Rongeurs

11859 contenus, page 22 sur 989
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ 560
Devenir
 -
 -
 -
 600

Une injection unique dans l'abdomen déclenche le lupus, deux injections intradermiques sous anesthésie profonde déclenchent l'arthrite, d'autres souris ingèrent du DSS pour développer une colite, avant la pose d'un cathéter et une trentaine de minutes d'imagerie sous agent de contraste. 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue, certaines subissant en plus une heure de clampage de l'artère rénale gauche. Le porteur annonce pour la colite une perte de poids de 20 à 25 %, une diarrhée avec rectorragies et une souffrance de plusieurs jours, et rapporte pour le lupus une hémorragie intra-alvéolaire mortelle dans la moitié des cas selon la littérature, tout en indiquant que la souche BALB/c ne présente pas cet évènement. La douleur est cotée par la mouse grimace scale, et la mise à mort intervient au-delà d'un score moyen de 1,5, d'une perte de poids de 20 %, ou d'une respiration abdominale.

Objectifs

Les structures lymphoïdes tertiaires (TLS) sont des agrégats lymphocytaires de quelques centaines de micromètres qui se développent dans les tissus sous l'effet d'une inflammation chronique. En temps normal, ces TLS possèdent probablement de nombreux avantages en permettant de générer une réponse adaptative in situ. Néanmoins, dans des situations d'inflammation chronique ces structures se comportent comme une niche pour les lymphocytes auto-réactifs et entretiennent de ce fait la pathologie présentée. Il a ainsi pu être démontré chez l'homme que la présence de TLS était associé à un mauvais contrôle de la pathologie au cours de rhumatismes inflammatoires chroniques, de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin ou de pathologies auto-immunes. Afin de visualiser l'inflammation en imagerie, il est possible d'utiliser des agents de contraste magnétiques pouvant être détectés par des techniques d'IRM ou d'imagerie à particules magnétiques (une modalité d'imagerie récemment introduite qui repose sur la détection du signal émis uniquement par les microparticules d'oxyde de fer, et qui permet la réalisation d'une étude corps entier, contrairement à l'IRM) et sélectivement dirigées contre un marqueur inflammatoire spécifique de la structure d'intérêt. Les TLS sont entourées de cellules endothéliales très spécialisées, qui expriment à leur pôle luminal un motif glycoprotéique appelé PNAd. Ce motif glycoprotéique est en pratique histologique reconnu par un anticorps spécifique, qu'il est alors possible de coupler à l'agent de contraste afin de permettre la visualisation des TLS par une approche d'imagerie non invasive. Un nouvel agent de contraste submicrométrique et biocompatible a récemment pu être développé, ouvrant ainsi la voie à une translation à l'homme. Nous souhaitons donc valider cette approche d'imagerie moléculaire des TLS en utilisant ce nouvel agent de contraste couplé à un anticorps dirigé spécifiquement contre PNAd dans différents modèles précliniques de pathologies inflammatoires ou auto-immunes. Ceci permettrait de valider la possibilité d'une imagerie moléculaire de l'inflammation chez l'homme, par l'utilisation de ce nouvel agent de contraste.

Bénéfices attendus

La présence de TLS au sein des sites inflammatoire a pu être démontrée comme associée à un mauvais pronostic, y compris sous traitement immunomodulateur. L'évolution de la présence et du nombre de TLS a également pu être associée à la réponse thérapeutique. Actuellement, l'identification des TLS au sein d'un organe d'intérêt repose sur l'analyse histologique du tissu après réalisation d'une biopsie. Cette technique présente de nombreuses limites. Il s'agit en effet d'un examen invasif, avec un risque de complication (hémorragie du site de ponction, perforation...) non négligeable, ce d'autant plus si l'on souhaite évaluer l'évolution des TLS au cours du temps et donc répéter les examens. De plus, l'analyse d'une biopsie n'apporte qu'une information parcellaire et ne permet pas une analyse complète de l'organe d'intérêt. Outre l'absence de vision d'ensemble, le risque de faux négatif est donc important. Enfin, la réalisation d'une biopsie est un examen destructeur, qui empêche donc le suivi d'une structure donnée au cours du temps. Pour toutes ces limites, il apparaît aujourd'hui nécessaire de développer une technique non invasive permettant l'étude, le suivi et la caractérisation des structures lymphoïdes tertiaires. Le développement et la validation de notre agent de contraste utilisable en IRM dans différents modèles de pathologies inflammatoires permettrait ainsi d'ouvrir la voie de l'imagerie non invasive de l'inflammation en pratique clinique humaine.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : induction d'un modèle de lupus par injection intra-péritonéale unique (30 secondes) ou induction d'un modèle d'arthrite par deux injections intradermiques sous anesthésie profonde (5 minutes chaque) ; clampage transitoire de l’artère rénale gauche (une heure) ; pesées quotidiennes (durée inférieure à 5 minutes) ; pose d'un cathéter pour l'administration de l'agent de contraste sous anesthésie profonde (environ 15 minutes) ; réalisation d'examens d'imagerie avec injection de l'agent de contraste (environ 30 minutes) ; injection d'un traitement par voie intra-péritonéale (30 secondes).

Impact sur les animaux

Les modèles de colite utilisés sont susceptibles d'occasionner des effets indésirables chez les animaux. Compte-tenu de notre expérience dans l'utilisation de ce modèle et des données de la littérature, nous savons que le modèle de colite par ingestion de DSS est susceptible de produire une diarrhée et des rectorragies. Il est susceptible d'entraîner une perte de poids chez les animaux (jusqu'à 20 à 25% selon les séries), un inconfort physique et une souffrance de durée possiblement prolongée (quelques jours). Le modèle de lupus induit par pristane est susceptible d'entraîner une ascite, puis l'apparition d'arthralgies inflammatoires. L'effet le plus sévère de ce modèle rapporté dans la littérature est la survenue d'une hémorragie intra-alvéolaire pouvant induire une mortalité jusqu'à 50%. Néanmoins, les souris de souche BALB/c, ne présentant pas ce type d'évènement. Le modèle de polyarthrite par sensibilisation au collagène est susceptible de produire des arthralgies inflammatoires. Le modèle de clampage transitoire de l'artère rénale gauche peut entraîner une perte de poids jusqu'à 10%, et n'entraîne pas d'insuffisance rénale chronique.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer.

Remplacement

Des tests in vitro ont été réalisés pour évaluer l'affinité de l'agent de contraste ciblant PNAd sur des cultures de cellules endothéliales. Néanmoins, il reste nécessaire d'étudier l'affinité de l'agent de contraste pour sa cible moléculaire à l'échelle de l'organisme, d'étudier le rapport signal/bruit à l'échelle de l'organisme, de comparer les données obtenues avec celles d'une imagerie sans produit de contraste spécifique. Les procédures expérimentales décrites ci-après sont donc nécessaires afin de pouvoir valider la faisabilité de notre approche à l'échelle d'un organisme complexe, avant de pouvoir envisager une translation à l'homme. D'autres méthodologies expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne permettraient pas l'obtention du même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d'animaux à utiliser dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures utilisant le même type d'animaux et les mêmes modèles de colite, ainsi que selon les données de la littérature et la sensibilité/spécificité des méthodes utilisées. En fonction de l'expérimentateur (expérience, habitilité) et du taux de mortalité obtenu (notamment pour les modèles de colite), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. Enfin, l'utilisation de techniques non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés en répétant les analyses d'image à différents temps. Pour le modèle de colite, un calcul du nombre de sujets nécessaire a pu être réalisé à partir des données antérieures de l'équipe (8 sujets par groupe, inflaté à 12 pour tenir compte de pertes potentielles ; 16 sujets pour la modulation par un traitement) pour une puissance de 80% et un risque de première espèce de 5%. Concernant les autres modèles, l'utilisation d'une telle modalité d'imagerie n'y a jamais été réalisée. Nous considérons donc qu'il s'agit d'une étude pilote, et qu'il n'est pas possible de réaliser un calcul du nombre de sujets nécessaires.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un temps d'acclimation d'une semaine afin de permettre une réduction du stress. Les animaux seront hébergés par groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Le milieu sera enrichi par l'utilisation de matériel type boîte à oeufs, tunnel PVC ou igloo PVC, et coton. Dès l'initiation de la procédure, le suivi des animaux sera assuré deux fois par jour afin de rechercher l'apparition de signes de souffrance et de les prendre en charge (points limites cités plus loin). La douleur sera évaluée par utilisation de la par l'utilisation de la mouse grimace scale. Les animaux seront pesés quotidiennement (points limites cités plus loin). Les animaux des groupes colites ou présentant des arthrites bénéficieront d'une coupelle de croquettes humidifiées pour permettre une hydratation et une alimentation facilitée. Tous les animaux bénéficieront d'eau et de nourriture ad libitum. Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer. Les animaux seront mis à mort (dislocation cervicale après anesthésie générale par isoflurane 5% et N2O/O2 70/30%) si : perte de poids > 20% ; le score moyen de la mouse grimace scale est supérieur à 1.5 ; l'animal est horripilé et recroquevillé ; l'animal est agité et/ou non alerte ; l'animal présente une respiration abdominale ; la provocation de l'applicateur n'entraîne pas ou peu de changement comportemental ; pendant la pose du cathéter, l'injection des particules ou la perfusion intracardiaque, un problème d'anesthésie survient, l'animal présente des saignement abondant, ou un arrêt respiratoire. Les animaux présentant une souffrance ne correspondant pas à un point limite recevront une antalgie par buprénorphine. Au cours des différentes procédures expérimentales, les animaux recevront une antalgie par buprénorphine ou fentanyl, une anesthésie générale par isoflurane, une anesthésie locale par lidocaïne.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l'espèce animale qui a le plus été étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires. L'anatomie et la physiologie sont, dans ces pathologies, globalement transposables à l'homme. L'ensemble des connaissances acquises au laboratoire et dans la littérature rendent cette espèce particulièrement intéressante pour l'étude des TLS en conditions inflammatoires. Il faut également noter que la cible antigénique de notre traceur (PNAd) est un motif conservé entres espèces, autorisant une translation rapide des résultats obtenus de la souris à l'homme. Dans les modèles de colite au DSS et TNBS, les souris utilisées seront des souris mâles âgées de 8 semaines, stade optimal pour l'induction du modèle. Le modèle de lupus induit par l'injection de pristane utilisera des souris femelles de souche BALB/c ou C57BL6/J âgées de 8 semaines. En effet, les souris mâles ne présentent pas de phénotype lupique. Le modèle d'arthrite au collagène fera appel à des souris DBA/1 de 8 semaines, selon les données de la littérature. Le modèle de TLS intravésicales fera appel à des souris Swiss âgées de 68 semaines, et de 8 semaines pour les contrôles. Le modèle d'ischémie-reperfusion rénale fera appel à des souris C57BL6 mâles de 10 à 12 semaines selon les données de la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Neuf séances d'imagerie de quarante minutes chacune, sous anesthésie par injection intrapéritonéale, étalées sur huit semaines : 180 souris porteuses d'un glioblastome vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. S'y ajoutent une chirurgie d'induction de la tumeur, des injections d'agent de contraste dans la veine de la queue, et pour une partie d'entre elles une craniotomie avec extraction de la tumeur. Le résumé prévoit un affaiblissement transitoire, une perte de poids au fil des séances, un risque d'hypothermie et une embolie gazeuse pouvant tuer l'animal, et pour la lignée transgénique l'apparition d'un comportement épileptique après induction. Les effectifs concernés par la craniotomie, par l'excision et par la mise à mort hebdomadaire ne sont jamais chiffrés, le résumé s'en tenant à "un petit nombre d'animaux" et à "un petit groupe".

Objectifs

Le cancer du cerveau, et en particulier le glioblastome multiforme (GBM), représente un des cancers au pronostic le plus faible. Aujourd’hui, son pronostic est largement lié à la réussite de la chirurgie, qui est rendue difficile par la présence de multiples vaisseaux afférents à la tumeur et au risque d’hémorragie. Ce projet vise à étudier la vascularisation du GBM afin de proposer des outils pour la chirurgie, grâce à une technique d’imagerie faiblement invasive et peu chère qui pourrait être utilisée de manière longitudinale, et en particulier pendant la chirurgie. À terme, cela pourrait permettre d’augmenter drastiquement la survie des patients atteints de GBM. Ce projet repose sur une technique récente basée sur l’échographie : l’imagerie de microscopie de localisation ultrasonore (ULM) ou superrésolution. Cette permet d’imager avec une précision sans précédent les vaisseaux sanguins, ainsi que de mesurer le flux précisément à chaque endroit. L’objectif de ce projet est - De mieux comprendre le développement vasculaire du GBM - De proposer des biomarqueurs permettant d’identifier les vaisseaux tumoraux - D’identifier l’effet de la récidive tumorale sur la vascularisation post-chirurgie Le but à long terme est de pouvoir mieux comprendre la maladie, et proposer des outils permettant aux chirurgiens d’optimiser l’extraction de la tumeur, afin d’augmenter le taux de survie des patients.

Bénéfices attendus

Le GBM est une tumeur du cerveau difficile à traiter, notamment parce qu’il est souvent difficile de distinguer la tumeur des tissus sains pendant l’opération. Ce projet vise à développer une nouvelle méthode d’imagerie par ultrasons permettant aux chirurgiens de mieux comprendre et identifier la tumeur, en particulier en termes de ses vaisseaux sanguins. Cette technique pourrait aider à retirer la tumeur de façon plus précise, tout en limitant les risques d’hémorragie et de récidive. À terme, elle pourrait améliorer la prise en charge des patients et augmenter leurs chances de guérison.

Procédures

Les procédures réalisées dans ce projet impliquent des manipulations limitées et sont effectuées sous anesthésie. Une chirurgie d’induction sera réalisée pour chacun des deux modèles utilisés, sous anesthésie générale gazeuse et avec injection d’analgésique, une fois par animal. Pour les acquisitions hebdomadaires d’imagerie, l’anesthésie sera réalisée par injection intrapéritonéale, et durera environ 40min. Il s’agira de 9 séances maximum par animal sur 8 semaines, avec deux séances uniquement réalisées le même jour pour un petit groupe (pré et post-excision tumorale). Une injection intraveineuse continue sera réalisée au niveau de la queue de l’animal anesthésié. Il s’agit d’un agent de contraste utilisé en imagerie. Ces injections peuvent entraîner une gêne légère et transitoire liée à la manipulation et à l’injection. Dans le cas du modèle transgénique, une craniotomie puis l’extraction tumorale sera réalisée une fois par animal sur un petit nombre d'animaux, également sous anesthésie générale gazeuse avec analgésique. Des analgésiques et du glucose seront administrés par injections dans les jours suivant l’excision de la tumeur.

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables peuvent survenir au cours de ce projet. Le transport pour faire venir les animaux, le changement d’environnement et les manipulations répétées peuvent être source de stress pour les animaux, pouvant se traduire par des modifications de comportement. Les séances d’imagerie ainsi que les chirurgies nécessitent une anesthésie générale. Bien que maîtrisée, cette anesthésie peut entraîner : • un affaiblissement transitoire, • une perte de poids au fil des séances, • un risque de déshydratation, • ainsi qu’un risque d’hypothermie, en particulier lors d’anesthésies prolongées. Les chirurgies, ainsi que les injections intraveineuses répétées au niveau de la queue peuvent également entraîner : • des lésions locales, • un risque infectieux, • une hémorragie, • et une gêne pouvant affecter la mobilité de l’animal. Un risque exceptionnel mais grave d’embolie gazeuse existe en cas d’injection accidentelle d’air dans la circulation sanguine, pouvant entraîner la mort de l’animal. Le glioblastome étant une tumeur agressive, il peut induire : • une douleur liée au développement tumoral, • une altération de l’état général (perte de poids, diminution de l’activité), • et des modifications du comportement (isolement, agressivité, diminution de la prise alimentaire ou hydrique). Enfin, dans le cas des souris transgéniques, un phénotype dommageable apparait après induction, avec la mise en place d’un comportement épileptique

Devenir

La plupart des animaux seront réutilisés chaque semaine pour imagerie, la procédure d’imagerie étant peu sévère et l’anesthésie limitée à 40min. Pour le modèle syngénique, un petit nombre d’animaux sera mis à mort à l’issue de la séance d’imagerie chaque semaine à partir de la semaine 4 après induction pour prélèvement et analyse histologique. Pour le second modèle, un petit groupe d’animaux sera mis à mort chaque semaine après l’imagerie prélèvement du cerveau à partir de la semaine 4 après induction, à l’exception du groupe de mise au point et du groupe pour lequel la tumeur sera excisée, qui seront mis à mort après l’imagerie de la semaine 9 après induction. Aucun animal ne sera gardé en vie.

Remplacement

Dans le cadre du développement de ces techniques d’imagerie, des méthodes alternatives à l’expérimentation animale sont utilisées autant que possible. Des modèles in vitro sont notamment mis en œuvre, tels que des gels (agar ou gélatine) dont les propriétés (rigidité, organisation interne) peuvent être contrôlées. Ces modèles permettent de tester et d’optimiser les techniques d’imagerie dans des conditions maîtrisées. Des simulations numériques peuvent également être utilisées dans certains cas. Cependant, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité d’une tumeur dans un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas de représenter fidèlement : • l’organisation et le fonctionnement des vaisseaux sanguins, • les interactions entre la tumeur et les tissus environnants, • ni l’évolution dynamique de la tumeur dans le temps. Or, ces éléments sont essentiels pour répondre aux objectifs du projet, qui visent à caractériser les tumeurs dans des conditions proches de la réalité physiologique.

Réduction

Le projet est conçu de manière à utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques. Nos protocoles d’imagerie ont été optimisés de manière exhaustive sur des modèles in-vitro afin de s’assurer de leur efficacité et limiter le nombre d’animaux utilisés inutilement. L’imagerie ultrasonore utilisée est peu invasive, ce qui permet de réaliser des mesures répétées chez les mêmes animaux au cours du temps. Cette approche longitudinale (une séance d’imagerie par semaine) permet de suivre l’évolution des tumeurs sans multiplier les groupes expérimentaux, et donc de réduire significativement le nombre total d’animaux, même si des animaux seront mis à mort à chaque stade tumoral pour référence histologique. Enfin, le nombre d’animaux prévu est volontairement estimé de manière prudente. Toutefois, une adaptation en cours d’étude sera mise en place : si les résultats obtenus sont suffisants avant d’atteindre l’effectif initialement prévu, les expériences seront arrêtées de manière anticipée, permettant de réduire encore le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des mesures de raffinement sont mises en œuvre afin de réduire la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les animaux sont acclimatés à leur environnement, manipulés de manière douce (tunnels, prise à la main) et hébergés en groupe dans des cages enrichies. Les souris développant des tumeurs font l’objet d’une surveillance régulière, avec des points limites définis entraînant l’arrêt de l’expérimentation si nécessaire. Les procédures sont réalisées sous anesthésie, avec maintien de la température corporelle et surveillance des paramètres physiologiques. Après les anesthésies les animaux bénéficient d’un réveil encadré en environnement chauffé et sont remis avec leurs congénères après récupération complète. Une évaluation régulière de l’animal est réalisée : administration de substances à effet analgésique si nécessaire, et mise à mort anticipée en cas de douleur ou détresse persistante ou importante. Une évaluation accrue est mise en place pour les animaux au phénotype dommageable après l’induction de ce phénotype, avec évaluation spécifique des conséquences de ce phénotype et points limites pour l’administration d’antalgiques ou la mise à mort précoce.

Choix des espèces

L’étude nécessite un modèle in vivo, car les caractéristiques des tumeurs (vascularisation et interactions avec les tissus environnants) ne peuvent être reproduites en dehors d’un organisme vivant. La souris est choisie comme modèle expérimental car elle permet : • la mise en œuvre de modèles tumoraux pertinents, incluant des tumeurs apparaissant dans un environnement physiologique, • la possibilité d’études longitudinales, • et l’utilisation de modèles génétiques bien caractérisés. Les modèles choisis sont particulièrement adaptés à l’étude du microenvironnement tumoral, qui est central dans ce projet. Par ailleurs, le laboratoire dispose d’une expertise solide sur l’imagerie du rongeur, et en particulier l’imagerie cérébrale. Les souris seront accueillies à l’âge adulte afin de limiter l’impact du développement cérébral sur le développement vasculaire observé.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 432
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 432

Une injection d'insuline chez des souris mises à jeun six heures peut les conduire jusqu'à la prostration, aux convulsions et au coma si l'hypoglycémie devient sévère, effet que le résumé énonce lui-même. 432 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 48 femelles reproductrices et 384 descendants, certains isolés soixante-douze heures en cage de mesure de la dépense énergétique. Le décompte déclaré les donne toutes tuées et aucune réutilisée, quand la rubrique sur leur destin précise que "Les mâles utilisés pour la reproduction seront réutilisés dans l'EU1". Ces mâles, décrits plus loin comme des "souris de réforme d'élevage", n'apparaissent dans aucun des deux chiffres.

Objectifs

La forte prévalence de l'obésité et du diabète, en particulier chez les enfants, souligne la nécessité de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement de ces pathologies. Des études antérieures ont montré qu’une modification de l’environnement maternel contribue aux maladies métaboliques tout au long de la vie. Le microbiote intestinal constitue une communauté complexe et dynamique de bactéries vivant dans le système digestif. Des changements dans la composition ou la fonction du microbiote intestinal ont été associés au développement de maladies métaboliques. Des données récentes suggèrent que le microbiote intestinal maternel influence le métabolisme, le comportement, le développement du cerveau chez la progéniture. Cependant, il reste à déterminer comment le microbiote maternel exerce ces effets sur la descendance. Chez l’individu adulte, il est connu que le microbiote intestinal exerce des effets anti-obésité et anti-diabète en activant la production de glucose par l’intestin appelée la néoglucogenèse intestinale. Nos résultats récents montrent que l’activation de la néoglucogenèse intestinale pendant la période de gestation ou de lactation améliore durablement la santé de l’individu une fois adulte. Une absence de microbiote maternel pourrait donc bloquer la stimulation de la néoglucogenèse intestinale lors du développement et altérer la santé de l’individu à l’âge adulte. Dans cette étude, réalisée dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2), nous déterminerons si la stimulation génétique de la néoglucogenèse intestinale dès la gestation contrecarre les effets métaboliques induits par l’absence du microbiote maternel.

Bénéfices attendus

Cette étude fait partie d’un projet qui étudie le rôle du microbiote maternel sur le métabolisme de la descendance. L’objectif du projet est de moduler le microbiote uniquement pendant la période de gestation et de lactation. Chez l’homme, l’alimentation maternelle est associée à une stimulation de la néoglucogenèse intestinale en comparaison avec une alimentation utilisant du lait infantile. Si nos résultats démontrent que la stimulation de la néoglucogenèse intestinale dès la gestation programme de manière positive la santé de l’individu adulte, nous pourrons proposer des perspectives efficaces pour contrecarrer le développement des maladies métaboliques. Ces perspectives pourront par exemple se traduire par des modifications de l’alimentation des mamans et de leurs nourrissons destinées à induire la néoglucogenèse intestinale.

Procédures

Pour sélectionner les souris transgéniques, un petit morceau de tissu (biopsie) sera prélevé à toutes les souris du projet pour caractériser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes (EU1). Les 48 femelles subiront un gavage les trois premiers jours après l’accouplement (30 secondes) et un prélèvement de sang (30 secondes) 21 jours après la mise bas (EU1). Parmi ces femelles, 32 recevront un traitement d’antibiotiques : 16 pendant 21 jours et 16 pendant 36 jours. Parmi les 384 descendants, 144 : - seront soumis à un régime hypercalorique dès l’âge de 6 semaines et pendant 11 semaines (EU1 + EU2). - subiront 2 tests pour analyser la régulation de leur glycémie pendant 2h après l’injection de glucose ou d’insuline (injections réalisées en 20 à 30 secondes chez la souris maintenue en contention) chez des animaux mis à jeun pendant 6h (EU1). Pour chaque test, 7 prélèvements de sang seront réalisés à l’extrémité de la queue en 15 secondes maximum sur des souris libres de mouvement. Une seule incision de l’extrémité de la queue sera réalisée avant le premier prélèvement de sang (EU1). - seront soumises à mesure de la composition corporelle par un analyseur dédié (EU2). Cette mesure sera réalisée chez l’animal éveillé mais maintenu immobile. Elle est rapide (2 minutes) et non invasive - seront isolées pendant 72h dans des cages spécifiques pour mesurer leur dépense énergétique (EU2). On mesurera leurs échanges gazeux (respiration), leur prise alimentaire et hydrique et leur activité physique. Cette mesure se fait de manière non-invasive. En fin d’expérience, une prise de sang terminale sera faite rapidement (en moins de 15-20 secondes) après une mise à jeun pendant 6h (EU1). L’animal sera mis à mort immédiatement après la prise de sang pour permettre le prélèvement de certains organes, qui seront ensuite étudiés en laboratoire (EU1).

Impact sur les animaux

Le traitement aux antibiotiques n’entraine pas de modification du comportement maternel, de perte de poids et de mal-être. Le gavage pourrait provoquer une légère irritation de l’œsophage. Les prélèvements sanguins peuvent engendrer une légère douleur de très courte durée au moment de la piqure. La réalisation de certains gestes (biopsie, injections, mesure de la composition corporelle) peut entrainer un léger stress lors de l’immobilisation nécessaire. Les effets indésirables prévus sur les animaux sont également : - une douleur lors de la biopsie. - les symptômes liés à une hypoglycémie liée à l’injection d’insuline, c’est-à-dire une baisse de leur activation jusqu’à leur prostration, un mal-être, voir des convulsions et un coma si l’hypoglycémie est sévère. - un stress léger dû à la privation de nourriture pendant 6h. - un stress pendant l’isolement de 72h pour la dépense énergétique.

Devenir

Les 48 femelles et 384 souriceaux issus des croisements seront mis à mort pour prélèvements d’organes. Les mâles utilisés pour la reproduction seront réutilisés dans l’EU1.

Remplacement

Cette étude ne peut pas être réalisée sur des cellules ou organoïdes car elle concerne l’influence de l’environnement maternel sur un paramètre d’un descendant. Les connaissances actuelles ne permettent pas de reproduire la complexité de l’environnement maternel sur un modèle cellulaire représentant l’organe du descendant.

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans la procédure d’étude a été calculé au plus juste à partir des connaissances des modèles animaux et des connaissances acquises par les études précédentes. Afin de réaliser une analyse statistique, 8 descendants par condition seront utilisés pour étudier les conséquences de l’absence de microbiote intestinal maternel sur les souriceaux et 12 descendants par condition pour étudier les conséquences sur les descendants adultes. Au total, ce projet réalisé sur 5 ans nécessitera 432 souris transgéniques. Les mâles utilisés pour l’obtention des portées sont des souris de réforme d’élevage.

Raffinement

Pour favoriser l’accouplement, le soir précédent l’accouplement, de la litière des mâles sera introduite dans la cage des femelles et vice et versa. Les portées seront équilibrées à 8 bébés par portées en réalisant des adoptions de souriceaux issus de grandes portées par des mères de petites portées. Pour limiter le stress de séparation des nouveau-nés de leur mère en cas d’adoption, l’expérimentateur se frottera les mains avec la litière et les souriceaux à adopter seront déplacés avec de la litière et une partie du nid. Pour limiter l’irritation, le gavage sera réalisé avec une sonde de gavage souple préalablement trempée dans une solution d’eau sucrée pour favoriser la déglutition de l’animal. Pour les mesures répétées de la glycémie, une petite incision de l’extrémité de la queue sera réalisée après application d’une pommade anesthésiante. Le sang sera ensuite prélevé sans autre incision pour l’ensemble des prélèvements Les volumes de sang prélevés resteront très limités conformément aux recommandations internationales sur le bien-être animal. Les souris seront transportées entre l’EU1 et l’EU2 dans des cages permettant de conserver le confinement, selon les conditions règlementaires. La durée du trajet n’excède pas 10 minutes. Le stress lié à l’isolement pour la mesure du métabolisme énergétique sera atténué en plaçant de la litière souillée de la cage d’origine des souris et par l’ajout d’un tube leur permettant de se cacher. Une période de découverte de ce nouvel environnement sera réalisée pendant 3 h, puis une période d’acclimatation de 24h précédera les mesures. Les animaux seront pesés toutes les semaines et seront observés pour détecter tout signe de mal-être, souffrance, lésions ou de détérioration de l’état de santé général avec la mise en place de points limites précoces. Ces points sont spécifiques au projet et adaptés à l’âge des animaux et aux interventions réalisées.

Choix des espèces

Le rôle de la production endogène de glucose par l’intestin pendant la période néonatale a été étudié chez les rongeurs. Les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que les mammifères. Nos études sont réalisées afin de fournir des bases fondamentales à la recherche clinique humaine. Nous souhaitons donc réaliser nos expériences avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Nous étudions l’importance du microbiote intestinal maternel sur la descendance donc cette étude concerne des femelles adultes âgées de 14 semaines. Leurs descendants seront étudiés à 10 jours et à l’âge adulte (entre 6 et 17 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, leur dos est épilé à la crème dépilatoire puis irrité par une série de collages et décollages de ruban adhésif, pendant une quinzaine de minutes, avant des injections de molécules et jusqu'à un prélèvement sanguin par semaine. L'inflammation cutanée ainsi provoquée entraîne des démangeaisons qui se traduisent par un grattage plus fréquent, et le résumé prévoit de surveiller l'apparition d'automutilation. La rubrique sur le remplacement décrit des cultures cellulaires et des peaux reconstruites déjà employées en amont, pour conclure qu'aucune méthode alternative validée ne reproduit l'ensemble des mécanismes recherchés.

Objectifs

L'inflammation cutanée est impliquée dans de nombreuses pathologies dermatologiques aiguës et chroniques. Malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge, ces maladies restent responsables d'une morbidité importante et nécessitent le développement de nouvelles approches thérapeutiques capables de contrôler efficacement la réponse inflammatoire tout en favorisant la restauration de la fonction barrière de la peau. Le modèle d' « irritation de la peau » est un modèle expérimental reconnu permettant d'induire une altération contrôlée et reproductible de la barrière cutanée par l'application répétée d'un adhésif sur la peau. Cette procédure provoque une augmentation transitoire de la perméabilité épidermique et déclenche une réponse inflammatoire locale. Ce modèle reproduit plusieurs mécanismes physiopathologiques observés au cours des maladies inflammatoires cutanées associées à une altération de la fonction barrière. L'objectif principal de ce projet est d'évaluer l'efficacité de molécules candidates susceptibles de moduler la réponse inflammatoire induite par l'altération de la barrière cutanée. Les effets des traitements seront évalués par des observations cliniques, des analyses histologiques, des dosages de molécules inflammatoires ainsi que par la caractérisation des populations cellulaires impliquées dans la réponse immunitaire locale. Ce modèle permettra de déterminer si les molécules étudiées sont capables de limiter l'inflammation cutanée, d'accélérer la restauration de la barrière épidermique et de favoriser le retour à un état tissulaire normal. Les résultats obtenus contribueront à l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement des maladies inflammatoires de la peau. L'utilisation de ce modèle est justifiée par l'absence de méthodes alternatives permettant de reproduire l'ensemble des interactions complexes entre la barrière cutanée, les cellules immunitaires, les cellules résidentes de la peau et la circulation sanguine au sein d'un organisme vivant. Toutes les procédures expérimentales seront conçues conformément au principe des 3R (Remplacement, Réduction et Raffinement), afin de limiter le nombre d'animaux utilisés et de minimiser leur douleur, leur stress et leur inconfort.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes impliqués dans la réponse inflammatoire cutanée consécutive à une altération de la fonction barrière de la peau. Il contribuera à identifier les voies biologiques modulées par les molécules étudiées et à mieux caractériser leur mode d'action dans un contexte d'inflammation cutanée. Le modèle expérimental utilisé constitue un outil pertinent pour évaluer, dans un organisme vivant, l'efficacité de nouvelles molécules capables de limiter l'inflammation, de favoriser la restauration de la barrière cutanée et de promouvoir le retour à une peau normale. Les résultats obtenus permettront de sélectionner les candidats thérapeutiques les plus prometteurs en vue de leur développement préclinique. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques destinées au traitement de maladies inflammatoires cutanées caractérisées par une altération de la barrière épidermique, telles que la dermatite atopique, les dermatites de contact ou d'autres affections inflammatoires de la peau. Les connaissances acquises pourront également améliorer la compréhension des mécanismes de résolution de l'inflammation et être utiles au développement de traitements ciblant d'autres pathologies inflammatoires. Enfin, les données générées permettront d'enrichir les connaissances fondamentales sur les interactions entre la barrière cutanée, les cellules et pourront servir de base à de futurs projets de recherche visant à développer des approches thérapeutiques plus efficaces et mieux ciblées.

Procédures

Au cours des expérimentations les animaux subiront une épilation avec une crème dépilatoire suivi d'une irritaion de la peau grace à une serie de collage et decollage de ruban adhésif, tout ceci sous anesthésie durant une quinzaine de minutes. Les animaux subiront des injections de substance. Les animaux, au cours de la procédure pourront subir des prélèvement de sang après anesthésie gazeuse à l’isoflurane au maximum une fois par semaine.

Impact sur les animaux

L'irritation de la peau induit une altération localisée et transitoire de la barrière cutanée. Cette procédure entraîne le développement d'une réaction inflammatoire locale. Les animaux peuvent présenter un inconfort modéré ainsi qu'un prurit pouvant se traduire par un toilettage ou un grattage plus fréquent de la zone concernée. Les administrations des molécules expérimentales pourront entraîner un stress transitoire lié à la contention ainsi qu'une gêne ponctuelle au site d'administration, en fonction de la voie utilisée (application cutanée, injection ou gavage). Les prélèvements biologiques, lorsqu'ils sont réalisés sur animal vivant, pourront provoquer un inconfort bref et limité. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique régulière comprenant l'évaluation de l'état général, du comportement, du poids corporel et de l'évolution des lésions cutanées. Une attention particulière sera portée à l'apparition de signes d'inconfort, d'automutilation ou de lésions cutanées excessives. En cas d'aggravation des lésions ou d'altération de l'état général répondant aux critères d'arrêt définis dans le protocole, l'animal sera retiré de l'étude et euthanasié selon les procédures réglementaires. Compte tenu du caractère localisé et réversible de l'inflammation induite ainsi que des mesures de surveillance et de raffinement mises en œuvre, les nuisances attendues sont limitées dans le temps et compatibles avec une procédure de gravité modérée.

Devenir

A l'issu de la procédure c'est à dire entre 2 et 10 jours après l'induction de la pathologie, tous les animaux seront mis à mort. Après vérification du décès des animaux (coeur non battant), certains organes tels que la rate, les ganglions et la peau lésée seront prélevés afin de réaliser des études complémentaires et définir les mécanismes cellulaires mis en jeu.

Remplacement

Le projet s'inscrit dans une démarche visant à appliquer le principe de Remplacement en recourant aux méthodes alternatives chaque fois qu'elles permettent de répondre aux objectifs scientifiques. En amont des expérimentations in vivo, les molécules candidates sont sélectionnées et caractérisées à l'aide d'approches in vitro, notamment sur des cultures cellulaires et, lorsque cela est pertinent, sur des modèles reconstruits de peau. Ces modèles permettent d'évaluer leur cytotoxicité, leurs effets sur certaines voies de signalisation inflammatoires et leurs propriétés biologiques. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre les différentes cellules de la peau, les cellules immunitaires circulantes, le système lymphatique et la circulation sanguine. Elles ne permettent pas non plus d'étudier le recrutement des cellules immunitaires, la dynamique de la réponse inflammatoire, la restauration de la barrière cutanée ni les effets pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des molécules administrées. À ce jour, il n'existe pas de méthode alternative validée permettant de reproduire l'ensemble de ces mécanismes physiologiques dans un système non animal.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet sera limité au strict minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques tout en garantissant la robustesse et la validité statistique des résultats. Les effectifs par groupe expérimental seront déterminés sur la base de l'expérience acquise par l'équipe avec ce type de modèle, des données de la littérature et, lorsque cela est possible, de calculs de puissance statistique prenant en compte la variabilité des paramètres étudiés. Le modèle d'irritation de la peau est un modèle reproductible, permettant de limiter la variabilité expérimentale et ainsi de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour mettre en évidence un effet biologique des traitements évalués. La randomisation des animaux entre les groupes expérimentaux et l'utilisation de protocoles standardisés contribueront également à améliorer la qualité des données obtenues. Plusieurs paramètres (évaluation clinique, analyses histologiques, dosages de biomarqueurs et analyses immunologiques ou moléculaires) seront mesurés à partir des mêmes animaux, afin de maximiser les informations obtenues pour chaque individu et d'éviter la constitution de cohortes supplémentaires. Lorsque cela sera scientifiquement justifié, des groupes témoins communs seront utilisés entre différentes séries expérimentales réalisées dans des conditions identiques, afin d'éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires. Les expériences seront planifiées de manière à limiter les répétitions inutiles et seules les molécules ayant démontré un potentiel lors des études préalables seront évaluées in vivo. L'ensemble de ces mesures permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés tout en assurant la qualité scientifique et la reproductibilité des résultats.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages stériles avec de la nourriture de la litière et de l’eau stérile dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur, avec un enrichissement du milieu adapté à leurs besoins physiologiques et comportementaux (matériel de nidification, abri et objets d'enrichissement). Une période d'acclimatation d'au moins une semaine sera respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié au changement d'environnement. Les animaux seront manipulés par un personnel formé et compétent, selon des techniques visant à réduire le stress associé à la contention. Les procédures expérimentales seront réalisées dans un environnement calme et selon des protocoles standardisés afin de limiter leur durée et leur variabilité. L'altération de la barrière cutanée sera réalisée sous anesthésie à l’isoflurane et limitée à une zone restreinte du dos et réalisée selon une procédure reproductible, en utilisant le nombre minimal de tape strips nécessaire pour obtenir le niveau d'inflammation recherché. Les traitements administrés respecteront les volumes maximaux recommandés et les bonnes pratiques d'expérimentation animale. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique régulière tout au long de l'étude. Seront notamment évalués l'état général, le comportement, le poids corporel, l'aspect du pelage ainsi que l'évolution des lésions cutanées (érythème, desquamation, œdème). Une attention particulière sera portée aux signes de prurit important, de grattage excessif ou d'automutilation. Tout animal présentant une altération importante de son état général, une perte de poids supérieure aux seuils définis dans le protocole, des lésions cutanées sévères, des signes de douleur ou de détresse persistants, ou toute autre atteinte incompatible avec la poursuite de l'étude, sera retiré de l'expérimentation et mis à mort selon une méthode réglementaire. Les expérimentateurs seront formés à la reconnaissance des signes précoces de douleur et de mal-être afin d'assurer une prise en charge rapide des animaux. L'ensemble de ces mesures de raffinement permettra de limiter les nuisances induites par les procédures expérimentales tout en garantissant l'obtention de données scientifiques de qualité.

Choix des espèces

La souris est le modèle expérimental de référence pour l'étude des mécanismes de l'inflammation cutanée et l'évaluation préclinique de nouvelles stratégies thérapeutiques. Son système immunitaire est largement caractérisé et présente de nombreuses similitudes fonctionnelles avec celui de l'Homme, permettant l'étude des interactions complexes entre les cellules immunitaires et les cellules résidentes de la peau au cours de la réponse inflammatoire. Les expérimentations seront réalisées sur des souris jeunes adultes, âgées de 6 à 12 semaines au début de la procédure expérimentale. Ce stade de développement a été retenu car le système immunitaire est pleinement mature et la structure de la peau est stabilisée, permettant d'obtenir une réponse inflammatoire reproductible après altération de la barrière cutanée. L'utilisation d'animaux adultes limite également les variations physiologiques observées au cours de la croissance ou liées au vieillissement, susceptibles d'influencer les paramètres étudiés.

Conséquences du bruit sur l’audition

(NTS-FR-435738v1 – 18/09/2026)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 5000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5000

Une amputation de la phalange distale dans les huit premiers jours de vie, pratiquée sur toutes les souris pour les identifier et les génotyper, ouvre le protocole. 5 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, exposées à des sons de deux heures et pouvant aller jusqu'à huit heures, puis suivies par des séances d'audition d'une heure toutes les une à deux semaines, une partie subissant en plus une chirurgie d'une heure suivie de deux heures de mesures. L'objet est de mesurer ce que le bruit abîme dans le système auditif et ses relais cérébraux, chez des souris dont beaucoup portent des mutations de gènes de surdité. Toutes sont tuées, le porteur indiquant qu'elles "ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés", et que leurs corps servent ensuite, quand c'est possible, à des entraînements à la dissection au sein du centre de recherche.

Objectifs

Objectif : Etudier les conséquences d’un son d’intensité moyenne à forte et ce dans la durée sur les réseaux neuronaux auditifs et la santé des individus. LE SYSTEME AUDITIF Le système auditif humain comprend l’oreille externe, l’oreille moyenne, l’oreille interne, ainsi que les centres neuronaux de traitement des stimuli auditifs. La cochlée comporte l’organe de Corti, qui abrite les cellules sensorielles, dites cellules ciliées. Il repose sur une membrane basilaire, qui contribue à l’analyse fréquentielle du son. Il y a quelques 14 000 cellules ciliées chez l’homme. Sous l’effet de la stimulation sonore, leur dépolarisation conduit à la libération de neurotransmetteur. Au total, ces 30 000 neurones chez l’homme forment le nerf auditif, qui lie la cochlée au noyau cochléaire, premier relais auditif du cerveau. Ensuite, l’information chemine à travers les divers autres noyaux du cerveau jusqu’au centre auditif. LE BRUIT ENVIRONNEMENTAL L’exposition à un bruit excessif est la première cause environnementale de troubles de l’audition. La surexposition sonore dans les mégapoles dont la densité de population ne cesse de croître ainsi que dans de nombreuses activités de loisirs pour lesquelles l’exposition sonore est peu ou mal contrôlée constitue une menace grandissante pour l’audition à l’échelle planétaire. Les conséquences au niveau central, aussi bien du point de vue des réseaux neuronaux que du point de vue des performances de l’individu dans des tâches auditives sont en outre peu étudiées. A un niveau plus intégratif encore, les conséquences du bruit sur la santé des individus et leurs interactions sociales restent également un sujet de recherche actif. Des résultats suggèrent en outre que les lésions cochléaires dues à une surexposition au bruit sont à l’origine d’une exacerbation de la progression de la perte auditive liée à l'âge (presbyacousie).

Bénéfices attendus

En caractérisant les atteintes auditives liées à la surexposition sonore et également dans les formes génétiques de surdité, notre projet permettra les avancées suivantes : - Nous déterminerons les mécanismes physiopathologiques à l’origine des surdités dans les modèles porteurs des mutations des gènes étudiées. - Un grand nombre de cas de surdités progressives reste souvent inexpliqué. En caractérisant très finement la signature audiologique des souris mutantes, notre travail aidera à identifier les cas de surdités non expliqués qui pourraient être liés à des expositions sonores répétées d’intensités moyennes. - Enfin, notre travail générera des pistes pour de nouvelles approches thérapeutiques susceptibles de prévenir la surdité chez les patients exposés ou porteurs de mutations spécifiques dans des gènes de surdité en testant de nouvelles molécules aux effets protecteurs face à une exposition traumatique sonore.

Procédures

Les interventions seront : - Un prélèvement de phalange sera effectué sur tous les animaux pour l’identification des souris, dans les 8 premiers jours de vie du projet afin de déterminer s’ils sont porteurs ou non de mutations du gène étudié et pour pouvoir commencer les expérimentations à partir du stade P12. Cette procédure dure une dizaine de secondes. Les prélèvements seront utilisés pour le génotypage. De plus cela permettra de constituer les cohortes avant le sevrage et de ne pas maintenir en vie des animaux non nécessaires à la reproduction ou aux expérimentations. Pour les expérimentations sur l’adulte, les animaux seront identifiés soit par prélèvement auriculaire soit par une puce implantée en sous-cutané. - Nous effectuerons un suivi de l’audition de modèles de souris pour des atteintes auditives à la suite de de l’exposition sonore et dépendant du gène étudié. Ce suivi aura lieu à la suite de l’exposition et au cours du temps, approximativement toutes les unes à deux semaines afin de suivre l’évolution de la surdité induite par le bruit. Chaque suivi dure environ 1h. - Une partie des animaux auront une chirurgie soit terminale soit pour permettre des enregistrements électrophysiologiques sur l’animal éveillé ensuite. Chaque chirurgie aura une durée de 1h et suivi de 2h de mesures fonctionnelles.

Impact sur les animaux

La plupart des procédures impliquent des expérimentations légères ou modérées ou une succession d’expérimentations légères. Quelques manipulations du projet pourraient entraîner des nuisances : - L'identification se fait par amputation de la phalange distale dans les 8 premiers jours de vie, douleur au moment de l’amputation. - Certaines expositions sonores d’une durée de 2h et pouvant aller jusqu’à 8h pourraient induire un stress temporaire sur l’animal, n’excédant pas quelques heures. C’est pourquoi les différentes mesures utilisant ces tests sont espacées dans le temps. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. - En ce qui concerne les chirurgies : Si celles-ci sont terminales, un protocole de médication antidouleur sera appliqué à l’animal en début de procédure. Pour les chirurgies de préparation aux enregistrements neuronaux sur animal éveillé, la douleur et l’inconfort modérée seront contrôlés par des antalgiques.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, l’ensemble des animaux du projet sont des organismes génétiquement modifiés, de nombreuses procédures nécessitent la mise à mort de l’animal pour récupérer des tissus afin d’effectuer différentes expérimentations ex vivo. D’autres procédures impliquent des interventions qui signifient qu’on ne peut pas les réutiliser. La plupart des animaux sont porteurs de mutations de gènes de surdité très spécifiques rendant impossible leur réutilisation par d’autres équipes. Cependant, une fois les animaux mis à mort, nous essayons de les utiliser pour des entraînements à la dissection et la mise au point de nouveaux protocoles lorsque c’est possible. Ces partages se font typiquement à l’échelle du centre de recherche au-delà de notre équipe.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative que ce soient des études au niveau cellulaire ou tissulaire ne sont connues et envisagées pour ce projet. En effet, il n’est pas possible actuellement de simuler de manière pertinente les effets des entrées sensorielles sur des circuits cérébraux composés de millions de neurones densément connectés, en interaction avec l’évolution des niveaux de stress des animaux.

Réduction

La réduction a pour objectif d’utiliser le nombre suffisant d’animaux pour avoir des résultats scientifiques significatifs. Les groupes sont constitués afin de garantir une puissance statistique de 80% pour des différences de 20%. Nous utilisons des tests classiques pour tester la significativité de nos résultats. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et nous appliquons plusieurs mesures sur le même animal dès que possible.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement par les expérimentateurs ou les zootechniciens. Ce projet ne concerne que des procédures dont la mise en œuvre ne devrait se traduire ni par une dégradation de l’état de santé de l’animal ni par des douleurs importantes. Si nous observions un comportement anormal en termes de santé (observation du poids, du pelage, etc.) dès l’initiation de l’intégration dans un groupe expérimental, l’animal serait immédiatement mis à mort. Plusieurs méthodes de raffinement sont utilisées dans nos projets. Nous avons par exemple veillé à ce que nos tests comportementaux ne reposent pas sur des motivations par des déprivations de nourriture ou d’eau. Lors des chirurgies, des antalgiques et des couvertures chauffantes sont utilisées afin de limiter au strict minimum le risque d’hypothermie et de stress physique. Un renforcement des enrichissements (igloo, coton, tunnel, roue…) est utilisé dans les cages d’hébergements. En cas d’hypothermie, des couvertures chauffantes sur le fond de la cage sont également utilisées. En cas de déshydratation, des réhydratations sous-cutanées sont réalisées ainsi que la fourniture de gel nutritif ou de croquettes mouillées. Plusieurs points limites spécifiques et précoces pendant la chirurgie (hémorragies, baisse des constantes vitales etc…), post-chirurgie (infections, douleurs persistantes) ou post-stimulation sonore basés sur une grille de scorage incluant aspect extérieur, activité de déplacement, capacité à boire et s’alimenter, réactivité à la préhension, isolement du groupe, sont établis pour éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Nous souhaitons recourir aux souris de laboratoire dont le système auditif est similaire à celui de l’homme. De plus, la souris de laboratoire est le seul mammifère modèle pour lequel on dispose d’outils génétiques conséquents. L’audition se met en place chez la souris autour de P10-P12. Le projet impliquera principalement donc des animaux âgés d’au moins P10 afin de pouvoir étudier les effets du bruit sur le système auditif au cours de la vie de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 64
▲ 256
Devenir
 -
 -
 -
 320

Pour étudier comment les péricytes, cellules de soutien des vaisseaux sanguins du poumon, dialoguent avec les cellules immunitaires, 320 souris génétiquement modifiées vont être infectées par la tuberculose, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour analyse des poumons. L'infection se fait par aérosol pendant quarante à quarante-cinq minutes sur animal vigile, suivie d'une instillation sous anesthésie générale, d'injections, et de traitements quotidiens pendant trois jours. Les effets annoncés vont d'une détresse respiratoire modérée à une perte de poids, une perte d'appétit et une diminution des interactions sociales, quand les pistes thérapeutiques attendues contre l'inflammation pulmonaire restent renvoyées au long terme.

Objectifs

La tuberculose pulmonaire est une maladie causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis. La personne infectée développe une inflammation chronique qui modifie, parfois de façon irréversible, l’architecture de ses poumons. Les études actuelles tendent à montrer qu'à l'image du système immunitaire, les cellules constituant le système nerveux ainsi que celles du système vasculaire jouent un rôle non négligeable dans le devenir de la pathologie. Cependant, on ignore encore la nature exacte des connexions entre ces différents acteurs de la réponse anti-tuberculeuse. L'objectif de ce projet est donc d'étudier les interactions entre les systèmes immunitaire et vasculaire. Pour cela nous utiliserons des modèles de souris génétiquement modifiées qui nous permettront de cibler de façon spécifique une famille de cellule spécifique du système vasculaire : les péricytes. Nous étudierons -les remodellages tissulaires induits lors de l'infection par la bactérie. -Le mode d’activation et le rôle des péricytes au cours de l'infection. -L'interaction entre les cellules immunitaires et vasculaires. À terme, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de communication entre le système vasculaire et le système immunitaire dans un contexte infectieux. Ces connaissances pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour mieux contrôler l’inflammation et les lésions pulmonaires associées à la tuberculose.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter des bénéfices scientifiques et médicaux importants dans la lutte contre la tuberculose, une maladie qui demeure aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité infectieuse dans le monde. Les résultats attendus permettront d’améliorer notre compréhension d’un aspect encore très peu étudié de la maladie : l’implication du système vasculaire dans les infections pulmonaires chroniques. En étudiant précisément le rôle des cellules de soutiens des vaisseaux sanguins lors de l’infection tuberculeuse, ce projet pourra : - Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter les dégâts causés aux poumons pendant la maladie. - Mieux comprendre pourquoi certains patients développent des formes sévères de tuberculose avec des atteintes pulmonaires importantes. - Éclairer le rôle du système vasculaire dans d’autres maladies inflammatoires chroniques du poumon. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de stratégies dites "visées" ciblant spécifiquement le système vasculaire pour limiter ou remplacer l'utilisation de traitements lourds pour les patients comme les antibiotiques.

Procédures

Les souris utilisées dans ce projet seront soumises à plusieurs types d’interventions : - Une infection par un agent pathogène par aérosol d’une durée de 40-45min au total sur animal vigile - Une instillation d'une molécule synthétique sous anesthésie générale, temps maximal de l'intervention 30 min de l'endormissement au réveil de l'animal - Des injections engendrant une contention de 1min. - Des traitements pharmacologiques ciblés d’une durée de maximale de 3 jours, à un rythme d’une injection par jour.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux dans ce projet sont : une perte de poids modérée, une baisse d'activité légère, une perte d'appétit légère, une altération du comportement légère, une détresse respiratoire modérée, une altération temporaire de l'état général modérée, une diminution des interactions sociales légère.

Devenir

Tous les animaux inclus dans ce projet feront l’objet d’analyses approfondies. Ils seront donc mis à mort de manière programmée et encadrée à la fin des procédures expérimentales pour répondre au mieux aux problématiques scientifiques.

Remplacement

L’étude proposée cherche à comprendre comment les péricytes pulmonaires (cellules de soutien des vaisseaux sanguins) et les cellules du système immunitaire interagissent lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis (Mtb), la bactérie responsable de la tuberculose. Aujourd’hui, aucun modèle de culture cellulaire ni système artificiel ne permet de reproduire fidèlement la complexité du tissu pulmonaire, notamment l’organisation des vaisseaux sanguins et des péricytes dans un environnement en 3 dimensions, avec toutes les interactions cellulaires qui se produisent chez un animal vivant. Mtb se développe très lentement et son comportement dépend fortement du fonctionnement global de l’organisme. Les alternatives existantes ne permettent pas de suivre l’évolution réelle de l’infection. Pour toutes ces raisons, l’utilisation de la souris reste indispensable pour répondre aux questions scientifiques du projet : identifier un mécanisme d'interaction entre péricytes et cellules immunitaires, comprendre leur rôle pendant l’infection, et comment elle s'adaptent à la bactérie. Aucun autre modèle ne permet actuellement d’atteindre ces objectifs de manière fiable.

Réduction

Les effectifs proposés ont été définis à partir de données préliminaires, d’expériences antérieures réussies et d’outils d’analyse statistique reconnus. Les résultats seront traités avec des méthodes statistiques appropriées, permettant d’évaluer les différences entre groupes de manière rigoureuse sans multiplier inutilement les animaux. Nous avons également mis en place des approches permettant d’extraire plusieurs types d’informations à partir d’un même animal. Par exemple, à partir d’un même poumon, nous réalisons l’analyse des bactéries présentes, l’étude de l’expression des gènes, et le dosage des molécules inflammatoires. Enfin, le projet suit une logique progressive : si une étape expérimentale ne donne pas de résultats exploitables, elle sera arrêtée immédiatement.

Raffinement

Des mesures de raffinement spécifiques sont mises en place pour limiter la douleur, la souffrance et le stress animal tout en garantissant la qualité scientifique du projet. Les instillations sont réalisées sous anesthésie. Les injections sont effectuées sous contention < 2 min, pour réduire le stress. Les animaux seront suivis avec une table de suivi de soins comportant des points limites et spécifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans les conditions standards des structures d'accueil.

Choix des espèces

La souris est l’espèce présentant une réponse immunitaire bien caractérisée et comparable à celle de l’humain. Ce modèle permet aussi d’examiner finement les interactions entre les cellules immunitaires et vasculaires. De nombreuses lignées transgéniques nécessaires à ce projet sont disponibles chez la souris et permettent de manipuler spécifiquement les populations cellulaires ciblées. Seules des souris adultes (6 à 10 semaines) seront utilisées. Ce stade garantit une immunité pulmonaire mature, indispensable pour étudier les conséquences de la tuberculose.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

Jusqu'à quatorze injections dans l'abdomen par animal, pratiquées sur souris vigiles à raison d'une toutes les deux semaines, plus jusqu'à quatre prélèvements sanguins : 1 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le résumé qualifie ces gestes de "stress transitoire" et de "douleurs légères à modérées", tout en indiquant que certains composés injectés peuvent altérer le comportement de l'animal. Les souris dont la réponse immunitaire est jugée la meilleure sont tuées les premières pour prélever les organes produisant les anticorps, les autres restant en hébergement quatre à huit semaines et pouvant recevoir un nouveau cycle de vaccination avant leurs propres "prélèvements terminaux". Ce maintien en vie assorti d'une seconde immunisation figure dans la rubrique consacrée à la réduction des effectifs.

Objectifs

Les anticorps sont des protéines sécrétées par des cellules spécialisées du système immunitaire qui s’attachent aux substances étrangères au corps (bactéries, virus), appelées antigènes, afin de les neutraliser dans le but d'être évacuées ou détruites par d’autres composants du système immunitaire. Ces antigènes sont gardés en mémoire par le système immunitaire, permettant de réagir plus rapidement en cas de nouvelle exposition. Depuis les années 1980, le développement d'anticorps a profondément amélioré les traitements thérapeutiques dans de nombreuses pathologies, comme le cancer et les maladies inflammatoires chroniques. Les premiers anticorps utilisés en médecine étaient produits chez la souris et pouvaient provoquer des effets secondaires importants mais ils étaient précurseurs d'une révolution dans les soins. Grâce aux progrès des biotechnologies et du génie génétique, il est aujourd’hui possible de développer des anticorps modifiés de plus en plus proches des anticorps humains, ce qui réduit fortement les effets indésirables. Plus d’une centaine d’anticorps thérapeutiques sont désormais utilisés en médecine et de nombreux autres sont en cours de développement. Malgré ces avancées, le développement de nouveaux anticorps reste long et complexe. L’une des principales difficultés est le délai entre l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle par les laboratoires publics ou privés et la possibilité de tester cette cible en clinique. Ce projet s’inscrit dans la première étape de découverte des anticorps à visée thérapeutique et vise à accélérer la découverte et la sélection de nouveaux anticorps thérapeutiques avant leur évaluation dans des études précliniques.

Bénéfices attendus

Le projet faisant l’objet de cette demande permettra la découverte et l’obtention rapide d’un panel de nouveaux anticorps d’intérêt thérapeutique notamment dans le cancer et les maladies inflammatoires.

Procédures

- Des injections dans l’abdomen réalisées sur animaux vigiles en 2 min maximum/animal à une fréquence d’une injection toutes les 2 semaines durant 6 à 8 semaines. Toutes les souris du projet seront concernées. Nous envisageons que cela correspondrait à 1500 animaux. En fonction de la stimulation du système immunitaire, des injections supplémentaires peuvent être nécessaires suivant la même procédure. - Des injections en intraveineuse réalisées à l’ animal en 2 à 4 min sous anesthésie. Nous évaluons que cela correspondrait entre 150 et 300 animaux. - Des prélèvements sanguins sont réalisés sur animaux vigiles à une fréquence de toutes les 2 semaines (6 jours après chaque injection dans l’abdomen à partir de la deuxième injection). Cette opération est réalisée en 2-3 min maximum/animal. Toutes les souris du projet seront concernées, soit 1500 animaux au maximum.

Impact sur les animaux

Suite aux procédures que nous réalisons dans ce projet, les animaux peuvent subir : - du stress transitoire lié à la contention nécessaire à la réalisation des injections (de 4 jusqu’à 14 injections par animal) et des prélèvements sanguins (jusqu’à 4 prélèvements par animal maximum). - des douleurs légères à modérées dues au mode d’injection et à l’injection de certains composés pouvant altérer le comportement de l’animal.

Devenir

Les animaux présentant les meilleurs résultats seront choisis pour réaliser les étapes finales de la procédure. Seuls les animaux sélectionnés seront euthanasiés afin de prélever les organes produisant les anticorps et réaliser les étapes suivantes de recherches d'anticorps. Les animaux restants seront gardés et surveillés en hébergement durant 4 ou 8 semaines supplémentaires jusqu’à obtenir les résultats à partir des premiers animaux. Si les premiers résultats ne permettent pas d’identifier des anticorps d’intérêts, les animaux conservés pourront recevoir un nouveau cycle de vaccination, dans le but de renforcer la réponse immunitaire avant la réalisation des prélèvements terminaux. Si les résultats de séquençage sont concluants, les animaux seront euthanasiés dès que possible.

Remplacement

L’utilisation des animaux reste indispensable pour développer de nouveaux anticorps thérapeutiques. En effet, aucun autre modèle biologique ou chimique ne permet actuellement de produire des molécules de structure aussi complexe et variée. Les biotechnologies ne permettent pas de mimer ou reproduire totalement la réponse "anticorps" du système immunitaire rendant l’utilisation d’animaux encore indispensables pour la découverte de nouveaux anticorps comme de potentiels médicaments en immunothérapie.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque expérience sera déterminé à partir des données scientifiques disponibles concernant la cible d’intérêt thérapeutique afin d’évaluer la complexité de la cible et la nécessité d’effectuer plusieurs stratégies de vaccination. Toutes les procédures expérimentales seront recensées numériquement permettant une traçabilité et un suivi des expériences menées. Ce suivi comprendra notamment les souris utilisées, les antigènes testés, les résultats obtenus et leurs interprétations ainsi que toute observation ou information pouvant être utile par la suite. Une attention particulière sera portée à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Ainsi, les souris non sélectionnées pour les étapes finales du protocole (prélèvement d'organes) seront conservées. Si les premiers résultats ne permettent pas d’identifier des anticorps d’intérêts, les animaux conservés pourront recevoir un nouveau cycle de vaccination, dans le but de renforcer la réponse immunitaire avant la réalisation des prélèvements terminaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (mini-dôme en cellulose et lanières en papier kraft pour former des nids), maintien des animaux en groupes de 3 à 4 afin d’éviter l’isolement et une période d’acclimatation de 7 jours est respectée systématiquement avant les manipulations. Afin d'atténuer la douleur chez l'animal, nous avons recours à l'anesthésie gazeuse lors de certains gestes techniques. Durant toute la durée d'une expérience, l’ensemble des animaux est observé quotidiennement pour s’assurer : des conditions adéquates de stabulation (paramètres environnementaux, litière, alimentation, boisson) et de l’état de santé des animaux (comportement, aspect physique), pesée 2 fois par semaine en temps normal et quotidiennement en cas d’apparition de signes importants de douleur chez l’une des souris du protocole. Si un état persistant de douleur durant plus de 2 jours été observé, l’animal sera euthanasié. Les animaux euthanasiés de manière anticipée après atteinte d'un point limite ne feront pas l'objet de prélèvements, leur état clinique pouvant compromettre la qualité des tissus et des cellules recherchés.

Choix des espèces

La souris reste l’animal le plus utilisé pour le développement d’anticorps à visée thérapeutique, car le génome de la souris est proche de l’homme à 95%. Le développement d’anticorps thérapeutiques par modification génétique est basé sur des anticorps d’origine murine. La maturité sexuelle des souris se situant aux alentours des 6 à 8 semaines selon le sexe, il convient d’utiliser des animaux jeunes âgés d’au moins 8 semaines pour les programmes d’immunisation. Généralement, les jeunes animaux sont de meilleurs producteurs d’anticorps que les animaux plus âgés parce que la fonction immunitaire atteint son apogée à la puberté et diminue lentement par la suite. Les souris seront donc âgées de 8 à 10 semaines lors du démarrage du protocole d’immunisation. Pour les modèles génétiquement modifiés difficiles à générer, une tolérance de 8-12 semaines sera admise. La maturité sexuelle des souris se situant aux alentours des 6 à 8 semaines selon le sexe, il convient d’utiliser des animaux jeunes âgés d’au moins 8 semaines pour les programmes d’immunisation. Généralement, les jeunes animaux sont de meilleurs producteurs d’anticorps que les animaux plus âgés parce que la fonction immunitaire atteint son apogée à la puberté et diminue lentement par la suite. Les souris seront donc âgées de 8 à 10 semaines lors du démarrage du protocole d’immunisation. Pour les modèles transgéniques ou KO difficiles à générer, une tolérance de 8-12 semaines sera admise.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une injection sous anesthésie générale puis dix injections sur animal vigile, et celles portant la tumeur TC-1 quatorze anesthésies générales de plus pour le suivi par imagerie, la croissance tumorale et l'immunothérapie pouvant entraîner une perte d'appétit et de poids. L'objet est de reproduire par une combinaison d'anticorps les signaux qu'émettent les cellules tumorales mourantes, afin de renforcer une immunothérapie déjà employée en clinique. Les retombées annoncées contre le cancer du poumon sont placées à long terme, quand le porteur affirme dans le même résumé qu'aucune technologie ne permet de reconstruire un système immunitaire fonctionnel hors de l'animal, et que le recours à "un organisme complet fonctionnel (la souris)" est "indispensable".

Objectifs

Certaines thérapies anticancéreuses induisent une mort cellulaire immunogène (immunogenic cell death, ICD), une forme de mort cellulaire régulée capable de déclencher une réponse immunitaire antitumorale durable grâce à l’émission coordonnée de signaux de danger (damage-associated molecular patterns, DAMPs. Nous avons démontré, dans un projet précédent, qu’une reconstitution de ces signaux de danger grâce à des lignées cellulaires génétiquement modifiées est suffisante pour induire une mémoire immunitaire durable et renforcer la sensibilité des tumeurs au blocage du point de contrôle immunitaire PD-1. Fort de ces résultats mécanistiques, nous développerons une stratégie thérapeutique visant à reproduire pharmacologiquement les fonctions immunostimulatrices de ces signaux. Nous évaluerons une combinaison d’anticorps monoclonaux anti-CD47 et anti-CD39 associée à un agoniste de HMGB1 (RS-09) afin de reproduire in vivo les principales conséquences immunologiques induites par les DAMPs. Cette approche sera systématiquement combinée au blocage du point de contrôle immunitaire PD-1, dans un contexte thérapeutique directement compatible avec la pratique clinique et présentant ainsi un potentiel translationnel nettement supérieur à celui d’approches reposant sur des cellules tumorales génétiquement modifiées (projet précédent). Démontrer l’efficacité de cette combinaison sur la croissance tumorale constituera ainsi une validation préclinique robuste de notre stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra de valider, dans des modèles précliniques, une nouvelle stratégie pharmacologique antitumorale efficace avec l’utilisation de combinaison d’anticorps et d’agoniste. Nous pourrons mettre aussi en évidence que cette stratégie sera possiblement applicable contre plusieurs types de cancer. À long terme, cela permettra le développement de nouvelles immunothérapies combinatoires contre le cancer du poumon, plus adaptées aux patients et beaucoup mieux tolérées.

Procédures

Les souris seront manipulées régulièrement (

Impact sur les animaux

Diverses procédures (immobilisations et injections) peuvent provoquer du stress chez l'animal et une légère douleur transitoire au point d'injection. La croissance tumorale et l'immunothérapie peuvent entraîner une perte d'appétit modérée, qui peut à son tour entraîner une perte de poids modérée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de collecter divers organes pour des analyses immunologiques.

Remplacement

L'utilisation d'animaux vivants est indispensable car ce projet vise à tester l'efficacité des traitements par l'activation du système immunitaire. De nos jours, il est impossible de reconstruire un système immunitaire fonctionnel in vitro/ex vivo ou in silico à cause de la limite des technologies actuelles. Il n’y a, en effet, aucune technologie existante qui le permette. C’est pourquoi le recours à un projet sur un organisme complet fonctionnel (la souris) est indispensable.

Réduction

Une analyse statistique a été réalisée pour calculer le nombre d'animaux requis. Plusieurs paramètres seront suivis sur chaque animal (croissance tumorale, survie) et plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) afin d'extraire un maximum de données pour cette expérience. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le poids des souris sera mesuré avant le début des traitements, et plusieurs fois par semaine lors de l'expérience de croissance tumorale. Nous avons établi une grille de score regroupant les critères relatifs au bien-être de l’animal, elle sera utilisée tout au long du projet, les points limites précoces y ont été définis et seront strictement appliqués. Par ailleurs, des mesures seront prises pour limiter le stress : plusieurs souris par cage pour un hébergement en groupes sociaux, animaux hébergés au calme et disposant de nids et de tunnels en carton. Les interventions seront réalisées sous anesthésie générale ou non selon le geste à l'écart des animaux hébergés et par des personnes expérimentées. Les points d’injections pour les traitements seront alternés d’une fois à l’autre.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par plusieurs raisons: - La souris est l’animal dont la génétique est la mieux connue. - La souris est un animal très utilisé en oncologie, de nombreuses données sont déjà accessibles et utilisables ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Nous utiliserons des animaux âgés de 7 semaines pour s'assurer que l'organisme a terminé son processus de développement et que le système immunitaire est pleinement fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 180

Chacun des 180 rats subit deux interventions sur le crâne, d'abord la greffe de la tumeur, puis son excision suivie du dépôt en une dose d'un traitement dans la cavité laissée par la chirurgie. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le résumé annonce des hémorragies locales possibles lors de la résection, des douleurs postopératoires liées à la craniotomie, et une perte d'appétit puis de poids à mesure que le glioblastome progresse. Quatre traitements sont ainsi comparés pour répondre à ce que le porteur appelle "un besoin médical non pourvu" depuis 2005, bénéfice renvoyé à d'éventuelles retombées quand les atteintes, elles, sont programmées.

Objectifs

Le glioblastome est une forme de cancer du cerveau particulièrement agressive. Malgré les traitements actuels (chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie), l’espérance de vie des patients dépasse rarement 15 mois. Deux grands défis limitent l’efficacité des traitements : une barrière naturelle du cerveau qui empêche les médicaments d’atteindre facilement la tumeur et la présence de cellules cancéreuses très résistantes, difficiles à éliminer. Après chirurgie, la tumeur revient souvent près de la zone où elle a été retirée. Cette région, appelée le bord chirurgical, favorise la repousse des cellules cancéreuses. Pour améliorer les traitements, les chercheurs explorent actuellement une stratégie prometteuse qui consiste à implanter directement dans le cerveau des matériaux contenant des traitements, comme des médicaments anticancéreux ou des molécules qui agissent sur des cellules responsables des récidives. Cette méthode permet de libérer les substances actives là où elles sont vraiment nécessaires, et sur une longue durée. Ce projet vise à tester et comparer l’efficacité de quatre traitements administrés localement dans le cerveau afin de mieux lutter contre ce type de cancer.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse de quatre nouveaux traitements véhiculant des agents thérapeutiques pour le glioblastome. Les retombées de ce projet pourraient permettre de répondre à un besoin médical non pourvu dans le traitement du glioblastome qui n’a pas bénéficié d’innovation thérapeutique depuis 2005.

Procédures

Les animaux subiront : 1) une intervention chirurgicale pour réaliser la greffe tumorale ; 2) une excision chirurgicale de la tumeur suivie de l’administration, en une seule dose, d’un traitement innovant dans la cavité laissée par la chirurgie. La durée approximative de chaque chirurgie ou de tout acte nécessitant une anesthésie ne dépassera pas 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances anticipées dans ce projet concernent la greffe, l'excision chirurgicale de la tumeur et la douleur liée aux actes chirurgicaux. La manipulation, contention des animaux, les injections répétées d'anesthésiques ou d'analgésiques sont générateurs de stress pour les animaux. La résection peut induire des hémorragies locales et avec la craniotomie elles peuvent générer des douleurs post-opératoires. La progression tumorale induite par la maladie (glioblastome) provoque à terme une perte d'appétit, donc une malnutrition et finalement une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale. Ils seront mis à mort dès qu’ils atteindront l’un des points d’arrêt définis (modifications du poids corporel, changements dans l’apparence physique, le comportement, les réponses aux stimuli, ou apparition de signes cliniques de souffrance évalués à l’aide d’une grille de score adaptée) ou à des temps préétablis.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse des traitements innovants véhiculant des agents thérapeutiques pour le glioblastome. Les équipes impliquées dans le projet ont établi les différentes étapes expérimentales sur la base des résultats obtenus préalablement. Cette étape de validation de l'efficacité du traitement est indispensable avant toute évaluation clinique chez le patient. Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu dans chaque groupe est basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif. Animaux des deux sexes seront utilisés dans les procédures expérimentales.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées. Le bien- être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose, de dômes autoclavables et de morceaux de bois à ronger, dans toutes les cages. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie et s'accompagneront d'une prise en charge peri- et post-opératoire de la douleur. Les rats seront sous observation quotidienne, et une grille de score sera utilisé pour l’évaluation de la douleur en fonction des changements de poids corporel, des changements dans leur apparence physique, comportement, de réponses aux stimuli ou de l’apparition de signes cliniques de souffrance. En fonction du score total obtenu grâce à cette grille (score 4 à 9) des mesures visant à soulager la détresse (ex. eau gélifiée, nourriture dans la cage, ajout d’enrichissement, remise d’un animal isolé en hébergement de groupe) et la douleur (ex. analgésie) seront mises en place. Pour un score total ≥ 10, si l'animal présente des signes cliniques qui ne sont pas stoppés suite aux actions spécifiques mises en place ou si l'animal présente de signes cliniques irréversibles menant vers la mort (ex. perte de poids supérieure ou égale à 20% du poids initial de l’animal, signes neurologiques sévères, léthargie, difficultés respiratoires sévères ou prolongées) l’expérimentation sera immédiatement arrêtée par mise à mort de l’animal. Enfin seront considérés comme points d'arrêt aussi: la présence d’une plaie, d’une tumeur sur un site autre que celui attendu ou un conflit sévère entre plusieurs animaux.

Choix des espèces

Le modèle rat (avec le modèle souris) représente le modèle le plus étudié dans le traitement des tumeurs cérébrales. Nous avons choisi un modèle de rat pour tester nos traitements locaux et non pas un modèle souris car il représente un modèle plus grand et qui permettra donc d'obtenir une meilleure localisation in vivo de la tumeur, de la distribution du traitement dans le tissu cérébral et d'administrer des volumes plus importants de traitement, ce qui nous rapproche davantage de la clinique. Les différents travaux scientifiques dans ce domaine ont utilisé très majoritairement des rats de 5 à 8 semaines : afin de pouvoir confronter nos résultats avec la littérature et avec nos travaux précédents nous avons choisi d’utiliser des rats de 5-8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ 1440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

Une partie des souris de ce projet porte, introduite dans son génome, la mutation humaine du syndrome de Noonan, et certaines lignées créées à cette occasion pourraient développer des tumeurs, source de douleur et de perte de poids selon le résumé. Ce second volet, mené dans le premier des deux établissements utilisateurs, déclare lui aussi 1 920 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Injection d'insuline, gavage cinq jours sur sept pendant quatre semaines, huit piqûres pour mesurer la glycémie, irradiation, greffe de moelle osseuse : les gestes s'accumulent sur les mêmes individus, cumul que le porteur inscrit dans sa rubrique sur la réduction. Les seuils retenus pour mettre fin à la vie des souris sont une perte de poids de plus de 20 % en moins d'une semaine, l'hypothermie, ou un score de souffrance supérieur à 9.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du syndrome de Noonan (SN), une maladie génétique relativement fréquente principalement causée par des mutations sur le gène codant la proteine tyrosine phosphatase SHP2, qui causent une trop forte activation de cette protéine. Les patients présentent de multiples atteintes développementales (malformations du cœur, du crâne, du squelette, retard de croissance), mais aussi des troubles communément retrouvés chez l’individu âgé dans la population générale : syndrome métabolique, ostéoporose, cancers du sang, inflammation systémique, faiblesse musculaire. A l’appui de ces observations cliniques, de premières données in vitro révèlent un phénomène de vieillissement accéléré (appelé sénescence) dans des cellules exprimant des formes mutées de SHP2. De même, un modèle de la maladie développé chez la souris, en mutant le gène codant SHP2 pour introduire la mutation responsable de la maladie chez l’Homme, présente ce même vieillissement dans ses tissus dès son plus jeune âge. Ces données suggèrent que l’hyperactivation de SHP2 associée au SN pourrait provoquer un phénotype de vieillissement précoce dont nous souhaitons élucider les mécanismes, et qu’en miroir, l’inhibition de SHP2 pourrait freiner le développement de maladies liées à l’âge. Les objectifs du projet sont donc - de caractériser un modèle murin du SN du point de vue des pathologies liées à l’âge et de la longévité. - d’identifier les mécanismes responsables de ce phénotype, en explorant le rôle de la sénescence, des cellules du système immunitaires et de certaines hormones, dont on sait déjà qu’elles présentent des anomalies dans le SN. - d’évaluer si l’inhibition de SHP2 permet d’améliorer les pathologies liées à l’âge. LA MODIFICATION D'UNE PROCEDURE NECESSITE UNE MODIFICATION DU PROJET INITIAL AUTORISE AVEC AJOUT DE 256 ANIMAUX.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie du SN afin de proposer des stratégies thérapeutiques et un suivi adapté aux patients. Au-delà des maladies rares, ce projet pourrait permettre d’identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans le développement des pathologies liées à l’âge.

Procédures

-La mise à jeun des animaux pendant 6h pour normaliser la glycémie. -L’injection d’insuline et la contention associée sont réalisées une fois, durée max 15s. -Le gavage et la contention associée (durée

Impact sur les animaux

-Effets indésirables liées à l’établissement de nouvelles lignées : Certaines lignées générées dans le cadre de ce projet pourraient développer des tumeurs ce qui peut être source de douleur et de perte de poids mais pourra être anticipé par le suivi de l’expression précoce d’un marqueur fluorescent dans les cellules cancéreuses. -La mise à jeun des animaux représente un stress. -L’injection d’insuline et la contention associée sont source d’inconfort et de douleur légère au point d’injection. -Le gavage et la contention associée (durée

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés

Remplacement

Le syndrome de Noonan (SN) est une maladie génétique pour laquelle les patients portent dans toutes leurs cellules une mutation dite « gain-de-fonction » sur le gène codant pour SHP2, c’est-à-dire qui rend la protéine plus active. Les souris modèles de cette maladie développent les principaux symptômes de la maladie et représentent en ce sens le meilleur modèle d’étude de cette pathologie. Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du SN au regard du développement de pathologies liées à l’âge, ce qui nécessite un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier prenant en compte notamment des échanges hormonaux, du dialogue inter-organe et la contribution de cellules sanguines. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Toutefois, des tests in vitro sur cellules en culture ont été préalablement réalisés pour limiter au maximum l'expérimentation sur l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes questions scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet au cours des précédents projets. Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 8 animaux seront nécessaires afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Pour les suivis tout au long de la vie des animaux, 20% d’animaux supplémentaires seront prévus pour pallier des pertes d’animaux en cours de protocole. Dans un souci de réduction, le projet a été designé afin de réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. Les tissus et organes prélevés seront collectés afin de pouvoir réaliser différents types d’analyses.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (igloo, frisure, papier) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres ou pour certaines expériences). Les cages sont passées en revue quotidiennement et les animaux sont observés en détail au moins 2 fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal, maigreur, problème de dentition), et pesés 1 fois par semaine. De plus, toutes les procédures engendrant de la douleur seront réalisées sous anesthésie générale et un analgésique sera utilisé en parallèle de ces procédures pour minimiser toute douleur.Les points limites sont: émaciation ou perte de poids > 20% en moins d’une semaine, hypothermie, cumul de signes de souffrance (prostration, poil hirsute, dos rond, perte d'activité, ou tout autre signe clinique jugé par le technicien expérimenté comme indiquant un état de souffrance auquel nous ne serions pas en mesure de remédier dans les 24h) atteignant un scoring >9. Ceux-ci permettront d’écarter précocement les animaux du protocole ou de les mettre à mort immédiatement en fonction de l’intensité des comportements observés et donc du niveau de souffrance.Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés dans ce projet représentent les seuls modèles de mammifères génétiquement modifiés pour reproduire la maladie humaine SN. De plus, les souris représentent un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques, endocriniennes et cardiaques. Pour la caractérisation d’un éventuel phénotype dommageable des lignées, les animaux seront suivis dès la période de croissance (3-8 semaines). Le reste des expériences, s’agissant de suivre des pathologies liées à l’âge, sera réalisé sur des animaux adultes de 3 à 24 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ 1440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

1 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, sur un projet dont la modification a ajouté 256 souris. Elles subissent un jeûne de six heures, une injection d'insuline, un gavage cinq jours sur sept pendant vingt-huit jours, une irradiation et une transplantation de moelle osseuse, certaines passant quarante-huit heures isolées en cage de calorimétrie. Les tests sont nommés, un grip test qui étire l'animal par traction de la queue, répété deux fois, et des tests d'équilibre et de démarche hors de l'environnement familier. Le porteur écrit qu'étudier le vieillissement accéléré lié au syndrome de Noonan réclame "un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier", et conclut : "Le recours à l'animal est donc indispensable".

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du syndrome de Noonan (SN), une maladie génétique relativement fréquente principalement causée par des mutations sur le gène codant la proteine tyrosine phosphatase SHP2, qui causent une trop forte activation de cette protéine. Les patients présentent de multiples atteintes développementales (malformations du cœur, du crâne, du squelette, retard de croissance), mais aussi des troubles communément retrouvés chez l’individu âgé dans la population générale : syndrome métabolique, ostéoporose, cancers du sang, inflammation systémique, faiblesse musculaire. A l’appui de ces observations cliniques, de premières données in vitro révèlent un phénomène de vieillissement accéléré (appelé sénescence) dans des cellules exprimant des formes mutées de SHP2. De même, un modèle de la maladie développé chez la souris, en mutant le gène codant SHP2 pour introduire la mutation responsable de la maladie chez l’Homme, présente ce même vieillissement dans ses tissus dès son plus jeune âge. Ces données suggèrent que l’hyperactivation de SHP2 associée au SN pourrait provoquer un phénotype de vieillissement précoce dont nous souhaitons élucider les mécanismes, et qu’en miroir, l’inhibition de SHP2 pourrait freiner le développement de maladies liées à l’âge. Les objectifs du projet sont donc - de caractériser un modèle murin du SN du point de vue des pathologies liées à l’âge et de la longévité. - d’identifier les mécanismes responsables de ce phénotype, en explorant le rôle de la sénescence, des cellules du système immunitaires et de certaines hormones, dont on sait déjà qu’elles présentent des anomalies dans le SN. - d’évaluer si l’inhibition de SHP2 permet d’améliorer les pathologies liées à l’âge. LA MODIFICATION D'UNE PROCEDURE NECESSITE UNE MODIFICATION DU PROJET INITIAL AUTORISE AVEC AJOUT DE 256 ANIMAUX.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie du SN afin de proposer des stratégies thérapeutiques et un suivi adapté aux patients. Au-delà des maladies rares, ce projet pourrait permettre d’identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans le développement des pathologies liées à l’âge.

Procédures

-La mise à jeun des animaux pendant 6h pour normaliser la glycémie. -L’injection d’insuline et la contention associée sont réalisées une fois, durée max 15s. -Le gavage et la contention associée (durée

Impact sur les animaux

-Effets indésirables liées à l’établissement de nouvelles lignées : Certaines lignées générées dans le cadre de ce projet pourraient développer des tumeurs ce qui peut être source de douleur et de perte de poids mais pourra être anticipé par le suivi de l’expression précoce d’un marqueur fluorescent dans les cellules cancéreuses. -La mise à jeun des animaux représente un stress. -L’injection d’insuline et la contention associée sont source d’inconfort et de douleur légère au point d’injection. -Le gavage et la contention associée (durée

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés

Remplacement

Le syndrome de Noonan (SN) est une maladie génétique pour laquelle les patients portent dans toutes leurs cellules une mutation dite « gain-de-fonction » sur le gène codant pour SHP2, c’est-à-dire qui rend la protéine plus active. Les souris modèles de cette maladie développent les principaux symptômes de la maladie et représentent en ce sens le meilleur modèle d’étude de cette pathologie. Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du SN au regard du développement de pathologies liées à l’âge, ce qui nécessite un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier prenant en compte notamment des échanges hormonaux, du dialogue inter-organe et la contribution de cellules sanguines. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Toutefois, des tests in vitro sur cellules en culture ont été préalablement réalisés pour limiter au maximum l'expérimentation sur l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes questions scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet au cours des précédents projets. Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 8 animaux seront nécessaires afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Pour les suivis tout au long de la vie des animaux, 20% d’animaux supplémentaires seront prévus pour pallier des pertes d’animaux en cours de protocole. Dans un souci de réduction, le projet a été designé afin de réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. Les tissus et organes prélevés seront collectés afin de pouvoir réaliser différents types d’analyses.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (igloo, frisure, papier) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres ou pour certaines expériences). Les cages sont passées en revue quotidiennement et les animaux sont observés en détail au moins 2 fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal, maigreur, problème de dentition), et pesés 1 fois par semaine. De plus, toutes les procédures engendrant de la douleur seront réalisées sous anesthésie générale et un analgésique sera utilisé en parallèle de ces procédures pour minimiser toute douleur.Les points limites sont: émaciation ou perte de poids > 20% en moins d’une semaine, hypothermie, cumul de signes de souffrance (prostration, poil hirsute, dos rond, perte d'activité, ou tout autre signe clinique jugé par le technicien expérimenté comme indiquant un état de souffrance auquel nous ne serions pas en mesure de remédier dans les 24h) atteignant un scoring >9. Ceux-ci permettront d’écarter précocement les animaux du protocole ou de les mettre à mort immédiatement en fonction de l’intensité des comportements observés et donc du niveau de souffrance. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés dans ce projet représentent les seuls modèles de mammifères génétiquement modifiés pour reproduire la maladie humaine SN. De plus, les souris représentent un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques, endocriniennes et cardiaques. Pour la caractérisation d’un éventuel phénotype dommageable des lignées, les animaux seront suivis dès la période de croissance (3-8 semaines). Le reste des expériences, s’agissant de suivre des pathologies liées à l’âge, sera réalisé sur des animaux adultes de 3 à 24 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 50

L'objet de ce projet est d'amplifier chez des souris une lignée de cellules tumorales humaines qui ne prolifère pas en culture, sans qu'aucun traitement y soit évalué. 50 souris immunodéprimées NSG vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit une injection de cellules de lymphome T angioimmunoblastique sous anesthésie, puis jusqu'à dix prélèvements sanguins rétro-orbitaires hebdomadaires, pendant un à trois mois, jusqu'à ce que la tumeur atteigne "le maximum tolérable". La rubrique consacrée à la réduction ne justifie que 6 souris, et le résumé n'explique nulle part d'où viennent les 44 autres.

Objectifs

Le système CRISPR/Cas9 est dérivé du système immunitaire bactérien. Il repose sur l’utilisation d’une nucléase Cas9 associée à un ARN guide (ARNsg) complémentaire d’une séquence cible de 20 nucléotides, permettant d’induire des cassures double brin dans l’ADN et ainsi d’inactiver spécifiquement le gène ciblé. Cette technologie peut être appliquée à l’échelle du génome entier dans le cadre de criblages CRISPR, permettant l’étude fonctionnelle systématique des gènes. Les criblages CRISPR constituent aujourd’hui un outil majeur pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques. Cependant, les modèles actuellement utilisés reposent principalement sur des lignées cellulaires établies, qui reproduisent imparfaitement la complexité biologique des tumeurs humaines et ne sont pas disponibles pour certaines entités tumorales. Notre projet porte sur le lymphome T angioimmunoblastique, qui représente l’une des formes les plus fréquentes de lymphome T périphérique. Cette pathologie correspond à une prolifération maligne de lymphocytes T et demeure associée à un pronostic défavorable, avec une survie globale à 5 ans d’environ 70 %. Les options thérapeutiques restent limitées, notamment en raison de l’absence de modèles expérimentaux adaptés et de lignées cellulaires disponibles pour cette pathologie. Afin de contourner ces limitations, nous utiliserons des modèles de xénogreffes dérivées de patients (Patient-Derived Xenografts, PDX), consistant en la transplantation sériée de cellules tumorales humaines chez des souris immunodéprimées. Les cellules tumorales seront modifiées génétiquement afin d’exprimer la nucléase Cas9 ainsi que des ARNsg. Ces cellules ne pouvant pas être amplifiées efficacement in vitro, leur passage chez la souris est indispensable pour assurer leur expansion. L’objectif du projet est donc d’amplifier une lignée de PDX de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la Cas9 afin de disposer, à terme, d’un modèle compatible avec la réalisation de criblages CRISPR in vivo. Ces travaux pourraient permettre l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et contribuer au développement de stratégies visant à améliorer la prise en charge et le pronostic des patients atteints de cette pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’amplifier une lignée de xénogreffe dérivée de patient (PDX) de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la nucléase Cas9 et des ARN guides (ARNsg). Ce modèle présente un intérêt particulier en raison de l’absence actuelle de lignées cellulaires disponibles pour cette pathologie. À terme, ce modèle pourra être utilisé pour la réalisation de criblages CRISPR in vivo visant à identifier des gènes impliqués dans la progression tumorale, ainsi que des gènes suppresseurs de tumeur. Ces travaux pourraient ainsi conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans le lymphome T angioimmunoblastique.

Procédures

Après une période d’acclimatation, les souris recevront une injection unique de cellules tumorales par voie sous-cutanée (J0), réalisée sous anesthésie générale à l'isoflurane, ce qui provoquera le développement d’un lymphome. L'injection dure moins d'une minute et la durée totale de la manipulation, incluant l'induction anesthésique et le réveil, est d'environ 3 à 5 minutes. À partir de deux semaines après l'injection (J14), des prélèvements sanguins rétro-orbitaires seront réalisés une fois par semaine sous anesthésie générale de courte durée et ajout d’un collyre analgésique à base de tétracaïne, afin de suivre la progression de la maladie. Chaque prélèvement dure moins d'une minute et la durée totale de la manipulation, anesthésie comprise, est d'environ 3 à 5 minutes. Les animaux seront suivis pendant une durée comprise entre 1 et 3 mois, selon la cinétique de développement tumoral. Chaque animal fera l’objet d’un maximum de 10 prélèvements sanguins de 40µl avant sa mise à mort. Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale lorsque les critères d'arrêt de l'étude ou les points limites seront atteints (Annexe). La mise à mort sera réalisée conformément à la réglementation en vigueur.

Impact sur les animaux

Nous allons injecter des cellules tumorales soit par voie sous cutanée soit par voie intrapéritonéale sur des souris endormies ce qui provoquera une douleur légère aux souris. 2 semaines après l'injection, nous allons leur prélever du sang quand les souris seront endormies. Cela leur provoquera une douleur modérée. Nous prélèverons du sang toutes les semaines pour suivre l'évolution des cellules tumorales. Nous sacrifierons les souris sous anesthésie par dislocation cervicale, cela ne leur provoquera donc pas de douleur.

Devenir

Pour l'ensemble de ces procédures, les souris seront mises à mort quand le volume tumoral atteindra le maximum tolérable. À noter, ces modèles de lymphome sont largement documentés et la croissance tumorale ne semble pas induire de douleur pour l'animal jusqu'à cette limite. En cas de non-développement ou de régression de la tumeur, les souris seront conservées pour une durée de 6 semaines (durée la plus couramment publiée) puis mises à mort pour analyse.

Remplacement

À l’heure actuelle, il n’existe pas de modèle de culture cellulaire adapté au lymphome T angioimmunoblastique. Cette pathologie présente des caractéristiques biologiques complexes et hétérogènes qui rendent difficile le développement de modèles in vitro représentatifs. L’absence de lignées cellulaires limite l’étude des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ainsi que l’évaluation préclinique de nouvelles approches thérapeutiques. Par ailleurs, les cellules issues des modèles de xénogreffes dérivées de patients (PDX) de lymphome T angioimmunoblastique ne prolifèrent pas en conditions in vitro. Il est donc nécessaire de recourir à un modèle animal afin d’assurer leur amplification et le maintien du modèle tumoral. Les souris immunodéprimées, notamment les modèles NOD/SCID ou NSG, présentent une déficience en cellules immunitaires (cellules T, B, et NK pour les NSG) permettant l’implantation et la croissance de cellules tumorales humaines. Ces modèles reproduisent de manière fidèle les caractéristiques biologiques et moléculaires du lymphome T angioimmunoblastique humain et constituent ainsi un outil pertinent pour l’étude de cette pathologie. Enfin, l’utilisation de ce modèle est indispensable pour le développement ultérieur de criblages CRISPR in vivo visant à identifier des gènes impliqués dans la progression tumorale ou des gènes suppresseurs de tumeur, dans l’objectif d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. En résumé, le recours à la souris est nécessaire pour permettre l’amplification stable d’une lignée PDX de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la nucléase Cas9 et des ARN guides (ARNsg), en l’absence d’alternative in vitro adaptée.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé sur la base d’un taux de prise de greffe d’environ 50 %, observé dans les modèles PDX de lymphomes T, de la variabilité du rendement de transduction lentivirale des cellules tumorales, des pertes cellulaires associées aux manipulations ex vivo, ainsi que de la nécessité d’obtenir une quantité suffisante de cellules tumorales exprimant de manière stable la nucléase Cas9 et les ARN guides (ARNsg) pour permettre l’amplification du modèle. L’objectif étant d’obtenir un à deux modèles PDX exploitables exprimant de manière stable la Cas9 et les ARNsg, 6 souris seront utilisées afin de tenir compte des échecs de prise de greffe et des pertes expérimentales potentielles, tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés conformément au principe de réduction des 3R.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales du projet sont réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des réglementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animale de notre établissement. Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les souris afin d'obtenir des données qui soient le moins biaisées possible par le "mal être" de l'animal. Une anesthésie générale sera utilisée durant les procédures expérimentales (prélèvement sanguin et transplantation). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur (Annexe 2). Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si des signes cliniques apparaissaient, les animaux seront mis à mort. Durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton et/ou du coton.

Choix des espèces

En l’absence de modèles in vitro adaptés au lymphome T angioimmunoblastique, le recours à un modèle animal est nécessaire pour l’étude de cette pathologie. Le modèle murin est actuellement le modèle de référence le plus largement utilisé et le mieux caractérisé pour l’étude des lymphomes humains, notamment dans le cadre des modèles de xénogreffes dérivées de patients (PDX). Les souris immunodéprimées de type NSG (NOD scid gamma) présentent une déficience sévère du système immunitaire, incluant l’absence de lymphocytes T, de lymphocytes B et de cellules NK. Cette immunodéficience permet l’implantation et le maintien de cellules tumorales humaines tout en limitant les phénomènes de rejet de greffe. Ces modèles reproduisent de manière pertinente les caractéristiques biologiques et moléculaires du lymphome T angioimmunoblastique humain et constituent ainsi un outil expérimental adapté pour l’amplification des cellules tumorales modifiées génétiquement ainsi que pour le développement futur de criblages CRISPR in vivo. Nous allons sélectionner des jeunes adultes de 6 à 10 semaines. Ces souris ont fini leur croissance et refléteront au mieux la physiopathologie du lymphome T angioimmunoblastique dont les tumeurs surviennent principalement chez l'adulte.