Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 240
Souffrances
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Devenir
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 240

240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral est provoqué chirurgicalement chez chaque animal sous anesthésie, suivi d'injections d'une thérapie combinant vésicules extracellulaires et un traitement moléculaire. Le porteur indique une perte de poids d'environ 10 % et des déficits neurologiques présentés comme réversibles en une semaine, et utilise des rats hypertendus pour se rapprocher des patients. Tous les rats sont mis à mort pour prélever le cerveau, les retombées cliniques étant renvoyées au long terme avec un impact socioéconomique décrit comme "très important".

Objectifs

Face au manque de l’efficacité des traitements actuels contre l’AVC et de leur courte fenêtre thérapeutique, ce projet a pour but d’évaluer une nouvelle thérapie combinant les vésicules extracellulaires (VE) et un un traitement moléculaire mimétique des héparanes sulfates, à la suite d’une ischémie cérébrale chez le rat. Les effets bénéfiques des VE et du traitement moléculaire, administrés séparément, ont déjà été montrés dans des modèles in vitro et in vivo, y compris dans notre laboratoire. Les VE seront issues des cellules souches mésenchymateuses (CSM) humaines préalablement traités ou non par le traitement moléculaire. La préexistence de l’hypertension artérielle chronique (HTA) est connue pour être un facteur de risque et un facteur aggravant important pour l’AVC. Aussi, pour se rapprocher le plus possible des conditions cliniques, nous utiliserons dans ce projet des rats normotendus et des rats hypertendus.

Bénéfices attendus

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent un problème majeur de santé public. Ils représentent la 2ème cause de mortalité et la 1ère cause d’handicap chez l’adulte. Plusieurs facteurs de risque favorisent le déclenchement de cette pathologie dont l'hypertension artérielle chronique qui est le facteur de risque le plus important. Dans les AVC de types ischémiques, la thrombolyse et la thrombectomie mécanique sont les seules interventions approuvées par les autorités de santé. Cependant, ces interventions ne sont applicables que chez une minorité de patients. Aussi, il est crucial de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les AVC. Dans ce contexte, notre projet devrait permettre le développement d’une nouvelle intervention thérapeutique associant les VE et le RGTA pour protéger et réparer le cerveau et améliorer la récupération neurologique après un AVC. L’impact socioéconomique d’un tel développement sera très important.

Procédures

Les animaux sont soumis à plusieurs types d’interventions : - Chirurgie (induction de l’AVC sous anesthésie générale) : 1 heure maximum par animal, réalisée une seule fois sur chaque animal, les 240 animaux sont concernés. - Injection intra-artérielle (animal anesthésié ) : 1 fois (1 h après l’induction de l’AVC) ; 5 minmaximum par animal, les animaux du groupe 2, 5 et 6 sont concernés, donc 120 animaux au total. - Injection intraveineuse (animal anesthésié) : 1 fois, 24 h après l’induction de l’AVC ; 10 min maximum par animal. Les animaux des groupes 2, 3, 4, 5 et 6 sont concernés, donc 200 animaux au total

Impact sur les animaux

Dans le modèle d’ischémie utilisé, les animaux décrivent une perte de poids (10% environ) ainsi que des déficits neurologiques (diminution de l’activité locomotrice) pendant les 3-4 jours suivant l’induction de l’ischémie cérébrale. Cependant, la perte de poids et les déficits neurologiques sont réversibles et les animaux récupèrent spontanément un bon état général au bout d’une semaine. Ces critères seront pris en compte dans les points limites de l’étude.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort , sous anesthésie profonde, dans le but de récupérer les cerveaux pour analyses en post-mortem.

Remplacement

L’AVC, une pathologie complexe, fait intervenir différents acteurs moléculaires (molécules de signalisation cellulaire intervenant dans le fonctionnement cellulaire, l’inflammation et la mort cellulaire) ainsi que des acteurs cellulaires (y compris neurones, les cellules gliales et les cellules endothéliales). Bien que des tests aient déjà été réalisés sur des modèles cellulaires in vitro, pour l’instant, il n’existe aucun modèle de substitution qui permet de mimer dans sa complexité la physiopathologie de l’AVC. De plus, l’utilisation d’animaux présentant des facteurs de comorbidité (HTA) permet d’avoir un modèle se rapprochant de l’humain et de déterminer ainsi la stratégie à suivre pour le traitement de l’AVC ischémique.

Réduction

L’utilisation des méthodes d’investigation non invasives telles que l’imagerie par IRM et les tests de comportements se conforme à la réglementation en vigueur dans le respect de la réduction du nombre d’animaux. Celles-ci permettent de suivre l’évolution de l’AVC à différents temps sans nécessité d’euthanasier plusieurs animaux à chacun de ces temps. Chaque animal est dans ce cas son propre contrôle ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour l’étude. Dans le but de pouvoir réaliser des tests statistiques, l’estimation du nombre d’animaux par groupe est basée sur les données de nos études antérieures chez le rat et le nombre d’animaux par groupe a été déterminé par une approche statistique. Par conséquent, nous estimons que 20 rats par groupe est suffisant pour réaliser les tests statistiques. Les résultats de la première cohorte nous permettront de réaliser des statistiques séquentielles et ainsi de décider du nombre d’animaux à inclure dans la deuxième cohorte pour obtenir des résultats significatifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux au total

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux seront mis en groupe sociaux (2 rats par cage) dans des cages standards répondant aux normes Européennes. Ils auront un temps d’adaptation avant toute expérimentation et ils bénéficieront également d’enrichissement via des stimulations sensorielles par différents objets disposés dans les cages. Tout au long du protocole, un personnel compétent surveillera les animaux afin de déterminer leur état (poids, apparence physique) et la mise en place, si nécessaire, de mesures afin d’améliorer le bien-être animal. Cette évaluation sera réalisée quotidiennement. Enfin, les différents protocoles ont été pensés de manière à limiter la souffrance animale par l’administration d’agents analgésiques et anesthésiques appropriées et par le choix de points limites cohérents.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine de l’ischémie cérébrale : les modèles d’ischémie focale sont bien connus et de nombreux mécanismes de cette pathologie ainsi que des essais de neuroprotection ont ainsi été étudiés chez cette espèce animale. En effet, l’anatomie ainsi que la circulation cérébrale sanguine du rat sont bien décrites et, par ses grands traits, semblables à celles de l’Homme. De plus, cette espèce se prête facilement à l’étude fine des capacités sensorimotrices et cognitives par l’intermédiaire de tests comportementaux appropriés. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour l’étude de l’ischémie cérébrale. Les animaux utilisés ont un poids d’environ 250-350 g, âgés de 12 semaines au début du protocole, ce qui correspond à la maturité cérébrale adulte. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes pour comparer les données obtenues avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC chez le rat. De plus, chez l’Homme, les AVC surviennent très majoritairement chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 3600
Souffrances
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Devenir
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 3600

3 600 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent la pose d'un cathéter intra-urétral pour une infection à Escherichia coli, un gavage quotidien de mycotoxines pendant 28 jours et des prélèvements sanguins par coupe de la queue. Le porteur indique que l'infection provoque un inconfort et une douleur aiguë, que le prélèvement à la queue engendre une douleur, et fixe un point limite de mise à mort à 15 % de perte de poids. Toutes les souris sont euthanasiées pour prélever les tissus, le porteur décrivant le recours à l'animal comme "irremplaçable" pour évaluer l'effet du stress et de l'alimentation sur ces infections.

Objectifs

De nombreux facteurs ont été décrits comme participant à la genèse ou à la sévérité des IVU chez l'Homme ou comme facteurs facilitateurs de la mise en place de ces maladies chroniques. Parmi ces facteurs environnementaux, des études épidémiologiques placent le stress comme l'un des facteurs majeurs impliqués dans la régulation de l'immunité et de la sévérité de ces maladies. D'autre part, de nombreux contaminants alimentaires, retrouvés régulièrement dans notre alimentation sont excrétés dans les urines et peuvent réguler la production ou l'action des toxines bactériennes. L'objectif de notre projet est d'étudier le rôles des stress : lié à notre alimentation (contaminants alimentaires) ou à notre mode de vie (stress psychologique, anxiété) et comment ils influencent la survenue ou sévérité de ces pathologies.

Bénéfices attendus

Ce projet nous aidera à mieux comprendre le processus de développement des IVUs et des effets à long terme sur la physiopathologie de cette affection en réponses à des stress. Ces travaux nous permettront d'appréhender une meilleure compréhension du rôle du stress (anxiété) et de la nourriture dans la physiopathologie de ces maladies et pourront apporter de nouvelles pistes pour développer de nouveaux traitements d'anti-virulence et atténuer leur effet dans la survenue et l'étiologie de cette pathologie.

Procédures

Prise de poids des animaux : fréquence 3 fois, durée 1 minute - Insertion d'un catheter par voie intra-urétrale : fréquence 2 fois sous anesthésie isoflurane injection de 50µL, durée 2 minutes - Prélèvement d'urine avant la fin de l'expérimentation en maintenant la souris vigile au-dessus d'un tube, Fréquence: 3 fois, durée 1 minute. Prélèvement de fecès: quotidien pendant la durée de l'expérimentation sur animal vigile (prélèvement directement à l'anus d'une crotte/animal), durée 1 minute. Prélèvement de sang à la queue: - fréquence 1 fois unique, 30µL seront prélevés à la queue. - fréquence 2 fois à J3 et J6, 30µL seront prélevés à la queue pour analyser la translocation bactérienne, durée 5 minutes. Gavage oral: fréquence 1 fois par jour pendant 28 jours 100µL, durée 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les traitements avec les contaminants alimentaires que sont les mycotoxines ne sont pas connus pour induire de la douleur. Le stress de contention n'induit pas de douleur spontanée chez la souris. Les infections urinaires avec des souches pathogènes de Escherichia coli (UPEC) sont connues pour induire un inconfort au niveau de l'aine et l'observation de douleur aigue. La grille d’évaluation comprendra les points suivants : - Qualité du poil (lisse/hérissé ; propre/sale) - Pertes de poids (supérieure ou pas à 15%) - Prostration : nous mettrons le rongeur sur la main de l’expérimentateur (mesure de la vivacité : curieux (redresse la tête, sens en alerte)/prostré (mise en boule, recroquevillé) ; mesure de la mobilité : mouvement exploratoire se déplaçant sur la main/ pas de mouvement) - Comportement alimentaire perturbé : présence de déchet alimentaire dans la cage, poids de l’aliment restant traduisant une perte de la prise alimentaire, prise hydrique traduisant une déshydratation - Mouvement dans la cage (sociabilité, exploration de l’environnement) - Observation des selles : normales, molles, présence de diarrhées avec ou sans sang, fréquence des diarrhées et durée (épisodique, courante, en continue) Si un point limite est atteint alors la procédure s'arrêtera et l'animal sera mis à mort et autopsié. L'insertion du catheter par voie intra-urétrale peut provoquer une gêne et une douleur pour l'animal au moment de l'infection. Celle-ci sera réduite par l'utilisation de vaseline pour faciliter l'entrée du catheter. Les animaux seront pesés avant et pendant la procédure. Si une perte de poids supérieure à 15% est observée, l'animal sera alors sorti du protocole expérimental et euthanasié. Le prélèvement de sang par coupe de la queue engendre une douleur. Pour y pallier, une analgésie locale avec du Sedorectal (médicament à usage vétérinaire) de contact pour désensibiliser le bout de la queue sera réalisée.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issu des expérimentations afin de prélever les tissus qui seront analysés.

Remplacement

Des études in vitro ont été préalablement conduites sur des cellules en culture permettant d'élucider comment agissent les toxines produites par les UPEC sur les cellules eucaryotes. le recours à l'animal est cependant irremplaçable car aucun autre modèle ou tube à essai ne permet d'évaluer les répercussions des stress psychologique et nutritionnel sur la survenue et la sévérité des IVU. une veille scientifique sera mise en oeuvre pour identifier toute méthode scientifique alternative à l'expérimentation animale dans le domaine et afin de ne pas reproduire des études déjà menées.

Réduction

Le nombre d'animaux a été limité au maximum (n=10 animaux/groupe). Afin d'obtenir des résultats relevants et statistiquement interprétables, nous prévoyons un nombre similaire d'animaux par groupe dans ce projet. Un calcul de test de puissance statistique (Erreur type I = 0.05) effectué à partir d'expérimentations précédentes conduite sur le même format (expérimentation d'infection urinaire avec plusieurs souches UPEC) a mis en évidence qu'un nombre de 10 souris par groupe est nécessaire pour mettre en évidence une modulation significative des scores cliniques. L'utilisation de l’IVIS (in vivo imaging system), un système d’imagerie tomographique sur animal vigile permettra de visualiser des marqueurs fluorescents ou bioluminescent, dans notre cas des bactéries, dans les différents organes de la souris (vessie, rein, …) sur des animaux vivants endormis à l’isoflurane. Une bonne corrélation entre le signal de bioluminescence et le nombre de bactéries retrouvées dans les organes par analyse microbiologique a été établi dans des expériences précédentes. Cet outil nous permettra de suivre le niveau d’infection des souris de manière longitudinale sans les euthanasier, nous permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Le suivi expérimental repose sur des techniques non-invasives. Le bien-être de l'animal sera en permanence au centre de nos préoccupations. Il y aura une pesée avant le début de l'expérimentation et à des temps définis après le début de l'expérience afin de s'assurer d'une perte de poids inférieure à 15%. Nous serons attentifs à d'éventuels signes de souffrance et mettrons en place une grille d'évaluation. La grille d'évaluation comprendra les points suivants : - qualité du poil (lisse/hérissé; propre/sale) - pertes de poids (supérieure ou pas à 15%) - prostration : l'animal sera mis sur la main de l'expérimentateur (mesure de la vivacité: curieux (redresse la tête, sens en alerte) / prostré (mise en boule, recroquevillé); mesure de la mobilité: mouvement exploratoire se déplaçant sur la main / pas de mouvement) - comportement alimentaire perturbé : présence de déchet alimentaire dans la cage, poids de l'aliment restant traduisant une perte de la prise alimentaire, prise hydrique traduisant une déshydratation - mouvement dans la cage (sociabilité, exploration de l'environnement) - observation des selles : normales, molles, présence de diarrhées avec ou sans sang, fréquence des diarrhées et durée (épisodique, courante, en continue). Si un point limite est atteint alors la procédure s'arrêtera et l'animal sera mis à mort et autopsié. Les animaux seront hébergés en présence d'un enrichissement (même quantité de coton dans toutes les cages). Le prélèvement de fèces ou d'urine sur animaux vigiles n'induit pas de douleur. Une habituation à la contention sera réalisée avant les prélèvements.

Choix des espèces

la souris présente des caractéristiques physiopathologiques proches de l'espèce humaine. Nous utiliserons des souris femelles car les IVU touchent 30 fois plus de femmes que les hommes. Nous travaillerons sur des animaux jeunes adultes post-sevrage entre 4 et 7 semaines en début d'expérimentation.

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Souffrances
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Devenir
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 500

500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil ou de gravité légère. 200 subissent un prélèvement sanguin rétro-orbitaire sous anesthésie sans réveil et 300 des gestes de contention, d'administration et de prélèvement sur animal vigile. Ces gestes n'ont pas pour objet de produire des connaissances mais d'entraîner et de réentraîner du personnel déjà habilité. Le porteur indique que les animaux sont "de réforme", issus d'élevage, et affirme que mannequins, cadavres et vidéos ne suffisent pas et que le recours aux animaux est "indispensable".

Objectifs

Ce projet éducatif intègre différentes techniques de préhension/contention, d'administration et de prélèvement dont les utilisateurs peuvent avoir fréquemment besoin. Ce sont des formations qui s'adressent aux concepteurs et au personnel appliquant des procédures expérimentales, soit pour la vérification de compétences ou de leur maintien, soit un réentrainement sur un ou plusieurs gestes techniques nécessaires à l'exécution optimale des procédures expérimentales. Ces techniques sont utilisées à la demande des utilisateurs en fonction de leurs besoins dans le cadre de leur projet ou selon une procédure définie par le responsable de validation des compétences (sur les fréquences nécessaires pour des réentrainements). En somme, ce projet est destiné à des personnels qui sont déjà titulaires d'une habilitation en expérimentation animale, il permettra de les former et de les ré-entrainer à des techniques bien spécifiques que nous utilisons au sein de notre laboratoire.

Bénéfices attendus

Ce projet aide à former les nouveaux arrivants, à actualiser les compétences ou à raffiner les techniques existantes. Il permet d'acquérir les bonnes méthodes, homogènes et reproductibles d'une personne à une autre et d'un projet à un autre.

Procédures

Les animaux soumis à des procédures sans réveil de types prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie générale et locale tout au long de la procédure (durées séquence : 20 minutes maximum). Cette technique concernera 200 souris. Pour les contentions, administrations et prélèvements en vigile les animaux auront au maximum 3 gestes techniques (durée de chaque geste : 1-2 minutes) avec des temps de pause entre les gestes. Ces techniques concerneront 300 souris. Pour les souris qui seront utilisées pour les administrations en sous-cutanée sous anesthésie générale, la durée totale du geste sera d'une dizaine de minutes.

Impact sur les animaux

La préhension/contention peut induire un stress chez l’animal. De la même façon, un stress peut être induit lors de l’induction de l’anesthésie gazeuse lors du placement des animaux dans la boîte d’induction. Pour les administrations et prélèvements, une douleur peut être induite par la piqûre de l’aiguille, particulièrement lorsqu’ils sont faits sous anesthésie à l'isofluorane sans analgésie préalable. Ces administrations et/ou prélèvements peuvent également générer un stress chez l’animal.

Devenir

Ces animaux sont des animaux généralement de réforme, issus d'élevage qui ne peuvent pas donc pas être replacés, les procédures étant sans réveil ou de sévérité légère avec mise à mort une semaine après.

Remplacement

Ce projet vise à former les concepteurs et le personnel appliquant des procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques souhaitant s'entrainer ou se ré-entrainer sur un ou plusieurs gestes techniques. L'utilisation de mannequins, de cadavres, d'organes ou visualisation de vidéos à elles seules ne permettront pas de se rendre compte de toute la complexité des gestes à devoir pratiquer. L'utilisation d'animaux est donc indispensable.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons les animaux non utilisés dans nos procédures (surnuméraires, âgés) issus de notre élevage externalisé. Si aucun animal n'est disponible, nous achèterons exceptionnellement chez des fournisseurs agrées. Les animaux seront utilisés une fois mais plusieurs gestes peuvent être effectués sur eux en cours d'utilisation, ce qui limiterait le nombre de souris à devoir utiliser. Nous pouvons aussi être amenés à réutiliser des animaux issus d'expériences non concluantes (pas assez de cellules injectables, pas assez de produits d'induction de la pathologie etc…) afin d'éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux homogènes et harmonieux à raison de 5 souris maximum par cage. Un enrichissement permettant l'expression de leur comportement naturel (nidification, enfouissement cachette...) sera mis dans la cage. Les souris seront hébergées en portoir ventilé. Elles seront manipulées sous hottes pour reproduire les conditions réelles d'expérimentation. Toutes ces conditions d’hébergement et de manipulation militeront en faveur d’un maintien de leur statut sanitaire et de la non-manifestation d’un phénotype dommageable. Nous n'utiliserons que du matériel stérile pour éviter toute contamination surtout pour les souris qui doivent attendre une semaine après les prélèvements submandibulaires avant la mise à mort. Les animaux seront acclimatés et habitués au moins une semaine avant le début des formations. Cette pratique est importante pour l'animal ainsi que pour les opérateurs. Pour la procédure de prélèvement terminal de sang par voie rétro-orbitaire, les animaux seront anesthésiés à l'isoflurane (gazeux) et en anesthésique local (tétracaïne).

Choix des espèces

Dans notre animalerie tous les projets utilisant des animaux à des fins scientifiques se font avec des souris. Les animaux seront utilisés à partir de 6 semaines jusqu'à plus de 30 semaines en fonction des disponibilités et des mises à mort programmées par notre fournisseur sur notre souche de souris en reproduction chez eux.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 420
Souffrances
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▲ 150
▲ 270
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Devenir
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 420

420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ce modèle déficient pour l'interleukine 10 développe une inflammation intestinale spontanée et subit des gavages quotidiens pendant sept jours pour tester un régime enrichi en oméga 6 et en bactéries propioniques contre la colite. Le porteur indique une surveillance de la consistance des selles et du comportement, avec euthanasie lorsque le score de point limite atteint 4. Toutes les souris sont euthanasiées pour prélever les organes, le porteur affirmant qu'il est impossible de modéliser cette complexité par des cultures in vitro ou des organoïdes.

Objectifs

L’intégrité de la barrière épithéliale intestinale est un paramètre physiologique crucial. Elle est compromise dans de nombreuses pathologies à composante inflammatoire, du diabète de type I à l’autisme en passant par les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Malgré les progrès des biothérapies, les patients atteints de MICI ont une qualité de vie très altérée, ne disposent pas de thérapies efficaces et 70% d’entre eux vont devoir avoir recours à la chirurgie au moins une fois au cours de leur vie. Il est nécessaire d’augmenter nos connaissances sur la physiopathologie des MICI et de définir de nouveaux moyens pour renforcer le tube digestif. Un intérêt croissant est donc porté aux composés alimentaires capables de renforcer la barrière épithéliale intestinale. L’objectif de ce projet est de tester si un régime riche en dérivés en acides gras polyinsaturés oméga 6 (AGPI), combiné ou pas à un enrichissement en bactéries propioniques laitières, peut réduire une colite développée chez la souris déficiente pour l’Interleukine 10. Nous souhaitons déterminer si des souches de bactéries propioniques peuvent renforcer la barrière épithéliale intestinale, diminuer l’inflammation et diminuer la colite par des dérivés AGPI oméga 6, ou s’il faut combiner les 2 agents pour optimiser une nouvelle stratégie thérapeutique pour les MICI

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de déterminer: - si un régime enrichi en Acides Gras Polyinsaturés oméga 6 peut réduire le développement d’une inflammation intestinale - si une supplémentation en bactéries laitières peut réduire le développement d’une inflammation intestinale - quelle souche peut être utilisée pour protéger de ce développement - si les 2 régimes sont complémentaires ou synergiques

Procédures

Les animaux en élevage auront une anesthésie locale avec de la lidocaïne pour l’identification au moment de la pose de la bague (geste très rapide avec une contention de 20 secondes max). Pour les animaux en expérimentation, un gavage sera réalisé quotidiennement pendant 7 jours et la contention durera moins de 20 sec par animal. Un autre gavage sera effectué 3 fois au total. Ce gavage, et donc la contention le permettant durera moins de 20 sec par animal. A l’issue de ce gavage les animaux sont à nouveaux manipulés avec anesthésie locale et le geste durera 30 secondes max. Les animaux seront positionnés en cage individuelle pendant 5h pour une exploration et ceci sera effectué au total 3 jours.

Impact sur les animaux

Il est possible d’observer des cas d'agressivité des parents sur leur petits ou agressivité dans le couple. Dans ce cas, les animaux sont isolés avec un enrichissement adapté et peuvent être exclus de l’aspect reproduction. L’identification (pose de bague) au moment du sevrage peut entraîner une gêne et du stress. Le modèle de souris déficiente pour l’interleukine 10 est bien caractérisé néanmoins, une inflammation intestinale est présente à partir de 8 semaines avec un régime standard, et nous ne savons pas les conséquences d’un régime riche en oméga 3 ou 6 ou de la supplémentation en souches bactériennes sur ce modèle: La consistance des selles peut changer et sera surveillée ainsi que le comportement global des animaux. Leur poids sera mesuré 2 fois par semaine. Les gavages réalisés peuvent entrainer une gêne et/ou une inflammation même si ceux-ci seront réalisés par du personnel expérimenté.

Devenir

Les animaux obtenus suite à la procédure élevage seront intégrés par la suite dans la procédure expérimentation. Les géniteurs de la procédure élevage seront euthanasiés à l’issue des 6 mois en reproduction. Concernant les animaux en expérimentation, ils seront mis à mort à la fin de l’expérimentation pour permettre la collecte de différents organes afin de réaliser la suite des expérimentations mais cette fois-ci ex vivo.

Remplacement

La maladie de Crohn met en jeux différents systèmes cellulaires (bactéries, épithélium, système nerveux entérique, cellules immunitaires, muscles lisses). Il est, au jour J, impossible de modéliser cette complexité par des modèles in vitro de co-culture ou même d’organoïdes.

Réduction

Nous avons déjà travaillé sur les supplémentations en acides gras polyinsaturés n-6 ou en bactéries propioniques laitières et avec le modèle de colite induite chimiquement, ce qui nous a permis de faire des calculs de puissance, et ainsi de sélectionner le nombre minimum d’animaux par groupe pour avoir une significativité.

Raffinement

Une table de points limites est bien sûr établie. Une surveillance quotidienne tout au long du protocole nous permettra de vérifier que le score de point limite reste inférieur à 1, d’augmenter notre surveillance (matin et soir) si le score est de 1 ou de 2, de réhydrater les animaux et de leurs donner des analgésiques s’il est de 3, et de les euthanasier s’il est de 4.

Choix des espèces

Au sein du laboratoire, et plus généralement, le modèle de souris IL10-/- est le plus utilisé pour étudier les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et surtout mimer la maladie de Crohn. Il présente rapidement une inflammation intestinale, des défauts de barrière et un remodelage tissulaire semblables aux pathologies humaines. La supplémentation en acides gras poylinsaturés n-6 doit se faire pendant au minimum 8 semaines chez des animaux jeunes. Nous la ferons sur des souris de 4 semaines de vie et pendant 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 30
Souffrances
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▲ 15
▲ 15
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Devenir
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 30

30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ce modèle transgénique de l'ataxie spinocérébelleuse de type 3 est suivi par IRM sous anesthésie gazeuse jusqu'à deux heures et par prélèvements sanguins mensuels sur animaux vigiles pendant treize mois. Le porteur indique que la pathologie provoque des troubles moteurs progressifs, une perte de poids et une mortalité précoce, et qu'aucun animal ne sera maintenu au-delà de quinze mois. Toutes les souris sont euthanasiées pour prélever le cerveau, le porteur décrivant le recours à l'animal comme "obligatoire et nécessaire" pour suivre la pathologie dans un "organisme entier".

Objectifs

Les ataxies spinocérébelleuses font partie des maladies génétiques neurodégénératives du cervelet et du tronc cérébral qui entraînent de nombreux troubles moteurs. La forme la plus connue est la SCA-3 aussi appelée maladie de Machado-Joseph. CDans cette maladie, qui touche 1 à 2 personnes sur 100 000, c’est est due à une mutation de la protéine ataxine-3 qui est mutée et qui s’aggrège alors dans les neurones, provoquant ainsi leur mort et l’apparition de troubles moteurs. A ce jour, il n’existe pas de traitement capable de ralentir ou stopper l’évolution de la maladie et les médicaments actuels permettent seulement de soulager certains symptômes, Aujourd’hui nous disposons d’un modèle murin transgénique exprimant la forme humaine de la mutation ataxine-3. Dans ce projet, nous souhaitons proposons de suivre en par imagerie IRM les changements morphologiques et biochimiques associés à l’expression de la pathologie au niveau du cervelet dans ce un modèle expérimentalmurin transgénique exprimant la forme humaine de la mutation ataxine-3. L’objectif de Ccette étude est ainsi permettra d’identifier la cinétique d’apparition des biomarqueurs d’imagerie pertinents pour étudier la cinétique de la pathologie ; ce qui permettra alors de savoir si nous disposons d’un modèle expérimental pertinent pour l’évaluation thérapeutique de stratégies thérapeutiques qui seront proposées pour le traitement de la maladie de Machadi-Joseph.et proposer une nouvelle l’approche thérapeutique dans cette indicationdans la prise en charge de la maladie de Machado-Joseph.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de valider la pertinence de l’utilisation de notre modèle expérimental pour étudier la mise en place et l’évolution de l’ataxie cérébelleuse de type 3 par imagerie IRM dans un contexte préclinique, puis pour évaluer l’efficacité thérapeutique de composés qui seront proposés pour le traitement de la maladie de Machado-Joseph. La recherche sans a priori de marqueurs d’imagerie pertinents pour suivre l’évolution de la pathologie dans notre modèle expérimental pourraient également permettre l’identification de nouveaux biomarqueurs qui pourraient par la suite être utilisés dans des essais cliniques chez l’humain.

Procédures

Prélèvements sanguins: Fréquence : 1 fois/mois pendant la durée de l’étude (soit 13 mois) Animaux vigiles/contention manuelle Durée acte : 1min maximum Acquisition imagerie IRM: Anesthésie gazeuse Durée maximale de l’examen : 2h/animal 5 sessions maximum sur la durée de l’étude

Impact sur les animaux

Le développement de la pathologie chez les animaux transgéniques est associé à une à l’apparition progressive de troubles moteurs. Dans ce contexte, aucun animal ne sera maintenu en vie au-delà de 15 mois d’âge, âge auquel une mortalité commence à être observée chez les animaux transgéniques. Les effets indésirables potentiellement attendus sont : • Apparition progressive de troubles de la motricité associée au développement de la pathologie • Perte de poids • Mortalité précoce • Douleurs associées aux microprélèvèments sanguins réguliers effectués sur animaux vigiles et anesthésie longue durée (max 1h) lors des examens imagerie IRM

Devenir

Afin de corréler les données acquises in vivo par imagerie aux analyses biochimiques et protéomiques ainsi qu’aux données histologiques, il est nécessaire de prélever des tissus et organes, notamment le cerveau, ce qui implique que tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet.

Remplacement

La caractérisation de modèles expérimentaux exprimant les mutations responsables des pathologies humaines permet une meilleure compréhension des mécanismes sous-tendant l’expression de la pathologie. Le recours un modèle animal reste obligatoire et nécessaire afin de suivre le décours temporel de l’expression de la pathologie dans un organisme entier et pour étudier dans quelle mesure un traitement pourrait venir corriger les atteintes observées, ce qui ne peut être reproduit dans un modèle in vitro.

Réduction

Dans ce projet, le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire pour garder une puissance statistique permettant de s’assurer que les résultats puissent être correctement exploités malgré une variabilité inter-individuelle. Un minimum de n=15 animaux/groupe est nécessaire pour mesurer et analyser de nouveaux paramètres par imagerie. La comparaison des données d’imagerie intra-groupe et inter-groupe sera réalisée au moyen de tests paramétriques robustes. Le suivi longitudinal au cours du temps par imagerie permettra de limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

-Surveillance et maintien des composantes physiologiques durant les examens d’imagerie : respiration, température corporelle. Réveil de l’animal en chambre thermostatée avant réintroduction dans sa cage -Les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et les expérimentateurs afin de détecter au plus tôt tout signe d’inconfort ou de douleur qui pourraient survenir, et administrer le soin correspondant -Surveillance du poids corporel des animaux : pesée mensuelle des animaux. Réajustement de la fréquence de pesée et des rations alimentaires si nécessité et/ou animal montrant des signes de faiblesse Aucun animal présentant des signes de souffrance au-delà de 24h ne sera maintenu en vie, et une euthanasie sera envisagée.

Choix des espèces

Dans ce projet nous avons choisi d’utiliser un modèle murin transgénique porteur de la mutation responsable de l’ataxie cérébelleuse chez l’humain. Nous disposons déjà de données comportementales dans ce modèle, générées par des collaborateurs extérieurs. Il est nécessaire de caractériser notre modèle à l’aide de données d’imagerie pour pouvoir ensuite envisager de tester des stratégies thérapeutiques pour traiter cette pathologie. Il s’agit d’une approche à fort potentiel translationnel car nous souhaitons ici utiliser la même modalité d’imagerie que celle envisagée pour le suivi de patients atteints de cette maladie dans les futurs essais cliniques. Dans ce projet, nous souhaitons suivre les animaux sur le long terme (suivi longitudinal) en imagerie IRM de façon à suivre le décours temporel de l’évolution de la pathologie au niveau cérébral. Nous utiliserons des souris âgées de 2 mois. Le suivi longitudinal des animaux est envisagé jusqu’à l’âge de 15 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 6474
Souffrances
▲ 64
▲ 5896
▲ -
▲ 514
Devenir
 -
 -
 -
 6474

6 474 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Un diabète est induit chez les mères par injection sous-cutanée, avec prélèvements sanguins hebdomadaires à la queue pendant la gestation, échographie des descendants sous anesthésie sans réveil puis mise à mort pour prélever les cœurs. Le porteur indique qu'aucun analgésique ni anesthésiant ne peut être administré pendant la gestation car ces molécules perturbent le développement cardiaque, et classe en souffrance sévère les douleurs liées au diabète maternel et à la cardiopathie des descendants. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'étudier une surcharge en glucose sur le cœur en développement et conclut à la nécessité d'un modèle animal.

Objectifs

Le diabète maternel augmente le risque de malformations cardiaques chez l'enfant de 5 fois. Cependant, les mécanismes par lesquels le glucose maternel perturbe le développement cardiaque reste encore largement méconnu. Le but de notre travail est d'acquérir une meilleure compréhension des cardiopathies induites par le diabète en utilisant des souris génétiquement prédisposées aux malformations cardiaques.

Bénéfices attendus

La connaissance des mécanismes impliqués dans les cardiopathies induites par le diabète permettra de mieux prédire les risques afin de personnaliser la prévention et d'identifier des cibles thérapeutiques pour des thérapies individualisées. De plus, nous serons en mesure de présenter une gamme plus large d'outils de diagnostic pour l'identification et la quantification des facteurs environnementaux contribuant aux cardiopathies.

Procédures

L’élevage de souris génétiquement modifiées nécessite de vérifier la présence ou absence de la modification génétique qui est effectuée grâce à une biopsie au niveau de la queue. L’induction du diabète est conditionnelle et inductible. Elle est obtenue via une seule injection sous cutanée d’un composé chimique particulier, qui n’induit pas de toxicité au stade où il est administré. Dans cette étude, nous ne pouvons pas administrer d’analgésiants ni d’anesthésiants, car ces molécules ont un impact sur le développement cardiaque. Les prélèvements sanguins nécessaires aux mesures de la glycémie chez les mères diabétiques, sont limités à un volume de 10 microlitres par animal et réalisés au niveau de la queue, une fois par semaine pendant la durée de la gestation. Les descendants issus de mères diabétiques ou non diabétiques seront échographiés sous anesthésie. Après l’échographie, les souris seront mises à mort afin de prélever les cœurs.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables causées durant les actes expérimentaux sont : 1) des nuisances légères. Tous les animaux issus des croisements sont marqués à l’aide d’une bague d’oreille à 3 semaines de vie. Dès le 7ème jour après l’induction de diabète chez les femelles, le taux de glucose sanguon sera mesurée 1 fois par semaine pendant la durée de la gestation jusqu’au sevrage de la deuxième portée. 2) des nuisances sévères : douleurs liées à 2 types de maladies : diabète maternel et cardiopathie des descendants.

Devenir

Les croisements seront arrêtés lorsque les objectifs du projet seront atteints. Les mères diabétiques et non-diabétiques et les pères prédisposés aux maladies cardiaques seront mis à morts selon la réglementation : les femelles après le sevrage des descendants, et les mâles à l’âge de 7 à 8 mois. Les descendants seront mis à mort selon la réglementation afin de prélever le cœur et de réaliser toutes les analyses moléculaires. L’échographie sera menée intégralement sous anesthésie générale au terme duquel les souris ne reprendront pas conscience. Après échographie, les souris seront mises à mort selon la règlementation afin de prélever les cœurs pour des analyses d’histologie. Les souris n’ayant pas le génotype désirable seront mises à mort selon la réglementation. Les souris ayant le génotype désirable seront gardées et transférées en zone d’expérimentation à l’âge de 8 semaines.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici, car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude d’une surcharge en glucose sur le développement du cœur. Nous ne pouvons pas expérimenter chez l'être humain les maladies cardiaques liées à une dérégulation du métabolisme du glucose. Il est donc nécessaire d'avoir recours à un modèle d'étude de la pathologie. Nous mettrons en croisement deux lignées de souris génétiquement modifiées pour générer un modèle unique permettant une surcharge en glucose chez des femelles susceptibles de donner naissance à des individus prédisposés génétiquement à développer une malformation cardiaque congénitale.

Réduction

Pour la première procédure, le nombre d’animaux utilisé par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour le maintien des différentes lignées et pour générer un nombre suffisant de souris afin de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. L’effectif n requis est basé sur notre expérience, nos statistiques effectuées précédemment ainsi qu’une vérification réalisée à l’aide d’un logiciel d’analyse statistique. Pour la deuxième procédure, le nombre d’animaux nécessaire a été calculé grâce à un logiciel d’analyse statistique afin d’obtenir des résultats significatifs. Pour la troisième procédure qui concerne l’élevage d’animaux génétiquement modifié, le nombre d’animaux a été fixé selon les recommandations européennes en lien avec la création de lignée.

Raffinement

Un suivi journalier et un scoring au minimum deux fois par semaine seront réalisés sur les animaux afin d’établir les niveaux de douleurs, de souffrance et d’angoisse éventuellement générés lors du projet. Les souris dont les paramètres physiologiques seront modifiés seront mises à mort. Nous suivrons les descendants issus de mères diabétiques afin d'identifier le plus précocement possible l'apparition de phénotypes délétères (anomalies cardiaques congénitales). Ces cardiopathies sont détectables par échographie, une procédure classée sans réveil. Il est possible d’observer directement certains indices physiologiques de détresses liés à ces cardiopathies. L’accélération du rythme respiratoire, cyanose et perte de poids sont des signes communs de ces états qui peuvent facilement être observés. Si ces signes d’inconfort anormalement élevés étaient observés, l’étude serait limitée à l’analyse cardiaque des nouveau-nés faisant l’objet d’une DAP précédemment autorisée. Nous nous assurerons qu’aucun animal ne présente de signe d’infection (rougeurs, saignements, suintements).

Choix des espèces

Notre sujet de travail porte sur les malformations cardiaques causées par un diabète maternel. A ce jour, les souris génétiquement modifiées sont les seuls modèles animaux permettant de mimer assez fidèlement ces pathologies. En effet, il existe une excellente homologie des gènes cardiaques chez l'humain et chez la souris. Les cœurs humains et murins ont un développement anatomique remarquablement similaire. Par ailleurs, des outils génétiques robustes ont été développés chez la souris ce qui en fait l’un des meilleurs modèles d’étude pour comprendre la formation du cœur. Nous utiliserons des mères reproductrices âgées de 12 à 14 semaines afin d’exclure l’impact de l’âge maternel sur l’apparition d’anomalies cardiaques. Les souris issues de mères diabétiques et de pères susceptibles de transmettre une malformation cardiaque seront analysés à l’âge de 3 mois par échocardiographie. L’identification des souriceaux se fera après le sevrage (vers l’âge de 21 à 28 jours) et les souriceaux ayant le génotype désirable seront utilisés jusqu’à l’âge de 6 à 8 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 154
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 154
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 114

154 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 114 tués à l'issue et 40 reproducteurs maintenus en vie pour l'élevage. Modèles de la myopathie de Duchenne, ils reçoivent des injections intracardiaques ou intramusculaires de cellules souches humaines et un traitement immunosuppresseur, et subissent des prélèvements sanguins, des échographies et des tests musculaires, avant la mise à mort de la plupart pour prélever muscles et organes. Le porteur affirme n'attendre pas d'effets indésirables majeurs de ces injections, en s'appuyant sur des essais antérieurs chez le chien. Il justifie le rat dystrophique par les limites du modèle souris et le coût du modèle chien.

Objectifs

La dystrophie musculaire de Duchenne est la plus fréquente des dystrophies musculaires avec un garçon nouveau-né sur 3500. C’est une maladie génétique caractérisée par une mutation du gène codant une protéine musculaire : la dystrophine et entrainant son absence dans les fibres musculaires. Ceci entraîne une destruction des fibres puis le remplacement du muscle par du tissu fibreux et graisseux. Cliniquement, une réduction de la masse musculaire et une faiblesse musculaire sont observées conduisant au décès des patients vers l’âge de 20-30 ans. Il n’existe aucun traitement de la maladie à ce jour. L’injection de cellules saines fait partie des orientations thérapeutiques prometteuses. L’identification de populations de cellules souches au sein de tissus adultes ces dernières années et la démonstration de leur potentiel myogénique (capacité à régénérer des fibres musculaires, à en former de nouvelles ou des progéniteurs myogéniques de réserve) offrent des perspectives intéressantes. Notre équipe a isolé une population de cellules souches dérivées du muscle squelettique (cellules MuStem) et démontré son efficacité chez le chien malade en montrant des propriétés phénotypiques (propriétés à exprimer un ensemble de marqueurs de lignées cellulaires) et comportementales similaires à celles décrites pour la population canine. L’objectif du projet est de poursuivre la caractérisation des potentialités de la population hMuStem pour renseigner si celle-ci peut être présentée comme un support de biothérapie innovante pour les dystrophies musculaires. Pour cela, nous souhaitons déterminer l’innocuité (absence de caractère nuisible) et l’efficacité de son administration dans la circulation sanguine chez le rat dystrophique (DMDmdx). Ce modèle se révèle être un très bon modèle animal de la DMD pour réaliser les 1ères phases d’évaluation de nouveaux produits thérapeutiques. C’est la raison pour laquelle l’étude de biodistribution (dissémination au sein de l’organisme avec étude du comportement de l’agent à coloniser les tissus musculaires et/ou s’accumuler dans les organes filtres comme le poumon, le foie ou encore le rein) et d’impact de la population hMuStem sur la fonction et la reconstruction du muscle a été définie dans ce modèle.

Bénéfices attendus

Le projet décrit ici repose sur un ensemble conséquent de résultats in vitro et in vivo (chien, rongeurs, primate-non-humain) acquis progressivement ces 12 dernières années et qui tendent à montrer un potentiel thérapeutique des cellules MuStem dans le cadre de la prise en charge des affections musculaires et en particulier de la DMD. Pour progresser sur la qualification de cet agent dans le but de statuer sur son positionnement ou non comme médicament innovant, des données in vivo sur sa biodistribution et son efficacité de réparation musculaire (fonction et tissu) en contexte dystrophique sont fondamentales à ce stade du programme de recherche et pourraient permettre de proposer une nouvelle stratégie thérapeutique pour une pathologie musculaire qui reste à ce jour sans traitement curatif.

Procédures

Partie I : (i) Les animaux recevront les cellules hMuStem par injection intracardiaque (IC) unique, sous anesthésie générale et analgésie, plus contrôle échographique. Durée : 2 min. (ii)3 prises de sang en ante mortem, sous anesthésie, au niveau de la veine cave. Durée : 1 min. (iii)4 animaux supplémentaires auront une injection intraveineuse de produit de contraste afin de calibrer le protocole d’administration par voie IC sous contrôle échographique, pendant l’anesthésie générale préalablement au sacrifice. Durée : 1 min. Partie II : (i) Les animaux recevront les cellules hMuStem, en une seule fois, par injection intramusculaire (2 injections sur 3 muscles différents d’un membre), sous anesthésie générale et analgésie. Le même protocole d’injection sera mené sur le membre opposé avec du sérum physiologique. Durée : 10min (ii)3 jours au préalable, un traitement immunosuppresseur sera administré par voie sous-cutanée (SC) sur animaux vigiles ou sous légère tranquillisation, à raison de 4 injections à 10 jours d’intervalle. Durée : 3min (iii)5 prises de sang sur animal tranquillisé, à la veine jugulaire ou sous anesthésie avant sacrifice, au niveau de la veine cave. Durée : 1 min. Partie III A : (i) Les animaux recevront les cellules hMuStem ou du sérum physiologique sous forme de 3 IC espacées de 6 à 9 jours, sous anesthésie générale et analgésie. Durée : 2 min. (ii)un traitement immunosuppresseur identique à la Partie II (iii)prises de sang : n= 6 pour les suivis 2 mois, n=8- pour les suivis 4 mois. (iv) Un électrocardiogramme (ECG) et une échocardiographie en pré- injection, et avant sacrifice. Durée : 2 min (v)Une évaluation musculaire : 2 tests d’exploration fonctionnelle (test d’agrippement et test d’endurance) et un test d’évaluation motrice (test d’actimétrie) seront réalisés sur chaque animal à raison d’une fois au cours de son suivi . Durée : 25 min. Partie IIIB : Même protocole que la partie IIIA, mais avec un suivi des animaux de 7mois post injection. Les interventions seront donc identiques mais en nombre plus élevés : (i) prise de sang : n=11 (ii) 4 ECG et 4 échocardiographies en pré-injection, J60, J120 et J210 (iii) 3 évaluations musculaires (motrices et fonctionnelles) à J60, J120 et J210

Impact sur les animaux

L’administration par voie intra-cardiaque des cellules hMuStem ne devrait pas occasionner d’effets indésirables si on s’en réfère aux résultats que nous avons obtenus précédemment avec ce type cellulaire dans le cadre de protocoles d'injection systémique (intra-artérielle et intraveineux) chez le chien dystrophique. Néanmoins, nous serons attentifs à la formation d’agrégats cellulaires comme cela a été relaté pour d’autres types cellulaires, lesquels peuvent être à l’origine de troubles de la circulation sanguine. L’administration intra-musculaire des cellules hMuStem induira un dommage local avec le passage de l’aiguille. La mise en place du traitement immunosuppressif par voie sous cutanée ne devrait pas non plus occasionner d’effets indésirables majeurs mais un point de vigilance sera porté sur l’apparition d’éventuels dérèglements biochimiques et/ou hématologiques. L’échocardiographie et l’électrocardiogramme, les tests de force et d’endurance et le test d’actimétrie sont des techniques d’abord non invasives pour lesquelles il n’est pas identifié d’effet indésirable.

Devenir

A l'issue des procédures décrites dans ce projet, tous les animaux inclus dans cette étude (n=114 maximum) seront euthanasiés afin d’obtenir des échantillons de tissus qui seront utilisés pour des analyses qui ne peuvent pas se faire du vivant de l'animal. Les prélèvements concerneront certains muscles squelettiques, diaphragme, coeur et organes filtres correspondant au poumon, foie, rein et rate, et comporteront au moins 4 fragments par tissu. Seuls les animaux reproducteurs, au nombre de 40, seront maintenus en vie pour maintenir la production de l'élevage de rats DMDmdx.

Remplacement

Il ne sera pas possible dans cette étude dans la mesure où il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pertinente et robuste pour tester l’effet d’un traitement de médecine régénérative in vivo. L’animal est le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact de cette thérapie dans différents organes et sur le phénotype de l’animal malade.

Réduction

Le nombre d’animaux qui a été fixé par groupe dans les 3 parties du projet repose sur notre expérience précédente dans la mise en place de protocoles de médecine régénérative lors desquels nous avons pu obtenir des résultats cohérents et reproductibles. Ainsi, ces nombres, validés par un agent agrégé en biostatistiques, sont minimaux et permettent d’assurer la robustesse (au sens de l’analyse statistique) des résultats sans être excessif en termes d’animaux à inclure. Les jeux de données acquis seront analysés selon des modèles linéaires généralisés qui pourront être complétés par des analyses multivariées type « analyse factorielle multiple - AFM. Par ailleurs, le projet a été structuré en 3 parties séquentielles afin de réduire au maximum l’utilisation d’animaux dans le sens où les parties I (biodistribution) et II (preuve de concept) seront déterminantes pour la suite du projet.

Raffinement

En ce qui concerne le raffinement (3R), le bien-être animal passera par : - de bonnes conditions d'hébergement selon la réglementation avec enrichissement du milieu (tunnels en cartons ou PVC, frisottis de papier, bûchettes de bois et hébergement à deux animaux). - un suivi régulier des animaux (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement), - l'instauration de points limites pertinents avec mise en place de mesures adaptées (anesthésies, analgésie ou euthanasie), - une réactivité accrue du personnel animalier avec mise en place d’une grille d'évaluation de la douleur par une liste de comportements /constatations à évaluer dès que nécessaire pour détecter précocement tout point limite et mettre en place les actions adéquates - la mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions (anesthésie et analgésie).

Choix des espèces

Les modèles animaux de la DMD les plus souvent utilisés sont des modèles rongeurs et plus spécifiquement le modèle de la souris mdx. Ce modèle souffre néanmoins de sérieuses limitations, notamment la mise en place de mécanismes de compensation aboutissant à des lésions musculaires très limitées et une faiblesse musculaire quasiment inexistante. Ces éléments limitent grandement la transposition des résultats obtenus sur ce modèle à l’Homme. Le chien Golden Retriever Muscular Dystrophy (GRMD) présente des lésions tissulaires proches de celles retrouvées chez les patients DMD, mais reste un modèle de gros animal coûteux et lourd à manipuler. Ainsi, le choix du modèle de rat DMDmdx s’avère pertinent dans le sens où ce dernier présente un phénotype fonctionnel et tissulaire proche de celui décrit chez le patient DMD, caractérisé par une nécrose des fibres musculaires, une fibrose, une adipose ainsi qu’une faiblesse musculaire et une cardiomyopathie dilatée. Les rats seront inclus à l’âge 2 mois afin de se placer dans un contexte de lésion musculaire suffisamment avancé pour pouvoir détecter un éventuel effet sur la fonction musculaire et/ou le remodelage tissulaire. Par ailleurs, la mortalité des rats DMDmdx étant observée particulièrement à partir de 8 mois d’âge, il était important que l’inclusion des animaux se fasse précocement pour être en mesure d’avoir un suivi de l’impact éventuel sur une période satisfaisante mais aussi de possiblement observer une répercussion sur la durée de vie des animaux traités.

Génotypage invasif des lignées transgéniques

(NTS-FR-948795v1 – 04/08/2023)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 100000
Souffrances
▲ -
▲ 100000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 5000
 95000

100 000 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tuées et environ 5 000 réutilisées. Chaque animal subit le prélèvement d'un fragment d'oreille ou de queue pour établir son génotype dans le cadre de la gestion d'un élevage de lignées génétiquement modifiées. Le porteur décrit une douleur "légère et très passagère" et affirme qu'une anesthésie serait plus stressante que le geste lui-même. Il indique qu'au moins la moitié des souris n'ont pas le génotype recherché et sont mises à mort, l'objet de l'élevage étant de produire les animaux destinés à l'expérimentation.

Objectifs

L'objectif est la caractérisation génétique des individus dans le cadre de la gestion d’élevage d'animaux génétiquement altérés

Bénéfices attendus

Nécessité d'une caractérisation génétique des individus dans le cadre de la gestion d’élevage d'animaux génétiquement altérés

Procédures

prélèvement d'une biopsie (auriculaire ou caudale) par animal (contention et biopsie < 1 minute, prélèvement en lui-même < 1s, taille du prélèvement < 5mm)

Impact sur les animaux

Aucune nuisance supplémentaire n'est attendue par rapport à des techniques de marquage et génotypage non-invasives, c'est à dire une douleur légère et très passagère (quelques secondes) lors du prélèvement de la biopsie

Devenir

Les animaux génotypés sont utilisés soit pour l'élevage, soit pour l'expérimentation. Dans le cas de l'expérimentation, les animaux sont euthanasiés à l'issue d'un projet scientifique autorisé par le ministère. L'élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l'expérimentation. Les animaux qui n'ont pas le génotype nécessaire pour les expérimentations ou le maintien de la lignée seront euthanasiés lorsqu'ils ne peuvent pas être réutilisés dans des projets indépendants de leur génotype.

Remplacement

Les animaux produits dans l'animalerie sont nécessaires pour des projets scientifiques validés par différents organismes scientifiques, projets pour lesquels il n'existe aucune méthode alternative in vitro ou in silico. Avant de déposer cette demande, une alternative non-invasive (arrachage de bulbe pileux) a été testée mais n’a pas donné de résultats exploitables. De plus, cette méthode, ainsi que d’autres méthodes non-invasives (analyse de fécès, prélèvement buccal) entraînant toutes un niveau de stress équivalent à la biopsie invasive caudale ou auriculaire, n’ont pas été retenues.

Réduction

L'animalerie élève de nombreuses lignées transgéniques au phénotype non dommageable pour prélèvement de tissus ou pour des protocoles d'expérimentation animale. L'élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l'expérimentation. Le maintien des lignées par croisement nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter une dérive génétique par croisement consanguin, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité du fond génétique des animaux et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux nécessaires aux expériences. Selon les lignées et les projets, au moins la moitié des animaux n'ont pas le génotype nécessaire à l'expérimentation, environ un quart est utilisé pour prélèvement de tissu, et un autre quart dans des projets scientifiques validés par le ministère. Lorsque c'est possible, les animaux qui n'ont pas le génotype adéquat sont réutilisés dans des projets indépendants de leur génotype (estimé à 5000 animaux sur 5 ans).

Raffinement

Les méthodes de prélèvement (biopsie auriculaire ou caudale) et de marquage (boucle d'oreille lors du sevrage, ou tatouage digital avant sevrage) ont été choisies pour minimiser l'inconfort en fonction de l'âge des animaux (et donc du développement de la queue et de l'oreille). La biopsie auriculaire prélevée lors du marquage au sevrage des animaux n'induit pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n'induit pas de signes majeurs d'incomfort, et du fait que l'oreille est très peu vascularisée, n'engendre pas de saignement. Dans le cas de biopsies précoces, quand l'oreille n'est pas assez développée, la biopsie est prise sur l'extrémité de la queue, qui n'est pas ossifiée dans les 15 jours après la naissance. Le saignement est minime (moins d'une goutte) et s'arrête immédiatement. Le marquage comme le prélèvement sont réalisés avec du matériel adapté, le geste est rapide et sûr, réalisé en routine par du personnel formé. La mise en place d’un anesthésique et/ou analgésique serait plus stressante que le geste lui-même. Les animaux sont surveillés quotidiennement par les animaliers. Ainsi, de même que pour tous les animaux de l'élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d'inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l'animal. Un traitement adapté est alors décidé, en accord avec l'utilisateur et sur la base de point-limites pré-établis. Si l'utilisateur n'est pas joignable, la décision est prise par le soigneur, avec le vétérinaire si nécessaire.

Choix des espèces

La souris est un modèle idéal pour l'utilisation de lignées transgéniques permettant l'étude ciblée de systèmes biologiques complexes. La majorité des animaux est utilisée au sevrage (entre 20 et 30 jours après la naissance), pour minimiser le stress de contention : ainsi sevrage, sexage, marquage et biopsie sont réalisés en même temps. 5 à 10% des animaux sont utilisés avant sevrage lorsqu'un génotypage précoce est nécessaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont infectées par un parasite intestinal par voie orale, reçoivent des injections, sont mises à jeun, puis subissent une chirurgie du ventre sous anesthésie sans réveil pour prélever le contenu de l'intestin. Le porteur affirme que la balance "bénéfice/risque" est "clairement favorable" et présente l'enjeu comme une piste de santé publique contre les parasites. Il conclut qu'aucune méthode alternative ne permet aujourd'hui d'étudier ces interactions et qu'il privilégiera les modèles ex vivo quand c'est possible.

Objectifs

L’objectif de ce projet est simple, et consiste à démontrer que certaines cellules épithéliales du tractus digestif, nommées cellules tuft, sont capables de produire des composés antiparasitaires. Cette démonstration est d’une importance majeure en termes de santé, puisqu’ouvrant la voie à de nouvelles pistes en matière de lutte contre les parasites, qui touchent des millions de personnes dans le monde. Nos données obtenues montrent clairement que les souris dont les cellules tuft sont dans l’incapacité de produire de l’acétylcholine sont très sensible aux infections parasitaires. L’idée de ce projet consiste à montrer le lien direct entre cellules tuft, acétylcholine et ciblage des parasites, en démontrant spécifiquement la présence d’acétylcholine produite au sein de l'intestin. Notre stratégie expérimentale consistera à infecter des souris avec un parasite classiquement utilisé comme modèle expérimental, utilisé avec succès dans notre équipe par le passé. Nous doserons, en fin de procédure, le taux d’acétylcholine produite, via une procédure contrôlée sous anesthésie générale, pour récupérer le contenu intestinal. Ce travail devrait nous permettre de revisiter les modalités de la réponse de l’hôte contre des parasites entériques, dans une étude originale et potentiellement impactante en termes de santé publique.

Bénéfices attendus

La balance bénéfice/risque associée à ce projet est clairement favorable. Cette procédure nous permettra d’obtenir les données nécessaires pour démontrer le rôle des cellules tuft comme cellules productrices de composés antiparasitaires. Les retombées attendues en termes de connaissances fondamentales sont importantes, et pourraient avoir des répercussions en termes de santé publique, les infections entériques avec des parasites touchant des millions de personnes dans le monde.

Procédures

Contention lors de l'étape d'infection parasitaire, administration de substances par voie intra-péritonéale, procédure de chirurgie viscérale sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les lignées utilisées dans ce projet ne présentent, à l’état de base, pas de phénotype dommageable. Les étapes susceptibles d’être une source de stress pour les souris sont principalement celles de l’inoculation des parasites par voie orale, les injections de substances par voie intra-péritonéale, la mise à jeun de 4 heures, la réaction immunitaire liée à l'infection parasitaire, ainsi que la procédure de chirurgie viscérale sous anesthésie générale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de récupérer les tissus digestifs et la ponction luminale.

Remplacement

Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être intégralement mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et certains parasites. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Nous avons, jusqu’à présent, pu valider notre hypothèse lors d’une précédente étude, légitimant cette demande d’expérimentation in vivo, et réduisant la probabilité d’échec de ce projet. De manière claire, toute possibilité d’utilisation des modèles ex vivo sera priorisée pour compléter les données acquises avec cette étude.

Réduction

A ce jour, nous avons le recul nécessaire d’un projet précédent, ce dernier nous ayant permis d’obtenir des données encourageantes. Les résultats seront obtenus via des analyses statistiques comparant la réponse antiparasitaire de nos groupes d'animaux. Lorsque possible, les analyses seront complétées en modèle ex-vivo (organoïdes intestinaux). La réduction du nombre d’animaux se fera aussi via l’utilisation de la majorité des animaux produits pour chaque lignée (études menées sur les mâles et femelles, la plupart des génotypes produits seront utilisés).

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de réduire au maximum les hypothétiques risques de douleur et d’angoisse chez les individus du groupe mutant, un suivi individuel des individus sera réalisé selon les paramètres de masse corporelle et d’activité, selon des points limtes ayant été précdemment validés et déterminés. Afin de réduire le stress pendant les infections, les animaux seront anesthésiés. La phase expérimentale de prélevement durera 60 minutes, sous anesthésie générale contrôlée dans le cadre d’une procédure de chirurgie sans réveil. Cette procédure sera réalisée avec des substances anesthésiques, un analgésique local, ainsi qu'un tapis chauffant pour maintenir la température de l’animal.

Choix des espèces

Le système digestif de la souris présente de nombreuses similitudes avec celui de l'homme et nos modèles génétiquement modifiés nous permettent de répondre à nos questions et finaliser notre étude. Ces dernières seront utilisées à l'âge de 8 semaines, lorsque le système digestif est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Rats : 250
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 250
Devenir
 -
 -
 -
 250

250 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit la section d'un nerf de la patte avec une perte de sept millimètres, réparée par un greffon, puis des injections, des tests locomoteurs hebdomadaires pendant douze semaines et une électrophysiologie terminale sous anesthésie, pour évaluer des vésicules issues de cellules souches olfactives humaines. Le porteur reconnaît que la lésion nerveuse entraîne des déficits sensorimoteurs et peut conduire à de l'automutilation, tout en affirmant que cette chirurgie n'entraîne pas de perte de poids. Il n'utilise que des mâles pour éviter la variabilité hormonale et conclut que le recours au mammifère est "absolument indispensable".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité de vésicules extracellulaires issues de cellules souches de la muqueuse olfactive dans la réparation nerveuse périphérique. Il s’agira d’étudier chez le rat Sprague Dawley, une nouvelle stratégie thérapeutique consistant, après lésion du nerf péronier (transsection) avec perte de substance de 7 mm, à réparer le nerf à l’aide d’un manchon veineux (segment de veine sous cutanée) dans lequel ont été injectées des vésicules extracellulaires fraiches ou cryopréservées. L’objectif principal étant d’améliorer la repousse des axones sensitifs et moteurs afin de conduire à une récupération sensori-motrice la plus complète possible. A terme, ces résultats pourraient être transférés aux bénéfices des patients ayant subit des dommages nerveux périphériques (plaies, coupures, sections…) avec perte de substance nerveuse suffisante pour ne permettre la suture bout-à-bout des manchons nerveux. L'évaluation qui portera sur la récupération locomotrice et l’activité electrophysiologique (réflexe H) sera complétée par des analyses histologiques et biochimiques.

Bénéfices attendus

Les vésicules extracellulaires dérivées des cellules souches olfactives humaines apparaissent comme une alternative prometteuse et innovante pour réparer les nerfs périphériques. En effet, ces vésicules ont des effets similaires à ceux de leurs cellules mères et bénéficient d'opportunités uniques telles que la disponibilité immédiate, la faible immunogénicité et l’absence de différenciation anarchique. Notre étude pré-clinique vise à tester l’efficacité thérapeutique de ces vésicules sur la régénérescence nerveuses périphériques en vue de proposer une thérapie cellulaire innovante transférable à l’Homme. Dans le domaine de la réparation nerveuse périphérique, l’extrapolation des résultats des études précliniques in vitro et in vivo à l’Homme échoue dans la grande majorité des cas et moins de 10% des substances testées en essais cliniques aboutissent à la mise sur le marché d’un médicament. Notre étude représente donc une étape très importante avant un transfert vers la clinique humaine.

Procédures

1) Chirurgie initiale lésionnelle (lésion nerveuse périphérique) et réparatrice (insertion d'un machon veineux ou nerveux) (tous les groupes expérimentaux) + implantation d'une mini-pompe osmotique (uniquement pour 3 groupes expérimentaux / 10) réalisée sous anesthésie : durée 1h. 2) Injections intramusculaires de vésicules (uniquement pour 3 groupes expérimentaux / 10) réalisée sous anesthésie : 1 injection par semaine pendant 4 semaines : durée 5 min. 3) Tests comportementaux (tous les groupes expérimentaux) réalisés en condition éveillée 1 fois par semaine pendant 12 semaines : durée 20 min. 5) Electrophysiologie terminale (tous les groupes expérimentaux) réalisée sous anesthésie et sans réveil : durée 1h.

Impact sur les animaux

La lésion nerveuse périphérique entraîne des déficits sensorimoteurs sous-lésionnels. Les nuissances éventuelles pouvant être rencontrées chez les animaux sont les infections liées à la chirurgie, les effets secondaires post-anesthésie, les douleurs post-traumatiques ou liées aux injections intramusculaires, le stress liés à leur manipulation (pour anesthésie, mesure périodique du poids…) ou lors des tests comportementaux. Il faut également noter que les lésions nerveuses périphériques peuvent conduire à de l’autophagie. Toutefois, l’expérience montre que ce type de chirurgie n’entraîne pas de perte de poids, de problème de miction, de déshydratation ou une dénutrition post-chirurgicale.

Devenir

A l'issu du projet, tous les animaux seront euthanisés afin de prélever les nerfs et les muscles pour une étude anatomo-histologique.

Remplacement

Le rat est un mammifère dont les mécanismes neurobiologiques mis en oeuvre après une section du nerf avec perte de subtance sont proches de celui de l’humain. Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de mammifères pour réaliser notre étude pré-clinique. Les études in vivo n’utilisant pas des mammifères ou celles in vitro réalisées à partir de cellules issues de mammifères livrent une quantité infime d’informations au regard de ce qu’il pourrait se passer chez l’Homme. Notre projet vise à proposer une stratégie innovante de réparation nerveuse périphérique directement transférable vers la clinique humaine. Pour cette raison, l’utilisation de mammifères est absolument indispensable et nécessaire. Il n’existe pas d’alternative au modèle animal in vivo. Pour cela, nous avons choisi d’utiliser des rats plutôt que des primates non humains, des bovidés, des porcidés, des canidés, des félidés… ou des murinés du genre Mus dont nous n’avons aucune expertise en termes de récupération post-traumatique nerveuse périphérique.

Réduction

Afin de mener à bien notre projet, nous devons constituer 10 groupes expérimentaux. Ces groupes seront constitués de rats males Sprague Dawley d’environ 250 g lors de la chirurgie initiale. Des males seront choisis en raison de l’absence d’importants cycles hormonaux mensuels pouvant introduire une grande variabilité dans les résultats attendus. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux, chaque animal opéré sera engagé dans les 3 étapes expérimentales successives décrites dans la chronologie du protocole. Dans la mesure où la comparaison des résultats entre les groupes sera réalisée avec des tests statistiques paramétriques, nous prévoyons, au regard de nos expériences passées, d’inclure initialement dans chaque groupe au maximum 25 animaux, soit un total de 250 animaux. Toutefois, afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, nous enrolerons, dans un premier temps, 5 animaux par groupe, soit un total de 50 animaux. A l’issue de cette première vague expérimentale, nous calculerons, au regard des résultats obtenus et de la variabilité intergroupe, d’une puissance de 80% et d’un seuil de significativité de 5%, avec un test statistique approprié, les effectifs nécessaires pour pouvoir montrer une différence entre les groupes traités et ceux non-traités. Si le calcul indique que les effectifs nécessaires sont supérieurs à ceux envisagés initialement, nous réviserons nos objectifs initiaux et réduirons les groupes expérimentaux afin de privilégier les modes d’administration les plus favorables. Si, malgré la réduction du nombre de groupes, aucune différence intergroupe ne peut être dégagée pour un nombre d’animaux par groupe inférieur ou égal à celui initialement prévu, nous abandonnerons l’étude et concluerons à l’inéfficacité du traitement thérapeutique.

Raffinement

Du gel ophtalmique sera utilisé au cours de la chirurgie afin d’éviter l’assèchement de la cornée. Une injection de sérum physiologique glucosée permettra de réhydrater les animaux en fin de chirurgie. Une couverture antibiotique, ainsi qu’un traitement antalgique seront administrés au cours de la semaine suivant la chirurgie afin de réduire les éventuelles infections et douleurs post-chirurgicales. L’observation détaillée quotidienne de l’état de santé des animaux et l’évaluation de l’expression faciale permettront de prendre l’ensemble des mesures detinées à réduire la douleur et le stress. Les animaux atteignant le point limite seront euthanasiés selon la procédure réservée aux animaux éveillés. Au cours des 7 jours suivant la chirurgie, les animaux seront placés seuls dans une cage le temps que les plaies cicatrisent afin d’éviter les blessures et réouverture des plaies que pourraient occasionner les congénaires. De l’eau et de la nourriture seront données ad libitum. A l’issue de cette période critique, ils seront replacés avec leurs congénaires dans des cages enrichies avec des objets (tubes en polycarbonate rouge…) et de l’eau et de la nourriture données ad libitum. L’hébergement des animaux sera réalisé dans l’animalerie du laboratoire dont la température des locaux est aux environs de 22°C avec un cycle jour/nuit 12h/12h. Nous nous efforçerons à chaque instant d’affiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive, et des soins et des gestes adaptés, avec notamment, pour ces derniers, une diminution de l’angoisse et du stress des animaux par manipulation avant, pendant et après tout prélèvement, intervention et test comportemental.

Choix des espèces

Les mécanismes neurobiologiques mis en oeuvre chez les mammifères après une section du nerf avec perte de subtance sont proches de celui de l’humain. C'est pour cette raison que nous avons choisi d'étudier ces mécanismes chez les rongeurs (rats). Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de mammifères pour réaliser notre étude pré-clinique. Par ailleurs, afin d'étudier les processus régénératifs et la plasticité nerveuse, il est impératif d'utiliser des jeunes adultes. C'est pour cette raison que nous utiliserons des animaux de 250 g, c’est-à-dire de 2 mois d’âge environ.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1330
Souffrances
▲ -
▲ 538
▲ 792
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1330

1 330 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées, elles reçoivent après la naissance des injections répétées pour induire une mutation, subissent un test de nage sur cinq jours pour évaluer la mémoire, puis une injection de traceur avant leur mise à mort par exsanguination et le prélèvement du cerveau. Le porteur indique que les nouveau-nés peuvent être exclus du nid par la mère et que les adultes peuvent développer des accidents vasculaires cérébraux se traduisant par des déplacements en cercle. Il affirme que les interactions vasculaires du cerveau ne peuvent être reproduites in vitro et que les géniteurs sont euthanasiés une fois produits les effectifs voulus.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives avec atteintes des petits vaisseaux cérébraux et symptômes de démence sont de plus en plus courantes de nos jours. Il est devenu crucial pour la santé publique de préserver l'intégrité du réseau vasculaire du cerveau. Ce réseau est protégé par une barrière spéciale appelée barrière hémato-encéphalique, qui contrôle les échanges sanguins avec le tissu cérébral. Récemment, des scientifiques ont découvert une nouvelle population de cellules qui entourent les vaisseaux sanguins de cette barrière. On les appelle les cellules périvasculaires. Il est suggéré que ces cellules jouent un rôle important dans le maintien de la stabilité du réseau vasculaire et de l'équilibre des cellules nerveuses. Dans ce projet de recherche, nous avons plusieurs objectifs : tout d'abord, comprendre comment ces cellules périvasculaires se développent et se répartissent dans le cerveau pendant la période de maturation après la naissance. Ensuite, nous voulons étudier la capacité de ces cellules à produire une matrice extracellulaire. Enfin, nous souhaitons comprendre comment des facteurs génétiques peuvent influencer le recrutement de ces cellules périvasculaires.

Bénéfices attendus

Impact sur la santé et implications cliniques : Nos études vont permettre d'examiner en détail la fonction de la barrière vasculaire du cerveau, connue sous le nom de barrière hémato-encéphalique, dans les maladies vasculaires cérébrales. Nous allons évaluer l'importance biologique des marqueurs identifiés dans le maintien de cette barrière protectrice. Ces résultats pourront accélérer le développement de nouvelles thérapies visant à améliorer la fonction de la barrière vasculaire et à traiter les troubles cognitifs chez les patients souffrant de maladies affectant les petits vaisseaux cérébraux. Nous espérons également contribuer à l'identification de nouveaux biomarqueurs permettant de prédire le risque d'accidents vasculaires cérébraux, de déclin cognitif et de démence.

Procédures

Les animaux transgéniques seront tatoués à 7 jours d’âge (en 10 secondes). La mutation génétique chez tous les mutants sera induite après la naissance par 4 injections d'un agent inducteur pendant 4 ou 5 jours consécutifs (chaque injection incluant la contention ne dure que quelques secondes). Les animaux adultes seront testés pour leur capacité de mémorisation des taches en utilisant un test de nage réparti sur 5 jours (8 min par jour). La perméabilité vasculaire sera suivie après injection d’un traceur sous anesthésie (injection unique incluant la contention de 10 secondes avant le sacrifice). L'animal aura au préalable reçu une injection d'un antalgique 30 min avant l'acte afin de diminuer la douleur liée à cette injection. A l’euthanasie, sous anesthésie profonde, un prélèvement sanguin de 200 microlitres sera réalisé pour doser le traceur dans la circulation sanguine.

Impact sur les animaux

Le modèle post natal : les altérations du comportement des nouveaux-nés pourront apparaître entrainant un arrêt de l’expérience tels que immobilité, arrêt de l’allaitement, exclusion du nid par la mère. Chez l'adulte, les complications aigues pourront être des accidents cérébro vasculaires (l'animal montre des changements de mobilité, souvent déplacement en cercle).

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés, afin de pouvoir prélever les organes et réaliser l’étude histologique. Les géniteurs seront euthanasiés lorsque le nombre d'animaux nécessaires aux expérimentations aura été produit.

Remplacement

Ce projet sera réalisé en utilisant des modèles murins qui reproduisent des lésions neuropathologiques avec atteintes des petits vaisseaux du cerveau décrites dans les maladies neurovasculaires, ainsi que les signes cliniques associés à ces maladies, comme les déficits d’apprentissage et de mémoire. L'intégrité vasculaire dépend d'interactions multiples entre différents types cellulaires. Il est encore très difficile d'appréhender in vitro les interactions entre le tissu environnant et les réseaux tridimentionnels des vaisseaux et les altérations du phénotype vasculaire sur la fonction d'un organe (notamment le cerveau). L'expérimentation in vivo en association avec l'utilisation de souris transgéniques délétées spécifiquement dans certain tissu (endothélium...) permet de différencier l'action spécifique de chaque type cellulaire dans le tissu et fournit des informations de mécanismes physiopathologiques impossible à obtenir in vitro. Pour réduire le nombre des animaux euthanasiés, aucune expérience déjà publiée n'est reproduite et lorsque cela est possible les études conceptuelles sont réalisées in vitro sur des cellules en culture avant d'être testé in vivo. Cependant la physiologie des vaisseaux est complexe, met en jeu des interactions multiples entre les composants de la paroi vasculaire et le sang qui ne peuvent pas être reproduites in vitro de façon satisfaisante

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé à partir des expériences préliminaires qui ont permis d’identifier le nombre minimum d’animaux à utiliser par groupe pour permettre une analyse des résultats statistiquement significative. Pour réduire le nombre d'animaux, les animaux seront inclus dans plusieurs protocoles expérimentaux (tests de comportement, analyse des tissus).

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions limitant au maximum le stress et la douleur. Ils sont élevés en groupe dans des cages ventilées maintenant une atmosphère saine. Des jouets/ tubes en carton sont mis à disposition des animaux dans leur cage pour enrichir leur environnement, leur permettre de ronger et de se cacher. Les litières sont dépoussiérées et additionnés de cubes de coton leur permettant de construire des nids. Les opérations chirurgicales sont réalisées sous anesthésie gazeuse et en présence d’un antalgique. Les animaux sont surveillés par la visite quotidienne du zootechnicien.

Choix des espèces

Choix de l'espèce: La souris a été choisie en raison de l'existence de souris transgéniques dont les gènes d'intérêt ont été mutés. C 'est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau vasculaire à de forte ressemblance avec celui décrit chez l'homme. Choix des stades de développement: les souris seront analysées dans les premiers jours après la naissance (stade dit post natal) et à l'age adulte. La maturation du réseau vasculaire dans le cerveau chez la souris se fait pendant les 3 premières semaines de vie . Il est donc important d'analyser la mise place du système vasculaire en post natal. L'étude à l'age adulte correspond à une étude du maintien des structures vasculaires, maintien qui serait altéré dans les pathologies neurodégénératives chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 192
Souffrances
▲ 192
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

192 souris vont être utilisées, tuées sans reprise de conscience à l'issue d'une procédure sous anesthésie. Génétiquement modifiées pour développer des calcifications cérébrales, elles sont anesthésiées puis mises à mort par perfusion intracardiaque pour prélever le cerveau. Le porteur affirme que ces calcifications n'affectent pas le comportement des souris, tout en reconnaissant que le phénotype d'une partie d'entre elles ne peut être prédit et impose une surveillance. Il indique qu'aucune approche in vitro ou in silico ne reproduit les interactions des unités neurovasculaires, ce qui justifie selon lui le recours à l'animal.

Objectifs

La calcification cérébrale familiale primaire (maladie PFBC pour Primary Familial Brain Calcification) est une maladie neurologique génétique rare associée à des symptômes psychiatriques et moteurs qui représente la principale cause génétique de calcification cérébrale. Elle est caractérisée par des dépôts de phosphate de calcium dans les cellules vasculaires du cerveau. Six gènes responsables de PFBC ont été identifiés. Malgré cette découverte, les connaissances actuelles sur les mécanismes responsables de la calcification restent limitées, ce qui constitue un obstacle important au développement de stratégies thérapeutiques et de prévention. L’objectif de notre projet est de comprendre le rôle de deux protéines dans le développement de la PFBC en utilisant des modèles murins pertinents mutés sur deux gènes dont on sait qu’ils sont à l’origine de la maladie PFBC chez l’homme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont attendus à la fois dans le domaine de la recherche fondamentale et dans le domaine médical. En effet, cette étude intégrée permettra d'élucider les bases cellulaires et moléculaires de l'altération des unités neurovasculaires et devrait apporter de nouvelles connaissances sur la PFBC avec la possibilité de transposer ces informations à la compréhension de la calcification vasculaire observées dans d’autres types de pathologies.

Procédures

Anesthésie profonde par injection intrapéritonéale. Perfusion intracardiaque. Le temps d’intervention entre l’induction de l’anesthésie et la réalisation de la perfusion (donc la mort de l’animal) est de 10 min. Les prélèvements sont ensuite réalisés post-mortem

Impact sur les animaux

Les nuisances prévues pour les animaux utilisés dans ce projet correspondent à la présence de calcifications vasculaires cérébrales qui n’ont pas de conséquences négatives sur la physiologie et le comportement de ces souris (prise de nourriture et d’eau normale, locomotion non modifiée, pas de signe de stress ni de détresse, masse des tissus adipeux réduite, mais tissu sain et fonctionnel, longueur des os réduite et moins minéralisés sans apparition de fracture). Le phénotype d’une partie des animaux utilisés pour ce projet ne peut pas être prédit. Une surveillance quotidienne sera réalisée pour détecter un éventuel phénotype dommageable.

Devenir

cette procédure décrit un prélèvement terminal

Remplacement

Les unités neurovasculaires, calcifiées dans la pathologie PFBC, sont constitutées de différents compartiments cellulaires (cellules vasculaires musculaires lisses, cellules endothéliales, cellules neuronales). Il n’existe pas d’approche expérimentale in vitro, ex vivo ou in silico pour appréhender la complexité des interactions entre ces différents types cellulaires et pour décrypter les mécanismes physiopathologiques de cette maladie. C’est pourquoi nous avons recours à l’expérimentation animale.

Réduction

La caractérisation détaillée des unités neurovasculaires des différents modèles murins pour la PFBC fait partie d’un programme de recherche plus large dont l’objectif est d’identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires de la physiopathologie de la maladie PFBC. Ce projet utilise plusieurs types de modèles cellulaires (cellules souches pluripotentes induites humaines, cellules murales primaires humaines) qui permet de réduire le nombre d’animaux. Nos travaux précédents, ceux publiés dans la littérature et l’utilisation de l’outil statistique G*Power montrent que 16 souris par génotype est suffisant pour les analyses que nous proposons. Les souris mutées seront comparées aux souris contrôles des mêmes portées. Nous utiliserons le test statistique de student ou celui de Mann-Whitney pour l’analyse de nos résultats.

Raffinement

Les conditions d'hébergement sont adaptées aux besoins des souris : hébergement par groupe de 5 souris maximum, température contrôlée, enrichissement de la cage avec du frisottis permettant aux souris de se fabriquer un nid. Une analgésie sera réalisée 20 minutes avant l’expérimentation.

Choix des espèces

Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques des modèles pathologiques. Ce projet est basé sur le phénotypage de souris mutantes sur 2 des 6 gènes responsables de la maladie PFBC chez l’homme. Nous utilisons différents types de modifications génétiques sur ces deux gènes : l’invalidation dans tout l'organisme, l’invalidation conditionnelle spécifiquement dans les cellules vasculaires musculaires lisses et une souris porteuse d’une mutation ponctuelle identifiée chez les patients PFBC. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte de 8 semaines (stade théorique auquel apparaissent les premiers signes de calcification) jusqu’à 48 semaines (calcifications cérébrales visibles par microtomographie).