Rongeurs
Imagerie intravitale de cellules DCX+ dans les poumons de souris infectées par la tuberculose
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par la tuberculose par voie nasale, reçoivent dix injections sur animal vigile, puis subissent une chirurgie suivie de deux à six heures de microscopie sous anesthésie, séance dont elles ne se réveillent pas. Le porteur indique que l'infection provoque une inflammation pulmonaire et que la chirurgie expose à l'hypothermie et à la déshydratation. Il affirme qu'un "organisme biologique complexe" doit être utilisé et que la souris est ici le "modèle de choix".
Objectifs
La tuberculose, causée par l’infection respiratoire de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, est la deuxième pathologie infectieuse la plus meurtrière après la COVID-19. L’apparition de bactéries résistantes aux traitements antibiotiques existants rend essentiel la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Une population de cellules neuronales dans les poumons au cours de l’infection par Mycobacterium tuberculosis a récemment été découverte. Des cellules similaires à celles identifiées dans les poumons ont été décrites dans les tumeurs de prostate. Dans ce contexte, il a été montré que ces cellules neuronales dans les tumeurs dérivent de cellules souches provenant du cerveau ; elles sont associées à une plus grande mortalité des patients. Ces cellules neuronales sont donc de potentielles cibles thérapeutiques dans le cadre du cancer. L'objectif de ce projet est de mieux caractériser cette population en observant son comportement dans l’environnement pulmonaire en utilisant une technique de chirurgie et de microscopie intravitale permettant d’observer les cellules directement dans le tissu. Ces informations sont essentielles pour déterminer si ces cellules sont des cibles thérapeutiques intéressantes dans le contexte de la tuberculose.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de : (i) caractériser la dynamique des cellules neuronales induites par la tuberculose dans leur environnement pulmonaire in vivo ; (ii) déterminer si ces cellules intéragissent directement avec Mycobacterium tuberculosis ou avec les cellules immunitaires ; et (iii) déterminer si cette nouvelle population de cellules neuronales est une cible thérapeutique intéressante pour traiter la tuberculose.
Procédures
Les souris recevront 10 injections sur animaux vigiles, d’une durée inférieure à 2 minutes par injection. Cela correspond à deux injections quotidiennes sur une période de 5 jours. Les souris seront également anesthésiées/analgésiées une fois pendant 1h pour être infectées par voie nasale (durée d’environ 30 secondes), et une fois pendant maximum 6 heures 30 pendant lesquelles nous réaliserons une injection (durée d’environ 30 secondes), une chirurgie pendant 30 minutes et de la microscopie pendant 2 à 6 heures.
Impact sur les animaux
Un stress modéré éventuel pourra être engendré par la préhension et la contention afin de procéder aux injections (durée de la contention et de l’injection inférieure à 2 minutes par injection). Une sensibilité locale au niveau de la zone des injections pourrait être observée. Les principaux effets indésirables causés aux animaux résideront dans l'inflammation causée par les bactéries et la pathologie résultant de l'infection (aux points les plus tardifs). De légères altérations de l’aspect (état corporel, pelage) peuvent être observés en fin d’étude ainsi que des légères altérations de la respiration et du comportement (posture et mobilité). Lors de la chirurgie, les souris présentent un faible risque d’hypothermie, de déshydratation et d'assèchement des yeux qui peuvent survenir pendant les 2 à 6 heures d'imagerie.
Devenir
Toutes les souris de ce projet seront mises à mort à la fin des procédures car la chirurgie est trop invasive et qu’il est impossible de les réveiller.
Remplacement
Afin de mieux comprendre l’interaction entre le système nerveux et le système immunitaire, un organisme biologique complexe doit être utilisé. Des échantillons de patients infectés et de primates non-humains ont d'abord été utilisé mais pour mieux comprendre les mécanismes impliqués, le projet nécessite l’utilisation de souris vivantes.
Réduction
L'expertise dans l’utilisation de modèles animaux d’infection par Mycobacterium tuberculosis et l’expérience des années précédentes ont fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Des tests d’injection de différents anticorps ciblant les différentes cellules immunitaires ont été prévus pour étudier leurs interactions avec les cellules neuronales pulmonaires, mais si les interactions ne sont pas observées alors certains anticorps ne seront rapidement plus utilisés. Si les observations étaient reproduites sur trois animaux, alors le nombre d’animaux par lot serait réduit.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés au minimum pendant les 5 jours précédents l’expérience. Dans ce projet, il existe différentes étapes susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Pour chaque étape, des mesures adéquates ont été mises en place pour suivre et réduire au maximum ces nuisances. - Les instillations de bactéries seront réalisées sous anesthésie générale fixe. - Les injections rétro-orbitales seront réalisées sous anesthésie locale et générale fixe. - Les souris infectées par Mycobacterium tuberculosis seront monitorées quotidiennement. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation et les animaux présentant des signes de souffrance seront immédiatement mis à mort. - Pour la chirurgie (microscopie intravitale), seront utilisés un analgésiant, un anesthésique local, un anesthésique fixe puis un anesthésique gazeux. La température corporelle et l’hydratation des animaux seront maintenues tout au long de la procédure grâce à une caisse chauffante et des injections régulières de solution saline. Du gel sera appliqué sur les yeux afin de prévenir leur assèchement.
Choix des espèces
Pour notre projet visant à observer la dynamique d’une population de cellules neuronales dans les poumons in vivo par une technique de chirugie et de microscopie sur poumons vivants, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'excellente caractérisation des fonds génétiques et de la variabilité de résistance à la pathologie, ii) du fort degré de convergence des paramètres de l'immunité chez l'homme par rapport aux autres espèces envisageables, et iii) de protocoles de chirugie déjà mis en place et standardisés pour la microscopie du poumon. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, par soucis d’homogénéité, âgées entre 6 et 10 semaines. A ce stade de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature pour étudier la réponse immunitaire à Mycobacterium tuberculosis.
Interrelations entre activité physique, autophagie, régime alimentaire et maladie de Crohn
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
4880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont tatouées aux doigts et biopsiées à l'oreille sur animal vigile, soumises à un régime gras et sucré pendant 24 semaines, à une infection par Escherichia coli, à un isolement prolongé et à des séances d'activité physique sur roue ou tapis, pour étudier l'interaction de ces facteurs dans la maladie de Crohn. Le prélèvement de tissu intestinal impose leur mise à mort. Sur le remplacement, le porteur se borne à affirmer que "le recours à l'expérimentation animale est donc nécessaire".
Objectifs
La maladie de Crohn (MC) est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin incurable ce jour. Les traitements actuels visent à limiter l’inflammation. Des recherches sont donc nécessaires afin de mieux connaitre la physiopathologie de la MC, de manière à pouvoir proposer de nouveaux traitements. Une des difficultés de cette maladie est son caractère multifactoriel faisant intervenir des facteurs génétiques, environnementaux et microbiens. La plupart des études in vivo se focalisent sur un de ces facteurs. Ici, nous nous proposons de les combiner de manière à mieux comprendre cette pathologie. Nous nous intéresserons à des facteurs très fortement suspectés de jouer un rôle clef dans la MC ; à savoir : 1- Le régime alimentaire : les études épidémiologiques ont clairement montré qu’un mode de vie « occidental » et notamment le régime alimentaire était impliqué dans l’apparition/le développement de la MC. Nous utiliserons un régime riche en gras et en sucre (HF/HS, pour « high fat/high sugar ») pour mimer ce facteur. 2- Les facteurs microbiens : de plus en plus d’études montrent que la composition de la flore intestinale des patients est perturbée. Parmi les modifications majeures, il est clairement établi que les malades présentent associés à leur muqueuse intestinale des bactéries appelées Escherichia coli. Les souris seront infectées par un E. coli de référence isolé d'un patient ou par un E. coli commensal, c’est-à-dire un E. coli non pathogène retrouvé normalement dans toutes les flores intestinales ou enfin par un E. coli de laboratoire. 3- L’autophagie : de nombreux gènes sont retrouvés mutés chez les patients souffrant de MC. Parmi eux, de nombreux gènes impliqués dans l’autophagie. L’autophagie est un processus permettant la dégradation de protéines mal repliées, d’organelles non fonctionnelles. Plus récemment il a été montré que ce processus permettait de contrôler la prolifération des E. coli isolés de patients souffrants de la MC. Nous utiliserons des animaux déficients pour l’autophagie ou des souris génétiquement non altérées (souris contrôles). Ces dernières années, l’activité physique a été montrée comme pouvant impacter fortement l’évolution des maladies chroniques. Nous évaluerons également l’impact de l’activité physique dans notre modèle. L’ensemble du projet permettra de mieux comprendre l’impact croisé des facteurs génétiques, du régime alimentaire, des facteurs microbiens ainsi que de l’activité physique dans la maladie de Crohn.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre l'interrelation entre les facteurs génétiques/bactériens/alimentaires dans la maladie de Crohn. Il permettra également de mettre en lumière l’effet bénéfique éventuel de l’activité physique dans cette pathologie (élimination des bactéries, restauration de la réponse autophagique entre autres).
Procédures
Tous les animaux seront identifiés par un tatouage sur les doigts des pattes de manière à les identifier. Cette manipulation ne prend pas plus de 20 secondes. Une biopsie d'oreille sera prélevée de manière à effectuer le génotypage. Cette manipulation ne prend pas plus de 20 secondes. Ces 2 interventions se feront sur animaux vigiles âgés de 20 jours maximum. L’activité physique spontanée (sur roue) nécessitera de placer des animaux de manière prolongée (12 semaines) dans des cages isolées. L’activité physique sur tapis nécessitera l’isolement de l’animal (60 minutes) 4 fois par semaine pendant 12 semaines. A la fin de l’exercice physique, l’animal retrouvera ses congénères. Certains animaux seront gavés. Ce sera un gavage unique effectué sur animal vigile (la contention + le gavage ne prennent pas plus d’une vingtaine de seconde). Certains animaux seront nourris avec un régime riche en gras et en sucre pendant une période de 24 semaines.
Impact sur les animaux
Plusieurs nuisances ont été identifiées : (i) le tatouage/génotypage seront effectués sur des animaux vigiles (chaque acte ne prend pas plus de 20 secondes). (ii) Le traitement HF/HS va induire une prise de poids importante chez les animaux voire un état d’obésité (cela n'affectera pas le déplacement de l'animal ni sa capacité à se nourrir et à boire). Ce régime alimentaire durera 24 semaines. (iii) Les expériences d’activité physique sur roue nécessitent d’isoler les animaux dans une cage. L’isolement peut induire un stress car les souris sont des animaux grégaires. L'activité sur roue durera 12 semaines. (iv) Les expériences d'activité sur tapis nécessitent d'isoler l'animal le temps de l'exercice (60 minutes, 4 fois par semaine). Il sera ensuite replacé avec ses congénères dans la cage d'hébergement. L’activité sur tapis durera 12 semaines. (v) Les bactéries utilisées peuvent induire une très légère inflammation intestinale. (vi) L'infection nécessitera un gavage qui ne prendra qu'une trentaine de seconde (contention + gavage).
Devenir
Nos objectifs impliquent de collecter à la fin de chauqe procédure du tissu intestinal nécessitant de fait la mise à mort des animaux.
Remplacement
Le but de ce projet est de mieux comprendre la physiopathologie de la maladie de Crohn et plus précisément l'impact de plusieurs facteurs (environnementaux, microbiens, génétiques, activité physique). Le recours à l'expérimentation animale est donc nécessaire.
Réduction
D'expérience, nous savons que les résultats de colonisation du tractus digestif par les bactéries et notamment les AIEC (des bactéries Escherichia coli capables d'adhérer et d'envahir les cellules hôtes et retrouvées à haute fréquence chez les patients souffrant de la maladie de Crohn, une inflammation chronique de l'intestin) présentent une grande variabilité, nécessitant un minimum de 10 animaux par lot pour pouvoir réaliser des études statistiques. Dans le cadre de la règle des 3R, un maximum de prélèvements sera réalisé sur les animaux de sorte que pour chaque souris nous collecterons le côlon, le petit intestin et le caecum afin d’y prélever des biopsies pour effectuer des analyses biochimiques et moléculaires.
Raffinement
Le milieu sera enrichit à l’aide de maisons en carton. Un suivi quotidien des animaux par des expérimentateurs habitués à ce modèle sera effectué de manière à repérer toute détresse animale. De plus, nous utilisons un système de score (présenté en annexe) dont les paramètres sont : l'apparence, le comportement naturel, l'hydratation, les signes cliniques, et le comportement provoqué.
Choix des espèces
L’écrasante majorité des études in vivo portant sur la maladie de Crohn se font sur des souris. De plus, nous désirons étudier l’impact de la génétique dans cette maladie et la souris se prête parfaitement aux manipulations génétiques (nous possédons des souris invalidées dans la voie de l’autophagie soit dans les cellules épithéliales intestinales soit dans la lignée myéloïde : technologie flox/flox).
Effets synergétiques de molécules en développement et de l’immunothérapie sur la réponse immunitaire d’une tumeur colorectale syngénique chez la souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur colorectale leur est greffée sous la peau, puis elles reçoivent des traitements par gavage, des mesures répétées de la tumeur et des prélèvements de sang sous anesthésie, pour tester un composé inhibiteur associé à une immunothérapie. Les bénéfices annoncés pour les patients ne répondant pas à l'immunothérapie restent formulés au conditionnel. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit encore les interactions de l'environnement tumoral et que ce modèle est "nécessaire".
Objectifs
Dans le microenvironnement tumoral, les fibroblastes associés à la tumeur favorisent la malignité en sécrétant des facteurs empêchant le système immunitaire de s'attaquer aux tumeurs fibreuses et favorisant ainsi les métastases. Des immunochemothérapies ont été testées, lors d'un précédent projet collaboratif, pour améliorer la réponse immunitaire naturelle qui reconnaît le cancer comme étranger. Cela n'a produit que peu d'effet dans ces cancers riches en fibroblastes. L'inhibition (par un de nos composés en développement clinique) d'une enzyme spécifique a permis de stopper la migration et invasion de cellules tumorales (métastases) et de cibler l’activation des fibroblastes pour aider le système immunitaire. Inhiber cette enzyme pour des cancers fibreux est alors devenu une voie de traitement envisagée. Le cancer du côlon est connu pour présenter des tumeurs solides présentant une enveloppe fibreuse exprimant fortement cette enzyme. Pour tester l’effet des composés inhibiteurs de cette enzyme spécifique sur les fibroblastes et la réponse de la tumeur à l’immunothérapie dans ce cancer précisément, nous allons utiliser le modèle murin sous-cutané de cancer du colon, qui développe des tumeurs immunogènes répondant à des anticorps inhibiteurs d’un contrôle immunitaire.
Bénéfices attendus
Un composé inhibant cette enzyme spécifique est important à tester dans le contexte de cancers fibreux, dans un objectif de ciblage des fibroblastes associés à la tumeur. Ceci pourra affecter les caractéristiques de la malignité, y compris la prolifération des cellules cancéreuses, l'invasion et les métastases, mais aussi l'effet sur le phénotype du myofibroblaste dans la tumeur et la réponse immunitaire anti-tumorale. Cela peut atténuer la réaction tissulaire stromale entourant les tumeurs solides, permettant la pénétration accrue des molécules de chimiothérapie dans le noyau tumoral pour faciliter la destruction des cellules cancéreuses. Le composé peut également permettre de rompre cette barrière fibreuse construite par les fibroblastes et de permettre à nouveau un environnement immunocompétent, conduisant le système immunitaire à voir les cellules cancéreuses comme étrangères pour augmenter la mortalité de ces cellules chez les patients qui n'ont pas répondu à l'immunothérapie.
Procédures
induction après rasage : une injection sous cutanée dans le bas du dos (moins de 30 secondes), pesées et traitements par gavage (voie orale, 2 maximum par jour, moins de 10 secondes chacun), mesure de la tumeur 2 fois par semaine - 30 secondes / prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse profonde (à J7 pour 4 animaux par groupe et en final pour tous) 3 minutes - et de la tumeur après la mort.
Impact sur les animaux
Les souris seront soumises à plusieurs types de contraintes engendrant du stress et douleur légère : injection de cellules tumorales en sous-cutané sous anesthesie gazeuse, traitements par voie orale grâce une sonde oesophagienne, injections intraperitonéales, contention pour la mesure de la tumeur et la pesée des souris.
Devenir
mise à mort pour prélevement de sang et de la tumeur.
Remplacement
Les progrès technologiques permettent de plus en plus le remplacement des animaux par des méthodes alternatives. Ces changements sont une bonne chose et dès que cela est possible nous réalisons des expériences in vitro dans le but d’identifier les composés les plus prometteurs, pour les tester par la suite in vivo. Dans le cadre de nos recherches, nous étudions l’effet des molécules sur le développement tumoral afin de traiter in fine des tumeurs humaines. L'environnement tumoral qui va se développer va interagir avec plusieurs éléments de l'organisme. Malheureusement, ce genre d’interaction ne peut pas encore être reproduite in vitro c’est pour cela que la recherche in vivo, et ce modèle en particulier, est nécessaire.
Réduction
Ce modèle a déjà été utilisé pour tester des inhibiteurs de Nox au sein de notre laboratoire. Les données obtenues précédemment ont été utilisées dans le but de déterminer le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. De plus, des tests in vitro sont réalisés au préalable afin de tester nos composés. Les données ADME des différents composés ainsi que leur profil pharmacocinétique seront obtenus avant le début des procédures. Nous ne testerons donc que les composés les plus puissants en pharmacologie primaire et ceux présentant les caractéristiques d’un potentiel futur médicament. Différents tests statistiques nous permettrons de démontrer l’efficacité de nos molécules par rapport à un contrôle ou un potentiel effet-dose.
Raffinement
Les composés testés seront administrés par voie orale. Cette technique, rapide et nécessitant une contention courte, est bien tolérée par les animaux. Après réception des animaux, ils seront placés dans des cages où des carrés de ouate seront mis à leur disposition pour la construction de leur nid. Un dôme rouge au minimum sera aussi présent afin que les animaux puissent se cacher. Leur comportement de rongeur sera encouragé par la présence d’un bâton de bois dur par animal. La nourriture et l’eau seront en libre accès tout au long de l’étude. Les animaux seront monitorés quotidiennement (à chaque traitement) pour la surveillance de signes cliniques éventuels et vérifier l'absence de souffrance.
Choix des espèces
Les souris sont une espèce de choix pour l’étude de modèles cancéreux de par les nombreuses études déjà réalisées. Ce modèle de xénogreffe est très bien décrit dans la littérature. Les souris femelles seront utilisées car nous avons une expérience antérieure d’études in vivo sur ce modèle avec des souris femelles. Nous utiliserons des animaux de 8 à 10 semaines. Il est maintenant prouvé que les processus de fibrose sont réversibles dans le jeune âge et les biomarqueurs associés à la fibrose ont un turnover plus faible en vieillissant. Il n’y a pas nécessité d’ajuster des doses ou de prendre des dispositions particulières liées au jeune âge ou au contraire à l’âge avancé.
Caractérisation de la souris DNM2 R369W et approches thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
360 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont identifiées par amputation de phalanges, subissent des prélèvements de sang à la veine temporale, des injections et des mesures de force musculaire, pour tester une thérapie génique et une thérapie pharmacologique contre une myopathie rare. Les souris des procédures thérapeutiques sont tuées pour l'analyse histologique des muscles, tandis que la lignée d'élevage est gardée vivante pour des projets ultérieurs. Le porteur affirme qu'un modèle animal est "essentiel" et la souris "indispensable", les modèles cellulaires ne reflétant pas selon lui un tissu vivant.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires (CNM) sont des maladies rares avec un fort impact sur la qualité et la durée de vie. Les CNM se caractérisent par une faiblesse des muscles volontaires (= muscles squelettiques). Les patients montrent des retards moteurs ou n’apprennent jamais à marcher, et ils ont des restrictions respiratoires. Notre projet vise à : -Comprendre les étapes du développement de la maladie afin d’identifier des biomarqueurs qui serviront à diagnostiquer cette maladie à un stade précoce à partir d’une simple prise de sang, et à évaluer l’efficacité d’un traitement en comparant la valeur de ces marqueurs avec des sujets sains. -Tester une approche thérapeutique génique en injectant des petites molécules qui seront injectées avant et après l’apparition des premiers signes afin de pouvoir évaluer l’efficacité du traitement d’anticiper (= empêcher le début de la maladie) et d’invertir la maladie (= guérir les souris déjà malades). -Tester une approche thérapeutique pharmacologique en injectant des composés chimiques avant et après l’apparition des signes de la maladie pour évaluer leur potentiel d’anticiper et d’invertir la maladie. Suite aux injections des molécules et composés chimiques, nous évaluerons la force et la structure musculaire des souris afin de pouvoir quantifier l’efficacité des traitements.
Bénéfices attendus
Le projet vise à fournir de nouvelles connaissances sur les voies cellulaires impliquées dans le développement des CNM, et ainsi permettre de valider des biomarqueurs circulants (= dans le sang) permettant l’évaluation de l’efficacité d’un traitement. En outre, nous allons tester deux nouvelles approches thérapeutiques sur un modèle souris de CNM : une approche de thérapie génique et une approche de thérapie pharmacologique. Les résultats sont d’un grand intérêt médical et pourraient conduire à des essais cliniques dans l’objectif de traiter les patients CNM.
Procédures
Nous prévoyons les interventions suivantes : 1) Identification de souris par amputation de phalanges - une fois entre 7 et 10 jours - durée 2 minutes. 2) Prélèvement sanguin à partir de la veine temporale - durée 2 minutes. 3) Injection de petites molécules - durée 2 minutes. 4) Injection de composés pharmacologiques - durée 2 minutes. 5) Mesures de force musculaire - durée 20 minutes
Impact sur les animaux
Les souris CNM présentent une faiblesse musculaire modérée sans impact majeur sur la qualité et la durée de vie. Les approches thérapeutiques par molécules ou composés pharmacologiques visent à augmenter la force musculaire des animaux. Il est néanmoins possible que les traitements aient des effets secondaires indésirables. L'identification, de même que les injections a visées thérapeutiques ou d'anesthésiants pour la mesure de force musculaire peuvent engendrer un stress ou une douleur temporaire chez l'animal.
Devenir
Procédure maintien de la lignée : les souris seront gardées pour des projets ultérieurs. Procédure thérapie génique et pharmacologique : les souris seront soumises à des test de force musculaire puis mis à mort pour des analyses histologiques des muscles.
Remplacement
Ce projet vise à étudier les voies cellulaires impliquées dans le développement de la myopathie centronucléaire (CNM) et à évaluer l’effet d’approches thérapeutiques sur la fonction musculaire. Pour ces raisons, un modèle animal est essentiel et nous ne pouvons avoir recours à des modèles cellulaires (qui ne reflètent pas un tissu vivant). Les connaissances du système musculaire sont très développées chez la souris, qui représente de ce fait un modèle approprié et indispensable pour étudier la CNM et établir des approches thérapeutiques qui pourraient être transférées aux patients dans l’avenir.
Réduction
Pour l’étude transcriptomique (étude des voies cellulaires), nous prévoyons d’utiliser 6 souris par groupe (souris malades et souris saines), et pour les approches thérapeutiques un nombre de 8 par groupe pour la thérapie génique et la thérapie pharmacologique. Ces nombres ont été calculés pour s’assurer que l’étude soit statistiquement et scientifiquement valable, et les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés. Plusieurs procédures expérimentales seront réalisées chez les mêmes souris lors des traitements par approche génique ou pharmacologie, réduisant ainsi le nombre d'animaux nécessaires.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupes sociaux, dans des cages ventilées et enrichies (barreaux à ronger, matériel de nidification), et avec accès illimité à l’eau et à la nourriture. Le bien-être des animaux sera vérifié quotidiennement afin de détecter des signes des souffrance à l’aide d’une grille de suivi adaptée. Cette grille de score prend en compte les points des catégories suivants : 1) L'aspect général de l'animal (hérissement des poils, yeux clos, flancs creusés, perte de poids …) : 2) Le comportement / la mobilité́ de l'animal (mobilité́, prostration, dos voûté, isolement par rapport aux autres animaux). Ce suivi sera réalisé de manière journalière sur toute souris traitée par approche thérapeutique et sur les souris CNM non traitées à partir du sevrage et jusqu’à la mise à mort pour expérimentation.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent et courant dans le domaine des myopathies. Son système musculaire est bien étudié et de nombreuses techniques d’analyse sont établies afin de mener à bien les analyses. La dissection des muscles pour les études transcriptomiques se fera à l’âge de 7 semaines afin de pouvoir analyser la régulation des gènes musculaires et de comparer les données avec d’autres résultats obtenus préalablement sur d’autres modèles souris de la maladie au même âge. Pour évaluer l’efficacité des approches thérapeutiques géniques (molécules) et pharmacologiques (composés chimiques), nous allons traiter les souris avant et après l’apparition des signes de la maladie, soit à 4 et à 8 semaines.
Rôle de la génétique de l’hôte dans l’infection par les flavivirus neurotropes
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
6620 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par des flavivirus neurotropes par injection, voie orale ou injection intracrânienne, subissent des biopsies de queue, des prises de sang et des tests comportementaux dont le RNT ne précise pas la nature, pour étudier l'influence du fond génétique sur la sensibilité à l'infection. Le porteur indique que l'infection peut provoquer perte de poids, apathie et paralysie, et que les animaux sont tués parce qu'infectés par des pathogènes dangereux pour l'humain. Il affirme que ces phénomènes se développent à l'échelle de l'"organisme entier" et conclut au recours à la souris.
Objectifs
L’objectif global de ce projet est d’étudier le rôle de la composition génétique de l’individu dans sa sensibilité à l’infection par les flavivirus neurotropes. En particulier, la survenue de formes sévères de la maladie et l’apparition de troubles neurologiques et comportementaux secondaires à l’infection restent à élucider. Plus spécifiquement, ce projet prévu pour les 5 années à venir, a pour objectif de répondre aux questions scientifiques suivantes : 1. Quels sont les mécanismes responsables des différences de lésions cérébrales induites par l’infection par un flavivirus neurotrope ? 2. Quelles sont les conséquences neurocomportementales de l’infection par un flavivirus neurotrope ? 3. Quelle est la variation de capacité à s’infecter (« infectabilité ») des souris en fonction de la souche de flavivirus ? 4. Quelle est l'influence du fond génétique des souris dans chacune des questions précédentes ? 5. Quels sont les variants génétiques de l’hôte responsables des différences de sensibilité chez la souris ?
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet permettra d’identifier de nouveaux modèles de souris qui pourront être utiles pour étudier la physiopathologie des infections virales neuroinvasives ou pour le développement de mesures préventives et thérapeutiques. De plus, ce projet permettra de comprendre l’influence de la composition génétique de l’hôte dans la sensibilité à l’infection. La caractérisation poussée de l’infection par les flavivirus neurotropes dans des lignées de souris sensibles ou résistantes permettra d’identifier de nouveaux gènes responsables de ces différences de sensibilité et d’infectivité. A plus long terme, ce projet permettra de faire progresser les connaissances fondamentales importantes pour comprendre le développement des infections virales neuroinvasives. Il s'agit d'enjeux majeurs au regard de l’émergence ou la réémergence actuelle des flavivirus en Europe et dans le monde et des conséquences neurologiques dramatiques causées par ces infections.
Procédures
Des biopsies de queue seront effectuées sur certaines souris pour connaitre leur statut génétique, une fois au moment du sevrage pour une durée de quelques secondes. La majeure partie des souris seront infectées avec un flavivirus neurotrope par injection une fois pour une durée de quelques secondes. Certaines souris seront infectées avec un flavivirus neurotrope par administration orale dans la bouche à l’aide d’une seringue une fois pour une durée de quelques secondes. Certaines souris seront infectées avec flavivirus neurotrope par une injection intracraniale sous analgésie et anesthésie générale d’une durée de 15 minutes. Des prises de sang seront réalisées, au maximum 3 prélèvements sur 8 jours consécutifs. Chaque prise de sang durera environ 30 secondes. Des tests d’évaluation du comportement non invasifs seront effectués sur certaines souris avec une durée de moins de 40 minutes et au maximum 2 fois par semaine (1 test par séance).
Impact sur les animaux
Le projet s'articule autour de 4 procédures de sévérité modérée. Dans certains cas, l'infection aura un impact très modéré sur l'état de santé des souris, avec une perte de poids faible et transitoire (quelques jours). Dans d'autres cas, les souris pourront développer une perte de poids plus importante dont l’ampleur sera à déterminer, une apathie et des troubles neurologiques tels qu’une paralysie. Des souris feront l’objet de tests d’évaluation du comportement non invasifs qui pourront générer un stress limité et transitoire (quelques heures).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront infectés par des pathogènes dangereux pour l’Homme et/ou feront l’objet de prélèvements de tissus post-mortem.
Remplacement
Les phénomènes biologiques que nous devons étudier se développent au niveau de l'organisme entier (développement de l'infection, réponse immunitaire, conséquences neurocomportementales) et imposent donc de recourir à des modèles animaux vivants. De plus, notre expérience sur le virus Zika montre que les résultats obtenus avec des cultures de cellules ne prédisent pas intégralement ce qui se passe dans un organisme entier. Les modèles animaux utilisables sont peu nombreux (primates non-humains, hamsters et souris). Ce projet utilisera des souris car cette espèce permet de réaliser des études génétiques puissantes à l'aide de lignées génétiquement modifiées ou de lignées génétiquement très variées.
Réduction
Le calcul du nombre d'animaux nécessaire dans chaque procédure dépendra de la nature des variables et de la question posée. La conception de chaque expérience reposera sur une analyse statistique préalable pour optimiser la nature et l'effectif de chaque groupe, et éviter les biais expérimentaux. Les résultats obtenus seront analysés par des tests statistiques appropriés. Aussi souvent que nécessaire, il sera fait appel à des experts en biostatistique. L'évaluation de la charge virale dans une lignée ne devrait pas nécessiter plus de 5 souris du même sexe d'après notre expérience avec le virus Zika. L’évaluation du comportement des souris requiert des nombres d’animaux un peu plus grands (10 à 12 souris du même sexe) du fait d’une variabilité intra-groupe plus importante. Ces éléments nous ont permis de calculer les effectifs pour chaque procédure en conciliant réduction du nombre d'animaux et puissance statistique pour conclure. Les analyses incluront des groupes d’animaux des 2 sexes. Certaines expériences feront l'objet de réplication mais uniquement lorsque ce sera nécessaire pour conforter la validité des conclusions. Ceci est mentionné et justifié dans chaque procédure.
Raffinement
Les inoculations et les prélèvements de sang entraînent une douleur passagère et légère qui ne justifie pas d'anesthésie ou d'analgésie. Certaines inoculations seront réalisées sous anesthésie générale et sous analgésie générale. Dans certains cas, l'infection se traduira par un impact très modéré sur l'état de santé des souris. Dans d'autres cas, les souris pourront développer une perte de poids plus importante dont l’ampleur sera à déterminer, une apathie et des troubles neurologiques tels qu’une paralysie. Les animaux infectés seront surveillés quotidiennement pendant la période symptomatologique avec plusieurs points limites : i) score clinique sur la base de 5 critères, ii) suivi de poids. Un gel nutritif sera placé dans les cages des animaux présentant un affaiblissement ou une parésie/paralysie pouvant laisser craindre qu'ils peinent à atteindre la mangeoire.
Choix des espèces
1. Nous disposons de bons modèles d'infection par les flavivirus neurotropes chez la souris. 2. La souris fait partie des espèces « réservoir » des virus de l’encéphalite à tiques. 3. La souris est la seule espèce permettant de réaliser des analyses génétiques du niveau requis. 4. La dangerosité des flavivirus neurotropes impose d'héberger les animaux en isolateurs, ce qui est facilement réalisable dans cette espèce et beaucoup plus difficile dans d'autres espèces. Pour la plupart des procédures, nous utiliserons des jeunes adultes (5-6 semaines) ou adultes (6-12 semaines) en nous basant sur la littérature et sur notre propre expérience. Nous utiliserons des souris jeunes de 1-3 semaines qui permettront d’étudier les effets de l’infection par les flavivirus neurotropes sur le développement post-natal du cerveau.
Formation de microchirurgie expert
- Formation professionnelle
240 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention unique de quatre heures maximum, sutures de la carotide, de la jugulaire, pontage ou transplantation rénale, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des chirurgiens déjà confirmés à un diplôme de microchirurgie "Expert". Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des vaisseaux au sang circulant et que l'entraînement sur matériel inerte, des "nouilles chinoises", ne suffit pas pour gérer anesthésie et complications. Quatre rats sont utilisés par stagiaire.
Objectifs
La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer, de remplacer, de greffer des nerfs ou des vaisseaux, et qui permet de disséquer des tumeurs cérébrales et de réaliser une hémostase rigoureuse et délicate dans un cerveau ou une moelle épinière. Son exercice n’est accessible qu’à un chirurgien rompu aux différentes techniques microchirurgicales, et dont la pratique est quotidienne. Tous les chirurgiens des centres "SOS mains" notamment en France exercent cette spécialité. Tous les Neurochirurgiens sont formés à la microchirurgie, comme la plupart des chirurgiens qualifiés en chirurgie plastique et reconstructrice. Cette compétence s’acquiert par le diplôme universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien. Toutefois ce diplôme ne permet qu’une formation de base. La réalisation de procédure plus complexe et notamment réimplantation digitale ou lambeaux libres ne peut être réalisé dans le cadre de ce DU car ne concerne que peu d’étudiants et nécessite également une expérience pratique au-delà de cette formation initiale. Le diplôme Universitaire de microchirurgie « Expert » s'adresse à des chirurgiens confirmés et permet à ceux-ci développer leur technique, leur compétence dans des procédures plus complexes. Le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des micro-vaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière que celles-ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose.
Bénéfices attendus
Le diplôme Universitaire de microchirurgie « Expert » s'adresse à des chirurgiens confirmés et permet à ceux-ci développer leur technique, leur compétence dans des procédures plus complexes. Le diplôme est nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des micro-vaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière que celles-ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose.
Procédures
Aucun prélèvement sur animaux vigiles. L'ensemble des animaux subiront une unique intervention chirurgicale de 4 heures maximum chacun sous anesthésie générale sans réveil. Ces interventions viseront l'apprentissage microchirurgical de sutures complexes: suture artère carotide, veine jugulaire, pontage carotidien, transplantation rénale.
Impact sur les animaux
L'ensemble des procédures seront sans réveil sur animaux anesthésiés.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures entièrement réalisées sous anesthésie générale, la complexité des opérations subies rendant leur réveil impossible.
Remplacement
La partie purement technique peut être travaillée sur du matériel inerte et c’est le cas puisque l’apprentissage des gestes se fait systématiquement sur un modèle de nouilles chinoises. Les gestes sont validés par un chirurgien confirmé au début de l’ensemble des séances avant de passer sur l’animal. En dehors de l’aspect technique, les stagiaires doivent être capables de gérer une situation globale d’anesthésie générale ainsi que les complications chirurgicales (hémorragies, thromboses…) auxquelles ils seront confrontés en clinique humaine ou vétérinaire et qui peuvent difficilement être reproduites dans leur intégralité sur des modèles inertes. L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable.
Réduction
Les séances seront organisées de façon à pouvoir effectuer plusieurs gestes sur le même animal permettant d'en réduire le nombre. 4 rats seront utilisés par stagiaire ce qui nous semble nécessaire mais suffisant pour atteindre le niveau d'expertise visé.
Raffinement
La formation débute par une séance en centre de simulation. Une présentation de l’anatomie du rat est réalisée sur la table d’anatomie au laboratoire de Simulation. Les vidéos des procédures sont présentées aux étudiants en détaillant les voies d’abord et les points techniques importants. Les étudiants peuvent simuler les différentes voies d’abord qui seront utilisées au cours des travaux pratiques sur la table d’anatomie. Les séances pratiques débuterons systématiquement par du travail sur matériel inerte (nouille chinoise) et le geste devra être validé par un responsable chirurgien expérimenté avant de débuter le protocole sur l'animal. L'ensemble des procédures se feront sur animal anesthésié et seront sans réveil. L'ensemble des animaux est hébergé en cages enrichies (cabanes, frisotis) par lots de 5 ou 6 d'âge et de sexe identiques dans une pièce à atmosphère contrôlée et observés quotidiennement. L'eau et la nourriture sont disponibles à volonté. Les cages sont définies 1 semaine minimum avant l'entrée des animaux dans le protocole.
Choix des espèces
L'espèce choisie (Rats) a des vaissaux d'un diamètre correspondant à ceux rencontrés en microchirurgie humaine ou vétérinaire. Le rat est donc parfaitement adapté à l'apprentissage de ces techniques.
Effet de l’action combinée de l’activité physique, d’extraits de plante et de probiotiques sur le microbiote intestinal en modèle murin mimant la maladie de Crohn
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent 29 gavages sur 22 semaines, un régime riche en graisse, un produit irritant ajouté à l'eau de boisson pour accentuer une colite et plusieurs prélèvements sanguins, pour tester une association de bactéries, d'extraits de plante et d'activité physique censée réduire l'inflammation intestinale. Les retombées annoncées pour les patients atteints de la maladie de Crohn, une thérapie personnalisée modulant le microbiote, sont renvoyées au long terme. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de valider le cocktail à l'échelle d'un "organisme entier" et que l'ajout de l'activité physique impose de recourir à la souris.
Objectifs
Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans le développement et l’entretien des pathologies inflammatoires chroniques de l’intestin. En effet, dans de nombreuses pathologies, certaines populations de bactéries ‘bénéfiques’ pour l’hôte sont diminuées au détriment de bactéries ‘agressives’ aux propriétés pro-inflammatoires. Dans la maladie de Crohn, il a été observé une quantité anormale de bactéries aux propriétés adhérentes et invasives au niveau de la muqueuse de l’intestin grêle des patients. Une fois attachées à la muqueuse iléale, ces bactéries adhérentes et invasives peuvent traverser la muqueuse et déclencher ou aggraver l’inflammation intestinale. Chez l’animal, ces bactéries adhérentes et invasives sont capables d’aggraver une inflammation intestinale déjà existante et elles sont également capables de coloniser l’intestin et d’induire une inflammation intestinale. A ce jour, il n’existe pas de traitement pour guérir définitivement la maladie de Crohn, les traitements actuels visent à contrôler les poussées inflammatoires sans cibler les causes de l’inflammation. Ce projet a pour but de tester l’efficacité d’une stratégie ciblant le microbiote, et plus précisément les bactéries adhérentes et invasives, afin de limiter leur présence et ainsi, diminuer une des origines de l’inflammation intestinale. Lors du projet, une combinaison de bactéries dites « bénéfiques » et d’extraits de plante, préalablement sélectionnée in vitro pour leurs propriétés à lutter contre les bactéries adhérentes et invasives, sera administrée à des souris, en plus d’une activité physique. L’efficacité de ce traitement à éliminer les bactéries agressives présentes dans le microbiote digestif des animaux et à restaurer un microbiote « sain » dans le but de diminuer les symptômes inflammatoires sera évaluée.
Bénéfices attendus
Les investigations chez l’animal permettront de compléter les résultats des analyses in vitro obtenus avec la combinaison bactéries/extraits de plante à l’échelle d’un organisme entier, en prenant en considération l’environnement du tractus digestif, le microbiote intestinal et le système immunitaire. A court terme, les bénéfices attendus de ce projet sont d'éliminer spécifiquement les bactéries adhérentes et invasives de l’intestin afin de diminuer les symptômes inflammatoires. Plus largement, le bénéfice attendu est de restaurer un microbiote intestinal global « sain » et ainsi, de protéger et renforcer la muqueuse intestinale. A moyen terme, ce projet permettra de comprendre l’importance de combiner ou non un traitement de type « probiotique » avec une activité physique. A plus long terme, cette investigation permettra de mieux prendre charge les patients atteints de maladie de Crohn en fonction de la composition de leur microbiote intestinal en leur proposant une thérapie personnalisée modulant le microbiote qui inclura une alimentation adaptée, une activité physique, et une prise de probiotiques et d’extraits de plante.
Procédures
-Dans le cadre de ce projet, les animaux recevront par voie orale (gavage) 1/le cocktail de bactéries-extraits de plante (26 administrations réparties sur 6 semaines), les bactéries adhérentes et invasives (1 administration) et le traceur fluorescent pour suivre la perméabilité intestinale (2 administrations), soit 29 gavages/animal sur la totalité du protocole de 22 semaines. -Les animaux auront 2 prélèvements sanguins en cours de protocole (en semaines 18 et 21). Ce prélèvement sera réalisé sur animal endormi sous anesthésie gazeuse. Un dernier prélèvement sera réalisé sur animal anesthésié sans réveil. - Les propriétés contractiles (force maximale isométrique et puissance maximale concentrique) des muscles fléchisseurs plantaires seront évaluées une fois sous anesthésie à l’isoflurane. Les contractions musculaires seront évoquées électriquement à l’aide d’électrodes de surface (technique non invasive).
Impact sur les animaux
L’administration d’un régime alimentaire riche en graisse va induire une prise de poids accompagnée d’une légère inflammation intestinale. En fin de protocole, les animaux vont recevoir dans l’eau de boisson une faible dose d’un produit irritant qui peut accentuer les symptômes de colite. L'activité physique va permettre de diminuer la prise de poids des animaux placés sous régime riche en graisse. Le projet impose que les animaux soient placés un par cage, de réaliser des gestes de gavage et des prélèvements de fèces et de sang, ce qui peut induire un stress chez l’animal.
Devenir
L’ensemble des animaux utilisés lors de la procédures (72 animaux) sera mis à mort à la fin des expérimentations. Il est nécessaire de prélever un ensemble d’échantillons biologiques chez l’animal à l’issu de l’expérience pour compléter les données issues des observations cliniques (signes de colite), des analyses de microbiote fécal, ou des paramètres inflammatoires déterminés suite à des dosages dans les fèces des animaux.
Remplacement
Avant de réaliser l’essai chez l’animal, le cocktail de bactéries/extraits de plante a été finement analysé in vitro, sur des modèles de cellules en culture (cellules épithéliales intestinales humaines et cellules immunitaires) afin de sélectionner la meilleure combinaison pour lutter contre les bactéries adhérentes et invasives retrouvées chez les patients atteints de maladie de Crohn. Cependant, il est nécessaire de valider l’efficacité de ce cocktail à l’échelle d’un organisme entier, afin de prendre en compte l’effet du passage digestif (pH acide de l’estomac, sels biliaires…) et la présence du système immunitaire et du microbiote intestinal. Mais surtout dans ce protocole, nous voulons savoir si l’activité physique peut augmenter l’effet bénéfique du cocktail, ce qui impose de passer chez l’animal.
Réduction
-Le nombre d'animaux a été réduit dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. Le nombre de 8 animaux/lot devrait permettre de réaliser des tests statistiques adaptés d’après l’ensemble des données animales antérieures. -Le fait de réaliser la procédure en 2 temps permet d’intégrer un ‘go/no go’ dans la procédure : le protocole sera mené sur 24 des 72 animaux avec des lots justement pensés, permettant de juger si le modèle reflète suffisamment les symptômes de la maladie de Crohn (inflammation intestinale de bas grade et déséquilibre du microbiote intestinale). Si celui-ci est le reflet de la maladie, alors l’étude sera poursuivie sur le second groupe d’animaux. -Les études antérieures ont montré que le nombre de bactéries adhérentes et invasives dans les fèces des animaux était le reflet du nombre de bactéries associées à la muqueuse. Cette mesure permet de réaliser un suivi de colonisation en fonction du temps de façon non invasive et sans douleur pour l’animal. La quantification des bactéries dans les fèces en fonction du temps permet donc de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Une période d’acclimatation sera réalisée avant le début de la procédure (une semaine). Les animaux auront libre accès à l'eau et la nourriture. Les animaux seront disposés dans des cages de 1500 cm² en IVC (individually ventilated cages) afin de pouvoir y placer une roue d’activité connectée. L’environnement sera donc enrichi avec plusieurs types d’enrichissements : lamelles de cartons compressées et maisonnettes ou tremplins avec abris. Lors de la phase 2 du projet, les lots sédentaires seront placés sur un portoir à distance des groupes avec activité physique afin de diminuer les potentiels effets délétères du bruit que peuvent produire les roues. Les animaux seront surveillés quotidiennement. Il sera administré aux souris montrant des signes de souffrance un traitement à base de buprénorphine (0,05mg/kg en sous-cutanée) pour réduire leur douleur. Des critères d’arrêt ont été déterminés. Si un animal rempli ces 3 critères lors du protocole (points limites) : 1/perte de poids corporel > à 15% par rapport au début de l’étude 2/modification de l’activité (hypoactivité importante ou prostration ou spasmes abdominaux ou réticence à se déplacer) ou de la posture (dos vouté, décubitus ventral ou latéral) ou de la respiration (pénible ou rapide avec effort) 3/signes cliniques d’inflammation intestinale (arrière train ou anus souillés avec diarrhée et/ou présence de sang dans les fèces ou au niveau de l’anus) -->il sera immédiatement sorti du protocole, anesthésié à l’isoflurane (2,5%) et mis à mort par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Le modèle choisi est la souris C57BL/6 qui est un modèle employé régulièrement pour étudier l’activité physique spontanée sur roue. C’est également un modèle de choix pour la réalisation d’un modèle de colite induite par un produit chimique placé dans l’eau de boisson. L’ensemble des souris utilisées lors de ce projet seront utilisées au stade de jeune adulte, (6-8 semaines) reflétant le pic d’incidence de la maladie de Crohn (15-30 ans).
Evaluation de la biodisponibilité de la curcumine et de ses métabolites à partir de différentes formulations chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent par gavage une dose unique de curcumine sous différentes formulations, puis subissent cinq prélèvements sanguins en six heures sous anesthésie, avant le prélèvement de leurs organes. L'objectif déclaré est de sélectionner la formulation la plus efficace pour un complément alimentaire, dans un projet lié à un partenaire industriel et couvert par une "clause de confidentialité". Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'étudier la biodisponibilité et fixe les groupes à trois rats.
Objectifs
Le projet a pour objectif d’évaluer à partir de diverses formulations (procédés et compositions soumises à une clause de confidentialité), la biodisponibilité en molécules d’intérêts à savoir la curcumine et ses métabolites. Ces évaluations, selon les diverses formes galéniques, permettront de déterminer la meilleure formulation pour une supplémentation alimentaire en curcumine avant le passage en phase de test clinique.
Bénéfices attendus
L’évaluation de la biodisponibilité en curcumine et de ses métabolites suite au traitement oral de différentes formulations, permettra de déterminer la formulation qui pourrait être la plus efficace afin de rendre la curcumine et/ou ses métabolites biodisponibles. Cette sélection permettra ensuite à travers une étude pré-clinique puis une phase clinique d’évaluer les effets physiologiques et cellulaires de la supplémentation en curcumine.
Procédures
Dans le cadre de cette procédure aigue, les rats recevront un traitement par voie orale (gavage) une dose unique des différentes formulations de curcumine ou de l’eau à l’aide d’une aiguille de gavage métallique spécifique. Un prélèvement sanguin au niveau de la veine caudale sera effectué à T = 0 minutes (avant le traitement oral) puis à 30 minutes, 1 heure, 2 heures et 6 heures après le traitement oral. Afin de limiter le stress des animaux, les prélèvements seront effectués sous anesthésie gazeuse courte (≈ 5 minutes). Les prélèvement sont effectués à l’aide d’un cathéter placé de manière au niveau de la veine caudale. Au cours de cette procédure, la température corporelle sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant . A la fin de chaque prélèvement, le cathéter est retiré et un point de compression est réalisé afin de stopper l’écoulement sanguin, puis les animaux seront replacés dans une cage individuel entre chaque prélèvement et seront surveillés.
Impact sur les animaux
Le traitement oral peuvent être à l’origine de douleurs modérées ou de stress pour l’animal. Les prélèvements de sang répétés sur une période de 6 heures peuvent également être une source de stress et douleurs modérées. Néanmoins, toutes ces procédures seront réalisées par des personnels expérimentés. Les animaux seront surveillés tout au long de la procédure pour s’assurer de leur bien-être. Par ailleurs, les prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie légère à l’Isoflurane complété par une anesthésie locale à la lidocaine (crème) du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux (n=24) seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de permettre le prélèvement d'organes cibles.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro permettant l’étude de la biodisponibilité de différentes formulations d’un même composé. En effet, les mécanismes de digestion, d’absorption et de métabolisation sont complexes et aucune méthode ne permet de les remplacer de manière exhaustive. Il convient donc d’étudier in vivo la biodisponibilité de la curcumine et de ses métabolites à partir de différentes formulations.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe (3) a été défini en accord avec le partenaire industriel comme le nombre minimum afin d’évaluer la biodisponibilité tout en s’assurant de la répétabilité des résultats et de mettre en évidence des différences statistiques significatives sur les paramètres étudiés.
Raffinement
Le protocole a été conçu pour limiter au maximum le stress subit par les animaux. Les animaux seront acclimatés 10 jours après leur arrivé et avant toute procédure. Les rats sont hébergés en cage de 3 individus afin de maintenir le caractère social de l’espèce. Les cages seront enrichies avec des tubes, coton et bâtons à ronger. Ils seront hébergés en animalerie dans des conditions standards d'animalerie avec un accès ad libitum à de la nourriture standard et à de l’eau. Les rats seront également suivis quotidiennement par un personnel formé contrôlant le bien-être des animaux. Au cours de la procédure expérimentale, le bien-être des animaux sera évalué par un personnel formé à l’aide d’une fiche intégrant les différents points limites. Au cours de l’’anesthésie, la température corporelle sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant.
Choix des espèces
Le rat est un modèle pertinent afin d’étudier les mécanismes de digestion/absorption et métabolisation de molécules car sa son système digestion et sa physiologie présentent de grandes similitudes comparées à ceux de l’Homme. De plus, les prélèvements sanguins permettent d’obtenir des volumes suffisants afin de réaliser les dosages des différentes molécules d’intérêts (curcumine et métabolites) et sont facilement réalisable chez le rat.
Evaluation des effets de traitements par plasmas froids sur la cicatrisation de plaies cutanées ischémiques chez le rat
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
20 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une plaie cutanée chronique est provoquée sur leur dos par arrêt de l'irrigation sanguine lors de deux chirurgies, puis traitée par plasmas froids trois fois par semaine jusqu'à cicatrisation, chaque rat étant isolé en cage individuelle pour l'empêcher d'arracher ses sutures. Le porteur reconnaît que cet isolement peut être source de stress et qu'un excès de traitement pourrait nécroser les tissus. L'objectif déclaré est de tester ces plasmas froids en vue d'une future thérapie des plaies chroniques chez l'humain, sain ou diabétique.
Objectifs
Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec en France près de 50 000 patients atteints d’ulcère de jambe, 40 000 diabétiques avec une plaie du pied et 350 000 escarres. Leur prise en charge induit des coûts importants de par la chronicité de ces plaies. Les soins sont prolongés, le matériel est parfois coûteux, le temps infirmier nécessaire est important, les arrêts de travail et les hospitalisations sont longues. De plus, ces plaies chroniques ont toujours un retentissement majeur sur la qualité de vie du patient. Les plasmasfroids produisent des espèces réactives de l’oxygène et de l’azote qui ont une capacité pro-cicatrisante et antibactérienne. L'utilisation des plasmas froids se différencie par le fait qu’elle est non invasive, c’est-à-dire sans contact, et sans douleur. Les objectifs de cette première étude menée dans le cadre d’un nouveau projet sont d’évaluer les effets de plasmas froids générés par une nouvelle technologie sur la cicatrisation de plaies cutanées chroniques induites chez le rat. Les effets seront comparés à ceux observés sur des plaies cutanées chroniques non traitées. Les traitements par plasmas froids seront effectués sous anesthésie 3 fois par semaine jusqu’à cicatrisation complète. A l’issue de l’étude, des dosages seront effectués sur un prélèvement de sang après placement des animaux sous anesthésie générale, suivi après leur euthanasie du prélèvement d’organes pour la réalisation d’analyses.
Bénéfices attendus
La réalisation de cette seconde étude menée dans le cadre d’un projet global va permettre d’évaluer les effets de traitements par plasmas froids sur la cicatrisation de plaies cutanées chroniques chez le rat et de les comparer ces effets avec des plaies cutanées chroniques non traitées, en utilisant un gaz rare différent de celui utilisé lors d’une précédente étude, ainsi qu’un nouveau dispositif médical breveté permettant la diffusion des plasmas froids générés. Les données des analyses effectuées sur les prélèvements de sang, de peau de la région cicatrisée et des organes prélevés en fin d’expérimentation, permettront d’appréhender les effets des traitements effectués sur la cicatrisation de plaies cutanées chroniques chez le rat. Cela permettra de poursuivre les études sur l’animal dans le cadre de ce projet, et notamment d’étudier les effets d’une combinaison traitements par plasmas froids et pansement actif, et d’envisager leur utilisation future chez l’Homme. Cela permettra à terme de proposer une nouvelle thérapie innovante pour le traitement de plaies cutanées chroniques chez le sujet sain ou diabétique.
Procédures
Les rats seront soumis à une procédure chirurgicale pour l’induction d’une plaie cutanée chronique avec arrêt de l’irrigation sanguine sur une région du dos, procédure effectuée sous anesthésie générale sur 2 jours consécutifs. Un traitement analgésique sera administré chaque jour avant la chirurgie et 6 heures après la fin de celle-ci le 2ème jour. La chirurgie sera réalisée en 15 minutes environ le 1er jour et en 10 minutes environ le 2ème jour. Les plaies cutanées seront traitées 3 fois par semaine et seront protégées par un morceau de gaze stérile et 2 bandes de sparadrap pour le maintien de celle-ci. Un suivi quotidien des rats sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations. Un maintien des rats en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux les points de suture, la gaze et les sparadraps, et également pour éviter que cela interfère avec le processus de cicatrisation.
Impact sur les animaux
L’induction d’une plaie cutanée chronique réalisée sur 2 jours successifs peut induire une souffrance mais limitée dans le temps, souffrance qui sera limitée au maximum par la réalisation de la procédure expérimentale sous anesthésie générale et sous couverture analgésique. Les traitements et les changes de gaze et de sparadraps, effectués également sous anesthésie générale de courte durée, environ 5 à 10 minutes, n’engendreront quant à eux aucune douleur. Une toxicité éventuelle des traitements par plasmas froids pourrait se traduire par exemple par une nécrose avancée des tissus traités en raison d'un excès d'espéces réactives de l'oxygène, pouvant alors constituer un point limite. L’hébergement en cage individuelle des rats sera nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux les points de suture, la gaze et les sparadraps au cours de la période de traitement. Cela permet également d’éviter toute interférence avec le processus de cicatrisation qui est un processus long passant par différentes phases successives. Cet hébergement en cage individuelle des rats peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes mais cet effet sera limité par l’utilisation de cages transparentes, permettant à chaque rat de voir au moins un de ses congénères et de maintenir ainsi une forme de contact social.
Devenir
A l’issue de l’unique procédure expérimentale, les 20 rats seront euthanasiés lorsque leur plaie cutanée sera totalement cicatrisée, après réalisation d’un prélèvement de sang pour la réalisation d’analyses sanguines. Les rats seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement de la peau au niveau de la région ou la plaie cutanée a été induite, ainsi que des organes pour la réalisation d’un ensemble d’analyses.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de réaliser des traitements et un suivi sur une durée prolongée, plusieurs semaines, du processus cicatriciel dépendant de mécanismes complexes successifs. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé à partir des résultats d’études menées sur le modèle expérimental de plaie cutanée chronique et sur un autre modèle expérimental chez le rat, et d’un calcul de puissance statistique. Sur la base de ce calcul il est nécessaire d’utiliser au moins 9,5 rats par groupe de traitement pour les 2 groupes de traitement envisagés. Nous utiliserons donc à nouveau 2 groupes expérimentaux de 10 rats.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie préopératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celleci (analgésie post-opératoire). Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré trois fois par semaine lors de chaque traitement et/ou change de gaze et de sparadrap et observation des plaies cutanées. Si une perte de poids importante est observée, ou si des signes d’infection de la plaie cutanée ou des modifications du comportement des animaux sont observés, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les rats seront placés en cycle de lumière inversé pour observer leur comportement pendant leur phase active et ainsi respecter leur horloge biologique et respecter également la période de réalisation des traitements appliqués pour être dans des conditions similaires à celles qui seront utilisées chez l’Homme. Des briques d’Aspen seront placées dans chaque cage de rats comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacées lors de chaque change de litière. L’utilisation de cages transparentes permettra de maintenir un contact social visuel entre les rats d’un même portoir.
Choix des espèces
Le Rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet car il présente une taille permettant l’induction de plaies cutanées chroniques de dimensions suffisantes pour mimer les plaies cutanées chroniques chez l’Homme, avec une durée de cicatrisation suffisamment longue (plusieurs semaines). Les animaux seront de jeunes rats âgées de 8 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 9 semaines pour la réalisation des expérimentations. Les rats auront ainsi une taille permettant l’induction de plaies cutanées chroniques de dimensions suffisantes pour mimer les plaies cutanées chroniques chez l’Homme.
Etude de l’impact du microenvironnement tumoral sur l’expression d’une cible thérapeutique dans le cancer du sein et imagerie nucléaire de la cible.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
232 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont quarante opérées sous anesthésie sans réveil pour l'apprentissage du geste d'inoculation, les autres relevant d'un niveau de souffrance modéré. Une tumeur mammaire leur est implantée sous la peau, dans la mamelle ou dans le canal du téton, avec des prélèvements sanguins, des injections et des séances d'imagerie nucléaire. L'objectif déclaré est d'étudier comment le microenvironnement de la tumeur modifie l'expression d'une cible thérapeutique et de développer des radiotraceurs pour repérer les patientes concernées. Le porteur affirme qu'une étude in vitro ne peut représenter la complexité du vivant pour la croissance tumorale et les métastases.
Objectifs
Depuis quelques années, la littérature s’accorde sur l’importance du microenvironnement tumoral dans la résistance aux thérapies. Notre projet s’intéresse à l’impact du microenvironnement tumoral sur l’expression d’une cible thérapeutique d’intérêt dans les cancers du sein et s’attache au développement de nouveaux radiotraceurs pour la visualisation et la quantification de la présence de cette cible dans cette pathologie. Notre équipe de recherche est spécialisée depuis de nombreuses années dans le développement de radiotraceurs à visée diagnostique et/ou thérapeutique dans le domaine de l’oncologie. Pour ce travail, nous aurons recours un modèle de cancer du sein de souris implanté selon 3 sites (sous-cutané, intra-mammaire et intra-canalaire) et présentant l’avantage de pouvoir être réalisé chez la souris ayant ou non un système immunitaire compétent afin de mimer des microenvironnements tumoraux différents. Le modèle intra-canalaire présente également l’avantage d’étudier l’expression de la cible au niveau des métastases.
Bénéfices attendus
A terme, l’identification des facteurs du microenvironnement tumoral modulant l’expression de la cible permettront d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques ciblant le microenvironnement et les cellules tumorales (combinaison d'immunothérapie et d'inhibiteurs de la cible). Les radiotraceurs développés permettront de sélectionner rapidement les patientes exprimant la cible permettant leur orientation rapide vers ces thérapies innovantes.
Procédures
Les animaux sous anesthésie gazeuse seront soumis à une inoculation de cellule en sous-cutané, intra-mammaire ou intra-canalaire dans le téton de l'animal (durée estimée de 1 à 5 min). Des prélèvements sanguins (en rétro-orbitaire ou dans la veine caudale) et des injections intra-veineuses (veine caudale) pourront être réalisées sur des animaux vigiles (durées estimée 1-2min ; maximum 3 prélèvements et 5 injections) Les animaux sous anesthésie gazeuse seront soumis à des examens d'imagerie nucléaire sur un équipement dédié au petit animal (durée moyenne d'un examen : 20min; maximum 3 imageries par semaine).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : - une douleur ou une inflammation locale liée à l’inoculation de cellules ou aux injections et prélèvements. - une gêne fonctionnelle liée à la présence de la tumeur ou encore une nécrose précoce de la tumeur. - le stress modéré lors de l’injection de la molécule (réduite à quelques dizaines de secondes car réalisée par un expérimentateur expert). Aucune nuisance liée à l’imagerie in vivo ou aux anesthésies n’est attendue. Un suivi régulier des animaux permettra de réagir rapidement en cas d’apparition d’une souffrance pour l’animal.
Devenir
A l'issue de la procédure 1, les animaux seront mis à mort en vue de la validation post-mortem de la réalisation correcte du geste. A l'issue de la procédure 2, les animaux seront mis à mort en vue de la réalisation d'analyses immunohistochimiques sur les tissus.
Remplacement
Suite aux études in vitro, le développement et la validation préclinique de nouvelles molécules diagnostiques et/ou thérapeutiques requièrent la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu dans la croissance tumorale, le microenvironnement tumoral et la dissémination métastatique. Une étude in vitro ou ex vivo ne peut représenter la complexité du vivant pour ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats en prenant en compte l’homogénéité des modèles notamment pour les animaux porteurs de tumeur. Pour les animaux servant à l’apprentissage du geste technique, les commandes seront réalisées en décalé afin d’éviter toute commande non nécessaire d’animaux si le geste est acquis. Les examens d’imagerie permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité de réaliser un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps.
Raffinement
Les examens d’imagerie permettent de raffiner l’étude grâce d’une part au caractère non invasif de la technique et d’autre part à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Ces imageries sont réalisés sous anesthésie générale gazeuse permettant d'éviter le stress lors de l'examen. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être améliorés par l'administration d'antalgiques avant l'atteinte des points limites définis. Pour le bien-être des animaux inclus dans ce projet, nous mettons à disposition un enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette dans chacune des cages.
Choix des espèces
Le modèle tumoral est un cancer murin syngénique de cancer du sein. La souris est donc le modèle de choix pour cette étude. Le projet sera réalisé sur des souris femelles adultes d’au moins 5-6 semaines afin de s’affranchir des perturbations hormonales liées au passage à l’âge adulte. Ce choix est également orienté par la littérature scientifique sur les modèles tumoraux étudiés.
Etude de l’excitabilité cérébrale par stimulation intracrânienne chez des souris libres de mouvement
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une neurochirurgie d'implantation d'électrodes sous anesthésie, puis des stimulations cérébrales répétées sur animal éveillé et jusqu'à dix injections de molécules sur cinq à dix semaines, avec des prélèvements sanguins. L'objectif déclaré est de mettre au point des marqueurs de l'activité électrique du cerveau transposables entre la souris et l'humain pour l'optimisation de médicaments. Le porteur justifie le recours à l'animal par des "mécanismes physiopathologiques complexes" que des modèles cellulaires ou informatiques ne représenteraient pas.
Objectifs
L’objectif aujourd’hui est d’identifier des méthodologies précliniques précoces capables de sélectionner des composés sur la base de leur efficacité potentielle chez l’homme. Cela signifie d’appréhender cette problématique par une approche consistant à utiliser les données existantes de la recherche clinique pour construire de nouvelles solutions de recherche préclinique et se baser sur des marqueurs biologiques des pathologies et des tests médicaux utilisables à la fois chez l’animal et chez l’homme. Les activités cérébrales de base sont largement conservées dans l’évolution des mammifères montrant le fort potentiel translationnel de cette méthode et donc l’application chez le rongeur d’observations faites chez le patient et inversement. Dans ce projet, nous étudierons les activités électriques cérébrales spontanées et évoquées chez des animaux contrôles.
Bénéfices attendus
L’optimisation de nouveaux médicaments nécessite de développer des marqueurs et des tests transposables entre les études cliniques et précliniques. Ces marqueurs doivent permettre d’évaluer de façon fiable et robuste l’efficacité des molécules testées. Les activités électriques cérébrales sont largement conservées à travers les mammifères permettant ainsi une transposition fiable entre l’humain et le rongeur. Dans ce projet, nous utiliserons des souris. Nous cherchons à mettre en évidence de nouveaux marqueurs biologiques sur ces animaux. Ces marqueurs biologiques applicables chez l’humain et le rongeur nous permettrons également de tester de nouvelles molécules thérapeutiques.
Procédures
L’ensemble des animaux de ce projet vont subir une neurochirurgie d’environ une heure, réalisée sous anesthésie générale. Les animaux seront tous soumis à des stimulations cérébrales répétées de faible intensité qui seront réalisées sur l’animal éveillé une à deux fois par semaine. Chaque session de stimulation durera entre 3 et 20 minutes au maximum. Au préalable de chacune de ces stimulations, une molécule pharmacologique pourra être administrée à l'ensemble des animaux. Des prélèvements sanguins sur animal éveillé pourront également être réalisés, tous les animaux du projet sont susceptibles d'étre soumis à ces prélèvements. Pour ces tests pharmacologiques, un maximum de 10 injections sur une période de 5 à 10 semaines par plan d’étude sera réalisé.
Impact sur les animaux
Suite à la chirurgie, une diminution de l’activité locomotrice et une déshydratation passagères pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaître dans les heures suivant l’intervention chirurgicale. Lors de la stimulation cérébrale, malgré l’intensité faible utilisée, une réaction comportementale (immobilité, sursaut, clignement des yeux) pourra être induite dans de rares cas, notamment si l’implantation des électrodes est défectueuse. Malgré les études toxicologiques préalablement conduites et exigées avant tout test de composé sur nos animaux, certains effets indésirables non attendus peuvent survenir, notamment une perte de tonus musculaire, une somnolence ou à l’inverse une excitation du fait des mécanismes d’action des molécules testées.
Devenir
Ce projet implique l’implantation de dispositifs d’enregistrement de signaux électroencéphalographiques qui ne sont pas amovibles, les animaux doivent donc être mis à mort à la fin du projet. De plus, dans certains cas, une vérification d’exposition aux molécules testées et une caractérisation histologique des tissus cérébraux seront nécessaires.
Remplacement
Cette étude nécessite l'utilisation de modèles animaux car elle adresse des mécanismes physiopathologiques complexes qui ne peuvent pas être représentés par des modèles plus simples (ex. modèle cellulaire ou computationnel).
Réduction
Dans le cas des études de test pharmacologique, chaque animal est son propre contrôle et sera utilisé pour tester différents candidats médicaments, permettant de limiter le nombre d’animaux nécessaire par groupe. Le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Le nombre d’animaux a ainsi été déterminé de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité scientifique des expériences menées.
Raffinement
Les souris qui entrent dans cette procédure ont au minimum une semaine d’acclimatation à la zone d’hébergement. Une injection d'analgésique sera faite avant la neurochirurgie et sera renouvelée 6 à 8 h après afin de prévenir toute douleur liée à la phase de chirurgie. Après la neurochirurgie, l’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Les animaux seront hébergés dans des cages d’hébergement avec enrichissement (coton, maison en carton) pour limiter tout stress dû à l’environnement quotidien.
Choix des espèces
Dans ce projet nous utiliserons des souris. Ces animaux présentent des similarités anatomiques et fonctionnelles avec le cerveau humain et notamment au niveau des activités électriques spontanées et évoquées. Ces similarités peuvent être utilisées pour le développement de nouveaux médicaments. La sélection de la souris est aussi basée sur des études précédemment réalisées. Les animaux sont âgés de minimum 9 semaines puisque nous souhaitons évaluer les modifications des activités électriques chez des animaux adultes. A ce stade, les circuits électriques du cerveau sont matures.
Recherche d’un agoniste 5HT permettant de moduler la pression artérielle d’un rat (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
31 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue. Dix subissent une lésion haute de la moelle épinière qui les laisse partiellement paralysés, incapables de vider leur vessie seuls et sujets à des troubles cardiovasculaires pendant trente jours, tandis que les vingt et un autres sont opérés sous anesthésie sans jamais se réveiller. Le porteur décrit la procédure comme "lourde, handicapante et sévère" et écarte pour cette raison toute adoption. L'objectif déclaré est de trouver une molécule proche de la sérotonine, déjà utilisée chez l'humain, pour relever la pression artérielle après une lésion de la moelle épinière.
Objectifs
Les lésions de la moelle épinière (SCI) sont un problème de santé important, avec une incidence annuelle de 15 à 52,5 cas par million, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Outre les déficits sensorimoteurs bien connus, les sujets présentent une altération majeure du contrôle du système nerveux autonome (SNA). Les symptômes cliniques comprennent entre autres des troubles cardiovasculaires ou une thermorégulation dysfonctionnelle. Les conséquences sur la qualité et l’espérance de vie sont extrêmement préjudiciables. Chez les rats SCI, l'administration chronique de molécules proches d’un des neurotransmetteurs du SNA favorise la récupération fonctionnelle. Outre ce rôle démontré dans le contrôle moteur, ce neurotransmetteur joue également un rôle ubiquitaire dans le système cardiovasculaire puisqu'il module entre autre, le tonus des vaisseaux sanguins, la rythmicité cardiaque. Cela nous a conduit à développer un protocole expérimental basé sur l'utilisation de ces molécules. Ainsi, des animaux présentant une SCI ont été traités de façon chronique pendant 28 jrs avec des molécules tests (données non publiées) et les résultats ont mis en évidence une amélioration importante des fonctions cardiovasculaires. Dans ce cadre et en collaboration avec une équipe médicale en rééducation fonctionnelle d’un CHU, nous souhaiterions approfondir nos connaissances sur les mécanismes et potentiellement mettre en place une étude clinique. De plus, un précédent projet a soulevé des interrogations quant au développement d’une tachycardie post-lésionnelle (les patients étant bradycardes). Nous avançons l’hypothèse qu’elle serait due à la persistance de certaines connexions nerveuses entre le SNA et le cœur. Nous souhaitons tester cette hypothèse.
Bénéfices attendus
Les lésions hautes de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Outre les déficits sensori-moteurs, des troubles cardio-vasculaires importants sont présents chez ces individus. Certains troubles comme les dysreflexies autonomes (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive) peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient. Afin de pouvoir plus rapidement lancer une étude clinique, nous recherchons ici, une molécule pharmacologiquement similaire mais déjà utilisée en routine chez l'humain dans d'autres domaines. Le bénéfice à court terme, nous l'espérons, est l'amélioration des conditions des patients atteints de lésions de la moelle épinière (diminution du nombre de dysreflexie autonome, augmentation de la pression artérielle et augmentation de la fréquence cardiaque).
Procédures
10 animaux subiront une première chirurgie d'environ 40 minutes sous anesthésie gazeuse puis une deuxième de 1h à 1h15 maximum. 21 animaux subiront une chirurgie sans réveil où l'ensemble des procédures seront faites sous analgésie et pour éviter tout stress et douleur. Ces animaux ne se réveilleront pas de leur opération. Le temps de cette expérimentation sera de 3h maximum.
Impact sur les animaux
10 animaux subiront une lésion haute de la moelle épinière provoquant une mobilité réduite, une impossibilité de vidanger leurs vessies, seuls, des troubles cardiovasculaires, des risques infectieux liés à l'impossibilité de vidanger la vessie et des risques d'obstruction stomacale lié à la réduction de la motilité intestinale (capacité de l'intestin à faire avancer les aliments dans le tractus intestinal). Le risque infectieux est surtout présent pendant les 10 jours post-opératoire et le risque d'obstruction stomacale dure entre 4 et 5 jours post-opératoire. Les autres conséquences de la lésion médullaire dure sur l'ensemble du temps du projet, soit 30 jours. Les autre animaux (n=21) seront hébergés sans effets indésirables quelconques et ne se réveilleront pas de leur chirurgie.
Devenir
La procédure subie par les animaux est lourde, handicapante et sévère. Il n'est pas possible de les faire adopter en l'état (n=10 animaux). Pour les 21 autres animaux, la même raison nous oblige à ne pas les faire se réveiller alors que le risque de mortalité et de souffrance est important (21 à 36% de mortalité chez les humains - étude épidémiologique sur la Finlande sur une période de 30 ans).
Remplacement
Le système serotoninergique est complexe avec une quinzaine de types ou sous-types de récepteurs différents et se retrouve à plusieurs niveaux tant centraux que périphérique. Il n'existe pas de modèle de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets des molécules que nous souhaitons passer au crible dans ce projet.
Réduction
Grâce à la télémétrie les injections pourront être faites sur le même lot d'animaux. Des analyses statistiques seront faites en suivants sur les résultats.
Raffinement
Afin de prévenir tous les problèmes liés à l'absence de rétrocontrôle sympathique, plusieurs points sont raffinées (alimentation liquide pour pallier au ralentissement de la vidange gastrique), ajout de paraffine dans celle-ci(pour pallier au ralentissement de la motricité intestinale), cage sur tapis chauffant (pour pallier aux problèmes de thermorégulation), vidange de la vessie plusieurs fois par jour par des expérimentateurs expérimentés, adaptation de l’environnement du rat pour sa paralysie du train-arrière. Le protocole analgésique a été validé par 2 vétérinaires.
Choix des espèces
Le rongeur est un modèle facile à héberger, dont la reproduction est rapide et dont la physiologique reste malgré ses différences proches de celle l'humain.Le rat est particulièrement compatible avec notre projet car sa taille supérieure à celle de la souris permet de faciliter les chirurgies (pose de capteur télémétrique et SCI). De plus il existe de nombreux points commun entre le rat etl'humain quant à la réparation cellulaire de la moelle épinière. Les animaux seront implantés à 225-275gr soit à 7/8 semaines d'âge environ. Les individus subissant des lésions de la moelle sont souvent de jeunes adultes (cf description du projet) d'où le choix de la tranche d'âge. Nous avons aussi une contrainte de limite de poids (200gr) pour la pose du capteur de télémétrie.