Rats
EFFETS DU PRÉCONDITIONNEMENT AORTIQUE SUR LES ATTEINTES SYSTÉMIQUES ET RÉNALES DANS UN MODÈLE MURIN DE CLAMPAGE AORTIQUE SUPRA-CŒLIAQUE
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Soumis à un clampage de l'aorte au-dessus des artères rénales, 80 rats subissent une intervention de soixante à soixante-douze minutes destinée à provoquer une ischémie puis une reperfusion des reins. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester une molécule bloquant l'héparanase et un préconditionnement ischémique. Parmi les nuisances attendues, le porteur cite la contention au moment de l'injection des anesthésiques, avant les douleurs abdominales dès le réveil et la réduction de la mobilité. L'apparition de signes cliniques de souffrance, respiration difficile, poils hérissés, prostration, constitue le seuil à partir duquel un rat est retiré de l'étude et mis à mort.
Objectifs
Le traitement chirurgical ouvert des anévrismes de l’aorte peut nécessiter de bloquer temporairement la circulation du sang vers les reins (clampage des artères rénales). Cette interruption de la circulation provoque un manque d’oxygène suivi d’une reperfusion, ce qui peut endommager les reins et entraîner une insuffisance rénale aiguë (AKI). Cette atteinte rénale est le plus souvent réversible, mais elle augmente le risque de développer plus tard une insuffisance rénale chronique et des maladies cardiovasculaires. Après une chirurgie d’anévrisme juxta-rénal, environ un quart des patients (24 %) présentent une AKI, et ce chiffre peut atteindre 30 % pour les anévrismes situés plus haut (sus- ou pararénaux). Dans 8 à 10 % des cas, une dialyse est nécessaire après l’opération. Nous faisons l’hypothèse qu’une structure appelée glycocalyx endothélial, qui recouvre la surface interne des vaisseaux sanguins, joue un rôle important dans ces lésions rénales. Lorsqu’il est dégradé, notamment sous l’effet d’une enzyme appelée héparanase, il favorise des réactions inflammatoires et des lésions durables du rein. Le but de notre projet est d’étudier, sur un modèle animal, le rôle de cette enzyme héparanase dans les lésions rénales liées au clampage aortique sus-rénal, et de tester deux approches pour limiter ces dommages : 1. L’utilisation d’une molécule qui bloque l’action de l’héparanase. 2. L’application d’un préconditionnement ischémique (une technique visant à préparer le rein à mieux supporter le manque d’oxygène).
Bénéfices attendus
Nous comptons évaluer et caractériser les effets protecteurs de l'utilisation d'une anti-héparanase et du préconditionnement ischémique dans un modèle d'ischémie-reperfusion viscérale reproduisant la cure chirurgicale d'un anévrisme de l'aorte abdominale supra-rénale. Ce projet s'inscrit dans une thématique de recherche sur l'intêret des méthodes de protection lors des chirurgies aortiques. En effet le précondionnement constitue une voie de recherche déjà étudiée chez l'Homme. L'utilisation d'une antihéparanase pourrait aussi constituer une approche thérapeutique interessante et innovante en préservant la fonction endothéliale.
Procédures
La procédure expérimentale concerne l’ensemble des 80 rats inclus dans l’étude. Pour tous les groupes, l’intervention chirurgicale durera entre 60 et 72 minutes. La mise à mort nécessitera une nouvelle induction anesthésique, afin de permettre le prélèvement des organes et du sang, et aura une durée d’environ 10 minutes par rat.
Impact sur les animaux
La nuisance sera la contention de l'animal qui peut le stresser lors de l'injection des anesthésique et analgésique . Des douleurs attendues seront d'ordre abdominal dès le réveil pendant la période de reperfusion et en postopératoire, nous nous attendons également à une réduction de la mobilité du rat.
Devenir
Tous les rats inclus dans ce protocole seront mis à mort à la fin de l’étude afin de permettre la récupération des organes pour des analyses fonctionnelles, moléculaires et structurelles. Cette démarche vise également à prévenir toute éventuelle souffrance.
Remplacement
Actuellement, il n'existe pas encore chez l'Homme de biomarqueurs permettant de diagnostiquer ou d'étudier la dysfonction endothéliale dans l'ischémie-reperfusion viscérale ou rénale. Afin d'étudier les phénomènes physiopathologiques qui entourent une ischémie-reperfusion viscérale et rénale, des modèles ont été créés chez le petit animal tel que le rat. Ce modèle permet de reproduire les conditions réelles chez l'Homme d'une chirurgie aortique nécessitant un clampage au dessus des artères rénales. Ainsi, l'étude de ce modèle animal peut nous permettre de caractériser l'impact du clampage supra-viscéral sur la dysfonction endothéliale, la degradation du glycocalyx et de pouvoir étudier les bénéfices d'une molécule anti-héparanase, novatrice, du pré-conditionnement ischémique. L’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas à ce jour de modèle in vitro reproduisant pleinement une chirurgie aortique. De plus, le lien entre dysfonction endothéliale et glycocalyx a été largement étudié et confirmé in vitro sur des cellules en culture. Le recours isolé au préconditionnement ischémique a déjà fait l'objet de plusieurs études chez l'animal. La combinaison de ces deux approches n'a pas été réalisée à l'heure actuelle. Ainsi, la validation de l'effet protecteur de ces deux approches isolées ou combinées ne peut que passer par l'utilisation d'un modèle animal.
Réduction
Nous avons opté pour des études sur des espèces animales élevées à des fins scientifiques, caractérisées par une faible variation génétique entre individus. Cette homogénéité réduit la variabilité des réponses biologiques, permettant ainsi de limiter le nombre d'animaux nécessaires. Le nombre d'animaux requis a été estimé à partir des études antérieures sur la dysfonction endothéliale menées au sein de notre unité. De plus, nous avons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo lors de la mise à mort. Ce nombre d’animaux garanti un effectif suffisant pour réaliser les analyses histologiques, ELISA et étudier la vasoréactivité à l’aide du myographe de Mulvany. En l’absence de données sur les effets potentiels des anti-héparanases et du préconditonnement ischémique dans un modèle d’ischémie-reperfusion viscérale sur l'atteinte systémique et rénale nous avons estimé qu’il faudrait au moins 20 rats par groupe pour détecter une différence d’au moins 40 % sur la vasoréactivité de l’artère rénale entre les groupes,. Le nombre d'animaux à été determiné avec les analyses statistiques .
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur, avec un environnement enrichi pour favoriser leur bien-être. Une attention particulière sera portée à la qualité de l’anesthésie et de l’analgésie afin d’éviter toute douleur ou stress pendant et après les interventions. L’anesthésie générale sera assurée par inhalation d’un gaz anesthésiant, et complétée par des traitements antalgiques avant et après la chirurgie. Les animaux respireront spontanément sans intubation. À la fin de l’intervention, un anesthésique local sera appliqué au niveau de la cicatrice pour renforcer le confort post-opératoire. Pour réduire le stress, les interventions auront lieu une à deux semaines après l’arrivée des animaux à l’animalerie, afin qu’ils puissent s’adapter à leur nouvel environnement. Les chirurgies et prélèvements seront réalisés dans une pièce calme et isolée, avec un seul expérimentateur, pour limiter les sources de bruit et de distraction. Tout au long de l’expérimentation, les signes cliniques de souffrance (respiration difficile, poils hérissés, posture anormale, prostration, perte d’activité, etc.) seront surveillés. L’apparition de tels signes constituera un point d’arrêt anticipé : l’animal sera alors retiré de l’étude et euthanasié pour éviter toute souffrance. Une grille d’évaluation permettra de suivre leur état général et de définir précisément ces points limites. Les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour favoriser leur habituation. Ils auront accès à la nourriture et à l’eau sans restriction et seront hébergés par petits groupes, avec des aménagements dans les cages pour stimuler leur comportement naturel. Après l’anesthésie, le réveil se fera dans des cages individuelles pendant quelques heures afin d’assurer leur sécurité.
Choix des espèces
Les premiers modèles ont été développés chez le rat, en particulier chez le rat Wistar. Les études antérieures menées au laboratoire sur la dysfonction endothéliale chez le rat ont permis d’identifier et de valider des marqueurs spécifiques de cette pathologie. Par ailleurs, notre animalerie dispose d’une infrastructure adaptée, garantissant des conditions optimales d’hébergement et de bien-être pour les animaux. Les animaux utilisés pour l’étude seront des rats Wistar âgés de 8 semaines et qui pèseront entre 300 et 400 g. Ceci correspond à la plupart des études publiées sur le préconditionnement ischémique sus-rénal chez le rat.
Formation pratique aux techniques de microchirurgie vasculaire sur modèle rat
- Enseignement supérieur
Anciens reproducteurs pesant de 350 à 600 grammes, et pour partie transférés depuis d'autres projets après avis du vétérinaire, 1 300 rats vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chacun subit quatre heures de microchirurgie vasculaire, sutures, pontages et anastomoses sur des vaisseaux de très petit calibre, avec deux à quatre injections d'anesthésique pendant l'intervention. Ces séances servent à entraîner des internes en chirurgie humaine, des vétérinaires et des expérimentateurs, à raison de vingt séances par apprenant, sans produire de connaissances. Le porteur affirme qu'aucun modèle artificiel ne reproduit les flux et les pressions sanguins, tout en indiquant que le premier contact des stagiaires se fait sur un rat en plastique et que les gestes sont filmés pour les formations suivantes.
Objectifs
La formation a pour objectif d'entraîner les internes en chirurgie humaine à la microchirurgie vasculaire, et de parfaire la formation en chirurgie de vétérinaire et/ou d'expérimentateurs disposant d'une habilitation réglementaire à cette pratique. Ces procédures de microchirurgie réalisées sur des artères et des veines sont nécessaires à tous les types de macrochirurgie (chirurgies maxillo-faciale, plastique, orthopédique, cardiaque ...) au cours desquelles il faudra nécessairement réaliser des sutures, des pontages, ou des anastomoses de vaisseaux sanguins.
Bénéfices attendus
L’objectif est d'entraîner les internes en chirurgie humaine de différentes spécialités (ORL, Gynécologie, Neurologie, Orthopédie…), les vétérinaires et les expérimentateurs à la microchirurgie vasculaire avant d'exercer chez l'humain. Le travail avec le rat permettra aux stagiaires de s'entraîner à l'aide d'un 'modèle représentatif de l'humain en terme de microchirurgie afin d'acquérir une maîtrise du geste sur des vaisseaux de très petit calibre. L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant...L'aquisition complexe des gestes et techniques de la microchirurgie sur l'animal permettront de garantir une formatin de haut niveau pour pouvoir ensuite exercer chez l'humain.
Procédures
Chaque animal recevra une première injection en vigile durant quelques secondes puis entre 2 et 4 injections sous anésthésie durant 4 heures. Les chirurgies de vaisseaux sanguins seront réalisées sous anesthésie générale sans réveil pendant ces 4 heures.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent ressentir un léger stress et une douleur passagère lors de la contention pour réaliser l’injection de l’anesthésique. Les animaux peuvent ressentir une douleur brève musculaire au point d’injection de l’anesthésique. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anésthésie.
Devenir
Euthanasie des animaux sous anesthésie générale à la fin de chaque geste de chirurgie vasculaire vérifié. Il est impossible de laisser en vie des animaux avec des muscles ayant subits une dissection et des sutures de vaisseaux incomplètes ou non perméables
Remplacement
L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant, pression du sang... Il n’existe actuellement pas de modèle artificiel permettant de reproduire les flux sanguins, les pressions et les tissus des vaisseaux pour se former au plus proche d’une intervention humaine. Néanmoins, Le premier contact avec l’animal vivant endormi se fait après avoir manipulé un rat en plastique, les encadrants montrent les incisions à faire sur un animal en plastique. Nous réaliserons également des vidéos lors des premières séances pour montrer les principaux gestes à réaliser sur les rats. Ces vidéos seront montrées aux étudiants lors des formations suivantes.
Réduction
Nous souhaitons former des apprenants à la réussite d’une anastomose de vaisseau sanguin. Il est donc nécessaire d’utiliser plusieurs rats pour se former. Les expériences en matière de formation ont montré qu’il était nécessaire d’avoir recours à 20 séances par apprenant pour garantir un maximum de chance de succès dans la réussite des gestes techniques. Des rats provenant d’autres DAP pourront être réutilisés sur ce projet après autorisation du vétérinaire.
Raffinement
Un analgésique et un tapis chauffant sont utilisés en période per-chirurgicale. Les animaux sont tous opérés sous anesthésie générale chimique. En cas de signes de réveil, la chirurgie est suspendue, une dose est réinjectée en intra-musculaire et la chirurgie reste suspendue le temps que l’animal n’est plus de réflexe de retrait au pincement de la patte. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anesthésie.
Choix des espèces
La taille de l’artère Aorte sous rénale du rat correspond à une artère de doigt d’un Homme adulte Les rats seront des rats adultes anciens reproducteurs, ils ont un poids moyen de 450-600g pour les mâles et 350-430g pour les femelles. Ils ne sont plus en phase de croissance et correspondent à l’âge adulte chez l’homme
Evaluation de l’efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique dans un modèle murin de sclérose en plaques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
Rats : 280
Les animaux dont la douleur ou la détresse "dépasse le cadre de l'étude" sont tués. 1 000 souris et 280 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, tous tués à l'issue pour prélèvement de fluides et d'organes. L'équipe leur injecte jusqu'à quatre fois une protéine, un adjuvant et une toxine pour déclencher une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques qui fait perdre le tonus de la queue puis provoque tremblements, troubles de la coordination et paralysie progressive des membres postérieurs. Certains subissent en plus l'implantation chirurgicale d'un cathéter ou d'une mini-pompe, trente minutes à une heure sous anesthésie, pour tester des molécules candidates dont le porteur rappelle qu'aucune n'a jusqu'ici permis d'arrêter le processus de la maladie chez les patients.
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune chronique du système nerveux central, caractérisée par une réponse immunitaire aberrante dirigée contre les constituants de la myéline. Cette gaine lipidique, essentielle à la conduction des influx nerveux, est progressivement détruite, compromettant la transmission neuronale. Ce processus de démyélinisation est souvent accompagné d’une inflammation périvasculaire et d’une infiltration lymphocytaire du tissu cérébral et médullaire, aboutissant à une symptomatologie neurologique variée incluant fatigue, troubles moteurs, spasticité, ataxie et parésies. Le modèle rongeur décrit dans ce projet reproduit les caractéristiques humaines de la maladie afin de tester l'efficacité de nouveaux candidats médicaments.
Bénéfices attendus
À ce jour, aucun traitement curatif de la sclérose en plaques (SEP) n’est disponible. Les approches thérapeutiques actuelles se divisent en trois grandes catégories. Les traitements de fond, principalement des immunomodulateurs ou immunosuppresseurs, ont pour objectif de réduire la fréquence et l’intensité des poussées, de ralentir la progression du handicap neurologique et de limiter l’apparition de lésions cérébrales visibles à l’IRM. Les traitements des poussées, essentiellement à base de corticoïdes à haute dose, sont utilisés ponctuellement pour atténuer l'inflammation aiguë lors des épisodes de rechute. Enfin, les traitements symptomatiques visent à améliorer la qualité de vie des patients en ciblant des manifestations spécifiques comme la spasticité, la fatigue, les douleurs neuropathiques, les troubles urinaires ou les déficits moteurs, souvent pris en charge par des approches combinant médication et rééducation fonctionnelle. Malgré ces avancées, aucune de ces stratégies thérapeutiques ne permet à ce jour de stopper définitivement le processus pathologique sous-jacent à la SEP.
Procédures
L'induction de la réaction immunitaire sera réalisée par administration d'une protéine et d’une toxine (environ 1 minute, sous contention ou quelques minutes sous anesthésie) de manière unique ou répétée (en général, 1 fois/jour ou tous les 2 jours, max 4 injections). Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 4 semaines en fonction de la spécificité du traitement), sous anesthésie (quelques minutes) si nécessaire. Une phase chirurgicale, pourra être nécessaire dans le cas de d’administration chronique continue ou si le traitement se fait par voie intracérébrale ou intrathécale (durée de 30 minutes à 1heure) sous anesthésie. Le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes (score comportemental et force d’agrippement) à 30 minutes pour les tests activité locomotrice. Des prélèvements sanguins (4 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).
Impact sur les animaux
Les administrations, les phases chirurgicales (implantation sous anesthésie d’un cathéter veineux et/ou de mini-pompes pour diffusion lente) , les prélèvements sanguins ou les tests comportementaux (activité locomotrice, score EAE) peuvent entrainer un stress ou une douleur légère. Le protocole décrit dans ce projet conduit à l'apparition progressive d’effets neurologiques (perte du tonus de la queue (premier signe clinique souvent observé), troubles de la coordination, tremblements, faiblesse ou paralysie des membres postérieurs (diminution partielle puis totale de la force musculaire). De plus, l’injection de la protéine, de l’adjuvent et de la toxine, peut induire de l’inconfort, de l’inflammation ou de la douleur au niveau du site d’injection.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés pour prélèvements (fluides et organes).
Remplacement
Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). De plus, ces tests sont réglementaires pour toutes substance ou l’un de ses principaux métabolites ont une activité au niveau du Système Nerveux Central. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétiriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété adin de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pour la procédure nécessitant une phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. En cas de prélèvements de sang, une anesthésie légère de type isolflurane sera appliquée afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.
Choix des espèces
Les rongeurs (rats et souris) demeurent l'espèce privilégiée pour évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments dans le modèle d'encéphalomyélite auto-immune expérimentale. Le modèle d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) chez le rongeur reproduit plusieurs aspects fondamentaux de la SEP : infiltration lymphocytaire dans le système nerveux central (SNC), démyélinisation, lésion de l’axone des neurones et déficits moteurs. De plus, les réactifs immunologiques disponibles (anticorps, sondes, lignées cellulaires) sont abondants et bien validés chez la souris et le rat. Principalement rongeurs (rats, souris) sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément à la litérrature scientifique.
Evaluation préclinique chez le rat sain de l’influence de composés sur la régénération cutanée pour le traitement de la lipoatrophie
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
Apporter aux autorités sanitaires les preuves d'innocuité exigées avant la mise sur le marché de dispositifs médicaux censés reconstituer le collagène de la peau : 300 rats sains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour prélever leur peau. Le dos rasé, chaque animal reçoit le même jour jusqu'à six injections d'hydrogels différents en sous-cutané ou en intradermique, sous anesthésie et après administration d'un analgésique opiacé. Le porteur présente cette accumulation de six produits sur un même individu comme une mesure de réduction qui divise par six le nombre d'animaux utilisés. Il énumère les limites des modèles de peau humaine, explants qui ne survivent que sept à huit jours et échantillons d'abdominoplastie au derme épaissi, pour conclure que l'évaluation chez l'animal reste "nécessaire".
Objectifs
Les traitements contre le diabète, l’obésité (anti-GLP1) ou l’infection par le virus du SIDA (VIH) ont pour effets secondaires une atrophie des tissus adipeux sous-cutanés (lipoatrophie) et un vieillissement cutané (perte de collagène) accéléré. L’infection par d’autres virus chroniques ainsi que certains troubles métaboliques peuvent aussi être à l’origine de ces effets. La perte de collagène est une cause sous-jacente majeure du vieillissement cutané observé chez ces patients. Il est donc nécessaire de développer des thérapies susceptibles de stimuler la régénération cutanée (production de collagène, régénération du tissu adipeux dermique) et de combler les zones atrophiées afin de limiter l’impact structurel. Ces effets secondaires présentent également un impact psychologique délétère qui dégrade fortement la qualité de vie de ces patients. Ce programme de recherche s’intéresse à caractériser chez le rat la régénération tissulaire et la stimulation de la fabrication naturelle de collagène grâce à de nouvelles formulations ou composés (efficacité), et vérifier l’absence de réactions inflammatoires délétères autour du site d’injection (innocuité). Ces études consistent à injecter, en une seule fois, par voie sous cutanée ou intradermique, plusieurs composés sous forme d’hydrogel à potentiel régénérateur de collagène, sur des sites différents d’un même animal, dans le but d’évaluer la réponse induite par la stimulation sur la peau. Afin d’évaluer et de caractériser cette réponse, des prélèvements post mortem de peau, seront ensuite réalisés tout au long de l’étude afin de suivre la régénération tissulaire dans le temps et de comparer la stimulation induite par différents composés ou formulations (augmentation du collagène, élastine et autres protéines de la matrice extracellulaire). Des prélèvements sanguins longitudinaux seront également possibles pour suivre certains biomarqueurs de l’activité tissulaire. La production de collagène supplémentaire est étudiable chez l’animal sain, et ces études seront donc réalisées sur animaux sains, en amont d’éventuelles études sur animaux présentant des anomalies cutanées comparables à celles observées chez les patients. Cela permettra donc de cribler au mieux plusieurs composés avec le minimum d’impact sur le bien-être animal, avant d’envisager des études plus impactantes pour le bien-être animal.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester de nouvelles formulations et composés pour une utilisation dont l’innocuité et l’efficacité doivent être testées avant des essais cliniques. Les expériences menées chez le rat, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettront l’introduction en clinique de nouvelles stratégies pour la régénération tissulaire cutanée dans le cadre des lipoatrophies. Un bénéfice supplémentaire sera de sélectionner un nombre réduit de composés candidats qui seront testés sur des modèles pathologiques plus complexes.
Procédures
Les animaux (rats) seront exposés à des composés multiples. Les zones à injecter seront rasées (manipulation de 5 minutes) ce qui pourrait créer une légère rougeur transitoire. Les animaux recevront le même jour et une seule fois dans toute la procédure, plusieurs injections successives en sous-cutané ou intradermique de produits non dispersibles sur des sites différents localisés sur le dos de l’animal (maximum 6 sites = 6 injections pour le rat) en respectant le volume d’administration maximum recommandé par la SBEA sur une journée (ex : rat en sous cutané). Pour les traitements multiples et pour les intradermiques une administration préalable d’un analgésique opiacé en sous cutané sera réalisée (30 min avant) et l’administration des composés sera ensuite réalisée sous anesthésie à l’isoflurane. Les traitements seront administrés sous anesthésie d’un total d’enviton 30 minutes. Les animaux seront observés tous les jours, et pesés au minimum 1 fois par semaine (manipulation de 5 minutes). Le site d’injection sera observé sur les quelques jours suivant l’administration pour surveiller l’absence de réactions dans la zone (par ex. irritation, pétéchie, œdème, érythème…), effets cependant extrêmement peu probables, et l’état général des animaux sera vérifié. Lorsqu’ils sont nécessaires, les prélèvements sanguins sont de faibles volumes et seront réalisés à l’aide de la méthode la moins invasive possible (manipulation de 5 minutes sans anesthésie ou anesthésie d’un total de 30 minutes). En fin de projet, les animaux seront euthanasiés. Un prélèvement de sang terminal en intracardiaque pourra être réalisé sous anesthésie générale profonde puis des prélèvements d’organes pourront être effectués après mise à mort.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, aucun effet sur l’évolution du poids des animaux n’est attendu. Les animaux seront rasés au niveau des sites d’injection. Une rougeur pourra être présente juste après le rasage. Les animaux recevront plusieurs traitements en une seul occurrence sur des sites différents . Des douleurs transitoires aux différents sites d’injection peuvent être observés, nécessitant administration d’un analgésique. Nous n’attendons pas d’effets nuisibles au site d’injection, cependant nous surveillerons l’apparition éventuelle de signes d’irritation de la peau, de lésions cutanées, pétéchies, d’érythèmes, nécroses cutanées, d’œdèmes ou toute autre altération macroscopique de la peau. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés principalement pour des mesures de poids qui pourront entraîner un stress que l’on peut considérer comme faible. Le jour de la formation des groupes, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress modéré de 1-2 jours. Lorsqu’ils sont nécessaires, les prélèvements sanguins sont de faibles volumes et seront réalisés à l’aide de la méthode la moins invasive possible.
Devenir
En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre la récupération de différents échantillons biologiques d’intérêt (notamment peau).
Remplacement
Des modèles in vitro permettent d’étudier certains processus de régénération tissulaire et sont utilisés pour pré-sélectionner les composés les plus intéressants. Ces études sont réalisées en amont dans nos laboratoires. Cependant, aucune ne reproduit la complexité observée in vivo, et les meilleurs composés sélectionnés in vitro doivent être évalués in vivo. En effet, il est possible de travailler dans un premier temps avec des modèles 3D de peau, des cultures de cellules de tissu adipeux et des échantillons de peau humaine mais ceux-ci présentent plusieurs limites : - Toxicité des gels sur cellules isolées du fait de l’absence de matrice extra-cellulaire - Modèles incomplets ne récapitulant pas tous les effets (par exemple inflammation) - Origine de la peau : les échantillons proviennent de chirurgies de type abdominoplasties et présentent donc en général un derme hypertrophié et non hypotrophié (patients en surpoids) - Durée de vie des explants : les échantillons de peau ne peuvent survivre qu’environ 7-8 jours, ne permettant pas une évaluation sur le long terme De plus, s’agissant de dispositifs médicaux, des preuves d’innocuité et d’efficacité doivent être apportées aux autorités sanitaires avant essais cliniques et mise sur le marché. C’est pourquoi l’évaluation chez l’animal de la régénération tissulaire par biostimulation de composés chimiques ou biologiques est nécessaire, pour sélectionner le meilleur composé avant un passage en phase clinique chez l’Homme.
Réduction
Dans les études de ce projet, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux (en général de 6 à 8 animaux) selon le poids en début d’étude (randomisation). Grace à l’injection de plusieurs composés sur un même animal (maximum 6, sous forme de matrices hydrogel restant au niveau de l’emplacement d’injection sous-cutanée), le nombre d’animaux utilisé en est d’autant réduit. En pratique, le nombre d’animaux utilisés est divisé par 6 si on ne se limite pas à un produit par animal. Le nombre d’animaux nécessaire par groupe a été estimé sur la base de tests statistiques.
Raffinement
Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité du modèle est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes (comportement, masque facial de douleur). Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Les traitements simultanés sur plusieurs sites en sous-cutané ou intradermique sur un même animal sont réalisés sous anesthésie générale précédé d’une analgésie (30 minutes minimum avant). Pour l’administration intradermique, la zone sera préalablement stérilisée. La possibilité de réaliser les intradermiques par « microneedling » sera évaluée, afin de répartir le volume au niveau des sites d’injection ID . De l’enrichissement est utilisé dans toutes les cages dès l’arrivée des animaux dans l’animalerie (nids, jouets en bois, niche). Des graines de tournesol pourront être utilisées comme enrichissement positif après la manipulation des animaux. Lorsqu’ils sont nécessaires, les prélèvements sanguins sont de faibles volumes et seront réalisés à l’aide de la méthode la moins invasive possible. Les volumes et fréquences d’administration et de prélèvement sont conformes aux bonnes pratiques et aux recommandations de la SBEA. Toutes les techniques sont réalisées par du personnel formé et compétent. Les prélèvements d’organes/tissus sont réalisés après mise à mort de l’animal. En cas d’apparition de signes cliniques indésirables, les animaux seront observés quotidiennement et des mesures seront mises en œuvre pour arrêter, minimiser ou diminuer la souffrance et/ ou détresse de l’animal.
Choix des espèces
Les études à l’aide des rongeurs, notamment les rats, sont utilisées pour l’exploration de la régénérescence tissulaire ou l’évaluation de l’efficacité de tout nouveau composé stimulateur de la régénérescence, qu’il soit d’origine chimique, issu de la biotechnologie ou naturel. La connaissance de la peau des rongeurs et de son organisation extracellulaire, conduit à une meilleure connaissance du même système chez l’Homme et permet d’explorer de nouvelles pistes pour la médecine. Les animaux seront immunocompétents pour répondre à l’objectif du projet et se rapprocher le plus possible du phénomène de régénérescence tissulaire humaine. De plus, le rat en raison de sa taille, est l’espèce la plus adaptée à ce projet pour la co-implantation de plusieurs matrices simultanées (réduction). Les rats sont par ailleurs de loin l’espèce la plus utilisée dans la littérature pour ce type d’évaluation, permettant de comparer les données obtenues avec la littérature. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (8 semaines minimum lors de leur première manipulation). Des animaux adultes seront utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adultes et afin qu’ils présentent une peau et un système immunitaire matures.
Evaluation de l’efficacité de traitements dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Anesthésiés puis opérés trente à quarante-cinq minutes pour une section du ligament croisé antérieur et l'ablation d'une partie du ménisque, 1 000 rats développent une arthrose du genou dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une semaine plus tard commencent les traitements, jusqu'à une injection par articulation et par semaine, ou une injection par site et par jour en intramusculaire, certaines administrations se faisant sur animal vigile. S'y ajoutent des prélèvements sanguins hebdomadaires, également sur animal vigile, le porteur prévoyant cris, agitation, œdème articulaire et boiterie. Tous sont tués à la fin de chaque procédure pour prélever articulations et organes, et le porteur affirme à trois reprises que l'animal reste "indispensable", faute de méthode reproduisant la déstabilisation mécanique du genou.
Objectifs
Alors que les affections ostéoarticulaires chroniques touchent tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans, il n’existe actuellement aucun traitement permettant de guérir l’ensemble des signes cliniques associés aux rhumatismes, comme la dégradation du cartilage dont l’évolution conduit assurément à la pose de prothèse articulaire. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de différents traitements dans un modèle d’arthrose chez le rat, modèle d’arthrose très largement décrit dans la littérature et obtenu par chirurgie déstabilisatrice de l’articulation du genou chez le rat. L’arthrose est causée par une altération des articulations liée à une usure progressive du cartilage associée à un remodelage des os situés à proximité, la formation d’excroissances osseuses, un affaiblissement des ligaments et des muscles et peut également s’accompagner d’une inflammation articulaire. Si les traitements médicamenteux actuels soulagent en partie les douleurs intenses et l’inflammation de ces maladies aucun de ces traitements n’est capable de freiner la dégradation du cartilage ou guérir la maladie. Aujourd’hui, seuls les traitements chirurgicaux très invasifs, comme la pose de prothèse permettent de retrouver la mobilité perdue due à l’arthrose. Ainsi, la découverte et le développement de nouveaux traitements agissant de façon globale sur l’inflammation, les atteintes osseuses et cartilagineuses ainsi que la douleur, caractéristiques de l’arthrose, est un enjeu majeur de santé publique alors que le vieillissement de la population ne fait qu’augmenter. L’objectif du projet est d’évaluer la capacité de traitements à limiter la dégradation du cartilage et/ou régénérer le cartilage dégradé dans un modèle d’arthrose chez le rat, dont les signes cliniques sont proches de ceux observés chez l’homme, obtenu par section du ligament croisé antérieur et ménisectomie partielle. Différents types de traitements seront testés.
Bénéfices attendus
Chaque protocole réalisé au sein de ce projet permettra de générer des informations sur l’efficacité des nouveaux traitements, tant sur l’inflammation que sur la reconstitution du cartilage ou le ralentissement de l’apparition des lésions dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie au niveau du genou. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des données importantes dans le cadre du développement de nouvelles approches pour le traitement des lésions arthrosiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à une opération chirurgicale unique réalisée sous anesthésie et avec analgésie afin de réaliser la section du ligament croisé ainsi que l’ablation d’une partie du ménisque. Cette opération dure 30 à 45 min par animal, et la prise en charge analgésique s’étale les jours suivant l’opération. Les traitements seront réalisés au plus tôt 1 semaine après la chirurgie. Ces traitements durent moins de 5 min par animal, et sont réalisées sous anesthésie et après traitement anti-douleur. Elles pourront être répétées au maximum 1 fois par articulation et par semaine au cours du protocole ou 1 fois par site et par jour si administration intra-musculaire. Les traitements pourront également être réalisés au plus tôt 1 semaine après la chirurgie. Ces traitements durent moins de 5 min par animal, et sont réalisés sur animal vigile. Elles pourront être répétées tous les jours. Des prélèvements sanguins pourront également être réalisés. Ces prélèvements auront lieu sur animal vigile, et dureront moins de 5 min par animal. Ils pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.
Impact sur les animaux
La réalisation de la chirurgie peut s’accompagner d’une possible réaction inflammatoire transitoire au niveau de l’articulation opérée. De la même manière, l’apparition progressive des lésions arthrosiques est susceptible d’entrainer gène ou douleur. Les effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être un traumatisme exprimé par des cris/agitation pendant l’administration des traitements, ou le prélèvement de sang, une inflammation au niveau du site d’injection, un œdème articulaire ou une boiterie. Par ailleurs les prélèvements de sang peuvent entrainer du stress et de la douleur au site de prélèvement chez les animaux vigiles. Pour prévenir ces différents cas de figure, les animaux seront suivis avec précaution et des grilles d’évaluation clinique associée aux conduites à tenir en cas d’observation de ces signes ont été prévues.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Les organes d'intérêts, dont les articulations, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour évaluer les modifications de différents marqueurs induits par les traitements. Les organes et articulations prélevés seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques, histopathologiques et/ou d’imagerie.
Remplacement
De manière systématique, les traitements que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des agents thérapeutiques testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies comme l’arthrose, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes de déstabilisation mécanique de l’articulation à l’origine de l’apparition des lésions. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture cellulaire. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de cette procédure.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours d’un protocole. Etant donné la variabilité probable des réponses aux produits, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données d’études similaires, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. Cet effectif sera revu à la baisse dans le cas où le traitement évalué est connu (par exemple : traitement de référence utilisé comme comparateur), et après analyse des résultats d’études préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Lors des traitements et selon la voie d’administration, nous utiliserons un anesthésique, et des antalgiques dès l’apparition des premiers signes cliniques. Lors des traitements expérimentaux et lors des prises de mesures, nous maintiendrons les animaux dans une situation d’inconfort et de douleur pendant un minimum de temps. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine minimum. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus tôt possible au moment des suivis et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera pris en charge ou euthanasié
Choix des espèces
Il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer les lésions ostéoarticulaires. L’animal demeure indispensable à l’évaluation de produits. De plus le modèle d’arthrose par chirurgie chez le rat, utilisé depuis de nombreuses années, est maintenant reconnu pour être un modèle très prédictif pour la recherche médicale humaine et vétérinaire. En effet, le rat est l’espèce mammifère dont les caractéristiques physiologiques et réponses tissulaires sont proches de celles observées chez l'homme. Le rat, est fréquemment utilisé à des fins de recherche, car les résultats de produits thérapeutiques sont facilement transposables à l'homme, par simple approche/méthode statistique. La taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques analysables. Enfin, le rat est préféré à la souris pour l’étude de lésions cartilagineuses car le cartilage est plus épais et les effets d’une chirurgie chez le rat s’approchent de la pathologie humaine. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et sera adapté au schéma thérapeutique des traitements étudiés. Bien que les pathologies rhumatiques puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation de ces maladies donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines au début du protocole.
Évaluation de l’efficacité d’une méthode innovante de délivrance intramusculaire d’outils d’édition génique dans un modèle de dystrophie musculaire de Duchenne.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Deux à quatre injections dans les muscles des pattes arrière, pratiquées sur des rats dont les muscles sont déjà lésés par une dystrophie de Duchenne, avec un antalgique renouvelable toutes les douze heures pendant deux à trois jours. 52 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour analyses génétiques, histologiques et moléculaires. Le porteur écrit pourtant qu'"aucun effet indésirable significatif n'est attendu" et que la méthode n'a montré ni toxicité ni effet secondaire. Le bénéfice visé, renforcer assez la force des bras et des doigts pour manipuler un fauteuil roulant, reste un objectif de long terme conditionné à la confirmation des résultats précliniques.
Objectifs
Les dystrophies musculaires constituent un groupe de maladies génétiques rares et graves pouvant affecter différents tissus, principalement le muscle squelettique. L’une des formes les plus sévères, la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), est causée par des anomalies du gène codant la dystrophine, une protéine essentielle au bon fonctionnement des fibres musculaires. En l’absence de cette protéine, les muscles s’affaiblissent progressivement, entraînant d’abord une perte de la capacité à marcher, puis des complications respiratoires et cardiaques. À ce jour, aucun traitement curatif n’est disponible, bien que plusieurs pistes thérapeutiques soient activement explorées. Certaines approches visent la réparation ciblée des mutations génétiques, afin de corriger le gène défectueux. Dans ce contexte, le système CRISPR-Cas9, souvent appelé « ciseaux moléculaires », offre une capacité puissante pour modifier l’ADN de manière précise, en supprimant ou insérant des fragments de séquence afin de corriger les mutations responsables. L’une des principales difficultés demeure la délivrance efficace et sûre de cet outil dans les cellules musculaires. Ce projet propose d’évaluer une méthode innovante d’administration du CRISPR-Cas9, reposant sur l’introduction directe et transitoire de la protéine Cas9 – ainsi que d’autres composants d’édition génétique – dans les cellules musculaires, de façon non toxique et sécurisée. L’objectif est de tester l’efficacité de cette approche chez un modèle animal présentant des symptômes et caractéristiques similaires à ceux des patients, afin de déterminer si cette méthode permet de restaurer la production de dystrophine à différents stades de la maladie. Le protocole inclura également l’évaluation de l’impact des administrations successives (deux injections) en comparaison avec une administration unique. Bien que ce type de thérapie ne constitue pas une guérison définitive, il peut être envisagé comme une option complémentaire aux traitements existants. L’objectif à long terme est de développer cette approche comme une thérapie permettant, par exemple, de renforcer la force des bras pour manipuler les fauteuils roulants, ou celle des doigts pour saisir des objets et utiliser les commandes des fauteuils, améliorant ainsi l’autonomie quotidienne et la qualité de vie des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à valider l’efficacité et la sécurité d’une méthode innovante d’administration des outils d’édition génique directement dans les cellules musculaires, dans un modèle de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). L’objectif principal est de démontrer que cette approche, appliquée à des muscles spécifiques, permet de restaurer la production de dystrophine et d’induire une amélioration de la force musculaire, contribuant ainsi à renforcer la fonction motrice. Un avantage majeur de cette méthode, selon les données préliminaires, est qu’elle n’active pas le système immunitaire, ce qui permet des administrations répétées pour renforcer l’effet thérapeutique sur un même muscle ou pour traiter différents muscles. De plus, la stratégie sera testée à différents stades de la maladie (précoce et avancé), afin d’évaluer son efficacité tout au long de l’évolution de la dystrophie. Cela ouvre la possibilité d’une application chez des patients d’âges variés, y compris ceux présentant une forme avancée de la maladie. En ciblant des muscles spécifiques plutôt qu’en diffusant le traitement de manière systémique, cette approche se positionne comme un traitement complémentaire, visant à améliorer l’autonomie et la qualité de vie des patients. À long terme, si les résultats précliniques se confirment, cette stratégie pourrait ouvrir la voie à des essais cliniques chez l’humain, avec l’objectif d’aider les patients à renforcer la force des bras pour manipuler les fauteuils roulants, ou celle des doigts pour saisir des objets et utiliser les commandes, facilitant ainsi les activités quotidiennes et l’indépendance. Ainsi, ce projet pourrait poser les bases d’une thérapie innovante et sûre, capable d’améliorer durablement la qualité de vie des patients et de leurs familles.
Procédures
Dans ce projet, le traitement sera administré par injection dans un muscle de chacune des pattes arrière, soit deux injections par animal, ou quatre dans le cas de doses répétées. Toutes les injections seront réalisées sur des animaux préalablement traités avec un médicament contre la douleur. Ce traitement pourra être répété toutes les 12 heures pendant deux à trois jours, uniquement si des signes de douleur sont observés. À la fin de la procédure, un prélèvement sanguin sera effectué sur des animaux complètement endormis (anesthésiés au moyen d’une injection). Ce prélèvement sera réalisé une seule fois pour chaque animal. Chaque injection sera effectuée en moins d’une minute, et le prélèvement sanguin en moins de trois minutes. Au total : - 36 animaux, chacun recevant 2 à 7 injections d’un médicament contre la douleur et 2 injections du traitement, une dans chaque patte. - 16 animaux, avec 3 à 13 injections d’un médicament contre la douleur et 4 injections avec le traitement, deux dans chaque patte.
Impact sur les animaux
Des études antérieures utilisant cette méthode ont montré l’absence d’effets toxiques ou secondaires liés à l’administration du traitement. Par conséquent, aucun effet indésirable significatif n’est attendu chez les animaux dans le cadre de ce projet. L’administration dans le muscle peut toutefois provoquer une légère gêne ou douleur, en particulier chez des animaux présentant déjà des lésions musculaires. Deux types des interventions seront réalisées : 1. L’administration d’un médicament anti-douleur, qui ne devrait pas entraîner de gêne notable. 2. L’administration du traitement dans un muscle de chaque patte arrière. Ces interventions peuvent provoquer une douleur locale transitoire. Ils seront effectués chez des animaux âgés de 4, 12 et 16 semaines, à un stade où les muscles sont peu (4 semaines) ou modérément (12 et 16 semaines) affectés, avec un impact très limité ou plus marqué respectivement, selon l’âge. Les animaux seront suivis jusqu’à un âge compris entre 3 et 6 mois, avant l’apparition des symptômes les plus graves de la maladie (vers 9 mois), afin de limiter autant que possible leur souffrance liée à l’évolution naturelle de la pathologie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure afin de prélever les échantillons nécessaires aux analyses génétiques, histologiques et moléculaires.
Remplacement
La dystrophie musculaire de Duchenne touche plusieurs organes interconnectés (muscle, cœur, cerveau, tube digestif), mais le muscle squelettique est l’un des plus affectés. La méthode thérapeutique proposée est une approche innovante d’administration des outils d’édition génique dans les cellules musculaires, permettant de corriger de manière précise le gène défectueux responsable de cette maladie. Aucun produit n'est testé chez nos animaux sans qu’un mécanisme et un effet biologique robustes aient été préalablement établis. Avant les essais précliniques sur les animaux issus de nos lignées modèles, l’efficacité et la sécurité de cette thérapie ont été testées sur des cultures de cellules musculaires (in vitro), avec des résultats très encourageants : la méthode montre une forte efficacité pour modifier le gène défectueux, sans altérer la santé ni le fonctionnement normal des cellules. De plus, afin d’évaluer l’efficacité et la toxicité dans un organisme entier, cette stratégie a été testée in vivo sur un modèle animal de plus petite taille, confirmant que la méthode permet d’introduire efficacement les outils de réparation dans les fibres musculaires, sans toxicité, sans effets secondaires visibles et sans déclencher de réponse immunitaire chez les animaux traités. Le présent projet cherche à valider cette stratégie (en termes d’efficacité et d’innocuité) chez un organisme mammifère sévèrement atteint par la maladie, plus proche de la réalité humaine, et présentant des signes cliniques similaires à ceux observés chez les patients (perte musculaire, faiblesse et évolution progressive de la maladie), y compris dans la complexité de la réponse de l’organisme à l’administration du traitement.
Réduction
Lors des essais précliniques, le traitement de moins de 10 individus permet généralement d’obtenir des données suffisantes pour confirmer ou infirmer un effet majeur d’un candidat médicament sur l’évolution de la maladie. Des analyses statistiques ont été réalisées, permettant de réduire le nombre moyen d’animaux nécessaires pour répondre aux questions biologiques posées lors des expérimentations. Pour les objectifs de ce projet, nous avons mis en place des procédures pilotes et en cascade, permettant de n’utiliser que le nombre d’animaux strictement nécessaire selon la progression du projet. Le nombre d’animaux témoins pour les procédures pilotes a été réduit au minimum, tout en permettant que leurs données soient analysées et intégrées dans notre banque d’échantillons.
Raffinement
Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge à des manipulations douces et régulières. Ils sont hébergés par groupes de deux ou plus, dans un environnement enrichi afin de prévenir l’ennui et le stress. Pour anticiper tout signe de douleur, des critères de suivi du bien-être ont été établis et sont évalués quotidiennement, y compris les week-ends et jours fériés. Ces critères portent sur l’aspect général des animaux (pelage, yeux), leur comportement (mobilité) et leur état général (masse corporelle). En cas de signes de douleur, des mesures sont mises en place : surveillance renforcée biquotidienne et administration de médicaments visant à atténuer ou supprimer la douleur. Dans le but de prévenir toute souffrance animale, des points limites ont été établis et feront l’objet d’un suivi rigoureux, avec application immédiate de procédures préétablies. Par ailleurs, pour réduire au maximum le stress lié aux manipulations ou aux tests, les animaux sont préhabitués et familiarisés avec l’expérimentateur 2 à 3 jours avant le début des procédures, afin d’éviter toute réaction de peur ou de stress lors des manipulations scientifiques.
Choix des espèces
Le rat est un mammifère appartenant à la même classe que l’être humain. Cette proximité évolutive en fait un modèle particulièrement apprécié pour la recherche biomédicale. Il partage de nombreux aspects anatomiques et physiologiques avec l’homme, notamment la constitution et le fonctionnement des organes ainsi que les processus métaboliques. Grâce aux outils génétiques récents, le rat est devenu un modèle de choix pour l’étude des troubles musculaires. Les modèles de rat reproduisent de manière très fidèle ce type de maladies humaines, tout en conservant les avantages des rongeurs : courte durée de gestation, taille raisonnable et longévité compatible avec l’évaluation à long terme des médicaments sur des individus âgés. Le rat constitue ainsi un excellent complément aux autres modèles animaux, permettant de mieux comprendre la physiopathologie et d’évaluer l’efficacité et la sécurité de nouvelles thérapies. Les animaux seront âgés de 1 et 3 mois au moment de la procédure, correspondant aux stades précoce et avancé de la maladie. Ces stades permettent d’explorer les muscles et d’évaluer l’effet de la thérapie à la fois fonctionnellement et morphologiquement, en tenant compte des différents degrés de progression pathologique.
Etude de la biodistribution de vecteurs de thérapie génique chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1440
2 880 rongeurs, 1 440 souris et 1 440 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue pour prélever fluides et organes. Ils reçoivent une injection unique de vecteurs de thérapie génique, parfois précédée d'une chirurgie de dix à quarante minutes, puis subissent des pesées deux fois par semaine pendant deux mois, des prélèvements de sang ou d'urine et des hébergements individuels de vingt-quatre heures. Le porteur n'exclut ni toxicité hépatique, ni réponse immunitaire au vecteur, ni troubles de cicatrisation après injection intracérébrale. Les bénéfices annoncés pour les patients, doses plus faibles et toxicité moindre, restent au conditionnel, et le porteur écarte les méthodes sans animaux au motif que la biodistribution exigerait des "organismes complexes".
Objectifs
Les études de biodistribution d'un agent thérapeutique ont pour but d'évaluer la distribution, la localisation et la persistance de ce dernier dans les organes d'un rongeur. Ces études sont nécessaires pour évaluer la sécurité, l'efficacité et le potentiel thérapeutique des traitements de thérapie génique. Le suivi de la distribution permet de localiser l'agent thérapeutique suite à son administration et de vérifier qu'il cible la ou les régions visées. Des vecteurs viraux recombinants (adenovirus, lentivirus et virus adéno-associé) ou non-viraux (nanoparticules lipidiques, liposomes) peuvent être utilisés comme thérapie génique. L’administration de ce type de thérapie permet l’introduction d'un gène sain ou modifié dans l'ADN de l’organisme pour remplacer ou corriger un gène défectueux, l’inactivation ou la suppression d'un gène défectueux ou encore la correction d'une mutation génétique spécifique. Le risque potentiel de toxicité des agents thérapeutiques est évalué sur l'animal (toxicité propre du composé ou dûe à la distribution ciblée ou non ciblée sur les différents organes). Ces études sont réalisées à différents temps (de quelques jours à plusieurs semaines) afin de s'assurer que l'agent thérapeutique n'est pas éliminé rapidement, persiste pendant plusieurs semaines dans les tissus/organes ciblés et n'entraine pas d'effets délétères. Les études de biodistribution incluent également l'évaluation de l'expression génique de la protéine ciblée afin de déterminer le potentiel thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les thérapies géniques constituent une classe de médicaments relativement récente. Pour certaines pathologies, ce sont les seules approches envisageables (par exemple les maladies génétiques). Dans certains domaines, ils ont permis des avancées significatives pour des pathologies qui ne répondent pas aux approches plus « traditionnelles ». Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité et la sécurité de ces thérapies, afin de répondre aux mêmes critères de qualité pharmaceutique que n’importe quel autre médicament. Ce projet permettra aussi d’évaluer la possibilité de transfert et de ciblage de ces agents thérapeutiques. Un meilleur ciblage permet de limiter les doses utilisées chez les patients, de minimiser la toxicité liée à un ciblage non spécifique dans d’autres organes ou encore de limiter la réponse immunitaire à l'encontre des agents thérapeutiques. Ces études permettent d'évaluer de nouvelles thérapies pour des maladies où aucun traitement n'exitste jusqu'à maintenant (exemple de la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson) ou d’optimiser les solutions thérapeutiques déjà existantes (patients qui deviennent résistants aux traitements traditionnels).
Procédures
Les agents thérapeutiques sont administrés une seule fois par un bolus rapide qui dure quelques secondes. Dans certains cas, l'administration nécessitera une phase chirurgicale durant entre 10 et 40 minutes. Les animaux seront manipulés pendant l'étude pour le suivi du poids corporel, ce qui peut entrainer un léger stress (quelques secondes, 2 fois par semaine sur maximum 2 mois). Des prélèvements sanguins ou d'urine (avec animaux hébergés individuellent pendant 24 heures maximum) ou des évaluations comportementales peuvent également être envisagés pendant l'étude (maximum une fois par semaine sur une durée de 2 mois) ou en fin d'étude pour compléter les données in vivo par des données biochimiques ou histologiques.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les phases d'administration et de prélèvement peuvent induire un léger stress chez l'animal, notamment du fait de la contention de ce dernier. Pour des administrations nécessitant une chirurgie au préalable, des douleurs post-opératoires peuevnt apparaitre malgré des soins péri-opératoires. Des problèmes de cicatrisation peuvent également être observés lors d'administrations intracérébrales, notamment si l'animal se gratte au niveau de la tête. Il ne peut être exclu l'apparition d’effets indésirables liés à l’administration des agents thérapeutiques, qui pourraient être ponctuels ou persister dans le temps. Il peut s’agir de douleurs ou d’un inconfort (par exemple perte de poids, douleur localisée au site d’injection, hyperthermie, stress, d'une toxicité (par exemple hépatique) ou d'une réponse immunitaire au vecteur et/ou au transgène.. Des périodes d'hébergement individuel (avec conservation de contact multi-sensoriel) pourraient être nécessaires dans le cadre de phase de récupération ou pour le recueil d’échantillons (par exemple urine, duree maximum de 24 heures), entrainant un léger stress des animaux.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés pour prélévment (fluides et organes).
Remplacement
Les analyses in silico et les études in vitro permettent d’apporter les preuves de concept, de sélectionner les designs les plus pertinents, de raffiner les conditions d’utilisation des agents thérapeutiques. Cependant, le développement de telles stratégies thérapeutiques requiert des études menées sur des organismes complexes pour évaluer la biodistribution, la tolérance et éventuellement la toxicité.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé en incluant dans une même expérience le groupe « contrôle » nécessaire (groupe négatif ) ainsi que les groupes traïtés avec l'agent thérapeutique (dose-réponse). Les effectifs de chaque groupe seront définis afin d’obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats avec les tests statistiques les plus pertinents selon le(s) paramètre(s) étudié(s) et le design choisi, et apporter une conclusion. La réalisation d’un suivi clinique au cours de l’expérience (analyses comportementales, suivi hématobiochimique ou dosage de biomarqueurs par exemple) permettra de collecter des données supplémentaires sans inclusion d’un plus grand nombre d’animaux dans une étude donnée. Les échantillons qui seront prélevés pourront être utilisés pour des analyses complémentaires, dans le cas où certaines données seraient à confirmer.
Raffinement
Les procédures décrites seront optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Une période d’acclimatation des animaux est prévue à leur arrivée dans l’établissement. Les animaux seront hébergés groupés avec un enrichissement complet (par exemple des objets de nidification, des objets à ronger, la présence de congénères…). Pour les administrations nécessitant une chirurgie, des soins per- et post-opératoires seront réalisés (analgésie adaptée avant le début de la chirugie jusqu'à 48 heures après la chirugie). Des points limites clairement définis seront suivis pour évaluer les animaux dans chacune des études (aspect général, aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles). Ainsi, la douleur sera réduite au maximum grâce au suivi des animaux.
Choix des espèces
Les études de biodistribution sont généralement réalisées chez des rongeurs sains car le potentiel thérapeutique de ces traitements géniques peut être évalué dans de nombreux modèles pathologiques chez la souris et le rat. Des modèles sont également mis en place sur des animaux présentant un système immunitaire humanisé, particulièrement d’intérêt dans le cadre d’études liées à la composante immunitaire..
Consommation de différentes formes de fer héminique : étude comparative des conséquences sur la physiologie digestive et le risque de carcinogenèse colorectale chez le rat adulte mâle et femelle.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Hébergés seuls quarante-six heures en cage à métabolisme et nourris pendant vingt et un ou cent jours d'un régime dont seule la forme du fer change, 400 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour des prélèvements du côlon. 240 d'entre eux reçoivent en plus une injection intrapéritonéale d'azoxyméthane, un cancérogène, pour déclencher les premiers stades d'un cancer colorectal. L'objet réel est d'évaluer si un substitut végétal de viande riche en fer, dont la mise sur le marché européen est envisagée à court terme, produit les mêmes effets sur le côlon que la charcuterie. Le porteur écrit que les régimes n'ont pas d'effet attendu sur le bien-être des rats et que la formation des phases précoces du cancer du côlon n'induit aucune douleur, tout en déclarant les 400 animaux au niveau de souffrance modéré.
Objectifs
La consommation excessive de viande rouge et de charcuteries est associée chez l’Homme à une perturbation du fonctionnement de l’intestin, et à un risque augmenté de développer un cancer du côlon. Des études scientifiques ont permis de démontrer que ces impacts sont liés au fer présent dans les viandes. Ainsi, ce fer va pendant la digestion arriver au niveau du côlon et favoriser la formation de molécules toxiques. Les recommandations nutritionnelles actuelles sont donc de limiter la consommation de produits carnés riches en fer. Dans ce contexte, plusieurs produits alternatifs à la viande sont proposés aux consommateurs. Plus précisément, certaines de ces alternatives misent sur la ressemblance parfaite avec les produits carnés en utilisant une forme de fer végétale proche de celle apportée par les viandes afin de provoquer une couleur et un goût similaires aux viandes. La mise sur le marché d’une alternative à base de ce fer d’origine végétale est envisagée à court terme en Europe. Au regard de sa proximité avec le fer des viandes, se pose donc la question de savoir si ce produit destiné à végétaliser davantage nos régimes est susceptible d’engendrer des effets néfastes sur le côlon et le cancer du côlon. En termes de santé publique, l’objectif de cette étude est d’évaluer si un apport en fer d’origine végétale risque ou non d’induire les mêmes effets délétères sur le côlon qu’un apport en fer d’origine animale. Étant donné que chez l’Homme, aucune étude interventionnelle n’est envisageable, une évaluation pré-clinique chez le rat identique à ce qui a été mis en place par le passé pour alerter les politiques publiques sur la consommation des viandes rouges et le risque de carcinogénèse colorectale est proposée.
Bénéfices attendus
À l’issue du projet, nous serons en mesure de savoir si le fer d’origine végétale peut engendrer ou non la formation dans le côlon de produits toxiques en comparaison avec d’autres formes de fer d’origine animale. Ainsi, ces études permettront de (i) évaluer le risque de pathologies associées à la consommation humaine de ces substituts, et en conséquence, selon les résultats obtenus (ii) alerter les pouvoirs publics, pour qu’ils puissent à terme proposer des messages de recommandation nutritionnelle adaptés spécifiquement à ces substituts riches en fer végétal.
Procédures
400 rats recevront un régime expérimental dont seule la nature du fer sera modifiée selon le groupe expérimental pendant 21 jours pour 160 d’entre eux, et pendant 100 jours pour les 240 autres. Ces 400 rats seront hébergés individuellement une fois pendant 46 heures en cage à métabolisme après avoir été habitués 3 heures en amont. Parmi eux, les 240 rats exposés 100 jours aux régimes expérimentaux recevront en amont une injection intrapéritonéale d’azoxyméthane d'une durée de moins d'une minute, le temps de la préhension et l'injection, pour induire les premiers stades non douloureux du cancer du côlon.
Impact sur les animaux
Les régimes n’ont pas d’effet attendu sur le bien-être ou la croissance des rats. L’hébergement en cage individuelle d’une journée peut générer un stress transitoire mais il disparait dès le retour en hébergement conventionnel. Hormis les stress attendus lors de l’injection, seule une légère douleur passagère peut se produire au site d’injection en raison du produit injecté. La formation progressive des phases précoces du cancer du côlon pendant cette étude n’induit aucune douleur.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les rats seront mis à mort et divers prélèvements seront effectués post-mortem pour des analyses histologiques et biochimiques ultérieures destinées à caractériser l’effet des régimes administrés sur la muqueuse colique, et engendrant éventuellement des perturbations de l’homéostasie des tissus environnants ou d’organes plus distants.
Remplacement
Bien que nous menions des études in vitro, aucun des modèles de cellule du côlon en culture ne permet d’évaluer l’ensemble des répercussions induites par un régime riche en produits carnés au niveau du côlon. En effet, outre la formation de composés toxiques, la consommation de fer des produits carnés va fortement modifier l’ensemble des composantes du côlon. Seule une approche in vivo nous permettra de prendre en compte la complexité du côlon et de l’impact de l’alimentation sur cet organe.
Réduction
Les études antérieures associées à ce projet ont permis d’améliorer les procédures sur le plan technique et du bien-être de l’animal, contribuant ainsi à minimiser le nombre d’animaux nécessaires pour mettre en évidence l’effet des régimes chez le rat. De plus, afin d’assurer la fiabilité des résultats, les études et analyses des échantillons issus de l’étude seront conduites en aveugle. La reproductibilité sera assurée par une répétition indépendante des études. Le traitement des données sera réalisé grâce à des tests statistiques appropriés permettant d'exploiter au maximum l'ensemble des données générées.
Raffinement
Le nombre et la durée d’hébergement individuel en cage individuelle seront limités au minimum nécessaire (46h) pour obtenir les quantités suffisantes d’urines et de fèces. Des phases d’habituation à ce type d’hébergement ont été mises en place afin de minimiser le stress. Quel que soit le type de cages, elles seront transparentes, alignées pour maximiser les échanges visuels, olfactifs et auditifs. Lors de l’injection pour induire les premiers stades du cancer du côlon, l’acidité de la solution sera corrigée pour éviter une douleur au moment de l’injection, une habituation au geste de la piqure sera réalisée les jours précédents. Une observation des rats à l’occasion notamment de la distribution quotidienne des régimes permettra, grâce à l’utilisation de fiches individuelles de suivi, de détecter à temps toute anomalie éventuelle. Enfin, toutes les mesures susceptibles de réduire la douleur sans affecter l’objectif scientifique seront mises en application.
Choix des espèces
Depuis les années 80, l’étude de la relation entre l’alimentation et le cancer est basée sur les études chez l’Homme mais aussi des approches qui reposent sur les modèles animaux. Le modèle le plus approprié à notre étude est le rat qui a l’avantage de présenter un développement de la maladie comparable à celui chez l’Homme. De plus, ce modèle chez le rat permet d’obtenir des résultats fiables dès les stades précoces du cancer, sans qu’il soit nécessaire de poursuivre l’étude aux stades avancées de la maladie (tumeur, métastases), qui sont des stades davantage susceptibles d’engendrer des dommages et des douleurs. Les études se feront sur des rats adultes de 5 à 6 semaines à leur arrivée. À cet âge, le système digestif est suffisamment mature et fonctionnel et la composition du microbiote bien stabilisée. Afin de se placer dans les conditions pour lesquelles le modèle est maîtrisé au laboratoire, il est important de rester au même stade de développement.
Evaluation de la capacité d’un traitement sérotoninergique à de moduler l’amplitude dedysreflexie autonomes chez le rat spino-lésés
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Deux chirurgies successives d'une heure leur infligent une lésion haute de la moelle épinière, suivies de 48 heures d'hébergement individuel sans enrichissement, d'un test moteur sur tapis roulant et, pour la moitié d'entre eux, de vingt sessions de dysréflexie autonome provoquée en environnement restreint. Le porteur décrit des difficultés locomotrices du train arrière, une tachycardie et une hypotension orthostatique, et affirme que les crises d'hypertension provoquées n'induisent pas de douleur puisque les stimuli se situent sous la lésion. Sur le remplacement, il indique qu'aucun modèle ne permet de prédire les effets d'une telle lésion, et sur la réduction que le capteur de télémétrie permet de cribler toutes les molécules sur chaque rat.
Objectifs
Les lésions de la moelle épinière posent un véritable défi médical, en particulier parce qu’elles touchent souvent des personnes jeunes en bonne santé. Si les pertes de mouvements ou de sensations sont bien connues, on parle moins souvent des troubles du système nerveux autonome qu’elles entraînent. Parmi eux, la dysréflexie autonome est l’un des plus graves : il s’agit de crises soudaines de très forte tension artérielle, souvent accompagnées d’un ralentissement du cœur, qui peuvent mettre en danger la vie du patient. Ces épisodes, imprévisibles et difficiles à maîtriser, nuisent fortement à la qualité de vie. Des recherches chez le rat ont montré que certaines molécules agissant sur les systèmes de communication du cerveau, notamment celui impliquant la sérotonine, peuvent améliorer la récupération motrice. Or, ce même système joue aussi un rôle dans la régulation du cœur et de la pression artérielle. Nous avons donc élargi notre approche pour tester si ces traitements pouvaient aussi agir sur les fonctions autonomes. Les premiers résultats sont encourageants : en plus de l’amélioration des mouvements, on observe une régulation partielle de la pression artérielle au repos. Mais cela ne suffit pas : pour vraiment évaluer l’efficacité d’un traitement, il faut aussi le tester dans des situations où le système nerveux est fortement sollicité, comme pendant une crise de dysréflexie. Ces crises traduisent un déséquilibre brutal du système nerveux autonome, en l’absence de contrôle normal venant du cerveau. En testant des traitements dans ce contexte, nous cherchons à mieux comprendre les mécanismes impliqués, à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques, et à terme, à prévenir ces crises dangereuses. L’objectif est clair : améliorer la stabilité et la sécurité de vie des patients.
Bénéfices attendus
Les lésions situées dans la partie haute de la moelle épinière ont un impact majeur sur la vie des personnes concernées. En plus des paralysies et pertes de sensation bien connues, elles provoquent aussi des troubles importants du système cardiovasculaire. Parmi eux, la dysréflexie autonome — une réaction excessive et incontrôlée du système nerveux — peut parfois mettre en danger la vie du patient. Certaines molécules qui agissent sur les voies de communication du cerveau, notamment celles impliquant la sérotonine, ont montré qu’elles pouvaient limiter certains effets liés à ces lésions. À court terme, notre objectif est d’améliorer l’état général des patients en stabilisant leur tension artérielle et en diminuant la gravité de ces crises. Cette approche ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour mieux accompagner les personnes vivant avec une lésion de la moelle épinière.
Procédures
80 animaux seront soumis à 2 chirurgies successives de maximum 1h chacune. Ils seront soumis ensuite à un hébergement individuel sans enrichissement pendant 48h pour permettrait leur traitement post-lésionnel, puis encore 5 jours pour suivre leur reprise de la fonction disgestive. 15 jours après la 2ème chirurgie, ils seront soumis à un test de scoring moteur de 3 minutes sur un tapis roulant. Enfin encore 1 semaine après, 40 animaux seront isolés temporairement 1h maximum tous les jours où ils subiront des épisodes de dysreflexies autonomes (réponse spinale reflexe entrainant une hypertension et une bradycardie). Ces sessions seront au maximum de 20. 40 autres animaux ayant subit les 2 chirurgies seront aussi hébergés temporairement seuls pour subir des épisodes de dysreflexies autonomes, pendant 2h maximum mais un seul jour. Ces mêmes rats seront injectés quotidiennement (moins d’une minute) en sous-cutanée et sous lésionnel (traitement chronique). Enfin, ils subiront 4 sessions d’1h30 d’enregistrement où leur fréquence cardiaque intrinsèque sera enregistrée entrainant un stress et un inconfort transitoire.
Impact sur les animaux
La première chirurgie peut induire une douleur transitoire pendant les jours suivant l’intervention, malgré une analgésie. Puis la lésion de la moelle épinière (2ème chirurgie) va induire chez les animaux les mêmes problèmes que ceux rencontrés par les patients ; des difficultés locomotrices du train arrière pouvant être largement compensées par les pattes avant et une cage d'hébergement adaptée en hauteur et des problèmes cardiovasculaires (tachycardie et hypotension orthostatique). Les sessions de dysréflexie ne doivent pas induire de douleurs (stimuli sous la lésion – absence d’intégration sensorielle) mais induisent un stress limité (environnement restreint pendant 30 minutes) et peuvent entraîner un inconfort lié à la réponse spinale reflexe associée à une bradycardie et une hypertension transitoire. Les injections quotidiennes ne devraient pas induire de nuisances car sous lésionnelle. Par contre les 4 sessions pour évaluer l’implication des systèmes autonomes dans les paramètres cardiovasculaires (test dit de la balance) peuvent induire du stress ou de l’inconfort pour les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort après chaque procédure. Nous avons besoin des tissus pour faire des analyses immunohistochimiques d'organes cibles
Remplacement
Ce projet éthique s’inscrit dans un programme de recherche plus large. Des premières études ont montré que certaines voies de communication entre les neurones, notamment celles impliquant des messagers comme la sérotonine, jouent un rôle dans les troubles cardiovasculaires observés après une lésion haute de la moelle épinière. Ces systèmes de régulation sont complexes, car ils font intervenir de nombreux types de récepteurs, présents à la fois dans le cerveau et dans le reste du corps. À ce jour, il n’existe pas de modèle permettant de prédire précisément les effets de ce type de lésion sur ces mécanismes.
Réduction
Nous avons déterminé le n des lots en fonction des premiers résultats obtenus dans de précédents projets et grâce à la bibliographie. Nous ferons des séries de 6 animaux maximum afin de pouvoir évaluer au fur et à mesure les données et ne pas avoir à utiliser plus d'animaux que nécessaire. L’utilisation du capteur de télémétrie permet de faire le criblage de l’ensemble des molécules sur chacun des rats et donc de réduire le nombre utilisé.
Raffinement
Les soins apportés aux animaux après la chirurgie (lésion de la moelle épinière) s’appuient sur notre expérience et sur des recommandations publiées par d’autres équipes travaillant sur des modèles similaires. Ces soins ont été validés par la structure de bien-être animal et l’équipe vétérinaire. L’anesthésie est réalisée par voie gazeuse et une analgésie multimodale est mise en place lors des deux interventions chirurgicales, combinant des médicaments morphiniques, des anti-inflammatoires et des anesthésiques locaux. Un traitement contre la douleur est ensuite maintenu pendant au moins trois jours. Après la lésion, les cages ont été spécialement aménagées pour tenir compte de la paralysie : abreuvoirs et mangeoires à hauteur accessible, tapis antidérapants pour faciliter les déplacements, alimentation liquide pendant les quatre premiers jours pour limiter les troubles digestifs, et vidange manuelle de la vessie plusieurs fois par jour selon l’état de récupération. Une antibiothérapie est également administrée pour prévenir les infections urinaires. Des points limites stricts, validés par l’équipe vétérinaire, permettent de suivre étroitement l’état des animaux. Dans le cadre de l’étude des dysréflexies autonomes, nous avons choisi d’utiliser de petites cages plutôt que les tubes de contention classiquement décrits, afin de réduire le stress pendant les enregistrements. Enfin, toutes les injections quotidiennes sont réalisées sous le niveau de la lésion pour éviter toute douleur ou inconfort.
Choix des espèces
Le rongeur est un modèle dont la physiologique reste malgré ses différences proches de celle l'humain. Le rat est particulièrement compatible avec notre projet car sa taille supérieure à celle de la souris permet de faciliter les chirurgies. De plus il existe de nombreux points communs entre le rat et l'humain quant à la réparation cellulaire de la moelle épinière. Enfin nous avons choisi le même modèle que sur l'ensemble des précédents projets éthiques Les animaux doivent être adultes pour le projet. De plus, le founisseur de capteur des mesures cardiovasculaires impose un poids minimum de 225-275gr à l'implantation (soit à 7/8 semaines d'âge environ) permettant au capteur d'être supporté par l'animal (ratio poids capteur/poids de l'animal).
Évaluation thérapeutique d’inhibiteurs de mort cellulaire pour traiter la myopathie de Duchenne
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
627 rats porteurs d'une myopathie de Duchenne vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une chirurgie de trente minutes pour l'implantation d'une pompe sous la peau, d'autres reçoivent des injections quotidiennes dans le péritoine, d'autres une injection de cardiotoxine directement dans le muscle, avec des prélèvements de sang chaque semaine pendant deux mois. Le porteur indique que les rats seront tués entre quatre et six mois, avant l'apparition des atteintes majeures du phénotype dystrophique qu'il situe après dix mois. Sur le remplacement, il reconnaît que l'inhibition de la ferroptose réduit déjà la mort des fibres musculaires en culture, et conclut que seule l'expérimentation sur "l'animal entier" permet de valider un traitement, en visant à terme un essai chez le chien puis chez l'enfant.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique rare, grave et encore incurable. Elle est causée par des mutations d'un gène responsable de la production d'une protéine appelée dystrophine. Cette protéine est essentielle pour protéger les fibres musculaires pendant l’effort. Son absence rend les muscles fragiles, ce qui provoque leur mort progressive. Cela entraîne une faiblesse musculaire sévère qui touche les muscles squelettiques, mais aussi les muscles respiratoires (comme le diaphragme) et le cœur. Bien que la mort des fibres musculaires (appelée myonécrose) soit une caractéristique bien connue de la DMD, on ne comprend pas encore parfaitement comment elle se déclenche. Récemment, une nouvelle forme de mort cellulaire appelée ferroptose a été découverte. Cette forme de mort est liée à un excès de stress oxydatif dans les cellules, notamment au niveau des graisses qui composent les membranes cellulaires, et à une baisse des défenses naturelles de la cellule. Des travaux récents ont montré que cette ferroptose pourrait jouer un rôle dans la DMD. À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement permettant de s’attaquer directement à la cause de la maladie ou d’arrêter son évolution. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer si bloquer la ferroptose permettrait de protéger les muscles et de ralentir la progression de la DMD. Pour cela, nous testerons trois composés qui ont déjà montré leur efficacité en laboratoire ou dans d'autres modèles de maladie. Ces traitements seront administrés à des rats atteints de DMD entre 2,5 et 4 mois, une période où la dégénérescence musculaire est particulièrement active. Deux méthodes d’administration à court terme seront comparées : une perfusion continue grâce à de petites pompes placées sous la peau, ou des injections quotidiennes. Les effets des traitements seront analysés à travers des biomarqueurs sanguins, des tests fonctionnels, des examens histologiques et moléculaires du muscle. La méthode la plus efficace sera retenue pour une étude plus longue, afin d’évaluer si les bénéfices peuvent durer dans le temps. Par ailleurs, nos premières observations en laboratoire suggèrent que ces traitements pourraient aussi aider les muscles à se réparer. Cette idée sera testée chez des rats sains, dans un modèle de lésion musculaire aiguë, afin d’observer si les médicaments favorisent la régénération des fibres musculaires après une blessure.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples : (1) évaluer le potentiel thérapeutique d’un inhibiteur spécifique de cette voie, seul ou en association ; (2) identifier des effets secondaires ou bénéfiques non anticipés, comme une possible stimulation de la régénération musculaire. Ces résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques combinées pour la DMD, et, à plus long terme, être transposables à d'autres myopathies impliquant des phénomènes de mort cellulaire régulée. A plus long terme et en cas de résultats encourageant, nous envisageons de pouvoir programmer un essai préclinique chez le chien afin de consolider le dossier préclinique qui serait utile pour un essai clinique chez l'enfant.
Procédures
Dans ce projet, certains animaux subiront une chirurgie légère pour poser une pompe (environ 30 minutes/animal), d’autres seront soumis à des injections quotidiennes dans le péritoine (environ 30 secondes/animal) et enfin certains subiront une injection dans le muscle de cardiotoxine (environ 30 secondes/animal). Des prélèvements de sang seront réalisés de manière hebdomadaire sur une durée de maximum 60 jours. Des tests non invasifs fonctionnels pour évaluer la force musculaire seront réalisés tous les 15 jours sur une durée maximale de 60 jours
Impact sur les animaux
Utilisation de modèles pathologiques : Les animaux dystrophiques utilisés dans ce projet (modèles DMD) présentent un phénotype pathologique progressif. Toutefois, les signes cliniques majeurs n’apparaissent qu’après l’âge de 10 mois. Dans ce protocole, les animaux seront mis à mort au plus tard à 6 mois, avant l’apparition des altérations sévères. Intervention chirurgicale pour l’implantation de pompes : Cette procédure, réalisée sous anesthésie générale, peut induire un stress opératoire, une douleur post-chirurgicale modérée et un inconfort local dû à la présence du dispositif. Ces nuisances seront limitées grâce à un protocole analgésique adapté (pré, per et post-opératoire) et à une surveillance étroite des animaux durant la phase de récupération. Injections répétées : Les injections quotidiennes peuvent engendrer une douleur légère et transitoire ainsi qu’un stress lié à la contention répétée Prélèvements sanguins hebdomadaires : Les prélèvements seront réalisés via des techniques peu invasives entraînant un stress modéré et une douleur légère de courte durée. Tests fonctionnels : Certains tests peuvent provoquer une fatigue musculaire, en particulier chez les animaux myopathes.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Il a été démontré, dans des modèles cellulaires, l’activation des voies de mort cellulaire régulée de type ferroptose, ainsi que la capacité de leur inhibition à réduire significativement la mort des myofibres en culture. Ces résultats in vitro soulignent la pertinence de la ferroptose comme cible thérapeutique, mais nécessitent désormais une validation in vivo. En effet, seule l’expérimentation sur l’animal entier, dans un environnement physiologique intégrant l’ensemble des organes et systèmes en interaction, permet d’évaluer de manière complète et fiable l’efficacité et la tolérance d’un traitement. Nous proposons ainsi de tester l’efficacité d’inhibiteurs de la ferroptose dans des modèles de rats DMD, afin de confirmer leur potentiel thérapeutique dans un organisme vivant.
Réduction
De nombreuses données ont été cumulées sur les modèles animaux utilisés dans ce projet. Nous avons optimisé la correction des données avant analyse statistique et le calcul de puissance statistique nous recommande d'utiliser 8 animaux par groupe. Ce nombre a été validé avec d’autres projets similaires terminés pour lesquels nous avons pu conclure qu'il était suffisant et approprié pour conclure de façon non ambiguë.
Raffinement
Afin d’assurer leur bien-être, nous utilisons les plus grandes cages disponibles sur le marché, permettant aux rats de marcher, courir et se dresser sur leurs pattes arrière. Ce niveau d’activité spontanée est essentiel pour des rats dont les capacités locomotrices sont évaluées. Le milieu est enrichi par des éléments variés tels que des lanières de papier kraft,des bâtons à ronger, balles, tunnels et carrés de coton compressé. Pour limiter le stress lié aux manipulations et aux tests, les rats sont habitués dès leur jeune âge à être manipulés régulièrement et avec douceur. Le suivi des animaux est assuré par du personnel expérimenté, capable de détecter, évaluer, et atténuer ou éliminer les signes de douleur ou de détresse. Pour la pose de la pompe par chirurgie, une anesthésie chimique est réalisée. Les prélèvements sanguins sont effectués sous une couverture analgésique chimique. La gestion du bien-être et la mise à mort : Dans ce projet, les rats modèles DMD seront mis à mort à l’âge de 4 à 5 mois, avant l’apparition des signes délétères majeurs du phénotype dystrophique, qui surviennent généralement après 10 mois (difficultés à mastiquer, risques de rhabdomyosarcome) ou au-delà de 12,5 mois pour les insuffisances cardiaques fatales. Une grille critériée d’évaluation de la douleur et des seuils limites a été mise en place et affichée. Les animaux sont surveillés quotidiennement, y compris les week-ends et jours fériés. Toute atteinte d’un seuil critique entraîne une action corrective immédiate. En l’absence d’amélioration et en cas de trouble irréversible, une mise à mort compassionnelle est pratiquée afin de prévenir toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Nos animaux appartiennent à une espèce de mammifère évolutivement proche de l'humain, ce qui en fait un modèle apprécié pour la recherche. Grâce aux récents outils de modification du génome, cette espèce est devenue un choix privilégié pour l'étude des troubles musculosquelettiques. Nos modèles reproduisent fidèlement les myopathies humaines et sont appréciés en recherche médicale. Les animaux seront âgés de 2,5 à 4 mois jusqu’à maximum 6 mois, ce qui correspond au stade où la maladie progresse le plus et les muscles sont de plus en plus impactés, fonctionnellement et morphologiquement.
Approche intégrative de l’impact du vieillissement de l’unité neurovasculaire sur la neurogénèse et sur les fonctions cognitives
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Trente-cinq minutes enfermés dans un tube de contention pour mesurer leur réaction au stress : 150 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour l'étude de leur cerveau. Ils reçoivent une injection intracérébrale sous une anesthésie d'environ cinquante minutes, cinq injections d'un marqueur des nouveaux neurones, et passent un test de mémoire de dix minutes, à 3, 8, 12 et 18 mois. Le résumé cite le labyrinthe comme exemple de mesure de la mémoire spatiale, sans préciser quel test est employé ici. Le porteur retient le rat pour la continuité de vingt ans de travaux du laboratoire sur cette espèce et la possibilité de comparer les données déjà collectées.
Objectifs
Avec l’âge, notre mémoire peut se dégrader, ce qui peut nuire à notre santé, notre bien-être et notre qualité de vie. Ce déclin est souvent lent et naturel, mais il ne touche pas tout le monde de la même manière : certaines personnes gardent une bonne mémoire, d’autres non. Ce phénomène dépend notamment de l’hippocampe, une partie du cerveau importante pour créer et consolider les souvenirs. Dans certains cas, le cerveau arrive à compenser cette baisse grâce à des mécanismes internes, comme la neurogénèse, c’est-à-dire la création de nouveaux neurones. Cette production de neurones se fait surtout dans l’hippocampe, et elle semble favoriser une bonne mémoire, en particulier pour se repérer dans l’espace (comme dans les tests de labyrinthe chez les rats). Ce processus peut être influencé par le stress, qui agit sur un système du corps appelé l’axe corticotrope. Mais d’autres éléments, moins connus, peuvent aussi jouer un rôle dans le déclin de la mémoire. Par exemple, une barrière protectrice du cerveau, appelée barrière hémato-encéphalique (BHE), peut devenir plus perméable avec l’âge ou en cas de maladies neurodégénératives. Quand cette barrière laisse passer trop de substances du sang vers le cerveau, cela peut dérégler son fonctionnement normal, et donc affecter la mémoire. Le but du projet est donc de mieux comprendre ces phénomènes en étudiant l’état de cette barrière chez des individus âgés, et voir comment les nouveaux neurones et d’autres cellules s’intègrent dans le réseau sanguin du cerveau.
Bénéfices attendus
Ce projet est le premier à s’intéresser à la façon dont les vaisseaux sanguins du cerveau interagissent avec les nouveaux neurones produits à l’âge adulte, pour aider à préserver nos capacités mentales en vieillissant. C’est une approche innovante, car jusqu’à présent, on pensait surtout que le déclin de la mémoire avec l’âge venait uniquement des neurones eux-mêmes. En étudiant aussi la circulation sanguine dans le cerveau, ce projet pourrait mieux expliquer les mécanismes du vieillissement cérébral.
Procédures
Dans le cadre de l’étude, 4 types d’interventions seront réalisés sur les animaux. À différents âges (3, 8, 12 et 18 mois), ils seront brièvement placés dans un tube de contention afin d’évaluer leur réaction au stress. Cette situation provoque un stress modéré, pendant lequel des prélèvements sanguins seront effectués ; la durée totale de cette procédure est de 35 minutes par animal. Des injections cérébrales seront également réalisées sous anesthésie, pour une durée d’environ 50 minutes par animal. Par ailleurs, un marqueur permettant d’identifier les nouveaux neurones sera injecté à plusieurs reprises (cinq fois au total, chaque injection dure environ 4 minutes. Enfin, un test comportemental de 10 minutes sera mené afin d’évaluer leurs capacités de apprentissage et de mémoire.
Impact sur les animaux
Comme pour tout projet impliquant des injections et des opérations sur le cerveau, certains effets secondaires peuvent apparaître, même si nous faisons très attention et suivons des procédures adaptées. Par exemple, il arrive, même si c’est rare, que les zones où l’on fait les injections (sous la peau) ou les plaies liées à l’opération chirurgicale s’irritent. Cette opération est susceptible de provoquer des douleurs après l’opération qui seront traitées grâce à des anti-douleurs. Par conséquent, dans les deux jours qui suivent l’opération, les animaux peuvent perdre un peu de poids (jusqu’à 5 % de leur poids de départ).
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés pour permettre l'étude poussée du cerveau.
Remplacement
Dans ce projet, nous voulons comprendre comment le vieillissement agit sur le cerveau, en particulier sur la façon dont les cellules nerveuses et les vaisseaux sanguins communiquent entre eux. Pour cela, nous étudions directement des animaux vivants, car cela nous permet aussi d’évaluer leur mémoire. C’est une approche globale qui demande que l’animal puisse se comporter normalement. Nous ne pouvons pas faire ce type d’étude en laboratoire sur des cellules isolées ou par ordinateur. Enfin, pour bien comprendre les effets du vieillissement sur le système sanguin dans son ensemble, il est indispensable d’étudier un organisme entier. C’est pourquoi nous ne pouvons pas utiliser de méthodes de substitution.
Réduction
Ce projet vise à étudier le vieillissement à 3 étapes de la vie : jeune adulte (8 mois), milieu de vie (12 mois) et fin de vie (18 mois). Pour cela, trois lots d’animaux seront constitués, correspondant à ces âges. Dans chaque lot, les animaux seront répartis en trois groupes selon leurs performances à un test comportemental à 3 mois (groupe contrôle, groupe résilient et groupe vulnérable). Le nombre de rats a été estimé sur la base d’une approche statistique permettant de déterminer la taille des groupes, et en tenant compte de nos données précédentes ainsi que des pertes possibles liées à l’âge (problèmes de santé, décès naturel). Pour garantir des résultats fiables, 50 rats seront utilisés par lot (6 rats contrôles, 22 rats résilients, 22 rats vulnérables), soit un total de 150 animaux. Ce nombre pourra être réduit si les différences entre les groupes sont plus marquées que prévu et sans nuire à la qualité scientifique de l’étude.
Raffinement
À leur arrivée, les animaux sont laissés une semaine pour s’habituer à leur nouvel environnement, avec des conditions favorisant leur bien-être (enrichissement, contact humain régulier). Une intervention chirurgicale est ensuite réalisée sous anesthésie pour injecter un virus traceur dans une zone spécifique du cerveau. Un traitement anti-douleur est administré durant cette intervention pour limiter l’inconfort lié à cette intervention. Les animaux reçoivent des soins adaptés avant, pendant et après l’opération, ainsi qu’une surveillance quotidienne. Durant le vieillissement des animaux, un suivi régulier est mis en place pour détecter d’éventuelles complications, avec un protocole pour exclure l’animal de l’étude si nécessaire. À différents âges, les animaux participent à des tests de comportement liés à la mémoire et au stress. Pendant ces tests, ils sont logés seuls mais restent en contact sensoriel avec leurs congénères. Un entraînement progressif permet de les habituer à la tâche. Leur comportement est observé en continu pour prévenir toute détresse, avec des mesures immédiates en cas de signes de mal-être.
Choix des espèces
Dans ce projet, le modèle choisi est le rat. Le système nerveux des mammifères est trop complexe pour être reproduit en laboratoire, que ce soit en utilisant des cellules en culture ou des animaux plus simples comme les insectes. Le rat est un modèle de référence en neurosciences, souvent utilisé pour des études comportementales comme celles réalisées dans notre laboratoire. De plus, la formation de nouveaux neurones dans l'hippocampe est un phénomène commun à plusieurs mammifères, y compris le rat, le singe et l'humain. Cette étude s'inscrit dans la continuité de nos recherches menées depuis plus de 20 ans sur cette espèce, et nous permet de comparer des données déjà collectées pour mieux contrôler les résultats. Les rats seront reçus à l'âge de 10 semaines pour être opérés à 12 semaines. Ensuite, les expériences auront lieu entre 5 et 15 mois après les injections dans leur cerveau. Nous étudierons des rats adultes à différents stades de vieillissement : 1) jeune adulte (8 mois) ; 2) milieu de vie (12 mois) ; 3) fin de vie (18 mois). Ces âges ont été choisis pour pouvoir suivre, sur le long terme, l'impact de l’intégrité de la barrière hématoencéphalique sur les nouveaux neurones formés à l'âge adulte sur l'apparition de problèmes de mémoire.
Acquisition et maintien de compétences techniques sur le rongeur MODIFICATION
- Formation professionnelle
Rats : 420
Hamsters dorés : 240
Autres rongeurs : 470
1 930 rongeurs, 800 souris, 420 rats, 240 hamsters dorés et 470 rongeurs d'autres espèces, vont être utilisés pour entraîner des apprenants aux gestes de base de l'expérimentation animale. 930 d'entre eux sont anesthésiés puis tués sans réveil, les 1 000 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont annoncés comme réutilisables si aucun dommage n'est observé. Ils sont saisis et immobilisés cinq à dix minutes, reçoivent une injection, subissent un ou deux prélèvements sanguins, un frottis vaginal pour les femelles, et pour certains une injection terminale sous anesthésie. Le projet répond à une obligation réglementaire de formation, et le porteur affirme que ces gestes ne peuvent être réalisés que sur un animal "vivant entier", tout en indiquant qu'aucune validation des gestes n'est prévue pour l'initiation.
Objectifs
Le projet vise à répondre à la réglementation française sur l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques ou éducatives qui par l'arrêté du 1er février 2013 oblige à ce que tout personnel des établissements utilisateurs qu'il soit personnel de recherche ou étudiant soient formés aux gestes et déclaré compétent pour les gestes qu'il aura à réaliser ultérieurement dans le cadre de ses activités scientifiques. L'objectif est donc de former aux gestes de bases employés en expérimentation animale sur rongeurs comme la préhension, la contention de l'animal mais également l'administration de substances et le prélèvement de sang sur animal vigile. Une partie de cette formation consistera à délivrer la partie pratique de la formation intiale niveau concepteur aux étudiants en première année de thèse : préhension, contention, injections élémentairtes et la formation dans son ensemble s'adressera aux personnels de laboratoires ou personnels zootechniques dans le cadre de leur formation lors de leur recrutement ou du maintien des compétrences tout au long de leur carrière. MODIFICATION: Pour suivre l'évolution de la demande en formation en lien avec les projets de recherche mis en oeuvre au sein de l'EU, le projet est modifié pour intégrer de nouveaux gestes techniques terminaux d'injection et de prélèvements. Le nombre d'animaux n'est pas modifié.
Bénéfices attendus
La phase pratique des séances de formations en expérimentation animale permet aux personnes d'appréhender les grands principes de manipulation et d'avoir un premier enseignement des bonnes pratiques zootechniques lors de l'utilisation d'animaux. Selon les besoins en rapport avec les projets de recherche développés ensuite dans les laboratoires, l'apprentissage des gestes réalisés avec un tuteur technique puis validé par un membre de la cellule du bien-être animal permettra de garantir la compétence acquise et au personnel ou étudiant formé de devenir autonome dans ces pratiques expérimentales. Concernant la formation continue des personnels déjà en poste le bénéfice sera de garantir le niveau des compétences requises en lien avec leurs missions zootechniques ou expérimentales. La formation continue permettra également de créer une dynamique en contribuant à faire évoluer les pratiques en expérimentation animale en tenant des évolutions éthiques notamment en terme de raffinement et donc d'inclure les méthodes alternatives développées.
Procédures
Les animaux seront soumis à une préhension et contention qui ne durera pas plus de 5-10 minutes le temps de réaliser les injections (durée 1 minute). Ils seront également soumis à 1 ou deux prélèvement sanguins sur animal vigile ou anesthésié qui ne dureront pas plus de 15 minutes, à un frottis vaginal (animaux femelles uniquement) sur animal vigile d'une durée de 2 minutes . Ils seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes. Chaque animal ne pourra subir qu'un type d'injection et deux prélèvements sanguins au cours de chaque session de formation. Les animaux seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes. AJOUT: certains animaux seront soumis à un prélèvement sanguin d'une durée de quelques minutes ou une injection terminale avec ou sans produit de contraste d'une durée de 15-20minutes, réalisés sous anesthésie.
Impact sur les animaux
La préhension et la contention peuvent provoquer un stress ponctuel pour l'animal. Les injections pourraient provoquer un saignement, un hématome, une inflammation. L'administration par voie orale (gavage) pourrait provoquer une fausse route. Le prélèvement sanguin à la queue (coupe ou incision) pourrait conduire à une inflammation . Les prélèvements sanguins pouraient entrainer une douleur aigue , un hématome. AJOUT: le prélèvement sanguin ajouté pourrait induire un saignement, une douleur légère de courte durée, un hématome qui pourrait dans de rares cas induire une diminution de la prise alimentaire avec perte de masse (5 à 10% attendu en moyenne). L'injection terminale réalisée sous anesthésie ne créera pas de nuisance à l'animal.
Devenir
A l'issu des procédures les animaux seront soit réutilisés si aucun dommage n'a été observé, soit mis à mort si les points limites ont été atteints.
Remplacement
La formation intègre des gestes techniques en lien avec l'expérimentation animale qui ne peuvent être réalisés que sur animal vivant entier car ces gestes nécessitent un organisme dans sa globalité (système cardio-vasculaire fonctionnel et intègre, cerveau...).
Réduction
Aucune analyse statistique ne sera réalisée car il s'agit de formation. Le nombre d'animaux/procédure a été estimé en fonction du niveau des apprenants et des attendus des tuteurs. Pour les formations spécifiques réglementaires, il s'agit d'une initiation aux gestes et donc il n'y a donc aucune validation des gestes. Un seul animal/apprenant suffit donc à cette initiation aux gestes. Pour l’acquisition de nouvelles compétences techniques ou la formation initiale et continue des personnels de laboratoire ou zootechniques, les gestes enseignés pourront faire l'objet d'une validation de la part des tuteurs. Nous avons alors évalué le nombre d'animaux/apprenant à N=2. Il s’agira autant que possible d’animaux de réforme. Un maximum de trois gestes seront réalisés sur un même animal réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Lorsque cela sera nécessaire, pour des raisons liées aux gestes réalisés ou à l'espèce manipulée, les animaux seront anesthésiés pour limiter le stress, la souffrance ou l'inconfort. Tous les animaux utilisés seront au préalable habitués à la préhension et contention avant chaque session de formation afin de limiter le stress lorsque ces gestes seront réalisés par les apprenants. En alternative à la préhension par la queue ou le corps , pour la souris ou le rat, la méthode du tunnel qui consiste à apprendre à l'animal à entrer de façon volontaire dans le tunnel intégré en tant qu'enrichissment dans la cage sera proposée ce qui permet de sortir les animaux de leur cage sans les manipuler au risque de les stresser. Les animaux seront maintenus en groupe dans des cages enrichies avec le matériel dédié à chaque espèce leur permettant ainsi d'exprimer des comportements naturels comme ronger et nidifier. Pour limiter la souffrance animal des points limites prédictifs ont été définis pour chaque procédure du projet.
Choix des espèces
Le rat et la souris seront les espèces animales prinicpalement utilisées dans le cadre de la formation pratique incluse dans la formation des étdudiants puisque ces deux espèces sont les plus manipulées et utilisées dasn les projets de recherche scientifiques. D'autres espèces de rongeurs plus spécifiques des domaines de recherche ciblés par les apprenants seront également utilisées afin de former les étudiants et personnels impliqués dans les projets de recherche. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte à partir de 3 mois. Selon les gestes enseignés, nous pourrions être amenés à affiner notre choix en prenant également en considérant le poids et le sexe de l'animal.