Rongeurs
Etude des antidiabétiques et de leurs dérivés dans le traitement du mélanome
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles sensoriels
1728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent une greffe de mélanome, des injections quotidiennes ou un gavage, et pour une partie une injection de cellules tumorales provoquant des métastases pulmonaires, pour tester des antidiabétiques et leurs dérivés contre le mélanome. Le porteur indique que le gavage peut provoquer une suffocation ou un saignement et que les métastases entraînent des difficultés respiratoires, les souris étant ensuite tuées par dislocation cervicale. Il affirme que le passage chez l'animal est une étape "cruciale" avant tout développement chez l'humain.
Objectifs
Le mélanome est une tumeur maligne, développée à partir des mélanocytes, qui est extrêmement agressive, possédant un fort potentiel métastatique au niveau des ganglions lymphatiques, du foie, des poumons et du système nerveux central. S’il est diagnostiqué assez précocement, une exérèse chirurgicale large peut suffire à le traiter. Dès qu’il y a apparition de métastases, le pronostic vital devient très négatif. De ce fait, le mélanome qui ne représente que 5% des cancers cutanés entraîne 80% des décès associés à ce type de cancer. Des résultats encourageants ont été obtenus avec le PLX4032, un inhibiteur de B-Raf. Cependant, ces réponses restent transitoires. En effet, le PLX4032 cible uniquement les mélanomes mutés sur la protéine B-Raf (soit environ 50% des mélanomes métastatiques). Après une courte période de rémission, le mélanome acquiert, dans presque tous les cas, une résistance contre la drogue. De l’immunothérapie a également été mise en place et donnent une réponse positive dans 10 à 30% des cas.
Bénéfices attendus
Ces dernières années, des résultats encourageants ont été obtenus avec le PLX4032, un inhibiteur de Braf. Cependant, ces réponses restent transitoires. Le PLX4032 cible uniquement les mélanomes mutés sur la protéine B-Raf (environ 50% des mélanomes métastatiques). Après une courte période de rémission, le mélanome acquiert, dans presque tous les cas, une résistance contre la drogue. Il est donc important de développer de nouvelles molécules candidates pour la mise en place de thérapies spécifiques. Les xénogreffes seront effectuées sur des souris nude pour observer l’effet des composés sur la croissance de tumeurs primaires possédant différents statuts mutationnels. Les études de métastases et micro- métastases pulmonaires sur les souris nude permettront d’observer l’effet des différents composés sur la croissance de tumeurs non primaires.
Procédures
Aucun prélèvement ne sera effectué sur les animaux. En ce qui concerne les interventions faites sur les animaux: Pour 960 animaux: Xénogreffe (environ 10s), Injection IP ou gavage quotidien (environ 5 s), Pour 384 animaux: Injection intraveineuse de cellules tumorales 1 seules fois (environ 1 min), 1 injection en IP quotidienne ( environ 5 s) et tous les 4 jours, 1 injection en IP (environ 5 s) et une Anesthésie gazeuse au vetflurane (environ 10 min). Pour 384 animaux: 1 seule injection IP ou 1 seul gavage (environ 5 s) et 1 seule injection IV de cellules tumorales (environ 1min)
Impact sur les animaux
Pour les 960 animaux, lors d’injections sous-cutanées de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections. Pour les traitements intra-péritonéaux il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections, et absence de toilettage. Pour les Per-os ici le gavage risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. - Pour les 384 animaux, lors d’injections en intra-veineuse de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections. Pour les injections en intra-péritonéales (luciférine) il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections. Lors de l’anesthésie gazeuse pour l’imagerie il peut y avoir un risque de prostration au réveil. Pour les traitements intra-péritonéaux il pourrait y avoir un risque d’irritation, gonflement, infection aux zones d’injections, et absence de toilettage. Pour les Per-os ici le gavage risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. Et lors du développement de métastases risque d’isolement et agitation - Pour les derniers 384 animaux, lors des pré-traitements en IP il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections et absence de toilettage. Pour les pré-traitements Per-os (gavage) risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. Pour les d’injections en intra-veineuse de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections et absence de toilettage, une prostration et/ou une agitation
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale, Pour les expériences de prise tumorale, tumeur primaire ou méstatases pulmonaires, les souris seront mises à mort après 4 semaines de traitement au maximum . Pour l'étude des micrométastases, 24h après l'injection des cellules tumorales, les animaux sont mis à mort. Nous avons des prélèvements à réaliser après la mise à mort par dislocation cervicale.
Remplacement
Après avoir caractérisé et testé in vitro les meilleurs composés antidiabétiques ayant des effets anti-tumoraux, il est maintenant nécessaire de réaliser des expériences chez le rongeur afin d‘avoir une approche plus physiologique. Nous pourrons ainsi déterminer lesquelles de ces drogues sont plus efficaces sur modèles de mélanome chez la souris (xénogreffe et métastases). Nous étudierons aussi le rôle de l’environnement tissulaire (interaction cellulaire, interaction cellule-microenvironnement) dans la réponse à ces drogues. Le passage chez l‘animal est une étape cruciale pour le développement potentiel de ces molécules chez l‘Homme afin de proposer une alternative à l'échec thérapeutique des traitements actuels.
Réduction
Des statistiques prédictives ont été faites avec G-Power. J’ai choisi le test ANOVA car notre étude a pour but de comparer le groupe contrôle et les différents groupes de nos dérivés (comparaison 2 à 2), avec une puissance de 0.9. Nous réalisons une douzaine de mesures des tumeurs (3 mesures/semaine sur 4 semaines). Et l’effet attendu est une diminution du volume tumoral d’au moins 50 % par rapport au groupe contrôle. Le calcul de G-Power avec ces paramètres préconise des groupes de 14 souris. Au vu de nos expériences antérieures sur l'étude du développement tumoral, nous allons faire des groupes de 16 souris.
Raffinement
Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo et tigettes qui permettent aux souris de réaliser un nid) et celles-ci seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 souris maximum/cage (500cm2). Nous réaliserons aussi un suivi quotidien des animaux, qui permettra l'arrêt de l'expérience dès que les souris présenteront un mal-être ou une souffrance
Choix des espèces
La souris est un mammifère ayant des similitudes génétiques avec l’homme. Elle a un cycle de vie court, un cycle de reproduction bien établie ainsi qu’une faible taille ce qui permet d’avoir des conditions d’hébergement plus faciles. Pour toutes les procédures expérimentales les souris sont utilisées à 6 semaines. Elles sont commandées 5 semaines et acclimatées pendant 1 semaine dans notre animalerie. La croissance tumorale est optimale pour les souris à cet âge là et ceci est scientifiquement cohérent avec les expériences déjà effectuées au laboratoire ainsi qu’avec les données de la littérature.
Suivi longitudinal du vieillissement d’un modèle de souris atteint de troubles du spectre autistique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie sous anesthésie sans réveil et l'autre dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation liée à l'autisme, elles subissent jusqu'à trois tests comportementaux de vingt minutes dont la nature n'est pas précisée, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau, afin d'étudier le vieillissement du modèle. Le porteur indique que ces souris développent au-delà de 53 semaines des stéréotypies et s'arrachent les poils jusqu'à se blesser, mais précise qu'il ne les utilisera pas au-delà de 40 semaines. Il affirme que les symptômes comportementaux de la maladie ne peuvent être reproduits ni en culture ni par modèle informatique.
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles neurodéveloppementaux envahissants qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales associées à des stéréotypies. Une stéréotypie est une ensemble de comportements sans signification apparente reproduits inlassablement. Les TSA sont des pathologies non mortelles avec des symptômes tout au long de la vie. De plus, la plupart des recherches sur cette pathologie ont été effectuées pendant la période de développement. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet vise à éclaircir le mécanisme des TSA et à identifier des déterminants moléculaires et cellulaires impliqués dans cette pathologie au cours du processus de vieillissement afin d'identifier des cibles moléculaires médicamenteuses qui pourraient être utilisées ultérieurement en thérapeutique pour améliorer le soutien thérapeutique tout au long de la vie du patient adulte.
Bénéfices attendus
La plupart des recherches sur l’autisme ont été effectuées pendant la période de développement. Ce projet se concentrera sur la période de vieillissement. Il a pour but de caractériser le vieillissement aux niveaux fonctionnel, moléculaire et morphologique sur un modèle souris autiste. Il vise à trouver et valider des cibles médicamenteuses potentielles qui pourraient améliorer cette pathologie et qui pourraient plus tard, potentiellement être utilisées dans les soins de santé. De plus, l'évaluation de l'implication de structures cérébrales interconnectées spécifiques impliquées dans la programmation et l’exécution des mouvements dans l’autisme constitue une percée dans notre compréhension de la maladie.
Procédures
Un test de comportement de 20 minutes sera réalisé sur des souris au maximum 3 fois durant le projet (360 animaux).
Impact sur les animaux
Au-delà de 53 semaines les souris présentent de nombreuses stéréotypies (gestes répétitifs, rythmés sans but apparent) au niveau du toilettage et elles s’enlèvent les poils et peuvent également présenter des plaies. Cependant nous n'utiliserons pas les animaux au-delà de 40 semaines. Lors du test de comportement, les animaux ont une phase exploratoire de leur nouvel environnement puis effectue leurs toilettages.
Devenir
Les animaux seront mis à mort afin de prélever leurs cerveaux pour l’analyse électrophysiologique, morphologique et moléculaire.
Remplacement
Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de l’autisme dans ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparait essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.
Réduction
Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Un calcul de puissance statistique a été utilisé pour minimiser le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des données significatives. Pour satisfaire à ces critères, ceci implique d'utiliser des groupes expérimentaux composés de 15 souris pour les groupes électrophysiologiques et de 8 souris pour les groupes moléculaires.
Raffinement
Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes à moindre coût en terme de "mal être" animal. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, une pesée deux fois par semaine ainsi que l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. Des critères de points limites gradés précis sont définis dans une grille de suivi (perte de poids, apparence, comportement de l’animal …). Un animal atteignant un des points limites définis sera euthanasié sans délais. Les animaux sont hébergés en groupe de quatre avec accès à la nourriture et à l’eau à volonté et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont formés à la chirurgie expérimentale et mettent à jour leurs compétences tous les ans.
Choix des espèces
La souris porteuse d’une mutation spécifique est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur l’autisme car cette mutation est connue chez l’Homme pour être responsable de l’autisme. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les souris mâles et femelles seront utilisées à partir de la naissance jusqu'à l’âge de 40 semaines. Le but du projet étant de faire un suivi longitudinal du vieillissement : à 10 semaines les souris sont considérées comme jeunes adultes à 20 semaines comme adultes et à 40 semaines comme sénior.
Etude mécanistique des effets de la stimulation cérébrale profonde du noyau subthalamique dans un modèle d’addiction à la cocaïne chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
540 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La plupart subissent une à trois chirurgies cérébrales pour implanter cathéter, électrodes ou fibres optiques, et 520 d'entre eux s'auto-administrent de la cocaïne chaque jour pendant deux à trois mois, pour étudier les effets d'une stimulation cérébrale profonde sur l'addiction. Le porteur indique que les rats peuvent perdre du poids, se gêner du bloc de ciment dentaire fixé sur le crâne et se battre entre partenaires de cage. Il affirme que l'étude des comportements de consommation exige un animal vigile et libre de ses mouvements, faisant du rat un modèle qu'il juge irremplaçable.
Objectifs
L'addiction, notamment à la cocaïne, est une maladie psychiatrique pour laquelle il n'existe pas de médication efficace. Ainsi, les approches chirurgicales, telles que la stimulation cérébrale profonde (SCP) sont désormais envisagées pour réduire les comportements addictifs liés à la consommation de drogues. La SCP consiste en l’implantation d’électrodes de stimulation dans des zones profondes du cerveau afin de normaliser l’activité neuronale, responsable de comportements pathologiques en injectant des impulsions électriques à haute fréquence. Bien qu’utilisée avec succès chez l’homme, notamment pour la maladie de Parkinson et la dépression, les mécanismes cellulaires responsables des effets bénéfiques de la SCP restent largement méconnus. Nos données récentes obtenues chez le rat indiquent que la SCP du noyau subthalamique permet de réduire certains comportements pathologiques liés à l’auto-administration de cocaïne. Le but de ce projet est de caractériser les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables des effets bénéfiques de la SCP sur les comportements de type addiction chez le rat.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est de découvrir quels sont les substrats cellulaires et moléculaires du STN ciblés par le SCP pour produire ses effets bénéfiques sur les comportements addictifs. Pour cela, nous utiliserons un nouveau protocole comportemental, qui recrée fidèlement les conditions observées chez l'humain, en permettant l'observation concomitante de l'émergence de l'escalade de la cocaïne et de sa recherche compulsive. Les enregistrements électrophysiologiques sur tranches permettront de caractériser les neuroadaptations induites par la cocaïne dans le NST et de déterminer comment celles-ci sont affectées par la SCP. Ce projet permettra également de caractériser le rôle de la connexion préfrontale-NST dans les comportements addictifs. Ce projet générera des résultats à fort impact translationnel, apportant de nouvelles perspectives sur la physiopathologie de l’addiction, et confirmera le potentiel de la SCP du NST pour le traitement de cette pathologie.
Procédures
L'ensemble des animaux de ce projet seront soumis au moins une fois à un acte chirurgical, réalisé sous anesthésie générale et analgésie adaptée. 180 animaux seront soumis à un seul acte (160 implantés avec un cathéter, 45 min ; 20 injectés avec un virus, 60min). 180 animaux seront soumis à deux actes (implantation de cathéter, 45min, + électrodes de stimulation, 90min). 180 animaux seront soumis à trois actes chirurgicaux chirurgies (injection de virus, 60min, + implantation de fibres optiques, 90min, + cathéter, 45min). 520 animaux s'auto-administreront la cocaïne quotidiennement durant 2-3 mois, entre 2h et 8h par jour.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les conséquences ‘classiques’ à court terme des interventions chirurgicales. Dans les jours suivant l’opération, les animaux peuvent perdre un peu de poids, présenter une activité réduite. Dans le cas de l’implantation d’électrodes ou de fibres optiques, les animaux peuvent ressentir une gêne due au poids du chapeau protecteur fait en ciment dentaire. Plus rarement, les animaux peuvent présenter un saignement au niveau des cicatrices. Les animaux sont suivis quotidiennement les jours suivant l’opération afin d’anticiper et de soulager une nuisance potentielle. En général, ces nuisances s’estompent en 2-3 jours. Les animaux sont isolés durant cette période. Un autre type de nuisance, pouvant engendrer du stress, est l’appariement fait entre les animaux de façon aléatoire à la réception des individus. Lorsque l’alimentation devient contrôlée (les animaux ne sont pas restreints, mais pas ad libitum), un sujet très dominant peut empêcher son partenaire de cage de s’alimenter correctement. Enfin, les matériaux utilisés pour fabriquer et maintenir les cathéters, électrodes, ou fibres optiques, peuvent parfois provoquer des ‘bagarres’ entre partenaires de cage. En effet, les éléments en plastique, plus ou moins mous, les constituant, peuvent être ‘rongés’ par l’un des rats, provoquant ainsi une gêne et/ou un stress chez l’autre individu. Suivant les sessions d’auto-administration durant le protocole PIE, les animaux présentent une hyperactivité marquée, qui s’estompe en moins d’une heure (la dose i.v. de cocaïne est faible). Les symptômes de manque (perte de poids, agressivité…) sont rares, car les animaux ont accès tous les jours à la cocaïne.
Devenir
Afin d'effectuer des enregistrements électrophysiologiques ex vivo, sur tranches, tous les animaux du projet seront mis à mort pendant ou à la fin de des procédures.
Remplacement
Ce projet a pour but d'étudier l'état fonctionnel d'un réseau cérébral dans une pathologie précise. L'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigil et libre de ses mouvements et choix. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, ne pouvant être remplacé pour ce genre d’étude.
Réduction
Notre approche, visant à réaliser des enregistrements électrophysiologiques chez des animaux préalablement soumis à un protocole comportemental, permet à elle seule de réduire le nombre d’animaux. Toutefois, dans l’optique de ne pas utiliser d’animaux plus que nécessaire, nous analyserons régulièrement les données expérimentales. Nous effectuerons a posteriori des tests de puissance statistique afin de calculer la robustesse statistique de nos résultats. Après obtention d’un effet robuste pour une condition donnée, nous cesserons de tester cette condition expérimentale. Par expérience, 10 animaux sont nécessaires par condition testée pour permettre de mettre en évidence un effet comportemental dans les protocoles d'auto-administration de drogues ; ce nombre prenant en compte l’exclusion de certains individus suite à d’éventuels problèmes inhérents à ce type d’étude (infection, cathéter bouché etc…). Pour les études combinant auto-administration et SCP et/ou de l'optogénétique, 15 animaux par condition testée sont nécessaires pour anticiper de possibles mauvais placements d'électrodes/fibres.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par 2 dans leur cage à l'animalerie, avec accès ad libitum à l'eau. La nourriture sera contrôlée afin de garder les animaux motivés. Les cages sont enrichies grâce à la présence d'objets divers et variés (bâtonnets en bois, rouleau en carton…changés régulièrement afin de diversifier au maximum l'environnement des animaux). La gestion de la douleur pendant et après les procédures douloureuses et les expérimentations est toujours prise en compte par des personnels compétents et sera améliorée si besoin par injection d'analgésiques spécifiques. L'état de santé général de tous les animaux de l'étude est suivi quotidiennement, ce qui nous permet de réagir immédiatement et de manière appropriée en cas de besoin. En cas de souffrance (prostration, poils hérissés, absence de toilettage, dos courbé...) et/ou de perte importante de poids, l’animal sera isolé et aura accès ad libitum à une nourriture enrichie. Un traitement antidouleur pourra être administré si besoin (méloxicam 0,5mg/kg, 0,25ml, sc). Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie appropriée.
Choix des espèces
Le rat est un modèle animal de choix pour l'étude de l'addiction. Les modèles comportementaux de référence sont connus et maîtrisés, et il existe de nombreux tests comportementaux permettant de tester les différents symptômes de la pathologie. Par ailleurs, l'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, puisqu'il s'auto-administre l'ensemble des agents toxicologiques consommés par l'homme. Afin d'améliorer la qualité des enregistrements électrophysiologiques, et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous réaliserons nos expériences chez de jeunes adultes 7-8 semaines (environ 200g), un stade du développement cérébral en adéquation avec notre question scientifique.
Modèle syngénique de carcinome séreux de l’ovaire chez la souris pour caractériser l’effet des prokinéticines dans le développement du cancer.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer de l'ovaire, un suivi par imagerie deux fois par semaine, puis jusqu'à vingt et une injections d'un produit bloquant ou la pose chirurgicale d'une mini-pompe, pour étudier le rôle de protéines appelées prokinéticines. Le porteur indique que la maladie peut provoquer une accumulation de liquide, un amaigrissement et des ulcérations de la tumeur. Il affirme qu'après l'échec de ses essais sur des souris immunodéprimées, la confirmation dans un "organisme entier" doté d'un système immunitaire complet est "indispensable".
Objectifs
Le cancer de l’ovaire est le cancer le plus fréquent et le plus mortel parmi les cancers gynécologiques. ll est responsable de plus de 140 000 décès chaque année dans le monde. Sa forme la plus commune est le cancer épithélial de l'ovaire (CEO), généralement diagnostiqué à un stade avancé et qui représente plus de 95% des tumeurs malignes de l'ovaire. La chirurgie suivie d'une chimiothérapie à base de platine constitue le traitement standard actuel. Cependant, cette approche n’est pas toujours efficace pour améliorer la survie des patientes. Depuis une quinzaine d’années, notre groupe de recherche s’intéresse à l’étude d’une famille de protéines, les prokinéticines. Ces protéines sont spécifiquement exprimées dans les tissus endocrines (ovaire, testicule, cortex surrénal et placenta) où elles agissent sur les cellules endothéliales. Très peu de données existent quant à leur rôle dans le développement et la progression du cancer de l’ovaire, L’objectif de notre projet est de déterminer l'implication de deux protéines PROK1 et PROK2 dans le développement et ou la progression du cancer épithélial de l'ovaire (CEO) par le biais d'approches clinique, in vitro et in vivo. Nos expériences ont démontré que les taux circulants et ovariens de PROK1 et de ses récepteurs étaient augmentés chez les patientes CEO. Les prokinéticines sont également fortement exprimées par l’environnement tumoral et notamment par les cellules immunitaires. L’ensemble de ces résultats suggère que les prokinéticines contribuent au développement du CEO et que le blocage de leurs effets pourrait constituer une thérapie pour le traitement du CEO. Nos expériences précédentes sur des souris présentant une immunité fortement altérée et dans lesquelles des cellules humaines de CEO étaient injectées n’ont pas donné satisfaction, nous proposons donc dans ce projet de confirmer ces résultats dans un organisme entier vivant et possédant une système immunitaire complet, indispensable pour l’observation du développement de la tumeur ovarienne et pour le suivi de sa progression. Le nouveau modèle consistera à injecter des cellules murines du cancer de l’ovaire. Ce modèle de cancer de l’ovaire murin a déjà été utilisé et publié par plusieurs laboratoires. Il nous permettra de suivre le développement tumoral puisque les cellules seront dotées d’un marqueur bioluminescent.
Bénéfices attendus
Le cancer de l’ovaire reste une cause majeure de décès dans le monde. La recherche de nouvelles cibles dans son traitement est indispensable pour améliorer la survie des patientes. Les bénéfices attendus de ce projet seront une meilleure compréhension de rôle des prokinéticines dans le développement et la progression de ce cancer. Plus spécifiquement, les résultats de ces tests permettraient de démontrer la possible valeur thérapeutique du blocage des récepteurs au sein d’un organisme entier.
Procédures
Les animaux seront injectés avec des cellules de souris de cancer de l’ovaire, sous anesthésie gazeuse. Pour suivre le développement tumoral, elles seront imagées 10 min après une injection de luciférine pendant 15 sec. Ce suivi sera effectué 2 fois par semaine pendant 5 semaines maximum. Une partie de ces souris sera traitée par un produit qui bloque l’action des récepteurs pendant une durée maximale de 3 semaines, à raison d’un nombre d’injection maximum de 21 par souris. Pour l’autre groupe des souris, une mini pompe nécessitant une intervention chirurgicale de 10 min maximum sera posée pendant 2 semaines afin de délivrer en continu les protéines d’intérêt.
Impact sur les animaux
L’injection de cellules cancéreuses en intrapéritonéale ou en sous-cutané est susceptible de provoquer une modification du poids de l’animal, que ce soit une augmentation (avec le développement de liquide d’ascites) ou une diminution/ cachexie due à la progression de la maladie (affaiblissement). Des signes de stress (poils hérissés, absence de toilettage), de douleur due à une éventuelle ulcération de la tumeur ou une inflammation de la zone suturée peuvent apparaître. Des changements de comportement tels que des difficultés à se déplacer ou manger peuvent être attendus.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés à la fin de la procédure en raison de l’injection de cellules cancéreuses. Leur réutilisation n’est donc pas envisageable.
Remplacement
L’équipe a récemment montré l’importance des prokinéticines dans l’environnement tumoral (cellules immunitaires, cellules des vaisseaux, adipocytes) sur des biopsies de patientes avec un cancer de l’ovaire. Nos modèles in vitro, sur lesquels nous nous sommes appuyés jusqu’à présent, limitent fortement l’avancée de nos recherches puisque la reproduction d’un environnement et notamment d’un système immunitaire y est impossible. En effet, ils ne nous permettent pas de mimer de façon précise le cancer de l’ovaire dans des conditions se rapprochant de ce qui est observé en clinique. Le recours au modèle animal est donc indispensable. Ces études sont donc à réaliser sur des animaux qui peuvent intégrer les mécanismes physiologiques complexes aboutissant à la pathologie.
Réduction
Notre approche statistique garantit l’obtention de résultats exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Nous utiliserons dans cette étude 165 souris femelles sur 5 ans. En utilisant des doses déjà testées dans d'autres études, nous éviterons de réaliser une étude dose-réponse ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les expériences seront réalisées dans un laboratoire contrôlé pour l’absence de pathogènes. Les souris sont hébergées en groupe sociaux dans un environnement contrôlé avec nourriture et eau ad-libitum. Le milieu est enrichi grâce à des maisonnettes et des carrés de coton (pour la nidification et le jeu) conformément aux règles mises en place dans l’installation. Les animaux sont observés quotidiennement par les zootechniciens en charge de leurs soins, y compris les week-ends, afin de s’assurer de leur bon état général. Une grille de « scoring » a été établie pour chaque procédure afin de définir des points limites précis. La prise en charge des souris en cas de stress, de douleur ou d’inconfort est également détaillée et connu par tous les responsables du projet. L’utilisation d’analgésiques est systématique lorsque les animaux présentent des signes de souffrance. La taille de la tumeur ainsi que le poids des souris seront mesurés 2 fois par semaine.
Choix des espèces
Le projet a pour but de caractériser le rôle des prokinéticines dans le microenvironnement tumoral du cancer de l’ovaire et plus précisément sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur. Les souris utilisées dans nos expériences sont des souris immunocompétentes de la souche C57BL/6J pour réaliser un modèle syngénique. En effet, ce modèle nous permettra d’étudier les relations complexes entre les différents composants du système immunitaire et le développement du cancer de l’ovaire. De plus, ces souris ne présenteraient pas de risque de rejet car les cellules injectées sont d’origine murines. Plusieurs études ont démontré qu’il existe une grande similitude entre le développement tumoral chez la souris et chez la femme et dans l’expression et la régulation des gènes tumoraux et que plusieurs facteurs de l’angiogenèse et de l’inflammation comme les prokinéticines sont exprimés dans des types cellulaires similaires et régulés de la même façon. Les femelles utilisées seront âgées entre 6 et 14 semaines. Ce stade de développement étant idéal pour la maturité sexuelle chez les souris femelles.
Études de l’activité immunomodulatrice d’un Immunoliposome chez la souris porteuse de cancer du sein
- Recherche appliquée
- Cancers
Greffées sous anesthésie de cellules de cancer du sein qui peuvent croître, former des métastases et s'ulcérer, 180 souris adultes peuvent ensuite recevoir, pendant trois semaines au plus, une injection hebdomadaire derrière l'œil sous anesthésie, en changeant d'œil à chaque fois. Selon les groupes, ces injections apportent un nanomédicament chargé en docétaxel, qui peut provoquer neutropénie et anémie, et une immunothérapie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur écrit pourtant qu'"aucun stress ou souffrance particulière n'est attendue au cours des diverses étapes des tests". Les souris sont tuées à l'atteinte d'un point limite, comme une tumeur de plus de 1 500 mm3 ou une perte de plus de 15 % de leur poids, ou pour le prélèvement de leur sang, de leur rate et de leur tumeur.
Objectifs
L'immunothérapie est révolutionnaire en oncologie mais ne fonctionne que chez un nombre restreint de patients. Ainsi il est essentiel de l'associer à des thérapies pouvant optimiser le terrain immunogène des patients. Notre objectif est alors double: - définir le caractère immunomodulateur de notre nanomédicament (immunoliposome de docétaxel et trastuzumab) -définir à l'aide de modèles mathématiques, les modalités optimales (posologies et schémas thérapeutiques) d'association de notre nanomédicament avec l'immunothérapie (Atezolizumab)
Bénéfices attendus
Ce projet permettrait d'amener des éléments de réponse quant aux modalités d'association des immunothérapies et nanomédicaments et ce afin de limiter les résistances actuelles observées avec les immunothérapies dans le cancer du sein.
Procédures
Greffe de cellules cancereuses murine sur animal anesthésié (1greffe par animal). Administration des traitements par voie intraveineuse au niveau rétroorbital (angle: 30 degrès, chez l’animal anesthésié (3% sévoflurane- O2) avec une seringue de 26G, le volume maximum d'injection sera de 150µl, avec des injections hebdomadaires pour les animaux concernés sur trois semaines maximum ,changement d’œil à chaque injection). Prélèvement sanguin, rate et tumeur
Impact sur les animaux
Les animaux seront greffés de cancer du sein de manière orthotopique pouvant métastaser, croitre et ulcérer. Les traitements peuvent également avoir des effet indésrables, notamment les liposomes chargés en docétaxel qui présente des effets indésirables hématologiques (neutropénie/anémie). L'injection de ces solutions lipidiques peut également être source d'hypersensibilité au site d'injection.
Devenir
Les animaux seront mis à mort une fois l'atteinte du point limite ou le prélevement sanguin et d'organes
Remplacement
En raison de l’absence de modèle in vitro relevant pour explorer toute la complexité de l’immunité tumorale, cette étude doit se faire sur l'organisme. La souris est alors le modèle rongeur le plus utilisé permettant de faire un suivi de croissance tumorale ainsi que de prélever sang/tumeur/rate.
Réduction
Notre projet comprend une étape de modélisation mathématique permettant de réduire le nombre de tests à effectuer pour définir les modalités d'association des immunothérapies à notre nanomédicament.
Raffinement
Le bien être animal est respecté: - temps d'acclimatation de 10 jours avant toute procédure - enrichissement des cages (dômes (Plast Hut) et cotons prédécoupés spécifiques/stériles (Cell Nest), - prévention de la douleur, réduction du stress (les manipulations telles que les administrations, prélèvements seront conduites sous anesthésie générale et aucun stress ou souffrance particulière n’est attendue au cours des diverses étapes des tests) - définition des points limites et évaluation quotidienne (volume tumoral au-delà de 1500mm3, difficultés respiratoires importantes, prostration, atonie, défaut d'alimentation avec perte de poids supérieure à 15%, ou toute autre manifestation de comportement anormal)
Choix des espèces
Les données de la littérature montrent que la souris est un bon modèle expérimental pour des études de pharmacocinétiques et d'immunomonitoring. De plus, toutes nos données d’efficacité et de pharmacocinétique de ce nanomédicament portent déjà sur cette espèce. Par ailleurs, la facilité de manipuler la souris dans un milieu confiné fait de cette espèce animale l’espèce la plus appropriée pour répondre aux questions posées. Des souris adultes (6 semaines d’âge). Par rapport à la pathologie étudiée (cancer du sein) qui touche exclusivement les populations adultes en clinique humaine, l’utilisation de souris adultes est retenue.
Rôle des cellules souches et progénitrices dans le développement et la tumorigenèse mammaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
148 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles développent des tumeurs mammaires spontanées ou reçoivent une greffe de cellules tumorales dans la glande mammaire sous anesthésie, avant d'être tuées pour analyses, afin d'étudier le rôle de protéines appelées intégrines dans les cancers du sein liés au gène BRCA1. Le porteur indique que les tumeurs restent localisées et que des ulcérations sont rares. Il décrit les souris transgéniques comme des "modèles incontournables" et affirme qu'il est "indispensable" de travailler in vivo malgré les cultures cellulaires utilisées en complément.
Objectifs
Le cancer du sein représente la première cause de décès par cancer chez la femme, principalement dû à une connaissance encore incomplète des mécanismes moléculaires et cellulaires qui induisent le développement tumoral. La glande mammaire est une structure épithéliale constituée d’un système de canaux ramifiés et d’alvéoles. L’épithélium mammaire adulte est composé de cellules luminales sécrétrices du lait et de cellules basales myoépithéliales qui, en se contractant, aident à l’expulsion du lait vers les canaux. Ces deux types de cellules dérivent de la prolifération et de la différenciation de cellules souches mammaires. Or, des études récentes ont montré que l’amplification aberrante des cellules souches est à l’origine de cancers du sein agressifs associés à des mutations du gène BRCA1 (Breast Cancer 1), un gène connu pour être un suppresseur tumoral. Ces cancers appartiennent à un groupe des tumeurs pour lesquelles les thérapies ciblées utilisées dans le traitement d’autres types de cancers du sein (par exemple, les thérapies hormonales) se sont avérées inefficaces. Les intégrines sont des protéines présentes dans la surface des cellules qui permettent leur adhésion et régulent de nombreuses fonctions. Certaines intégrines sont indispensables à la multiplication et la différenciation des cellules souches nécessaires à une gestation et lactation normales. Nous souhaitons étudier le rôle de ces intégrines dans un modèle murin connu pour développer des tumeurs mammaires dont l’origine et les caractéristiques sont très similaires aux cancers du sein avec mutation en BRCA1 chez la femme. Nos premiers résultats indiquant que la perte des intégrines dans ce modèle diminue l’apparition des tumeurs mammaires, nous projetons d’analyser les mécanismes qui expliquent cette inhibition. On déterminera en particulier l’impact de la perte des intégrines dans la glande avant l’apparition des tumeurs (statut pre-néoplasique) et sur son contenu en cellules souches tumorales, connues pour leur implication dans les récidives et la dissémination métastatique.
Bénéfices attendus
L’interaction des intégrines avec la matrice extracellulaire qui entoure les cellules joue un rôle important au cours des différentes étapes de la progression tumorale mammaire, du carcinome in situ (tumeur en stage initiale, souvent bénin) à l’invasion tissulaire (tumeur invasif mais encore localisé à la glande mammaire) et la métastase (invasion d’autres tissues). De façon notable, certaines intégrines sont surexprimées dans les tumeurs du sein et leur expression est associée à un mauvais pronostic et à des taux de survie réduits. Notre étude permettra de déterminer la contribution des intégrines dans le développement tumoral de la glande mammaire et la régulation des cellules souches tumorales, responsables des récidives et de la dissémination métastatique. Notre approche permettra d’évaluer la contribution de ces intégrines dans les anomalies de croissance cellulaire, différenciation et invasion observées dans les carcinomes mammaires humains. A long terme, ces informations permettront de mieux appréhender les mécanismes impliqués dans la communication entre cellules épithéliales et matrice extracellulaire et notamment d’évaluer si des signaux anormalement émis par les intégrines dans le contexte tumoral peuvent constituer des cibles thérapeutiques efficaces pour le traitement de certains cancers du sein.
Procédures
Un suivi des animaux développant spontanément des tumeurs mammaires (observation et palpation) sera réalisé pendant toute la durée de l’expérience (au maximum 4 semaines après la détection des tumeurs). Des expériences de transplantation (greffe) de cellules tumorales dans le tissu adipeux mammaire de souris receveuses seront réalisées. Cette intervention chirurgicale est peu invasive, le péritoine (membrane entourant la cavité abdominale), restant intact. Elle est de courte durée (15-20 min par animal) et s’effectue sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
Nos souris transgéniques sont viables et ne présentent aucun problème sévère de santé à l’âge adulte. Le modèle de tumorigenèse que nous étudions n’entraînent pas de souffrance notable. Les nuisances liées au développement tumoral sont faibles et les souris portant des tumeurs seront analysées en moyenne 2 semaines après leur détection, avec un maximum de 4 semaines pour les tumeurs à croissance lente. Les tumeurs restent localisées à la glande mammaire et ne sont pas métastatiques dans notre fenêtre expérimentale. L’apparition de tumeurs sur d’autres organes reste extrêmement rare dans ce modèle. De possibles mais rares ulcérations peuvent se produire dans les tumeurs mammaires chez certains animaux. Les animaux opérés pourront éventuellement développer des tumeurs mammaires qui, d’après la littérature, reproduiront le phénotype de la tumeur originale avec, notamment, une absence de développement métastatique.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour analyses post-mortem
Remplacement
Notre projet repose sur l’utilisation de souris génétiquement modifiées (souris transgéniques) pour définir les mécanismes qui régulent les cellules souches et leur contribution dans les cancers du sein. La glande mammaire est un tissu spécifique aux mammifères dont le fonctionnement normal est contrôlé par un ensemble complexe de régulateurs hormonaux et locaux. La souris reste à ce jour le modèle le plus pertinent pour étudier la biologie des cancers du sein. Les souris transgéniques sont reconnues comme des modèles incontournables pour explorer les mécanismes de tumorigénèse et développer des thérapies. Bien que nous utilisions des méthodes alternatives réduisant l’utilisation des animaux, en particulier des cultures pour modéliser le comportement des cellules tumorales in vitro, il est indispensable d’effectuer des expériences in vivo pour comprendre la formation et la progression des tumeurs dans leur environnement physiologique.
Réduction
Le nombre de souris utilisées pour chaque expérience sera réduit au minimum possible pour maintenir une signification statistique. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux et exploiter au mieux les prélèvements de glande mammaire, on utilise chaque glande mammaire d’une même souris donneuse, celle-ci étant pourvue de 5 paires de glandes. Des schémas de reproduction des souris transgéniques sont réalisés afin d’obtenir efficacement les cohortes de souris appropriées.
Raffinement
Les animaux seront manipulés le moins possible. Les souris seront surveillées soigneusement pour détecter tout signe de détérioration des conditions cliniques. L’apparition de tumeurs sera surveillée à partir de l’âge de 4 mois (l’âge moyen d’apparition de tumeurs dans ces souris est de 7,5 mois). Des palpations seront effectuées trois fois par semaine. Un examen complet au moins hebdomadaire (fréquence adaptée à l’évolution) des souris développant des tumeurs permettra de détecter des signes précoces de détresse et de maladie. Les points limites sont soigneusement définis avec une surveillance attentive des signes cliniques. Des fiches d'évaluation clinique sont mises en place pour ce projet spécifique. Les expériences de transplantation se font sous anesthésie générale. Pour minimiser les risques d’infection, les instruments de chirurgie sont stérilisés et les surfaces et la loupe utilisées, soigneusement lavées et rincées à l’éthanol. Pendant l’opération un gel de protection oculaire est appliqué aux animaux pour éviter le desséchement. Des analgésiques, sont administrés 20 min avant l’anesthésie (buprenorphine, carprofen), puis relais 24h après l’opération (ibuprofène). Après l’intervention, nous utilisons du fil de suture stérile résorbable pour refermer la plaie. En post-opératoire, les souris encore anesthésiées sont réhydratées et placées sur une platine chauffante pour éviter l’hypothermie. Les souris greffées sont surveillées tous les jours afin de déceler tout signe de mal-être et pour détecter l’apparition de tumeurs (palpation trois fois par semaine). Si elles présentent des signes de mal-être (amaigrissement, prostration), elles sont mises à mort avant la fin programmée de l’expérience.
Choix des espèces
Notre programme de recherche nécessite l’utilisation de mammifères. L'organisation générale, le développement et le fonctionnement de la glande mammaire sont très similaires chez la souris et chez la femme. Par ailleurs, la connaissance du génome murin, sa forte homologie avec le génome humain et l’existence de divers modèles génétiques murins rendent ce modèle puissant. Enfin, c'est un animal facile à anesthésier, ce qui permet de réduire au maximum le stress qui pourrait être provoqué chez l'animal. Ainsi, ce modèle animal est le meilleur compromis entre l’étude d'un modèle animal mammifère et l’obtention de réponses pertinentes aux questions posées. Pour l’analyse des tumeurs, les souris avec un phénotype potentiellement dommageable sont euthanasiées à l’âge adulte (à partir de 5-6 mois d’âge lors de l’apparition des tumeurs ou avant, pour analyse de la glande pre-néoplasique). Les tumeurs sont analysées avant qu’elles ne génèrent de signes de souffrance chez les souris. Les souris receveuses utilisées dans les expériences de transplantation sont des femelles pré-pubertaires âgées de 3 semaines. A ce stade, l’épithélium mammaire est très peu développé, on peut donc l’éliminer par microchirurgie et transplanter les cellules du donneur dans la partie du tissue adipeux resté intact.
Optimisation de la dose injectée de nanoparticules pour de l’imagerie bimodale (EU porteur ; EU2/3)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
45 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur cérébrale leur est implantée par chirurgie sous anesthésie, puis ils reçoivent des injections intraveineuses de nanoparticules et des séances d'IRM et de scanner, pour optimiser la dose permettant de visualiser la tumeur et de renforcer l'effet de la radiothérapie. Le porteur qualifie de légère la douleur liée à l'incision du crâne et prévoit une mise à mort si un point limite est atteint, le cerveau étant prélevé pour analyse. Il affirme que la complexité des tumeurs cérébrales et la distribution des nanoparticules ne peuvent être appréhendées qu'in vivo.
Objectifs
Les tumeurs cérébrales appelée glioblastomes sont les cancers du cerveau les plus fréquents et sont généralement agressifs. En clinique, actuellement le protocole de traitement de ces tumeurs cérébrales commence par une ablation chirurgicale, suivie de séances de radiothérapie et de chimiothérapie. En effet, dans la plupart des cas, l’ablation chirurgicale ne permet que de retirer partiellement la masse tumorale. Les cellules cancéreuses restantes après chirurgie sont ensuite traitées par radiothérapie et chimiothérapie. Ce projet se place dans le contexte clinique de traitement des tumeurs cérébrales, et plus particulièrement sur l’amélioration de l’efficacité du traitement par radiothérapie guidée par l'image grâce à l’utilisation de nanoparticules. Une nanoparticule radiosensibilisante (en cours de développement clinique) a été développée pour permettre une imagerie bimodale par résonance magnétique (IRM) et tomodensitométrie (TDM). L’objectif principal de ce projet consiste à optimiser la dose de nanoparticule à injecter chez le rat pour visualiser la tumeur en IRM et en TDM. Nous avons préalablement évalué in vitro (sur cellules tumorales humaines) l’intérêt s de ces nanoparticules pour les 2 modalités d’imagerie, la toxicité des nanoparticules ainsi que l’efficacité thérapeutique en association avec la radiothérapie et avons ainsi pu démontrer leur pouvoir « radiosensibilisant » et leur intérêt pour de l’imagerie bimodalité. Nous souhaitons confirmer ces résultats très prometteurs sur un modèle de tumeur cérébrales chez le rat et optimiser les conditions d’imagerie.
Bénéfices attendus
Les nanoparticules que nous avons développées présentent de multiples intérêts. (1) elles permettront de décupler les effets toxiques du traitement de radiothérapie au sein de la tumeur (2) elles permettront un meilleur suivi par imagerie de la progression/régression tumorale au cours du traitement des patients L’objectif du projet étant ainsi d'optimiser les modalités de traitement des tumeurs cérébrales.
Procédures
Chirurgie 1h sous anesthésie gazeuse. 1 fois Imagerie par bioluminescence : injection intra-péritonéale sur animal vigil (quelques secondes) puis15 min d'imagerie sous anesthésie gazeuse. 1 fois Injection de nanoparticule par voie intraveineuse dans la veine de la queue ( quelques secondes) : 2 fois à 3 jours d'intervalle. Imagerie par tomodensitométrie sous anesthésie gazeuse : 30 min; 2 fois Imagerie IRM sous anesthésie gazeuse : 20 min; 2fois
Impact sur les animaux
Chirurgie opératoire classée modérée car la procédure est parfaitement maitrisée au sein de notre laboratoire . Malgré une opération invasive due à l’incision de la peau du crâne et à l’injection de cellules intracérébrale, la douleur engendrée par l’acte chirurgical est estimée modérée, car dès le lendemain le rat se laisse manipuler aisément, ne montre aucun signe de peur (cris, prostration, agressivité) lors du nettoyage de la plaie. Le cerveau n’étant pas innervé, la douleur principale engendrée par l’opération provient de l’incision de la peau du crâne que nous estimons légère. Utilisation d'analgésiques pour limiter la souffrance des animaux. Imageries non invasives réalisées sous anesthésie volatile.
Devenir
Animaux mis a mort à la fin de la procédure ou si un point limite est atteint. Les animaux seront mis à mort et le cerveau ainsi que les organes seront prélevés pour analyse macroscopique et histologique.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes. De plus la distribution des nanoparticules in vivo est indispensable pour évaluer leur intérêt en imagerie. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous pourrons suivre dans le temps sur chaque animal la croissance tumorale ainsi que la prise de contraste par les nanoparticules. Nous obtiendrons ces données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. Cette procédure offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux car la prise d’image peut être réitérée au cours du temps
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux après l'implantation de la tumeur (pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie) . L'atteinte d'un point limite décrit dans le descriptif de la procédure conduira à la mise à mort de l'animal. Une attention toute particulière sera également portée lors du transport des animaux depuis le site d’hébergement et de chirurgie vers les sites d’imagerie, notamment par le maintien d'une température optimale (par l'intermédiaire de bouillottes chauffantes placées sous les cages). Ce transport se fera toujours sous conditions éveillées : l’anesthésie gazeuse étant rapidement réversible. Les animaux bénéficieront en permanence d'un enrichissement sous forme de feuilles de sopalins et de bâtonnets en bois à ronger.
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les rats constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. En outre, le choix de cette espèce se justifie par les limitations de résolution offertes par l’imagerie. Les rats nude (dépourvus d’une partie du sytème immunitaire) sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines car il n'y a ainsi pas de rejet du greffon tumoral implanté. Nous privilégions des rats mâles, sexe utilisé jusqu’à présent dans nos études antérieurs afin de pouvoir confronter nos résultats. Des rats âgés de 8 semaines sont utilisés, à un stade où leur conformation crâniale correspond à celle de l’atlas sur lequel nous nous basons pour injecter les cellules tumorales dans un endroit précis du cerveau.
Etude de la pharmacocinétique ou biodistribution des cellules humaines
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
800 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection de cellules souches humaines, avec pour certaines une incision au genou sous anesthésie, avant d'être tuées pour prélever les organes et suivre par PCR la migration des cellules. Le porteur indique que l'étude sert à constituer le dossier réglementaire préalable à un essai clinique chez l'humain. Il affirme que l'injection dans un modèle vivant est le seul moyen de tester la biodistribution de ces cellules.
Objectifs
Notre groupe travaille sur la mise au point d’approches de thérapies cellulaires pour apporter des solutions thérapeutiques dans le cas de maladies rhumatismales ou auto-immunes. Les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) possèdent des propriétés anti-inflammatoires et régénératrices qui les rendent particulièrement intéressantes pour mettre en place un traitement de ces maladies. Ces CSM sont des cellules souches adultes isolées de différents tissus (moelle osseuse, tissue adipeux) dont la fonction principale est de régénérer les tissus malades ou détruits. Une des questions qui se posent est leur devenir après implantation in vivo en terme de survie et de migration vers différents organes. Evaluer leur biodistribution ou leur migration est aussi un pré-requis réglementaire pour la mise en place d’essais cliniques chez l’Homme. L’objectif de ce projet vise à évaluer la biodistribution des cellules stromales mésenchymateuses humaines (ou tout autre type de cellules humaines) et de leurs vésicules extracellulaires après injection chez la souris immunodéficiente.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer le devenir des cellules humaines après implantation dans des souris immunodéficientes, en termes de survie et de localisation/migration. Ces données sont importantes d’un point de vue fondamental afin de contribuer à la compréhension de l’effet d’un traitement cellulaire ou vésiculaire. Ces données sont nécessaires pour rédiger le dossier réglementaire qu’il faut soumettre aux agences réglementaires en vue de l’obtention d’une autorisation à réaliser un essai clinique chez l’homme.
Procédures
Les animaux recoivent des injections du traitement 1 fois à J0 (différentes voies d’administration possibles).
Impact sur les animaux
Les cellules stromales mésenchymateuses et leurs vésicules extracellulaires ont été déjà testées dans des expériences de bioditribution et aucun effet indésirable n’a été montré. Nuisance et effets indésirables : faibles. Les incisions au niveau cutanée pour les injections intra-articulaires sont réalisées sous anesthésie (
Devenir
L’ensemble des animaux sera euthanasié à l’issue des procédures pour permettre l’analyse du modèle expérimental et des traitements réalisés (prélèvements d’organes et tests PCR).
Remplacement
Avant de proposer une thérapie cellulaire chez l’homme, il est nécessaire d’évaluer la survie et la migration/biodistribution des cellules humaines ou de leurs vésicules extracellulaires dans un modèle pertinent in vivo. C’est le seul moyen de tester la biodistribution de ces cellules ou des vésicules.
Réduction
Nous nous sommes basés sur les données de la littérature pour déterminer le nombre de souris nécessaires à inclure dans chaque groupe expérimental. Nos études précédentes ont été réalisées sur 10 animaux /groupe. Nous utiliserons donc 10 souris par groupe expérimental. Nous réaliserons plusieurs groupes pour tester l’effet de la voie d’injection sur la biodistribution des cellules in vivo.
Raffinement
Enrichissement du milieu : Les animaux sont hébergés en portoirs ventilés dans une zone à statut sanitaire contrôlé. Aucun phénotype dommageable n’a jamais été observé. L’enrichissement du milieu consiste en l’apport de copeaux dans les litières et carrés de cellulose. Des igloos sont également installés dans les cages. Les animaux font l’objet d’un contrôle quotidien.
Choix des espèces
Ces expériences sont réalisées chez la souris car selon les recommendations internationales, les tests de biodistribution/pharmacocinétique doivent être réalisés dans une espèce animale chez laquelle le produit testé est biologiquement actif. Nous avons montré que les cellules humaines, tout comme les cellules murines, ont un effet thérapeutique dans des modèles murins de maladies rhumatismales ou auto-immunes. Des souris immunodéficientes ont été choisies pour permettre l’injection de cellules humaines en évitant une réponse immunitaire. Les animaux sont utilisés à semaine 6, âge de maturité des animaux.
Modèle expérimental d’augmentation de la pression intraoculaire chez le rongeur par obstruction de l’élimination de l’humeur aqueuse
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2500
3200 souris et 2500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une hyperpression oculaire leur est provoquée par instillation de produit ou injection sous la conjonctive, avant des mesures de pression, une imagerie et une électrophysiologie sous anesthésie sur environ quatre semaines, pour tester de nouvelles molécules contre le glaucome. Le porteur qualifie les complications de mineures, essentiellement une rougeur des conjonctives ou un trouble de la cornée, les animaux étant ensuite tués pour des analyses histologiques. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode ne permet de reproduire l'œil dans sa globalité fonctionnelle.
Objectifs
Le glaucome est une maladie grave et fréquente, le plus souvent indolore, qui touche principalement les personnes âgées de plus de quarante-cinq ans et peut entrainer une perte de la vision. Quatre-vingts millions d’individus sont atteints dans le monde, un million en France. L’hyperpression oculaire est la principale cause de glaucome. Ce projet a pour but d’utiliser des modèles expérimentaux de glaucome afin de tester l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques à diminuer cette hyperpression et à protéger les cellules rétiniennes permettant la vision. La pression à l’intérieur de l’œil (PIO) est due à un équilibre entre la production et l'élimination de l'humeur aqueuse (liquide transparent contenu dans l’œil), une méthode d’augmenter la PIO consiste à altérer l’évacuation de l’humeur aqueuse. Cette stragérie sera à la base de ce projet.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements du glaucome et de l’augmentation de la PIO. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et preserver au mieux la vision des patients.
Procédures
L'induction de la pathologie se fait par instillations de produit, ou par injections sous conjonctivales. La mesure de la pression intraoculaire, réalisée à l’aide d’un appareil spécialement conçu pour cet usage, est indolore et ne dure que quelques secondes. L'observation de l'oeil en lampe à fente n'est pas un acte inavasif et se fait sans anesthésie. Les examens effectués par la suite en imagerie ou en électrophysiologie pour étudier le fonctionnement des cellules de l’œil ainsi que certains traitements administrés par voie péri ou intraoculaire se font sous anesthésie générale afin d’immobiliser l’animal et de ne pas occasionner de stress pour celui-ci, chaque examen ne dure que quelque minutes puis l'animal est replacé dans son cadre d'hébergement habituel. Il est possible de réaliser des prélèvements de sang si besoin de doser le médicament administré ou tout autre marqueur. La durée de l'etude est d'environ quatre semaines.
Impact sur les animaux
Le but du produit choisi pour l’induction de la pathologie est d'agir en empêchant l'élimination correcte d'humeur aqueuse, liquide produit dans l'œil et normalement éliminé par une structure qu'on appelle le trabéculum. Les complications attendues sont mineures et sans conséquences à long terme pour l’animal. On attend essentiellement une rougeur des conjonctives due à l’inflammation locale des tissus, ou un trouble de la cornée.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure pour des analyses pour obtenir des informations au niveau tissulaure en histologie ou au niveau moléculaire en biochimie sur les mécanismes impliqués dans le glaucome et les effets des traitements testés.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
Les rongeurs ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux d’hypertonie oculaire et de glaucome sont largement utilisés et décrits sur ces espèces. Les animaux seront de jeunes adultes âgés de minimum 3-4 semaines à l’arrivée dans notre animalerie, notamment pour le mode d’induction par instillation de corticoïdes. Des animaux jeunes sont plus sensibles aux corticoïdes au niveau oculaire.
Mise au point d’un protocole destiné à analyser le contenu de l’intestin grêle en réponse à des stress infectieux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
60 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Après une mise à jeun de quatre heures, chaque souris subit une chirurgie viscérale d'une trentaine de minutes avec injection de microbilles fluorescentes ou d'une substance imitant un virus dans l'intestin grêle, puis reçoit un surdosage d'anesthésique. L'objectif affiché est de mettre au point une procédure d'analyse des molécules sécrétées dans l'intestin lors d'une infection, dans un projet pilote destiné à finaliser un article. Le porteur indique s'être appuyé sur des cultures d'organoïdes mais affirme qu'aucune méthode ne remplace l'expérimentation in vivo pour ces questions.
Objectifs
L’objectif de ce projet consiste à mettre au point et optimiser une procédure permettant d’étudier les conséquences de l’exposition à certains agents d’origine parasitaire, microbienne ou viral sur la muqueuse intestinale. Plus précisément, nous souhaitons savoir quelles sont les molécules et substances sécrétées dans la lumière intestinale en réponse à des stress infectieux. Cette procédure consistera à réaliser une injection et un prélèvement de liquide intestinal, sur des souris anesthésiées. Dans ce projet, nous réaliserons deux types d’expériences, nous permettant d’optimiser la procédure : le suivi de microbilles fluorescentes, afin d’observer les interactions entre particules et cellules, ainsi qu’une substance capable de mimer la présence d’un virus, qui nous servira de contrôle positif. Cette procédure sera appliquée à deux lignées de souris, nous permettant, par comparaison des données obtenues dans ces dernières, de définir la contribution respective de certains sous types de cellules intestinales. Ce projet est un projet pilote, dans lequel nous validerons et optimiserons cette procédure
Bénéfices attendus
La balance bénéfice/risque associée à ce projet est clairement favorable. Cette procédure nous permettra d’obtenir les données nécessaires à la finalisation d’un article, visant à démontrer le rôle de certaines cellules intestinales dans la production de composés antiparasitaires. Les retombées attendues en termes de connaissances fondamentales sont importantes, et pourraient avoir des répercussions en termes de lutte contre les parasites. Au-delà de la finalisation de cette étude, cette procédure nous permettra de tester, simplement, d’autres hypothèses de travail, ayant notamment rapport avec l’immunité antivirale.
Procédures
Après une mise à jeun de 4 heures, les 60 animaux inclus dans cette saisine seront soumis à une procédure de chirurgie viscérale et injection de substances dans l’intestin grêle, procédure dite sans réveil, réalisée sous anesthésie générale, incluant l’ajout d'anti-douleur, durant une trentaine de minutes.
Impact sur les animaux
Les souris seront soumises à une mise à jeun de 4 heures, des étapes de contention, une anesthésie générale, ainsi qu'un injection/ponction intraluminale.
Devenir
Les individus seront tous mis à mort pour récupération des tissus digestifs et du contenus de l'intestin grêle.
Remplacement
Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être intégralement mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et certains agents / substances pathogènes. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Nous avons, jusqu’à présent, pu consolider nos données à l’aide de modèles alternatifs (culture d’organoïdes), légitimant cette demande d’expérimentation in vivo, et réduisant la probabilité d’échec de ce projet.
Réduction
Il est difficile de présumer, par analyse de puissance rigoureuse, du nombre total d’animaux requis pour cette procédure, sachant que les paramètres que nous souhaitons étudiés n'ont jamais été monitorés jusqu'à présent. Sur la base des données publiées d'études relativement similaires, des lots de 4 à 6 souris sont typiquement analysés lors des expériences. Compte-tenu du nombre de génotypes et de substances à tester, et prenant en compte d’éventuelles étapes de mise au point, nous estimons qu’une quinzaine de souris sera nécessaire pour chaque type d’agents/composés à tester, par génotype, incluant les contrôles. Ainsi, ce projet impliquera 60 souris au total. Les méthodes d’interprétation des résultats seront basées sur des analyses statistiques.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière lors des phases d’élevage, et ne présentent pas de phénotype dommageable. Ces derniers ne seront en phase expérimentale que durant 30-40 minutes, sous anesthésie générale contrôlée, à la suite de quoi ils seront soumis à un surdosage d’anesthésique, dans le cadre d’une procédure de chirurgie sans réveil. Cette procédure sera réalisée dans les conditions suivantes: contrôle des substances anesthésiques et analgésique locaux, maintien de la température corporelle de l'animal sur tapis chauffant.
Choix des espèces
Le système digestif de la souris présente de nombreuses similitudes avec celui de l’homme. Les individus seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge, lorsque le système digestif est mature.
Caractérisation de la réponse anti-tumorale induite par de nouvelles thérapies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
4980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de mélanome puis un ou deux traitements, avant d'être tuées pour prélever la tumeur et les organes du système immunitaire, afin de tester un composé naturel censé activer l'immunité contre la tumeur, seul ou associé à des immunothérapies. Le porteur indique que les injections et la croissance tumorale peuvent provoquer des douleurs. Parmi les bénéfices attendus, il cite l'amélioration de la prise en charge des patients mais aussi la publication de ses travaux.
Objectifs
Nous avons montré qu’un composé naturel (CN) inhibe la progression des tumeurs de la peau (mélanomes) et qu’il stimule l’infiltration des cellules immunes dans les tumeurs. Les expériences réalisées sur des cellules de tumeur en culture montrent que le CN induit la libération de petites vésicules extracellulaires (pVE) et la mort des cellules cancéreuses qui vont libérer des signaux (lysats cellulaires). Nous avons montré que les pVE et les lysats cellulaires induits par le CN stimulent l’activation de certaines cellules immunes mises en culture. Les objectifs du projet sont d’étudier sur différents cancers de la peau (mélanome) implantés chez la souris, si le CN active le système immunitaire contre la tumeur et de caractériser si les pVE ou les lysats cellulaires participent aux effets du CN. Il sera également étudié si l’activation du système immunitaire et l’inhibition de la progression de la tumeur par le CN peut augmenter l’efficacité d'autres immunothérapies déjà utilisées en clinique en testant leur association.
Bénéfices attendus
Le présent projet permettra de compléter les études réalisées in vitro sur des cellules en culture et montrera l'impact du CN et des mécanismes qu'il active sur la réponse immune contre la tumeur et déterminera si l’association du CN avec d’autres immunothérapies utilisées en clinique peut augmenter leur efficacité. Ce projet aura pour bénéfice de pouvoir étudier dans un système intégré l'action de nouvelles thérapies qui stimulent le système immunitaire contre la tumeur dans le but d’améliorer la prise en charge des patients ayant un mélanome et qui ne répondent pas aux immunothérapies proposées en clinique et et permettra de publier nos travaux.
Procédures
L'animal sera soumis à un ou deux traitements avec une durée inférieure à 1 minute par traitement. Il n'y aura pas de prélèvements sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgicale.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur l'animal seront dues aux injections des cellules tumorales et des traitements qui entrainent des douleurs sur le site de l'injection ainsi que la croissance des tumeurs qui peut entrainer des douleurs. Le CN a déjà été testé in vivo sur plusieurs modèles de tumeurs et aucun effet indésirable, ni perte de poids n'ont été observés. Les immunothérapies ont déjà été utilisés chez la souris (rapporté dans la littérature) sans effet indésirable observé sur les animaux aux doses qui seront testées. Par contre, les combinaisons du CN avec les immunothérapies n'ont pas été testées. Dans tous les cas, pour chaque traitement ou combinaison de traitements, nous serons vigilants et nous surveillerons de façon quotidienne les animaux afin de s’assurer que les traitements ou combinaisons n’auront pas d’effets indésirables et ne provoquerons pas de souffrance, et de même nous surveillerons si la croissance des tumeurs induit des douleurs. Si une souffrance est observée, un traitement mis dans l’eau de boisson pour éliminer la douleur sera mis en place sur prescription du vétérinaire de la zootechnie.
Devenir
Procédure 1: Les souris seront gardées en vie après la formation des tumeurs car elles seront soumises à des traitements pendant une durée déterminée. Procédure 2: A la fin du temps des traitements, les souris seront mises à mort car la tumeur et les organes du système immunitaire seront récupérés afin d'isoler et de caractériser les différentes populations de cellules immunes qui sont activées ou inhibées par les traitements.
Remplacement
Le CN a été montré comme activant l'infiltration des cellules immunes dans les tumeurs mammaires et de mélanomes implantées chez la souris immunocompétente par des études d'immunohistochimie. Des expériences in vitro sur des cellules immunes ont été préalablement réalisées et ont montré les effets du CN et des mécanismes activés (sécrétion des pVE ou mort des cellules tumorales) sur la réponse immune. Nous nous sommes ainsi assurés de la pertinence d'étudier la réponse immune anti-tumorale chez la souris.
Réduction
Le nombre de souris utilisé sera le nombre minimal d’animaux qui permettra d’avoir des résultats significativement exploitables compte tenu de la grande variabilité des réponses immunitaires anti-tumorales des souris et pour répondre aux objectifs du projet qui sont d’évaluer la réponse immune anti-tumorale de plusieurs traitements et d’isoler et de caractériser les différentes populations de cellules immunes qui ont infiltrées les tumeurs et qui sont minoritaires comparé aux cellules tumorales. Les lignées choisies sont des lignées utilisées dans la littérature et en immunothérapie..
Raffinement
Les animaux utilisés au cours de cette expérience seront maintenus dans des conditions optimales avec une surveillance régulière de leur bien-être et un enrichissement du milieu. Les animaux auront un suivi clinique quotidien (observations, manipulation/palpation, état général, pesée) afin d’intervenir rapidement si les animaux manifestent des signes de douleur. Si une souffrance est observée, un traitement mis dans l’eau de boisson pour éliminer la douleur sera mis en place sur prescription du vétérinaire de la zootechnie.
Choix des espèces
La souris est le modèle utilisé majoritairement par la communauté scientifique internationale pour tester in vivo les effets de molécules anticancéreuses ou pro-tumorales et permet de comparer les effets obtenus à d’autres molécules développées dans d’autres laboratoires. Les modèles utilisés se reproduisent bien. De nombreux outils sont disponibles pour étudier cette espèce. Le système immunitaire est un système complexe qui fait intervenir plusieurs types cellulaires et plusieurs organes immuns qui communiquent entre eux. Ainsi, l'utilisation des souris immunocompétentes ou immunodéficientes pour montrer l'implication du système immunitaire dans la réponse anti-tumorale du CN, des pVE et des lysats cellulaires est essentielle pour cette étude qui nécessite un système intégré.
Evaluation de la pharmacocinétique sanguine, de la distribution tissulaire et de l’élimination d’un candidat médicament chez la souris porteuse de tumeur en sous-cutanée
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
2400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses, l'injection d'un candidat-médicament marqué à un isotope radioactif puis jusqu'à dix prélèvements sanguins, certaines étant isolées jusqu'à 96 heures en cage à métabolisme, pour suivre la distribution du produit dans les organes. Le porteur précise que ces études sont commandées par des entreprises clientes, selon un schéma répétitif de sélection de candidats-médicaments. Il indique que la tumeur peut atteindre 1500 mm3 ou se nécroser et que la toxicité peut entraîner une perte de poids supérieure à 20 pour cent, et affirme qu'aucun modèle ex vivo ou sur organoïdes ne reproduit la complexité physiologique de l'animal.
Objectifs
Les études de pharmacocinétique sanguine, de distribution tissulaire et d’élimination de candidats médicaments biologiques représentent une étape essentielle dans le développement d’un médicament. Ces études, demandées par les conseils scientifiques des entreprises clientes, ont pour but la compréhension et l’analyse du devenir du médicament dans l’organisme, d’évaluer une potentielle accumulation de ce dernier dans les organes et/ou tissus et ainsi de pouvoir mieux appréhender d’éventuels effets indésirables. Dans le cadre d'études en cancérologie, il est également crucial de vérifier le ciblage spécifique des candidats médicaments pour les cellules cancéreuses que ce soit à but diagnostic ou thérapeutique. Ces études in vivo s’inscrivent dans un contexte d’études répétitives car elles seront réalisées selon un même schéma directeur expérimental ayant pour unique objectif l’étude pharmacologique de sélection de candidats médicaments biologiques. Les variations peuvent porter sur la souche de souris sélectionnée pour l’évaluation du candidat, le mode d’administration du candidat, le nombre d’animaux par groupe et le nombre de groupes (différentes doses et/ou différents temps d’euthanasie à analyser). Ces études in vivo sont menées à partir de l’administration de candidats médicaments préalablement marqués par un isotope radioactif de faible énergie afin de tracer et de quantifier ces candidats dans les différents tissus dont le tissu tumoral et fluides biologiques d’intérêt. La radioactivité est administrée à des doses ne présentant aucun effet nocif pour la santé de l’animal.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont que la molécule testée soit spécifique du tissu tumoral ciblé afin dans un second temps de développer des candidats-médicaments spécifiques de ces tumeurs à but diagnostique et/ou thérapeutique.
Procédures
Toutes les souris sont injectées en sous-cutanée avec des cellules cancéreuses ; fréquence : 1 fois/animal durée : 30 sec. Les souris recevront toutes une injection d'un candidat-médicament ; voies possibles : IV, SC, IM, IP, voie orale et intravésicale fréquence : 1 fois/animal durée : 30 sec à 3 min. A l'exception des souris en cage à métabolisme, toutes les souris seront prélevées en sang : - Cas du microsampling : fréquence max 3 fois sur 24 heures puis 1 fois par 24 heures pendant 7 jours = 10 prélèments durée/prélèvement : 1 min - Cas des autres techniques de prélèvements: fréquence max 2 fois avec un intervale minimum de 1 heure et maximum de 5 jours durée/prélèvement : 1 min Les souris en cage à métabolisme sont isolées pendant 96 heures au maximum.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables inattendus sont: - tumeur aggressive dépassant les 1500 mm3 et/ou nécrosante entrainant l'arrêt de l'étude pour les animaux concernés. - toxicité de la molécue testée se traduisant par une perte de poids >20% et/ou un état général dégradé ( poils piqués, réduction de la motricité , perte d'appétit...) entrainant l'arrêt de l'étude pour les animaux concernés.
Devenir
Tous les organes d'intéret doivent être prélevés d'où l'impossibilité de maintenir les animaux en vie.
Remplacement
Ces étude ne peuvent pas être remplaceées étant donné que le système d'intéraction tumeur et molécule à tester est complexe et qu'à l'heure actuelle ex-vivo, sur organoides ou modélisation ne permet de reproduire la complexité physiologique de l'animal.
Réduction
Un groupe composé de 6 individus au maximum est nécessaire et suffisant à la détermination d'un coefficient de variation prenant en compte la variabilité interindividuelle. La mesure radioactive est très précise et répétable ne nécessitant pas l'intégration d'animaux supplémentaires. Aucun test statistique n'est envisagé. Il sera uniquement prévu de calculer la moyenne et l'écart-type obtenus sur chaque groupe de 6 animaux.
Raffinement
Plusieurs mesures sont mises en place: Une une période d'acclimatation de 5 jours minimum avant l'entrée dans le protocole ; Des conditions d'hébergement adéquates incluant un enrichissement avec du papier accordéon et des tunnels teintées un suivi quotidien des animaux ; la mise en place de méthodes d'anesthésie et d'euthanasie reconnues et validées ; l'instauration de points limites pertinents et précoces le respect des volumes d'injection , de la fréquence et des volumes de prélèvements sanguinss
Choix des espèces
Les souris sont des animaux préférentiellement utilisés dans les phases précoces de recherche de biodistribution tissulaire. Le choix de la souche et du sexe dépendra ensuite des résultats antérieurs de la Société cliente. Les animaux sont utilisés à l'âge de jeune adulte (environ 6-8 semaines). Le système immunitaire à cet âge est mature.