Rongeurs
Etude in vivo de l’innocuité d’un système innovant d’encapsulation pour la libération de biomolécules dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Sept anesthésies en trente-cinq jours, après une chirurgie stéréotaxique du crâne d'une trentaine de minutes : 120 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des particules microscopiques sont déposées dans leur cerveau, puis suivies par imagerie à J+1, 3, 7, 14, 21, 28 et 35 pour vérifier qu'elles ne l'abîment pas. Le porteur affirme n'avoir jamais observé d'effet indésirable chez les animaux injectés, tout en signalant une douleur légère possible, un risque d'infection au niveau des sutures et une perte de poids temporaire. Le choix de la souris tient d'abord à la commodité, sa petite taille facilitant l'hébergement et les appareils de bioimagerie lui étant adaptés en priorité.
Objectifs
Le projet scientifique dans lequel s'insère la demande d'autorisation consiste à développer une nouvelle approche pour la libération contrôlée de médicaments dans le cerveau. Pour cela, nous utilisons des particules microscopiques qui contiennent les médicaments souhaités et qui peuvent les libérer à la demande, sous l'action d'une lumière délivrée à une couleur précise. L'objectif du présent projet est d'étudier le devenir des particules lorsqu'elles sont injectées dans le cerveau.
Bénéfices attendus
Dans un premier temps, la mise au point de notre système permettra à plusieurs équipes de recherche en neurosciences de tester leurs hypothèses de recherche avec une approche pharmacologique nouvelle, plus ciblée que les outils disponibles aujourd'hui. Dans un second temps, ce projet rentrera dans le cadre d'une recherche translationnelle, pour que cette approche pharmacologique soit utilisée pour améliorer la prise en charge thérapeutique de certaines pathologies dont l'origine dans le cerveau est localisée, comme certaines épilepsies, les glioblastomes, les accidents vasculaires cérébraux, ou encore la maladie de Parkinson.
Procédures
Les animaux seront soumis à des chirurgies stéréotaxiques sous anesthésie une fois dans leur vie, pour le dépôt de particules dans le cerveau. Ensuite, les animaux subiront de brèves anesthésies (moins de 10 min) pour des séances de bioimagerie, à J+1, 3, 7, 14, 21, 28 et 35 jours après la chirurgie. Enfin, les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour des analyses post-mortem. Pour chaque animal, la procédure chirurgicale dure environ 30 min entre le moment où ils sont endormis et le moment où ils se réveillent. Chaque animal ne subira qu'une chirurgie.
Impact sur les animaux
Les chirurgies stéréotaxiques (dépôt de particules dans le cerveau) présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opérationcar elle peut entraîner en postopératoire une douleur légère ou un risque d'infection au niveau des sutures ainsi qu’une légère perte de poids temporaire. Cependant, nous avons maintenant plusieurs années de recul et nous n'avons jamais observé d'effet indésirable chez les animaux injectés avec les particules, que ce soit sur leur comportement, ou sur leur tissu cérébral.
Devenir
Tous les animaux suivront la même procédure, afin de quantifier le devenir des particules déposées dans le cerveau, jusqu'à 35 jours après injection.
Remplacement
Le projet scientifique global prévoit un grand nombre d'expériences utilisant des modèles de culture cellulaire, et ce précisémment en vue de remplacer les modèles animaux. De plus, de nombreuses expériences ont déjà été réalisées en solution ou dans des gels d'agarose, afin de caractériser notre technologie. Cependant, la biocompatibilité des particules pour le cerveau ne peut être vérifiée que chez l'animal entier, d'où la présente demande d'autorisation.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés est calculé afin d'avoir des tests statistiques robustes, évitant la répétition des expériences. La présente demande concerne un suivi longitudinal des animaux injectés avec les particules d'encapsulation, précisément pour réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, nous appliquerons les conditions d'hébergement optimales pour les souris, ainsi que les points limites et les points d'arrêts précoces et adaptés, tels que définis par la structure Bien-Etre Animale de l'établissement utilisateur. Ainsi, les animaux seront hébergés par 5 avec présence de différents enrichissements et une surveillance quotidienne sera réalisée (comportement général, disponibilité en eau et nourriture). En cas de nécessité, les soins à apporter seront réalisés rapidement, avec sollicitation des vétérinaires du site si besoin. Pour les chirurgies stéréotaxiques, les soins pré- et pos-opératoires seront appliqués et notifiés. Tout au long du projet, l'anesthésie, l'analgésie et l'euthanasie seront mises en place de façon appropriée par des expérimentateurs formés et expérimentés. Si un animal atteint les points limites, des soins lui seront prodigués et si son état ne s'améliore pas, il sera euthanasié dans les 48h au plus tard.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car ce sont des animaux de petite taille, ils peuvent donc être facilement hébergés à l’animalerie dans de bonnes conditions d’élevage. C'est aussi le modèle le plus couramment utilisé pour les études qui se rapprochent du présent projet. De plus, les appareils utilisés pour la bioimagerie sont adaptés à la souris en priorité. Nous utiliserons des animaux adultes entre 8 semaines et 8 mois, car les chirurgies stéréotaxiques sont mieux maitrisées chez l'adulte. En effet, les atlas stéréotaxiques servant à la précision de la chirurgie sont issus d'animaux adultes.
L’étude de l’activation des lymphocytes B du ganglion afférant chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Des injections dans le sinus rétro-orbital et dans le coussinet plantaire sous anesthésie générale, des prélèvements de sang à la veine submandibulaire, puis une chirurgie suivie d'une imagerie du ganglion pouvant durer quatre heures. 832 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 112 un niveau modéré. L'objectif déclaré est de comprendre comment les cellules dendritiques transmettent un antigène aux lymphocytes B, une question fondamentale dont le porteur espère des retombées en vaccination et en immunothérapie. Sur la réduction, il annonce des "lots d'un nombre réduit d'animaux mais suffisant" sans donner un seul chiffre justifiant les 832 souris.
Objectifs
Les lymphocytes B circulent dans le sang et les organes lymphoïdes secondaires (rate, ganglion) à la recherche de leur antigène spécifique qui entraîne leur activation. L’activation des lymphocytes B est l’étape initiale de la réponse immune humorale de l'hôte qui se déroule dans la rate ou le ganglion lymphatique, aboutissant à la production d’anticorps spécifiques de l'antigène associé au pathogène lors de l'infection. Le rôle des cellules dendritiques qui sont les sentinelles de notre système immunitaire dans le transport et le transfert de l'antigène nécessaire à l'activation de ces lymphocytes B producteurs d'anticorps demeure encore peu élucidé. De plus, le rôle respectif des sous-populations de cellules dendritiques résidentes du ganglion lymphatique dans l'activation B ainsi que la visualisation in vivo par imagerie du transfert de l'antigène restent encore à étudier. Ce projet comprend 3 objectifs : 1. Etudier le rôle des sous-populations de cellules dendritiques du ganglion dans l’activation lymphocytaire B. 2. Analyser la réponse anticorps induite in vivo après immunisation de souris par injection en périphérie de cellules dendritiques-antigène. 3. Visualiser le transfert de l’antigène par les cellules dendritiques vers les cellules B par imagerie intravitale chez la souris.
Bénéfices attendus
Le rôle des cellules dendritiques dans l'activation des lymphocytes T est bien établi. En revanche, le rôle de ces cellules dans le transfert de l'antigène pour l'activation directe des lymphocytes B demeure encore mal compris. Ainsi, les résultats obtenus dans ce projet devront contribuer à une meilleure compréhension fondamentale de la présentation de l'antigène et sa délivrance par les cellules dendritiques aux lymphocytes B pour conduire à leur activation jusqu'à une possible production d'anticorps. Ces résultats pourraient aussi ouvrir des perspectives pour de nouvelles stratégies innovantes de vaccination et d'immunothérapie pour la prévention et/ou le traitement des infections et de maladies auto-immunes.
Procédures
- 2 Prélèvements de sang à la veine submandibulaire (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 1 et 2, - 2 Injections par voie intraveineuse dans le sinus rétro-orbital de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - 2 Injections par voie sous-cutanée dans le coussinet plantaire de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - Anesthésie générale et chirurgie sous analgésie (durée 15 min) pour les animaux soumis à la procédure 3, - Imagerie au niveau du ganglion afférant drainant sur animal sous anesthésie génerale (durée 5min-4h) pour les animaux soumis à la procédure 3.
Impact sur les animaux
Une douleur légère voir un stress peuvent être dus au prélèvement de sang au niveau de la veine submandibulaire. Un stress léger peut être généré pour la mise sous anesthésie générale. Une douleur peut être provoquée suite aux injections sous cutanées et intraveineuses. Les injections sous cutanées peuvent aussi induire une inflammation légère et locale (avec rougeur). Un stress et une douleur modérée, peuvent aussi être provoqués aussi par la chirurgie et l'imagerie intravitale.
Devenir
- Une mise à mort de tous les animaux. Les souris seront mises à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus ou la fin de la période de suivi pour l'expérimentation.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de comprendre le déroulement et le déveolppement de la réponse immune humorale B suite à l'activation des lymphocytes B par leur antigène in vitro en raison de diverses interactions cellulaires qui sont hautement dynamiques et observables uniquement in vivo au sein de la structure tridimentionnelle du ganglion lymphatique chez la souris.
Réduction
Nous utiliserons des lots d’un nombre réduit d’animaux mais suffisant pour une des analyse statistique fiable. Chaque expérience indépendante comportera au moins un groupe témoin d'animaux et un groupe test et les différences entre les souris test et les témoins seront analysées par des tests statistiques adaptés. Les approches in vitro ont déjà été effectuées afin de valider les hypothèses de travail que nous souhaitons confirmer si possible in vivo dans le cadre de ce présent projet.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un hébergement adapté et d'un milieu enrichi. Ce protcole inclut des points limites qui seront définis et évalués à l'aide d'une grille de score qui est mise en place. Si le score limite est atteint, les animaux seront mis à mort de façon anticipée.
Choix des espèces
L’utilisation de souris est justifiée d’une part par la complexité de la réponse immunitaire humorale in vivo dans le ganglion lymphatique des vertébrés, qui ne peut être reproduite par des approches alternatives in vitro ou ex vivo. D’autre part, les modèles animaux comme la souris offrent la possibilité d’investiguer des cibles spécifiques in vivo à l’aide d’animaux génétiquement modifiés, ce qui permet d'approcher ou d'élucider de plus près les mécanismes impliqués. Le génotypage par prélèvement de sang sera effectué sur des animaux adultes âgés d'au moins de 4 semaines dans la procédure 1. Les animaux utilisés dans les procédures 2 et 3 seront adultes âgés entre 8 et 12 semaines.
Evaluation de l’efficacité et du mode d’action d’un composé d’intérêt thérapeutique chez un modèle souris d’inflammation colique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
70 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent 21 gavages, dont 8 de placebo pendant une phase d'habituation, et boivent pendant huit jours une eau additionnée d'un agent chimique qui déclenche une colite, avec diarrhées, sang dans les selles et douleurs abdominales. Hébergées seules alors que le porteur reconnaît que ce sont des animaux sociaux, elles sont utilisées pour évaluer deux candidats médicaments d'une "société cliente" contre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Il écrit que le recours à "l'animal entier" reste une étape "nécessaire" à la constitution du dossier d'autorisation des essais cliniques.
Objectifs
Le présent projet vise à tester l'efficacité de deux composés d'intérêt thérapeutique (administrés seuls ou en combinaison) en développement préclinique et visant à traiter les inflammations chroniques de l'intestin (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique). Les données obtenues devraient permettre à la société cliente de détailler l’efficacité et les mécanismes d’action de leur composé et de permettre, dans l'hypothèse d'effets bénéfiques, de poursuivre le développement de ces composés en clinique humaine.
Bénéfices attendus
La présente étude devrait permettre de mettre en évidence une efficacité de deux candidats médicaments en développement à diminuer la colite, et apporter une confirmation de leur mode d'action. Dans ce cadre, les composés X et Y seront testés ultérieurement dans le cadre d'études cliniques et pourrait, à terme, obtenir une autorisation de mise sur le marché.
Procédures
Les souris recevront 21 administrations par gavage (8 administrations de placébo pendant la phase d'habituation au traitement puis 13 administrations dans la phase de traitement elle-même; Durée < 1 minute). Hormis pour les 10 souris du groupe expérimental contrôle du modèle de colite, les animaux seront exposés à un composé chimique induisant une inflammation du colon via leur eau de boisson pendant 8 jours. Les souris seront pesées deux fois par semaine avant traitement et quotidiennement pendant les 13 jours de traitement (durée des pesées < 1 minute). Enfin, à l'issue de l'étude, les souris seront anesthésiées et mises à mort après anesthésie (Durée: 5 min).
Impact sur les animaux
Le modèle employé est un modèle de colite induite par l'administration par l’eau de boisson d'un agent chimique irritant dosé de façon à induire une colite modérée chez la souris. Dans ce cadre, les souris présentent des épisodes de diarrhée, avec une possible présence de sang dans les selles et des douleurs abdominales. L'ensemble des administrations par voie orales (8 administrations de véhicule suivies de 13 administrations de véhicule, ou des candidats médicaments administrés seuls ou combinés) et les pesées quotidiennes à l'état vigile peuvent être source de stress ou de douleurs. Par ailleurs, l'hébergement individuel représente également une nuisance pour les souris qui sont des animaux sociaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure. En effet, l'étude implique des analyses biochimiques et histologiques sur les colons qui doivent ainsi être collectés à l'issue de la procédure.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur l’inflammation colique. En effet, les inflammations chroniques de l'intestin possèdent une étiologie complexe, impliquant des mécanismes inflammatoires et immunologiques. Bien que des modèles in vitro aient été utilisés afin de réaliser les premières preuves de concept de l’efficacité du composé X, le recours à l’animal entier reste une étape nécessaire à la constitution d'une demande d'autorisation afin de réaliser les études cliniques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de résultats obtenus lors de nombreuses études antérieures menées par le laboratoire. Le nombre de 15 animaux par groupe a été défini comme le nombre minimum d’animaux à utiliser pour pouvoir mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés et compte tenu de l'hétérogénéité du modèle employé. Un total de 70 souris sera utilisé, divisé en 1 groupe de 10 souris (groupe contrôle du modèle) et 4 autres groupes de 15 animaux chacun. Le groupe contrôle du modèle a été réduit à 10 animaux puisqu'il ne présente pas de colite, réduisant la variabilité des mesures réalisées. Une analyse statistique sera réalisée.
Raffinement
Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation colique induite par administration d'un agent irritant chez la souris qui est un modèle particulièrement bien caractérisé dans la littérature. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress induit aux animaux (périodes d’acclimatation et d’habituation des animaux aux procédures d’administration) et à établir des points limites appropriés. En cas d'atteinte de scores de souffrance animale spécifiques, une administration d'analgésique sera employée pour s'affranchir de toute douleur induite aux animaux. Les animaux seront hébergés individuellement mais conserveront des contacts visuels et olfactifs entre congénères et une enrichissement renforcé de leur environnement sera mis en place sous forme de briquette de bois spéciales pour rongeurs, de dômes en cartons et de papier de nidification.
Choix des espèces
Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation colique induite par administration d'un agent irritant chez la souris qui est très bien caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans le cadre d'études précliniques. Les animaux seront réceptionnés à 7 semaines d'âge et les traitements débuterons à 9 semaine d'âge. Cela correspond à un stade de jeune adulte mimant la population cible majoritaire des inflammations chroniques de l'intestin chez l'humain.
Evaluation des effets d’un traitement innovant au niveau des muscles squelettiques pendant un choc endotoxémique dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
Pour tester si une molécule limite la fuite de plasma hors des vaisseaux pendant un choc septique, 12 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Six reçoivent le traitement, six un placebo, après une injection intrapéritonéale d'un produit pro-inflammatoire qui fait chuter la pression artérielle et peut aller jusqu'à l'insuffisance circulatoire avec troubles de la conscience. Le protocole s'arrête à 24 heures, délai que le porteur présente comme une limitation des effets secondaires, et une IRM d'une heure sous anesthésie clôture l'expérience. Il décrit cet examen comme "parfaitement atraumatique", tout en attendant une possible détresse respiratoire au moment de l'endormissement.
Objectifs
Le choc septique se définit comme une infection généralisée de l’organisme entrainant une défaillance de l’ensemble des organes. Il constitue un enjeu de santé publique majeur et est responsable, d’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), d’environ 11 millions de décès chaque année. Lors d’un choc septique il existe notamment un déséquilibre majeur entre les besoins de l’organisme en oxygène et nutriments et les apports fournis par le système cardiovasculaire. Plus spécifiquement, la perméabilité des vaisseaux sanguins augmente drastiquement, provoquant ainsi une fuite majeure du plasma. Cette anomalie vasculaire, qui porte le nom de fuite capillaire, joue un rôle prépondérant dans l’évolution des patients en impactant très négativement leur pronostic vital. Pourtant, bien qu’une mortalité de 60 pourcents, soit associée aux patients présentant une fuite capillaire, son origine reste néanmoins très peu connue et il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement disponible. Dans ce contexte, notre projet de recherche vise à trouver des cibles thérapeutiques pour contrôler la fuite capillaire au cours du choc septique chez l’Homme. Dans un travail prospectif de recherche translationnelle entre un service de réanimation médicale et un laboratoire de recherche, une équipe de recherche Française a identifié chez 19 patients plusieurs protéines associées au syndrome de fuite capillaire. Cette étude a permis en particulier d’identifier une cible thérapeutique spécifique, cible d’intérêt particulier du fait de son action sur les vaisseaux sanguins. Notre objectif est ainsi de fournir la preuve de concept in vivo que la modulation de l’activité de cette molécule permet de diminuer la fuite capillaire et ainsi la mortalité au cours du choc septique. Les muscles squelettiques étant des tissus richement vascularisés, la fuite capillaire y est cliniquement importante. L’imagerie médicale étant une technique non-invasive et atraumatique de référence dans l’étude du tissu musculaire, l’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’effet protecteur de ce médicament candidate sur le muscle squelettique dans le contexte du sepsis.
Bénéfices attendus
Le contrôle de la fuite capillaire au cours du choc septique est une approche totalement innovante. Elle répond à un besoin médical majeur, la fuite capillaire jouant un rôle majeur dans l’évolution défavorable des patients. L’objectif à long terme de ce projet est la mise au point de nouvelles thérapeutiques pour contrôler la fuite vasculaire chez les patients. La fuite capillaire induite par le choc septique est impliquée dans d’autres formes de syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) lié à une agression aiguë sévère, comme le choc cardiogénique au sens plus large ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë. La positivité de notre étude ouvrirait alors un large champ d’investigations et de thérapeutiques potentielles au cours de ces pathologies.
Procédures
Tous les animaux (12) auront des injections intrapéritonéales (geste rapide de quelques secondes chez une animal vigile) d'une substance pro-inflammatoire et d'un placebo (6) ou du traitement à évaluer (6). Les injections seront réalisées par un personnel formé à cette technique. Après 24 heures, les acquisitions images par résonnance magnétique (IRM) d’une durée d’environ une heure, se feront sous anesthésie légère pour obtenir l'immobilité pendant environ une heure, mais sont parfaitement atraumatiques et n'induisent pas de souffrance par elles-mêmes.
Impact sur les animaux
L’induction d’un syndrome de réponse inflammatoire systémique sera effectuée par injection d’un produit pro-inflammatoire en intra-péritonéal. Il s’agit d’un modèle utilisé de façon extensive dans la littérature pour mimer le syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS), en particulier chez la souris. L’injection entraine une baisse de pression artérielle, pouvant aller jusqu'à une insuffisance circulatoire avec des troubles de conscience. Le présent protocole limite donc la durée à 24 heures maximum, en rapport avec la question scientifique posée et afin de limiter les effets secondaires induits. Concernant l’IRM, les modalités utilisées dans ce projet seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de garantir l’immobilité. Les principales nuisances qui sont attendues peuvent être une détresse respiratoire au moment de l’anesthésie. De plus le monitorage de la température corporelle est réalisé couplé à un matelas thermostaté afin de maintenir la normothermie de la souris durant l'examen.
Devenir
Euthanasie de tous les animaux, pour récupération post-euthanasie du sang et des tissus afin de pouvoir faire une confrontation anatomo-pathologique avec les images in vivo.
Remplacement
Dans un but de remplacement, des études préliminaires in vitro ont été réalisées au laboratoire. Cependant, ces conditions expérimentales ne sont pas satisfaisantes car elles ne permettent pas de reproduire les nombreuses voies physiologiques mises en jeu au cours du choc septique. La fuite capillaire est en effet d’origine multifactorielle et le peptide d'intérêt régule de nombreuses voies physiologiques, comme l’inflammation, l’angiogenèse ou le métabolisme lipidique. Notre projet nécessite par conséquent le recours à un modèle animal, qui intègre ces différentes composantes physiologiques.
Réduction
L’IRM permet d’acquérir des données multiparamétriques dans un système expérimental complexe, tel l’animal. Il est donc possible à partir d’un même examen, consistant en acquisitions de plusieurs séquences d’imagerie, d’extraire plusieurs paramètres d’évaluation du tissu musculaire. De plus, la nature non-invasive de l’examen par IRM autorise l’observation du tissu musculaire sans induire de modifications durables de ce dernier. Enfin par son caractère atraumatique, l’IRM offre la possibilité de réitérer un examen sur un même animal sans effet nocif pour les individus rendant possible le suivi longitudinal de l’évolution des pathologies et l’étude de l’efficacité dans le cadre d’essais thérapeutiques. Ces 3 spécificités de la RMN permettent dans le cadre de l’expérimentation in vivo de réduire le nombre d’individus nécessaires à une expérience comme le stipule la règle des 3R avec le 2ème R, Réduire. Les hypothèses du calcul du nombre de sujets nécessaires se basent sur les données préalables acquises lors de la mise au point du modèle. L’effet étudié (choc endotoxémique) touche tous les individus exposés et la différence entre individus exposés et contrôles est très nette, ce qui permet de faire un calcul de puissance a priori. Le nombre total d’individu nécessaire pour tirer une conclusion est de 12 individus. Les sous-groupes d’animaux sont ainsi au minimum de 6 individus. Des tests statistiques étayeront l’interprétation fiable des résultats avant de tirer des conclusions.
Raffinement
L’IRM répond enfin au 3ème R de la règle des 3R, Raffinement, grâce au développement constant des outils méthodologiques couplé aux progrès technologiques au niveau électronique qui permettent d’atteindre des résolutions en préclinique environ 3000 fois supérieures à celles obtenues sur les aimants cliniques de pointe. De plus, le raffinement avant expérimentation s’applique aussi à l’hébergement des animaux en groupes dans des cages à usage unique sur des portoirs ventilés et en enrichissant l’environnement à l’aide de papier absorbant et de tubes en carton pour la fabrication de nids. La phase d'induction du sepsis sera couverte systématiquement par une analgésie et la survaillance du comportement et de l'état général des souirs permettr a de définir des points limites qui justifieraient une euthanisie prématurée. De plus, toutes les expérimentations IRM se feront sous anesthésie gazeuse afin de maintenir les animaux immobiles pendant les acquisitions et réduire ainsi tout stress pendant l’examen. La température corporelle de l’animal est maintenue autour de 38 degrés à l’aide d’un tapis chauffant et la fréquence respiratoire est contrôlée en permanence pendant toute la durée de l’examen à l’aide d’un capteur pneumatique amagnétique. Tous les animaux seront surveillés quotidiennement en accord avec la législation en vigueur par du personnel compétent afin de s’assurer du bon état de santé de ces derniers.
Choix des espèces
Le choc septique constitue un enjeu de santé publique majeur et est responsable importante dans le monde. En recherche fondamentale, on peut mimer certains aspects du choc septique, en particulier la perméabilité des vaisseaux sanguins qui augmente drastiquement, provoquant ainsi une fuite majeure du plasma. Les souris miment bien cette réponse, mais la tolèrent mieux que l’homme. La souris d’âge adulte jeune représente ainsi un modèle bien établi pour étudier la réponse inflammatoire induite sans entrainer une surmortalité. Le présent projet a été mis en place chez la souris et a déjà reçu une autorisation par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. L’évaluation par IRM in vivo vient en complétement à des tests faits sur ce même modèle avec une vision d’applicabilité en clinique humaine.
Modèle de cicatrisation cornéenne chez le lapin et le rat
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 2240
Une lésion de la cornée pratiquée sur un œil, des gouttes instillées jusqu'à huit fois par jour, des injections dans l'œil une à deux fois par semaine sous microscope chirurgical, des examens sous anesthésie légère. 2 240 lapins et 2 280 rats vont être utilisés dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, au service à la fois de la recherche, de tests d'efficacité réglementaires et de la formation professionnelle. Le porteur rappelle que la cornée est un tissu "richement innervé et sensible" et attend une gêne ou une douleur de quelques heures après l'induction de la lésion. Tous les animaux ayant suivi la procédure complète sont tués pour les évaluations histologiques et le dosage des produits.
Objectifs
Le but de ce projet est d'utiliser un modèle expérimental de cicatrisation cornéenne consécutif à une lésion de la cornée chez le lapin et le rat. Ce modèle contribuera à participer au développement de substances thérapeutiques qui amélioreront la cicatrisation en luttant contre l’apparition de la fibrose et des opacités. Un modèle expérimental de cicatrisation cornéenne de l’épithélium seul ou de l’épithélium et du stroma a déjà été mis en place dans notre établissement. Le but de cette demande est de pouvoir à nouveau utiliser ces modèles afin de tester l’efficacité de substances thérapeutiques sur l’amélioration de la cicatrisation cornéenne. Les traumatismes de la cornée sont un problème de santé majeur dans le monde et un des principaux motifs de consultation aux urgences ophtalmiques. Les opacités cornéennes sont la quatrième cause de cécité dans le monde. La cornée est le tissu transparent et avasculaire, ne contient pas de vaisseaux sanguins ou lymphatiques, situé en avant de l’œil, elle est finement structurée en trois couches : épithélium séparé par une membrane basale du stroma et un endothélium coté interne. L'organisation des fibres du stroma et l'absence de vaisseaux garantissent la transparence de la cornée. L'épithéllium est en contact avec le film lacrymal et l'endothélium avec l'humeur aqueuse (liquide présent dans la partie antérieure de l'œil entre la cornée et l'iris). La transparence de la cornée, élément crucial pour notre vision, est altérée lors d’une lésion qui peut avoir des origines multiples : infections, traumatismes physique ou chimique, greffes de cornée, complications de chirurgie réfractive au laser pour corriger les défauts de la vision (myopie, hypermétropie, astigmatisme…) ou dystrophies cornéennes (maladies héréditaires entraînant des malformations de la cornée). L’atteinte des différentes couches de la cornée peut aboutir à des réactions cicatricielles au niveau de l’épithélium ou du stroma selon la profondeur de l’atteint, entrainant des apparitions de vaisseaux, des opacités cornéennes permanentes jusqu'à la cécité. Le stroma contient les kératocytes qui secrètent les constituants de la matrice extracellulaire, les kératocytes quiescents se différencient en myofibroblastes activés lors de blessure. L’activation excessive des kératocytes et la présence de fibre de stress dans les myofibroblastes, sont responsables d’une cicatrisation fibreuse générant des opacités.
Bénéfices attendus
Les pathologies de la cornée sont un réel handicap et un problème majeur de santé publique puisqu’elles peuvent conduire à la cécité. Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements réparateurs pour rétablir la transparence de la cornée après un traumatisme.
Procédures
La mise en place de la pathologie se fera uniquement sur un œil et par un acte unique le jour de l’induction. Les procédures correspondantes décrites en détails dans la partie 4 ne dureront pas plus de 10 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains (examens OCT, HRT) qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes (2-3 minutes pour un examen au biomicroscope, lampe à fente et 5 minutes pour les examens types OCT ou HRT). Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, le modèle induit une lésion de la cornée. La cornée est un tissu richement innervé et sensible, un seul œil sera induit. L’induction de la lésion cornéenne devrait entrainer une gêne ou une douleur pendant quelques heures après l’induction. Elle sera soulagée par l’administration d’un analgésique. Nous avons déjà expérimenté ces modèles dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains (examens OCT, HRT) qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes (2-3 minutes pour un examen au biomicroscope, lampe à fente et 5 minutes pour les examens types OCT ou HRT). Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
Les modèles in vitro existants ne permettent pas de recréer un environnement approprié pour conserver simultanément l’épithélium et l’endothélium, les durées de conservation sont limitées, il n’existe pas de modèle de cornée reconstituée complète permettant d’observer la cicatrisation, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétrique ou non paramétrique suivant la distribution des données. Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Les modèles in vitro existants ne permettent pas de recréer un environnement approprié pour conserver simultanément l’épithélium et l’endothélium, les durées de conservation sont limitées, il n’existe pas de modèle de cornée reconstituée complète permettant d’observer la cicatrisation, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Une analgésie sera mise en place lors des procédures d'induction. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux. Ils observeront ensuite une période d’acclimatation de 5 jours minimum avant leur entrée dans les procédures expérimentales.
Rôle des émotions dans la formation et le stockage à long terme des souvenirs des épisodes de vie non traumatiques chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un contrôle de l'accès à l'eau mis en place progressivement sur deux semaines, une chirurgie d'injection de vecteurs dans le cerveau, un gilet de télémétrie porté jusqu'à une heure trente par séance. 404 rats Long-Evans vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 380 d'entre eux et léger pour les 24 autres. Le porteur présente la tâche de mémoire comme une "exploration libre où chaque animal fait à son rythme l'expérience de situations", alors que la motivation des rats repose sur une restriction d'eau maintenue plusieurs semaines et levée seulement les week-ends. Tous seront tués par chirurgie terminale sous anesthésie, avec perfusion intracardiaque, pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Une question majeure des Neurosciences est de comprendre comment les souvenirs sont formés et stockés à très long terme dans le cerveau. La mémoire épisodique permet au travers d’un voyage dans le temps et dans le souvenir de reconstruire, parfois dans les moindres détails, des épisodes personnels de sa vie, des années plus tard. Elle se forme de façon occasionnelle et incidente par l'association de plusieurs types d’informations (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?). Comprendre pourquoi et comment ces souvenirs anciens sont stockés, permettrait de mieux comprendre le fonctionnement normal de cette mémoire qui est au cœur de l’identité individuelle et de son dysfonctionnement dans différentes pathologies. Le rôle des émotions et des circuits cérébraux impliqués est connu depuis longtemps comme ayant une place centrale dans les processus de consolidation des mémoires soit traumatiques (mémoires de peur et syndromes post-traumatiques…), soit appétitives (mémoires addictives…). Cependant, l’impact de la charge émotionnelle dans des mémoires non pathologiques, mais qui sont importantes pour l’individu, telle que la mémoire épisodique, n’a jamais été exploré.
Bénéfices attendus
Parce qu’elle est difficile à modéliser chez l’Homme comme chez l’animal, peu de données sont accessibles sur les processus qui sous-tendent la mémoire épisodique. Nous utilisons une nouvelle tâche de mémoire épisodique qui nous permet aujourd’hui d’en étudier les caractéristiques précises chez le rat dans des conditions très comparables à celle observée chez l’Homme. Le bénéfice principal attendu est de comprendre si la variabilité de la charge émotionnelle vécue à l’échelle de l’individu durant un épisode de vie non traumatique renforce l’ancrage et le stockage à très long terme de cette mémoire et pourrait expliquer au final la variabilité des compétences mnésiques individuelles. Parce qu’elle est au cœur des histoires individuelles et qu’elle est altérée lors d’un vieillissement normal et pathologique, une meilleure compréhension de la mémoire épisodique représente un enjeu important en recherche fondamentale et en recherche appliquée pour mieux cibler des outils de diagnostics, thérapeutiques et de remédiation.
Procédures
-Les rats réaliseront une tâche comportementale de mémoire épisodique qui consiste à leur faire vivre des épisodes de vie durant lesquels ils explorent librement et associent des odeurs à des localisations et à des contextes de l’environnement, puis à tester la qualité de leur souvenir plusieurs jours après en les replaçant dans la même situation. -Les rats seront équipés d’un gilet qui enregistre de façon non invasive l’activité cardiaque respiratoire et l’actimétrie. Pour cela les rats seront habitués à enfiler le gilet sans contention et à le garder au maximum 1h30 par session de comportement. -Les rats subiront une chirurgie pour l’injection de vecteurs et ils réaliseront une partie de la tâche comportementale de mémoire épisodique 4 semaines après la chirurgie,
Impact sur les animaux
- Les animaux sont soumis à une tâche comportementale avec enregistrement non invasif des variables physiologiques. Seul un stress très léger est attendu au début de l’habituation au gilet et au début de la mise en place du contrôle hydrique. - Les animaux subissent des nuisances en lien avec la chirurgie et l’injection de vecteurs : anesthésie, injection du ligand et douleurs post-opératoires. -Les rats seront mis à mort avec une perfusion intracardiaque qui peut provoquer un léger stress chez l’animal due à l’injection des analgésiques et anesthésiques.
Devenir
Tous les rats utilisés seront mis à mort par une chirurgie terminale sous anesthésie en vue du prélèvement d’organes afin d’analyser en imagerie cellulaire ex vivo la diffusion effective et l’efficacité des vecteurs, des marqueurs cellulaires liés à l’anxiété, à l’activation et à la plasticité neuronale. Nous avons prévu d’étudier sur les mêmes animaux des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire afin de limiter au maximum le nombre de procédures et d’animaux utilisés dans ce projet.
Remplacement
L’analyse de marqueurs cérébraux et l’utilisation des vecteurs rendent ces expériences inenvisageables chez le sujet humain. L’analyse de comportements complexes tels que les processus de mémoire avec plusieurs composantes (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?) ne permettent pas d’utiliser des modèles in vitro ou d’autres modèles animaux.
Réduction
i) Le nombre de rats utilisés dans ce projet a été réduit au minimum en nous basant sur les données que nous avons acquises et permettant de réaliser des analyses statistiques valides en ayant suffisamment d’animaux pour chaque profil mnésique analysé en tant que tel, et une reproductibilité suffisante en terme d’injections de vecteurs; ii) Nous avons prévu de mettre au point les injections de vecteurs afin d’éviter d’utiliser trop d’animaux; iii) Nous avons prévu d’étudier des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire sur les mêmes animaux afin de limiter le nombre de procédures et d’animaux utilisés ; iv) Nous proposons de modifier notre protocole initial de comportement pour accéder aux performances de mémoire à court et à très long terme sur les mêmes animaux, ce qui diminue par 2 le nombre d’animaux nécessaires.
Raffinement
-Dans ce projet, le bien-être est un point critique pour les animaux eux-mêmes, et pour la reproductibilité et la validité de ces expériences qui y sont sensibles puisque portant sur le statut émotionnel individuel et l’impact sur une mémoire formée de façon incidente, lors d’une exploration libre et sans apprentissage extensif. La santé et le confort des animaux sont donc des aspects centraux continuellement évalués lors de leur manipulation quotidienne. -Nous allons utiliser un gilet de télémétrie, pour enregistrer de façon non invasive les variables physiologiques des rats, qui est aussi utilisé en recherche pharmaceutique pour évaluer le bien-être animal. - Les rats sont hébergés par 2 en respectant le groupage utilisé pendant le transport afin de maintenir les groupes sociaux déjà formés. Ils sont acclimatés à l’animalerie pendant 1-2 semaines puis ils sont manipulés individuellement et quotidiennement au moins 15 minutes par jour par l’expérimentateur. Les rats ont une habituation de 4 semaines au total qui permet d’introduire progressivement toute nouveauté (expérimentateur, gilet, tondeuse, salle d’expérience, contrôle hydrique). Du matériel d’enrichissement/nidification est rajouté dans chaque cage afin que les rats tondus ne perdent pas de chaleur. Le contrôle hydrique est mis en place progressivement durant 2 semaines et elle est levée tous les WE. L’habituation à l’enceinte expérimentale est progressive et se déroule sur 2 semaines. -La tâche de mémoire épisodique est une tâche d’exploration libre où chaque animal fait à son rythme l’expérience de situations avec des renforcements positif (boisson sucrée) ou négatif (boisson légèrement amère).
Choix des espèces
Le rat (Long-Evans) est une espèce utilisée de longue date dans les études de comportement ce qui a permis de constituer une base importante d’informations permettant de guider la conception de nos protocoles expérimentaux et d’obtenir une bonne reproductibilité des expériences. En cohérence avec nos travaux antérieurs et les données de la littérature, le rat est aussi une espèce de choix compte-tenu de ses capacités importantes d’apprentissage. Plus particulièrement la souche Long-Evans a été retenue en raison de son adaptation à l’étude du comportement et de l’absence d’altération de la vision par rapport aux souches albinos, un aspect important pour l’exploration spatiale et d’un contexte environnemental. Nous utiliserons le stade adulte avec des rats de 6 semaines à leur arrivée pour commencer les expériences d’habituation à l’expérimentateur à l’âge de 8 semaines. Notre projet nécessite des animaux qui ont atteint leur maturité cérébrale pour étudier les processus de mémoire du cerveau adulte. La question de ces mêmes processus chez le rat jeune est une autre question de recherche qui n’est pas abordée dans notre projet
Effets de changements gravitationnels sur le système vestibulaire et impact sur la perception temporelle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Une chirurgie cérébrale d'une heure trente, une chirurgie vestibulaire d'une heure trente quatre jours plus tard, puis cinq stimulations électriques réparties sur trente minutes : 320 des 445 rats de ce projet subissent cette séquence avant une exposition à l'hypergravité pouvant durer quatre semaines. Tous seront tués pour prélever leur cerveau. 400 d'entre eux relèvent d'un niveau de souffrance sévère, contre 45 en modéré. Le porteur qualifie d'"intensité légère" les altérations causées par l'hypergravité, alors qu'il attend après la chirurgie vestibulaire une désorientation, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion pendant une dizaine de jours.
Objectifs
Ce projet est situé dans le domaine de la recherche expérimentale. Il vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les processus de perception temporelle. Le système vestibulaire nous permet en particulier de percevoir la gravité terrestre ainsi que les accélérations de notre organisme (lors de la marche, course ou tout autre activité physique). La perception temporelle est quant à elle réalisé au sein du cerveau par les cellules de l’hippocampe. Une récente étude du laboratoire a permis de mettre en évidence que les astronautes lors de leur séjour au sein de l’ISS (Station Spatiale Internationale), tout comme les patients souffrant de troubles vestibulaires, présentent des déficits de perception temporelle. L’objectif de notre étude est de mesurer plus particulièrement l’influence du système vestibulaire sur la perception temporelle médiée par l’hippocampe.
Bénéfices attendus
La prévalence des pathologies vestibulaires est très élevée. En France, la plainte pour vertige représente le 3ème motif de consultation chez le médecin et 25% de ces vertiges ont pour origine une atteinte vestibulaire. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les mécanismes cérébraux sous-tendant les troubles vestibulaires, afin d’établir des critères aidant au diagnostic et d’avancer vers des solutions thérapeutiques adaptées et ainsi améliorer la prise en charge de cette pathologie. Par ailleurs, les résultats issus de ce projet seront utiles pour une seconde application qui consiste en la prévention des troubles cognitifs lors de futures missions spatiales – en particulier lors de la campagne Artemis pour les missions lunaires.
Procédures
Sur les 445 rats : - 20 rats seront uniquement exposés à un test comportemental au cours duquel ils recevront 5 stimulations électriques d’intensité modérée répartis sur une durée de 30 minutes. - 25 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés au test comportemental décrit précédemment (5 stimulations électriques). - 80 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques). - 320 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques) puis à une exposition à l’hypergravité (durée de 24h à 4 semaines). Les 425 rats concernés par les actes chirurgicaux recevront également des injections intrapéritonéales d’analgésiques (au nombre de 2 à 3 le jour de la chirurgie et ensuite à raison de 2 par jour pendant 3 jours, ~1min par injection, sous contention légère).
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les nuisances seront liées : a) A la délivrance de 5 stimulations électriques au cours du test comportemental, susceptible d’induire une douleur temporaire modérée. b) A la chirurgie cérébrale, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). c) A la chirurgie vestibulaire, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). Des effets résiduels temporaires (moins de 10 jours) de la chirurgie vestibulaire seront attendus, tels qu’une désorientation des animaux, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion. d) L’exposition à l’hypergravité, qui induit une sensation d’alourdissement / d’allégement modifiant les capacités de l’animal à se déplacer, une modification de la température centrale et une altération de prise alimentaire. Ces altérations d’intensité légère sont visibles pendant les premières heures et peuvent être source d’une augmentation du niveau du stress, avant que les animaux s’adaptent au nouveau référentiel gravitationnel et reprennent une activité normale.
Devenir
L’ensemble des rats seront mis à mort afin de récupérer les cerveaux pour des investigations post-mortem.
Remplacement
Ce projet vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les troubles de perception temporelle. La perception temporelle est dépendante de l’activité de l’hippocampe, une structure cérébrale. L’étude de l’activité de cette structure n’est possible qu’à travers une approche invasive, et nécessite de surcroit une évaluation comportementale (perception temporelle). La réalisation de ce projet n’est donc pas compatible avec des expérimentations menées chez l’humain, et ne permet pas de recourir à des modèles in vitro et/ou in silico, justifiant donc d’avoir recours à l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs choisis ont été déterminés, et les résultats seront analysés, avec des tests statistiques adaptés. Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, un seul groupe contrôle non-exposé à l’hypergravité sera utilisé.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, souffrance et angoisse infligées, les animaux seront maintenus dans des conditions d’hébergement optimales et stables : température, cycle de lumière, hygrométrie et accès à la nourriture et l’eau ad libitum. Ils seront surveillés quotidiennement par un personnel qualifié et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux, aux variations éventuelles de poids ainsi qu’aux changements de comportements. Les cages d’hébergement seront enrichies avec de la sciure, du kraft, des tunnels en carton ainsi que des bâtons de bois à mâcher et des jouets en plastique. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation des animaux à l’animalerie et à l’expérimentateur sera mis en place sous la forme de handling dès l’arrivée des animaux au sein de notre animalerie. Afin de réduire la douleur et la détresse de nos animaux nous avons choisi un point limite précoce (à l’aide d’une grille de score) et compatible avec les objectifs scientifiques de notre recherche.
Choix des espèces
Des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines seront utilisés, âge auquel la maturité cérébrale est atteinte. Le modèle de lésion vestibulaire chez le rat est déjà décrit comme reproduisant de façon fidèle les symptômes observés en clinique chez les astronautes et chez les patients atteints de lésions vestibulaires. Le rat possède également un répertoire comportemental plus large justifiant également sa préférence à la souris dans l’étude des processus de la perception temporelle.
Etude du rôle d’une protéine dans la progression de l’ostéosarcome chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Des cellules cancéreuses injectées dans le tibia sous anesthésie, puis huit semaines d'injections intrapéritonéales jusqu'à deux fois par semaine. 252 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit ne prévoir aucun effet secondaire particulier, et décrit dans le même paragraphe une lyse osseuse avec boitement, une perte de poids surveillée jusqu'à 15 % et des difficultés respiratoires liées aux métastases qui déclenchent une mise à mort immédiate. La mise à mort finale sert à recueillir les tissus, étape qu'il qualifie d'"essentielle" à la fiabilité des conclusions.
Objectifs
L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus courante chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Malheureusement, les traitements actuels ne sont pas toujours efficaces, et 40 % des patients ne peuvent pas être guéris. Notre objectif est d'étudier le rôle d'une protéine dans ce cancer, en voyant notamment comment elle influence la réponse du système immunitaire contre la tumeur. Nos premières recherches, réalisées à l'aide d'analyses informatiques et sur des cellules en laboratoire, montrent que cette protéine pourrait avoir des effets anti-cancer. Ce projet est essentiel pour comprendre si cette protéine peut ralentir la progression de l'ostéosarcome en stimulant le système immunitaire, et si elle pourrait devenir une nouvelle cible de traitement pour améliorer les chances de survie des jeunes atteints de ce cancer.
Bénéfices attendus
Les ostéosarcomes restent des cancers compliqués à soigner. Les traitements actuels sont agressifs (chimiothérapie lourde, amputation) et largement inefficaces dans de nombreux cas. Nous avons absolument besoin de mieux comprendre la biologie de ces cancers pour mieux soigner les enfants et les jeunes qui en sont atteints. Notre projet s’inscrit dans cette perspective et permettra de définir la pertinence de cibler une protéine -dont le rôle n’a pas été décrit jusqu’ici dans cette pathologie- dans la mise en place d’immunothérapies.
Procédures
1 : Injection sous la peau d’antidouleur avant la greffe (durée : 30 secondes/animal) 2 : Injection des cellules dans le tibia des souris sous anesthésie (durée 1min/animal) 3 : Injection en intrapéritonéale 1x/sem (pendant 8 semaines maximum) pour rendre la tumeur visible en imagerie (durée 30 sec/animal) 4 : injection en intrapéritonéale 2x/sem (pendant 8 semaines maximum) d’un traitement de chimiothérapie (durée: 30 sec/animal)
Impact sur les animaux
Nous utilisons uniquement des doses de traitement sans toxicité attendue et ne prévoyons pas d’effets secondaires particuliers. Cependant, des effets temporaires peuvent survenir, comme une légère inflammation pendant 2 à 3 jours après l'injection de cellules dans la jambe, parfois accompagnée d’un boitement lié à une lyse osseuse. Les injections peuvent également entraîner des réactions locales, comme des rougeurs ou des gonflements, et l’anesthésie peut provoquer des troubles passagers, tels qu’une baisse de température ou une respiration ralentie. La perte de poids des animaux sera suivie de près, avec une limite fixée à 15 % par rapport à leur poids initial. Si des difficultés respiratoires apparaissent en lien avec des métastases, les animaux seront observés et mis à mort sans délai pour éviter toute souffrance. Enfin, les manipulations régulières, comme les pesées ou les déplacements, provoqueront un stress modéré
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de recueillir les données nécessaires à l’analyse des résultats et de répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cette étape est essentielle pour garantir la fiabilité et la précision des conclusions.
Remplacement
Le microenvironnement de la tumeur étant très complexe, il n’existe pas de méthode en laboratoire, pour reproduire sa complexité avec tous ses composants, notamment immunitaires. De plus, on ne peut pas étudier la propagation des cellules cancéreuses dans le corps avec nos méthodes en laboratoire.
Réduction
Nous utiliserons différents types de tests statistiques en fonction des comparaisons que nous voulons faire. Selon ce que montrent les recherches et notre propre expérience, nous pensons que 90 % des greffes vont réussir. En général, nous avons besoin d'au moins 14 animaux par groupe pour être sûrs que les résultats statistiques montrent une différence significative entre les groupes.
Raffinement
Toute intervention d’injection intratibiale sera faite sous anesthésie générale. Les animaux seront manipulés sans stress par des personnes compétentes en expérimentation animale. Une définition précise des points limites conduisant à l'arrêt du protocole et à la mise à mort immédiate des animaux, une surveillance adaptée des animaux, une pesée bi-hebdomadaire et une observation minimum 3 fois par semaine permettront d’éviter toute douleur ou souffrance de l’animal. Dans le cas de la douleur de l'animal, le plus souvent observée par le boitement de l'animal qui ne pose pas sa patte au sol, on administrera un antalgique sans influence sur le système immunitaire. Après l’intervention, les animaux sont remis dans leur cage d’origine et auront une surveillance accrue.
Choix des espèces
Nous avons développé un modèle d'ostéosarcome en injectant des cellules cancéreuses dans le tibia de souris. Étant donné que ces cellules proviennent également de souris, ce modèle reproduit le développement de la tumeur dans un organisme doté d’un système immunitaire complet, ce qui est crucial pour comprendre la réaction du corps face à la tumeur. Ce modèle nous permet également d'observer la propagation du cancer vers les poumons. Nous choisissons des souris de 5 semaines, car l'ostéosarcome étant un cancer pédiatrique, cet âge reflète au mieux la réalité de la maladie chez l’homme.
Réponse au traitement et nouvelles thérapies contre l’infection par le VHD (EU1/3)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Une greffe de cellules de foie humain injectées dans la rate, puis huit prélèvements de sang étalés sur seize semaines : 98 souris au foie humanisé vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont infectées par les virus des hépatites B et D, puis reçoivent des traitements quotidiens par injection sous-cutanée ou par gavage. Le porteur indique qu'environ 10 % des souris développeront une insuffisance hépatique aiguë faute de prise de greffe, et que le gavage peut provoquer des saignements ou une perforation de l'œsophage ou de l'estomac. Le choix de l'espèce tient à une exclusion : seul le chimpanzé s'infecte naturellement comme l'humain, son utilisation est interdite depuis la directive européenne, restent donc les souris chimériques.
Objectifs
Le virus de l’hépatite Delta (VHD) est un virus satellite qui repose sur la présence du virus de l’hépatite B (VHB) pour sa multiplication. Les co-infections VHD-VHB représentent la forme la plus sévère des hépatites virales entraînant une accélération de la progression de la fibrose hépatique vers la cirrhose et le cancer du foie. Si certains traitements permettent aujourd’hui le contrôle de l’infection par le VHB, les traitements disponibles contre le VHD sont non satisfaisants, malgré le développement récent de nouvelles molécules. Notamment, le bulevirtide, inhibiteur d’entrée du virus dans les cellules, bénéficie d’une autorisation conditionnelle d’utilisation en Europe depuis 2020. Cependant, tous les patients ne répondent pas au traitement bulevirtide et les causes de cette variation entre patients est inconnue. De nouvelles stratégies de traitements contre le VHD et la compréhension de la réponse au traitement par bulevirtide sont indispensables. Dans ce contexte, nous avons récemment caractérisé l’activité anivirale d’une molécule utilisée dans le traitement contre l’arthrite rhumatoïde, l’upadacitinib, contre le VHD. Ce projet combine à la fois une analyse de la réponse au traitement par bulevirtide chez les souris co-infectées par le VHD et le VHB, à la recherche de marqueurs de la réponse au traitement, et le test in vivo de l’upadacitinib. Il s'agit d'un projet multisites.
Bénéfices attendus
La thérapie antivirale de dernière génération pour l'infection par le VHD est le bulevirtide, qui conduit à une diminution significative de la charge virale dans les études cliniques chez 70% des patients. Cependant, aucun marqueur de réponse au traitement n'est disponible et des antiviraux plus efficaces sont nécessaires pour améliorer la durée de vie et la qualité de vie des patients infectés par le VHD. Cette étude vise à identifier des marqueurs pour la réponse au traitement par le bulevirtide et le risque de cancer. De plus, l'étude fournira une preuve de concept préclinique en utilisant une nouvelle molécule antivirale comme candidat médicament.
Procédures
Les animaux recevront tout d’abord une injection intraveineuse afin d’améliorer la prise de greffe. Cette injection est réalisée sur animaux anesthésiés ayant reçu une analgésie locale et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux seront ensuite soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules de foie humain. L’injection de cellules de foie humain est réalisée dans la rate des animaux après anesthésie générale et analgésie. Cette chirurgie est réalisée en moins de 10 minutes. Un prélèvement de sang sous anesthésie générale et analgésie locale sera réalisé 3 mois après la greffe afin de nous assurer de la prise de greffe. Ce prélèvement prend moins d’une minute à être réalisé. L’infection par le VHB et le VHD sera réalisée par inoculation des virus par une injection unique dans le péritoine sur animaux vigils après désinfection à l’alcool de la zone à piquer. Cette injection prend moins d’une minute à être réalisée. Les traitements seront administrés de façon quotidienne par injection sous-cutanée après désinfection à l’alcool, ou par gavage oral sur animaux vigils. Injections et gavages oraux sont réalisés en moins d’une minute. Les animaux seront également soumis à un prélèvement de sang une fois toutes les 2 semaines pendant 16 semaines, soit un total de 8 prélèvements. Ces prélèvements sont réalisés sur animaux anesthésiés ayant reçu une analgésie locale et prennent moins d’une minute à être réalisés. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole sous anesthésie générale, réalisé en 1 à 2 minutes. Les animaux seront transportés d'un site à l'autre.
Impact sur les animaux
Les souris chez lesquelles la prise de greffe sera infructueuse (environ 10% des animaux) vont développer une insuffisance hépatique aigüe en 2-3 semaines du fait de la mort des cellules du foie murin, qui se traduit par une perte de poids rapide. Les prélèvements sanguins peuvent entrainer inflammation et cécité. Les injections sous-cutanées peuvent entrainer l’apparition d’une inflammation et/ou d’une induration. Le gavage oral peut également entrainer une inflammation et des saignements/perforation de l’œsophage ou de l’estomac. Les traitements peuvent entrainer une augmentation temporaire de la concentration en acides biliaires dans le sang, qui est asymptomatique et sans conséquence sur la santé. Les traitements peuvent également être associés à une élévation de niveau des enzymes du foie dans le sang ainsi qu’à une augmentation des lipidiques et cholestérol dans le sang. Le transport d'un site à un autre peut générer du stress.
Devenir
Les animaux de la colonie de reproducteurs seront mis à mort lorsque la qualité de reproduction déclinera. Les 2 animaux d’un couple sont mis à mort si aucune portée n’est obtenue depuis plus de 3 mois. Les animaux greffés chez qui la prise de greffe n’est pas efficace seront mis à mort car ils ne pourront pas être utilisés pour d’autre procédures. Les animaux inoculés avec les virus de l’hépatite B et D ainsi que les animaux contrôles non infectés sont mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever le foie et le sang qui nous permettront de réaliser les différentes analyses nécessaires à ce projet.
Remplacement
Afin de remplacer l’utilisation d’animaux, une majorité d’expériences sont menées en amont sur des lignées cellulaires et sur des cellules du foie humain afin de nous assurer de la réelle nécessité de poursuivre sur ces modèles animaux greffés. Il est toutefois nécessaire d’utiliser des animaux pour ce projet car les lignées cellulaires sont dérivées de cellules cancéreuses et présentent de nombreuses modifications de leur ADN par rapport à des cellules normales du foie. De plus l’utilisation de cellules du foie issues de patients nécessiteraient un nombre très élevé de cellules fraichement isolées, les cellules congelées étant très difficiles à infecter in vitro. L’utilisation de biopsies humaines n’est également pas envisageable car les patients diagnostiqués avec une infection VHD sont très rares, et leur condition de conservation et la quantité de tissu n’est pas compatible avec nos besoins permettant d’analyser les modifications de l’ADN. Dès lors, notre modèle de souris au foie humanisé est une alternative indispensable à l’identification de nouvelles voies dérégulées par les virus et potentiellement cibles thérapeutiques.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, seul le nombre requis de souris seront greffées pour ce projet. Nous avons déterminé au préalable le nombre d’animaux nécessaire à ce projet sur la base de 2 critères principaux à savoir le taux de repeuplement du foie par les hépatocytes humains greffés, déterminés par dosage de l’albumine humaine sérique, et les charges virales VHB et VHD qui peuvent être très variables. Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé grâce aux données d’une étude précédente sur des souris humanisées. Nous avons donc estimé qu’un nombre de 8 souris par groupe est le minimum requis afin d’obtenir des résultats intra et inter-groupes comparables et interprétables.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tube de coton pour nidifier et des briques de tremble pour ronger, les animaux sont maintenus en groupe de 3 minimum afin d’éviter tout stress de l’animal isolé, les souris greffées auront un suivi quotidien adapté et tous les moyens nécessaires seront mis en œuvre pour éviter tout stress ou douleurs des procédures expérimentales (anesthésie, analgésie), des points limites adaptés et précoces ont été établis afin de soustraire les animaux à toute forme de souffrance inutile. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire et des résultats statistiquement fiables. Pour réduire le stress engendrer par le transport des animaux, les cages de transport seront enrichies avec un baton et du coton ou de la frisure pour que les animaux puissent faire un nid. La température sera maintenue suffisamment élevée pour que les souris puissent maintenir leur température corporelle. Les cages seront équipées de couvercles filtrants afin de garantir leur protection des pathogènes extérieurs. A leur arrivée, une période d'acclimatation de 2 semaines serra respectée afin de permettre aux animaux de s'habituer au nouvel environnement.
Choix des espèces
Seul le chimpanzé peut-être naturellement infecté, comme l’homme, par les virus VHB et VHD. L’utilisation du chimpanzé étant interdite depuis la nouvelle directive européenne relative à l’utilisation d’animaux en expérimentation animale, l’étude de ces virus in vivo est donc restreinte. Seuls les modèles de souris chimériques au foie humanisé peuvent maintenant être utilisés. De plus ces souris au foie humanisé permettent d’étudier précisément l’impact des maladies du foie et virales sur les cellules du foie humain et de tester des approches thérapeutiques pertinentes pour les patients. Les animaux seront utilisés à un âge adulte d’environ 8 semaines pour la greffe, afin de faciliter l’intervention, et à un âge d’environ 20 semaines au moment de l’inoculation des virus, la prise de greffe optimale étant à 3 mois post-greffe.
role de l’inflammation dans le syndrome de Dravet
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
L'induction de crise s'arrête quand la souris convulse ou quand sa température corporelle atteint 43 degrés, selon ce qui vient en premier. 698 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour prélever leurs organes. Elles sont biopsiées à 15 jours pour le génotypage, entrent en procédure à 20 jours, reçoivent une injection intraveineuse sous anesthésie, et une partie subit l'implantation chirurgicale d'électrodes d'électroencéphalographie. Le porteur écrit que les crises spontanées sont "fréquentes et non douloureuses" du fait de la perte de conscience, tout en indiquant qu'elles provoquent une mort subite chez 35 % des animaux avant l'âge de 40 jours.
Objectifs
Le syndrome de Dravet est une épilepsie génétique sévère qui se développe avant l'âge de 1 an. Outre les crises d'épilepsie, ce trouble se caractérise par des comorbidités comportementales, telles qu'un retard cognitif et une déficience motrice. Ce syndrome est causé par un déséquilibre excitation/inhibition qui conduit à des crises d'épilepsie. Une grande partie des patients atteints du syndrome de Dravet n'ont pas d'amélioration de la fréquence et de la sévérité des crises, ni d’amélioration des retards cognitifs avec les traitements pharmacologiques actuels. Notre projet vise à évaluer l'efficacité d'un traitement pharmacologique avec trois composés potentiels sur le développement de différents symptômes dans un modèle murin du syndrome de Dravet. Notre modèle murin récapitule les symptômes observés chez les patients ; Les premières crises chez l’Homme apparaissent avant l'âge d'un an et se stabilisent à l’adolescence, chez les souris elles apparaissent dès 20 jours et se stabilise autour de 30 jours. A l’adolescence, le syndrome évolue vers un retard cognitif et moteur visible aussi chez la souris.
Bénéfices attendus
Une grande partie des patients atteints du syndrome de Dravet n'ont pas d'amélioration de la fréquence et de la sévérité des crises, ni d’amélioration des retards cognitifs avec les traitements pharmacologiques actuels. Notre projet vise à évaluer l'efficacité d'un traitement pharmacologique avec trois composés potentiels sur le développement de différents symptômes dans un modèle murin de ce syndrome. Nous présentons une nouvelle version de la ligne de traitement existante pouvant améliorer ou modifier la trajectoire à long terme de la pathologie.
Procédures
A 15 jours les animaux sont biopsiés pour analyse du génotype pour la répartition des groupes expérimentaux, puis les souris entrent en procédure à l'age de 20 jours. La totalité des souris recevra une injection intraveineuse sous anesthésie qui peut provoquer une inflammation locale. Un premier lot d'animaux sera implanté avec un système d'enregistrement électrocéphalographique (EEG). Ils seront soumis à une anesthésie générale pour l'implantation par chirurgie du système d'électroencéphalographie (EEG, 20 min). Deux séries d'enregistrements électroencéphalographiques impliquant une contention pour branchement au système. Un deuxième lot subira une induction de crise induite par l'hyperthermie. Il s'agit d'une procédure unique qui dure environ 20 minutes et se termine lorsque l'animal développe une crise d'épilepsie ou lorsque sa température corporelle atteint 43 degrés Celsius. Un troisième lot effectura des tests comportementaux. Les test comportementaux qui seront utilisés, sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement et se feront sur deux semaines. Un dernier lot sera soumis à des tests comportementaux (les mêmes que précédement) puis les animaux seront implanté avec un système d'enregistrement EEG comme présenté précédement.
Impact sur les animaux
Les souris entrent en procédure à 15 jours, après une biopsie entraînant une douleur de courte durée. Les souris développent des crises tonico-cloniques spontanées à partir de l'âge de 3 semaines environ (P20), ces crises sont fréquentes et non douloureuses car il y a perte de conscience pendant la crise, comme chez les patients. Les crises sont néanmoins dangereuses pour les souris durant ce stade de développement jusqu'à environ P40 car elles provoquent la mort subite (SUDEP) chez 35% des animaux. Après les crises, les souris reprennent lentement conscience et recommencent à bouger sans aucun signe clair de douleur (pas de posture, de cri ou d'expression faciale de douleur). La fréquence moyenne des crises spontanées dans ce modèle de souris est de 1 crise tous les 2 jours. Les souris seront injectées par voie intraveineuse, ce qui peut provoquer une inflammation locale ponctuelle.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.
Remplacement
L'utilisation d'un modèle animal in vivo mimant le phénotype clinique observé chez les patients atteints du syndrome de Dravet est cruciale pour l'objectif de notre projet qui est de tester l'efficacité de nouveaux traitements pharmacologiques sur l'ensemble des symptômes (épileptiques et non épileptiques) qui surviennent dans ce syndrome, il n'y a pas de remplacement possible.
Réduction
Nous avons minimisé le nombre d'animaux nécessaires dans chacune des procédures tout en nous assurant d'en avoir suffisamment pour faire l'analyse statistique de nos expériences (analyse a priori à l'aide du logiciel Gpower). Dans toutes les procédures, nous comparerons les souris mutantes avec les souris controles des mêmes portées. Dans toutes les procédures, nous utiliserons des femelles et des mâles issus des mêmes portées.
Raffinement
Toutes les souris seront élevées dans un environnement enrichi (plusieurs animaux par cage, abri, buchette, et coton pour le nid). Nous manipulerons les animaux régulièrement pour les habituer à notre présence. Tout au long de chaque procédure, les animaux seront surveillés (hebdomadaire). Nous utiliserons une grille de score pour apporter les réponses adaptées et nous porterons une attention particulière aux critères de poids, de stress et d'hyper-réactivité, décrit dans les points limites. Pour aider à la prise de décision, cette grille de score contient plusieurs critères d’évaluation permettant de déterminer un score qui permet à l’expérimentateur de prendre la décision adaptée pour mettre en place rapidement des mesures visant à éviter ou réduire cette souffrance, et si nécessaire, l’arrêt des souffrances par mise à mort. Ce suivi tout au long de la vie par les expérimentateurs permettra aussi de réduire le stress des animaux qui y seront habitués. En outre, toutes les douleurs opératoires et postopératoires liées aux chirurgies prévues seront prises en compte avec une prise en charge pharmacologique adaptée.
Choix des espèces
Les souris C57BL/6 sont très couramment utilisées en recherche sur l’épilepsie, Le modèle animal que nous utilisons pour le projet (Scn1a mutant) développé par notre collaborateur est le plus utilisé. Il constitue un modèle adapté pour les expériences proposées par notre étude, où l'unité neuro-glio-vasculaire complètement fonctionnelle est requise pour investiguer les effets des crises sur les marqueurs d'inflammation. L'évaluation du potentiel thérapeutique des quatres composés sur le phénotype épileptique et non épileptique débutera après la première crise d'épilepsie, soit entre 20 jours et 30 jours. Les tests comportementaux, les électroencéphalogramme seront eux menés à l'âge adulte
Emergence de la résistance bactérienne aux antibiotiques dans des microbiotes digestifs traités par anticancéreux (Projet RAMA – Emergence of bacterial Resistance to Antibiotics in digestive Microbiota treated with Anticancer drugs)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Leur microbiote intestinal est d'abord éliminé par quatre gavages d'une solution purgative à vingt minutes d'intervalle, ce qui provoque des diarrhées, puis remplacé par un microbiote humain administré en trois gavages espacés de trois jours, avant des injections d'anticancéreux et d'antibiotique dans l'abdomen. Elles passent huit jours isolées, cage par cage, pour éviter que les bactéries ne circulent entre elles. Le porteur écrit qu'un placement auprès d'une association de protection animale ne semble pas approprié vu l'état de santé de l'animal, et que le recours aux souris est "indispensable" faute de méthode reproduisant un microbiote humain in vitro.
Objectifs
Le traitement des cancers solides consiste fréquemment en l’utilisation de médicaments cytotoxiques (chimiothérapies) lesquels ciblent l’ADN des cellules cancéreuses, dont la prolifération est rapide. Les très nombreuses bactéries du microbiote digestif du patient sont des cellules à prolifération rapide et il a récemment été montré qu’elles sont aussi la cible des médicaments cytotoxiques. L’altération de l’ADN bactérien par les molécules antimitotiques strese les bactéries et favorise l’émergence de mutants in vitro. Dans le tube digestif des patients traités par anticancéreux, ces mutants résistants pourraient être ensuite sélectionnés par un traitement antibiotique (très fréquemment prescrite en traitement des complications infectieuses en cours de chimiothérapie), et ainsi augmenter le risque d'infections nosocomiales à bactéries résistantes aux antibiotiques, plus difficiles à traiter. Les résultats obtenus jusqu’à présent résultaient d’expérimentations in vitro, qui confrontaient une molécule anticancéreuse à une seule espèce bactérienne, ne tenant compte ni de la composition en nutriments du système digestif, ni de la complexité du microbiote digestif. Il est en effet établi que la communauté bactérienne digestive (composée d’environ 500 espèces) protège de la colonisation par les bactéries résistantes en raison de compétition pour les nutriments chez des individus sains. Dans ce projet, nous souhaitons de manière inédite mesurer l’influence d’un traitement par des molécules anticancéreuses connues pour stresser les bactéries sur l’émergence de bactéries commensales résistantes aux antibiotiques dans le microbiote digestif d’un modèle murin de microbiote humanisé par greffe fécale. Nous souhaitons ainsi démontrer que les traitements anticancéreux favorisent l'apparition de bactéries commensales résistantes aux antibiotiques (objectif principal). Nous explorerons aussi les mécanismes sous-jacents à cette émergence, en mesurant les modifications de la composition et des fonctions biologiques des microbiotes soumis à des doses thérapeutiques d’anticancéreux (objectif secondaire).
Bénéfices attendus
Les données obtenues dans le modèle murin et combinées à celles d’une étude clinique qui sera réalisée en parallèle, permettront de générer de nouvelles hypothèses d’optimisation des stratégies thérapeutiques des cancers chez l’Homme.
Procédures
Tous les animaux auront les interventions suivantes : gavage (4 fois avec une solution purgative à 20 min d’intervalle, 3 gavages de greffon, à 3 jours d’intervalle, durée de gavage < 1 min) ; injections intra-péritonéales (1 fois l’anticancéreux/sérum physiologique, 3 fois l’antibiotique, durée d’injection < 10 s).
Impact sur les animaux
Des nuisances d'intensités légères dues aux injections intra-péritonéales des chimiothérapies/sérum physiologique et de l’antibiotique ainsi que des douleurs au niveau des points d’injection peuvent être attendues. Par ailleurs, même si l’expérience montre que l’injection de molécules anticancéreuses est bien tolérée par les souris, des effets indésirables liés à l’administration d’agents cytotoxiques ne peuvent pas être exclus (nuisances modérées). Le mode d’élimination du microbiote naturel de la souris par une solution purgative (préalable à l’installation du microbiote humain) risque de causer des diarrhées ainsi qu’un inconfort de courte durée (< 30 min) et le gavage oro-gastrique peut induire du stress responsable d’une augmentation de la morbidité et mortalité des souris (évèvements rares, nuisances modérées). Les implantations de microbiote humain ne présentent a priori aucune implication pathologique pour les animaux. En effet, l'introduction d'un microbiote particulier n'induira pas le développement de maladies. Cependant les souris seront étroitement surveillées par un vétérinaire en cas de survenue de diarrhées (nuisance modérée).
Devenir
Les animaux seront mis à mort car il ne sera pas possible de réutiliser ces animaux pour une autre expérimentation en raison de l’administration d’anticancéreux notamment. Un placement de l’animal auprès d’une association de protection animale ne semble pas non plus appropriée en raison de l’état de santé de l’animal qui ne peut être garanti à l’issue de l’expérimentation.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable un microbiote intestinal humain in vitro d’autant plus qu’une partie du microbiote est constitué de bactéries viables mais non cultivables. Les modèles les plus fiables requièrent l’humanisation, partielle et temporaire, du microbiote d’animaux. Actuellement, il est impossible de ne pas recourir à des modèles animaux. Le recours aux souris est donc indispensable pour ce projet qui utilisera le minimum de souris nécessaire en respectant le plus possible le bien-être animal.
Réduction
Cette étude comportera des petits groupes animaux (n=10) pour pouvoir faire des tests statistiques validant les résultats. Un support en biostatistique est apporté par un expert de la spécialité, afin d’optimiser les méthodes expérimentales. L’utilisation de 10 souris par lot permet de lisser les variations interindividuelles. Les souris utilisées pour l’étude pilote des points limites pourront entrer dans les statistiques finales, réduisant ainsi le nombre de souris par lot dans l’étude principale.
Raffinement
L'hébergement des animaux est effectué en confinement adapté à la stabulation de lignées de souris. La nourriture et l’eau sont fournies ad libitum. Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (dômes, coton, netlets), et maintien des animaux en groupes de 5 afin d’éviter le stress de l’isolement jusqu’à l’administration des antibiotiques (J8). Ensuite les souris devront impérativement être hébergées individuellement pour éviter les contaminations croisées par les bactéries du microbiote digestif (objet de l’étude). Nous limiterons l’hébergement individuel à 8 jours (entre J6 et J14) pour réduire l’inconfort des souris. Pendant cette période, les animaux garderont un contact visuel et olfatif avec leurs congénères et l’enrichissement dans leur cage sera augmenté et varié. Les conditions d’hébergement seront optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (dômes, coton, netlets), En rapprochant les cages au maximum, nous nous assurerons que les animaux puissent communiquer. Les Souris pourront voir leurs congénères (cages transparentes) et les sentir (pas de couvercle filtrants). L’enrichissement sera renforcé (tubes en Plexiglas, billes de bois à ronger). La durée maximale de leur vie solitaire sera de 8 jours (J6 à J14). Une surveillance attentive est assurée quotidiennement, y compris les week-ends et les jours fériés. Une intervention immédiate et appropriée sera entreprise dès l'apparition de tout signe de détresse selon les scores des points limites fixes dans la procedure.
Choix des espèces
En plus des avantages pratiques liés à l’élevage ainsi qu’à l’expérimentation sur ce modèle animal parmi toutes les possibilités qu’offre l’expérimentation animale, la Souris est celui le plus utilisé dans les études sur le microbiote intestinal en général et plus particulièrement sur la greffe de microbiote fécal. En utilisant des souris, nous pouvons bénéficier des retours d’expérience d’autres équipes et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés pour la mise au point des protocoles. De plus, les résultats obtenus pourront être comparés aux études précédentes et permettre une analyse plus fine. Le protocole que nous allons suivre utilise des souris adultes de 8 semaines. Nous n’avons pas de raison de modifier ce paramètre dans notre étude.
Infection expérimentale de rongeurs par Plasmodium : production de parasites génétiquement modifiés et test de nouvelles molécules
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Certaines souris de ce projet sont désignées comme donneuses de globules rouges parasités, d'autres comme receveuses, les premières étant infectées puis tuées pour transmettre le parasite aux secondes. 4 545 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées. Elles sont infectées par Plasmodium berghei, agent du paludisme du rongeur, par groupes de 8 ou de 12, et leur parasitémie est suivie par frottis à partir d'une micro-goutte de sang. Le porteur indique que l'infection non contrôlée tue les souris par hyperparasitémie et anémie, et qu'elles sont mises à mort lorsque la parasitémie atteint environ 5 %, pour prélever leur sang et constituer des stocks de globules rouges parasités.
Objectifs
Le paludisme reste encore à l’heure actuelle un problème de santé publique majeur. L’apparition de résistances aux traitements thérapeutiques et l’absence de vaccin efficace motivent l’intérêt que nous portons à la biologie du parasite responsable : le Plasmodium. Nous nous intéressons à des phénomènes cruciaux pour la survie du parasite dans le but de confirmer l'essentialité de certaines protéines pour le parasite et de tester de potentiels nouveaux médicaments antipaludiques ciblant ces protéines. Si la plus grande partie de nos expériences fait appel à des techniques de biologie moléculaire et biochimie, il est indispensable de valider nos résultats sur le parasite directement. Pour cela nous cultivons le parasite Plasmodium falciparum in vitro. Nous pouvons ainsi non seulement suivre la localisation des différentes protéines d’intérêt chez le parasite, mais également tenter de générer des parasites génétiquement atténués afin de tester l’essentialité des gènes correspondants. Ces différentes étapes in vitro permettent de réduire le nombre d’animaux utilisés pour la suite de nos projets. De fait, le modèle in vitro présente des limites. L’utilisation de P. berghei (parasite spécifique du rongeur) est donc une approche de choix en cas d’échec de l’approche in vitro. Dans ce contexte, nous réalisons des infections expérimentales de souris par P. berghei. Les animaux sont utilisés dans le but soit de générer des parasites génétiquement modifiés, soit de tester des composés à potentiel thérapeutique dans le cadre d’études pré-cliniques (composés préalablement sélectionnés in vitro).
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet doit permettre une meilleure compréhension du rôle de certaines protéines chez le parasite Plasmodium. La génération de parasites génétiquement modifiés n’exprimant pas ces protéines permet en effet d’en étudier l’essentialité pour le parasite et ce à différents stades de son cycle. Outre l’avancée en termes de connaissances scientifiques, cette étude ouvre la possibilité de développement de nouveaux composés anti-malariques. En effet, une protéine essentielle représente une cible potentielle dans le cadre d’une stratégie chimio-thérapeutique. Notre deuxième objectif vise donc au développement de nouveaux composés anti-malariques. Ainsi, notre projet permettra de tester in vivo des composés conçus avec l’aide de collaborateurs chimistes. Ces composés auront été préalablement sélectionnés in vitro pour leur potentiel anti-malarique d’une part, et leur non-toxicité sur cellules de mammifères d’autre part.
Procédures
La procédure 1 a pour objectif la préservation des différentes souches de parasites utilisées dans les procédures 2 et 3. Cela consiste à infecter de groupes de 12 souris (injection de globules rouges parasités) et suivre la parasitémie par frottis sanguin à l’aide d’une micro-goutte de sang. Lorsque la parasitémie atteint environ 5%, les souris sont euthanasiées et leur sang est prélevé afin de constituer des stocks de globules rouges parasités qui seront conservés à très basse température. La procédure 2 vise à générer des parasites génétiquement modifiés afin d’analyser le rôle d’un gène d’intérêt pour le parasite. Pour cela, des groupes de souris sont infectées avec des parasites modifiés. Si les parasites sont viables (suivi sur frottis sanguin), les souris sont euthanasiées et leur sang est prélevé afin de conserver/propager les parasites et vérifier les modifications génétiques introduites. L’effet de l’extinction du gène d’intérêt sera alors étudié à différents stades de développement du parasite chez des souris infectées avec ces parasites génétiquement modifiés, en comparaison avec des souris infectées avec les parasites non modifiés. La procédure 3 consiste en l’étude préclinique de nouveaux composés anti-malariques. Des composés développés en collaboration avec des collègues chimistes et conçus pour cibler des protéines essentielles pour le parasite sont testés pour leur capaciter à protéger des souris d’une infection. Des groupes de 8 souris sont infectées par le parasite et traitées avec les composés. Leur parasitémie est observée 4 jours après l’infection sur frottis sanguin et la protection est évaluée par rapport aux souris contrôles infectées et non-traitées. Si une protection est observée, la parasitémie est suivie pendant 1 à 2 semaines puis les souris sont euthanasiées.
Impact sur les animaux
L’infection expérimentale par Plasmodium berghei, si elle n’est pas contrôlée, conduit à la mort des souris par hyperparasitémie et anémie. Cependant, dans le cadre du suivi de l’infection par des parasites génétiquement atténués ou dans celui des tests de composés à potentiel thérapeutique, l’objectif de notre projet est de diminuer la gravité de l’infection, soit par l’utilisation de parasites moins viables soit par l’utilisation de composés thérapeutiques. La souffrance potentiellement engendrée par l’infection palustre doit donc être diminuée. Un suivi quotidien des animaux (signes cliniques, parasitémie sanguine) permet de contrôler l’évolution de l’infection et d’euthanasier par anticipation les animaux présentant des risques de souffrance.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort au cours ou à la fin des procédures, soit pour prélever le sang et préserver/propager les parasites, soit pour éviter la douleur engendrée par l'infection palustre, soit pour mettre fin à un suivi de parasitémie qui serait négatif. En effet, il a été démontré qu'une souris infectée mais ne prenant pas l'infection (absence de parasites sanguins sur frottis) ne peut être ré-infectée.
Remplacement
L’utilisation des animaux est remplacée par des tests in vitro chaque fois que possible : les parasites génétiquement modifiés sont générés chez Plasmodium falciparum (espèce que l’on peut cultiver in vitro), et l’efficacité anti-malarique des composés est toujours testée en première intention in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est déterminé en fonction de la question posée et grâce à notre connaissance de longue date du modèle expérimental, dans le but de permettre une analyse statistique des résultats. Le suivi cinétique de la parasitémie d’un même animal permet de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Les expérimentations sur animaux ne sont répétées que lorsque les effets observés sont au minimum intermédiaires.
Raffinement
Les conditions de détention des animaux sont améliorées grâce à des enrichissements (coton, batônnets de bois, maisons), le nombre d’animaux par cage permet de leur garantir à la fois un espace suffisant et une sociabilité. Dans le cadre du suivi de l’infection par le parasite Plasmodium, les animaux sont observés une à deux fois par jour afin d’évaluer l’apparition de douleur (grille de suivi) et sont euthanasiés si nécessaire (score de douleur atteignant le point limite).
Choix des espèces
Le protocole de production de parasites génétiquement modifiés que nous utilisons est un protocole validé au niveau international et implique l’utilisation de souris ‘donneuses’ de globules rouges parasités (souris non consanguines ; faible parasitémie donc pathologie modérée) et de souris receveuses qui seront infectées avec les parasites transfectés. D’autres souris seront ensuite nécessaires pour propager les parasites transfectés, et analyser les parasites mutants et l'effet de la non-fonctionnalité d'un gène, ou encore étudier la localisation de la protéine d’intérêt, voire caractériser l'ensemble des protéines interagissant avec elle. Les tests antipaludiques sont faits sur souris non-consanguines ou consanguines. Différents couples souche de souris – souche de Plasmodium sont utilisés car la réponse et la sensibilité du rongeur au Plasmodium dépend du fond génétique de l’animal (différents modèles expérimentaux de paludisme). Toutes les souris sont utilisées à l’âge adulte (entre 6 et 12 semaines)