Rongeurs
Identification d’un nouveau traitement pour prévenir ou traiter les maladies rénales chroniques
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
Une posture inhabituelle, un poil hérissé, un dos voûté, un retrait des congénères : ces signes déclenchent la mise à mort immédiate de l'animal. 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus impliqués dans l'homéostasie calcique. Une maladie rénale chronique leur est induite par un changement d'alimentation qui provoque une perte de poids culminant au dixième jour, avec vingt et un gavages quotidiens et quatre prises de sang sous contention. Ce que le projet doit établir tient en une phrase du porteur, savoir si une molécule "dont l'utilisation a récemment été protégée par un brevet" prévient ou guérit la maladie.
Objectifs
Les maladies rénales chroniques (MRC) touchent environ 10% de la population mondiale et représentent une cause majeure de morbidité et de mortalité. Actuellement, les traitements disponibles ralentissent la progression mais ne permettent pas la régénération des tissus rénaux ni l’arrêt complet de la maladie. La compréhension fine des mécanismes de fibrose, d’inflammation et de perte néphronique est indispensable pour développer des thérapies innovantes. Le présent projet vise à déterminer si une molécule innovante dont l'utilisation a récemment été protégée par un brevet, prévient, ou traite les MRC.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si le traitement permettra de prevenir ou de guérir la MRC.
Procédures
Quatre prises de sang suivie d'une compensation hydrique sur animal vigile sous contention à une distance d'au moins 15 jours (30 secondes par prelevement). Vingt et une administration journalière par gavage (30 secondes par administration). Tous les 2 jours, un suivi du poids corporel (30 secondes par souris) est réalisé.
Impact sur les animaux
Comme la MRC, ce modèle est accompagné d'une perte de poids qui atteint son pic à jour 10 après changement de nourriture (modérée). Si les signes d’une souffrance ou d’une douleur sont manifestés (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif), l’animal sera mis à mort immédiatement (sévère). Aucun effet secondaire n'a été rapporté pour la molécule utilisée dans cette étude. Bien que ce risque soit quasiment nul, la répétition des gavages par une personne formée en utilisant des sondes adaptées à la taille de la souris pourrait conduire à une fausse route (modérée). Les prises de sang dont la contention pourrait produire un stress (léger).
Devenir
En cas de point limite atteint et à la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort pour analyser les différents tissus impliqués dans l'homéostasie calcique.
Remplacement
La physiologie rénale murine présente une très forte analogie avec celle de l'Homme permettant une transposition pertinente des résultats. Les reins ont une structure complexe et des interactions cellulaires impossibles à reproduire intégralement in vitro. Les modèles animaux permettent d’étudier l’évolution de la maladie sur le long terme dans un organisme complet, de tester l’efficacité et la sécurité des molécules candidates avant le passage chez l’humain, et de comprendre les voies de signalisation impliquées.
Réduction
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique de notre molécule, des analyses histologiques, de l'expression de gènes et de protéines, ainsi que de cytométrie devront être réalisées sur les animaux. Les souris ayant 2 reins, nous pourrons diminuer le nombre de souris par lot. Les deux reins d'un animal ne seront jamais analysés deux fois par la même technique. Des analyses de variances utilisant les différents lots de souris seront réalisées pour déterminer avec précision les effets thérapeutiques.
Raffinement
L'environnement sera enrichi pour l'ensemble des animaux. La surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Les animaux seront suivis tout au long de l'expérience, par observation de leur comportement général, ainsi que par mesure de leurs poids tous les 2 jours ouvrés. Après les prises de sang, une compensation hydrique sera réalisée ainsi qu'une surveillance de la zone de prélevement. Pour eviter un stress supplémentaire, les souris seront hebergées en groupe de 2-5 et tous les animaux auront de la nourriture liquide gélifiée dans la cage à partir de l'instant où un animal est amaigri. Une grille de scoring de la douleur sera utilisée pour l’évaluation de la douleur, et la mise à mort ne sera effective que si suffisamment de critères sont réunis d’après la dite grille. Un volume equivalent de NaCl tiédi sera administré pour respecter la compensation hydrique et une surveillance du site de prélevement sera réalisée dans les 24 heures suivantes. Après les gavages, la capacité des souris à se déplacer et s'alimenter sera surveillée.
Choix des espèces
La physiologie rénale murine présente une très forte analogie avec celle de l'Homme permettant une transposition pertinente des résultats. La MRC se declarant à l'age adulte, nous utiliserons des souris males et femelles agées de 8-10 semaines.
Nouvelle approche thérapeutique contre un cancer de la glande surrénale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
304 souris génétiquement modifiées pour développer un cancer de la glande surrénale vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 192 d'entre elles sont gavées tous les jours pendant deux mois, 144 reçoivent des injections dans l'abdomen deux jours par semaine sur la même durée, et les 304 sont rasées sur les flancs pour quatre échographies sous anesthésie gazeuse. Le porteur revendique une réduction du nombre d'animaux en exploitant les deux surrénales de chaque individu, l'une pour l'analyse moléculaire, l'autre pour l'histologie, et affirme qu'aucune nuisance n'est attendue de la tumeur puisque les souris seront tuées avant qu'elle ne les gêne. Le cancer visé frappe 0,5 à 2 personnes par million et par an, et le bénéfice annoncé se limite à démontrer, chez la souris, le potentiel de deux approches thérapeutiques.
Objectifs
Avec un dimorphisme sexuel présentant un ratio femmes/homme de 1.5 à 2.5 :1, et une incidence annuelle de seulement 0,5 à 2,0 cas par million d'individus, le carcinome corticosurrénalien est considéré comme un cancer agressif, environ 35 % des patients présentant des métastases lors du diagnostic initial. Le mauvais pronostic du carcinome corticosurrénalien peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients porteurs de carcinome corticosurrénalien à faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Par conséquent, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, n’ont pratiquement aucune chance de survie à long terme. L'immunothérapie a sans aucun doute révolutionné le traitement du cancer au cours des années précédentes. Cependant, les résultats des essais d'immunothérapie pour le carcinome corticosurrénalien ont été modestes, probablement à cause de l’hyperactivité endrocrine trouvée dans 50 à 60% des carcinome corticosurrénalien qui induit une immunosuppression. Des approches alternatives visant à augmenter l’efficacité des immunothérapies doivent donc être envisagées. Une option c’est de lever cette immunosuppression en modulant l’activité endocrine, plus spécifiquement en inhibant les glucocorticoïdes, afin de pouvoir favoriser l’activité anti-tumorale de différents acteurs du système immunitaire, notament les lymphocytes T et les macrophages. En utilisant un modèle de souris génétiquement modifiée, reproduisant des altérations génétiques identifiées chez les patients poteurs de carcinome corticosurrénalien, nous allons donc évaluer le potentiel thérapeutique de l’inhibition des glucocorticoïdes sur des carcinomes corticosurrénaliens avancés, seule ou en co-thérapie avec les différentes immunothérapies afin de stimuler l’activation des différents acteurs anti-tumoraux du système immunitaire et augmenter l’efficacité du traitement. De même, l’échec des immunothérapies peut s’associer à la présence de macrophages pro-tumoraux, qui vont eux aussi induire une immunosuppression. Ainsi, ce projet vise aussi à évaluer l’impact de la déplétion des macrophages pro-tumoraux sur le système immunitaire et la progression tumorale, afin d’évaluer la possibilité de la combiner avec des immunothérapies.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet nous permettra de démontrer le potentiel thérapeutique de l’inhibition des glucocorticoïdes ou de la déplétion des macrophages pro-tumoraux dans un modèle murin de carcinome corticosurrénalien avancé, avec l’objectif d’améliorer le pronostic du carcinome corticosurrénalien.
Procédures
Les souris seront soumises aux interventions suivantes : - - Technique d’administration de médicaments guidée par micropipette (MDA) : cette technique ne nécessite pas d’anesthésie préalable. 192 souris (mâles et femelles confondues, âgés de 4 mois), seront gavées au quotidien pendant 2 mois avec des inhibiteurs de glucocorticoïdes ou le solvant correspondant. Le geste sera réalisé une fois par jour et ne durera que quelques secondes. - Injections intrapéritoneales : cette technique ne nécessite pas d’anesthésie préalable. 144 souris (mâles et femelles confondues, âgées de 4 mois), seront injectées deux jours par semaine pendant 2 mois avec des anticorps communément utilisés en immunothérapie, soit seuls (48 souris) , soit en combinaison avec l’inhibition des glucocorticoïdes (réalisée par gavage, 96 souris). 32 souris (mâles et femelles confondues, âgées de 4 mois), seront injectées une fois par semaine pendant 2 mois avec un anticorps neutralisant ou son contrôle pour éliminer les macrophages pro-tumoraux. Le geste sera réalisé une fois par jour et ne durera que quelques secondes. - Alimentation supplementée avec ou sans inhibiteur des macrophages : 32 souris, mâles et femelles confondues, âgées de 4 mois, seront nourries pendant 2 mois avec de la nourriture standard ou formulée avec l’inhibiteur de macrophages. - Échographie : realisée sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane, 304 souris de 4 mois, mâles et femelles confondus, seront rasées sur les flancs et la taille de la tumeur sera mesurée à l’aide d’un échographe. Ce geste sera réalisé 4 fois par souris : une fois au début du traitement, une fois après un mois de traitement, et puis à 72 et 48h avant la mise à mort de la souris, et ne durera que 30 minutes à chaque fois.
Impact sur les animaux
L’administration de traitements par MDA (Administration de médicaments guidée par micropipette) est une technique de courte durée qui requiert seulement la contention des animaux. De même, les injections intrapéritoneales requierent seulement une brève contention des animaux (technique de courte durée). Pour cela, ces techniques réalisées de façon isolée n’induisent qu’un stress léger. Cependant, vu que les procédures décrites dans cette demande impliquent la répétition des MDAs tous les jours et des injections péritonéales plusieurs fois pas semaine pendant plusieurs semaines, ceci peut conduire à l’apparition d’un stress modéré et une douleur de faible intensité. Finalement, le modèle murin de CCS avancé (les souris dKO) présente un développement tumoral et éventuellement des métastases. Cependant, on n’attend pas de nuissances associés au dévelopement tumoral, puisque tous les animaux seront mis à mort avant que le développement tumoral n’induise une gêne.
Devenir
Tous les animaux ayant subi la procédure seront mis à mort à la fin de l’expérience afin de réaliser les prélèvements nécessaires à la réalisation de différentes analyses ciblant le potentiel de l’inhibition des glucococorticoîdes ou l’élimination des macrophages pro-tumoraux comme nouvelles approches térapeutiques dans le traitement de corticosurrénalomes métastatiques.
Remplacement
Afin d’eviter la douleur et l’inconfort de l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro sur des lignées de cellules existantes ou provenant des animaux euthanasiés sans manipulation préalable. Cette technique est un bon modèle alternatif pour tester des facteurs clés ayant un potentiel comme agent antitumoral. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.
Réduction
Dans l’optique de réduire de nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées, de sorte que les deux glandes surrénales de chaque individu soient utilisées : par exemple l’une pour une extraction d’ARN pour une analyse moléculaire et l’autre pour des analyses d’immunohistochimie. De même, le sang des animaux euthanasiés sera systématiquement recueilli afin de réaliser les analyses hormonales ou de detection de cellules tumorales circulants. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimun nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques intrinsèques aux individus, nous constituerons des groupes expérimentaux de 8 souris. Pour les analyses statistiques nous utiliserons des tests adaptés.
Raffinement
L’administration répetée des différents traitements experimentaux peut entrainer une augmentation du stress chez les animaux. Afin de diminuer au maximum le stress de l’animal, on utilisera des techniques de manipulation non aversives, tels que la manipulation par tunnel, l’administration des médicaments par micropipette, ou la mise en place de procédures d’habituation à la contention nécessaire pour les injections intrapéritoneales. De même, nous donnerons un morceau de fromage à la fin de la manipulation en guise de récompense. En plus de la surveillance quotidienne par du personnel qualifié, une surveillance accrue sera réalisée pendant les 30 minutes suivant la manipulation des souris afin de vérifier l’absence de signes de douleur tels que comportements anormaux (léchage, grattage) ou altération des expressions faciales (changement dans la position du nez ou les oreilles), sur la base des points limites adaptés à la recherche animale en cancérologie. En cas des signes de douleur ou souffrance, des analgésiques seront administrés.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les corticosurrénalomes. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Afin d’évaluer le potentiel de l’inhibition de glucocorticoïdes et de l’élimination des macrophages pro-tumoraux, en combinaison avec des immunothérapies, comme nouvelles approches thérapeutiques pour les carcinomes corticosurrénaliens métastatiques, nous utiliserons un modèle murin tumoral à 4 mois, moment où les premiers signes de malignité ont été détectés.
Production d’antigènes de Trichine permettant de fabriquer des tests de diagnostic
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Tests réglementaires
Fournir aux fabricants de trousses de diagnostic un matériel de référence contre la trichinellose passe ici par l'infestation de 1 550 souris avec les larves du parasite. Chacune est maintenue à la main pendant qu'on glisse un cône de pipette au coin de sa bouche, qu'elle mâche par réflexe, ce qui libère les larves. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger et toutes les souris seront tuées pour prélever leurs muscles, là où les larves s'installent. Le porteur affirme que l'infection reste asymptomatique chez la souris, contrairement à l'humain, et justifie l'effectif d'une formule, en disant l'avoir "limité au maximum" selon les besoins des laboratoires européens, sans détailler de calcul.
Objectifs
Trichinella est un petit ver parasite présent dans de nombreux animaux à travers le monde. Il se trouve principalement chez les animaux sauvages, mais aussi chez certains porcs élevés en plein air. En Europe, on le retrouve surtout chez les renards, loups, sangliers, porcs et petits rongeurs. Ses larves s’installent dans les muscles des animaux infectés et peuvent y rester plusieurs années. La contamination se fait en mangeant de la viande infectée, notamment des carcasses d’animaux. L’humain peut également être contaminé en consommant de la viande crue ou peu cuite, ainsi que certains produits de charcuterie, car les méthodes comme le fumage ou le salage ne permettent pas d’éliminer le parasite. À ce jour, il n’existe ni traitement ni vaccin contre Trichinella. Pour limiter les risques, il faut effectuer un contrôle systématique des carcasses d’animaux sensibles dans les abattoirs. En France, cela concerne tous les chevaux, les porcs élevés en plein air, les porcs reproducteurs et, selon les circuits de distribution, les sangliers. Le projet proposé vise à préparer du matériel de référence pour développer des tests de diagnostic des infections par ce parasite, aussi bien chez l’animal que chez l’humain.
Bénéfices attendus
Le projet permettra des bénéfices immédiats pour le suivi des status sérologiques des animaux (porcs, sangliers) et la détection de la maladie chez l’humain par la production de réactifs de référence fiables et reproductibles destinés aux producteurs de trousses commerciales de diagnostic.
Procédures
La seule intervention qui sera faite sur les animaux consistera en une infestation par voie orale du parasite Trichinella. Les larves sont préparées dans un volume de 20 uL qui est inoculé à l'aide d'une pipette dont le cône est placé au coin de la bouche de la souris en contention manuelle. La souris par reflexe mâche le cône et le liquide est alors éjecté à ce moment-là. La souris est maintenue quelques secondes (5 sec) par le dos, afin qu’elle déglutisse le liquide puis elle est replacée dans sa cage. La durée de l'administration est de l’ordre de 10 sec/souris.
Impact sur les animaux
Les souris sont infestées per os avec des larves du parasite. Elles subiront donc uniquement le stress lié à la contention. L’infection par Trichinella est asymptomatique chez l’animal (contrairement à l’humain) et n’induit pas d’inconfort ou de stress chez l’animal. Les souris infectées ne sont pas contagieuses entre-elles et peuvent de fait rester en groupe dans leur cage.
Devenir
Les souris seront toutes mises à mort afin de collecter les tissus musculaires en post mortem
Remplacement
Il est impossible à l’heure actuelle de réaliser un cycle parasitaire de Trichinella sans recours à l’animal. Nous ne nous pouvons donc pas nous affranchir des modèles souris qui restent à l’heure actuelle les plus communément utilisés à la fois pour l’entretien des souches parasitaires et pour la préparation des antigènes.
Réduction
Nous avons limité au maximum le nombre de souris necessaire pour le maintien du cycle et pour effectuer des lots de production d'antigène en fonction des besoins des différents laboratoires Européens.
Raffinement
Les souris sont hébergées par groupe de 10 dans une même cage. L'hébergement se fera en présence d'enrichissement classique (carré de coton, abri en plastique...). L’infection par Trichinella ne provoque pas de symptômes chez l’animal, ni douleur, ni stress ; nous n'attendons donc pas de symptômes chez les animaux. Néanmoins, si il était observé une douleur ou souffrance chez une souris, selon les points limites, l’animal serait mis à mort. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de contrôler leur état général.
Choix des espèces
L’espèce souris est particulièrement sensible à l’ensemble des souches parasitaires de Trichinella. Les animaux seront utilisées à un poids permettant une infection avec une charge parasitaire optimale pour obtenir le meilleur rendement par animal tout en restant asymptomatique et limiter ainsi le nombre d’animaux. Les souris sont utilisées à un poids de 25 à 30g
Etude des effets d’un candidat médicament dans l’atténuation ou la prévention de la perte musculaire induite par le Tirzépatide en comparaison avec le Bimagrumab sur un modèle souris obèse en thermoneutralité.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
Nourries pendant douze semaines avec une alimentation dont 60 % des calories proviennent des graisses, 142 souris mâles sont rendues obèses avant même le début du protocole. Elles sont ensuite hébergées seules en cage, pesées soixante fois, traitées jusqu'à cent douze fois, saignées douze fois après des jeûnes de quatre à six heures, et soumises à des mesures de force d'agrippement. Le porteur reconnaît que l'isolement constitue une nuisance pour une espèce sociale et que l'obésité réduit leur capacité de mouvement, avant la mise à mort sous anesthésie et le prélèvement des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le composé testé vise à contrer la fonte musculaire provoquée par le tirzépatide, et l'étude sur animaux est décrite comme une "étape règlementaire incontournable" pour déposer un dossier d'essai chez l'être humain.
Objectifs
L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus de 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Parmi ceux-ci, le Tirzépatide a obtenu récemment une autorisation de mise sur le marché. Le tirzépatide présente une efficacité impressionante, du niveau de celle de la chirurgie bariatrique, mais certaines inquiétudes émergent car la perte de poids résultatnte de son utilisation provient à la fois d'une perte de masse grasse mais également d'une perte de masse musculaire. Cette dernière s'avère problématique chez l'obèse qui est déjà un sujet à risque de de faiblesse musculaire. Le présent projet est relatif à une étude menée à un stade précoce du développement d'un candidat médicament et vise à tester son efficacité anti-obésité chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisses. Le composé testé a pour intérêt majeur de cibler des voies de signalisation impliquées à la fois dans la régulation du poids corporel et dans la fonction musculaire. Des données préliminaires ont en effet permis de montrer que le composé testé était capable d'améliorer la fonction et la masse musculaire dans plusieurs pathologies musculaires et qu'il induisait une perte de poids chez des modèles obèses. Le composé testé sera ainsi testé en administration seule ou combinée avec le tirzépatide. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique du candidat médicament seul sur le poids corporel du modèle d'obésité. Dans le cadre des administrations combinées avec le tirzépatide, l'objectif est d'observer un additivité des effets et, ainsi, une amélioration des effets de la combinaison comparativement au tirzépatide seul, mais également d'étudier la capacité du composé testé à contrer les effets délétères du tirzépatide sur la fonction musculaire.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé anti-obésité visant l'humain. Alors que plusieurs molécules anti-obésité ont été autorisées ces vingt dernières années, un grand nombre d'entre elles se sont vues retirées du marché en raison d'effets secondaires graves. Seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité, dont le tirzépatide qui est le plus efficace et le plus prescrit. Néanmoins, le tirzépatide présente un effet délétère sur la masse et la fonction musculaire lors d'administration chroniques. Le bénéfice attendu du présent projet est double car si les résultats sont concluants, le composé testé pourra venir compléter l'arsenal thérapeutique anti-obésité, en administration seule ou combinée avec le tirzépatide, et dans ce dernier cas, il pourrait en améliorer l'efficacité tout en contrant ses effets secondaires au niveau musculaire.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (60 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration des traitements (60 administrations pour 36 animaux et 112 administrations pour 106 animaux ; durée de l'administration : 1 minute); 3) Analyse non invasive de composition corporelle (4 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 4) Prélèvements sanguins (12 prélèvements; durée du prélèvement : 5 minutes); 5) Mesures de force d'agrippement (3 sessions de mesures de 5 minutes); 6) Anesthésie générale avant euthanasie et prélèvement d'organes (durée: 10 minutes).
Impact sur les animaux
Les mesures de poids corporel, les mesures de composition corporelle ainsi que les tests d'agrippement pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations des traitements occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. La mise à jeun de 4h ou 6h préalable aux prélèvements sanguins, bien que réalisée en phase diurne, pourra induire une sensation de faim. Les prélèvements sanguins seront source de douleurs légères. De par leur caractère social, l'hébergement en cage individuelle constituera une nuisance d’isolement sur les animaux. Les animaux garderont toutefois un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.
Devenir
L'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issus de l'étude.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Par ailleurs, compte tenu du fait que l’étude se positionne à un stade précoce du développement du candidat médicament, cette dernière sera limitée au genre mâle. La grande hétérogénéité du paramètre étudiés (notamment le poids corporel, la prise alimentaire et les dépenses énergétiques) entre mâle et femelle imposerait en effet de doubler les effectifs de chaque groupe pour étudier l’impact du composé sur les deux genres. Dans la suite du développement du candidat médicament, et uniquement dans le cas où une efficacité aura été observée chez le mâle, une seconde étude sera menée chez la souris femelle afin de s'assurer de son efficacité sur les deux genres.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l’étude mais les animaux conserveront des contacts olfactifs et visuels. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Par ailleurs, une phase d'habituation sera prévue afin de réduire le stress pouvant être généré par la procédure. Avant la mesure de la composition corporelle, les animaux seront habitués à être installés dans le tube de couleur rouge permettant de réduire le stress des animaux au cours de la mesure. Les animaux seront habitués par deux fois aux systèmes de contention pour les prélèvements sanguins avant de pratiquer ces procédures. Les prélèvements sanguins via la veine de la queue seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages pharmacocinétiques ultérieurs et une crème à base de lidocaïne sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements sanguins. Avant la mesure des dépenses énergétiques, les animaux seront également habitués à leur nouvel environnement durant 20h. Les animaux seront sous contrôle direct et permanent des expérimentateurs pendant les tests d'agrippement. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.
Choix des espèces
Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 21 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une période de 12 semaines de régime enrichi en graisses chez le fournisseur.
Création de modèles pathologiques ou physiologiquement modifiés par chirurgie d’exérèse
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système urogénital
Rats : 2500
Ôter un rein, une thyroïde ou un autre organe pour fabriquer un animal malade, puis l'expédier au laboratoire qui l'a commandé : 4 000 souris et 2 500 rats vont être utilisés dans ce catalogue de modèles chirurgicaux. 200 d'entre eux seront opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les 6 300 autres subiront une opération de dix minutes à une heure suivie d'un réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec jusqu'à six injections par jour et un isolement en cage pouvant durer douze jours. Une partie des animaux sert à former et à requalifier les chirurgiens, de trois à vingt-cinq individus par technicien pour une acquisition, jusqu'à dix pour un maintien de compétence. Les autres sont, selon les mots du porteur, "à la demande, expédiés chez les scientifiques", donc versés à des projets dont le RNT ne dit rien.
Objectifs
L’objectif du projet est d’opérer des animaux afin de leur enlever un organe. Cela permet de mimer des maladies humaines ou animales (par exemple, enlever le rein et mimer une défaillance du rein, enlever la thyroïde et mimer une absence de thyroïde,...) afin de pouvoir mieux comprendre comment elles évoluent. Ces modèles animaux opérés sont aussi très importants pour tester l’efficacité de nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
Des modèles de maladies sont créés chez le rat ou la souris pour aider la recherche à mieux comprendre certaines pathologies humaines et à tester de nouveaux médicaments. Ces modèles permettent d’observer comment un traitement agit dans le corps et d’étudier le rôle des organes ciblés. Les chirurgiens qui réalisent ces modèles suivent des protocoles précis et doivent être bien formés, afin de garantir des résultats fiables, de limiter la souffrance animale et de proposer des modèles standards, prêts à l’emploi pour les chercheurs.
Procédures
Tous les animaux analgésiés, anesthésiés et non réveillés ou analgésiés, anesthésiés puis réveillés, dans le cadre de ce projet, seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée de dix minutes à une heure, sous anesthésie générale. Selon le modèle et en cas de besoin (besoin scientifique, douleur, récupération post opératoire difficile), les animaux pourront être soumis à des injections (maximum 6 injections par jour, comprenant les injections suite à la mise en place du protocole d’analgésie et de raffinements). Selon les besoins des scientifiques, un prélèvement sanguin maximum (durée de l’acte de maximum une minute) est possible. Un hébergement isolé peut être nécessaire pour les besoins du projet pour une durée maximale de 12 jours.
Impact sur les animaux
Douleur, stress et perte de poids dus aux contentions, aux procédures chirurgicales et à la récupération post-opératoire (48-72h). Hébergement individuel sur une partie ou sur toute la durée de la procédure si l'intégrité du modèle le nécessite.
Devenir
Les animaux sont à la demande, expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite, acquisition ou maintien des compétences ou pour contrôle qualité du modèle.
Remplacement
Les modèles chirurgicaux créés dans le cadre de ce projet permettent de mimer des maladies humains ou animales par l’absence d’un organe dans leurs corps. Cela permet de comprendre les liens qu’il y a entre cet organe et le reste de l’organisme. Cela permet également de comprendre comment de nouveaux médicaments peuvent aider à soigner cette maladie. Ces interactions ne sont pas des phénomènes isolés et par conséquent ne peuvent pas être étudiées in vitro sur un seul type de cellule. Pour l’acquisition et le maintien des compétences techniques, avant tout entraînement sur un modèle animal, une formation théorique basée sur l’utilisation de supports papiers et vidéos est effectuée. Lorsque cela est possible, l’entrainement pour certains gestes techniques pourront être réalisés sur des supports inertes (mannequin de formation). Pour les différents modèles, la validation du chirurgien sera évaluée sur la technique dans un temps imparti, sur la viabilité et la fonctionnalité du modèle dans le temps : cette partie ne peut être réalisé in vitro.
Réduction
Basé sur les expériences précédentes, le nombre d’animaux a été calculé le plus juste possible en fonction des chirurgies et permettant d’atteindre les objectifs scientifiques. Le nombre d’animaux surnuméraires opérés est suivi, calculé et ajusté à la baisse autant que possible en fonction des lots précédents. Pour l’acquisition et le maintien des compétences, le nombre d’animaux défini dans notre procédure est basé sur la criticité et la technicité du modèle (faible / moyen / forte) ainsi que les expériences précédentes. Ce nombre est composé d’un minimum (3 pour l’acquisition, 1 pour le maintien) et d’un maximum (de 25 pour l’acquisition, 10 pour le maintien) afin de pouvoir qualifier le chirurgien lorsque la technique est maîtrisée, dès lors que le nombre minimum est atteint. Cela nous permet également d’avoir un nombre maximum au-delà duquel le technicien n’est pas considéré comme formé. L’acquisition ou le maintien des compétences s’arrête dès lors qu’un taux de réussite de 100% est atteint pour un lot de 3 ou 1 animaux respectivement, même si le nombre maximum d’animaux n’a pas été effectué. Lors d’une acquisition ou maintien des compétences sur cadavre ou sur animal analgésié, anesthésié et non réveillé, nous pouvons utiliser un animal pour l’entraînement de plusieurs gestes techniques de plusieurs modèles, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux utilisés. Ces animaux peuvent être les surnuméraires non opérés de commandes ou surplus de stock, ce qui contribue aussi à la réduction. Pour l’acquisition des compétences des modèles, les premiers entrainements se feront sur cadavre puis sur animal analgésié, anesthésié et non réveillé. Dès lors que les gestes sont maîtrisés, la chirurgie est réalisée sur animal analgésié, anesthésié et réveillé. Pour le maintien des compétences, l’utilisation d’animaux supplémentaire n’est pas systématique. Les différents modèles ont été classé selon leur difficulté et leur criticité. Pour ceux dont la difficulté et la criticité est considéré comme faible, le maintien des compétences se fera sur animaux de lots demandés par les scientifiques, sous supervision du formateur et/ou du responsable du service, avec au préalable, une relecture de la procédure et/ou le visionnage d’une vidéo de la technique.
Raffinement
Les animaux utilisés seront hébergés dans un environnement adapté à l’espèce, au nombre et à l’âge, et dans un milieu enrichi et les interactions se font selon les bonnes pratiques de manipulation. Des points limites spécifiques au modèle seront appliqués. Toutes les interventions sont réalisées sur animaux anesthésiés, qui sont préalablement préparés de manière aseptique. Les chirurgies sont réalisées selon des procédures standardisées et adaptées aux spécificités de souche, sexe, âge et poids. Après évaluation de la douleur possible induite par le modèle (paliers de douleur définis pour chaque modèle en collaboration avec l’équipe vétérinaire et la SBEA), le contrôle de la douleur est réalisé par une administration d’analgésique avant la chirurgie et lors du post-opératoire ainsi qu’en cas de besoin (signes de douleur individuelle, d’inconfort ou absence de fèces). L’utilisation complémentaire d’anesthésique local (Lidocaine 2%, 1 ml/kg, dilution par 4, posologie de 16.22 mg/kg) peut être réalisée selon le palier de douleur de la chirurgie (procédure interne de classification validée par l’équipe vétérinaire et la SBEA). Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée pour tous les animaux avant réveil. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques (traitements médicamenteux, soins locaux, ajout d’enrichissement, mesures de réhydratation ou de réchauffement, ajout d’aliment, de gel hydratant, de litière ou d’eau complémentée ou non directement dans la cage afin d’en améliorer l’accès). En cas de détection d’un point limite terminal, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique mais l’équipe de chirurgie se réserve le droit de proposer des changements de modèles sur la base de son expérience (si le taux de succès ou de survie est très bas par exemple sur le choix fait par le scientifique). Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec le modèle d’intérêt, selon les recommandations éthiques en vigueur.
Evaluation de nouveaux médicaments dans le traitement de l’ischémie cérébrale néonatale en combinaison avec l’hypothermie thérapeutique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés à l'âge de sept jours pour réduire l'afflux de sang à leur cerveau, puis placés quatre-vingt-dix minutes dans une chambre pauvre en oxygène, des ratons subissent une lésion cérébrale durable. Une partie passe ensuite trois heures en hypothermie contrôlée, reçoit des injections quotidiennes de J7 à J9, parfois pendant deux semaines, et enchaîne les tests moteurs jusqu'à J16 : redressement, marche, géotaxie, grille, suspension à un fil. 2 760 rats vont être utilisés, dont 2 640 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec des déficits moteurs et cognitifs attendus et une prise de poids ralentie. Tous seront tués pour que leurs cerveaux soient prélevés et analysés.
Objectifs
Trois à cinq nourrissons sur 1 000 souffrent d'hypoxie-ischémie à la naissance. L’hypoxie correspond à un défaut d’apport d’oxygène et l’ischémie un défaut d’afflux sanguin au cerveau. Les causes courantes sont des complications pendant l’accouchement (cordon ombilical autour du cou, rupture utérine…), des problèmes chez la mère (hypertension, diabète gestationnel, infections) ou chez le nouveau-né (prématurité, infections…). Il se développe alors chez le nourrisson une lésion cérébrale. Cet événement est une cause majeure de handicap persistant, voire de mortalité périnatale. En effet, 40 à 60% des enfants ayant souffert d’hypoxie-ischémie néonatale meurent avant 2 ans de vie ou présentent des déficits neurologiques sévères. Ces déficits neurologiques à long terme sont principalement des troubles de l'apprentissage et des retards intellectuels mais également de l’épilepsie, des troubles de la vision ou de l’audition. Le seul traitement validé et utilisé en clinique est l’hypothermie thérapeutique. La température corporelle du nourrisson est réduite pour ralentir le métabolisme ce qui donne au cerveau une chance de récupérer. Malheureusement près d'un nouveau-né sur deux n'y répond pas favorablement. En plus de son efficacité partielle, l'hypothermie a une fenêtre d'action limitée puisqu’elle doit être initiée dans les 6 heures suivant la naissance et est responsable d’effets indésirables comme des troubles cardiovasculaires, respiratoires, des convulsions… Ces effets potentiels imposent une surveillance médicale étroite des nouveau-nés en hypothermie thérapeutique. Nous avons développé des candidats médicaments qui agissent sur plusieurs mécanismes neuroprotecteurs dans le cerveau. Nous avons déjà montré chez un modèle rongeur juvénile que nos composés réduisent les lésions cérébrales et les séquelles à long terme de l’hypoxie-ischémie du nouveau-né. Notre objectif est maintenant de démontrer, toujours chez le modèle rongeur juvénile, que nos candidats médicaments peuvent agir en synergie avec l'hypothermie thérapeutique afin d’augmenter la survie des nouveau-nés souffrant d’hypoxie-ischémie et diminuer les potentielles séquelles neurologiques.
Bénéfices attendus
Un traitement médicamenteux pour les lésions hypoxiques-ischémiques néonatales pourrait apporter plusieurs bénéfices significatifs : - réduction de l’incidence et de la gravité des séquelles neurologiques à long terme, telles que la paralysie cérébrale, les troubles cognitifs et les retards de développement ; - amélioration de la qualité de vie des enfants affectés et de leurs familles, en diminuant le besoin de soins spécialisés et de rééducation ; - élargissement de la fenêtre thérapeutique : Si le nouveau traitement peut être administré plus tardivement que l'hypothermie (qui doit être initiée dans les 6 heures suivant la naissance), il pourrait bénéficier à un plus grand nombre de nouveau-nés, y compris ceux qui ne peuvent pas recevoir immédiatement des soins spécialisés ; - Possible effet synergétique réduîsant la durée ou l’intensité de l’hypothermie et minimisant ainsi les effets secondaires comme les troubles cardiovasculaires ou respiratoires. - Personnalisation des soins qui pourraient être adaptés à chaque cas : le traitement médicamenteux pourrait être utilisé en complément ou comme alternative à l'hypothermie ; - Réduction des coûts pour les familles et les systèmes de santé, en diminuant la nécessité de soins intensifs prolongés et de rééducation à long terme ;. - Accessibilité dans les régions où les équipements pour l'hypothermie thérapeutique ne sont pas disponibles. En parallèle, le développement d’un tel médicament pourrait également contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents de la pathologie, ouvrant la voie à d'autres innovations thérapeutiques.
Procédures
Certaines interventions concernent tous les animaux : - une procédure chirurgicale permettant de réduire l’afflux sanguin et d’oxygène au cerveau sera réalisée. L’acte chirurgical dure moins de 10 min par animal. Les animaux sont ensuite placés dans une chambre à hypoxie pour une exposition à un air faible en oxygène pendant 90 minutes. Cette procédure chirurgicale induit une lésion cérébrale localisée chez les animaux. D’autres interventions ne concernent que des groupes d’animaux : - Une hypothermie thérapeutique pratiquée pour mimer l’intervention réalisée chez les nouveau-nés : les animaux seront placés dans une chambre permettant d’abaisser leur température corporelle de façon contrôlée pendant 3 heures. - l’administration de l’un des candidats médicaments par injection. 3 schémas d’administrations seront réalisés : - Schéma 1 : une administration par jour pendant 3 jours soit à J7, J8 et J9. - Schéma 2 : une administration à J7 puis deux administrations par jour à J8 et J9 - Schéma 3 : schéma 1 ou 2 prolongé sur 2 semaines - Des tests moteurs: ces tests sont effectués de l’âge 8 jours à l’âge 16 jours. Le test de redressement est effectué quotidiennement entre J7 et J10 et prend moins d’une minute par animal. Le test de la marche est effectué quotidiennement entre J8 et J10 et prend 2 min par animal en deux sessions de 1 min. Le test de la géotaxie est effectué quotidiennement entre J8 et J16 et prend 1 min par animal en deux sessions de 1 min. Le test de la grille et de la suspension à un fil sont réalisés entre J14 et J16 et prennent une minute en deux sessions de 1 min. Une acclimatation préalable permettra de préparer les animaux afin de réduire leur stress lié à la manipulation par les expérimentateurs.
Impact sur les animaux
L’induction de l’hypoxie-ischémie cérébrale implique une procédure chirurgicale et donc un stress et de la douleur pour les animaux du fait de la procédure en elle-même, de l'isolement, de la gestion post-opératoire et des manipulations répétées, ainsi que de la gestion de la température (hypothermie ou réchauffement quand les animaux sont replacés avec la mère ou en groupe). Les animaux peuvent également souffrir de complications chirurgicales, d’infections ou douleurs post-opératoires. Les animaux souffrent de lésions cérébrales qui miment les lésions cérébrales observées chez les nouveau-nés. La durée et l’intensité des déficits dépendent de l’étendue des lésions cérébrales induites et des traitements administrés afin de réduire ces lésions. Les animaux présenteront donc des déficits moteurs et cognitifs ainsi qu’une prise de poids généralement moins rapide. Les déficits moteurs attendus sont un retard de l’ouverture de yeux, un retard d’acquisition de la marche, une perte de coordination musculaire et une difficulté à maintenir l’équilibre. Les déficits cognitifs sont des troubles de la mémoire spatiale et des troubles de l’apprentissage. En dehors de l’acte d’injection lui-même, l’administration d’un candidat-médicament n’a pas démontré d’effet indésirable dans nos études préliminaires aux doses qui seront utilisées.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issus du projet afin de prélever les cerveaux qui seront utilisés pour des analyses permettant de caractériser les lésions cérébrales induites et les effets protecteurs de nos candidats médicaments
Remplacement
Différents modèles cellulaires ont permis de tester les candidats médicaments pour choisir les meilleurs candidats. Néanmoins, ils ne permettent pas de s’affranchir totalement de l’expérimentation animale car ces modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité des mécanismes moléculaires, cellulaires, physiologiques, qui se mettent en place dans le cerveau et dans l’ensemble d’un organisme vivant, suite à une hypoxie-ischémie cérébrale et l’administration d’un candidat-médicament, ou d’évaluer la biodistribution ou bien la phamacocinétique des médicaments testés
Réduction
Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous avons choisi de faire des groupes de 30 rats (moitié mâles, moitié femelles) ce qui est le nombre minimum et suffisant pour aboutir à une étude statistique significative en nous basant notamment sur les données de la littérature ainsi que sur nos expériences antérieures utilisant ce modèle d’étude. Chez l’homme comme dans les modèles pré-cliniques, les mâles sont reconnus comme plus vulnérables face à l’hypoxie-ischémie cérébrale néonatale que les femelles. Cette différence de réponse nous impose d’évaluer le bénéfice thérapeutique dans les deux sexes séparément.
Raffinement
En ce qui concerne le raffinement, un suivi quotidien des animaux par les animaliers ainsi que par les expérimentateurs sera opéré afin de détecter tout problème. . Un protocole d’anesthésie/analgésie est mis en place afin de réduire et prévenir la douleur chez les animaux, notamment lors de la procédure chirurgicale d’induction de l’hypoxie-ischémie cérébrale mais également dans les quelques jours après l’intervention. Des études sur la formulation de nos composés ont permis d’obtenir une solubilité dans du sérum physiologique, ce qui optimise leur tolérance. Des études de toxicologie ont été réalisées in vitro et in vivo et ont permis de démontrer l’absence d’effet toxique après 7 jours d’administration des candidats médicaments à la concentration à laquelle ils seront utilisés. Des points limites ont été fixés, c’est-à-dire que des signes cliniques ont été définis comme des indicateurs d’un état de stress ou de souffrance incompatibles avec la poursuite du protocole pour un animal. Des actions correctives ont été définies et seront mises en place dans l’éventualité de l’atteinte d’un point limite pour un animal (en premier lieu, retrait du protocole et observation renforcée de son état de santé).
Choix des espèces
Le rat est une espèce couramment utilisée en recherche translationnelle. L’étude préclinique de l’hypoxie-ischémie néonatale est largement documentée dans la littérature scientifique. Le modèle classiquement utilisé et que nous utiliserons dans ce projet est l’induction de l’hypoxie-ischémie chez le rat de 7 jours. Le rat de 7 jours est un choix particulièrement adapté car à cet âge, son cerveau est au stade de développement proche de celui d’un nouveau-né humain à terme. Cela permet de mieux reproduire les réactions biologiques et les mécanismes cellulaires qui se produisent lors d’une hypoxie-ischémie chez les nouveau-nés. Ce modèle bien établi chez le rat offre une approche scientifique rigoureuse et fiable, permettant de mieux comprendre la maladie et d’avancer dans la recherche de traitements efficaces pour protéger le cerveau des nouveau-nés victimes d’hypoxie-ischémie.
Etude de la manipulation des structures cérébrales qui sous tendent le maintien de la mémoire traumatique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Chaque souris est opérée du cerveau pendant une trentaine de minutes, puis soumise à un test de mémorisation où l'on mesure son temps d'immobilité, et à deux injections sous contention. 768 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin pour analyse de leur cerveau. Il s'agit de créer une mémoire traumatique puis de manipuler les zones cérébrales qui la maintiennent, pour voir s'il est possible de rétablir un souvenir normal de l'événement. Ni la nature de la chirurgie, ni le contenu des deux injections, ni le protocole du conditionnement ne sont précisés, alors que l'effectif de 768 souris repose sur des groupes d'au moins douze animaux.
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier la participation de différentes structures cérébrales qui sont impliquées dans la formation de la mémoire traumatique et dans son maintien. Dans le cas des troubles de stress post-traumatiques, on assiste très souvent à une altération de la mémoire. Cette altération se caractérise par une amnésie des éléments du contexte où a eu lieu l'expérience traumatisante et par une hypermnésie d'élements plus anodins qui sont à la source de "Flashback" incontrolés. Chez l'homme comme chez animal, le maintien de la mémoire traumatique est associé à une sur-activation de certaines zones cérébrales ou au contraire à une sous-activation d'autres zones. Le but de ce projet est de manipuler l'activation de ces structures chez la souris afin d'évaluer si il est possibke de restaurer une mémoire normale de l'événement traumatique.
Bénéfices attendus
En identifiant les bases neurobiologiques spécifiques de la mémoire traumatique, ce projet doit ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour le traitement de ce trouble lié au stress.
Procédures
768 souris seront soumises à une procédure de chirurgie d'une durée de 30 minutes environ sous anesthésie. Toutes ces souris seront soumises à un test comportemental de mémorisation. Le test comportemental dure 5 minutes pour la séance d'apprentissage et 6 minutes pour le test de rappel de la mémoire au cours duquel nous mesurons le temps d'immobilité des animaux. Deux injections seront faites chez les 768 souris qui seront immobilisées par contention et dureront moins de 20 secondes.
Impact sur les animaux
La chirurgie est un acte expérimental de classe modérée. Les douleurs post-opératoires sont minorées par l'administration d'antalgiques. 768 souris seront soumises à un test comportemental de mémorisation, qui peuvent induire un stress: un acte de classe modéré. Les injections nécessite d'immobiliser les souris (768) une minute et peut provoquer un faible stress: un acte de classe modérée
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour l'analyse des cerveaux.
Remplacement
L’utilisation de ces animaux se justifie pour plusieurs raisons : 1) Aucune alternative ne permet de se passer de l’utilisation de modèles animaux lorsqu’il s’agit d’étudier les processus de mémorisation. En effet, ce type d’étude repose sur l’analyse du comportement animal et nécessite d’avoir une espèce suffisamment proche de l’espèce humaine pour en extrapoler les résultats. 2) L'organisation du système nerveux central de ces animaux est suffisamment proche de celle de l'homme pour permettre une extrapolation acceptable des résultats obtenus à l'espèce humaine.
Réduction
Concernant la réduction, l’effectif de 768 souris se justifie par l’utilisation d’un nombre suffisant d’animaux dans chaque condition expérimentale afin que les analyses statistiques envisagées puissent être concluantes. Notre expérience des approches comportementales indiquent que des effectifs d’au moins 12 animaux par groupe s’avèrent nécessaires pour atteindre le seuil de significativité des résultats. Un nombre inférieur de souris par groupe à la fin de l'étude comportementale pourrait impliquer une réplication de l'expérience.
Raffinement
Tout au long du projet, les animaux seront surveillés par du personnel qualifié, des points limites spécifiques seront établis et des critères d'arrêt seront prévus pour éviter toute souffrance inutile. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous couverture anesthésique et antalgique et des méthodes de raffinement (réchauffement, asepsie) adaptées. En cas de problème constaté, les animaux seront traités selon l'arbre décisionnel prévu.
Choix des espèces
La souris adulte (8 à 16 semaines): -est un mammifère proche de l'espèce humaine et certains de ses comportements peuvent être rapprochés de ceux de l’espèce humaine. La souris représente l'animal classiquement décrit dans littérature, pour ce type d‘expérimentation et l’essentiel des données de l’équipe concernant la mémoire émotionnelle ont été obtenues chez la souris adulte: Nous utiliserons des souris àgées de 8 à 16 semaines, âge qui correspond à l’état adulte de la souris. Pour une comparaison des résultats, l’étude des réseaux impliqués dans la formation de le maintien d'une mémoire implique l’utilisation de cette espèce. -permet d'accéder au niveau cellulaire grâce à des procédures de biologie réalisables en laboratoire.
Réduction du Rejet de Greffes Neurales par Modification Génétique des Cellules Souches donneuses.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Opérées du cerveau pendant trente à quarante minutes, 276 souris reçoivent d'abord une injection de produit chimique qui tue les neurones d'une zone du striatum, puis une greffe de cellules nerveuses humaines au même endroit. Certaines subiront deux interventions crâniennes espacées de sept à trente jours, si la greffe ne survit pas à la première formule testée. Le niveau de souffrance déclaré est modéré et toutes seront tuées, de deux semaines à cinq mois après la greffe, pour prélever leur cerveau. Le porteur écrit recourir à l'anesthésie et aux antidouleurs "afin d'éviter toute douleur", et reconnaît plus loin que les conséquences d'un rejet de greffe sur le bien-être de la souris sont encore mal comprises.
Objectifs
La greffe de cellules nerveuses issues de cellules souches humaines est une méthode prometteuse pour traiter des maladies du cerveau comme la maladie de Huntington. Ces cellules sont conçues pour remplacer celles détruites par la maladie. La plupart du temps, ces greffes utilisent des cellules provenant d’un donneur différent du patient, car c’est moins coûteux. Cependant, ce type de greffon cellulaire est attaqué par le système immunitaire du patient, ce qui peut entraîner un rejet. Pour éviter cela, on utilise des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire, mais ces traitements augmentent les risques d’infections et de cancer. Une autre solution consiste à modifier génétiquement les cellules greffées pour qu’elles passent inaperçues auprès du système immunitaire. Ce procédé, appelé "camouflage immunitaire", pourrait permettre d’éviter au patient greffé de prendre les médicaments qui affaiblissent le système immunitaire. Le but de ce projet est de tester différentes façons de rendre ces cellules greffées plus tolérables pour le système immunitaire. Pour cela, on modifie les cellules pour qu’elles libèrent des substances qui apaisent le système immunitaire ou qu’elles soient moins facilement détectées. Nous comparerons la survie, après leur greffe dans le cerveau de modèles animaux rongeurs (souris), de ces cellules nerveuses modifiées génétiquement, en regardant si elles sont attaquées ou non par le système immunitaire. Nous étudierons aussi l’influence du stade de développement des cellules au moment de la greffe. Ces expériences seront réalisées sur des souris présentant un système immunitaire actif ou déficient, afin d’évaluer la survie des greffons testés en l'absence de tout rejet immunitaire. Ce projet marque une première étape dans l'évaluation de cette stratégie avant de procéder des essais cliniques, sur l'être humain.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels utilisant des cellules souches pour soigner des maladies comme Parkinson et Huntington nécessitent souvent des greffons cellulaires établis à partir de cellules provenant d'un donneur, et non du patient lui-même. Comme ces cellules sont différentes de celles du patient, le corps peut les rejeter. Pour éviter cela, les patients doivent prendre des médicaments qui affaiblissent leur système immunitaire, mais généralement seulement pendant un an, car ces médicaments peuvent causer de graves effets secondaires. Malheureusement, une fois le traitement arrêté, les greffons sont souvent rejetés, ce qui stoppe leur efficacité. Pour résoudre ce problème, des chercheurs explorent une idée innovante : modifier les cellules des greffons grâce à des techniques génétiques pour qu'elles soient "invisibles" au système immunitaire. Cela s’appelle l’immuno-camouflage. Cette étude vise à tester cette idée chez des souris, en évaluant différentes modifications génétiques pour trouver celles qui fonctionnent le mieux. Les bénéfices attendus sont : - Identifier une stratégie de modifications génétiques parmi plusieurs qui permettrait au greffon cellulaire de mieux survivre et d’être moins rejeté par le système immunitaire des souris. - Confirmer l’efficacité des meilleures options identifiées, avec différents types de cellules nerveuses et stades de développement des greffons, pour affiner les résultats. A court terme, le bénéfice attendu est d’identifier la meilleure stratégie pour éviter le rejet des greffons. Cette méthode de l’immuno-camouflage pourra ensuite être testée chez des modèles animaux primates. À plus long terme, des essais cliniques chez l’être humain pourraient être envisagés afin de confirmer l'efficacité de la stratégie de l’immuno-camouflage sur la tolérance de greffon de cellules nerveuses chez les patients. L’objectif final est de développer des greffons dont la survie et donc l’effet thérapeutique ne dépendent plus de traitements qui affaiblissent le système immunitaire, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus sûrs et efficaces pour les maladies neurodégénératives.
Procédures
Tous les modèles animaux, soit 276 souris, subiront une intervention chirurgicale d’une durée de 30 à 40 minutes sur le cerveau pour transplanter le greffon d'une durée d’une heure. Cette intervention impliquera une anesthésie et une analgésie générales et locales. Une première injection en 3 minutes d’un composé chimique pour induire la mort des neurones de la région ciblée permettra de mimer les pertes neuronales observées dans la maladie de Huntington. Pendant la même opération, une deuxième injection de cellules nerveuses en 6 minutes, soit contrôles, soit modifiées génétiquement pour être invisibles au système immunitaire, sera effectuée au même endroit. Certains animaux contrôles ne subiront que la première injection (lésion). Si les premières expériences de transplantation révèlent que la survie des cellules greffées est compromise par l’injection préalable du composé chimique induisant la mort des neurones lors de la même opération, cette dernière sera soit supprimée (première option testée), soit effectuée 7 à 30 jours avant l’injection des cellules, lors d’une autre intervention chirurgicale de 30-40 minutes sur le cerveau et selon la même procédure (option envisagée si la première échoue). Dans ce dernier cas, les animaux subiront deux interventions chirurgicales. Aucune intervention autre que le suivi de l’aspect et du poids ne sera effectuée sur les animaux jusqu’à leur mort provoquée par injection d’euthanasiant, entre 2 semaines et au plus 5 mois après la greffe.
Impact sur les animaux
Tous les modèles animaux qui participent à l'étude subiront une ou au maximum deux opérations chirurgicales du cerveau. Pour cela, nous utilisons une anesthésie générale et des antidouleurs (généraux et locaux) afin d’éviter toute douleur. Cette opération, peut entraîner des effets secondaires chez les souris, comme le stress, la fatigue, une légère baisse de température corporelle, la déshydratation, des douleurs, une petite perte de poids et un risque d'infection à l'endroit de l'opération. Ces effets ne sont pas systématiques, restent faibles et ne durent que quelques heures (pour le stress, le froid, la déshydratation) ou quelques jours après l'opération. La mort des neurones par procédé chimique d'un seul côté du striatum (une zone du cerveau) pourrait entraîner des difficultés permanentes de mouvement et compromettre la prise de poids normale des souris en vieillissant. Cependant, la dose de composés chimiques que nous prévoyons d’utiliser est trois fois inférieure à celle décrite dans la littérature, qui décrit une perte de mobilité de deux tiers. La greffe additionnelle de cellules nerveuses dans le striatum n’aggrave pas les effets négatifs de la mort des neurones ; au contraire, elle pourrait même les réduire. Les conséquences d'un rejet des cellules greffées dans le cerveau sur le bien-être de la souris sont encore mal comprises. Elles pourraient se manifester par des problèmes neurologiques et de comportement pendant plusieurs semaines ou jusqu’au rejet complet de la greffe (moins d'activité, perte de poids, stress). Nous surveillerons attentivement ces signes lors des premières analyses pour pouvoir ajuster notre suivi et nos décisions, en collaboration avec le vétérinaire de l'animalerie afin d’éviter toutes souffrances.
Devenir
Afin de caractériser l’intensité du rejet immunitaire des différents greffons cellulaires testés (ou l'absence de rejet pour les animaux contrôles présentant un système immunitaire déficient), nous devons récupérer les cerveaux des animaux greffés et/ou présentant une lésion cérébrale induite par procédé chimique en fin d'expérience. Nous devons pour cela procéder à l'euthanasie de l'ensemble des animaux du projet. L'étude histologique permettra ensuite de reconnaître les cellules du greffon et celles du système immunitaire de la souris ayant envahi le greffon (signe de rejet immunitaire en cours) ou l’absence totale de cellules greffées (signe de rejet complet du greffon). La comparaison de ces analyses histologiques nous permettra d’identifier les stratégies de camouflage immunologique les plus efficaces.
Remplacement
La réaction immunitaire d’un organisme face à un greffon étranger mobilise différents acteurs cellulaires et moléculaires de la réponse immunitaire, ce qui rend très difficile sa modélisation complète in vitro. Uniquement certains aspects de la réaction contre des cellules immuno-camouflées est modélisable in vitro. Il est possible d’observer la réaction de cellules immunitaires humaines immortalisé en en contact avec un greffon. Ces expériences évaluent si elles s’activent ou produisent des substances signalant une réaction. Toutefois, ces méthodes sont jugées moins représentatives que celles qui utilisent des cellules immunitaires du sang. Cette méthode à partir de prélèvements sanguin est dite ex vivo, et permet de tester certains aspects de la réaction contre un greffon immuno-camouflées dont : 1) La caractérisation in vitro des molécules produites par les cellules immunitaires du sang de receveurs en présence de cellules du greffons ; 2) l’évaluation de la prolifération de ces cellules, signe d’une réponse immunitaire active en présence du greffon ; 3) la mesure de la mort cellulaire des greffons lorsque il est présenté aux cellules immunitaires purifiées issues du sang de receveurs. Les études avec de sang de macaque sont considéré comme de l’expérimentation animale et donc pas une étude de remplacement. Par ailleurs, plusieurs limitations associées à ce type d’étude ex vivo imposent la réalisation d’études in vivo parallèles : 1. Complexité du microenvironnement cérébral :les tests ex vivo ne permettent pas de reproduire le microenvironnement complexe du cerveau. Ils ne tiennent notamment pas compte de la barrière entre le sang et le cerveau, ni de la présence de cellules microgliales présentes uniquement dans le cerveau, mais qui contribuent de manière significative à la réaction immunitaire cérébrale. 2. Dynamique temporelle de la réponse immunitaire : les tests ex vivo sont courts (quelques jours), ils ne permettent pas d’évaluer la réponse immunitaire après une exposition prolongée. 3. Réponse immunitaire systémique : les tests ex vivo ne permettent pas de mesurer la mobilisation et l'infiltration des cellules immunitaires du sang dans le cerveau. En résumé, ces tests ex vivo ne suffisent pas à eux seuls. Pour une compréhension complète de la réaction immunitaire face à une greffe de neurones, il est essentiel de combiner des tests in vitro à des expériences réalisées sur des modèles animaux vivants.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés par groupe a été défini comme le minimum nécessaire pour pouvoir mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Nous suivons un arbre décisionnel dépendant de résultats d’étapes intermédiaires du projet afin de restreindre les expériences aux seules nécessaires, tout en évitant les répétitions superflues. L'approche statistique proposée dans le cadre de cette étude s'appuie sur les résultats antérieurs que nous avons obtenus, ainsi que nos collaborateurs et d'autres groupes de recherche sur ce domaine.
Raffinement
Pour ce type d'étude, soit une unique opération soit deux opérations distinctes sont nécessaires : pour créer une petite lésion dans une zone du cerveau, et 10 minutes ou une semaine plus tard, pour injecter les cellules que nous étudions. Afin de réduire au maximum le stress et les effets de l'anesthésie sur les animaux, nous prévoyons de tester une méthode qui combine ces deux étapes en une seule opération chirurgicale : injection du produit de lésion, puis des cellules greffées, lors d’une unique chirurgie. Si cette approche unique s'avère négative pour la survie des cellules, nous envisagerons de ne pas injecter le produit de lésion. Si cette deuxième option ne donne pas de bons résultats car l’absence de lésion mimant la lésion nuit de manière trop marquée à la survie des cellules chez les souris, alors nous reviendrons à la méthode classique en deux opérations, espacées de 7 à 30 jours. Dans tous les cas, si des points limites apparaissent après la lésion ou la greffe, les mesures adéquates seront mises en œuvre. Une analgésie est prévue lors interventions si nécessaire.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal classiquement utilisé dans la littérature pour ce type d'expérimentation sur le rejet immunitaire. Nous utiliserons des lignées de souris (dotées d'un système immunitaire fonctionnel) et des lignées de souris génétiquement modifiées pour avoir un système immunitaire déficient, afin de disposer de conditions de contrôle où la survie des greffes cellulaires sans rejet est assurée. L'utilisation de souris adultes nous permettra de valider nos observations dans un système immunitaire qui fonctionne normalement i, ce qui est essentiel pour envisager un développement futur de nos travaux chez l'homme. Comme le préconise la littérature scientifique pour ce type d'expérimentation, les modèles animaux utilisés seront adultes, âgés de plus de 8 semaines, afin que leur système immunitaire soit mature. Autre raison : la maladie de Huntington et le traitement par thérapie cellulaire ne se déclarent et ne sont envisagés que chez l’adulte.
Rôle d’une voie stimulant la survie cellulaire dans les maladies rénales chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
436 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, chacune recevant dix à vingt administrations orales sur deux à quatre semaines. Une partie subit une chirurgie qui prive le rein de circulation sanguine, d'autres reçoivent des molécules toxiques pour les reins, dont le porteur indique qu'elles peuvent provoquer une dénutrition, une prostration et une altération de l'état général. La mesure de la fonction rénale impose deux anesthésies à deux heures d'intervalle, l'une pour fixer un capteur sur le dos de l'animal, l'autre pour le retirer, et l'opération se répète plusieurs jours différents sur la même souris. Le bénéfice annoncé, des thérapies ciblant les cellules rénales lésées plutôt que le système immunitaire dans son ensemble, reste à l'état de projet, quand l'insuffisance rénale, elle, est bien induite chez les 436 souris.
Objectifs
Les traitements actuels de l'insuffisance rénale aigue et chronique sont limités et non spécifiques. En effet, la plupart d'entre eux ne ciblent pas directement les cellules rénales lésées. Nous visons à développer des stratégies thérapeutiques pour cibler spécifiquement ces cellules, au lieu des thérapies actuellement utilisées qui visent le système immunitaire dans sa globalité. Le rein est constitué d'unités fonctionnelles de filtration, appelées néphron. Le néphron comprend deux compartiments : le glomérule et le tubule. Nous avons mis en évidence que la voie de signalisation d’une interleukine (substance sécrétée par le système immunitaire) est activée dans les tubules et les glomérules de patients atteints de maladies rénales. Afin de caractériser le rôle de cette voie dans les maladies du glomérule, nous avons étudié les conséquences de la suppression d’un gène impliqué dans la signalisation de l’interleukine, dans cette structure rénale. Nous avons ainsi montré que ce gène favorise la survie des glomérules lors d'une agression rénale chez la souris, permettant ainsi de réduire les conséquences néfastes de cette agression. Nous devons maintenant caractériser son rôle dans les tubules, ce qui représente le premier objectif de notre projet. Nous étudierons pour cela les conséquences de la suppression du gène d’intérêt dans les tubules rénaux sur le développement d'une maladie rénale chez la souris. Afin de confirmer que l'activation de la voie de l'interleukine est bénéfique dans le contexte des maladies rénales, nous avons utilisé une molécule qui active sa voie de signalisation. Comme nous l'espérions, cette molécule a réduit les conséquences d'une agression glomérulaire chez la souris. Nous devons maintenant montrer si ce rôle protecteur est médié ou non par le gène d’intérêt. C'est le deuxième objectif de notre projet. Nous étudierons pour cela les conséquences de l'administration de la molécule dans le développement d'une maladie rénale chez des souris produisant ou non le gène d’intérêt dans les glomérules ou les tubules.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet ont un impact à la fois social et scientifique. Les maladies rénales sont un problème de santé publique et le développement de thérapies ciblées est nécessaire dans ce domaine. L'insuffisance rénale terminale est associée à un taux de mortalité élevé et à des coûts très élevés, en particulier associés aux thérapies de remplacement telles que l'hémodialyse ou la transplantation rénale. L'étude des mécanismes de survie des cellules rénales conduira au développement de thérapies ciblées limitant la progression de la maladie aigüe vers l'insuffisance rénale terminale. Le coût extrêmement élevé du traitement des maladies rénales, approchant les 4 milliards par an, et l'absence de thérapies ciblées rendent nécessaire le développement de la recherche sur les mécanismes des lésions et de la survie des cellules rénales. Par conséquent, nous visons à développer des stratégies thérapeutiques pour cibler ces cellules, au lieu des thérapies actuellement utilisées qui ciblent principalement le système immunitaire. Notre approche, qui vise à développer de nouvelles cibles thérapeutiques, peut avoir un grand impact dans la compréhension des mécanismes menant aux lésions rénales.
Procédures
(1) Administrations par voie orale ou injections : L’agent utilisé pour induire la modification génétique des souris sera administré par voie orale (pendant deux à quatre semaines, soit 10 ou 20 fois) à l’état vigile. L’administration orale dure 30 secondes. La molécule à tester sera injectée deux fois, diluée dans une solution non irritante. Cette injection est réalisée à l’état vigile. Pour l’induction des modèles expérimentaux, les animaux recevront une injection sous anesthésie gazeuse ou deux injections à l'état vigile. Chaque injection dure 30 secondes environ. (2) Prélèvements : Une partie des animaux sera soumise à un recueil d’urine : en première intention, dans une boite propre pendant une durée d'au moins 30 secondes, puis si besoin, contention avec la main avec un léger frottement sur la vessie pour la vider le cas échéant. Un prélèvement de sang sera réalisé sur tous les animaux au moment de l’euthanasie, sous anesthésie, sur un plateau chauffant ; durée entre 5 et 10 minutes. (3) Pesées : Tous les animaux du projet seront pesés régulièrement tout au long des procédures. (4) Mesure de la fonction rénale : une partie des souris du projet sera soumise à la mesure de la fonction rénale par une technique qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie de la procédure dure cinq minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire deux heures plus tard pour retirer le capteur. Cette partie de la procédure ne dure que deux minutes. La mesure sera répétée plusieurs fois sur chaque souris à des jours différents selon la procédure. (5) Chirurgie : une petite partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 25 minutes. Elle s'accompagne d'injections pour l'analgésie et l'anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances peuvent être générées par : (1) Les manipulations régulières pour les injections, les pesées et les spots urinaires. Les animaux peuvent développer un stress lors de la contention. (2) Administrations par voie orale : Elles peuvent occasionner du stress, de l’inconfort, l’irritation de la gorge et des fausse-routes correspondant à l'administration involontaire du produit dans les voies aériennes qui se traduire par un animal qui se met à gasper. Le composé administré peut entrainer une inflammation potentiellement douloureuse, d'intensité modérée. (3) Les injections : Les douleurs liées aux injections seront de courte durée mais les animaux peuvent développer une inflammation locale et un stress lors de la contention pour la bonne administration. Certaines injections peuvent entrainer un saignement, un œdème ou une irritation oculaire. (4) Les complications associées aux injections de molécules toxiques pour les reins : une de ces molécules peut entrainer une dénutrition. En règle générale, l'induction d'une insuffisance rénale sévère entraine une altération de l'état général, une prostration et une perte de poids. (5) Les complications liées à la chirurgie pouvant provoquer des douleurs malgré une prise en charge optimale de l'analgésie : ouverture des plans cutanés et musculaires, pose des clamps et sutures. (6) Les complications liées à l'anesthésie au moment de la chirurgie, de la mesure de la fonction rénale et l'euthanasie (détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire, stress thermique).
Devenir
Tous les animaux (436) seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale par une personne expérimentée. Les différents prélèvements nécessaires pour les analyses sont réalisés après constatation de l’absence de battements cardio respiratoires.
Remplacement
En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs de la caractérisation de l'effet de la molécule étudiée dans ce projet sur le rein est l'amélioration de la fonction rénale.
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité interindividuelle du phénotype étudié dans nos deux modèles expérimentaux. Des lots de six ou dix animaux (mâles et femelles sauf pour un modèle) sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux pour ce projet est de 436 souris. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
(1) Raffinement hébergement et surveillance : Les animaux sont acclimatés dans l'animalerie une à deux semaines avant le début de la procédure. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. Le bien-être des animaux est assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité. Des points limites ont été définis pour chaque procédure. Le bien- être assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes , de morceaux de bois à ronger et d'un dôme refuge en cellulose dans toutes les cages. En dehors d'une courte période d'isolement limité à deux heures pendant la mesure de la fonction rénale, les souris restent dans leur cage initiale dans les mêmes groupes. Le personnel impliqué dans le projet est qualifié conformément à la règlementation en vigueur. (2) Raffinement pour l’administration par voie orale : Ella aura un impact le plus limité possible grâce à l’utilisation de canules jetables souples et plus ergonomiques. Il sera réalisé également par du personnel confirmé. Une pesée régulière permet de surveiller les points limites. (3) Raffinement injections : Toutes les injections sont réalisées avec une aiguille très fine , ce qui limite les risques hémorragiques. Les volumes d'injection sont adaptés. Un collyre anesthésiant est appliqué une minute avant l’injection. En cas d’injections répétées, les sites sont alternés. Lors de certaines injections, les souris sont sous anesthésie gazeuse et placées sur un plateau thermostaté. Un gel ophtalmique est appliqué pour limiter l’irritation oculaire. Les injections sont réalisées par du personnel très expérimenté. (4) Raffinement anesthésie : Pour limiter les complications liées à l’anesthésie (détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, stress thermique), les souris sont placées sur un plateau chauffant. (5) Raffinement Chirurgie : Les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur et d'une anesthésie appropriée. Les souris seront placées dans une couveuse pour faciliter la phase de réveil dans leurs cages initiales. Durant toute la procédure, de la nourriture humidifiée est mise à disposition des animaux directement dans la cage. Pour éviter tout risque de surinfection liée à la chirurgie, les instruments chirurgicaux sont stérilisés.
Choix des espèces
Concernant le choix de l’espèce : Les modèles expérimentaux du projet sont bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire et sont bien documentés dans la littérature scientifique. Concernant le stade de développement : Pour inactiver le gène d'intérêt, le composé est administré aux souris à l’âge de 5 semaines pour ne pas avoir des animaux trop vieux ensuite. Pour le reste des procédures, les souris seront âgées entre 9 et 11 semaines car à cet âge, elles ont atteint leur maturité sexuelle, présentent un système rénal mature et ne présentent pas encore de lésions de vieillissement.
Nanothérapies et traitement par injection intra-tumorale de l’adénocarcinome canalaire pancréatique
- Recherche appliquée
- Cancers
Des nanoparticules sont injectées à travers la peau, directement dans une tumeur greffée, jusqu'à deux fois par animal, entre des séances d'imagerie sous anesthésie générale pouvant aller jusqu'à huit dans la vie d'une souris. 580 souris Balb/c nude, dépourvues de thymus et donc incapables de rejeter des cellules tumorales humaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le RNT reconnaît qu'il n'existe "aucune donnée sur la tolérance des nanoparticules sur des organismes vivants", et présente pourtant ces mêmes nanoparticules comme une innovation prometteuse en cancérologie. Cinquante souris échapperont à la mise à mort immédiate pour être versées à d'autres projets, à condition que la tumeur n'ait pas pris ou qu'elle ait pu être retirée au bistouri.
Objectifs
Le cancer du pancréas, notamment sous sa forme la plus fréquente appelée adénocarcinome canalaire pancréatique, reste aujourd’hui l’un des cancers les plus difficiles à traiter. Les traitements disponibles sont peu efficaces, et le taux de survie à 5 ans après le diagnostic reste très faible. Ce projet propose de tester une nouvelle approche basée sur l’utilisation de nanoparticules innovantes capables à la fois de diagnostiquer et de traiter la tumeur. Ces nanoparticules seront injectées directement dans la tumeur à travers la peau, chez des souris. Cela permettra d’évaluer leur efficacité antitumorale, leur tolérance, leur capacité à rester localisées dans la tumeur, et l’effet sur la croissance tumorale après exposition à des rayons X, qui auront pour effet d’activer l’effet traitement de ces nanoparticules. La conception modulable de ces nanoparticules les rend potentiellement transposables à d’autres types de cancers dits solides, notamment grâce à sa capacité à agir aussi en tant que produit de contraste, ce qui sera également évalué.
Bénéfices attendus
Grâce aux progrès récents dans la compréhension des cancers dits « solides », de nouvelles approches thérapeutiques voient le jour. L’une d’elles consiste à injecter directement les traitements au cœur même de la tumeur, ce qui permettrait d’augmenter leur efficacité tout en réduisant les effets secondaires sur le reste du corps. Le projet présenté ici s’inscrit dans cette dynamique, avec une nouvelle classe de nanoparticules conçues pour être injectées directement dans la tumeur. Elles pourraient offrir une solution pour les patients atteints d’un cancer du pancréas qui ne peuvent plus bénéficier d’une chirurgie, qui reste aujourd’hui le traitement le plus efficace. En réduisant la taille de la tumeur, ces nanoparticules pourraient permettre à certains patients de redevenir éligibles à cette opération. En plus de leur effet thérapeutique, ces nanoparticules peuvent aussi servir à suivre l’évolution de la maladie, ce qui évite de multiplier les examens et les interventions. Cela pourrait améliorer la qualité de vie des patients tout en réduisant les coûts liés aux soins. Enfin, grâce à leur conception, ces nanoparticules pourraient être utilisées à l’avenir pour traiter d’autres types de cancers solides, qu’ils soient facilement accessibles ou situés plus en profondeur dans le corps du fait de ses caractéristiques particulières et activables par rayons X, ce qui en fait une innovation prometteuse dans le domaine de la cancérologie.
Procédures
Les animaux recevront une injection de cellules tumorales sous la peau sous anesthésie générale (durée approximative : 5 minutes ; une fois et potentiellement une 2e fois 5 semaines après si la tumeur n’a pas poussé. Ils recevront également des injections sous la peau d’anti-douleur ou anti-inflammatoire, et de solution de réhydratation (en vigile, 30 secondes par animal) selon les procédures. Les animaux seront ensuite suivis régulièrement pour évaluer la croissance tumorale, à l’aide de mesures simples par pied à coulisse en routine, 2 fois par semaine (en vigile, durée : 1 minute), et des imageries médicales pourront être dispensées (sous anesthésie générale, 3 fois maximum par semaine, dans la limite de 8 fois dans la vie de l’animal, durée : 20 min à 40 min selon les modalités d’imagerie (IRM ou scanner ou échographie)). Sur les animaux qui serviront à la mise au point du modèle et ne pouvant pas intégrer de groupes expérimentaux, une chirurgie pour retirer la tumeur pourra être réalisée (sous anesthésie générale avec anti-douleur, durée : 20 minutes). Des injections directes de nanoparticules dans la tumeur à travers la peau seront réalisées pour tester leur efficacité (sous anesthésie générale avec analgésie, 20 à 30 minutes selon les paramètres d’injection, dans la limite de deux fois dans la vie de l’animal). Des prélèvements sanguins pourront être effectués (sous anesthésie générale légère, durée : 3 minutes, dans la limite de 3 fois dans la vie de l’animal (avant injection intra-tumorale, après injection, et en suivi long terme)).
Impact sur les animaux
Effets indésirables possibles : Souris immunodéprimés Balb/c nudes : susceptibilité de contracter des infections. Croissance de la tumeur : Peut causer un inconfort (gêne, grattage...) ou affecter la locomotion (perte de poids / diminution de la prise alimentaire) et la tumeur peut s’infecter ou s’ulcérer. Stress léger liée à la manipulation des animaux pour la mesure de la tumeur en vigile par pied à coulisse ou par imagerie (anesthésie générale et injection de produit de contraste). Injection intra-tumorale des nanoparticules et/ou imagerie avec produit de contraste : Inconfort transitoire après l’injection et stress léger lié à la contention. Sous anesthésie longue. Aucune donnée sur la tolérance des nanoparticules sur des organismes vivants. Injection de cellules tumorales et analgésiques : inconfort transitoire après injection. Anesthésie générale : Inconfort au réveil de l’animal transitoire, déshydratation due à l’anesthésie et perte transitoire de poids. Prises de sang : Douleur localisée au site de prélèvement et gêne transitoire. Diminution transitoire de la volémie (remplacement par solution de réhydratation). Lésions au site de prélèvement (hématome).
Devenir
Les animaux servant à la mise au point du modèle de pousse tumorale pourront être réutilisés dans d’autres projets après 2 échecs d’induction tumorale (vérification par imagerie, semaine 3 et 5) et que l’animal n’a pas subis d’autres procédures, ou alors seront euthanasiés. Les autres animaux de cette même mise au point (avec pousse tumorale) seront euthanasiés à la fin de la caractérisation. Cependant, si les conditions le permettent, une exérèse peut être pratiquée (si la tumeur ne présente pas d’envahissement et est facilement dissécable) et la souris pourra alors être réutilisée également pour un autre projet. En l’absence de ces conditions, une euthanasie sera pratiquée. Les animaux servant à l’étude d’efficacité des nanoparticules injectées en intra-tumoral seront euthanasiés à la fin des expérimentations. Si les souris ne présentent pas de pousse après la première tentative d’induction, après vérification par imagerie de l’absence de nodules tumoraux (comme précédemment) les souris pourront être réutilisées dans d’autres projets ou euthanasiées (pas de possibilité d’une deuxième tentative d’induction du fait de l’âge trop avancée des animaux pour une étude d’efficacité).
Remplacement
Les nanoparticules pouvant être utilisées dans ce projet auront été testées au préalable sur des cellules en culture (in vitro). Certaines de ces cellules serviront ensuite à la mise au point du modèle de cancérologie sur la souris (in vivo). Ainsi leur tolérance, stabilité, efficacité, et les paramètres physicochimiques auront été testés in vitro au préalable, permettant de tester in vivo les plus pertinentes. Après cette première sélection, il s'agira d'évaluer l'efficacité et la distribution de ces nanomatériaux injectés dans la tumeur. L’expérimentation animale n’est pas substituable pour la détermination de la distribution, de l’innocuité et de l’efficacité thérapeutique de nos agents du fait de la multitude de paramètres physiopathologiques (génétiques, immunologiques, structuraux) entrant en jeu dans la genèse et la progression tumorale. Aussi la physiologie générale d’un organisme vivant ne peut pas être mimée in vitro. Il est notamment très complexe de reproduire la physiopathologie de paramètres tels que la perméabilité des barrières cellulaires, la taille, l’état de vascularisation, la tortuosité des vaisseaux, le grade de la tumeur, l’homogénéité et la structure des matrices extracellulaires etc… paramètres clefs pour s’approcher de la pathologie humaine.
Réduction
Conformément au principe des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner), le nombre d’animaux utilisés sera strictement limité aux besoins scientifiques. Une phase de mise au point expérimentale est prévue afin d’évaluer la variabilité du modèle, d’optimiser les conditions expérimentales et de déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour l’étude. Le nombre d'animaux sera ajusté en fonction des résultats obtenus lors de la phase de mise au point (taux de pousse tumorale). Les analyses statistiques seront adaptées à la distribution des données. L’injection de cellules tumorales sera optimisée pour améliorer la prise tumorale. En cas de résultats insuffisants, d’autres milieux d’injection seront testés pour maximiser l’efficacité de prise tumorale tout en respectant les objectifs scientifiques. La réutilisation des animaux sera envisagée uniquement si l'animal n'a pas vécu de signes cliniques sévères, et après validation vétérinaire. Les animaux sans pousse tumorale pourront être réintégrés dans l’étude sous conditions strictes : absence d’effets secondaires, bonne santé, délai de 5 semaines, et imagerie médicale confirmant l’absence de tumeur. Une seule tentative de réinduction tumorale sera autorisée. Les animaux présentant une pousse tumorale non exploitable pourront faire l’objet d’une exérèse tumorale pour constituer une banque de tissu tumorale en vue d’une phase ultérieure du projet. Cette procédure sera réalisée uniquement si la tumeur est facilement dissécable et sans envahissement. Enfin, les animaux réutilisables pourront être affectés à d’autres projets (sauf oncologie), à des formations, ou à la récupération de matériel biologiques pour des analyses bioanalytiques, contribuant ainsi à la réduction globale du nombre d’animaux utilisés ultérieurement.
Raffinement
Un suivi rigoureux est assuré tout au long des expériences. Les animaux étant immunodéprimés, recevront une alimentation irradiée et de l’eau filtrée. Elles sont pesées tous les quatre jours, puis plus fréquemment selon leur état clinique (jusqu’à deux fois par jour en cas de signes cliniques ou lors du suivi tumoral). Afin de limiter le stress, les animaux sont habitués à la manipulation dès la fin de la phase d’acclimatation. Les zones d’implantation sont palpées un jour sur deux, et les tumeurs détectées sont mesurées au minimum deux fois par semaine (en routine) à l’aide d’un pied à coulisse sur animal vigile. Des procédures d’imagerie pourront être réalisées pour documenter la pousse tumorale. Le suivi clinique est assuré au minimum deux fois par semaine et intensifié selon les scores cliniques, évalués à l’aide d’une grille spécifique au projet. Des points limites prédictifs sont définis pour anticiper toute souffrance. Toutes les procédures (greffes, injections, etc.) sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse et analgésie. Des analgésiques et/ou anti-inflammatoires non stéroïdiens seront administrés en post opératoire si nécessaire pour une couverture anesthésique complète. Des mesures de confort seront mises en place lors des procédures : gel ophtalmique pour prévenir le dessèchement oculaire, maintien de la température corporelle (tapis chauffant ou système à sonde rectale), réveil sous lampe chauffante ou en couveuse. Les animaux sont surveillés jusqu’à réveil complet avant retour en hébergement. En cas de chirurgie avec sutures, un hébergement individuel temporaire (
Choix des espèces
L’espèce de souris la plus couramment utilisée en recherche en oncologie est la souris commune Mus musculus. De nombreuses souches consanguines (immunodéficientes ou non) sont disponibles, permettant la mise au point et l’utilisation de modèles pathologiques se rapprochant le plus possible de la clinique humaine. De plus, grâce à leur fond génétique se rapprochant de celui de l’Homme, la Souris est un modèle de choix pour des études comparatives et permet une croissance tumorale assez rapide comparativement au Rat. Les animaux seront des jeunes souris Balb/c nude adultes sevrées et sans thymus (ce qui fait d’elles des souris immunodéprimées, en déficit d’immunité) induites à partir de 6 semaines (optimal selon la bibliographie) et jusqu’à 11 semaines. Les souris Balb/c nude sont très majoritairement utilisées dans la littérature. En plus d’avoir une aplasie du thymus qui ne permet alors plus la production de lymphocytes T (cellules immunitaires), elles perdent également la capacité de produire des lymphocytes B (eux aussi impliqués dans l’identification et la réponse immunitaire), phénomène recherché pour éviter tout rejet des cellules tumorales d’origine humaine.
Etude de l’impact de NLRP3 sur le recrutement des lymphocytes T CD8 dans les tumeurs chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Une injection dans le ventre chaque jour, pendant toute la durée de l'étude, plus une greffe de tumeur sous la peau du flanc réalisée sous anesthésie : 80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyse du microenvironnement tumoral, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit ces administrations comme non douloureuses et indique que le traitement peut accélérer la pousse tumorale, tout en jugeant que les tumeurs ne devraient pas entraver la vie des animaux. L'objectif reste de confirmer dans un corps vivant un mécanisme déjà identifié en culture cellulaire, la retombée thérapeutique étant renvoyée au plus long terme. Le choix de la souris tient à la modification génétique elle-même, le porteur affirmant qu'aucune autre espèce de rongeur ne la porte.
Objectifs
Le cancer est un problème de santé majeur dans le monde. Il est donc important de trouver des traitements afin de le soigner. Plusieurs études se sont déjà attachées à identifier le rôle des différents globules blancs au cours d’un cancer. Parmi eux, les lymphocytes T CD8 ont un rôle majeur mais ils sont très souvent peu présents dans les tumeurs. Ce projet s’appuie sur des observations réalisées au cours desquelles nous avons observé qu’un gène particulier bloque la présence des CD8 dans les tumeurs. In vitro, nous avons identifié un mécanisme d’action et nous voulons aujourd’hui valider in vivo ce mécanisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de confirmer nos résultats préliminaires et apporterait des informations nouvelles et inattendues sur les CD8. De plus, Ces données permettront à plus long terme de proposer une nouvelle cible thérapeutique dans les cancers soit dans un contexte de thérapie cellules ou dans le développement de nouvelles molécules.
Procédures
Les animaux seront soumis à : - des injections dans le ventre de quelques secondes - une injection sous cutanée de 30 secondes sous anesthésie afin de permettre le développement d’une tumeur
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à 1 injection de traitement dans le ventre (de quelques secondes) par jour sur toute la durée de l’étude. Ils seront également soumis à 1 injection sous cutanée (30 secondes) sous anesthésie à l’isoflurane afin de mettre en place une tumeur. Ces administrations ne sont pas douloureuses mais la contention peut induire un peu de stress. Le traitement peut entrainer une pousse tumorale plus rapide. Mais la taille des tumeurs sera évaluée tous les jours. Les tumeurs se développerons sur le flanc des animaux. Du fait de leur faible taille et de leur localisation, elles ne devraient pas entraver la vie des animaux. De plus, ces tumeurs ne forment pas de métastases et ne nécrosent pas.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux (80) pour analyse du microenvironnement tumoral.
Remplacement
Les expériences réalisées préalablement in vitro nous ont permis d’identifier un mécanisme d’action responsable de l’accumulation des CD8 dans les tumeurs. Néanmoins, les expériences in vitro ne peuvent pas mimer la complexité d’un organisme vivant. De ce fait, nous avons besoin de valider nos observations in vivo.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. 10 animaux par groupe seront utilisés pour évaluer le recrutement des CD8 dans les tumeurs. Les expériences seront réalisées par des personnes parfaitement formées afin d’optimiser la reproductibilité. Le fait que ces animaux soient génétiquement identiques permet de réduire la taille des groupes tout en ayant des résultats fiables. Néanmoins, nous réaliserons les expériences 2 fois de manières indépendantes pour augmenter la force statistique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en zone conventionnelle à 10 par cage dans un environnement adapté et enrichi (tunnels, cachettes, matériaux pour leur permettre de faire leurs nids). De plus, leur habituation aux gestes de contention devrait permettre de réduire le stress dû à ces manipulations. Les injections SC (cellules tumorales) seront réalisées sous anesthésie. Aucune douleur associée à ce geste n’est donc attendue. Les injections IP seront réalisées sur des souris vigiles. Lors des l’injections nous utiliserons des seringues à insuline, comportant les aiguilles les plus fines disponibles permettra de réduire la douleur chez l’animal. Chaque animal sera observé quotidiennement, tout le long de l’expérimentation. Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.
Choix des espèces
Ce projet nécessite des animaux transgéniques afin de pouvoir étudier le recrutement des CD8 dans les tumeurs. Les souris sont la seule espèce de rongeur existante avec cette modification génétique. Enfin, les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’Homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 14 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature
Imagerie fonctionnelle du cerveau à différents états métaboliques chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Maintenues éveillées une heure vingt dans un dispositif d'imagerie cérébrale, à deux reprises, 32 souris subissent aussi une chirurgie de trente minutes, six injections intrapéritonéales, deux injections sous-cutanées, quatre prélèvements de sang à la queue et un jeûne pouvant aller jusqu'à vingt heures. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées pour prélever leur cerveau. Le projet cherche à savoir si des changements métaboliques, jeûne ou régime pauvre en sucre, stabilisent l'activité cérébrale altérée dans les troubles liés au stress. Le RNT range l'habituation et les séances d'imagerie en "stress léger", sans dire quelle intervention chirurgicale les souris subissent ni comment elles sont immobilisées pendant une heure vingt d'examen sur animal vigile.
Objectifs
Les troubles liés au stress, comme la dépression, sont souvent accompagnés par des déséquilibres métaboliques. De plus ces troubles sont caractérisés par de l'instabilité dans l’activité du cerveau. Ces troubles peuvent être améliorés par des changement métaboliques, par exemple lors d’un régime spécial ou d’un jeûne. Le but de ce projet est de comprendre comment le métabolisme peut aider à stabiliser l’activité cérébrale
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de comprendre comment les changements métaboliques, en stabilisant l’activité neuronales, peuvent améliorer les troubles liés au stress.
Procédures
6 Injections intrapéritonéales (IP) et 2 sous-cutanées (SC). 1 Chirurgie sous analgésie et anesthésie (30 minutes). Habituation progressive (de 5 minutes à 45 minutes) au dispositif d’imagerie sur 10 jours. 2 séances d’imagerie d’une durée de 1h20 sur animal vigile. 4 prélèvements de sang caudal sur animal vigile. 1 jeune d’une durée maximale de 20 heures.
Impact sur les animaux
Injections : douleur légère de courte durée. Période de récupération post-chirurgie : douleur modérée. Habitation et séance d’imagerie : stress léger. Prélèvement de sang : douleur légère de courte durée. Jeune : stress léger.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour préserver leur cerveau et analyse post-mortem
Remplacement
Dans des modèles de culture de cellules nerveuses, on a observé que certaines substances produites par l’organisme lors du jeûne ou d’un régime très pauvre en sucre peuvent soutenir l’activité du cerveau. Cependant, pour comprendre comment ces substances contribuent à stabiliser l’activité cérébrale, il est nécessaire d’avoir recours à des organismes plus complexes. Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative capable de reproduire toute la complexité du cerveau, ce qui rend les études chez l’animal indispensables.
Réduction
Nous menons des études dans lesquelles nous suivons chaque animal au fil du temps. Cela nous permet de comparer son état initial avec les différents stades métaboliques. Cette approche a l’avantage de réduire le nombre d’animaux tout en gardant des résultats fiables. D’après notre expérience, un groupe de 12 animaux est suffisant pour obtenir des résultats statistiquement solides. Des tests statistiques spécifiques au projet seront utilisés pour l'analyse des résultats.
Raffinement
Les souris seront élevées en groupes sociaux dans des cages comprenant du matériel de nidification (enrichissement). Un personnel formé au bien-être animal surveille les animaux tous les jours. L’apparition de signes de stress ou de douleur sera attentivement suivie en fonction d’une évaluation régulière de points limites appropriés. Des anesthésiques et analgésiques seront utilisés pour prévenir la douleur des animaux. Des goutes pour les yeux sont appliqués pour prévenir l’assèchement des yeux pendant la chirurgie. Des séances progressives d’habitation au dispositif d’imagerie serons effectué pour réduire le stress.
Choix des espèces
L’imagerie fonctionnelle à ultrason chez l’animal vigile est établie chez la souris. Les souris présentent un système nerveux suffisamment développé pour permettre une extrapolation des résultats à l’espèce humaine. Chez l’Homme, les troubles liés au stress sont fréquents chez les jeunes adultes des deux sexes. Les animaux seront utilisés entre 6 semaines et 4 mois de vie, ce qui corresponds à ce stade. Les deux sexes sont considérés.