces, avant d?gradation de l??tat g?n?ral des souris, bas?s sur la d?tection de cellules leuc?miques dans le sang. Concernant l?administration de nouveaux traitements, nous ne connaissons pas toujours l??ventuelle toxicit? des mol?cules administr?es. Le traitement peut conduire ? une perte de poids et ? des effets ind?sirables encore inconnus mais nous nous r?aliserons des exp?riences pilotes afin de d?celer une ?ventuelle toxicit?.
Devenir
Les animaux seront euthanasi?s pour analyses et ?tudes sur organes et tissus post-mortem.
Remplacement
Les leuc?mies aig?es my?lo?des post n?oplasmes my?loprolif?ratifs sont des maladies complexes, et l'?tude de ces cancers repose sur la mise en ?uvre en conditions physiologiques d'interactions complexes entre diff?rentes cellules (dont des cellules immunitaires) et m?diateurs (cytokines, etc..). Etant donn? l?implication de la voie p53 dans les leuc?mie post n?oplasmes my?olprolif?ratifs (retrouv?e dans plus de la moiti? des cas), un mod?le in vivo porteur des alt?rations g?n?tiques retrouv?es dans ces maladies est incontournable. De plus, comme le nombre de pr?l?vements de patients est limit? du fait de la raret? de cette maladie, il est indispensable de d?velopper des mod?les murins. Ils nous permettront de valider et consolider les r?sultats obtenus chez l?Homme. Par ailleurs, le processus de leuc?mogen?se requiert l?environnement m?dullaire impossible ? reproduire in vitro. Enfin, la prolif?ration in vitro de cellules tumorales est limit?e et ne refl?te pas ce qui se passe in vivo chez l?homme. Notre mod?le pourra ?ventuellement par la suite servir ?galement de mod?le pr?clinique si nous identifions de nouvelles cibles th?rapeutiques.
Réduction
Afin de r?duire le nombre d?animaux nous r?alisons au maximum des transplantations primaires (c?est-?-dire que nous r?coltons les cellules de moelle osseuse d?une souris que nous greffons dans plusieurs souris receveuses (5)), pour limiter les couples en ?levage et le nombre de port?es (car les souris donneuses sont des souris en ?levage). Lorsque nous voulons ?tudier plusieurs g?notypes, nous ?tudions le maximum de groupes en m?me temps afin de n?avoir qu?un seul groupe contr?le. Si nous d?terminons que les mutants de TP53 se comportent de la m?me mani?re, nous focaliserons la suite de notre ?tude sur un seul des mutants. Dans le cas de tests de nouvelles drogues, nous r?aliserons au pr?alable des ?tudes pilotes pour identifier d??ventuelles toxicit?s. Le nombre n?cessaire d?animaux a ?t? estim? afin d?avoir un pouvoir statistique suffisant, en accord avec les ?tudes publi?es.
Raffinement
Les conditions d?h?bergement veilleront ? limiter le stress des animaux (enrichissement : sizzlenests, tunnels, domes). Dans les mod?les leuc?miques ou lors des traitements, la surveillance des animaux sera accrue : observation quotidienne et pes?e minimum 3 fois par semaine, prise de sang toutes les 1-2 semaines, et les points limites pr?coces seront strictement appliqu?s. Des variations de certains param?tres biologiques ? la prise de sang ont ?t? identifi?es comme fortement pr?dictives du d?veloppement d?une leuc?mie, avant que les souris ne pr?sentent de signes de souffrance. Toute intervention sera accompagn? d?anesth?sie locale ou g?n?rale, avec analg?sique en cas d?acte douloureux. En cas de nouveaux traitements, nous r?aliserons des exp?riences pilotes afin de d?celer une ?ventuelle toxicit?.
Choix des espèces
Les mod?les murins sont ad?quats pour notre ?tude, car ils nous permettent d?explorer les diff?rentes ?tapes de la leuc?mogen?se, dans un mod?le mammif?re qui refl?te en g?n?ral ce qui se passe chez l?homme. Par ailleurs, nous pourrons obtenir dans un temps assez court un nombre satisfaisant d?animaux pr?t ? ?tre exp?riment?. Les exp?rimentations seront men?es sur des dur?es d?un an maximum. Les souris porteuses de mutations de d'int?ret pr?sentent des mutations retrouv?es chez les patients atteints leuc?mie post cancer my?lo?de, et reproduiront donc le plus fid?lement possible les conditions de d?veloppement de la maladie. L?invalidation/expression de ces g?nes d?pendent de l?expression d?une enzyme que nous pouvons induire. Etant donn? que nous souhaitons mod?liser la maladie qui survient chez l?homme ? l??ge adulte, nous induirons les d?l?tions/ expressions de ces g?nes chez les souris autour de 2 mois et ?tudierons les souris ? partir de 5 semaines apr?s induction, soit ? partir de l??ge de 3 mois (?ge adulte).
Etude in vivo de la distribution des cellules de leuc?mies lymphoblastiques B du type CDX2/UBTF – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
Greffées avec des cellules leucémiques humaines puis suivies par imagerie, 1 290 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance modérée. Chaque animal reçoit des injections répétées, jusqu'à sept séances de chimiothérapie, des prises de sang mensuelles et des ponctions de moelle osseuse au genou. Le projet étudie la distribution de cellules d'une leucémie de mauvais pronostic et la résistance aux traitements. Le porteur retient des souris immunodéprimées, qui acceptent la greffe de cellules humaines sans rejet, et écarte le poisson zèbre jugé trop éloigné du système sanguin des mammifères.
Objectifs
Sur la base de donn?es cliniques obtenues au laboratoire ? partir de patients atteints d?un cancer du sang d?un sous-type particulier de mauvais pronostic, les objectifs de notre projet de recherche sont de d?terminer l?implication, dans le processus de d?veloppement et de la r?sistance aux traitements de cette leuc?mie, de deux prot?ines retrouv?es dans les cellules malades de ces patients. Pour cela, nous d?velopperons un mod?le de greffe chez la souris de cellules de patients, qui expriment une prot?ine qui ?met de la lumi?re, et o? la pr?sence de ces deux prot?ines sera ?ventuellement modifi?e. Nous pourrons ainsi suivre la distribution des cellules leuc?miques dans la souris greff?e gr?ce ? des m?thodes d?imagerie du petit animal. Ce mod?le, s?il mime cette h?mopathie humaine, nous permettra de mieux comprendre les m?canismes responsables de la r?sistance aux traitements de ce type de leuc?mie chez l?Homme. Ces connaissances nous ouvriront de nouvelles pistes pour d?velopper des th?rapies adapt?es ? ce sous-type particulier de leuc?mie lymphoblastique qui ?chappe aux th?rapies conventionnelles.
Bénéfices attendus
Ce projet s?int?gre dans un projet de recherche translationnelle, ? partir d?observations cliniques, qui ont permis de mettre en ?vidence l?expression massive de deux prot?ines pour un sous-groupe particulier de patients atteints de cancer du sang de mauvais pronostic. Une meilleure compr?hension des m?canismes de d?veloppement de la maladie et de sa r?sistance aux traitements permettra d?identifier de nouvelles cibles th?rapeutiques. Des mod?les murins nous permettront d?une part, de contr?ler l?expression des deux prot?ines et d??tudier les cons?quences de leur expression sur la distribution des cellules canc?reuse dans la moelle osseuse. Une meilleure connaissance des processus de diss?mination des cellules leuc?miques est n?cessaire pour d?velopper de nouvelles strat?gies th?rapeutiques. Le projet d?crit ici est int?gr? dans un projet plus vaste qui inclut plusieurs groupes de recherche et, entre autres, le criblage de mol?cules sur des lign?es cellulaires de patients de ce sous-groupe de leuc?mie pour identifier de nouveaux m?dicaments qui permettraient de cibler ces cellules leuc?miques particuli?res, et de gu?rir les patients.
Procédures
MODIFICATION : Les animaux seront soumis ? deux injections sur animal vigile. Pour les animaux trait?s par chimioth?rapie, 7 injections de produits de chimioth?rapies seront r?alis?es sur animal vigile au cours de la proc?dure par semaine (traitement sur 4 semaines). Pour suivre l??volution de l?h?mopathie attendue, 2 ? 12 prises de sang, ? raison d?une prise par mois ou au maximum deux pr?l?vements de moelle osseuse (r?alis?s sur animal anesth?si?, avec au minimum 2 mois entre les deux pr?l?vements), pourront ?tre r?alis?s sur la souris. Les souris seront anesth?si?es pour suivre la distribution des cellules qui ?mettent de la lumi?re dans un appareil d?di? apr?s une injection d'un produit de d?tection (3 injections / semaine). La dur?e des chaque geste ne d?passe pas 10 minutes.
Impact sur les animaux
Suite ? l?injection de cellules leuc?miques, les souris sont susceptibles de d?velopper une leuc?mie. La majorit? des effets d?l?t?res sera d?e ? l??mergence de cette maladie : l??tat de sant? des souris greff?es peut se d?grader rapidement, n?cessitant un suivi tr?s r?gulier. Les leuc?mies entrainent une forte perturbation de la formule sanguine : en cons?quence, elles perdent du poids et, dans les stades avanc?s, pr?sentent des signes de dyspn?e, d?an?mie, parfois des masses sous la peau, deviennent inactives et prostr?es, avec un pelage non entretenu. L?imagerie de bioluminescence n?cessite l?injection de luciferine sur animal vigile et une anesth?sie des souris ce qui peut constituer une nuisance temporaire g?n?ralement bien support?e. La ponction de moelle osseuse ?tant r?alis?e au niveau du genou, la souris peut avoir des l?sions au niveau du cartilage qui peuvent provoquer des douleurs et perturber temporairement ses d?placements. Enfin, il existe toujours un risque d?infection ou d?inflammation au niveau des points de ponction ou d?injection.
Devenir
Les animaux seront mis ? mort ? la fin des proc?dures pour pr?l?vements et analyses ult?rieures sur les tissus pr?lev?s. Ils ne pourront donc pas servir pour d'autres exp?rimentations.
Remplacement
L?impact des modifications d?expression de CDX2 et/ou UBTF-ATXN7L3 sur la canc?rog?n?se et la distribution dans le corps de la souris des cellules leuc?miques avant et apr?s traitement chimioth?rapeutique sera ?tabli in vivo dans les mod?les murins de greffes. Ce mod?le permet le suivi de cellules leuc?miques dans leur environnement m?dullaire qui est un environnement complexe difficilement mod?lisable in vitro ou ex vivo, et dans un environnement extra-m?dullaire. Cette ?tude de la biodistribution des cellules leuc?miques n?cessite donc l?utilisation d?animaux vivants. Les ?tudes m?canistiques associ?es, non d?crites ici, seront r?alis?es ? partir de mod?les de cultures ex vivo de cellules de moelle osseuse issues de ces souris et/ou de lign?es cellulaires en culture mais ne peuvent pas r?pondre aux questions abord?es par un mod?le murin in vivo dans lequel la distribution m?dullaire et extra-m?dullaire peut ?tre suivie et o? l?interaction avec les cellules de la niche est essentielle. L?utilisation d?un autre mod?le animal, par exemple le poisson z?bre, ne permettrait pas non plus de r?capituler la complexit? du syst?me h?matopo??tique des mammif?res.
Réduction
Les chiffres indiqu?s dans le dossier correspondent au nombre estim? maximal d?animaux utilis?s pour les exp?riences envisag?es. Le nombre d?animaux minimum et suffisant a ?t? d?termin? avec un outil math?matique ? 10 animaux par groupe au minimum pour obtenir des r?sultats robustes et fiables statistiquement. La possibilit? d?imager les animaux, d?analyser la num?ration sanguine des animaux par prise de sang et d?immunoph?notyper les cellules de moelle osseuse ponctionn?es au niveau du genou permet une ?tude longitudinale et ainsi, de diminuer le nombre des animaux utilis?s.
Raffinement
Les animaux seront h?berg?s en groupes dans des conditions sanitaires contr?l?es et permettant un bien-?tre optimal dans des portoirs ventil?s (igloo, tubes de cellulose pour la fabrication des nids, balan?oires, liti?re d?poussi?r?e). Ils seront acclimat?s au moins deux semaines apr?s leur arriv?e ? l?animalerie et avant le d?but de toute proc?dure. Les proc?dures ont ?t? ?tablies afin de r?duire au maximum le stress et la souffrance des animaux soumis aux exp?rimentations. Une anesth?sie sera pratiqu?e pour certain protocole pour limiter le stress et la douleur. Les animaux seront surveill?s quotidiennement durant les proc?dures. En cas de signes d?infection, la plaie sera trait?e avec un antiseptique local. En cas de signes de douleur, les animaux recevront un traitement analg?sique. Des points limites pr?coces ont ?t? d?finis afin d?interrompre les proc?dures et limiter la souffrance animale et garantir le bien-?tre animal.
Choix des espèces
L'esp?ce utilis?e est la souris (Mus musculus) qui repr?sente l?esp?ce animal la plus propice pour ce type d??tude pour les raisons suivantes : ?nombreux protocoles bien ?tablis pour cette esp?ce ?possibilit? d'avoir acc?s ? des animaux g?n?tiquement modifi?s, notamment permettant les greffes de cellules humaines sans rejet (animaux immunod?prim?s) ?mod?les mimant tr?s bien les cancers h?matologiques et qui ont d?j? fait l?objet de nombreuses applications dans le domaine. Ce seront des animaux adultes de 8 semaines minimum qui seront utilis?s car les potentielles applications th?rapeutiques s'adresseront ? une population humaine adulte.
Caract?risation du r?le de facteurs de virulence d’Escherichia coli au cours de l’infection chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1 932 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Chaque animal est mis à jeun une nuit, gavé jusqu'à quatre fois et reçoit jusqu'à huit injections dans l'abdomen, avant d'être tué pour le prélèvement de tissus. Le projet étudie des facteurs de virulence d'Escherichia coli résistants aux antibiotiques et vise à terme de nouvelles cibles thérapeutiques. Le porteur retient la souris parce qu'elle est "permissive" à l'infection sans manipulation génétique et s'appuie sur une littérature abondante pour limiter le nombre d'animaux.
Objectifs
Certains facteurs de virulence des bact?ries Escherichia coli (E. coli) sont impliqu?s dans l?invasion de l??pith?lium intestinal et ou la colonisation du tractus digestif. Une telle capacit? a r?cemment ?t? associ?e ? l??tablissement de populations dites persisters, r?sistantes aux antibiotiques et capables de faciliter des ?changes de g?nes de r?sistance. Le r?le de certaines toxines et facteurs d?adh?rence bact?riens dans l?internalisation des bact?ries par les cellules a ?t? montr? in vitro. Ce projet nous permettra de v?rifier leur implication in vivo chez la souris et de mettre en ?vidence leur r?le dans la colonisation et formation de r?servoirs infectieux dans le tractus digestif. Ce projet comprend l??tude de souches multi-r?sistantes aux antibiotiques. Les r?sultats acquis permettront de comprendre comment certains facteurs de virulence ? l??tude permettent ? plusieurs souche d?E. coli d?entrer en comp?tition pour coloniser le tractus digestif de l?h?te. Nous testerons sur la capacit? de colonisation des souches une petite mol?cule chimique capable de bloquer la croissance intracellulaire des bact?ries. Au final, un tel projet doit permettre d?identifier de nouvelles pistes de ciblage th?rapeutique pour le traitement des infections ? E. coli r?sistants aux antibiotiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compr?hension des m?canismes de colonisation bact?rienne de l?intestin par des souches d?Escherichia coli pathog?nes opportunistes. Nous testerons une approche th?rapeutique innovante ? l?interface bact?rie-h?te ciblant des E. coli multi-r?sistantes aux antibiotiques et des E. coli ?tablissant des r?servoirs intratissulaires, qui sont souvent r?fractaires aux antibiotiques. A terme, nous pourrions identifier une nouvelle strat?gie th?rapeutique cibl?e sur l?h?te pour combattre les infections bact?riennes en ?radiquant le portage asymptomatique de ces souches dans le microbiote intestinal.
Procédures
Les souris seront mises ? jeun sur une nuit (1 fois par souris, moins de 16h) ce qui peut induire un stress d? ? l?absence de nourriture pendant cette p?riode. Elles pourront d?velopper une irritation oesophagienne due ? la r?p?tition d?administrations par gavage (4 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Certaines souris recevront un traitement par injection qui peut provoquer une douleur l?g?re, r?versible et de courte dur?e (maximum 8 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Les souris seront mises ? mort par une m?thode r?glementaire en fin de proc?dure.
Impact sur les animaux
Les souris seront mises ? jeun sur une nuit (1 fois par souris, moins de 16h) ce qui peut induire un stress d? ? l?absence de nourriture pendant cette p?riode. Elles pourront d?velopper une irritation ?sophagienne due ? la r?p?tition d?administrations par gavage (4 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Les souris peuvent ressentir une douleur l?g?re de courte dur?e ponctuelle et r?versible lors des injections intrap?riton?ales (7-8 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s).
Devenir
Tous les animaux seront mis ? mort pour r?cup?rer des tissus pour des ?tudes mol?culaires et histologiques post-mortem.
Remplacement
Des ?tudes in vitro pr?liminaires sur cellules et organo?des ont permis de mettre en ?vidence l?int?r?t du facteur de virulence bact?rien ?tudi? dans ce projet. Cependant, pour confirmer le r?le de ce facteur dans la capacit? de diff?rentes souches bact?riennes ? coloniser l?intestin, un mod?le animal est n?cessaire pour mimer la complexit? des interactions complexes entre la bact?rie d?int?r?t, le microbiote intestinal et l'Homme.
Réduction
Le nombre de souris utilis?es (7 souris par groupe, pour un total de 1932 souris) sera toujours limit? au minimum n?cessaire pour fournir des donn?es biologiquement et statistiquement significatives. Ce nombre de souris par groupe a ?t? d?termin? sur la base d?exp?riences ant?rieures du laboratoire. Des tests non param?triques seront utilis?s pour comparer les diff?rents groupes. Plusieurs ?chantillons seront pr?lev?s (intestin, colon, ganglions m?sent?riques?) sur toutes les souris utilis?es dans ce projet afin de collecter un maximum d??chantillons et d??viter de relancer des exp?rimentations additionnelles.
Raffinement
Avant de d?buter le projet, les souris seront acclimat?es pendant une semaine en conditions standard d?animalerie avec un acc?s sans restriction ? l?eau et ? la nourriture avec un environnement enrichi (coton). Nous utilisons des sondes de gavage flexibles am?liorant le bien-?tre animal en facilitant le passage dans l??sophage. Pour les souris recevant plusieurs injections intrap?riton?ales, nous veillerons ? alterner les points d?injection pour ne pas injecter deux fois de suite dans la m?me zone. Des crit?res d?arr?t ou points limites ont ?t? d?termin?s pour chaque proc?dure exp?rimentale.
Choix des espèces
La souris est une esp?ce de choix pour l'?tude des facteurs de virulence de E. coli car elle est permissive ? l'infection par ce pathog?ne opportuniste sans n?cessit? de manipulation g?n?tique ou de modification du statut immunitaire des animaux. De plus, la litt?rature concernant ces infections est abondante et les mod?les exp?rimentaux bien ?tablis, ce qui permettra d'obtenir des r?sultats fiables en limitant le nombre d'animaux utilis?s. Enfin, l'exp?rience de l'exp?rimentation animale sur cette esp?ce au laboratoire permettra de limiter au maximum la souffrance des animaux lors de l'?tude. Les souris seront utilis?es au stade de jeunes adultes (environ 9-10 semaines). Il s?agit du stade le plus largement d?crit et valid? dans les publications. A cet ?ge, nous limitons les biais li?s ? l?utilisation de souris vieillissantes. De plus, leur taille est suffisante pour une manipulation ais?e.
RFDEV : Etude pr?liminaire de choix de doses chez la rate gestante.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Pour choisir les doses de futures études réglementaires de toxicité, 12 000 rates gestantes vont être utilisées, toutes mises à mort, dans des procédures classées de souffrance légère à modérée. Chaque femelle est gavée quotidiennement pendant seize jours de gestation, avec jusqu'à six micro-prélèvements sanguins en vingt-quatre heures. Le porteur présente cette étude préliminaire comme un moyen d'écarter tôt les molécules toxiques et d'éviter des tests plus larges. Les rates sont mises à mort au vingt-et-unième jour de gestation et leurs fœtus tués, y compris viables, pour l'examen du squelette.
Objectifs
L?objectif de ce projet est d??valuer le potentiel de toxicit? de substances chimiques sur le d?veloppement embryonnaire et f?tal au sein d'un organisme vivant complet. En d?tail ce projet a ainsi 2 objectifs. Le premier est d' Identifier et abandonner rapidement les mol?cules ? potentiel embryofoetaux toxique pour ?viter des tests inutiles ? plus grande ?chelle et ainsi s?lectionner les mol?cules les moins risqu?es. Le deuxi?me est de d?terminer les doses pr?cises qui permettront de r?aliser les ?tudes r?glementaires obligatoires sans causer de souffrance excessive (effets s?v?res) aux animaux et ainsi d?finir les doses de s?curit? pour les futures ?tudes r?glementaires.
Bénéfices attendus
Cette ?tude conduite avec un nombre restreint d?animaux permet de d?finir les doses qui seront utilis?es ult?rieurement dans l??tude r?glementaire de Toxicologie du D?veloppement demand?e par les autorit?s comprenant plus d?animaux. Cette ?tude tr?s pr?coce permet aussi de mettre en ?vidence le potentiel profil de toxicit? du produit sur l'embryo ou le foetus afin de pouvoir arr?ter le d?veloppement de mol?cules qui pourraient pr?senter des alertes importantes de toxicit? sur la reproduction et le d?veloppement et ainsi ?viter des ?tudes plus importantes avec plus d'animaux.
Procédures
Les femelles gestantes vigiles seront gav?es journali?rement ? l?aide d?une sonde souple adapt?e ? leur taille et ?ge, pendant maximum 16 jours (g?n?ralement du jour 6 au jour 20 ou 21 de la gestation). Cette proc?dure est r?alis?e en moins de 15 secondes. Durant la fin de la p?riode de gestation (entre GD17 et GD21), des pr?l?vements sanguins d?une dur?e inf?rieure ? 2 minutes, pourront ?tre r?alis?s sur animaux vigiles et/ou animaux anesth?si?s. Ce pr?l?vement peut ?tre unique ou r?p?t? en respectant les dur?es de la r?cup?ration physiologique. Chaque femelle pourra faire l?objet d?un maximum de six micro-pr?l?vements sanguins (50 ?L chacun) en 24h. Un pr?l?vement sanguin plus important, correspondant ? un volume maximal de 15 % du volume sanguin total, pourra ?tre r?alis? au jour 20 ou 21 de la gestation. Pour les pr?l?vements d?organes et de f?tus, les femelles sont mises ? mort (jour 21 de la gestation).
Impact sur les animaux
Un stress l?ger peut se produire lors de la manipulation ou de la contention des femelles gestantes. Le gavage effectu? ? l?aide d?une sonde souple peut induire un l?ger inconfort et tr?s rarement une irritation de l??sophage. Plusieurs ?chantillons de sang peuvent ?tre pr?lev?s au cours d'une p?riode de 24h pour l?analyse des concentrations de la substance ? tester sur animaux vigiles par ponction ? la veine saph?ne. Des pr?l?vements peuvent aussi ?tre faits en fin de gestation apr?s anesth?sie par ponction ? la veine submentale ou ? la veine sublinguale. Les pr?l?vements de sang peuvent induire une douleur l?g?re et de l?gers h?matomes au point de pr?l?vement. Les effets toxiques attendus sur les femelles gestantes sont mod?r?s car les mol?cules ont d?j? ?t? test?es sur des animaux dans l??tude de tol?rance. N?anmoins, des signes de toxicit? mod?r?s peuvent appara?tre en cours d'?tudes incluant des pertes de poids, une diminution de la consommation de nourriture ou des signes cliniques de type augmentation de salivation, augmentation ou diminution de la mobilit?, tremblements ou impact sur la temp?rature corporelle. Par la suite, les f?tus sont endormis puis ? mort pour les examens ult?rieurs.
Devenir
En raison du but de l??tude qui est d??valuer les effets sur la gestation et le d?veloppement des f?tus, toutes les femelles gestantes sont mises ? mort pour pr?l?vements d?organes et de f?tus. Les f?tus vivants sont ?galement mis ? morts afin de r?aliser l?examen du squelette. Si l?examen du squelette n?est pas demand?, les f?tus seront ?galement mis ? mort car m?me s?ils sont viables ils ne pourraient pas survivre sans leur m?re.
Remplacement
Avant de r?aliser cette ?tude sur le mod?le animal, de nombreux essais in vitro (C. Elegans reprotox assay, Cell line compendium, devTox quick Predict assay, Reprotracker) ou in silico sont utilis?s pour pr?dire le potentiel embryo-foeto toxique d?une substance, mais ils ne permettent pas de reproduire la complexit? tissulaire ou la composition biologique compl?te d?un organisme entier, conduisant ou pas ? l?induction d?effets embryo-foeto-toxiques, ni la gravit? des effets induits par l'exposition au produit. Diff?rents param?tres doivent donc ?tre mesur?s chez l?animal. L??tude d?crite dans ce projet sert ? pr?parer la r?alisation de l??tude r?glementaire de toxicologie du d?veloppement, indispensable ? l?homologation de substances.
Réduction
Ce projet se fait dans le respect des 3Rs avec un nombre minimal d'animaux bas? sur l?exp?rience du laboratoire : 8 femelles accoupl?es par groupe, en comparaison plus de 20 femelles gestantes par groupe sont utilis?es dans l??tude r?glementaire. L?objectif reste ?galement de ne tester chez l?animal que des mol?cules s?lectionn?es comme non dangereuses par des m?thodes alternatives et donc de r?duire le nombre d?animaux utilis?s dans le processus de recherche et d?veloppement.
Raffinement
Les conditions d?h?bergement enrichies et adapt?es aux femelles rattes gestantes (mat?riel de nidification), le personnel form? ainsi que l?utilisation d?une manipulation douce des animaux permettent de r?duire le stress pr?-proc?dural au strict minimum. Les femelles gestantes sont h?berg?es en individuel pour ?valuer pr?cis?ment leur consommation alimentaire mais si des donn?es de consommation alimentaire existent (issues d?une ?tude pr?c?dente de tol?rance) elles seront h?berg?es 2 par cage afin de r?duire le stress li? ? l?isolement. Les femelles gestantes sont observ?es quotidiennement y compris les week-ends, avec une attention plus particuli?re pendant la phase de traitement (au moins 2 observations dans la journ?e). Elles sont pes?es ? intervalles r?guliers pendant la gestation pour v?rifier leur croissance et leur bien-?tre. La consommation de nourriture est ?galement mesur?e ? intervalles r?guliers. Des points limites suffisamment pr?dictifs et adapt?s aux femelles gestantes seront appliqu?s. Des micro-pr?l?vements sanguins seront privil?gi?s. Lors des prises de sang, l?usage d?un tapis chauffant pourra ?tre utilis? pour maintenir la temp?rature corporelle des animaux sous anesth?sie. Le jour pr?c?dent leur mise ? mort les femelles gestantes sont d?plac?es dans une salle proche de la salle de n?cropsie pour ?viter le stress du transfert le jour m?me. Les pr?l?vements de sang sont r?alis?s dans une salle s?par?e et diff?rente de celle utilis?e pour la mise ? mort.
Choix des espèces
Les mod?les rongeurs et notamment le rat sont recommand?s par la communaut? scientifique et les instances r?glementaires. Des donn?es historiques issues des ?tudes pr?c?demment conduites sont disponibles dans le laboratoire avec l?esp?ce et la souche choisie (Rat Wistar). Ces caract?ristiques permettent d'obtenir une grande quantit? d'informations sur la physiologie et la pathologie de ces animaux. De jeunes rattes (8-12 semaines au d?but de l??tude) seront utilis?s dans ce projet comme dans les futures ?tudes de toxicologie du d?veloppement conform?ment aux recommandations des guidelines internationales (OECD 414). Ces ?tudes visent ? ?tudier le potentiel toxique d?une substance sur le d?veloppement et seront r?alis?es pendant la gestation puisque l?objet de l??tude porte sur le d?veloppement de l?embryon et du f?tus lors d?une exposition in utero.
Etude du r?le de m?tabolites de la flore microbienne intestinale dans le traitement de l’ob?sit? du diab?te et de l’asthme chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système respiratoire
688 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune enchaînant traitement antibiotique, gavages répétés, inoculations rectales sous anesthésie et tests de tolérance au glucose. Certaines reçoivent en plus l'implantation d'une pompe osmotique sous la peau pendant six semaines et des instillations nasales d'acariens pour induire un asthme. Le projet étudie un métabolite du microbiote intestinal dans l'obésité, le diabète et l'asthme, avec des applications probiotiques adossées à un brevet. Le porteur affirme qu'il reste "nécessaire" de recourir à l'animal vivant, la complexité des interactions entre organes étant difficile à reproduire in vitro.
Objectifs
Ce projet vise ? mieux comprendre comment les bact?ries pr?sentes dans l?intestin influencent certaines maladies chroniques fr?quentes, comme l?ob?sit?, le diab?te de type 2 et l?asthme. Ces maladies sont souvent li?es entre elles et partagent des m?canismes communs, notamment une inflammation persistante de l?organisme et un d?s?quilibre du microbiote intestinal (ensemble des bact?ries vivant dans l?intestin). Certaines bact?ries intestinales produisent naturellement des substances appel?es m?tabolites, qui peuvent avoir des effets b?n?fiques sur la sant?. L?un de ces m?tabolite, est produit uniquement par la flore intestinale, mais son r?le exact dans ces maladies reste encore mal connu. L?objectif de ce projet est d??tudier comment ce m?tabolite d'int?r?t et les bact?ries le produisant, influence le m?tabolisme du glucose et des lipides, ainsi que l?inflammation des voies respiratoires. Pour cela, nous utiliserons des mod?les de souris pr?sentant des caract?ristiques proches de celles observ?es chez l?Homme dans l?ob?sit?, le diab?te et l?asthme. Les effets de ce m?tabolite seront ?tudi?s sur le contr?le de la glyc?mie, la prise de poids, l?accumulation des graisses au niveau du foie et l?inflammation des poumons. Ce projet, men? sur cinq ans, respectera strictement les r?gles ?thiques et le bien-?tre animal. Les r?sultats attendus pourraient contribuer au d?veloppement de nouvelles approches pr?ventives ou th?rapeutiques bas?es sur le microbiote intestinal.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche ouvre des perspectives prometteuses pour le d?veloppement de nouvelles strat?gies th?rapeutiques chez l?Homme fond?es sur des produits probiotiques. L?enrichissement cibl? en bact?ries productrices de m?tabolites b?n?fiques, comme le 4-cr?sol, pourrait non seulement am?liorer l?hom?ostasie glucidique et lipidique, mais aussi att?nuer l?inflammation syst?mique impliqu?e dans l?ob?sit?, le diab?te de type 2 et l?asthme allergique. Le brevet sur lequel ce projet se fonde (Compounds for the prevention and treatment of glucose intolerance related conditions and obesity. Patent Ref. EP 17306326.4 -1466, filed 4 October 2017), et les essais cliniques en cours pour ?valuer l?efficacit? de produits probiotiques, en particulier pour le traitement de la maladie de Crohn, illustrent l?importance des applications th?rapeutiques potentielles des r?sultats des proc?dures exp?rimentales. Les m?canismes sous-jacents, impliquant des interactions complexes entre le microbiote, l'h?te et son environnement, font l'objet de recherches intensives. Bien que des d?fis persistent concernant la s?lection des souches, le dosage ou la variabilit? interindividuelle, ce projet pourrait contribuer ? l??mergence de th?rapies probiotiques de nouvelle g?n?ration en compl?ment ou en alternative aux traitements actuels.
Procédures
Proc?dure 1 Les animaux sont soumis ? des interventions non chirurgicales, r?alis?es chez des animaux vigiles ou sous anesth?sie l?g?re. Ils re?oivent un traitement antibiotique dans l?eau de boisson pendant 11 jours, suivi d?un enrichissement de la flore intestinale par inoculation de bact?ries non pathog?nes, comprenant un gavage oral trois fois par semaine chez l?animal vigile (contention < 30 s) et une inoculation rectale une fois par semaine sous anesth?sie l?g?re ? l?isoflurane. Le poids et la glyc?mie sont mesur?s une fois/semaine ? partir d?une goutte de sang pr?lev?e ? la queue. Un premier test de tol?rance au glucose par voie intrap?riton?ale (IPGTT, dur?e ? 2 h) est r?alis? ? J15, avec 6 pr?l?vements glyc?miques (< 3 ?l) aux temps 0, 15, 30, 60, 90 et 120 minutes, et 4 pr?l?vements sanguins suppl?mentaires (10?15 ?l) aux temps 0, 15, 30 et 90 minutes pour le dosage de l?insuline. Un second IPGTT est r?alis? deux mois apr?s le d?but des inoculations. Un test de tol?rance au pyruvate (PTT, ? 2 h) est r?alis? ? J30 avec 7 pr?l?vements glyc?miques (0, 15, 30, 45, 60, 90, 120 min). Un test de tol?rance ? l?insuline (ITT, ? 2 h) est r?alis? ? J45 avec 7 pr?l?vements glyc?miques selon le m?me sch?ma temporel. Proc?dure 2 Les animaux subissent une proc?dure chirurgicale unique correspondant ? l?implantation sous-cutan?e dorsale d?une minipompe osmotique, r?alis?e sous anesth?sie ? l?isoflurane et analg?sie pr?ventive. Cette intervention de courte dur?e (? 10 min) permet une perfusion continue de solution saline ou de 4-cr?sol pendant 6 semaines. Deux semaines apr?s l?implantation, les animaux sont soumis ? 4 administrations intranasales d?extraits d?acariens ou de solution saline (J0, J11, J12, J13), r?alis?es chez des animaux vigiles et de tr?s courte dur?e (< 1 min). Proc?dure 3 Les animaux sont soumis ? des interventions non chirurgicales. Ils re?oivent un traitement antibiotique pendant 11 jours, suivi d?un enrichissement de la flore intestinale par gavage oral r?p?t? trois fois par semaine chez l?animal vigile et une inoculation rectale hebdomadaire sous anesth?sie l?g?re ? l?isoflurane. Un suivi clinique hebdomadaire (poids, glyc?mie) est r?alis?. Les animaux sont ?galement soumis ? 4 administrations intranasales d?extraits d?acariens ou de solution saline (J0, J11, J12, J13), chacune de courte dur?e et sans proc?dure chirurgicale.
Impact sur les animaux
Compte tenu de notre exp?rience dans les proc?dures mises en ?uvre dans ce projet, toutes optimis?es et publi?es, nous ne pr?voyons pas de nuisances ou d?effets ind?sirables conduisant ? une mise ? mort anticip?e. Induction de l?ob?sit? et du diab?te par r?gime HFD (Proc?dure?1) : l?ob?sit? induite reste mod?r?e et n?entrave ni les mouvements ni l?acc?s ? la nourriture ; les troubles associ?s correspondent ? une nuisance l?g?re. Enrichissement de la flore par des bact?ries productrices de 4?cr?sol (Proc?dures?1&3) : l?inoculation par gavage, n?cessitant une contention br?ve (10?% avec diarrh?e, une injection sous-cutan?e de s?rum physiologique est r?alis?e. Tests de tol?rance au glucose et ? l?insuline (Proc?dure?1) : les volumes sanguins pr?lev?s sont minimes et espac?s d?une semaine. La micro-coupure distale de la queue induit une douleur mod?r?e ? cicatrisation rapide (nuisance mod?r?e). Administration chronique de 4?cr?sol par minipompes osmotiques (Proc?dure?2) : l?implantation sous?cutan?e dorsale est r?alis?e sous analg?sie par bupr?norphine (0,03?mg/ml, vol. = poids ??6, i.p.) et 30 min plus tard sous isoflurane 3,5?% induction, 1,5?% maintien. Cette proc?dure induit une nuisance mod?r?e avec douleur postop?ratoire transitoire, soulag?e par m?loxicam (5 mg/kg). Les minipompes implant?es pendant 6?semaines sont bien tol?r?es, sans rejet ni infection, et n?entravent ni les mouvements ni l?acc?s ? la nourriture (Brial et al., Cell Reports?2020 ; Gut?2021). Induction de l?asthme par administration intranasale d?extrait d?acariens (HDM) (Proc?dures?2&3) : l?administration intranasale est peu invasive et induit une nuisance l?g?re et transitoire. Les administrations aux jours 0, 11, 12 et 13 (Wypych et al., Nature Immunology, 2021) conduisent ? l?installation progressive d?un mod?le d?asthme allergique exp?rimental avec inflammation des voies a?riennes, sans crise aigu? imm?diate, correspondant ? une nuisance mod?r?e. Les animaux peuvent pr?senter une respiration l?g?rement plus rapide ou superficielle mais conservent activit? normale et acc?s ? nourriture et eau. Une surveillance quotidienne (respiration, activit?, poids) est r?alis?e, et toute aggravation s?v?re, notamment perte de poids >15?%, entra?nera une mise ? mort anticip?e.
Devenir
Les 688 animaux de la proc?dure seront euthanasi?s ? la fin de la proc?dure.
Remplacement
Le contr?le du m?tabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux, avec la contribution de produits du microbiote intestinal, en permanence pour informer l'organisme des besoins ?nerg?tiques et contr?ler les flux ?nerg?tiques en fonction des besoins. Il est tr?s difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des mod?les animaux vivants est encore n?cessaire.
Réduction
Pour r?duire le nombre d'animaux, nous avons effectu? un travail en amont qui nous a permis d'identifier les bact?ries, non virulentes et qui peuvent cro?tre dans des conditions compatibles ? la souris, gr?ce ? des analyses in vitro et in silico. Ainsi cette s?lection, effectu?e en partenariat avec l'?quipe de microbiologie, a abouti ? ne retenir que les bact?ries candidates les plus fiables et ce sont elles qui seront test?es in vivo, r?duisant ainsi le nombre d'animaux n?cessaires ? l'?tude. Les ?chantillons pr?lev?s chez chaque animal permettront de g?n?rer un grand nombre d?informations sur des marqueurs mol?culaires. De plus, nous avons estim? la taille des ?chantillons (n=8) permettant une analyse statistique efficace gr?ce aux donn?es de la litt?rature.
Raffinement
Les animaux feront l?objet d?une observation quotidienne durant les phases d?induction exp?rimentale, notamment lors de l?induction de l?asthme allergique. Un suivi du poids corporel sera ensuite r?alis? trois fois par semaine afin de d?tecter pr?cocement tout signe de mal-?tre ou de d?tresse respiratoire. Toute souris atteignant un point limite pr?d?fini, notamment une perte de poids sup?rieure ? 15 % ou des signes respiratoires s?v?res, sera imm?diatement euthanasi?e conform?ment aux proc?dures en vigueur. Afin de r?duire le stress et l?inconfort, l?enrichissement de la flore intestinale par voie rectale sera r?alis? sous anesth?sie l?g?re apr?s induction ? l?isoflurane. Les sondes utilis?es seront souples et de diam?tre adapt? ? la taille de l?animal afin d??viter toute l?sion. L?inoculation par voie orale sera r?alis?e chez l?animal vigile, cette m?thode ?tant mieux tol?r?e et ne n?cessitant qu?une contention de courte dur?e. Lors des tests de tol?rance au glucose, le volume de sang pr?lev? sera strictement limit? au minimum n?cessaire au dosage de l?insuline (5 ?l de plasma), afin de r?duire la contrainte li?e aux pr?l?vements r?p?t?s. Apr?s l?implantation des minipompes osmotiques, les animaux seront surveill?s attentivement et une analg?sie appropri?e (m?loxicam (5 mg/kg)) toutes les 12h pendant 2 jours sera syst?matiquement mise en place pour pr?venir la douleur postop?ratoire. Enfin, les animaux seront pr?alablement habitu?s ? la contention et au gavage avant le d?but des inoculations, afin de limiter le stress li? aux manipulations r?p?t?es.
Choix des espèces
Les mod?les murins pr?sentent de fortes homologies physiologiques et immunologiques avec l?Homme et constituent des outils indispensables pour ?tudier les m?canismes de r?gulation de l?hom?ostasie ?nerg?tique, incluant les m?tabolismes glucidique, lipidique et inflammatoire. La majorit? des lign?es isog?niques de souris d?veloppent une prise de poids, une hyperglyc?mie et une st?atose h?patique en r?ponse ? un r?gime riche en graisses, reproduisant des caract?ristiques cl?s de l?ob?sit? et du diab?te de type 2 humains. Les voies mol?culaires impliqu?es dans ces pathologies sont largement conserv?es entre la souris et l?Homme. La souris est ?galement le mod?le de r?f?rence pour l??tude de l?asthme allergique. L?exposition intranasale ? des allerg?nes tels que les extraits d?acariens permet de reproduire les principales caract?ristiques de l?asthme humain, notamment l?inflammation des voies a?riennes, le recrutement de cellules immunitaires et les r?ponses de type 2. Les m?canismes immunopathologiques sous-jacents sont fortement conserv?s, justifiant l?utilisation de ce mod?le. Nous utiliserons des souris C57BL/6J ?g?es de 2 ? 6 mois. Cet ?ge a ?t? choisi pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ? cet ?ge, le microbiote intestinal est relativement stable, ce qui permet de minimiser les variations interindividuelles et de mieux contr?ler les effets de la manipulation exp?rimentale. De plus, les souris ont atteint leur maturit? physiologique, ce qui est essentiel pour ?tudier les m?canismes sous-jacents ? la question scientifique. Enfin, cet ?ge a ?t? largement utilis? au laboratoire dans des ?tudes pr?c?dentes sur le m?me mod?le, en particulier dans des protocoles de perfusion de 4-cresol avec des minipompes osmotiques (Brial et al. Cell Reports 2021), ce qui peut r?duire le nombre de souris en retirant le besoin d?exp?riences exploratoires, et facilite la comparaison de nos r?sultats avec la litt?rature existante.
Effet du MPFF et de produits naturels (anthocyanes, om?ga-3) sur la dysfonction endoth?liale art?rielle et veineuse associ?e ? l?insuffisance veineuse chronique chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
564 rats vont être utilisés, tous mis à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance sévère. Chaque animal reçoit des composés par gavage quotidien pendant quatorze jours, des injections vasoactives sur animal vigile et, pour certains, une chirurgie de ligature veineuse sous anesthésie. Le projet compare les effets du Daflon et de produits naturels, anthocyanes et oméga-3, sur la circulation veineuse des jambes. Le porteur qualifie ces substances de "naturelles" et l'échographie de "non invasive", alors que la sévérité du projet tient à la chirurgie qui provoque un œdème du membre.
Objectifs
L?insuffisance veineuse chronique (IVC) est une maladie fr?quente qui touche les veines des jambes. Elle correspond ? une difficult? pour le sang ? remonter correctement vers le c?ur, ce qui entra?ne une accumulation de sang dans les membres inf?rieurs. Cette mauvaise circulation peut provoquer des sensations de jambes lourdes, l?apparition de varices ou encore des gonflements des jambes. Elle est li?e ? une fragilisation des veines, ? une inflammation et ? un exc?s de stress oxydant qui alt?rent leur fonctionnement. Un traitement couramment utilis? contre cette maladie est un m?dicament appel? Daflon?, compos? de substances naturelles issues des plantes (fraction flavono?que purifi?e micronis?e ou MPFF). Ce traitement aide ? renforcer le tonus veineux, ? diminuer l?inflammation et ? prot?ger la paroi des vaisseaux sanguins. Cependant, les m?canismes pr?cis par lesquels il agit sur la circulation sanguine restent encore mal compris. Par ailleurs, d?autres compos?s naturels, comme les anthocyanes (pr?sentes dans les fruits rouges et noirs) et les om?ga-3 (acides gras essentiels que l?on trouve notamment dans les poissons gras), sont connus pour leurs effets b?n?fiques sur les vaisseaux sanguins. Ils contribuent ? am?liorer la sant? des vaisseaux et ? r?duire le risque de maladies cardiovasculaires. L?objectif de ce projet est d??tudier et de comparer les effets protecteurs du MPFF, des anthocyanes et des om?ga-3 sur le fonctionnement des vaisseaux sanguins, en particulier au niveau des veines et des art?res des jambes. Pour cela, des ?tudes seront r?alis?es chez des rats sains et chez des rats pr?sentant une IVC. La circulation sanguine sera analys?e gr?ce ? une ?chographie Doppler, une technique indolore et non invasive qui permet de mesurer le d?bit et la vitesse du sang ainsi que le diam?tre des vaisseaux. Nous ?tudierons ?galement les ph?nom?nes d?inflammation, de stress oxydant et le bon fonctionnement de l?endoth?lium, une monocouche de cellules qui tapisse l?int?rieur des vaisseaux sanguins et joue un r?le essentiel dans la r?gulation de la circulation sanguine, la coagulation et les ?changes entre le sang et les tissus.
Bénéfices attendus
Nous voulons mieux comprendre comment certains produits naturels agissent sur la circulation sanguine. Pour cela, nous allons comparer l?effet de trois produits sur le fonctionnement des vaisseaux sanguins (veines et art?res). Cette ?tude permettra d?identifier quels produits aident ? prot?ger les vaisseaux et ? am?liorer la circulation. Elle aidera aussi ? mieux comprendre comment fonctionnent des traitements d?j? utilis?s pour les probl?mes veineux, comme le MPFF. ? plus long terme, ces travaux pourraient conduire ? de nouvelles solutions de pr?vention, en associant diff?rents produits naturels, afin de r?duire le risque de maladies veineuses chroniques ou de troubles circulatoires apr?s une thrombose.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Les compos?s seront administr?s par gavage oral chez l?animal vigile. Chaque administration dure environ 1 ? 2 min par animal. Selon le protocole exp?rimental, l?administration pourra ?tre r?alis?e en dose unique ou r?p?t?e une fois par jour pendant 14 jours, correspondant ? la dur?e du traitement. Des injections seront r?alis?es chez l?animal vigile, en fonction des besoins exp?rimentaux. Chaque injection dure environ 10 secondes par animal et sera r?alis?e une seule fois. La pression art?rielle sera mesur?e chez l?animal vigile ? l?aide d?une m?thode non invasive utilisant un manchon caudal. Les mesures seront effectu?es trois fois par semaine pendant les deux semaines de traitement. Chaque s?ance de mesure dure environ 20 min par animal. Un examen d??chocardiographie sera r?alis? une fois par semaine pendant la p?riode de traitement de deux semaines, sous anesth?sie g?n?rale. Chaque s?ance durera environ 30 min par animal. Enfin, une intervention chirurgicale sera r?alis?e chez certains animaux sous anesth?sie g?n?rale, pour une dur?e d?environ 30 min.
Impact sur les animaux
Le gavage peut induire un stress mod?r? et transitoire chez l?animal, li? ? la contention physique n?cessaire ? la proc?dure. Cette technique comporte ?galement un faible risque d?irritation de l??sophage. Les examens ?chocardiographiques sont non invasifs et ne sont pas associ?s ? une douleur. Toutefois, le rasage de la zone thoracique et l?application d?une cr?me d?pilatoire peuvent occasionner une irritation cutan?e l?g?re et transitoire. L?anesth?sie ? l?isoflurane peut entra?ner une d?pression respiratoire mod?r?e, une hypothermie transitoire ou une diminution r?versible de la fr?quence cardiaque, sans effet ind?sirable durable attendu. Les injections de substances vasoactives r?alis?es chez des animaux vigiles peuvent provoquer un stress li? ? la contention, ainsi qu?un inconfort bref au site d?injection. Elles peuvent ?galement induire des variations h?modynamiques transitoires et r?versibles. L?intervention chirurgicale peut induire une douleur post-op?ratoire, une inflammation locale ainsi qu?un ?d?me transitoire du membre post?rieur. En raison de son caract?re invasif, cette proc?dure est class?e comme s?v?re.
Devenir
Tous les animaux inclus seront mis ? mort ? la fin de proc?dure et n?cessite des pr?l?vements d?organes pour les analyses biologiques.
Remplacement
Pour comprendre comment les vaisseaux sanguins et le c?ur fonctionnent ensemble, il est n?cessaire d??tudier l?organisme dans son ensemble. Cela inclut l?observation de la contraction et de la relaxation des art?res et des veines, du diam?tre des vaisseaux, ainsi que de la circulation du sang. Les ?tudes r?alis?es uniquement sur des cellules en laboratoire ne permettent pas de mesurer la circulation sanguine r?elle ni les changements de taille des vaisseaux au cours du temps. Le rat est donc un mod?le exp?rimental particuli?rement adapt?, fiable et reproductible pour ?tudier le fonctionnement des vaisseaux sanguins, le retour du sang vers le c?ur et les modifications de leur structure dans des conditions proches de la r?alit? physiologique.
Réduction
Le nombre d?animaux est calcul? ? l?aide d?un logiciel statistique afin d?obtenir des r?sultats fiables tout en utilisant le moins d?animaux possible, conform?ment aux r?gles ?thiques (principe des 3R). D?apr?s l?exp?rience du laboratoire, 15 rats par groupe sont suffisants pour mettre en ?vidence des diff?rences entre groupes. Avant l??tude principale, des essais techniques seront r?alis?s sur des rats post-mortem et une ?tude pilote permettra d?am?liorer la ma?trise des gestes et d?optimiser le protocole. Ces ?tapes contribuent ? r?duire le nombre d?animaux n?cessaires par la suite. L?utilisation de m?thodes non invasives et de mesures r?p?t?es chez les m?mes animaux (pression art?rielle, ?chocardiographie) permet ?galement de limiter les effectifs. Les donn?es seront analys?es avec des m?thodes statistiques adapt?es, choisies en fonction du type de donn?es, afin de comparer les groupes, d??valuer l??volution dans le temps et d??tudier les liens entre les param?tres fonctionnels et biologiques. Aucun animal suppl?mentaire ne sera utilis? si les objectifs sont atteints ou si un traitement ne montre pas d?effet. Les groupes contr?les sont r?p?t?s uniquement lorsque cela est n?cessaire pour ?valuer s?par?ment chaque traitement, ? diff?rentes p?riodes de temps, tout en limitant la variabilit? exp?rimentale.
Raffinement
Les animaux seront h?berg?s par groupes de trois dans des cages enrichies (tunnels, objets ? ronger). Une p?riode d?acclimatation de 14 jours pr?c?dera toute proc?dure, incluant une semaine sans manipulation puis une deuxi?me d?habituation progressive aux manipulations. En cas de difficult? d?ingestion orale, un entra?nement au gavage oral avec renforcement positif sera mis en place. Apr?s chaque administration, une observation dite de 15 minutes permettra de d?tecter tout signe de stress ou de souffrance. Les mesures physiologiques seront r?alis?es par des m?thodes non invasives (pression art?rielle, ?chographie), apr?s une p?riode d?habituation. Les ?chographies seront effectu?es sous anesth?sie l?g?re, avec contr?le de la temp?rature et limitation de la dur?e. Les interventions chirurgicales seront r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale avec analg?sie adapt?e, dans des conditions d?asepsie et de normothermie. Une surveillance quotidienne post-proc?dure sera assur?e. Des points-limites pr?d?finis permettront le retrait imm?diat et la mise ? mort sans d?lai de tout animal pr?sentant des signes s?v?res ou persistants de souffrance : perte de poids ? 15%, posture anormale, pilo?rection marqu?e, absence de toilettage, difficult? respiratoires s?v?res (dyspn?e, respiration abdominale), immobilit? persistante, convulsions, h?morragie ou infection au site d?intervention.
Choix des espèces
Le rat a ?t? retenu pour ce projet en raison de sa proximit? physiologique et anatomique avec l??tre humain, notamment sur le plan h?modynamique et de la morphologie vasculaire. Le rat pr?sente une faible variabilit? inter individuelle, diminuant les biais de reproduction. Il apporte aussi suffisamment de tissus pour effectuer plusieurs ?tudes sur un m?me individu. Son syst?me veineux, compos? de r?seaux superficiel et profond dot?s de valvules, reproduit les ph?nom?nes observ?s en clinique, tels que la stase, le reflux ou la dilatation veineuse. La taille du rat permet ?galement la r?alisation d?interventions chirurgicales comme la ligature veineuse, couramment utilis?e pour induire une IVC. Nous utiliserons des rats Wistar adultes des 2 sexes m?les et femelles ?g?s de 12 semaines afin de garantir que les mesures d?imagerie portent sur des vaisseaux pleinement d?velopp?s afin d?optimiser les r?sultats obtenus.
Evaluation de nouvelles formulations de polyph?nols v?g?taux sur la physiopathologie de mod?les murins de scl?rose en plaques
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
Exposées aux symptômes d'une sclérose en plaques induite, traitées par injections ou par voie orale, puis soumises chaque semaine à des tests de motricité et de douleur: 920 souris vont être utilisées, dans des procédures classées de souffrance légère à modérée. Moins de la moitié développe les symptômes de la maladie, les troubles moteurs et sensitifs pouvant durer plusieurs semaines. Le porteur teste de nouvelles formulations de polyphénols végétaux et annonce des bénéfices cliniques renvoyés au long terme. Les 920 souris sont mises à mort en fin de protocole, le cerveau et la moelle épinière prélevés pour analyse.
Objectifs
La scl?rose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune d?my?linisante chronique du syst?me nerveux central touchant 2,5 millions de personnes dans le monde et 110 000 personnes en France. Il s'agit d'une pathologie complexe ou des dysfonctionnements de la r?ponse immune entrainent des l?sions du syst?me nerveux central. En fonction de la localisation de ces l?sions, les troubles neurologiques peuvent ?tre divers : troubles de la marche, de l'?quilibre, de la vision mais ?galement troubles sensitifs. Bien que pr?sent chez plus de 75% des patients, ces sympt?mes douloureux sont tr?s peu ?tudi?s d?un point de vue physiopathologique et sont la plupart du temps r?sistant aux m?dicaments disponibles. L'objectif de ce projet est d'?valuer de nouvelles strat?gies th?rapeutiques adapt?es permettant d?am?liorer les sympt?mes douloureux associ?s ? la SEP.
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet devrait permettre de confirmer une meilleure biodisponibilit? des mol?cules anti-oxydantes gr?ce aux nouvelles formulations test?es. L?objectif ? long-terme ?tant de d?velopper l?utilisation clinique des nouvelles formulations de polyph?nols en r?alisant l?ensemble des ?valuations pr?cliniques n?cessaires ? la mise en place d?essais cliniques futurs.
Procédures
Au cours de ce projet, deux mod?les de SEP chez la souris seront utilis?s pour ?valuer l?absence de toxicit? et l?efficacit? de nouvelles formulations de polyph?nols. Pour cela, les souris seront expos?es : 1) aux sympt?mes de la maladie, 2) ? des administrations r?p?t?es des m?dicaments, 2) ? des tests comportementaux r?guliers (toutes les semaines pendant 3 semaines ou tous les 2 mois pendant 5 mois, selon le mod?le ?tudi?) et en fin de protocole ? une mise ? mort afin de pr?lever les tissus cibles (cerveau et moelle ?pini?re) afin de comprendre l?effet des traitements au niveau du tissus. Les sympt?mes pr?sents dans nos mod?les sont principalement des troubles moteurs l?gers et des troubles sensitifs qui perdureront sur les 10 ? 20j de l'?valuation des traitements au moins chez les animaux ne recevant pas de traitement mais le placebo pour le premier mod?le et pendant environ 3 mois pour le second. Les animaux seront trait?s soit par injection intrap?riton?ale ou par voie orale. Enfin, les tests comportementaux r?alis?s seront constitu?s de 2 ? 4 tests ?valuant la motricit? et l?anxi?t? (au total 1h d??valuation correspondant ? nuisance l?g?res) et 2 tests ?valuant la douleur (au total 20 minutes d??valuation correspondant ? nuisance mod?r?e) Au total, 920 souris devraient ?tre inclus dans le projet, moins de la moiti? pr?senteront les sympt?mes de la maladie.
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les nuisances attendues pour l'animal sont : - le stress physique lors des tests comportementaux d'intensit? l?g?re (1h par semaine pendant les 3 semaines d'?valuation ou 1h ? l??ge de 2, 5 et 8 mois selon les protocoles) et d'intensit? mod?r?e (20 minutes par semaine pendant les 3 semaines d'?valuation ou 20 minutes ? l??ge de 2, 5 et 8 mois selon les protocoles) - la douleur : d'intensit? mod?r?e 4 fois pendant moins d?une minute lors de l'induction du mod?le ou de la biopsie de queue pour le g?notypage des animaux transg?niques puis 1 fois par jour
Devenir
Au cours de ce projet, l'ensemble des souris utilis? (920) sera mis ? mort en fin de protocole, mais le cerveau et la moelle ?pini?re de tous les animaux inclus dans les protocoles de traitement (576) seront pr?lev?s afin de poursuivre les ?tudes sur les tissus cibles des traitements et de mieux caract?riser l'effet du traitement au niveau cellulaire apr?s avoir caract?ris? l'effet du traitement au niveau comportemental. Ainsi le maximum est fait pour obtenir le plus grand nombre de donn?es ? partir du nombre le plus restreint d'animaux utilis?s.
Remplacement
Dans le cadre de notre projet sur les polyph?nols, toutes les formulations test?es chez l?animal auront ?t? pr?alablement ?valu?es lors d??tude in vitro sur des cultures cellulaires neuronales afin de tester leur innocuit? (test de viabilit?) et leur efficacit? (mod?le de toxicit? induite par le stress oxydant). N?anmoins, dans le cas de l'?valuation de nouvelles strat?gies th?rapeutiques, le remplacement du mod?le animal n'est pour le moment pas possible car au cours de ces exp?riences doivent ?tre ?valu?es : 1) la pharmacodynamie du m?dicament c'est ? dire sa capacit? ? modifier le fonctionnement de cellules conduisant ? la modification du fonctionnement d'un organe (dans le cas qui nous int?resse la correction d?anomalies du syst?me nerveux central permettant la restauration de fonctions neurologiques) ; 2) la pharmacocin?tique du m?dicament c'est ? dire sa capacit? une fois administr? ? l'animal de trouver sa cible (dans le cas qui nous int?resse le syst?me nerveux central) ? une concentration suffisamment importante pour provoquer l'effet pharmacodynamique attendu sans g?n?rer d'effets ind?sirables.
Réduction
Toutes les formulations test?es chez l?animal au cours de ce travail auront ?t? test?es pr?alablement sur des cultures cellulaires de lign?es neuronales tout d?abord pour leur absence de toxicit? puis pour leurs propri?t?s antioxydantes. Seules les meilleures formulations in vitro seront test?s chez l?animal. De plus les exp?rimentations sont organis?es de fa?on ? obtenir des r?sultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d?animaux possible gr?ce : 1) au calcul de taille d?effet en amont du projet par l?analyse de donn?es pr?liminaires, 2) l?utilisation de tests statistiques rigoureux adapt?s au protocole exp?rimentale, 3) la r?alisation des exp?riences par blocs au cours desquels 3 formulations seront test?es vs 1 groupe placebo ce qui permettra de r?duire le nombre de groupes placebo.
Raffinement
En plus des r?gles r?glementaires du bien-?tre animal r?glementaire, en cas de comportement anormal ou dans le cadre du suivi sp?cifique ? la mise en place des proc?dures, une ?valuation quotidienne en utilisant une grille de scoring sera r?alis?e et selon les scores obtenus (en fonction de l?intensit? et de la dur?e des probl?mes), des r?ponses standardis?es et obligatoires seront mises en place d?butant par une surveillance renforc?e des animaux, puis l?intervention du v?t?rinaire r?f?rent pour la mise en place d?un traitement adapt? et pouvant aller jusqu?? la mise ? mort de l?animal si la d?gradation observ?e est trop s?v?re ou irr?versible.
Choix des espèces
Le choix de l?esp?ce s?est port? sur la souris car les deux mod?les utilis?s dans ce projet mod?lisent de fa?on fid?le (sympt?mes et l?sions du syst?me nerveux central) deux formes diff?rentes de la scl?rose en plaques. Ils permettent donc de tester nos m?dicaments potentiels dans en s?approchant le mieux possible de la pathologie humaine. Ce choix est ?galement support? par l?existence de nombreux outils d?analyse (comportement, imagerie, ?) d?velopp?s pour cette esp?ce. Dans la proc?dure 1, les souris seront utilis?es au stade de jeune adulte (6-8 semaines) afin de mimer la physiopathologie de la scl?rose en plaques qui est une maladie neurologique du jeune adulte diagnostiqu?e la plupart du temps avant 30 ans. Dans la proc?dure 2, les traitements seront initi?s ? l?apparition des premiers sympt?mes chez des souris ?g?es de 3 mois. Pour cela, le traitement sera r?alis? chez des animaux ?g?s de 3 mois (? l?apparition des premiers sympt?mes) ? 8 mois avec des ?valuations comportementales ? l??ge de 3 (avant le traitement), 5 et 8 mois) suivies d?analyse sur les pr?l?vements tissulaires. L'utilisation de ce second mod?le permettra d'?tudier les phases plus tardives de la maladie.
Mesure de la d?pense ?nerg?tique, du comportement alimentaire et de l’activit? physique chez le rongeur
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Derrière l'objectif affiché d'étudier la dépense énergétique se trouve une prestation de plateforme technologique ouverte à des laboratoires extérieurs, publics comme privés. 600 souris vont être utilisées dans des procédures classées de souffrance sévère, isolées de deux à quatorze jours en cage métabolique. Ces animaux sont soit des surnuméraires commandés sans emploi, soit des individus écartés d'autres projets pour mauvais génotype, sexe ou âge. Le porteur décrit un équipement "indispensable" à certaines études, les souris étant ensuite réintégrées à un autre projet plutôt que tuées ici.
Objectifs
Les plateformes technologiques et plateaux techniques d'exp?rimentation permettent de mutualiser des moyens humains et techniques pour accompagner la recherche en biologie sant?. Ce projet vise ? faire b?n?ficier ? diff?rents laboratoires ext?rieurs ? notre plateforme de nos ?quipements et savoir-faire afin qu?ils puissent mener ? bien leurs projets de recherche en proposant diff?rentes prestations ?galement ses services ? l'ensemble de la communaut? scientifique locale et nationale, publique comme priv?e. L?objectif de ce projet est de proposer ? des structures ext?rieures l'utilisation de cages m?taboliques permettant d'?tudier le comportement alimentaire, l?activit? physique spontan?e ainsi que le m?tabolisme ?nerg?tique global. Pour la mise au point, les animaux qui pourront ?tre utilis?s sont : ? les animaux command?s pour une ?tude mais n?ayant pas ?t? utilis?s (animaux surnum?raires). ? les animaux g?n?r?s au sein de l'?tablissement dans le cadre de projets scientifiques mais ne remplissant pas les crit?res d'inclusion dans les ?tudes : mauvais g?notype, ph?notype (sexe, ?ge...). Pour la prestation, les animaux utilis?s seront ceux inclus dans une ?tude dans le cadre de projets men?s ? des fins m?dicales et/ou scientifiques par diverses structures de Recherche ayant pr?alablement ?t? valid?es ou financ?es par diff?rentes institutions. Ils pourront ?galement ?tre utilis?s pr?alablement ou non dans le cadre d?un autre projet port? par la structure pour la formation aux gestes techniques.
Bénéfices attendus
Certaines ?tudes n?cessitent de d?terminer avec pr?cision la d?pense ?nerg?tique et l?utilisation des substrats ?nerg?tiques (prot?ines, lipides, glucides) d?un individu vivant dans des conditions autorisant un contr?le pr?cis de son activit? physique et de son alimentation. Les ?quipements pr?sents sur la plateforme permettent ce genre d'?tude indispensable pour r?pondre ? certaines questions scientifiques.
Procédures
Les animaux vont ?tre isol?s pendant 2 jours au minimum et 14 jours au maximum.
Impact sur les animaux
Afin de pouvoir r?aliser toutes les mesures nous avons besoin que l'animal soit isol? pour avoir ses r?sultats individuels. Nous savons que chaque individu est diff?rent et pour de meilleurs r?sultats exploitables et comparables nous avons besoin de garder leur individualit?. Pour d?terminer l'ensemble des param?tres, les animaux seront plac?s dans les cages m?taboliques durant quelques jours (maximum 14 jours en fonction de l'?tude demand?e) . Pour limiter le stress li? ? l'h?bergement individuel, de la liti?re ainsi que du mat?riel d'enrichissement (coton et roue active ou non) ont ?t? plac?s dans chaque cage, gardant ainsi la souris dans son ''habitat'' conventionnel.
Devenir
Cette demande de projet porte uniquement sur l?utilisation d?un ?quipement au sein d?une plateforme technologique. Dans ce contexte, l?ensemble des animaux inclus dans cette demande d?autorisation de projet seront ?galement inclus dans une autre demande d?autorisation qui d?crira l?ensemble des proc?dures qui seront appliqu?es. Ainsi, ? l?issu de la proc?dure d?crite dans cette demande, les animaux seront de nouveau int?gr?s ? l?autre projet. Les animaux seront en utilisation continue dans un EU, ainsi, ils retourneront dans leurs zones d'h?bergement dans l'?tablissement utilisateur d'origine ? la fin de la proc?dure.
Remplacement
Dans le cadre du d?veloppement de nouvelles approches th?rapeutiques, les ?tudes sont fr?quement r?alis?es chez le petit animal car il n?existe pas de m?thode de substitution (in vitro ou in silico) permettant de r?pondre aux objectifs scientifiques des ?tudes. . Dans le cadre de la recherche fondamentale et appliqu?e, certains projets sont r?alis?s sur l?animal en vue d?acqu?rir de nouvelles connaissances ou avoir une meilleure compr?hension sur les fondements des ph?nom?nes et des faits observables et sur des probl?matiques sp?cifiques.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d?animaux par groupe est utilis? afin d?analyser de fa?on rigoureuse et efficace les r?sultats des exp?riences et d?effectuer des analyses statistiques. G?n?ralement 6 ? 12 animaux / par groupe peuvent ?tre inclus en fonction des effet attendus. L?analyse statistique sera de fa?on g?n?rale la suivante : ? Comparaison du groupe v?hicule avec le groupe produit de r?f?rence ? Comparaison du groupe v?hicule avec les groupes trait?s par le compos? ? tester (par ex) pour tester chacune des conditions (nourriture, boisson, activit? spontan?e).
Raffinement
Les animaux seront h?berg?s dans une structure agr??e qui tient compte de l'ethique animale. Les animaux b?n?ficieront d?un enrichissement adapt? dans chaque cage afin de minimiser le stress induit par l'hebergement. Le raffinement sera complet? par une surveillance journaliere des animaux pour s'assurer que les conditions de bien-etre sont respectees. De plus, le suivi hebdomadaire du poids des souris et de leur comportement constitueront les principaux points limites.
Choix des espèces
Les rongeurs font partis des esp?ces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilis?es pour les mod?les animaux de la recherche biom?dicale, de par leurs facilit?s d?entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l?esp?ce humaine. Les animaux impliqu?s seront de stades de d?veloppement diff?rents puisqu?ils seront fonction des besoins de chaque projet exp?rimental qui nous sera soumis.