Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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Un ovule pharmaceutique chargé d'une molécule odorante est introduit dans le vagin de souris femelles avant l'accouplement, geste répété jusqu'à trois fois par femelle en cas de non-copulation, à une semaine d'intervalle au minimum. 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour vérifier si cette surcharge en odorant empêche la fécondation et ouvre la voie à une contraception humaine sans hormone. Les atteintes annoncées tiennent en deux lignes, une gêne au moment de l'introduction et un risque de dermatite-conjonctivite. Toutes sont tuées à l'issue, cornes utérines et oviductes prélevés pour y chercher des embryons et des ovocytes fécondés.

Objectifs

La pilule contraceptive à base d'hormones est largement utilisée dans notre société, mais souffre cependant de fortes suspicions quant aux effets négatifs de son usage au long cours sur la santé des femmes. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'un projet précédent intitulé "Développement chez la souris d'une nouvelle méthode contraceptive non hormonale", qui reposait sur l'hypothèse qu'une molécule odorante pourrait interférer avec la fécondation en perturbant le fonctionnement des spermatozoïdes, lesquels sont capables de capter certaines molécules odorantes. Au cours de ce précédent projet, il a été montré que l'introduction d'une molécule odorante particulière, par le biais d'une petite capsule pharmaceutique ("ovule") introduite dans le vagin de souris femelles, interférait très significativement avec la procréation, la majorité des couples reproducteurs présentant une absence totale de naissances. Ces données encourageantes confortent l'hypothèse que la surcharge vaginale en odorant est capable d'avoir une action contraceptive, sans recours à l'utilisation d'hormones.

Bénéfices attendus

Les conséquences et bénéfices attendus sont à deux niveaux le premier dans le cadre de la pratique médicale, le second sur le plan de la recherche fondamentale. 1) Si la molécule odorante introduite dans le vagin à l’aide d’un ovule interfère avec la fécondation, il est prévu de faire des essais cliniques d'utilisation d'ovules chargés d'un odorant reconnu par les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes humains, dans le but de développer une nouvelle méthode contraceptive sans hormone. 2) Sur le plan de la recherche fondamentale, une inhibition de la fécondation confirmerait les résultats de nos expériences précédentes selon lesquels les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes ont un rôle biologique dans la fécondation de l'oeuf, ce qui n’a jamais été démontré. Cela ouvrirait la voie à la recherche des molécules physiologiques naturellement impliquées dans le guidage des spermatozoïdes vers l'ovocyte. Cela conduirait aussi à la recherche des cellules émettrices de ces molécules et plus encore permettrait d’envisager de nouvelles explications et hypothèses de travail relatives à la stérilité de certains couples.

Procédures

Un ovule contenant une molécule odorante - ou une solution saline neutre pour les témoins - sera introduit dans le vagin des souris avant l'accouplement. En cas de non copulation, le geste sera répété avec la même souris femelle, en laissant au minimum 1 semaine d'intervalle, et pour un maximum de 3 répétitions par femelle.

Impact sur les animaux

- Gêne au moment de l'introduction de l'ovule. - Risque allergique : dermatite-conjonctivite.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des expérimentations. Les cornes utérines et les oviductes seront prélevés afin de rechercher la présence d'embryons et d'ovocytes fécondés, respectivement.

Remplacement

Il est impossible de remplacer ces expérimentations chez la souris, préliminaires à des essais cliniques chez l'humain, par des tests in vitro dans la mesure où la question posée est celle de savoir si un ovule libérant dans le vagin une molécule odorante se fixant à la surface des spermatozoïdes pourrait empêcher la fécondation.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques pertinentes, et en accord avec nos résultats antérieurs dont ce projet est la continuité. Nous réaliserons une première série d'expériences (Lot 1 - présence/absence d'embryons) avec 20 souris tests (odorant) et 20 souris témoins (PBS). La seconde série d'expériences (effet sur la fécondation des ovocytes) est facultative et ne sera réalisée que si la première série a conclu à une absence d'embryons.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. Les accouplements seront hébergés de façon à éviter les conséquences olfactives de l'utilisation de la molécule odorante sur les autres animaux présents dans la pièce d'hébergement. Le reste du temps l'hébergement se fera en groupes sociaux et les animaux bénéficieront d’un environnement calme et d'une alimentation abondante. Une surveillance journalière des animaux sera réalisée pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Nous étudions l'effet contraceptif d'une surcharge vaginale en molécule odorante. Nous devons donc réaliser nos expérimentations avec des souris femelles adultes (24-48 semaines). Ces expérimentations sont réalisées chez la souris car il s'agit de la seule espèce, hors l’espèce humaine, pour laquelle on a clairement identifié les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 413
Souffrances
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Devenir
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Un caillot de sang injecté dans la carotide interne, par une chirurgie du cou de trente minutes, provoque l'AVC chez 413 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Suivent deux passages à l'IRM sous anesthésie générale, à J+1 et J+7, et des tests comportementaux que le résumé nomme, le neuroscore et le corner test, répétés à J1, J3 et J7. Les déficits attendus, pertes d'équilibre, faiblesse musculaire du côté opposé à la lésion, difficultés à manger, boire et interagir dans les premiers jours, sont présentés comme ce qui rend justement ces tests possibles. Le porteur justifie le choix du rat par les homologies vasculaires avec l'humain, mais aussi par "le coût relativement bas" et "la logistique aisée" de l'élevage, avant de conclure que leur utilisation "devient incontournable".

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est pathologie cérébrale causée par un caillot sanguin qui bloque une artère dans le cerveau. Actuellement, le traitement principal consiste à administrer un médicament appelé activateur tissulaire du plasminogène (tPA) pour dissoudre le caillot, parfois associé à une intervention chirurgicale appelée thrombectomie. Cependant, ces traitements ne sont pas toujours efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves, limitant leur utilisation à moins de 10% des patients. De plus, l'efficacité du tPA peut varier en fonction de la nature du caillot et de l’origine de la maladie. Pour améliorer la prise en charge des patients à long terme, il est crucial de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notre projet vise à étudier chez le rongeur différentes façons d'administrer des médicaments pour voir comment ils affectent les dommages cérébraux, les saignements dans le cerveau et la récupération après un AVC. Nous utiliserons un modèle d'AVC chez le rat, largement utilisé en recherche. Cela nous permettra d'étudier comment différents traitements pourraient aider les rats à se remettre après un AVC, ce qui pourrait avoir des implications importantes pour le traitement des patients victimes d'AVC. Ce projet sera réalisé sur deux sites, avec un site pour la réalisation des chirurgies et l’évaluation comportementale et un site pour l’imagerie.

Bénéfices attendus

Actuellement, la prise en charge des patients en phase aigüe de la pathologie repose sur l’administration de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA), capable de dissoudre les thrombi, associée ou non à la thrombectomie chirurgicale. Cependant, en raison des effets secondaires du tPA et de la difficulté relative de la procédure de thrombectomie, seule une faible proportion des patients (

Procédures

Se déroulera à J-1 un prélèvement de sanguin sur tous les animaux vigiles au niveau de la veine caudale. Ce prélèvement ne prendra pas plus de 5 minutes. Tous les animaux de cette DAP seront soumis à une chirurgie au niveau du cou afin de pouvoir injecter un caillot de sang dans la carotide interne provoquant ainsi un AVC. Une fibre doppler sera positionnée sur la tête afin de valider l’AVC. Cet acte chirugical durera 30 minutes, AVC + pose de la fibre. A J+1 et J+7, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 20 minutes. Les animaux passeront également une batterie de test comportementaux, jusque 3 jours avant l’induction de l’AVC pour déterminer l’activité basale, puis à J1, J3 et J7. Nous comptons un total de 15 minutes pour la prise du neuroscore et moins de 10 minutes pour le corner test. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une anesthésie léthale. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes, comprenant la récupération de tissu post-mortem.

Impact sur les animaux

Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC à savoir des déficits sensorimoteurs dus aux lésions cérébrales de certaines parties du cerveau. Ces déficits sont visibles chez l'animal à court et moyen terme, ce qui nous permet d'effectuer des tests comportementaux et de tirer des conclusions pertinentes. Après un AVC, les animaux peuvent présenter des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire des membres du côté opposé à la lésion cérébrale. Dasn les premiers jours suivant l'AVC, ils peuvent également rencontrer des difficultés à manger, à boire et à intéragir avec leur environnement, nécessitant une surveillance particulière.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Ce projet correspond aux étapes des tests d’innocuité et d’efficacité de thérapeutiques in vivo faisant suite aux nombreuses expérimentations et validations réalisées in vitro par les industriels financeurs. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information obtenue avec l’expérimentation animale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature et au sein de notre laboratoire font des rats le modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, rattus norvegicus est l’une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ischémique, permettant une analyse comparative et critique des résultats obtenus.

Réduction

Pour l’étape de mise au point, nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction tout en aquérant un certain niveau d'expertise technique. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire pour cette étape de mise au point, a été calculé selon l’expérience de l’expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes) désigné pour réaliser ces gestes chirurgicaux. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Les données extraites de la littérature scientifique préclinique, combinées surtout à une étude de détermination de la puissance statistique régulièrement mise à jour avec nos données permettent de définir un nombre minimal d’animaux de 15 par groupe dans nos conditions protocolaires. Cette approche nous offre la capacité de visualiser des différences réelles de manière statistiquement significative entre les groupes étudiés. Afin d’anticiper les exclusions d’animaux, l’augmentation de l’effectif à 20 par groupe expérimentaux est prévu mais non obligatoire pour atteindre un effectif final satisfaisant de 15 animaux par groupe. Maintenir cette marge de sécurité contribue à assurer la validité scientifique de notre projet tout en respectant les normes éthiques et les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche. Ainsi, en optimisant le nombre d'animaux utilisés, nous parvenons à concilier l'efficacité de notre projet avec sa valeur scientifique, conformément aux principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages conformes à la Directive, isolées des nuisances sonores, avec enrichissements, nourriture et eau ad libitum. Les rats sont maintenus à 2 par cage. Le bien-être est suivi deux fois par jour en semaine et quotidiennement les week-ends et jours fériés par du personnel qualifié. Lors des chirurgies, les animaux sont anesthésiés avec analgésie pour soulager la douleur. La température corporelle des rats sera maintenue stable pendant la chirurgie. Le site opératoire est tondu, désinfecté et reçoit une application d'anesthésiant local. Les sutures seront faites par points séparés afin de limiter le risque de déhiscence. Au réveil, les animaux sont placés en cage individuelle chauffée, puis remis en cage avec alimentation facilitée et gel nutritif. La surveillance est continue et renforcée en post-opératoire immédiat. Les points limites sont définis ; en cas de dépassement, ils seront mis à mort. Un suivi strict est assuré les jours suivants (pesée, état général). Le transport entre établissements s’effectue dans les cages d’origine, sur chariot, via un passage souterrain sans exposition extérieure, avec maîtrise des vibrations. À l’arrivée, une période de repos d’1 h est respectée avant toute manipulation.

Choix des espèces

Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale la plus étudiée dans la recherche sur les maladies neurodégénératives, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies vasculaires et génétiques entre l’Homme et le rat, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font des rats un modèle animal privilégié pour la recherche préclinique. Dans le contexte spécifique de l'AVC ischémique, l'utilisation des rats devient incontournable. En effet, elle offre la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme. Les animaux utilisés seront âgés de 6 semaines le jour de l’induction de l’AVC pour un poids allant de 250 à 275 g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec celles dèjà disponible dans notre laboratoire et dans la littérature scientifique du domaine.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 480
Souffrances
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Devenir
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La lignée employée porte la délétion d'un gène dont l'absence tue environ la moitié des souris femelles porteuses autour de la naissance, les survivantes pesant près de 10 % de moins que les autres. 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue du maintien de la lignée. Les femelles knock-out sont accouplées jusqu'à l'âge de six mois, le porteur ne déclarant d'autre intervention que la mise en reproduction et l'observation quotidienne des gestations et des naissances. Il ajoute que le prélèvement de tissus d'embryons se situe hors du champ réglementaire, ce qui place ces souris hors des 480 déclarées.

Objectifs

Ce projet vise à comprendre le rôle d'une protéine dans l'inactivation du chromosome X (ICX), mécanisme indispensable au développement normal des mammifères femelles, qui possèdent deux chromosomes X et doivent en éteindre un pour éviter une double dose de gènes. Des travaux récents ont montré que cette protéine est cruciale pour l'organisation des régions chromatiniennes compactées et peu actives : son absence perturbe l'organisation de l'ADN, modifie l'expression génique et altère la plasticité cellulaire. De façon frappante, un modèle murin knock-out pour ce gène révèle une létalité spécifique aux femelles autour de la naissance et un poids de naissance réduit, suggérant un défaut d'ICX en l'absence de cette protéine, avec des conséquences sur le développement de l'embryon et du placenta, un tissu où le contrôle du chromosome X est plus fragile. Le projet comporte deux objectifs : analyser l'impact de la perte de cette protéine sur l'ICX au cours du développement embryonnaire (Objectif 1), puis étudier ses effets sur le développement des embryons mâles et femelles, en se focalisant sur le placenta (Objectif 2) afin de mieux comprendre comment l'organisation nucléaire du chromosome X inactif conditionne des étapes clés du développement et la spécialisation cellulaire.

Bénéfices attendus

Le bon déroulement de ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le développement embryonnaire et extra-embryonnaire, les différences entre les sexes et le contrôle épigénétique des gènes. Cela pourra avoir des implications futures en médecine régénérative et de la reproduction, mais aussi en oncologie où notre protéine candidate est utilisée comme biomarqueur. Ce projet nous permettra d’approfondir nos connaissances sur les dimorphismes sexuels, et ouvrira de nouvelles avenues thérapeutiques pour le traitement des cancers en prenant en compte le sexe des patients.

Procédures

Les femelles dans lesquelles notre gène candidat a été enlevé seront utilisées pour maintenir la lignée dans notre animalerie. Elles seront utilisées jusqu'à leur 6 mois, exclusivement pour les accouplements. Les animaux seront donc soumis à des interventions limitées, principalement liées au maintien de la lignée et à l’étude du développement : - Mise en reproduction Les souris adultes seront placées en reproduction de manière contrôlée. Cette étape consiste à héberger un mâle et une femelle ensemble. - Suivi des gestations et des naissances Les femelles gestantes seront observées quotidiennement (quelques minutes par jour) afin de suivre le bon déroulement de la gestation et des naissances. - Phénotype lié au modèle génétique Le modèle étudié entraîne des effets sur le développement : environ 50 % des femelles porteuses de la modification génétique ne survivent pas autour de la naissance, et les individus survivants présentent un poids légèrement inférieur à la normale (~10%). Ces effets sont inhérents au modèle et ne résultent pas d’une intervention expérimentale directe.

Impact sur les animaux

La mort périnatale arrive régulièrement et ne touchera qu'un huitième de la portée en moyenne, ne devant pas générer de stress excessif chez les mères. Les femelles KO qui survivent montrent un décifit de poids de 10% dont on ne connaît pas la cause à ce jour, cependant ces souris présentent un comportement similaire aux souris sauvages (fertilité et durée de vie).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette procédure de maintien de lignée. Par contre, les animaux utilisés pour prélèvement de tissus d'embryons est hors champ réglementaire.

Remplacement

Notre travail se base sur des données produites en amont sur des modèles de culture cellulaire (cellules souches embryonnaires femelles). L'extinction de l'expression des gènes sur le chromosome X ou inactivation du chromosome X, est un mécanisme crucial, qui n'a lieu que chez les mammifères. Il n'existe pas aujourd'hui de modèle cellulaire adéquat pour l'étude de l'embryon avant implantation. Le laboratoire de nos collaborateurs développe actuellement de nouveaux modèles de cellules souches pour réduire dans le futur l'utilisation d'animaux.

Réduction

Le maintien de la lignée est réalisé avec le nombre minimal de cages reproductrices, afin de limiter la production d’animaux surnuméraires. Les croisements sont planifiés en fonction des besoins expérimentaux, et les animaux produits sont utilisés à la fois pour le maintien de la colonie et pour les analyses, afin de maximiser les données obtenues à partir de chaque individu.

Raffinement

Nous prenons soin d'effectuer une manipulation minimale des animaux vivants. Nos expériences portent uniquement sur l’accouplement des animaux transgéniques dans le but de maintenir la lignée où notre gène d'intérêt a été délété. Des balles de coton pour permettre la réalisation de nids et « cabanes » de carton pour leur permettre de se regrouper à l’abri de la lumière quand elles le désirent leur seront fournis. Autant que possible, nous regrouperons les animaux afin qu’ils bénéficient de conditions de vie les plus proches de celles de leur espèce.

Choix des espèces

Ce projet vise à comprendre le rôle de notre protéine d'intérêt dans l'extinction de l'activité des gènes sur le chomosome X et son maintien pendant certaines étapes embryonnaires de la souris (jours 12,5-18,5 après conception). Les approches expérimentales ne sont pas envisageable chez l'humain (embryon) et le modèle animal suffisamment proche et connu est le modèle souris. En effet, l'extinction de l'activité des gènes sur le chomosome X est spécifique aux mammifères. Le modèle souris constitue le modèle de choix pour de nombreuses raisons. 1) Le modèle mammifère est obligatoire. 2) la connaissance de la génétique et du génome murin est essentielle. 3) Les souris sont un modèle d'étude aisé car le taux de reproduction est élevé, les générations rapides et la production d'embryons maîtrisée. 4) les modèles transgéniques murins utiles à notre étude sont déjà existants. 5) De nombreuses données transcriptomiques ont déjà été obtenues au laboratoire sur des modèles souris proches et constituent une base de connaissance nécessaire pour ce projet. 6) Enfin, des méthodes alternatives (études in cellulo et in vitro) complémentaires seront conduites mais ces approches ne peuvent pas se substituer à l'utilisation d'animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1700
Rats : 1700
Souffrances
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▲ 3400
Devenir
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Une injection de streptozotocine détruit les cellules du pancréas et provoque une hypoglycémie sévère, dont le porteur attend 10 à 15 % de mortalité. 1 700 souris et 1 700 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour récupérer leurs tissus et leur sang. Devenus diabétiques et amaigris, ils subissent jusqu'à vingt et une prises de sang hebdomadaires chez la souris et quinze chez le rat, des tests de sensibilité mécanique et thermique de trente minutes en cage de contention, une échographie cardiaque sous anesthésie, et vingt heures en cage à métabolisme sur grille, hébergement dont le porteur reconnaît qu'il induit un fort stress et un risque d'hypothermie. Les composés évalués ne sont jamais nommés, et l'effectif de 3 400 rongeurs n'est rattaché à aucun calcul.

Objectifs

Le diabète de type I peut être induit chez le rongeur par destruction des cellules du pancréas à l’aide d’un agent pharmacologique. Lorsqu’un trop grand nombre de cellules sont détruites, l’animal devient diabètique de type I. Les conséquences de la destruction des cellules sont une augmentation du taux du sucre dans le sang. Cela va être toxique pour certains organes tels que les nerfs et neurones périphériques touchant la sensibilité, la motricité, le transit intestinal et le rythme cardiaque et le rein. Ces comorbidités associées au diabète altèrent de façon importante la qualité de vie des patients et sont létales arrivées à un certain stade de la maladie. Or ces comorbidités ne sont pas ciblées par des médicaments efficaces ou alors ciblés par des médicaments peu efficaces. Ainsi, il est important de développer des modèles précliniques permettant l’implémentation de médicaments ou des nouveaux médicaments plus efficaces sur le marché. Nous réaliserons 40 projets sur 5 ans.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’étude de nouvelles molécules thérapeutiques plus efficaces sur la neuropathie (altération des neuronnes périphériques), l’insuffisance cardiaque et la néphropathie diabétiques (altération de la fonction rénale associée au diabète).

Procédures

Les animaux recevront des administrations de divers composés (molécule chimique induisant le modèle et composés à tester), les administrations se font sur animal vigile (environ 30 secondes) ou sur animal anesthésié (environ 2 minutes). La sensibilité mécanique et thermique est réalisée sur animal vigile et dure environ 30 minutes où l'animal est dans une petite cage et un stimulus mécanique ou thermique est appliqué maximum 5 fois 10 secondes à intervalle de 5 minutes et ce à 3 reprises durant le projet. Des prélèvements de sang auront lieu toutes les semaines (soit 21 prélèvements pour la souris et 15 pour les rats maximum), sur animal anesthésié (2 minutes) ou vigile (30 secondes). Pour mesurer la fonction cardiaque, nous réaliserons une échographie, l’animal est anesthésié et une sonde est posée sur son thorax. Cette mesure dure environ 20 minutes. Pour mesurer le débit de filtration du rein, l'animal est anesthésié pendant 5 minutes pour placer le moniteur sur dos et injecter le composé fluorescent puis il est réveillé et maintenu en cage individuelle pendant 2h de mesure. Le moniteur est ensuite retiré et l'animal est remis dans sa cage d'origine. Nous récolterons l'urine sur une durée de 20h, l'animal sera donc mis en cage individuelle à métabolisme. Ces mesures seront réalisées 1 fois, en fin de période de traitement.

Impact sur les animaux

L’injection du composé chimique va engendrer un relargage massif d’insuline, donc une hypoglycémie sévère (baisse du taux de sucre dansle sang). Pour limiter cet effet qui peut être mortel, une supplémentation en sucre est mise en place pendant la phase critique (dès l’injection et jusqu’à 24h après la dernière injection). D’après notre expérience, nous attendons 10 à 15% de mortalité. L’état diabétique va induire une perte de poids très importante. Les administrations de traitements réalisées à répétition peuvent générer un stress chronique. Bien que les composés à tester ont pour but d’améliorer l’état de santé de l’animal, ils peuvent avoir des effets adverses. Les prélèvements de sang réalisés peuvent entrainer une infection au niveau du site de prélèvement, notamment sur des animaux diabétiques. Les mesures de sensibilité mécanique et thermique peuvent engendrer un stress et/ou une douleur modérée. Certaines mesures impliquent une anesthésie d’environ 20 minutes. Dans de rares cas, l’animal peut ne pas supporter l’anesthésie. Le test de tolérance au sucre, sur un animal diabétique peut induire des difficultés de retour à une glycémie basale (taux de sucre normal), cela peut entrainer une légère baisse d’activité. Les récoltes urinaires en cage métabolisme implique un hébergement sur grille, en individuel pendant 24h. Cela induit un fort stress et un risque d’hypothermie (baisse de la température corporelle).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les tissus et le sang dans le but d’évaluer l’efficacité des composés.

Remplacement

Le diabète est une pathologie touchant de nombreux organes et les atteintes nerveuse et rénale sont des conséquences de ce dérèglement multi organique qui se passe de façon séquentielle dans un ordre bien précis lors du développement de la maladie. Pour trouver un traitement efficace ciblant ces deux comorbidités, l'utilisation d'un modèle animal est nécessaire pour mimer à la fois l'atteinte multi-organique et l'évolution de la pathologie au cours du temps. Les cultures de neurones et de cellules rénales peuvent être envisagées dans un premier temps et constitue un des axes de recherche et développement de la société. Cependant cette méthode, bien qu'elle puisse diminuer l'utilisation d'animaux à des fins de recherche, ne pourra pas se substituer à l'utilisation de ces derniers puisque les comorbidités citées sont la conséquence de ce dérèglement multi-organique. L'utilisation d'un composé chimique pour induire le diabète peut être également remplacée par l'utilisation d'animaux spontanément diabétique grâce à des mutations génétiques et sont des modèles auxquels la société s'attarde dans ses axes de recherche et développement.

Réduction

Toutes les procédures seront réalisées sur le même animal afin de réduire le nombre d’animaux inclut dans l’étude. Des tests statistiques sont réalisés pour démontrer l'efficacité d'un composé.

Raffinement

Dès la première injection du composé chimique, le bien-être de l’animal sera suivi quotidiennement (mesure du poids et des consommations alimentaire et hydrique, 1 fois par semaine). Une supplémentation en sucre, permettant de limiter la chute du taux de sucre dans le sang qui peut être mortelle, est mise en place durant la phase critique. Une double litière sera déposée en fond de cage pour éponger l'urine produite en abondance et garantir le confort de l'animal. Jusqu'en fin d'étude, des changements significatifs dans le comportement des animaux peuvent être annonciateurs de douleur : une démarche altérée ou une posture recroquevillée ou une déshydratation/perte d’appétit ou les yeux mi-clos ou une absence de selles ou une diarrhée, ou une absence de comportement de toilettage ou à l’inverse un léchage excessif ou une sécrétion de porphyrine au niveau du nez et des yeux, entraineront un examen clinique poussé. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre les points limites, ce dernier sera mis à mort.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des modèles bien connus pour l’étude du diabète et de ses complications. De plus, il est possible d’induire chez nos rongeurs des atteintes similaires à celles observées chez l’Homme et d’en suivre l’évolution avec les mêmes outils qu’en médecine humaine. Nous utiliserons des animaux adultes donc à partir de l’âge de 8 semaines car le modèle a été développé historiquement comme cela donc nous avons énormément de recul sur l’effet du composé chimique à cet âge et nous souhaitons étudier la maladie se développant chez les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 2896
Souffrances
▲ -
▲ 2890
▲ 6
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Devenir
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 6
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 2890

Six femelles seront stérilisées et gardées dans l'élevage, les autres tuées pour prélever leurs organes : 2 896 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt femelles reçoivent sous la peau, sous anesthésie, un à trois comprimés de ciclosporine, et quatorze d'entre elles subissent ensuite jusqu'à neuf micro-prélèvements sanguins, une contention de dix à quinze minutes pour mesurer leur tension, et un recueil d'urine. Leur descendance passe par les mêmes mesures, le projet cherchant à savoir si l'exposition à cet immunosuppresseur avant la naissance abîme les reins ou la fertilité une fois adulte. Le porteur indique que des cultures de reins fœtaux humains exposés au médicament ont déjà montré une baisse de la fonction rénale après sept jours, et retient la souris parce que ces cultures ne reproduisent pas une exposition longue.

Objectifs

Depuis les années 1980, des femmes ayant reçu une greffe d’organe ou prenant des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire peuvent mener une grossesse à terme. Pendant la grossesse, ces médicaments — appelés immunosuppresseurs (IS)— doivent être ajustés avec soin. Ils servent à empêcher le rejet de la greffe et à protéger la mère contre les infections mais exposent le bébé. Parmi les médicaments les plus utilisés figure la ciclosporine. Comme ces traitements ne peuvent pas être arrêtés, le bébé y est forcément exposé pendant la grossesse. Après la naissance, des études ont estimé que les concentrations sanguines de médicaments étaient faibles et sans conséquence pour le développement ultérieur de l'enfant. Mais on ne sait pas encore si cette exposition peut avoir des effets plus tard dans la vie, par exemple sur les reins ou la fertilité. Aucune étude n’a suivi ces enfants jusqu’à l’âge adulte. Pour répondre à ces questions, ce projet étudie chez la souris les effets de la ciclosporine sur la grossesse, les reins de la mère, la fertilité et les risques d’hypertension des petits exposés avant la naissance, et la santé de leurs reins une fois adultes. La souris est un bon modèle, car elle permet d’observer rapidement (en environ 80 jours) les effets du médicament sur la mère et sur sa descendance, tout en limitant les risques liés à l’immunosuppression.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, on ne sait pas encore si le fait d’être exposé avant la naissance à certains médicaments immunosuppresseurs peut augmenter le risque, une fois adulte, de développer de l’hypertension ou une maladie rénale chronique. Pourtant, cette question est très importante pour les parents et les médecins qui suivent les enfants nés de femmes greffées. On ignore également si cette exposition pendant la grossesse peut avoir un impact sur la fertilité des enfants une fois qu’ils deviennent adultes. Ce point n’a encore jamais été étudié. Ce projet se concentre sur un médicament en particulier : la ciclosporine. L’objectif est de vérifier si les enfants exposés pendant la grossesse présentent : • une hypertension artérielle, • des problèmes de fonctionnement des reins, • ou des troubles de la fertilité. Nous analyserons aussi au microscope les tissus des reins et des organes reproducteurs pour voir s’il existe des anomalies. À plus long terme, des études sur d’autres traitements utilisés chez les femmes greffées pourront être menées afin de comprendre leurs effets séparément ou en combinaison. Les résultats attendus permettront d’améliorer le conseil prénatal des femmes qui envisagent une grossesse sous IS, de favoriser le dépistage et la prévention chez les enfants et les jeunes adultes qui ont été exposés pendant la grossesse à ces traitements IS.

Procédures

20 souris recevront sous la peau, 1, 2 ou 3 comprimés de médicament, sous anesthésie et analgésie (1 fois, 20 minutes par animal). Préalablement ces animaux auront reçu une injection sous-cutanée d'analgésique, réalisée sur animal vigile (moins d'une minute par animal). Six de ces femelles seront stérilisées et conservées dans l'élevage. Les 14 femelles restantes auront 1-des micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 9 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine, 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal, et 3- un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois). Les animaux de première génération (nées des 14 femelles traitées) feront l'objet de : 1- plusieurs micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 3 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine (24 animaux concernés), 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal (36 animaux concernés) et 3-un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois) (24 animaux concernés).

Impact sur les animaux

Stérilisation des femelles : douleur modérée suite à la chirurgie, risque d'infection post chirurgie. Implantation des comprimés en sous-cutanée : douleur légère. Effets de l'immunosuppresseur sur les mères traitées et sur leur descendance : -risque de dommages sur les reins qui sera surveillé par des dosages dans le sang et dans les urines. Des micro-prélèvements de sang répétés entraineront du stress et une douleur légère. Recueils d’urine : léger stress de la contention. -risque d'hypertension : léger stress de la contention pendant la mesure de la pression sanguine.

Devenir

Six femelles traitées au médicament seront stérilisées et conservées au sein de l'élevage. Le reste des animaux sera mis à mort afin de collecter les organes qui permettront de mener les analyses biologiques nécessaires pour évaluer l'impact de l'exposition.

Remplacement

Des études réalisées chez des femmes exposées aux IS suite à une transplantation rénale, ont estimé que les concentrations sanguines de médicament chez le nouveau-né étaient très faibles et sans conséquence pour son développement ultérieur dans les premières années de vie. Par ailleurs, des études ex vivo de reins fœtaux humains exposés à l'IS et réalisés au laboratoire, ont montré une diminution de la fonction du rein, après 7 jours d’exposition. Ces cultures ex vivo ne peuvent cependant pas mimer un temps long d’exposition. Pour connaitre l’impact des expositions in utero à la ciclosporine, et mettre en évidence l’existence d’une hypertension artérielle, la présence d’anomalies de la fonction rénale ou de troubles de la fertilité chez les descendants, le modèle souris présente l’avantage de pouvoir réaliser une exposition avant, pendant et après la gestation couvrant toute la période de l’allaitement, ce qui n’est pas possible sur le modèle ex vivo déjà réalisé.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, une première étude préliminaire sera réalisée avec un petit nombre de souris. Trois groupes de 3 souris recevront chacun différentes doses de ciclosporine, et trois groupes de 1 souris recevront un traitement placebo (sans médicament) pour chaque dose étudiée. Au total, 12 souris femelles âgées de 5 semaines seront utilisées lors de cette phase. Ce nombre a été calculé à partir de données obtenues lors d’études précédentes afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en obtenant des résultats exploitables. Dans un second temps, une étude plus complète sera menée. Le nombre de souris nécessaires sera déterminé à l’aide d’un calcul statistique afin de garantir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux en excès. La première phase permettra d’identifier la dose de ciclosporine la plus adaptée, ce qui évitera de multiplier les groupes de traitement lors de la suite de l’étude.

Raffinement

« Les animaux sont hébergés en groupe (au nombre maximum de 4 par cage). De l’enrichissement est ajouté : matériel de nidification (carré de coton) et un objet pour se mettre à l’abri. Le suivi du poids et une observation clinique quotidienne des souris permettront de prévenir la survenue de problèmes potentiels. Une grille de suivi du bien-être des animaux est établie et inclut les critères de poids corporel, d’apparence générale et de comportement. Le comportement maternel (allaitement, déplacement et toilettage des petits) sera également contrôlé. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques à la procédure seront appliqués, comme la perte de poids ou une altération de l'apparence et du comportement.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour cette étude car elle permet d’observer rapidement les effets du traitement immunosuppresseur sur la mère et sur ses petits. Les chercheurs utiliseront une lignée de souris dont les individus présentent des différences naturelles entre eux, un peu comme chez les êtres humains. Cela permet d’obtenir des résultats plus représentatifs de la réalité. Cette lignée est souvent utilisée pour évaluer les effets de médicaments ou d’autres substances chimiques. Elle présente également des avantages pratiques : chaque portée compte généralement une douzaine de souriceaux qui survivent majoritairement après la naissance. Cela permet d’étudier un plus grand nombre d’animaux et d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables. Des souris adultes et matures sexuellement (mâles et femelles) sont suivies pour déterminer leurs capacités reproductrices et seront aussi utilisées pour 1- des mesures de la tension artérielle, 2-des recueils urinaires et 3- des micro-prélèvements sanguins.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 4480
Souffrances
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▲ 4480
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Devenir
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 4480

Cinquante-deux semaines de régime enrichi en graisses, en sucres et en cholestérol, l'ablation des deux ovaires, quarante-quatre heures en cage individuelle : 4 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par dislocation cervicale pour prélèvement des tissus. S'y ajoutent six prises de sang à la joue après six heures de jeûne, quatre échographies cardiaques sous anesthésie, des gavages ou injections suivis d'une incision de la queue et d'un prélèvement toutes les quinze minutes pendant deux heures. L'objet déclaré est de comprendre pourquoi les œstrogènes protègent les femmes des maladies chroniques du foie, en supprimant ces hormones chez des souris femelles pour observer ce qui se passe ensuite. Le porteur écrit que la souris est le "meilleur modèle expérimental" parce que des lignées transgéniques dépourvues des deux protéines étudiées existent déjà dans le foie.

Objectifs

Le syndrome métabolique touche actuellement 38% de la population mondiale. Au niveau du foie, les complications de ce syndrome se caractérisent par une accumulation de graisses dans cet organe. Ce stade précoce et bénin peut évoluer vers des stades plus graves, caractérisés par une inflammation et une fibrose conduisant à une dysfonction de l’organe. L’ensemble de ces atteintes hépatiques chroniques, nommées hépatopathies métaboliques (HM), représentent la première cause de transplantation de foie et sont associées à des complications cardiaques. Comprendre les mécanismes contrôlant la progression des HM est crucial pour identifier les patient(e)s à risque et développer des traitements préventifs et/ou curatifs actuellement inexistants. Les données cliniques et scientifiques montrent que les femmes sont protégées de la survenue et de la progression de ces HM et de leurs complications grâce aux hormones sexuelles féminines, les œstrogènes. Dans ce projet nous souhaitons déterminer le rôle de 2 protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie dans la progression des HM. Ce projet permettra de comprendre la fonction des hormones sexuelles à l’origine des différences liées au sexe dans la susceptibilité aux HM. Il nécessite l’utilisation d’animaux de laboratoire, car, à l'heure actuelle, les modèles et lignées cellulaires disponibles ne permettent pas de reproduire la complexité du système hormonal et ne conservent pas leurs caractéristiques sexuelles.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera donc des connaissances essentielles permettant de comprendre les mécanismes protégeant les femmes du développement de ces maladies. Il permettra l’élaboration de stratégies thérapeutiques préventives et /ou curatives adaptées au sexe contre ces atteintes hépatiques qui représentent aujourd'hui la première cause de transplantation de foie dans le monde.

Procédures

Les animaux anesthésiés subiront une opération chirurgicale de 15 minutes avec utilisation d’antalgique pour limiter la douleur post-opératoire – La moitié des animaux auront une alimentation riche en graisse et en sucre pendant 52 semaines et seront hébergés à thermoneutralité - les animaux vigiles seront placés en isolement pendant 90 à 120 secondes, à trois reprises - A 6 reprises nous serons amenés à effectuer des prises de sang à la joue des souris vigiles après 6 heures de jeûne (1 minute par animal) – A 4 reprises, les animaux anesthésiés auront une échographie cardiaque d’environ 10 minutes pour chaque animal - Les animaux vigiles recevront soit un gavage soit une injection d’une durée de 20 secondes par animal suivi par une incision au niveau de la queue et le prélèvement d’une goute de sang toutes les 15 minutes sur une durée totale de 2h - A 2 reprises les animaux seront transportés dans leurs cages d’origine dans un autre établissement (durée inférieure à 10 minutes) - Les animaux seront mis dans des cages individuelles pour une durée totale de 44 heures. « A la fin de l'expérimentation une prise de sang sur chaque animal vigile sera effectuée et, directement après, il sera mis à mort.

Impact sur les animaux

Pour l’ovariectomie, c'est-à-dire l'ablation des 2 ovaires, comme pour tout autre acte de chirurgie, les risques attendus sont majoritairement des complications post-opératoires comme des infections, hémorragies, des adhérences internes et des problèmes de cicatrisation (fils cassés). De plus, même si la prise en charge de la douleur est totale lors de cette procédure, l’animal peut ressentir une gêne temporaire lors du réveil dont les signes sont le poil hérissé, l’isolement des congénères et/ou une perte de poids supérieure à 10%. Enfin, des fils de suture peuvent être arrachés les jours suivant l’opération. De plus, les animaux pourraient subir plusieurs nuisances ou effets indésirables au cours de leur vie allant d’inconforts à des douleurs légères sur de courtes durées. L’inconfort et/ou le stress pourrait survenir lors des mesures de poids (temps inférieur à 1 min) lors des 52 semaines de régime western diet (régime enrichi en graisse, sucres et cholestérol) ou encore lors de la détermination de leur composition corporelle et des transports entre différents établissements utilisateurs (durée inférieure à 10 min). Des douleurs légères n’excédant pas quelques secondes pourraient survenir lors des prises de sang ou lors des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline ou encore lors des injections intrapéritonéales. Également, un stress pourrait être subit par les animaux liés à l’isolation de leurs congénères lors des mesures de la composition corporelle ou des mises en cage à métabolisme.

Devenir

A l'issu de la procédure tous les animaux seront euthanasiés par dislocation des cervicales.

Remplacement

Les effets sur tout l'organisme des hormones sexuelles dont les œstrogènes, synthétisés majoritairement par les ovaires, font intervenir des dialogues inter-organes, notamment centraux, et inter-cellulaires à l’échelle de l’organisme qui restent encore non modélisables par des approches cellulaires. Des modèles alternatifs ont été décrits pour l’étude des HM, notamment des modèles de lignées cellulaires d'hépatocytes incubés avec des cocktails de graisses et de sucres permettant de mimer le stockage de graisses dans les cellules qui est caractéristique des HM. Cependant ces modèles ne permettent pas encore d’étudier l’effet des hormones sexuelles et leur rôle dans le développement de l'inflammation et de la fibrose hépatique, qui sont des éléments majeurs dans le développement des complications liées aux HM. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre l'impact physiologique des hormones sexuelles à l'échelle de l'organisme.

Réduction

Nous avons soigneusement conçu les expériences pour, à la fois, répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs, c'est-à-dire 10 animaux par groupe expérimental. Ainsi, le nombre d'animaux a été déterminé par un calcul de puissance et basé sur les résultats antérieurs d'études similaires.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées conformes à la directive européenne. Du papier et du carton sont fournis pour permettre aux souris de fabriquer des nids et exprimer des comportements naturels. Des tunnels en carton favorisent leur activité physique et leurs interactions sociales. La préhension des animaux se fera grâce à un tube en plastique pour soulever les animaux. Une grille de scoring, en collaboration avec les zootechniciens, permet de surveiller en temps réel l'état de santé et de confort des animaux et d'adapter les conditions expérimentales si nécessaire. Lors de l'ablation des ovaires, la diminution de la température corporelle sera limitée par un tapis chauffant. Un gel occuloprotecteur préviendra le dessèchement des yeux. La douleur et la sédation seront contrôlées par des injections d'analgésiques et l'inhalation d'anesthésiants. Les complications post-opératoires potentielles incluent le développement d’infections, d’hémorragies, d’adhérences internes et des problèmes de cicatrisation. Une injection supplémentaire d'analgésique sera réalisée 6h après l'opération pour éviter toute gêne au réveil. Une surveillance quotidienne sera assurée pendant 7 jours. En cas de signes de douleur (poils hérissés, isolement, perte de poids >10%), une intervention analgésique sera initiée en concertation avec le vétérinaire. Si les symptômes persistent, l’animal sera mis à mort par dislocation des cervicales. En cas de déchirure des fils de suture le lendemain, une réintervention sous anesthésiants et analgésiants sera effectuée sous surveillance stricte. Pour les prélèvements de sang sur animal vigile, les animaux seront laissés au maximum libres de leurs mouvements. Les animaux sont transportés suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les animaux sont gardés dans leur cage d’origine pour le transport d’une durée de moins de 10 minutes avant l'euthanasie. Pour les mâles aussi bien que pour les femelles, la répartition des animaux dans les cages n’est pas modifiée par rapport à leur arrivée en zootechnie d’expérimentation.

Choix des espèces

Dans ce projet nous souhaitons étudier le rôle de deux protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie et impliquées dans la progression des HM. Donc la souris est le meilleur modèle expérimental car il existe des modèles transgéniques dans lesquels ces protéines ont été supprimées dans le foie spécifiquement. Aussi, dans les études publiées par différentes équipes, les mécanismes métaboliques sont pour beaucoup bien décrits chez la souris, avec une transposabilité à l'Homme élevée. En conséquence, la souris demeure une espèce de choix pour ce projet de recherche basé sur les effets des hormones sexuelles sur la progression des HM et leurs conséquences cardiaques. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d’âge, correspondant à la phase de fin de croissance et de maturité sexuelle et hépatique.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 72
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 72

Anesthésiés, injectés une fois de rézafungine dans la veine de la queue, puis surveillés quotidiennement, 72 rats sont utilisés dans des procédures que le porteur classe en souffrance légère. Un antalgique leur est administré sous la peau quinze minutes avant une anesthésie profonde à l'isoflurane. Les mises à mort s'échelonnent ensuite selon les points de cinétique, entre une heure et quatorze jours après l'injection. Le sang, puis le cartilage et l'os du genou sont prélevés pour mesurer combien d'antifongique atteint ces tissus.

Objectifs

Les infections causées par des champignons des os et des articulations sont rares mais sérieuses. Elles sont difficiles à traiter parce que : les médicaments antifongiques (anti-champignons) existants pénètrent parfois mal dans l’os ou l’articulation, ils doivent être pris longtemps, ils peuvent provoquer des effets secondaires ou des interactions avec d’autres traitements, certains champignons deviennent résistants, et plusieurs médicaments nécessitent des injections répétées. La rézafungine est un médicament pour traiter ces champignons récemment disponible en France. Sa particularité est qu'elle reste très longtemps dans l’organisme, ce qui permet une injection seulement une fois par semaine. Cette caractéristique pourrait en faire une option intéressante pour les infections osseuses ou articulaires, qui nécessitent une exposition prolongée au médicament. Le projet décrit vise à mesurer directement, chez le rat : la quantité de rézafungine dans les tissus osteo-articulaires, à différents moments après une injection, pour comparer ces concentrations à celles du sang. L’idée est de comprendre si la rézafungine diffuse suffisamment dans ces tissus pour être efficace et si son comportement chez le rat est cohérent avec ce qu’on connaît déjà chez l’humain.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de vérifier si ce médicament atteint bien l’os et l’articulation en quantité suffisante après injection, pour savoir si ce médicament pourra vraiment soigner les infections provoquées par des champignons des os et des articulations chez les futurs patients.

Procédures

Tous les animaux recevront une injection unique dans la veine de la queue, afin d’administrer la rézafungine (environ 1 min, classe légère de douleur). Pour minimiser le stress, les rats seront anesthésiés pendant l’injection. La deuxième nuisance de niveau de douleur léger, sera l'injection d'un anti-douleur par voie sous cutanée (moins d'une minute) 15 minutes avant une anethésie profonde à l'isoflurane pour le prélèvement de sang.

Impact sur les animaux

Ce type d’injection est très répandu et parfaitement maîtrisé par les personnes en charge de la réalisation des procédures expérimentales. Une nuisance considérée comme légère est l’anesthésie gazeuse réalisée pour permettre l’injection intraveineuse. À ce jour, aucun effet indésirable concernant la rézafungine chez le rat n’est rapporté hormis une réaction allergique. Les rats seront fortement surveillés après l’injection, puis quotidiennement.

Devenir

Pour cette étude, les animaux sont mis à mort séquentiellement à chaque point de cinétique (délais compris entre une heure et 14 jours). Le sang sera prélevé. Puis, différents prélèvements au niveau du genou (cartilage et os) seront prélevés, puis les concentrations en rézafungine seront analysées.

Remplacement

Les expériences en laboratoire et les simulations informatiques permettent de mieux comprendre le comportement des médicaments destiner à combattre les champignons. Toutefois, dans cette situation, elles ne permettent pas de répondre à la question, car il manque encore des informations essentielles sur le comportement du médicament dans l'organisme.

Réduction

Dans un souci d'éthique, le nombre d'animaux par groupe a été limité au maximum, à 8 rats par groupe (avec une représentation équivalente de chaque sexe), ce qui est nécessaire et suffisant pour les modélisations nécessaires à ce projet.

Raffinement

Les injections dans la veine de la queue (une seule dose par animal) seront réalisées sous anesthésie générale et par du personnel formé. Nous surveillerons quotidiennement les animaux. Si des anomalies du comportement étaient observées, les animaux concernés seraient mis à mort conformément aux recommandations éthiques. L’apparition éventuelle d’une infection au site d’injection nous obligerait également à mettre à mort l’animal selon la méthode réglementaire. Toutes les manipulations seront réalisées par du personnel formé.

Choix des espèces

Le rat est choisi car il est très bien adapté aux études sur le devenir des médicaments dans l'organisme au cours du temps. Sa taille permet de réaliser les prélèvements nécessaires, de nombreuses données scientifiques sont disponibles chez cette espèce, et son utilisation évite le recours à des animaux plus grands. Le stade auquel les animaux sont utilisés est un stade où les animaux auront atteint une taille suffisante pour la réalisation de prélèvements et pour lequel le comportement des médicaments présente des grandes similitude avec celui observé chez l'humain.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1930
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 1890
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Devenir
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 1930

1 930 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, alors que le régime riche en graisses qu'elles reçoivent dure de trois à huit jours. Une partie subit une ou deux chirurgies stéréotaxiques du crâne d'environ trente minutes, la seconde servant à fixer une pompe et une canule qui infusent en continu dans le cerveau, et certaines une biopsie de queue pour le tri génétique. Les tests métaboliques ajoutent une injection intrapéritonéale puis jusqu'à six prélèvements de sang à la queue en deux heures. Le porteur annonce des pistes pour prévenir le diabète de type 2, tout en situant l'objectif immédiat dans la confirmation in vivo d'un effet protecteur déjà observé sur des cellules nerveuses cultivées.

Objectifs

Le cerveau, et plus particulièrement l’hypothalamus, joue un rôle majeur dans le contrôle de la prise alimentaire, du poids corporel et de la glycémie. En réponse à une alimentation riche en graisses, cette région cérébrale développe très précocement une réaction inflammatoire, observable dès les premiers jours d’exposition au régime, avant même l’installation de l’obésité. Cette inflammation hypothalamique précoce pourrait contribuer à la dérégulation du contrôle de la glycémie et favoriser l’apparition de troubles métaboliques, notamment l’insulinorésistance et le diabète de type 2. Les mécanismes responsables de cette réponse inflammatoire restent encore mal compris. Nos travaux récents suggèrent qu’une hormone produite localement au niveau cérébral pourrait exercer un effet protecteur sur les neurones hypothalamiques et limiter cette inflammation. L’objectif de ce projet est donc de confirmer cet effet protecteur in vivo, d’identifier les mécanismes impliqués et de déterminer si cette voie de signalisation peut prévenir les altérations métaboliques précoces induites par un régime riche en graisses. Ce projet pourrait ainsi permettre d’identifier de nouvelles cibles centrales d’intérêt pour la prévention des troubles métaboliques associés à l’obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi l’obésité provoque une inflammation dans l’hypothalamus, une région du cerveau qui joue un rôle essentiel dans le contrôle de l’alimentation et de la glycémie. Cette inflammation peut perturber le fonctionnement de l’organisme et favoriser l’apparition de troubles métaboliques, notamment le diabète de type 2. Nous chercherons en particulier à déterminer si une hormone peut protéger l’hypothalamus contre cette inflammation et à identifier les mécanismes impliqués dans cet effet protecteur. Les résultats obtenus pourraient permettre de mieux comprendre le lien entre obésité, inflammation du cerveau et diabète, et contribuer à identifier de nouvelles pistes pour prévenir ou traiter ces maladies.

Procédures

Les souris nécessitant une sélection génétique subiront au préalable une biopsie de queue afin d’identifier celles présentant l’ADN recherché. Les animaux retenus pourront ensuite être soumis à une ou, au maximum, deux chirurgies stéréotaxiques, chacune d’une durée d’environ 30 minutes. La première chirurgie permettra de réaliser une injection unique dans une région précise du cerveau. Chez une partie des souris, une seconde chirurgie permettra de fixer un système de pompe et de canule destiné à assurer une infusion continue dans le cerveau. Par ailleurs, certaines souris ne subiront aucune chirurgie. Les animaux seront nourris avec un régime normal ou un régime riche en graisses pendant 3 à 8 jours selon les groupes. Toutes les souris seront soumises à des mesures de glycémie à différents temps, après une injection intrapéritonéale rapide, d’une durée de 2 à 3 secondes, de glucose, d’insuline ou de pyruvate, utilisé comme molécule test. Les prélèvements seront répétés au maximum 6 fois sur 2 heures, à partir d’une petite goutte de sang prélevée à l’extrémité de la queue, soit 6 × 5 µL au maximum, correspondant à un volume total maximal de 30 µL. Une seule petite incision sera réalisée au début du test ; le même site sera ensuite utilisé pour l’ensemble des prélèvements effectués aux différents temps de la cinétique, sans nouvelle incision.

Impact sur les animaux

Les interventions prévues peuvent entraîner des effets indésirables transitoires chez les animaux. Les principaux effets attendus sont liés aux chirurgies réalisées au niveau du crâne et à la pose éventuelle d’un dispositif d’infusion dans le cerveau. Ils peuvent se traduire par une douleur ou une gêne locale, une baisse temporaire de l’activité, une diminution de la prise alimentaire, une perte de poids, un défaut de toilettage, une prostration ou une réaction accrue lors de la manipulation. Les animaux concernés par une sélection génétique subiront également une biopsie de queue, susceptible d’entraîner une douleur brève, un léger saignement ou une gêne locale transitoire. Les tests métaboliques nécessiteront une injection rapide d’une molécule test ainsi que plusieurs prélèvements d’une petite goutte de sang à l’extrémité de la queue sur une durée maximale de deux heures. Ces manipulations peuvent entraîner un stress ponctuel, une gêne locale limitée et un léger saignement au niveau du site de prélèvement. Une seule incision sera réalisée au début du test, puis le même site sera utilisé pour les prélèvements suivants afin de limiter la gêne. Ces effets sont attendus comme étant de sévérité modérée et généralement de courte durée. Chaque souris fera l’objet d’une surveillance quotidienne à l’aide d’une fiche de suivi individuelle incluant l’évaluation du poids, de la prise alimentaire, du comportement général et de l’aspect du site chirurgical ou du site de prélèvement. Des points limites prédéfinis permettront de mettre en place rapidement des mesures de soutien, de sortir l’animal de la procédure ou, si nécessaire, de procéder à une mise à mort anticipée afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Devenir

à l'issue de l'ensemble des procédures, les animaux seront mis à mort pour prélèvements des tissus

Remplacement

L’étude du contrôle du poids, de l’alimentation et du taux de sucre dans le sang nécessite d’observer le fonctionnement de l’organisme dans son ensemble. En effet, le cerveau communique en permanence avec plusieurs organes, notamment le foie, les muscles et les tissus graisseux. Ces échanges complexes ne peuvent pas encore être reproduits complètement à l’aide de cellules cultivées en laboratoire ou de modèles informatiques. Cependant, les méthodes ne nécessitant pas l’utilisation d’animaux sont privilégiées chaque fois qu’elles permettent de répondre à la question étudiée. Une grande partie du projet a ainsi déjà été réalisée sur des cellules nerveuses cultivées en laboratoire. Ces expériences ont permis d’identifier les mécanismes susceptibles de participer à l’inflammation et de vérifier la pertinence des hypothèses avant leur étude chez l’animal. Le recours à la souris est donc limité aux expériences nécessitant d’étudier les interactions entre le cerveau et les autres organes dans un organisme vivant.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, toutes les expériences pouvant être réalisées sur des cellules cultivées en laboratoire ont été effectuées ou planifiées en priorité. Le nombre d’animaux nécessaire pour chaque expérience a été déterminé à l’avance à l’aide d’un calcul statistique, qui tient compte de résultats déjà obtenus au laboratoire et de notre expérience avec ce type de modèle. Selon les analyses prévues, 5 à 10 animaux par groupe sont nécessaires pour obtenir des résultats fiables, tout en évitant l’utilisation d’animaux en nombre excessif. Lorsque cela est compatible avec le bien-être des animaux et avec les objectifs scientifiques, plusieurs mesures seront réalisées sur les mêmes animaux.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées par du personnel formé et expérimenté afin de limiter le stress, la douleur et l'inconfort des animaux. Les interventions chirurgicales seront effectuées sous anesthésie générale adaptée et accompagnées d'une analgésie préventive et post-opératoire selon les recommandations en vigueur. Les animaux feront l'objet d'une surveillance renforcée après les chirurgies et les injections afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d'altération de l'état général. De plus, les injections seront réalisées selon des volumes et des voies d'administration adaptés à l'espèce et à l'âge des animaux, afin de minimiser la douleur, le stress et le risque de complications. Des points limites adaptés seront appliqués et tout animal présentant des signes de douleur ou de détresse non contrôlables sera pris en charge ou mis à mort. Les manipulations seront optimisées pour réduire leur durée et leur fréquence, et les animaux seront hébergés dans des conditions favorisant leur bien-être c’est-à-dire dans des milieux enrichis (maison, nid, bâtons de bois, cotons).

Choix des espèces

La souris a été choisie car elle constitue un modèle bien adapté à l’étude des effets d’une alimentation déséquilibrée sur le fonctionnement de l’organisme. Elle permet notamment d’étudier les variations du taux de sucre dans le sang, la prise de poids et les troubles métaboliques associés. De nombreuses méthodes sont déjà validées chez la souris pour mesurer ces paramètres. Cela permet d’obtenir des résultats fiables et comparables à ceux d’autres études. La souris permet également d’étudier le rôle de gènes précis grâce à des lignées adaptées et à des outils expérimentaux bien maîtrisés. Les animaux seront âgés de 8 semaines au début des procédures. À cet âge, leur développement est suffisamment avancé pour étudier de manière fiable les fonctions cérébrales et métaboliques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 960
Devenir
 -
 -
 -
 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par le virus de la grippe ou par Pseudomonas aeruginosa par voie intranasale sous anesthésie générale, puis reçoivent de une à trois administrations de la molécule testée, par la même voie et sous anesthésie à chaque fois. L'infection grippale entraîne perte de poids, perte d'appétit, inactivité et léthargie pendant six à sept jours, l'infection bactérienne agissant sur quarante-huit heures. Le porteur souligne que la molécule a déjà montré son efficacité in vitro à des doses non cytotoxiques, et écrit dans la même rubrique qu'"aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de connaître la tolérance d'un organisme entier".

Objectifs

Chaque année, dans le monde, le nombre de cas de grippe est d’environ 1 milliard et le nombre de décès liés à la grippe est estimé entre 290 000 et 600 000. L’émergence d’une pandémie, comme celle de COVID-19, met fortement en évidence l’impact sanitaire, social et économique d’une infection virale incontrôlée. Ainsi, chaque pays est également confronté à des défis de sécurité. Même si la vaccination est la stratégie la plus efficace contre les virus, la courte durée de l’immunité induite par le vaccin, associée à la dérive antigénique intrinsèque des virus, affecte négativement cette protection. En parallèle, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte aussi sur les maladies résistantes aux médicaments, qui pourraient être responsables de 10 millions de décès chaque année d’ici à 2050. Parmi ces maladies, celles ayant pour origine des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques présentent un risque critique, avec une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite, etc. Une liste de bactéries a été publiée et comporte notamment Pseudomonas aeruginosa dont certaines souches sont devenues multi-résistantes aux antibiotiques. Ces souches peuvent entraîner des infections sévères, telles que des pneumonies qui peuvent conduire au décès des patients. De nouvelles molécules antivirales et antibactériennes sont donc à développer de toute urgence. Le projet actuel a pour objectif d’évaluer in vivo l’efficacité antivirale et antibactérienne d’une molécule que nous appelerons M, dans le contexte d’une infection par P. aeruginosa ou par le virus de la grippe, chez la souris. En effet, cette molécule a déjà montré une activité antivirale et antibactérienne in vitro, sans toxicité aux doses utilisées. Cette demande d’autorisation de projet est couplée avec une première demande qui évaluera au préalable la tolérance de la molécule M, in vivo, chez la souris saine.

Bénéfices attendus

Notre projet consiste à évaluer l’effet antiviral et antibactérien d’une nouvelle molécule prometteuse ayant une activité in vitro contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa. Les expériences montrent que cette molécule ne semble pas favoriser la résistance et propose une solution de traitement avec une administration par voie nasale, ce qui permet d’interagir directement avec la muqueuse nasale et pulmonaire. Avant d’être évaluées in vivo la molécule M a démontré son efficacité contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa in vitro à des doses non cytotoxiques. Au préalable, une étude de toxicité/tolérance sera réalisée (autre demande d'autorisation de projet). La dose la plus appropriée sera ensuite utilisée pour déterminer l’efficacité antivirale et antibactérienne, dans un modèle murin d’infection par le virus de la grippe ou par P. aeruginosa, en traitement curatif. Cette nouvelle molécule permettrait ainsi d’apporter une nouvelle stratégie pour lutter contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa.

Procédures

Les souris seront infectées par le virus de la grippe ou P. aeruginosa, par voie intranasale, sous anesthésie générale, puis traitées ou non par la molécule M, administrée 1 à 3 fois, par voie intranasle, également sous anesthésie générale.La durée d’une administration intranasale, anesthésie comprise, dure environ 5 minutes par souris jsuqu’à son réveil.

Impact sur les animaux

Les contentions engendrent du stress pour l'animal et l'injection intrapéritonéale pour l'anesthésie générale peut entraîner une légère douleur au niveau du site de l'injection. L’administration de la molécule M ne devrait pas provoquer d’effets secondaires car les tests en culture cellulaire ne montrent pas de cytotoxicité aux doses efficaces. Par ailleurs, pour étudier l’efficacité de la molécule M vis-à-vis du virus de la grippe ou de P. aeruginosa, les souris seront infectées et feront donc l’objet d’un suivi bi-quotidien et nous mesurerons notamment la température corporelle et le poids de chaque souris. Ces deux modèles d’infection peuvent conduire aux effets secondaires suivants : perte de poids, température, perte d’appétit, inactivité ou encore létargie, sur une durée allant jusqu’à 6 ou 7 jours post-infection pour la grippe. Le modèle d'infection pour P. aeruginosa est beaucoup plus court (48h). Afin d’éviter d’infliger une douleur et une souffrance à l’animal, nous avons établi plusieurs critères d’évaluation afin de déterminer très rapidement les points limites.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à la fin de chaque plan expérimental afin de prélever des organes et d’analyser les différents paramètres de la tolérance et d'efficacité.

Remplacement

Dans notre étude, les expériences que nous souhaitons réaliser sur les souris ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives car actuellement, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de connaître la tolérance d’un organisme entier ou encore de mimer les réponses immunitaires ou de modéliser la complexité d’un organisme pour analyser cette dernière. Par conséquent, les modèles animaux sont nécessaires à notre étude. Nous souhaitons rajouter que les modèles murins d’infection par le virus de la grippe ou par P. aeruginosa sont bien établis et maîtrisés par l’équipe. De plus, nous tenons à souligner que dans notre étude, la molécule a déjà démontré in vitro son efficacité antivirale contre le virus de la grippe et antibactérienne vis-à-vis de P. aeruginosa, à des doses non cytotoxiques en culture cellulaire.

Réduction

Chaque procédure a été conçue pour utiliser le minimum de souris, en utilisant les tests statistiques. Ainsi, pour évaluer l’efficacité de la molécule M, vis-à-vis du virus de la grippe et de P. aeruginosa, un total de 960 souris au maximum sera nécessaire. Cependant, ce nombre sera réduit puisque 3 modalités de traitement sont envisagées, mais si la première modalité montre une efficacité antimicrobienne, les 2 autres modalités ne seront pas réalisés, réduisant le nombre de 960 à 384 souris.

Raffinement

MODIFICATION : Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec du sopalin, des fragments de boîtes d’œufs et des jouets en plastique. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de leur état clinique sera réalisée de façon pluriquotidienne par les animaliers et les expérimentateurs, afin de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. Les souris seront habituées aux manipulations les jours précédant l’expérimentation, en les sortant de la cage et en associant la manipulation à un renforcement positif en donnant une récompense alimentaire (bout de biscuit, pomme, etc.). DE PLUS, POUR FACILITE L’APPORT ALIMENTAIRE ET HYDRIQUE LORS DES INFECTIONS, DES CROQUETTES HUMIDIFIEES D’EAU SERONT DISPONIBLES A L’INTERIEUR DE LA CAGE.

Choix des espèces

Lors de ce projet, nous utiliserons des souris parce qu’il s’agit d'une espèce animale appropriée pour étudier l’inflammation, les réponses immunitaires et qu’il s’agit d’un modèle bien établi pour l'infection par le virus de la grippe et pour l'infection par P. aeruginosa. D’autre part, le modèle d’infection grippale et le modèle d'infection par P. aeruginosa sont pleinement maîtrisés, chez la souris, au laboratoire et les pathogènes utilisés dans ce projet sont identiques à ceux infectant l’Homme. Il existe également de nombreux réactifs commerciaux adaptés à la souris pour décrire et comprendre les acteurs de sa réponse inflammatoire et immunologique. De plus, la souris, de par sa petite taille, permet une logistique aisée, et constitue un bon support pour tester les nouvelles approches thérapeutiques dans les modèles précliniques. Ainsi, le choix de cette espèce limite de ce fait le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 8 semaines et 12 semaines) pour avoir un système immunitaire mature mais non vieillissant, et nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles pour rechercher un éventuel "effet sexe".

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 11940
Souffrances
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▲ 11940
Devenir
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 11940

11 940 souris vont être utilisées sur trois ans, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles développent un lupus, avec atteintes rénales, inflammation généralisée, douleurs articulaires, problèmes de peau et perte de poids, et reçoivent des traitements jusqu'à deux fois par jour pendant plusieurs semaines, des prises de sang mandibulaires sous anesthésie toutes les deux semaines, et des tests de sensibilité à un stimulus mécanique jusqu'à deux fois par semaine. Le bénéfice attendu reste de repérer des molécules candidates avant toute phase clinique. L'effectif, lui, couvre 109 études dont le porteur écrit que le nombre "ne peut pas être déterminé à l'avance", et il prévoit délibérément une marge pour "éviter des interruptions administratives ou des retards".

Objectifs

Le lupus est une maladie auto-immune chronique et complexe caractérisée par la production d’auto-anticorps affectant plusieurs organes (reins, peau, articulations, sang…). Il s’agit d’une maladie du tissu conjonctif dont le symptôme caractéristique est une inflammation associée au système immunitaire. Il touche principalement les femmes (9 femmes pour 1 homme) en âge de procréer. C’est une maladie difficile à prendre en charge, car son évolution est imprévisible, les symptômes varient d’un patient à l’autre, et les traitements actuels, souvent lourds, ne permettent pas de guérir. Ils visent surtout à réduire les poussées inflammatoires et à prévenir les complications. Découvrir de nouvelles solutions thérapeutiques est crucial afin d’offrir des traitements plus efficaces, mieux tolérées et personnalisées améliorant la qualité de vie et réduisant la morbidité et la mortalité. Après une phase de sélection de molécules prometteuses, leur mode d’action sera étudié, et les plus pertinentes seront testées dans des modèles expérimentaux de lupus, qui reproduisent les grandes caractéristiques de la maladie humaine. Les molécules testées auront un potentiel anti-inflammatoire, immunomodulateur ou viseront des cibles biologiques impliquées dans le développement du lupus. Ces recherches, menées dans le cadre d’un programme de maturation préclinique, permettront d’évaluer la sécurité, la tolérance et l’efficacité de ces traitements potentiels avant toute phase clinique. L’objectif final est de proposer des solutions thérapeutiques innovantes qui amélioreront la qualité de vie des patients, tout en respectant les principes éthiques de la recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet au sein du lupus érythémateux systémique. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver et de développer potentiellement de nouvelles thérapeutiques permettant de réduire la mortalité liée au lupus, de soulager les patients atteints de cette maladie, afin qu’ils aient une meilleure qualité de vie.

Procédures

Les animaux ne subiront pas de procédures chirurgicales. Tous les animaux recevront une injection en sous-cutanée pour l'implantation des puces d'identification RFID. Également, les animaux recevront des administrations de traitements. Plusieurs voies d'administrations sont envisagées en fonction du mode d'administration du composé testé. Le traitement sera administré une à sept fois par semaine, jusqu’à deux fois par jour, en fonction de la molécule étudiée et de la voie d’administration, pendant plusieurs semaines. Toutes les deux semaines maximum, les animaux pourront subir un prélèvement de sang au niveau mandibulaire. Ces prélèvements se feront sur animal anesthésié. Des tests de comportement pourront être effectués, jusqu'à 2 fois par semaine pendant la durée de l'étude, en mesurant la sensibilité à un stimulus mécanique (stimulation pendant 5 secondes, latence de 2 minutes entre chaque stimulation, soit un test durant 15 minutes en tout). Tous les animaux seront manipulés et observés plusieurs fois par semaine pour évaluer leur état général.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les souris utilisées vont développer des caractéristiques similaires à celles observées chez les personnes atteintes de lupus, une maladie causée par un déséquilibre du système immunitaire. Ces signes peuvent avoir un impact sur leur état général et leur espérance de vie. Par exemple, les souris peuvent développer des dysfonctionnements aux reins, une inflammation généralisée, des douleurs articulaires, des problèmes de peau et de multiples atteintes notamment aux organes sièges de l'immunité tels que la rate et les ganglions lymphatiques. Ces dommages peuvent entraîner une perte de poids et une diminution de l'activité. Ces symptômes peuvent varier en intensité selon les modèles utilisés. Tout au long de l'étude, ces différents paramètres seront surveillés en observant l'état de chaque animal. Leur comportement, leur consommation de nourriture et de boisson, ainsi que leur poids seront régulièrement contrôlés, entre 2 et 5 fois par semaine. Les traitements administrés sont prévus à des doses non toxiques, basées sur des études préliminaires ou la littérature et ne devraient pas entraîner d'effets secondaires importants, hormis une légère gêne transitoire liée aux injections. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse afin de ne pas provoquer de douleur et en respectant les recommandations éthiques des volumes prélevés.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés. Certains organes seront récupérés et des prélèvements sanguins seront réalisés à l'issue de chaque procédure afin de pouvoir évaluer l’effet de notre molécule sur la maladie.

Remplacement

L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur l’inflammation, sur l’auto-immunité et sur la douleur implique de disposer de modèles animaux mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce souris à travers nos différents modèles reproduit plusieurs aspects du lupus humain. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information. Pour évaluer et déterminer l’effet d’un traitement sur l’inflammation, la production d’auto- anticorps, la prolifération de lymphocytes, la douleur et sur l’aspect histologique des organes, il est essentiel d’examiner l’animal vivant entier.

Réduction

Pour les expérimentations, il a été prévu un nombre suffisant d’animaux en accord avec la littérature existante ou nos expériences précédentes pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité de la molécule candidate). Ce protocole ne sera mis en place qu’avec des molécules thérapeutiques qui auront montré une efficacité lors d’études précédentes afin de limiter l’utilisation des animaux. Pour ce projet nous prévoyons d’effectuer 109 études avec l’utilisation de 11940 animaux sur 5 ans. Toutefois, ce sont des estimations larges car le nombre d’études ne peut pas être déterminé à l’avance car il dépend de nos partenaires et de nos molécules en développement, de l’efficacité des molécules, du choix du modèle translationnel pour aller en clinique ainsi que les souches d’animaux choisies en fonction du modèle. En effet, dans le cadre de demande d’autorisation, il est nécessaire d'inclure toutes les souches animales potentielles qui pourraient être utilisées. Chaque souche citée doit être associée à un nombre précis d’animaux, même si, dans la pratique, certaines souches pourraient ne pas être sélectionnées en fonction des besoins des projets en cours et des pilotes. Par conséquent, il est prévu en total un nombre d'études plus élevé que le besoin exact anticipé pour éviter des interruptions administratives ou des retards en cas de changements dans les souches animales requises si nous ne prévoyons pas cette marge dès le début du projet.

Raffinement

Pour minimiser les impacts sur les animaux de laboratoire, des études pilotes seront menées sur un petit nombre d'animaux pour préparer une étude plus large. Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie gazeuse (implantation des puces d’identification, prélèvements sanguins) durant toute la procédure expérimentale afin de maîtriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. Les procédures d’implantation des puces d’identification et de prélèvements sanguins sont réalisées sous anesthésie gazeuse (un anesthésique volatile reconnu pour son induction et son réveil rapide, minimisant ainsi le stress et l’impact sur l’animal). L’implantation de la puce est une procédure rapide (quelques secondes) et bien que légèrement invasive, elle ne provoque qu’un inconfort transitoire. De même, les prélèvements sanguins sont effectués de manière à limiter le traumatisme local pour minimiser la douleur et l’inflammation post-procédure. Toutefois, les animaux seront surveillés attentivement après chaque intervention. Une grille de score pour évaluer la douleur sera mise en place incluant un arbre décisionnel avec critères d’arrêt de souffrance. Si des signes de douleur ou d’inconfort prolongés étaient observés (léthargie, prostration, diminution de l’alimentation), un analgésique sera administré toutes les toutes les 6 à 12 heures jusqu’à 48 heures. Les animaux seront sous surveillance rapprochée pendant toute la durée de l’étude pour détecter les signes de douleur insupportable et euthanasiés en fin d’expérimentation pour des analyses supplémentaires. Les souris seront regroupées par 5 à 6 par cage. Les procédures seront réalisées dans une pièce calme, différente de la pièce d’habitation. Pour limiter le stress, la peur et l’angoisse des animaux, ils seront manipulés avec délicatesse et sociabilisés (habitués à l’expérimentateur) avant le début de l’étude, leur environnement sera enrichi avec du matériel de nidification et de divertissement afin que les animaux puissent se cacher et ronger. Un tunnel sera utilisé pour limiter la contention des souris par la queue. Afin d’optimiser l'expérience, les animaux seront randomisés selon le poids des animaux et/ou un marqueur sanguin ou urinaire. L’objectif est de préserver le bien-être des animaux. La satisfaction de leurs besoins physiologiques et comportementaux permettra d’éviter tout biais sur les résultats des expérimentations.

Choix des espèces

En accord avec les recommandations et la littérature, la souris représente un modèle très développé pour étudier le lupus. En effet, chez la souris le lupus ressemble beaucoup au lupus chez l’homme, notamment en ce qui concerne les problèmes rénaux et la production d’autoanticorps. Les modèles murins de lupus se répartissent en deux catégories principales : spontanés et induits. Afin de pouvoir étudier la progression de la maladie, les souris seront âgées de 6 semaines minimum et pourront être étudiées tout au long de leur vie. Ce stade nous permettra de réaliser des études présymptomatiques, symptomatiques et d’étudier l’effet de traitements jusqu’à la fin de la vie des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 133
Souffrances
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▲ 133
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Devenir
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 133

Une injection dans la patte arrière provoque un œdème et une douleur qui dure de deux à sept jours, puis la voûte plantaire est soumise à un stimulus mécanique ou thermique jusqu'au retrait de la patte, à huit reprises en soixante-douze heures. 133 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue pour des prélèvements terminaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objet est de tester si un antihistaminique ancien, la mépyramine, encapsulé dans des nanoparticules, soulage durablement cette douleur après une seule injection. Le porteur qualifie ces mesures de "tests comportementaux non invasifs", tout en décrivant un stimulus qui "va déclencher une douleur légère à modérée provoquant le retrait spontané de la patte".

Objectifs

Les douleurs liées à l’inflammation (arthrites, tendinites, douleurs post-opératoires) sont très fréquentes et souvent traitées par des médicaments anti-inflammatoires ou des antidouleurs puissants (morphine et dérivés), dont l’usage prolongé expose à des effets indésirables et à un risque de dépendance. Ce projet étudie une nouvelle façon d’administrer un médicament antihistaminique connu depuis longtemps, la mépyramine, dont on a récemment découvert qu’il bloque des récepteurs impliqués dans la transmission de la douleur. Ce médicament est encapsulé dans des nanoparticules (NPs) qui permettent de le protéger, de le libérer progressivement et de prolonger son effet. Une autre nanoparticule, appelé hybride, associera la mépyramine à une morphine endogène naturellement produite par l’organisme pour soulager la douleur, afin de tester si la combinaison des deux est plus efficace. L’objectif est de vérifier, chez le rat, si ces nanoparticules permettent de soulager durablement la douleur liée à une inflammation, d’abord dans un modèle d’inflammation de courte durée (2-3 jours), puis, si les résultats sont positifs, dans un modèle d’inflammation plus durable (une semaine).

Bénéfices attendus

Si les résultats sont positifs, ce projet montrera qu’un médicament déjà connu, la mépyramine, reformulé sous forme de nanoparticules, peut soulager durablement la douleur d’inflammation après une seule injection, par un mécanisme différent de celui de la morphine et de ses dérivés. Cela ouvrirait la voie à de nouvelles options de traitement de la douleur inflammatoire, permettant de limiter le recours aux antidouleurs opioïdes et leurs effets indésirables (tolérance, dépendance), pour des pathologies très répandues (arthrites, douleurs post-opératoires). La combinaison avec la Leu-enképhaline, molécule naturelle de l’organisme impliquée dans le soulagement de la douleur, pourrait permettre de renforcer cet effet tout en utilisant de plus petites quantités de chaque substance. Ces résultats fourniront des données précliniques de preuve de concept et constitueront une étape importante avant d’envisager le développement clinique de ce type de traitement chez l’Homme (option analgésique périphérique non opioïde).

Procédures

80 rats seront soumis à : - trois injections sous anesthésie générale (quelques secondes par injection) - des tests comportementaux non invasifs sur animal vigile avec des mesures répétées sur les deux pattes, à 8 reprises sur 72 heures. Chaque mesure dure 10 à 20 secondes. 53 rats seront soumis à : - trois à sept injections maximum sous anesthésie générale (quelques secondes par injection, maximum une injection par jour), - des tests comportementaux non invasifs sur animal vigile avec des mesures répétées sur les deux pattes, à 6 reprises sur 7 jours. Chaque mesure dure 10 à 20 secondes.

Impact sur les animaux

Dans le modèle d’inflammation modérée de courte durée, les animaux développent un œdème local et une sensibilité douloureuse de la patte injectée (boiterie discrète, léger léchage de la patte), maximales entre 3 et 24 heures et résolutives en 48 à 72 heures. Aucune altération de l’état général, de la prise alimentaire ou du poids n’est habituellement observée à ces doses. Le modèle d’inflammation persistant induit un œdème plus marqué et plus durable, associé à une sensibilité douloureuse de la patte injectée, persistant sur toute la durée de la procédure (7 jours). Une boiterie modérée et une diminution transitoire de l’appui sur la patte affectée sont attendues. Une légère baisse de la prise alimentaire peut survenir dans les 48 premières heures. La voute plantaire des pattes arrière du rat sera soumise à un stimulus mécanique ou thermique, qui va déclencher une douleur légère à modérée provoquant le retrait spontané de la patte, l’animal n’étant pas contraint. L’anesthésie (pour réaliser les injections) entraînent un léger stress lié à la perte de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue de leur procédure. Cette mise à mort systématique est justifiée par la nécessité de réaliser des prélèvements terminaux (sang et organes) indispensables aux analyses.

Remplacement

Comprendre comment un médicament soulage la douleur nécessite d’observer un comportement chez un animal possédant un système nerveux complet : aucune méthode alternative (cultures cellulaires, simulations informatiques) ne permet aujourd’hui de remplacer complètement cette étape. Avant d’en arriver à l’animal, des études en laboratoire (sur des cellules et sur les nanoparticules elles-mêmes) ont déjà permis de vérifier que les médicaments conservent leur activité une fois encapsulés, et de choisir les formulations les plus prometteuses, limitant ainsi le nombre de produits testés chez l’animal. Aucune méthode de remplacement total n’est donc disponible à ce stade pour atteindre l’objectif scientifique du projet, à savoir démontrer in vivo l’efficacité analgésique périphérique et prolongée des nanomédicaments étudiées dans un contexte de douleur inflammatoire.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au plus juste sur la base de tests statistiques pour obtenir des résultats fiables, en se basant sur l’expérience d’études similaires. Le projet est organisé en deux étapes : un premier test rapide (modèle de douleur transitoire, quelques jours) permet de vérifier si les nanoparticules sont efficaces avant de poursuivre, le cas échéant, avec un second test plus long (modèle de douleur persistante, une semaine). Si une formulation ne fonctionne pas lors du premier test, elle ne sera pas testée une seconde fois, ce qui évite d’utiliser des animaux pour des produits inefficaces. Chaque animal sera également son propre témoin, grâce à la comparaison entre la patte traitée et la patte non traitée, ce qui améliore la fiabilité des résultats sans augmenter le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux sont habitués à la manipulation et aux tests avant le début de l’expérience pour limiter leur stress le jour de la procédure. Toutes les injections sont réalisées par du personnel formé, sous une courte anesthésie générale. Un suivi clinique quotidien sera assuré par les expérimentateurs, avec des points limites permettant une intervention précoce en cas de signe de souffrance excédant les attendus du modèle. Les tests comportementaux seront réalisés dans une salle calme, par le même expérimentateur, afin de limiter le stress lié à la manipulation et la variabilité des mesures. Les animaux sont logés dans des cages aménagées, en groupes, avec accès libre à l’eau et à la nourriture, dans un environnement enrichi afin de favoriser le bien-être animal. L'accès à la nourriture et à l'eau sera facilité pendant la période où les animaux présentent une gêne locomotrice.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce de référence pour les tests de douleur utilisés dans ce projet (mesure de la sensibilité de la patte). Sa taille permet des mesures précises et répétées. Des rats adultes jeunes (8 à 12 semaines), mâles, seront utilisés : ce stade correspond à un système nerveux et immunitaire matures, garantissant des réponses stables et comparables aux études antérieures.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
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▲ 180
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Devenir
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 180

Une séance d'imagerie par semaine, chacune sous anesthésie gazeuse pendant quarante minutes, avec injection d'un agent de contraste dans la veine de la queue : 180 souris transgéniques qui développent spontanément des tumeurs mammaires vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une semaine sur deux s'y ajoutent trois prélèvements de sang à la queue en trente minutes. Le porteur liste les conséquences des anesthésies répétées, affaiblissement, perte de poids, déshydratation, hypothermie, et celles des ponctions répétées à la queue, lésions locales, risque d'infection, gêne pour se déplacer. Chaque semaine, quelques souris sont tuées après leur séance pour que leur tumeur soit analysée au microscope, et aucune ne reste en vie à la fin du projet.

Objectifs

Le cancer du sein est l’une des principales causes de mortalité chez les femmes, et son incidence continue d’augmenter. Aujourd’hui, son diagnostic et son suivi reposent en grande partie sur des examens utilisant des rayons X ainsi que sur des biopsies (prélèvements de tissu), qui sont invasives, parfois douloureuses et sources de stress pour les patientes. Ce projet vise à développer une alternative basée sur l’échographie, une technique : non invasive (sans chirurgie), sans rayonnement, plus confortable pour les patientes, et moins coûteuse. À terme, cela pourrait permettre de réduire le recours aux biopsies et d’améliorer significativement le confort et la prise en charge des patientes. Aujourd’hui, des informations essentielles pour évaluer une tumeur (comme sa rigidité, son réseau de vaisseaux sanguins ou l’organisation de ses fibres tissulaires) ne peuvent être obtenues qu’après prélèvement et analyse au microscope. L’IRM permet d’accéder partiellement à ces informations sans intervention, mais cette technique reste coûteuse, peu accessible, et contraignante pour certaines patientes. L’échographie ultrarapide, en revanche, est une technologie : plus accessible, portable, et adaptable à un usage à grande échelle. Elle pourrait donc permettre d’obtenir ces informations de manière simple et non invasive. Les avancées développées dans ce projet pourraient avoir plusieurs impacts majeurs : Améliorer le diagnostic en distinguant plus facilement les tumeurs bénignes des tumeurs malignes, Mieux caractériser les tumeurs pour choisir un traitement adapté, • Suivre plus rapidement l’efficacité des traitements, et éviter des thérapies inutiles ou inefficaces, • Réduire les contraintes pour les patientes, en limitant les examens lourds, invasifs ou stressants.

Bénéfices attendus

Le cancer du sein représente un enjeu majeur de santé publique. Les méthodes actuelles de diagnostic reposent sur des examens contraignants, incluant des biopsies invasives et des techniques d’imagerie coûteuses ou irradiantes. Ce projet vise à développer une approche d’imagerie par ultrasons non invasive, sans rayonnement et accessible, permettant de mieux caractériser les tumeurs. À terme, cette technologie pourrait réduire le recours aux biopsies, améliorer le confort des patientes et faciliter un diagnostic plus précoce et plus précis. Elle permettrait également d’adapter plus rapidement les traitements en identifiant précocement les thérapies inefficaces, contribuant ainsi à une médecine plus personnalisée. Enfin, grâce à son faible coût et à sa portabilité, cette approche pourrait être déployée à grande échelle, améliorant l’accès au diagnostic et la prise en charge des patientes.

Procédures

Les procédures réalisées dans ce projet impliquent des manipulations limitées et sont effectuées sous anesthésie ; Pour les acquisitions hebdomadaires d’imagerie de 40min environ, une injection intraveineuse sera réalisée au niveau de la queue de l’animal anesthésié. Cette injection concernera un agent de contraste utilisé en imagerie, ainsi qu’une solution de glucose, suivie d’une petite quantité de solution saline. Ces injections peuvent entraîner une gêne légère et transitoire liée à la manipulation et à l’injection. Dans le cadre de l’étude du métabolisme, 3 prélèvements d’une goutte de sang seront réalisés toutes les 10min sur une courte période (30 minutes). Ces prélèvements sont effectués à partir de la queue et représentent un volume total limité. Ils peuvent entraîner une gêne modérée liée aux manipulations répétées. Ils ne seront réalisés qu’une fois sur deux afin de permettre à l’animal de récupérer deux semaines entre deux séries de prélèvements.

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables peuvent survenir au cours de ce projet. Le transport pour faire venir les animaux, le changement d’environnement et les manipulations répétées peuvent être source de stress pour les animaux, pouvant se traduire par des modifications de comportement. Les séances d’imagerie nécessitent une anesthésie générale par voie gazeuse. Bien que maîtrisée, cette anesthésie peut entraîner : • un affaiblissement transitoire, • une perte de poids au fil des séances, • un risque de déshydratation, • ainsi qu’un risque d’hypothermie, en particulier lors d’anesthésies prolongées. Les injections intraveineuses et prélèvements répétés au niveau de la queue peuvent également entraîner : • des lésions locales, • un risque infectieux au site d’injection, • et une gêne pouvant affecter la mobilité de l’animal, • une difficulté à récupérer entre les séances. Un risque exceptionnel mais grave d’embolie gazeuse existe en cas d’injection accidentelle d’air dans la circulation sanguine, pouvant entraîner la mort de l’animal. Enfin, le modèle animal utilisé développe des tumeurs mammaires, ce qui peut induire : • une douleur liée au développement tumoral, • une gêne locomotrice, • une altération de l’état général (perte de poids, diminution de l’activité), • et des modifications du comportement (isolement, agressivité, diminution de la prise alimentaire ou hydrique).

Devenir

Les animaux seront réutilisés chaque semaine pour imagerie, la procédure d’imagerie étant peu sévère et l’anesthésie limitée à 40min. Un petit nombre d’animaux sera euthanasié à l’issue de la séance d’imagerie chaque semaine pour prélèvement de la tumeur et analyse histologique. Aucun animal ne sera gardé en vie à la fin du projet.

Remplacement

Dans le cadre du développement de ces techniques d’imagerie, des méthodes alternatives à l’expérimentation animale sont utilisées autant que possible. Des modèles in vitro sont notamment mis en œuvre, tels que des gels (agar ou gélatine) dont les propriétés (rigidité, organisation interne) peuvent être contrôlées. Ces modèles permettent de tester et d’optimiser les techniques d’imagerie dans des conditions maîtrisées. Des simulations numériques peuvent également être utilisées dans certains cas. Cependant, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité d’une tumeur dans un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas de représenter fidèlement : • l’organisation et le fonctionnement des vaisseaux sanguins, • les interactions entre la tumeur et les tissus environnants, • ni l’évolution dynamique de la tumeur dans le temps. Or, ces éléments sont essentiels pour répondre aux objectifs du projet, qui visent à caractériser les tumeurs dans des conditions proches de la réalité physiologique.

Réduction

Le projet est conçu de manière à utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques. L’imagerie ultrasonore utilisée est peu invasive, ce qui permet de réaliser des mesures répétées chez les mêmes animaux au cours du temps. Cette approche longitudinale (une séance d’imagerie par semaine) permet de suivre l’évolution des tumeurs sans multiplier les groupes expérimentaux, et donc de réduire significativement le nombre total d’animaux. Une phase initiale de mise au point sera réalisée afin d’optimiser les paramètres d’imagerie et d’éviter la réalisation d’expériences non exploitables. Cette étape permettra de garantir la fiabilité et la reproductibilité des mesures, en particulier pour l’étude de nouveaux biomarqueurs. Par ailleurs, l’expérience acquise lors de projets précédents utilisant le même modèle animal permet de limiter les ajustements nécessaires, notamment concernant le modèle biologique, contribuant ainsi à réduire le nombre d’animaux utilisés pour les phases préliminaires. Enfin, le nombre d’animaux prévu est volontairement estimé de manière prudente. Toutefois, une adaptation en cours d’étude sera mise en place : si les résultats obtenus sont suffisants avant d’atteindre l’effectif initialement prévu, les expériences seront arrêtées de manière anticipée, permettant de réduire encore le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des mesures de raffinement sont mises en œuvre afin de réduire la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les animaux sont acclimatés à leur environnement, manipulés de manière douce (tunnels, prise à la main) et hébergés en groupe dans des cages enrichies. Les souris développant des tumeurs font l’objet d’une surveillance quotidienne, avec des points limites définis entraînant l’arrêt de l’expérimentation si nécessaire. Les procédures sont réalisées sous anesthésie, avec maintien de la température corporelle et surveillance des paramètres physiologiques. Les sites d’injection sont désinfectés et traités pour limiter la douleur. Après les séances, les animaux bénéficient d’un réveil encadré en environnement chauffé et sont remis avec leurs congénères après récupération complète. Une évaluation régulière de l’état de l’animal est réalisée : administration de substances à effet analgésique (Meloxicam) si nécessaire, et euthanasie anticipée en cas de douleur persistante ou importante.

Choix des espèces

L’étude nécessite un modèle in vivo, car les caractéristiques des tumeurs (vascularisation, structure et interactions avec les tissus environnants) ne peuvent être reproduites en dehors d’un organisme vivant. La souris est choisie comme modèle expérimental car elle permet : • la mise en œuvre de modèles tumoraux pertinents, incluant des tumeurs apparaissant dans un environnement physiologique, • la possibilité d’études longitudinales, • et l’utilisation de modèles génétiques bien caractérisés. Ce modèle transgénique est particulièrement adapté à l’étude du microenvironnement tumoral, qui est central dans ce projet, car il permet d’étudier le développement spontané d’une tumeur dans son environnement. Par ailleurs, le laboratoire dispose d’une expertise solide sur ce modèle, ainsi que de l’ensemble des équipements adaptés à l’imagerie du rongeur. Nous avons choisi d’accueillir les souris au stade pré-pubère pour avoir le temps de les acclimater et de réaliser l’imagerie sur des petites tumeurs, avant qu’elles deviennent palpables.