Rats
Formations spécifiques destinées aux personnes appliquant et concevant des procédures expérimentales sur modèle rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 250
750 animaux, 500 souris et 250 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sur chaque animal, des apprenants s'exercent à la contention, aux injections sous-cutanée, intraveineuse et intrapéritonéale, aux prélèvements de sang et au gavage, non pour produire des connaissances mais pour former de futurs expérimentateurs. Le porteur reconnaît que l'inexpérience des apprenants est une source de stress et que la voie intrapéritonéale peut provoquer une perforation intestinale. Il présente cette formation comme un moyen de diffuser des gestes précis au service du bien-être des animaux non-humains, alors qu'elle se solde par leur mise à mort.
Objectifs
Les formations spécifiques pour les personnes appliquant/concevant des procédures expérimentales sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté défini le programme de base et ce dernier doit comporter une partie : Procédure faiblement invasive : théorie et pratique. Ce projet décrit cette partie pratique.
Bénéfices attendus
Cette formation a pour objectif de former les futurs expérimentateurs. Dans cette formation leur sont enseigné les gestes précis, permettant de réduire au maximum le stress de l’animal. Par la formation aux bons gestes, cette formation participe au bien-être animal et permet la diffusion de gestes techniques précis et contrôlés.
Procédures
Durée des TP 4h, durée effective de manipulation 3h - la préhension / contention ( 10 min max) - une injection sous cutanée ( 2 minutes maximum) - une injection intraveineuse ( 10 min maximum)- une injection intrapéritonéale ( 2 minutes) - un prélèvement de sang submandibulaire ( 2 minutes) - une administration per-os (5 minutes)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur ses animaux peuvent être un stress généré par l’inexpérience des apprenants. Cette hésitation peut être source de stress pour l’animal. Le stress généré n’est cependant que transitoire et de courte durée. Par ailleurs les injections et les prélèvements peuvent entrainer une douleur notamment lors de l’effraction cutanée. La voie intrapéritonéale peut entrainer éventuellement dans de très rare cas des lésions digestives (perforation de l’intestin) dangereuses et douloureuses . Le gavage per-os peut également entrainer un inconfort pour l’animal et un risque de fausse route s’il n’est pas réalisé correctement. Le prélèvement submandibulaire peut entrainer éventuellement un risque d’hémorragie s’il n’est pas réalisé correctement
Devenir
Ils ne peuvent être réutilisés donc ils sont mis à mort
Remplacement
L’objectif de cette séance est d’une part de montrer aux stagiaires les bonnes pratiques en terme de contention et de prélèvements, puis de vérifier qu’ils mettent correctement en œuvre ces pratiques. Il est important pour cela, qu’ils soient confrontés à des animaux vivants, tout comme dans les futures procédures expérimentales qu’ils appliqueront.
Réduction
Le nombre d’animaux est choisi pour être réduit au minimum tout en gardant la possibilité à chaque apprenant de pouvoir effectuer les différents gestes techniques. Diminuer ce nombre ne ferait qu’augmenter les nuisances pour chaque animal, ainsi que le stress rendant les contentions plus difficiles et les apprentissages plus complexes.
Raffinement
Les manipulations se font sous le contrôle du/des responsables de groupe qui veille à l’exécution du bon geste pour le bien-être animal. La préhension des souris en évitant la prise par la queue sera enseignée (utilisation de tunnels et main en coupe). Avant chaque manipulation d'animal, les points limites seront vérifiés. Si un animal a atteind un point limite la procédure, il ne sera pas manipulé.
Choix des espèces
La souris reste le modèle le plus utilisé en recherche (60% des utilisations d’animaux), le rat, bien que moins utilisé (environ 10%) reste néanmoins très utilisé notamment dans le cadre des neurosciences, discipline très représentée au sein des chercheurs du CNRS. Les souris seront utilisées à 7 semaines de manière à n’être pas trop grosses afin de pouvoir entrer facilement dans la boite de contention pour l’IV. Les rats d’un poids de 250g et les souris de 7 semaines sont aussi utilisés à cet âge de manière à ne pas rendre trop compliquée la préhension et la contention pour les apprenants ayants de petites mains.
Amélioration du processus de cicatrisation par l’usage de miels de production régionale en application locale sur un modèle de plaies cutanées appliqué chez le rat Wistar
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
12 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Quatre plaies cutanées sont créées sur chaque animal sous anesthésie, avec des changements de pansement tous les deux jours sous anesthésie et un écouvillonnage répété, avant la mise à mort pour prélever le tissu cicatriciel. Le projet compare le pouvoir cicatrisant de trois miels régionaux de La Réunion, et le porteur suit la douleur au moyen de la Rat Grimace Scale. Il indique avoir déjà mené des tests in vitro et ex vivo sur explants de peau mais affirme "avoir besoin" d'un animal vivant pour étudier la cicatrisation dans son ensemble.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier l’amélioration du processus de cicatrisation par l’usage de miels de production régionale en application locale sur un modèle de plaies cutanée sur des rats Wistar. Le processus de cicatrisation comporte 4 étapes en condition physiologique : l’hémostase, l’inflammation, la prolifération et le remodelage. Ces étapes se succèdent grâce aux recrutements des cellules immunitaires et la migration de cellules résidentes qui vont sécréter des facteurs permettant d’aboutir à la complète réparation de la lésion cutanée. En situation pathologique, ce processus peut être altéré (infection, maladie métabolique, irradiation…) et entrainer un retard de la cicatrisation et/ou une cicatrisation de moins bonne qualité, avec un risque de réouverture récurrente des plaies qui deviennent alors chroniques. Il est donc important d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur l’utilisation de ressources naturelles ayant des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-microbiennes. A ce titre les miels très utilisés en médecine traditionnelle pour leur potentiel cicatrisant présentent un intérêt croissant. Cependant il manque encore des données scientifiques pour étayer cela. Dans ce projet, les propriétés cicatrisantes de 3 miels appliqués localement ; avec une composition, des propriétés physico-chimiques et biologiques différentes en comparaison à un sucre analogue, à un miel commercial de référence et à un contrôle sans traitement (miel remplacé par de la vaseline) ; seront évaluées sur un modèle de plaies cutanées sur rat Wistar. Dans un premier temps, nous souhaitons évaluer les propriétés cicatrisantes des miels sur des plaies aigües en condition non pathologique. Nous pourrons ainsi étudier d’une part la potentielle amélioration de la qualité de la cicatrisation (composition du tissu cicatriciel, force, tension, contraction et résistance) et d’autre part la possible accélération du processus de cicatrisation.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent principalement la santé humaine et vétérinaire. Les données scientifiques feront l’objet de publications dans des journaux internationaux permettant ainsi une valorisation de la biodiversité locale. De plus, cette étude participe au développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique innovante, dans les cas de plaies chroniques retrouvées dans le cadre de complications associées à des pathologies comme l’obésité et le diabète, qui constitutent de véritables problèmes de santé publique sur le territoire réunionnais.
Procédures
Les différentes interventions réalisées sur les 12 rats de l'étude sont les suivantes : - Procédure chirurgicale sous anesthésie générale volatile (30 min) - Changement de pansement (tous les deux jours) sous anesthésie générale volatile (15 min) avec écouvillonnage des plaies (à J0, J+10, J+20) - Mise à mort des 12 rats à la fin de l'étude sous anesthésie générale volatile
Impact sur les animaux
Les principales nuisances sont celles imputables à la chirurgie à savoir : anesthésie, injections, réalisation des plaies, stress et douleurs. Le suivi des plaies se faisant tous les deux jours sous anesthésie, peut engendrer un stress lié à l’endormissement et au réveil de l’animal. De plus, le positionnement des pansements peut constituer une gène (risque de retrait du pansement, difficultés à se mouvoir). L’isolement des rats en cas d’atteintes de points limites peut également constituer une source de stress.
Devenir
Mise à mort pour récupération du tissu cicatriciel et analyses histologiques et biochimiques.
Remplacement
Des tests préliminaires in vitro de cytotoxicité ont été réalisés préalablement sur un modèle de cellules épithéliales humaines de la peau, afin d’extrapoler la concentration de miel à utiliser sur notre modèle animal. De même, les propriétés anti-inflammatoires et l’impact des miels sur la capacité de migration des cellules ont été évaluées in vitro. Par ailleurs, le potentiel anti-microbien des miels a été démontré sur des micro-organismes fréquemment retrouvés dans les plaies. Pour compléter cela et affiner les critères de séléction des miels, une étude ex vivo a été menée sur des explants de peau de rats, permettant de discriminer trois miels au potentiel cicatrisant remarquable. Afin de répondre à notre objectif scientifique, nous avons besoin d’évaluer les propriétés des miels sur un modèle animal vivant pour étudier le processus cicatriciel dans son ensemble, notamment des phases telles que l’angiogénèse et la réinnervation, avec les contraintes que peut subir la peau au quotidien à savoir étirement, relâchement, inflammation locale.
Réduction
Nous avons pu réduire le nombre de rats grâce à une revue systématique bibliographique et à l’utilisation de l’outil statistique R. De plus, la taille des plaies induites de 6 mm, ainsi que la taille des rats, permettront de réaliser 4 plaies par animal. Enfin, les analyses biochimiques et histologiques pourront être réalisées sur les mêmes plaies permettant de réduire encore le nombre d’animaux.
Raffinement
Notre protocole a été optimisé afin de minimiser au maximum les contraintes subies par les animaux. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie avec une couverture analgésique en respectant strictement les règles d’asepsie. Le matériel chirurgical utilisé sera rigoureusement stérilisé au préalable. Les miels utilisés sur les plaies induites auront été soumis à un contrôle microbiologique. Les animaux seront surveillés plusieurs fois par jour et seront observés tous les jours pour détecter tout inconfort lié aux procédures, avec un suivi post-opératoire renforcé dans les premières 48h ainsi que dans les phases de réveil faites en chambre de réveil thermostatée. Nous effectuerons également un scoring de la douleur via l’outil du Rat Grimace Scale.
Choix des espèces
Le modèle du rat WISTAR a été selectionné dans cette étude. Le rat est un modèle largement utilisé dans la recherche pré-clinique en chirurgie. La souche de rat choisie est reputée robuste et elle est peu couteuse. Il s’agit d’un modèle de référence dans les études sur la réparation de lésions cutanées et le modèle expérimental est donc très bien référencé. Par ailleurs, ce modèle possède une architecture de la peau proche de celle retrouvée chez l’Homme ; présence d’épiderme, lame basale, derme, hypoderme et présence de follicules pileux. La taille de l’animal nous permettra de faire plusieurs plaies par rat et donc de réduire notre nombre total d’animaux. Nous travaillerons avec des rats mâles adultes de 8 semaines (300 g en moyenne). Les jeune râts adultes ont une meilleure récupération post-chirurgicale et nous n’ajouterons pas de biais de cicatrisation lié à l’âge de l’animal qui aura une peau plus souple à 8 semaines. Cela permettra d’avoir un processus de cicatrisation optimal.
Reconstruction osseuse fémorale avec greffe d’un biomateriau (cmRNABone) 1/3
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
96 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat subit une chirurgie du fémur pour y greffer un biomatériau imprimé en 3D, puis quatre séances d'imagerie X et IRM sous anesthésie sur huit semaines, avant la mise à mort pour analyser l'os. Le porteur indique une douleur modérée liée à la chirurgie et prévoit la mise à mort si la perte de poids dépasse le seuil fixé. Il présente cette étape sur le rat comme un préalable à des essais chez de "gros animaux" puis en clinique, l'issue conditionnant de futures demandes de financement.
Objectifs
En raison des changements de mode de vie et du vieillissement des nations industrialisées, les lésions osseuses traumatiques et les fractures fragiles induites par l'ostéoporose représentent un énorme défi médical et socio-économique. Ce projet vise à créer une nouvelle approche de régénération osseuse qui combine l'administration de gènes et l'impression 3D pour la création de matrices personnalisées qui permettraient d'aboutir à une meilleur réparation osseuse ainsi qu'une meilleure régénération des nerfs et des vaisseaux sanguins de la zone.
Bénéfices attendus
Les résultats des expériences menées sur ce modèle animal sont un préalable à la poursuite des travaux sur d'autres modèles, notamment chez les gros animaux. De mauvais résultats obtenus avec ce biomatériau conduiront à son abandon. En revanche, des résultats positifs (régénération osseuse au moins partielle, supérieure à celle observée avec le matériau de référence) permettent d'envisager le dépôt de demandes de financement pour la poursuite des études : tests chez le gros animal, puis essais cliniques.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une chirurgie orthopédique (il s'agit d'un acte chirurgical unique d'une durée de 20 minutes), puis à 2 séances d'imagerie de rayons X (durée de l'examen: 15 minutes) et d'IRM (durée de l'examen: 30 minutes) à J1, J14, J28, J56. Toutes les séances d'imagerie se dérouleront sous anesthésie.
Impact sur les animaux
La chirurgie orthopédique peut entraîner une douleur modérée. La radiographie et l'IRM peuvent être considérées comme des actes expérimentaux de gravité légère , développées sous anesthésie générale.
Devenir
Ils sont tous euthanasiés à semaine 8 pour procéder à une analyse histologique des tissus dans la région opérée.
Remplacement
L'utilisation en clinique d'un nouveau procédé chirurgical avec un biomatériau nécessite impérativement une phase d'expérimentation pré-clinique. Des études in vitro ont été réalisées pour éliminer une éventuelle toxicité cellulaire du biomatériau et pour évaluer le potentiel de différenciation ostéoblastique de ce complexe. Aucune méthode in vitro actuelle (ex. organoïdes, sphéroïdes,...) n'a démontré la capacité ou ne présente de validation scientifique permettant d'étudier simultanément la formation osseuse, la vascularisation et l'innervation induites par les biomatériaux tout en tenant compte de la complexité d'un être vivant (système immunitaire, flux sanguin...).
Réduction
L'utilisation de systèmes d'imagerie non invasive (IRM et microtomographie de rayons X) permet de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés. En effet, le suivi de chaque animal permet d'obtenir des informations sur le processus de régénération et sur divers autres paramètres biologiques à différents temps, sans avoir besoin de euthanasier les animaux. Sans ces procédures, il faudrait envisager des groupes de rats pour chaque temps expérimental où une analyse est requise.
Raffinement
Toutes les interventions sont faites sous anesthésie générale et une analgésie adaptée sera appliquée en post-opératoire pour limiter la douleur. La chirurgie est faite dans les meilleures conditions d’asepsie, d’anesthésie, de prise en charge de la douleur. Surveillance accrue des animaux en post opératoire pour détecter tout signe de souffrance, et la soulager. L'itinéraire et les plans de voyage entre l'animalerie et les sites d'imagerie par rayons X et IRM seront optimisés afin de réduire la durée du voyage. Les animaux pourront s'acclimater après le transport afin de réduire leur détresse. Les conditions optimales d’hébergement sont garanties pour les animaux tout au long du projet. Toutes les modifications de comportement et d’aspect seront consignées dans un fichier informatique par les personnes impliquées directement dans ce projet. Les critères suivants seront prépondérants dans la détermination des points limites: en cas de isolement de l’animal, poil hérissé́, ou perte de poids hebdomadaire supérieure à 20 %, de la nourriture hydraté et de l’eau sera mise à disposition au fond de la cage, et un traitement antalgique par Buprénorphine sera également administré, cependant, en cas de persistance de un de ces points pendant plus de 3 jours, le vétérinaire ou le porteur de projet sera contacté pour prendre une décision sur la procédure à adopter (continuation/adaptation des soins ou mise à mort); la perte de poids pendant plus de 5 jours entraînera la mise à mort immédiate de l’animal; et la perte de poids pendant plus de 2 jours, associé à des problèmes de locomotion, et douleur évidente au niveau de la patte opéré, entraînera aussi la mise à mort immédiate de l’animal.
Choix des espèces
Le rat Sprague Dawley a été choisi à la suite de travaux réalisés dans notre laboratoire et par d'autres équipes portant sur l'analyse des propriétés histologiques et biologiques des membranes induites en site osseux fémoral chez le rat . Il est d'autre part décrit dans de nombreuses études dans le monde. Animaux adultes , poids 350-400 grammes. La croissance du squelette doit être arrivée à son terme. Il faut des animaux de poids suffisant pour supporter la procédure
Développement et optimisation de séquence d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) sur animaux sains
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 100
300 rongeurs, 200 souris et 100 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ce sont des animaux sains, soumis à des examens d'IRM sous anesthésie pouvant durer jusqu'à trois heures avec injection d'un agent de contraste, uniquement pour mettre au point des séquences d'imagerie. Le porteur indique que l'anesthésie provoque hypothermie, dépression respiratoire et cardiovasculaire, et présente pourtant l'IRM comme "en parfaite adéquation avec les 3R". Ces animaux sains sont tués à l'issue, jugés non réutilisables du fait de leur âge et des anesthésies répétées.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre au point, optimiser et développer de nouvelles méthodes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) afin d'offrir le plus grand panel d'outil pour la caractérisation, la recherche de biomarqueurs de pathologies. L’IRM, technique d’imagerie biomédicale en perpétuelle évolution, est extrêmement attractive pour les études précliniques et cliniques. Elle est non invasive et non irradiante en parfaite adéquation avec les 3Rs. Elle permet : 1) de remplacer l’utilisation de techniques plus invasives pour l’obtention d’information similaire ; 2) d’avoir des informations anatomo-fonctionnelles complémentaires et/ou inaccessibles par d’autres techniques dans des conditions de bien-être animal sans comparaison. Ces nouvelles informations peuvent être intégrées dans une étude pour la raffiner comme nouveau critère d’inclusion ou d’exclusion. Cela permet d’obtenir une meilleure qualité des résultats qui n’auront pas besoins d’être répétés, réduisant ainsi le nombre d’animaux; 3) un suivi longitudinal individuel des modifications anatomo-fonctionnelles permettant ainsi de réduire très significativement le nombre d’animaux nécessaires ; 4) d’avoir accès à des informations déjà utilisées chez l’homme quotidiennement dans les services hospitaliers, permettant de développer des projets de recherche translationnelle.
Bénéfices attendus
L’IRM est une technique d’imagerie biomédicale non-invasive et non irradiante largement utilisée chez l’Homme. Son utilisation dans les projets précliniques permet de remplacer des techniques plus invasives, de réduire le nombre d’animaux avec des suivis longitudinaux, de raffiner en donnant accès à de nouveaux points limites précoces.
Procédures
Examen IRM sous anesthésie d'une durée maximum de 3h. Injection d'agent de contraste sous anesthésie (durée du geste 1 min max.).
Impact sur les animaux
L’anesthésie entraîne une hypothermie, une dépression respiratoire et cardiovasculaire.
Devenir
Dans la mesure du possible, afin de respecter la règle des 3Rs, les animaux de ce projet seront des animaux sains de réforme non au-préalable utilisés dans un autre projet. Ne pouvant pas être réutilisés au-delà de ce projet du fait souvent de leur âge (animaux de réforme), la répétition de l'anesthésie et surtout la présence d'agent de contraste, ils seront mis à mort à l'issue des procédures.
Remplacement
Des objets tests seront utilisés autant que possible pour limiter l’utilisation des animaux vivants. Malheureusement, à l’heure actuelle, aucun ne reproduit le tissu vivant et les contraintes pour l’IRM de ce dernier (mouvement respiratoire, cardiovasculaire, flux sanguin, hétérogénéité des tissus…). De ce fait, nous sommes contraints de valider nos paramètres sur des animaux vivants.
Réduction
Plusieurs stratégies vont être utilisées pour limiter au maximum le nombre d’animaux dans ce projet consistant à la mise au point de protocole : l’utilisation d’objet test, le passage à l’IRM à plusieurs reprises du même animal et, dans la mesure du possible, nous utiliserons des animaux de réformes.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés et monitorés durant les examens IRM et pour les injections limitant ainsi la douleur. Ils seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi (tunnel, élément pour nidification, baton à ronger). A noter que le tunnel permettra la manipulation des animaux éveillés limitant ainsi le stress de la manipulation. Des points limites ont été définis et adaptés par procédure.
Choix des espèces
L’IRM préclinique est un appareil dédié aux études sur les rongeurs. Le rongeur (souris, rat) est depuis toujours le modèle de prédilection pour la recherche biomédicale, par sa taille, son coût, sa manipulation aisée et son taux élevé de reproduction. Il est utilisé comme modèle standard pour l’étude de la plupart des pathologies. Les organes ayant des tailles et des caractéristiques à l’IRM différentes au cours du développement, les animaux sains utilisés seront à différents stade de développement allant de quelques jours après la naissance à l’état adulte.
Imagerie anatomique et fonctionnelle chez le rongeur
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 120
1 200 rongeurs, 1 080 souris et 120 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, des injections de molécules et des prélèvements sanguins sous anesthésie, avant d'être tués pour analyser la distribution des produits dans leurs organes. Le porteur présente ces actes comme des prestations de service facturées à des clients, qui définissent eux-mêmes le protocole et l'espèce, la plateforme réalisant l'imagerie sur les modèles fournis. Il affirme que les études in vitro ne peuvent représenter à elles seules "la complexité du vivant" et justifie ainsi le recours à l'animal pour valider les molécules de ses partenaires.
Objectifs
De nos jours, de nombreux laboratoires de recherche publics et privés sont fortement intéressés par des prestations en imagerie chez le rongeur dans le domaine de l’oncologie afin de développer des nouveaux radiotraceurs pour l’imagerie in vivo qui permettraient d’améliorer le diagnostic ou le suivi de la réponse thérapeutique à terme chez des patients atteints de cancers. Notre plateforme spécialisée dans l’imagerie in vivo propose la réalisation de ce type prestations grâce à des équipements dédiés à l’imagerie du petit animal : scanner à rayons X, imageur optique (bioluminescence et fluorescence in vivo), imagerie radioactive en tomographie par émission de positions (TEP) et tomographie par émission mono-photonique (TEMP), ceci sur des animaux sains et des modèles animaux de diverses pathologies, dont les cancers.
Bénéfices attendus
La réalisation des prestations de service permet de faire avancer la recherche de nos partenaires et clients dans le domaine de l’imagerie et de l’oncologie. Il s’agit notamment de valider l’utilisation molécules capable de mettre en évidence, de façon non invasive par imagerie in vivo, certaines caractéristiques des tumeurs ; ceci dans le but de mieux identifier les cancers et pouvoir suivre leurs réponses à la thérapie.
Procédures
Les animaux seront soumis : - à une injection de cellules tumorales en sous-cutané réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats et souris) - durée environ 5 min. - à une injection d'une molécule d'intéret en imagerie in vivo en intraveineuse, intrapéritonéal ou intra-tumoral - réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats) ou sur animaux vigiles (souris) - durée environ 1-2min. Si besoin les injections pourront être répétées dans le temps à raison d'une injection/j maximum. - ou à une injection d'une molécule d'intéret en imagerie in vivo en intraveineuse via un cathéter inséré dans la veine caudale- réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats et souris) - durée environ 5 min. - éventuellement (si cela est nécessaire et demandé par le client) à un prélèvement de sang au niveau de la veine de la queue (rats) ou en rétro-orbitaire (souris) - réalisé sous anesthésie gazeuse - durée environ 1-2min.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont liées aux différentes séries d’injections et de prélèvement réalisées sur les animaux vigiles ainsi que le stress pouvant survenir lors de l'anesthésie pour les imageries.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des études de biodistribution ex vivo.
Remplacement
Les études ex vivo ou in vitro ne peuvent représenter à elles-seules la complexité du vivant. Pour l’étude du devenir de molécules à visées diagnostique et/ou thérapeutique, la physiologie globale de l’individu, son métabolisme entrent en jeu. La biodistribution de radiotraceurs ou d’agents de contraste requiert la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés et l’imagerie fonctionnelle de tumeurs ou d’un organe particulier requiert leur fonctionnement à l’échelle de l’individu.
Réduction
Pour chaque projet, le design de l’étude est discuté et mis en place conjointement par le client et le personnel en charge en charge de la prestation dont plusieurs membres font partie du comité d’éthique local et de la Structure Bien Etre Animal de l’établissement et apportent un regard expert sur l’étude. Cet échange permet d’identifier les points pouvant être raffinés tels que le double emploi injustifié d’animaux, des procédures répétées injustifiées ou un nombre d’animaux inapproprié. Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Leur nombre est calculé afin de garantir une signification statistique à l'étude menée. Les procédures d’imagerie présentent l’avantage de permettre le suivi d’un même animal dans le temps et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires à la validation d’une étude.
Raffinement
Les modèles animaux choisis par nos clients sont reconnus par la littérature pour reproduire les caractéristiques de la pathologie humaine ou pour l’expression d’une cible donnée. Des méthodes sont utilisées afin d’optimiser au maximum le bien-être des animaux inclus dans ce projet. Pour cela, les conditions d'hébergement seront optimisées (portoirs ventilés, température, hygrométrie, luminosité, densité animale, enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette). De façon usuelle, les cages (litière, cage, grille, couvercle et biberon) sont changées toutes les semaines. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être améliorés par l'administration d'antalgiques avant l'atteinte des points limites définis. Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce animale est déterminé par le client compétent dans le domaine et après une étude de la littérature scientifique sur le sujet afin de modéliser au mieux la pathologie à étudier. 90% des études réalisées sur notre plateforme sont réalisées sur des souris (modèles syngéniques ou xénogreffes de cellules cancéreuses). Les 10% restant sur des rats (modèles syngéniques). En accord avec la littérature scientifique dans le domaine, les animaux utilisés seront à l’âge adulte.
Acquisition et maintien de compétences techniques sur le rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 400
Hamsters dorés : 180
Autres rongeurs : 550
Pris en main, immobilisés, injectés, gavés, prélevés de sang éveillés ou sous anesthésie, et pour les femelles soumises à un frottis vaginal sans anesthésie, 800 souris, 400 rats, 180 hamsters dorés et 550 autres rongeurs vont être utilisés pour former des doctorants et des personnels de laboratoire. Ces 1 930 rongeurs subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le protocole prévoit aussi un prélèvement de sang terminal sous anesthésie, sans réveil. La formation répond à l'obligation réglementaire de déclarer compétent tout personnel qui manipule ces espèces, avec un ou deux rongeurs par apprenant et jusqu'à trois gestes sur le même individu. Le texte sur le devenir prévoit de réutiliser les rongeurs sans dommage et de tuer ceux qui atteignent un point limite, sans évoquer ce prélèvement terminal, et le champ structuré en déclare 1 000 réutilisés. L'espèce des 550 derniers n'est pas nommée : le porteur évoque seulement des espèces "plus spécifiques des domaines de recherche ciblés par les apprenants".
Objectifs
Le projet vise à répondre à la réglementation française sur l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques ou éducatives qui par l'arrêté du 1er février 2013 oblige à ce que tout personnel des établissements utilisateurs qu'il soit personnel de recherche ou étudiant soient formés aux gestes et déclaré compétent pour les gestes qu'il aura à réaliser ultérieurement dans le cadre de ses activités scientifiques. L'objectif est donc de former aux gestes de bases employés en expérimentation animale sur rongeurs comme la préhension, la contention de l'animal mais également l'administration de substances et le prélèvement de sang sur animal vigile. Une partie de cette formation consistera à délivrer la partie pratique de la formation intiale niveau concepteur aux étudiants en première année de thèse : préhension, contention, injections élémentairtes et la formation dans son ensemble s'adressera aux personnels de laboratoires ou personnels zootechniques dans le cadre de leur formation lors de leur recrutement ou du maintien des compétrences tout au long de leur carrière.
Bénéfices attendus
La phase pratique des séances de formations en expérimentation animale permet aux personnes d'appréhender les grands principes de manipulation et d'avoir un premier enseignement des bonnes pratiques zootechniques lors de l'utilisation d'animaux. Selon les besoins en rapport avec les projets de recherche développés ensuite dans les laboratoires, l'apprentissage des gestes réalisés avec un tuteur technique puis validé par un membre de la cellule du bien-être animal permettra de garantir la compétence acquise et au personnel ou étudiant formé de devenir autonome dans ces pratiques expérimentales. Concernant la formation continue des personnels déjà en poste le bénéfice sera de garantir le niveau des compétences requises en lien avec leurs missions zootechniques ou expérimentales. La formation continue permettra également de créer une dynamique en contribuant à faire évoluer les pratiques en expérimentation animale en tenant des évolutions éthiques notamment en terme de raffinement et donc d'inclure les méthodes alternatives développées.
Procédures
Les animaux seront soumis à une préhension et contention qui ne durera pas plus de 5-10 minutes le temps de réaliser les injections (durée 1 minute). Ils seront également soumis à deux prélèvement sanguins sur animal vigile ou anesthésié qui ne dureront pas plus de 15 minutes, à un frottis vaginal (animaux femelles uniquement) sur animal vigile d'une durée de 2 minutes . Ils seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes. Chaque animal ne pourra subir qu'un type d'injection et deux prélèvements sanguins au cours de chaque session de formation. Les animaux seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes
Impact sur les animaux
La préhension et la contention peuvent provoquer un stress ponctuel pour l'animal. Les injections pourraient provoquer un saignement, un hématome, une inflammation. L'administration par voie orale (gavage) pourrait provoquer une fausse route. Le prélèvement sanguin à la queue (coupe ou incision) pourrait conduire à une inflammation . Les prélèvements sanguins pouraient entrainer une douleur aigue , un hématome.
Devenir
A l'issu des procédures les animaux seront soit réutilisés si aucun dommage n'a été observé, soit mis à mort si les points limites ont été atteints.
Remplacement
La formation intègre des gestes techniques en lien avec l'expérimentation animale qui ne peuvent être réalisés que sur animal vivant entier car ces gestes nécessitent un organisme dans sa globalité (système cardio-vasculaire fonctionnel et intègre, cerveau...).
Réduction
Aucune analyse statistique ne sera réalisée car il s'agit de formation. Le nombre d'animaux/procédure a été estimé en fonction du niveau des apprenants et des attendus des tuteurs. Pour les formations spécifiques réglementaires, il s'agit d'une initiation aux gestes et donc il n'y a donc aucune validation des gestes. Un seul animal/apprenant suffit donc à cette initiation aux gestes. Pour l’acquisition de nouvelles compétences techniques ou la formation initiale et continue des personnels de laboratoire ou zootechniques, les gestes enseignés pourront faire l'objet d'une validation de la part des tuteurs. Nous avons alors évalué le nombre d'animaux/apprenant à N=2. Il s’agira autant que possible d’animaux de réforme. Un maximum de trois gestes seront réalisés sur un même animal réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Lorsque cela sera nécessaire, pour des raisons liées aux gestes réalisés ou à l'espèce manipulée, les animaux seront anesthésiés pour limiter le stress, la souffrance ou l'inconfort. Tous les animaux utilisés seront au préalable habitués à la préhension et contention avant chaque session de formation afin de limiter le stress lorsque ces gestes seront réalisés par les apprenants. En alternative à la préhension par la queue ou le corps , pour la souris ou le rat, la méthode du tunnel qui consiste à apprendre à l'animal à entrer de façon volontaire dans le tunnel intégré en tant qu'enrichissment dans la cage sera proposée ce qui permet de sortir les animaux de leur cage sans les manipuler au risque de les stresser. Les animaux seront maintenus en groupe dans des cages enrichies avec le matériel dédié à chaque espèce leur permettant ainsi d'exprimer des comportements naturels comme ronger et nidifier. Pour limiter la souffrance animal des points limites prédictifs ont été définis pour chaque procédure du projet.
Choix des espèces
Le rat et la souris seront les espèces animales prinicpalement utilisées dans le cadre de la formation pratique incluse dans la formation des étdudiants puisque ces deux espèces sont les plus manipulées et utilisées dasn les projets de recherche scientifiques. D'autres espèces de rongeurs plus spécifiques des domaines de recherche ciblés par les apprenants seront également utilisées afin de former les étudiants et personnels impliqués dans les projets de recherche. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte à partir de 3 mois. Selon les gestes enseignés, nous pourrions être amenés à affiner notre choix en prenant également en considérant le poids et le sexe de l'animal.
Evaluation de substances pharmacologiques sur le système nerveux central et périphérique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 2600
3 000 souris et 2 600 rats, soit 5 600 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour repérer avant les essais chez l'humain les effets de candidats médicaments sur le système nerveux. Ils reçoivent ces substances jusqu'à quatre fois par jour, pendant des traitements qui peuvent durer 20 semaines, et passent des tests qui mesurent le diamètre de la pupille, la température rectale, l'activité en actimètre et la coordination sur le rotarod. Le porteur n'attend aucune souffrance et liste pourtant perte de poids, état amorphe marqué, hypothermie persistante, troubles respiratoires ou neurologiques et incapacité à se nourrir ou à boire. Le champ du devenir déclare 1 750 rongeurs réutilisés, et le texte annonce la mise à mort en fin d'étude de tous ceux qui ont reçu une substance aux effets mal connus. Il écrit que les rongeurs "demeurent essentiels pour évaluer l'innocuité" de ces candidats, des tests qu'il dit aussi exigés par la réglementation.
Objectifs
Ce projet participe à anticiper des problématiques de toxicité pouvant apparaitre lors de l’évaluation clinique des médicaments. En effet, il est nécessaire d’évaluer avant les phases d’essais cliniques chez l’homme tout risque encouru lors de l’administration d’un candidat médicament. Le but est d’identifier les potentiels effets indésirables lors d’études dites de pharmacologie de sécurité. Le projet concerne des tests comportementaux réalisés chez le rongeur visant à étudier les effets de substances pharmacologiques susceptibles d'agir sur le système nerveux, en particulier le système nerveux central. Le contexte du projet est principalement l’évaluation de la sécurité mais aussi l'efficacité pharmacologique. Ces évaluations sont nécessaires d’un point de vue réglementaire dans le cadre de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) (l’International Council for Harmonization of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use [ICH] S7A).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer les potentiels effets toxiques des candidats médicaments sur le système nerveux central avant le passage en phase clinique.
Procédures
La principale intervention subie par les animaux est la préhension pour mesures physiologiques et comportementales (diamètre pupillaire, température rectale, prise de poids, placement dans les cages d’actimètre ou sur le barreau du rotarod) d’une durée maximum de 1 minute et l’administration du traitement. Les administrations de substances pourront être réalisées jusqu’à 4 fois par jour (en général 1 minute par administration). La durée du traitement pourra aller jusqu’à 20 semaines. Les animaux pourront être administrés en l’état vigile ou sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Il n'est pas attendu d'observer de souffrance ou d’inconfort pour l'animal dans ces procédures qui ont pour objectif de vérifier l'absence de toxicité des composés. Cependant, plusieurs effets indésirables inhérents au traitement reçu pourront être détectés au cours de l’étude qui n’excède généralement pas 96 heures. - Une perte de poids corporel. - Un comportement amorphe marqué pendant les périodes de vigilance. - Une hypothermie persistante. - Des problèmes de respiration. - Des troubles neurologiques. - Une incapacité de se nourrir ou boire. L’ensemble de ces symptômes sera monitoré au cours des tests afin d’appliquer des mesures pouvant amener à l’euthanasie de l’animal avant la fin de l’étude pour raison éthique
Devenir
Tous les animaux ayant reçu une substance d’essai dont les effets à moyen et long terme sont méconnus seront euthanasiés en fin d’étude afin de s’assurer que le traitement expérimental n’induira pas d’effet délétère sur l’animal, ce qui ne serait pas compatible avec un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.
Remplacement
Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). De plus, ces tests sont réglementaires pour toutes substances avant passage en phase clinique. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Pour les tests d’actimétrie et de Rotarod, un effectif acceptable (jusqu'à 12 animaux par groupe) a été défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Les groupes seront comparés en utilisant une analyse de variance à un facteur suivi d'un test de comparaison de 2 à 2.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en œuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis (incluant une surveillance journalière de l'aspect général, un suivi de poids, …), permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse. En cas de prélèvements de sang, l’implantation de dispositifs de mesure de la température ou certaines voie d'administration, une anesthésie légère de type isolflurane sera appliquée afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. . Une évaluation interne incluant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à posteriori la catégorie si nécessaire. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement tel que du matériel de nidification, des objets à ronger ou à mastiquer, des tunnels et présence de congénères.
Choix des espèces
Aujourd’hui encore, les rongeurs (rats et souris) demeurent essentiels pour évaluer l’innocuité de candidats médicaments en pharmacologie sur le système nerveux central selon les recommandations ICH S7A et la littérature. Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris, conformément aux exigences de l'ICH S7A.
Modèles d’ACLF associant CCl4, éthanol et divers évènements précipitants. Application à l’évaluation de l’efficacité de molécules.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Rats : 5124
10 248 rongeurs, à parts égales souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 6 648 d'entre eux, modéré pour 2 664 et léger pour 936. Une cirrhose est induite par injections répétées de tétrachlorure de carbone et d'alcool sur sept à neuf semaines, puis une défaillance hépatique aiguë est déclenchée par un agent inflammatoire ou de l'alcool, avant la mise à mort pour analyse des organes. Le porteur décrit à ce stade des vocalises spontanées, une perte d'équilibre, des difficultés respiratoires, une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire et une pâleur prononcée. Il conclut que le modèle "s'avère sévère" et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la défaillance multi-organe.
Objectifs
La décompensation aiguë de la cirrhose hépatique est une évolution majeure dans le développement de la cirrhose hépatique. Celle-ci se subdivise en deux catégories, la décompensation traditionnelle dont le pronostic vital à court terme n’est pas engagé et l’ACLF (Acute on chronic liver failure) avec une défaillance multi-organes, beaucoup plus complexe et où le pronostic vital est clairement défavorable. Il n’existe pas de traitement à ce jour afin de permettre de bloquer l’évolution fatidique de la pathologie et permettre d’orienter le patient vers une greffe de foie. La transplantation hépatique restant la seule thérapie pour l'ACLF une fois que les fonctions vitales sont préservées mais l'allocation adéquate des organes représente un défi croissant Notre projet consiste à reproduire dans un modèle expérimental chez le rat et la souris, le processus de décompensation aigue observé chez les patients cirrhotiques. Ce processus entraine la perte de capacités d’un ou plusieurs organes ou de fonction : foie, rein, cerveau, coagulation, … La cirrhose hépatique est caractérisée par la présence de tissus cicatriciels au niveau du foie en réponse à une agression répétée de l’organe (alcoolisme, hépatite virale, NASH, …). Ce tissu de réparation est non fonctionnel et n’a pour but que de combler les zones détériorées. La mise en place de la défaillance hépatique et l’épisode aigue de décompensation peuvent avoir différentes origines. L’une des premières causes de défaillance hépatique est l’alcoolisme chronique. Le précipitant le plus courant est l’infection bactérienne qui ouvre la voie à une décompensation hépatique aiguë se manifestant par l'ACLF. La cirrhose est un facteur de risque d'infection avec une prévalence de 30 % chez les patients hospitalisés contre 5 à 7 % chez les patients hospitalisés sans cirrhose. IL existe d’autres précipitants courants dont les saignements gastro-intestinaux, les lésions hépatiques d'origine médicamenteuse et la thrombose aiguë de la veine porte. En dehors de ces précipitants, une forte consommation d'alcool répétée est à l’origine de plus de 22 % des cas d'ACLF.
Bénéfices attendus
La prévalence de la cirrhose est d’environ 2000 à 3500 cas par million d’habitants, soit en France 700 000 cas avec 10 à 15 000 décès par an. Le passage d’une cirrhose compensée vers une cirrhose décompensée est associé à une diminution de la survie à court terme (3-5 ans). L’ACLF est associée à une forte mortalité à court terme (mortalité à 28 jours après l’admission à l’hôpital) de l’ordre de 20–25 % chez les patients ayant une défaillance d’organe à plus de 75 % chez les patients présentant trois défaillances d’organe et de fonction ou plus. L’ACLF est présent chez 26 % des patients cirrhotiques hospitalisés et 8 % le développent au cours de leur hospitalisation. Ce projet vise donc à bloquer et reverser le processus qui conduit au décès prématuré du patient ou à une dégradation majeure de ses fonctions vitales, et de lui permettre d’avoir accès à une transplantation hépatique (seul recours actuel à la décompensation hépatique).
Procédures
Au cours des procédures décrites dans ce dossier d'autorisation, -Période d’induction (Rat : 9 semaines -Souris 7 semaines): 2 injections hebdomadaires (15 secondes). 1 prélèvement de sang (durée 1 minute) sous anesthésie à l’isoflurane (durée 3minutes) - Phase de déclenchement et traitement avec les composés (rats : 11eme semaine-souris 9eme semaine) : Prétraitement par injections du composé à tester, 1 à 3 injections au maximum avant le déclenchement. (15 secondes par injection), Déclenchement de l’inflammation: Soit 1 seule injection (15 seconde) d’agent inflammatoire, soit 3 administrations quotidiennes au cours de 3 jours consécutifs d’alcool (9 x15 secondes chacune).
Impact sur les animaux
Les modèles d’étude ne présentent pas de douleur ou d’inconfort pendant la phase d’induction de la fibrose ou de la cirrhose. On s’attend donc après administration des agents précipitants de la défaillance hépatique à des signes d’inconfort chez l’animal, notamment des troubles de la vigilance et de la respiration. Il est à noter par contre que certains signes comme la perte d'équilibre sont attendus notamment lorsque le déclencheur est l’éthanol. Des signes comme des vocalises spontanées, des difficultés respiratoires une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire et une pâleur prononcée peuvent être observés.
Devenir
L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux
Remplacement
Les modèles développés et décrits dans ce projet tente de reproduire une cascade d’événements conduisant à la défaillance successive de plusieurs organes comme cela se produit chez le patient cirrhotique en phase de décompensation aigue. Il n’existe pas de modèle in vitro permettant de reproduire la globalité ni la chronologie de la progression de la rupture multi organe. Les premières étapes du programme de recherche seront réalisées dans des tests in vitro pour évaluer les activités intéressantes sur des paramètres connus ayant un rôle dans l’évolution de la pathologie étudiée (par exemple l’inflammation, le stress oxydatif, ou la prolifération ou mort cellulaire etc )
Réduction
Le nombre d’animaux estimé pour chaque procédure tient en compte de l’hétérogénéité associée aux modèles d’induction de la défaillance hépatiques. La première réalisation d’une procédure permet d’évaluer la reproductibilité de réponse des animaux et donc in fine de réduire ensuite les effectifs dans les groupes des étude suivantes. L’ajustement du nombre d’animaux a pour but de permettre une analyse robuste et fiable de l’effet des composés étudiés sur la pathologie.
Raffinement
L’ACLF est une pathologie sévère, qui chez l’humain entraîne le décès à 28 jours de 20 à 70% des patients hospitalisés. Le modèle expérimental s’avère donc lui aussi sévère sur la phase finale de la procédure (administration de l’agent précipitant). Nous avons établi une liste de signes cliniques de manière à ne pas conserver des animaux ayant atteint ces points limites. La liste de ces points limites pourra être réajustée après les procédures de caractérisation des modèles et afin d’éviter toute souffrance non nécessaire à l’établissement des résultats. Les procédures se feront avec un hébergement adapté au bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, tunnel ou igloo et éléments de nidification). Au cours des procédures, nous appliquerons pendant les périodes qui suivent les prélèvements sanguins, un apport d’aliment gélifié enrichi qui favorise la récupération des animaux suite à l’anesthésie. Etant une pathologie multi-organe, l’étude de la maladie requiert l’utilisation d’animaux et ne peut être remplacée par des expérience in vitro
Choix des espèces
Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour dans le cadre de la cirrhose du foie de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie ou celles qui lui sont associées. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce souris a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. De jeunes adultes offrent une meilleure homogénéité et une meilleure réponse aux inductions de la pathologie, leur système immunitaire étant mâture. Nous utiliserons des souris ayant 7- 8 semaines d'âge et des rats d'environ 300g à l'arrivée. Pour les études ccl4 rats avec utilisation du phénobarbital, nous utiliserons des animaux de 75-100 gr (condition optimale préconisée dans la littérature)
Amélioration de la tolérance des matériaux implantables par couverture avec une membrane biologique non inflammatoire
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
30 rats nude vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit sous anesthésie une incision et l'implantation de matériaux sur six sites dorsaux, puis est tué pour l'analyse histologique de la réaction inflammatoire. Le porteur décrit une douleur postopératoire très faible et un isolement temporaire après l'opération, qualifiant l'ensemble des atteintes de "très légères". Il teste une membrane biologique censée réduire les complications des implants, dont l'innocuité avait déjà été montrée in vitro, et affirme qu'il n'existe "pas d'autre méthode" que l'organisme vivant pour évaluer la réaction inflammatoire.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer les réactions inflammatoires vis-à-vis de différents matériaux après couverture par la membrane CAM (Cell-Assembled extracellular Matrix), une membrane biologique synthétisée in vitro par des fibroblastes cutanés humains. La membrane CAM est connue pour la très faible réaction inflammatoire lors de son implantation. La couverture d’un matériau par cette membrane permettrait d’éviter les réactions inflammatoires défavorables et donc les complications fonctionnelles ou les pertes d’implants liées à ces réactions. Le modèle d’implantation sous-cutané chez le rat est la première étape pour valider la démarche de couverture par membrane CAM.
Bénéfices attendus
Cette approche innovante a pour but de masquer les matériaux synthétiques en les couvrant par une membrane biologique en matrice extracellulaire dont les capacités d’intégrations et la très faible inflammation ont déjà été démontrés. Cela permettra d’éliminer les nombreuses complications liées à l’inflammation chronique : fibrose cicatricielle, encapsulation, inflammation pathologique, douleurs chroniques, mobilisation voire extrusion de l’implant seraient évitées. Il y aurait donc une diminution importante de la morbidité liée à l’implantation d’un matériau synthétique et une diminution des interventions secondaires. Ces interventions secondaires peuvent être particulièrement complexes puisqu’outre le retrait de l’implant, il s’agit également de combler la perte de substance initiale dans un contexte plus défavorable. En chirurgie orbitaire, par exemple, les complications comme la vision double (9 à 52% des cas) ou le recul du globe oculaire (7 à 27% des cas) sont liées à la fibrose cicatricielle, à l’atrophie des graisses ou aux adhérences cicatricielles entre les muscles oculo-moteurs et l’implant. La couverture de l’implant par la membrane CAM, en diminuant drastiquement l’inflammation, devrait diminuer l’occurrence de ces complications fréquentes et sources d’interventions secondaires. Le bénéfice en chirurgie orbitaire devrait être l’objet d’une recherche ultérieure. La problématique des réactions inflammatoires péri-implantaires et d’intégration aux tissus mous est toutefois généralisable à tous les implants. Ces implants sont utilisés de façon très fréquente au niveau du squelette et des tissus mous craniofaciaux : reconstruction du crâne, reconstruction orbitaire, reconstruction des mâchoires. L’implantation en condition « biologique » de matériaux synthétiques simplifiera la prise en charge des patients tout en diminuant les complications.
Procédures
Tous les animaux sont soumis à une chirurgie très légère : incision de la peau et insertion d’un matériau puis suture.
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Douleur : La douleur peropératoire est gérée par l’association d’anesthésie générale et locale. La douleur postopératoire engendrée par cette intervention est très faible. Les cicatrices sont situées au niveau dorsal ce qui ne gêne pas le rat dans ces activités. Les infections postopératoires sont évitées par l’asepsie chirurgicale. - Peur : le protocole nécessite une manipulation des animaux ce qui peut induire de la peur. Toutefois le nombre de manipulations est très limité : geste chirurgical et sacrifice. L’animal sera immédiatement anesthésié ou euthanasié, la possibilité d’expression de la peur ne sera donc que très brève. - Expression des comportements normaux de son espèce : Il n’y a pas de contrainte vis-à-vis du comportement de l’animal. L’animal est isolé de façon temporaire en postopératoire pour éviter les complications, notamment les désunions cicatricielles. Ces nuisances sont donc toutes très légères.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés afin de procéder à des analyses histologiques.
Remplacement
Il n’existe pas d’autre méthode pour évaluer les réactions inflammatoires vis-à-vis de matériaux implantés. Des études in vitro ont déjà été réalisées démontrant l’innocuité de la membrane CAM. La poursuite de la recherche translationnelle nécessite une étude au sein d’organismes vivants.
Réduction
L’étude d’une réaction tissulaire de type inflammatoire nécessite une analyse histologique et donc le sacrifice des animaux. Un nombre minimal est nécessaire afin d’obtenir un résultat fiable (risque de variabilité inter-individuelle). Toutefois, le nombre de rats est réduit au maximum par l’implantation sur 6 sites différents chez un même animal.
Raffinement
Tous les animaux sont élevés en environnement enrichi et par groupes de 3 rats. Après le réveil des animaux suivant la suture, les animaux seront hébergés en cages individuelles pendant 5 jours. Ils seront regroupés comme avant l’intervention par 3 dans des cages appropriés au terme de ce délai. Des éléments d’enrichissement seront placés dans les cages à tout moment. Ils seront replacés dans la même pièce de l’animalerie conventionnelle. Tous les animaux sont soumis à une anesthésie légère lors de l’intervention. Aucun analgésique n’est nécessaire pour ce type d’opération. Toutefois, si des signes de souffrance étaient constatés, une injection ponctuelle sera réalisée.
Choix des espèces
L’espèce choisie est le rat (Rattus norvegicus) nude. Il est plus grand que la souris (Mus musculus), ce qui permet de réaliser l’implantation sur 6 sites chez le même animal (Réduction du nombre d’animaux). Il est nécessaire qu’il soit nude afin de ne pas rejeter la membrane CAM humaine. En effet, ils ne possèdent pas de système immunitaire adaptatif (spécifique). Par contre, ces animaux sont tout à fait capables de monter une réponse immunitaire innée, comme une réaction à corps étranger, et possèdent des macrophages capables de dégrader des matrices perçues comme dénaturées. Les rats seront âgés de 2 mois. A cet âge, la taille du rat facilite la manipulation expérimentale et l’implantation sous-cutanée.
Effet de différents candidats médicaments sur l’activité motrice spontanée dans le test d’actimétrie chez le rat et la souris.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 750
1 250 animaux non-humains, 500 souris et 750 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 625 d'entre eux tués à l'issue pour des prélèvements terminaux et les autres réutilisés dans un autre projet. Ils reçoivent des candidats médicaments puis sont placés seuls dans une cage d'actimétrie de une à vingt-quatre heures pour mesurer leur activité motrice, avec un jeûne pouvant aller jusqu'à vingt-quatre heures et des prélèvements sanguins. Le porteur décrit le stress lié à l'isolement sans enrichissement et à la privation d'eau et de nourriture. Il présente le passage par l'animal comme un "passage obligatoire" avant toute administration à l'homme et affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution suffisante.
Objectifs
Le développement de nouveaux médicaments s'accompagne d'une évaluation de leurs potentiels effets secondaires chez l'animal avant toute administration chez l'homme. L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets d'un candidat médicament sur l'activité locomotrice spontanée chez les rongeurs (rat et souris) pour détecter ses potentiels effets secondaires stimulants (augmentation de l’activité motrice et/ou des redressements) ou sédatifs (baisse de l’activité motrice et/ou des redressements) en utilisant le test d’actimétrie.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments avec peu d'effets secondaires pour le patient. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Du fait de la cible thérapeutique, ce composé pourrait avoir aussi une application en médecine vétérinaire.
Procédures
Les animaux seront administrés avec les composés à tester par différentes voies (-2 min par administration) puis seront placés dans les cages de l'actimètre pour une durée de 60 minutes à 24h. Il pourra être mis à jeûn avant le test pour une durée maximale de 24h. Des prélèvements de sang sur animal vigile pourront être effectués (2 minutes par prélèvement). Et l'animal pourra être anesthésié en fin d'expérience pour les prélèvements terminaux de fluides corporels et tissus.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront des administrations de candidats médicaments et des prélèvements de sang (douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille). Ils subiront un stress lié à l'isolement sans enrichissements dans une cage pour un temps précis qui peut varier entre 60 minutes et 24 heures. Ils pouuront également subir un stress lié à la privation d’eau et de nourriture sur une période de 120 min maximum. Ils pourront également être mis à jeun (accès à l’eau) sur une période de 24h maximum. Les animaux pourront de même ressentir une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille suite à des prélèvements de sang pouvant être réalisés sur animal vigile ou anesthésié.
Devenir
Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal et / ou réutilisation des animaux dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur l'activité motrice. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat et la souris sont les espèces les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. L’analyse statistique sera adaptée au modèle
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse. • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d'un produit sur l'activité motrice spontanée. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans ce projet puisqu'il n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Influence du fractionnement temporel dans la réponse de la radiothérapie FLASH.
- Recherche appliquée
- Cancers
198 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur cerveau est irradié sous anesthésie sur une à cinq séances, avec trois prélèvements sanguins et une batterie de tests comportementaux répétés pendant six mois (open field, rotarod, reconnaissance d'objet, labyrinthe aquatique), pour comparer des schémas de radiothérapie FLASH. Le porteur indique que l'irradiation peut provoquer détresse, perte de poids et des dépilations, croûtes ou ulcérations au point d'irradiation. Les bénéfices affichés, des essais cliniques en oncologie pédiatrique et contre les gliomes, restent renvoyés à la suite du projet, tandis que le porteur juge "indispensable" le modèle animal pour étudier un "organisme vivant intégré".
Objectifs
La radiothérapie est l’une des méthodes les plus efficaces et les plus utilisées pour traiter les cancers. Pour certains types de tumeurs radiorésistantes comme les gliomes (tumeurs cérébrales), la radiothérapie ne peut être que palliative. Pour parvenir à une dose de radiation curative, le risque de dommages graves aux tissus sains est trop élevé pour pouvoir être considéré. Dans ce contexte, notre objectif principal s’inscrit dans l’amélioration des traitements de radiothérapie. Dans le cadre de ce projet, nous nous focaliserons sur des techniques innovantes qui ont montré un intérêt significatif dans la préservation des tissus sains (même à des doses très élevées) ainsi qu’un effet très efficace sur le contrôle de la croissance tumorale chez des rongeurs. Nous cherchons à améliorer encore l’indice thérapeutique (ratio entre l’efficacité du traitement et les effets indésirables) en essayant de réduire la toxicité de ces techniques innovatrices en explorant différents schémas temporels de délivrance de la dose. Par ailleurs, nous évaluerons l’impact sur les tissus sains des différents schémas temporels, son impact n’étant pas connu dans cette nouvelle technique de radiothérapie pour le moment.
Bénéfices attendus
Ce projet pionnier a un fort impact sociétal. Il explore des techniques novatrices en radiothérapie (RT), moins agressives pour les tissus sains. Le gain en matière d'épargne/récupération tissulaire contribuera à l'élimination du principal obstacle dans les traitements de cancer par RT : les doses de tolérance des tissus sains. A la fin du projet, nous disposerons d'études radiobiologiques d’évaluation de la toxicité qui nous permettront de procéder à des essais cliniques pouvant bénéficier à l'oncologie pédiatrique et pouvant également ouvrir une voie vers un traitement efficace des tumeurs très radiorésistantes, comme les gliomes. La preuve de concept de ces techniques innovantes existe déjà, le projet est sur la voie qui va de la conception de l'idée aux éventuels premiers essais cliniques.
Procédures
Dans la procédure visant à étudier l’influence du schéma de fractionnement temporel de la dose sur la préservation des tissus sains et des fonctions cognitives, émotionnelles et motrices, les animaux anesthésiés seront irradiés au niveau du cerveau (environ 20 minutes d’anesthésie). Ces irradiations seront réalisées 1 fois par jour pendant soit 1 ; 2 ; 3 ou 5 séances consécutives (espacées de 48 h). Trois prélèvements sanguins sur les animaux anesthésiés seront réalisés 24h avant la première irradiation, 24h après la dernière irradiation et 7 jours après la dernière irradiation. Tous les animaux seront ensuite évalués par les tests comportementaux suivants : Open Field : évaluation du niveau d’anxiété, de l’activité locomotrice et exploratrice des animaux. Les rats l’effectueront plusieurs fois (maximum 1 fois par mois pendant 6 mois), il se déroule en 1 session de 5 min, à partir d’une semaine avant la première irradiation. Rotarod : évaluation de la coordination motrice, quantification de l’équilibre, l’endurance et la force d’agrippement. Les rats l’effectueront plusieurs fois (maximum 1 fois par mois pendant 6 mois), à partir d’un mois après la première irradiation, il se déroule en 2 sessions de 5 min par jour pendant 4 jours. Reconnaissance d’objet : évaluation des capacités mnésiques des animaux. Les rats l’effectueront plusieurs fois (maximum 1 fois par mois pendant 6 mois), à partir d’une semaine avant la première irradiation, il se déroule en 3 phases : Phase d’habituation (Jour 1 : 2 fois 3 min d’exploration) ; Phase d’acquisition (Jour 2 : 5 min d’exploration) ; Phase de test (Jour 2 : 5 min d’exploration). Labyrinthe aquatique : évaluation d’une potentielle altération des capacités mnésiques par l’irradiation. Les rats l’effectueront 2 fois : à court terme (1 mois après la première irradiation) et à long terme (6 mois après la première irradiation). Ils réaliseront 4 essais par jour pendant 8 à 13 jours. Cage d’activité : cages de vie adaptées, équipées d’une roue de grand diamètre pour mesurer l’activité spontanée des rongeurs sur de longues périodes de stabulation, maximum 7 jours consécutifs. Ils l’effectueront plusieurs fois (maximum 1 fois par mois pendant 6 mois).
Impact sur les animaux
Suite à l’irradiation des signes de détresse ou de mal-être peuvent apparaître, suivis d’une perte de poids et d’une réduction de la mobilité pendant 3 à 5 jours. Les animaux peuvent également présenter des dépilations, croûtes et même ulcérations au site d’irradiation pendant 5 à 6 jours. Les nuisances liées aux prélèvements sanguins sont comparable à celles occasionnées par une coupure superficielle. Pendant les tests de comportement, une légère baisse de poids transitoire peut être observée due à l'augmentation de l’activité physique. Les animaux retrouvent leur poids quelques jours après l'arrêt des tests. L'exposition à un nouvel environnement peut générer un léger stress initial chez le rat, ils sont donc habitués progressivement aux salles de comportement et les tests sont répétés plusieurs fois.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue des procédures pour analyses histologiques post-mortem.
Remplacement
Nos critères d’évaluation pour l’efficacité de la technique vont porter sur la préservation des tissus sains (en particulier l’impact cognitif). De même, les mécanismes inflammatoires, d’infiltration immunitaire et vasculaires induits par l’irradiation ne pourront être étudiés que dans la globalité d’un organisme vivant intégré. C'est donc impossible de faire nos d’études avec des approches in vitro ou en utilisant des organoïdes. Aussi, le recours à des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans ce projet et il nous est indispensable de développer des modèles animaux.
Réduction
Nous avons déterminé le nombre d’animaux par groupe à l’aide d'outils statistiques. Les animaux seront suivis 6 mois maximum. Ce délai est considéré long-terme pour évaluer la possible apparition des effets secondaires sur le tissu sain chez les animaux survivants à long-terme et ainsi pouvoir évaluer l’augmentation de la fenêtre thérapeutique.
Raffinement
Un délai minimum d’une semaine est respecté entre la réception des animaux et la mise en place des procédures expérimentales pour leur permettre de s’adapter à leur nouvel environnement. Une étape de socialisation des rats sera mise en place avant toute expérimentation : les rats seront manipulés quotidiennement pour les habituer au manipulateur et à la préhension et permettre ainsi une réalisation plus aisée et moins stressante des procédures expérimentales par la suite. Dans un souci de raffinement, tout d’abord, nous veillerons régulièrement au bien-être des animaux (une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux) pour permettre la détection de signes précoces de détresse ou de mal-être, puis nous utiliserons un enrichissement adapté avec des objets placés dans les cages d'accueil (des tunnels en carton). L’ensemble des procédures sera réalisé sous anesthésie générale adaptée aux interventions mises en place. Suite à l’irradiation des signes de détresse ou de mal-être peuvent apparaître, suivis d’une perte de poids et d’une réduction de la mobilité pendant quelques jours (3 à 5 jours) pour y remédier, des aliments appétants sont ajoutés dans la cage. Les animaux peuvent présenter des dépilations voire des croûtes et même des ulcérations sur le dessus de la tête, à l’endroit de l’irradiation pendant quelques jours (5 à 6 jours), une crème apaisante cicatrisante pendant au minimum une semaine. Une grille de score permettra d’évaluer de façon objective l’état des animaux. En cas d’atteinte d’un point limite conformément à la grille de score, les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
Les rongeurs sont particulièrement utilisés en cancérologie et dans les études de radiothérapie car il s’agit d’espèces génétiquement caractérisées et pour lesquelles les références bibliographiques sont très nombreuses dans la littérature ayant trait au domaine de la radiothérapie. Notre projet va nécessiter de travailler sur des rats chez lesquels la taille plus importante du cerveau va être plus adaptée aux types d’irradiation proposés dans le cadre des procédures expérimentales. Les animaux utilisés seront des adultes de 6-7 semaines, âge compatible avec un développement suffisant et la possibilité de garder les animaux assez longtemps pour permettre une étude des effets à long terme de l’irradiation.
Développement de nouveaux implants pour l’aide à la cranioplastie
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux trous sont percés dans la voûte crânienne de chaque animal sous anesthésie, puis la reconstruction est suivie par imagerie pendant douze semaines, pour tester des implants en titane destinés à la réparation du crâne. Le porteur annonce des douleurs post-opératoires, des infections locales et une ulcération de la plaie possibles, les rats étant tués pour analyser l'os reconstruit. Il retient le rat comme "l'espèce animale la moins évoluée" de taille suffisante pour la chirurgie et juge ces essais nécessaires avant tout passage chez l'humain.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'étudier le potentiel de nouveaux implants en titane pour aider à la reconstruction osseuse du crâne.
Bénéfices attendus
Les implants en titane permettent une reconstruction osseuse complète du defect, sans complications. Ils limiteront également les complications de reconstruction liées aux infections post-opératoires.
Procédures
Les animaux subiront une création de défauts osseux au niveau de la voûte crânienne (sous anesthésie chimique). La durée de l'intervention est estimée à 20-25 minutes. Il y aura deux defauts osseux par rat. La reconstruction osseuse sera suivie, par imagerie tomodensitométrique, pour tous ces animaux à 2, 4, 6, 8, 10 et 12 semaines après l'opération (sous anesthésie volatile). La durée de l'imagerie est estimée à 15 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables qui pourraient être observés sont : douleurs post-opératoires, infections locales de la zone opérée, ulcération de la plaie. L'intégrité de la dure-mère sera particlulièrement surveillée lors de l'intervention. A la moindre atteinte, l'animal sera écarté de l'étude. Si des effets non attendus surviennent, ils seront évalués et pris en charge par l'expérimentateur.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en vue d'effectuer des analyses histologiques de l'os reconstruit et de la zone environnante.
Remplacement
Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de structuration à tester et d'évaluer le risque potentiel d'inflammation post-implantation. Les informations de biocompatibilité et d'efficacité de reformation osseuse sont obtenues uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.
Réduction
L'expérimentation se déroulera en 2 séries d'animaux successives. La première série comprendra 8 animaux de chaque configuration. Le nombre d’animaux total pourra être réduit si l’effet attendu est suffisamment important, pour obtenir des résultats statistiquement exploitables, après la première série. Les groupes expérimentaux sont constitués de n = 12 individus afin de disposer d’une puissance statistique suffisante pour l’évaluation des différentes structurations. Si la normalité est respectée (test de Shapiro), le test statistique utilisé sera soit un Test T soit une ANOVA. Si l’ANOVA est significative (p < 0,05), elle sera suivie d’un post hoc de Tukey. Si la normalité n’est pas respectée, un test de Mann-Whitney ou un test de Kruskal Wallis sera effectué.
Raffinement
Le rat est une espèce animale très proche de la physiopathologie humaine et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie. Les différentes étapes de chirurgie seront réalisées sous anesthésie chimique profonde. La douleur post-opératoire sera gérée par l’administration de substances antalgiques de façon systématique pendant les 48h suivant la chirurgie, puis de façon optionnelle en cas de signes de douleurs observés. Les animaux seront anesthésiés par anesthésie volatile pendant les sessions d'imagerie tomodensitométrique. Les points limites seront particulièrement surveillés dans les 48 à 72h qui suivront les expérimentations. Parmi ceux-ci le poids et le comportement seront les premiers contrôlés. Ceci permettra d’intervenir immédiatement en cas de souffrance (administration de substances antalgiques), et/ou d’appliquer les critères d’arrêt prédéfinis de l’étude le cas échéant. Tous les résultats obtenus lors de ces études seront exploités.
Choix des espèces
Le rat est l’espece animale la moins evoluee et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie. En effet, la physiologie de la reconstruction osseuse et des réactions inflammatoires chez le rat sont proches de celles de l’humain. Ce modele permet ainsi la realisation d’etudes precliniques de chirurgie reconstructrice avec evaluation radiologique et histologique. Rats matures, âgés de plus de 22 semaines pour exclure un effet potentiel de croissance.