Rats
Etude de la signalisation insulinique cérébrale dans un modèle animal diabétique : le rat Goto Kakizaki
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
80 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Diabétiques de la lignée Goto-Kakizaki ou témoins Wistar, ils subissent une chirurgie stéréotaxique unique pour injecter de l'insuline ou son véhicule dans un ventricule cérébral, restent quinze minutes sous isoflurane puis sont mis à mort aussitôt. Le porteur décrit une craniotomie sous anesthésie locale et analgésie, et affirme n'attendre "pas" de souffrance liée à la procédure. Il présente le rat GK comme un modèle de diabète de type 2 "impossible" à remplacer par des systèmes in vitro ou in silico pour étudier la réponse à l'insuline.
Objectifs
Le diabète de type 2 est une pathologie due à l'altération du métabolisme glucidique et dont la prévalence mondiale augmente de façon alarmante. Il est caractérisé par une hyperglycémie chronique due à un défaut de sécrétion d'insuline par les cellule beta du pancréas et à une résistance à l'action de cette hormone au niveau de ses tissus cibles périphériques : le muscle, le foie et le tissu adipeux. L'objectif de notre projet est d'élucider, dans un modèle animal de diabète de type 2 le rat GK , si la résistance à l’insuline est aussi présente dans le cerveau. Pour cela nous allons étudier dans cet organe les mécanismes moléculaires de la signalisation de l'insuline suite à une administration d'insuline ou de sérum physiologique ( véhicule) par injection stéreotaxique dans le ventricule latéral du cerveau. Pour cette étude, qui portera sur les animaux des deux sexes, 40 rats diabétiques GK et 40 rats Wistar sains seront nécessaires.
Bénéfices attendus
Le diabète est associé à de nombreuses comorbidités, dont des troubles neurocognitifs tels que la maladie d’Alzheimer. Dans la littérature, une altération de la signalisation insulinique dans le cerveau est proposée comme un mécanisme participant au développement des maladies neurodégénératives. Ainsi, en recherchant dans ce projet si le rat diabétique GK possède une insulinorésistance en central comme en périphérie, il serait intéressant d’agir sur ce mécanisme en thérapeutique d’autant plus qu’il n’existe toujours pas de traitement curatif pour le diabète et les maladies neurodégénératives.
Procédures
Les animaux vont subir une chirurgie unique par stéréotaxie afin d' injecter dans le ventricule latéral une solution d'insuline ou de son véhicule . Cette opération dure 20 minutes. A la fin de l'injection, une petite goutte de sang de 10 microL, obtenue à l'extrémité de la queue en piquant avec une petite aiguille 26G, est prélevée pour contrôler la glycémie.
Impact sur les animaux
Les animaux sont anesthésiés à l'isoflurane, la tête est fixée sur un cadre stéréotaxique, le crâne est desinfecté et rasé , une incision longitudinale de la peau du crâne est effectuée à l’aide d’un ciseau fin. L’os du crâne est perforé à l’aide d’une fraise. Le volume injecté grâce à une seringue hamilton munie d'une aiguille 26G est de 5 μL à un débit de 1 μL/minute pendant 5 minutes. Il n'est pas attendu de souffrance dans le cadre de la procédure chirurgicale, nous procédons à une injection en sous cutané d'anesthésique local composée de lidocaïne (2%) diluée à 0.5% (à la dose de 7mg/kg) associée à un analgésique la Buprénorphine à la dose de 0,01mg/kg 15 à 20 minutes avant incision de la peau du crâne. De plus tout au long de la procédure, les animaux seront placés sur tapis chauffant pour éviter l'hypothermie due à l'anesthésie. Nous surveillons les paramètres vitaux, la respiration, le pouls et la température corporelle.
Devenir
Il n'y a qu'une seule procédure dans ce projet. Après l'injection stéréotaxique dans le cerveau, les 80 rats restent sous anesthésie à l'isoflurane pendant les 15 minutes nécessaires à l'action de l'insuline puis sont immédiatement mis à mort.
Remplacement
L’étude de la réponse à l’administration de l'insuline ne peut être réalisée que sur animaux vivants et l’avantage du rat GK réside dans le fait que c’est un modèle de DT2 sans manipulation génétique et mimant la chronologie d’évolution du diabète humain. Ainsi, sur le plan scientifique, il est impossible de remplacer ces animaux par des systèmes ex vivo, in vitro ou in silico
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum grâce à l’utilisation de tests statistiques montrant au mieux la différence entre les groupes .En fonction de la procédure expérimentale, des variables étudiées et du nombre d’effectifs, nous utiliserons principalement des tests paramétriques, et si nécessaire des tests non paramétriques.
Raffinement
Pendant la procédure la respiration, l'obstruction des voies respiratoires, le pouls et la température corporelle seront surveillés. Afin de raffiner la procédure et réduire au mieux l’apparition éventuelle de douleur, nous prendrons toutes les précautions nécessaires (Une injection en sous cutané d'anesthésique local composée de lidocaïne (2%) diluée à 0.5% (à la dose de 7mg/kg) associée à un analgésique la Buprénorphine à la dose de 0,01mg/kg, sera effectuée 15 à 20 minutes avant incision de la peau du crâne. De plus tout au long de la procédure, les animaux seront placés sur tapis chauffant pour éviter l'hypothermie due à l'anesthésie. Le choix du protocole expérimental impliquant les 8 groupes d'animaux, nous permet d'assurer une fiabilité à cette étude.
Choix des espèces
Le rat est une espèce animale pertinente dans le cas de notre étude parce que les processus physiologiques sont similaires chez le rat et chez l’Homme. De plus, le rat est suffisamment grand pour des mesures physiologiques pratiques et pour des manipulations neurochirurgicales/stéréotaxiques. Enfin le modèle animal sur lequel nous conduisons nos recherches sur le diabète dans l'équipe est le rat. Nous utiliserons des animaux jeunes adultes mâles et femelles de 4 mois, ce qui nous garantit aussi une stabilisation du diabète chez les GK.
Etude comportemental d’une lignée de rat modèle trisomique après traitement par une molècule candidate
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue et le cerveau prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Issus d'une lignée trisomique dont le porteur reconnaît le phénotype "dommageable", petite taille dans 80 % des cas et dermites à staphylocoque exigeant des antibiotiques chez la moitié d'entre eux, ils reçoivent pendant seize jours une molécule par voie intrapéritonéale puis passent le test de la piscine de Morris. Ce test d'apprentissage impose des séances de nage répétées, les animaux en difficulté ou épuisés étant retirés de l'étude. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" à l'animal pour étudier les déficits cognitifs et propose comme candidat un médicament déjà utilisé contre l'alcoolisme.
Objectifs
Le Syndrome de Down (SD) ou Trisomie 21 est la première cause de retard mental d’origine génétique. Le SD est lié à la présence d’une copie supplémentaire du chromosome 21 et touche 1 naissance sur 700. Il se caractérise par des déficiences intellectuelles : les personnes atteintes de SD ont des difficultés d’apprentissage et de mémorisation qui sont liées à des défauts dans le développement et le fonctionnement du cerveau. Cette anomalie chromosomique conduit à une surexpression des gènes du chromosome 21 humain, perturbant de nombreux systèmes physiologiques, morphologiques et biochimiques. Ces dérégulations se font de manière directe via l’augmentation de la production de protéines, ou indirecte à travers une multitude d’interactions de ces protéines sur l’ensemble du génome. Nous avons démontré le rôle du surdosage d'une protéine dans le modèle de rat SD, comme l'un des principaux moteurs du dysfonctionnement cognitif. Afin de mieux comprendre la conséquence du surdosage de cette protéine sur le fonctionnement cérébral dans notre modèle de rat SD et de développer une stratégie thérapeutique, notre projet est de tester une molécule qui est un médicament utilisé en clinique dans le traitement de l'alcoolisme, qui peut inhiber cette protéine dans un environnement cellulaire, et d’évaluer les capacités cognitives de notre modèle de rat SD.
Bénéfices attendus
La création et la caractérisation d’un modèle de rat portant la même mutation que l'humain, a permis de comprendre que la conséquence du surdosage d'une protéine est l'un des principaux moteurs du dysfonctionnement cognitif chez les patients trisomiques. Il n’existe à ce jour aucun traitement qui permet de restaurer les performances cognitives chez les patients. Toute molécule capable d’inhiber ou de réduire le surdosage de cette protéine sera potentiellement donc d’un grand bénéfice pour les patients.
Procédures
Nous allons réaliser les interventions suivantes : -Administration de composés par voie intra-péritonéale (moins d'une minute par rat) une fois par jour pendant 16 jours -test d'apprentissage dans la piscine de Morris : La durée du test est sur 7 jours : les 2 premiers jours 4 essais de 90s espacés d'1h sont réalisés chaque jour. Les 4 jours suivants, 2 essais de 90s, espacés de 2h, par jour. Le dernier jour, un seul essai de 90s. -Un prélèvement sanguin à la veine temporale superficielle (2 minutes par rat).
Impact sur les animaux
Le phénotype du notre modèle animal utilisé est considéré comme dommageable. En effet, les anomalies suivantes ont été observées : -Animaux de petite taille (80% des cas) -Dermites à Staphylococcus aureus nécessitant des traitements antibiotiques locaux (50%) voire des traitements antibiotiques généraux (20%). Concernant le SD, aucun phénotype délétère n’est observé chez ces rats dans leur environnement. Lors de l’injection par voie intrapéritonéale, une surveillance du site d'injection sera effectuée et un soin local pourra être appliqué en cas de lésion ou d'infection du site. Lors du test d'apprentissage (Piscine de Morris), les animaux présentant des problèmes de nage ou d'épuisement seront retirés de l'étude. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de l'état des animaux, en s'assurant notamment qu'il n'y a pas de saignement au niveau de la zone de prélèvement.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés puis les cerveaux seront prélevés en vue d'analyses post-mortem (structures cérébrales).
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle pas d’alternative à l’utilisation des animaux pour les études concernant le cerveau. En effet, l’étude de déficits cognitifs nécessite un modèle vivant et suffisamment proche de l’Homme pour pouvoir être transposé à l’espèce humaine. Par ailleurs, il n’existe pas encore de modèle de cerveau in vitro ou autre permettant de réaliser de la recherche fondamentale dans ce domaine.
Réduction
Dans cette étude, nous comparerons trois groupes de rats: un groupe de rats contrôle négatif (sauvages + véhicule) ; un groupe de rats contrôle positif (mutant trisomique + véhicule) et le groupe d’intérêt (mutant trisomique + molécule à tester). Chaque groupe sera composé de 20 rats. En ce qui concerne le sexe, comme nous n’attendons pas à avoir un effet sexe, les 2 sexes seront utilisés (on veillera à avoir des groupes de mêmes proportions). Nous avons évalué le nombre de rats nécessaire pour pouvoir valider de façon statistique (test de Mann et Whitney) l’hypothèse que l’effet du traitement entre les groupes n’est pas nul. En fonction de ces paramètres, 20 rats par groupe seront nécessaires pour notre étude.
Raffinement
Du fait de leurs phénotypes dommageables, ces animaux font l’objet d’une attention particulière afin de pouvoir détecter le plus précocement possible tous problèmes pouvant altérer leur bien-être. Les animaux seront ainsi suivis quotidiennement tout au long de leur vie. Si un animal présente des signes de douleur ou de mal être, il sera présenté au vétérinaire puis, si un traitement est envisageable, il sera mis en place (on utilisera des anti-inflammatoires). A noter que le traitement utilisé devra être adapté au cas par cas en fonction des symptômes rencontrés. Si aucun traitement n’est envisageable, l’animal sera mis à mort. Par ailleurs, tout au long de leur vie, les animaux seront hébergés par 2 et disposeront d’un bâton à ronger comme enrichissement.
Choix des espèces
Le rat est physiologiquement et génétiquement plus proche de l’Homme. A ce jour, l’anatomie, la physiologie et la génétique du rat sont bien connues. Par ailleurs, l’évolution de l’ingénierie génétique permet maintenant de réaliser facilement des modifications génétiques chez cette espèce. De plus, les régions homologues du chromosome 21 humain sont retrouvées sur 2 chromosomes chez le rat contre 3 chez la souris. L’obtention d’un modèle de trisomie complète est donc plus simple à obtenir chez le rat. Le rat constitue ainsi un modèle de choix pour générer des modèles de maladies humaines pour le syndrome de down. Les rats seront adultes, agés de 15 à 16 semaines environ au début des tests. l'ensemble des tests sera réalisé sur une période de 3 semaines.
Etude pilote pour la mise en place chez le rat d’une insuffisance rénale chronique suivie ou non d’une transplantation rénale
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système urogénital
310 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la gravité déclarée va du sans réveil au sévère, 120 individus étant classés en sévère et 120 sans réveil. On leur induit une insuffisance rénale chronique par injection dans la queue, suivie huit semaines par IRM sous anesthésie et prélèvements sanguins répétés, une partie étant d'abord rendue obèse par trois mois de régime gras et sucré, puis certains subissant une transplantation rénale sous anesthésie générale. Le porteur indique que l'insuffisance terminale peut provoquer tremblements et perte de 20 % du poids, seuil qui déclenche la mise à mort, et présente la greffe comme "bénéfique" pour l'animal. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'est "pas possible" de recréer sans animaux la maladie ni la complexité de la transplantation, et qualifie l'ensemble d'étude pilote destinée à préparer un projet ultérieur.
Objectifs
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie des reins d’évolution silencieuse : progressivement, la fonction des reins se détériore et peut évoluer vers un stade terminal (IRCT) nécessitant la mise en place d’un traitement par dialyse ou une transplantation rénale. La transplantation rénale offre une meilleure survie et qualité de vie. Ce projet est une étude pilote pour mettre au point le protocole d'insuffisante rénale chronique et de transplantation rénale sur des rats, mâles et femelles, minces ou obèses, et de suivre l'état des reins par de l'imagerie IRM.
Bénéfices attendus
L'obésité affecte plus de 30% des patients en insuffisance rénale chronique terminale et est un frein à la transplantation rénale . Ces travaux permettront dans un second temps de déposer un nouveau projet afin de déterminer l'impact de la chirurgie de l'obésité sur la fonction rénale d’une part et sur le succès de la transplantation rénale sur des animaux obèses en insuffisance rénale. Notre second projet apportera des connaissances sur le comportement du rein greffé à moyen terme en fonction du type de chirurgie de l'obésité et pourra permettre d’orienter le choix de la chirurgie de l’obésité optimale chez les patients.
Procédures
Il sera induit une insuffisance rénale chronique par injection unique d’une substance au niveau de la queue qui sera suivie sur 8 semaines par IRM avec un agent de contraste et un prélèvement sanguin. L’animal est anesthésié pendant l’injection (10min) puis à chaque IRM (pendant 2h maximum) au cours desquelles se fait également le prélèvement sanguin. Une IRM avec prélèvement est réalisée avant l’induction puis toutes les 2 semaines après l’induction pendant 8 semaines (5 IRM et 5 prélèvements au maximum). Le protocole dure 10 semaines au maximum. Certains animaux subissent exactement le même protocole après avoir été rendus obèses par un régime riche en sucres et en graisses de 3 mois. Le protocole dure 22 semaines au maximum. Certains animaux avec ou sans insuffisance rénale chronique induite par injection unique d’une substance au niveau de la queue subiront une transplantation rénale sous anesthésie générale (1h30 maximum) toujours suivie par IRM. Une IRM avec prélèvement (sous anesthésie 2h maximum) est réalisée avant l’induction puis 4 semaines après l’induction juste avant la transplantation et enfin 4 semaines après la transplantation (3 IRM et 3 prélèvements au maximum). Le protocole dure 10 semaines au maximum. Certains animaux subissent exactement le même protocole après avoir été rendus obèses par un régime riche en sucres et en graisses de 3 mois. Le protocole dure 22 semaines au maximum.
Impact sur les animaux
Le régime riche en graisses et en sucres est extrêmement agréable pour les animaux mais il entraine une prise de poids. Cependant, et contrairement à l'homme, il n'y a pas de maladies associées dans ce modèle (ni diabète ni foie gras ni insuffisance rénale). Des lésions rénales apparaitront au cours du traitement, l’animal ne présente souvent aucun symptôme. En revanche l’insuffisance chronique terminale peut induire des troubles du comportement comme des tremblements et une perte de poids de 20%. Le risque de mortalité est inférieur à 5%. La transplantation rénale est réalisée sous anesthésie et analgésie et est bénéfique pour les animaux puisqu'elle restore une partie de la fonction rénale.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Il n’est pas possible de recréer sans l'usage d'animaux la maladie de l'insuffisance rénale chronique ou la complexité de la transplantation rénale.
Réduction
Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe pour valider la faisabilité de nos modèle d'insuffisance rénale chronique et de transplantation rénale. Un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables pour les futurs projets. La fonction rénale sera suivie au cours du temps en imagerie IRM, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux par groupe. La transplantation rénale est réalisée sur un seul rein, ce qui permet aussi de limiter le nombre d’animaux, puisque le rein non transplanté sera le contrôle interne de chaque animal. Les rats donneurs de rein pour la transplantation sont utilisés dans d’autres expérience nécessitant des prélèvements post-mortem de tissus.
Raffinement
1 semaine d’acclimatation est laissée aux animaux entre leur transport sur le site et l’expérimentation. Les animaux sont maintenus à au moins 2 individus par cage pour éviter le stress de l’isolement. Un suivi quotidien visuel est assuré et un suivi clinique quotidien est mis en place avec une grille d'évaluation de la douleur avec des points limites précis et adaptés lors des traitement ou des transplantations. Les IRM, prélèvements et injections sont réalisés sous anesthésie. Les transplantations sont réalisées sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur, est prévue avant, pendant et après l’opération pour le rat receveur comme pour le rat donneur d’organe. Nous avons inclus dans toutes les procédures des grilles de suivi de poids et de la prise alimentaire des animaux avec des pesées journalières les 7 jours après l'opération puis hebdomadaires, ainsi qu’une grille d'évaluation de la douleur avec des points limites précis et adaptés. Si un point limite est atteint pour un animal, un antidouleur est administré et si il n'y a pas d'amélioration de l'animal dans les 12h, l'animal est euthanasié. Les animaux ont donc ce suivi clinique qutidien mais également un suivi quotidien visuel au cours duquel un inconfort ou une éventuelle douleur peut être reconnu par un changement de comportement de l'animal qui sera alors pris en charge de façon appropriée. Après les opérations chirurgicales, les animaux sont isolés pendant 7 jours pour suivre leur prise alimentaire individuelle, la reprise du transit intestinal et leur capacité à uriner puis ils sont remis ensemble. Dans tous les cas, les cages sont enrichies avec un tube en polycarbonate.
Choix des espèces
Nous développerons notre projet en utilisant le modèle de rongeur rat. Le modèle de rat est connu depuis longtemps pour être un bon modèle d’étude de l’obésité et de l’insuffisance rénale induite. Il est suffisamment gros pour pouvoir reproduire le plus fidèlement possible les transplantations rénales réalisées chez l'homme. Nous utilisons des animaux adultes (de plus de 5 semaines) obèses, mâles et femelles, puisque c'est à l'âge adulte seulement que les êtres humains souffrent d’insuffisance rénale chronique et peuvent subir une transplantation rénale.
Evaluation du phénotype de résistance des différents génotypes de DHPS chez Plasmodium berghei
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Rats : 24
974 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une injection du parasite du paludisme puis subissent des prélèvements sanguins quotidiens pendant sept à dix jours, pour évaluer l'effet d'une mutation sur la résistance à la sulfadoxine. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une hyperparasitémie, une anémie et un neuropaludisme, et précise qu'aucun analgésique ne sera administré pour ne pas fausser les résultats. Il affirme que les tests in vitro se sont révélés non reproductibles et qualifie le modèle murin d'"indispensable".
Objectifs
La combinaison sulfadoxine/pyriméthamine est le traitement prophylactique recommandé pour la prévention du paludisme chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 5 ans. Cependant, la résistance à cette combinaison thérapeutique est due à l’émergence de mutations sur les gènes dhfr et dhps de Plasmodium falciparum. La mutation I431V de DHPS chez P. falciparum fut identifiée pour la première fois au Nigéria en 2006 et des quintuples mutants de DHPS furent décrits en Afrique Centrale. Cette nouvelle mutation semble être une mutation émergente dans ces pays. A ce jour il n’existe aucune donnée phénotypique de ce génotype. Les expérimentations in vitro sur des isolats de P. falciparum n’ont pas permis de déterminer de manière fiable et reproductible la concentration inhibitrice à 50% (CI50) de la sulfadoxine. La forte homologie entre les enzymes DHPS de P. falciparum et de P. berghei fait du parasite murin un bon modèle d’études du niveau de résistance à la sulfadoxine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir les premières données phénotypiques dues à la nouvelle mutation I431V de DHPS décrite en Afrique Centrale. L’évaluation de l’effet de cette mutation sur la résistance à la sulfadoxine est primordiale et indispensable pour prédire de l’efficacité du traitement préventif intermittent par sulfadoxine/pyriméthamine utilisé chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Ce travail sera une première étape qui permettra d’évaluer la nécessité de la mise en place d’études à grande échelle sur le terrain afin d’actualiser les recommandations mondiales.
Procédures
Injection par voie intra-péritonéale (1 injection, durée estimée 10 secondes). Induction d'une maladie expérimentale : paludisme pendant 7 à 10 jours. Prélèvement sanguin quotidien pendant 7 à 10 jours (durée estimée 10 secondes).
Impact sur les animaux
La souris peut développer une hyperparasitémie accompagnée d’anémie et/ou un neuropaludisme. La surveillance et le suivi quotidiens de la parasitémie permettront de s’affranchir de ces risques.
Devenir
Procédure 1 : Souris et rat euthanasiés au CO2 pour réalisation d'exsanguination. Procédures 2 et 3 : Mise à mort par dislocation cervicale avant apparition des signes de gravité du paludisme (hyperparasitémie et/ou neuropaludisme).
Remplacement
Pour étudier la résistance des parasites aux différents antipaludiques, des tests in vitro peuvent être réalisés. Cependant, les expérimentations in vitro sur des isolats de P. falciaprum menées au laboratoire n’ont pas permis de déterminer de manière fiable et reproductible la concentration inhibitrice à 50% (CI50) de la sulfadoxine. Ces variabilités techniques majeures sont décrites dans la littérature. Un modèle murin in vivo est donc indispensable pour obtenir des données phénotypiques des différents génotypes de DHPS.
Réduction
Le nombre d’animaux est calculé a priori en respectant les critères pour une analyse statistique appropriée (test de Student). Les rongeurs utilisés sont consanguins, de mêmes âge et sexe, réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Dans un objectif de réduction, des rats seront utilisés à certaines étapes de la procédure 1 afin de recueillir la quantité de parasites nécessaire à l’expérimentation.
Raffinement
Le bien-être de l’animal est aussi un facteur de variabilité expérimentale. Les animaux seront hébergés en cage de 2 rats ou de 5 souris, conformément aux recommandations de l'établissement utilisateur. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement de l’habitat. Aucun traitement analgésique ne pourra être administré sous peine d'interférer avec les paramètres étudiés. Nous effectuerons une surveillance quotidienne des souris (état général, prise de nourriture, toilette, mouvements), afin de détecter le plus précocement les signes de souffrance. L’expérimentation sera arrêtée en cas de dégradation trop importante d’un animal selon les points limites d’arrêt de la procédure définis en accord avec le comité local de suivi du bien-être animal (SBEA) pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des hôtes intermédiaires de Plasmodium berghei et constitue un modèle animal reconnu Des souris âgées de 6 semaines et des rats âgés de 9 semaines seront utilisés puisqu’ils auront terminé leur croissance.
Evaluation préclinique de nouvelles molécules thérapeutiques pour le traitement des maladies inflammatoires articulaires chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Rats : 6300
27 400 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Une arthrite leur est déclenchée par des injections de collagène, d'anticorps ou d'une cytokine, certaines souris génétiquement modifiées développant la maladie en continu, puis des composés leur sont administrés jusqu'à deux fois par jour pendant six semaines, pour évaluer des candidats médicaments contre la polyarthrite rhumatoïde et l'arthrite psoriasique. Le porteur indique un gonflement et une inflammation douloureuse des articulations. Il qualifie le modèle animal d'"indispensable" pour un effectif qui atteint 27 400 animaux non-humains.
Objectifs
Les maladies inflammatoires articulaires peuvent divisées en en deux catégories, la polyarthrite rhumatoïde (PR) et l’arthrite psoriasique (AP). - La PR est une maladie auto-immune plurifactorielles qui survient vers 45 ans avec une prévalence de 0.5-0.8% de la population générale. - L’AP est une forme d’arthrite inflammatoire qui survient ordinairement chez des personnes atteintes d’un psoriasis. De 10 à 30 % des personnes atteintes de psoriasis seront atteintes d’AP. Cette pathologie touche autant les hommes que les femmes et se manifeste généralement entre 20 et 50 ans. Il n’existe aucun moyen de guérir l’AP, mais grâce à un diagnostic précoce et à un traitement approprié, il est possible de maîtriser la maladie et de prévenir les lésions articulaires graves. Ces deux maladies inflammatoires articulaires se caractérisent par une atteinte et une dégradation osseuse de l’articulation conduisant à un enraidissement douloureux puis à une incapacité du patient à mobiliser l’articulation affectée. De nombreux patients ne répondent pas aux traitements actuels qui reposent sur les antiinflammatoires non-stéroïdiens, les corticoïdes et les immunosuppresseurs, des anticorps. Des traitements plus performants sont nécessaires. Notre programme de recherche vise à découvrir des molécules qui agissent via des mécanismes d’action innovants et qui peuvent ainsi représenter des options thérapeutiques pour tous les patients atteints de maladie inflammatoire articulaire.. L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules utilisées chez les animaux ont préalablement été testées et validées in vitro.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et d’arthrite psoriasique.
Procédures
Des méthodes différentes peuvent être utilisées pour déclencher les signes cliniques : soit deux injections intra-dermiques de collagène dans la queue et / ou la surexpression d’une cytokine pro-inflammatoire par une unique administration intraveineuse, soit l’administration de cocktail d’anticorps (unique) soit d’albumine (2 administrations). Dans une des procédures, nous utiliserons également des souris génétiquement modifiées présentant un phénotype dommageable (en déclenchant spontanément la maladie) mais contrôlable tant qu’elles ont maintenues sous traitement par l’infliximab. Dans deux des procédures, l’érosion osseuse sera évaluée une fois au cours de l’étude à l’aide d’une radiographie rayon X. Les composés seront administrés au maximum 2 fois par jour pendant de 1 à 6 semaines maximum en fonction de la procédure. Un prélèvement sanguin sera également effectué pour suivre la pharmacocinétique des composés testés (une seule fois par étude) ou pour doser la quantité de cytokine pro-inflammatoire (une seule fois par étude, dans 2 procédures). Au moment de la mise à mort, une ponction intra-cardiaque pourra être réalisée. Les scores cliniques seront évalués quotidiennement à partir de l’initiation des traitements par les composés (au maximum pendant 6 semaines).
Impact sur les animaux
Les animaux developperont les signes cliniques de la la polyarthrite rhumatoïde (PR) et l’arthrite psoriasique (AP) qui se caractérisent par un gonflement et une inflammation des articulations du poignet et des doigts. En fonction de la procedure appliquée, les animaux pourront être suivis pendant 1 à 6 semaines maximum.
Devenir
Tous les animaux inclus dans les procédures recevront une sédation préalable par inhalation d’isoflurane et seront mis à mort avec la méthode adaptée à l'espèce. Le réalisateur s’assurera de la mort effective de l’animal. Les tissus seront collectés pour analyse de l'impacte de nos composés sur la physiopathologie de la maladie.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro.
Réduction
Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir pour chaque paramètre étudié. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.
Raffinement
Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi, par exemple,avec des aspens, igloos, et feuilles de cellulose à déchirer ou du sizzle-dry. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie et d'analgesie sera prévu. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou à la mise à mort anticipée de l’animal
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature
Evaluation préclinique de nouvelles molécules thérapeutiques pour le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 600
8 400 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation intestinale leur est induite par un agent chimique, une bactérie ou des cellules, puis des composés leur sont administrés jusqu'à six semaines, parfois via une minipompe implantée sous la peau, pour évaluer des candidats médicaments contre les maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur indique que les animaux développeront diarrhée, sang dans les selles et perte de poids. Il qualifie le recours au modèle animal d'"indispensable" pour une vue globale de la maladie que les modèles in vitro ne donneraient pas.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des troubles caractérisés par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, source de lésions destructrices. Ces maladies sont caractérisées par une forte migration de cellules inflammatoires de types granulocytes au niveau de la paroi du tube digestif. L’augmentation et la dérégulation du recrutement des granulocytes et leur sur-activation contribuent à la chronicité et à l’amplification de la maladie. Notre programme de recherche vise à découvrir des molécules qui agissent via des mécanismes d’action innovants et qui peuvent ainsi représenter des options thérapeutiques pour tous les patients atteints de MICI. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et approuvées in vitro. L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de MICI.
Procédures
Dans ce projet, nous utiliserons des modèles d’inflammation de l’intestin chez le rat et la souris afin de tester l’efficacité de nos composés. Ces modèles seront induits par un agent chimique ou par le gavage d’une bactérie ou par l’injection de cellules inflammatoires une à deux fois par étude. Certains de ces modèles utiliseront des souris génétiquement modifiées ne présentant pas de phénotype dommageable. Les composés seront administrés pendant 6 semaines maximum. Un prélévement sanguin sera également effectué une fois pendant l'étude pour suivre la pharmacocinétique des composés testés. Une minipompe pourra être implantée en sous cutané pour une administration continue pendant 4 semaines.
Impact sur les animaux
Les animaux developperont les signes cliniques des MICI qui se caractérisent par une diahrrée, du sang dans les fèces et de la perte de poids.
Devenir
Tous les animaux dans les procédures recevront une sédation préalable par inhalation d’isoflurane et seront mis à mort avec la méthode adaptées à l'espèce. Les tissus seront collectés pour analyse de l'impacte de nos composés sur la physiopathologie de la maladie.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro. L'utilisation de modèles animals est indispensable pour avoir une vue globale de la physiopathologie de la maladie ainsi que la pharmacocinétique des composées sur l'ensemble des organes ce que ne permet pas les modèles in vitro.
Réduction
Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir pour chaque paramètre étudié. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.
Raffinement
Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie et d'analgésie sera envisagé. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature
Développement d’un modèle d’arthrite chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
990 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent dans l'articulation de la cheville une ou deux injections de cristaux d'urate ou de carraghénine pour déclencher une crise de goutte, puis le composé à tester, la douleur étant mesurée par le test de von Frey, pour évaluer de nouveaux candidats médicaments d'un partenaire industriel. Le porteur indique que l'arthrite induite peut provoquer une inflammation locale douloureuse, un défaut de toilettage et une baisse de la prise alimentaire. Il affirme que la culture cellulaire ne peut pas explorer ces mécanismes et que la preuve d'efficacité exige un "organisme entier", et revendique le rat comme le plus petit animal permettant une injection articulaire fiable.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de développer un modèle d’arthrite chez le rat afin de tester de futurs candidats médicaments dans la prise en charge de cette pathologie. Dans cette étude, nous évaluerons la pharmacocinétique d’un nouveau traitement dans un modèle d’inflammation aiguë de l'articulation de la cheville. Ce travail cherche à améliorer le traitement des arthrites, en particulier de la crise de goutte, une maladie inflammatoire touchant les articulations. Les crises, souvent très douloureuses, se caractérisent par un échauffement et un gonflement de l'articulation et peuvent durer plusieurs jours. La complexité de ces maladies, dont la composante est multicellulaire, nécessite de pouvoir faire la preuve de concept et d’efficacité dans un organisme entier comme l’animal. Cette étude se fosalise sur le développement de nouvelles formes d’administration d’un principe actif en utilisant des techniques de délivrance locale prolongée du médicament. Nous utiliserons un modèle d’inflammation goutteuse induite par des cristaux d’urate (Monosodium Urate MSU) ou de la carraghénine chez le rat. Un seul inducteur de l'inflammation (MSU ou carraghénine) sera utilisé par étude mais ces 2 agents inflammatoires pourront être testés lors d'études indépendantes. La pharmacocinétique du traitement administré sera déterminée de manière locale (niveau articulaire) mais également de manière systémique (sang). La douleur sera évaluée grâce au test de von Frey. L’utilisation du rat est tout indiquée dans cette étude, et se fera en accord avec la règle des 3R. Le nombre d'animaux utilisés sera réduit au maximum afin de permettre des analyses statistiques solides. Des points limites destinés à limiter l'inconfort des rats seront mis en place dans chaque expérience et tous les animaux seront pesés et leur comportement surveillé afin de veiller à leur bien-être. Ce projet de recherche nécessitera l'utilisation de 99 rats par étude (15 rats pour l’étude pilote et 84 rats pour l’étude principale). A raison de deux études par an, nous utiliserons 990 rats pour la durée totale du projet. Les procédures expérimentales décrites dans ce protocole étant classées à un grade sévère, elles feront l'objet d'une évaluation rétrospective.
Bénéfices attendus
L'objectif de ce projet est d'évaluer de nouveaux candidats médicament dans le processus inflammatoire de l'arthrite afin d'améliorer la prise en charge des patients et de les traiter de manière durable.
Procédures
Les animaux recevront une ou deux (selon la demande du partenaire industriel) injections intra-articulaire dans l'articulation de la cheville pour induire l'arthrite et une injection intra-articulaire avec le composé à tester. Les injections intra-articulaires durent 30 secondes et se font sous anesthésie isoflurane. Pour évaluer la douleur, les animaux seront soumis à un test qui consiste à appliquer de manière successive des filaments au niveau de la patte de l’animal. Les animaux sont acclimatés au set-up durant 30 minutes suivi par le test de Von Frey pendant 15 minutes. Enfin, sur animal euthanasié, un prélèvement en point final de sang sera effectué au niveau caudal. Un lavage intra-articulaire, et un prélèvement d'organes auront lieu après euthanasie de l'animal pour histologie, analyse cellulaire, moléculaire et fonctionnelle ex-vivo. L'ensemble de ces prélèvement se feront dans les 5 minutes suivant la mise à mort de l'animal.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables induits par un modèle d'arthrite chez le rat sont le développement d'une réaction inflammatoire au niveau local, une douleur locale pouvant entraîner un manque de toilette (poils ébouriffés), un comportement altéré (vivacité réduite) et une diminution de la prise alimentaire si l'animal a des difficultés à se redresser sur ses pattes. C'est pourquoi les rats seront surveillés quotidiennement post-induction pendant toute la durée de l'étude. L'aspect général et le poids des rats seront évalués post-induction sous la forme d’un score prédictif de la douleur. Des granulés seront déposés dans la cage pour faciliter la prise alimentaire des animaux.
Devenir
A l'issue de l'ensemble du projet les animaux seront mis à mort dans le but d'étudier l'effet et la pharmacocinétique du composé testé sur l'inflammation et la résolution de l'inflammation.
Remplacement
Le remplacement de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible dans ce modèle. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de l'inflammation sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche substitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.
Réduction
Nous avons une approche en deux temps pour bien définir les meilleures conditions d’expérimentation. Une expérience préliminaire permettra de valider le modèle d’arthrite induite. L’étude principale ne sera conduite seulement si les résultats de cette étude pilote confirment la robustesse du modèle permettant ainsi de réduire le nombre de groupes et donc le nombre d’animaux. Le nombre de rats nécessaires a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour pouvoir interpréter et valider les résultats d’expérience. Le nombre de 8 animaux par condition test correspond à la quantité minimale nécessaire pour cet objectif.
Raffinement
Les rats seront hébergés selon les conditions de la réglementation 2010/63, à raison de 3 animaux par cage maximum, en unités ventilées. Un cycle jour/nuit de 12h/24 est assuré de façon automatique et la température est maintenue constante à 22°C. Leur environnement sera enrichi (tunnel, buchette) afin d'éveiller leurs sens, leur curiosité, leur activité physique. Les animaux seront pesés et leur aspect général sera suivi quotidiennement et reporté sur une feuille clinique par les animaliers et les expérimentateurs. L’atteinte d’un point limite défini dans la procédure avant la fin de l’expérimentation entrainera l'euthanasie de l'animal. Des granulés seront déposés dans la cage pour faciliter la prise alimentaire des animaux. Enfin, l'ensemble des injections intra-articulaires se feront sous anesthésie isoflurane 3%.
Choix des espèces
Le rat a été choisi car c’est le plus petit animal chez qui il est fiable d’injecter des volumes bien définis et ceux à deux reprises dans un site anatomique aussi précis qu’une articulation. Des rats de 250 à 300g seront utilisés, soit environ 6 à 7 semaines afin d'avoir des sujets adultes avec un système immunitaire mature pour se conformer à l’objectif de l’étude visant à appliquer ces futurs composés sur une population adulte.
Système Nerveux Central- Evaluation de l’activité cérébrale par mesures électrophysiologiques.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 660
810 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Ils subissent une chirurgie de une à deux heures pour implanter des électrodes dans le cerveau, puis reçoivent des substances dont l'activité électrique cérébrale est enregistrée, une partie étant tuée en fin d'étude et d'autres réutilisées. Le porteur indique que l'implantation peut causer douleurs, infections de la plaie et troubles du transit, et que les animaux sont isolés après l'opération. Il précise que ces études sont "principalement réalisées pour des clients du secteur privé pharmaceutique".
Objectifs
D’un point de vue scientifique: le projet consiste en l'utilisation de techniques permettant de tester l'innocuité et l'efficacité de substances pharmacologiques en développement sur l'activité cérébrale chez le rongeur. L'activité électrique cérébrale peut être évaluée sur un animal anesthésié ou vigile en fonction des tests/modèles utilisés. Les études sont principalement réalisées pour des clients du secteur privé pharmaceutique. Ces études sont validées par les directeurs d'étude et la direction du site d'essai. D’un point de vue réglementaire, les études sur l'évaluation de l'activité cérébrale ne font par partie des études réglementaires selon les recommandations de l'ICHS7a pour évaluer la sécurité d'un nouveau candidat médicament. Néanmoins, ces études d'électrophysiologie peuvent compléter le dossier lorsque des effets adverses sont observés sur le comportement de l'animal.
Bénéfices attendus
La recherche de nouvelles thérapies est indispensable pour améliorer les conditions ainsi que l’espérance de vie des patients atteints de maladies neurologiques. A l'heure actuelle, il n'existe pas de traitements curatifs pour lutter contre la maladie d'Alzheimer. La recherche de substances améliorant les performances cognitives reste une priorité. Des efforts de recherche sont également réalisés pour trouver de nouvelles thérapies dans le cas des maladies psychiatriques, des troubles du sommeil ou des migraines/céphalées. Les traitements actuels ne sont pas suffisamment actifs ou induisent de forts effets secondaires chez les patients. L'innocuité de nouveaux candidats médicaments sur le système nerveux central peut également être évaluée par des mesures électrophysiologiques.
Procédures
L'enregistrement de l'activité cérébrale chez l'animal vigile nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (entre 1h30 et 2h de chirurgie par animal) afin de placer des électrodes épidurales ou dans des régions cérébrales situées en profondeur (procédure pour mesurer l'électroencéphalogramme et le rythme circadien). Une période de récupération d'environ 2 semaines est nécessaire suite à la chirurgie. Pour les tests, les animaux sont administrés par voie orale ou par voie systémique (en standard, par voie intrapéritonéale, intraveineuse ou sous-cutanée). Chaque addministration est réalisée en bolus sur quelques secondes. Un transmetteur est placé sur la tête des rats et l'implant est activé chez la souris. Le modèle de propagation d'ondes dépolarisantes est réalisé sur animal anesthésié. L'animal est donc placé sous anesthésie gazeuse pendant toute la durée du test puis ce dernier est euthanasié.
Impact sur les animaux
Des douleurs peuvent être liées à l'implantation d'électrodes au niveau cérébrale. Suite à la chirurgie, les animaux sont isolés pour protéger le connecteur semi-externe incluant les électrodes. Les animaux peuvent perdre du poids ou une plaie peut se former au niveau de l’implant en raison d'une infection post-chirurgicale. Dans certains cas, on peut observer le gonflement de l'abdomen lié à un ralentissement du transit intestinal/constipation post-chirurgicale.
Devenir
Les rongeurs peuvent être réutilisés pour une seconde étude pour les tests sur la mesure d'activité cérébrale ou de veille-sommeil. Pour la propagation d'ondes dépolarisantes, les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque expérience car il n'est pas possible d'assurer une récupération et de bonnes conditions de vie des rongeurs après la chirurgie nécessaire aux études.
Remplacement
Des modèles alternatifs ont été développés au laboratoire mais ne permettent qu'une modélisation partielle de la maladie. Par exemple, l'effet de traitements sur la mémoire peut être évalué sur des tranches cérébrales afin de limiter le nombre d'animaux utilisés et sélectionner les meilleurs candidats médicaments. Néanmoins, l'efficacité de nouveaux traitements doit également être démontrée sur des modèles plus complexes (modèles animaux) permettant ainsi l’observation des effets de substances pharmacologiques sur l'activité cérébrale d'un réseau neuronal complet (encéphale) et sur des tests cognitifs.
Réduction
Dans ce projet, les animaux seront réutilisés plusieurs fois afin de limiter leur nombre pour une même étude. Les analyses statistiques sont également affinées pour utiliser le nombre minimum d'animaux. Pour la mesure de l'activité cérébrale par bandes de fréquence, chaque animal est testé en situation contrôle puis suite à l'administration d'un traitement. Les données appariés sont comparés avec un test de Wilcoxon. Pour le test de veille-sommeil et la propagation d'ondes dépolarisantes, les données sont analysées par un test de Student apparié. Des prélèvements de sang ou d'organes peuvent être également ajoutés pour compléter les analyses et éviter l'utilisation d'autres animaux.
Raffinement
Les procédures décrites ont été optimisées pour limiter la souffrance chez l'animal. Une analgésie est assurée avant le début de la chirurgie et pendant les 48 heures après l'opération pour les procédures avec une implantation d'électrodes intra-cérébrales. Une substance analgésique locale est également appliquée sur le crâne de l'animal pour limiter la douleur. Enfin, un gel ophtalmique est appliqué sur les yeux pour éviter le dessèchement de l'oeil. Lors de la chirurgie, la surface du cerveau peut être endommagée lorsque le crâne est percé et induire une hémorragie. Si l'hémorragie ne cesse pas après l'application de tampons absorbants, l'animal sera euthanasié. Pour les 2 procédures avec réveil, les animaux vont être pesés suite à la chirurgie pour évaluer leur récupération. Un rat montrant une perte de poids supérieure à 15%, le poil hérissé ou encore le manque de toilettage sera euthanasié. Au niveau de l'implant, une plaie peut se former. Dans ce cas, l’animal est désinfecté quotidiennement avec une solution antiseptique. Un antibiotique peut être administré, le cas échéant. La chirurgie peut entrainer le gonflement de l'abdomen, lié à un ralentissement du transit intestinal/constipation. De l'huile naturelle (huile de maïs par exemple) peut être administrée pendant plusieurs jours, une à 2 fois par jour, pour limiter la douleur chez l'animal et éviter l'occlusion intestinale. Dans certains modèles, l'enregistrement de l'électroencéphalogramme permet de compléter l'analyse comportementale et raffiner le modèle. L'enregistrement des signaux est réalisé par télémétrie (transmission de signaux entre un transmetteur et un receveur) ce qui permet à l'animal de ne pas être attaché à un câble pendant les mesures. Les conditions d'hébergement sont également optimisées avec la présence d'un enrichissement adapté (bois à ronger par exemple). Les animaux isolés sont hébergés dans des cages transparentes leur permettant de voir leurs congénères.
Choix des espèces
Les études de mesure de l'activité électrique cérébrale sont effectuées chez le rongeur (souris ou rat) car ces modèles sont translationnels. Les substances mises sur le marché pour traiter les troubles psychiatriques ou du sommeil ont été découverts en utilisant des modèles chez le rongeur. Les rongeurs (rats, souris) sont testés une fois sevrés, l’âge peut varier entre 3 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique. Ces procédures décrites dans ce projet peuvent être utilisées de façon longitudinale sur des rongeurs sevrés (âgés de 3 semaines) jusqu'à l'âge adulte.
Rôle du glucose et du lactate en tant que substrat énergétique neuronal lors de l’activation cérébrale « BrainFuel 1 »
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
36 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie stéréotaxique au cerveau sous anesthésie, puis, vigiles et contenus, une stimulation des vibrisses avec perfusion de substrats marqués et prélèvement sanguin. Le porteur indique que l'anesthésie peut entraîner des troubles cardiorespiratoires, une déshydratation et une infection de la plaie. Il écarte les co-cultures de cellules parce qu'elles "s'affranchissent de la physiologie de l'organisme entier", et rattache l'intérêt du projet à des maladies comme Alzheimer au conditionnel.
Objectifs
Au cours des 20 dernières années des preuves se sont accumulées et montrent que le lactate provenant des astrocytes (cellules de soutien du système nerveux central) servirait de carburant énergétique pour les neurones. Les résultats les plus convaincants ont été obtenus par spectroscopie de résonance magnétique du carbone 13, montrant tout le potentiel de cette méthode pour les études métaboliques. Cependant, la majorité de ces études ont été réalisées soit in vitro, sur des cultures primaires, soit ex vivo sur des extraits de tissu cérébraux ; les résultats de ces études ne reflètent donc pas forcément les processus sur l'organisme entier. Il est désormais possible dans notre laboratoire d'éliminer ces inconvénients grâce à l'utilisation soit de la spectroscopie de résonance magnétique à haute résolution, qui permet d'obtenir directement sur un échantillon tissulaire un spectre de très haute résolution soit de la spectroscopie de résonance magnétique sur l'animal vivant, in vivo. La résonance magnétique nucléaire est une technique non invasive qui permet donc un suivi des animaux. L'objectif du projet est d'étudier in vivo le métabolisme énergétique cérébral de rongeurs, éveillés et stimulés, par spectroscopie de résonance magnétique du proton et du carbone 13 et d'obtenir une réponse claire sur l'utilisation préférentielle du glucose ou du lactate par les neurones lors de l'activation cérébrale. Une analyse ex vivo par spectroscopie à haute résolution permettra d'approfondir les voies métaboliques mises en jeu. Par ces techniques, nous pourrons montrer une préférence des neurones pour la consommation directe de glucose ou de lactate provenant des cellules de soutien du système nerveux, en réponse à la demande énergétique liée à l'activation cérébrale. Ainsi la comparaison des résultats obtenus entre zones activées/non activées pour des rats contrôles et également des rats ne pouvant plus métaboliser le glucose permettra de démontrer les voies métaboliques impliquées lors de l'activation cérébrale. Connaître le carburant énergétique (glucose ou lactate) des neurones, à l'échelle de l'organisme, pourrait permettre de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour des maladies où le métabolisme énergétique cérébral est dérégulé (ex : maladie d'Alzheimer).
Bénéfices attendus
La compréhension des mécanismes impliqués dans le métabolisme énergétique cérébrale et des interactions cellulaires qui en découlent est cruciale d'un point de vue fondamental, mais pourrait aussi avoir une implication dans la compréhension de certains processus pathologiques dans lesquels ce métabolisme énergétique est dérégulé (hypoxie-ischémie néonatale, AVC, Alzheimer, …).
Procédures
- chirurgie stéréotaxique : insertion d'une aiguille sans injection, puis retrait (témoin). Nombre : 1. Durée : 20 min. - contention, stimulation des vibrisses sur animaux vigiles et perfusion de substrats marqués + prélèvement sanguin (200 ml). Nombre : 1. Durée : 1 h.
Impact sur les animaux
Les modèles de KD utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. Cependant, l'induction du modèle nécessite une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale à l'isoflurane. Durant la chirurgie, des changements du rythme cardiaque (200-400 bpm) ou du rythme respiratoire (30-60 bpm), mesurés grâce à un capteur placé sous l'animal, peuvent subvenir, du fait de la variabilité de la sensibilité aux anesthésiques. De même, une anesthésie prolongée peut mener à la déshydratation de l'animal. Suite à l'opération, la plaie suturée peut s'infecter ou présenter des difficultés à cicatriser.
Devenir
A l'issue de la procédure correspondant à la fin de l'étude, les animaux seront mis à mort. Les stucures cérébrales seront rélevées et analysées.
Remplacement
Des modèles de co-culture (lignées de neurones et d'astrocytes, cellulels de soutien du système nerveux) existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure intégrative : décrypter le métabolisme énergétique cérébral. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de définir quelle est la source énergétique qui permet l’activation neuronale (glucose ou lactate). En effet, l'activité cérébrale est modulée par l'ensemble de l'organisme. Les données scientifiques obtenues à partir de cultutes de cellules ne reflètent donc pas forcément la réalité des processus et des mécanismes mis en jeu chez l'organisme. Il n'existe donc pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.
Réduction
Nous utiliserons une technique d’analyse de pointe,spectroscopie de résonance magnétique à haute résolution, qui permet de travailler sur des petites quantités de tissu cérébral et permettent donc de limiter le nombre d’animaux.Pour la partie in vivo, l'utilisation de la résonance magnétique nucléaire qui est une technique non invasive est un atout car elle permet de pouvoir tester plusieurs fois les animaux sans que la procédure ne soit délétère. De plus, nos travaux précédant nous permettent de savoir qu'un nombre minimum de 12 rats par groupe permettra de lisser la variabilité interindividuelle et de mettre en évidence des différences significatives entre les individus dont le transporteur au glucose aura été réprimé et les autres groupes (tests statistiques).
Raffinement
Les modèles modifiés génétiquement utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. Lors de la chirurgie, les rythmes cardiaques et respiratoires seront monitorés. Du gel oculaire sera appliqué pour éviter toute sècheresse oculaire. La récupération post-opératoire sera réalisée sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux et une réhydratation systématique avec sérum physiologique sera réalisée. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Les animaux seront pesés 1 fois/semaine afin de détecter les pertes de poids . Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée.
Choix des espèces
Le rat Wistar sont utilisés depuis plusieurs années pour les études du métabolisme dans notre laboratoire, ainsi nous disposons déjà de nombreux groupes témoins permettant les comparaisons et limitant ainsi le nombre d’animaux témoins à refaire. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, le métabolisme énergétique cérébral étant différent à des stades plus précoces.
Etude des mécanismes de la fibrillation atriale chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
346 rats vont être utilisés, tués sous anesthésie avant tout réveil, pour prélever le bloc cœur-poumon. Ce prélèvement terminal permet d'étudier les canaux potassiques des veines pulmonaires impliqués dans le déclenchement de la fibrillation auriculaire. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle cellulaire ou in silico de la veine pulmonaire utilisable en remplacement. Il retient le rat parce que ses cellules cardiaques sont bien caractérisées et que ses résultats antérieurs y ont été obtenus.
Objectifs
La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquemment rencontré en pratique clinique. Son incidence augmente avec l’âge et elle est associée à une diminution de la qualité de vie ainsi qu’à une augmentation de la morbidité (survenue d’accidents vasculaires cérébraux, etc.) et de la mortalité des patients. Les mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine de ce trouble du rythme sont encore mal compris et aucun traitement pharmacologique efficace n’existe à ce jour. Les veines pulmonaires (VP) s’abouchent à l’oreillette gauche (OG) et possèdent une couche de cellules cardiaques (cardiomyocytes) spécifique de ces veines. Ce manchon de cardiomyocytes constitue la principale source de foyer d’activités électriques anormales à l’origine du déclenchement de la fibrillation auriculaire. Chez le rat, nous avons montré que l’activation sélective des récepteurs α1-adrénergiques présents dans les cardiomyocytes de VP entraine une perte de la conduction électrique entre les VP et l’OG. Cette perte de conduction est due à une dépolarisation de la membrane des cardiomyocytes de VP, qui conduit à la perte de leur excitabilité. Ce phénomène n’est pas retrouvé dans les cardiomyocytes d’OG. Ainsi, la dépolarisation sélective des cardiomyocytes de VP par une approche pharmacologique pourrait constituer une statégie thérapeutique innovante pour le traitement de la fibrillation auriculaire à un stade précoce de la pathologie. L’utilisation des agonistes des récepteurs α1-adrénergiques en thérapeutique n’est cependant pas envisageable du fait de la répartition ubiquitaire de ces récepteurs dans l’organisme. Au sein du laboratoire, nous avons récemment montré que l’activation des récepteurs α1-adrénergiques bloquait, dans les cardiomyocytes de VP, des courants qui pourraient correspondre aux courants portés par les canaux potassiques TREK qui sont connus pour jouer un rôle important dans le maintien du potentiel de membrane de repos des cardiomyocytes. L’objectif de notre projet est donc de caractériser les canaux TREK au sein des cardiomyocytes de VP, ce qui n’a jamais été réalisé auparavant, ainsi que leur implication dans la perte de la conduction éléctrique induite par l’activation des récepteurs α1-adrénergiques au sein des VP en utilisant l’OG comme contrôle.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus au cours et à l’issu de ce projet devraient nous permettre : 1) D’améliorer à court terme les connaissances fondamentales concernant les mécanismes physiologiques contrôlant l’excitabilité des veines pulmonaires 2) D’améliorer à court terme les connaissances des mécanismes physiopathologiques à l’origine du déclenchement de la fibrillation auriculaire 3) D’identifier à court terme une cible pharmacologique exploitable en thérapeutique pour le développement à plus long terme d’une nouvelle stratégie thérapeutique innovante de la fibrillation auriculaire basée sur le développement d’une nouvelle classe pharmacologique de médicaments.
Procédures
Prélèvement du bloc cœur-poumon sous anesthésie générale ; sur 346 rats maximum ; 1 fois/animal pendant moins d’1 minute.
Impact sur les animaux
Mort de l’animal concomitante aux prélèvements de tissus/d’organes.
Devenir
Le prélèvement du bloc cœur-poumon entraine la fin de vie de l’animal.
Remplacement
Du fait de sa structure comportant plusieurs types cellulaires et de son fonctionnement peu connu, il n’y a pas de modèle cellulaire ou in silico de la veine pulmonaire que nous pouvons utiliser en remplacement des animaux.
Réduction
L’utilisation d’outils statistiques permet de réduire au minimum le nombre d’animaux indispensable à l’obtention de résultats interprétables. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, plusieurs expérimentateurs vont intervenir pour mettre en œuvre différentes techniques expérimentales afin d’utiliser les veines pulmonaires et l’oreillette gauche de chaque animal.
Raffinement
La planification des expériences, la manière de prélever et les appareillages ont été optimisés pour obtenir et utiliser l’ensemble des tissus d’intérêt par rat. Les animaux réceptionnés sont hébérgés à l’animalerie de la faculté de pharmacie dans un milieu enrichi. Nous prévoyons toujours une semaine d’acclimatation pour les stabiliser au point de vue physiologique et comportemental dans leur nouvel environnement et réduire leur stress avant leur utilisation. De plus, nous planifions nos expérimentations de telle sorte qu’un rat ne se retrouve pas seul dans sa cage plus de 24 heures. Le jour de l'expérimentation, les animaux reçoivent anesthésie et analgésie, ils sont étroitement surveillés jusqu'au moment du prélèvement.
Choix des espèces
Les cellules cardiaques sont assez bien caractérisées chez le rat. Il a également été choisi en raison des dimensions des préparations tissulaires adaptées à nos dispositifs expérimentaux. Par ailleurs les résultats des expérimentations précédentes sur lesquelles se base ce projet ont été obtenus chez le rat. Adulte car c’est le stade de maturité et de stabilisation physiologique.
Etude de molécules pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux dans un modèle d’ischémie-reperfusion chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral est provoqué par occlusion puis reperfusion d'une artère cérébrale au moyen d'un filament, suivi d'une IRM et d'une série de tests comportementaux étalés sur trois semaines. Le porteur indique que le modèle reproduit des déficits sensorimoteurs et une désorientation au réveil, et applique des points limites en cas de perte de poids ou d'inactivité. Il présente le rat comme le modèle préférentiel de l'AVC et juge "indispensable" de tester chez l'animal cinq stratégies thérapeutiques financées par l'industrie.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Bénéfices attendus
Ce projet fait l’objet de plusieurs financements industriels afin d'étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant l’augmentation de la récupération fonctionnelle et de diminuer la lésion causée par l’occlusion artérielle. L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau du cou afin de pouvoir insérer un monofilament dans la carotide interne puis poussé jusqu’à la base de l’artère cérébrale moyenne (ACM) provoquant ainsi une occlusion. Cet acte chirurgical durera 15 minutes. 45 minutes plus tard, une seconde chirurgie sur le même site sera réalisée afin d’extraire ce monofilament et ainsi permettre une reperfusion. Cet acte chirurgical durera 10 minutes. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 8 minutes et suivront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+22 post AVC. Un total de 56 minutes est prévu pour l'ensemble des tests comportementaux. Enfin, à la fin du projet, un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, perfusion) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une analgésie.
Impact sur les animaux
Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC à savoir : déficit sensorimoteur et lésions cérébrales. Cela peut occasionnellement entraîner des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire des membres opposés à la lésion. L’embolisation de l’ACM provoque une désorientation prononcée au moment du réveil post-chirurgical (phénomène de circling). Les fonctions motrices peuvent également être altérées durant les premières heures après l’ischémie-reperfusion. Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse post chirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.
Remplacement
Ce projet correspond à l’étape de validation in vivo qui fait suite aux nombreuses validations réalisées in vitro, et ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que de tester ces stratégies thérapeutiques chez l'animal. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que le rat est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, le rat est une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. Le nombre d’animaux utilisés est fixé à 10 rats par groupe (+ 30%) sauf pour les SHAM au nombre de 5 par groupe, ce qui nous permettra de déceler des différences significatives. Ainsi, nous concilions le nombre minimum d'animaux utilisés pour notre projet et sa valeur scientifique.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les rats seront 2 par cage avec plusieurs enrichissements, auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique administrée 15 minutes avant incision. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue à 37.5 ± 0.5°C grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Le site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, à une désinfection et enfin l’application d’une analgésie locale. Lors de la phase de réveil, de l'oxygène sera administré pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 2 heures avant d’être remis en cage par 2. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si en période postopératoire, nous constaterons un dépassement des points limites précédemment fixés, l’animal sera mis à mort. Enfin, une surveillance stricte des rats sera réalisée pendant les jours suivants l’opération : pesée des animaux et contrôle des points limites.
Choix des espèces
Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la récupération fonctionnelle, la perfusion cérébrale ainsi que le devenir des lésions induites par une ischémie-reperfusion. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines soit un poids d’environ 300 g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.
Etude pilote d’un nouveau traitement chélateur de fer de neuroprotection dans l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
18 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, huit dans une procédure menée sous anesthésie de trois heures sans réveil, les autres avec un suivi de 24 heures. Un accident vasculaire cérébral est provoqué par occlusion d'une artère cérébrale au moyen d'un filament, puis un chélateur de fer ou un placebo est administré à la reperfusion. Le porteur suit une grille de score assortie de points limites, la mise à mort pouvant être décidée à partir d'un score de 9. Il décrit cette phase pilote comme "indispensable" avant un essai préclinique et conclut qu'un remplacement total n'est pas possible.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité : c’est donc un enjeu majeur de santé publique. Dans 85% des cas, l’AVC est d’origine ischémique, c’est-à-dire qu’il provient de l’occlusion d’une artère cérébrale. Le seul traitement disponible en phase aiguë d’un AVC ischémique (dans les premières heures) consiste à déboucher l’artère occluse (recanalisation). La recanalisation artérielle entraîne une restauration du flux sanguin au sein d’un territoire qui en était privé. La reperfusion du tissu cérébral est nécessaire, mais elle déclenche des cascades pathologiques qui contribuent aussi au déficit clinique global. Cette évolution clinique défavorable dénommée « recanalisation futile » concerne 50% des patients. A ce jour, aucun traitement visant à protéger le tissu cérébral (neuroprotection) n’a démontré d’efficacité chez l’Homme. Cette étude pilote a pour objectif d’évaluer la faisabilité et la sécurité du mode d’administration d’un nouveau traitement de neuroprotection dans les premières heures suivant la survenue d’un AVC ischémique. La molécule testée est en cours d’évaluation pré-clinique dans un modèle d’hémorragie cérébrale. L’évaluation de nouveaux traitements dans un modèle d’AVC ischémique chez le rongeur est une étape nécessaire pour concevoir correctement de futurs essais cliniques. Le modèle d’ischémie cérébrale transitoire par occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAO) à l’aide d’un filament chez le rat est largement utilisé en recherche préclinique afin de tester des traitements neuro-protecteurs pouvant diminuer la taille de la zone atteinte du cerveau et par conséquent de limiter les dommages cognitifs et moteurs. Dans cette phase pilote, il s’agit de positionner un traitement original qui vise à limiter les dégâts liés à l’ischémie-reperfusion en chélatant le fer. Pour évaluer la sécurité de la voie d’administration, les objectifs de cette phase pilote chez le rat sont : 1/ évaluer l’innocuité du traitement lors d’une administration intra-artérielle au moment de la recanalisation et sa biodistribution cérébrale en IRM avec une séquence T1 permettant d’évaluer l’effet d’un produit de contraste qui apparaît en blanc sur l’image. 2/ évaluer la possibilité d’administration locale par voie intra-cérébrale lors de la reperfusion pour limiter le développement de l’œdème malin.
Bénéfices attendus
Ce traitement peut être administré soit par voie systémique sous forme soluble, soit délivré localement sous forme d’un gel lors d’une intervention chirurgicale. Le traitement est marqué pour être suivi en IRM avec une séquence T1 permettant d’évaluer sa présence par l’image (un traitement pouvant être détecté par l’imagerie est dénommé théranostic). Ce traitement permettrait de limiter les risques d’hémorragie et de protéger des effets secondaires du stress oxydant et de l’inflammation. L’impact clinique potentiel pourra être un traitement protecteur administré directement dans l’artère traitée après le retrait du caillot en utilisant le guide et le cathéter de la thrombectomie. L’administration intra-cérébrale permettrait de limiter l’extension des lésions dans les cas graves d’œdème malin nécessitant un acte chirurgical.
Procédures
La procédure 1 d’induction d’un AVC ischémique par voie endovasculaire chez le rat (8 animaux) est de classe sans réveil avec une anesthésie d’une durée de 3h suivi d’une mise à mort. La procédure 2 d’induction d’un AVC ischémique par voie endovasculaire chez le rat et d’injection d’un traitement par voie intra-cérébrale avec un suivi à 24h est de classe modérée. La chirurgie d’une durée de 30 minutes réalisée sous analgésie et anesthésie générale. La durée de l’ischémie est de 90 minutes et le traitement ou le placébo sera administré à la reperfusion, d’où une anesthésie totale de 3 heures. Le suivi est limité à 24h post-AVC avec une analgésie en post-chirurgie, une surveillance au réveil et au minimum deux fois au cours des 24h et une évaluation selon les points limites pré-définis.
Impact sur les animaux
Selon la procédure, la durée totale est de 3h ou 24h. L’AVC ischémique n’induit pas de douleur en soi (de même que chez les patients) ; l’analgésie donnée de manière systématique vise à prévenir la douleur liée à la chirurgie et à d’éventuelles complications rares telles qu’un œdème cérébral malin. La durée de l’ischémie est de 90 minutes et le traitement sera administré à la reperfusion selon les modalités de chaque groupe, d’où une anesthésie totale de 3 heures. Pour la procédure avec suivi de 24h, une seconde injection de sous-cutanée de buprénorphine est réalisée avant le réveil. Nous utilisons une grille de score (en pièce jointe) associée à des points limites pré-définis, afin d’évaluer et de limiter au maximum une éventuelle souffrance liée à ces déficits sensoriels et/ou moteurs. Dans tous les cas, le post-AVC est limité à 24h, et immédiatement suivi de l’euthanasie des animaux.
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux devront être mis à mort, par injection d’un produit euthanasiant (sous anesthésie), pour permettre le prélèvement, puis l'analyse, des tissus cérébraux d'intérêt.
Remplacement
Ce projet s’appuie sur des données in vivo déjà publiées. L’utilisation d’animaux vivants est justifiée par le rôle central de l’imagerie in vivo dans nos procédures, grâce à l’utilisation d’appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) dédiés aux petits animaux, afin de reproduire la prise en charge de l’AVC chez l’Homme. Le nouvel agent thérapeutique que nous allons tester a des propriétés théranostiques, ce qui permet le suivi de sa biodistribution directement par l’imagerie. Une phase pilote est indispensable pour disposer de données préalables à un essai thérapeutique pré-clinique avec la modalité d’injection la plus adaptée. Il n’est pas possible de remplacer totalement mais la phase pilote avec un très petit effectif et l’imagerie in-vivo correspondante permet d’être décisionnel pour l’essai pré-clinique.
Réduction
L’imagerie in vivo permet un suivi longitudinal sans avoir à mettre à mort des animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Cette étude pilote sur un nombre réduit d’animaux a pour but de préparer l’essai pré-clinique en s’assurant de la sécurité de la voie d’administration et en garantissant l’optimisation du protocole. Nous avons prévu 18 animaux soit 6 animaux par groupe. Nous avons limité le nombre d’animaux dans la première procédure en supprimant le groupe contrôle (injection intra-artérielle de sérum physiologique) considérant qu’il n’apporterait aucune information dans cette procédure sans réveil puisque seul le traitement peut être détecté en imagerie dans la lésion.
Raffinement
La chirurgie et les examens d’imagerie sont entièrement réalisés sous anesthésie profonde avec couverture analgésique adaptée. L’imagerie in vivo permet un suivi longitudinal sans avoir à mettre à mort des animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Une grille de score (en pièce jointe) associée à des points limites pré-définis, a été mise en place afin d’évaluer et de limiter au maximum une éventuelle souffrance liée à ces déficits sensoriels et/ou moteurs. La grille de score comprend une observation de l’apparence de l’animal (pelage, yeux, poil, nez, toilettage), de l’évolution de son poids, de son état d’hydratation (normal ou pli de peau), de son comportement naturel (normal, modifié de manière mineure ou majeure), de signes cliniques (respiration) et propose un système de cotation détaillé pour chaque catégorie. En cas de score entre 4 et 8, un 2ème avis sera demandé pour observer plus attentivement l’animal et décider l’utilisation d’antalgiques. A partir d’un score de 9, la mise à mort de l’animal pourra être considérée (injection intrapéritonéale d’Euthasol à 140 mg/kg, sous anesthésie isoflurane).
Choix des espèces
L’évaluation de l’innocuité de la voie d’administration d’un nouveau traitement neuroprotecteur nécessite une expérimentation animale. L’utilisation du modèle animal adéquat (permettant une ischémie et une reperfusion) conditionne la validité de l’évaluation des traitements et la possibilité de transfert en clinique. Le rat (souche Sprague-Dawley) est utilisé en première intention car c’est sur cette espèce qu’ont été décrites les techniques d’occlusion endoluminale (via un filament carotidien), ne nécessitant pas de craniotomie et permettant un excellent contrôle de la recanalisation. De plus nos méthodes d’imagerie, d’administration intra-cérébrale et d’évaluation neurocomportementale sont bien validées entre nos mains chez le rat et pour cette souche. Les rats sont de jeunes adultes (poids de 250-300g). L’occlusion de l’artère cérébrale moyenne est réalisée via un filament dont le diamètre est calibré en fonction du poids de l’animal. Il est donc capital pour la réussite du modèle et l’inclusion des animaux que le poids soit strictement contrôlé. Les animaux jeunes sont préférés car la variabilité du modèle est moindre.