Rongeurs
Effet probiotique de certaines souches de Clostridium butyricum dans le traitement de la colite à Clostridioides difficile dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
Gavées chaque jour pendant vingt et un jours, infectées à J0 par Clostridioides difficile après une injection d'antibiotique, 60 souris âgées de douze à dix-huit mois subissent neuf prélèvements de sang et neuf prélèvements de fèces. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes sont tuées sous anesthésie profonde après un dernier prélèvement. L'objet déclaré est de vérifier si une souche de Clostridium butyricum réduit la mortalité de cette colite, première cause de diarrhée nosocomiale dans le monde. La rubrique des effets indésirables tient en trois lignes, mentionne des "changements temporaires dans l'appétit ou le comportement" et des effets "potentiellement réversibles", sans décrire ni la diarrhée ni la mortalité que le projet annonce pourtant vouloir réduire.
Objectifs
La colite à Clostridioides difficile est la première cause de diarrhée nosocomiale dans le Monde avec une mortalité élevée. Nous avons, au cours de précédents travaux in vitro, observé une capacité inhibitrice de certaines souches de Clostrdidium butyricum sur la croissance de souches toxinogènes de Clostridioides difficile. Le projet consisite à évaluer l’efficacité et la tolérance de l’administration de Clostridium butyricum par voie orale afin de réduire la mortalité sur un modèle murin de colite à Clostridioides difficile.
Bénéfices attendus
- Identification de C. butyricum comme probiotique potentiel pour prévenir ou traiter les infections à C. difficile. - Contribuer à la recherche sur les mécanismes d'action des probiotiques dans le microbiote intestinal. - Fournir des informations sur l'interaction entre les bactéries bénéfiques et pathogènes dans l'intestin.
Procédures
Les souris seront soumises aux prélèvements suivants : neuf prélèvements sanguins seront effectués aux jours J-6, J-1, puis les jours J1 à J3 après le gavage de Clostridioides difficile, et ensuite aux jours J6, J8, J10 et J14. En parallèle, neuf prélèvements de fèces seront effectués aux mêmes dates. Chaque prélèvement prendra moins de 5 minutes. Par ailleurs, les souris recevront un gavage quotidien de Clostridium butyricum ou de solution de dilution (groupe témoin) depuis J-6 jusqu'à J14, d'une durée maximale de 5 minutes par gavage. Un gavage unique de Clostridioides difficile ou de solution de dilution sera administré au jour J0, également pendant 5 minutes maximum. De plus, les souris recevront une injection d'antibiotique (ou de tampon de dilution pour le groupe témoin) au jour J-1. A la fin de la procédure, pour l’acte d’euthanasie, l’animal sera en contention pour une durée de moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
- Réactions au site d'injection. - Changements temporaires dans l'appétit ou le comportement. - Effets liés à l'infection, potentiellement réversibles avec des soins appropriés.
Devenir
Euthanasie de tous les animaux: Les animaux subissent une anesthésie profonde terminale pour permettre le prélèvement sanguin et/ ou d’organes avant l’euthanasie finale.
Remplacement
Il s'agirait ici d'une étude préclinique pour confirmer l'effet probiotique de certaines souches de C. butirycum sur l'infection à C. difficile. Nous avons choisi le modèle murin pour la colite à C. difficile comme décrit dans la littérature. Les souris sont un modèle animal largement utilisé en recherche biomédicale en raison de leur similitude génétique avec l'homme, de leur taille réduite et de la disponibilité de nombreuses souches génétiquement modifiées. Elles permettent d'étudier les interactions bactériennes dans un environnement contrôlé et d'évaluer les effets des traitements sur la physiologie.
Réduction
L'outil statistique approprié, utilisé pour notre étude, suggère qu'il faudrait 60 souris au total pour ce projet comprenant 2 procédures. Une étude pilote sera réalisée en première intention sur 20 souris afin de réduire le nombre d'animaux dans l'ensemble de ce projet.
Raffinement
Lors de nos différentes procédures d’infection, les souris seront immobilisées pour une durée de moins de 5 min. A la fin de nos procédures ou en cas d’atteinte d’un point limite, les souris seront anesthésiées avant euthanasie. Un test de réflexe (pincement extrémité patte) sera effectué afin de valider l’anesthésie. En cas de survenue de signes avérés de souffrance suivant la grille de score couplé à ce projet, la température corporelle sera prise et un analgésique pourra être administré. Une surveillance appropriée sera mise en place par du personnel habilité.
Choix des espèces
Les souris sont un modèle animal largement utilisé en recherche biomédicale en raison de leur similitude génétique avec l'homme, de leur taille réduite et de la disponibilité de nombreuses souches génétiquement modifiées. Elles permettent d'étudier les interactions bactériennes dans un environnement contrôlé et d'évaluer les effets des traitements sur la physiologie. Nous utiliserons des souris adultes (12 à 18 mois), car elles sont représentatives des conditions humaines en matière de réponse immunitaire et d'infection, ce qui est essentiel pour notre étude sur l'inhibition de C. difficile.
Etude chez la souris de l’impact de l’hypergravité sur la biodisponibilité relative et absolue d’un composé utilisé en prévention du mal de l’espace, et sur les performances de mémoire à court terme
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Ajuster la dose d'un antinauséeux pour les astronautes et le personnel des vols paraboliques : 160 souris vont être utilisées, 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 80 un niveau modéré, toutes tuées pour prélever leur plasma et leur cerveau. La moitié passe trente minutes en centrifugeuse en hypergravité, l'autre moitié est placée dans une nacelle à côté pour subir le bruit et le stress de la machine. Le porteur décrit une sensation d'alourdissement, une modification de la température centrale, une baisse de la prise alimentaire et une réduction de l'activité locomotrice à la sortie, puis annonce un test de mémoire à court terme de cinq minutes sans préciser lequel. Les bénéfices avancés tiennent à la sécurité des astronautes et à la nécessité de "rentabiliser au mieux possible les investissements humain et financier colossaux" des vols paraboliques.
Objectifs
Ce projet est situé dans le domaine de la recherche expérimentale. Il vise à étudier les conséquences d’une altération du champ gravitationnel sur la pharmacocinétique d’un médicament utilisé pour le traitement du mal de l’espace. Ce médicament est une molécule d’origine naturelle, extraite principalement de plantes. Elle agit en bloquant certains récepteurs aux neurotransmetteurs. A faible dose, elle est utilisée pour traiter le mal des transports, notamment les nausées et les vomissements – que ce soit sous forme de patch ou en sous-cutané dans le cadre des campagnes de vols paraboliques. A forte dose, ce médicament présente de nombreux effets indésirables centraux, tels que des hallucinations, une confusion mentale et une amnésie. Cette molécule est d’ailleurs utilisée comme modèle pharmacologique de troubles cognitifs induits, que ce soit chez l’animal ou chez l’homme. Du fait de l’hypergravité, une augmentation de perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (BHE) a été décrite à la fois chez l’homme et chez l’animal. D’un point de vue théorique, l’augmentation de la perméabilité de la BHE pourrait modifier la posologie du médicament dans une indication du traitement préventif du mal de l’espace. Ainsi, l’objectif de notre étude est de mesurer plus particulièrement l’impact de l’augmentation de la BHE sur la biodisponibilité à la fois absolue (plasmatique) et relative (centrale) du médicament. In fine, il s’agira d’émettre des recommandations d’adaptation posologique du fait de la prise en compte de l’environnement de gravité modifiée lors d’une prescription de ce médicament pour le traitement du mal de l’espace.
Bénéfices attendus
2/3 des astronautes subissent les symptômes du mal de l’espace lors des 72 premières heures en orbite. Par ailleurs, la durée des missions spatiales s’est allongée ces dernières années pour mieux préparer les premiers voyages vers Mars. La prise en charge optimisée du mal de l’espace permet aux astronautes de travailler dans des conditions de sécurité et de santé optimales, ce qui est primordial au vu de leur préparation longue et rigoureuse, et des investissements mis en place pour ces missions. Les conséquences néfastes du mal de l’espace s’appliquent également aux vols paraboliques, durant lesquels le personnel de recherche se doit de rentabiliser au mieux possible les investissements humain et financier colossaux. Si l’hypergravité augmente la distribution de la molécule au niveau cérébral, induisant secondairement des altérations cognitives, une adaptation posologique devra s’imposer pour rester dans la fenêtre thérapeutique. Des travaux d’optimisation des doses administrés devront alors être entrepris. A terme, les résultats de ce projet permettront d’évaluer l’impact de l’hypergravité à court terme sur la perméabilité de la BHE des souris, et de savoir si son altération provoque des modifications de la distribution de la molécule, induisant/aggravant ou non un phénotype comportemental de déficit de mémoire spatiale à court terme. Ainsi, pour de futurs travaux, si notre hypothèse est validée, il s’agira de déterminer par exemple une gamme de dose qui sur terre est suboptimale, mais qui avec l’altération de la BHE, reste efficace et non-toxique. Par ailleurs, ce champ de recherche trouve également un domaine d’application sur terre. En effet, le corps humain en apesanteur subit des changements accélérés comparables à ceux observés au cours du vieillissement. La recherche en pharmacologie spatiale pourrait aider à une meilleure prise en charge thérapeutique des maladies liées au vieillissement.
Procédures
- Tous les animaux recevront une injection unique d’une durée de 1 minute - La moitié des animaux sera soumise à une session de centrifugation d’une durée totale de 30 minutes. La 2ème moitié des souris sera placée dans une nacelle à proximité de la centrifugeuse, afin de les exposer au bruit et au stress engendré par la centrifugation. - Tous les animaux seront soumis une fois au test comportemental de mémoire à court terme, pendant une durée de 5 minutes. - Enfin, l’ensemble des animaux seront exposés à une intervention terminale (prélèvement sanguin) d’une durée inférieure à 5 minutes, menée sous anesthésie profonde.
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les nuisances seront : a) L’administration nécessitant une contention. Un stress physique et une douleur légère dus à l’injection sont attendus lors de cette manipulation (nuisance légère). b) La mise en gravité modifiée des animaux induit une sensation d’alourdissement / d’allégement modifiant les capacités de l’animal à se déplacer, une modification de la température centrale et une altération de prise alimentaire induisant un ralentissement de la prise de poids des animaux. Au vu de la courte durée d’exposition à l’hypergravité, les animaux n’ont pas le temps de s’habituer aux variations d’intensité gravitationnelle (passage en hypergravité puis retour en gravité normale en 30 minutes). Ces variations rapides sont source d’une augmentation importante du niveau de stress et d’une réduction de l’activité locomotrice en sortie de centrifugation (nuisance modérée). c) Le prélèvement sanguin sous anesthésie générale (acte sans réveil).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer le plasma et les cerveaux pour des investigations post-mortem.
Remplacement
Ce projet vise à étudier l’impact d’une modification de gravité sur les caractéristiques pharmacocinétiques (biodisponibilité et concentration plasmatiques et sanguines) d’un médicament utilisé dans le cadre du mal de l’espace. L’étude des caractéristiques pharmacocinétiques nécessite de faire appel à une approches in vivo. De plus, l’évaluation des performances de mémoire ne peut être réalisée que sur un organisme capable d’effectuer une tâche cognitive (ici test évaluant la mémoire de travail à court terme). Ainsi, aucun remplacement par des modèles in vitro ou in silico (modèles mathématiques, bio-informatiques) ne peut être réalisé.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus dans cette étude a été réduit au maximum – au regard du test comportemental envisagé (test comportemental de mémoire à court terme) pour lequel le laboratoire possède une expertise internationale ainsi que sur la base de la littérature. Tous les animaux utilisés pour les études comportementales seront utilisés pour les études post-mortem ce qui permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. De même, afin de réduire le nombre d’animaux, chaque souris se verra prélever sang et cerveau. Le calcul de taille d’échantillon prend en compte la nécessité d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure sur les effets observés. En effet, un calcul d’effectif nous a permis d’aboutir à ce nombre (n=10 par groupe et par sexe) sur la base de données précédentes acquises au laboratoire. Par ailleurs, l’utilisation des 2 sexes permettra d’obtenir de potentielles différences de résultats entre les mâles et les femelles, ce qui peut éviter la réalisation d’une étude supplémentaire pour cet aspect.
Raffinement
Les cages d’hébergement seront enrichies avec du kraft et une maison en papier mâché. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation des animaux à l’animalerie et à l’expérimentateur sera mis en place sous la forme de handling (1 semaine) dès l’arrivée des animaux au sein de notre animalerie. Ceci aura principalement pour but de réduire le stress lors de la manipulation et de la contention nécessaires à l’injection. Les souris seront placées 30 minutes dans la pièce de la centrifugeuse pour acclimatation, et un délai d’au moins 90 minutes séparera la fin de la centrifugation et le début du test de mémoire à court terme. De la nourriture humidifiée sur le sol ainsi que de la gélatine seront mis dans les cages pour permettre aux animaux de se nourrir et de s’hydrater facilement au début de l’exposition à l’hypergravité (il en sera de même pour les animaux témoins, qui seront placés dans une nacelle à proximité de la centrifugeuse, dans la même pièce). Les animaux seront surveillés par un système vidéo dans la centrifugeuse. De plus, un responsable des animaux vérifiera l’apparence physique externe (poils hérissés, blessures…) ou des changements de comportement (attitude de prostration, animal ne répondant plus à son environnement ou réagissant de manière inhabituelle à l’expérimentateur, réduction importante de l’activité motrice…) des animaux en permanence, et particulièrement à la sortie de la centrifugeuse. Un animal présentant un tel état de mal-être ou de souffrance sera immédiatement exclu de l’étude (non réalisation du test comportemental) et une discussion sera entreprise avec des membres de la SBEA (Structure chargée du Bien-Etre Animal) concernant son éventuelle mise à mort selon des points limites précoces. De plus, une anesthésie générale sera réalisée sur les animaux pour les prélèvements sanguins.
Choix des espèces
Des souris âgées de 8 à 12 semaines seront utilisées. La plupart des études auxquelles nous nous sommes référés utilisent des souris du même âge. La souris est un bon modèle car il est de petite taille, peut être maintenu en groupes sociaux dans des cages standards placées dans les nacelles de la centrifugeuse et supporte bien une modification de la gravité. De plus, leur génome est connu et, des modifications de celui-ci sont possibles et pourraient nous être utiles par la suite (Animaux Génétiquement Altérés (AGA)). C’est aussi une souche qui est beaucoup étudiée au laboratoire et sur laquelle nous avons donc une importante base de données.
Comprendre les maladies de l’aorte à l’aide de modèles de souris 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une incision dans le dos, une mini-pompe implantée sous la peau, vingt-huit jours de perfusion d'angiotensine II pour faire gonfler l'aorte : 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour des analyses de tissus. Le suivi tient à une échographie cardiaque de dix minutes et à un transport à pied entre deux établissements. Le porteur résume les nuisances à un "léger stress" et à une suture "légèrement irritée", avant d'indiquer qu'une dissection de l'aorte et une mort subite peuvent survenir en fin de traitement. Il précise aussi que l'absence complète de l'un des quatre gènes étudiés tue les souriceaux à la naissance.
Objectifs
Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2). Les anévrysmes de l’aorte thoracique (AAT) sont un gonflement d'une region spécifique de l'aorte qui relie le coeur au reste du corps humain. Ce gonflement à pour conséquence une fragilsation importante du reste du réseau cardiaque. La rupture de l’aorte qui consiste en un dechirement de celle-ci est alors favorisée et mortelle. Aucun traitement n’est pour le moment disponible pour ralentir la progression de la pathologie en raison de connaissances insuffisantes sur les mécanismes impliqués. Le but de notre recherche est d’identifier les gènes impliqués dans les AAT (anévrysme aortique thoracique) car a ce jour, seuls 30 % des patients ont une cause génétique connue. Il a été identifié 4 gènes qui sont potentiellement impliqués dans les anévrysmes mais leur rôle exact reste à établir. Pour mieux comprendre leur implication dans les anévrysmes de l'aorte thoracique, des modèles murins ont été générés afin de pouvoir etudier leur mécanismes. Un modèle de souris par gène identifié sera mis en place pour lequel nous induirons par la suite un anévrysme de l'aorte à l'aide d'une molécule déjà connue de la littérature.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider des gènes impliquées dans les AAT et ainsi réduire le nombre de patient dont la cause génétique n'est à ce jour pas connue. L'identification du rôle de ces gènes nous amenera a mieux comprendre leur mécanisme et ainsi offrir un meilleur suivi de l'anévrysme aux patients. La connaissance approfondie des potentiels acteurs impliqués dans les anévrysmes nous permettra de prévenir les conséquences fatales de la progression de cette pathologie et potentiellement de développer des solutions thérapeutiques.
Procédures
Dans l'EU1, une incision sous la peau au niveau du dos sera réalisée sur animal anesthésié pour implanter une mini-pompe qui délivrera une molécule pendant 28 jours pour induire un anévrysme. La durée de l’acte est de 10 min. Au préalable, sur un groupe d’animaux, il sera administré pendant une semaine dans l’eau de boisson une molécule connue de la littérature pour augmenter l’apparition de l’anévrysme. Pour suivre l'évolution du développement des anévrysmes, une imagerie cardiaque sera effectuée dans l'EU2 soit 10 min par souris.
Impact sur les animaux
La mise en place des pompes à AngII (pompes avec Angiotensine II qui est un hypertenseur) peut induire un léger stress à la souris. La suture peut être irritée légèrement. En fin de traitement, une possible dissection aortique peut survenir et donc une mort subite. Les échographies sont rapides et bien supportées par les animaux. L'un des gènes étudiés entraine la mort de l'animal à la naissance lorsqu'il est totalement absent.
Devenir
tous les animaux sont euthanasiés et des prélèvements de tissus seront effectués post-mortem pour analyses.
Remplacement
Les prélèvements chez l'humain après opérations sont limités en nombre et en nature (seulement des petites parties de la paroi anévrysmale sont retirées par les chirurgiens). Cette pathologie est complexe et fait intervenir de nombreux compartiments du corps humain (vaisseaux, sang) mais aussi des paramètres mécaniques (pression, vitesse). Les animaux et les humains partagent une grande similarité aussi bein sur le plan anatomique, génétique que fonctionnel. De plus, le modèle murin nous permet d'être en mesure de travailler sur des modèles génétiquement modifiés et ainsi de pouvoir moduler et cibler un gène en particulier. Des expériences ont été menées sur des cellules humaines isolées afin de remplacer autant que possible l'utilisation de ces animaux. Cependant, la complexité des mécanismes à l'origine des anévrysmes requiert l'utilisation d'un organisme complet.
Réduction
Nous utilisons l'effectif minimal qui permet d'avoir une puissance statistique pour tester nos hypothèses. Un lot expérimental nécessite 10 souris pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Cet effectif est déduit de nos expériences précédentes. Toutefois, si nous constatons une différence statistiquement significative à un effectif plus faible, nous conclurons l'étude. La production d'animaux nécessaire sera réduite au minimum des besoins expérimentaux.
Raffinement
Nous raffinerons l'environnement des animaux par enrichissement de leur milieu de vie. Les souris auront un accès permanent à de la nourriture ainsi que de la boisson. Nous veillerons à ce que les animaux ne soient pas laissé isoler dans les cages durant toutes les expériences afin de ne pas perturber les groupes souciaux. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés lors du projet pour couvrir les douleurs opératoires. De plus, les yeux seront couverts d'ocrygel pour eviter la déshydratation des yeux. Une surveillance quotidienne sera efféctué par l'expérimentateur ainsi que le personnel de l'animalerie, cette surveillance pourra être augmentée en cas de nécéssité. Le suivi sera quotidien. Nous établirons une grille d'évaluation des effets/nuisances susceptibles de toucher les animaux. Les critères observés seront l’apparence, le comportement, la mobilité et la perte poids. Les animaux recevront une injection d'un anti-douleur toutes les 8 heures pendant 2 jours en cas de besoin. En cas de déshydratation, les animaux recevront une injection de sérum physiologique au niveau de l’abdomen. Lors du transport des animaux de l'EU1 à l'EU2, nus ferons ce transport à pied (5min), à l'abri des regards, avec des hydrogels dans les cages et un peu de nourriture et des igloos en carton pour éviter le stress.
Choix des espèces
Les lignées murines impliquant les 4 gènes étudiés ont déjà été générées et nous y avons accès. De nombreux modèles murins ont déjà été décrits et développés pour les AAT nous permettant ainsi de comparer les modèles entre eux afin de mieux comprendre les mécanismes sous jacents. Les animaux seront utilisés au stade adulte (12 semaines), car les anévrismes de l’aorte thoracique se déclarent majoritairement chez l’Homme adulte et chez la souris à 12 semaines.
Etude pré-clinique in vivo d’efficacité et de sécurité d’une nouvelle thérapie cellulaire innovante (EU2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
63 souris dépourvues de système immunitaire vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles sont irradiées, puis reçoivent sans anesthésie une injection de cellules sanguines humaines qui déclenche une maladie du greffon contre l'hôte, atteignant la peau, le tube digestif et le foie, avec une perte de poids progressive sur quatre à six semaines. Une leucémie humaine leur est également greffée, puis suivie chaque semaine par imagerie sous anesthésie jusqu'à un volume tumoral fixé à l'avance. L'objectif immédiat est le dépôt d'un dossier non clinique auprès de l'ANSM, le porteur affirmant qu'aucune simulation informatique ne reproduit ces interactions et que le modèle murin reste "le seul modèle validé".
Objectifs
La greffe de cellules sanguines issues d'un donneur volontaire sain est considérée comme le seul traitement permettant d’obtenir la guérison de certains cancers du sang chez l'Homme. La greffe permet que le système immunitaire du donneur reconnaisse comme étrangères les cellules cancéreuses du receveur et les tue : c’est ce qu’on appelle l’effet anti- tumoral (ou anti-leucémique) du greffon. Toutefois, les cellules du système immunitaire du donneur sont incapables de faire la différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine du receveur. L’attaque des cellules saines du receveur par le système immunitaire du donneur s’appelle la maladie du greffon contre l’hôte. Une stratégie prometteuse qui permettrait de moduler la maladie du greffon contre l’hôte sans altérer l’effet l’effet anti- tumoral du greffon est la thérapie cellulaire, notamment avec les cellules myéloïdes régulatrices (MDSCs). Notre objectif est de développer un médicament de thérapie innovante pour moduler les conflits hôtes/greffon dans le contexte de la transplantation de cellules sanguines à partir d’un donneur volontaire sain. Nous avons développé une méthode pour obtenir rapidement des "MDSCs" obtenues à partir d’un échantillon de greffon de donneur sain, conduisant au dépot d'un brevet. Précedemment, nous avons identifié la dose injectée minimale pour obtenir une diminution de l'incidence et de la sévérité de la maladie du greffon contre l'hôte dans un modèle pré-clinique murin. L'objectif de ce projet est triple 1/Reproductibilité de l'efficacité des MDSCs injectées au moment de la transplantation, en injectant des MDSCs issues de 3 lots différents de production. 2/L'évaluation de la dispertion des cellules dans les organes cibles et l'infiltration/différenciation des cellules injectées dans ces organes. 3/ L'absence d'effet néfaste de la thérapie notamment de l'absence de favorisation de cellules leucémiques. Il s’agit d’un projet multisite dans deux EU différents.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus à moyen terme de ce projet sont de déposer un dossier technique complet (dossier non clinique) auprès de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) afin de proposer un jour notre thérapie cellulaire chez l’Homme. Le projet va permettre de 1/ de confirmer chez l'animal l'efficacité du produit de thérapie cellulaire. 2/Etudier la répartition tissulaire des cellules après l'injection. 3/ Vérifier l'absence d'aggravation de la leucémie (leucémie, principale indication actuelle en clinique pour la greffe de cellules sanguines humaines à partir d'un donneur sain). A plus long terme, si ce produit de thérapie cellulaire est efficace et peu toxique dans la greffe de cellules sanguines, il pourrait s'étendre à d'autres applications comme la transplantation d'organes solides pour moduler les conflits hôte/greffon.
Procédures
-Une irradiation faible dose, de chaque animal pour 63 souris réalisée une seule fois (durée d'environ 2 minutes sur une journée).: -Une injection intraveineuse sur animal conscient (non anesthésié) de cellules sanguines humaines, une seule fois en début d’expérience pour 63 souris (dure environ 5 secondes sur une journée). -Une anesthésie générale répétée (X4 maximum) pour 63 souris (anesthésie générale de 15 à 30 minutes maximum sur une journée). L'anesthésie générale est prévue soit 4 fois dans 1 semaine pour suivre par imagerie la dispertion et répartition tissulaire des cellules une fois par semaine (maximum 4 semaines) pour le suivi de la leucémie.
Impact sur les animaux
-la douleur légère induite par la piqure d’aiguille à l’injection des cellules (J0) -stress modéré lors de la procédure d'irradiation à faible dose, -Potentielles mais rares lésions d'inflammation de la muqueuse de la bouche après irradiation (pendant 3-5 jours) -Stress lié aux injections et aux anesthésies générales -Potentiels signes de maladie du greffon contre l’hôte (atteinte de la peau, du tube digestif et/ou du foie), avec une sévérité habituellement modérée. Les souris vont alors très progressivement (sur 4 à 6 semaines) perdre du poids et montrer des signes de fatigue et d’altération de l’état général. -Développement leucémique lent infiltrant la rate, le foie et les ganglions. Cette infiltration leucémique des organes est contrôlé par l'imagerie hebdomadaire basée sur la bioluminescence (technique permettant de visualiser l'activité des cellules in vivo grâce à de la lumière produite par réaction chimique après injection d'une substance inoffensive) qui permet d'arrêter l'expérimentation à un volume tumoral cible sans laisser se développer les symptômes terminaux de la leucémie.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort pour confirmer les données cliniques et de bioluminescence (technique permettant de visualiser l'activité des cellules in vivo grâce à de la lumière produite par réaction chimique après injection d'une substance inoffensive) par des données microscopiques. Tâche1: prélèvement des organes cibles de la maladie du greffon contre l'hôte (peau, tube digestif, foie) pour analyse au microscope de la sévérité de la maladie développée. Tâche 2: prélèvement des organes cibles dans lesquels patrouillent les MDSCs pour observer par microscopie la localisation exacte et le devenir des MDSCs. Tâche 3: prélèvement des organes envahis par la leucémie pour explorer d'éventuels contacts cellulaires entre les cellules leucémiques et les MDSCs.
Remplacement
Nous avons optimisé in vitro nos connaisances sur le mécanisme d'action des MDSCs. Toutefois, pour proposer les MDSCs comme médicament de thérapie innovante chez l'Homme, une étude pré-clinique robuste dans un modèle murin est indispensable. En effet, dans les cancers liquides, aucune simulation informatique ("modèle in silico" )ne permet aujourd'hui de reproduire en laboratoire la complexité des interactions entre le système immunitaire et les cellules en thérapie. A ce jour, le seul modèle validé est le modèle murin.
Réduction
Nos études antérieures ont révélé un effet important de nos traitements, aboutissant à des différences significatives entre des groupes même avec un faible nombre d'animaux (n=3). Ainsi pour chaque tâche expérimentale, des groupes de taille minimale de trois animaux seront constitués.Des analyses statistiques seront réalisées pour interpréter les résultats. Afin de prendre en compte une viariabilité liée au donneur (variation d'efficacité d'un produit cellulaire en fonction du donneur humain d'origine), chaque tâche sera repétée trois fois avec des cellules issues de trois donneurs différents.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans un secteur spécifique pour les animaux avec une déficience profonde de leur système immunitaire, en animalerie exempte d'organisme pathogène spécifique. Leur état clinique sera surveillé quotidiennement et un score d’évaluation sera utilisé. Les expérimentations d'imagerie seront atourées d'une anesthésie. Les points limites sont clairement identifiés : des signes généraux sur l'évaluation clinique de l'état général de la souris et le développement de signes cliniques de conflits hôte/greffon) et des signes spécifiques de chaque expérimentation ( suivi de la croissance tumorale), conduisant à un arbre décisionnel pour l'arrêt anticipé de la souffrance.
Choix des espèces
La modèle animal murin utilisé est un modèle mondialement reconnu pour étudier la greffe de cellules sanguines humaines. Ces souris n'ont pas de système immunitaire fonctionnel capable de rejeter des cellules sanguines de l'Homme (ce qui permet une étude à long terme des cellules sanguines humaines injectées). En revanche elles ont des cellules présentatrices d'antigènes qui peuvent activer les cellules sanguines humaines acceptées. Ainsi, ce modèle reproduit la maladie du greffon contre l'hôte couramment observé chez les patients greffés. On observe une réactivité des cellules sanguines humaines contre les organes cibles de la souris ( la peau, le tube digestif et le foie), ce qui mime ce qui est observé chez l'Homme. D'autre part, la greffe de cellules sanguines d'un donneur sain vers un patient est en général indiquée pour véhiculer un effet du greffon contre la leucémie. Or l'adjonction de lignées leucémiques humaines dans ce modèle de souris reproduit le contexte leucémique d'un patient. Notre projet vise à étudier l'administration d'un nouveau médicament (produit à partir de cellules du greffon du donneur) dans ce contexte de greffe de cellules sanguines. Nous devons étudier l'impact de ce nouveau médicament sur l'incidence et la sévérité de la maladie du greffon contre l'hôte et l'absence d'effet qui pourrait favoriser la leucémie. Les souris sont expérimentées entre 8 et 12 semaines de vie, pour limiter la variabilité de poids, et parce que dans la littérature la prise de greffe de cellules humaines est meilleure dans cette période de vie
Etude pilote pour l’utilisation de nouvelles nanoparticules dans deux modèles de cancer du pancréas chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
216 souris privées de système immunitaire vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, avec un volume de tumeur autorisé jusqu'à 1 500 mm3. Cent quarante-quatre d'entre elles reçoivent une greffe de cellules de cancer du pancréas sous la peau, cent huit une injection intraveineuse de nanoparticules, trente-six une injection directe dans la tumeur. Le porteur écrit pouvoir "imaginer" une perte de poids et de motricité chez les animaux dont la tumeur grossit. Aucun traitement n'est évalué à ce stade : les 216 souris sont utilisées pour choisir la souche, la dose et la voie d'administration de l'essai thérapeutique à venir, dont l'effectif n'est pas indiqué.
Objectifs
Le cancer du pancréas est la 12e forme de cancer la plus fréquente, mais l’une des plus meurtrières, avec un taux de survie très faible. En France, environ 15 000 nouveaux cas par an (légèrement plus d'hommes que de femmes) sont diagnostiqués avec une incidence en augmentation depuis plusieurs décennies, en partie à cause du vieillissement de la population et de facteurs de risque (tabac, obésité, diabète, alcool...). La survie du cancer du pancréas reste malheureusement l’une des plus faibles parmi tous les cancers, en raison de son diagnostic souvent tardif et de sa progression rapide. En France la survie nette à 5 ans (tous stades confondus) est Hommes : environ 9 % et Femmes : environ 10 %. L’objectif de ce projet est de faire une étude préliminaire (étude pilote) qui lèvera des verrous techniques (variabilité des modèles, voies optimales d’injection des nanoparticules) et scientifiques pour les choix du projet global à venir par la suite. Il s’agit d’une première partie d’étude préclinique pour le développement de nanoparticules thérapeutiques seules ou chargées dans des cellules qui seraient utilisées comme vecteurs. Ces nouvelles nanoparticules seront utilisées dans le traitement du cancer du pancréas. Plus précisément, les nanoparticules seront utilisées en présence de champs magnétiques et ce afin de valider une approche thérapeutique par hyperthermie magnétique. Ceci sera détaillé lors du dépôt de la seconde DAP dans laquelle le protocole thérapeutique sera détaillé. Le projet se découpe en 2 procédures expérimentales : La première procédure expérimentale vise à caractériser le développement tumoral de deux modèles in vivo chez des animaux immunodéficients. La deuxième procédure expérimentale vise à démontrer la tolérance et la bioaccumulation des nanoparticules dans les tissus en comparant deux voies d’administration.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet global sont de pouvoir valider une nouvelle nanoparticule pour le traitement du cancer du pancréas. Cette première partie, courte et considérée pilote nous aidera dans le choix de souche de souris d'intérêt, le type de cellules vecteurs plus pertinentes, la dose de nanoparticules et la voie d'administration d'intérêt. Cela permettra donc de réduire le nombre de groupes expérimentaux par la suite pour l’étude thérapeutique.
Procédures
Les animaux sont soumis à plusieurs types d’interventions : - chirurgie : injection de cellules sous-cutanée de cellules tumorales : 144 souris concernées = 5 min /souris - injection intraveineuse : 72 souris saines + 36 souris avec tumeurs = 5 min /souris - injection intra-tumorale : 36 souris avec tumeurs = 5 min /souris
Impact sur les animaux
D’après l’expérience du laboratoire concernant les procédures expérimentales, nous pouvons imaginer observer une perte de poids et de motricité chez les animaux ayant développé des tumeurs sous-cutanées de volume important. Afin d’éviter cela, nous avons prévu un volume maximum de tumeur à atteindre de 1500mm3. L’inoculation de tumeur sous-cutanée peut induire des douleurs, juste après l’inoculation. Pour la deuxième procédure, l’injection des particules véhiculées dans les différents types cellulaires est prévue en intraveineux. Une gêne autour de la veine de queue utilisée peut apparaître à ce moment. Dans le groupe avec une tumeur, les douleurs dues à l’inoculation de la tumeur en sous-cutanée peuvent apparaître juste après l’inoculation.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort.
Remplacement
L’utilisation de modèles in vivo permet d’intégrer différentes composantes, indispensables à la compréhension des mécanismes de développement tumoral et de réponses aux traitements. Ce projet a été initié sur des cultures de lignées humaines de cancer de pancréas afin de déterminer le comportement de ces lignées. Ce projet ne peut cependant pas être intégralement effectué sur ces modèles de remplacement in vitro ou in silico. Le projet par lui-même est une étude pilote pour établir le bon choix de souche de souris, de modèle tumoral et de voie d’administration de la molécule d’intérêt qui traitera in fine des cancers du pancréas. Une suite est prévue une fois ces informations traitées.
Réduction
Nous avons établi des groupes d’animaux minimaux pour permettre de suivre à différents temps l’évolution de la tumeur ainsi que la voie d’administration et les doses optimales à utiliser pour l’utilisation des nanoparticules dans les cellules vectrices. De plus, des simulations statistiques ont été réalisées à l’aide de données issues de la littérature complétées par des simulations à l’aide d’outils en ligne régulièrement utilisés en recherche.
Raffinement
À leur arrivée, les animaux seront placés en groupe sociaux de trois individus par cage, dans des cages standards répondant aux normes européennes. Ils bénéficieront d’un temps d’adaptation avant toute expérimentation de minimum 6 jours et également d’enrichissement dans leur cage (roue d’activité, cartons, coton). Une surveillance étroite des animaux sera effectuée, de leur arrivée à la fin du protocole, par un personnel compétent, afin de déterminer leur état général (mesure du poids, évaluation de l’apparence physique, respiration). Si nécessaire, ce même personnel mettra en place des mesures afin d’améliorer le bien-être animal. Cette évaluation sera faite trois fois par semaine incluant une mesure de poids par balance et mesure des volumes tumoraux au pied à coulisse. Les animaux disposeront de croquettes humidifiées dans le fond de leur cage ainsi que de complément alimentaire (DietGel Recovery) afin de limiter et compenser la perte de poids attendue suite aux procédures expérimentales. Les procédures ont été pensées de manière à limiter au maximum la souffrance animale par l’administration d’agents analgésiques et anesthésiques appropriés et par le choix de points limites cohérents. Il s'agit d'animaux OGM, au système immunitaire affaibli. Ils sont donc hébérgés en animalerie spécifique, en environnement controlé afin d'éviter tout risque d'infection et donc éviter un phénotype dommageable.
Choix des espèces
Les modèles tumoraux in vivo sont nécessaires afin d’évaluer l’effet du traitement sur la progression de la tumeur tout en prenant en compte toutes les composantes du microenvironnement tumoral dont les interactions avec les cellules tumorales qui peuvent biaiser l’effet thérapeutique du traitement. Le développement de tumeurs humaines nécessite l’utilisation d’individus immunodéficients afin d’éviter tout rejet de greffe. Nous utiliserons donc des souris au système immunitaire déficient « SCID » qui sont considérées les plus pertinentes dans l’étude de tumeurs pancréatiques. Nous utiliserons des mâles et des femelles, tenant compte que la prévalence du cancer du pancréas touche aussi bien les hommes que les femmes. L’ensemble des animaux utilisés dans cette étude seront de jeunes adultes âgés de 8 semaines en début de protocole. A ce stade, tous les organes sont formés et fonctionnels.
Elevage de souris génétiquement modifiées qui développent spontanément des cancers mammaires
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Produire des souris qui développent d'elles-mêmes des tumeurs mammaires, puis les tuer pour en prélever les tissus : le projet ne prévoit pas d'autre activité que l'élevage d'une lignée transgénique. 134 souris femelles vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur écrit n'avoir jamais observé les stades les plus avancés, tout en admettant qu'ils pourraient s'accompagner d'une perte de poids, d'une apathie et d'une difficulté à se mouvoir. La conduite tient à un seuil de taille : quand un zootechnicien palpe une tumeur qui approche du maximum autorisé, il le signale et l'animal est sorti ou tué dans les plus brefs délais.
Objectifs
Le but du projet est de produire des souris présentant spontanément des tumeurs mammaires afin de prélever des tissus sur ces animaux après euthanasie.
Bénéfices attendus
En permettant l'élevage de cette lignée transgénique qui développe des tumeurs, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement des cancers mammaires.
Procédures
C’est l’élevage d’une lignée de souris présentant spontanément des tumeurs mammaires.
Impact sur les animaux
Seules les souris femelles (et pas les mâles) transgéniques développent spontanément des tumeurs mammaires. Il n'y a donc pas d'intervention pour favoriser ce processus de cancérisation. Cependant, même si nous ne l'avons jamais observé, aux stades les plus avancés de la maladie, des souris pourraient présenter des signes d'affaiblissement, avec une perte de poids et une apathie, voire une difficulté à se mouvoir si les tumeurs mammaires étaient maintenues au-delà du point limite.
Devenir
Les souris présentant des tumeurs sont euthanasiées à la fin des procédures, soit pour des prélèvements post-mortem, soit parce qu'elles atteignent le point limite.
Remplacement
Nos souris transgéniques développent spontanément des tumeurs mammaires. Elles serviront à générer des prélèvements après euthanasie qui seront utilisés en recherche. Même s’il est maintenant possible d'utiliser des cellules en culture, il n'est pas possible de reproduire la diversité de cellules présents dans une tumeur, ni l'évolution de la nature de ces cellules au cours du temps. L’étude de ces prélèvements permettra de comprendre les mécanismes sous-jacents au développement du cancer du sein.
Réduction
Le nombre de souris est limité au minimum pour maintenir la colonie et produire les animaux nécessaires pour notre étude. Ce nombre doit permettre d'obtenir un nombre suffisant d'animaux à prélever. Nous prévoyons que 134 souris développant des tumeurs seront produites au cours des 5 ans du projet.
Raffinement
Les souris sont élevées avec un enrichissement du milieu au niveau de la litière avec du coton et une cabane en carton. Les souris sont suivies quotidiennement et lorsque des tumeurs mammaires apparaissent, un suivi visuel et par palpation est réalisé. Si le zootechnicien constate l’apparition d’une tumeur qui pourrait s'approcher de la taille maximale autorisée, il doit le signaler immédiatement et l’équipe de recherche demande la sortie de l’animal ou l’euthanasie dans les plus brefs délais.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle pour lequel on peut avoir un suivi de la croissance tumorale. Pour toutes les reproductions des animaux de 6 semaines en capacité optimale de reproduction sont utilisés. Les animaux utilisés à des fins scientifiques ont 4, 8 ou 12 semaines.
Evaluation de la propriété analgésique de la mycolactone chez le rat
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Une injection de mycolactone dans le coussinet plantaire, puis la mesure de l'épaisseur du pied deux fois par jour pendant soixante-dix-huit heures : 300 rats au maximum vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués au plus tard quatre-vingt-seize heures après l'inoculation, leurs pattes prélevées pour histologie. Le protocole consiste à augmenter la dose de groupe en groupe jusqu'à ce qu'un gonflement apparaisse, ce gonflement signalant que la dose maximale tolérée est atteinte. Le porteur cite parmi les effets attendus une altération de la démarche, boitement ou gêne locomotrice. Il décrit par ailleurs la mycolactone comme un analgésique plus puissant que la morphine, dont les propriétés pro-inflammatoires sont précisément ce que ce protocole cherche à faire apparaître.
Objectifs
Nous étudions une molécule appelée mycolactone, produite par une bactérie. La mycolactone présente un fort pouvoir analgésique, supérieur à celui de la morphine. Injectée sous la peau, elle peut soulager la douleur pendant plus de 24 heures en bloquant la transmission du message nerveux. Grâce à ses effets prolongés et localisés, elle pourrait être utile pour traiter les douleurs après une opération chirurgicale. Avant de tester son efficacité dans ce contexte, nous devons vérifier qu’elle est bien tolérée chez le rat, notamment au niveau de la peau où elle serait injectée. L’étude a pour but de déterminer les doses qui ne provoquent pas de réactions indésirables. Elle constitue une étape indispensable avant de poursuivre le développement de cette molécule comme futur traitement contre la douleur.
Bénéfices attendus
Nos résultats antérieurs ont montré que la mycolactone présentait des propriétés analgésiques lorsqu’elle était administrée par injection en sous cutanée chez des souris naïves. Compte tenu de l’ensemble des résultats positifs obtenus ces derniers mois, il nous semble judicieux d’évaluer les propriétés analgésiques de la mycolactone dans le traitement de douleurs postopératoires dans le modèle rat mais qui nécessite au préalable de déterminer les tolérances chez le rat. Ce projet se justifie puisque l’arsenal thérapeutique contre les douleurs reste limité.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux types d'interventions : 1. L'inoculation dans le coussinet plantaire des formulations à tester. L’inoculation des formulations à tester durera moins de 20 secondes par animal. 2. La mesure de l’épaisseur du pied qui sera réalisée 2 fois par jour pendant 3 jours. La mesure de l'épaisseur du coussinet plantaire durera moins de 30 secondes par animal
Impact sur les animaux
L’inoculation de la mycolactone (sous différentes formulations) pourrait entraîner les effets suivants : 1. Surinfection au site d’inoculation : malgré nos précautions, une surinfection pourrait survenir. Une surinfection pourrait être diagnostiquée par un gonflement du coussinet, une rougeur ou un changement de comportement marqué de l’animal. Selon notre expérience, la surinfection est très rare
Devenir
A la suite de la dernière mesure, tous les animaux seront euthanasiés et les pattes seront récupérées pour des études histologiques.
Remplacement
Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude mais nous ne pouvons à ce stade nous passer d'utiliser des animaux. En effet, la phase d’étude réalisée chez les animaux permettra de sélectionner les formulations (tout particulièrement la concentration de principe actif) qui pourront être évaluées dans un deuxième temps (ne concernant pas la présente demande), dans un modèle de douleur postopératoire.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour cette étude a été calculé pour obtenir des résultats fiables, tout en évitant d’utiliser plus d’animaux que nécessaire. Chaque groupe sera composé de 6 rats, ce qui permet d’observer des différences significatives entre les conditions testées. Si une dose ne provoque pas d’inflammation locale (mesurée par l’épaisseur de la patte), une dose un peu plus élevée sera testée chez un autre groupe. Dès qu’un gonflement visible sera observé, l’objectif sera atteint : cela indiquera que la dose maximale tolérée a été trouvée. À partir de ce moment-là, les doses suivantes ne seront pas testées, ce qui permettra d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. Cette étape est essentielle pour pouvoir, par la suite, tester la molécule dans un modèle plus complexe de douleur postopératoire. Des doses croissantes seront utilisées dans différents groupes d’animaux pour limiter au maximum leur nombre, conformément aux principes de réduction et de raffinement. Le nombre total prévu est de 300 rats, mais ce chiffre représente un maximum. Il est probable qu’un nombre inférieur suffise à atteindre les objectifs de l’étude.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des rats, un suivi adapté des animaux a été instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'elles pourraient éprouver. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Un suivi régulier sera effectué sur l'ensemble des animaux (2 fois par jour sur la durée de l’expérience (72h)) et des indicateurs comportementaux et physiques sont prédéfinis et constituent les points limites. Pour éviter toute souffrance ou stress lors du protocole expérimental, un anesthésique volatil (isoflurane) sera utilisé au moment de l’inoculation des formulations dans le coussinet plantaire postérieur gauche. Pour réduire le risque de souffrance, les doses de principe actif (mycolactone) seront évaluées séparément par ordre croissant. Une anesthésie gazeuse sera aussi employée pour la mesure de l’épaisseur des pieds. Le nombre d’animaux prévu est de 300 ; il s’agit du nombre maximal, il sera probablement réduit. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et, est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.
Choix des espèces
De nombreuses études visant à identifier de nouveaux analgésiques pour la prise en charge de la douleur post-opératoire utilisent « l’espèce rat ». En effet, le modèle de Brennan est le modèle de référence pour évaluer des analgésiques sur la douleur postopératoire. Dans ce contexte, notre étude visant à déterminer les doses maximales tolérées, se justifie chez le rat. Les animaux utilisés pour ce protocole devront, à l’initiation de l’expérimentation, être âgés de 7 à 9 semaines (maturation immunitaire et maturation du système nerveux).
Etude du stade hépatique et de l’initation du stade sanguin du paludisme faisant des rechutes et évaluation pré-clinique d’un vaccin dans un modèle de souris humanisée pour le foie et le sang. MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Les souris utilisées sont greffées d'hépatocytes et de globules rouges humains et privées de système immunitaire, ce qui les rend plus vulnérables aux infections. 1 695 d'entre elles vont être utilisées, 690 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 1 005 un niveau modéré. Elles sont infectées par Plasmodium vivax sous une anesthésie de quarante-cinq minutes, puis subissent jusqu'à seize prélèvements de sang, chacun compensé par une injection de perfusion ou de globules rouges humains, le porteur reconnaissant que cette fréquence peut provoquer une anémie et une perte de poids. Toutes sont tuées pour prélever le foie et y chercher le parasite, y compris ses formes dormantes.
Objectifs
Le paludisme reste un défi majeur en santé publique, avec environ 250 millions de cas cliniques chaque année et près de 600 000 décès. Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax sont les deux espèces de parasites les plus répandues. Bien que P.vivax soit moins mortel que P.falciparum, il touche plus d'un tiers de la population mondiale à cause de sa capacité à former des hypnozoïtes, des formes dormantes dans le foie. En effet, les formes sporozoïtes injectées par les moustiques gagnent le foie puis, certaines infectent rapidement les globules rouges (paludisme) alors que d'autres restent inactives pendant des mois ou des années dans le foie. Leur réactivation provoque des rechutes de la maladie, compliquant ainsi la lutte contre l'infection. Actuellement, il n'existe aucun vaccin contre P. vivax. Une grande initiative Européenne vise à développer des vaccins de nouvelle génération offrant une protection contre ce parasite. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer la protection apportée par les anticorps produits après vaccination chez un modèle spécifique de souris et chez les volontaires humains. Ce projet représente une opportunité précieuse de déterminer si ce modèle de souris peut prédire l'efficacité́ des futurs vaccins avant qu'elle ne soit évaluée chez l'Homme. MODIFICATION : l'ajout d'une procédure pour déterminer un modèle efficace pour étudier l'infection au stade sanguin (en plus du stade hépatique) et l'efficacité de futurs vaccins sur ce stade nécessite une modification du projet intial avec augmentation du nombre d'animaux
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer la pertinence prédictive d'un modèle spécifique de souris en offrant une occasion unique de comparer la protection conférée par les anticorps générés par un vaccin entre les participants des essais cliniques et les souris. Les résultats obtenus fourniront des informations essentielles sur l'efficacité de ce modèle et sa valeur en tant que référence, pouvant être utilisée à l'avenir pour évaluer l’efficacité de nouveaux candidats vaccins.
Procédures
Pour ce projet, une partie des animaux recevra un sérum par deux voies différentes (animal anesthésie 45 minutes, 1 fois, 5 minutes par acte OU animal vigile, 1 fois, 1 minute). Tous les animaux seront infectés (animal anesthésié 45 minutes, 1 fois, 5 minutes par acte). (MODIFICATION) Certains animaux recevront des injections pour moduler leur statut immunitaire (animal vigile, 4 fois, 1 minute). Une partie des animaux sera soumise à des prélèvements sanguins de petit volume (animal vigile, 16 fois maximum, 5 minutes). Pour compenser le volume prélevé lors des prélèvements sanguins et pour permettre une meilleure récupération de certains animaux, une injection de solution de perfusion sera réalisée après chaque prélèvement (animal vigile, 16 fois maximum, 1 minute). (MODIFICATION) Un autre groupe d'animaux recevra une injection de globules rouges humains (animal vigile, 16 fois maximum, 1 minute) qui servira également de compensation aux prélèvements sanguins. Tous les animaux auront un prélèvement sanguin de volume plus élevé (animal anesthésié, 1 fois, 1 minute) qui interviendra juste avant l'euthanasie des animaux par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Les animaux sont immunodéprimés, par conséquent ils sont plus sensibles aux infections. (MODIFICATION) L'infection avec le parasite du Plasmodium au stade sanguin uniquement pourra engendrer une réponse inflammatoire et une perte de poids. Les animaux pourront avoir des administrations qui pourront engendrer une douleur légère de courte durée au point d'injection et des douleurs abdominales pour les injections répétées. Les animaux seront soumis à des administrations et à un prélèvement sanguin sous anesthésie : l’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Plusieurs prélèvements sanguins seront effectués sur animal vigile, cela pourra engendrer une douleur légère de courte durée lors du prélèvement et dans de rares cas un hématome. La fréquence des prélèvements pourrait engendrer une anémie et une perte de poids. Les différentes manipulations des animaux pourront engendrer un léger stress.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés par une méthode réglementaire car il est nécessaire de prélever différents organes et principalement le foie afin de vérifier la présence et le stade de développement du parasite.
Remplacement
Plasmodium vivax étant un parasite strictement spécifique à l'homme, il n'est pas possible, à l'heure actuelle, de remplacer ce modèle de souris humanisée. Cependant, pour ce qui est de la prédiction de protection, la réalisation d'expériences in vitro en parallèle avec celles in vivo nous permettra de déterminer si le modèle in vitro que nous développons est tout aussi efficace que le modèle in vivo de souris humanisée pour prédire la protection. En conséquence, ces études pourraient éventuellement permettre de ne plus avoir recours à ce modèle murin dans ce contexte spécifique à l'avenir.
Réduction
1695 animaux au maximum seront utilisés dans ce projet dont 570 pour valider le modèle de souris et 1125 pour tester des sérums et anticorps sur les 5 ans du projet. Les tests d'efficacité des vaccins seront réalisés uniquement si le modèle murin est validé. Sur la base d'autres études réalisées avec le même type de modèle de souris, des groupes expérimentaux de 5 souris sont suffisants pour répondre aux questions posées. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. A la fin du projet, différents organes seront prélevés afin de valoriser au maximum l'utilisation des animaux.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Pour limiter l'expression du phénotype dommageable des animaux qui sont immunodéprimés, tout le matériel en contact avec eux est stérilisé. Les administrations qui pourraient stresser modérément les animaux sont réalisés sous anesthésie. Le réveil des animaux est réalisé dans un environnement chaud avec un accès facilité à l'eau et la nourriture. Les yeux sont protégés avec un gel ophtalmique jusqu'au réveil. Les prélèvements sanguins seront compensés par des administrations de solution de perfusion pour faciliter la récupération et l'hydratation (MODIFICATION) ou par des administrations de globules rouges humains. (MODIFICATION) Le poids des animaux sera controlé régulièrement pour limiter la perte de poids par la mise en place d'actions. Ainsi, la douleur et le stress sont limités en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.
Choix des espèces
La souris est le modèle le mieux développé et connu pour les greffes de cellules provenant d'une autre espèce. Les lignées immunodéficientes et transgéniques pour les gènes d'intérêt permettant la greffe d'hépatocytes et de globules rouges d'autres espèces n'existent que chez la souris. Les animaux seront des animaux adultes qui seront utilisés entre 3 et 5 mois d'âge car la transplantation des hépatocytes humains se fait à 2 mois et nécessite 4 à 6 semaines pour que le modèle soit efficace.
Caractérisation du rôle de régulateurs de l’intégrité génomique et du microenvironnement hépatique dans des modèles murins de stéatose-stéatohépatite et de cancer du foie. EU 1/2 – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
4 608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont soumises pendant six à douze mois à des régimes enrichis en gras et en sucre destinés à provoquer une stéatose puis un cancer du foie, avec une injection intraveineuse sous anesthésie, huit à douze échographies hépatiques, trois prélèvements de sang et un transport entre deux établissements. Le porteur attend une prise de poids importante pouvant modifier leur mobilité et leur comportement, ainsi qu'une altération de l'état général liée au développement des tumeurs. Les retombées annoncées, de nouveaux outils de diagnostic et de nouvelles pistes thérapeutiques, sont renvoyées à un "futur proche", tandis que le recours à la souris est déclaré "indispensable" au motif qu'aucune lignée cellulaire ne restituerait les interactions du foie avec les autres organes.
Objectifs
Chaque année, plus de 900 000 personnes sont diagnostiquées avec un cancer du foie et environ 800 000 personnes succombent à la maladie, ce qui en fait la troisième cause de décès par cancer dans le monde. En raison de l’épidémie mondiale de diabète et d’obésité, l’incidence de ce cancer ne cesse d’augmenter et malheureusement les options thérapeutiques restent limitées. Ce projet de recherche vise à définir le rôle d’acteurs clés dans le contrôle de l’intégrité génomique mais également du microenvironnement immunitaire hépatique lors du développement de maladies métaboliques telles que la stéatose et la stéatohépatite, qui peuvent conduire au cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire. (MODIFICATION) L'ajout des prélèvements sanguins nécessite une modification du projet sans ajout d'animaux.
Bénéfices attendus
Les stratégies thérapeutiques mises en jeu dans la lutte contre le cancer du foie sont à l’heure actuelle très limitées et souffrent d’un manque de compréhension (1) des mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans le contrôle du potentiel prolifératif des hépatocytes (cellules majoritaires du foie) et (2) du rôle du microenvironnement immunitaire, lors du développement de ce cancer, notamment dans un contexte de perturbations métaboliques. Les résultats de ce projet devraient nous permettre de mieux caractériser le rôle de ces différents mécanismes et acteurs dans la maladie, de développer de nouveaux outils diagnostic et pronostic dans la prise en charge du cancer du foie et conduire également dans un futur proche à l’émergence de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Une partie des animaux recevra une injection intraveineuse unique sous anesthésie générale permettant l’expression d’un gène d’intérêt (1 fois, 5 minutes/animal). Tous les animaux seront soumis à différents régimes alimentaires modifiés (enrichi en gras, sucre, etc.) permettant de reproduire la pathologie étudiée pour une durée de 6 à 12 mois selon les régimes. Une partie de ces animaux sera suivie par échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10 minutes tous les 15 jours (8 à 12 échographies en moyenne par souris) (MODIFICATION: et trois prélèvements sanguins seront réalisés sur ces animaux au cours du projet (3 fois, 1 minutes, animal vigile)]. Une autre partie des animaux sera impliquée dans une chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie (15 minutes par animal). (MODIFICATION :Un prélèvement sanguin de plus grand volume sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié en fin de projet (1 fois, 2 minutes)). Une partie des animaux sera sujette à un transport entre centres de recherche. L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet nous procéderons à une injection et un certain inconfort ou stress, limité dans le temps pourra être ressenti par les animaux. Par ailleurs, du fait des différents régimes alimentaires auxquels seront soumis les animaux, une prise de poids importante est attendue, pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Du fait d’un développement tumoral attendu au niveau du foie, les animaux pourraient être sujets à une altération de leur état général. (MODIFICATION : De la douleur légère de courte durée peut être ressentie au point de prélèvement pour les prélèvements sanguins. Dans de très rares cas une perte de sang hémorragique peut être observée). Enfin, le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs impliqués peut aussi être stressant pour les animaux.
Devenir
Pour ce projet de recherche, des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglementaire) de l’ensemble des animaux (4608).
Remplacement
Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence ici le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires induisant la séquence stéatose/stéatohépatite/carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire mais aussi l’environnement métabolique et les autres organes pathologiques, notamment lors de la stéatose non alcoolique du foie. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permettrait donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité.
Réduction
4608 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation.
Raffinement
L'ensemble de ce projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les animaux provenant de l’extérieur seront acclimatés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Le milieu est enrichi avec plusieurs enrichissements. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Toute manipulation invasive sera précédée d’une courte anesthésie générale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur une plaque chauffante. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l’euthanasie anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.
Choix des espèces
Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au carcinome hépatocellulaire. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90 pourcents de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux, capacité essentielle notamment dans la régulation des lésions hépatiques qui prennent place dans la séquence stéatose/stéatohépatite.
Fonctionnement des cellules stellaires hépatiques lors des maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Mises sous régime gras et sucré pendant seize semaines, puis privées de nourriture avant deux épreuves métaboliques de deux heures et deux heures trente, 856 souris subissent onze prélèvements de sang en deux journées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 420 d'entre elles et sans réveil pour les 436 autres. Le régime doit produire chez elles une insulinorésistance, un diabète et une obésité, avec des troubles cardiaques allant de l'arythmie à l'insuffisance. Sur la fin, une partie des animaux subit une chirurgie de dix minutes menée sous anesthésie, sans réveil. Toutes sont tuées pour prélever le foie entier et en isoler les cellules.
Objectifs
Les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (appelées MASLD) forment un ensemble de pathologies qui commencent généralement par une stéatose hépatique (aussi appelée "foie gras") et peuvent évoluer vers des formes plus graves, comme la fibrose puis la cirrhose. Ces maladies sont aussi fortement liées à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de cancers du foie, ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique. Le premier stade des MASLD, la stéatose, est caractérisé par une accumulation excessive de graisses dans les hépatocytes, les cellules principales du foie. Cette accumulation est souvent liée à des troubles métaboliques comme le diabète, l’obésité ou le syndrome métabolique. Elle entraîne du stress à l’intérieur des cellules, une inflammation et une activation du processus de fibrose à l’échelle du foie ce qui fait évoluer la stéatose vers une forme plus sévère : la stéato-hépatite (MASH), deuxième étape des MASLD. L’objectif global de notre projet est d’utiliser des modèles murins pour comprendre comment les différentes cellules du foie réagissent à ces perturbations métaboliques. Nous cherchons à identifier les mécanismes qui peuvent : favoriser l’aggravation de la stéatose, ou au contraire, permettre au foie de se réparer et de retrouver un fonctionnement normal. Ce projet s’intéresse en particulier aux cellules stellaires du foie, qui jouent un rôle central dans le développement de la fibrose, une forme de cicatrisation anormale et durable du tissu hépatique. Nous cherchons à comprendre comment ces cellules réagissent au stress métabolique, en observant notamment les interactions de leurs organelles internes (les structures spécialisées à l’intérieur des cellules).
Bénéfices attendus
Les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) sont en pleine expansion car elles sont très associées au développement de l’obésité et du diabète de type 2. Elles affectent environ plus d'un tiers de la population mondiale et 80 pourcents de la population obèse. Ce projet va nous permettre d’étudier les modulations de contacts entre les organelles (petites structures dans les cellules) au sein de certaines cellules du foie (les cellules stellaires hépatiques: HSC) lors de la progression et la réversion de la MASLD et de déterminer si ces contacts jouent un rôle dans l’activation de ces HSC à l’origine de la composante fibrotique de ces maladies. Par ailleurs, ce projet en collaboration avec d’autres équipes vise également à déterminer si, au cours des MASLD, les cellules sanguines de nos modèles animaux ainsi que celles de patients (étude clinique réalisée dans un autre centre) présentent les mêmes caractéristiques de modulation des contacts entre organelles que les cellules du foie. La conjonction de ces études permettra potentiellement d’identifier un biomarqueur non invasif de la gravité et des changements longitudinaux dans la maladie du foie et de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Mise en place d'un régime alimentaire spécial afin de mimer les maladies étudiées pour une partie des animaux (animal vigile, pendant 16 semaines maximum en continu), certains animaux suivront des challenges métaboliques : un test de tolérance au glucose (animal vigile,1 fois, 2h30) puis un test de tolérance à l'insuline une semaine après (animal vigile, 1 fois, 2 heures). Ces tests nécessiteront des injections (animal vigile, 2 fois avec une semaine d'intervalle, quelques secondes) et des prélèvements sanguins répétés de faible volume de l'ordre d'une goutte (animal vigile, 11 prélèvements au total : 6 sur une journée, 5 sur une autre après une semaine de récupération, l'acte dure quelques secondes). Un prélèvement sanguin sera également nécessaire au cours du projet sur animal vigile (1 fois, 1 minute) puis pour certains animaux à la fin du projet sur animal anesthésié (1 fois, 1 minute). En fin de procédure l'autre partie des animaux aura une chirurgie sans réveil (animal anesthésié et analgésié, 1 fois, 10 minutes).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables notoires seront 1) les conséquences de la maladie hépatique engendrée par des régimes alimentaires spéciaux (insulinorésistance, diabète, obésité) et les conséquences sur le coeur (arythmie, insuffisance cardiaque) 2) les conséquences physiques engendrées par des régimes alimentaires spéciaux (prise de poids ou perte de poids) 3) le stress et la douleur légère liés à la piqûre pour les prélèvements sanguins 4) un léger stress et une douleur légère et de courte durée lors des injections pour les tests métaboliques 5) la sensation de faim pendant les mises à jeun précédent les tests métaboliques 6) dans de rares cas, une détresse cardiorespiratoire à l’anesthésie.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés en fin de procédure afin de permettre le prélèvement du foie total et d'isoler les cellules hépatiques. Ces prélèvements permettront de réaliser des analyses poussées (microscopie, fonctionnement de la cellule ou encore différenciation cellulaire) nécessaires au projet.
Remplacement
Avant de commencer l’étude proposée ici, nous avons mené des expériences sur des lignées de cellules stellaires hépatiques (HSC) de souris et d’humains cultivées en laboratoire. Ces travaux nous ont permis d’identifier les traitements capables d’activer les cellules stellaires hépatiques en général. Cependant, les lignées cellulaires utilisées en culture ne reflètent pas entièrement le comportement réel des cellules dans l’organisme. Elles présentent déjà un état partiellement activé, ce qui limite leur intérêt pour comparer précisément un foie sain à un foie malade. Il est donc essentiel de pouvoir isoler et étudier les HSC primaires et de moduler leur état d'activation en culture. Par ailleurs, les maladies du foie associées à un dysfonctionnement métabolique (appelées MASLD) sont des pathologies complexes, qui ne touchent pas seulement le foie mais aussi d’autres organes comme le tissu adipeux. Elles impliquent aussi de nombreuses interactions entre différents types de cellules présentes dans le foie. L'étude à l'échelle de l'organisme est donc essentielle et notre modèle permet également de prendre en compte l’impact d’un régime alimentaire spécifique ainsi que l’effet d’une amélioration de l’alimentation sur l’évolution de la maladie. Nos partenaires travaillent actuellement sur un modèle d’organoïde de foie (un mini-foie en 3D) qui inclut plusieurs types de cellules du foie, mais ce modèle n’est pas encore totalement fonctionnel. C’est pourquoi, pour comprendre de manière globale et précise les mécanismes de ces maladies et tester notre hypothèse dans un environnement complet, l’utilisation du modèle murin reste indispensable.
Réduction
Dans le cadre de ce projet, le nombre total d’animaux a été estimé avec rigueur afin de garantir la robustesse scientifique des résultats tout en respectant pleinement le principe des 3R, notamment celui de la Réduction. 856 animaux seront utilisés. 100 animaux seront utilisés dans le cadre d’une étude pilote, essentielle pour valider les conditions expérimentales et ajuster les protocoles. Cette étape permettra ainsi d’optimiser les procédures et d’éviter une utilisation excessive d’animaux dans les procédures suivantes. 336 animaux seront utilisés pour l’isolement de cellules hépatiques, en particulier les hépatocytes. Les cellules isolées feront l’objet d’analyses approfondies incluant la microscopie, l’évaluation de l’activité énergétique cellulaire et l’étude de leur potentiel de différenciation. Les protocoles sont conçus pour maximiser les données obtenues à partir de chaque animal, en utilisant plusieurs approches complémentaires sur les mêmes prélèvements. Enfin, 420 animaux seront utilisés dans un contexte pathologique. Les hépatocytes issus de ces modèles seront ensuite analysés selon les mêmes axes méthodologiques. L’ensemble de ces estimations a été établi en cohérence avec les résultats attendus, les standards de la littérature et la faisabilité technique des analyses. Des regroupements d’analyses et des optimisations de protocoles seront systématiquement recherchés pour limiter le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la validité statistique des résultats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventiles avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'hébergement individuel est évité au maximum. Les animaux sont acclimatés à l’animalerie pendant une semaine si ils proviennent d'un fournisseur et sont habitués à être manipulés. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Un bâton à ronger est systématiquement mis en place pour les animaux sous régime alimentaire spécifique mou. Ce régime est renouvelé régulièrement pour éviter son oxydation et le changement de cage sera augmenté si l'aliment s'effrite trop afin de réduire l'inconfort des animaux. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des personnes compétentes et formées. Pour les plus grands volumes, les prélèvements seront réalisés sous anesthésie. Lors des challenges métaboliques, les animaux seront étroitement surveillés et les animaux bénéficieront toujours d'un temps de récupération adapté. La perfusion hépatique sera réalisée sous anesthésie et analgésie. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.
Choix des espèces
Le choix de la souris est lié à plusieurs considérations : 1) le mécanisme de communication dans les cellules sont conservés chez la souris et l'Homme ; 2) les effets des régimes alimentaires sont parfaitement caractérisés chez la souris ; 3) la souris permet des modifications génétiques permettant dans ce projet d'identifier par fluorescence spécifiquement les cellules du foie étudiées. Les modèles murins proposés présentent plusieurs avantages notamment la possibilité d’étudier le fonctionnement du foie dans un contexte physiologique où il communique avec tous les organes ainsi que d’étudier la réponse du foie et de l’organisme aux pathologies. Dans le cadre du projet, les animaux entreront en procédure à partir de 8 semaines de vie, âge qui permet d'atteindre un stade de développement, y compris neuronal, complet, qui ne risque pas d'être impacté par la mise sous régimes spéciaux et qui permet également d'atteindre la maturité sexuelles des animaux avec la stabilisation des régulations hormonales. De plus, ceci est cohérent avec le fait que nous nous intéressons ici à une pathologie qui se développe principalement chez l'humain adulte.
Effet d’un composé en développement sur les fonctions musculaires chez un modèle de myopathie de Duchenne chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Les souris utilisées portent une altération génétique censée reproduire la myopathie de Duchenne, mais le porteur précise que le modèle n'en présente qu'une forme légère, avec une espérance de vie intacte et une locomotion spontanée normale, quand les patients meurent vers 25 ans. 106 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit 53 administrations du composé testé, seize pesées, quatre mesures de composition corporelle, trois prélèvements de sang et deux mesures de force musculaire sous anesthésie. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever les muscles des pattes, le cœur et le diaphragme, au bénéfice d'un client dont le porteur espère qu'il portera la molécule jusqu'au marché.
Objectifs
La myopathie de Duchenne est une maladie d'origine génétique induisant une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles de l’organisme. Elle est liée à une anomalie génétique, responsable de la production d’une protéine impliquée dans le soutien de la fibre musculaire. Chez les patients atteints de cette maladie, qui sont à 99,5% des hommes, les fibres qui constituent les muscles squelettiques et cardiaque se détériorent à chaque contraction et finissent par se détruire. Des cellules souches musculaires tentent de régénérer le tissu musculaire lésé, mais ce processus est vite débordé et la dégénérescence finit par l’emporter. Les patients atteints de la maladie de Duchenne présentent ainsi une espérance de vie très réduite, de l'ordre de 25 ans, du fait notamment de complications cardiaques et respiratoires. La recherche est ainsi très active concernant cette maladie et plusieurs pistes visant à mise au point d’un traitement curatif sont actuellement à l’étude. Néanmoins, à aujourd'hui, il n'existe aucun traitement curatif sur le marché. En revanche, les patients sont le plus souvent traités à l'aide d'anti-inflammatoires afin de réduire l'inflammation musculaire et alléger quelque peu les symptômes de la maladie. Le présent projet vise à étudier les effets d'un composé X en développement sur les symptômes musculaires liés à la myopathie de Duchenne en association ou non avec ces anti-inflammatoires. Le modèle employé est un modèle de mutation génétique spontanée qui présente des symptômes proches de la maladie de Duchenne chez l'humain, bien que les symptômes soient moins prononcés. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique du candidat médicament sur les capacités musculaires du modèle de maladie de Duchenne, dans le cadre d'une administration seule ou en co-traitement avec des anti-inflammatoires.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé visant à traiter les conséquences musculaires de la maladie de Duchenne chez l'humain. Alors que plusieurs molécules ont été testées ces vingt dernières années, il n'existe toujours aucun médicament curatif de la maladie de Duchenne. Il s'agit donc d'une pathologie présentant un besoin médical très important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule pour le traitement de la maladie de Duchenne.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (16 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Analyse non invasive de composition corporelle (4 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 3) Administration de traitements (53 administrations; durée : 1 minute); 4) Mesures in vivo de la force musculaire sous anesthésie avec réveil (2 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 20 minutes), 5) Prélèvements sanguins (3 prélèvements, durée du prélèvement : 5 minutes).
Impact sur les animaux
Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle, les prélèvements sanguins et les administrations des traitements pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les injections pour réaliser les traitements seront source de douleurs légères et transitoires. Les mesures de force musculaire in vivo nécessiteront une anesthésie avec réveil qui peut être source de stress. Enfin, les animaux pourront subir des troubles digestifs mineurs du fait des traitements chronique par les anti-inflammatoires.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les muscles des pattes, le coeur et le diaphragme pour des analyses fonctionnelles (mesures de force musculaire) et histologiques.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il est nécessaire de tester, suite à une première série d'études menées sur cultures cellulaires, le composé sur organisme entier afin de vérifier que les effets observés dans ces premières étapes se traduisent effectivement en un bénéfice dans le cadre de la pathologie. Par ailleurs, l'étude sur animal reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).
Réduction
Le nombre de 12 animaux par groupes utilisés a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés en tenant compte de l'hétérogénéité du modèle mdx. Le groupe contrôle du modèle, constitué de souris sauvages, a été réduit à 10 animaux compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés. Enfin, compte tenu que la maladie de Duchenne touche à 99,5% des garçons, l'étude sera limitée au seul genre mâle.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages collectives (2/3 souris par cage) et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les procédures de mesure de la force des muscles de la patte arrière seront réalisée chez la souris anesthésié. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée. Il est a noter qu'une étude préalable de toxicité a été réalisée afin de déterminer la dose de composé X employée dans le présent projet : aucun effet toxique n’a été observé, même à des doses 10 fois supérieures à la dose qui sera ici employée. Enfin, pendant la seconde semaine d'habituation les animaux seront habitués par 2 fois (pendant 2 minutes) aux tubes de contention nécessaire à la mesure de composition corporelle et aux prélèvements sanguins.
Choix des espèces
La modèle génétiquement altéré que nous emploieront est classiquement utilisé pour étudier les mécanismes physiopathologiques de la dystrophie de Duchenne et pour tester des candidats médicaments au stade préclinique visant à traiter cette pathologie. Le modèle récapitule de nombreux symptômes de la pathologie de Duchenne, bien qu'il n'exhibe qu'une forme relativement légère de la maladie comparativement à l'humain (espérance de vie non réduite et locomotion spontannée non affectée par la mutation). Ces souris présentent une diminution de leur force musculaire comparativement aux souris sauvages dès 5 semaines d'âge. Elles présentent également une hypertrophie musculaire, mais cette dernière ne compense pas la perte de force. Cette hypertrophie persiste jusqu'à la fin de vie des animaux (leur durée de vie n'est pas affectée par la mutation) mais reste néanmoins légère et n'entraine aucune perturbation de l'activité locomotrice spontanée des souris mutantes comparativement aux souris sauvages. Les souris seront reçues à 5 semaines d'âge. Cet âge a été déterminé en fonction de la cinétique des défaut musculaires observés chez ce modèle. En effet, à partir de 12 semaines, le modèle commence à présenter une hypertrophie musculaire progressive. Bien que la force musculaire des souris génétiquement altérées reste inférieure à celle des souris sauvages à tout âge, et compte tenu de la durée du traitement, nous souhaitons que les souris ne présentent pas une hypertrophie musculaire trop marquée en fin d'étude.
Test de l’efficacité de 5 médicaments sur un modèle souris du syndrome de Barth (2/3)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
Une fausse route pendant le gavage entraîne la mise à mort immédiate de l'animal, et une perte de 20 % du poids déclenche la même issue. 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur sang et leurs organes. Elles sont gavées une fois par jour pendant trois mois au maximum, subissent des prélèvements de sang derrière l'œil, des courses sur tapis roulant, un maintien en équilibre sur une roue en rotation, une heure trente d'IRM et vingt minutes d'échocardiographie. Le porteur affirme que le test chez la souris est un "requis obligatoire" avant le passage à l'homme, pour cinq composés déjà commercialisés dans d'autres indications.
Objectifs
Le syndrome de Barth est une maladie liée à des déficiences mitochondriales et pricipalement caractérisée par une cardiomyopathie. Il existe pour l'heure aucun traitement curatif. Différents criblages sur des modèles cellulaires levure et humain du syndrome de Barth ont permis l'identification de composés actifs. Les composés testés sont déjà utilisés sur le marché pour le traitement d'autres maladies. Notre objectif principal pour ce projet est de valider chez le modèle murin l'efficacité des composés identifiés comme actifs dans des modèles cellulaires du syndrome de Barth. Notre approche est donc celle d'un reposotionnement thérapeutique. Le test chez la souris est un requis obligatoire avant le passage à l'homme. Si l'objectif est atteint, des tests cliniques chez l'homme pourront rapidement être mis en place et à plus long terme des traitements curatifs pour les patients pourront voir le jour. Le projet se déroule dans 3 Etablissements Utilisateur: EU 1/3, EU 2/3, et EU 3/3.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont l'identification de candidats médicaments efficaces pour le traitement du syndrome de Barth pour lequel il n'existe toujours pas de traitement à l'heure actuelle.
Procédures
Les seuls gestes invasifs qui se feront sur animaux vigiles sont le gavage (1 fois par jour pendant 3 mois maximum; quelques secondes pour chaque geste, et uniquement si le traitement en eau de boisson n'a pas d'effet bénéfique) et les prélèvements de sang rétro-orbitaux (5 minutes maximum pour chaque geste). Sur un même animal seront effectuées plusieurs gestes afin de tester la capacité des médicaments à supprimer des déficits: 1- suivi de poids à l'EU 1/3 (20 secondes par animal) 2- Course sur un tapis roulant et équilibre sur une roue en rotation, dans le but d'évaluer les fonctions musculaires (endurance, motricité et équilibre) à l'EU 1/3 (15 minutes maximum par animal) 3- Prélèvements sanguins dans le but d'effectuer des dosages à l'EU 1/3 (30 secondes par animal) 5- IRM dans le but de tester les fonctions cardiaques à l'EU 3/3 (1H30 par animal) 6- Echocardiographie dans le but de tester les fonctions cardiaques à l'EU 2/3 (20 minutes par animal).
Impact sur les animaux
Les projets précédents nous ont permis de décrire de façon détaillée les caractéristiques du phénotype dommageable du modèle souris du syndrome de Barth : A l'echelle de l'animal entier un déficit de poids d'environ 20 pourcents est observé dès la naissance et un défaut cardiaque (echocardiographie) et musculaire (course sur tapis (treadmill)) est observé à partir de l'âge de 4 et 3 mois respectivement. Par ailleurs, il est à noter que les souris mâles modèles du syndrome de Barth sont stériles, qu'elles naissent avec un ratio non mendélien (10 pourcents au lieu des 25 pourcents attendus) mais qu'elles vivent comme les souris contrôles jusqu'à 8 mois (pas testé plus longtemps). Les nuisances/effets indésirables causés par les expérimentations (manipulations/gestes expérimentaux sur l'animal) sont classées de sévérité modéré. Les prélèvements sanguins sur souris vivantes nécessitent une anesthésie mais n'induisent pas de conséquence sur le bien être de l'animal. L'éventuel gavage (uniquement si le traitement dans l'eau de boisson n'est pas bénéfique) pourrait à terme induire des irritations au niveau de l'oesophage mais afin de les réduire au maximum, le geste sera effectué par des personnes très expérimentées et les sondes de gavage utilisées seront adaptées à l'âge et au poids de l'animal. Les mises au points de gavage 1 fois par jour durant 3 mois lors d'un précédent projet n'ont pas révélé de nuisances particulières. Néanmoins, lors des gavages des phénomènes de "fausse route" peuvent survenir. Dans ce cas, l’animal sera mis à mort.
Devenir
Euthanasie pour prélèvements de sang et organes. Ces prélèvements permettront de faire différentes analyses afin de déterminer l'efficacité du médicament à supprimer certains déficits mis en évidences dans les demandes d'autorisation de projet précédentes.
Remplacement
Nous utilisons des modèles cellulaires pour répondre à certaines questions, cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que les mécanismes impliqués dans le syndrome de Barth, puisqu'elles ne tiennent pas compte de l’ensemble des interactions existantes au sein d’un organisme tout entier. L'utilisation du modèle animal est donc une nécessité pour compléter nos résultats in vitro mais également pour procéder aux essais cliniques chez l'homme.
Réduction
Seules les expériences indispensables seront réalisées. Il n'y aura pas de répétition inutile d'expérience. Le nombre d'animaux nécessaire a été réduit au minimum, tout en permettant de garantir l’analyse statistique des résultats. Les mêmes animaux seront utilisés pour tous les gestes. Des travaux antérieurs ont montré des écarts types importants pour les différents paramètres analysés (analyse cardiaque, analyses biochimiques mitochondriales, expression des gènes). Cette variabilité impose de travailler avec des effectifs minimum de 8-10 animaux par groupe. Une analyse statistique adaptée des résultats sera réalisée.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Le poids sera suivi 3 fois par semaine. Si l'animal perd entre 5 et 10% par rapport à son poids le plus haut, on rajoutera du gel alimentaire et on augmentera la fréquence de surveillance, et en cas de perte de 20% l'animal sera euthanasié. Si un animal montre un problème de comportement, de locomotion ou autre, des mesures conservatoires seront prises: nourriture mouillée dans la cage, biberon à longue tétine. Si au bout de 48 heures aucune amélioration n'est constatée alors l'animal sera mis à mort. Points limites attendus: - poids des souris mâles modèles du syndrome de Barth inférieur de 20 à 30 pourcents dès la naissance - points limites spécifiques à chaque geste développé dans chaque procédure. Le gavage 1 fois par jour pourra à terme induire des irritations au niveau de l'oesophage mais afin de les réduire au maximum, le geste sera effectué par des personnes très expérimentées et les sondes de gavage utilisées seront adaptées à l'âge et au poids de l'animal. Lors des gavages des phénomènes de "fausse route" peuvent survenir. Dans ce cas, l'animal sera immédiatement euthanasié. La surveillance de la profondeur de l’anesthésie se fera tout au long de la procédure par sensibilité au stimulus douloureux (pincement des pattes ou de la queue), réflexe oculaire, hyperventilation. Les animaux seront placés sur un tapis chauffant lors de la procédure afin d'éviter toute hypothermie. Pour les animaux mâles modèles du syndrome de Barth, plus petits, de la nourriture sera posée au sol et les souris contrôle seront séparés des souris mâles modèles du syndrome de Barth dans les cages. Néanmoins les souris mâles modèles du syndrome de Barth n'ont pas montré de difficultés à se nourrir et à boire. Les animaux seront transférés par nos soins en voiture, en prenant toutes les précautions nécessaires (température adéquat et stress diminué au mieux en adaptant une conduite souple et non rapide). Le transfert entre établissements utilisateurs ne durera pas plus de 30 minutes. Les animaux seront dans des caisses agréées contenant copeaux, cotons, nourritures et litière propre sous condition d'autorisation pour le statut sanitaire; Puis période d'acclimatation de 3-4 jours sur le site d'accueil.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle pour plusieurs raisons : - animal de petite taille, facile à héberger et à contentionner - modèle idéal pour la création de lignée : temps de gestation court (19 à 21 jours), - 6 à 15 souriceaux par portée - modèle très utilisé pour mimer les maladies humaines de par les 99% d'homologies entre son génome et le génome humain - modèle très bien maitrisé en terme de manipulation génétique. - le modèle souris du syndrome de Barth récapitule parfaitement les défauts observés chez les patients atteints de la maladie Les animaux seront utilisés dès le sevrage. jusqu'à l'âge d'environ 6-8 mois. Le déficit de poids se voit dès la naissance, il est donc intéréssant de pouvoir commencer le gavage des candidats médicaments au plus tôt. Notre demande d'autorisation de projet précédente a montré qu'on pouvait gaver au plus tôt sans problème dès le sevrage. Par ailleurs, les femelles allaitantes auront le traitement dans l'eau de boisson afin que les petits en bénéficie dès la naissance via le lait jusqu'au sevrage.