Rats

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  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 500
Souffrances
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Pour évaluer des principes actifs contre l'arthrite rhumatoïde, au fil de cinq études prévues sur la durée du projet, 500 rats âgés reçoivent trois injections destinées à déclencher l'inflammation d'un genou, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Tous sont tués et autopsiés à l'issue, leurs pièces osseuses et leur liquide synovial prélevés. Chaque rat subit des traitements répétés pendant quatre semaines, une mesure des deux genoux au pied à coulisse chaque jour puis deux fois par semaine, et jusqu'à sept prises de sang et sept recueils d'urine. Le porteur présente ce modèle sur une seule articulation comme minimisant la souffrance par rapport à une polyarthrite provoquée, et prévoit de tuer tout animal atteignant un point limite, œdème du genou, boiterie ou perte de poids.

Objectifs

Les affections ostéoarticulaires chroniques ou rhumatismales sont la première cause de morbidité au monde en touchant environ 20% de la population et tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans. Ces pathologies fortement invalidantes se manifestent de façon aigüe et chronique entrainant des douleurs intenses et des pertes de fonctionnalité. L’arthrite rhumatoïde est une maladie chronique auto-immune caractérisée par des poussées inflammatoires touchant de façon progressive de nouvelles articulations. Ces poussées inflammatoires sont associées à une invasion leucocytaire de la synoviale, à des destructions osseuses et cartilagineuses ainsi qu’à un remodelage articulaire anarchique. Les traitements actuels sont basés principalement sur le soulagement de la douleur intense et de l’inflammation. Si l’inflammation peut être contrôlée chez certains patients, il n’existe malheureusement à ce jour, aucun traitement permettant de guérir la douleur chronique ou la dégradation du cartilage. Cela s’explique par une variabilité des manifestations cliniques entre chaque patient. La mise au point de nouveaux traitements permettant d’agir de façon globale contre les rhumatismes chez l’ensemble des patients est donc une urgence médicale. Les modèles d’arthrite réalisés chez le rongeur offrent des mesures robustes et reproductibles sur la base de modèles parfaitement décrits, calibrés et admis par la communauté scientifique. Le modèle de mono-arthrite induit par injection d’antigène étranger (albumine sérique bovine méthylée, mBSA) offre d’une part la possibilité de se rapprocher de l’étiologie de la pathologie de la polyarthrite rhumatoïde tout en minimisant les souffrances induites à l’animal par rapport à un modèle de polyarthrite ; d’autre part il permet également de modéliser l’inflammation d’une articulation liée à des infections. Le but de cette saisine est donc d’évaluer l’efficacité de différents principes actif dans un modèle de mono arthrite induite chez le rat et d’évaluer l’efficacité des composés testés sur les signes clinique d'arthrite, comme le gonflement des articulations et la boiterie ; sur les paramètres inflammatoires à partir de prélèvements de sang et/ou d’urine réalisés chez l’animal au cours de l’étude ; ainsi que sur les modifications histopathologiques (analyse microscopique) ou biomoléculaires (analyse de gènes) à partir des tissus et d’organes prélevés à la fin de l’étude.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des informations cruciales sur l'efficacité des nouveaux principes actifs dans le contexte de l’arthrite rhumatoïde. Les protocoles mis en œuvre permettront d'évaluer : 1) L'impact sur l'inflammation ; 2) Les effets sur la dégradation osseuse et cartilagineuse ; 3) Les modifications physiologiques potentielles induites par ces principes actifs. À plus long terme, ce projet contribuera de manière significative au développement de nouveaux traitements. Les données obtenues seront en effet essentielles pour : 1) Affiner la compréhension des mécanismes d'action des nouveaux principes actifs ; 2) Guider la sélection des molécules les plus prometteuses pour les essais cliniques ; 3) Optimiser les stratégies thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients. En fournissant une base solide de connaissances précliniques, ce projet accélérera potentiellement le processus de développement de médicaments innovants, offrant ainsi de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de l’arthrite rhumatoïde.

Procédures

La pathologie est induite chez des rats âgés qui recevront 3 injections de composés induisant une réponse immunitaire (2 injections à 21 et 14 jours avant 1 injection à J0). Certaines injections seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Chacune des injections dure 1 à 2 minutes. Lors des anesthésies, les animaux seront placés sur tapis chauffant jusqu’à leur réveil. Les traitements à tester seront appliqués quelques jours avant et/ou après l’induction du modèle et répétés tout au long de la durée de l’étude, 4 semaines maximum après l’induction. La fréquence d’administration des traitements sera définie selon le mode d’administration ainsi que selon le ou les principes actifs utilisés pour chaque étude. Les deux genoux seront mesurés au pied à coulisse chez chaque animal vigile quotidiennement de J0 à J4 puis 2 fois par semaine afin de suivre tout gonflement du genou. Des prélèvements de sang et/ou d’urine pourront être effectués sur animal vigile et dureront moins de 5 min par animal, avec au maximum 1 prélèvement par semaine sur la durée de l’étude (soit 7 prélèvements de sang et/ou 7 prélèvements d’urine maximum). Un prélèvement de liquide synovial pourra être réalisé en procédure terminale et uniquement, sous anesthésie générale et durera moins de 15 min par animal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront anticipés avant toute mise en œuvre du projet, en fonction des informations obtenues au cours de protocoles préalablement réalisés et appuyées d’une veille bibliographique. Plus précisément, nous surveillerons l’apparition d’effets délétères qui pourraient survenir, comme un traumatisme et une inflammation transitoire au niveau du site d’injection, ou encore un aspect ou comportement anormal de l’animal (une perte de poids, un œdème articulaire ou une boiterie).

Devenir

A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins urinaires et synoviaux seront utilisés pour doser le composé et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les composés et / ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie.

Remplacement

De manière générale, les principes actifs que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des agents thérapeutiques testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies rhumatismale, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes et la complexité de la pathologie. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable pour l’évaluation des composés à testés, tout en prenant en compte le bien-être animal. Un total de 5 études est envisagé sur la durée du projet, toutefois la fréquence des études peut varier sans pour autant dépasser le nombre maximum d'animaux estimé pour le projet.

Raffinement

Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons des traitements antalgiques dès l’apparition de premiers signes cliniques Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques au modèle de mono-arthrite (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué au moins deux fois par semaine jusqu’à la fin des expérimentations, soit 4 semaines maximum après la seconde induction. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus précocement possible grâce au suivi clinique et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera euthanasié. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures).

Choix des espèces

Le rat a été choisi pour ce projet car cette espèce mammifère présente des caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires notamment en termes de remodelage osseux, proches de celles observables chez l'homme. Le rat, étant fréquemment utilisé à des fins de recherche, l’étude des effets de composés chez cet animal de laboratoire, permet de transposer assez facilement les résultats à l'homme, par simples approches/méthodes statistiques. Par ailleurs, la taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques parfaitement analysables. Enfin, les données obtenues chez ce rongeur permettent de calculer facilement les doses administrables à l’homme prévues dans le cadre des premiers essais cliniques nécessaires au développement de nouveaux médicaments. Bien que les pathologies rhumatismales puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation des maladies rhumatismales donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes au début du protocole.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 500
Souffrances
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L'ablation des deux ovaires sert ici à fabriquer un modèle d'ostéoporose post-ménopausique sur lequel seront évaluées de nouvelles molécules candidates. 500 rates vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées et autopsiées à l'issue. Après une chirurgie de 30 à 40 minutes, elles reçoivent des traitements répétés pendant cinq mois, deux injections sous-cutanées de marqueurs osseux et des prises de sang à la jugulaire, sur animal éveillé, jusqu'à une fois par semaine. Le porteur liste parmi les effets possibles des molécules testées des cris, de l'agitation, des difficultés respiratoires, des diarrhées et une nécrose au site d'administration, puis conclut que l'utilisation d'animaux est "indispensable".

Objectifs

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’ostéoporose et les fractures qui lui sont associées représentent un problème de santé publique important : autour de l’âge de 65 ans, on estime que 39% des femmes souffrent d’ostéoporose. En effet, la ménopause est une période clé pour la santé de la femme car elle s’accompagne de modifications physiologiques comprenant, notamment, une modification de la composition corporelle (baisse de la masse maigre et augmentation de la masse grasse) et un changement de la répartition des graisses corporelles conduisant notamment à un risque élevé pour la santé cardiovasculaire, métabolique , ostéo-articulaire et musculaire (perte de densité osseuse, fonte musculaire, …). A ce jour les traitements existants réduisent la perte osseuse mais présentent des effets secondaires importants qui peuvent altérer la qualité de vie des patients. Le présent projet a donc pour but d’évaluer de nouvelles molécules thérapeutiques pouvant cibler la perte osseuse dans un contexte d’ostéoporose sans induire d’effets néfastes. L’objectif du projet est donc d’évaluer l'effet de nouvelles molécules thérapeutiques sur le processus de formation et de résorption de l’os dans un modèle d’ostéoporose induite par ovariectomie chez le rat (modèle qui consiste à retirer les ovaires de l’animal, mimant l’ostéoporose post-ménopause rencontrée chez l’Homme, décrit et reconnu par la communauté scientifique), afin de proposer aux professionnels de la santé et aux patients des approches thérapeutiques plus appropriées. Ce modèle d’ostéoporose induite par ovariectomie a pour principaux avantages (i) de mimer le développement d’une ostéoporose post-ménopause, avec une reproductibilité élevée pour analyser de manière robuste et efficace les mécanismes mis en jeu dans le développement de la pathologie et dans la réponse induite par les nouvelles molécules thérapeutiques testées (ii) d’accéder à de plus amples informations indispensables au développement de nouvelles approches thérapeutiques (iii) d’être prédictif en clinique de l’activité des nouvelles molécules thérapeutiques testées.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet se mesurent à plusieurs niveaux. Ce projet permettra à court terme d’obtenir des informations sur (i) la tolérance ou la potentielle toxicité des nouvelles molécules thérapeutiques étudiées au niveau général et osseux (ii) l’efficacité des nouvelles molécules thérapeutiques étudiées dans un contexte d’ostéoporose. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des informations sur l’évaluation, la détection, le contrôle des modifications physiologiques ayant lieu post-ménopause, d’établir des diagnostics robustes et de mettre en place de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à une opération chirurgicale unique réalisée sous anesthésie générale et avec analgésie pré- et post-opératoire afin de réaliser l’ablation des ovaires. Cette opération dure 30 à 40 minutes par animal. Les traitements à tester seront appliqués plusieurs jours avant et/ou après l’induction du modèle et répétés tout au long de la durée de l’étude, 5 mois maximum après l’ablation des ovaires. Chaque administration dure 1 à 2 min. La fréquence d’administration des traitements sera définie selon le mode d’administration ainsi que selon le ou les nouvelles molécules thérapeutiques utilisées pour chaque étude. Des injections sous-cutanées de produits permettant le suivi de la formation osseuse seront réalisées dans les 2 dernières semaines du protocole. Chaque animal recevra 2 injections à 1 semaine d’écart, chacune durant de 1 à 2 min. Des prélèvements sanguins au niveau de la veine jugulaire pourront également être réalisés, ces prélèvements auront lieu sur animal éveillé, dureront moins de 5 min par animal, et pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.

Impact sur les animaux

Des nuisances liées au modèle et à l’induction et au développement de l’ostéoporose. Plus précisément, nous surveillerons l'état général et clinique des animaux pour estimer une éventuelle gêne ou douleur occasionnée par l’acte chirurgical, tel qu’un traumatisme et une inflammation au niveau de l’incision réalisée pour l’ablation des ovaires. Des nuisances liées aux nouvelles molécules thérapeutiques à tester peuvent être rencontrés, tels qu’une perte de poids, un comportement anormal de l’animal (prostration, état défensif, hérissement des poils, vocalisation anormale, …), une toxicité durant l’administration (cri, agitation, difficultés respiratoires, diarrhées, inflammation/nécrose au site d’administration). Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront anticipés au plus juste en fonction des informations obtenues au cours de protocoles préalablement réalisés et appuyés d’une veille bibliographique inhérente aux nouvelles molécules thérapeutiques à tester.

Devenir

A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les os, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et synoviaux seront utilisés pour doser le principe actif et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les principes actifs et/ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie.

Remplacement

De manière générale, les nouvelles molécules thérapeutiques que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des molécules thérapeutiques testées, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies rhumatismale, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes et la complexité de la pathologie. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Etant donné la variabilité probable des réponses aux principes actifs à tester, 10 animaux par groupe et 10 conditions (groupes) au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le raffinement du nombre des animaux. Ce nombre d’animaux a été déterminé à partir de nos données historiques et l’utilisation de chaque animal a été optimisée tout en limitant les contraintes au maximum. Cet effectif pourra être revu à la baisse après analyse des premiers résultats avant chaque protocole et dans le cas où le traitement évalué est connu (e.g., traitement de référence), afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.

Raffinement

Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons des traitements anti-douleur dès l’apparition de premiers signes cliniques. Un suivi quotidien des animaux sera effectué ainsi qu’un suivi approfondi au minium 2 fois par semaine, avec prise de poids et observations des caractéristiques spécifiques au modèle, tel qu’un traumatisme et une inflammation au niveau de l’incision réalisée pour l’ovariectomie. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs point(s) limite(s) (repérés le plus précocement possible grâce au suivi clinique et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera euthanasié. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort (lors de l’administration du traitement expérimental, des prélèvements de sang et lors des prises de mesures).

Choix des espèces

Le rat a été choisi pour ce projet car ce mammifère présente des caractéristiques physiopathologiques et des réponses tissulaires notamment en termes de remodelage osseux, proches de celles observées chez l'Homme. Ces rongeurs, étant fréquemment utilisés à des fins de recherche, permettent d’extrapoler assez facilement les résultats à l'homme, par simples approches/méthodes statistiques. Par ailleurs, leur taille permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques parfaitement analysables. Enfin, les données obtenues chez ces animaux permettent l’extrapolation des petits animaux aux humains (première dose de principe actif chez l’homme) connue sous le nom de dose équivalente humaine (HED)) dans le cadre de premiers essais cliniques nécessaires au développement de nouveaux molécules thérapeutiques. Les rats femelles et adultes auront dépassé la majorité squelettique (âgés de plus de 10 semaines). Autrement-dit leur squelette ne sera plus en phase de croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 200
Rats : 20
Souffrances
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Devenir
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200 souris et 20 rats subissent une craniotomie de trente minutes à une heure pour recevoir une injection de virus dans le cerveau, puis sont exsanguinés une semaine à dix mois plus tard. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et aucun animal n'est gardé vivant. Le porteur qualifie pourtant l'ensemble de "courte chirurgie" "minimisée", tout en décrivant par ailleurs une chirurgie invasive et des souris porteuses d'une mutation Alzheimer qui développent des troubles de la mémoire dès huit mois et, parfois, des crises d'épilepsie. La mise à mort sert à prélever les cerveaux pour des enregistrements sur tranches, dans un projet dont le porteur reconnaît que l'impact pour les patients "ne sera pas immédiat".

Objectifs

Les objectifs de cette étude sont 1- d’évaluer la mise en place de la connectivité thalamocorticale au cours du développement, 2- de comparer les projections de deux populations thalamiques distinctes dans le cortex chez l’adulte, 3- d’évaluer l’évolution de la transmission thalamocorticale au cours du vieillissement dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer, 4- de comparer ces résultats obtenus chez la souris avec la connectivité thalamocorticale chez le rat.

Bénéfices attendus

Ce projet est principalement un projet de recherche fondamental dont l’impact pour les familles et les patients ne sera pas immédiat. Néanmoins, ce projet comporte des aspects translationnels car nous cherchons à comprendre comment évolue la boucle thalamocorticale dans un modèle de souris transgéniques récapitulant des aspects de la maladie d’Alzheimer. D’autre part, ce projet s’inscrit dans un projet plus large visant à comprendre l’importance de cette boucle dans la régulation du sommeil, qui est crucial pour la consolidation de la mémoire et pour l’évacuation des déchets du métabolisme. Enfin comprendre comment cette boucle se met en place pendant le développement pourrait permettre de mieux appréhender d’un point de vue thérapeutique la prise en charge des problèmes de sommeil dans des pathologies du neurodéveloppement qui sont très fréquents par exemple chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ces travaux permettront donc de mieux comprendre les fonctionnements du sommeil en contexte physiologique pathologique et pourraient permettre d’identifier des nouvelles pistes thérapeutiques pour améliorer la qualité du sommeil.

Procédures

Les animaux subissent une chirurgie invasive nécessitant une craniotomie pour permettre l’injection de virus qui dure entre 30 minutes et une heure ; suivi par une exsanguination 1 semaine à 10 mois plus tard. Cette deuxième étape dure 15 minutes.

Impact sur les animaux

Certaines souris utilisées pour ce projet seront un modèle génétique de la maladie d’Alzheimer. Ces animaux présentent des troubles de la mémoire à partir de 8 mois ainsi que dans de rares cas des crises d’épilepsie. Si tel est le cas, il est préconisé de leur permettre de récupérer dans un environnement enrichi et calme. C’est pourquoi ces animaux seront hébergés avec des enrichissements supplémentaires (grande roue et tunnel) et leur cage sera placée dans le bas du portoir afin de leur assurer le plus de calme possible. Toutes les procédures faites sur ces animaux seront de degré de sévérité modéré du fait de la chirurgie. Cette chirurgie peut entrainer des douleurs post-opératoires qui sont minorées par les antalgiques.

Devenir

tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure pour prélever leurs cerveaux afin de faire des enregistements sur tranche de cerveau.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour ce projet. En effet, ce projet nécessite le maintien intégral de deux structures le thalamus et le cortex ainsi que leur communication, ce qui n’est pas encore possible dans aucun modèle vivant complexe tels que les organoïdes qui de plus ne sont pas encore assez aboutis pour reproduire les connections entre les différentes aires corticales. De plus, ce projet vise à évaluer l’évolution de la connectivité au cours du vieillissement ce que les modèles in vitro ne permettent pas de faire.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit grâce à l’utilisation de tests statistiques appropriés qui permettent de prendre en compte à la fois les mesures répétées sur le même animal et les mesures effectuées entre les animaux. Ces tests puissants permettent d'inclure des animaux même en cas de données manquantes et de réduire le nombre d'animaux grâce aux mesures répétées, dans notre cas le nombre de neurones enregistrés par animal. Les enregistrements électrophysiologiques sur tranche de cerveau permettent d’optimiser le nombre de neurones enregistrés et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour mener à bien cette étude. Le nombre d’animaux utilisé dans cette étude a été évalué d’après notre expérience lors de projets impliquant des techniques similaires.

Raffinement

Cette étude consiste en une courte chirurgie suivie après un délais de 1 semaine à 10 mois du sacrifice et du prélèvement du cerveau. La chirurgie est minimisée pour diminuer le niveau de souffrance et améliorer la récupération. Les souris ont des enrichissements supplémentaires par rapport aux autres animaux de l'animalerie : grande roue et tunnels. La mise à mort sera précédée d’une analgésie et anesthésie profondes avec des antalgiques et anesthétiques très puissants.

Choix des espèces

Ce projet requiert l’utilisation de souris car nous comparerons ici l’évolution de la connexion thalamocorticale chez les individus sains et dans un modèle de souris transgénique de la maladie d’Alzheimer. D’autre part, l’utilisation de rats dans la procédure 4 nous permettra de comparer les résultats obtenus chez les souris dans la procédure 3 et les rats, permettant de soutenir le caractère translationnel entre espèces de nos résultats. Finalement, les stratégies de transduction virale sont largement utilisées chez les rongeurs ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec ceux de la littérature. Les animaux seront utilisés à partir de 1 jour pour les injections puis ils seront sacrifiés entre 14 jours et 12 mois en fonction du groupe auquel ils seront assignés. En effet, ce projet vise à étudier l’évolution au cours développement jusqu’au vieillissement de la connectivité thalamocorticale chez des animaux sauvages et modèles murins de la maladie d’Alzheimer.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Rats : 3725
Souffrances
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▲ 2875
▲ 850
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Devenir
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 3725

Les rates donneuses sont tuées pour qu'on récupère leurs embryons, et les mères porteuses opérées le sont au plus tard au sevrage de leurs petits, faute de pouvoir être réutilisées après une chirurgie. 3 725 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, seules les femelles dont le cycle a été synchronisé sans opération pouvant repartir vers un autre projet, jusqu'à quatre fois. Les donneuses reçoivent deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle sous contention, les mères porteuses quatre injections et une chirurgie de transfert d'embryons de cinq minutes, avec un risque d'automutilation de la cicatrice que le porteur signale. L'activité est vendue comme prestation de service, et le porteur écrit que la quantité d'animaux "a été adaptée pour chaque procédure afin de remplir les conditions stipulées dans les contrats", sans approche statistique.

Objectifs

Notre travail est de créer, d’amplifier et d’archiver des lignées de rats génétiquement modifiées. Ces lignées peuvent devenir des modèles de maladies humaines et vont permettre de mieux comprendre leurs processus de développement. Ces modèles peuvent également répondre à d’autres intérêts scientifiques tout aussi importants (comme par exemple devenir des modèles de choix pour la recherche fondamentale). Ces rongeurs, en tant que modèle de maladies humaines, vont également permettre de tester des médicaments et de valider (ou d’invalider) des cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Notre coeur de métier est la création, l'amplification et l'archivage de lignées génétiquement modifiées de rats pour le service des chercheurs et de la commumauté scientifique. Notre rôle est de fournir aux chercheurs des lignées précises, établies et robustes en améliorant sans cesse nos techniques afin de répondre aux exigences de réduction et raffinement. La réduction du nombre d'animaux utilisés et leur bien-être est une préoccupation permanente.

Procédures

Les rates donneuses d'embryons vont subir 2 injections d'hormones à 48h d'intervalle pour stimuler la production d'embryons. Cet acte rapide se fait sur animaux vigiles et sous contention. Les rates mères-porteuses seront d'abord soumise à une injection de composé chimique pour synchroniser leur cycle (acte rapide, sur animaux vigiles sous contention), puis quelques jours plus tard (J+5), elles recevront lors de la chirurgie de transfert d'embryons ou d'insémination artificilelle : Une injection d'analgésique 30 minutes avant l'injection du cocktail anesthésique (actes rapides, sur animaux vigiles sous contention). Une fois l'endormissment suffisamment profond, la chirugie est réalisée. Elle dure environ 5 minutes par animal. Avant le réveil des animaux, une dernière injection d'anti-inflammatoire combinée à une réhydratation sera pratiquée. Chaque femelle mère-porteuse recevra au total 4 injections. (composé pour la synchronisation, analgésique, anesthésique et anti-inflammatoire/réhydratation).

Impact sur les animaux

Les rats peuvent ressentir un léger stress de courte durée lors des manipulation/contentions pour réaliser les différentes injections. Lors des injections des différents produits utilisés dans cette procédure (hormones, composé pour la synchronisation, analgésique, anesthésique et anti-inflammatoire), les animaux vont sentir une légère douleur de courte durée, le temps de l'introduction de l'aiguille. Les composés injectés sont tous très bien tolérés, mais le site d'injection sera surveillé pour s'assurer qu'il n'y a pas d'inflammation, d'infection ou de lésions de grattage. En post-opératoire, l'animal peut ressentir une gêne, entièrement prise en charge par la couverture antalgique. La plaie générée par la chirurgie sera étroitement surveillée car elle peut s'inflammer ou s'infecter dans de très rares cas. Les animaux en post chirurgie peuvent s'attaquer à leur cicatrice : soit enlever les agrafes, soit ronger la peau autour (automutilation).

Devenir

Les donneuse d'embryons pour la création et l'archivage des lignées créées seront mises à mort pour récupérer les embryons au stade souhaité. Pour les mères-porteuses, dès lors qu'il y a eu la chirurgie de transfert d'embryon ou de gamètes, elle seront mises à mort soit le lendemain de la mise bas théorique (donc à J+23 de la chirurgie) pour pratiquer une césarienne, si elles n'ont pas mis bas naturellement, ou au plus tard au sevrage de leurs petits (soit 3-4 semaines post partum). Nous ne pouvons pas les réutiliser comme reproductrices ou de nouveau mère porteuses, ayant déjà subi une chirurgie. En revanche, pour les femelles mères porteuses dont le cycle a juste été synchronisé, donc sans avoir été opérées, elle peuvent être réutilisées dans la limite de 4 fois en respectant un temps de repos de minimum 21 jours entre les injections de synchronisation pour un autre projet dans le cadre de nos activités de service.

Remplacement

Il n'y a pas d’autre possibilité que le recours à l’animal vivant pour toutes ces techniques de création, d'amplification et d'archivage de lignées de rats génétiquement modifiées. L'état actuel de nos connaissances ne permettent pas de s'affranchir d'utiliser des animaux en recherche fondamentale ou appliquée.

Réduction

La réduction du nombre d'animaux utilisés et leur bien-être est une préoccupation permanente. L’amélioration des techniques permet sans cesse de répondre aux exigences de réduction et de raffinement. Le raffinement de nos techniques de transgénèse, de procréation médicalement assistée et de cryoconservation permet de générer de moins en moins d'animaux pour l'ensemble des prestations de l'institut, ce qui permet de réduire de manière importante la quantité d'animaux générés. Ces techniques sont utilisées en prestation de service, la quantité d'animaux utilisée a été adaptée pour chaque procédure afin de remplir les conditions stipulées dans les contrats avec les clients. Il n'y a donc pas d'approche statistique.

Raffinement

Le personnel en charge de cette étude est habitué à ces gestes techniques car ils sont pratiqués en routine depuis des années dans notre laboratoire. Les femelles restent sous surveillance après leurs injections, afin d’observer aucune apparence physique externe de souffrance. Lors de la chirurgie, les animaux sont anesthésiés et reçoivent un traitement antalgique adapté à ce type de procédure. Du gel oculaire est placé systématiquement sur les yeux des animaux anesthésiés afin de prévenir tout dommage de la cornée de l’animal. De plus, les animaux anesthésiés sont placés sur une plaque chauffante pour palier toute déperdition de chaleur liée à l’anesthésie. Une injection conjointe de sérum physiologique tiédi sera réalisée pour compenser les pertes hydriques liées à la chirurgie et limiter la déperdition de chaleur. Cette compensation a pour objectif de permettre aux animaux une récupération idéale post chirurgie. Les animaux opérés restent en observation jusqu’à leur complet réveil en bonne forme (effets de l'anesthésie dissipés et reprise de mobilité), dans leur cage placée sur une platine chauffante à 37°C. Nos rats sont hébergés en cages ventilées, en groupe dans la mesure du possible, avec de multiples enrichissements : bâton de bois à ronger, balles de bois à ronger, nids, croquettes de nourriture au fond de la cage.

Choix des espèces

Le rat est un très bon modèle d'expérimentation animale car il est de petite taille, son génome est parfaitement connu et il a un taux de reproduction très rapide. Ils sont de très bons modèles expérimentaux puisque 99% de leurs gènes présentent un gène homologue chez l'Homme. Il est couramment utilisé par les chercheurs pour des créations de lignées transgéniques. Les femelles utilisées pour produire les embryons sont prépubères car elles répondent mieux aux traitements hormonal de superovulation. (réduit le nombre de femelles donneuses utilisées) Les mères-porteuses utilisées sont de jeunes adultes matures. La souche choisie est connue pour être d’excellentes mères, très calmes, qui peuvent donner naissance à de grandes portées de nouveau- nés, ce qui permet de réduire significativement le nombre de femelles mères porteuses utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 480
Rats : 480
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ 720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Gavées ou injectées une à deux fois par jour pendant sept, quatorze ou vingt-huit jours, 480 souris et 480 rats reçoivent des molécules dont le porteur écrit lui-même que les effets sont souvent inconnus, les doses du dernier groupe étant choisies pour provoquer des effets indésirables. Tous sont tués pour l'examen histologique de leurs organes, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 240 à un niveau léger. Le porteur affirme que la contention, l'anesthésie et la pose d'une puce sous la peau "ne devraient pas imposer de souffrance", tout en listant l'irritation par gavages répétés, les hématomes et la perforation de l'œil lors d'un prélèvement rétro-orbital. L'ensemble répond à une obligation réglementaire qu'il cite : les essais par administration réitérée "devront être effectués sur deux espèces de mammifères dont l'une ne sera pas un rongeur".

Objectifs

La mise en place d’un programme d’optimisation de molécules, depuis la synthèse jusqu’à la qualification d’une molécule comme potentiel candidat clinique pouvant entrer dans les phases de test de toxicité et de tolérance chez l’animal, est un long processus avec des coûts très importants. Ce programme consiste en une série d’études obligatoires comprenant notamment des tests de toxicité. Les épreuves de toxicité (tolérabilité) par administrations réitérées ont pour objet de mettre en évidence les modifications physiologiques et anatomopathologiques consécutives aux administrations répétées d’un composé et d'établir les conditions de l'apparition de ces modifications en fonction de la posologie. Ce projet nous permettra d'évaluer la tolérabilité de composés pharmacologiques développés par notre société. (MODIFICATION) L'évaluation de la toxicité pourrait nécessiter un suivi de la température corporelle. Celui-ci sera réalisé au moyen de puces sous-cutanées, d'où cette modification de projet. Nanmoins, aucun animal supplémentaire par rapport au projet initial n'est requis.

Bénéfices attendus

Grâce à ces études, nous pourrons identifier rapidement les molécules mal tolérées par l'animal et au potentiel toxicologique. Les molécules avec des effets secondaires seront éliminées du processus de développement. Nous limiterons alors le nombre de molécules à développer, le nombre d’études de toxicologie, le nombre d’études in vivo de modèles pathologiques, et réduirons in fine le nombre global d’animaux inclus dans des études précliniques. Cela apportera également de précieuses informations quant à la potentielle toxicité du composé, les organes cibles et son mode d'action in vivo. Ce dernier point nous permettra de modifier la constitution même de la molécule pour adapter les caractéristiques observées à celles attendues pour le développement de molécules efficaces.

Procédures

Les animaux recevront le composé une ou deux fois par jour (selon la demi vie de la molécule), pendant 7, 14 ou 28 jours (selon la phase de developpement de la molécule et l'indication envisagée). L'administration par voie orale dure une dizaine de secondes. D’autres voies alternatives d'administration (sous-cutanée - 10 secondes, intraveineuse - 1 minute, intrapéritonéale - 10 secondes) pourront être utilisées selon les caractéristiques intrinsèques des composés et leur propriétés pharmacologiques. Un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (3 minutes au total) sera fait préalablement au sacrifice afin d’analyser la réponse inflammatoire dans le serum et/ou de doser le composé pharmaceutique dans le plasma (taux d’exposition). Il est possible que plusieurs prélèvements soient réalisés chez le même animal au long de l'étude (1 par semaine maximum). (MODIFICATION) En cas de données préliminaires à ce sujet, un suivi de la température corporelle pourrait être fait via des puces implantées en sous-cutanée au niveau interscapulaire (1 fois (2 fois maximum en cas de problème de detection des données), procédure sous anesthésie et analgésie, 3 à 4 minutes au total).

Impact sur les animaux

Par le choix des doses de composé (aux effets souvent inconnus), il est attendu des effets indésirables sur les animaux du dernier groupe. La douleur ou le mal-être ressentis par les animaux peuvent se manifester, entres autres, par une hypo- ou une hyperactivité, des difficultés à se déplacer, une prostration, une modification des expressions faciales. La douce contention nécessaire pour le traitement par voie orale, ainsi que l'anesthésie pour le prélèvement sanguin et l'implantation de puce sous-cutanée le cas échéant (mesure la température corporelle), ne devraient pas imposer de souffrance aux animaux, même si il existe des risques d'hypothermie et de sècheresse oculaire. Ils pourront néanmoins engendrer un stress et une légère douleur. Malgré la très bonne formation du personnel et l'utilisation d'analgésie, il pourrait dans de rares cas y avoir des conséquences dues aux administrations ou aux prélèvements (par exemples : irritation lors de gavages répétés, hématome lors d'intraveineuse, douleur, perforation de l'oeil lors d'un prélèvement en retro-orbital).

Devenir

La mise à mort de tous les animaux est nécessaire dans la mesure où les organes seront observés et prélevés pour analyse histologique.

Remplacement

En amont des tests chez l’animal, les composés sélectionnés sont évalués sur des tests in vitro, permettant d’identifier les composés les plus prometteurs, de comprendre leur mécanisme d’action et de limiter le nombre de molécules inactives ou pouvant entrainer des nuisances ou effets indésirables chez les animaux (via les tests de toxicologie cellulaire). Les tests in vitro apportent des renseignements sur la toxicité potentielle des substances, mais ils ne sont pas encore suffisants pour éviter l'expérimentation sur l'animal entier avant l'administration à l'Homme. Un composé qui réussit les premiers tests de sécurité et de toxicologie peut être pris en considération pour les études à doses répétées sur les animaux. Ces études apportent l'essentiel des informations fondamentales sur la façon dont le composé agit sur l'organisme. La relation entre la dose et la réaction de l'animal au composé est étudiée plus en détail et les organes ayant subi d'éventuels effets toxiques sont examinés. Ces premières informations sont essentielles pour évaluer la dose initiale sûre pour les essais cliniques chez l'Homme.

Réduction

La sélection des composés est faite en utilisant des tests cellulaires ou non cellulaires in vitro. Seules les molécules présentant une activité sur les tests in vitro et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront étudiées avec les animaux. Ce modèle a déjà été utilisé par le passé pour obtenir des informations sur la potentielle toxicité des molécules au sein de notre laboratoire. Les données obtenues précédemment ont été utilisées dans le but de déterminer le nombre d’animaux maximum nécessaire pour obtenir des résultats significatifs dans les tests statistiques utilisés.

Raffinement

Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. La Structure Chargée du Bien Être Animal (SBEA) émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux. Après réception, les animaux seront placés dans des cages par 4 à 5 souris ou par 2 à 3 rats. Un programme d’enrichissement permet de varier les éléments de la cage afin d’encourager leur comportement de rongeur : coton pour la construction de nid, dôme rouge pour se cacher, bois à ronger… (MODIFICATION) En cas d'implantation de puce sous-cutanée (mesure la température corporelle évitant des prises rectales plus impactantes), une anesthésie et une analgésie permettront de limiter stress et douleur potentiels. Afin de limiter le stress causé aux animaux, les composés testés seront administrés majoritairement par voie orale. Cette technique, rapide et nécessitant une contention courte, est bien tolérée par les animaux. D’autres voies alternatives pourront être utilisées selon les caractéristiques intrinsèques des composés et leur propriétés pharmacologiques (voies sous-cutanée, intraveineuse ou intrapéritonéale). La formation du personnel, la taille de la sonde et de la puce, et l’adaptation des volumes administrés selon la voie d'administration permettront de limiter le stress ressentit par l’animal lors du traitement. Les animaux seront monitorés à chaque traitement pour la surveillance de signes cliniques éventuels et vérifier l'absence de souffrance.

Choix des espèces

Selon les textes réglementaires, « les essais de toxicologie par administration réitérée devront être effectués sur deux espèces de mammifères dont l'une ne sera pas un rongeur ». Nous pouvons alors réaliser la première étude sur rongeur. Comme mentionné plus haut, l’espèce de rongeur sera choisie en fonction de la connaissance de la molécule, des études antérieures et préliminaires de pharmacocinétique et de métabolisme. Nous travaillerons avec des rats ou des souris (mâles et femelles), pour suivre les textes réglementaires. Nous utiliserons des animaux adultes de 8 à 10 semaines environ pour les 2 espèces. Il n’est pas justifié d’utiliser des animaux très jeunes ou âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1840
Rats : 25
Souffrances
▲ -
▲ 1865
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1865

Produire en masse des moustiques infectés et les fournir aux équipes qui travaillent sur le paludisme : 1 840 souris et 25 rats sont infectés par le parasite pour entretenir cette production, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Chaque jour, on les pique à la veine de la queue pour compter les parasites dans leur sang, puis les souris sont anesthésiées et exposées aux moustiques qui viennent s'en nourrir, avant une ponction cardiaque et une dislocation cervicale. Les animaux dont la parasitémie n'est pas jugée adéquate sont tués sans avoir servi à quoi que ce soit. Le porteur indique en majuscules dans son résumé que cette version augmente le nombre d'animaux "du fait d'une activité croissante de notre plate-forme de service".

Objectifs

Préambule Le paludisme reste un problème majeur de santé publique dans le monde. La maladie sévit dans plus de 80 pays où elle met à risque près de la moitié de la population mondiale, et tue chaque année environ 600000 personnes, principalement des jeunes enfants en Afrique sub-saharienne. Son incidence, qui avait diminué, a augmenté ces dernières années, notamment en raison d’une résistance croissante du parasite aux traitements disponibles et la résistance des moustiques aux insecticides. Objectifs du projet Les deux missions principales de notre unité sont de : 1) Produire en masse et en continu deux espèces d’Anophèles et les fournir aux équipes de recherche, qui étudient le paludisme chez l’homme ou des modèles animaux de cette maladie. 2) Cultiver les stades asexués et produire les stades sexués (gamétocytes) de P. falciparum et de réaliser des infections des Anophèles avec ce parasite. Les moustiques peuvent être utilisées dans différentes types d’études, par exemple : - Pour mieux comprendre la biologie du parasite, son développement complexe dans le moustique et dans l’hôte mammifère. - Études sur la biologie des Anophèles et l’interaction entre ce vecteur et le parasite. - Études sur le comportement des Anophèles infectées ou non par P. falciparum - Évaluer des drogues pour bloquer la transmission de P. falciparum entre l’homme et le moustique. - Essais sur des candidats vaccins dans un modèle animal, un prérequis avant des études chez l’homme. - Études sur la résistance des Anophèles aux insecticides Il est très important pour la réalisation de ces expériences et les résultats qui en sortent que les femelles moustiques que nous fournissons aux scientifiques soient en bonne « santé », qu’elles soient réceptives à l’infection par plasmodium, que le parasite se développe correctement dans le tube digestif et les sporozoïtes migrent aux glandes salivaires. NOTRE DEMANDE DE MODIFICATION VISE JUSTE À AUGMENTER LE NOMBRE DE SOURIS À UTILISER DU FAIT D’UNE ACTIVITÉ CROISSANTE DE L’UNITE QUI EST UNE PLATE-FORME AU SERVICE DES ÉQUIPES DE RECHERCHE TRAVAILLANT SUR LE PALUDISME.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de déterminer la réceptivité des Anophèles à l’infection par P. berghei, d’évaluer le développement du parasite dans les moustiques et la survie des moustiques à cette infection. Ces données sont importantes pour le suivi de notre élevage et pour valider la bonne qualité des moustiques que nous fournissons aux chercheurs et par conséquent la reproductibilité de leurs expériences.

Procédures

Après infection, la parasitémie des animaux est contrôlée par frottis sanguins ou cytométrie en flux, à partir d’une goutte de sang prélevée à la queue par ponction de la veine caudale avec une aiguille. Le prélèvement est effectué quotidiennement à partir du troisième jour au septième jour post-infection pour les rats et le 3ème et 4ème jour pour les souris. Le prélèvement de sang des souris par piqûre des moustiques est réalisé après anesthésie par injection intra-péritonéale d’un mélange anesthésique/analgésique. Le prélèvement par ponction cardiaque est réalisé après anesthésie profonde par injection intra-péritonéale d’un mélange anesthésique/analgésique. Cette anesthésie est d’une durée suffisante pour réaliser le prélèvement sans réveil de l’animal. Après le prélèvement, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale.CET AMENDEMENT A ÉTÉ DÉPOSÉ POUR AUGMENTER LE NOMBRE D’ANIMAUX À UTILISER DU FAIT D’UNE ACTIVITÉ CROISSANTE DE NOTRE PLATE-FORME DE SERVICE, AUCUNE DES INTERVENTIONS SUR ANIMAUX CITÉES CI-DESSUS N’EST MODIFIÉE ET AUCUNE N’A ÉTÉ AJOUTÉE.

Impact sur les animaux

Le rongeur vigile ne souffrira que de l'inconfort causé par des injections s, ainsi que par le prélèvement d'échantillons de sang. Les animaux infectés par le parasite seront mis à mort avant l'apparition des symptômes du paludisme expérimental. Un prélèvement de sang sans réveil sera réalisé sur l’animal profondément anesthésié.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans les procédures expérimentales seront mis à mort. Les rats infectés ayant subi un prélèvement sanguin terminal fait sous anesthésie profonde seront ensuite mis à mort. Les rats infectés vigiles n’ayant pas une parasitémie adéquate seront mis à mort. Les souris infectées et anesthésiées ayant servi au repas sanguin des moustiques seront mises à mort. Les souris infectées n’ayant pas une parasitémie adéquate seront mises à mort. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

Le cycle de vie des parasites P. berghei se fait entre deux hôtes : un hôte vertébré, souris ou rat, et un insecte hématophage, hôte et vecteur de Plasmodium, le moustique Anopheles stephensi. Dans chaque hôte, le parasite se développe et se différencie en de nombreux stades Actuellement, il n’existe pas de technique qui permette de réaliser l’ensemble de ce cycle complexe in vitro, il est donc incontournable d’avoir recours à des anophèles femelles et aux souris et rats auxquels sont adaptées l’espèce de Plasmodium que nous utilisons. Chez les espèces de plasmodium qui infectent les rongeurs, le cycle de multiplication du parasite dans les globules rouges ne peut pas être reproduit in vitro. Les parasites doivent donc être propagés dans le sang des animaux, mais nos expériences ne nécessitent pas que soit atteinte une parasitémie élevée (proportion d’érythrocytes infectés par Plasmodium) ce qui évite que soit atteinte la phase d’occurrence des complications.

Réduction

Il n’existe pas actuellement de système qui permette de reproduire le cycle de vie complet de Plasmodium in vitro. Par conséquent, pour réaliser ce projet, des infections hebdomadaires de rongeurs et de moustiques sont nécessaires. Les protocoles utilisés ont été mis au point dans différents laboratoires y compris le nôtre et toutes les étapes sont bien maîtrisées Nous utilisons le nombre minimal possible d’animaux pour nos expériences. Pour la préparation de stocks de sang infecté pour P. berghei, nous utilisons des rats car leur volume sanguin est plus important que celui des souris. Ainsi nous réduisons le nombre d’animaux utilisés. L’infection des moustiques par P. berghei se fait selon un protocole utilisé en routine depuis 20 ans. Ce projet s’inscrit dans la production en masse et continue de moustiques Anophèles et l’évaluation de leur « qualité » en réalisant des infections hebdomadaires des souris. Il n’y a pas de comparaisons entre groups d’animaux et une analyse statistique n’est pas nécessaire (confirmé par statisticiens).

Raffinement

Les souris ou rats sont inoculés avec P. berghei, espèce adaptée aux rongeurs de laboratoire, par voie intrapéritonéale ou intra-veineuse. Il s’agit de gestes rapides. Le niveau de parasitémie durant la phase sanguine est suivi quotidiennement à partir du jour 3. De plus et si nécessaire, nous utiliserons la grille standard comportementale/clinique de la SBEA pour évaluer l’état de santé des animaux. Les critères principaux évalués seront les suivants : poils hérissés, motricité lente, prostration, pâleur des pattes (anémie).LES ANIMAUX OBTENANT UN SCORE DE 2 POINTS POURRONT BENEFICIER, SI NECESSAIRE, DE MESURES D’AMELIORATION DES CONDITIONS D’HEBERGEMENT (ENRICHISSEMENT, CHAUFFERETTE) ET DE L’ALIMENTATION (GEL DIETETIQUE). LES SOURIS PRESENTANT UN SCORE SUPERIEUR A 2, CONSIDERE COMME POINT LIMITE, SERONT MISES A MORT. Il est important de re-souligner que la phase de l’infection que nous analysons est asymptomatique, et que les animaux sont sacrifiés avant que ne surviennent les symptômes et les complications physiologiques voir mortelles- neuropaludisme, anémie prolongée. 3) Pour éviter la douleur et la souffrance pendant certaines manipulations les animaux sont anesthésiés selon des procédures validées par le CEEA. Par exemple, les souris, infectées ou non par P. berghei, qui sont utilisées comme sources de sang pour les moustiques anophèles femelles hématophages, sont anesthésiées ce qui permet d’éviter la douleur et la souffrance due aux piqures de nombreux moustiques. Après le gorgement des moustiques, les souris sont mises à mort . 4) Dans ce projet, les rongeurs sont utilisés pour infecter et nourrir les moustiques. Le nombre d'animaux utilisés correspond au minimum nécessaire pour réaliser l’infection des moustiques, ainsi que pour produire et cryoconserver les parasites.

Choix des espèces

Les inoculations de parasites aux souris et rats seront réalisées sur de jeunes adultes de 3-4 semaines car ils ne sont pas immunocompétents, ce qui favorise l’infection par le parasite.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Rats : 31
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 31
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 31

Anesthésiés, incisés au tibia, percés jusqu'à la moelle osseuse pour y recevoir une suspension de staphylocoques, puis recousus : 31 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les deux tibias de chaque animal sont infectés, ce que le porteur compte comme un moyen de diviser par deux le nombre de rats utilisés. Trois jours après l'opération, une seconde anesthésie sert à injecter dans le foyer infectieux un nanogel chargé de daptomycine, testé contre une souche résistante à la méticilline. Tous les rats sont tués pour mesurer la charge bactérienne restée dans le tibia.

Objectifs

Les infections ostéoarticulaires sont des infections qui touchent les os et/ou les articulations. Ce sont des pathologies graves susceptibles d’entraîner un handicap très lourd et parfois de mettre en jeu le pronostic vital. Elles peuvent survenir chez les patients porteurs de prothèse articulaire ou de matériel (clou, plaque, vis…) mais aussi à la suite de traumatismes (fractures ouvertes sans matériel), engendrant des ostéites chroniques. Actuellement, les infections ostéoarticulaires sont le plus souvent dues à des bactérie nommées staphylocoques et sont traitées avec des antibiotiques. Cependant, l’antibiothérapie classique a montré ses limites pour diverses raisons : résistance des souches bactériennes, mauvaise diffusion des antibiotiques dans le tissu osseux, présence de matériel étranger (ex : prothèse) favorisant la formation de biofilm bactérien (lequel protège la bactérie de l’action des antibiotiques). Dans ce contexte, il est donc aujourd’hui nécessaire de trouver des solutions alternatives et/ou complémentaires aux antibiotiques, efficaces pour traiter ces infections. C’est dans cette optique que l’utilisation de vecteurs innovants, tels que les nanoparticules lipidiques, suscite un intérêt croissant. Ces systèmes de délivrance permettent d’encapsuler des antibiotiques et d’en améliorer les propriétés en étant capables par exemple de cibler les tissus infectés et de libérer progressivement l’antibiotique. Cette approche pourrait contourner certains obstacles majeurs rencontrés avec l’antibiothérapie classique, notamment en favorisant une meilleure pénétration dans les tissus osseux infectés, en améliorant la stabilité de l’antibiotique et en réduisant les concentrations nécessaires à son efficacité et donc les effets secondaires. L’objectif du projet sera d’évaluer l’efficacité thérapeutique de ces nanoparticules lipidiques chargées en antibiotique (nanogel) dans un modèle préclinique d’infection osseuse chez le rat.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur l’utilisation de nanoparticules lipidiques chargées en daptomycine pour le traitement des ostéites chroniques à Staphylococcus epidermidis. Les bénéfices attendus sont multiples. D’un point de vue scientifique, ce travail permettra de mieux comprendre l’impact de la vectorisation lipidique sur la distribution tissulaire de l’antibiotique, sa capacité à pénétrer les foyers infectieux osseux, et son efficacité face aux biofilms bactériens, connues pour leur forte résistance aux traitements conventionnels. Sur le plan médical, si cette approche se révèle efficace, elle pourrait constituer une avancée majeure dans la prise en charge des infections ostéoarticulaires chroniques, en particulier dans les contextes où l’antibiothérapie classique est insuffisante. À terme, cette stratégie innovante pourrait améliorer les taux de guérison, réduire la durée des traitements, limiter les effets secondaires systémiques, et contribuer à diminuer l’émergence de résistances bactériennes.

Procédures

- Les rats seront soumis à deux injections (5 secondes) d’un mélange anesthésique et d’un analgésique. - Un acte chirurgical de 10 min subit par l’animal sous anesthésie fixe. - Les rats seront de nouveaux soumis à deux injections (5 secondes) d’un mélange anesthésique et d’un analgésique puis à une injection locale du traitement de 10 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à plusieurs interventions susceptibles d’engendrer un stress ou une douleur. Le modèle vise à reproduire une ostéite chronique chez le rat, impliquant des manipulations chirurgicales et des anesthésies répétées. La première nuisance sera liée à l’administration du mélange anesthésique, entraînant un stress lié à la contention et à l’injection elle-même. La deuxième nuisance, plus significative, est liée à l’intervention chirurgicale initiale. Sous anesthésie générale, une incision cutanée sera réalisée de manière stérile au niveau du tibia proximal. Un forage osseux permettra d’inoculer la suspension bactérienne dans la cavité médullaire. L’incision sera refermée par deux à trois points de suture. Trois jours après cette première intervention, les animaux seront de nouveau anesthésiés pour l’administration du traitement directement au site infectieux. Cette deuxième anesthésie constitue une nuisance répétée, bien que transitoire, similaire à la première en termes de stress et de gestion post-anesthésique. Une nuisance également attendue est le développement de l’infection, une ostéomyélite localisée.

Devenir

Tous les animaux (31 rats) seront mis à mort afin d’évaluer la charge bactérienne dans le tibia tout au long de l’étude

Remplacement

Le recours à un modèle animal est justifié dans ce projet en raison de la complexité physiopathologique des infections ostéoarticulaires chroniques, qui impliquent des interactions dynamiques entre la bactérie, l’os, le système immunitaire de l’hôte, et la formation de biofilm. À ce jour, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire de manière fiable et intégrée ces mécanismes, en particulier dans un contexte infectieux osseux chronique mimant les conditions cliniques humaines. Des approches alternatives, telles que les cultures cellulaires restent insuffisantes pour évaluer la diffusion tissulaire d’un traitement, la réponse immunitaire de l’hôte, ou encore la tolérance systémique d’une thérapie in vivo.

Réduction

Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. Nos expériences passées nous permettent - de ne tester qu’un seul inoculum pour la mise en place de l’infection ostéoarticulaire, - D’infecter les deux tibias (reprise de la marche dans les jours qui suivent la chirurgie et du poids 7 jours après) et ainsi de réduire le nombre d’animaux. 4 animaux par jour d’autopsie (J3 (témoin seul) J7, J14 et J21) seront nécessaires pour évaluer la charge bactérienne au cours du temps et permettront une analyse statistique fiable. De plus, pour la phase « d’entrainement », seuls 3 animaux seront utilisés pour l’appréhension du geste technique de la pose du nanogel au site infectieux dans le tibia du rat.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ont été conçues pour minimiser la douleur, le stress et la souffrance des animaux. Le protocole chirurgical a été optimisé au fil de nos travaux pour réduire l’invasivité et la durée des interventions. Une anesthésie générale associée à une analgésie préventive et post-opératoire sera systématiquement appliquée, en accord avec les recommandations vétérinaires. Les animaux seront hébergés dans des conditions adaptées à leur bien-être, avec un enrichissement du milieu (igloo, jeux) et une surveillance clinique quotidienne sera réalisée. Le suivi post-chirurgical d’une récupération de la mobilité de l’animal sera mis en place. Durant toute l’étude, la nourriture sera placée directement à l’intérieur des cages et des biberons au bec plus long seront également installés afin de faciliter l’accès aux animaux. Des critères d’arrêt prédéfinis permettront de retirer de l’étude tout animal présentant des signes de souffrance non contrôlée, conformément aux exigences réglementaires.

Choix des espèces

Le modèle animal préférentiellement utilisé dans la littérature dans ce type d’expérimentation est le rat. Des rats mâles adultes de 250-275 g correspondant à des tibias adultes seront nécessaires

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 1800
Rats : 720
Cochons d'Inde : 720
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 720
▲ 2520
Devenir
 -
 -
 -
 3240

Trois modèles de colite provoquée chimiquement sont proposés à des clients industriels qui font tester leurs molécules : 1 800 souris, 720 rats et 720 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 2 520 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Les animaux développent crampes abdominales, sang dans les selles, diarrhées et constipation, avec des administrations quotidiennes pendant cinq semaines au maximum et des prélèvements sanguins répétés. Le laboratoire indique ne connaître "ni la nature ni les effets secondaires possibles" des composés qu'il administre, ce qui l'empêche d'anticiper les atteintes. Aucun test statistique n'a servi à fixer les effectifs, dix animaux par groupe ayant été retenus sur la base de l'expérience de l'équipe et de la littérature.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments dans des modèles de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. En effet, ces deux pathologies sont de plus en plus rencontrées au niveau mondial et des traitements efficaces sont nécessaires car ces pathologies se caractérisent par des poussées inflammatoires induisant de fortes douleurs abdominales, des diarrhées fréquentes et sanglantes. 3 modèles différents induits chimiquement seront développés pour mimer ces deux pathologies humaines et nous pensons réaliser 1 à 2 études par an selon les modèles (soit 25 études au total).

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. En effet, les maladies inflammatoires de l’intestin sont multifactorielles et leur origine est encore méconnue bien qu’une prédisposition génétique soit avérée.

Procédures

Les animaux vont être anesthésiés (environ 5 min) pour avoir des administrations de composés à tester ou d’inducteur de pathologie. Ces gestes sont rapides (environ 1 min) et les animaux seront remis immédiatement dans leur cage d’hébergement avec leurs congénères. Les animaux auront également des administrations de composés sur animal vigile (idem geste rapide d’environ 1 minute) pendant 5 semaines maximum selon les modèles. Les animaux auront une légère contention pour pouvoir récupérer des fèces ou seront mis dans une cage individuelle pendant 1 heure maximum pour pouvoir avoir un fèces. Les animaux pourront avoir des prélèvements sanguins au cours de l’expérimentation ou en terminal.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Les modèles utilisés miment des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, par conséquent les animaux vont avoir les mêmes symptômes que ceux observés chez l’Homme à savoir des crampes abdominales, du sang dans les selles, des douleurs abdominales, des diarrhées, de la constipation.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des organes seront collectés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments

Réduction

Nous utilisons une méthode non invasive (test de présence de sang dans les fécès) pour évaluer l’effets des candidats médicaments à tester. De plus, les animaux seront évalués avant tout induction de la pathologie. Ainsi chaque animal sera sont propre contrôle, permettant ainsi de diminuer le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale et dans ses modèles, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 10 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer l’efficacité des candidats médicaments à tester.

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux (aspect général de l’animal, pâleur, poils hérissés, sales ou toilettage, prostration ou non, difficulté à se mouvoir, plaie…) sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être. Les procédures sous anesthésie seront réalisées sur plaque chauffante thermorégulée afin d’éviter toute hypothermie de l’animal. Des analgésiques seront administrés si besoin selon les protocoles expérimentaux. Si un animal présentait un début des symptômes des signes cliniques de point limite, il serait soigné, hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin (adaptation des soins réalisés en fonction de l’état de l’animal). Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et réaliseraient une mise à mort.

Choix des espèces

Chaque espèce présente une sensibilité différente pour les modèles. Dans le but d’une plus grande homogénéité des réponses et donc pour limiter le nombre d’animaux nécessaire, nous utiliserons des espèces « sensibles » (plus reproductibles). Ainsi, pour chaque modèle les bonnes espèces seront utilisées (le choix des animaux dépendra du mécanisme et/ou cible du candidat médicament). Tous ces modèles sont bien décrits dans la littérature internationale. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 6 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 4800
Rats : 4800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 9600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9600

Sensibilisés chaque semaine puis exposés quotidiennement pendant quarante-cinq jours à un produit qui provoque l'asthme, ou traités deux fois par un composé fibrosant, 4 800 souris et 4 800 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les atteintes annoncées vont de la difficulté à respirer aux crachats de sang, en passant par la toux, la perte de poids et les œdèmes liés aux injections répétées. Chaque animal est ensuite tué pour prélèvement d'organes, après une mesure de fonction respiratoire qui immobilise les rats jusqu'à vingt-quatre heures. Le porteur annonce vingt candidats médicaments testés par an pendant cinq ans, sans nommer ni le produit sensibilisant, ni le composé fibrosant, ni les molécules évaluées.

Objectifs

Les maladies respiratoires chroniques sont des maladies qui affectent les voies aériennes (trachée, bronches) et les poumons. Parmi les plus courantes, on retrouve l'asthme, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) le cancer du poumon, les infections virales (grippe, COVID-19) la mucoviscidose, les maladies pulmonaires professionnelles (ex mésothéliome). L’asthme (population jeune) et la BPCO (population âgée), représentent un problème de santé publique majeur en France et dans le monde entier. Ce sont des maladies « civilisationnelles ». L’asthme sévère (10% des asthmes) qui limite fortement l’activité physique malgré un traitement bien conduit, n’a toujours pas de solution thérapeutique réellement efficace. Selon les dernières estimations, la BPCO sera la 4ème cause de mortalité en France en 2030. Aucun traitement curatif n’est disponible à ce jour. L’objectif de notre projet est de mettre en place des modèles expérimentaux de pathologies pulmonaires chez les rongeurs, afin de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants. Les pathologies pulmonaires sont des maladies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire. Pour l'instant, il n'est pas possible de prouver l'efficacité des médicaments en utilisant seulement des methodes alternatives à l'expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Le but de notre étude est de quantifier l’effet de candidats médicaments par des traitements aigues ou chroniques, afin de valider de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants pour les pathologies pulmonaires, notamment l’asthme et la fibrose pulmonaire. Nous estimons de tester 20 candidats médicaments par an, donc 100 médicaments pourront être testés sur 5 ans. Cela permettra, à moyen ou long terme, d’identifier de nouveaux médicaments plus satisfaisants pour soigner les patients touchés par ces graves pathologies.

Procédures

Pour le modèle d’asthme chronique, les animaux seront traités par une combinaison de 2 produits sensibilisant, 1 fois par semaine pendant 3 semaines. Ensuite, les animaux seront soumis à une administration pulmonaire quotidienne d’un produit sensibilisant pendant 30 minutes/jour et cela pendant 45 jours. Dans le même temps, les animaux seront traités (3 fois par semaine pendant 6 semaines) avec le candidat médicament. Un prélèvement de sang sera realisé 1 fois par semaine, pour un total de 7 prélévements. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, la fonction respiratoire sera analysée à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum), puis l’animal sera mis à mort. Pour le modèle de fibrose pulmonaire, la fonction pulmonaire sera analysée, lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum). La pathologie respiratoire sera induite par 2 administrations d'un produit chimique connu pour induire la fibrose chez l'homme et les animaux. Ensuite à partir du septième jour après la dernière administration du produit fibrosant, les animaux seront traités avec les candidats médicament 1 fois par jour pendant 21 jours. Pendant ce temps, 5 prélèvements de sang seront réalisés. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Par la suite, les animaux seront mis à mort. Pour le modèle de toxicologie, les produits à tester seront administrés par voie pulmonaire pendant 30 minutes pendant 1 jour, 3 jours ou 9 jours, ensuite les animaux seront mis à mort. Deux prélèvements de sang seront effectués pour chaque groupe expérimental. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sujets aux nuisances typiques des pathologies pulmonaires : réponse inflammatoire étendue, un dépôt de collagène et un épaississement des muscles lisses des voies respiratoires similaires aux pathologies observées chez l’Homme. D’autres nuisances probables seront la difficulté à respirer, des « crachats » de sang, une toux, des éternuements, la perte de poids, de l’inconfort ou une irritation de la gorge dû aux gavages et des problèmes d’irritation ou d’inflammation aux niveaux des yeux/joues à cause des prélèvements de sang et enfin du stress et de la douleur liée à la pathologie. Les animaux pourraient développer des œdèmes à cause des administrations sous-cutanée, intrapéritonéal, intramusculaire et prélèvement de sang submandibulaire. Ils pourront aussi développer l’addition des mauvais signes clinique, tel que : poil hérissé, vibrisse en touffe, léthargie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement/analyses d’organes.

Remplacement

Bien que nous menions en parallèle des études sur des cellules humaines épithéliales de l’appareil respiratoire en co-culture avec des fibroblastes, l’asthme et la fibrose pulmonaire sont des pathologies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire complet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi, il ressort que 12 animaux/groupe seront nécessaires, étant donné la variabilité interindividuelle. Le nombre de lots est déterminé en fonction du nombre des doses à tester pour chaque molécule

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place afin de minimiser la douleur, l'angoisse et la souffrance animale. Les cages sont de type à ventilation individuelle en surpression et sont rangées sur portoirs ventilés. Les animaux seront hébergés 5-6 par cage (souris) ou 2-3 par cage (rats), en fonction de leur poids corporel et ainsi permettre aux animaux de pouvoir interagir et entretenir des liens sociaux avec leurs congénères, tout en gardant un espace suffisant. Des morceaux de coton, des igloos et des bâtonnets en bois seront intégrés dans les cages d'hébergement. Pendant la manipulation pour l’induction de la pathologie pulmonaire, les animaux sont maintenus sur des tapis chauffants en condition d’anesthésie gazeuse. Ensuite après l’anesthésie et pendant la phase expérimentale, les animaux recevront quotidiennement un complément alimentaire hypercalorique et des graines de tournesol stériles, en plus de la nourriture standard pour rongeurs, afin de limiter la perte de poids. Des points limites ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Des modèles animaux d'asthme ont été développés chez la souris et le rat, car ils partagent de nombreuses caractéristiques de l'asthme allergique humain. Les principaux symptômes de l'asthme, tels que l'hyperréactivité et l'inflammation des voies respiratoires, peuvent être reproduits plus facilement chez le rat que chez la souris. De plus, la taille des rats permet de collecter de plus grandes quantités d'échantillons. Pour ces raisons, les modèles d'asthme chez le rat gagnent en importance. La reconnaissance du potentiel d'un produit chimique spécifique à induire une fibrose pulmonaire chez l'homme a conduit à son utilisation dans des modèles expérimentaux. Depuis quarante ans, elle constitue le modèle le plus fréquemment utilisé pour la fibrose pulmonaire expérimentale. Elle a été utilisée chez de nombreux animaux, notamment la souris, le rat, le cobaye, le hamster, le lapin, le chien et les primates, mais rats et souris sont les plus fréquemment utilisées. Le stade de développement utilisé sera animaux adultes, à partir de 8 semaines d'âge. En effet, les pathologies étudiées sont présentes principalement chez les adultes.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 1050
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1050
Devenir
 -
 -
 -
 1050

Enfermer des rats dans des tubes où ils ne sont pas libres de se mouvoir, plusieurs heures par jour, jusqu'à cinq jours par semaine pendant quatre semaines : le protocole suit la ligne directrice n°412 de l'OCDE, que les industriels appliquent avant de mettre une substance sur le marché. 1 050 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. S'y ajoutent le rasage du dos, jusqu'à seize prélèvements de sang sous anesthésie, deux examens ophtalmologiques et jusqu'à douze séjours de vingt-quatre heures en cage à métabolisme. Les substances qui seront testées ne sont pas connues, et le seul bénéfice avancé est de répondre à des "requis réglementaires" ou à des questionnements sanitaires.

Objectifs

Les industriels doivent montrer qu’ils maîtrisent les risques de l’exposition aux substances chimiques qu’ils utilisent et/ou souhaitent mettre sur le marché pour répondre à des exigences réglementaires et de sécurité. Les tests validés pour en caractériser les dangers suivent notamment les lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour les essais de produits chimiques. L’objectif de ces études est d’évaluer la toxicité subaiguë de l’exposition par inhalation à des substances chimiques chez le rongeur (rats). L’analyse des signes de toxicité in vivo et de paramètres ex vivo après l’exposition aux substances permettra de déterminer les potentielles atteintes physiologiques et d’évaluer leur dangerosité.

Bénéfices attendus

Ces études renseigneront sur les effets toxiques de l’exposition subaiguë à des substances chimiques pour répondre à des requis réglementaires ou des questionnements sanitaires.

Procédures

Observations cliniques et pesées (moins de 5 min) : au moins 2 fois/semaine, au maximum tous les jours. Rasage (moins de 5 min) : 1 fois avant l’exposition en mode « corps entier » ; contention manuelle des animaux vigiles et rasage d’une partie du dos à l’aide d’une tondeuse dédiée aux petits animaux. Habituation au placement dans les dispositifs d’exposition (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant la 1ère exposition ; placement des animaux vigiles dans les loges de l’enceinte d’exposition pour ceux exposés « corps entier », dans une aire où sont disposés des tubes d’exposition (1er et 2ème jour) et dans les tubes (3ème jour) pour ceux exposés par voie oro-nasale. Exposition en mode « corps entier » (au maximum 4h) : 7 ou 20 fois ; placement individuel des animaux vigiles dans les loges d’une enceinte dédiée et exposition. Exposition par voie oro-nasale (au maximum 4h) : 7 ou 20 fois ; placement des animaux vigiles dans les tubes d’exposition et exposition. Examen ophtalmologique (moins de 5 min) : 2 examens (avant l’exposition et la fin de l’étude) ; contention manuelle des animaux vigiles et observation des yeux. Prélèvement de sang (moins de 5 min) : 1 à 16 prélèvements (1 prélèvement/semaine/4 mois) ; anesthésie des animaux et prélèvement d’au maximum 1 mL de sang. Habituation au placement dans les cages à métabolisme (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant la 1ère collecte, et collecte d’excrétas (jusqu’à 24h) : 1 à 12 collectes (1 collecte/semaine/3 mois) ; placement des animaux vigiles dans les cages à métabolisme.

Impact sur les animaux

Rasage, examen ophtalmologique : stress lié à la contention ; Exposition en mode « corps entier » : stress lié au placement dans les dispositifs d’exposition, à l'impossibilité de se nourrir et à l'isolement ; Exposition par voie oro-nasale : stress lié à la contention impliquée par le placement dans les tubes d’exposition, à l'immobilisation, à l'impossibilité de se nourrir et s’abreuver, et à l'isolement ; Prélèvement de sang : stress lié à l’anesthésie et à la contention ; Collecte d’excrétas : stress lié au placement dans les cages à métabolisme et à l'isolement. De manière générale, la manipulation des animaux pourra modifier leurs réactions à la préhension et leur niveau d’activité, et une légère perte de poids pourra être observée dans les jours qui suivront l’exposition (effets habituellement relevés suite à une exposition aiguë par inhalation chez des animaux témoins de même souche, âge et sexe). L’exposition à la substance pourra également induire des effets locaux et systémiques susceptibles de faire souffrir les animaux. Des signes cliniques anormaux, affectant notamment la respiration, la peau et les muqueuses, pourront être observés. Les études ont été classées sévères relativement au cas où tous les animaux seront exposés aux substances à tester par voie oro-nasale. Suivant ce mode d’exposition, ils seront placés dans des tubes dans lesquels ils ne seront pas libres de se mouvoir 6h/jour jusqu’à 5 jours/semaine durant 4 semaines. Le choix du mode d’exposition qui sera mis en œuvre étant dépend des substances qui seront testées, et celles-ci n’étant à ce jour pas connues, le scenario le plus contraignant a été envisagé a priori pour chaque étude.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort aux temps d'euthanasie définis selon les objectifs d’étude à l’issue de chaque procédure.

Remplacement

Dans certains cas, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale actuellement validées par la réglementation ne permettent pas à elles seules de déterminer les effets toxiques de l’exposition subaiguë à des substances chimiques par inhalation. Les études in vivo sont pour cette évaluation requises. Concernant le choix des animaux, le projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412 (utilisation de rats mâles et/ou femelles) à l’âge adulte et de souches couramment utilisées en laboratoire.

Réduction

Le nombre d’animaux qui sera utilisé suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412. Une analyse des données bibliographiques disponibles sur chaque substance d’essai et ses analogues sera réalisée préalablement aux expérimentations pour déterminer les concentrations d’intérêt à tester. Au plan statistique, les groupes seront comparés par les tests appropriés au traitement de chaque type de données et à leur distribution. Plusieurs paramètres seront évalués sur un même animal, permettant ainsi de minimiser le nombre de rats utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux seront enrichies pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés à plusieurs par cage pour leur socialisation. Un animal sera isolé de ses congénères en cas de lésions, d’agressivité, de respiration anormale ou de comportement anormal. Un fond sonore sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et limiter le stress des expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier et du matériau en bois à ronger seront disposés dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés « corps entier », après la tonte préalable à l’exposition, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés par voie oro-nasale, des tubes semblables à ceux utilisés pour l’exposition seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour leur permettre de se familiariser avec le dispositif et se cacher. Préalablement à l’exposition, les animaux seront habitués au placement dans l’enceinte d’exposition, pour ceux exposés « corps entier », et à la contention imposée par le placement dans les tubes, pour ceux exposés par voie oro-nasale. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. L’eau de boisson sera supplémentée avec un complément de réhydratation et/ou des gels nutritifs seront mis à disposition dans les cages d’hébergement. En cas d’exposition « corps entier » dans une enceinte de plus d’1 m3, des biberons seront mis à disposition des animaux durant l’exposition. Préalablement à la collecte d’excrétas, les animaux seront habitués au placement dans les cages à métabolisme. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Les animaux seront observés attentivement au plan clinique dans les heures qui suivront chaque exposition jusqu’à ce que leur bon état de santé soit avéré. Des critères de raffinement des gestes techniques qui seront pratiqués, des points limites relatifs à l’apparition de signes de douleur et des actions correctives visant à soulager les animaux ont été définis en adéquation avec les paramètres étudiés pour assurer leur bien-être. Des critères supplémentaires à ceux listés dans la présente demande pourront être définis au cas par cas suivant les informations toxicologiques disponibles sur la substance étudiée. Le cas échéant, ils seront indiqués dans le protocole d’essai associé.

Choix des espèces

Ces expérimentations seront réalisées chez le rat car sa physiologie est largement connue et car il constitue un modèle de prédiction des effets respiratoires et systémiques reconnu par la réglementation (cf. Document d'orientation de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°39). Ce projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412 pour l’étude de la toxicité subaiguë par inhalation, d’utilisation du rat et de souche couramment utilisée en laboratoire, d’animaux jeunes adultes, âgés de 7 à 9 semaines le jour de la randomisation, et de femelles nullipares et non gravides.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 14880
Rats : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16080
▲ -
Devenir
 10
 -
 -
 16070

Rendues sourdes par une exposition sonore ou par chimiothérapie, opérées sous anesthésie générale, puis soumises chaque semaine à une heure de test auditif sous anesthésie, 14 880 souris et 1 200 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent des tests comportementaux deux fois par semaine, que le porteur ne nomme pas, et des administrations hebdomadaires par voie orale ou par injection. Le porteur annonce que la prise en charge garantit le bien-être des animaux non-humains dans la phrase même où il indique que tous seront anesthésiés puis tués, et décrit par ailleurs des récompenses alimentaires distribuées après chaque manipulation. Sur les 16 080 rongeurs, dix rats jugés en bonne santé et non utilisés dans les expériences pourront être proposés à l'adoption, les autres étant tués pour analyses.

Objectifs

466 millions de personnes souffrent de déficience auditive dans le monde (OMS, 2020). D’ici 2050, ce chiffre devrait s’élever à 900 millions. Les surdités et les pathologies de l’oreille interne représentent une problématique majeure de santé publique, en raison de leur fréquence et de leur impact sur la qualité de vie et l’inclusion sociale. Notre projet vise donc à développer des solutions innovantes pour restaurer les fonctions de l’oreille interne, en particulier l’audition. Pour cela, nous testons différentes approches thérapeutiques sur des modèles animaux (rongeurs), certains présentant des altérations génétiques ou acquises similaires à celles que l’on retrouve chez les patients en clinique. L’objectif final est d’identifier des traitements efficaces et sûrs, afin de les faire évoluer vers des essais cliniques et, à terme, améliorer la prise en charge des personnes souffrant de pertes auditives dans différents contextes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer et affiner des modèles précliniques de surdité (congénitale, induite par le bruit ou par chimiothérapie) chez le rongeur (rats et souris), dans le but d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques destinées à restaurer l’audition, dans un contexte où les solutions actuellement proposées aux patients (appareils auditifs, implants cochléaires) restent imparfaites et ne permettent pas toujours une récupération satisfaisante des capacités auditives. Plusieurs bénéfices sont attendus à différentes échelles : A court terme : amélioration des connaissances fondamentales sur les mécanismes de la surdité dans différents contextes (génétiques, environnementaux, toxiques). A moyen terme : développement de modèles animaux robustes et transposables aux pathologies humaines, permettant une meilleure évaluation des traitements candidats. Long terme : Passage en phase clinique de certaines approches thérapeutiques testées avec succès en phase préclinique, pouvant aboutir à la restauration partielle ou totale de l’audition chez des patients atteints de surdité, améliorant ainsi leur qualité de vie, leur communication et leur inclusion sociale. Indirectement, ce projet contribue à la mise en place de méthodes expérimentales optimisées et éthiques, visant à réduire le nombre d'animaux nécessaires grâce à des modèles plus prédictifs et à l’intégration de marqueurs précoces d’efficacité et de toxicité. Ce projet se distingue par la diversité des modèles de surdité étudiés, couvrant plusieurs causalités majeures de cette pathologie. Il offre une plateforme préclinique complète et pertinente pour le développement de traitements innovants, en lien direct avec des applications cliniques concrètes. Il s’inscrit pleinement dans une logique de recherche relationnelle entre le laboratoire et le patient, avec un fort potentiel d’impact sociétal.

Procédures

LE PROJET COMPREND LES INTERVENTIONS SUIVANTES SUR DES RATS ET DES SOURIS : •CHIRURGIE SOUS ANESTHESIE GENERALE - DUREE MOYENNE DE 30 MINUTES - UNE FOIS PAR ANIMAL •TESTS AUDIOMETRIQUES SOUS ANESTHESIE GENERAL - DUREE DE 1 HEURE - UNE FOIS PAR SEMAINE •EXPOSITION SONORE SUR ANIMAUX VIGILES - DUREE DE 15 MINUTES - UNE FOIS PAR ANIMAL •TESTS COMPORTEMENTAUX SUR ANIMAUX VIGILES (APRES PERIODE D'HABITUATION) - DUREE DE 10 A 30 MINUTES - DEUX FOIS PAR SEMAINE •ADMINISTRATION DE SUBSTANCES PAR VOIE ORALE OU PAR INJECTION - DUREE DE 1 HEURE - UNE FOIS PAR SEMAINE

Impact sur les animaux

LES CHIRURGIES PEUVENT PROVOQUER DES DOULEURS PASSAGERES QUI SERONT SOIGNEES PAR LA PRISE D'ANTIDOULEURS. CERTAINS TRAITEMENTS, NOTAMMENT DE CHIMIOTHERAPIE, PEUVENT ENTRAINER DES EFFETS SECONDAIRES TEMPORAIRES COMME UNE PERTE DE POIDS, DES TROUBLES DIGESTIFS OU UNE BAISSE DE TEMPERATURES. LES TESTS AUDITIFS, LES OBSERVATIONS DU COMPORTEMENT, AINSI QUE CERTAINES MANIPULATIONS PEUVENT AUSSI CAUSER UN STRESS DE COURTE DUREE.

Devenir

A LA FIN DU PROJET, LA PRISE EN CHARGE DES ANIMAUX EST STRICTEMENT ENCADREE POUR GARANTIR LEUR BIEN-ETRE. TOUS LES ANIMAUX INCLUS DANS LES PROJETS SERONT ANESTHESIES PUIS EUTHANASIES SELON DES METHODES LEGALES ET ETHIQUES AFIN DE PERMETTRE DES ANALYSES SCIENTIFIQUES. LES ANIMAUX QUI NE PARTICIPENT PAS AUX EXPERIENCES POURRONT ETRE PROPOSES A L'ADOPTION APRES AVIS FAVORABLE DU VETERINAIRE DU A LA BONNE SANTE DE L'ANIMAL.

Remplacement

Bien que nous menions en parallèle des études in vitro sur des cellules de lignées humaines ou des organoïdes, nous ne pouvons pas remplacer le modèle animal car les composés doivent être testés sur des modèles entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes avant de passer en phase clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini grâce à des études pilotes dans un précédent projet comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence sur les paramètres étudiés lors d’études. Un même animal peut être son propre contrôle lorsque cela est possible pour participer à la réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

LES ANIMAUX SONT HABITUES PROGRESSIVEMENT AUX CHERCHEURS, AUX MANIPULATIONS ET AUX TESTS, SOUVENT AVEC DES PETITES RECOMPENSES ALIMENTAIRES. POUR FAVORISER LEUR BIEN-ETRE, LES CAGES SONT ENRICHIES D'ELEMENTS PERMETTANT DES INTERACTIONS SOCIALES, ET UNE AIRE DE JEUX A ETE CREEE POUR REFORMER DES GROUPES SOCIAUX SI NECESSAIRE. DES MESURES SPECIFIQUES SONT MISES EN PLACE POUR LIMITER LA DOULEUR ET LE STRESS : SUIVI ATTENTIF APR7S LES OPERATIONS, COMPLEMENTS ALIMENTAIRES, REHYDRATATION, CHAUFFAGE, APPORT EN OXYGENE ET TRAITEMENT DE LA DOULEUR. APRES CHAQUE MANIPULATION, LES ANIMAUX RECOIVENT EGALEMENT UNE RECOMPENSE.

Choix des espèces

LES RATS ET LES SOURIS ONT ETE CHOISIS CAR LEUR SYSTEME AUDITIF RESSEMBLE BEAUCOUP A CELUI DE L'ETRE HUMAIN. LES SOURIS PEUVENT AUSSI ETRE GENETIFQUEMENT ALTEREES, CE QUI PERMET DE REPRODUIRE CERTAINES FORMES DE SURDITE OU DE MALADIES PRESENTES CHEZ L'HOMME. LES TRAITEMENTS SONT TESTES DES LE PLUS JEUNE AGE POUR MIEUX COMPRENDRE LEUR EFFICACITE, MAIS AUSSI A L'AGE ADULTE POUR SIMULER DES PERTES D'AUDITION LIEES A L'EXPOSITION AU BRUIT OU A D'AUTRES CAUSES.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Une injection de mycolactone dans le coussinet plantaire, puis la mesure de l'épaisseur du pied deux fois par jour pendant soixante-dix-huit heures : 300 rats au maximum vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués au plus tard quatre-vingt-seize heures après l'inoculation, leurs pattes prélevées pour histologie. Le protocole consiste à augmenter la dose de groupe en groupe jusqu'à ce qu'un gonflement apparaisse, ce gonflement signalant que la dose maximale tolérée est atteinte. Le porteur cite parmi les effets attendus une altération de la démarche, boitement ou gêne locomotrice. Il décrit par ailleurs la mycolactone comme un analgésique plus puissant que la morphine, dont les propriétés pro-inflammatoires sont précisément ce que ce protocole cherche à faire apparaître.

Objectifs

Nous étudions une molécule appelée mycolactone, produite par une bactérie. La mycolactone présente un fort pouvoir analgésique, supérieur à celui de la morphine. Injectée sous la peau, elle peut soulager la douleur pendant plus de 24 heures en bloquant la transmission du message nerveux. Grâce à ses effets prolongés et localisés, elle pourrait être utile pour traiter les douleurs après une opération chirurgicale. Avant de tester son efficacité dans ce contexte, nous devons vérifier qu’elle est bien tolérée chez le rat, notamment au niveau de la peau où elle serait injectée. L’étude a pour but de déterminer les doses qui ne provoquent pas de réactions indésirables. Elle constitue une étape indispensable avant de poursuivre le développement de cette molécule comme futur traitement contre la douleur.

Bénéfices attendus

Nos résultats antérieurs ont montré que la mycolactone présentait des propriétés analgésiques lorsqu’elle était administrée par injection en sous cutanée chez des souris naïves. Compte tenu de l’ensemble des résultats positifs obtenus ces derniers mois, il nous semble judicieux d’évaluer les propriétés analgésiques de la mycolactone dans le traitement de douleurs postopératoires dans le modèle rat mais qui nécessite au préalable de déterminer les tolérances chez le rat. Ce projet se justifie puisque l’arsenal thérapeutique contre les douleurs reste limité.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux types d'interventions : 1. L'inoculation dans le coussinet plantaire des formulations à tester. L’inoculation des formulations à tester durera moins de 20 secondes par animal. 2. La mesure de l’épaisseur du pied qui sera réalisée 2 fois par jour pendant 3 jours. La mesure de l'épaisseur du coussinet plantaire durera moins de 30 secondes par animal

Impact sur les animaux

L’inoculation de la mycolactone (sous différentes formulations) pourrait entraîner les effets suivants : 1. Surinfection au site d’inoculation : malgré nos précautions, une surinfection pourrait survenir. Une surinfection pourrait être diagnostiquée par un gonflement du coussinet, une rougeur ou un changement de comportement marqué de l’animal. Selon notre expérience, la surinfection est très rare

Devenir

A la suite de la dernière mesure, tous les animaux seront euthanasiés et les pattes seront récupérées pour des études histologiques.

Remplacement

Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude mais nous ne pouvons à ce stade nous passer d'utiliser des animaux. En effet, la phase d’étude réalisée chez les animaux permettra de sélectionner les formulations (tout particulièrement la concentration de principe actif) qui pourront être évaluées dans un deuxième temps (ne concernant pas la présente demande), dans un modèle de douleur postopératoire.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour cette étude a été calculé pour obtenir des résultats fiables, tout en évitant d’utiliser plus d’animaux que nécessaire. Chaque groupe sera composé de 6 rats, ce qui permet d’observer des différences significatives entre les conditions testées. Si une dose ne provoque pas d’inflammation locale (mesurée par l’épaisseur de la patte), une dose un peu plus élevée sera testée chez un autre groupe. Dès qu’un gonflement visible sera observé, l’objectif sera atteint : cela indiquera que la dose maximale tolérée a été trouvée. À partir de ce moment-là, les doses suivantes ne seront pas testées, ce qui permettra d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. Cette étape est essentielle pour pouvoir, par la suite, tester la molécule dans un modèle plus complexe de douleur postopératoire. Des doses croissantes seront utilisées dans différents groupes d’animaux pour limiter au maximum leur nombre, conformément aux principes de réduction et de raffinement. Le nombre total prévu est de 300 rats, mais ce chiffre représente un maximum. Il est probable qu’un nombre inférieur suffise à atteindre les objectifs de l’étude.

Raffinement

Afin de raffiner les conditions de vie des rats, un suivi adapté des animaux a été instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'elles pourraient éprouver. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Un suivi régulier sera effectué sur l'ensemble des animaux (2 fois par jour sur la durée de l’expérience (72h)) et des indicateurs comportementaux et physiques sont prédéfinis et constituent les points limites. Pour éviter toute souffrance ou stress lors du protocole expérimental, un anesthésique volatil (isoflurane) sera utilisé au moment de l’inoculation des formulations dans le coussinet plantaire postérieur gauche. Pour réduire le risque de souffrance, les doses de principe actif (mycolactone) seront évaluées séparément par ordre croissant. Une anesthésie gazeuse sera aussi employée pour la mesure de l’épaisseur des pieds. Le nombre d’animaux prévu est de 300 ; il s’agit du nombre maximal, il sera probablement réduit. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et, est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.

Choix des espèces

De nombreuses études visant à identifier de nouveaux analgésiques pour la prise en charge de la douleur post-opératoire utilisent « l’espèce rat ». En effet, le modèle de Brennan est le modèle de référence pour évaluer des analgésiques sur la douleur postopératoire. Dans ce contexte, notre étude visant à déterminer les doses maximales tolérées, se justifie chez le rat. Les animaux utilisés pour ce protocole devront, à l’initiation de l’expérimentation, être âgés de 7 à 9 semaines (maturation immunitaire et maturation du système nerveux).