Rongeurs

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  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 50
Rats : 50
Souffrances
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Devenir
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 100

100 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis proposés à d'autres protocoles ou tués faute de réutilisation. Ils sont anesthésiés au gaz pour subir jusqu'à dix échographies chacun, non pour la recherche mais pour entraîner les opérateurs d'une plateforme à manipuler un nouvel échographe. Le porteur indique qu'aucune douleur n'est attendue, les examens ayant lieu sous anesthésie. Il affirme que ni simulateur ni modèle ne reproduit l'anatomie du petit animal et compte constituer une base d'images de référence pour de futurs protocoles.

Objectifs

L’échographie est une technique non invasive de choix afin de mesurer les dimensions d’organes ou de flux circulatoires sans sacrifier l’animal et ainsi de mesurer l’évolution d’une pathologie au cours du temps. L’acquisition récente du système Vevo 3100 de VisualSonics avec ses sondes hautes fréquences dédiées au rat et à la souris va permettre l’acquisition d’images de haute qualité permettant la visualisation des structures cardiaques et vasculaires en mode B (images anatomiques bidimensionnelles). Les volumes du cœur pendant sa contraction (diastole / systole) et de son ventricule gauche peuvent être calculés à partir d’algorithmes utilisant des repères reportés sur les images de l’organe acquises en mode TM (temps mouvement). Le mode TM et le mode Doppler Couleur temps réel peuvent aussi être utilisés pour mesurer diverses constantes qui évaluent le bon fonctionnement du myocarde. Il est enfin possible d’explorer les gros vaisseaux pour notamment caractériser les défauts au niveau de l’aorte (anévrisme, plaque d’athérome), mais aussi de la crosse aortique et de la carotide. Le but du projet est de former du personnel et des étudiants en vue de pouvoir acquérir des images en échographie correctes, ceci de façon à pouvoir évaluer les paramètres cardiovasculaires, cités ci-dessus, qui nous intéressent dans la routine du laboratoire et de pouvoir prospecter ensuite de nouveaux paramètres innovants. Une formation adaptée permettra d’obtenir des opérateurs fiables qui seront directement opérationnels sur les projets qui seront déposés par la suite nécessitant l’utilisation de l’échographe. L’entrainement des opérateurs se fera sur des souris ou des rats ne présentant pas de pathologies et permettra d’aboutir à une expertise dans le maniement de l’échographe, mais aussi, d’avoir une base de données sur animaux sains qui pourra servir à des fins d’apprentissage. Mais surtout, l’opérateur sera en capacité de mieux identifier les défauts d’animaux pathologiques et ce faisant de permettre une éventuelle réduction du nombre d’animaux dans les projets de recherche à venir.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les compétences quant à l’utilisation de l’échographe petit animal Vevo 3100 présent sur la plateforme d'animalerie. Les données récoltées lors de ces entraînements permettront de réaliser une base de données d’animaux sains pour faciliter les comparaisons dans de futurs protocoles. La maîtrise des gestes facilitera les prochaines expérimentations et améliorera la fiabilité des résultats.

Procédures

Pour réaliser l’acquisition d’images par échographie, les animaux seront endormis par anesthésie gazeuse. Les rats ou souris effectueront jusqu’à 10 échographies par animal. Ces échographies seront espacées au minimum à une semaine d’intervalle. La durée d'une échographie n'excédera pas 2h. Aucun geste invasif ne sera réalisé.

Impact sur les animaux

L’échographie se faisant sous anesthésie gazeuse, aucune douleur n’est attendue. Afin d’éviter une contention physique, les animaux seront soumis à une anesthésie gazeuse avant d’être positionnés sur la plateforme d’échographie et ainsi d’éviter tout stress et de générer les meilleures acquisitions vidéos possibles.

Devenir

A la fin de la formation, les animaux seront proposés aux autres utilisateurs de la plateforme. Ils pourront être proposés pour des TP ou des prélèvements d'organes. A défaut d'une utlisation secondaire, ils seront euthanasiés.

Remplacement

Le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle à l’heure actuelle. En effet, lors de l’exploration échographique d’un petit animal (souris / rats), les structures anatomiques, la topologie des organes internes ainsi que leur fonctionnement ne peut-être reproduit ou simulé. Au cours du projet, nous allons acquérir une méthodologie, des paramètres d’acquisition et de nombreuses images et vidéos qui pourront servir de référence dans le cadre de l’apprentissage de nouveaux opérateurs.

Réduction

Nous indiquons l’utilisation d’un certain nombre d’animaux pour réaliser ce projet. Malgré tout, ce nombre est un nombre maximum et le nombre sera certainement moindre à la fin du projet selon le nombre d’opérateurs formés. Le nombre nécessaire et suffisant ne peut pas être précisément calculé pour le moment puisqu’il dépendra fortement des projets mis en place, des étudiants à former dans les 5 années à suivre et du nombre de sessions nécessaires afin de former efficacement un opérateur. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire afin d’établir une rêgle de calcul précise. Nous proposons d’utiliser au maximum 50 souris et 50 rats au cours de ces 5 ans. Ce nombre ne sera pas bloquant en cas de fortes demande de formation d’opérateurs et le nombre de souris utilisées réellement sera certainement moindre. Nous proposons d’utiliser essentiellement les animaux surnuméraires issus de nos élevages ou une utilisation d’animaux non impliqués dans d'autres protocoles. L’achat d’animaux chez un fournisseur sera la dernière option envisagée.

Raffinement

Tous les animaux inclus dans ce projet sont hébergés en groupe dans un environnement avec un enrichissement optimal (tube, dôme, roue, frisettes, bâtons à ronger éventuellement, etc…) afin d’éviter angoisse ou stress. Afin d’éviter une contention physique, les animaux seront soumis à une anesthésie gazeuse avant d’être positionnés sur la plateforme d’échographie et ainsi d’éviter tout stress et de générer les meilleures acquisitions vidéos possibles. Les constantes (température, rythmes cardiaque et respiratoire,…) de l’animal seront surveillées au cours de l’acquisition et adaptées au besoin. L’animal sera placé sur plaque chauffante dès sa perte de conscience pour limiter la déperdition de chaleur dûe à l’anesthésie. Un gel oculaire sera appliqué pour limiter l’inconfort de l’animal. Cette anesthésie gazeuse pourra être répétée jusqu’à 10 fois par animal. Les anesthésies seront espacées d’une semaine minimum pour permettre à l’animal de récupérer.

Choix des espèces

L’animalerie locale permet l’hébergement de souris et de rats. Les espèces ne seront utilisées qu’en fonction des besoins de recherche des équipes utilisatrices de la plateforme. L’âge des individus n’a pas d’importance dans ce projet, le but est d’apprendre à repérer les organes / structures d’intérêt de façon fiable et répétée. Nous utiliserons des animaux adultes et mâtures sexuellement qui ne seront pas utilisés pour la reproduction, ne seront pas inclus dans une étude ou en seront sortis après utilisation.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles urogénitaux
Souris : 1500
Rats : 900
Souffrances
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▲ 2400
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Devenir
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 2400

2 400 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les rats subissent l'ablation des cinq sixièmes de leurs reins en deux opérations chirurgicales, puis une exsanguination terminale, tandis que les souris reçoivent une injection de glycérol provoquant une destruction musculaire avant d'être décapitées sous sédation. Le porteur reconnaît une douleur modérée et continue liée à la chirurgie rénale. Il teste des molécules contre la maladie rénale chronique et présente les modèles in vivo comme "les plus adaptés et les plus prédictifs", écartant les cultures cellulaires limitées à un seul type de cellule.

Objectifs

La maladie rénale chronique est une détérioration lente et progressive de la capacité des reins à filtrer les déchets métaboliques du sang. Les causes majeures sont le diabète et l’hypertension artérielle. Les conséquences sont une acidification du sang, le développement d’une anémie, l’endommagement des nerfs, une détérioration du tissu osseux et un risque augmenté d’athérosclérose. De plus, une atteinte rénale aiguë peut devenir une maladie rénale chronique si la fonction rénale n’est pas rétablie après le traitement et dure plus de trois mois. Les traitements actuels visent à limiter les liquides, le sodium et le potassium dans l’alimentation ; la prise de médicaments destinés au traitement d’autres pathologies (telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’anémie et les déséquilibres électrolytiques) et, le cas échéant, à faire appel à la dialyse ou à une greffe de rein. Il existe un ensemble de données concordantes révélant que l’existence d’une atrophie continue et la diminution de la masse musculaire constituent des facteurs de risque indépendants de la mortalité chez les patients ayant une maladie rénale chronique. La lutte contre l’atrophie musculaire apparait donc comme une composante majeure pour améliorer le pronostic des patients ayant une altération de la fonction rénale. L’objet de ce projet est d’évaluer chez l’animal le potentiel de nouvelles molécules sur les fonctions musculaires et rénales, molécules dont on a démontré préalablement des effets bénéfiques sur le muscle squelettique in vitro. Deux modèles animaux ont été retenus ; le premier est un modèle aigu comparable à la rhabdomyolyse chez l’homme et le deuxième un modèle chronique avec une forte altération métabolique. • Quel est l’impact du muscle squelettique sur le bon fonctionnement du rein ? • Des molécules actives sur la fonction musculaire peuvent-elles préserver la fonction rénale ? • L’ensemble des données collectées permettront-elles de développer une nouvelle stratégie thérapeutique dans les maladies rénales afin de retarder et/ou diminuer le nombre de personnes dialysées ?

Bénéfices attendus

- Amélioration de la fonction musculaire - Amélioration de la fonction rénale - Retardement du moment de dialyse - Amélioration de la fonction d’autres organes. Pour l’homme, les molécules actives permettraient d’envisager une nouvelle stratégie thérapeutique pour les maladies rénales. La protection du muscle et du rein permettrait d’envisager un retardement du moment de la dialyse et de meilleures conditions de vie.

Procédures

Sur rats néphrectomisés, la procédure chirurgicale consiste à réaliser une résection au 5/6ème des 2 reins du rat. Elle est réalisée en 2 fois à une semaine d'intervalle; le rein droit est enlevé au cours de la 1ère opération, les 2/3 du rein gauche au cours de la 2nde opération. Chacune des opérations réalisées sous anesthésie a une durée moyenne par animal de 30 minutes. 2 prélèvements de sang de 500µl seront réalisés à l'extrémité caudale sur animaux vigiles (extrémité caudale après anesthésie locale) 2 semaines avant et 6 semaines après l'opération chirurgicale. Chaque prélèvement sanguin a une durée de 2 à 3 minutes. Une exsanguination terminale des rats et un prélèvement d'organes d'intérêt sont réalisés 10 à 12 semaines suivant l'opération après sédation à l'isoflurane 4%. Pour le modèle de souris présentant une atteinte rénale aigue, l'animal reçoit une injection (10 secondes) intramusculaire unique de glycérol sous anesthésie. 48 ou 72h après, chaque souris sera décapitée après sédation à l'isoflurane 4% pour permettre le recueil du sang terminal et des organes.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales entrainent une douleur modérée et continue. La chirurgie sous anesthésie générale et l'analgésie appropriée permettent d'atténuer cette douleur, la souffrance postopératoire et le trouble de l'état général. Aucune perte pondérale significative n'est attendue dans le modèle 5/6Nx ni aucun effet sur les paramètres comportementaux (activité motrice, anxiété, exploration, altération de la mémoire) malgré une forte variabilité et une fluctuation dans le temps de ces paramètres. Les différents travaux déjà réalisés sur ce modèle ne montre pas de lien entre l’aggravation des fonctions rénales et une baisse de l’activité motrice, de la cognition ou des émotions.

Devenir

Tous les rats ayant subi la procédure expérimentale de néphrectomie seront traités avec les molécules d'intérêt pendant 12 semaines minimum puis euthanasiés (prélèvement de sang + organes) Toutes les souris utilisée dans la procédure d'atteinte rénale aigue seront euthansiées au plus tard 72h après l'induction de la rhabdomyolyse (prélèvement de sang + organes)

Remplacement

Pour tester les molécules dans le cadre des pathologies rénales, les modèles vivo sont les plus adaptés et les plus prédictifs. En effet, le rein est un organe dont la structure tri-dimensionnelle est importante pour sa fonction de filtration et formé de plusieurs types cellulaires (podocytes, cellules mésangiales, cellules épithéliales). Les modèles in vitro sont restreints à l’observation d’un seul type cellulaire, sans prise en compte des interactions intercellulaires et environnementales caractéristiques d’un tissu dans son milieu d'origine. Il existe des organoïdes, cependant les structures obtenues ne sont pas organisées comme dans un rein et l’absence de l’uretère dans ces modèles empêche l’évaluation de l’ensemble des fonctions rénales. De plus, le but de ce projet est d’évaluer l’influence des muscles sur cette fonction rénale et les nouvelles thérapies envisagées sont de traiter le muscle. Ce but ne peut être atteint qu'en utilisant un modèle animal qui présente cette intégrité physique.

Réduction

Modèle de pathologie aigue (rhabdomyolyse) Une à deux études pilotes seront réalisées pour confirmer l’obtention du modèle avec un taux de réussite estimé proche de 100%. Il est donc envisagé d’injecter 10 souris par lot sur les 2 premières cohortes pour lesquelles les paramètres d’atteinte rénale et musculaire seront mesurés afin d’évaluer la robustesse du modèle obtenu (48 à 72h après induction) Les 2 lots de chacune de ces 2 premières cohortes seront des animaux contrôles injectés en intramusculaire avec du sérum physiologique (sham) et des animaux pathologiques injectés avec du glycérol 50%. Par la suite, si la mise au point est conforme aux attentes, les cohortes seront constituées de 5 à 6 lots de 10 souris pour permettre le test de 2 à 3 molécules. Il est prévu de réduire le nombre d’animaux induits à n=6 dans les lots sham et référence (quinacrine) en consolidant les données obtenues avec celles générées à l’occasion des études pilotes. Seules les molécules présentant une activité sur le modèle de rhabdomyolyse (pathologie rénale aiguë) seront évaluées sur un modèle de pathologie rénale chronique. Modèle de pathologie chronique (néphrectomie) Une à deux études pilotes seront réalisées afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires dans chaque lot test. L’induction de la pathologie rénale par néphrectomie pouvant présenter une légère variabilité, il est estimé nécessaire d’opérer 12 rats/lot pour obtenir 8 à 10 animaux présentant les signes cliniques de la maladie rénale chronique. A l’issue de la mise au point, les lots envisagés dans chaque cohorte d’étude d’un composé sont Contrôle Sham, Contrôle pathologique, référence (MnTBAP), molécules à tester. Chaque lot sera constitué de 8 à 10 animaux pour mettre en évidence des effets statistiques interprétables. Les molécules seront évaluées sur une période de 12 semaines et les cohortes seront constituées au minimum de 5 à 6 lots d’animaux pour permettre de tester 2 à 3 molécules. L’objectif est de réduire le recours à l’opération systématique d’animaux pour les lots sham, contrôle pathologique et référence. A l’issue des 2 premières études, il est prévu de ramener entre 6 et 8 le nombre d’animaux affectés au groupe sham et référence, les résultats sur ces 2 groupes seront consolidés avec les données obtenues lors des tests pilotes.

Raffinement

Pour le modèle de néphrectomie 5/6Nx, 48h avant l’opération, une analgésie pré-opératoire sera réalisée par voie orale L'anesthésie et l'analgésie pour l'opération chirurgicale seront obtenues avec l'association d'un sédatif, d'un analgésique et d'un anesthésique. Pendant l’opération, la température corporelle sera suivie et les animaux maintenus sous lampe chauffante. En fin de chirurgie, les rats recevront 2 fois/jour une dose d'antalgique pendant 3 jours. Les rats seront mis en boite individuelle jusqu'à cicatrisation complète. L'aliment dans la mangeoire sera également disposé dans la cage et un enrichissement type sizzle dry sera disposé avec la litière. La surveillance post opératoire sera quotidienne avec une grille de score associée à une feuille d'observation individuelle.

Choix des espèces

Les espèces choisies, souris pour l'atteinte rénale aigue (rhabdomyolyse), rat pour l'atteinte rénale chronique (néphrectomie) sont celles les plus couramment utilisées pour étudier ces pathologies et l'effet de nouvelles molécules permettant un traitement potentiel. Ces modèles permettent l’étude conjointe de l’atteinte musculaire et rénale. Les animaux sont des rats adultes (6-7 semaines) pour la néphrectomie et des souris adultes (7-8 semaines) pour le modèle de rhabdomyolyse. Pour ces 2 modèles, l'âge retenu permet d'inclure des animaux n'ayant pas une atteinte rénale spontanée et d'éviter une variabilité des paramètres biochimiques rénaux et plasmatiques liée à l'âge qui pourrait interférer avec l’effet attendu du traitement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 48
Souffrances
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▲ 48
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Devenir
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 48

48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une substance induisant une fibrose pulmonaire est instillée dans la trachée au cours d'un acte chirurgical de dix minutes sous anesthésie, avec incision et suture, puis les souris sont mises à mort pour prélever les poumons. Le porteur décrit une possible perte de poids, une baisse de mobilité, un essoufflement voire une détresse respiratoire. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne modélise la réponse d'un "organe entier" et retient la souris pour sa proximité respiratoire avec l'humain et ses lignées transgéniques.

Objectifs

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie chronique, dévastatrice et mortelle. La FPI est une maladie très rare, moins d’une personne sur 2000 en France. Il s’agit d’une modification de la structure du poumon qui devient un tissu fibreux et ne remplit plus sa fonction essentielle qui est d’assurer les échanges gazeux. Le mécanisme exact n’est pas connu, et impliquerait l’exposition à des facteurs endommageant les poumons (tabac, infections virales, pollution), probablement en association avec un dérèglement des cellules immunitaires (globules blancs ou leucocytes chargés de la défense de l’organisme contre les micro-organismes pathogènes) qui favoriserait ce processus de cicatrisation excessive. Parmi ces cellules immunitaires, nous nous intéressons à une population de cellules qui participent en temps normal à la protection contre les infections. Cependant, ces cellules peuvent dans certaines circonstances avoir un rôle délétère et favoriser l’apparition de maladies comme la fibrose hépatique (cicatrisation excessive avec perte des fonctions vitales du foie). Notre hypothèse est que les MAIT pourraient être recrutés et activés dans les poumons chez les patients présentant une forme sévère de FPI. Des résulats préliminaires obtenus chez la souris ont montré que le degré de fibrose pulmonaire est moins important chez des souris qui possèdent beaucoup de ces cellules, et qu’inversement les souris dépourvues de ces cellules ont une maladie plus sévère. L’objectif de ce projet est de confirmer les résultats obtenus précédemment suggérant que ces cellules immunitaires auraient un rôle protecteur. Pour cela, nous utiliserons le même modèle établi de fibrose pulmonaire dans différents types de souris caractérisées soit par une absence de ces cellules, soit au contraire en ayant beaucoup (comme chez l’homme). L’objectif futur sera d’utiliser ces cellules immunitaires comme cible thérapeutique pour freiner la progression de la fibrose pulmonaire.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment se développe la fibrose et plus précisément si certaines cellules immunitaires influencent la gravité de la fibrose. A plus long terme, il permettra d’explorer une nouvelle piste thérapeutique, basée sur l’utilisation de molécules capables de moduler l’activité de ces cellules

Procédures

Introduction unique dans la trachée d’une substance induisant une fibrose du poumon, sous anesthésie générale et analgésie pré-opératoire. Il s'agit d'un acte chirurgical de 10 minutes au cours duquel une incision de la peau est réalisée afin d’instiller la substance dans la trachée à l’aide d’une seringue. Une suture de la trachée et de la peau est ensuite réalisée. Cette intervention sera réalisée une seule fois. Aucun prélèvement sur animaux vivants ne sera effectué durant le protocole. Les prélèvements de poumons et les lavages broncho-alvéolaires se feront uniquement après euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

L'incision de la peau peut entrainer une gène, une irritation. Les complications possibles de l'administration de la substance sont : une perte de poids, un comportement anormal comme une baisse de la mobilité, un essoufflement ou une détresse respiratoire.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux sont euthanasiés pour le recueil des lavages broncho alvéolaires et des poumons pour l’étude de la fibrose.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la réponse d’un organe entier dans le cas du développement de la fibrose pulmonaire. Les expériences sur cellules isolées sont complémentaires et seront réalisées dans la suite du projet, mais ne peuvent pas se substituer à l’expérience sur l’animal en sa globalité, pour plusieurs raisons : - Les expériences in vitro ne permettent pas de contrôler / recréer tous les paramètres intervenant dans le développement de la fibrose du poumon - L’accès au tissu pulmonaire humain est très limité (biopsie à visée diagnostique, greffe de poumons)

Réduction

Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre hypothèse de travail. Après analyse statistique le nombre de souris nécessaires pour mener à bien cette expérience est de 48 animaux (16 animaux dans chacun des trois groupes : 8 recevant la substance induisant la fibrose et 8 recevant une solution saline contrôle).

Raffinement

Le personnel responsable du protocole ou en charge d’effectuer les expérimentations sera composé de personnes formées. Afin de diminuer angoisse et douleur, une source de chaleur (tapis chauffant, lampe) sera mise en place pour éviter l’hypothermie en post-opératoire. Les animaux seront surveillés quotidiennement et un suivi clinique sera réalisé tous les deux jours pour déterminer une éventuelle souffrance avec la mise en place de points limites évalués à l’aide d’une grille de scores. Si une douleur/souffrance est constatée, un antalgique sera administré, de l’eau gélifiée et de la nourriture hydratée seront placées dans la cage et le suivi clinique sera quotidien. Si des animaux atteignent les points critiques définis ou ne présentent pas d'amélioration après 24 heures, ils seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle souris est pertinent du fait de son temps de gestation court et de par son système respiratoire qui est très similaire à celui de l’Homme. De plus, les souris offrent la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et de cibler le rôle d’une molécule ou d’une population cellulaire en particulier dans le poumon. Les modèles de fibroses pulmonaires chez la souris sont très largement décrits dans la littérature scientifique. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. La fibrose pulmonaire est une pathologie humaine du sujet adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 1184
Souffrances
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▲ 768
▲ 416
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Devenir
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 1184

1 184 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont infectées par le virus Chikungunya en intradermique, puis reçoivent une injection intramusculaire de chlorure de baryum qui provoque une lésion du muscle, avant la mise à mort pour prélèvement terminal des organes. Le porteur indique traiter les souris à la buprénorphine deux fois par jour jusqu'à la mise à mort pour limiter la douleur. Il affirme que l'étude exige l'infection d'un "organisme dans son ensemble" et présente le modèle murin comme reproduisant l'infection humaine par piqûre de moustique.

Objectifs

Le virus Chikungunya (CHIKV) est transmis à l’homme par les piqûres de moustiques, responsables d'une infection invalidante et est considéré comme un virus émergent du fait de l’expansion géographique des espèces de moustiques vecteurs de l’infection. La physiopathologie de l’infection par CHIKV étant très mal connue, des modèles murins ont été développé permettant de reproduire expérimentalement les formes bénignes et sévères de l'infection par CHIKV. Ces modèles ont permis de mettre en évidence le rôle majeur de certaines molécules dans le contrôle de l'infection et identifié les principales cellules cibles du virus. Il a été montré que CHIKV infecte le muscle squelettique chez les jeunes souris mais l’épargne chez la souris adulte. La protéine FHL1 est essentielle à la réplication de CHIKV. Notre objectif est d'étudier l'infection du muscle squelettique par CHIKV au cours de la myogenèse. Nous identifierons les cellules musculaires sensibles à l'infection et étudierons la contribution respective de l’expression de FHL1 et la réponse IFN-I dans l’infection musculaire au cours de la myogenèse post-natale et de la régénération, en utilisant la souris comme modèle. Cette étude permettra ainsi de mieux comprendre la physiopathologie de l’infection, étape nécessaire pour le développement de thérapies contre ce virus émergent.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans le cadre de recherches fondamentales sur les maladies infectieuses émergentes et en particulier sur la maladie induit par le virus chikungunya transmis à l’homme par les piqûres de moustiques. Ce virus responsable d'une infection articulaire et musculo-squelettique invalidante a, par le passé, provoqué plusieurs épidémies et est considéré comme un virus émergent du fait de l’expansion géographique des espèces de moustiques vecteurs de l’infection, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Les résultats obtenus permettront d’identifier les cellules cibles du muscle squelettique après infection par voie intra-dermique mimant l’infection naturelle par le virus chikungunya. De plus, les facteurs de l’hôte impliqué dans la sensibilité de ces cellules sera étudié plus précisément. Ce projet permettra ainsi de mieux comprendre la physiopathologie de l’infection, étape nécessaire pour le développement de thérapies contre ce virus émergent.

Procédures

- Infection (ou PBS) en intra-dermique au niveau du thorax : une fois, quelques secondes - Injection Chlorure de baryum en intra-musculaire : une fois, quelques secondes

Impact sur les animaux

L'effet indésirable attendus sur les animaux est la conséquence de l'injection du Chlorure de baryum qui provoque une lésion musculaire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés (animaux infectés, mis à mort pour prélèvements terminaux d’organes analysés ex vivo).

Remplacement

Cette étude nécessite l’infection d’un organisme dans son ensemble. En effet, le processus de myogenèse met en jeu de nombreux effecteurs autres que les fibres musculaires et leurs cellules souches, dont les cellules immunes et le tissu conjonctif. De plus, notre modèle murin est d’autant plus pertinent qu’il permet d’étudier l’infection du muscle dans le contexte d’une infection systémique comme cela est le cas chez l’homme. En effet, l’infection de la souris par voie intra-dermique avec le virus chikungunya (CHIKV) mime l’infection naturelle chez l’homme par piqûre de moustique et conduit comme chez l’homme, à une infection systémique. Pour CHIKV, les animaux sensibles à l'infection sont les primates non humains et les souris. Ainsi, nous utiliserons la souris comme modèle pour cette étude. Cependant des infections ex-vivo seront réalisées sur cellules et myofibres permettant de multiplier les conditions et expériences en diminuant le nombre de souris utilisée.

Réduction

Le nombre d’animaux que nous utiliserons sera réduits au minimum afin d’obtenir des résultats estimés comme exploitables par des biostatisticiens. Concernant les expériences qualitatives (microscopie, tri-cellulaire, extraction protéines et acides nucléqiues) le nombre de souris sera réduit au maximum afin d’obtenir des résultats exploitables. En effets, il faut un nombre d’animaux suffisant pour isoler et cultiver des cellules primaires. Afin de réduire le nombre de souris, pour deux des trois procédures, nous prélèverons le muscle de la patte gauche pour titrage et le muscle de la patte droite pour la microscopie. De plus des infections ex-vivo seront réalisées sur cellules et myofibres permettant de multiplier les conditions et expériences en diminuant le nombre de souris utilisée.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe avec une litière appropriée et des matériaux de nidification. Les souris seront traitées avec un analgésique (buprénorphine) afin de réduire la douleur. Les souris seront traitées 2 fois par jours à la buprénorphine jusqu’au jour de la mise à mort afin de réduire la douleur et répondre aux points limites attendus provoqués par l’injection du Chlorure de baryum (œdème, inflammation localisée au site de l’injection, boiterie). De plus, de la nourriture et de l’eau gélifiée sera déposée dans le fond de la cage. Les injections de Chlorure de baryum dans le muscle et les injections de virus seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de réduire la douleur des animaux. L’ensemble des animaux qui seront infectés ne souffriront pas des conséquences de l’infection car ils seront mis à mort entre 1 et 4 jours après infection alors que le premiers signes cliniques liés à l’infection, n’apparaissent qu’à 7 jours. Les souris seront surveillées quotidiennement pour surveiller un éventuel mal-être : animal qui ne tête pas, poiles hérissés, expressions faciales de la douleur (resserrement orbitaire, renflement du nez, contrôle du renflement, position de l'oreille et changement de moustache. Dès que les points limites (prostration/faciès de souffrance, Body Condition Score de 1, perte de poids >20% du poids initial) sont atteints, les animaux seront mis à mort. Une réhydratation par voie sous-cutanée sera effectuée et de l’eau gélifiée sera mise à disposition pour les animaux présentant des signes de déshydratation (perte de poids >10%, pli cutané).

Choix des espèces

Pour le virus Chikungunya (CHIKV), les animaux sensibles à l'infection sont les primates non humains et les souris. L’infection de la souris par voie intra-dermique avec CHIKV mime l’infection naturelle chez l’homme par piqûre de moustique et conduit comme chez l’homme, à une infection systémique. De plus, il a été montré que CHIKV infecte les mêmes tissus cibles que chez l’homme dont le muscle squelettique. Ainsi, le modèle murin est pertinent pour étudier l’infection du muscle dans le contexte d’une infection systémique comme cela est le cas chez l’homme. Des souris âgées de 9 jours seront utilisées pour étudier l’infection du muscle squelettique au cours du développement post-natal et des souris adultes de 8 semaines seront utilisées pour étudier l’infection du muscle squelettique au cours du processus de régénération musculaire. Enfin, des souris mutantes Dmd (mdx-beta geo) âgées de 4 semaines sensibles à l’infection seront utilisées pour étudier l’infection du muscle au cours d’un processus de régénération musculaire chez un modèle murin de dystrophies comparativement à des souris de la même lignée âgées de 14 semaines non sensibles à l’infection.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 345
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 285
▲ -
Devenir
 -
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 345

345 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles portent un modèle de dystrophie myotonique et reçoivent une alimentation enrichie, des injections intrapéritonéales deux fois par semaine pendant huit semaines, des injections intramusculaires et des prélèvements sanguins, avant une mesure de force musculaire sous anesthésie suivie de la mise à mort. Le porteur décrit une myotonie, une atrophie et une faiblesse musculaires pouvant entraîner des troubles de la mobilité et des difficultés respiratoires légères. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit le muscle adulte et présente la souris comme "indispensable" pour comprendre la maladie in vivo.

Objectifs

La dystrophie myotonique de type 1 (DM1) est une des maladies musculaires les plus fréquentes chez l’adulte. Elle conduit à de multiples symptômes musculaires comprenant une faiblesse musculaire invalidante, un défaut de relaxation et une fonte musculaire. Les causes du dysfonctionnement musculaire sont peu claires, limitant le développement de thérapies innovantes et ciblées. L’objectif de ce projet est de comprendre si les cellules souches musculaires contribuent aux symptômes observés dans le cadre de la DM1 et de quelle façon. Notre projet de recherche s’articule autour de 3 axes : 1) Les cellules souches musculaires permettent d’assurer la maintenance du muscle lors d’une lésion, soit en créant de nouvelles fibres et/ou réparant des fibres lésées. En inactivant les cellules souches musculaires dans un modèle de DM1, nous allons tout d’abord vérifier l’implication ou non des cellules souches musculaires dans l’établissement du phénotype musculaire lié à la DM1. 2) Lors d’une lésion, les cellules souches musculaires sont activées, puis elles viennent fusionner avec la fibre à réparer. Nous allons vérifier si l’activation et la fusion des cellules satellites se déroule normalement dans des muscles murins DM1. 3) Un dysfonctionnement des cellules souches musculaires peut être causé par un défaut des cellules souches, ou par des défauts de communications de l’environnement. Dans cet axe 3, nous étudierons la contribution d’un défaut des cellules souches musculaires dans l’établissement du phénotype musculaire.

Bénéfices attendus

A ce jour, aucune thérapie n’est disponible pour soigner la dystrophie myotonique de type 1. Ce projet vise à obtenir une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires à l’origine de la pathologie et des mécanismes physiopathologiques, prérequis pour le développement de thérapies ciblées.

Procédures

Afin de mener à bien notre projet de recherche translationnelle, les animaux seront soumis à différentes interventions. Les interventions englobent l'apport de nourriture enrichie avec divers composés, des injections intrapéritonéales, des injections intramusculaires, des prélèvements sanguins, et des mesures de force in situ. Un maximum de 4 interventions différentes sera réalisé sur les mêmes animaux. L'apport de nourriture enrichie pourra durer jusqu'à 12 semaines continues et se fera sur animal vigile. Les injections intrapéritonéales d'une durée de 1 minute seront réalisées au maximum 2 fois par semaine sur une période de 8 semaines et seront réalisées sur animal vigile. Les injections intramusculaires d'une durée de 30 minutes seront réalisées sous anesthésie et une seule fois. Les prélèvements sanguins d'une durée de 10 minutes seront réalisés sous anesthésie toutes les deux semaines sur une période maximale de 10 semaines. Les mesures de force in situ durent maximum 30 minutes et sont réalisées sous anesthésie, une fois juste avant l'euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Les symptômes ou effets attendus pendant ou à l'issue des procédures sont exclusivement musculaires compte tenu de la spécificité d'expression des modifications génétiques et des vecteurs viraux utilisés. Les effets attendus englobent : une myotonie, une atrophie, une faiblesse ou une fatigabilité musculaire plus importante pouvant se traduire par des troubles légers de la mobilité et des difficultés respiratoires légères. Lors des procédures, les souris pourront ressentir un stress léger lors des manipulations ou de l'ordre de la gêne ressentie lors d'une piqure. Les anesthésies, effectuées dans le cadre de certains actes invasifs, peuvent induire dans de rare cas une hypothermie, une détresse respiratoire, voire un arrêt cardio-respiratoire.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue des procédures. En effet, l'étude du muscle squelettique nécessite des analyses histologiques, morphologiques et de biologie moléculaire qui ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux.

Remplacement

A ce jour, l'utilisation de cultures cellulaires ne permet pas de modéliser un muscle adulte qui est un tissu composé de cellules hautement spécialisées et différenciées. Etant donné que la dystrophie myotonique est une maladie progressive généralement absente à la naissance, l'utilisation de souris est indispensable, à ce stade, pour comprendre la physiopathologie de la maladie in vivo.

Réduction

Afin de mener à bien ce projet, nous prévoyons d’utiliser 15 souris/groupe pour garantir une bonne puissance statistique, et ainsi garantir la validité scientifique de l’étude. Un maximum de 345 souris sera utilisé. Afin d'optimiser et de réduire le nombre d'animaux, tous les animaux avec le génotype d'intérêt seront analysés sans distinction de sexe. Les souris seront analysées in vivo/in situ et les tissus seront prélevés post-mortem et conservés pour des expériences ultérieures éventuelles. Concernant les injections intramusculaires de vecteurs viraux, le virus contrôle sera injecté dans la patte controlatérale afin de diviser par deux le nombre d'animaux à utiliser. Les groupes seront comparés par des tests paramétriques ou non paramétriques suivis du test post hoc approprié. D'autre part, le test de puissance statistique permettra d'assurer a posteriori et pour l'avenir l'échantillonnage minimal nécessaire à une différence significative dans le cadre de ces expériences.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux seront adaptées pour réduire à son minimum le stress et la souffrance animale. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température (20-24 degrés) et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (éclairage 6h30-18h30). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec des nids de lanière kraft. Afin de s'assurer que les souris ne souffrent pas, elles seront surveillées quotidiennement. Des modifications importantes de comportement laissant supposer une douleur ainsi qu’une de perte de poids de 20% seront considérées comme points limites et critères d’arrêts en cours d’expérimentation et conduiront à l’euthanasie des animaux concernés. L'entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié.

Choix des espèces

Le choix de Mus musculus est fondé sur la très grande proximité de structure et de fonction du muscle entre l'humain et la souris. La maturation du muscle se prolongeant jusqu'à 8 semaines chez les souris, celles que nous utiliserons seront donc sevrées et adultes, âgées de 8 semaines au minimum au début des procédures. A ce jour, les modèles in vitro de cellules musculaires ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. De plus, les connaissances concernant la physiopathologie de l'atteinte musculaire liée à la DM1 sont lacunaires et ne permettent pas le développement d'un modèle in silico en mesure de rendre compte du contexte pathologique de la DM1. La compréhension des mécanismes à l’origine de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) nécessite donc d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique, comme c'est le cas avec l'utilisation des vecteurs viraux utilisés dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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 240

240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moitié est suspendue par un dispositif empêchant les pattes arrière de toucher le sol pour créer une décharge mécanique chronique, toutes étant hébergées seules pendant sept semaines et soumises à des anesthésies, une imagerie osseuse et des injections quotidiennes, avant la mise à mort pour prélever tissus et organes. Le porteur décrit un stress lié à l'isolement, une perte de poids transitoire et une mobilité réduite. Il teste une molécule intestinale, le FGF19, contre la perte de muscle et d'os, et écarte l'étude chez l'homme et in vitro, présentant la souris comme le modèle "solide" faute d'alternative.

Objectifs

Avec ce projet nous voulons répondre à des questions scientifiques sur l’action d’une molécule produite par l’intestin, appelée « FGF19 », sur les os et les muscles. Cette molécule peut être aussi injectée dans un organisme pour étudier ses effets et son éventuel potentiel thérapeutique. L’ostéosarcopénie, qui est la perte de fonction du muscle et de l'os, est une condition fréquente dans la population âgée, mais elle touche aussi les patients alités sur des longues périodes ou fortement limités dans leur mobilité (après d’interventions chirurgicales, d’accidents ou de fractures, ou encore à la suite de certaines maladies). L’alitement et la mobilité réduite diminuent ce qu’on appelle la charge mécanique sur notre squelette, avec comme résultat des muscles plus faibles et des os plus fragiles. L’ostéosarcopénie manque à ce jour d’arsenal thérapeutique efficace. Notre recherche aidera non seulement à améliorer notre compréhension du fonctionnement du corps, et en particulier de l’os, mais aussi à orienter la recherche thérapeutique contre l’ostéosarcopénie. Plus précisément, nous voulons étudier les effets de la molécule FGF19 sur la perte osseuse liée à une décharge mécanique. Nous nous demandons : un traitement à l’FGF19, pourrait-il mitiger les effets délétères de la décharge mécanique ? quelles cellules de l'os répondent à l’FGF19 ? comment ? cette réponse, est-elle secondaire aux effets exercés sur le muscle ? quels sont les effets du traitement à l’FGF19 sur les autres organes ? Des études récentes ont montré un impact positif du FGF19 sur la fonctionnalité musculaire. Une expérience pilote dans notre laboratoire a montré que l'os a des "antennes" (récepteurs) pour capter et répondre à l'FGF19. En utilisant un modèle animal pertinent, nous souhaitons en particulier quantifier et qualifier les caractéristiques fonctionnelles des os (tibia et fémur) soumis à une décharge mécanique après traitement à l’FGF19. Nous utiliserons des méthodes d’imagerie non invasive en trois dimensions sur l’animal vivant (avec un véritable scanner pour le petit animal ; méthode aussi appelé micro-tomographie) et des analyses histologiques, biochimiques et biomoléculaires sur plusieurs échantillons tissulaires. Le but est de comparer le changement de plusieurs paramètres osseux entre souris traitées avec FGF19 et souris traitées avec placébo (contrôle).

Bénéfices attendus

Le grand âge, la sédentarité et la maladie peuvent amener à des périodes de grande limitation à la mobilité et même à l’alitement, avec une importante perte de charge mécanique pour le système musculo-squelettique. Le résultat est la perte de masse et force musculaire (sarcopénie) accompagnée par une fragilisation de l’os (ostéopénie), qui augmente le risque de fracture (ostéoporose) et limite ultérieurement la mobilité. Ainsi, un cercle vicieux d’affaiblissement musculaire et osseux s’instaure, qui est dur à rompre et qui limite la qualité et la durée de vie. L’ostéosarcopénie (sarcopénie+ostéopénie) est aussi observée chez les spationautes, après des séjours de longue durée en condition de microgravité. Le projet ici-proposé nous permettra à court terme de tester l'hypothèse que la molécule FGF19 peut agir comme agent anti-sarcopénique ET anti- ostéopénique dans un modèle préclinique validé de décharge mécanique du système musculo-squelettique. Ces objectifs s’inscrivent dans un programme de recherche nationale, à plus long terme nos résultats pourraient guider le développement de nouvelles thérapies pour lutter contre l’ostéosarcopénie de la personne âgée, du malade alité, du spationaute.

Procédures

Les interventions et gestes techniques réalisés incluent : - pesée bi-hebdomadaire à l’arrivée et pendant l’acclimatation, pesée journalière pendant le traitement - hébergement en individuel (7 semaines) - 3 anesthésies générales (2 anesthésies d’une durée de 45-50 minutes pour imagerie osseuse, espacées de 3 semaines, et 1 de courte durée pour endormir la souris avant la mise à mort) - 2 sessions d’imagerie osseuse au scanner (espacées de 3 semaines, sous-anesthésie générale) - rattachement au système de décharge mécanique pour garantir la décharge mécanique chronique (sous-anesthésie générale juste après la première session d'imagerie) (pour la moitié des animaux, pas pour les groupes contrôle) - 2 prélèvements d’une goutte de sang caudal pour test de glycémie (espacés de 3 semaines, sur animal vigil) - injections sous-cutanées du traitement ou du placébo (journalières, sur 3 semaines, sur animal vigil) - 2 injections de tétracycline pour marquer les fronts de formation osseuse (espacées de 5 jours, sur animal vigil)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux incluent : (a) Stress, lié aux conditions environnementales d’hébergement : les souris seront hébergées dans des cages spécialement aménagées pour ce type d’expérience, 1 animal par cage ; cela est nécessaire pour garantir une effective décharge mécanique des pattes postérieures. (b) Perte de poids transitoire (limitée et réversible) : nous nous attendons, sur la base d’expériences similaires précédemment menées au laboratoire, une petite perte de poids, réversible, sur les premiers jours de décharge. (c) Douleur/stress (légers), liés à des examens non invasifs (imagerie, sous anesthésie), aux injections journalières et, pour la moitié des animaux, à la mise en condition de décharge mécanique. (d) Mobilité réduite et nuisances liées à la décharge mécanique.

Devenir

Pour tous les animaux de chaque procédure, le sort prévu est la mise à mort pour prélèvement de tissus et organes pour ultérieurs analyses moléculaires, histologiques, biochimiques et physiologiques.

Remplacement

La réponse d’un organe à un traitement par une molécule telle que l’FGF19 pourrait à priori être étudiée chez l'homme ou in vitro. Pour le cas spécifique de nos questions, ces approches ne sont pas possibles ou pertinentes. - L'utilisation du FGF19 n'est pas autorisée pour l'homme. Un analogue est actuellement encore testé seulement dans les phases précoces d’essais cliniques. En plus, son utilisation est limitée par un brevet industriel. De toute façon, des études chez l’homme ne permettraient pas de répondre aux questions sur les mécanismes d'action, directes ou indirectes, du FGF19 sur le squelette. - Les études avec des cultures cellulaires (études in vitro) se limitent à évaluer l’impact du traitement à l’échelle cellulaire. Elles peuvent aider à comprendre certains mécanismes moléculaires/cellulaires sous-jacents à la réponse au traitement, mais elles ne peuvent pas prédire l’impact sur un tissu ou un organe complexe formé de plusieurs types cellulaires interagissant entre eux. Pour appréhender l’effet du FGF19, c’est l’interaction entre os, muscles et les autres organes impactés par le FGF19 (comme le foie), qui doit être étudiée. Les modifications des sécrétions hormonales influencent la cinétique de perte osseuse. Il faut donc prendre en compte les changements de régulation hormonale et l’influence de facteurs systémiques. Un modèle in vitro ne permettrait pas de détecter et étudier tous les effets indirects des injections de FGF19 sur le squelette (par exemple via d’autres hormones produites en réponse à l’FGF19). En résumé, les effets du traitement ne sont visibles qu'à l'échelle de l'organisme entier. Des cultures cellulaires, et même des co-cultures, ne pourraient donc pas nous donner ce type d’information. Pour toutes ces raisons, nous pouvons affirmer que la compréhension des effets du FGF19 sur l’os et, dans une optique de transfert de connaissance vers la clinique, l’évaluation de son potentiel comme agent anti-ostéosarcopénique nécessitent l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires par groupe a été établi et validé sur le plan statistique à partir d’expérimentations précédentes du laboratoire, avec référence aussi à la littérature scientifique. Des analyses statistiques appropriées ont été utilisées, en tenant compte de la variabilité interindividuelle et de la reproductibilité des mesures. Plusieurs analyses histologiques, moléculaires et biochimiques sur les échantillons tissulaires sont nécessaires à arriver à des conclusions solides et valides scientifiquement. Les analyses sont prévues pour les deux sexes. Ainsi, nous aurons besoin de 30 animaux par groupe/sexe. Le n est calculé comme le minimum pour obtenir des résultats fiables. À noter en plus : - Le design rigoureux du plan expérimental (groupes contrôles, conditions identiques d’hébergement, suivi en longitudinal par imagerie) diminue la variabilité et les possibles facteurs de confusion. Tout cela nous a permis de minimiser le nombre d’animaux nécessaire à bien répondre à nos questions. - Comme dans le passé, nous partageons avec de nombreux collègues d’autres universités les tissus et organes prélevés à la dissection, non nécessaires à notre projet, pour minimiser le besoin d’expérimentation animal de la communauté scientifique. - Ce protocole est un important avancement scientifique par rapport aux études du laboratoire et des publications scientifiques existantes : aucune publication présente, à ce jour, des résultats sur ce sujet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages adaptées à la suspension pour que les souris suspendues ne puissent pas poser leurs pattes arrière. L’enrichissement (paille et bout de bois) est ôté de la cage à mi-temps de l’acclimatation pour une adaptation progressive. Des ouates de cellulose sont prévues pour que la souris aille grignoter. Ceci va permettre d’augmenter le bien-être de la souris tout au long de l’expérimentation. Les souris sont surveillées au moins une fois par jour tout au long du protocole, deux après suspension, afin de s’assurer d’une consommation alimentaire et en eau de chaque souris ainsi que pour vérifier l’absence de signes de souffrance. Nous porterons une attention particulière à l’état du poil, au poids, au comportement locomoteur, à l’alimentation et au transit. Aucun signe de souffrance (agressivité, apathie, cris) au réveil n’a été observé dans des souris traitées de manière similaire dans des expériences précédentes. L’utilisation de nouvelles bandes adhésives, adoptées en cours du dernier protocole de suspension au laboratoire, empêche toute irritation au niveau de la queue. L'administration du FGF19 ou véhicule par voie sous-cutanée est classifiée comme nuisance légère, car elle implique l'injection d'un volume correspondant à un dixième du volume standard d'administration permis. Des points limites pertinents ont été clairement définis et les souris seront contrôlées vis-à-vis ceux-ci très régulièrement. L’arrivée d’un nouveau chercheur dans l’équipe, provenant d’un laboratoire travaillant aussi sur ce même modèle de suspension, nous permettra de nous confronter sur les petits gestes et astuces qui améliorent le bien-être animal et d’introduire d’éventuelles nouvelles mesures de raffinement.

Choix des espèces

Les modèles invertébrés (ex. insectes) ne sont pas adaptés à l'étude du système os-muscle : ils possèdent un exosquelette et pas un endosquelette. Entre les vertébrés, les rongeurs restent les meilleurs modèles et les moins exposés aux contraintes nécessaires. En particulier, la souris est un modèle solide pour l'étude du lien entre muscle, os et système endocrinien, qui permet d’analyser les mécanismes moléculaires spécifiques impliqués dans la physiopathologie de l’ostéosarcopénie à l'échelle de l'organisme entier. Plus spécifiquement pour le modèle préclinique de décharge mécanique ici utilisé, pour sa taille et son poids la souris est l’animal le moins impacté par les contraintes nécessaires. Elle est donc l’animal de choix, tout en permettant le suivi in vivo de la cinétique de perte osseuse par imagerie non invasive (scanner) et toutes les études sur les tissus et organes à mettre en place après la mise à mort des animaux et le prélèvement d’échantillons biologiques. Nous utiliserons des souris adultes, de quatre mois. Le choix de souris plus jeunes introduirait un fort biais de confusion dû à la superposition des effets du traitement sur la croissance de l’animal, avec des retombées directes et indirectes sur le squelette en particulier. De plus, le choix est dicté par le besoin d’utiliser des animaux matures sur le plan squelettique, pour que le modèle soit pertinent pour la perte osseuse et musculaire induite par la décharge mécanique, qui est observée chez l’homme dans le sujet adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 195
Souffrances
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Devenir
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 195

195 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections quotidiennes pendant huit semaines pour induire un vieillissement cardiaque accéléré, un médicament ou un placebo par gavage, un suivi par IRM, puis une étude électrophysiologique de deux heures sous anesthésie sans réveil avant le prélèvement des organes. Le porteur indique un stress lié aux injections sur animal vigile et au gavage, et n'attend pas d'effet indésirable des médicaments. Il affirme que l'étude du remodelage lié à la sénescence exige l'"organisme entier" et écarte le remplacement, présentant comme "nécessaire" d'investiguer un vieillissement de la population.

Objectifs

L’âge reste le premier facteur de risque de la fibrillation atriale. Cette maladie cardiaque est due au trouble du rythme cardiaque et peut engendrer des palpitations, douleurs à la poitrine, essoufflement, fatigue... ainsi que le décès de la personne. L’incidence augmente dans la population de plus de 70 ans (17/1000) et cela est particulièrement frappant sachant que l’incidence chez les personnes de moins de 50 ans est estimée à 0.9/1000. En considérant le taux de vieillissement prévu de la population (le nombre de personnes de plus de 65 ans doublera d’ici à 2040), il est nécessaire d’investiguer les causes reliant le processus complexe du vieillissement à la vulnérabilité à développer la fibrillation atriale, afin de développer la prévention et/ou d’améliorer les thérapies existantes. Actuellement, les facteurs qui déterminent la corrélation entre le vieillissement cardiaque et la susceptibilité à développer la fibrillation atriale ne sont pas bien connus. Dans ce projet nous souhaitons mettre en place un modèle de vieillissement chez le rongeur (rat) déjà validé par la communauté scientifique afin de pouvoir étudier les facteurs liés vieillissement influençant l’installation de la fibrillation atriale. Le projet vise à décrire la différence entre un groupe d’animaux possédant un vieillissement accéléré et des groupes contrôles, 195 rats maximum seraient inclus dans le projet pour répondre aux objectifs de recherche . Le point de comparaison sera la sensibilité des animaux à développer de la fibrillation atriale par stimulation cardiaque. L’objectif sera d’essayer de corréler la susceptibilité à la fibrillation atriale avec les modifications tissulaires afin de faire émerger de nouveaux mécanismes qui pourront être testés ultérieurement dans le cadre du développement de nouvelles orientations thérapeutiques pour la prise en charge et le traitement de la fibrillation atriale chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Le modèle de rat avec vieillissement accéléré permettra d’évaluer le lien direct entre l’installation de la sénescence, qui est un processus physiologique qui entraîne une lente dégradation des fonctions de la cellule à l'origine du vieillissement des organismes, qui fait partie des processus du vieillissement, et la sensibilité aux arythmies atriales, notamment la fibrillation atriale. L’induction de la sénescence chez de jeunes animaux permettra de corréler directement ce processus aux arythmies atriales en comparaison avec des animaux âgés. L’utilisation de médicaments qui agissent en tuant les cellules sénescentes (dégradées), permettra d’évaluer les bénéfices potentiels de ces médicaments pour prévenir ou traiter la fibrillation atriale.

Procédures

Les rats auront des injections journalières de dix secondes maximales sur une période de huit semaines. Ensuite, les animaux auront une administration journalière de médicament ou de placebo par voie orale pendant cinq jours. Le suivi des animaux se fera par imagerie non invasive (IRM - Imagerie par résonance magnétique). En fin de projet, ces derniers subiront une étude électrophysiologique pour une durée de deux heures sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptée.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liés aux actes réalisés, notamment lors des injections quotidiennes, celles-ci seront effectuées sur les animaux vigiles ce qui peut induire un stress lors de la manipulation ainsi qu'une faible douleur au site de l'injection. La prise par voie orale pendant 5 jours se fera par gavage, ce geste engendrera également un stress le temps de la manipulation. Les médicaments utilisés ne devraient pas avoir d'effets indésirables sur les animaux. La procédure d’imagerie, ainsi que la procédure de stimulation cardiaque, n'engendreront pas d'effets indésirables, les animaux étant sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptée, et la dernière expérimentation étant sans réveil de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie et couverture analgésique adaptée, pour permettre le prélèvement des organes afin de caractériser les marqueurs de senescence ainsi que les changements structurels et métaboliques des tissus et des cellules.

Remplacement

Le remplacement des animaux est impossible pour ce type d’étude car l’hypothèse nécessite de pouvoir étudier les réponses physiologiques et le remodelage induit par la senescence et le vieillissement précoce sur l’organisme entier. Cependant, les résultats des études ex vivo permettront la mise en évidence des mécanismes impliqués dans la vulnérabilité des tissus sénescents à la fibrillation auriculaire. Cela nous permettra de dessiner de nouvelles études in vitro sur des cellules de patients avec ou sans FA et/ou sur des lignées cellulaires cardiaques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet est calculé sur la base du test statistique de contingence concernant l’objectif primaire (quantifier et comparer la susceptibilité à la fibrillation atriale entre les groupes). Nous recalculerons régulièrement la taille des échantillons nécessaire permettant de discerner les différences statistiques avec l’intervalle de confiance souhaité, et éventuellement réduire le nombre d’animaux utilisé dans le projet. L’utilisation des tissus explantés pour la réalisation de multiples analyses enrichira le contenu d’information scientifique disponible pour chaque animal.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans les conditions adaptées en groupes sociaux, disposeront de l'espace nécessaire et de stimulation avec la mise à disposition d'un enrichissement environnemental régulièrement changé. Les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel de l'animalerie, formé et soucieux du bien-être des animaux. Lors de l'opération, les animax seront sous anesthésie générale avec une couverture analgésique adaptée et une surveillance constante des paramêtres vitaux.

Choix des espèces

Le modèle de vieillissement accéléré chez le rat induit est décrit dans la littérature scientifique. Le modèle de rat permet une évaluation fiable de la vulnérabilité de la fibrillation atriale secondairement à la stimulation cardiaque. Des rats adultes seront inclus au projet afin d’avoir des animaux dont la croissance est achevée. Plusieurs stades de vieillisement seront étudiés : 10 semaines (jeune adultes), 19 semaines (adultes), 18/24 mois (âgés), permettant ainsi de comparer les différents groupes et l'impact du vieillissement sur l'apparition de la fibrillation atriale.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 270
Souffrances
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▲ 270
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Devenir
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 270

270 souris vont être utilisées, toutes tuées avant leur réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements à la queue et des injections rétro-orbitaires sous anesthésie générale, pour observer comment les mégacaryocytes de la moelle osseuse libèrent les plaquettes sanguines. Le porteur mentionne des risques d'inflammation, d'infection et d'hypothermie, et prévoit de surveiller l'automutilation au niveau de la queue. Il affirme que ce passage des cellules dans la circulation ne peut être étudié qu'in vivo, les retombées cliniques éventuelles restant renvoyées au long terme.

Objectifs

Les plaquettes sanguines jouent un rôle vital dans l’arrêt des saignements. Elles sont produites dans la moelle osseuse à partir des mégacaryocytes, des cellules remarquables par leurs grandes tailles et leur noyau multilobé. Chaque mégacaryocyte libère plusieurs milliers de plaquettes dans la circulation sanguine. A ce jour, la manière dont les mégacaryocytes interagissent avec les microvaisseaux médullaires, les traversent et libèrent les plaquettes dans le sang est incomprise. Dans ce projet, nous allons aborder les questions suivantes : 1) Comment les mégacaryocytes interagissent-ils physiquement avec les microvaisseaux, 2) Quelles sont les mécanismes moléculaires de ces interactions ? Pour cela nous utiliserons des modèles de souris et des traitements pharmacologies connus pour cibler les mécanismes d’intérêt qui seront analysés par une combinaison d’approches d’imageries. La réalisation de ce travail permettra de faire progresser nos connaissances sur la formation des plaquettes en vue d’améliorer la production des plaquettes in vitro à partir des cellules souches

Bénéfices attendus

Ce projet aura pour but de mieux comprendre comment se forme les plaquettes, ainsi que le rôle joué par le microenvironnement médullaire, en particulier les protéines de la matrice extracellulaires et les macrophages dans ce procédé. Il permettra d’explorer différentes approches afin de trouver un traitement pour restaurer efficacement la numération plaquettaire observée dans des souris déficientes et à plus long terme chez les patients

Procédures

Tous les gestes invasifs (prélèvements à la queue, injections) sont effectués sous anesthésie générale. La durée de l'anesthésie est au maximum de 7 minutes pendant les opérations de prélèvements - injections par animal. Les différents animaux transgéniques (81) et traités (189) seront tous soumis à deux prélèvements à la queue un au début du traitement et l'autre en fin d'expérimentation. Les souris traitées seront par ailleurs injectées en rétro orbitaire une fois ou deux selon le produit à injecter, toujours sous anésthésie générale.

Impact sur les animaux

Les différentes molécules envisagées : GM6001, le romiplostim et les liposomes, ne devraient pas engendrer de dommage ou douleur majeurs aux souris. Cependant les risques habituellement liés à l'intervention demeurent : risque d'inflammation et d'infection aux zones d'injection et de prélèvement, hypothérmie due à l'anesthésie. En particulier, nous prévoyons la surveillance d’automutilation au niveau de la queue.

Devenir

Toutes les souris sont mises à mort pour prélèvement avant leur réveil à la fin du protocole expérimental.

Remplacement

Les mécanismes conduisant au passage des MKs dans la circulation sanguine ne peuvent pas être étudiés chez l’homme. Des animaux sont nécessaires afin de pouvoir prélever les tibias et les fémurs contenant la moelle osseuse pour étudier les processus menant à la formation des plaquettes sanguines. Ces processus mettent en œuvre simultanément des interactions entre MK, les vaisseaux et la circulation sanguine. Ces évènements sont intégrés et, vue l’imprévisibilité de l’évènement et sa rareté, ne peuvent être étudiés qu’in vivo dans des conditions ou la mégacaryopoièse est stimulée. Enfin, nous disposons de lignées de souris transgéniques thrombocytémiques (Souris Yall) qui contiennent 2 fois plus de MKs dans la moelle osseuse qui nous permettrons de cibler plus facilement des évènements intérêt qui sont rares dans une souris contrôle.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Les expériences seront raffinées afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés aux procédures expérimentales. Les moyens de raffinement des expérimentations sont les suivants : Pendant l’hébergement, un environnement calme et non stressant est privilégié avec un minimum de manipulation. Les expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées, maintenues au chaud tout au long de l’expérience pour éviter une hypothermie due à l’anesthésie, les yeux protégés par du gel hydratant oculaire.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée pour étudier et modéliser la biologie et la physiologie humaine. De nombreux outils ont été développés pour suivre chez cet animal la production des plaquettes sanguines à partir de leur précurseurs MKs (ex : anticorps, souris génétiquement modifiées pour augmenter la production plaquettaire). La connaissance de la souris et l’existence de modèles transgéniques adaptés à cette problématique conduisent à choisir cet animal pour l’étude . Ce projet ne requière pas un stade de développement spécifique de l'animal. Les animaux sont utilisés au stade adulte, pubère âgé de 8 à 12 semaines

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles respiratoires
Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'un modèle de la myopathie de Duchenne, elles reçoivent des injections répétées de lymphocytes T génétiquement modifiés, des prélèvements sanguins, des échocardiographies sous anesthésie et une mesure de force par stimulation du nerf sciatique, avant la mise à mort pour prélever le cœur et les muscles. Le porteur décrit un affaiblissement musculaire et une baisse modérée de la fonction cardiaque liés au modèle lui-même. Les bénéfices annoncés pour les patients sont renvoyés à une utilisation future, et le porteur revendique la souris comme une source "unique et indispensable" faute de système in vitro reproduisant la maladie.

Objectifs

La Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD) est une pathologie neuromusculaire grave. Elle est causée par des mutations du gène de la dystrophine qui assure la stabilité structurelle des muscles squelettiques et cardiaque. Chez les patients DMD, les fibres musculaires sont progressivement endommagées et remplacées par du tissu fibreux et adipeux. La présence d’une quantité importante de tissus fibreux (fibrose) dans le muscle des patients est l’une des causes communes aux échecs des thérapies géniques et cellulaires en développement. Pour cette raison, il est cliniquement pertinent de réduire la quantité de tissus fibreux comme une nouvelle piste dans la prise en charge de la DMD. L’une de ces pistes consiste à cibler et dégrader une protéine présente en grande quantité au niveau des tissus fibreux et ceci à l’aide de lymphocytes T génétiquement modifiés ou de nanoparticules lipidiques permettant de cibler spécifiquement cette protéine. Une étude de preuve de concept que ces stratégies étaient capables de limiter la fibrose cardiaque dans un modèle murin de cardiopathie a été préalablement réalisée. Cette pathologie diffère toutefois de la DMD, il est donc important d’établir si les conclusions initiales positives sont extrapolables à la DMD. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les effets thérapeutiques de lymphocytes T génétiquement modifiés dans des modèles murins de DMD. A l’issue de ces expériences, nous pourrons déterminer si cette thérapie est efficace pour réduire la fibrose musculaire et cardiaque induite par la DMD.

Bénéfices attendus

La mise en évidence d'une réduction de la fibrose et d'une amélioration de la fonction cardiaque et musculaire par une approche d'immunothérapie basés sur l’administration de lymphocytes-T spécifiques dans des modèles murins de la dystrophie de Duchenne constitue un préalable important pour une utilisation future et sûre chez l’homme. L’objectif de ce projet est de développer un médicament biologique susceptible d’améliorer le pronostic de la dystrophie de Duchenne à travers une réduction de la fibrose et l'amélioration des fonctions cardiaques et musculaires dont souffrent les patients. Ce projet permet également d’ouvrir la piste d'une utilisation des approches d'immunothérapie dans le contexte des maladies génétiques rares et ceci en combinaison avec une thérapie génique à visée curative.

Procédures

Les interventions sur les animaux seront 1- Injection intra-péritonéale en solution saline (150 microlitres, réalisée en quelques secondes) -2 Injections intra-veineuse caudale espacées d'une semaine (solution isotonique saline contenant ou pas des lymphocytes) réalisés sous anesthésie avec un volume de 150 microlitres, avec une durée d'environ 5 minutes - 3 Prélèvements sanguins (une goutte, environ 50microlitre) espacés d'une semaine pour les deux premiers et 3 mois plus tard pour le dernier avec une durée d'une minute -Echocardiographie réalisé sous anethésie (fréquence 3, durée 20 minutes). -Test de préhension (Fréquence 5; Durée 2 minutes) qui consiste à mesurer la capacité de la souris à s'agripper sur une grille et de ce fait nécessite que l'animal soit éveillé. Cet examen n'est pas invasif et ne provoque donc aucune douleur chez l’animal. Le test de préhension n’occasionne pas de souffrance chez l’animal. -Mesure de la force musculaire suite à une stimulation du nerf sciatique réalisée sous anesthésie générale et analgésie (Fréquence 1; durée 15 minutes). A l'issue de ce test la procédure sera achevée pour procéder à l’analyse histologique des tissus afin de récolter les données. Ainsi, toutes les manipulations chez l’animal durant nos procédures seront réalisées sous anesthésie générale et si nécessaire analgésie, garantissant une pénibilité minimale pour celui-ci à l’exception du test de préhension et du prélèvement sanguin. Une grille d’évaluation des points limites sera établie. Si une souris présente des signes de stress ou de souffrance sans que le point limite soit franchi, il sera reconnu comme souffrant. L’animal sera mis sous surveillance accrue (avec marquage de cage par carte) et l’administration d’un analgésique sera envisagée en cas de nécessité. Tous les animaux qui ont atteint les points limites seront sortis de protocole précocement.

Impact sur les animaux

Ici, les souches de souris étudiées ont été choisies pour mimer la pathologie humaine. Les effets indésirables consistent en l'affaiblissement musculaire et une réduction modérée de la fonction cardiaque. La contention pour l'injection intra-péritonéale et le prélèvement sanguin pourrait générer du stress à l'animal, cependant le même expérimentateur sera chargé de l'acte et les souris seront préalablement habituées à la personne. Le prélèvement de sang (une goutte) peut occasionner un léger stress chez l'animal, ce niveau de stress est équivalent à l'effet d'une piqure. Le test de préhension n’occasionne pas de souffrance chez l’animal.

Devenir

A l'issue de cette procédure, l'ensemble des souris impliqué dans le protocole sera euthanasié par une méthode réglementaire et ceci afin de récolter les différents tissus (coeur, muscles) et procéder à l'examen histologique et moléculaire de ces tissus et receuillir ainsi les donnés indispensables pour évaluer l'efficacité de l'approche thérapeutique mise en place.

Remplacement

En amont de l’administration de cette thérapie dans le modèle murin, une évaluation de la fonctionnalité des CAR-T cells est mise en place in vitro via des tests cytotoxiques sur des modèles cellulaires musculaire et cardiaque. Ainsi, ne sont administrés aux animaux que des traitements ayant fait la preuve de leur fonctionnalité in vitro. Cependant, les modèles murins restent une source unique et indispensable pour évaluer une amélioration histologique et fonctionnelle induite par le traitement testé. De plus, ces modèles nous permettront d’obtenir des informations sur le profil de sécurité de ce traitement grâce à la détection d’un potentiel syndrome de relargage des cytokines, effet indésirable communément observé en clinique humaine.

Réduction

Nous allons dans un premier temps vérifier grâce à des coupes histologiques issues de travaux précédents la présence des protéine d’intérêt chez des animaux d’âge et sexe différents. Le but est de sélectionner le moment optimal de l’administration de CAR-T cells pour observer un effet thérapeutique. Lors du passage à la phase in vivo, les mêmes animaux sont utilisés pour les évaluations fonctionnelles, les tests de contraction musculaire ainsi que les études d’histologie et de transcriptomique à la suite de la mise à mort. Les procédures expérimentales sont donc conçues pour réduire le nombre d’animaux utilisés au maximum, sans compromettre la puissance statistique de l’étude. Les calculs d’effectifs, assurés par une statisticienne, se fondent sur les données de la littérature et l’expérience déjà acquise par l’équipe. Ce nombre devrait permettre de valider le concept et tient compte de l’exclusion du protocole de certains animaux (due à l’atteinte de points limites ou de décès prématuré). Toutes les interventions sur les souris seront réalisées dans des conditions de reproductibilité maximale afin de minimiser la variabilité et donc le nombre d’animaux utilisés. Le nombre total de souris utilisé sera de 300 souris. L’effectif de 25 souris par groupe a été établi grâce à un calcul de puissance. Suite à l'analyse des données, des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Nous réduirons au maximum la souffrance des animaux. En effet, toutes les manipulations chez l’animal durant nos procédures, à l’exception des mesures de la force musculaire (test de préhension) l'injection intra-péritonéale et le prélèvement d'une goutte de sang, seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie, garantissant une pénibilité minimale pour celui-ci. Nous avons opté pour l'injection intraveineuse de CAR-T cells étant donné qu’elle est simple et non invasive. L'injection sera réalisée sous anésthésie et avec l'utilisation d'une source de chaleur pour dialter la veine ce qui facilitera l'injection. Pour réduire les effets indésirable liés à des anesthésies fréquentes, les prélèvements sanguins correspondant en terme de douleur et stress à une piqure seront réalisés sans anethésie. Des antalgiques sont prévus pour la mesure de la force musculaire qui intervient en étape finale. Une grille d’évaluation des points limites est établie. Si une souris présente des signes de stress ou de souffrance sans que le point limite soit franchi, il sera reconnu comme souffrant. L’animal sera mis sous surveillance accrue (avec marquage de cage par carte) et l’administration d’un analgésique sera envisagée en cas de nécessité . Tous les animaux qui ont atteint ces points limites seront euthanasiés précocement. Toutes ces attentions particulières portées au bien-être animal seront complétées par un hébergement adapté, c’est-à-dire avec des congénères (répartis en cages de 5) et avec des éléments d’enrichissement dans les cages (cubes de bois à ronger, abris, substrats pour la construction de nids, nourriture et eau de boisson ad libitum) afin de créer un environnement propice au confort des animaux.

Choix des espèces

Pour atteindre notre objectif, nous sommes amenés à utiliser des modèles murins car aucun système in vitro et aucun modèle d’organisme plus simple ne permet de reproduire la complexité de la DMD. Nous utiliserons ici un modèle préclinique pertinent de la Dystrophie de Duchenne. Ces modèles développent une fibrose du myocarde et des muscles squelettiques, ainsi qu'une altération fonctionnelle et récapitule ainsi la chronologie de la progression et les altérations observées chez les patients. Les contrôles seront des souris contrôle saines avec le même fond génétique. Ce projet constitue une des étapes précliniques indispensables avant l’application potentielle chez l’homme de ces approches thérapeutiques. La souris constituant le modèle sera étudiée entre 3 mois à 6 mois d'âge car à partir de 3 mois, les souris sont considérées comme ayant accompli leurs croissances musculaires et cardiaques. Il est aussi prouvé dans la littérature que la fibrose se met en place dans ces modèles à partir de 5 mois. Cette fourchette sera affinée en fonction de l’analyse histologique en cours de coupes issues d’études antérieures.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1290
Souffrances
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▲ 645
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Devenir
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1 290 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles reproductrices et leur descendance reçoivent un cocktail de pesticides, puis subissent l'induction d'une allergie alimentaire par gavage pendant cinq semaines et d'une allergie respiratoire par dépôt intra-nasal sous anesthésie pendant six semaines, avant la mise à mort pour prélever les tissus. Le porteur indique attendre une baisse de température corporelle au déclenchement de l'allergie alimentaire et une gêne respiratoire chez certaines souris. Les retombées annoncées, mieux comprendre l'influence des pesticides sur les allergies humaines, restent des espoirs de connaissance, et le porteur affirme qu'il est "impossible" de reproduire le système immunitaire in vitro ou in silico.

Objectifs

Les allergies sont très répandues et ont été classées comme quatrième pathologie en termes de morbidité par l’OMS et leur prévalence est en constante augmentation. Elles constituent un vrai problème de santé publique. Les mécanismes en œuvre dans le développement des allergies et les causes spécifiques de l’augmentation de leur prévalence ne sont pas totalement connus. L’exposition aux composés chimiques dans l’environnement est une source de sensibilisation allergique et de sévérité des réactions. En effet, les composés chimiques incluant les pesticides sont considérés comme une véritable menace pour la santé affectant le système immunitaire humain et contribuant à l’augmentation des maladies allergiques. Le concept du DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease) suggère que l’embryon, le fœtus et l’enfant (les 1000 premiers jours) sont sous l’influence constante de l’environnement. Les polluants peuvent passer de la mère à l’enfant au cours de la période périnatale, créant une « empreinte développementale ». En France, la prévalence des allergies est estimée à 25-30% chez les enfants et est plus élevée en raison de l’immaturité de leur système immunitaire, leur microbiote et leur barrière intestinale. Cette immaturité au est une cible pour les composés toxiques. De plus, les allergies les plus communément trouvées chez l’enfant sont les allergies alimentaires (8%), l’eczéma (10%) et l’asthme (10%) et elles coexistent souvent. Il est maintenant bien établi qu’une allergie alimentaire dans l’enfance augmente le risque de développer un asthme plus tard et la progression en séquence de cette maladie est appelée la marche atopique. L’objectif de ce projet est donc de déterminer si une exposition périnatale à un mélange de pesticides à faible dose (dose journalière tolérable) peut impacter la progression de la marche atopique. Ce travail nous permettra de déterminer l’effet sur le métabolisme d’un mélange de pesticides, composé de boscalid, captan, chlorpyrifos, thiofanate, thiacloprid et ziram. Nous voulons déterminer si un mélange de pesticides à un effet sur la sensibilisation et/ou la sévérité de l’allergie alimentaire et de l’asthme et ainsi déchiffrer les facteurs et le mécanisme à l’oeuvre notamment au cours de la période périnatale. La recherche dans ce domaine implique l’utilisation de modèles animaux d’allergie alimentaire et respiratoire. Ainsi l’utilisation de souris est nécessaire pour étudier de façon optimale la réaction in vivo.

Bénéfices attendus

Nous espérons obtenir des résultats nous permettant de comprendre et d’identifier l’influence d’un cocktail de pesticides aux doses journalières tolérables (DJT) dans la mise en place ainsi que dans la sévérité des allergies alimentaires, respiratoires mais aussi dans la marche atopique. Les résultats que nous espérons obtenir nous permettrons de décrire de façon détailler l’immunologie et la physiologie des allergies chez la descendance dans le cadre d’une exposition chronique aux pesticides.

Procédures

Accouplement sur 5 jours une fois. Pesée 1 fois par semaine tout au long du protocole pour les parents reproducteurs et les souriceaux (environ 1 minute par animal). Pesée tous les 2 à 3 jours pour les femelles après accouplement pour évaluer le nombre de femelles gestantes pendant les 21 jours suivant la reproduction (environ 1 minute par animal). Gavage tous les 7 jours pour l’induction de l’allergie alimentaire pendant 5 semaines (1minute par animal). Anesthésie tous les 7 jours pour l’induction de l’allergie respiratoire pendant 6 semaines (durée jusqu'au réveil complet de l'animal 2 heures environ). Lors de la récupération des fèces, les souris sont placées dans une cage individuelle le temps de récupérer un nombre suffisant de fèces pour les analyses (durée dépendante du temps de transit entre 5 à 15 minutes maximum).

Impact sur les animaux

Lors du déclenchement de l’allergie alimentaire (challenge) par gavage oral, une baisse de température corporelle des animaux est généralement observée. Lors du déclenchement de l’allergie respiratoire (challenge) par dépôt intra-nasal, certaines souris peuvent ressentir une gêne respiratoire suite au deuxième dépôt intra nasal.

Devenir

Mise à mort des animaux afin de récupérer les différents tissus nécessaires à l’étude physiologique, immunologique et du microbiote de l’influence d’un cocktail de pesticide sur la survenue et la sévérité des allergies.

Remplacement

Impossible de prendre des mesures de remplacement. Il est impossible de reproduire efficacement les systèmes biologiques très complexes et en particulier le système immunitaire in vitro ou in silico et ce notamment dans le cadre d’interaction complexe comme ici avec un cocktail de pesticides et son influence au cours de la période périnatale.

Réduction

Nombre d’animaux réduis au minimum pour être statistiquement relevant c’est-à-dire au moins 10 individus par groupes pour faire des analyses statistiques robustes. De plus, trois protocoles indépendants seront nécessaires pour valider les différentes études et leurs résultats ce qui fait un total de 30 souris par groupes.

Raffinement

Seul le personnel expérimenté et qualifié effectuera les expérimentations animales. Ces exigences visent à s’assurer que les procédures nécessaires à l’élevage et à l'expérimentation sont exécutées efficacement, avec les soins appropriés afin de minimiser la souffrance des animaux.L’évaluation des points limites est basée sur la présence de signes cliniques notables et sévères. Si un animal est repéré comme étant en souffrance, le responsable SBEA et le responsable de l’étude observeront l’animal. En présence signes cliniques sévères et ou notables, le responsable SBEA et le responsable de l’étude prendront la décision, en accord avec la cellule bien-être animal, d’agir. En cas de trop grande souffrance l’étude sera stoppée pour l’animal, Sinon ils prendront la décision de laisser l’animal dans le protocole sous surveillance en appliquant des mesures correctrices. Le suivi quotidien des animaux et des signes généraux mais aussi la mise en place lors des procédures expérimentales d'analgésie et d'anesthésie permet de minimiser l'inconfort et la douleur. Le cycle jour/nuit de 12h des animaux sera respecté. Les souris seront stabulées dans les cages d’un portoir ventilé avec un cycle jour/nuit de 12h (température, humidité). Les souris seront hébergées à 4 ou 5 par cage selon les groupes dans un environnement avec au moins 2 enrichissements (dôme, tube, coton) pour limiter l’angoisse et s’adapter à nos expériences pour des raisons pratiques de logistique. Lors de la mise en reproduction et de la gestation les femelles seront réparties à 2 souris par cage.

Choix des espèces

Au cours de cette étude seront utilisées des souris femelles et males de souche Balb/C. Ces souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude du système immunitaire du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. Il n’existe aujourd’hui pas de méthodes alternatives pour analyser efficacement et dans son ensemble la réaction allergique. De plus, l’allergie est caractérisée par des symptômes que seuls des modèles animaux peuvent adéquatement reproduire. Ainsi, l'expérimentation animale est un élément vital de ce projet afin de modéliser efficacement la réponse physiologique globale du système. Néanmoins, chaque fois que possible, les études sur les animaux seront remplacées par des systèmes in vitro. Des analyses phénotypiques des populations lymphocytaires seront réalisées. L’utilisation de souris nous donne accès à de nombreux outils immunologiques, notamment les anticorps nécessaires aux marquages. Les femelles et les mâles reproducteurs seront mis en reproduction à 8 semaines de vie (après une semaine d’acclimatation). Pour le protocole d’induction des allergies chez les souriceaux : des souris Balb/cj âgées de 4 semaines ce qui correspond à des souris sevrées et adultes ayant un système immunitaire mature

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 733
Souffrances
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▲ 583
▲ 150
Devenir
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 733

733 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré modéré pour 583 d'entre elles et sévère pour 150. Elles subissent une chirurgie sur un ganglion de la colonne vertébrale pour implanter une fibre optique ou infuser un virus, puis des tests moteurs et sensoriels, avant une perfusion intracardiaque ou une décapitation sous anesthésie. Un modèle génétique développe une ataxie progressive avec tremblements, marche saccadée et perte musculaire. Le porteur affirme qu'aucune culture cellulaire ni modèle in silico ne reproduit ces interactions et juge le recours à l'animal sans alternative "satisfaisante".

Objectifs

L’ataxie de Friedreich (AF) est une maladie neurodégénérative d’origine génétique. Elle est causée par une mutation du gène de la frataxine (FXN) conduisant à une expression réduite de la protéine frataxine. Le dysfonctionnement des cellules neuronales débute dans les neurones proprioceptifs des ganglions de la racine dorsale (GRD) présents le long de la colonne vertébrale. Ces neurones proprioceptifs sont recouverts d’une monocouche de cellules satellites gliales (CSG) qui contribuent au maintien de l’homéostasie du microenvironnement neuronal. Cependant les rôles et les mécanismes d’action des cellules satellites gliales dans le développement de la maladie sont inconnus. L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle respectif des propriocepteurs et des cellules satellites gliales dans le développement de l’ataxie de Friedreich. Pour cela, nous utiliserons trois modèles génétiquement modifiés afin d’induire la baisse d’expression de la frataxine uniquement soit dans les propriocepteurs, soit dans les cellules satellites gliales. Le premier modèle est appelé Pv-cKO-FXN::GCaMP6, le second modèle est appelé AAV-GFAP-cKO-FXN et le troisième modèle est appelé AAV-GFAP-cKO-FXN::GCaMP6. Nous déterminerons sur ces modèle les conséquences de l’extinction de l’expression de frataxine sur les capacités sensorimotrices, sensorielles, mécaniques et proprioceptives des animaux, mais aussi les altérations physiologiques, cellulaires et moléculaires des propriocepteurs et cellules satellites gliales.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle respectif des propriocepteurs et des cellules satellites gliales dans le développement de l’ataxie de Friedreich et de déterminer si les cellules satellites gliales peuvent constituer des cibles thérapeutiques potentielles.

Procédures

■Les Procédures #1-2 permet de faire le lien entre les capacités sensorimotrices des animaux et l’activité des propriocepteurs n’exprimant plus la frataxine. Cette procédure comprend des tests comportementaux puis une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique (L5) afin d’implanter une fibre optique et un électromyogramme qui auront lieu sous anesthésie pour une durée de 2h heures, puis un enregistrement en champs ouvert et enfin une perfusion intracardiaque sous anesthésie. ■Les Procédures #3-5 comprennent également une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique afin d’infuser des virus adéno-associés sous anesthésie pour une durée de 1h30, permettant d’éteindre l’expression de la frataxine spécifiquement dans les cellules satellites gliales. Cette intervention sera suivie de différents tests comportementaux ou d’enregistrement d’électromyogramme, répétés aux stades 5,5, 10,5, 13,5 et 17,5 semaines post-injections, visant à caractériser les capacités sensorimotrices et sensorielles ainsi que de la conduction proprioceptive des animaux et enfin une perfusion intracardiaque sous anesthésie. ■Les Procédures #6-7 comprennent également une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique afin d’infuser des virus adéno-associés sous anesthésie pour une durée de 1h30, permettant d’éteindre l’expression de la frataxine spécifiquement dans les cellules satellites gliales, puis à différents stades post-injections, les animaux seront mis à morts afin d’extraire leurs ganglions rachidiens dorsaux et de réaliser des expériences de biologie moléculaire ou d’imagerie calcique bi-photonique.

Impact sur les animaux

Trois modèles animaux seront produits : ■PROCEDURES 1-2 : Le premier modèle animal développe un phénotype ataxique (troubles de la marche et des réflexes). Les parents de ce modèle n’expriment pas la maladie. Leurs portées seront réparties en 2 groupes : 1 témoin qui ne développera pas de maladie et 1 expérimental qui développera ces troubles et nécessitera un suivi particulier. Ces souris présenteront à : 7,5 semaines des tremblements ; 10,5 semaines une marche saccadée, des erreurs de positionnements des pattes ; 13,5 semaines une perte musculaire ; 15,5 semaines une aggravation des tremblements, difficultés à la marche. ■PROCEDURES 3-7 : Les deuxième et troisième modèles animaux résultent de l’injection de virus adéno-associés dans un ganglion rachidien dorsal de souris. Trois groupes seront produits 2 groupes de témoins et 1 groupe expérimental dans lequel la frataxine est éteinte dans les cellules satellites gliales. Nous n’anticipons pas de troubles pour les 2 groupes témoins. Cependant pour le groupe expérimental nous ne le savons pas encore. En effet ces modèles seront créés pour déterminer si l’extinction de la frataxine dans les cellules satellites gliales est suffisante pour induire un dysfonctionnement des neurones proprioceptifs et une ataxie résultante. Nous avons prévu de tester les animaux à 4 stades (5,5, 10,5, 13,5 et 17,5 semaines) après l’injection du virus afin de déterminer si des troubles de la marche et des réflexes sont détectables au niveau comportemental (procédures 3 et 5), physiologique (procédure 4), cellulaire et moléculaire (procédure 6). Les chirurgies consistent en une incision localisée de la peau et des muscles dorsaux et la réalisation d’un petit trou sur une vertèbre, n’impactant pas leur mobilité. Les tests comportementaux nécessitent une coordination motrice et des réflexes intacts, et deviennent plus difficiles à réaliser pour les animaux présentant un phénotype ataxique.

Devenir

A l'issue de la procédure 1 les animaux sont gardés en vie afin d'être inclus dans la procédure 2. En effet, la procédure 1 permet de produire les animaux utilisés dans la procédure 2. A l'issue des procédures 2, 3, 4, 5, 6 et 7 les animaux seront mis à mort soit par perfusion intracardiaque précédé d’une anesthésie/analgésie chimique (procédures 2, 3, 4, 5) soit par décapitation précédée d’une anesthésie/analgésie gazeuse afin de prélever les ganglions rachidiens dorsaux et d’étudier au niveau cellulaire et moléculaire ces ganglions.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. L’utilisation de cultures de CSG ou de co-cultures neurones-CSG ne permet pas une étude physiopathologique des interactions propriocepteurs-CSG : les cultures induisent des altérations morphologiques et physiologiques (électrophysiologiques, calciques et biochimiques) majeures des propriocepteurs et des CSG ne reproduisant pas les mécanismes physiopathologiques existant in vivo. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences ex vivo et in vivo sur l’animal). Par ailleurs, aucun modèle in silico n'existe pour étudier les CSG, encore trop peu connues.

Réduction

Notre projet nécessite l’emploi de plusieurs techniques expérimentales. Compte tenu de la littérature et de notre expérience, nous utiliserons les tests statistiques [t-test, test ANOVA, sur mesures répétées ou non] pour analyser nos données. Les t-tests seront utilisés pour évaluer si deux groupes diffèrent l’un de l’autre (t-test à deux échantillons indépendants). Les tests ANOVA seront utilisés pour réaliser des comparaisons multiples entre les différents groupes expérimentaux (plus de 2 groupes) : le but étant de vérifier si les paramètres correspondant aux différentes modalités d'un facteur sont significativement différents ou non (et au cours du temps ou non). Ces tests nécessitent d’avoir un nombre minimum d’animaux pour atteindre les seuils statistiques de significativité en fonction des expériences réalisées. Ce nombre minimum a été déterminé à partir des résultats que nous avons déjà obtenus sur d’autres lignées d’animaux et en accord avec les données de notre collaboratrice (experte de l’ataxie) utilisant les mêmes tests que nous. De plus, les croisements et les lots seront optimisés selon les génotypes et les sexes afin d’avoir le plus d’animaux expérimentaux avec le bon génotype et avec une représentation homogène des sexes. Certains organes (moëlle épinière et cerveau) autres que les GRD seront prélevés en cas de demande des rapporteurs de nos articles de vérifier une possible atteinte de ces tissus.

Raffinement

Dès l’apparition des symptômes sensorimoteurs, même mineurs, les animaux seront nourris avec de la nourriture humide au sol pour faciliter leurs apports en nutriments et en eau. Une surveillance quotidienne des points-limites (apparence, comportement, signes cliniques) et un suivi du poids hebdomadaire sera mis en place. Après les procédures chirurgicales, les animaux feront également l’objet une surveillance accrue (poids, apparence, comportement, signes cliniques, cicatrisation). La nourriture humide au sol sera mise en place afin de faciliter leurs apports nutritionnels. Nous appliquerons des critères d’arrêt des souffrances et de prise en charge de la douleur durant les procédures. Nous appliquerons un arbre décisionnel basé sur les points limites. Pour la PROCEDURE 1, les points limites suivants seront évalués : 1. Apparence de l’animal : 0=normale ; 1=manque de toilettage ; 2=poil ébouriffé, dos voûté, prostration ; 2. Comportement (tenant compte des symptômes attendus): 0=normal ; 1=fort tremblement, hypolocomotion; 2=manque d’alimentation/déshydratation ; 3. Poids : 0= perte de poids comprise entre 0 et 5% ; 1=perte de poids comprise entre 5 et 10% ; 2=perte de poids de plus de 10%. Si un animal atteint le score de 2 pour un des paramètres ou si le score total est supérieur à 3, l’animal sera mis à mort. Pour les PROCEDURES 2-7, les points limites suivants seront évalués : 1. Poids de l’animal : 0= normal ; 1= perte de poids entre 10-20% ; 2= perte de poids >20% ; 2. Apparence de l’animal : 0= normale ; 1=manque de toilettage ; 2=poil ébouriffé, dos voûté ; 3. Comportement : 0= normal ; 1=hypolocomotion ; 2=hypolocomotion, manque d’alimentation, déshydratation ; 4. Signes cliniques : 0=normal ; 1=plaie irritée ; 2=plaie ouverte et infectée. Tout animal obtenant un score de 1 sera monitoré plus régulièrement et traité jusqu’à rétablissement complet. Si un animal atteint le score de 2 pour un des paramètres ou si le score total est supérieur à 4, l’animal sera mis à mort par dislocation cervicale.

Choix des espèces

La souris est le modèle standard pour l'étude des fonctions et dysfonctions du système nerveux des mammifères. L'anatomie, la morphologie cellulaire, la biochimie et la physiologie du système nerveux de la souris sont bien caractérisés. Il existe une vaste littérature sur le comportement sensorimoteur et sensoriel de la souris. De plus, la possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées (transgéniques, «knockout» ou «knockin») est un grand avantage pour les études physiologiques car les gènes codant certaines protéines peuvent être manipulés (activés, inactivités, surexprimés) ou des transgènes exprimés chez ces animaux afin d’aider à mieux comprendre certains mécanismes cellulaires et moléculaires Des souris adolescentes, jeunes adultes allant de 3,5 à 24 semaines seront utilisées afin de suivre l’évolution de la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
Souris : 30
Souffrances
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30 souris mâles vont être utilisées, réutilisées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent un antihypertenseur pulmonaire par gavage avec prélèvements veineux six fois en six semaines, et passent un test d'activité quatre fois. Le porteur veut vérifier chez la souris des effets déjà observés chez l'humain et valider le modèle murin pour cette famille de médicaments. Il écarte les femelles pour éviter la variabilité liée au cycle hormonal, et affirme que le modèle cellulaire est "peu adapté".

Objectifs

Ce projet vise à 1) Décrire les effets d’un antihypertenseur pulmonaire en prise unique et par voie orale sur les molécules plasmatique des souris au repos et après un test d’activité 2) Comparer les effets observés avec ceux obtenus chez l’humain

Bénéfices attendus

Les effets du médicament sur les molécules du plasma de la souris pourront confirmer ceux observés chez l’homme. Ceci pourra : 1) Confirmer l’action du médicament sur certaines voies physiopathologiques remaniées chez l’homme, 2) Montrer la pertinence du modèle murin dans l’étude de la pharmacodynamique du médicament et pour l’exploration d’autres médicaments de la même famille

Procédures

Gavage/prélèvement veineux au niveau de la veine mandibulaire sur animaux vigiles c’est-à-dire non anesthésiés : 6 fois en 6 semaines (1 fois par semaine) Test d’activité sur animaux vigiles c’est-à-dire non anesthésiés: 4 fois en 4 semaines (1 fois par semaine)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont l’inconfort lié à l'administration orale , au prélèvement sanguin veineux et au test d’activité. Il n’y a pas d’effet indésirable (somatique ou comportamental), dû au médicament à la dose utilisée. Le médicament va être administré dans une solution sucrée à pH neutre.

Devenir

A la fin du protocole et en tenant compte des procédures menées tous les animaux peuvent être réutilisés

Remplacement

Les effets du médicament ont déjà été étudiés chez l’homme. Il nous semble donc indispensable d’utiliser le modèle murin (la souris) pour confirmer et amplifier nos connaissances sur les effets du médicament sur les molécules du sang. La réponse globale au médicament intégrant tous les organes ainsi que les effets combinés du médicament et de l’activité physique sur les molécules du sang rendent le modèle cellulaire (cellules en culture) peu adapté à notre problématique

Réduction

L’étude envisagée est une étude appariée dans laquelle chaque souris est son propre témoin. Cette méthodologie permet de réduire le nombre de souris dans le protocole

Raffinement

Les souris seront logées dans des cages avec de l’enrichissement. Il ne s’agit pas d’un protocole comportant une souffrance animale nécessitant des soins. Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. Les animaux sont hébergés dans des cages aux normes suivant l’âge et le poids des animaux (au minimum 2, au maximum 4), enrichies par des jouets (rouleau de sopalin, copeaux, maison). Les animaux sont surveillés au quotidien par le personnel de l'animalerie. Le poids des animaux sont suivis en fonction de leur croissance et des procédures opératoires.

Choix des espèces

Le devenir du médicament ainsi que quelques aspects de son mécanisme d'action sont aussi bien connus chez la souris que chez l’homme. Ces mécanismes évalués chez la souris montrent une grande similitude avec ce qui se passe chez l'Homme. Sur un versant plus pratique la souris a un taux de fécondité très élevé avec une maturité sexuelle aquise rapidement. Aussi nous allons utiliser des souris mâles car les souris femelles sont soumises aux changements hormonaux liés au cycle menstruel ce qui impacte fortement le taux de molécules dans le sang. Nous voulons éviter cette source de variabilité dans une première étude. Sur un versant plus pratique la souris a un taux de fécondité très élevé avec une maturité sexuelle acquise rapidement et un coût d’élevage par animal très avantageux. Cet âge correspond approximativement à un âge humain de 30 ans, ce qui est en accord avec les objectifs de l’étude qui s’intéresse dans un premier temps aux effets du médicament dans une population de jeunes adultes. Nous allons utiliser des souris de 5 mois.