Rongeurs

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Souris : 231
Souffrances
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Devenir
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 231

L'ablation d'un morceau de peau sur le dos, sous anesthésie, en quinze minutes de chirurgie, puis la pose d'un dispositif de protection et des injections du produit testé tous les trois ou sept jours pendant sept, quatorze ou vingt-huit jours. 231 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever du sang et la peau en cours de cicatrisation. Le porteur décrit pourtant les nuisances attendues comme une douleur et une légère perte de poids pendant trois à quatre jours, plus le stress de l'isolement et du pansement. Le titre annonce des brûlures sévères et le texte parle d'un contexte d'inflammation élevée, sans dire comment cette inflammation est provoquée ni en quoi une excision cutanée reproduit une brûlure du troisième degré.

Objectifs

En raison de sa fonction protectrice, la peau est un organe indispensable à la survie de l’organisme. Lors d’agressions importantes, telles qu’une brûlure du troisième degré, la peau n’est plus capable de cicatriser spontanément et induit un déséquilibre parfois mortel. La prise en charge des victimes de brûlures sévères se base sur l’utilisation de greffe de peau ou dans les cas les plus graves de substituts cutanés artificiels. Pourtant, malgré leur utilisation courante, la prise de greffe reste assez aléatoire avec une cicatrisation longue et incomplète, qui aboutit souvent à une cicatrice douloureuse et invalidante. Un traitement capable de favoriser significativement la prise de greffe est donc souhaitable pour augmenter les chances de survie et la récupération des patients. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’un médicament innovant basé sur les produits sécrétés par des cellules, appelés vésicules extracellulaires, pour favoriser la cicatrisation. Le but est d’améliorer la qualité de la cicatrisation des grands brûlés. Nous souhaitons ainsi évaluer l’efficacité de notre médicament dans un modèle de cicatrisation dans un contexte d’inflammation élevée que l’on retrouve dans les cas de brûlures graves.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre d’apporter les preuves d’efficacité et de sécurité d’utilisation d’un nouveau médicament biologique pour la mise au point d’un protocole de prise en charge de patients atteints de brûlure sévères.

Procédures

Les animaux, sous anesthésie générale, seront soumis à l’enlèvement d’un morceau de peau avec pose d’un dispositif de protection sur le dos pour une durée moyenne de chirurgie de 15 minutes par souris pour éviter qu’elle ne se blesse en se grattant et/ou abîme la zone de cicatrisation. Selon les étapes du projet, des injections du produit à tester d’environ 30 secondes seront réalisées sur animaux anesthésiés tous les 3 jours ou 7 jours pendant 7, 14 ou 28 jours. Des prélèvements sanguins et tissulaires sont réalisés lors de la mise à mort des animaux pour procéder à des analyses.

Impact sur les animaux

La nécessité d’isoler les animaux le temps de la procédure et le port du dispositif de protection de plaie sur le dos des animaux peut induire un stress. L’anesthésie peut provoquer chez les animaux une légère baisse d’activité au réveil pendant une ½ journée. La chirurgie peut provoquer une douleur et une légère perte de poids pendant 3 à 4 jours.

Devenir

L'euthanasie de tous les animaux inclus dans l’étude est nécessaire pour prélever du sang et la peau en cours de cicatrisation pour réaliser les analyses qui viendront compléter les observations visuelles de la plaie et permettre de conclure à l’efficacité du médicament.

Remplacement

Malgré l’existence de modèles d’études de réparation cutanée impliquant des cultures de cellules, les mécanismes mis en jeu dans la cicatrisation et après une brûlure diffèrent de ceux induits en laboratoire. Par exemple, le test de blessure en laboratoire est biaisé car il se fait sur une surface plane avec du plastique, alors que dans le corps humain la peau est un système en 3 dimensions et l’environnement est plus hostile, impliquant de nombreux acteurs et mécanismes interdépendants. Les modèles de cicatrisation et/ou de brûlure à partir d’échantillons de peau ou de peau artificielle par exemple reproduisent plus fidèlement l’environnement de la peau mais sont limités par l’absence de nombreux mécanismes retrouvés dans l’organisme, à l’échelle du corps humain comme l’inflammation. Le remplacement par ces modèles n’est ainsi pas possible ici car seul un modèle animal permet de rendre compte de la complexité de la réparation tissulaire, notamment des effets induits par l’inflammation suite à une brûlure, et d’atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, des premières études en laboratoire sur différents types de cellules de la peau ont été effectuées afin de restreindre la fenêtre de doses de médicament utiles à tester sur les animaux et ainsi déterminer 3 doses potentielles de médicament. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, différentes étapes de mise au point successives seront effectuées avec des étapes conditionnelles aux résultats précédemment obtenus. Des tests statistiques ont été réalisés pour prédire le nombre nécessaire d’animaux pour qu’une procédure soit valide mathématiquement et soit représentative.

Raffinement

Tout le long du projet, les animaux auront un accès sans restriction à la nourriture et à la boisson. Le bien-être des animaux sera assuré par l’utilisation de moyens d’enrichissement du milieu de vie des animaux (abris, jeux à ronger, cages en plastique transparent permettant un échange visuel avec les congénères), par une visite quotidienne et un suivi analgésique avant, pendant et après les chirurgies. Pour pallier l’éventuelle perte de poids, des gelées enrichies sont données aux animaux quotidiennement. Une grille de suivi des animaux est mise en place et des points limites ont été définis afin de réduire la souffrance animale.

Choix des espèces

Nous avons choisi l’espèce de souris car c’est une des espèces les plus utilisées dans la littérature scientifique pour les gestes que nous souhaitons réaliser et l’évaluation de la cicatrisation. De plus, la manipulation de cette espèce et de cette technique de chirurgie sont bien maîtrisées au sein du laboratoire. Nous avons choisi une lignée stable permettant l’obtention d’une meilleure reproductibilité des résultats obtenus (et donc en faveur d’une réduction du nombre d’animaux). Les souris seront utilisées au stade du jeune adulte (8 semaines). Un compromis a été effectué pour utiliser des souris à un stade du développement suffisamment avancé pour s’affranchir du cycle de croissance des souris (pouvant entrer en jeu dans les processus de cicatrisation) mais suffisamment jeunes pour s’affranchir des processus de vieillissement de la souris.

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
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Souris : 632
Souffrances
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Devenir
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 632

Des chocs électriques sont administrés aux souris pour leur associer un lieu à la peur, deux chocs suffisant à installer l'évitement et la vigilance que le projet mesure ensuite. 632 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, avec une chirurgie cérébrale de près de deux heures sous anesthésie et des injections répétées sur plusieurs semaines. Le porteur qualifie l'intensité du choc de "fortement désagréable mais sans induire de douleur", et décrit les tests comportementaux d'exploration et de mémoire contextuelle comme bien caractérisés et sans effet physiologique indésirable. Toutes les souris sont tuées pour récupérer leur cerveau, d'abord pour vérifier que la lentille optique était bien positionnée, ensuite pour doser des protéines cérébrales.

Objectifs

L’objectif principal du projet est d’évaluer l’implication de circuits cérébraux dans les effets protecteurs de la production de nouveaux neurones dans le cerveau, dans une zone appelée hippocampe, sur le comportement de peur. Pour cela, des souris transgéniques chez lesquelles il est possible de favoriser la production de nouveaux neurones chez l’adulte seront évaluées dans des tests comportementaux d’exploration et de mémoire contextuelle. Afin d’identifier quel circuit cérébral porte spécifiquement les éventuels effets positifs de l’augmentation de nouveaux neurones, nous inhiberons certaines voies de sortie de l’hippocampe qui projettent vers d’autres zones du cerveau et évaluerons son impact dans les mêmes tests comportementaux et de mémoire. La caractérisation précise du rôle des nouveaux neurones et l’identification du circuit impliqué dans de tels effets protecteurs pourrait ouvrir la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre les troubles liés au stress.

Bénéfices attendus

Une compréhension approfondie des réseaux neuronaux impliqués dans les réponses comportementales liées à la mémoire contextuelle, au stress et à la résilience, notamment du rôle potentiellement protecteur de la production de nouveaux neurones chez l’adulte, représente un enjeu majeur dans le traitement des pathologies associées au stress aigu et à la peur, telles que le trouble de stress post-traumatique. À ce jour, aucun traitement spécifique n’existe pour ces troubles : les approches actuelles se limitent généralement à l’administration d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques, des traitements non spécifiques et d’une efficacité souvent limitée pour de nombreux patients. Dès lors, une meilleure compréhension des mécanismes neuronaux sous-tendant la résilience face au stress pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer des traitements plus adaptés et efficaces

Procédures

Certaines souris seront soumises à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale gazeuse d’environ 2 heures. Les souris subiront plusieurs injections (sous-cutanées et intrapéritonéales) étalées sur plusieurs semaines. Les injections seront réalisées avec soin et tact sur des animaux vigiles par des expérimentateurs expérimentés. Des récompenses appétentes seront offertes à la suite de chaque injection afin de réduire le stress associé. Enfin, les résultats principaux seront obtenus à partir de tests comportementaux basés sur l’exploration d’arènes de tailles et de formes différentes, pouvant être associées à une tâche d’apprentissage ou non. Dans quelques procédures les souris seront soumises à un choc électrique léger et aversif pour produire le conditionnement contextuel lié à la peur. Le choc est paramétré pour avoir une intensité fortement désagréable mais sans induire de douleur mais pouvant induire un stress sur le moment, sans effet néfaste sur la santé ou sur la physiologie à court et long-terme. L’étude évaluera ensuite les comportements associés au rappel de la peur et à l’évitement, comme pour les troubles liés au stress chez l’homme.

Impact sur les animaux

Modèle de conditionnement contextuel de la peur : Le principal risque associé à ce modèle est le stress psychologique et, potentiellement, une gêne ou légère douleur physique chez les souris expérimentales lors des deux chocs électriques. Nous n’anticipons aucune conséquence sur la santé des souris, uniquement de légères répercussions comportementales observables chez les souris notamment dans le contexte d’apprentissage lors de la réexposition au contexte (augmentation des comportements d’évitement, vigilance et peur dans le contexte de conditionnement), et éventuellement une généralisation de ces comportements à d’autres contextes dans les autres tests comportementaux. Tests comportementaux : Les tests comportementaux utilisés sont des tests classiques d’évaluation cognitive, sociale ou d’exploration, bien caractérisés dans la littérature. Bien que ces tests puissent générer un certain stress de manipulation, il est bien établi qu’ils n’induisent pas d’effets physiologiques indésirables immédiats ou à long terme. Souris transgénique. Le phénotype associé est non dommageable (voir ci-dessus). Les souris transgeniques proviennent d’un élevage et seront donc génotypée en amont de leur incorportation dans la saisine. Pour information, ce génotypage est réalisé à partir de prélèvement de bulbes pileux de l'animal au moment du placement de la puce d’identification sous anesthésie. Ainsi, toute nuisance supplémentaire associé au génotypage est évitée. Les chirurgies stéréotaxiques permettant l’injection du vecteur et l’implantation de la canule optique peuvent entraîner des douleurs post-opératoires légères à modérées, avec un impact limité dans le temps (quelques jours) sur le bien-être des animaux. Ceux-ci seront rigoureusement suivis en phase post-opératoire et traités avec un analgésique, ce qui leur permettra de récupérer rapidement de ce type de chirurgie. Anesthésie gazeuse : La manipulation des animaux peut engendrer un stress. Isolement en cage indivisuelle : après la chirurgie pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 semaines, en fonction du temps de récupération post-chirurgicale et du début des injections de tamoxifène. Injection ip/sc : Une douleur légère peut être ressentie au niveau du site d’injection (ip, sc). Des récompenses appétentes seront offertes à la suite de chaque injection afin de réduire le stress associé.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de récupérer le cerveau pour confirmer par histologie le bon positionnement de la lentille optique dans la zone cérébrale à imager puis doser l’expression de protéines cérébrales et comment celles-ci ont été influencées par les conditions expérimentales.

Remplacement

L’étude des circuits cérébraux, de la production de neurones et de leur implication dans les réponses comportementales, telles que la mémoire ou l’adaptation au stress, ne peut être réalisée qu’à partir d’un cerveau et d’un organisme entier vivant.

Réduction

Les effectifs ont été déterminés grâce à une approche statistique visant à optimiser leur réduction, conformément aux recommandations éthiques.

Raffinement

Les méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont optimisées : les injections ou implantations intracérébrales seront réalisées sous anesthésie générale par des chercheurs formés et expérimentés. Les animaux recevront un traitement analgésique avant l’intervention chirurgicale ainsi qu’un traitement anti-inflammatoire après l’intervention et 24 heures plus tard. Pendant la chirurgie, chaque animal sera placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie, et les cornées seront protégées contre la déshydratation. L’anesthésie gazeuse est privilégiée afin de mieux contrôler la profondeur de l’anesthésie et pour garantir une meilleure récupération post-opératoire. Une surveillance post-opératoire d’une semaine est assurée afin de suivre chaque souris et d’intervenir si nécessaire (par exemple, en cas de perte de poids ou de température élevée nécessitant un traitement antibiotique). En cas de plaie, les animaux recevront un traitement analgésique, et la plaie sera désinfectée par application de bétadine dermique. Une surveillance accrue est mise en place pour les souris montrant des signes de mal-être, avec des interventions si nécessaire, telles que des injections de solution saline pour l’hydratation ou la fourniture de nourriture appétente. Les injections sous-cutanées sont privilégiées par rapport aux injections intrapéritonéales en raison de leur plus grande sûreté et de leur moindre invasivité. Afin de réduire le stress des animaux, une habituation à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure est réalisée avant les tests comportementaux. Les expérimentateurs, experts dans la préhension et la contention des souris, veillent à minimiser tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites sont définis : en cas de blessures en cage ou d’infections, les animaux sont pesés et examinés quotidiennement (hydratation, température, état de la blessure). La décision d’euthanasie est prise en l’absence d’amélioration au bout d’une semaine.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par la similarité entre la neurobiologie humaine et celle de cette espèce, qui constitue un modèle de référence pour l’étude des bases neurobiologiques du comportement. Les souris utilisées seront des individus adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 724
Souffrances
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Devenir
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 724

Jusqu'à vingt séances d'imagerie sous anesthésie gazeuse par animal, une injection de cellules cancéreuses dans l'oreille, l'ablation de cette oreille si la tumeur grossit trop vite, puis une injection dans la rate. 724 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, y compris celles dont la tumeur régresse. Les métastases hépatiques attendues peuvent provoquer douleur abdominale, fatigue, perte d'appétit et perte de poids, et chaque animal reçoit en plus une injection de médicament tous les deux jours pendant quatre à huit semaines. Le choix de la souris est justifié par un contexte immunitaire complet et par des molécules cibles que le porteur décrit comme conservées à 100 % chez l'humain, les animaux étant utilisés à six ou sept semaines pour limiter les variations physiologiques.

Objectifs

Le mélanome est une tumeur qui se développe à partir de cellules épidermiques appelées mélanocytes. Bien qu’il ne représente qu’environ 1% des cancers cutanés, le mélanome est responsable de 75% des décès dus aux cancers de la peau. L’agressivité du mélanome est liée à son très fort potentiel métastatique et à la capacité de ces cellules cancéreuses à proliférer dans les organes vitaux, notamment le foie. Il est donc crucial de comprendre quels sont les mécanismes qui gouvernent le développement des métastases, pour envisager des traitements qui bloqueront ou ralentiront la progression tumorale dans les organes vitaux. Dans le but d’étudier ces mécanismes, nous avons mis en place une méthode qui nous a permis d’identifier des gènes impliqués dans le développement des métastases pulmonaires et nous souhaitons maintenant étendre cette méthode aux métastases hépatiques. Les mélanomes utilisent des signaux produits localement dans chaque organe pour stimuler leur croissance. Empêcher les mélanomes de percevoir ces signaux, devrait en théorie prévenir leur croissance. Dans le but de tester cette hypothèse, nous avons mis au point un système qui permet d’éteindre individuellement l’expression d’une sélection de gènes impliqués dans la réception des signaux stimulant la croissance des mélanomes. Grace à cette méthode, nous avons pu déterminer quels sont les récepteurs qui sont responsables de la croissance des mélanomes dans les poumons. Nous souhaitons maintenant étendre notre étude au foie car le mélanome conduit fréquemment à des métastases dans cet organe. Nous avons choisi le modèle souris pour ce projet car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des métastases du mélanome ainsi que la réponse anti-tumorale. Le modèle cellulaire choisi récapitule fidèlement l'évolution du mélanome retrouvée chez l'homme avec les mêmes mutations et le même processus métastasique chez les souris . Pour respecter les exigences de raffinement, les animaux sont observés tous les jours. Si un signe de douleur est observé (prostration, agressivité), un anti-douleur pourra être administré et un enrichisement supplémentaire ou différent pourra être ajouté dans la cage. Pour réduire le nombre d'animaux, une étude statistique préliminaire a été réalisée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir l’implication des gènes étudiés dans la croissance des métastases de mélanomes. Il permettra d’identifier précisément quels récepteurs sont utilisés lors de la colonisation spécifique du foie. Ces gènes ont un potentiel thérapeutique formidable puisqu’environ 40% des médicaments sur le marché sont des agonistes ou antagonistes de ces récepteurs. Cela permet donc d’envisager de nouvelles perspectives thérapeutiques pour limiter la progression tumorale chez les patients ayant un mélanome avancé (stade 2 à 4) mais n’ayant pas de métastases détectables au moment de l’exérèse de la tumeur primaire. En effet, chez la plupart de ces patients, les métastases ne sont détectables que plusieurs années après la chirurgie. Outre les retombées médicales envisageables, ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de la progression tumorale des mélanomes cutanés.

Procédures

Injection de cellules dans l'oreille 1 par souris sous anesthésie, durée maximale 15 min. Procedure chirurgicale d'ablation de l'oreille (uniquement si la tumeur atteint un certain volume avant l'apparition des métastases) sous anesthésie gazeuse, une seule fois, durée maximale 30 min. Injection de cellules 1 par souris sous anesthésie, durée maximale 15 min. Injection de cellules en dans la rate : 1 par souris sous anesthésie générale, durée maximale 20 min. Injection de médicaments : 1 fois tous les deux jours après anesthésie locale (Lidocaïne) pendant 4 à 8 semaines (en fonction des résultats). Anesthésie gazeuse pour imagerie, durée maximale 20 min, 1 à deux fois par semaine pendant au maximum 10 semaines soit 20 séances maximum, durée maximale des procédures.

Impact sur les animaux

Les animaux auront des nuisances légères dues aux injections sous anesthésie locale ou générale dans le derme (flanc (anesthésie locale), ou oreille (anesthésie générale)) ou dans la rate (anesthésie générale). Avant l'anesthésie, une analgésie adaptée sera administrée. L'excision d'une oreille sous anesthésie générale avec analgésie pourra entraîner une gêne et un handicap modérés. La croissance de tumeurs dans le derme peu entraîner une gêne physique et des douleurs modérées. La croissance de tumeur dans la rate peut entraîner des symtômes de douleur abdominale modérée. L'apparition de métastases hépatiques peut entraîner des symptômes de gravité modérée: douleur abdominale, fatigue, perte d'appétit et éventuellement perte de poids.

Devenir

Tous les animaux ayant reçu une injection de cellules seront euthanasiés à la fin de la procédure car ils développeront tous potentiellement des tumeurs et des métastases. Pour les animaux pour lesquels on observerait une régression tumorale, ils seront aussi euthanasiés car on ne peut pas éliminer la possibilité d'une reprise de la tumeur et/ou une progression lente. Tous les animaux ayant été utilisés pour la procédure de détermination de la dose maximale d'antagonistes seront aussi euthanasiés pour analyses post-mortem sur tissus et organes.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme entier (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des métastases du mélanome dans les organes distants. Enfin, notre projet offre une opportunité thérapeutique qui justifie la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme.

Réduction

Concernant l'analyse des critères d'évaluation de l'efficicacité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire permet d'établir le nombre d'animaux nécessaire par groupe pour les étapes de validation des gènes d'intérêt et l'étude de leur effets sur la croissance primaire et pour l'étude des effets des antagonistes. De même, seuls les gènes d'intérêt validés seront étudiés par la suite. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisé, les doses d'antagonistes seront calibrées en fonction des données de la littérature et des résultats obtenus in vitro. De même, une période de wash out sera observée entre l'injection de deux doses lors de l'évaluation de la dose maximale tolérée , ce qui permettra de réduire le nombre total d'animaux.

Raffinement

Les animaux sont observés tous les jours par le personnel de l'équipe de recherche. De plus, les animaux sont observés et pesés deux à trois fois par semaine par les expérimentateurs confirmés responsables du projet. Un score de contrainte est établi en observant le comportement des animaux toutes les semaines. Des points limites pour traitement ou arrêt ont été définis et seront strictement appliqués. Les souris seront anesthésiées lors des différentes procédures. Si des métastases hépatiques se développent, nos méthodes de suivi (palpation abdominale et luminescence) nous permettront d'arrêter le procédure à un stade de gravité modérée.

Choix des espèces

Nous avons choisi d'utiliser le modèle de la souris pour étudier les mécanismes de développement de métastases de mélanome. L'utilisation de ce modèle nous permet d'être dans un contexte immunitaire complet. Ce modèle nous a déjà permis d'identifier des molécules impliquées dans la croissance métastatique du mélanome dans les poumons. D'une part, le modèle cellulaire choisis récapitule fidèlement l'évolution du mélanome retrouvée chez l'homme avec les mêmes mutations et le même processus métastasique. D'autre part, les molécules identifiées chez les souris sont 100% conservés chez l'homme. Nous souhaitons utiliser les souris à maturité sexuelle, adulte, de 6 à 7 semaines, jeunes adultes. En effet, le développement de la souris entraîne des variations d'expression géniques, hormonaux, des changements physiologiques qui peuvent avoir des effets sur l'expression des gènes étudiés et donc biaiser nos résultats. Nous souhaitons limiter les variations de ceux-ci et pouvoir standardiser au maximum la physiologie des souris à un jeune âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1408
Souffrances
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Devenir
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 1408

Placées dix fois pendant cinq minutes face à une souris d'une lignée agressive qui les attaque, une partie des souris de ce projet subit un modèle de défaite sociale chronique. 1 408 souris vont être utilisées au total, toutes tuées pour observer leur cerveau au microscope, dans des procédures dont le niveau de souffrance va de léger à sévère. Elles reçoivent une injection de vecteurs de thérapie génique dans le cerveau, avec pose d'une fibre optique pour certaines, seize ou dix-sept injections dans l'abdomen, et un sevrage à la morphine qui provoque un état de manque avec signes somatiques et perte de poids. Le porteur annonce un fort potentiel translationnel pour traiter conjointement addiction et dépression, quand l'acquis immédiat du projet reste la description d'une interaction entre deux récepteurs.

Objectifs

La forte prévalence des comorbidités entre dépression et addiction aux drogues a un impact majeur sur la santé mentale et les systèmes de santé. En témoigne l'épidémie d'opioïdes touchant les Etats-Unis, où la consommation de drogues est fortement associée à des symptômes de dépression, et a fait chuter l'espérance de vie jusqu’à son plus bas niveau. La comorbidité entre l’addiction aux drogues d’abus et la dépression ainsi que l’impact du stress sur la rechute après sevrage et la dépression, s’expliquent en partie par le fait que des circuits cérébraux communs sont mis en jeu. Ainsi, des recommandations récentes soulignent que les développements thérapeutiques futurs doivent se concentrer sur les comorbidités, plutôt que de traiter chaque maladie indépendamment. Un mécanisme cellulaire clé par lequel deux récepteurs cellulaires interagissent a été découvert et cette interaction régule les comportements dépressifs et d’addiction. Pour ce projet, nous allons étudier comment cette interaction entre récepteurs, identifiés dans une population de neurones, modifie l’équilibre des activités entre différents types de neurones dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Des outils qui permettent de cibler très spécifiquement des interactions moléculaires entre récepteurs dans le cerveau ont été développés. Le présent projet permettra d’élucider le mécanismes expliquant les effets thérapeutiques potentiels que nous avons publiés dans le contexte de l’addiction aux psychostimulants. De plus, ce projet vise à tester l’efficacité de notre approche dans le contexte de l’addiction aux opiacés, et dans la dépression, car il existe une forte comorbidité. En effet, la prévalence de la dépression parmi les patients souffrant d’une addiction est de 30 pour cent. Ce projet revêt donc un fort potentiel translationnel car il ouvre la porte à de futurs développement thérapeutiques pour traiter à la fois les addictions et la dépression comorbide.

Procédures

Les interventions nécessaires à la réalisation du projet permettant d'identifier une nouvelle approche thérapeutique sera soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique dans le cerveau (une fois par animal, durée 10min) soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique et fixation d’une fibre optique dans le cerveau (une fois par animal, durée 45min), qui se fera en condition d'analgésie et anesthésie générale. Des injections intrapéritonéales seront réalisées (16 ou 17 selon procédure, 2 par jour maximum). Les effets anti-dépresseurs seront mesurés par l'observation du comportement dans des cages spécifiquement dédiées. Pour un groupe de souris, celles-ci seront mises en compagnie d'une souris d'une lignée différente pendant 5 minutes 10 fois, puis placées dans différentes cages permettant l'observation de différents types de comportement (durées : 5min, 10min, 5min, 1fois) puis dans une cage permettant de mesurer la consommation d'eau de boissson (72 heures, 1 fois). Deux groupes de souris seront placés dans une enceinte 1 fois pendant 30 minutes pour observer le comportement spontané. Deux groupes de souris seront placés dans une cage à deux compartiments pour mesurer les effets hédoniques de la morphine (8 fois 30 minutes).

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux par l’expérimentateur, ainsi que l’exposition à un nouvel environnement (cage de test de comportement) peut engendrer un stress. Les injections intra-péritonéales engendrent une douleur de très courte durée au niveau de l’abdomen. Lors des actes chirurgicaux, l’anesthésie peut engendrer une baisse de température corporelle et une déshydratation. Dans de très rares cas, l’anesthésie peut provoquer un arrêt cardio-respiratoire.En post opératoire de la chirurgie, les nuisances possibles sont une douleur, et une infection au niveau de la suture due la peau du crâne. Suite au traitement à la morphine, la phase de sevrage entraîne un état de manque associé à des signes somatiques et une perte de poids transitoire. Lors du test de défaite sociale chronique, la mise en place du modèle de stress social implique que les souris soient agressées par d'autres souris. Le modèle animal de stress chronique implique que les souris soient stressées. Les souris qui sont les agresseurs doivent être maintenues en hébergement individuel, soit 1 souris par cage, ce qui peut engender un stress.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés afin d'étudier le cerveau. Il est nécessaire de prélever le cerveau car seule une observation par microscopie permettra de connaître les événements cellulaires associés aux effets thérapeutiques attendus.

Remplacement

Les études in vitro et sur invertébrés ne permettent d’étudier les comportements de type dépressif ou addictif car la neuropathologie de ces troubles psychiatriques est complexe, évolutive et multicellulaire. L’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études, ni de développer des stratégies à visée thérapeutique pour obtenir des preuves de concepts en vue d’une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis d’obtenir des résultats préliminaires solides afin de limiter les études in vivo chez la souris.

Réduction

Le projet impliquera un nombre maximum de 1408 animaux.Les résultats publiés, y compris par notre équipe, nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux par groupe expérimental permettant de générer des données statistiquement solides. De plus, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. Le nombre d’animaux utilisés correspond au plus petit nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats scientifique valide et reproductibles.

Raffinement

Afin de minimiser le stress lors de l’interaction avec l’expérimentateur et le nouvel environnement, une phase d’habituation permet d’habituer progressivement les animaux. L’utilisation d’une aiguille de taille minimale contribue à diminuer l’impact des injections intra-péritonéales. Lors des actes de chirurgie, la température corporelle est maintenue grâce à un tapis chauffant, et la déshydratation est empêchée par l’injection par voie intra péritonéale de sérum physiologique. L’effet de l’hébergement individuel des souris est attenué car les souris sont dans des cages placés côte à côte d’autres cages en apportant une interaction visuelle, et les cages étant pourvues d’un grillage, une interaction par les odeurs est maintenue. Un enrichissement de la cage est réalisé́ par un apport de « nid ». Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Les points limites sont définis et des méthodes sont mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux. Anesthésie et analgésie seront effectuées pour les actes qui autrement auraient pu induire une douleur.

Choix des espèces

Le rongeur est reconnu comme modèle animal idéal pour l'expérimentation et la translation vers les thérapies. Les régions cérébrales, les types de neurones et les circuits neuronaux ainsi que les mécanismes cellulaires de l'addiction et de la dépression sont largement conservés entre le rongeur et l'être humain. Des souirs au stade adulte permettent de modéliser l’addiction et la dépression qui touche majoritairement la population adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 376
Souffrances
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Devenir
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 100
 276

Isolés en cage individuelle et placés en cycle inversé, des rats sont conduits à boire de l'alcool au fil d'environ 80 sessions de trente minutes. Après une soixantaine de sessions d'habituation, six sessions associent la recherche d'alcool à des stimuli aversifs, pour séparer ceux qui continuent malgré le signal négatif de ceux qui s'arrêtent. Vient ensuite une chirurgie cérébrale d'au plus quarante minutes sous anesthésie et analgésie, puis trois semaines d'attente avant l'analyse. 376 rats sont engagés dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 276 sont tués pour prélever leur cerveau, et les 100 autres, ceux qui n'ont pas assez d'appétence pour l'alcool, sont proposés pour servir à des formations à l'expérimentation animale.

Objectifs

Démontrer qu’en modulant spécifiquement l’activité de certaines populations de neurones produisant de la dopamine (une substance active du cerveau) dans le cerveau - par des approches génétiques chez le rat - on peut moduler une prise compulsive d’alcool (une consommation irrépressible d’alcool en dépit des conséquences négatives que ces prises d’alcool peuvent avoir sur l’individu).

Bénéfices attendus

Comprendre une partie des mécanismes liés à la prise compulsive d’alcool en lien avec le rôle de la dopamine dans le cerveau. La prise compulsive d’alcool est à la base de nombreux troubles psychiatriques et comprendre son fonctionnement est un préalable indispensable au développement de stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces qui sont inéxistantes à ce jour.

Procédures

La recherche envisagée s’étale sur une durée d’environ 20 semaines. Des rats adultes seront conditionnés à consommer de l’alcool de façon compulsive au cours d’un total cumulé de près de 80 sessions de 30 minutes chacune. Après habituation à consommer de l’alcool (environ 60 sessions), 6 sessions seront associées à stimuli aversifs pour associer la recherche d’alcool à un signal négatif et ainsi distinguer les rats compulsifs ne pouvant pas stopper leur consommation d’alcool malgré ce signal, de ceux non compulsifs. Les animaux utilisés dans ce projet auront ensuite des injections dans le cerveau (chirurgie sous analgésie et anesthésie générale pour une durée d’opération n’excédant pas 40 minutes) qui permettront au bout de trois semaines d’étudier les mécanismes de régulation de la prise compulsive d’alcool.

Impact sur les animaux

L’effet du modèle de consommation d’alcool que nous allons utiliser et l’hebergement individuel des animaux pour cette expérimentation ont un impact d’ordre modéré sur l’animal, augmentant son niveau d’anxiété mais n’induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Des nuisances modérées sont attendues liées à la chirurgie d’injection et aux des stimuli négatifs lors der derniers jours de consommation d'alcool. Des nuisances légères sont attendues pour ce qui est des injections dans l’abdomen et/ou sous-cutanées des traitements antalgiques et anesthésiques.

Devenir

Les animaux ayant suivi l'ensemble des expériences auxquels ils sont destinés seront tous mis à mort afin de prélever les cerveaux soit pour analyse des tissues, soit pour analyse de l'activité des neurones après la mort. Cependant, dans notre projet, nous estimons à vingt à cinquante pour cent au maximum les animaux ne satisfaisant pas au critère comportemental (appétence pour l'alcool) nécessaire à la poursuite des expériences. Ceux-ci seront proposés pour être réutilisés dans le cadre de formations à l’expérimentation animale ou autre formation d’enseignement. La décision sera prise en concertation avec le vétérinaire réfèrent et/ou un membre de la Structure chargée du Bien Être des Animaux.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives n’impliquant pas d’animaux vivants qui permettront l’évaluation d’un comportement compulsif de prise d'alcool (comportement pour lequel on observe une continuation de la prise en dépit des conséquences négatives, un des critères diagnostic des addictions).

Réduction

Chez les animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool différents scores d’activité comportementale seront relevés et les analyses des cerveaux de ces mêmes animaux prélevés en fin d’expérimentation permettront de déterminer également les pourcentages de neurones préférentiellement activés en fonction de nos conditions expérimentales. Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe estimé sur la base d'expériences similaires. Pour une question d’organisation et de gestion des expérimentations, l’ensemble des animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool sera traité au cours de sessions distinctes et successives pour n’avoir à suivre simultanément qu’un nombre restreint d’animaux à la fois.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cycle inversé et seront isolé pour répondre aux besoins experimentaux du projet. Cependant, les grilles des cages ainsi que les portoirs seront ouverts, et les cages seront proches les unes des autres, permettant le maintien d’un certain nombre d’interactions sociales entre les animaux, ce qui limitera toute nuisance associée à un isolement plus strict. De plus ils recevront un enrichissement supplémentaire pour pallier cette individualisation. Ils seront hébergés pendant une semaine à leur arrivée pendant laquelle ils sont manipulés quotidiennement, avant le début des expérimentations (pendant une semaine) afin d’atténuer le stress pouvant être lié aux manipulations. Les chirurgies du cerveau seront réalisées sous anesthésie générale, après analgésie préalable des sites d’incision. Les yeux seront protégés de la dessication par application d’un gel ophtalmique. La température de l’animal sera maintenue constante par une couverture chauffante. En post-opératoire les animaux seront placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Des injections d’eau glucosée seront réalisées pour faciliter le processus de récupération post-chirurgical. Les douleurs post-opératoires seront prévenues par un antalgique. L’intégrité du processus cicatriciel en post-opératoire sera renforcé par application d’une solution iodée après suture de la peau. A leur réveil les animaux seront retournés dans leur cage. En cas de signe d’alerte, l’alimentation sera supplémentée par une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Le suivi quotidien et les pesées quotidiennes des animaux permettront de veiller à ce qu’ils ne souffrent pas et de mettre en place des stratégies de soins et des points limites adaptés.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des réseaux de neurones sur lesquels portent notre étude, tant du point de vue anatomique que physiologique. Les registres comportementaux explorés sont facilement appréhendables dans cette espèce. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes (de 8 à 10 semaines, de 200 à 240 g), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des expériences.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 42
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 42
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 42

42 souris vont être utilisées, toutes tuées à sept ou quatorze jours pour prélever les zones en cicatrisation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit deux incisions de 2 mm sous anesthésie, l'une dans le dos, l'autre dans le palais, puis passe deux jours seule en cage, un isolement que le porteur reconnaît stressant pour un animal social. Les applications annoncées, au bénéfice de personnes brûlées ou porteuses de séquelles faciales, sont renvoyées au moyen terme, l'objet immédiat restant de comparer la cicatrisation du palais et celle de la peau. Sur le remplacement, le porteur écrit que la cicatrisation est "trop compliquée pour être reproduite en laboratoire" et qu'il faut donc l'étudier chez l'animal.

Objectifs

La gencive, muqueuse qui entoure les dents et recouvre l’os sous-jacent, est composée principalement de populations cellulaires appelées fibroblastes gingivaux (GF). Parmi ces populations, se trouvent des cellules souches gingivales (GSC) capable de se renouveler et de se transformer en différents types cellulaires. De plus, le tissu dont elles sont issues présente une cicatrisation complête, ne laissant aucune trace et se démarque par cette propriété des autres tissus conjonctifs de recouvrement (notamment de la peau). Les GSC, facilement recueillies chez les patients adultes, peuvent s'adapter à différents environnements du corps et influencer le système immunitaire, ce qui en font un outil de choix pour la thérapie cellulaire. De plus, la biopsie indolore n’entraine ni cicatrice ni problème fonctionnel. Ces cellules, qui seraient dérivées des crêtes neurales, sont utilisées avec succès en dermatologie et en cardiologie. Ce projet cherche à comprendre comment ces cellules participent à la guérison cutanée et comment les utiliser en thérapie. Elles seront ainsi triées selon leur origine embryonnaire et leur contribution dans la cicatrisation sera étudiée. Des modèles de souris transgéniques seront utilisés pour suivre ces cellules et comprendre leur répartition dans différents tissus. Ces recherches pourraient ouvrir de nouvelles voies pour la reconstruction des tissus après des blessures graves ou des maladies.

Bénéfices attendus

Des travaux préliminaires sur ces modèles de souris transgéniques ont permis de faire une différence sur l’origine embryologique des cellules constituant la tête, de celles à l'origine du reste du corps. Ainsi notre idée serait de montrer que l'origine particulière des fibroblastes de la gencive est la raison essentielle de la cicatrisation complête et sans traces, dans la bouche. Pour cela, nous utiliserions ces modèles de souris transgéniques afin de déterminer la distribution des cellules selon leurs origines dans les tissus qui cicatrisent parfaitement, le palais, versus un référentiel moins performant, la peau. Le projet de recherche ici présenté a pour objectif de décrire les implications du fibroblaste gingival et des cellules souches associées pendant la cicatrisation complète et quasi parfaite. Les résultats de ces recherches permettront de mieux appréhender l’utilisation des fibroblastes gingivaux dans la réparation tissulaire par thérapies cellulaires. Nous espérons aussi pouvoir identifier des molécules responsables de cette régénération. Les applications à moyens termes pourraient profiter aux personnes présentant des traumatismes faciaux avec des séquelles cutanées ou patients présentant des brûlures importantes.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pour la chirurgie. Deux incisions cutanées de 2mm seront réalisées. L'une se situera dans le dos, l'autre dans le palais. Nous estimons réaliser l’ensemble de ces gestes en moins de 5 minutes pour chaque animal. Ces incisions seront réalisées sur la totalité des animaux, soit 42 souris. Un traitement analgésique de plusieurs jours sera systématiquement mis en place pour anticiper l’apparition de douleurs post opératoires possibles. Du fait d'une aggressivité possible et reconnus chez les souris après chirurgie, les animaux seront placés en cage individuelle durant 2 jours. Les souris seront euthanasiées et les prélévements seront réalisés à 7 et 14 jours

Impact sur les animaux

A l’âge adulte, les animaux subiront un acte de chirurgie rapide impliquant deux biopsies (punch). Cet acte pourra induire des contraintes liées à l’anesthésie elle-même (stress thermique, risque de détresse respiratoire, etc.) et pourra induire une douleur post-opératoire malgré la prise en charge de la douleur associé à la cicatrisation (irritation, inflammation, etc...). De plus, la plaie créée dans le palais, ainsi que la gêne qu’elle occasionne, pourrait entraîner une perte de poids. Enfin, afin d’éviter des comportements agressifs après la chirurgie, les animaux seront hébergés individuellement durant 2 jours ce qui impliquera un stress social pour ces animaux sociaux.

Devenir

Aux différents temps défini post-chirurgie, nous allons récupérer les zones en cicatrisation (après 7 jours de maintien) ou cicatrisées (après 14 jours de maintien) pour effectuer les analyses nécessaires afin de répondre à la question scientifique. L’euthanasie des animaux est donc de ce fait inévitable.

Remplacement

La cicatrisation est un processus complexe qui se déroule en plusieurs phases : inflammation, formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse) et mobilisation de cellules spécifiques. Ce processus est trop compliqué pour être reproduit en laboratoire. Pour comprendre le rôle des fibroblastes (des cellules importantes pour la cicatrisation), il faut étudier ce processus chez l'animal. Cela permet d'observer toutes les cellules et les étapes impliquées dans la cicatrisation de manière naturelle.

Réduction

À la fin de cette étude, nous analyserons les échantillons de deux manières différentes. D'abord, une analyse qualitative en histologie examinera les sites prélevés aux jours 7 et 14 sur les deux lignées transgéniques. Ensuite, une analyse quantitative aux jours 7 et 14 également, mais qui ne portera que sur l'une des deux lignées. Étant donné que le marquage fluorescent ne modifie pas l'expression génique des cellules, nous ne prévoyons pas de différences entre les résultats des deux lignées. Par une approche statistique appropriée à notre étude, nous avons déterminé la taille des groupes nous permettant d’avoir une force statistique adéquate tout en respectant les considérations éthiques en matière de nombre d'animaux. Ainsi, il nous faut comparer 7 échantillons de palais à 7 échantillons de dos pour les deux temps d’arrêt et les deux types d’approches. De plus, comparer les deux sites chirurgicaux chez le même animal renforce la validité statistique de l'étude tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés. L'étude portera sur un total de 42 animaux.

Raffinement

L’ensemble de la procédure sera réalisé sous anesthésie générale associée à un protocole analgésique pré et post opératoire durant une surveillance accrue de deux jours. Les deux actes chirurgicaux seront réalisés sur un temps court inférieur à 5 min. L’hébergement se fera en cages individuelles avec enrichissements (maisonnette ou tunnel plus radeau) durant 2 jours maximum et les cages positionnées côte à côte pour que les animaux se voient. Les conditions de stabulations seront conforment à la réglementation. Exceptionnellement, la litière sera faite de carrées de cellulose, moins agressif pour les plaies. Les animaux recevront en plus un régime alimentaire sous forme de gel nutritif ainsi que de l'eau par abreuvement automatique. Des points limites ont été définis sur le poids des animaux qui sera mesuré quotidiennement jusqu'à 14 jours (semaine et week-end). Un traitement analgésique sera lancé si une perte inférieure à 20 pour 100 du poids de l’animal est observée. Au delà de cette valeur, l’animal sera euthanasié pour limiter sa souffrance. La mise en évidence de signes de contamination de la plaie ou de signes cliniques observés au cours du suivi sera prise en compte (apparence, posture, appétit, poids corporel, respiration, plaie) pour l’arrêt de l’expérimentation et l’euthanasie de l’animal.

Choix des espèces

La souris possède des similarités morphologiques avec son homologue humain, elle représente donc le modèle le plus adapté pour réaliser des plaies. De plus, dans les limites de la réglementation, ce modèle facilite l'utilisation d'un nombre suffisant d'échantillons pour permettre la collecte de données statistiquement significatives. Enfin, par rapport au rat, la disponibilité des modèles génétiquement modifiés est moins restrictive. Les outils biologiques pour l'exploration des échantillons sont plus facilement utilisables sur cette espèce. Les souris utilisées seront des souris adultes ayant terminé leur croissance. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi des animaux âgés de 3 mois. De part la difficulté à avoir assez d’animaux double mutants, nous utiliserons les souris des deux sexes. Nous essayerons de répartir au maximum les deux sexes aux deux temps d’arrets (après 7 jours et 14 jours de maintien) et que cette répartition soit similaire pour les deux lignées.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 24
Souffrances
▲ 4
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 24

24 rats vont être utilisés pour répondre aux questions de l'Agence européenne du médicament, adressées à un prestataire qui travaille pour un client industriel. Une partie des procédures se déroule sans réveil, le reste à un niveau de souffrance modéré, et tous les animaux sont tués par prélèvement de sang terminal en intracardiaque pour mesurer où le produit s'est distribué dans les tissus. Ils reçoivent des vésicules extracellulaires radiomarquées destinées à traiter les fistules périanales de la maladie de Crohn, avec pesée quotidienne pendant quatorze jours et deux prises de sang sur animal vigile. Le porteur constitue cinq groupes de quatre animaux, deux mâles et deux femelles, et affirme qu'il "n'est néanmoins pas possible de descendre sous ce seuil".

Objectifs

Plus de 1,9 millions de personnes à travers le monde sont atteints de la maladie de Crohn. Une des manifestations fortement handicapante et fréquente de cette pathologie (un tiers des patients après 20 ans d’évolution) est l’apparition de fistules périanales, fissure pénétrant dans la paroi intestinale avec une forte inflammation environnante. La prise en charge est multidisciplinaire (médicale et chirurgicale) avec des taux de récidive allant jusqu’à 40% à 5 ans. Notre client a pour objectif de proposer une alternative thérapeutique à base de particules naturellement libérées par les cellules appelées vésicules extracellulaires (VEs) qui ont été obtenus à partir de cellules souches issues du tissu adipeux. Ce traitement sera proposé quand les fistules des patients ont montré une réponse inadéquate à une thérapie conventionnelle. Ces VEs seront administrés de manière concomitante par voie sous cutanée le long de la paroi de la fistule et au niveau de son orifice, et en locale à l’intérieure de la fistule. Pour l’administration locale, les VEs seront mélangées à un polymère (Poloxamère 407), une grosse molécule formant un gel à la température du corps et permettant ainsi de retenir les EVs dans le site de la lésion dans des zones peu accessibles et de prolonger la libération du médicament. L’efficacité du traitement de VEs combinées à ce polymère a déjà été montrée dans plusieurs modèles préclinique de fistules digestives et intestinales chez le rat et le cochon. Ces VEs diluées dans une solution saline (pour l’injection sous cutanée) ou mélangées au Poloxamère 407 (pour l’administration locale) n’ont pas montré d’effets délétères. Notre projet vise aujourd’hui à répondre à une des questions posées par l’Agence Européenne du Médicament en vue de compléter le dossier réglementaire d’une future demande d’autorisation d’essais cliniques, à savoir quantifier la persistance des VEs après une administration unique et d’évaluer son élimination de la circulation sanguine ainsi que sa distribution dans les tissus. Les VEs étant difficilement traçables dans l’organisme, elles seront couplées à un élément radioactif (iode-125) afin de pouvoir les suivre et ainsi de répondre à ces questions.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à répondre aux questions scientifiques posées par l’Agence Européenne du Médicament notamment sur la persistance du produit de notre client au site d’intérêt, sur son élimination de la circulation sanguine et sa distribution dans les tissus ; et en cas de réponse positive de poursuivre le développement de ce médicament vers des études de toxicologie réglementaire. Le succès du développement de médicament permettrait une nouvelle solution thérapeutique pour les malades de la maladie de Crohn souffrant de fistules périanales récidivantes.

Procédures

Sur animal vigile : Pesée (une fois par jour, maximum 14 jours, 20 secondes) ; administration de composé analgésique (maximum 2 fois, 15 secondes) ; prélèvement de sang (2 fois maximum, 3 minutes). Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 2 fois, 5 minutes)

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie à l’isoflurane ; stress et douleur légère liés aux administrations sous cutanées vigiles; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ; stress et douleur légère liés aux prélèvements de sang vigiles

Devenir

Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Prélèvement d’organes, atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal, fin de l’étude.

Remplacement

Evaluer la pharmacocinétique, la biodistribution tissulaire nécessite d’être en présence d’un système biologique complexe et est impossible à faire in vitro. De plus, dans le cadre du développement du médicament de notre client, l’Agence du Médicament Européen a demandé que ces études soient complétées chez l’animal. L’animal est donc incontournable dans le cadre de cette étude.

Réduction

Les 5 groupes utilisés sont composés uniquement de 4 animaux (2 mâles et 2 femelles), la méthode de quantification par mesure radioactive étant très précise et répétable. Il n’est néanmoins pas possible de descendre sous ce seuil.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux seront surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles seront mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 2 par cage dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie et de préhension des animaux.

Choix des espèces

Le développement préclinique du traitement de notre client a été effectué dans cette espèce et cette espèce a été demandée par l’Agence Européenne du Médicament pour les études complémentaires. Les rats seront utilisés à un âge de 6-7 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est considéré comme mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1019
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1019
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1019

1 019 souris vont être utilisées, chacune pouvant subir douze prélèvements de sang par incision du bout de la queue, douze à seize jours d'isolement pour la mesure du métabolisme et jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et commencent par une chirurgie cérébrale de vingt minutes sous anesthésie générale, suivie d'injections dans l'abdomen. Certaines lignées développent à partir de neuf mois des problèmes musculaires ou une paralysie, que le porteur présente comme une caractéristique de la lignée. Toutes sont tuées pour prélever cerveau, muscle, tissu gras et foie, la question posée étant de relier le dérèglement du métabolisme à la maladie d'Alzheimer.

Objectifs

Les maladies liées à l'âge constituent l'un des principaux défis des sociétés modernes, à mesure que l'espérance de vie augmente. C’est notamment le cas des maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, la plus répandue dans le monde. Malgré des avancées importantes, les mécanismes pathologiques de la maladie d’Alzheimer restent mal compris et les options thérapeutiques insatisfaisantes. De nombreux éléments suggèrent que la maladie d’Alzheimer n'est pas seulement caractérisée par un dysfonctionnement neurologique mais également par des troubles métaboliques. Un dysfonctionnement métabolique est un trouble du corps qui perturbe la manière dont il transforme les aliments en énergie, pouvant mener à des maladies telles que le diabète ou l'obésité. Ce projet vise à comprendre comment la dérégulation du métabolisme est liée aux maladies neurodégénératives. Pour atteindre cet objectif, nous allons caractériser l'impact du dysfonctionnement métabolique sur la progression de la neurodégénérescence chez des modèles animaux de souris atteintes de maladies neurodégénératives. Nous étudierons également la régulation du métabolisme au cours de la progression de la neurodégénérescence chez ces modèles. Afin de prendre en compte des facteurs liés au sexe et au stade de développement de la maladie, l’étude sera menée sur des mâles et des femelles, et sur des groupes ayant deux âges différents. Enfin, nous proposons de valider une nouvelle méthode pour suivre la progression de la maladie par imagerie. Le projet se déroulera dans 2 Établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre l’implication du contrôle métabolique sur les mécanismes pathologiques de la neurodégénérescence et vice-versa. À plus longue-terme, nous espérons que ces connaissances aideront à révéler de nouvelles perspectives thérapeutiques, ciblé sur l’amélioration de la fonction métabolique, pour prévenir ou ralentir le déclin cognitif liée à la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives. Enfin, nous espérons valider une nouvelle méthode pour suivre la progression de la neurodégénérescence par imagerie, ce qui pourra réduire significativement le nombre d’animaux utilisés dans la recherche préclinique à l’avenir.

Procédures

- Chirurgie sous anesthésie générale et analgésie afin d’injecter des composés dans le cerveaux (durée: 20 minutes) - Détermination du poids, da composition corporelle et de la fonction métabolique sur souris vigile (durée : 4 jours). - Isolement des souris pour l’étude individuelle de la fonction métabolique (durée: 12 a 16 jours). - injection péritonéale sur la souris vigile (1-3 injections par souris ; durée : 30 secondes). - Prélèvement de sang sur animaux vigiles, par incision du bout de la queue. Fréquence : 12 fois par souris, reparti en 6 fois à l’intervalle de 15 ou 30 minutes pendant 2h ; et 6 fois une semaine après, à l’intervalle de 15 ou 30 minutes pendant 2h. - Imagerie de la souris sous anesthésie générale (4-12 fois par souris, 1 fois / semaine sur 1 ou 3 mois; durée : 3 minutes). L’étape de chirurgie se déroulera dans l’établissement EU1 puis, les analyses de la fonction métabolique et l’imagerie se feront dans l’établissement EU2. Les deux établissements sont attenants.

Impact sur les animaux

- Douleur locale transitoire après injection et en post-opératoire ; - Après la chirurgie, il est possible que certains animaux développent une infection, présentent des problèmes de cicatrisation, ainsi qu'une perte de poids ou du stress. - le transport des animaux du fournisseur vers l’animalerie et d’une animalerie à l’autre peut induire du stress. - Stress ou anxiété à cause de l’isolement pour la mesure de la fonction métabolique chez les souris en isolement - Certains animaux plus âgés (à partir de 9 mois) appartenant à l'une des lignées de souris utilisées peuvent développer des problèmes musculaires ou une paralysie, caractéristiques de cette lignée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour le prélèvement de tissus (cerveau, muscle, tissu gras, foie) pour analyse des molécules clés dans la régulation du métabolisme et des protéines pathologiques liées au processus de neurodégénérescence.

Remplacement

L’utilisation d'un modèle animal est indispensable pour étudier le métabolisme énergétique. Des expériences sur cellules ont déjà été réalisées et ont validé notre hippothèse sur l’effet inhibiteur des facteurs pathologiques sur la fonction métabolique et sur l’activité des cellules neuronales. Pour continuer notre étude, nous avons maintenant besoin d'observer les paramètres comportementaux et de physiologie intégrée du métabolisme en lien avec la progression des maladies neurodégénératives. Cela ne peut se faire que sur l’animal vigile. La souris représente un modèle de choix pour l'étude des dysfonctionnements métaboliques et des maladies neurodégénératives, car les modèles utilisés ont été générés chez la souris.

Réduction

Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Les groupes expérimentaux ont été créés en considérant la variabilité biologique entre individus et la complexité des procédures envisagées. Les mesures de la fonction métabolique et d’imagerie de bioluminescence sont effectuées sur plusieurs jours sur le même animal, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Plusieurs mesures spécifiques seront prises pour minimiser les nuisances causées aux animaux, telles que : - anesthésie et analgésie pour limiter la douleur; - des mesures spécifiques pour éviter l'hypothermie; - des mesures spécifiques pour diminuer le stress et l’angoisse des souris pendant le transport des animaux entre les deux établissements; - les animaux sont hébergés groupés (sauf si une nécessité d’individualisation se présente), dans un milieu avec enrichissement approprié, et avec de la nourriture et d'eau ad-libitum; - Tout au long de la procédure, les souris seront observées quotidiennement conjointement par les soigneurs et/ou les expérimentateurs; - application de points limites stricts et spécifiques au projet; - Ce projet privilégie les techniques non invasives d'analyse métabolique globale et d'imagerie.

Choix des espèces

L’espèce Mus Musculus a été choisie car plusieurs modèles de souris présentant des caractéristiques similaires à celles des patients atteints de maladies neurodégénératives ont été développés et validés. De plus, la souris représente un modèle de choix pour l'étude de la fonction métabolique car la régulation métabolique est similaire entre la souris et l’homme, permettant ainsi une extrapolation des résultats obtenus. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes (dans le contexte des maladies métaboliques et neurodégénératives) sur la souris est un atout majeur dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche sur ce modèle animal. Les souris seront utilisées à l’âge adulte, lorsque leurs comportements alimentaires et locomoteurs, ainsi que leur masse, sont stables. Les souris seront utilisées à l’âge de 3, 6 et jusqu’à 9 mois. Ce choix se justifie par le fait qu’à l’âge de 3 mois les souris transgéniques sont à un stade précoce de la maladie, tandis que à 6 mois et 9 mois les troubles de mémoire et d’apprentissage sont bien documenté dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 266
Souffrances
▲ -
▲ 266
▲ -
▲ -
Devenir
 4
 -
 10
 252

Injectés en sous-cutané avec un produit de comblement dermatologique, puis passés au scanner à rayons X jusqu'à trois fois le premier jour, une fois par jour les quinze jours suivants, une fois par semaine pendant deux mois, puis une fois par mois jusqu'à la fin de l'étude. 266 rats sont ainsi utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chaque passage d'imagerie se faisant sous anesthésie gazeuse. Le porteur signale des pertes de poids liées aux anesthésies répétées, et une inflammation voire une nécrose possible du site d'injection. 252 rats sont tués pour prélever le site d'injection ou des organes, 10 sont réutilisés pour de la formation continue du personnel et 4 sont adoptés, l'objet réel du projet étant d'améliorer la persistance de produits de comblement du visage.

Objectifs

Les dermal fillers (remplisseurs cutanés) sont généralement utilisés pour des traitements peu invasifs, tels que la restauration du volume du visage dans des cas de dégradations physiques sévères (lésions post-accidentelles, restauration et correction des signes de perte de graisse faciale (lipoatrophie) chez les personnes atteintes du VIH, ... ). Certains produits de comblement se résorbent naturellement avec le temps nécessitant pour les patients de répéter les injections, il est donc nécessaire d'améliorer la persistance de ces produits. La recherche de nouveaux produits, performants et sains pour le patient, est donc un enjeux de santé publique. Ce projet a pour objectif de tester et d’évaluer des dispositifs médicaux injectables de comblement sur le modèle rat. Il comporte plusieurs protocoles visant à évaluer leur comportement (persistance) et la tolérance locale (potentielles réactions locales de type inflammatoire) après injections en sous-cutanée. Lors de ce projet, l'imagerie médicale sera utilisée afin de suivre l'évolution (volume, hauteur, étalement et forme) des produits injectés au cours du temps. Un effet inflammatoire des produits pourra également être mis en évidence par analyse histologique.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera aux développements de nouveaux produits dermatologiques de comblements et éventuellement à leur mise sur le marché dans le but de proposer des produits plus performants et persistants.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 ou maximum 2 injections en sous-cutanée des produits tests en respectant les volumes d’injections recommandés. Ces injections seront réalisées en environ 4 minutes pour les animaux vigiles et en maximum 10 minutes (anesthésie comprise) pour les animaux anesthésiés. Des examens scanners à rayons X seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Un examen scanner dure jusqu’à 20 minutes (anesthésie comprise). La fréquence des examens scanners sera de maximum 3 acquisitions par jour le premier jour, puis maximum 1 acquisition par jour pendant les 15 jours suivants, puis maximum 1 acquisition par semaine pendant les 2 premiers mois puis maximum 1 acquisition par mois jusqu’à la fin de l’étude.

Impact sur les animaux

Les animaux seront manipulés régulièrement pour différents actes avec ou sans anesthésie susceptibles d’induire un stress (pesées, injection de produits et réalisation des acquisitions d’imagerie scanner à rayons X). Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées et/ou inflammation voire nécrose du(des) site(s) d’injection - probablité faible avec des produits de comblement classique).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole car des prélèvements du site d’injection ou d’organe(s) doivent être réalisés pour analyse histologique. Dans la mesure du possible, les animaux réserves qui n’auront finalement pas été inclus dans les études pourront être réutilisés pour de la formation continue du personnel ou adoptés en fin d’étude selon la procédure d’adoption de l’EU.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet ainsi qu’à des exigences réglementaires, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant de manière fiable. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants, l’activité de l’animal, etc.

Réduction

Le suivi du comportement des produits injectés réalisé par imagerie médicale scanner à rayons X permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisé par projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la performance du produit au cours du temps, des groupes de minimum 6 sites d’injection par éléments d’essai seront constitués.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux en cages sur portoirs ventilés (hors cas d’isolement des animaux pour agressivité ou blessure sur avis vétérinaire) avec les enrichissements appropriés (bâtonnets de bois, cell-sizzle et tube en bois). Les animaux seront observés quotidiennement afin de déceler précocement tout signe clinique anormal et ainsi mettre en place des mesures de prise en charge aussi rapidement que possible (mesures de soutien ou bien mise à mort en cas d’état de santé considérablement dégradé et irréversible). Des pesées régulières seront réalisées : minimum 1 fois par semaine et entre 24 et 72h post-administration des produits de comblement. La fréquence des pesées pourra être augmentée en fonction de l’état clinique des animaux : une pesée quotidienne sera réalisée si l’animal est en perte de poids égale ou supérieure à 15% de son poids maximal atteint durant l’étude (soit une perte de poids de 52.5g pour un animal de 350g). Dans les 24 à 72h post-administration des produits de comblement, une observation du(des) site(s) d’injection sera réalisée pour s’assurer qu’aucune anomalie (rougeur, plaie, nécrose, nécrose ulcérante) n’est visible. L’état général de l’animal sera également observé. Lors des anesthésies, du gel oculaire sera appliqué pour éviter le dessèchement cornéen et une attention particulière sera apportée à la lutte contre l’hypothermie (tapis chauffant et/ou lampe chauffante).

Choix des espèces

Le rat est l’espèce privilégiée pour les injections sous-cutanées de produit de comblement. Un volume plus important que chez la souris peut-être administré permettant un suivi par imagerie scanner à rayons X au cours du temps. De plus, le rat est très bien caractérisé et présente une similitude avec l’homme concernant sa réactivité au niveau de la peau et des tissus sous-cutanés permettant d’évaluer la biocompatibilité et l'efficacité des produits de comblement. Les rats seront utilisés entre 6 et 10 semaines lors des administrations. Pour ce type d’étude, il n’y a pas de contrainte spécifique lié à l’âge. A partir de 6 semaines, les rats ont un système immunitaire suffisamment développé pour répondre efficacement aux stimuli immunitaires, ce qui les rend appropriés pour ce type d’études.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 3624
Souffrances
▲ -
▲ 2184
▲ -
▲ 1440
Devenir
 -
 -
 -
 3624

Provoquer une fibrose des poumons puis un cancer chez le même animal: ce projet organise cet enchaînement pour établir un lien direct entre les deux maladies. 3 624 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, tuées pour prélever leurs poumons, celles dont le génotype ne convient pas étant mises à mort au sevrage. Elles inhalent jusqu'à cinq fois sous anesthésie des molécules qui déclenchent la fibrose et initient le cancer, reçoivent dix injections dans l'abdomen réparties sur deux semaines, et subissent une biopsie de la queue de 2 mm. Le porteur annonce une mise à mort au-delà de 20 % de perte de poids, ou en cas de respiration rapide, de plaie non guérie ou de blessure surinfectée, autant de seuils qui décrivent l'état auquel les souris peuvent parvenir.

Objectifs

Les cancers du poumon sont la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Malgré les avancées thérapeutiques récentes, principalement basées sur les thérapies ciblées et les immunothérapies, de nombreuses tumeurs restent résistantes aux traitements et le taux de survie global à cinq ans ne dépasse pas 20 %. Les maladies pulmonaires interstitielles correspondent à un groupe de maladies qui provoquent les lésions (fibrose) aux poumons et entraînent des difficultés respiratoires. La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est la maladie pulmonaire interstitielle la plus grave. Il s'agit d'une maladie dévastatrice et incurable. Son incidence est en constante augmentation et touche principalement les personnes âgées de plus de 50 ans. Alors que les études épidémiologiques mettent en évidence des risques accrus de cancer du poumon chez les patients atteints de maladies pulmonaires interstitielles, les patients diagnostiqués avec une FPI ont un risque 12 fois plus élevé de développer un cancer agressif. En outre, la fibrose entraînant un dépôt excessif de protéines dans le poumon, elle limite l'efficacité des thérapies. Dans ce projet nous souhaitons : 1/ prouver une association directe entre la fibrose pulmonaire et le cancer chez les animaux jeunes et âgés, 2/ déterminer comment les lésions fibrosantes modulent l’agressivité des cancers et 3/ tester l’efficacité de modulateurs de protéines impliquées dans la mise en place de la fibrose et des cancers du poumon.

Bénéfices attendus

Ces expériences pré-cliniques nous permettront de mieux appréhender comment la fibrose pulmonaire impacte la progression des cancers du poumon. De plus, ces études nous permettront de tester l’efficacité d’une molécule dont nous savons qu’elle bloque efficacement le développement des lésions fibrosantes ainsi que la progression des tumeurs du poumon. A terme, ce projet pourrait inciter les cliniciens à tester notre molécule chez l'humain.

Procédures

Une biopsie caudate de 2mm sera réalisée au sevrage des animaux, elle dure 1 seconde. Les souris seront soumises à l'inhalation de molécules induisant la fibrose pulmonaire et l’initiation du cancer. Cet acte dure moins d’une minute, il sera répété au maximum 5 fois. Il est réalisé sous anesthésie pour diminuer le stress de l'animal. Certaines souris recevront aussi des injections dans le péritoine. Ces injections durent moins de 10 secondes. En tout, il y aura 10 injections réparties sur 2 semaines.

Impact sur les animaux

- Stress à la préhension. - Stress à la biopsie caudale, à l'incision auriculaire et à la pose d’une bague d’oreille - Perte de poids liée à l’instillation d’un composé irritant. - Lésions pulmonaires liées à l’instillation d’un composé irritant. – Lésions pulmonaires liées à l’induction d'un gène.

Devenir

A la fin des procédures 1, 3 et 4 les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement et l'analyse des poumons. A la fin de la procédure d'élevage les souris utiles à la réalisation des procédures 3 et 4 sont gardées vivantes, les souris de mauvais génotypage sont mises à mort.

Remplacement

Nous avons utilisé des cellules en culture pour définir les concentrations actives de nos molécules. Cependant à ce jour il n'existe pas de méthode de remplacement (co culture de cellules ou modèles invertébrés) qui permettent de caractériser chez les mammifères les interactions cellulaires et moléculaires mises en jeu dans les pathologies telles que la fibrose et le cancer du tissu pulmonaire.

Réduction

Nous avons réalisé une étude statistique prévisionnelle qui nous permet de prédire le nombre minimal d’animaux qu’il faut inclure par groupe expérimental afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les expériences seront arrêtées dès que nous aurons obtenu les résultats permettant de valider nos hypothèses de travail.

Raffinement

Nous avons montré l’absence de toxicité de nos composés et de leur tampon de re suspension sur des cellules en culture et sur des animaux vigiles. Pour limiter au maximum la souffrance des souris tout comportement anormal de l'animal sera référencé dans la fiche journalière de suivi par les zootechniciens en charge du suivi des animaux. Cette fiche de suivi indique des points limites adaptés à notre expérience (non guérison de plaie après ajout de Vétédine, manque de soin associé à un isolement pendant plus de 2j, suintement au site d’injection, respiration rapide, blessure étendue ou surinfectée, perte de poids >20%), un arbre décisionnel et les critères suffisamment prédictifs d’arrêt de souffrance des animaux en expérimentation.

Choix des espèces

Les relations qui lient la fibrose pulmonaire au développement du cancer des poumons sont complexes et impliquent plusieurs populations cellulaires. Les souris sont un modèle de choix, elles présentent de nombreuses similitudes avec la pathologie humaine et il existe de nombreux outils pour étudier les résultats. Les souris femelles et mâles seront mises en expérimentation à un âge minimum de 8 semaines. A cet âge, le système immunitaire des souris est mature et les souris développent une inflammation et une fibrose pulmonaire après l’exposition à un agent irritant. Les souris sortiront de l'expérimentation au maximum 12 semaines après le début des expériences soit à l'âge de 20 semaines.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 20000
Cochons d'Inde : 35000
Souffrances
▲ -
▲ 54300
▲ 700
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 55000

Libérer des lots de vaccins commercialisés ou en développement contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche suppose ici de vacciner puis de tuer des animaux non-humains, lot après lot. 20 000 souris et 35 000 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués par ponction intracardiaque sous anesthésie pour doser leurs anticorps. Les cobayes reçoivent une injection sous-cutanée et une injection intramusculaire, et les plus fortes doses de certains vaccins provoquent parfois des indurations au point d'injection qui peuvent évoluer en ulcérations. Le porteur indique que deux projets de remplacement par des tests in vitro sont en cours, l'un pour le test chez le cobaye, l'autre pour le test chez la souris, ce qui n'empêche pas 55 000 animaux non-humains d'être engagés dans ce contrôle réglementaire de routine.

Objectifs

Les réglementations nationales et internationales (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7).imposent aux laboratoires pharmaceutiques d’effectuer des contrôles d’efficacité et d’innocuité sur chaque lot de vaccin produit. Ce projet porte sur l’évaluation de l’immunogénicité de ces vaccins produits (en cours de développement ou déjà commercialisés) sur animaux qui est l’une des méthodes décrites pour les contrôles d’efficacité. Ce projet comprend les essais réalisés sur les lots des valences suivantes : pertussis acellulaire (coqueluche), diphtérie et tétanos. De plus, ce projet s’applique de manière plus ponctuelle en cas d’investigation, d’optimisations de procédé ou d’études de stabilité. Il prend aussi en compte les animaux utilisés pour les qualifications des références nécessaires à la réalisation des tests.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché des lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence après les tests de contrôle qualité. Les vaccins concernés (diphtérie, tétanos, coqueluche) participent à l’amélioration de la santé publique et l’éradication mondiale de ces maladies.

Procédures

Deux injections par voie intrapéritonéale et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les souris. Une injection par voie sous-cutanée, une injection par voir intra-musculaire et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes. Les ponction intra-cardiaques durent environ 1 minute.

Impact sur les animaux

Pour les souris, les seules nuisances sont les injections (vaccin + anesthésie) et les prélèvements terminaux décrits dans la procédure. Pour les cobayes, en plus des injections et des prélèvements, l’injection des plus fortes doses de certains vaccins peuvent parfois causer des indurations au niveau du site d’injection. Dans de faibles proportions, ces indurations peuvent évoluer en ulcérations.

Devenir

Le projet comporte des procédures terminales qui nécessitent l’euthanasie des animaux en fin de test afin de pouvoir doser le taux d’anticorps dans leur sang.

Remplacement

Un projet est en cours afin de remplacer la procédure 2 (Test d’immunogénicité des valences diphtérie, tétanos et pertussis acellulaire chez le cobaye) par un test in vitro. Ce projet va se déployer par étapes, avec des jalons différents selon les vaccins et leur destination. La procédure 1 (Test d’immunogénicité des vaccins contenant la valence pertussis acellulaire chez la souris) fait un également l’objet d’un projet de remplacement par un test in vitro.

Réduction

L’implémentation en routine de la procédure 2 a permis de réduire considérablement le nombre de souris utilisées dans la procédure 1 et dans des procédures appartenant à d’autres projets de mesure d’activité, cotées sévères. Elle a permis le remplacement de 3 tests en 1 seul. La procédure 2 a : • Dans un 1er temps : implémentation sous la configuration multidoses (série de 129 cobayes pour tester 3 lots) pour un des vaccins (novembre 2020) • Dans un 2nd temps : implémentation en configuration unidoses (série de 49 cobayes pour tester 5 lots) pour un autre vaccin (juin 2022) • Dans un 3ème temps : passage de la configuration multidoses à unidoses (décembre 2023).

Raffinement

Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes sur-élevées des dome-homes (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Un projet est initié dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.

Choix des espèces

L’évaluation réglementaire de l’immunogénicité des vaccins concernés par ce projet passe nécessairement par une étape d’immunisation de l’animal (exigence des pharmacopées des différents pays (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7)) Comme expliqué dans le paragraphe remplacement, une technique in vitro est en cours de présentation aux autorités réglementaires. Les animaux utilisés sont des animaux sevrés afin de garantir un certain niveau de maturité du système immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 1920
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1920
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

La restriction alimentaire imposée aux rats ne doit pas leur faire perdre plus de 15 % de leur poids, seuil au-delà duquel le porteur rétablit l'accès à la nourriture. 1 920 rats vont être utilisés sur cinq ans, tous tués pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit un cathéter dans la veine jugulaire posé en trente minutes, des injections intracérébrales et une fibre optique implantée en une heure et demie, et les femelles subissent un prélèvement vaginal quotidien pendant sept jours. Le projet cherche à savoir si la progestérone protège de la rechute à la cocaïne, un bénéfice thérapeutique pour l'humain que le porteur situe explicitement à long terme.

Objectifs

Les objectifs de ce protocole sont triples : - Premièrement, tester l’effet des hormones sexuelles sur la rechute à la cocaïne - Deuxièmement, étudier comment l’activité des neurones d'une partie du cerveau, appelée insula, est modulée par les hormones sexuelles lors de la rechute à la cocaïne - Troisièmement, étudier si la manipulation de l’activité des neurones de cette partie du cerveau influence la rechute à la cocaïne.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’étudier le rôle des neurones d'une partie du cerveaux (insula) dans l’effet protecteur des hormones sexuelles sur la rechute à la cocaïne chez les rats mâles et femelles. A long terme, ce projet a le potentiel d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques applicables à l’humain (homme et femme) pour prévenir la rechute à la cocaïne grâce à un traitement basé sur les hormones sexuelles qui sont déjà des molécules pharmacologiques approuvées par l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament).

Procédures

Les animaux subiront deux types d’intervention chirurgicales, la pose d’un cathéter dans la veine jugulaire qui durera 30 minutes et des injections intracérébrales ainsi qu’une implantation de fibre optique (durée 1h30) quand nécessaire pour enregistrer d’activité des neurones. Enfin, chez les femelles, le cycle hormonal sera suivi pendant 7 jours par un prélèvement vaginal (durée 10 secondes) quotidien. Les males seront manipulés de la même façon sans prélèvement pour éviter tous biais expérimentaux.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut engendrer des douleurs post-opératoires au niveau des sites d’incision, l’injection, ou d’implantation de matériel (crâne, cou, abdomen). La prise de cocaïne peut engendrer une perte de poids lors des premières sessions, mais cette perte n’excède pas 3 ou 4 jours à l’issus desquels les animaux retrouvent un poids initial. La cocaïne peut également engendrer une hyperactivité des animaux qui disparaît 1 heure après la fin de la prise de drogue. La littérature ne montre pas de stress lié à la prise de cocaïne et il n’y a pas de syndrome de sevrage (tremblement, perte de poids) dans les modèles animaux de prise de cocaïne. La restriction alimentaire engendre une perte de poids de l’animal qui sera contrôlée quotidiennement par l’expérimentateur. Cette restriction ne devrait pas engendrer plus de 15% de perte de poids par rapport au poids initial, si la perte de poids dépasse 15% alors l’animal aura accès immédiatement à la nourriture ad libitum et ne subira pas d’autre privation tant qu’ils n’auront pas repris leur poids initial.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de procéder à des analyses sur les tissus cérébraux.

Remplacement

Le projet porte sur une analyse de la connexion des neurones et de leurs propriétés de transmission d’informations au cours du comportement. Par conséquent cette procédure doit être effectuée chez des animaux vivants. L’étude de ces phénomènes n’est donc pas possible sur des cellules isolées, car elles ne permettent pas la quantification des connections neuronales ou la mesure de l’activité en réponse à une stimulation sensorielle.

Réduction

Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous avons utilisé un logiciel statistique pour calculer le nombre d’animaux nécessaires pour chaque procédure en prenant en compte la quantité de conditions expérimentales pour chacune d’elle. Nous utiliserons ainsi 1920 animaux sur cinq ans.

Raffinement

Hébergement en cages collectives pour limiter le stress de l’isolement. Réduction au strict minimum les animaux hébergés individuellement pour raisons expérimentales (dérogation 4.5). Les cages seront enrichies en nid cotonné et bois. Avant chirurgie et après anesthésie, un antalgique sera administré en sous-cutané (s.c.) afin d’éviter la souffrance opératoire. Un anesthésiant local en crème sera appliqué (en plus de l’anesthésie à l’isoflurane) 10 min avant l’incision. La chirurgie sera effectuée en conditions stériles. Si infection, le vétérinaire mettra en place un traitement antibiotique approprié. Après chirurgie, l’expérimentateur suivra quotidiennement l’animal (alimentation, qualité du poil, locomotion) et le pèsera 4 jours jusqu’à stabilisation. Du baume cicatrisant sera appliqué sur les sites d’incision si mauvaise cicatrisation. Si douleur post-opératoire : Points limites, critères d’arrêt : Stade 1 : Normal. Si perte de poids jusqu’à 10% du poids initial une injection s.c. de saline sera réalisée et de la nourriture humidifiée sera au sol. Stade 2 : Perte de poids persistante 24h post chirurgie avec signes de douleurs (prostration, mauvaise qualité de poil, hypoactivité). Injection s.c. d’antalgique et de saline et nourriture humidifiée au sol. Stade 3 : Perte de poids qui persiste 48h avec signes de douleurs (prostration, mauvaise qualité de poil, hypoactivité). Injection s.c d’antalgique, de saline, et intrapéritonéale de glucose 5% et nourriture humidifiée au sol. Une seconde injection d’antalgique et de saline pourront être réalisées à 72h si pas d’amélioration. L’animal sera euthanasié si état prolongé au-delà de 72h sans amélioration. Stade 4 : Etat de l’animal ne pouvant être pris en charge par médication et engendrant de la souffrance, ou état non amélioré voire dégradé au-delà de 72h même avec prise en charge. Euthanasie immédiate par décapitation ou exsanguination si animal a réalisé des tests comportementaux nécessitant le prélèvement du cerveau pour analyses histologiques. Dans les deux, injection s.c. d’antalgique puis i.p. d’euthanasiant avant sacrifice. Afin que la restriction alimentaire impacte au minimum le bien-être, si perte de plus de 15% du poids initial (mesuré pendant 3j avant début de restriction), accès immédiat à la nourriture ad libitum sans privation tant que les rats n’auront pas repris leur poids initial. Le poids des animaux sera suivi durant les 5j d’acquisition.

Choix des espèces

Les rats sont un modèle largement utilisé pour l’étude des neurones impliquées dans les troubles de la consommation de drogues. L’administration de cocaïne est utilisée depuis de nombreuses années et largement décrit dans la littérature, et l’injection d’hormones sexuelles est une manipulation facile à conduire. De plus, les régions cérébrales d’intérêt de notre étude possèdent la même structure chez le rat que chez l’humain. Les animaux seront utilisés au stade adulte, afin de travailler sur des neurones des aires cérébrales ciblées matures. Les procédures chirurgicales seront réalisées chez des animaux âgés de 10 semaines.