Rongeurs
Preuve de concept de la valeur ajoutée de l’utilisation de l’IRM dans l’étude d’un modèle de lymphome implanté chez la souris immunocompétente
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur de lymphome leur est implantée sous la peau par chirurgie sous anesthésie, puis suivie par des séances d'imagerie IRM sous anesthésie, jusqu'à quatre par animal, pour démontrer l'intérêt de cette imagerie en oncologie. Le porteur indique qu'une perte de poids supérieure à 20 % entraîne la mise à mort de l'animal. Les souris sont tuées en fin de procédure pour congélation ou fixation des tumeurs.
Objectifs
Le projet présenté vise à démontrer l'intérêt et la valeur ajoutée de l'utilisation de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) en oncologie . L'IRM est une technique d'analyse de tumeurs implantées chez l'animal qui est non invasive, précise et utilisée en clinique. Nous attendons de l'IRM qu'elle permette de raffiner les études précliniques et ainsi à terme d'optimiser la règle des 3R, mais également qu'elle permette de travailler avec des modèles tumoraux inaccessibles aux méthodes classiques. Le projet présenté rentre dans ce dernier cas de figure. Il porte sur le suivi par IRM d'un modèle de lymphome implanté en sous-cutané chez la souris immunocompétente. Ce modèle présente un intérêt fort pour comprendre les mécanismes d'apparition de résistances aux anticorps thérapeutiques, mais ne peut pas être étudié avec des méthodes conventionelles. En effet, après l'implantation sous cutanée du modèle tumoral, se développe à l'emplacement soit une masse tumorale, soit une masse inflammatoire, qui ne peuvent pas être discriminées par les méthodes d'observation et de mesure. L'IRM permettra de faire cette discrimination. Le projet prévoit d'utiliser 30 souris, 10 pour amplifier la modèle tumoral in vivo, 20 pour l'analyse IRM.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra de caractériser un modèle de cancer du sang, le lymphome B, afin de développer un variant permettant de comprendre les mécanismes d’apparition de résistances à un anticorps thérapeutique. Il permettra aussi d'obtenir des données scientifiques afin de promouvoir l'utilisation d'une technique non invasive en oncologie préclinique, technique dont la précision permettra à terme d'optimiser les 3R dans ce contexte.
Procédures
-implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute, administration d’antalgiques au préalable ; traitement si douleur post opératoire 20 minutes maximum -anesthésie fixe durant l’IRM durée maximale 30 minutes de kétamine/Xylazine sur un total de 2/semaine durant 2 semaines soit 4 injectionx maximum.
Impact sur les animaux
- Perte de poids constatée : plus de 10% non améliorée par ajout de nourriture humide en maximum 24h ; une perte de plus de 20% qui serait liée à l'évolution de la croissance entrainera une mise à mort de l’animal - implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute administration d’antalgiques au préalable ; - croissance de tumeurs sous-cutanée au niveau du flanc - anesthésie fixe durant l'IRM pour une durée maximale de de 30 minutes,4 séances maximum espacées de 3 jours au minimum
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de chaque procédure (soit pour congelation des tumeurs pour le stock soit pour fixation en formol).
Remplacement
Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes lymphoïdes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). L’étude par IRM du développement d’une tumeur ne peut se faire que sur l’organisme entier.
Réduction
Les procédures seront faites sur le nombre minimal d’animaux nécessaires afin de conclure de façon fiable statistiquement au taux d’anomalies de croissance tumoral. Nous utiliserons 10 souris + 20 souris soit 30 souris totales, et ferons une étude statistique d’analyse de contingence et un test de Fischer pour comparer avec une situation normale.
Raffinement
Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin). Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas de perte de poids légère. Des prélèvements en point final des tumeurs seront réalisés pour pouvoir obtenir le maximum d’informations des animaux utilisés. Pour les modèles implantés sous la peau par chirurgie, les animaux seront traités avec un antalgique avant la chirurgie qui se fera sous anesthésie. La procédure d’imagerie IRM se fera sous anesthésie.
Choix des espèces
Nous avons besoin d’animaux présentant un système immunitaire compétent, et de modèles tumoraux murins. La souris immunocompétente est un modèle de choix pour ce type d’étude car il existe un large panel de tumeurs murines représentatives de différentes indications oncologiques, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces de rongeurs de laboratoire. Nous avons choisi des souris âgées de 5 semaines, car la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser.
Nouvelles thérapies moléculaires et cellulaires dans la prévention du rejet de greffe.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des prélèvements sanguins hebdomadaires sous anesthésie et, pour une partie, une greffe de peau entre donneuse et receveuse préalablement immunisée, pour étudier des traitements contre le rejet d'organe. Le porteur indique des complications possibles de cicatrisation, de saignement ou d'infection au site de greffe, et une déshydratation liée à un bandage trop serré. Toutes les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale pour prélèvement de sang et d'organes.
Objectifs
L’insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale terminales sont des problèmes majeurs de santé publique. La transplantation d’organe est le meilleur traitement car elle permet d’améliorer la qualité et la durée de vie des patients. Cependant, la morbidité et la mortalité des patients transplantés restent élevées. Ceci s'explique notamment par une forme particulière de rejet d’organe, le rejet humoral. Ce dernier est causé par les lymphocytes B qui produisent des anticorps contre les protéines HLA du donneur, exprimées à la surface des cellules de l’organe transplanté. Certains patients possèdent déjà des anticorps anti-HLA avant la transplantation, parce qu’ils ont été exposés à du HLA étranger à l’occasion d’une transfusion, d’une grossesse, ou d’une précédente transplantation. Ces anticorps préexistants compliquent l’accès à la transplantation de nombreux patients. Certaines protéines HLA, comme le HLA A2, sont plus souvent en cause, parce qu’elles sont communes à une grande partie de la population. Actuellement, la seule prise en charge possible de cette immunisation du receveur contre le HLA du donneur repose sur une immunosuppression globale, visant toutes les sous classes des lymphocytes. Cette immunodépression massive expose le receveur à un haut risque d’infections et de cancers. En outre, certains plasmocytes producteurs d’anticorps anti-HLA ne peuvent pas être ciblés par les thérapeutiques actuelles, ce qui explique l’efficacité médiocre des protocoles existants. Notre projet vise à développer une approche thérapeutique plus sélective qui cible uniquement les lymphocytes B et plasmocytes qui produisent les anticorps contre une protéine HLA spécifique du donneur. Une telle approche permettrait à la fois d’obtenir une meilleure efficacité en ciblant également les plasmocytes, et une meilleure tolérance, en préservant les lymphocytes et plasmocytes qui ne sont pas impliqués dans la production des anticorps anti-HLA.
Bénéfices attendus
Cet étude permettra le développement et la validation préclinique des nouvelles stratégies de thérapie cellulaire et moléculaire visant à prévenir et traiter le rejet humoral, de façon à faciliter l’accès à la transplantation des patients sur liste d’attente.
Procédures
Les procédures #1, 2 et 3 impliquent des prélèvements sanguins hebdomadaires (100ul) sur souris anesthésiée ( pour monitorer l’efficacité, d’abord, du protocole d’immunisation (J-7 avant début du traitement) et, en suite l’efficacité, de nos traitements dans évolution du tôt d’anticorps et lymphocytes B spécifiques. La procédures #3 prévoie aussi une procédure de greffe de peau entre souris donneuse et souris receveuse pre-immunisée contre le donneur : la procédure chirurgicale est effectué une seule fois sur souris anesthésiée pendant 10-15 minutes.
Impact sur les animaux
Des complications éventuelles peuvent survenir au cours de la procédure 3, notamment une mauvaise cicatrisation, un saignement ou une infection du site de la greffe ou du site de l'injection. Ces complications sont rares (
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale pour collecter le sang (ponction intracardiaque) et les organes d'intérêt (ratte, foie, os, poumon, ganglions) pour l'analyse des effets des traitement sur les différents sous populations de lymphocytes B.
Remplacement
Des études préliminaires sur cellules sont en cours pour établir l’efficacité in vitro des différents traitements (cellulaire et moléculaires) sur une population mixte de lymphocytes dérivés de souris immunisées contre le HLA A2. Néanmoins, aucune méthode alternative au modèle in vivo n’est disponible pour aller plus loin dans notre étude pré-clinique.
Réduction
Les études in vitro nous permettront d’estimer l’efficacité des différentes approches testées. Dans le cas de résultats clairement négatifs (absence d’effets), la procédure relative au traitement en question sera retirée du projet et les souris ne seront pas utilisées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et en milieu enrichi. Ils seront surveillés quotidiennement (comportement, apparence, signes cliniques) par le personnel animalier d'une part, et par les personnes en charge de l'expérimentation d'autre part. Toute apparition de signes de douleur tels que prostration, dos vouté, isolement et poil hérissé entrainera l’ouverture d’une fiche de score avec des points limites bien définis qui pourront entrainer le cas échéant l'euthanasie de l‘animal par dislocation cervicale. Une attention particulière sera portée au point d’injection abdominal (rougeur) et à la zone de la chirurgie pour les animaux greffés.
Choix des espèces
Le modèle murin permet une étude in vivo et permet de se rapprocher de la physiologie humaine. Il s'agit d'un prérequis indispensable à toute application de nos approches à l’Homme. De plus, l'utilisation de souris permet l'accès aux modèles transgéniques qui, ici, nous permettent de répondre à des questions précises. Les souris seront utilisées entre 8 et 16 semaines, soit à un stade de développement adulte (système immunitaire mature).
Evaluation de l’effet hallucinogène de l’Ayahuasca chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
305 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie tuée à l'issue et le reste réutilisé ou transféré. Ils reçoivent par voie orale ou injectable des substances hallucinogènes présentes dans l'ayahuasca, la DMT et une β-carboline, subissent des prélèvements de sang et sont observés isolés pendant deux heures pour compter leurs secousses de type wet dog shakes. Le porteur indique que l'ayahuasca peut provoquer une anxiété aiguë et perturber le comportement des rats plusieurs heures durant. Selon les besoins du commanditaire en échantillons terminaux, chaque rat est tué pour prélèvement d'organes ou gardé vivant pour des formations internes.
Objectifs
Dans ce projet, les effets hallucinogènes de principes actifs pharmaceutiques seront étudiés. La N,N- diméthyltryptamine (DMT) et la β-Carboline, un alcaloïde, sont des substances psychotropes puissantes considérées comme des stupéfiants en France. Ils sont retrouvés dans la composition de l’Ayahuasca, boisson amazonienne psychédélique, ingérée traditionnellement dans un cadre chamanique, principalement à des fins thérapeutiques, d’apprentissage ou de divination. Cette boisson est produite à partir de la décoction de Banisteriopsis caapi et Psychotria viridis, des plantes contenant respectivement de la BC et de la DMT. Il existerait des bénéfices thérapeutiques de l’Ayahuasca pour les patients souffrant de dépression, d’idées suicidaires ou de graves problèmes de santé mentale. Cependant, l’Ayahuasca présente de nombreux effets indésirables en fonction de la dose utilisée (nausées, vomissements, diarrhées ou psychoses aigus conduisant même à la mort). L’objectif du présent projet est donc d’évaluer les effets hallucinogènes de plusieurs doses et compositions à partir du breuvage traditionnel de l’Ayahuasca en comparaison avec le 2,5-Dimethoxy-4-iodoamphetamine (DOI) qui est une substance psychédélique et une amphétamine substituée. Le DOI est un agoniste sérotoninergique puissant. Le DMT a une activité pharmacologique similaire mais sa biodisponibilité orale est très faible sans les composants de l'Ayahuasca, comme la β-Carboline, qui empêchent son métabolisme dans l'intestin. En jouant sur les doses et le ratio des composants du breuvage, le sponsor souhaite obtenir un composé qu’il pourrait développer en clinique dans l’indication de troubles psychiques en limitant les risques d’effets secondaires. Les effets du DMT seul, de la β-Carboline seule et de différents ratios de DMT et β-Carbolines seront mesurés. Le sponsor souhaite ensuite étudier les effets secondaires de type nausées et vomissements chez le furet (dans le cadre d’une autorisation de projets différente). L'activité hallucinogène sera étudiée en utilisant le test de "secouement du chien mouillé" (WDS pour wet dog shake). De nombreuses substances hallucinogènes qui agissent comme agonistes des récepteurs sérotoninergiques, tel que le DOI, provoquent un mouvement rotatif paroxystique et rythmique chez les rongeurs. Pour ce projet, le nombre de WDS et de secousses isolées de la tête (HS pour head shake) chez le rat seront comptabilisés pendant un total de 120 minutes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux caractériser les effets hallucinogènes de l’Ayahuasca à différentes doses sur le modèle rongeur de WDS. L’Ayahuasca pourrait être prometteuse et être proposée comme nouvelle stratégie thérapeutique aux patients souffrant de dépression et troubles de santé mentale.
Procédures
Les rats seront traités par voie orale, par voie sous cutanée (ou par voie intrapéritonéale) avec une substance à tester ou son véhicule. Ces administrations seront réalisées sur animaux vigiles en contention et dureront moins d'une minute. Des prélèvements de sang seront réalisés pour l’étude du profil pharmacocinétique des substances. Un prélèvement sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane (induction 4% pendant 4 minutes, entretien 2,5% mix air et oxygène) par ponction directe à la veine jugulaire sera réalisé. Le prélèvement de sang est très rapide (quelques minutes). Si le volume de sang souhaité par le sponsor est important, un prélèvement en intracardiaque avant la mise à mort est alors réalisé. L’effet hallucinogène des substances sera étudié avec le test du WDS qui consiste à observer les animaux sur une période de 2h et comptabiliser le nombre de WDS. Les animaux seront isolés pendant cette période et seront replacés dans leur cage d’hébergement avec leur paire dès le retour à un comportement normal. Dans le cas où le sponsor voudrait réaliser des analyses sur cerveau perfusé, alors une perfusion intracardiaque serait réalisée.
Impact sur les animaux
Un des effets indésirables potentiel est lié à l'administration de l’Ayahuasca et de DOI. Le personnel est formé et entrainé aux voies d’administration classiques pour réduire tout risque. Ces molécules sont connues pour induire des effets indésirables et de forts effets hallucinogènes. Après administration de DOI, une activité locomotrice et exploratoire normale est décirt dans la littérature. Avec l'Ayahuasca, une anxiété aigue (diminution de l'exploration et de l'activité locomotrice) pourrait être observée. L’état comportemental des rats pourra donc être perturbé pendant les quelques heures qui suivront l’administration. L’observation des WDS nécessite d’isoler les animaux pendant 2h. Le stress de l’isolement est considéré comme aigu. Les animaux satellites subiront au maximum 3 prélèvements de sang par ponction de la veine jugulaire (technique faiblement invasive) sous anesthésie gazeuse de courte durée.
Devenir
Selon si le sponsor a besoin d’échantillons prélevés en terminal (volume de sang important et/ou organes) ou non, l’animal sera mis à mort ou gardé en vie. Les animaux maintenus en vie seront utilisés dans le cadre de formations internes ou d’améliorations de nos procédures (raffinement) ou bien seront réhabilités dans des centres de formation (université, formation d’expérimentation animale ou chirurgie).
Remplacement
Ce projet ayant pour but l’étude comportementale chez le rat de l’effet hallucinogène de préparations à tester, il est indispensable d’avoir recours à l’animal. De plus, même si les méthodes d’extrapolation in vivo des effets observés in vitro sont de plus en plus utilisées, ces approches présentent malgré tout encore certaines limites pour caractériser le profil pharmacocinétique d'un composé (absorption, métabolisme et excrétion). L’évaluation in vivo du devenir d’un composé dans un organisme vivant reste incontournable.
Réduction
L’étude est séquencée en plusieurs étapes afin de n’utiliser des animaux qu’après validation de chaque étape. Si l’induction avec le contrôle positif n’était pas concluante alors le projet serait interrompu. Un seul groupe contrôle négatif sera utilisé pour chaque étape afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les observations comportementales seront réalisées en aveugle, ce qui justifie de n'utiliser qu'un seul groupe contrôle négatif même si les voies d'administrations et les véhicules sont différents entre le contrôle positif et les préparations à tester. Le N a été déterminé en tenant compte de l'effet hallucinogène attendu du contrôle positif, décrit dans la littérature. Avec les premiers résultats obtenus au cours des études pilotes, un calcul de puissance sera réalisé.
Raffinement
L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. Une importance toute particulière sera portée au suivi des animaux afin de prévenir et de remédier au plus vite à toute apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites seront également fixés avant le début des expérimentations. Les administrations seront réalisées dans une pièce attenante aux pièces d’hébergement. Le matériel utilisé sera adapté à l’espèce (aiguille, canule de gavage, etc.). Si l’administration des substances entrainait l’apparition de diarrhées et/ou des difficultés à se nourrir alors des croquettes ou des gels pour la réhydratation seraient placés dans la cage de l’animal. Pendant, la semaine d’acclimatation, les animaux seront habitués au moins une fois à la pièce d’expérimentation où sera réalisée les tests de WDS. Si les secousses WDS se poursuivaient après les 2h d’observations et seraient assez intenses, alors l’isolement de l’animal serait prolongé jusqu’à un retour à un comportement normal. Les prélèvements de sang se feront sur tapis chauffant avec un rétrocontrôle afin de maintenir la température de l’animal à 37°C. Pour cela, une sonde rectale reliée au tapis chauffant sera placée dans l’animal pendant le prélèvement. Après chaque prélèvement de sang, un volume de sérum physiologique équivalent à 3 fois le volume prélevé sera injecté en sous cutanée afin de compenser la perte de volémie. Dans le cas où une incision est nécessaire, une injection d'un analgésique local au niveau du site de l'incision sera réalisée au moins 15 min avant. Une analgésie générale sera apportée avant la perfusion cardiaque.
Choix des espèces
L’activation des récepteurs sérotoninergiques est responsable des effets psychédéliques chez l’Homme et induit chez le rat une réponse comportementale caractéristique de WDS. Les hallucinogènes sérotoninergiques agissent via des mécanismes d’action similaires chez l’Homme et le rat. Ces résultats démontrent que le test de WDS chez le rat est un modèle préclinique intéressant pour l’étude pharmacologique des effets hallucinogènes. Des rats adultes de 5 à 8 semaines pourront être utilisés.
Réponses métaboliques précoces chez la souris axénique recevant par voie orale un microbiote intestinal de souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
32 souris axéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevées sans microbiote, elles reçoivent un unique gavage de flore intestinale de souris, puis sont tuées entre six heures et trois jours après pour analyse des tissus. Le porteur décrit une intervention réduite, une sonde souple maniée par du personnel expérimenté, et n'attend pas de réaction inflammatoire. Il justifie le recours à l'animal par l'impossibilité d'étudier hors de l'organisme vivant les effets du microbiote sur le métabolisme.
Objectifs
Les maladies cardio-métaboliques (CMD) sont aujourd'hui la principale cause de maladie et de décès dans le monde. Elles causent non seulement des souffrances considérables aux millions de personnes touchées, mais aussi des coûts considérables pour la société et les systèmes de santé. Le terme CMD englobe différentes composantes telles que l'athérosclérose, la résistance à l'insuline / diabète sucré de type 2, la dyslipidémie et la stéatose hépatique / stéatohépatite non alcoolique. Cependant, il n'existe toujours pas de traitement efficace. Le microbiote intestinal, c'est-à-dire toutes les bactéries présentes dans notre intestin, est de plus en plus reconnu comme étant un facteur important dans de nombreuses pathologies, y compris les CMD. Cependant, les connaissances détaillées des mécanismes reliant le microbiote intestinal aux CMD font encore largement défaut. En particulier, on sait encore très mal comment, en conditions physiologiques, le microbiote régule le métabolisme et comment les organismes hôtes réagissent au contact du microbiote. Le projet actuel vise à étudier ce phénomène. L’étude de la dynamique d’adaptation du microbiote à l’hôte permettra de savoir quelles populations bactériennes sont impliquées dans la régulation du métabolisme. L’analyse des fluides et tissus biologiques par spectrométrie de masse donnera une image quasi-exhaustive des métabolites produits ou modifiés par le microbiote. La caractérisation approfondie du métabolisme des lipides et des voies inflammatoires sera particulièrement pertinente pour les CMD. En effet, le métabolisme des lipides et l’inflammation sont les deux voies menant à la maladie athérosclérotique, à l’épuisement des cellules pancréatiques beta (diabète de type 2) et à la stéatose hépatique non alcoolique. Les connaissances issues de ce projet permettront par la suite de concevoir des expériences ciblant des domaines spécifiques des CMD, en utilisant des modèles animaux ad hoc (ex : régime alimentaire riche en graisse pour étudier la stéatose hépatique).
Bénéfices attendus
Dans un premier temps, les bénéfices attendus sont un gain et un raffinement des connaissances fondamentales sur les interactions entre le microbiote intestinal et son hôte dans le domaine des régulations métaboliques. Il s’agit donc ici de contribuer à faire progresser les connaissances génériques sur la physiologie de l’organisme. Dans un second temps, nous escomptons qu’une meilleure compréhension des interactions mutuelles entre le microbiote et l'hôte aidera à mieux comprendre la physiopathologie des CMD et à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées.
Procédures
Quatre groupes sur 7, soit 32 souris sur 56, seront soumis à un unique gavage en début d'expérimentation, avec une dilution de microbiote intestinal de souris.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont réduites. En effet, la seule intervention invasive sera une inoculation oro-gastrique avec 200 µL de dilution de microbiote intestinal. Ce geste technique sera effectué à l’aide d’une sonde souple, peu traumatisante, par du personnel très expérimenté, chez des souris préalablement habituées à être prises en main par le manipulateur. Le microbiote inoculé étant issu de souris SPF, il sera dépourvu de micro-organismes pathogènes, de telle sorte qu’une réaction inflammatoire systémique suite à cette inoculation est très improbable. Les souris seront mises à mort entre 6 heures et 3 jours après l’inoculation, ce qui exclut toute nuisance à long terme.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour collecte et analyse de tissus.
Remplacement
L'évaluation des effets du microbiote intestinal sur le métabolisme de l'hôte n'est possible que chez les animaux vivants, du fait notamment des interactions complexes entre différents organes qui déterminent les réponses métaboliques globales.
Réduction
Un test statistique a été utilisé pour estimer le nombre minimal d’animaux requis pour avoir des résultats exploitables. Ce nombre est de 8 par groupe. Le protocole comporte 7 groupes, ce qui aboutit à un total de 56 animaux.
Raffinement
Il n’y a pas de souffrance liée à l’hébergement en isolateur. Les souris seront hébergées en groupes sociaux de 4 individus par cage, sur une litière de copeaux. Nourriture et eau stériles seront distribuées à volonté. Un enrichissement de milieu sera apporté : papier à déchiqueter, bûchettes à ronger, tunnel dans lequel se cacher. Les animaux seront visités une fois par jour avant la procédure d’inoculation oro-gastrique, puis 2 fois par jour pendant les 3 jours qui suivront cette procédure. L’inoculation oro-gastrique sera effectuée à l’aide d’une sonde souple, peu traumatisante, par du personnel très expérimenté, chez des souris préalablement habituées à être prises en main par le manipulateur. A la fin de l’expérience, soit au plus 3 jours après le gavage, les souris seront anesthésiées profondément avec de l'isoflurane avant d’être mises à mort par dislocation cervicale. Ce geste sera effectué par le personnel expérimenté de l’animalerie.
Choix des espèces
La souris est un modèle établi pour la recherche sur le microbiote intestinal et les maladies cardio-métaboliques, avec une pertinence démontrée pour la situation humaine. Nous utiliserons des souris jeunes adultes âgées de 8-10 semaines.
Optimisation de la dose injectée de nanoparticules pour de l’imagerie bimodale (EU porteur ; EU1/3)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
45 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de cellules de glioblastome dans le cerveau, puis des injections de nanoparticules et des séances d'imagerie IRM et scanner sous anesthésie, pour optimiser la dose à injecter. Le porteur qualifie la douleur chirurgicale de modérée, avançant que le cerveau n'est pas innervé et que seule l'incision du cuir chevelu fait mal. Il justifie le recours à l'animal par la complexité du développement tumoral, impossible selon lui à reproduire in vitro.
Objectifs
Les tumeurs cérébrales appelée glioblastomes sont les cancers du cerveau les plus fréquents et sont généralement agressifs. En clinique, actuellement le protocole de traitement de ces tumeurs cérébrales commence par une ablation chirurgicale, suivie de séances de radiothérapie et de chimiothérapie. En effet, dans la plupart des cas, l’ablation chirurgicale ne permet que de retirer partiellement la masse tumorale. Les cellules cancéreuses restantes après chirurgie sont ensuite traitées par radiothérapie et chimiothérapie. Ce projet se place dans le contexte clinique de traitement des tumeurs cérébrales, et plus particulièrement sur l’amélioration de l’efficacité du traitement par radiothérapie guidée par l'image grâce à l’utilisation de nanoparticules. Une nanoparticule radiosensibilisante (en cours de développement clinique) a été développée pour permettre une imagerie bimodale par résonance magnétique (IRM) et tomodensitométrie (TDM). L’objectif principal de ce projet consiste à optimiser la dose de nanoparticule à injecter chez le rat pour visualiser la tumeur en IRM et en TDM. Nous avons préalablement évalué in vitro (sur cellules tumorales humaines) l’intérêt s de ces nanoparticules pour les 2 modalités d’imagerie, la toxicité des nanoparticules ainsi que l’efficacité thérapeutique en association avec la radiothérapie et avons ainsi pu démontrer leur pouvoir « radiosensibilisant » et leur intérêt pour de l’imagerie bimodalité. Nous souhaitons confirmer ces résultats très prometteurs sur un modèle de tumeur cérébrales chez le rat et optimiser les conditions d’imagerie.
Bénéfices attendus
Les nanoparticules que nous avons développées présentent de multiples intérêts. (1) elles permettront de décupler les effets toxiques du traitement de radiothérapie au sein de la tumeur (2) elles permettront un meilleur suivi par imagerie de la progression/régression tumorale au cours du traitement des patients L’objectif du projet étant ainsi d'optimiser les modalités de traitement des tumeurs cérébrales.
Procédures
Chirurgie 1h sous anesthésie gazeuse. 1 fois Imagerie par bioluminescence : injection intra-péritonéale sur animal vigil (quelques secondes) puis15 min d'imagerie sous anesthésie gazeuse. 1 fois Injection de nanoparticule par voie intraveineuse dans la veine de la queue ( quelques secondes) : 2 fois à 3 jours d'intervalle. Imagerie par tomodensitométrie sous anesthésie gazeuse : 30 min; 2 fois Imagerie IRM sous anesthésie gazeuse : 20 min; 2fois
Impact sur les animaux
Chirurgie opératoire classée modérée car la procédure est parfaitement maitrisée au sein de notre laboratoire . Malgré une opération invasive due à l’incision de la peau du crâne et à l’injection de cellules intracérébrale, la douleur engendrée par l’acte chirurgical est estimée modérée, car dès le lendemain le rat se laisse manipuler aisément, ne montre aucun signe de peur (cris, prostration, agressivité) lors du nettoyage de la plaie. Le cerveau n’étant pas innervé, la douleur principale engendrée par l’opération provient de l’incision de la peau du crâne que nous estimons légère. Utilisation d'analgésiques pour limiter la souffrance des animaux. Imageries non invasives réalisées sous anesthésie volatile.
Devenir
Animaux mis a mort à la fin de la procédure ou si un point limite est atteint. Les animaux seront mis à mort et le cerveau ainsi que les organes seront prélevés pour analyse macroscopique et histologique.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes. De plus la distribution des nanoparticules in vivo est indispensable pour évaluer leur intérêt en imagerie. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous pourrons suivre dans le temps sur chaque animal la croissance tumorale ainsi que la prise de contraste par les nanoparticules. Nous obtiendrons ces données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. Cette procédure offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux car la prise d’image peut être réitérée au cours du temps
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux après l'implantation de la tumeur (pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie) . L'atteinte d'un point limite décrit dans le descriptif de la procédure conduira à la mise à mort de l'animal. Une attention toute particulière sera également portée lors du transport des animaux depuis le site d’hébergement et de chirurgie vers les sites d’imagerie, notamment par le maintien d'une température optimale (par l'intermédiaire de bouillottes chauffantes placées sous les cages). Ce transport se fera toujours sous conditions éveillées : l’anesthésie gazeuse étant rapidement réversible. Les animaux bénéficieront en permanence d'un enrichissement sous forme de feuilles de sopalins et de bâtonnets en bois à ronger.
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les rats constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. En outre, le choix de cette espèce se justifie par les limitations de résolution offertes par l’imagerie. Les rats nude (dépourvus d’une partie du sytème immunitaire) sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines car il n'y a ainsi pas de rejet du greffon tumoral implanté. Nous privilégions des rats mâles, sexe utilisé jusqu’à présent dans nos études antérieurs afin de pouvoir confronter nos résultats. Des rats âgés de 8 semaines sont utilisés, à un stade où leur conformation crâniale correspond à celle de l’atlas sur lequel nous nous basons pour injecter les cellules tumorales dans un endroit précis du cerveau.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation d'une canule dans le cerveau, sont logés seuls puis reçoivent deux injections quotidiennes d'une formulation dans le liquide céphalorachidien, animal éveillé, avant des tests comportementaux. Le porteur indique que les formulations toxiques peuvent provoquer convulsions, détresse respiratoire et vocalisations, déclenchant la mise à mort. Il présente ce modèle comme un moyen de limiter le recours ultérieur aux primates non humains.
Objectifs
L’objectif de notre projet est de mettre en place un modèle chez le rongeur permettant d’évaluer l'absence de toxicité de différentes formulations de tampon d’un médicament innovant pour les pathologies neurologiques en caractérisant leurs effets sur le comportement général et neurologique. Ce modèle devra permettre la détection d’effets secondaires cliniquement observables liés aux formulations de tampon administrées deux fois par jour dans le cerveau. Le but de ce modèle étant d’éliminer toute toxicité et de valider la sécurité des formulations chez le rat avant de passer à l’étape suivante des tests précliniques sur primates non humains et d'ainsi en limiter leur nombre. Il devra donc être représentatif de ce qui se passe chez le primate non humain. Pour cela, nous réaliserons l’administration de ces formulations deux fois par jour sur une seule journée chez le rat éveillé afin de suivre durant et après le processus d’injection tout signe d’effets secondaires cliniquement observables. Des analyses comportementales permettront d’apprécier le comportement général et neurologique des animaux. Enfin le prélèvement du cerveau des animaux permettra de contrôler le site d’injection et la bonne administration des formulations testées.
Bénéfices attendus
L’évaluation de l’innocuité des différentes formulations de tampon administrées dans le cerveau chez le rongeur devrait permettre de détecter précocement tout signe de toxicité afin d’optimiser et de limiter pour les tests précliniques suivants le recours aux primates non humains. Seuls les tampons ne présentant aucun effet secondaire cliniquement observable chez le rongeur seront testés dans les phases précliniques suivantes. Ces formulations sont utilisées pour un médicament innovant qui à terme, pourrait faire l’objet de tests en phase clinique pour le traitement de maladies neurologiques chez l’Homme.
Procédures
Les rats seront soumis à une procédure chirurgicale pour la réalisation de l’implantation de la canule de micro-injection. Sous anesthésie générale, la canule de micro-injection sera implantée au niveau cérébral. La chirurgie sera réalisée en 30 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Un maintien des rats en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux les canules. Le jour de l’administration des formulations, la micro-injection a lieu sur les rats éveillés maintenus dans la main de l’expérimentateur et dure environ 5 minutes avant que le rat ne retourne dans sa cage d'élevage. A la suite de l’injection, les rats effectueront un test d’exploration libre en Open-Field (dispositif carré en polyethylène noir, enceinte de 60x60x60cm) durant 15 minutes afin d’évaluer l’activité locomotrice spontanée générale puis les rats réaliseront une batterie de tests fonctionnels durant 15 minutes Cette série de tests consistent principalement à de l’observation de l’animal dans sa cage d’élevage, une prise en main de l’animal par l’expérimentateur et une mesure automatisée de force de préhension des membres antérieurs (grip-test). Pour cela, le rat sera tenu par la queue et présenté à une barre en forme de T (mesure de force globale avec 2 membres antérieurs) puis délicatement tiré jusqu’au lâcher prise.
Impact sur les animaux
L’utilisation d’une couverture analgésique lors de la procédure de chirurgie va permettre de limiter au maximum la souffrance des animaux. L’hébergement en cage individuelle des rats implantés, nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux la canule, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes mais cet effet sera limité par l’utilisation de cages transparentes, permettant à chaque rat de voir au moins un de ses congénères et par l’utilisation d’enrichissement pour améliorer leur bien-être. En cas d’administration d’une formulation toxique, des effets secondaires sont attendus : tout comportement de type convulsion, détresse respiratoire, vocalisations, prostration entrainera la fin de la procédure et la mise à mort de l’animal dans des conditions éthiques.
Devenir
A la fin de la procédure expérimentale 1, les 280 rats seront mis à mort dans des conditions éthiques pour le prélèvement d'organes (cerveau).
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’observer des signes cliniques comportementaux et neurologiques de toxicité. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utilisons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation du projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études exploratoires précédentes du même type. La seconde phase du projet n’aura lieu que si et seulement si la première phase du projet est validée et les effectifs pourront être revus à la baisse à la suite de la première phase du projet. Ce projet a également pour objectif principal de réduire le recours aux primates non humains.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de la réalisation de la chirurgie (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après la réalisation de celle-ci. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré trois fois par semaine et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal est observée ou si des signes d’infection au niveau de la plaie (jonction avec le ciment dentaire) ou des modifications du comportement des animaux (avant l’injection) sont observés (arrêt de prise alimentaire ou de boisson, cachexie, vocalises, piloérection, convulsions, etc), ceux-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Au moment de l’injection ou après injection, tout comportement de type convulsion, détresse respiratoire, vocalisations, prostration, automutilation entrainera la fin de la procédure et la mise à mort de l’animal dans des conditions éthiques. Des briques d’Aspen seront placées dans chaque cage comme dispositif d’enchissement pour assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa facilité de manipulation pour l’implantation de canule, de l’injection en condition vigile et de la FOB largement décrite dans la littérature scientifique pour évaluer le comportement générale et neurologique des rats. Les animaux seront des rats âgés de 3 mois à leur arrivée au laboratoire, les expérimentations déburteront 1 semaine après leur arrivée. Cela correspond à de jeunes rats adultes pour être dans des conditions identiques à celles des tests sur les primates non humains.
Exploration fonctionnelle des mécanismes de l’action antidouleur de TAFA4 chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
984 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 384 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris subit un modèle de douleur, injection de carraghénane pour une inflammation, ou chirurgie pour une lésion neuropathique ou post-opératoire, avec administration de composés par gavage ou injection. Le porteur mentionne des pertes de poids liées aux modèles lésionnels et décrit des tests comportementaux répétés. Il conclut que l'étude de la douleur est indispensable in vivo, la douleur ne pouvant selon lui être dissociée de l'organisme entier.
Objectifs
Nous avons récemment découvert une molécule particulièrement adaptée au traitement de la douleur, notamment dans le cas des douleurs post-opératoires aigues et chroniques. Nous avons également découvert que l’action de cette molécule nécessite un récepteur exprimé à la surface de toutes nos cellules appelé LRP1. Le but de cette étude est de déterminer les mécanismes physiologiques d’action de la molécule anti-douleur que nous avons identifié. Pour cela nous allons utiliser des souris dans lequel nous éliminerons séquentiellement LRP1 dans un type cellulaire donné tout en le maintenant dans les autres types cellulaires. Ainsi nous déterminerons qu’elles sont les cellules impliquées directement dans le fonctionnement de notre molécule antidouleur.
Bénéfices attendus
Le but final est que TAFA4 soit prescrite comme une molécule antidouleur en clinique.
Procédures
Pour le modèle de douleur inflammatoire, une unique injection de Carraghénane sera réalisée sur chaque souris. La durée d’une injection ne dure que quelques secondes et nécessite une contention rapide de l’animale vigile. En ce qui concerne les modèles de douleur neuropathique ou post-opératoire (nécessitant une chirurgie), les souris seront sous anesthésie générale. La chirurgie ne nécessite qu’une seule anesthésie par souris, car il s’agit de chirurgies de courtes durées (pas plus de 15 minutes par souris). Chaque souris ne subira qu’un seul modèle de douleur, soit une chirurgie, soit une injection.
Impact sur les animaux
Les animaux seront amenés à subir l’administration de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale et sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, post-opératoire ou neuropathique qui pourraient entrainer une perte de poids.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par inhalation d’une concentration croissante de CO2 (ou perfusion intra-cardiaque pour la procédure 1). En effet, ces animaux ne peuvent être réutilisés pour d’autres procédures.
Remplacement
Une de nos thématiques de recherche est de comprendre comment et pourquoi une personne a mal. Notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. En effet, la douleur ne peut être dissociée du système physiologique global de l’animal. Il est donc nécessaire de réaliser une étude comportementale afin d’étudier l’intégration complexe de l’information sensorielle de la périphérie (peau) jusqu’au cerveau. Par ailleurs, les animaux génétiquement modifiés que nous utilisons représentent des alternatives prometteuses pour des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension des pathologies humaines. En particulier, les souris génétiquement modifiées fournissent des modèles nouveaux permettant de mettre en évidence de nouvelles molécules analgésiques ayant un spectre d’action plus spécifique afin, à terme, d’améliorer la qualité de vie des patients. Ainsi, l’expérimentation sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet.
Réduction
Des stratégies seront mises en place afin de limiter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires tout en obtenant suffisamment de données pour répondre aux questions liées à l'étude. Ainsi, l’élaboration précise des protocoles de comportement et le choix pertinent des contrôles sont des éléments déterminants. De plus nous procèderons à une utilisation maximale des données obtenues en réalisant toute une série de tests comportementaux non-invasifs sur le même animal, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Par ailleurs, nous utiliserons des outils statistiques nous permettant d’évaluer au mieux le nombre d’animaux nécessaire. Enfin, le contrôle des paramètres environnementaux mais également du statut sanitaire et génétique des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats expérimentaux obtenus, et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables. Les procédures décrites sont appliquées et maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaire à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés. Ce projet nécessitera au maximum 984 souris.
Raffinement
Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, dans un environnement enrichi (coton et/ou dôme) pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal afin de diminuer au maximum le stress des animaux. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. Nous avons recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical et des soins pré-, per- et post-opératoires adéquats sont administrés. Les procédures expérimentales seront planifiées (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation), ce qui permettra de diminuer le stress des animaux et de favoriser la validité des expériences. Enfin, des points limites les plus précoces possibles seront établis en fonction des tests de comportements utilisés. Un examen clinique sera effectué quotidiennement afin de vérifier la cicatrisation et l’état général de l’animal. Toutes ces stratégies d’optimisation seront mises en place dans le but de réduire voire supprimer la souffrance chez l’animal.
Choix des espèces
Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Travaillant sur la physiologie d’animaux adultes, nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines.
Evaluation et développement de médicaments pour le traitement des pathologies hypertensives spécifiques de la gestation.
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système cardiaque
120 souris gestantes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections quotidiennes d'un médicament entre le 12e et le 18e jour de gestation, avec des prises de sang sous anesthésie, avant d'être tuées pour analyser placentas et fœtus. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable grave et signale qu'un tiers des animaux livrés peuvent ne pas être gestants. Il justifie le recours à l'animal par l'absence de modèle in vitro reproduisant l'interaction entre la mère, le placenta et le fœtus.
Objectifs
Décrire l'effet d'une classe médicamenteuse sur les marqueurs sanguins de la maladie (molécules circulantes dans le sang maternel) en cours de gestation animale. Décrire d'éventuels effets toxiques de cette classe méicamenteuse sur l’évolution des fœtus en cours de gestation animale.
Bénéfices attendus
Le développement de thérapeutiques est une priorité de la recherche en médecine périnatale. Le bénéfice attendu de nos recherches est d'apporter la preuve de concept sur un model d'animal gestant qu’une classe médicamenteuse permet potentiellement de ralentir l’évolution de la maladie sans effets secondaires indésirables sur le developpement foetal. Cette preuve de concept permettra de decliner des propositions d'études médicamenteuses avec des molécules déja commercialisées utilisables chez l'espèce humaine.
Procédures
L’injection quotidienne des médicaments est un acte peu douloureux et peu stressant quand il est réalisé par un opérateur entrainé. Cette procédure est réalisée quotidiennement par un très grand nombre d’équipes de recherche. L’injection de médicament sera effectuée entre le 12e et le 18e jour de la gestation. Les prises de sang (réalisées 3 fois dans notre protocole de recherche, 12e, 15e et 18e jour de la gestation) seront systématiquement réalisées sous anesthésie générale pour limiter au maximum à la fois le stress et la douleur des animaux.
Impact sur les animaux
Aucun effet secondaire, ni indésirable grave n’est attendu des gestes réalisés en cours de gestation (injection de médicament, prise de sang) au cours de notre protocole. Aucune procédure chirurgicale ne sera effectuée sur les animaux jusqu’au jour de l'euthanasie.
Devenir
Chaque animal sera euthanasié en fin de procédure au 7ème jour du protocole expérimental c’est-à-dire au 18e jour de gestation. L'euthanasie se justifie par la nécessité d’une prise de sang maternel de plus gros volume et l’analyse systématique des placentas et des fœtus. Nos procédures d’analyses ne sont pas possibles après la parturition et la mise bas des portées.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro permettant de remplacer l’interaction entre la mère, le placenta et le fœtus au cours de la gestation. C’est pourquoi en recherche en reproduction le modèle d’animal gestant reste indispensable à ce jour. De plus cette étape experimentale est incontournable pour repérer les éventuels effets malformatifs ou délétères pour la gestation de classes médicamenteuses.
Réduction
Compte tenu de la variabilité du nombre de fœtus par portée et de la variabilité des dosages in vivo, le nombre nécessaire pour montrer une différence significative entre deux groupes est de 8 animaux par groupe. De plus, l’établissement éleveur qui nous procure les animaux gestants, ne peut nous assurer la gestation des animaux à la livraison. Les animaux non gestants peuvent représenter jusqu’à 1/3 de l’effectif total d’animaux prévus initialement. Nous profitons de cette procédure experimentale pour tester un appareil de monitorage du pH tissulaire in vivo le jour de l'euthanasie. Le fait d'effectuer ce test au cours de notre protocole sur souris gestante, ne biaise pas nos données experimentales, n'allonge pas la procédure de manière à perturber nos analyses et surtout permet de diminuer le nombre total d'animaux utilisés pour nos recherches.
Raffinement
Les critères objectifs de souffrance et/ou la détresse d’un animal seront quotidiennement évalués. L’expérimentation sera systématiquement interrompue pour chaque animal en cas d’atteinte des points limites préalablement définis par une grille de suivi. Nous prévoyons de tester systématiquement la dose la plus faible de médicament et d’arreêer en cas d’effet mesuré significatif.
Choix des espèces
Le modèle murin est choisi pour plusieurs raisons : - Son type de placenta est proche de celui de l’expèce humaine - Les molécules responsables de la maladie humaine sont également retrouvées dans le sang maternel au cours de la gestation chez la souris. Les dosages de ces molécules chez la souris sont commercialisés. - Le modèle de gestation chez la souris est systématiquement utilisé de par le monde pour étudier de potentiels effets deletères de classes médicamenteuses en cours de gestation.
Etude chez la souris des effets neurophysiologiques d’une maladie causée par une mutation d’un canal calcique (EU1/2)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
438 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 81 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modélisant une maladie cérébelleuse infantile, elles subissent des chirurgies stéréotaxiques et des implantations d'électrodes crâniennes pour enregistrer l'activité cérébrale, et présentent ataxie et crises d'épilepsie. Le porteur indique que la chirurgie d'électrodes peut induire une douleur modérée et évoque l'attente des patients et cliniciens. Il justifie le recours à la souris par l'impossibilité de reproduire in vitro ou in silico les réseaux de neurones du cervelet.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact physiopathologique d’une mutation gain de fonction d’un canal calcique décrite dans une maladie cérébelleuse infantile. Seules les études in vivo et ex vivo peuvent permettre de déterminer l’impact de cette mutation sur le(s) dysfonctionnement(s) neurologique(s) observé chez les patients atteints de cette maladie. Pour ce projet, nous utiliserons un modèle murin chez lequel l'expression de la mutation causale pourra être induite. Il s’agit du premier modèle animal de cette maladie et l’attente des patients et cliniciens est considérable, d’une part pour mieux comprendre cette pathologie, et d’autre part pour évaluer les traitements possibles.
Bénéfices attendus
Identifier les mécanismes pathogéniques dans l'atrophie cérébelleuse infantile. Préciser le rôle du canal calcique dans le développement du cerveau, du cervelet en particulier. Valider le modèle murin en tant que modèle préclinique de la maladie permettant d'évaluer des pistes thérapeutiques dans l'atrophie cérébelleuse infantile.
Procédures
Pour ce projet, 294 animaux seront évalués pour leurs capacités motrices et cognitives dans des tests standards. 70 animaux subiront une injection i.v. d'adénovirus codant pour la cre recombinase par chirurgie « stéréotaxique » pour induire l'expression du canal calcique mutant dans le cerveau et le cervelet. Les autres animaux évalués dans cette 'procédure comportementale' sont issus de croisements permettant une expression conditionnelle de la mutation du canal. Ces différents tests, potentiellement générateurs de stress, se dérouleront sur une période d'environ 1 mois. 81 animaux subiront une chirurgie pour l'implantation crânienne d'électrodes pour l'enregistrement d’électroencéphalogramme (EEG). Sur ces animaux, l'EEG sera enregistré sur une période d'environ 1 mois, à raison d'une séance de 6 heures par semaine. 63 animaux participeront à une étude longitudinale des paramètres anatomofonctionnels par échographie photoacoustique du cerveau et du cervelet. Les mesures seront réalisées lors de courtes séances (15 min) d'acquisition sous anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
Pour des animaux porteurs de la mutation, on peut s'attendre à des défauts neurologiques précoces qui vont résulter en une atrophie cérébelleuse et des troubles fonctionnels cérébelleux de type ataxie, ainsi que des crises épileptiques de type généralisée (absence). Nos procédures expérimentales pourront conduire à des effets indésirables. (i) les études comportementales du suivi locomoteur de l'ataxie pourront résulter en un stress des animaux lié à la préhension manuelle et la découverte de l'environnement expérimental que nous atténuerons par une habituation de ces animaux aux dites procédures. (ii) le suivi par échographie/photoacoustique à haute résolution des éventuelles dysmorphies cérébrales et cérébelleuses est une approche non invasive et non douloureuse. Comme en (i), le stress subi par les animaux se limite à la préhension par l'expérimentateur pour une courte période (15 min/animal). (iii) Le suivi du phénotype épileptique par enregistrement électroencéphalographique (EEG) peut induire une douleur modérée puisqu'il implique une chirurgie pour la pose d'électrodes intracraniennes.
Devenir
L'ensemble des animaux contribuant aux 3 procédures de ce projet seront mis à mort. Les organes, tout particulièrement le cerveau et le cervelet, seront prélevés pour des analyses immunohistologiques.
Remplacement
Le développement et la caractérisation d'un modèle souris est incontournable pour l'analyse physio/pathophysiologique de l'ataxie cérébelleuse. Son utilisation sera toutefois strictement limitée aux expériences in vivo et ex vivo (prélèvements d'organes) ne pouvant être réalisées sur les modèles in vitro et in silico de la pathologie. Les conséquences fonctionnelles de cette mutation sur l'activité du canal calcique seront étudiées dans des expériences d'électrophysiologie sur lignées cellulaires et des approches in silico seront développées pour modéliser les conséquences de cette mutation sur l'excitabilité neuronale. Ces stratégies in vitro et in silico permettent de comprendre l'impact du canal muté à l'échelle cellulaire mais pas à l'échelle de l'organe entier, à savoir le cerveau, puisque les réseaux de neurones mis en place lors du neurodéveloppement ne peuvent pas être obtenus en culture ni par modélisation informatique. Quant aux études phénotypiques, par exemple les conséquences motrices d'anomalies du cervelet, elles nécessitent encore aujourd'hui de réaliser des expériences sur l'animal vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet (estimé à 438) a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement relevant. Nous avons défini une stratégie de croisement que nous espérons la plus optimale possible. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire. Nous réaliserons dans la mesure du possible l'expérimentation comportementale (in vivo), et les analyses anatomique, tissulaire, cellulaire, sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis.
Raffinement
Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille de score pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésique et pour les scores les plus important, la mise à mort.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal le mieux adapté pour i) modéliser de manière inductible la maladie neurologique étudiée et ii) développer l'ensemble des investigations anatomomorphologiques et fonctionnelles des atteintes cérébelleuses associées à la pathologie. La possibilité de contrôler l'expression de la mutation par la recombinase Cre (lignées de souris driver, injection de virus codant pour la recombinase Cre) est également un atout majeur justifiant l'intérêt de modéliser cette pathologie dans l'espèce souris. Les connaissances actuelles sur ce modèle permettent de répondre au mieux à la règle des 3 R. Utilisation de jeunes adultes et d'adultes pour étudier les conséquences neurodéveloppementales de l'expression de la mutation d'intérêt, en particulier les conséquences sur le développement et la physiologie du cervelet.
Administrations de candidats médicaments et collectes de sang répétées chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 450
Pour le compte de clients de l'industrie pharmaceutique, 4 050 rongeurs, 3 600 souris et 450 rats, vont être utilisés afin de fournir des échantillons de sang où mesurer la concentration de candidats médicaments, tous tués à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les rongeurs reçoivent les composés par gavage, par injection, par voie nasale ou intratrachéale, une fois ou pendant plusieurs semaines, puis subissent jusqu'à huit prises de sang en 24 heures, parfois sous anesthésie répétée. Certains sont opérés pour l'implantation d'un cathéter ou d'une pompe sous la peau et peuvent être isolés dans leur cage, et les plus gros volumes de sang sont prélevés dans le cœur, avec ouverture du thorax chez la souris. Le prestataire indique fixer ses effectifs en tenant compte des "besoins de nos clients" et ne réaliser "pas de tests statistiques" sur les données.
Objectifs
Au cours du développement préclinique, un grand nombre d’études sont effectuées afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des candidats médicaments. Les études pharmacocinétiques, qui sont menées en parallèle, permettent d’étudier le devenir du composé dans un organisme vivant. Classiquement, il s’agit de caractériser son absorption, sa distribution dans l’organisme, son métabolisme et enfin son élimination. Les données collectées dans le cadre de ces études permettent notamment d’affiner les doses et par conséquent de contribuer à la détermination de fenêtres/marges thérapeutiques, qui matérialisent la zone de concentrations permettant d’observer une efficacité tout en limitant la survenue d’effets secondaires/toxiques. En tant que prestataire de services pour l’industrie pharmaceutique, nous proposons à nos clients de réaliser la phase expérimentale de leurs études pharmacocinétiques. Ce projet a donc pour objectif de fournir à nos clients des échantillons de sang prélevés chez le rongeur (rat ou souris) et dont l’analyse permettra de connaître les variations de concentration plasmatique des candidats médicaments au cours du temps après une administration unique ou répétée.
Bénéfices attendus
Les échantillons de sang collectés seront traités et les plasmas ou sérums obtenus seront analysés par nos clients afin d’établir le profil pharmacocinétique de leur candidat médicament et de déterminer les doses qui permettront d’obtenir un effet optimal avec des effets secondaires maitrisés.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations de composés soit par voie PO, IP, SC (durée inférieure à 1 minute) ou IV à la veine de la queue (durée inférieure à 5 minutes) ; soit par voie IN, IT, topique (durée inférieure à 1 minute) ou IV à la veine jugulaire sous anesthésie gazeuse (durée inférieure à 5 minutes). Dans la majorité des cas il s’agira d’une administration unique, mais elles pourront également être répétées sur plusieurs jours ou semaines. Des prélèvements répétés de sang seront réalisés soit sur animal vigile via un cathéter vasculaire, à la veine de la queue ou submandibulaire (souris uniquement), soit sur animal anesthésié par ponction directe de la veine jugulaire (durée: quleques minutes). Ces prélèvements seront réalisés le plus souvent pendant les 24 à 72h suivant l’administration avec un maximum de 8 prélèvements sur 24h, mais ils pourront également être étalés sur plusieurs semaines (2 prélèvements par semaine maximum). Certains animaux subiront des chirurgies d’implantation de cathéters vasculaires (durée de la chirurgie : environ 40 minutes) et/ou de pompes osmotiques en SC (durée de la chirurgie : environ 20 minutes) . Lorsque des volumes importants de sang seront nécessaires, le prélèvement pourra être effectué en intra-cardiaque de façon terminale (durée inférieure à 1 minutes) sous anesthésie chez le rat, sous anesthésie et analgésie morphinique chez la souris.
Impact sur les animaux
Pour les administrations de composés, les animaux seront maintenus en contention, ce qui peut générer du stress. Un ou plusieurs gavages pourront être réalisés, ou des injections de composés impliquant l’introduction d’une aiguille. Certaines modalités d’administration nécessiteront d’avoir recours à l’anesthésie des animaux. Certains animaux subiront également une chirurgie d’implantation de pompe osmotique et/ou de cathéters qui pourra nécessiter de les isoler dans leur cage d’hébergement. Des prélèvements de sang seront réalisés, impliquant parfois des ponctions directes dans les vaisseaux à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette. Ces prélèvements pourront nécessiter également d’anesthésier les animaux et ce de façon répétée. Dans le cadre de prélèvements multiples, jusqu’à 8 prélèvements pourront être réalisés toutes les 24h sur 24 à 72h, ou encore 2 prélèvements maximum par semaine pendant plusieurs semaines. Lorsque des volumes importants de sang seront nécessaires, le prélèvement pourra être réalisé en intracardiaque de façon terminale : dans ce cas les animaux seront anesthésiés et une thoracotomie sera réalisée pour les souris.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de collecter différents organes.
Remplacement
Si des méthodes d’extrapolation in vivo des effets observés in vitro sont de plus en plus utilisées, comme la modélisation pharmacocinétique à fondement physiologique, ces approches présentent malgré tout encore certaines limites, notamment la difficulté à paramétrer certains processus mis en jeu en particulier pour les phases d’absorption et d’excrétion. Ces approches ne constituent qu’une aide à la caractérisation des interactions pharmacocinétiques, et l’évaluation in vivo du devenir d’un composé dans un organisme vivant reste incontournable.
Réduction
Toutes les mesures seront prises pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet tout en prenant en compte les besoins de nos clients (volumes de sang, nombre de points de prélèvements, de voies d’administrations et de doses à tester nécessaires). Chaque animal pourra être son propre contrôle, et le recours à des prélèvements répétés au cours du temps sur le même animal permet également de limiter le N total par étude. Nous ne réalisons pas de tests statistiques sur les données obtenues. Le nombre d'animaux par groupe (N=3 par dose ou par temps de prélèvement) a été déterminé sur la base de nos études précédentes où il est apparu qu'un nombre de 3 animaux est le nombre minimum permettant de conclure sur le profil pharmacocinétique d'un composé en tenant compte de la variabilité inter-individuelle.
Raffinement
L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement grâce à une grille de score. Des points limites précis et spécifiques à chaque procédure sont également préalablement établis afin de s’assurer que toute douleur/souffrance éventuelle des animaux pourra être détectée et prise en charge rapidement. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie et les chirurgies seront réalisées sous anesthésie et analgésie appropriées. Les animaux seront également habitués à la manipulation et à la contention. Les prélèvements sanguins ainsi que les volumes d’administration seront réalisés selon les recommandations éthiques. Après chaque prélèvement, une injection de sérum physiologique sera réalisée (volume équivalent injecté directement dans la voie veineuse ou 3 fois le volume prélevé injecté en sous cutané) afin de compenser la perte de volémie. Lorsque qu’une chirurgie sera nécessaire pour l’implantation de pompe osmotique ou de cathéter, elle sera réalisée en conditions aseptiques, et les animaux bénéficieront d’une surveillance accrue (minimum 2 fois par jour) en phase post-opératoire. De la nourriture et/ou des gels enrichis seront déposés dans la cage afin de limiter la perte de poids des animaux après la chirurgie.
Choix des espèces
Ces études de pharmacocinétique vont permettre de déterminer les doses qui seront ensuite utilisées pour les études d’efficacité et de pharmacologie de sécurité chez le rongeur, ce qui justifie le choix des espèces retenues pour ce projet. Le choix entre souris et rat sera ensuite conditionné notamment par l’historique des études déjà réalisées par nos clients, le choix du modèle de pathologie envisagé par la suite, et les volumes de sang requis pour les bioanalyses. Les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont : - Des rats de tous âges soit environ 150 à 600g - Des souris de tous âges soit environ 20 à 40g L’âge des animaux dépendra du protocole à réaliser, des objectifs de l’étude et des candidats médicaments à tester
Etude du rôle d’un récepteur au froid (« TRPM8 ») au cours de la cardiomyopathie diabétique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
88 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyser leurs organes, 44 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 44 un niveau modéré. Porteuses ou non d'une invalidation du gène d'un récepteur au froid (TRPM8), elles sont nourries seize semaines d'un régime standard ou riche en sucres et en graisses, avec une glycémie toutes les deux semaines, six heures de jeûne avant des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline, un test d'effort de 20 minutes sur tapis de course et une échographie cardiaque sous anesthésie. D'éventuels traitements pour les patients diabétiques relèvent du "plus long terme" et du conditionnel. Le porteur attend du régime "une prise de poids corporelle importante et rapide" et un dysfonctionnement cardiaque, puis écrit n'avoir "pas constaté d'effets indésirables".
Objectifs
Le diabète est en pleine expansion dans notre société. Or, le diabète entraine très souvent des complications cardiaques avec notamment l’apparition d’un mauvais fonctionnement du cœur, appelé cardiopathie diabétique, et pouvant mener à l’insuffisance cardiaque. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans cette dysfonction représente un challenge important pour les chercheurs et les cliniciens afin d’améliorer la qualité de vie des patients. Ce projet vise à comprendre le rôle du récepteur au froid dans l’apparition des complications cardiaques au cours d’un syndrome métabolique. En effet, nos derniers résultats ont montré un lien entre le métabolisme des graisses et le récepteur au froid. Nous avons pu montrer que lorsqu’on diminuait la quantité de récepteur au froid, cela induisait une augmentation des graisses insaturées. Nous pensons que le récepteur au froid pourrait jouer un rôle clé dans la modulation des complications cardiaques de la cardiomyopathie diabétique. Plus précisément nous nous attendons à une meilleure résistance des animaux invalidés au récepteur au froid dans l’apparition des complications cardiaques au cours du syndrome métabolique. La cardiopathie diabétique est la conséquence des altérations de structure et de fonction du tissu cardiaque survenant chez les diabétiques indépendamment des facteurs de risque. Nous allons utiliser un régime riche en sucres et en gras pour mimer cette pathologie, comparé à un régime contrôle. Les symptômes attendus sont une prise de poids importante, une fatigue accrue et un essoufflement plus important à l’effort. Des souris invalidées ou non pour le récepteur au froid seront soumises à un régime riche en sucres et en gras pendant 4 mois. Cette procédure permettra d’évaluer l’effet de l’absence du récepteur au froid sur la fonction contractile sous régime riche en sucres et en gras, par un test d’effort sur tapis de course, une échocardiographie sous anesthésie gazeuse, ainsi que sur le profil diabétique des souris par des tests de tolérance à l’insuline et au glucose et un test de signalisation à l’insuline. L'inflammation dans le sang et dans les tissus sera évaluée après mise à mort des animaux, en mesurant les taux sanguins de marqueurs inflammatoires et l’infiltration des cellules immunitaires (monocytes, neutrophiles et lymphocytes) dans le tissu cardiaque.
Bénéfices attendus
A moyen terme, ce projet nous permettra de comprendre le lien entre le métabolisme des graisses et le récepteur au froid dans la cardiomyopathie diabétique. A plus long terme, ce travail pourrait ainsi proposer l’utilisation des modulateurs pharmacologiques du métabolisme des graisses, ainsi que des substituts pharmacologiques du récepteur au froid, permettant de rétablir une contraction normale cardiaque chez les patients diabétiques.
Procédures
Le protocole dure au total 16 semaines. La moitié des souris seront mises sous régime standard pendant 16 semaines et l’autre moitié sera mise sous régime enrichie en lipides et en sucrose. Toutes les 2 semaines un suivi du poids et de la glycémie sera effectué sur les souris (prise de la glycémie ~1min). Le développement du diabète chez les souris sera mesuré par un test à 8 et 16 semaines. Pour cela, les souris seront mises à jeun pendant 6 heures, puis une injection de glucose ou d'insuline, selon le test, sera réalisée et la glycémie sera mesurée toutes les 15 minutes pendant 1 heure. Un test d’effort sera également effectué à 16 semaines sur tapis de course (durée du test : 20min). Les souris auront été au préalable habitué au tapis de courses, 1 fois par jour pendant 3 jours (2mn par session). Une échographie sera effectuée à 16 semaines sous anesthésie (durée anesthésie générale :30min).
Impact sur les animaux
Comme précisé dans le déroulé du projet, nous nous attendons, en réponse au régime riche en sucres et en gras, à une prise de poids corporelle importante et rapide, ainsi qu’à un dysfonctionnement cardiaque, raison de l’étude. Nous n’avons pas constaté d’effets indésirables sur les animaux sur la période considérée (16 semaines). Aucun effet indésirable n’est attendu en réponse aux examens échographiques (non invasifs) réalisés sous anesthésie générale.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse (moléculaire et cellulaire) des différents organes
Remplacement
Le récepteur au froid dont il est question dans ce projet a été étudié in-vitro depuis de nombreuses années. Ces études ont permis d’établir le potentiel de ce récepteur au froid comme cible thérapeutique. Nous devons désormais prouver que l’implication de ce canal dans la modulation du métabolisme lipidique a un effet protecteur au cours de la cardiomyopathie diabétique, dans une étude physiologique sur organisme vivant.
Réduction
Les effectifs ont été calculés au plus juste pour permettre l’obtention de résultats statistiquement exploitables. En outre, l’expérience et le recul de l’équipe concernant les régimes alimentaires utilisés et les examens prévus, permettent de prévoir un très faible taux de mortalité et d’échec. Par ailleurs, nous utiliserons les souris mâles et femelles pour optimiser les animaux issus de l’élevage. Ceci constitue en outre un effort de réduction à long terme, car les conclusions de ce projet permettront à l’avenir aux utilisateurs de cette lignée de clarifier l’effet du sexe sur la régulation du récepteur au froid au cours de la cardiopathie diabétique
Raffinement
Afin de supprimer toute souffrance ou douleur liées aux injections et prélèvements, ceux-ci seront réalisés sous prémédication analgésique et anesthésique local. L’examen échographique sera réalisé sous anesthésie générale. Par ailleurs, des points limites et critères d’arrêt adaptés à chaque procédure ont été définis.
Choix des espèces
Les modèles pathologiques développés chez la souris de cardiopathie diabétique miment très bien les pathologies humaines et permettent l’étude des mécanismes d’intérêt par les modèles génétiquement modifiés (animaux invalidés pour le gène du récepteur au froid). De plus, au sein de notre laboratoire et dans la communauté scientifique, le fond génétique dont il est question dans ce projet est le plus utilisé pour les maladies cardiovasculaires, ce qui supporte notre choix (les animaux transgéniques utilisés dans ce projet ont d’ailleurs été développés sur ce fond génétique). Les animaux auront entre 6 et 8 semaines lors de la mise en place de la diète pour 4 mois, menant à un âge de 22-24 semaines à l'issue de la procédure. Le fait de réaliser des échographies sur des sujets jeunes va permettre de limiter l’intensité des cônes d’ombres dus aux côtes pendant les examens d’échocardiographie.
Vaccination anti-système andrénomédulline comme modalité de traitement anti-angiogénique et anti-tumoral.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 640 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des greffes de cellules de mélanome ou de glioblastome, sous la peau ou dans le cerveau, pour tester un vaccin visant à détruire la vascularisation des tumeurs. Le porteur décrit des tumeurs pouvant se nécroser, des métastases et une perte de poids déclenchant la mise à mort à 20 %. Il présente l'expérimentation comme "indispensable" faute de modèle immunocompétent équivalent et prévoit de dupliquer chaque expérience.
Objectifs
Les vaccins thérapeutiques contre le cancer ont connu une résurgence au cours de la dernière décennie. L'objectif de ces vaccins est d'induire la régression de la tumeur, d'éradiquer la maladie résiduelle minimale, d'établir une mémoire anti-tumorale durable et d'éviter les réactions non spécifiques ou indésirables. Notre objectif est de développer un vaccin thérapeutique innovant qui vise à détruire la vascularisation des tumeurs en mettant à profit le système immunitaire humain pour cibler une hormone et ses récepteurs ayant un rôle dans cette vascularisation. Cela devrait permettre une meilleure efficacité du vaccin et prolonger son action dans le temps dans le but d’une meilleure prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Notre objectif est de démontrer que cette vaccination peut bloquer la croissance tumorale et la formation des métastases grâce à une déstabilisation de la vascularisation tumorale par apoptose des cellules vasculaires, et une mort de la cellule tumorale maligne. La réussite de ce projet va nous permettre de proposer une vaccination plus efficace dans différents schémas thérapeutiques selon la pathologie cancéreuse et l’organe en question.
Procédures
4 procédures d'expérimentation : 1/ Test d’angiogenèse sur souris C57BL/6 avec différents groupes d’expérimentation : 1 groupe contrôle placebo recevant une solution saline ; 1 groupe contrôle recevant une solution d’Adjuvant de Freund ; 1 groupe positif traité avec un anticorps polyclonal ayant montré dans une étude in vivo antérieure une efficacité ; 5 groupes correspondant aux 5 peptides candidats pour la vaccination. Chaque groupe de souris va recevoir en sous-cutanée au niveau de l’aine une injection de Matrigel contenant l’Adrenomedulline. Pour chaque groupe, 8 souris seront nécessaires soit 64 souris pour 8 groupes. Cette expérience sera réalisée en duplicate pour valider les résultats obtenus et montrer leur reproductibilité, nous aurons besoin de 128 souris. Un système de ON/OFF sera mis en place entre chaque étude affinant le nombre de peptides à tester. 2/ Effet de la vaccination sur des xénogreffes hétérotopiques de cellules tumorales murines de mélanomes et de glioblastomes. Nous aurons besoin au maximum de 5 groupes de souris pour les 5 peptides candidats, les 2 groupes contrôles et 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal. Nous aurons donc 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe, soit 80 souris par modèle tumorale, soit pour 2 modèles = 160 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 320 souris. 3/ Effet de la vaccination sur des xénogreffes orthotopiques de cellules murines de glioblastomes. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation : 2 groupes contrôles, 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal et 5 groupes immunisés avec les différents peptides candidats. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe = 80 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 160 souris. 4/ Effet de la vaccination sur la formation des métastases issues de cellules murines de mélanome rendues fluorescentes. Nous aurons au maximum 8 groupes d’expérimentation : 2 groupes contrôles, 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal et 5 groupes vaccinés avec les différents peptides candidats. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe = 80 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 160 souris. Sans perte de poids ou modification des critères définis comme points limites, le temps maximum pour les procédures 1, 2 et 3 sera de 21 jours et pour la procédure 4, elle sera de 21 à 30 jours.
Impact sur les animaux
L'effet indésirable attendu dans le modèle des xénogreffes hétérotopiques est une gêne liée à la masse tumorale développée et peut se traduire par une diminution de la mobilité de l'animal pouvant aller jusqu'à la prostration. Cependant notre expérience acquise au cours d'autres expériences menées avec ces modèles tumoraux montre que cette gêne est légère si le volume tumoral est contrôlé et n'excède pas les 10% du poids de l'animal. Des pertes de poids dans les deux modèles de xénogreffes peuvent aussi être observées mais si la perte de poids est supérieure ou égale à 20%, une mise à mort sera réalisée. Des phénomènes de nécrose peuvent également être observés sur les xénogreffes hétérotopiques. Ils sont associés au développement tumoral des glioblastomes sans traitement au préalable ceci étant due probablement à la vitesse de croissance tumorale très importante. Les autres modèles tumoraux peuvent également présenter des phénomènes de nécrose de la tumeur suite à un traitement anti-angiogénique. Enfin des métastases peuvent apparaître. Seules les métastases superficielles (ganglion) seront détectées. Les métastases internes entraineront une détérioration de l’état de l’animal détectée par le suivi des paramètres cliniques comme des signes respiratoires (modification de la fréquence respiratoire, dyspnée) qui pourrait faire penser à l’existence de métastases pulmonaires. Si métastase, les animaux seront alors immédiatement mis à mort. Pour détecter toute souffrance, nous observons quotidiennement le comportement des souris : mobilité, alimentation, agressivité, prostration, déshydratation, abcès, hémorragies. Pour déterminer les points limites adaptés à la souris, nous nous basons sur la grille d’évaluation de la souffrance ou de détresse de Morton et Griffiths.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Prélèvement de tissus après mise à mort : sous hotte stérile prélèvements du Matrigel, des tumeurs et des organes afin de réaliser des études permettant l'analyse de la croissance tumorale en fonction des traitements appliqués.
Remplacement
Cette étude in vivo sur modèles tumoraux ne peut être remplacée. En effet il est indispensable d’avoir un modèle animal immunocompétent pour développer tout simplement des anticorps in vivo puisque le sujet de cette demande concerne la vaccination en utilisant des peptides immunogènes dérivant la séquence d’AM et ses récepteurs. De ce fait l’animal immunocompétent est le modèle le plus approprié pour développer ce genre de projet. Le modèle animal est très important pour développer des modèles tumoraux du fait qu’il apporte le microenvironnement tumoral constitué des cellules vasculaires (cellules endothéliales et péricytes, cellules pro-angiogéniques, cellules CD45+ et toutes les cellules dérivant de la différenciation des cellules CD45), les cellules fibroblastes qui sécrètent différents facteurs angiogéniques, et enfin les cellules immunitaires telles que les macrophages,… Les données de la littérature démontrent que le microenvironnement tumoral est devenu une composante aussi active que la cellule tumorale lors de la croissance tumorale. Il est également nécessaire de déterminer s’il existe des effets physiologiques de cette vaccination anti-système adrenomedulline. Les retours d’expériences in vivo sont donc indispensables au développement de potentiel médicament et sont des pré-requis à l’étude clinique.
Réduction
Ce projet sur 5 ans présente un nombre maximum de 768 souris, cependant ces études seront menées avec un système de ON/OFF et en affinant le nombre de peptides à tester. Une première étude d’angiogenèse sera réalisée avec les 5 peptides. Si l’expérience est infructueuse, elle sera arrêtée. Si des résultats positifs sont obtenus, l’étude sur xénogreffes hétérotopiques pour les glioblastomes (étape 2) et orthotopique pour les mélanomes (étape 2) sera lancée. Pour l’étape 3 s’agissant de l’étude sur xénogreffes orthotopiques de glioblastomes, seuls les peptides ayant des résultats positifs à l’étape 2 seront lancés. Cependant si les résultats sont négatifs à l’étape 2, l’étude sera arrêtée. Ce nombre de 768 souris correspond à 128 souris pour l’étude d’angiogenèse (n=8 par groupe) et 640 souris avec n=10 souris par groupe d’expérimentation pour les deux modèles tumoraux. Ce nombre de 8 ou 10 souris par groupe d’expérimentation vont nous permettre d’avoir un échantillonage statistiquement interprétable au niveau de la réponse à la vaccination et de faire face aux problèmes de prises tumorale. Pour valider les résultats, les expériences doivent être dupliquées pour prouver leur reproductibilité et leur non-dépendance de la production des lots de souris. Le test statistique utilisé est le test de variance ou de Fisher PLSD, StatView 512. Pour valider les résultats, les expériences devront être dupliquées pour prouver leur reproductibilité et leur non-dépendance par exemple au lot de production des souris.
Raffinement
Les expérimentations seront débutées au plus tôt 15 jours après réception des souris pour permettre leur acclimatation. Les souris seront hébergées par cinq dans des cages adéquates (taille des cages : 35cm x 19cm x 14cm). Un enrichissement du milieu par igloo en polycarbonate sera utilisé afin de réduire le stress induit par les facteurs environnementaux et les interactions sociales. Les facteurs physiques de l'environnement (lumière, bruit, température et renouvellement d'air) sont contrôlés et adaptés au modèle murin. Les souris seront surveillées quotidiennement par un personnel expérimenté. Pour diminuer la souffrance au moment de l'acte chirurgical, une analgésie pré et post-opératoire sera appliquée : buprenorphine à 0,1mg/kg en sous-cutanée à injecter en pré-opératoire avant l’intervention et en post-opératoire 2 fois par jour pendant 3 jours. Le volume de buprénorphine injecté très lentement est d’environ 100μl par animal en fonction du poids (l’ampoule de buprécare de 0,3mg est diluée dans 10ml de NaCL 0,9%). Le temps d’analgésie post-opératoire sera adapté en fonction des souris et peut être prolongé si des signes de souffrances persistent. Au moment de l'injection des cellules tumorales en hétérotopique une anesthésie gazeuse sera réalisée (Isoflurane ou Sévoflurane 4%). Dans le cas du modèle orthotopique et du modèle d’angiogenèse (injection du Matrigel) une anesthésie fixe à base de kétamine (100mg/kg) et xylasine (10mg/kg) par voie intra-péritonéal sera utilisée (200μl par souris). Si des nécroses de la tumeur apparaissent, nous soulagerons la douleur des souris par injection très lente du buprenorphine 0,1mg/kg en sous-cutanée. Le volume d'analgésique utilisé est le même que précédemment. Pour détecter toute souffrance, leur comportement est observé régulièrement : mobilité, alimentation, agressivité, prostration, déshydratation, abcès et hémorragies. La perte de poids de la souris ne devra pas être supérieure ou égale à 20% de son poids et la charge tumorale ne devra pas représenter plus de 10% du poids de l'animal sans excéder 1500mm3. Ce suivi clinique sera effectué par la pesée des animaux (3 fois/semaine) et dans le modèle hétérotopique par la mesure du développement des tumeurs avec un pied à coulisse (3 fois/semaine). Le volume tumoral sera calculé grâce à la formule suivante : longueur x largeur x épaisseur x 0,5236. Si un des critères préétablis survient chez l'animal, il sera mis à mort immédiatement par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Notre projet concerne l’étude de l’effet de la vaccination dirigée contre le système AM sur l’angiogenèse AM-dépendant et la croissance tumorale des cellules d’origine murine, B16F10 (mélanome) et GL261 (glioblastome). Ceci nécessite l’utilisation des animaux immunocompétents capables de développer des anticorps contre les peptides immunogènes dérivant de l’AM et ses récepteurs. Ceci justifie notre choix des souris C57BL/6, modèle général polyvalent. D’autre part, l’immunocompétence de ces souris est importante car l’objectif est d’étudier l’ensemble des cellules recrutées par l’AM au sein du Matrigel lors du test de l’angiogenèse in vivo, les cellules provasculaires, les cellules pro-angiogéniques et les cellules du système immunitaire. Ce modèle a été validé dans nos études sur l’angiogenèse in vivo mais également dans différents travaux de laboratoires internationaux. Pour les études sur la croissance tumorale, ce modèle a déjà été utilisé dans différents laboratoires pour le développement des xénogreffes a partir des cellules tumorales murines telles que les cellules B16F10 et GL261. Les souris seront âgées de 8-10 semaines afin d'avoir un poids adulte stable.