Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 300
Souffrances
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Devenir
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 120
 180

Sur 300 rats, 180 seront mis à mort et 120 orientés vers d'autres protocoles déjà autorisés, selon leur génotype, leur sexe, leur âge et ce que réclament ces protocoles. Ils relèvent de procédures d'un niveau de souffrance modéré, limitées ici au tatouage des phalanges et à un prélèvement d'oreille de 2 mm pour génotypage, sous anesthésie locale, vers l'âge de quatre semaines. Ces rats appartiennent à une lignée transgénique qui développe progressivement des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, et le porteur prévoit de limiter à dix mois l'âge des reproducteurs pour rester en deçà des déficits les plus marqués. Il retient le rat pour sa taille, qui permet selon lui de réaliser mesures physiologiques et imagerie cérébrale dans de bonnes conditions.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en place et maintenir une colonie de rats présentant certaines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer afin de disposer d’un modèle animal adapté aux futurs projets de recherche. Ces recherches visent à mieux comprendre les liens entre le sommeil, les mouvements naturels des vaisseaux sanguins du cerveau, les mécanismes d’élimination des déchets cérébraux et le développement de la maladie d’Alzheimer. Pour cela, une lignée de rats génétiquement modifiés sera importée depuis un laboratoire partenaire européen puis reproduite au sein de l’établissement utilisateur afin de produire les animaux nécessaires aux futurs projets de recherche autorisées.

Bénéfices attendus

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative fréquente dont les mécanismes restent encore partiellement compris. Les connaissances obtenues grâce à ce projet permettront d’améliorer la compréhension des liens entre le sommeil, le fonctionnement des vaisseaux sanguins cérébraux et l’accumulation de substances impliquées dans la maladie. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouvelles pistes pour la prévention, le diagnostic précoce ou le développement de stratégies thérapeutiques destinées aux patients atteints de maladie d’Alzheimer.

Procédures

À l’âge d’environ 4 semaines, chaque animal fera l’objet d’une procédure d’identification par le tatouage des phalanges et d'un génotypage réalisé au moyen d'un prélèvement auriculaire par ear punch de 2 mm, effectué au cours de la même manipulation. Une anesthésie locale par lidocaïne sera appliquée avant le prélèvement afin de limiter la douleur liée à cette procédure. L'ensemble de la manipulation dure environ 5 minutes et n'est réalisé qu'une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont principalement liés aux manipulations nécessaires au maintien de la lignée, à la reproduction, à l'identification et au génotypage des animaux. Le tatouage et le prélèvement auriculaire par punch peuvent provoquer une douleur légère et transitoire ainsi qu'un stress temporaire lié à la contention. Les mises en reproduction, les changements de cage et le sevrage des jeunes animaux peuvent également entraîner un stress de courte durée. Les animaux appartenant à cette lignée développent progressivement certaines caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, ils seront majoritairement utilisés aux stades précoces et intermédiaires de la maladie, avant l'apparition des déficits les plus sévères. Leur état de bien-être fera l'objet d'une surveillance régulière afin de détecter rapidement toute altération de leur état général.

Devenir

A l’issue de la procédure d’élevage, les animaux seront orientés selon leur génotype, leur sexe, leur âge, leur état sanitaire et les besoins d'un autre projet. Les animaux nécessaires aux expériences futures autorisées seront maintenus jusqu’à leur inclusion dans les protocoles correspondants. Les animaux WT issus des mêmes portées pourront être conservés comme contrôles ou comme reproducteurs, afin d’assurer la pérennité de la colonie. Les animaux non retenus pour les expériences ou la reproduction, ou atteignant un point limite, seront mis à mort conformément à la réglementation en vigueur.

Remplacement

La maladie d’Alzheimer implique des mécanismes complexes faisant intervenir de nombreux systèmes biologiques, notamment les interactions entre activité cérébrale, sommeil, système vasculaire, neuroinflammation et neurodégénérescence. Des approches de remplacement seront utilisées autant que possible dans le projet, notamment des modèles in silico, des analyses de données existantes et des systèmes expérimentaux simplifiés tels que des dispositifs in vitro ou des hydrogels mimant certaines propriétés du tissu cérébral. Ces approches permettront de réduire le recours à l’animal et d’orienter les hypothèses expérimentales. Cependant, elles ne permettent pas de reproduire l’ensemble des interactions physiologiques nécessaires à cette étude, notamment l’organisation du sommeil, les régulations vasculaires cérébrales, les interactions neurovasculaires, les réponses inflammatoires progressives et l’évolution neuropathologique dans un organisme vivant. Le recours à un modèle animal reste donc nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Le modèle rat choisit est adapté à cette question car il reproduit progressivement plusieurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimers. Le maintien de cette lignée est donc nécessaire afin de produire les animaux requis pour les expériences autorisées dans le cadre du projet.

Réduction

Les stratégies de reproduction seront organisées afin d’optimiser la production d’animaux expérimentaux tout en limitant le nombre total d’animaux produits. Les animaux WT issus des mêmes portées que les animaux transgéniques seront utilisés comme contrôles afin de limiter les biais liés à l’origine des portées et d’optimiser le nombre d’animaux nécessaires. Les reproductions seront planifiées de manière à obtenir des lots homogènes d’animaux correspondant aux différents groupes d’âge étudiés dans des projets de recherche autorisés à venir (3, 6 et 9 mois). Cette organisation permettra de limiter la production excédentaire d’animaux. Le génotypage des descendants permettra de sélectionner uniquement les animaux nécessaires au maintien de la lignée ou aux futurs projets expérimentaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur, avec enrichissement du milieu, accès ad libitum à l’eau et à l’alimentation, et surveillance quotidienne par du personnel qualifié. L’état général, le poids, le comportement, l’activité, l’aspect du pelage et la présence éventuelle de chromodacryorrhée seront suivis afin de détecter précocement toute altération du bien-être. Les animaux seront manipulés régulièrement et de manière adaptée afin de limiter le stress lié à la contention, aux interventions de suivi et aux procédures réalisées dans le cadre de l’élevage. Les procédures d’identification et de génotypage seront réalisées par du personnel formé, selon les pratiques en vigueur, afin de réduire la durée de manipulation et l’inconfort. Le tatouage au doigt et la biopsie d’oreille seront réalisés avec le matériel approprié, en limitant le nombre de manipulations et en surveillant les animaux après la procédure afin de détecter toute réaction locale ou tout signe d’inconfort persistant. Une surveillance particulière des animaux reproducteurs sera mise en place, notamment chez les animaux vieillissants, afin de détecter les signes éventuellement associés au phénotype dommageable de la lignée transgénique, tels qu’une perte de poids, une modification du comportement ou une chromodacryorrhée. Dans ce projet, l’âge maximal des animaux maintenus pour la reproduction sera limité à 10 mois, ce qui réduit le risque d’apparition de déficits cognitifs ou de signes cliniques majeurs, généralement décrits à des âges plus avancés. Des points limites adaptés seront appliqués afin de permettre une prise en charge rapide des animaux présentant une altération du bien-être. Selon la situation, les mesures pourront inclure une surveillance renforcée, des soins adaptés, le retrait de la reproduction ou une mise à mort anticipée si nécessaire, afin de limiter toute souffrance inutile. Les pratiques de raffinement seront réévaluées pendant toute la durée du projet. Toute amélioration validée permettant de réduire le stress, la douleur ou l’inconfort des animaux pourra être intégrée aux procédures, en concertation avec la structure chargée du bien-être animal, les vétérinaires et le personnel compétent.

Choix des espèces

Le projet utilise des rats, incluant une lignée transgénique développant progressivement certaines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Ce modèle est particulièrement adapté à l’étude des interactions entre sommeil, fonctionnement des vaisseaux sanguins cérébraux et progression de la maladie. Le rat a été choisi car sa taille permet la réalisation de mesures physiologiques et d’imagerie cérébrale dans de bonnes conditions. Les animaux seront utilisés à différents âges correspondant à plusieurs étapes de l’évolution de la pathologie. Les reproducteurs seront utilisés à partir de leur maturité sexuelle, tandis que les descendants pourront être suivis jusqu’à l’âge de 10 mois, période correspondant à des stades précoces et intermédiaires de la maladie avant l’apparition des symptômes.

  • Formation professionnelle
Souris : 660
Rats : 30
Souffrances
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▲ 690
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Devenir
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 690

Pour former environ 140 personnes aux gestes de base de l'expérimentation animale, 690 rongeurs vont être utilisés, 660 souris et 30 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit des gavages et des injections sous-cutanées, intrapéritonéales, intradermiques, intramusculaires, intraveineuses caudales ou rétro-orbitaires, ainsi que des prises de sang par la veine temporale ou caudale sur animal vigile, jusqu'à dix injections et dix prélèvements au cours de sa participation. Le porteur reconnaît que les gestes encore mal maîtrisés génèrent de l'anxiété chez les souris et les rats manipulés, et que le risque de blessure ne peut être totalement exclu. La formation commence sur simulateurs et sur cadavres, supports dont il affirme qu'ils ne peuvent remplacer complètement l'apprentissage sur animal vivant, faute de reproduire la perception tactile fine et l'ajustement des gestes en temps réel.

Objectifs

Ce projet vise à former les utilisateurs aux gestes techniques fondamentaux indispensables à la conduite de projets expérimentaux, tout en intégrant pleinement les exigences liées au bien-être animal. L’objectif est de transmettre des compétences pratiques rigoureuses, fondées sur les bonnes pratiques en expérimentation animal, afin d’assurer des manipulations fiables, sécurisées et éthiquement responsables. Une attention particulière est portée à la maîtrise des techniques permettant de minimiser la douleur, le stress et l’inconfort des animaux.

Bénéfices attendus

Sur une période de 5 ans, ce projet visera à former l’ensemble des nouveaux utilisateurs de la plateforme ainsi que les utilisateurs déjà actifs souhaitant acquérir ou se remettre à niveau sur des gestes techniques nécessaires à la réalisation de leurs projets expérimentaux. Chaque année, environ 20 nouveaux entrants rejoignent la plateforme. Par ailleurs, parmi les 120 utilisateurs réguliers, certains peuvent exprimer le besoin de développer de nouvelles compétences techniques en fonction de l’évolution de leurs projets. Il est donc estimé qu’environ 140 personnes seront La mise en place de ce projet a pour objectif d’accompagner la montée en compétences des utilisateurs de la plateforme expérimentale, qu’il s’agisse de nouveaux entrants ou d’utilisateurs réguliers souhaitant approfondir ou diversifier leurs pratiques techniques. Les formations proposées permettront à chacun de maîtriser les gestes essentiels à la réalisation de leurs projets expérimentaux, tout en encourageant une autonomie progressive. Un des bénéfices majeurs est l’amélioration de la qualité des manipulations. En standardisant les pratiques et en diffusant les bonnes techniques, le projet contribuera à réduire les erreurs de manipulation et à améliorer la reproductibilité des résultats expérimentaux. Cela permettra de garantir des expérimentations plus fiables, tout en favorisant un environnement de travail rigoureux. Un volet essentiel du projet concerne le respect du bien-être animal, notamment dans le cadre des expérimentations impliquant des modèles vivants. La formation permettra d’enseigner les gestes techniques dans le strict respect des réglementations éthiques et des bonnes pratiques en matière d’expérimentation animale. Cette approche garantira la réduction du stress animal, la limitation de la douleur et des manipulations invasives superflues, tout en contribuant à la fiabilité des données scientifiques produites. Elle s’inscrit pleinement dans la démarche des 3R.

Procédures

Les animaux seront soumis à des procédures de formation comprenant des administrations de substances par différentes voies : gavage oral, injections SC, IP, ID, IM, IV caudale ou rétro-orbitale. Les injections ID, IM et rétro-orbitales seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Les animaux seront également soumis à des prélèvements sanguins sur animal vigile par ponction de la veine temporale ou de la veine/artère caudale. Chaque manipulation dure généralement moins de 5 minutes (hors anesthésie et surveillance). Les animaux subiront 1 à 2 manipulations par séance, espacées d'au moins 24 heures (24 à 48 heures pour certains gavages chez le rat). Les injections rétro-orbitales seront limitées à deux par animal au cours de sa vie. Un même animal ne recevra pas plus de trois types d'injections différents au cours d'une même séance, ni plus de 10 injections et 10 prélèvements sanguins sur l'ensemble de sa participation.

Impact sur les animaux

La mise en place de ce projet de formation peut entraîner certains effets indésirables sur les animaux, qui doivent être anticipés, surveillés et limités autant que possible. Les principales nuisances concernent le stress lié à la manipulation, de légers inconforts transitoires, ainsi que de rares risques de blessures mineures. Le stress constitue la première source de nuisance attendue, en particulier lors des manipulations réalisées par des personnes en apprentissage. Les gestes techniques, lorsqu’ils ne sont pas encore parfaitement maîtrisés, peuvent générer de l’anxiété chez les animaux manipulés. Ce stress reste cependant temporaire, réversible et diminue progressivement au fur et à mesure de l’acquisition des compétences. Les nuisances directes liées aux gestes pratiques sont les suivantes : • Les animaux peuvent ressentir un stress et une anxiété transitoires dus à la manipulation et à la contention. • L’introduction d’une sonde dans l’œsophage peut provoquer un inconfort modéré et un stress passager. • Lors des injections et prélèvements sanguins, les animaux peuvent présenter une légère douleur transitoire liée à la pénétration de l’aiguille, ainsi que de rares saignements maîtrisés par une simple compression. Le risque de blessure demeure faible mais ne peut être totalement exclu, notamment en cas de geste mal contrôlé. Pour cette raison, toutes les manipulations seront strictement encadrées par des personnels expérimentés, permettant une correction immédiate des erreurs et la prévention des incidents.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de leur parcours de formation, après avoir contribué aux objectifs pédagogiques prévus par le projet et lorsque leur réutilisation ne sera plus nécessaire.

Remplacement

La formation débutera systématiquement par une phase de tutorat utilisant des modèles de simulation et des cadavres d’animaux. Ces supports permettent aux apprenants d’acquérir progressivement les gestes fondamentaux, notamment le positionnement de l’animal, l’identification des zones d’injection ou de prélèvement, ainsi que la maîtrise des manipulations de base. Les modèles de simulation offrent un environnement d’apprentissage sécurisé pour s’exercer aux postures et aux techniques, tandis que les cadavres permettent de travailler dans des conditions anatomiques réalistes avant toute intervention sur un animal vivant. Toutefois, malgré l’intérêt majeur de ces dispositifs alternatifs, ils ne peuvent remplacer complètement l’apprentissage sur animal vivant. En effet, certains paramètres essentiels, tels que le comportement, les réactions physiologiques, la variabilité anatomique ou encore la gestion du stress, ne peuvent être reproduits fidèlement par des modèles inertes. De même, la perception tactile fine et l’ajustement en temps réel des gestes nécessitent une pratique encadrée sur l’animal.

Réduction

Dans une démarche stricte de réduction, le projet prévoit d’optimiser l’usage des animaux en utilisant ceux issus de génotypes non recherchés, de la réforme des reproducteurs ou encore les animaux surnuméraires. Ces individus, qui ne sont pas utilisés dans des projets expérimentaux, seront réaffectés aux sessions de tutorat afin d’éviter l’élevage ou l’utilisation d’animaux dédiés spécifiquement à la formation. Chaque animal pourra être réutilisé pour plusieurs séances de tutorat, espacées d’au moins 24 heures, et ce sur plusieurs semaines. Cette organisation permet de mutualiser l’usage d’un même individu entre différents utilisateurs et différentes sessions, tout en respectant les temps de récupération nécessaires. Par ailleurs, afin de réduire encore davantage le nombre total d’animaux requis, sur un même animal plusieurs types de gestes techniques compatibles entre eux pourront être réalisés (injections, prélèvements). Cette diversification des gestes par animal, strictement encadrée et assortie d’un suivi physiologique et comportemental rigoureux, constitue une mesure compensatoire supplémentaire visant à limiter les effectifs. La mise à mort ne sera réalisée qu’en toute fin de parcours, après que l’animal aura contribué à plusieurs séances et à l’acquisition de plusieurs gestes techniques. Afin de réduire encore davantage le recours aux animaux vivants, la première phase du tutorat sera systématiquement réalisée sur des modèles de simulation et des cadavres. Ces supports permettent aux apprenants d’acquérir les gestes techniques fondamentaux, positionnement de l’animal, repérage des zones d’injection ou de prélèvement, manipulation de base, avant toute intervention sur un animal vivant. Le recours aux animaux n’interviendra qu’une fois ces compétences préalables maîtrisées. D’autres mesures de réduction seront également appliquées, notamment l’adaptation du nombre d’animaux en fonction du besoin réel des apprenants à l’acquisition d’un ou plusieurs gestes techniques. L’ensemble de ces dispositions contribue à une utilisation raisonnée et minimisée des animaux, tout en maintenant les conditions nécessaires à une formation de qualité et respectueuse du bien-être animal.

Raffinement

L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront de s’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la PE afin que la prise en charge soit la plus efficace et rapide possible. Une période d'acclimatation d’au moins 7 jours avant toute manipulation sera respectée. De plus, une habituation progressive d'une semaine est réalisée au cours de l’apprentissage via l’acquisition des méthodes de préhension et de contention. Le projet met l’accent sur le raffinement des procédures de formation pour minimiser douleur, stress et inconfort des animaux. Cela inclut l’adoption de techniques de préhension et contention douces (tunnel, scruffguard), et l’usage d’analgésiques ou d’anesthésiques gazeux si nécessaire. La déshydratation sera prévenue par un test du pli de peau et du gel diet ou une injection de liquide pourra être administrée en SC. Le recours à l’injection IP ne sera tutorée que lorsqu’il est indispensable et dûment justifié sur des bases scientifiques par rapport à l’administration par voie SC. Des points limites stricts, gradués et spécifiques aux procédures tutorées sont prédéfinis et seront appliqués à chaque animal. Une surveillance clinique quotidienne permettra de détecter toute altération de l’état général, du comportement, de l’alimentation ou de l’hydratation. Des critères spécifiques sont également définis pour chaque geste technique (gavage, injection et prélèvement), notamment en cas de difficulté lors du geste, de saignement, de réaction locale, de détresse respiratoire, de douleur ou de toute autre complication. L’atteinte d’un point limite entraînera immédiatement l’action prédéfinie correspondante : arrêt du geste ou retrait de l’animal de la procédure, traitement analgésique et réévaluation lorsque cela est indiqué, ou mise à mort immédiate en cas de signe de gravité ou de score clinique ≥ 2. En cas de score clinique ≥ 1, une analgésie sera administrée et l’animal sera réévalué dans les 24 heures ; en l’absence d’amélioration, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort. Ces critères permettent une intervention précoce et garantissent que l’animal ne sera pas maintenu dans une situation de douleur, de détresse ou d’inconfort important.

Choix des espèces

Les espèces choisies correspondent à celles déjà utilisées au sein de notre EU pour la réalisation des projets scientifiques autorisés. Les animaux âgés de plus de six semaines seront utilisés. Cet âge correspond à celui des individus pouvant provenir de génotypes non recherchés, de la réforme de reproducteurs ou d’animaux surnuméraires disponibles au sein de la plateforme et non utilisés dans les projets expérimentaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 48
Souffrances
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▲ 48
Devenir
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 48

Un défaut osseux est creusé dans le palais de 48 rats sous anesthésie générale, avec insertion d'une plaque de silicone retirée un mois plus tard lors d'une seconde opération qui comble le trou. Ces procédures d'un niveau de souffrance sévère se terminent par la mise à mort de tous les rats, pour analyser au microscanner et en histologie l'os néoformé. L'objectif déclaré est de valider un biomatériau à base d'organoïdes de moelle osseuse qui remplacerait, à terme, la greffe osseuse prélevée sur le bassin des enfants opérés d'une fente labio-alvéolo-palatine vers 4 ou 5 ans. Le porteur écrit que les anesthésies gazeuses des trois séances d'imagerie engendreront un stress léger chez les rats, puis, quelques lignes plus loin, que leur "bien-être" ne sera pas impacté lors de ces acquisitions.

Objectifs

Les fentes labio-alvéolo-palatines (ou plus communément appelées « becs-de-lièvre ») sont les malformations congénitales les plus fréquentes en France (1 cas sur 700 naissances en 2023). Leur prise en charge chirurgicale commence dès les premiers mois de la vie avec, dans le cas des fentes alvéolaires, une étape d’autogreffe osseuse généralement prélevée sur l’os du bassin, à l’âge de 4 ou 5 ans. L’ingénierie tissulaire, utilisant des biomatériaux avec ou sans cellules, a connu d’importants développements au cours des dernières années dans le cadre de la réparation des pertes osseuses et ouvre désormais le champ à la médecine dite régénérative. À l’avenir, elle pourrait donc remplacer les autogreffes osseuses, ce qui permettrait d’épargner aux enfants opérés toute douleur ou inflammation au niveau de la zone de prélèvement osseux. Des substituts naturels ou synthétiques ont déjà été développés pour tenter de combler les pertes osseuses, et leur fonctionnalisation par des cellules souches du tissu osseux a prouvé une amélioration de leur efficacité en réparation osseuse. Cependant, malgré des résultats favorables, l’ingénierie tissulaire ne permet pas encore la régénération d’un tissu fonctionnel comparable au tissu sain. Le projet, qui se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), vise ainsi à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse, dépassant les performances jusqu’ici obtenues grâce à l’utilisation inédite d’organoïdes de moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les fentes labio-alvéolo-palatines (ou « becs-de-lièvre ») sont l’une des malformations congénitales les plus fréquentes au monde (1 cas pour 700 naissances en France en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé), ce qui en fait un véritable problème national et international de santé publique. Ces malformations sont perçues comme graves et affectent le visage, l’audition, la parole, voire le développement cognitif des patients, engendrant ainsi un handicap social conséquent. La prise en charge hospitalière actuelle de ces malades s’effectue d’abord par une chirurgie de fermeture du défaut, réalisée rapidement après la naissance, puis via une greffe osseuse prélevée au niveau du bassin du patient âgé de 4 ou 5 ans. Cette succession d’opérations génère plusieurs points problématiques : chirurgie lourde (particulièrement au vu de l’âge du patient), délai long de prise en charge, nombreuses visites hospitalières obligatoires, lésions vasculaires, infections ou autres complications post-opératoires. Afin de pallier cette prise en charge fortement incommodante pour le patient, ce projet propose de valider le concept d’un biomatériau implantable innovant à l’issue d’une unique chirurgie précoce, améliorant significativement la réparation osseuse sur le long terme. Au niveau clinique, cela conduira à une prise en charge plus supportable pour le patient et moins complexe pour le personnel hospitalier.

Procédures

Au début de la période expérimentale, une chirurgie visant à créer un défaut osseux au niveau du palais et l’insertion d’une plaque de silicone seront réalisées chez les animaux. L’opération dure environ 30 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Un mois après, le retrait de la plaque de silicone et le comblement du défaut seront effectués. L’opération dure environ 10 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Les interventions chirurgicales seront réalisées au sein de l'EU1. Des acquisitions d’imagerie par rayons X seront réalisées au sein de l'EU2 : trois imageries au total par animal, d’environ 10 minutes par acquisition, réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux engendrera un stress léger potentiel chez ces derniers, notamment lors de la phase d’acclimatation. Si l’harmonie sociale à l’intérieur des cages est compromise, les animaux seront séparés de leur congénères. De la même façon, la séparation post-opératoire, d’une durée de 24 heures, pourrait produire une angoisse légère et transitoire chez les animaux concernés. Une légère douleur passagère pourra être ressentie lors des traitements par injection abdominale (analgésique, anesthésiques, antibiotique, produit de réhydratation, produit d’aide au réveil). De plus, les anesthésies prévues dans l’étude (gazeuse en pré-opératoire et pendant toutes les phases d’acquisition d’imagerie aux rayons X) engendreront un stress léger chez les rats. La création du défaut osseux est une intervention sévère susceptible d'entrainer une douleur post-opératoire qui fera l'objet d'une prise en charge analgésique. Les deux phases chirurgicales de l’étude pourront provoquer des douleurs et/ou un changement du comportement alimentaire chez les animaux opérés, pouvant notamment amener à une perte de poids transitoire. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs conduira à un stress léger des animaux. Un contrôle rigoureux de ces nuisances et effets indésirables attendus sera effectué et des actions spécifiques mises en place s’ils dépassent les points limites fixés par la procédure.

Devenir

Les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin de la procédure par une méthode réglementaire, afin de pouvoir réaliser des analyses post mortem sur le défaut osseux, le tissu osseux néoformé et les tissus adjacents au défaut (acquisitions et analyses au microscanner, histologie et immunohistologie).

Remplacement

Le projet vise à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse dépassant les performances jusqu'ici obtenues en chirurgie conventionnelle. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité cellulaire et moléculaire, les interactions entre les cellules ainsi que le système vasculaire intervenant dans le processus de réparation osseuse. Par ailleurs, cette étude ne peut être réalisée sur des modèles invertébrés car ils ne présentent pas de squelette interne. Le recours à un modèle in vivo est dû au fait que les alternatives actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier la réparation osseuse.

Réduction

Grâce à une analyse statistique basée sur la littérature, le nombre de rats utilisés a été réduit au minimum permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le recours à une technologie d'imagerie non invasive in vivo, réduit de manière significative le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, une phase d'acclimatation de 1 semaine sera observée. Durant cette période, un rapprochement positif homme-animal par des chatouilles sera mis en place. Les animaux seront hébergés par 2 dans des cages. Un enrichissement social, tactile et environnemental sera mis en place. La température et l’hygrométrie du local climatisé seront adaptées aux conditions optimales des rats. Les rythmes circadiens seront scrupuleusement respectés, l’eau et la nourriture seront fournies à volonté. Pendant les 3 jours précèdent les chirurgies, les animaux seront chatouillés (tickling). L'ensemble des procédures chirurgicales est réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie adaptée à l'espèce et à la nature de l'intervention. Un suivi post-opératoire est mis en place, incluant l'application de points limites définis pour ce projet. Le transport des animaux sera effectué par un transporteur agrée garantissant des conditions optimales de bien-être animal (ventilation, lumière, hydrométrie, température) et la conformité aux exigences réglementaires en vigueur. L’utilisation d’une technologie d’imagerie in vivo permettra le suivi de la régénération osseuse des animaux dans le temps par une technique non invasive. Le bien-être des animaux ne sera donc pas impacté lors des acquisitions. Une fois l’induction gazeuse réalisée et l’animal transféré à l’intérieur du microscanner sous masque ventilé, cette anesthésie sera contrôlée tout au long de l’acquisition des scans grâce à une caméra interne à l’appareil, permettant le suivi de la respiration. Enfin, à la fin de chaque phase de chirurgie et d'imagerie, les animaux recevront des friandises appétentes.

Choix des espèces

Le modèle de fente palatine chez le rat est bien caractérisé dans la littérature scientifique. De plus, le rat présente un processus de réparation osseuse comparable à celui de l'homme, ainsi qu'une taille suffisante permettant d'effectuer des gestes chirurgicaux. Les animaux utilisés dans cette procédure seront adolescents au moment de la chirurgie et seront suivis jusqu’à l’âge adulte. La taille des animaux à l'adolescence est suffisante pour la chirurgie et leur croissance osseuse restera encore forte pendant plusieurs semaines, permettant le suivi dans le temps par l’observation par une technique d’imagerie non douloureuse de la régénération osseuse.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1116
Souffrances
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▲ 1116
Devenir
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 1116

1 116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles subissent soit un choc contrôlé sur le cerveau, soit une section partielle de la moelle épinière au niveau du cou, chirurgies de vingt à quarante-cinq minutes sous anesthésie générale, et certaines reçoivent en plus une irradiation suivie d'une greffe de cellules immunitaires prélevées sur d'autres souris, tuées pour ce prélèvement. Pendant un mois et demi, leur capacité à marcher, à s'équilibrer et à se déplacer est évaluée sans que les tests employés soient nommés, et le porteur écrit qu'aucun test douloureux n'est prévu, chez des souris dont il décrit par ailleurs les difficultés à marcher après l'intervention. Les traitements qui pourraient en sortir pour les personnes atteintes de lésions du cerveau ou de la moelle épinière restent, eux, au conditionnel et à long terme.

Objectifs

Le projet cherche à mieux comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau et la moelle épinière après un traumatisme. Après un choc important au niveau de la tête ou de la colonne vertébrale, une réaction inflammatoire apparaît dans les tissus blessés. Cette réaction peut aider à réparer les lésions, mais elle peut aussi aggraver les dommages et entraîner des difficultés pour marcher, bouger ou utiliser certains membres. Notre but est d’étudier comment certaines cellules du système immunitaire et certaines protéines impliquées dans l’inflammation influencent la récupération après ces traumatismes. Pour cela, des souris subiront un traumatisme contrôlé du cerveau ou de la moelle épinière puis recevront différents traitements destinés à diminuer ou modifier cette inflammation. Ces traitements pourront inclure des anticorps capables de bloquer certaines protéines inflammatoires ainsi que des molécules anti-inflammatoires. Certaines expériences utiliseront des souris dans lesquelles les cellules immunitaires circulant dans le sang auront été remplacées par celles d’une autre souris, c’est ce qu’on appelle des chimères . Cette approche permettra de distinguer le rôle des cellules immunitaires provenant du sang de celui des cellules déjà présentes dans le cerveau ou la moelle épinière après un traumatisme. Les chercheurs pourront ainsi mieux comprendre quelles cellules participent à la réparation des tissus et lesquelles peuvent au contraire aggraver les lésions. Les animaux seront suivis pendant plusieurs semaines afin d’évaluer leur récupération, notamment leur capacité à marcher et à se déplacer. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la réparation du cerveau et de la moelle épinière après un traumatisme. À plus long terme, ces travaux pourraient aider au développement de nouveaux traitements visant à améliorer la récupération des patients après ce type de blessure.

Bénéfices attendus

Les traumatismes du cerveau et de la moelle épinière peuvent entraîner des séquelles importantes et durables, comme des difficultés à marcher, à bouger ou à réaliser certaines activités du quotidien. Aujourd’hui, les traitements disponibles restent limités et permettent rarement une récupération complète. Ce projet permettra de mieux comprendre pourquoi certaines réactions inflammatoires favorisent la réparation des tissus alors que d’autres aggravent les lésions après un traumatisme du système nerveux central. Les résultats obtenus pourraient aider à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques visant à limiter les dommages causés par l’inflammation et à améliorer la récupération des patients après ce type de traumatisme. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouveaux traitements pour les personnes atteintes de lésions traumatiques du cerveau ou de la moelle épinière.

Procédures

Les animaux subiront une seule intervention chirurgicale, sous anesthésie générale et avec un traitement contre la douleur. Selon le groupe, il s'agira soit d'un choc contrôlé au niveau du cerveau, soit d'une section partielle de la moelle épinière au niveau du cou. Ces chirurgies dureront entre 20 et 45 minutes. Certains animaux recevront également des injections de médicaments destinés à modifier la réaction inflammatoire, administrées dans l'abdomen ou directement au niveau de la moelle épinière. Dans le cadre d'une partie du projet, certaines souris recevront une irradiation puis une greffe de cellules immunitaires provenant d'une autre souris, afin d'étudier le rôle de ces cellules dans la réaction inflammatoire après le traumatisme. Après la chirurgie, les animaux seront suivis pendant environ un mois et demi. Ils participeront à des évaluations régulières de leur capacité à marcher, à s'équilibrer et à se déplacer. Ces tests durent entre quelques minutes et une quinzaine de minutes. À la fin du protocole, les animaux seront euthanasiés afin d'analyser les tissus du cerveau et de la moelle épinière.

Impact sur les animaux

Les animaux de ce projet pourront subir différentes contraintes liées aux chirurgies, aux injections, aux tests de comportement et aux prélèvements réalisés au cours de l’étude. Les principales contraintes sont liées aux traumatismes du cerveau ou de la moelle épinière réalisés sous anesthésie générale. Après ces interventions, les animaux pourront présenter une douleur modérée, une fatigue, une perte de poids temporaire, une diminution de l’activité ainsi que des difficultés à marcher ou à se déplacer. Les injections et les manipulations répétées pourront entraîner un stress léger et transitoire. Les tests moteurs et comportementaux pourront également provoquer une fatigue passagère liée à l’effort et aux manipulations. Aucun test douloureux n’est prévu dans le projet. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne afin de détecter rapidement tout signe de douleur ou d’aggravation de leur état. Des traitements antidouleur adaptés seront administrés systématiquement après les chirurgies. Des critères d’arrêt stricts seront appliqués afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Devenir

À l'issue des procédures expérimentales, les animaux seront euthanasiés afin de permettre l'étude des effets du traumatisme et des traitements sur le cerveau, la moelle épinière et les cellules impliquées dans la réponse inflammatoire. Ces analyses sont indispensables pour répondre aux objectifs du projet et ne peuvent pas être réalisées sur des animaux maintenus en vie. Pour les expériences nécessitant une greffe de moelle osseuse, les souris donneuses seront euthanasiées après le prélèvement de la moelle osseuse. Seules les souris receveuses poursuivront ensuite les expérimentations jusqu'à leur terme avant d'être euthanasiées pour les analyses prévues.

Remplacement

Le principe de remplacement a été soigneusement évalué lors de la conception de ce projet. À ce jour, il n’existe aucune méthode alternative permettant d’étudier de manière intégrée les mécanismes inflammatoires, neurologiques et fonctionnels impliqués après un traumatisme du système nerveux central, qu’il touche le cerveau ou la moelle épinière. Les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre les cellules immunitaires, le tissu nerveux lésé, la circulation sanguine, la réponse inflammatoire de l’organisme et la récupération des fonctions motrices. L’étude de ces mécanismes nécessite un organisme vivant intégrant les interactions dynamiques entre le système immunitaire, le système nerveux central et les fonctions motrices. La souris constitue un modèle biologique particulièrement pertinent et largement validé pour l’étude des traumatismes du système nerveux central. Les modèles murins reproduisent plusieurs mécanismes observés chez l’être humain, notamment les réponses inflammatoires secondaires, les déficits locomoteurs et les mécanismes de réparation et de réorganisation du système nerveux après la lésion. Ils permettent également de suivre l’évolution du comportement, des capacités motrices ainsi que des modifications cellulaires et moléculaires au cours du temps, ce qui n’est pas possible avec les méthodes alternatives actuellement disponibles. Enfin, l’utilisation de lignées génétiquement modifiées et d’approches pharmacologiques ciblées nécessite un modèle animal intégré afin d’évaluer les conséquences globales des modifications étudiées sur le fonctionnement de l’organisme. En l’absence de méthode substitutive permettant de répondre aux objectifs scientifiques du projet, le recours à l’animal est donc scientifiquement justifié.

Réduction

Le nombre d’animaux demandé dans ce projet correspond au nombre maximal nécessaire pour couvrir l’ensemble des conditions expérimentales prévues, tout en utilisant le plus petit nombre d’animaux compatible avec l’obtention de résultats scientifiques fiables. Les groupes expérimentaux ont été conçus afin d’étudier simultanément l’impact des traumatismes du système nerveux central, des modifications génétiques, des traitements pharmacologiques et du sexe, sans multiplier inutilement le nombre de groupes. Le protocole repose sur un suivi des mêmes animaux tout au long de l’étude afin d’évaluer l’évolution de leurs capacités motrices et de leur comportement. Cette approche permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires par rapport à des expériences indépendantes réalisées à chaque période d’évaluation. Les animaux seront répartis de manière aléatoire entre les différents groupes expérimentaux afin de limiter les biais et de garantir une comparaison fiable entre les groupes.

Raffinement

Une période d’acclimatation minimale de 7 jours sera respectée avant le début des expérimentations. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux compatibles afin de limiter le stress lié à l’isolement. Les cages comporteront des enrichissements adaptés (matériel de nidification, tunnels, abris) renouvelés régulièrement afin de favoriser les comportements naturels. Une attention particulière sera portée au suivi clinique des animaux afin de prévenir et limiter toute douleur ou détresse. Les animaux seront suivis quotidiennement à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être et des critères d’arrêt prédéfinis seront appliqués si nécessaire. Les procédures chirurgicales de traumatismes du cerveau ou de la moelle épinière seront réalisées sous anesthésie générale avec surveillance continue. Une analgésie sera systématiquement administrée avant et après la chirurgie afin de limiter la douleur. Les animaux seront maintenus au chaud pendant l’intervention et le réveil, et leurs yeux seront protégés pendant l’anesthésie. Après la chirurgie, les animaux feront l’objet d’une surveillance renforcée portant notamment sur la locomotion, l’alimentation, l’hydratation et l’état neurologique. Les animaux seront maintenus en hébergement collectif lorsque leur état clinique le permettra afin de préserver les interactions sociales. Si nécessaire, un hébergement individuel temporaire pourra être mis en place pour assurer leur sécurité et faciliter leur surveillance. De la nourriture humidifiée et un gel nutritif seront déposés directement dans la cage afin de faciliter l’alimentation des animaux présentant des difficultés de déplacement. Les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux dispositifs utilisés pour les évaluations comportementales afin de limiter leur stress. Les tests seront réalisés selon des protocoles non aversifs, sans utilisation de stimulations douloureuses.

Choix des espèces

La souris a été choisie car il s’agit de l’espèce de référence pour l’étude des traumatismes du cerveau et de la moelle épinière. Elle permet de suivre l’évolution des capacités motrices et du comportement après une lésion, ainsi que d’étudier les réactions de l’organisme qui participent à la récupération. Certaines souris présentent également des caractéristiques génétiques particulières, indispensables pour comprendre le rôle de certains gènes dans ces mécanismes. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, lorsque leur système nerveux et leur système immunitaire sont complètement développés. Ce choix permet d’obtenir des résultats plus fiables et comparables à ceux observés chez l’adulte. Pour les souris recevant une greffe de moelle osseuse, les procédures de traumatismes du cerveau ou de la moelle épinière ne seront réalisées qu’après leur récupération complète.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2700
Souffrances
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Devenir
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Tester des molécules fournies par des clients occupe 2 700 souris, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le tétrachlorure de carbone leur est injecté deux fois par semaine pendant huit semaines au maximum, seize injections, pour abîmer leur foie jusqu'à la fibrose, et les composés à évaluer sont ensuite administrés une à deux fois par jour pendant quatre semaines. Le porteur indique que les souris peuvent présenter un poil ébouriffé, une position prostrée, une mobilité réduite dans les heures suivant l'injection et une perte de poids, et que les mises à jeun de trois heures avant les prises de sang constituent une source de stress supplémentaire. Toutes sont mises à mort pour récupérer tissus et sang, marquages histologiques et analyses d'expression génique devant mesurer l'efficacité des composés de ses clients.

Objectifs

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) qui se caractérise par l’accumulation de graisse dans les cellules du foie, touche un quart de la population française et environ 20% de la population générale. La stéatose hépatique non alcoolique est retrouvée préférentiellement chez les patients en surpoids. L’administration répétée d'un composé chimique défini induit une toxicité hépatique qui entraîne la fibrose. L’objectif de ce projet est de modéliser une atteinte hépatique chronique chez le rongeur afin d’évaluer les mécanismes de la fibrose et d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices scientifiques de ce projet attendus sont une meilleure compréhension de la fibrose hépatique. La fibrose hépatique est un problème de santé majeur pour lequel il n’existe aucun traitement autorisé à ce jour, ce projet vise à valider de nouvelles molécules données par nos clients capables de prévenir ou de ralentir la cirrhose ou la fibrose hépatique.

Procédures

L’injection du composé chimique induisant une fibrose hépatique, dure environ 30 secondes sur animal vigile et est réalisé 2 fois par semaines pendant maximum 8 semaines (16 injections). Les composés à tester seront administrés une à deux fois par jour par toutes les voies possibles pendant 4 semaines maximum. L’administration dure environ 30 secondes sur animal vigile et 1 min sur animal anesthésié. 3 prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (2 en cours de projet et un prélèvement terminal) afin de suivre les paramètres biologiques ou l’exposition des composés. Un prélèvement de sang dure environ 2 minutes par animal. Dans le cas de prélèvements visant à quantifier les paramètres biologiques une mise à jeun (retrait de l’aliment) d’une durée de 3h peut être réalisée.

Impact sur les animaux

Les animaux sont susceptibles de présenter des effets indésirables liés à l’administration du composé chimique, comme le poil ébouriffé ou encore une position prostrée, mobilité réduite pendant les heures qui suivent l’injection, ou encore une perte de poids. Un stress de l’animal peut être provoqué par les manipulations répétées (pesées, administrations de traitements). Les prélèvements sanguins peuvent créer des oedèmes au niveau du site de prélèvement. Les traitements pouvant se faire par injections répétées, il peut y avoir des effets indésirables comme des œdèmes. Les mises à jeun de 3h lors des prélèvements de sang peuvent être une source de stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les tissus et le sang dans le but d’évaluer l’efficacité des composés grâce à des marquages histologiques, des analyses d’expression de gènes ou protéines dans le sang et les tissus cibles.

Remplacement

La fibrose n’est pas une maladie d’un seul type cellulaire mais le résultat d’une interaction complexe entre plusieurs types cellulaires. Il n'existe pas de technique in vitro ou in silico fiables pour avoir des résultats probants mimant la pathologie dans son intégrité, l'utilisation de l'animal est donc nécessaire.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles.

Raffinement

Lors de l’injection du composé chimique, celui-ci sera systématiquement dilué dans de l'huile neutre pour diminuer son effet corrosif. Les animaux seront pesés deux fois par semaine, en cas d’apparition de perte de poids ou signes cliniques, nous réaliserons une observation clinique approfondie en scorant différents paramètres (perte de poids, locomotion, aspect général). En cas de déshydratation, une injection de soluté de réhydratation sera réalisée. Dans les cas d’atteinte des points limites, l’animal est mis à mort. Les points limites sont définis de manière conservatrice afin d’éviter toute souffrance excessive. Les prélèvements intermédiaires et terminaux seront réalisés sous couverture anesthésique et analgésique adaptée.

Choix des espèces

Les animaux et la souche sélectionnée sont largement utilisés et caractérisés par la communauté scientifique afin d’étudier la progression des désordres hépatiques telle que la fibrose hépatique. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines car à cet âge ils sont considérés comme jeune adulte, et ont un système immunitaire et tissulaire mature pour répondre à ce composé chimique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 64
Souffrances
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Devenir
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 64

Vingt-et-une injections sous-cutanées en trois semaines, une chirurgie crânienne d'environ cinq heures sous anesthésie générale, puis douze séances de test avec imagerie cérébrale de vingt à cent quarante minutes sur six semaines : 64 rats subissent ce protocole dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le produit administré appartient à la famille du cannabis, et il s'agit de voir comment une exposition répétée à l'adolescence modifie les connexions cérébrales et la mémoire à l'âge adulte. Le porteur qualifie ces administrations de procédures "bien tolérées" et prévoit une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures. Tous les rats sont mis à mort à la fin, la chirurgie et le traitement cannabinoïde excluant selon lui qu'ils servent ensuite à autre chose, et les tests de mémoire qui occupent six semaines du protocole ne sont jamais nommés.

Objectifs

Ce projet vise à mettre en place et à valider une technique d’imagerie cérébrale chez le rat en mouvement libre, afin d’étudier comment une exposition répétée à des substances psychoactives (de la même famille que le cannabis) pendant l’adolescence modifie les connections entre différentes régions du cerveau et les capacités de mémorisation. Les animaux utilisés bénéficieront d’une intervention chirurgicale (réalisée sous anesthésie complète et avec traitement de la douleur) permettant l’accès à l’imagerie cérébrale, ainsi que d’administrations de substances apparentées aux cannabinoïdes, procédures considérées comme bien tolérées.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment une exposition aux cannabinoïdes à l’adolescence modifie durablement les circuits cérébraux liés à la mémoire. Ces connaissances pourront contribuer à identifier des marqueurs biologiques de vulnérabilité et à informer les politiques de prévention.

Procédures

Les interventions sur les animaux comprennent : • Injections sous-cutanées répétées (21 injections sur 3 semaines, environ 5 secondes chacune) • Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement antidouleur (environ 5h), permettant l’imagerie cérébrale • 2 injections sous-cutanées post-chirurgicales (5 secondes chacune) • Sessions d’habituation (5 jours, 10 à 20 minutes par session) • 12 sessions de test comportemental avec imagerie cérébrale (20 à 140 minutes par session sur 6 semaines)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : • Douleur post-opératoire modérée (24 à 48h), prise en charge par analgésie • Douleurs brèves lors des injections sous-cutanées (quelques secondes) • Léger stress lors des séances d’imagerie cérébrale en état d’éveil (bruit modéré, changement d’environnement) • Modifications transitoires de la locomotion et de l’état général liées au traitement

Devenir

Les animaux seront mis à mort car pas de réutilisation possible dû à la chirurgie et au traitement cannabinoïde.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet d’étudier simultanément le comportement complexe, la dynamique cérébrale en mouvement libre et de manière longitudinale sur plusieurs semaines. Le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Cette étude pilote utilise le nombre minimal d’animaux nécessaire. Les sessions longitudinales répétées évitent de multiplier les animaux. Les animaux serviront pour plusieurs types d’expériences (imagerie et comportement).

Raffinement

La chirurgie est réalisée sous analgésie et anesthésie complètes, avec suivi post-opératoire. Une grille de score et une liste de points limites permettent d’assurer le bien-être animal et d’interrompre l’expérience ou de procéder à la mise à mort dès qu’un point limite est atteint. Des analgésiques sont utilisés pour prévenir la douleur. Des séances d’habituation à l’imagerie et au comportement sont réalisées. Les souris [rats] sont élevés en groupes sociaux avec enrichissement du milieu.

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est adapté à l’implantation chronique d’un dispositif d’imagerie cérébrale, offre un volume cérébral suffisant pour l’imagerie des structures d’intérêt, et montre une robustesse comportementale pour les tests de mémoire. L’effet du traitement cannabinoïde a déjà été documenté chez cette espèce. Le traitement est administré au stade adolescent (en raison de la sensibilité accrue du cerveau en développement) et les enregistrements sont réalisés au stade adulte (cerveau mature, ossature crânienne plus résistante).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 625
Souffrances
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Devenir
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625 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les rates gestantes sont soumises à un régime pauvre en protéines pendant les 22 jours de gestation pour provoquer un retard de croissance chez leurs petits, dont les barrières sang-cerveau seront ensuite examinées, et les ratons reçoivent après la naissance des injections répétées de lipopeptide dans l'abdomen, sous anesthésie gazeuse. Le porteur indique que ces ratons se nourrissent moins pendant les premières 24 heures, avec une prise de poids réduite d'environ 25 % par rapport aux contrôles, et signale aussi l'effet de la séparation d'avec la mère pendant les mesures de vocalisation et les IRM. Les petits sont mis à mort entre 3 et 30 jours pour prélever leurs tissus, les mères après le sevrage, et le porteur écrit que l'analyse in vivo reste "incontournable" pour ce projet de recherche.

Objectifs

Les pathologies pré- et postnatales telles que le retard de croissance intra-utérin (RCIU) et l’inflammation chronique sont des facteurs de risque importants d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Mieux comprendre leurs effets est donc crucial pour identifier des approches thérapeutiques efficaces visant à minimiser ces risques. Dans ce contexte l’objectif de notre projet est de comprendre et traiter les lésions induites par ces pathologies pré- et postnatales individuelles et combinées, en mettant en lien ces lésions cérébrales avec l’altération des barrières sang-cerveau que nous avons précédemment mise en évidence, et en testant l’efficacité à long terme d’agents pharmacologique neuroprotecteurs.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’apporter des informations importantes sur le lien entre l’altération des barrières sang-cerveau et les troubles du neurodéveloppement. Less données antérieures montrent que la barrière sang-cerveau est plus impactée en cas d’agressions combinées à court terme. Il est probable que la compilation de plusieurs agressions soit à l’origine de lésions cérébrales plus durables incluant des altérations des fonctions des interfaces sang-cerveau à long terme. Par exemple des différences de signal à P21 pourraient être visualisées en micro-IRM chez les animaux ayant subi une inflammation chronique postnatale en sus du RCIU. Les deux types de stress que nous explorons, retard de croissance intra-utérin et inflammation chronique telles qu’induite par une infection périnatale, sont des facteurs de risque reconnus d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Ces travaux évaluant un défaut de neuroprotection assurée par les interfaces sang-cerveau vont générer les données mécanistiques indispensables à l’identification d’approches thérapeutiques efficaces visant à prévenir les effets neurologiques à court et à long termes induits par ces conditions délétères.

Procédures

Le projet débute avec une mise en reproduction de deux animaux (un mâle et une femelle par cage) pendant une nuit seulement. Un prélèvement vaginal sur animaux vigiles est ensuite effectué pour confirmer la présence de spermatozoïdes et donc valider le premier jour de gestation. Quelques secondes seulement sont nécessaires pour procéder au frottis et aucune contrainte physique n’est appliquée à l’animal. Une anesthésie n’est pas envisagée pour éviter d’appliquer un stress supplémentaire à l’animal. Ces femelles gestantes sont ensuite soumises à un régime alimentaire hypo-protéiné durant toute la période de gestation (22 jours, 10 femelles). Enfin les animaux des portées sont soumis en postnatal à une injection intraperitonéale de lipopeptide accompagné ou non d'une molécule thérapeutique neuroprotectrice qui se fait sous anesthésie gazeuse. Les analyses sont ensuite effectuées entre 3 et 30 jours (586 animaux). Certains animaux sont soumis à des mesures de vocalise, et des IRM qui s'effectuent également sous anesthésie gazeuse (36 animaux). L'ensemble du projet sera réalisé dans l'établissement utilisateur EU1, sauf pour la réalisation des IRM qui sera réalisée dans l’établissement utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les femelles sont soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation. Une inactivité ainsi qu’une prise de poids réduite associées à ce régime pourront être observées durant la période de gestation. Les ratons soumis à l'exposition au lipopetide se nourrissent moins pendant les Premières 24h (augmentation de poids réduite d'environ 25 % par rapport aux contrôles), différence qui disparait ensuite. Les ratons pourront être impactés par la séparation d’avec la mère pendant la période d’analyse de comportement, par les injections répétées sur plusieurs jours, ainsi que par les réveils d’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux des portées ayant subi une intervention sont mis à mort à différents temps post-nataux afin de collecter les tissus pour analyses. Les mères soumises à un régime alimentaire hypoprotéiné sont mises à mort après utilisation ou sevrage des petits.

Remplacement

Bien que des modèles in vitro de barrières sang-cerveau (e.g. cellules endothéliales cérébrales) existent, ils ne permettent pas d’étudier l'influence globale des différentes cellules cérébrales sur la perméabilité de ces interfaces, et ne permettent pas de mimer des pathologies périnatales tels que le retard de croissance intrautérin. Par ailleurs, la circulation du liquide cérébrospinal dont le rôle est reconnu dans les processus neuroinflammatoires, en particulier comme vecteur de cellules immunes et de cytokines, ne peut être reproduite in vitro à l'identique de la physiologie. Les séquelles neurologiques résultantes d’une atteinte périnatale dépendent de mécanismes complexes impossibles à reproduire in vitro. Nous testons une molécule neuroprotectrice dont l’administration ne prend sens que dans un modèle d’étude globale in situ. L’analyse in vivo reste donc incontournable pour ce projet de recherche.

Réduction

- Les rates gestantes non soumises à un régime pauvre en protéine au cours de la grossesse pourront être utilisées pour de nouvelles reproductions (jusqu’à 5 reproductions par femelle), puisque seuls les ratons subissent des traitements ultérieurs à la naissance. - Nous prévoyons un nombre de six animaux par lot expérimental, et chaque condition reproduite sur 2 portées différentes, afin de remplir les conditions statistiques de test de significativité réalisés précédemment pour ce type d’expérimentation. - Les portées chez ces rats sont habituellement d’au moins 12 animaux ce qui permettra de réaliser des comparaisons au sein d’une même portée.

Raffinement

- Le poids des rates gestantes soumises à un régime pauvre en protéine sera suivi régulièrement tous les trois jours à partir de la mise en reproduction. Les rates utilisées pour les reproductions observeront une période quiescente d’un mois minimum entre une naissance et une nouvelle mise en reproduction. - Cette méthode est reconnue comme moins invasive que les autres méthodes d’induction d’un retard de croissance (ligature des artères utérines). - Les ratons seront suivis attentivement avec un contrôle pondéral journalier jusqu’à P6, puis tous les trois jours, jusqu’à P15 puis à P21 ou P30. Le traitement des animaux se fera sos anesthésie gazeuse. Après traitement ou manipulation, les animaux seront replacés avec la rate avec suivi du comportement maternel et de l’allaitement. - Pour l’exploration par IRM, la mère avec la portée sera transférée avec la litière et l’enrichissement dans une cage de transport (500 m). La cage de transport présentera un couvercle avec un emballage carton opaque. Les ratons seront séparés de leur mère uniquement pendant le temps de l’examen, qui s'effectuera sous anesthésie gazeuse. Enfin une étude pilote sera menée pour tester si la voie sous-cutanée peut être utilisée pour l’injection de traceurs ou médicaments en place de l’injection intrapéritonéale très utilisée chez les animaux en développement mais pouvant engendrer de la variabilité et moins pertinente vis-à-vis de la médecine humaine.

Choix des espèces

Les expériences décrites dans ce projet seront effectuées sur des rats, espèce utilisée dansles APAFiS précédente. C’est une espèce de prédilection pour des expérimentations qui requièrent une optimisation des gestations. Les femelles de cette lignée ont en effet des portées importantes et régulières. Elles s’occupent très bien de leurs petits. Les données déjà acquises sur ce projet l'ont été avec ce modèle. Les animaux seront mis à mort soit à 8 jours postnatal (P8), soit à P30. Ces différents temps nous permettront d’évaluer l'effet du RCIU associés ou non à l'inflammation chronique sur l'intégrité des interfaces sang-cerveau au cours du développement précoce, ainsi qu'une fois la fenêtre de plasticité cérébrale refermées (Impact sur la programmation foetale, P30).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 640
Souffrances
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Devenir
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 640

Pour comprendre pourquoi certaines tumeurs du foie échappent au système immunitaire, 640 souris reçoivent une injection de cellules tumorales, parfois au cours d'une chirurgie de quinze à vingt minutes sous anesthésie générale. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour prélever la tumeur, les ganglions lymphatiques drainants, le foie, la rate et le sang. Entre-temps, elles reçoivent des injections de traitements expérimentaux une à deux fois par semaine pendant deux à quatre semaines, leur tumeur étant mesurée deux fois par semaine. Le porteur indique que les souris dont la perte de poids devient importante, dont le comportement s'altère ou dont la tumeur grossit trop seront mises à mort immédiatement.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi certaines tumeurs du foie échappent au système immunitaire. Dans certains cas, les défenses de l’organisme ne reconnaissent pas ou n’attaquent pas efficacement les cellules cancéreuses. L’objectif est de comprendre les mécanismes responsables de cette perte d’efficacité du système immunitaire et d’identifier des moyens de le réactiver. À terme, ce projet vise à améliorer l’efficacité des traitements existants, notamment l’immunothérapie, et à proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les cancers du foie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre pourquoi certaines tumeurs du foie échappent au système immunitaire et le rôle des ganglions lymphatiques proches de la tumeur dans ce phénomène. Les résultats devraient : • identifier les mécanismes qui empêchent le système immunitaire d’attaquer efficacement les cellules tumorales ; • comprendre comment les tumeurs modifient leur environnement pour favoriser leur développement ; • déterminer si certaines approches thérapeutiques peuvent améliorer l’efficacité des immunothérapies en réactivant les défenses immunitaires. À terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des principaux cancers du foie.

Procédures

Les animaux recevront une injection de cellules tumorales afin de provoquer le développement d’une tumeur. Dans certains cas, cette injection pourra être réalisée lors d’une intervention chirurgicale courte sous anesthésie générale. Les animaux seront ensuite suivis régulièrement, avec des mesures de la taille de la tumeur deux fois par semaine lorsque cela est possible. Ils recevront également des injections de traitements expérimentaux, généralement 1 à 2 fois par semaine pendant 2 à 4 semaines. Des prélèvements sanguins de faible volume pourront être réalisés, au maximum une fois par semaine. Chaque injection dure quelques minutes. Les interventions chirurgicales durent environ 15 à 20 minutes et sont réalisées sous anesthésie avec prise en charge de la douleur. À la fin de l’expérience, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses sur les tissus.

Impact sur les animaux

Les animaux développeront des tumeurs au cours de l’étude, pouvant entraîner une gêne progressive et une altération de leur état général. Les principales nuisances attendues sont : - le développement de la tumeur, - le stress lié aux manipulations, - les injections répétées, - et, dans certains cas, les suites d’une intervention chirurgicale. L’état des animaux sera surveillé régulièrement. Des critères stricts d’arrêt seront appliqués afin d’éviter toute souffrance, notamment en cas de perte de poids importante, d’altération du comportement ou d’augmentation excessive de la taille tumorale. Dans ces situations, les animaux seront euthanasiés immédiatement.

Devenir

La mise à mort de l’ensemble des animaux est nécessaire afin de réaliser les prélèvements terminaux indispensables aux objectifs scientifiques du projet. Les analyses nécessitent notamment le prélèvement de la tumeur, des ganglions lymphatiques drainants et d’autres tissus et organes impliqués dans la réponse immunitaire, tels que le foie, la rate et le sang. Ces prélèvements permettent de caractériser conjointement la tumeur et la réponse immunitaire locale, ganglionnaire et systémique et ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux. Les animaux ne pourront donc pas être réutilisés à l’issue des procédures.

Remplacement

Avant d’utiliser des animaux, nous avons recours autant que possible à des méthodes alternatives, comme des études sur des cellules en laboratoire ou l’analyse de données humaines. Cependant, ces approches ne permettent pas de reproduire l’ensemble des interactions complexes entre une tumeur et le système immunitaire dans un organisme vivant. L’utilisation de modèles animaux reste donc nécessaire pour répondre aux questions posées dans ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est limité au strict nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Les expériences sont soigneusement planifiées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant la validité scientifique. Plusieurs analyses sont réalisées à partir d’un même animal afin de maximiser les informations obtenues. De plus, certaines expériences ne sont réalisées que lorsque cela est nécessaire, ce qui permet d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Toutes les mesures sont prises pour limiter la douleur et le stress des animaux. Ils sont hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Leur état de santé est surveillé régulièrement tout au long de l’étude. Les interventions sont réalisées par du personnel formé, sous anesthésie lorsque cela est nécessaire, avec une prise en charge de la douleur. Des critères stricts sont définis pour arrêter l’expérience dès qu’un animal présente des signes de souffrance.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) a été retenue comme espèce modèle pour ce projet en raison de sa pertinence largement démontrée dans l’étude de l’immunologie tumorale et des cancers du foie. Les modèles murins permettent d’étudier dans un organisme immunocompétent les interactions complexes entre la tumeur, le système immunitaire et les organes lymphoïdes secondaires, notamment les ganglions lymphatiques drainants, qui ne peuvent être reproduites de manière fiable par des systèmes in vitro. Les lignées tumorales murines utilisées sont bien caractérisées et permettent de reproduire différents phénotypes immunitaires observés chez l’homme, notamment des tumeurs pauvrement infiltrées par les cellules immunitaires. Par ailleurs, la disponibilité d’outils génétiques, immunologiques et thérapeutiques adaptés chez la souris permet d’explorer de manière contrôlée les mécanismes d’immunotolérance et d’évaluer des stratégies immunothérapeutiques pertinentes pour les cancers primitifs du foie. Des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines seront utilisées. À cet âge, les animaux présentent une physiologie stable et un système immunitaire mature, ce qui est nécessaire pour étudier les réponses immunitaires anti-tumorales.

  • Enseignement supérieur
Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

Faire observer une inflammation pulmonaire à seize étudiants de Master 2, à raison de seize souris par année universitaire pendant cinq ans : 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Sous anesthésie gazeuse, elles reçoivent par le nez de la bléomycine, un anticancéreux qui déclenche en une quinzaine de jours une inflammation puis une fibrose des poumons. Le résumé prévoit une gêne respiratoire, une altération transitoire de l'état général, une perte de poids modérée et une douleur possible pendant la phase inflammatoire aiguë. Aucune connaissance nouvelle n'est attendue de ce projet, dont le porteur écrit qu'il "a avant tout un objectif pédagogique", et dont les souris sont prises en priorité sur les excédents de reproduction de l'animalerie.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’expliquer à des étudiants de Master 2 en immunologie (parcours recherche) le fonctionnement du système immunitaire au niveau de la muqueuse respiratoire, dans un contexte d’inflammation pulmonaire. Pour cela, un modèle murin sera utilisé. Les animaux recevront une administration par voie nasale de bléomycine, un agent anticancéreux induisant une réponse inflammatoire pulmonaire, observable environ 15 jours après administration. Les animaux seront ensuite mis à mort et les étudiants analyseront les cellules du système immunitaire présentes dans les poumons à l’aide de techniques couramment utilisées en recherche biomédicale. Ce projet a un objectif essentiellement pédagogique : il permet aux étudiants de mieux comprendre les mécanismes immunitaires pulmonaires et leur évolution lors d’un processus inflammatoire, ainsi que de se familiariser avec l’utilisation de modèles animaux en recherche. Il vise également à développer des compétences en analyse et interprétation de données expérimentales, en identification des populations cellulaires et en compréhension des approches méthodologiques utilisées en immunologie expérimentale. Enfin, il contribue à préparer les étudiants à leur future intégration en laboratoire de recherche. Tous les gestes sont réalisés par l'équipe enseignante.

Bénéfices attendus

Ce projet a avant tout un objectif pédagogique. Il permettra à des étudiants de Master 2 de mieux comprendre le fonctionnement du système immunitaire, en particulier au niveau pulmonaire dans un contexte d’inflammation. Il offrira également une première expérience concrète des méthodes utilisées en recherche biomédicale, en favorisant l’acquisition de compétences en observation, analyse et interprétation de données expérimentales, essentielles pour une future activité en laboratoire de recherche. Ce projet contribuera enfin à illustrer de manière concrète les mécanismes impliqués dans le développement de certaines pathologies pulmonaires, notamment l’inflammation et la fibrose.

Procédures

Les souris seront soumises à une administration par voie intranasale réalisée sous anesthésie générale gazeuse

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues sont liées à l’induction d’une inflammation pulmonaire par la bléomycine. Celle-ci peut entraîner une gêne respiratoire, une altération transitoire de l’état général, une perte de poids modérée et, potentiellement, une douleur au cours de la phase inflammatoire aiguë. Les animaux subiront une administration par voie nasale sous anesthésie générale gazeuse afin de limiter le stress et la douleur associés.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des interventions, car il est nécessaire d’analyser la réponse immunitaire dans plusieurs organes, tels que les poumons et les ganglions lymphatiques, à l’aide de techniques nécessitant le prélèvement précis de ces organes

Remplacement

La réponse du système immunitaire est un processus complexe qui fait intervenir de nombreux types de cellules et de molécules. À l’heure actuelle, il n’est pas possible de reproduire entièrement ce phénomène avec des méthodes in vitro. L’utilisation de la souris est donc nécessaire, car elle permet d’étudier de façon globale comment différentes cellules immunitaires sont recrutées et activées dans l’organisme. Le modèle de souris C57BL/6 traité à la bléomycine est bien connu et largement utilisé. Il s’agit de l’un des rares modèles non infectieux permettant de reproduire la formation de structures appelées « tissus lymphoïdes tertiaires », impliquées dans certaines réponses immunitaires

Réduction

Le nombre de 16 souris par année universitaire (soit 80 souris sur les 5 années du projet) est nécessaire et suffisant pour étudier la mise en place de la réponse immunitaire. Ce nombre permet également aux étudiants de travailler en binôme (16 étudiants par année), tout en limitant le nombre total d’animaux utilisés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, des souris issues des excédents de reproduction de l’animalerie seront utilisées en priorité, lorsqu’elles sont compatibles avec les besoins de l’étude (âge, sexe et génotype). Des animaux pourront être commandés si nécessaire en complément

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages propres et enrichies (2 à 5 animaux par cage), avec une période d’acclimatation d’au moins sept jours. Les administrations par voie nasale seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter la douleur et le stress. Le bien-être des animaux sera assuré par une surveillance quotidienne réalisée par le personnel de l’animalerie, ainsi que par un suivi régulier (observation et pesée) effectué par l’expérimentateur deux fois par semaine après l’administration de bléomycine. Des critères d’évaluation permettront d’interrompre l’expérience si un animal présente un état de santé préoccupant. À la fin de la procédure, les souris seront mises à mort afin d’analyser la réponse immunitaire. Tous les gestes sont réalisés par l'équipe enseignante.

Choix des espèces

Le modèle souris, largement utilisé en laboratoire, a été choisi pour sa grande praticité et la connaissance approfondie de son système immunitaire. De plus, nous disposons des outils nécessaires pour analyser de manière précise les réponses immunitaires dans ce modèle Animaux adultes livrés à 6–7 semaines d’âge, un âge constituant un bon compromis garantissant une maturité suffisante du système immunitaire. Ils seront utilisés à 7–8 semaines pour le début des procédures

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 604
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 284
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 604

Une partie des souriceaux de ce projet naît porteuse d'une mutation qui les prive du réflexe respiratoire, avec apnées et respiration faible dès la naissance, reproduisant le syndrome d'Ondine humain. 604 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue, certaines naissant par césarienne. Dans les quatre premiers jours de vie, un morceau de queue de 2 à 3 mm leur est prélevé pour établir leur statut génétique, leur vitalité est vérifiée toutes les deux heures pendant six heures puis deux fois par jour, et les mesures cardio-respiratoires imposent une heure de séparation d'avec la mère. Le résumé range parmi les atteintes l'angoisse de cette séparation et la détresse respiratoire causée par la mutation, quand le bénéfice reste au conditionnel, "Le projet pourrait avoir un impact fondamental" sur la connaissance des réseaux de neurones en cause.

Objectifs

Nous voulons comprendre comment et pouquoi les mutations identifiées aboutissent au syndrome d'Ondine. Cette maladie se manifeste à la naissance par une apnée, une respiration faible et une absence de réflexe respiratoire (pas d'augmentation de la respiration à une élévation de la teneur en gaz carbonique dans le sang). Ces problèmes se manifestent pendant le sommeil ce qui est dangeureux pour le nouveau-né. Il s'agit d'identifier les structures qui ne se forment pas et/ou les structures qui sont malformées à l'expression de la mutation et leurs conséquences sur la respiration.

Bénéfices attendus

Le projet pourrait avoir un impact fondamental par l’identification des réseaux de neurones impliqués dans les déficits respiratoires du syndrome d'Ondine. Le projet pourrait également apporter de nouvelles connaissances sur les structures du cerveau impliquées dans le maintien de la respiration pendant le sommeil, informations critiques à la compréhension du développement du syndrome d'Ondine et plus largement des pathologies respiratoires du sommeil comme les apnées obstructives.

Procédures

1/ Séparation maternelle d'une heure pour la mesure cardio-respiratoire 2/ Le prèlèvement d'un morceau de queue de 2-3 mm et d'une durée de 3 secondes pour l'identification du statut génétique est réalisée avant quatre jours de vie (souriceau sans poils) 3/ vérification de la vitalité du souriceaux (durée : 1 min par souriceau) le jour de naissance toutes les deux heures sur 6h d'observations puis deux fois par jour. Aucune necessité de recourir à de l'anesthésie. 4/Administration de solution directement dans le coeur de l'animal préalablement anesthésié permettant de préserver l'aspect et la structure des tissus pour une meilleure analyse (durée entre 5 à 6 minutes).

Impact sur les animaux

1/ angoisse à la séparation maternelle d'une heure pour les mesures respiratoires 2/ Douleur au prèlèvement de 2-3mm de queue pour l'identification du statut génétique 3/ détresse respiratoire liée à la mutation 4/ angoisse à la vérification de la vitalité du souriceau (1 min par souriceau) 3 fois en 6h (le jour de naissance et 2 fois par jour juqu'à P4. 5/Stress lié à la detresse respiratoire engendrée par la mutation. 6/naissance par cesarienne

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. En cas d'ateintes de points limites, les souris sont euthanasiées selon la méthode réglementaire préconisée à leur âge par un personel formé et avec les outils adaptés. S'il y a un besoin de prélèvement d'organes notamment du cerveau sur les souris, ça sera en postmortem.

Remplacement

Dans le cas du syndrome d’Ondine, il n’y a actuellement pas de prise en charge pharmacologique. Cependant, les modèles génétiques murins sont disponibles pour élaborer et/ou affiner les stratégies thérapeutiques. Si les avancées obtenues par les recherches sur les cultures cellulaires permettent d'éclaircir les mécanismes et les conséquences de la mutation à l'échelle moléculaire et cellulaire, une validation sur des animaux en développement est nécessaire pour comprendre la maladie et les conséquences fonctionnelles sur un organisme entier. L’utilisation de l’animal ne peut alors être évitée.

Réduction

Nous utilisons l'effectif qui permet d'avoir une puissance statistique suffisante pour tester nos hypothèses. Compte tenu de la grande variabilité inter-individuelle et d'une éventuelle mortalité à la naissance, nous avons déterminé un lot expérimental de 30 animaux par groupe pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Les études publiées sur les variables respiratoires valident l’effectif de 30 animaux par groupe pour obtenir une puissance statistique satisfaisante. Cet effectif sera réduit si au cours des analyses intermédiaires, un effectif plus faible permet de tester les hypothèses.

Raffinement

Des points limites adaptés à l’âge des souris sont décrits et comportent les scores prédictifs et précoces pour éviter la souffrance et garantir le bien-être de l'animal. Pour les mesures, nous utilisons une technique non invasive (animal non anesthésié) et contrôlée (durée de la mesure, température constante dans les chambres de mesure) pour minimiser une possible angoisse des animaux. La durée de séparation maternelle le temps d’une mesure est d’une heure au maximum. Les cages avec les portées sont enrichies en cellulose douce pour le nid. De plus, l’équipe de l’animalerie effectue une surveillance réglementaire quotidienne des espaces d'hébergement et de toutes les cages. Les techniques sont choisies pour optimiser les mesures et ainsi réduire le nombre de foetus/souriceaux utilisés.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle pour l'étude du développement du cerveau humain. Plus largement, la souris génétiquement modifée contribue à la compréhension d'une maladie génétique. Dans le cas du syndrome d'Ondine, les modèles animaux existants sont murins. C’est une maladie qui se manifeste dès la naissance. Nous avons des outils adaptés pouvant prendre en charge les modèles murins dès la naissance permettant ainsi de tester et d’évaluer des stratégies thérapeutiques. De plus, le recours aux modèles animaux en développement constitue une des recommandations de l'Agence Européenne du médicament pour évaluer les médicaments à visée pédiatrique. Le suivi longitudinal est effectué de la naissance à l'âge adulte autour de 60 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3440
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1320
▲ 2120
Devenir
 -
 -
 -
 3440

Une chirurgie du crâne de deux heures trente, ou deux chirurgies d'une heure trente séparées de trois semaines, ouvre le protocole, avant une seconde chirurgie qui installe la douleur neuropathique ou la peur conditionnée, puis une chirurgie terminale de dix minutes. 3 440 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour prélèvement post-mortem. L'objet est de cartographier le circuit cérébral par lequel un stress atténue la douleur, chez des souris auxquelles l'équipe inflige d'abord un traumatisme, psychologique ou nerveux. Quatre tests comportementaux de cinq à quinze minutes sont annoncés pour évaluer cet effet, sans qu'aucun soit nommé, et le résumé clôt sa liste d'atteintes par la mention "Nuisances des tests comportementaux".

Objectifs

Le projet aborde la question fondamentale de la plasticité du circuit de la peur conditionné dans les modèles pathologiques. Nous proposons d'utiliser un modèle de trouble du stress post-traumatique (TSPT) et un modèle de douleur neuropathique (SNI). Nous voulons étudier cette plasticité, plus spécifiquement le contrôle des neurones peptidergiques sur d’autre neurones appelé « somatostatines » dans une régions cérébrale nommé la substance grise périacqueducale.. Les principaux objectifs du projet sont de déterminer si I) Si une plasticité spécifique existe dans les circuits impliqué dans l’analgésie induite par le stressen fonction du modèle, II) Si cette plasticité implique les circuits neuronaux impliquant les neurones somatostatine de la substance grise periacqueducale et III) Si la modulation de ce circuit par les neurones peptidergiques est dépendante du modèle. Pour répondre à ces points, notre proposition est divisée en 3 objectifs principaux : 1. évaluer la plasticité du circuit de l’analgésie induite par le stress dans un modèle de douleur neuropathique. 2. évaluer la plasticité du circuit de l’analgésie induite par le stress dans un modèle de peur conditionnée. 3. déchiffrer le rôle des neurones peptidergique dans la modulation du circuit de l’analgésie induite par le stress.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à décrypter les mécanismes et les circuits neuronaux impliqués dans la modulation de l’expérience douloureuse en fonction du passif de l'individu. Dans notre cas précis, la présence d’un événement traumatique psychologique (TSPT) ou physiologique (Douleur Neuropathique). Ces travaux permettront de fournir une compréhension détaillée des circuits neuronaux impliqués dans la mise en place des conséquences physiologiques et émotionnelles de ces expériences traumatiques. Cette compréhension fine pourrait amener au développement de meilleures approches thérapeutiques à plus long terme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 5 interventions : 1. Une chirurgie de à 2h30, ou deux chirurgies de 1h30 chacune avec un délait de 3 semaines entre les deux, sous anesthésie générale et locale visant à injecter les marqueurs nécessaires au projet. 2. Une injection (une minute) sur animal vigil d’une substance pharmacologique avant les tests comportementaux. 3. Une seconde chirurgie permettant l’induction du modèle d’étude sous anesthésie générale et locale. 4. Quatre tests comportementaux réalisés sur animal vigil visant à évaluer l’effet modulateur du stress sur le comportement (durée de 5 à 15 minutes). 5. Une chirurgie terminale de 10 minutes sous anesthésie et analgésie profonde.

Impact sur les animaux

Les chirurgies visant à l’injection de virus et l’implantation de canules induisent des douleurs modérées. Elles peuvent induire des inflammations, des infections notamment au niveau des points de suture mais aussi une perte de masse de l’animal. Aucune nuisance n’est attendue lors des injections, ce sont des geste maîtrisé. Les gestes de contention peuvent induire un stress transitoire aiguë, pris en compte de par la constitution adéquate de groupe contrôle. L’induction d’un modèle de douleur constitue un modèle de sensibilisation douloureuse bien caractérisé et maîtrisé au laboratoire. Les tests de sensibilité nociceptive, induisent une stimulation nociceptive seuil et transitoire stoppée dès le retrait de la patte de l’animal. Nuisances des tests comportementaux.

Devenir

Les animaux seront systématiquement mis à mort pour prélèvement post-mortem afin de réaliser des analyses.

Remplacement

Notre étude se concentre sur l'analyse de l'activité complexe des réseaux neuronaux qui ne peut actuellement pas être reproduite in vitro ou in silico. Par conséquent, il n'est pas possible à l'heure actuelle de remplacer l'utilisation d'animaux vivants. De plus, les rongeurs sont les modèles animaux les plus appropriés en raison des conditions d'élevage et de la possibilité de comparer et de confronter les résultats obtenus avec la littérature et les données cliniques.

Réduction

Le nombre d'animaux sera limité au minimum selon les règles statistiques de façon à garantir des enregistrements fiables exploitables statistiquement. Les résultats seront comparés avec des tests statistiques appropriés permettant de mettre en évidence le rôle des neurones et de l’ocytocine dans le phénomène d’analgésie conditionnée par la peur.

Raffinement

Pour répondre aux besoins comportementaux des animaux, ils seront hébergés en cages collectives (groupes sociaux) enrichies (bâtons, frisure, tunnel en carton) permettant ainsi aux animaux d’exprimer leur comportement naturel. Les animaux seront préalablement acclimatés à leur environnement (2 semaines avant l’expérimentation) et habitués à la présence de l’expérimentateur, aux différents tests le cas échéant, et à la contention. Les approches invasives seront réalisées sous anesthésie analgésie. La température corporelle de l’animal sera garantie par des tapis chauffant thermostaté et le dessèchement de la cornée sera prévenu par application d’un gel oculaire hydratant. Pour faciliter la récupération post-opératoire de l’animal un traitement analgésique sera mis en place (hors modèle où l’étude s'intéresse spécifiquement aux conséquences de la douleur) et de la nourriture gélifiée appétante sera ajoutée sur le sol de la cage. L’état de santé des animaux sera évalué à l’aide d’une grille de score et des points limites précoces permettant d’interrompre les procédures et de mettre fin à la souffrance animale ont été définis.

Choix des espèces

Le recours à l’animal est nécessaire dans l’étude de la modulation de la douleur et du stress ; à ce jour aucune approche alternative n’est existante. Le modèle expérimental chez le souris est un standard pour ce type d’expériences et comporte une série de symptôme superposables avec la pathologie humaine. De nombreuses études sont réalisées concernant la voie descendante de la douleur chez les souris : les outils sont donc bien validés sur cette espèce, ce qui concourt à assurer la fiabilité des résultats obtenus, leur interprétation ainsi que leur comparaison avec la littérature. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, ce qui correspond à environ 8 semaines. Lorsque l’encéphale et donc les circuits neuronaux sont parfaitement mâtures. Des études antérieures sur la caractérisation du contrôle descendant de la douleur ont déjà été effectué sur des souris. De plus, la souris est un modèle dont les aspects comportementaux de la douleur et du stress post-traumatique ont été caractérisé, bien plus que chez les rats, ce qui rend l’’interprétation de nos résultats plus aisé.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 465
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ 215
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 465

Valider chez la souris un vaccin contre le mélanome en vue d'une publication et d'un dépôt de brevet : 465 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit de trois à neuf injections sous-cutanées sur une durée maximale de 80 jours, certaines recevant en outre des cellules tumorales qui font pousser une tumeur sur leur flanc, mesurée trois fois par semaine. Le porteur classe la douleur de la piqûre comme un "inconfort mineur ne justifiant pas d'anesthésie/analgésie associée", et compte parmi les nuisances les trois heures trente de transport entre l'élevage et le lieu d'expérimentation. Rate et tumeur sont prélevées après la mise à mort, et l'efficacité obtenue doit décider du brevet et du transfert du produit en clinique.

Objectifs

L'objectif du projet est d'évaluer in vivo l'efficacité d'un nouveau type de vaccin contre le cancer. Ce vaccin est constitué de deux éléments qui coopèrent pour aboutir à une meilleure réponse immunitaire. L'avantage attendu de ce type de vaccination est d’augmenter l'efficacité du système immunitaire pour aller détruire la tumeur. Nos résultats préalables ont démontré l'efficacité de ces vaccins sur des expériences en laboratoire et nous devons désormais valider notre approche sur des souris pour pouvoir espérer la mettre en œuvre ensuite chez l'homme. Notre principal modèle d'étude est un modèle de souris vaccinées contre le tétanos auxquelles nous transplanterons une tumeur ressemblant au mélanome. Les souris seront ensuite vaccinées avec les vaccins testés. Nous espérons démontrer ainsi l'efficacité de ce vaccin pour limiter la croissance tumorale chez ces souris.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d’obtenir des preuves d’efficacité de vaccins optimisés chez la souris justifiant la mise en place d’immunothérapies dans le traitement des mélanomes. En fonction de l’efficacité obtenue, ces travaux feront l’objet d’une publication scientifique et d’un dépôt de brevet en vue d’un développement clinique du produit.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections par voie sous-cutanée de vaccins d’une composition proche d'un vaccin humain. Les animaux reçoivent entre 3 et 9 injections sous-cutanées, sur une durée totale maximale de 80 jours. L'injection en elle-même dure 3-5 secondes. Certains animaux reçoivent aussi par voie sous-cutanée une petite quantité de cellules tumorales qui vont générer une tumeur sur le flanc de l'animal. Cette injection se fait sous anesthésie générale. Le suivi de la croissance tumorale et le poids des animaux est effectué 3 fois par semaine, les souris sont donc manipulées régulièrement.

Impact sur les animaux

Les nuisances suivantes sont identifiées : 1) stress lié au transport entre le lieu d'élevage et le lieu de l'expérimentation (3h30 de voyage) 2) douleur intrinsèque liée à la piqure (toutes les injections, de peptide et de cellules tumorales sont réalisées par voie sous-cutanée), considérée comme inconfort mineur ne justifiant pas d'anesthésie/analgésie associée. Selon les lots, les souris subiront au maximum 9 injections. 3) développement d'une tumeur de type sarcome sur le flanc dont la croissance sera suivie et qui nécessitera donc 3 manipulations des animaux par semaine (mesure de la croissance tumorale, suivi de poids).

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure car nous avons besoin de prélever des organes pour analyses (rate et tumeur).

Remplacement

Les résultats attendus dans cette étude ne peuvent pas à ce jour être remplacés par des procédures in vitro. Bien que nous développions des méthodes alternatives à l'expérimentation animale, l'évaluation du bénéfice thérapeutique in vivo reste indispensable. Ce projet s'appuie sur des données préliminaires prometteuses obtenues sur cellules, qui justifient de les tester sur des modèles animaux. Notre étude permettra d'évaluer l'efficacité du traitement proposé en conditions physiologiques. Ces résultats seront importants lors de la valorisation du produit et de son transfert espéré en clinique.

Réduction

Le nombre de lot d'animaux est réduit le plus possible : 3 lots pour mesurer la réponse immunitaire et 2 ou 3 lots pour évaluer le bénéfice thérapeutique. Le nombre total d'animaux prévoit l'évaluation de 10 vaccins qui seront testés en séquentiel selon les résultats obtenus. Nous vérifions systématiquement la prise tumorale sur un petit nombre d'animaux avant de lancer une procédure complète ce qui permet d'éviter les expériences non concluantes. Le nombre d'animaux par lot a été estimé initialement à l'aide de tests statistiques et grâce à nos données préliminaires. Nous savons qu'avec 10 souris par groupe, nous pourrons mesurer l’efficacité du vaccin.

Raffinement

Le recours à des expériences préliminaires réalisées sur un petit nombre de souris nous a permis initialement de valider les paramètres expérimentaux et de prendre en main le modèle expérimental. Cette précaution nous permet de limiter le risque de résultats non concluants. Les souris qui vont recevoir les tumeurs sont rasées la veille de l'injection et l'injection se fait sous anesthésie ce qui permet une implantation tumorale plus précise, avec une croissance plus homogène et donc une évaluation de la taille tumorale plus précise. Nous raffinons également nos procédures expérimentales par la définition de points limites adaptés à un modèle de croissance tumorale, ce qui permet un arrêt de la procédure si des souffrances sont suspectées. Nous raffinons également les données collectées : à la fin de l’expérimentation, nous collectons les tumeurs et les cellules immunitaires pour des analyses approfondies..

Choix des espèces

Le modèle animal dont nous avons besoin ici est un modèle de souris dont le génome a été modifié pour produire des réponses immunitaires similaires à celles observées chez l’homme. Selon la disponibilité des animaux, nous faisons en sorte que les lots soient le plus homogène possible en terme de disparité d'âge et la constitution des lots est faite au hasard.