Rats

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Formations secteur santé EU1/2

(NTS-FR-294957v1 – 24/06/2024)
  • Formation professionnelle
Rats : 1700
Cochons : 500
Souffrances
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Devenir
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 2200

1 700 rats et 500 cochons vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque séance dure de six à huit heures, un cochon servant à trois étudiants pour la chirurgie générale et un rat par personne pour la microchirurgie. Ces opérations ne produisent aucune connaissance, elles entraînent des chirurgiens, des médecins, des vétérinaires et des infirmières de bloc, dans une structure qui forme deux à trois mille personnes par an dont un cinquième passe par l'animal. Le porteur revendique le principe de la Haute Autorité de Santé, "jamais la première fois sur le patient", et affirme que certains gestes ne se valident que sur un "organisme entier", tout en indiquant que ses simulateurs ont déjà réduit de 71 % le nombre de cochons utilisés.

Objectifs

Ce projet a pour but d'autoriser l'utilisation d'animaux dans le cadre des la formation des futurs médecins, chirurgiens, vétérinaires, scientifiques et professionnels de santé (infirmières de bloc opératoire). Depuis la création de notre structure de formation, une grande reflexion est menée pour réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous avons développé des modèles ex-vivo (chirurgie cardiaque, ophtalmologie, microchirurgie...) permettant de s'affranchir de l'utilisation d'animaux vivants. Nous nous sommes dotés également d'une vingtaine de simulateurs numériques dans presque toutes les spécialités chirurgicales dans le but aussi de réduire le nombre d'animaux. Néanmoins, l'utilisation d'un organisme vivant qui reproduit au plus juste les sensations, la compléxité et le stress du bloc opératoire est encore nécessaire dans certaines circonstances. L'HAS (Haute Autorité de Santé) a dicté le principe éthique qui régit notre activité : "jamais la première fois sur le patient". Ainsi afin de former au mieux les chirurgiens, médecins, vétérinaires ou paramédicaux (infirmières), nous utilisons des modèles porcins ou murins qui permettent aux aprenants de réaliser des gestes complexes qui ne sont pas modélisés sur simulateurs. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU2 hébergeur et EU1 chirurgie)

Bénéfices attendus

En médecine comme dans d’autres professions, le risque d’erreur augmente avec le manque d’expérience. La simulation représente un outil pédagogique efficace permettant aux professionnels de santé d’acquérir de l’expérience sans risque pour le patient, et ainsi de respecter l’impératif éthique rappelé par la HAS : « Jamais la première fois sur le patient ». Elle peut être utilisée à la fois en formation initiale, afin de permettre aux jeunes et aux futurs professionnels d’acquérir de l’expérience, et lors d'une formation continue pour des professionnels plus expérimentés qui souhaiteraient remettre à niveau certaines compétences ou techniques utilisant une technologies nouvelle. Elle peut être également ciblée, y compris dans le cadre de procédures techniques, sur le travail en équipe (exemple : chirurgien et infirmier de bloc opératoire). Les preuves de l’efficacité de la simulation comme outil permettant d’acquérir de l’expérience en médecine sont nombreuses. Cette expérience acquise permet à son tour de réduire le risque d’erreur et d’événements indésirables chez les patients. Quelques exemples : en chirurgie, l’apprentissage sur simulateur a montré son efficacité quant à la diminution du risque de complications postopératoires et de durée d’hospitalisation lors des interventions par laparoscopie pour hernie inguinale. Les cholécystectomies par laparoscopie sont aussi associées à moins d’erreurs et à un meilleur respect des tissus durant l’opération si l’opérateur a été formé sur simulateur. En ophtalmologie, un enseignement structuré comprenant de la simulation permet de réduire les complications postopératoires faisant suite à une chirurgie de la cataracte. Enfin, le risque de pneumothorax secondaire à une ponction pleurale est réduit lorsque l’opérateur a été préalablement formé sur simulateur.

Procédures

Induction de l'anesthésie par injection en intra musculaire de l'anesthésiant (durée 2 minutes dans l'EU2). Procédures chirurgicales diverses en fonction de la spécialité enseignée (durée : 6 à 8h dans l'EU1).

Impact sur les animaux

Stress du au changement d'hébergement entre l'éleveur et l'animalerie (1 semaine de stabulation). Douleur et stress à l'induction de l'anesthésie due à la piqure (durée 5 minutes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car les multiples opérations de chirurgie subies ne permettent pas la survie de l'animal.

Remplacement

Il existe des méthodes de simulation chirurgicale permettant de remplacer les animaux destinés aux formations. Nous avons pris en compte cette approche en disposant et en nous équipant de nombreux simulateurs. Cependant, un certain nombre de gestes ne peuvent être acquis et validés que sur un modèle opératoire proche de la clinique. La réalisation d’opération sur des animaux anesthésiés permet la visualisation in situ de la qualité des interventions et les complications sur l’organisme entier. En fin de parcours pédagogique seulement et pour les spécialités où pédagogiquement cela apporte une plus-value, les étudiants/stagiaires peuvent appliquer ces procédures sur l’animal afin d'appréhender l'opération avec tout la complexité d'un organisme entier. Par exemple, La réalisation de techniques microchirurgicales s’effectue d’abord sur des prothèses en silicone pour acquérir les 1ers gestes de microchirurgie puis sur animaux anesthésiés ce qui permet la visualisation in situ de la qualité des sutures (étanchéité, perfusion, fuite, coagulation,…). Le modèle porcin permet l'application de techniques chirurgicales complexes et le perfectionnement du personnel dans de très nombreuses spécialtités telles que la chirurgie cardiaque, la chirurgie thoracique, la chirurgie vasculaire, la chirurgie digestive, la chirurgie urologique, la chirurgie gynécologique, la chirurgie pédiatrique, la chirurgie orthopédique et la neurochirurgie. La microchirurgie, qui est la réalisation sous microscope de surtures vasculaires et nerveuses, est une spécialisation complémentaire qui sera enseignée sur modèle murin (rat). Afin de réduire au maximum l'utilisation des animaux, le nombre est défini selon le nombre d’étudiants. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 modèle porcin pour 3 étudiants pour la chirurgie générale, et 1 rat/personne dans le cadre d'une formation spécifique microchirurgie.

Réduction

Les formations proposées doivent permettre aux apprenants (personnel médical et paramédical : chirurgiens, médecins, infirmières, internes en chirurgie, vétérinaires et scientifiques) d’acquérir la pratique des différentes techniques chirurgicales (acquisition d’une gestuelle sûre et précise, augmentation de la rapidité de réalisation des opérations en clinique) et une utilisation efficace du matériel de chirurgie, de microchirurgie, de chirurgie robotique et du bloc opératoire en général. Dans un but de reduction, les enseignements pratiques sont tout d’abord dispensés : 1- sur simulateurs numériques qui reproduisent virtuellement une partie des opérations chirurgicales de différentes spécialités, afin d’initier l’apprentissage des gestes de base 2- sur pièces artificielles (peau artificielle, tubes silicone...), et 3-sur pièces anatomiques (coeurs, pieds de cochons, vessies, reins, colons, yeux issus de la boucherie ou prélevés sur des animaux en fin d'expérimentation) ce qui permet de réduire considérablement le nombre d'animaux. Par exemple, depuis l'acquisition des simulateurs, le nombre de cochons utilisés pour la formation a été réduit de 71%. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 cochon pour 3 étudiants pour la chirurgie en générale, et 1 rat/séance/étudiant pour la microchirurgie. Nous formons 2000 à 3000 personnes par an mais seulement 20% réalisent des gestes sur animal.

Raffinement

Les différentes espèces sont hébergées en groupe et avec un enrichissement adapté : pour les rats : tunnels et buchettes, pour les cochons : balles et mordillos. Nous avons mis en place des points limites suffisamment prédictifs afin déviter toute souffrance de l'animal. Toutes les opérations chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par administration d'un traitement antalgique en continu sans reprise de conscience avant leur euthanasie en fin de séance.

Choix des espèces

Nous travaillons avec des cochons : 3-6 mois pour avoir des animaux entre 30 et 50kg pour une similitude au niveau anatomique, hémodynamique et physiologiques par rapport à l'homme mais aussi avec des rats : 8-11 semaines selon la souche pour avoir des animaux d'environ 350g pour une similitude anatomique des vaisseaux et des nerfs en terme de taille comparable à l'homme (chirurgie de la main, chirurgie maxillo faciale, chirurgie ophtalmologique).

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 4650
Rats : 1550
Souffrances
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▲ 6200
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Devenir
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 6200

Mesurer la puissance paralysante de formulations de toxine botulique, destinées au traitement de la spasticité comme à des usages cosmétiques, occupe ici 4 650 souris et 1 550 rats. Tous vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tous seront tués, par prélèvement intracardiaque, le dernier jour. La toxine est injectée dans le muscle du mollet sous anesthésie, ce qui provoque une paralysie plus ou moins marquée des membres postérieurs, une perte de poids et des difficultés à atteindre la mangeoire, puis chaque animal passe dix à trente tests d'écartement des orteils sur cinq à vingt-cinq jours. Le porteur indique que des cultures de neurones humains ont été proposées comme alternative sans être validées par la communauté scientifique ni par les autorités, et conclut que l'étude ne peut se faire que sur animaux vivants.

Objectifs

Les neurotoxines botuliques (BoNTs) sont utilisées depuis près d’un demi-siècle dans le traitement des troubles liés à une contractilité musculaire excessive. Elles sont classiquement utilisées dans le soulagement des troubles du mouvement tels que la dystonie et la spasticité, ainsi que pour des fins cosmétiques. En plus les formulations dérivées de BoNTs bénéficient à un éventail beaucoup plus large de patients souffrant de vessie hyperactive, de dysfonction érectile, d’arthropathie, de douleurs neuropathiques et de cancer. La recherche de nouvelle formulation de BoNTs est très active en ce moment et il est nécessaire de mettre au point de test in vivo rapides mais précis, pour évaluer l’efficacité de différents types de BoNTs, autant naturels que recombinants. L’objectif de cette étude est de réaliser une évaluation in vivo de l’efficacité de molécules thérapeutiques à base de neurotoxine botulique nouvellement développées ; le protocole expérimental consiste à exécuter le test du score d’abduction des orteils (DAS) chez le rongeur. La puissance d’une préparation de neurotoxine botulique (BoNT) donnée peut être évaluée régulièrement en utilisant le test DAS, qui mesure la réduction de la force musculaire des doigts de la patte après injection de BoNT dans le muscle squelettique de la patte arrière chez les rongeurs. Il est bien connu en littérature que les rats ont des sensibilités différentes aux différentes types de toxines botuliques par rapport à la souris. Selon le type de toxine étudié, il sera donc nécessaire d’utiliser l’espèce animale la plus sensible entre le rat et la souris.

Bénéfices attendus

Les neurotoxines botuliques (BoNTs) sont utilisées dans le traitement des troubles liés à une contractilité musculaire excessive. Ils sont classiquement utilisés dans le soulagement des troubles du mouvement tels que la dystonie et la spasticité, ainsi que pour des fins cosmétiques. En plus les formulations dérivées de BoNTs bénéficient à un éventail beaucoup plus large de patients souffrant de vessie hyperactive, de dysfonction érectile, d’arthropathie, de douleurs neuropathiques et de cancer. La recherche de nouvelle formulation de BoNTs est très active en ce moment et il est nécessaire de mettre au point de test in vivo rapides mais précis, pour évaluer l’efficacité de différents types de BoNTs. Nos études vont participer à la recherche et la mise en place de ces nouvelles formulations de toxine botulique et aider dans le futur les patients atteint de ces troubles.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs test DAS (test du score d’abduction des orteils) entre 10 à 30 tests, sur une durée de 5 à 25 jours. La durée d'un test DAS est de 3 minutes. Les animaux seront soumis également à une seule injection en intra-musculaire de toxine botulique sous anesthésie. La durée de cette intervention est de 10 minutes. Et pour finir les animaux seront soumis à un seul prélèvement en intra-cardiaque, le dernier jour d'expérimentation. La durée de cette intervention est de 15 minutes.

Impact sur les animaux

À la suite de l'injection dans le muscle gastrocnémien, avec la toxine botulique, les animaux vont développer une paralysie des membres inférieures plus ou moins élevées ; les animaux risquent également de présenter une perte de poids, des poils piqués, la présence d'un excédent de porphyrine. Une difficulté à atteindre la mangeoire risque d'être présent, mais pour permettre à l'animal de se nourrir et de boire, une alimentation spécifique sera mise en place.

Devenir

Etant donné la réalisation d'un prélèvement de sang et des muscles, les animaux seront tous mis à mort à la fin de l'intracardiaque.

Remplacement

A ce jour, à cause de la complexité de la structure protéique de la toxine botulique, il n’y a pas de test in silico validés pour effectuer un criblage des effets paralysant des différentes toxines botuliques et de ses dérivés. Afin de tester un grand nombre de dérivés de la toxine botulique, des modèles in vitro alternatif à l’expérimentation animale ont été proposé par le passé, en utilisant des cultures cellulaires de neurones humains. Toutefois ces modèles in vitro ne sont pas encore validés par la communauté scientifique ni par les autorités régulatoires, car ne sont pas capables de prédire exactement les effets des toxines botulique chez l’homme ou l’animal, donc l’étude ne peux se faire que sur animaux vivants.

Réduction

Le nombre d'animaux pour chaque groupe expérimental sera de 6 à 10 animaux, étant donné la variabilité interindividuelle que nous pourrions rencontrer. Le nombre de groupes est déterminé en fonction du nombre des doses à tester pour chaque molécule. Le nombre d'animaux est réduit au minimum nécessaire pour obtenir des données suffisamment robustes et permettant une analyse statistique appropriée. Du point de vue statistique, les groupes expérimentaux (entre 5 à 31 groupes expérimentaux, nombre d'animaux par groupes égal à 6 à 10) seront comparés entre eux en utilisant des tests statistiques appropriés. Pour déterminer le chiffre exact d’animaux par groupe, cela dépendra des premiers résultats des premiers animaux, le chiffre 10 ne sera pas dépassé. Nous utiliserons les tests statistiques les plus appropriés afin d'analyser nos données.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place afin de minimiser la douleur, l'angoisse et la souffrance animale. Les cages sont de type IVC (cage individuelles ventilée pouvant contenir plusieurs animaux par cage) en surpression et sont rangées sur portoirs ventilés. Les animaux seront hébergés 5 ou 6 par cage pour les souris et 2 ou 3 par cage pour les rats, en fonction de leur poids corporel et ainsi permettre aux animaux de pouvoir interagir et entretenir des liens sociaux avec leurs congénères, tout en gardant un espace suffisant. Des morceaux de coton, des igloos, des tunnels et des bâtonnets en bois seront intégrés dans les cages d'hébergement. Après les intra-musculaires, quelques croquettes d'aliment seront placées dans le fond de la cage et de la pâté humide sera également donnée, au cas où les animaux n'arrivent plus à s'alimenter et la taille des tétines des biberons seront ajustées en conséquence. Des tapis chauffants seront utilisés pendant la durée des anesthésies et les réveils des animaux. Les responsables de l'application des procédures, de la manipulation et du bien-être des animaux, sont une technicienne en recherche et développement et un ingénieur, tous deux expérimentés et formés pour reconnaitre tout signes éventuels de stress, douleurs et inconfort. Ils observeront les animaux tous les jours (du lundi au dimanche), pour déceler les mauvais signes cliniques et remplirons quotidiennement une fiche de suivi par animal. La zootechnicienne, en charge de la surveillance et du change des animaux, observeras également les animaux une fois par jour (du lundi au vendredi) et s'assurera que tous les animaux disposent assez d'aliment et d'eau de boisson.

Choix des espèces

Les rongeurs sont utilisés très fréquemment en recherche préclinique pour les études utilisant de la toxine BONT/A, dans le cadre d’amélioration de la contractibilité musculaire. Les paramètres physiologiques et pathologiques liés aux problèmes de contractilité musculaire sont très bien caractérisés chez les rongeurs, ce qui facilite la comparaison des résultats entre différents laboratoires. Les rats et les souris seront utilisés, car ces espèces sont largement utilisées pour ce type d’étude (nombreuses références bibliographiques). D’autres modèles expérimentaux, notamment, le chien, le chat et les primates, posent de nombreux problèmes éthiques et d’infrastructures d’hébergement. Adultes, entre 6 et 12 semaines ; car les adultes possèdent des membres inférieurs plus gros et cela permet une meilleure visualisation de la patte et donc le résultat du DAS est plus optimal. Les animaux adultes sont aussi plus résistants face à la perte de poids et aux différents signes cliniques.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 600
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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 600

Un rat qui cumule hypothermie, prostration et plus de 20 % de perte de poids sur plusieurs jours est tué. 600 rats Sprague-Dawley vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour récupérer tissus et sang. Rendus obèses et diabétiques par un régime hypercalorique servi de la sixième à la trente-deuxième semaine de vie, ils reçoivent des composés une à deux fois par jour, subissent cinq prises de sang précédées chacune de six heures de jeûne, l'implantation d'un cathéter dans la veine fémorale, puis une perfusion continue de 210 minutes appelée clamp. La société qui porte le projet dispose déjà d'une plateforme in vitro pour ce type d'étude, mais affirme que ces modèles ne sont pas un miroir assez fiable de la complexité de l'organisme.

Objectifs

Le diabète a touché 8,5% de personnes de plus de 18 ans dans le monde. 90% des personnes diabétiques sont atteintes de diabète de type 2, forme de diabète associé à l’obésité. Le nombre de personnes diabétiques ne cesse d’augmenter. Le diabète a des conséquences dramatiques sur le fonctionnement de certains organes comme le foie, le système nerveux, les reins ou le cœur et certaines de ces conséquences sont mortelles. Le diabète de type 2 se caractérise par deux phases, la phase de résistance à l’insuline où les niveaux plasmatiques d’insuline sont très élevés pour essayer de contrer l’hyperglycémie puis au fur et à mesure les cellules sécrétant l’insuline se fatiguent, ne sont plus capables de répondre et meurent. On parle alors de phase de dépendance à l’insuline. Plus le diabète de type 2 est traité précocement, moins les conséquences sont dramatiques. Ainsi, il est important de développer des thérapies qui ciblent la phase de résistance à l’insuline. Pour se faire, les animaux rendus obèses par l’ingestion d’un régime gras sur plusieurs semaines constituent le meilleur modèle préclinique pour valider ces thérapies. En effet, l’ingestion d’un régime gras chez la souris ou le rat se traduit par la mise en place d’une résistance à l’insuline. La résistance à l’insuline peut être évaluée de différentes manières : en réalisant des tests de tolérance à l’insuline et au glucose mais la technique la plus précise reste la technique dite "clamp" car elle permet la mesure de la sensibilité à l’insuline au niveau des différents organes et de façon bien précise, en utilisant de la radioactivité. Ainsi, au cours de ce projet, des rats seront rendus obèses puis traités ou non par des molécules et leur résistance à l’insuline sera évaluée par des tests de tolérance puis un "clamp".

Bénéfices attendus

Par cette étude, de nouveaux traitements ciblant la résistance à l’insuline et donc les phases précoces du diabète peuvent être trouvés. Ceci permettra d’éviter les complications induites lors des phases avancées du diabète et d’augmenter les taux de survie des patients.

Procédures

Pour induire des dysfonctions métaboliques chez le rat, un régime hypercalorique sera mis à disposition dans les cages d'hébergement à partir de 6 semaines d'âge et jusqu'à la fin du projet (jusqu’à 32 semaines). Les composés à tester/de référence seront administrés une à deux fois par jour par toutes voies possibles : orale, sous-cutanée et intrapéritonéale sur animal vigile et intraveineuse sur animal anesthésié. L'administration dure environ 1 minute sur animal vigile et 5 minutes sur animal anesthésié. Cinq prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (avant traitement et 2, 4, 6 et 8 semaines après traitement) afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits testés. Un prélèvement de sang se fait sur animal vigile et libre de ses mouvements, il est préalablement habitué à ce geste. La prise de sang dure environ 2 minutes par animal, et nécessite que l'animal ait un jeun de 6h. Un test de tolérance au glucose et un test de tolérance à l’insuline pourront être effectués après 6 semaines de traitement, ces tests durent 120 minutes. La surcharge en glucose ou en insuline pour un animal diabétique induit une difficulté de retour à l’euglycémie. Si l’animal montre des signes de détresse, nous pourrons l’aider à retrouver une glycémie normale en administrant soit du glucose soit de l’insuline. L’implantation d’un cathéter à demeure dans la veine fémorale : la chirurgie est faite sous anesthésie et analgésie, par du personnel formé et l’état des animaux est surveillé de près. Une manipulation de 210 minutes appelée « clamp » est réalisée après 8 semaines de traitement. Pendant toute la durée du clamp, l’animal est à jeun, il est connecté à une perfusion et reçoit de l’insuline et du glucose par voie veineuse de façon continue.

Impact sur les animaux

1 – Un régime hypercalorique sera mis à disposition dans les cages d'hébergement à partir de 6 semaines d'âge et jusqu'à la fin du projet (jusqu’à 32 semaines), cela va induire une obésité et un diabète de type 2. Les animaux se déplacent un peu moins mais ils gardent un bon état général. 2 – Les traitements : le geste de traitement réalisé à répétition génère un stress chronique. Après chaque geste technique, l’état de l’animal sera surveillé. 3 - Pour mesurer les consommations alimentaire et hydrique, les animaux seront hébergés en cage individuelle pendant la durée du traitement, cela est impactant pour les rats qui ont un caractère grégaire. 4 – Les mises à jeun (6h) lors des prélèvements de sang peuvent être une source de stress, notamment pour des animaux diabétiques. 5 –La surcharge en glucose ou en insuline pour un animal diabétique induit une difficulté de retour à l’euglycémie. Si l’animal montre des signes de détresse, nous pourrons l’aider à retrouver une glycémie normale en administrant soit du glucose soit de l’insuline. 6 – La chirurgie (implantation du cathéter fémoral) est faite sous anesthésie et analgésie, par du personnel formé et l’état des animaux est surveillé de près. L’anesthésie et la cicatrisation sont plus difficiles chez un animal diabétique. 7 – Clamp : Pendant toute la durée du clamp, l’animal est à jeun, il est connecté à une perfusion et reçoit de l’insuline et du glucose par voie veineuse de façon continue. Cette manipulation terminale peut être source de stress. 8- Nous mesurerons de nombreuses fois la glycémie par microprélèvement en bout de queue, l'extrémité de la queue sera désinfecté à la vétédine en fin de manipulation. Cependant, du fait du diabète, certains animaux peuvent avoir des complications (queue hypersensible, infection).

Devenir

En fin de projet, tous les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus et de sang, et évaluation de critères d’efficacité des composés (comptage des radioéléments, paramètres métaboliques et de fonction hépatique dans le sang...).

Remplacement

Des projets de cultures ainsi que de co-cultures cellulaires sont de plus en plus développées pour tenter de mimer les différents organes. Ce seront des alternatives à l'utilisation de l'animal, notamment pour les études de screening, de toxicité et d'efficacité sur l’organe cible. D’ailleurs, la société possède aujourd’hui une plateforme in vitro pour y répondre. Cependant, ces modèles ne sont encore suffisamment développés et ne sont pas un miroir suffisamment fiable de ce qu'il se passe dans la complexité de l’organisme. Les dysfonctions métaboliques associées aux complications hépatiques, cardiovasculaires et rénales ne peuvent être envisagées et reproduites que dans un système in vivo pour le moment.

Réduction

Toutes les étapes de la procédure seront réalisées sur le même animal. Des étapes de screening sont réalisées afin d’obtenir des groupes homogènes et les animaux ayant les meilleurs critères permettant d’avoir des données fiables et exploitables en fin d’étude et d’éviter de répéter plusieurs fois la dite étude. Nous effectuerons des tests statistiques, le nombre de données par groupe nécessaire pour être statistiquement robuste et donc pouvoir conclure sur l’effet d’un traitement est de 10 en fin de clamp.

Raffinement

Plusieurs types d'enrichissements seront placés dans les cages hébergeant les animaux : des objets en bois seront systématiquement ajoutés pour permettre aux rats de les mordiller. En effet, le régime gras est assez mou contrairement aux croquettes classiques, donc cet enrichissement est très adapté. La durée de ces projets étant longue, nous alternerons les enrichissements au fil du temps (petits ou gros tunnels, boules ou briquettes en bois, lanières de papier ou morceaux de coton). L'état des animaux sera contrôlé quotidiennement, le poids corporel, la prise alimentaire et la prise hydrique seront mesurés par du personnel compétent afin de s'assurer de leur bien-être. Si un animal présente des signes de stress ou de douleur, il sera pris en charge par l'équipe zootechnique et la structure du bien-être animal. Le bout de la queue des rats sera observé de près car le diabète peut induire des complications au niveau de la cicatrisation. De la vétédine sera appliquée après chaque fin de manipulation. Après la chirurgie, des changements significatifs dans le comportement des rats peuvent être annonciateurs de douleur : une démarche altérée ou une posture recroquevillée ou une déshydratation/perte d’appétit ou les yeux mi-clos ou une absence de selles ou une absence de comportement de toilettage ou à l’inverse un léchage excessif de la zone opérée ou une sécrétion de porphyrine au niveau du nez et des yeux, entraineront un examen clinique poussé par le personnel qui a réalisé la procédure chirurgicale et la SBEA. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre plusieurs des points limites suivants sur plusieurs jours : hypothermie, prostration, perte de poids >20%, ce dernier serait euthanasié. En cas de déshydratation, une injection sous cutanée de soluté de réhydratation est envisagée (5 ou 10mL/kg). En cas d’hypothermie, l’animal peut être placé en armoire chauffante. Les prélèvements de sang effectués en cours d’étude se feront en respectant les volumes préconisés par les règles éthiques. Des mises au point de chirurgie "double cathétérisation" permettant d'éviter les multiples mesures de glycémie à la queue sont en cours de discussions.

Choix des espèces

L’espèce choisie est le rat Sprague-Dawley : Sans régime gras, cette souche de rat possède un poids corporel important et est plus à même à développer une obésité marquée lorsqu’elle est placée sous régime gras. Le rat est une espèce adaptée pour l’étude de la résistance à l’insuline par clamp puisque les données obtenues sont assez homogènes. La chirurgie pour la mise en place du cathéter impacte très peu l'obésité et la résistance à l'insuline. Les animaux sont mis sous régime à partir de 6 ou 8 semaines d’âge afin d'être similaire à la problématique humaine (sédentarité et alimentation hyper énergétique) dès le jeune âge.

  • Production de routine
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
Souris : 336000
Rats : 12600
Souffrances
▲ -
▲ 348600
▲ -
▲ -
Devenir
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 348600

336 000 souris et 12 600 rats, quinze secondes de contention chacun : voilà l'échelle du génotypage par poinçon d'oreille demandé pour cinq ans dans un seul établissement. Ces 348 600 rongeurs, dont certains âgés de dix jours, subissent le prélèvement d'un morceau d'oreille sur animal vigile, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une douleur brève et un risque d'infection du site. Aucun calcul d'effectif n'accompagne la demande, le porteur se fondant sur ses chiffres de production des cinq dernières années. Les animaux restent vivants à l'issue et rejoignent d'autres projets ou les colonies d'élevage, ceux dont le génotype ne convient pas étant tués, en nombre que le porteur ne chiffre pas.

Objectifs

Les animaux transgéniques des élevages de souris génétiquement modifiés doivent être génotypés afin de pouvoir être utilisés dans les projets de recherche préalablement autorisés. L’objectif de ce projet est de décrire le prélèvement nécessaire pour le génotypage, au sein de notre structure. Cette demande couvrira l’élevage de toutes les lignées élevées au sein de notre établissement en dehors des projets de recherche. Les thématiques/domaines de recherche de l’établissement concernent la pathophysiologie des organes, la cancérologie, l’immunologie et le métabolisme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont d’assurer une bonne traçabilité des animaux, connaître leur génotype pour les intégrer dans les projets de recherche validés. Ce projet nous permettra d’identifier génétiquement de façon correcte et efficace les animaux de notre établissement. Cette traçabilité nous aidera à maintenir un élevage raisonné en identifiant génétiquement au plus vite et efficacement les animaux d’intérêt.

Procédures

Tous les animaux issus de nos élevages transgéniques internes seront soumis à un poinçon d’oreille afin d’assurer son identification génétique. Cet acte est effectué sur animal vigile par simple contention manuelle et dure 15 secondes par animal (couplé à l'identification de l'animal - hors champ).

Impact sur les animaux

Tous les animaux seront soumis, vigiles, à une contention pour le prélèvement d’un bout d’oreille (à l’aide d’un poinçon d'oreille). Une légère et brève douleur au moment du prélèvement est envisagée. Le site de prélèvement peut s’infecter. La manipulation des animaux peut induire un stress.

Devenir

Les animaux seront en vie à la fin de la procédure. Les animaux maintenus en vie seront soit inclus dans les projets préalablement autorisés (utilisation continue) soit conservés pour l’entretien des colonies. Les animaux avec un génotype non souhaités seront euthanasiés (nombre non défini avec précision car dépendant des naissances).

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèle non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes artificiels, un système vivant est nécessaire dans de nombreux projets de recherche, car à l’heure actuelle il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs environnementaux rentrant en jeu. Un modèle animal est donc de ce fait totalement indispensable. L’utilisation des animaux ne peut donc pas être remplacée dans ce projet. Nous avons besoin de réaliser cet acte de génotypage in vivo chez la souris et le rat afin de pouvoir utiliser ces animaux. Cette procédure ne peut être conduite qu'in vivo car il n’y a pas d’autres possibilités pour identifier génétiquement un animal au sein d’un établissement.

Réduction

Basé sur les données de production des dernières 5 ans au sein de notre établissement, ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 336.000 souris et 12.600 rats sur 5 ans. Les élevages seront raisonnés afin d’éviter la naissance d’animaux non utilisés dans les projets. Compte-tenu de la nature du projet, il n’y aura pas de calculs de puissance et/ou de tests statistiques appliqués à la présente demande. La biopsie sera couplée à une identification individuel effectué par puçage réalisés lors de la même contention. Il est important de préciser que bien que l'identification soit hors champ d'application, le choix de la méthode revêt une importance dans un contexte de réduction. En effet, nous utilisons des puces électroniques afin de ne pas avoir de redondance dans les numéros et de pouvoir assurer une meilleure traçabilité (2 animaux ne peuvent pas avoir la même numérotation). Ce système évite les risques d’erreur qui pourrait entrainer l’éventuelle euthanasie d’un animal mal identifié. La lecture du numéro est facile, rapide et sans risque d’erreur et ne nécessite pas l’utilisation d’un schéma d’identification qui pourrait éventuellement varier d’une animalerie à l’autre.

Raffinement

Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification, maisonnettes, ou bâtons à ronger, etc). Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Le comportement général des animaux sera suivi. A la moindre anomalie qui est observée un suivi et des conseils sont données par la structure chargée du bien-être animal (SBEA) de manière à assurer une prise en charge rapide et optimale des animaux. Des points limites sont définis et sont respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux notamment en ce qui concerne le nombre de portées par femelle et le temps de reproduction des géniteurs. Le prélèvement tissulaire est réalisé au même moment que l’identification pour limiter le nombre de manipulations des souriceaux. Il est réalisé dans un endroit calme par des personnes compétentes. Si un re-prélevèment est demandé sur un adulte pour une vérification de son génome, sa légitimité sera vérifiée par le personnel de la structure. De plus, le personnel impliqué est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques d’élevage et expérimentation animale. Au sein de notre animalerie, le génotypage était réalisé sur un échantillon de queue, nous avons changé pour un prélèvement d’oreille considéré moins impactant pour l’animal. Actuellement, d’autres techniques sont testées pour un génotypage moins invasif (comme avec les poils), mais les résultats actuels ne nous permettent pas de remplacer la technique éprouvée utilisée en routine.

Choix des espèces

Le choix de la souris et du rat se justifie par des raisons d’ordres scientifiques, pratiques et éthiques: - Notre centre de recherche utilise des rongeurs (souris, rats) ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’animaleries, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. - La souris et le rat sont les animaux de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ces types d’animaux et nous avons acquis une pratique expérimentale sur ces espèces. Les animaux seront utilisés à partir de 10j afin de minimiser l’impact de la procédure.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Rats : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 320
Devenir
 -
 -
 -
 320

Soumis à une ligature d'artère coronaire pour provoquer un infarctus, puis rouverts une semaine plus tard pour qu'un patch soit collé sur leur cœur, 320 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit deux chirurgies thoraciques de trente à quarante minutes sous ventilation mécanique, cinq prises de sang et quatre échographies cardiaques sous anesthésie, réparties sur quatre-vingt-dix jours. Tous sont tués au terme du suivi, pour analyser la cicatrice, les vaisseaux formés et l'intégration du patch. Le porteur annonce une mortalité postopératoire de 30 % après induction de l'infarctus et pose du patch, soit près d'une centaine de rats morts des suites des opérations.

Objectifs

L'ischémie cardiaque, un problème où le cœur manque d'oxygène, est la principale cause de décès dans le monde depuis deux décennies. Ce manque d'oxygène entraîne des dommages au cœur, conduisant à une maladie chronique appelée insuffisance cardiaque. Récemment, des scientifiques et des médecins se sont intéressés à des thérapies alternatives basées sur l'ingénierie tissulaire pour réparer le cœur. Une méthode récente qui a attiré l'attention des chercheurs et des médecins est l'utilisation d'une structure appelée matrice extracellulaire native, obtenue à partir de tissus dépourvus de cellules. Cependant, cela présente des défis tels que le manque de donneurs, le risque d'infection, et des déséquilibres chimiques et physiques qui peuvent affecter les tissus et les cellules. Dans ce contexte, notre équipe de recherche vise à développer un biomatériau imitant les caractéristiques de la matrice extracellulaire cardiaque pour être utilisé comme une sorte de "squelette" actif dans le traitement de l'insuffisance cardiaque. Notre idée est de combiner différents matériaux dans un patch cardiaque unique, avec des propriétés physiques et chimiques contrôlées, ainsi que la matrice extracellulaire naturellement sécrétée contenant les éléments nécessaires à la réparation des tissus. Nous pensons que cette approche fournira un environnement optimal aux cellules cardiaques, favorisant ainsi la réparation du cœur après une ischémie cardiaque. Nous prévoyons de démontrer l'efficacité de ce patch en évaluant la réparation cardiaque chez le rat, en analysant les tissus grâce à des techniques d'imagerie médicale et de mesure morphologique après l'implantation du patch dans un modèle chirurgical simulant l'ischémie cardiaque.

Bénéfices attendus

Aujourd'hui, il n'existe malheureusement aucun traitement curatif pour l'insuffisance cardiaque causée par des lésions chroniques du cœur. Les solutions actuelles se concentrent principalement sur le soulagement des symptômes pour améliorer la qualité de vie des patients. De plus, ces traitements sont souvent associés à des effets indésirables. La transplantation cardiaque reste une option thérapeutique, mais elle est souvent réservée en dernier recours en raison de ses contraintes importantes. Heureusement, des avancées récentes ouvrent la voie à des thérapies alternatives pour traiter la perte de tissu cardiaque, en évitant la formation de cicatrices et le remodelage du cœur. Une approche prometteuse utilise ce qu'on appelle la matrice extracellulaire (MEC) native, obtenue par un processus de décellularisation des tissus. Cette MEC agit comme un matériau biologique pour réparer le cœur, et certains produits basés sur cette technologie sont déjà disponibles sur le marché. Les avantages de la MEC sont nombreux, car elle présente des propriétés physiques favorables et des composés qui régulent le comportement des cellules cardiaques et leur communication. Cependant, l'utilisation de MEC d'origine animale a ses limites, notamment en raison du nombre restreint de donneurs, des risques d'infection et des différences physiques et chimiques qui peuvent affecter la physiologie des tissus et des cellules. Notre projet innovant vise à créer un patch cardiaque qui offre un environnement propice aux cellules cardiaques, permettant ainsi une amélioration de la fonction cardiaque après un épisode d'ischémie. Cette avancée pourrait représenter une percée majeure dans le traitement de l'ischémie cardiaque, offrant de nouvelles perspectives d'amélioration de la santé cardiaque.

Procédures

Des animaux participeront à une étude simulant une crise cardiaque. Tout d'abord, ils seront traités avec des anti-douleurs et placés sous anesthésie et seront ventilés mécaniquement, puis une incision sera pratiquée sur le côté de leur poitrine. En utilisant un fil spécial, une ligature sera placée autour d'une artère importante du cœur pour provoquer une crise cardiaque simulée. Cette procédure durera entre 30 et 40 minutes et sera réalisée sous anesthésie pour le confort des animaux. Une semaine plus tard, ces mêmes animaux recevront un traitement sous forme d'un patch cardiaque. Encore une fois, ils seront ils seront traités avec des anti-douleurs et placés sous anesthésie et respiration assistée, puis une petite incision sera faite au niveau de la poitrine (sternum) pour exposer la zone du cœur touchée. Le patch sera fixé à cette zone à l'aide d'une colle médicale. Cette intervention durera également entre 30 et 40 minutes et sera réalisée sous anesthésie. Pour évaluer l'efficacité des traitements, des prises de sang seront effectuées aux jours 1, 7, 30, 60 et 90 pour examiner les changements dans leur santé (durée de l'intervention: 5 minutes). Des images du cœur seront également prises aux jours 5, 30, 60 et 90 à l'aide d'une échographie cardiaque, le tout sous anesthésie (durée de l'intervention: 10 minutes). À la fin de l’étude, une perfusion sera réalisée sous anesthésie, sans que les animaux se réveillent, pour évaluer le fonctionnement du cœur. Ces évaluations permettront de suivre la récupération du cœur après les différentes interventions.

Impact sur les animaux

Induction de l'ischémie cardiaque, une procédure simulant une crise cardiaque, sera réalisée en pratiquant une incision sur le côté gauche de la poitrine et en ligaturant une artère importante du cœur. Les animaux ressentiront une douleur post-opératoire modérée. Des prélèvements sanguins seront effectués aux jours 1, 7, 30, 60 et 90, avec une douleur modérée. L'implantation du patch cardiaque, réalisée par une incision sur le thorax, peut entraîner une douleur post-opératoire. La mortalité post-opératoire après induction de l'ischémie cardiaque et implantation du patch cardiaque est de 30 %. Les animaux peuvent ressentir du stress en raison des anesthésies répétées. Il y a également un risque d'infection au niveau des sutures et un risque de cicatrisation déficiente.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés après 7, 30, 60 ou 90 jours suivant l'implantation du patch. Cette mesure sera prise dans le but d'analyser les tissus du cœur, en évaluant des aspects tels que la présence de cicatrices, le nombre de cellules, leur multiplication, l'intégration du patch, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et les changements dans la matrice extracellulaire. Ces informations nous aideront à mieux comprendre l'efficacité du traitement et son impact sur la récupération du cœur.

Remplacement

Actuellement, il n'est pas possible de reproduire avec précision l'action des patchs cardiaques dans un tissu cardiaque en laboratoire ou par simulation informatique. Il n'existe pas de modèle fiable, que ce soit in vitro (dans une boîte de culture) ou in silico (simulation numérique), pour imiter une crise cardiaque. De nombreuses études scientifiques se basent sur des modèles expérimentaux d'ischémie cardiaque chez le rat, ce qui permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie chez l'homme. Pour étudier les changements au niveau cellulaire, des analyses des tissus sont nécessaires, impliquant malheureusement l'euthanasie des animaux. Cependant, au cours des deux dernières années, des expériences ont été menées in silico (modélisation 3D) et in vitro (culture de cellules cardiaques) au sein de notre unité. Ces travaux ont permis de réduire le nombre de biomatériaux à tester in vivo (dans des organismes vivants) et d'établir un processus de fabrication robuste des patchs cardiaques. Ces avancées sont essentielles pour mieux comprendre et traiter les problèmes cardiaques dans le futur.

Réduction

Nous utilisons des méthodes d'imagerie non invasives, comme l'échocardiographie, qui nous permettent de suivre les changements chez les mêmes animaux au fil du temps. De plus, nous avons effectué des calculs statistiques pour déterminer le nombre optimal d'animaux nécessaires à nos études, visant à obtenir des résultats significatifs sans avoir à utiliser un grand nombre d'animaux. Ces calculs ont été réalisés à l'aide d'un test spécifique, et pour détecter une différence significative entre les groupes d'étude et les groupes témoins. Les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques appropriés pour garantir la fiabilité de nos conclusions.

Raffinement

Nous nous assurons que les conditions de vie des animaux sont optimales. Ils sont placés en petits groupes de trois dans des cages et nous enrichissons leur environnement. Nous respectons également leur rythme jour-nuit et leur accordons le temps nécessaire pour s'acclimater avant toute procédure. Nous avons mis en place des normes strictes pour garantir le bien-être des animaux. Nous utilisons des techniques d'imagerie non invasives, comme l'échocardiographie, et nous recourons à l'anesthésie et à des analgésiques pour toutes les procédures afin de minimiser tout inconfort. Les animaux seront surveillés quotidiennement, avec un suivi clinique réalisé chaque jour pendant la première semaine, puis deux fois par semaine par la suite. Cette surveillance sera effectuée en se basant sur une grille spécifique permettant d'identifier précocement les signes de douleur. En fonction de l'état des animaux, des mesures seront prises pour minimiser la douleur au maximum. Cela peut inclure l'application de soins locaux au site opératoire, l'administration d'analgésiques, et dans les cas de souffrance sévère, l'euthanasie sera envisagée pour mettre fin à la douleur.

Choix des espèces

Nous avons choisi avec soin le modèle animal pour nos recherches, en optant pour des rats, une sélection basée sur les publications scientifiques les plus pertinentes dans le domaine. L’implantation de patchs cardiaques et le modèle d’ischémie cardiaque chez le rat ont été décrites dans de nombreuses publications internationales de prestige. Les dimensions du cœur du rat permettent l’induction de l’ischémie, l'implantation du patch et l'analyse en imagerie. Les rats seront utilisés à un stade adulte car la population humaine présentant des ischémies cardiaques est relativement âgée. Les animaux seront utilisés à 9 semaines de vie ce qui correspond à un stade adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 600
Rats : 600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1200
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Une administration unique de bléomycine dans les poumons déclenche une fibrose pulmonaire, puis les candidats médicaments sont administrés aux animaux ainsi rendus malades. 600 souris et 600 rats vont être utilisés de cette façon, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils passent jusqu'à quatre heures d'affilée dans un caisson de mesure respiratoire sans accès à l'eau ni à la nourriture, jusqu'à trois fois par semaine pendant trois semaines, et peuvent être saignés une fois par jour sur la même période. Le porteur ramène les effets attendus à un "mal-être" lié à l'insuffisance respiratoire et à un "stress mineur de courte durée", pour des procédures qu'il classe lui-même en sévère.

Objectifs

La fibrose pulmonaire est une maladie chronique qui affecte les poumons. Elle se caractérise par une inflammation et une transformation du tissu pulmonaire sain et distensible, en tissu fibreux et cicatriciel. Cette rigidification du tissu pulmonaire provoque une diminution de la capacité des poumons à fonctionner correctement, qui se manifeste chez les patients par un essoufflement, une toux sèche, une fatigue importante et une perte de poids. Il n'existe actuellement pas de traitement pour soigner cette maladie. Après avoir constaté chez l'homme l'apparition d'une fibrose pulmonaire suite à l'administration de bléomycine (agent anti-cancéreux), un modèle animal a été développé pour étudier le processus de développement d'une fibrose pulmonaire et tester l'efficacité de nouveaux médicaments. Ce projet consiste donc à évaluer l'efficacité de nouveaux candidats médicaments sur l'établissement d'une inflammation et/ou d'une fibrose pulmonaire suite à l'administration de bléomycine chez le rat ou la souris. Pour cela, au cours de chaque étude, les animaux seront exposés une fois à de la bléomycine au niveau de leurs poumons. Ces mêmes animaux seront traités par un placebo ou par le candidat médicament. Une observation très régulière des animaux sera réalisée pendant toute la durée de l'étude. Les paramètres respiratoires pourront être mesurés à plusieurs reprise grâce à la technique appelée "pléthysmographie". Une à 3 semaines après l'administration de bléomycine, les animaux seront euthanasiés et des prélèvements seront effectués (poumons ...).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont le développement de nouveaux médicaments pour traiter la fibrose pulmonaire et la découverte des mécanismes d'action impliqués dans le développement de cette maladie encore mal connue.

Procédures

Une administration unique de bléomycine sera effectuée par voie intranasale (animaux conscients ou anesthésiés pendant 15-30min) ou par voie intratrachéale (5-10min d'anesthésie). L'administration intratrachéale sera faite par les voies naturelles (= pas de trachéotomie). Les candidats médicaments seront administrés aux animaux vigiles par différentes voies, avec 1 à 3 minutes par administration. Dans certains cas, les animaux seront placés quelques heures (maximum 4h car non accès à l'eau et la nourriture) dans des enceintes spécifiques permettant de mesurer leurs paramètres respiratoires (="pléthysmographe") à raison de maximum 3 fois par semaine pendant la durée de l'étude (maximum 3 semaines). Si des prélèvements de sang doivent être réalisés en cours d'étude, ils seront effectués sur animal vigile ou sous anesthésie gazeuse (environ 2min par prélèvement, maximum une fois par jour pendant 3 semaines) et en respectant un volume maximale de prélèvement dans la limite des volumes autorisés. En cas de prélèvement sanguin terminal, il se déroulera sous anesthésie (durée entre 4 et 6 minutes).

Impact sur les animaux

L'effet indésirable principal attendu est un mal-être provoqué par l'inflammation pulmonaire et l'insuffisance respiratoire entrainant une perte de poids et un comportement apathique. Lors de certaines administrations nécessitant une aiguille, les animaux pourront aussi subir une douleur équivalente à la piqûre d'une aiguille. De plus, la manipulation des animaux vigiles pour induire l'anesthésie et administrer les composés à tester peuvent engendrer un stress mineur de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure suite aux prélèvements d'organes terminaux et à cause des effets indésirables induits par la bléomycine chez les animaux.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rat ou la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur la fibrose pulmonaire. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Avant toutes administrations à l'Homme, l'étude sur corps entier constitue un passage obligatoire pour l'évaluation de l'efficacité d'un candidat médicament.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Compte tenu de la variabilité du modèle, le nombre d’animaux minimal et suffisant pour réaliser une analyse statistique est estimé à 10 par groupe (6 groupes par étude, et 2 études par an et par espèce).

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un hébergement en groupe, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux et des signes cliniques (avec une grille de scoring). Egalement, les animaux auront accès à un complément alimentaire par un gel nutritif et hydratant, une semaine après induction de la fibrose.

Choix des espèces

Le rat et la souris font parties des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour les modèles animaux de la recherche biomédicale. En effet, les rongeurs et l'Homme partagent de nombreuses similarités anatomiques, physiologiques et génétiques (environ 90% de gènes en communs). De plus, les rats et les souris sont des animaux de petite taille, facile d'entretien, avec des cycles réproductif et de vie courts. Par conséquent, ces deux espèces sont les plus couramment utilisées dans la recherche médicale et notamment, dans les modèles de fibrose pulmonaire. Ce projet sera réalisé sur des animaux mâles adultes. En effet, la fibrose pulmonaire touche principalement les adultes chez l'Homme. Ce projet n'a donc pas pour objectif d'étudier les effets du produit sur l'animal à d'autres stades de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 125
Rats : 250
Cochons d'Inde : 125
Souffrances
▲ 100
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

Tués pour qu'on leur retire l'estomac, l'iléon, le côlon et le foie, 250 rats, 125 souris et 125 cobayes vont être utilisés, 100 d'entre eux sous anesthésie sans réveil et 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La procédure tient en deux gestes : un jeûne de moins de vingt-quatre heures sur grille, puis une anesthésie de moins de trente minutes suivie de la mise à mort. Le porteur décrit ces prélèvements comme une alternative à l'utilisation d'animaux vivants qui réduit le nombre d'animaux non-humains utilisés en recherche, alors que le projet consiste à en tuer 500 pour la produire. Les cellules et fragments d'organes obtenus alimenteront des études in vitro sur la physiologie digestive et des tests de candidats médicaments, chaque animal fournissant du matériel pour plusieurs conditions expérimentales.

Objectifs

Le projet vise à étudier la physiologie et la physiopathologie gastro-intestinal in vitro et ex vivo en isolant des cellules ou du tissu du tractus gastrointestinal chez le rongeur ou le cobaye. L'isolement des cellules gastriques ou l’utilisation d’organes isolés sont des techniques utiles dans le domaine de la recherche biomédicale pour explorer la physiologie et la pathologie du système gastrointestinal, ainsi que pour développer et tester de nouvelles thérapies médicamenteuses. Ces modèles cellulaires primaires et d’organes isolés permettent d'étudier les fonctions normales des cellules, telles que la sécrétion acide, la sécrétion de mucus, et d'autres processus liés à la digestion. Les études in vitro et ex vivo contribuent à la compréhension des mécanismes sous-jacents à des maladies gastrointestinales telles que les ulcères gastriques ou des troubles de la mobilité intestinale ou d’inflammation et évaluer les effets de médicaments potentiels sur la fonction gastrique. L’évaluation in vitro et ex vivo permet de se concentrer sur des mécanismes de signalisation spécifiques, ce qui peut fournir des informations importantes sur la régulation des processus cellulaires tout en réduisant le nombre d’animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Les modèles cellulaires primaires et ex vivo avec des parties d’organes restent nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter certains troubles gastriques pouvant être induits par exemple par une flore bactérienne délétères. De plus, ils permettent de réduire le nombre d'animaux utilisés en recherche et la sévérité des procédures qui leurs sont appliquées.

Procédures

Les animaux nécessitant une mise à jeun de moins de 24 heures seront hébergés sur grille. Les animaux prélevés seront préalablement placés sous anesthésie et analgésie (1 fois, moins de 30 minutes) avant euthanasie.

Impact sur les animaux

La mise à jeun de moins de 24 heures ainsi que la mise sur grille au lieu de litière sont les deux stress qui affecteront les animaux lors de cette procédure.

Devenir

La procédure nécessite de prélever différentes pièces anatomiques du système digestif (estomac, iléon, colon, foie …) des animaux en terminal , ne permettant pas leur maintien en vie.

Remplacement

L’utilisation de cellules primaires normales issues d’un contexte physiologiques ou des organes isolés peuvent permettre d’évaluer des modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques, ces modifications étant nécessaires pour les études d’efficacité de candidats médicaments. Ce modèle représente une alternative à l'utilisation d'animaux vivants (les études seront réalisées sur des cellules ou des tissus). Cependant, l'utilisation d'animaux est nécessaire pour collecter les cellules.

Réduction

Les cellules isolées pouvant être amplifiées, c’est-à-dire multipliées, ainsi un nombre limité d’animaux (avec un maximum de 10 et en moyenne 5 animaux par procédure) sera utilisé, et ces cellules pourront servir dans plusieurs études. Les tissus qui serviront pour tester différentes conditions expérimentales seront collectés à partir d'un même animal limitant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Ce projet dans son ensemble participe donc à la réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Le programme d’euthanasie (anesthésie et analgésie) est défini en accord avec un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet au niveau d l’hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères.... à l’exception de la phase de mise à jeun où un enrichissement plus limité sera fourni sous la forme de jouets et de la présence de congénères.

Choix des espèces

La physiopathologie gastrointestinal présente des processus complexes impliquant une série de types et de mécanisme de signalisation cellulaire entrainant une prolifération cellulaire et une inflammation. Aujourd’hui encore, les rongeurs et cobaye demeurent essentiel à étudier ces processus et à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. De plus, le choix des espèces est basé sur la bibliographie scientifique, les modèles expérimentaux sont largement décrits chez le rat, la souris et le cobaye. Nous utiliserons principalement des animaux sevrés, âge variant entre 3 semaines et 12 mois, conformément aux données historiques, à la bibliographie scientifique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Rats : 208
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 288
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

Des souris nude dépourvues de système immunitaire et des rats ZDF porteurs d'une mutation qui les rend diabétiques dès le plus jeune âge : le projet repose sur des animaux construits pour être malades. 80 souris et 208 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souris reçoivent des hydrogels implantés sous la peau, les rats subissent une craniotomie de trente minutes avec pose d'un implant osseux, et une partie d'entre eux une thoracotomie terminale que le porteur qualifie lui-même de geste douloureux. Tous sont tués pour retirer les implants et prélever les calvarias, afin de mesurer la formation osseuse et la vascularisation autour du matériau.

Objectifs

Le diabète de type 2 (DT2) est un problème de santé publique. On compte 537 millions de personnes diabétiques dans le monde et environ 4 millions en France. Outre plusieurs complications cliniques, les patients atteints de DT2 présentent une fragilité osseuse avec un risque accru d’ostéoporose, de fracture osseuse et d'altération de la réparation osseuse. Parallèlement à l'augmentation de la prévalence du DT2, on observe une augmentation du nombre de patients atteints de DT2 nécessitant et subissant des interventions chirurgicales orthopédiques/orofaciales, avec un taux élevé de complications et une augmentation inévitable de la charge et des coûts socio-économiques. À ce jour, la réparation osseuse dans l'environnement compromis du DT2 reste très difficile, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour développer des stratégies efficaces, y compris des thérapies cellulaires. Les cellules stromales mésenchymateuses issues de la moelle osseuse par leur capacité à s’auto-renouveler et à se différencier à des cellules qui forment l’os (ostéoblastes) et /ou par des facteurs qu’ils secrètent (sécrétome et vésicules extracellulaires) et qui stimulent la formation des vaisseaux sont proposées pour réparer des défauts osseux. Cependant, le diabète caractérisé par un taux élevé de glucose dans le sang, perturbe la fonction de ces cellules et la réparation de l’os. L’utilisation de ces cellules pour réparer et l’intérêt de leur produit de sécrétions dans la réparation de l’os diabétique restent peu étudiés. L’objectif du projet répond au besoin scientifique et clinique de mieux connaitre et optimiser la réparation de l’os diabétique. Il vise à évaluer la capacité à former l’os (potentiel ostéoformateur) et des vaisseaux sanguins (potentiel angiogénique) du sécrétome et des vésicules extracellulaires de cellules stromales mésenchymateuses dans le but d’améliorer la réparation osseuse chez le rat diabétique. L'hypothèse sous-jacente au projet de recherche proposé est que cela constitue une alternative de choix à la thérapie cellulaire pour réparer l’os diabétique.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la recherche en biothérapie. Il permettra de mieux comprendre les mécanismes de réparation osseuse chez le diabétique de type 2. Par ailleurs, il fournira des informations sur l’effet bénéfique ou pas du sécrétome et des vésicules extracellulaires comparé à celui des cellules stromales mésenchymateuses dans la réparation de l’os diabétique. A long terme un tel projet permettra de mettre sur pieds des stratégies thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des patients diabétiques qui présentent des accidents du squelette avec une perte osseuse importante ou nécessitant la pose d’implants.

Procédures

Pour les souris: 1-Implantation sous cutanées (72 + 8 souris de marges) d'hydrogels ( 1X ; durée ~30 min) 2- Imagerie (24 + 8 souris de marges) micro-scanner in vivo (4X; durée 15 min) Pour les rats : 1- craniotomies avec implantation d’un hydrogel ostéoinducteur (168 rats ZDF + 10 rats ZDF imprévus et 24 rats ZL + 6 rats ZL imprévus) (1X, durée 30 min) ; 2- Imagerie (56 rats ZDF + 5 rats ZDF imprévus et 8 rats ZL + 3 rats ZL imprévus) micro-scanner in vivo (5X; durée 15 min) ; 3- Infiltration du réseau vasculaire (56 rats ZDF + 5 rats ZDF imprévus et 8 rats ZL + 3 rats ZL imprévus) par un agent radio-opaque (1X; durée 30 min)

Impact sur les animaux

L’implantation sous cutanée chez les souris nudes peut entrainer des effets indésirables tels que : douleur, hémorragie, stress, oedème. La chirurgie sur calvaria de rat peut également entrainer un comportement anormal causé par une hypertension intracrânienne. Ces effets indésirables seront potentiellement observés en per-opératoire et post-opératoire immédiat (jusqu’à 3 jours). Une complication éventuelle est l’infection cutanée, susceptible d’entrainer de la douleur et de la souffrance chez les animaux. Elle constitue un point limite de l’étude car pouvant être l’origine de faux positifs (un des critères d’étude étant l’inflammation locale). L’anesthésie chez les souris et les rats, nécessaire à l’imagerie non invasive en microscanner va également entrainer du stress au moment de la perte de conscience, mais n’entrainent aucune séquelle après le réveil.

Devenir

Les souris seront toutes mises à mort et les explants retirés pour évaluer la réponse tissulaire (formation osseuse, inflammation et angiogenèse) en site sous cutané (ectopique) afin d’identifier les conditions pertinentes à tester en site osseux (orthotopique). Les rats seront tous mis à morts aux temps terminaux et les calvarias seront prélevées pour l’étude de la formation osseuse, de la vascularisation et de l’inflammation au niveau des défauts osseux. Justification de la mise à mort : prélèvement des implants pour évaluer la réponse tissulaire et la formation de l’os autour de ces implants.

Remplacement

La cicatrisation osseuse est un processus séquentiel, orchestré et complexe impliquant l’interaction de nombreuses populations cellulaires différentes : cellules osseuses, cellules vasculaires, cellules du système immunitaire et cellules des tissus environnant tels que le périoste ou le tissu musculaire. Les modèles in silico actuels ne peuvent pas reproduire cette complexité cellulaire et moléculaire, d’autant plus que tous les processus intervenants dans la réparation osseuse ne sont pas encore connus. Les modèles in vitro (organoïde, co-culture) permettent de reproduire certaines des interactions matrice-cellules ou cellules-cellules, mais n’incluent que 2 ou 3 interactions (ostéoblastes/macrophages ostéoblastes/ cellules endothéliales par exemple). Les modèles ex vivo (explants osseux) sont les plus proches de la situation physiologique et permettent d’étudier la physiologie osseuse sur quelques jours. Cependant ces modèles sont dénués de système vasculaire. Or, la formation d’un hématome au tout début de la cicatrisation osseuse joue un rôle essentiel dans celle-ci. Pour toutes ses raisons les alternatives non animales actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier l’apport de cellules souches et le sécrétome dans la cicatrisation osseuse et il est nécessaire d’avoir recours à un modèle in vivo.

Réduction

Compte tenu des écarts constatés pour les différents paramètres de la réparation osseuse étudiés par notre équipe, le nombre minimum d'animaux nécessaire afin d'avoir des résultats valident en respectant le principe de réduction des 3 R est de 6 animaux /groupe /temps / type d’analyse. Pour tenir compte des éventuelles pertes lors des procédures ce chiffre est porté à 8 animaux/groupe /temps/ type d’analyse. Pour étudier le potentiel à former des vaisseaux sanguins et de l’os en sous cutané, quatre implants seront posés par animal afin de réduire le nombre total de souris nécessaire pour obtenir des groupes de 8 par condition. Par ailleurs, l’inflammation et l’angiogenèse seront étudiés sur les mêmes animaux, permettant de réduire leur nombre et de maximiser la contribution de celles-ci. Dans la même visée de réduction du nombre d’animaux, seules les conditions pertinentes (meilleur potentiel ostéoinducteur et faible inflammation) seront testées pour les procédures chez le rat. De plus, l’os de calvaria prélevé lors de la chirurgie à J0 sera utilisé comme contrôle T0. Par ailleurs, la réparation osseuse et la vascularisation seront étudiées par différentes techniques (biologiques, imagerie multimodale) au sein du même animal, permettant de maximiser la contribution scientifique de l'animal mis à mort.

Raffinement

Une période d’acclimatation et de désensibilisation de 7 jours sera accordée aux animaux avant leur entrée dans les protocoles expérimentaux. Au cours des chirurgies (avec champs et instruments stériles) un gel oculaire sera appliqué dans les yeux des animaux pour éviter leur dessèchement. Ils seront placés sur tapis chauffant pour limiter les pertes thermiques. Pour les implantations sous-cutanées, une analgésie préventive sera mise en place par injection sous cutanée (SC) 20 minutes avant la chirurgie. Les animaux seront ensuite anesthésiés par injection intra-péritonéale (IP) puis le dos sera rasé et désinfecté avec une solution antiseptique à large spectre. Une analgésie post-opératoire se fera par injection SC pendant 2 à 3 jours après l’opération. Pour les implantations intra-osseuses, une analgésie pré- et post-opératoire se fera par une injection SC ainsi qu’une antibiothérapie préventive. Après chirurgie, les animaux seront hébergés, seuls en cage jusqu’au lendemain matin dans une pièce dédiée avec température ambiante à 26° puis remis en conditions standards d’hébergement. Pour l’imagerie micro-scanner in vivo, les souris et les rats seront anesthésiés par voie gazeuse et seront surveillés jusqu’à leur réveil. À la suite des procédures chirurgicales, les expérimentateurs observeront les animaux deux fois par jour les 3 premiers jours post-opératoires puis deux fois par semaine jusqu’aux points terminaux. Des critères définis et scorés au préalable sur le comportement, l’aspect général et les signes cliniques spécifiques à la procédure permettront d'objectiver la douleur ou la gêne de l’animal. Les mesures retenues pour les atténuer et/ou les supprimer seront appliquées si nécessaire. Une observation quotidienne des animaux sera effectuée par les zootechniciens. Pour un groupe d’animaux, l’injection d’un agent de contraste intracardiaque en point terminal nécessitera une thoracotomie qui est un geste douloureux. En conséquence, les rats recevront une prémédication analgésique par injection SC avant anesthésie par voie gazeuse jusqu’à immobilité totale de l’animal puis une IP d’un anesthésique générale couplé à un analgésique.

Choix des espèces

La souris nude nRI de 9 semaines sera utilisée pour l’évaluation en dehors d’un site osseux du potentiel des cellules souches mésenchymateuses et de leurs produits de secrétions à induire la formation des vaisseaux sanguins et de l’os. Possédant un système immunitaire déficient, la souris nude est la candidate de choix pour apprécier les mécanismes d’intégration d’implant sans crainte d’une réaction de rejet immunitaire. Nous étudions le diabète de type 2 (incidence élevée chez l’Homme) pour lequel les modèles animaux proposés ne présentent pas de surmortalité, et ne requièrent pas de soins spécifiques. Afin de garantir l’homogénéité et la reproductibilité, nous avons opté pour un diabète d’origine génétique à savoir le rat ZDF (Leptr -/-) de 24 semaines, car ce modèle de diabète mime fidèlement le diabète de type 2 comme chez l’humain, depuis son mode d’installation jusqu’aux complications associées incluant les complications osseuses. De plus, nos études précédentes sur le même modèle animal ont montré qu’ils pouvaient vivre en animalerie jusqu’à un âge avancé sans nécessiter des soins particuliers et qu’ils supportaient relativement bien les procédures du protocole. Les rats Zucker LEAN (ZL) de 24 semaines ne présentent pas de mutation Leptr -/- et ne développent pas spontanément de diabète ils sont des contrôles de choix.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 70
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ -
Devenir
 -
 -
 70
 -

Un score de grimaces faciales décide de la mise à mort des rats dont la douleur dépasse le seuil fixé. 70 rats, moitié mâles moitié femelles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le porteur prévoit de les proposer ensuite à la réutilisation par d'autres équipes. Chacun reçoit sous anesthésie une injection de carraghénine dans le coussinet d'une patte arrière, qui déclenche un œdème douloureux culminant trois à cinq heures plus tard, puis subit neuf séances de contention pour mesurer le gonflement au pied à coulisse et au pléthysmographe. Le projet sert un fabricant qui a modifié la formulation de sa crème antihistaminique pour en réduire le coût et cherche à convaincre l'Agence du médicament de maintenir l'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Les crèmes anti histaminiques sont indiquées spécifiquement pour le traitement local des démangeaisons, notamment les piqûres d'insectes. Dans le cadre d'une évolution commerciale, un fabricant a modifié la formulation de sa crème et souhaite réaliser une étude pour la valider directement auprès de l’Agence du médicament sans refaire une demande d’autorisation de mise sur le marché complète (le principe actif étant le même). L'objectif est d’obtenir des preuves d’efficacité du produit nouvellement formulé et ainsi pouvoir convaincre les autorités de santé de maintenir la commercialisation du produit et demander une modification d'autorisation de mise sur le marché chez l'Homme. Le projet vise à comparer l'efficacité de la nouvelle formulation de cette crème avec celle de l'ancienne. Cette évaluation sera effectuée dans un modèle d'inflammation de la patte chez le rat, induisant un œdème, une rougeur et une démangeaison. Les critères d'évaluation incluent le développement de l'œdème au niveau de la patte, la présence de rougeur, ainsi que le comportement de l'animal (grattage, morsure, signes de douleur) qui ne peut être remplacer par d’autres études in vitro. Ce projet nécessitera l’utilisation de 70 rats, 50%-50% de mâles et de femelles.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à pouvoir maintenir la commercialisation d’une crème anti histaminique. En effet, l’ancienne formulation ne pourra perdurer du fait des couts élevés de ces composés et des difficultés associées d’approvisionnement. Le bénéfice de la validation d’une nouvelle formulation à laquelle participe cette étude est important. Ce bénéfice est de pouvoir maintenir un accès aux soins par un produit de nouveau manufacturable (sans limite d’approvisionnement) et moins onéreux dans sa nouvelle formulation. Cela passe par la diminution du tarif du produit pour le patient et un meilleur approvisionnement vis-à-vis des composants du produit. Au final, le médicament sera plus accessible aux populations précaires en particulier dans les pays en développement (ex : Afrique) dans lesquels ce produit est justement fortement utilisé au vue d’une susceptibilité accrue aux piqures d’insecte. Le second bénéfice est le maintien d’un traitement peu onéreux pour améliorer le confort des patients ne pouvant se procurer un soin plus couteux (corticoïdes par exemple qui engendreraient des problèmes sanitaires et effets secondaires).

Procédures

Les animaux (n=70) seront soumis à une injection sous cutanée de carraghénine dans une patte arrière, suivie d’une application de crème ou injection intrapéritonéale de solution injectable sur le site d’intérêt, le tout sous anesthésie générale. La durée de cette intervention sera de 10 minutes environ. Pour chaque mesure de l’œdème et prise de photographie de la patte (i.e. T0, T0+, T1h, T2h, T3h, T4h, T5h, T6h et T24h), chaque animal sera maintenu en contention le temps de la mesure du volume de l’œdème à l’aide du pied à coulisse et du pléthysmographe et la photo, soit environ 5 minutes par temps de mesure (soit 9 fois).

Impact sur les animaux

L’induction d’une inflammation dans la patte arrière par injection de carraghénine entraîne une inflammation, des rougeurs et un œdème, pouvant être douloureux et induire un stress à l’animal. L’œdème induit par la carraghénine se développe en 2 phases ; la première 30 min après injection, la seconde commence à la fin de la première heure et dure jusqu’à 3h après injection. Le pic de l’œdème est entre 3 et 5 heures après injection. Les traitements pharmacologiques sont administrés en une seule application, juste après l’injection de carraghénine, par application locale de la crème sur la zone d’intérêt ou par injection intrapéritonéale.

Devenir

A la fin de la procédure (T24h après injection), les animaux feront l’objet d’une analyse clinique, seront immédiatement traités par analgésiques jusqu’à rétablissement total de leur état de santé et seront proposés à la réutilisation pour les expériences d’autres utilisateurs. Aux vues de ce qui est décrit dans la littérature pour ce modèle, l’ensemble des animaux seront sortis de l’étude en ayant pleinement recouvert leur état de bien-être et seront disponibles pour la réutilisation. Néanmoins, au cours de la procédure, si des signes de souffrance de l’animal apparaissent et si les points limites sont atteints, celui-ci sera mis à mort. Le niveau le plus élevé de sévérité sera considéré pour ces animaux (sur le score de comportement). Les mesures cinétiques de la taille et du volume de l’œdème s’arrêteront au moment du sacrifice mais les données précédentes seront intégrées aux résultats.

Remplacement

Le présent projet ne peut pas être réalisé en remplaçant l’animal par des méthodes alternatives (comme des cellules) puisqu’il s’agit ici de tester l’efficacité symptomatique d’un traitement pharmacologique par le biais de l’observation du comportement animal, du développement d’un œdème et d’un changement de couleur de peau en réponse à l’induction d’une inflammation. Aucun modèle cellulaire ne peut le remplacer. Une réflexion sur une étude de diffusion de la nouvelle formulation a été réalisée mais ne pourra pas suffire à elle seule à convaincre les autorités de santé. Aussi l’objectif visant à évaluer l’effet anti-démangeaison du produit par modification du comportement des animaux ne peut pas se faire par ces modèles alternatifs, or c’est le mode d’action principal du produit et l’objectif principal.

Réduction

Un petit nombre d’animaux seront d’abord utilisés pour mettre au point et vérifier les protocoles : qualité/efficacité de la molécule inflammatoire, volumes de crème applicable, prise en main des dispositifs de mesure de volume, réaction des animaux. Selon les résultats obtenus, l’étude pourra s’arrêter à cette étape. Si l’étude se poursuit, le modèle et la formulation actuellement commercialisée seront validés en première intention. Si, et seulement si, les résultats sont concordants avec les connaissances actuelles la nouvelle formulation et son efficacité seront mesurés. S’assurer de l’efficacité de la nouvelle formulation lors de cette étude permet de s’affranchir d’une nouvelle demande d’autorisation de mise sur le marché chez l’Homme, nécessitant un nombre beaucoup plus important d’animaux.

Raffinement

Pendant la période de stabulation, les animaux seront hébergés en groupes (2/cage), dans un environnement enrichi et leur bien-être sera vérifié quotidiennement. Pendant le protocole expérimental, les rats seront toujours répartis 2 par cage, leur litière sera remplacée par de la litière douce non abrasive, et seront identifiés pour les besoins de l’expérimentation par une marque au feutre sur la queue différente entre les 2 animaux d’une même cage au moment de la procédure (soit pendant 24h). L’induction de l’inflammation dans les coussinets de la patte et l’application locale de la crème ou l’injection de la molécule seront réalisées sur animaux anesthésiés afin de limiter la douleur et le stress. Aussi, durant toute la durée de la procédure, à savoir 24h, une surveillance accrue sera réalisée pendant les 6 premières heures après induction de l’inflammation, intervalle le plus critique dans ce modèle, avec la présence permanente d’une personne les observant. L’apparition de signes de douleur et l’atteinte des points limites (score de comportement et de grimaces faciales) seront particulièrement surveillés. Les critères d’arrêt et la décision d’exclure un animal d’une procédure sera prise par le responsable du projet en quelques minutes puisqu’il sera présent lors de l’expérimentation. Le modèle utilisé peut paraitre douloureux vis-à-vis de la zone d’injection mais une autre partie du corps n’est pas envisageable pour mesurer précisément la taille de l’œdème par des mesures de volumes d’eau déplacés (rendu possible ici en plongeant la patte dans un pléthysmographe). Finalement, si nous ne mesurons pas le volume, nous perdrions en précision de mesure et donc en puissance statistique.

Choix des espèces

La majeure partie des études expérimentales utilisant un modèle d’inflammation à la carraghénine pour tester l’effet de différents traitements pharmacologiques est réalisée chez le rat. En effet, le rat répond très bien à cette procédure expérimentale et développe un œdème inflammatoire quantifiable et dont l’effet des traitements peut être significativement démontré. C’est le modèle de référence dans les publications. L’utilisation du rat, de par sa taille bien plus grosse que la souris, rend l’induction de carraghénine au centre du coussinet de la patte arrière plus facilement reproductible, et la quantification de la taille de l’œdème au pied à coulisse et au pléthysmographe est beaucoup plus précise et fiable. Les animaux seront commandés à l’âge de 8 semaines (env 300g) et utilisés après 1 semaine de stabulation afin d’utiliser des animaux adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 119170
Rats : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 119830
▲ -
Devenir
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 -
 -
 119830

Fournir aux chercheurs des lots d'animaux au génotype vérifié : c'est l'objet déclaré d'un projet qui porte sur 119 170 souris et 660 rats, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit un seul prélèvement, un poinçon dans l'oreille en routine, parfois un morceau de queue entre quatorze et dix-sept jours de vie, très rarement une prise de sang. Le porteur décrit des nuisances "légères et brèves" tout en listant inflammation, œdème, hématome et saignement au point de prélèvement, et l'effectif de 119 830 animaux n'est appuyé par aucun calcul. Une partie part vers d'autres établissements pour y être expérimentée, une autre sert à l'élevage, et les animaux dont le génotype ne convient pas aux croisements ou dont la fécondité baisse sont tués.

Objectifs

Notre établissement héberge dans ces animaleries différentes lignées de souris et de rats génétiquement altérées pour le compte de chercheurs externes au laboratoire. Ce projet a pour objectif de décrire les méthodes de prélèvement d’échantillons biologiques (tissu, sang) pour les contrôles génétique (génotype) d’animaux en élevage. Ces analyses permettent de surveiller et préserver la qualité génétique des modèles élevés dans notre unité afin de fournir aux chercheurs les lots expérimentaux maîtrisés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages avec divers enrichissements. Le prélèvement invasif pour le génotypage est dissocié de l’intervention d’identification. Le génotypage ne sera pas systématique lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons ainsi uniquement les reproducteurs. Le prélèvement sanguin n'est pas utilisé fréquemment pour le génotypage et sera utilisé uniquement pour les protocoles particuliers. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser ces techniques rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal. Par ailleurs, les animaux seront suivis tous les jours et, si lors de la surveillance journalière un animal présente des signes cliniques suite au prélèvement, une grille d’évaluation de signes cliniques sera appliquée par les zootechniciens, et la vétérinaire et/ou la SBEA sera sollicitée pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement (par exemple : enrichissement supplémentaire, croquettes humides et/ou aliment gélifié déposés dans la cage).

Bénéfices attendus

Les prélèvements décrits sont effectués pour les analyses qui permettent de surveiller et préserver la qualité génétique des modèles élevés dans notre établissement afin de fournir aux chercheurs les lots expérimentaux maîtrisés.

Procédures

Un seul prélèvement par animal sera réalisé pour génotypage : - de tissu par poinçon (oreille, en routine) ou à l’aide d’un ciseau (oreille en routine, queue exceptionnellement), ou - de sang, très rarement (par la veine en sub-mandibulaire). Si les résultats obtenus ne sont pas clairs pour interprétation, nous referons l’analyse sur l'échantillon prélevé qui sera conservé. Si les résultats ne sont pas concluants après ce deuxième test, un échantillonnage supplémentaire (oreille ou sang) sera exceptionnellement effectué sur le même animal. Dans ce cas, il y aura a minima une semaine d’écart entre les deux prélèvements sur le même animal. Ces interventions durent moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

La manipulation pour les prélèvements peut provoquer un léger stress chez l'animal. Les signes cliniques (inflammation, œdème, hématome, saignement) sur le site de prélèvement sont possibles mais le plus souvent évités si la biopsie est bien exécutée. La biopsie de l’oreille (réalisée en routine) provoque moins d’inconfort que celle de la queue parce qu’elle ne touche pas un tissu osseux. La biopsie de l'oreille ne sera jamais effectuée chez les souris âgées de moins de 2 semaines compte tenu de la petite taille de leurs oreilles. La biopsie de la queue sera effectuée seulement si la biopsie de l'oreille ne convient pas à l'étude (justification scientifique) et après l'avis favorable de la SBEA. Cette technique pourra être effectuée seulement chez les jeunes souris (âgées de 14 à 17 jours) pour éviter de toucher aux vertèbres distales ayant atteint la maturité, et la taille de l’échantillon prélevé devra être la plus petite possible pour permettre le génotypage. Le prélèvement sanguin n'est pas utilisé fréquemment et sera réalisé pour des analyses particulières. Le volume prélevé dépendra du poids de l'animal et, compte tenu du risque de choc hypovolémique chez les jeunes animaux, sera réalisé uniquement sur des animaux âgés de 2 mois ou plus. Les prélèvements ne sont réalisés qu’une fois par animal et durent moins de 30 secondes. Les nuisances liées à ces techniques seront légères et brèves. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser ces techniques rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal.

Devenir

Une partie des animaux portant le génotype d’intérêt sera expédiée dans d’autres établissements utilisateurs pour expérimentation. Une autre partie des animaux sera utilisée pour l’élevage ou l’expérimentation dans notre établissement. Les animaux utilisés pour l’élevage seront mis à mort si non nécessaires pour maintenir l’élevage (e.g. si génotype sans intérêt pour les schémas de croisements, surplus, ou si leur fécondité est réduite du fait de leur âge). Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d’évaluation seront mis à mort.

Remplacement

Les modèles de souris et de rats concernés par ce projet générique sont inscrits dans différents projets scientifiques extérieurs à notre laboratoire. Les porteurs de projets apporteront dans chacune de leurs DAP d'utilisation des précisions sur les alternatives non animales disponibles et expliqueront pourquoi elles ne peuvent pas être utilisées aux fins du projet.

Réduction

Le prélèvement pour génotypage sera réalisé uniquement sur les animaux reproducteurs lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote et ne sera pas systématique pour les autres lignées, mais limité aux besoins de l’élevage ou de l’expérimentation pour les EU destinataires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages de taille réglementaire avec divers enrichissements (tunnel et/ou dômes en polycarbonate transparent rouge, frisure de papier kraft et/ou du celluron et/ou des granulés ou bois de rongeage). Les animaleries de notre unité ont un contrôle sanitaire périodique. Les prélèvements pour les analyses durent moins de 30 secondes. Nous réaliserons en routine uniquement le prélèvement à l’oreille. Le prélèvement de la queue et du sang n'est pas utilisé fréquemment pour le génotypage et sera utilisé uniquement pour les protocoles particuliers. Le génotypage ne sera pas systématique lorsqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons ainsi uniquement les reproducteurs. L’expérience de notre unité dans la gestion de colonies permet de réaliser les techniques de prélèvements rapidement par du personnel qualifié, réduisant ainsi au minimum le stress et les nuisances associés à la manipulation de l’animal. Par ailleurs, si lors de la surveillance journalière un animal présente des signes cliniques suite au prélèvement, une grille d’évaluation de signes cliniques sera appliquée par les zootechniciens, et la vétérinaire et/ou la SBEA sera sollicitée pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement (par exemple : enrichissement supplémentaire, croquettes humides et/ou aliment gélifié déposés dans la cage, soin sur le site du prélèvement).

Choix des espèces

La souris et le rat sont parmi des modèles d'animaux les plus utilisés dans la recherche en raison de leurs nombreuses similitudes avec l’homme. De plus, le choix de ces modèles est dépendant des protocoles déjà existants et décrits dans la littérature permettant ainsi des échanges internationaux au sein de la communauté scientifique. Les justifications techniques et scientifiques détaillées pour chaque lignée utilisée seront apportées dans les projets « utilisateurs » (DAP spécifique). Une partie des animaux sera utilisée pour les croisements dès l’âge de deux mois et ce jusqu’à un âge où le taux de fécondité est maintenu stable selon la souche. Une autre partie sera utilisée dans notre établissement ou envoyée dans d’autres établissements pour expérimentation selon l’âge d’utilisation dans de différents projets scientifiques. Les animaux en élevage pourront être prélevés pour les analyses à différents âges selon la technique utilisée : - 15 jours ou plus pour le prélèvement à l'oreille (ne sera jamais effectué avant cet âge compte tenu de la petite taille des oreilles) - entre 14 et 17 jours pour le prélèvement de la queue (pour éviter de toucher aux vertèbres distales ayant atteint la maturité) - 2 mois ou plus pour le prélèvement de sang (compte tenu du risque de choc hypovolémique chez les jeunes animaux).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 3120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 3120
Devenir
 -
 -
 -
 3120

À J0, un filament est poussé dans l'artère carotide de chaque rat pour boucher une artère du cerveau, l'animal reste éveillé environ quarante-cinq minutes avec l'artère obstruée, puis il est rendormi pour retirer le filament. Suivent des prélèvements de 500 µL de sang à J-7, J0, J1 et J7, cinq séances d'IRM sous anesthésie jusqu'à J14 et onze journées de tests comportementaux étalées jusqu'à J30. 3 120 rats vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec des pertes d'équilibre, une faiblesse musculaire d'un côté du corps et des difficultés à manger et à boire dans les premiers jours. Le projet teste pour des partenaires industriels des molécules contre l'accident vasculaire cérébral, et se termine par l'ouverture du thorax et de l'abdomen des rats pour ponctionner le cœur et prélever le cerveau.

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est pathologie cérébrale causée par un caillot sanguin qui bloque une artère dans le cerveau. Actuellement, le traitement principal consiste à administrer un médicament appelé activateur tissulaire du plasminogène (tPA) pour dissoudre le caillot, parfois associé à une intervention chirurgicale appelée thrombectomie. Cependant, ces traitements ne sont pas toujours efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves, limitant leur utilisation à moins de 10% des patients. De plus, l'efficacité du tPA peut varier en fonction de la nature du caillot et de l’origine de la maladie. Pour améliorer la prise en charge des patients à long terme, il est crucial de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notre projet vise à étudier chez le rongeur différentes façons d'administrer des médicaments pour voir comment ils affectent les dommages cérébraux, les saignements, la circulation sanguine dans le cerveau et la récupération après un AVC. Nous utiliserons un modèle d'AVC sévère chez le rat, largement utilisé en recherche. Cela nous permettra d'étudier comment différents traitements pourraient aider les rats à se remettre après un AVC, ce qui pourrait avoir des implications importantes pour le traitement des patients victimes d'AVC.

Bénéfices attendus

Actuellement, la prise en charge des patients en phase aigüe de la pathologie repose sur l’administration de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA), capable de dissoudre les thrombi, associée ou non à la thrombectomie chirurgicale. Cependant, en raison des effets secondaires du tPA et de la difficulté relative de la procédure de thrombectomie, seule une faible proportion des patients (

Procédures

Tous les animaux de cette DAP seront soumis à une chirurgie au niveau de la bifurcation carotidienne dans le cou afin d’induire mécaniquement un AVC ischémique via l’occlusion de l’artère cérébrale moyenne par un filament inséré dans l’artère carotide externe. Cet acte chirurgical, se déroulant à J0, durera entre 20 et 30 minutes puis l’animal sera maintenu éveillé environ 45 minutes avant d’être soumis à la deuxième chirurgie permettant le retrait du filament. La pose d’un cathéter dans la veine caudale sera nécessaire pour tous les animaux afin d’administrer un ou plusieurs traitements en intraveineux ainsi que les agents de contraste nécessaires à la réalisation de séquences IRM s’intéressant à la neuroinflammation. La pose de cathéter prendra environ 3 minutes. Se dérouleront à J-7, J0, J1 et J7 des prélèvements sanguins sur les animaux vigiles au niveau de la veine caudale à l’aide d’un cathéter 24G inséré à travers la peau. Un volume de 500 µL sera prélevé à chaque temps. Les animaux seront randomisés dans des sous-groupes expérimentaux de manière à ce que chaque animal ne soit pas soumis à l'ensemble de ces prélèvements. À J0, J1, J5, J7 et J14, les animaux seront soumis à l'IRM-7T sous anesthésie générale, pour une durée variant de 15 à 45 minutes en fonction des séquences réalisées. Une randomisation sera effectuée pour répartir les animaux en plusieurs sous-groupes expérimentaux, de manière que chaque animal ne participe pas à l'ensemble des jours d'acquisition. Les animaux passeront également une batterie de test comportementaux, jusque 7 jours avant l’induction de l’AVC pour déterminer l’activité basale, puis à J2, J3, J5, J7, J14, J21, J24, J25, J28, J29 et J30. Chaque animal passera moins de 15 minutes pour chacun des tests. Une randomisation sera effectuée pour répartir les animaux en plusieurs sous-groupes expérimentaux, de manière que chaque animal ne participe pas à l'ensemble des jours d'acquisition. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au cœur et faciliter le prélèvement sanguin par ponction cardiaque. Viendra ensuite soit une perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant son prélèvement soit un prélèvement du cerveau frais. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes pour les différents prélèvements.

Impact sur les animaux

Le modèle reproduit les effets d'un AVC ischémique sévère, entraînant des déficits sensorimoteurs dus aux lésions cérébrales de certaines parties du cerveau. Ces déficits sont visibles chez l’animal à court, moyen et long terme, ce qui nous permet d'effectuer des tests comportementaux et de tirer des conclusions pertinentes. Après un AVC sévère, les animaux peuvent présenter des pertes d'équilibre et une faiblesse musculaire des membres du côté opposé à la lésion cérébrale. Dans les premiers jours suivant l'AVC, ils peuvent également rencontrer des difficultés à manger, à boire et à interagir avec leur environnement, nécessitant une surveillance particulière. Les études de tolérance réalisées avant les études d'efficacités visent à identifier tout effet secondaire potentiel de la molécule thérapeutique.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Ce projet correspond aux étapes des tests d’innocuité et d’efficacité de thérapeutiques in vivo faisant suite aux nombreuses expérimentations et validations réalisées in vitro par les industriels financeurs. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information obtenue avec l’expérimentation animale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature et au sein de notre laboratoire font des rats le modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, rattus norvegicus est l’une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ischémique, permettant une analyse comparative et critique des résultats obtenus.

Réduction

Les données extraites de la littérature scientifique préclinique, combinées surtout à une étude de détermination de la puissance statistique régulièrement mise à jour avec nos données (α=0.05 ; β=0.8) permettent de définir un nombre minimal d’animaux de 20 par groupe dans nos conditions protocolaires. Cette approche nous offre la capacité de visualiser des différences réelles de manière statistiquement significative entre les groupes étudiés. Afin d’anticiper les exclusions d’animaux dues à des erreurs techniques ou à de la mortalité, l’augmentation de l’effectif de 26 par groupe expérimentaux est obligatoire pour atteindre un effectif final satisfaisant de 20 animaux par groupe. Maintenir cette marge de sécurité contribue à assurer la validité scientifique de notre projet tout en respectant les normes éthiques et les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche. Ainsi, en optimisant le nombre d'animaux utilisés, nous parvenons à concilier l'efficacité de notre projet avec sa valeur scientifique, conformément aux principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Les rats seront placés à deux ou trois par cage tout au long de l'expérience. Pour faciliter leur récupération après la chirurgie, ils pourront être isolés pendant quelques jours avant de retrouver leurs congénères. Leur bien-être sera surveillé deux fois par jour par du personnel qualifié en semaine, et tous les jours le week-end et les jours fériés. Les rats seront pesés régulièrement, au moins deux fois par semaine. Pendant la chirurgie, les rats seront anesthésiés et recevront un analgésique pour soulager la douleur. L'anesthésie sera maintenue jusqu'à ce qu'ils se réveillent. Chaque incision sera précédée d'une tonte et d’une désinfection. La température corporelle des rats sera maintenue stable pendant la chirurgie. Les sutures seront faites individuellement pour minimiser les risques de complications. Après la chirurgie, les rats seront placés dans une cage chauffante pendant environ une heure avant de retourner dans leur cage habituelle, où ils auront de la nourriture et un gel nutritif pour les aider à récupérer. Leur état sera surveillé de près, et en cas de problème dépassant les limites fixées, ils seront euthanasiés. Les rats seront également surveillés attentivement pendant les jours suivant la chirurgie, et recevront une autre dose d’antidouleur le lendemain de l'opération.

Choix des espèces

Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animal la plus étudiée dans la recherche sur les maladies neurodégénératives, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies vasculaires et génétiques entre l’Homme et le rat, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font des rats un modèle animal privilégié pour la recherche préclinique. Dans le contexte spécifique de l'AVC ischémique, l'utilisation des rats devient incontournable. En effet, elle offre la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 10 semaines le jour de l’induction de l’AVC pour un poids allant de 250 à 350g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec celles déjà disponible dans notre laboratoire et dans la littérature scientifique du domaine.

Évaluation et suivi du bien-être animal

(NTS-FR-929291v1 – 12/06/2024)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 37400
Rats : 1430
Souffrances
▲ -
▲ 38830
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 38830

Moins de trente secondes, un poinçon dans le pavillon de l'oreille, une fois par animal : c'est le seul geste décrit pour 37 400 souris et 1 430 rats, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet s'intitule "Évaluation et suivi du bien-être animal" et sert à héberger, croiser et produire des lignées génétiquement modifiées pour le compte de chercheurs extérieurs à l'établissement. Une partie des animaux part vers d'autres établissements pour y être expérimentée, une autre reste pour l'élevage, et le porteur indique que les surnuméraires, ceux dont le génotype ne sert pas aux croisements et les reproducteurs dont la fécondité baisse avec l'âge sont mis à mort. Les lignées concernées sont immunodéficientes, hémophiles ou porteuses d'un phénotype qui n'apparaît qu'avec l'âge, ces dernières étant expédiées ailleurs ou tuées avant que la tumeur ou la dystrophie musculaire ne se déclare.

Objectifs

Un phénotype est considéré comme dommageable si les animaux de la lignée sont susceptibles de ressentir, du fait de l’altération génétique, une douleur, une détresse, une souffrance ou un préjudice durable équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Aussi, toutes lignées avec un phénotype dommageable même s’il ne s’exprime pas dans des conditions qui permettent d’éviter son expression chez les animaux hébergés doivent être encadrées par une autorisation de projet. Notre établissement héberge différentes lignées de souris et de rats génétiquement altérées pour le compte de chercheurs externes au laboratoire et donc selon les projets, l’unité peut accueillir ou produire des lignées à phénotype dommageable. Ce projet a deux objectifs : - L’évaluation du bien-être animal par la mise en place d’une procédure d’identification et de caractérisation d’un phénotype dommageable (procédure 1). - Mise en place de raffinement afin que le phénotype ne s’exprime pas au sein de l’établissement, on parle ici de phénotype dommageable potentiel non exprimé dans nos conditions d’élevage (procédure 2). PROCÉDURE 1 Evaluation du bien-être animal, cette procédure s’applique à : 1. La réception d’une nouvelle lignée. 2. La création d’une nouvelle lignée par croisement entre deux lignées génétiquement altérées. Les animaux seront suivis avec la grille d’évaluation du bien-être animal au moins une fois par semaine. Suite à cette évaluation, les lignées seront classées comme suit : - lignée à phénotype NON DOMMAGEABLE ; - lignée à phénotype DOMMAGEABLE NON EXPRIMÉ, ces animaux entrent dans la procédure 2 ; - lignée à phénotype DOMMAGEABLE EXPRIMÉ, nécessité d’une DAP spécifique pour la prise en charge de ces animaux. PROCÉDURE 2 Cette procédure ne concerne que les lignées qui à l’issue de la procédure 1 de ce projet ont été identifiées comme lignée à phénotype dommageable non exprimé. Plusieurs types de lignées entrent dans cette catégorie : - les lignées immunodéficientes, - les lignées hémophiles, - les lignées pour lesquelles le phénotype dommageable ne s’exprime que pour un génotype donné, - et les lignées dont le phénotype dommageable apparait à un âge défini. Le but de cette procédure est de mettre en place une surveillance du bien-être de ces animaux afin de s’assurer que les raffinements mis en place permettent que le phénotype dommageable ne s’exprime pas.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est la détection et la prise en charge précoce d’un phénotype dommageable potentiel et par conséquent d’une éventuelle douleur pour éviter que cette dernière s'exprime. La procédure 1 permettra de définir et mettre en place une méthode générique d’évaluation du bien-être animal lors de la réception ou de la création par croisement de nouvelles lignées dans l’établissement. La procédure 2 permettra de gérer différents types de lignées ayant un phénotype dommageable potentiel mais non exprimé au sein de l’établissement avec des raffinements adaptés. Elle précise également les modalités de surveillance du bien-être de ces lignées afin de confirmer l’absence des nuisances. Ces deux procédures permettront ainsi d’élever différents modèles de souris ou de rat de chercheurs extérieurs à notre laboratoire pour les intégrer dans leurs projets de recherche avec les différents bénéfices précisés dans chaque projet d’utilisation (DAP spécifique).

Procédures

Une partie des animaux sera prélevée à l’oreille afin de réaliser le génotypage. Cette méthode consiste à prélever un petit échantillon de tissu sur la périphérie du pavillon de l’oreille où le tissu est le plus mince, à l’aide d’un poinçon ou d’un ciseau. Cette intervention n’est réalisée qu’une fois par animal et dure moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les lignées IMMUNODÉFICIENTES peuvent présenter différents niveaux de déficits immunitaires dont certains se traduisent en caractéristiques phénotypiques variées (développement des infections, baisse de fécondité, mortalité précoce, diarrhées, etc.). Ces animaux seront hébergés en isolateurs ou en portoirs ventilés, en conditions sanitaires de type « SOPF » (sans opportuniste, ni pathogène) qui permettent d’éviter les nuisances liées à l’immunodéficience. Les lignées HÉMOPHILES (déficientes pour des gènes codant pour les facteurs de coagulation) sont caractérisées par le temps de saignement prolongé uniquement en cas de section de la veine de la queue, qui ne sera pas pratiquée dans notre établissement pour éviter les nuisances. Ces animaux seront prélevés uniquement à l’oreille pour le génotypage et l'identification (un seul prélèvement), qui ne provoque pas de saignement prolongé sur ces lignées. Par ailleurs, le génotypage et l’identification ne seront pas systématiques puisqu’il s’agit de lignées maintenues à l’état homozygote. Nous prélèverons et identifierons ainsi uniquement les reproducteurs. D'autres caractéristiques possibles de ces lignées qui n'ont pas été observées dans nos conditions d'élevage sont : le saignement spontané pouvant entraîner un gonflement/hématome (joue, pattes postérieures) et la mort prématurée après des bagarres en raison d'hémorragies internes. Cependant, une attention particulière sera apportée en cas d'agressivité entre animaux et, si cela est constaté, les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Les lignées à phénotype TARDIF lié à l’âge (par exemple : développement de tumeurs ou de dystrophie musculaire entraînant dégénérescence progressive des muscles et une faiblesse musculaire) seront systématiquement expédiées pour expérimentation dans un autre établissement ou mises à mort avant occurrence de la nuisance. Les lignées à phénotype lié au GÉNOTYPE seront maintenues avec un schéma d’accouplement connu pour ne pas générer d’animaux au phénotype dommageable. Aucune nuisance n'est prévue lorsque l'élevage est effectué dans nos conditions d’hébergement. Néanmoins, dès qu’un animal présente un score = 1, la surveillance sera quotidienne et la vétérinaire et/ou la SBEA seront sollicités pour la mise en place de mesures supplémentaires de raffinement.

Devenir

Une partie des animaux portant le génotype d’intérêt sera expédiée dans d’autres établissements utilisateurs pour expérimentation. Une autre partie des animaux sera utilisée pour l’élevage ou l’expérimentation dans notre établissement. Les animaux utilisés pour l’élevage seront mis à mort si non nécessaires pour maintenir l’élevage (e.g. si génotype sans intérêt pour les schémas de croisements, surplus, ou si leur fécondité est réduite du fait de leur âge). Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d’évaluation seront mis à mort.

Remplacement

Les modèles de souris et de rats concernés par ce projet générique sont inscrits dans différents projets scientifiques extérieurs à notre laboratoire. Les porteurs de projets apporteront dans chacune de leurs DAP d'utilisation des précisions sur les alternatives non animales disponibles et expliqueront pourquoi elles ne peuvent pas être utilisées aux fins du projet.

Réduction

Nous mettons en place le nombre minimal d’accouplements nécessaires pour produire sur demande les lots expérimentaux pour chaque porteur de projet. Le but étant de limiter au maximum le nombre d’animaux et, si aucune expérimentation n’est planifiée, les lignées seront maintenues au minimum. La production des animaux sera ainsi planifiée et suivie par l’expérimentateur et les zootechniciens afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Le nombre de reproducteurs, le schéma de croisement et la durée d’accouplement seront définies en amont de la mise en place des croisements. Ces paramètres seront définis en fonction des objectifs et des différentes caractéristiques connues des lignées (fertilité des reproducteurs, viabilité de la descendance, nombre d’animaux/portée, ratio génotypes). Les lignées à phénotype dommageable potentiel lié au génotype seront maintenues avec un schéma d’accouplement connu pour ne pas générer d’animaux au phénotype dommageable. Les élevages seront suivis via les fichiers de l'élevage. Le nombre total d’animaux indiqué comprend les animaux pour accouplements et les animaux issus des accouplements et nécessaires pour l’expérimentation pour les projets scientifiques associés. Les chercheurs sont fortement conseillés de procéder au cryoarchivage de leurs lignées et de ne pas les garder sous forme respirant en fin de leurs projets expérimentaux. La SBEA prendra, le cas échéant, le contact avec le chercheur pour argumenter l’arrêt d’élevage et la cryoconservation de souche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages avec divers enrichissements. Pour les souris, elles sont hébergées en cage de type « II long » à 6 animaux maximum à partir du sevrage et à 4 animaux maximum au sevrage pour les cages de type « I long ». Pour les rats, ils sont hébergés en cage dite « 900 » à 2 animaux pour un poids individuel maximum de 600g ou à 3 maximum dans les cages dites « 1800 ». Les animaleries de notre unité ont un contrôle sanitaire périodique. Les animaux d’âge représentatif et de génotype pertinent seront suivis avec la grille d’évaluation et de surveillance du bien-être animal contenant des points limites précoces à minima une fois par semaine et ce jusqu'à leur mise à mort, décès ou l’envoi vers l’établissement utilisateur où sera réalisée l’expérimentation. Dans la procédure 2, en plus du suivi avec la grille de surveillance, des méthodes de raffinement spécifique au type de dommages potentiels seront mises en place pour éviter l’expression de ces phénotypes. Les lignées IMMUNODÉFICIENTES seront ainsi hébergées en isolateurs ou en portoirs ventilés, en conditions sanitaires de type « SOPF » (sans opportuniste, ni pathogène). Les lignées HÉMOPHILES seront prélevées uniquement à l’oreille pour le génotypage et l'identification (un seul prélèvement). Par ailleurs, le génotypage et l’identification ne seront pas systématiques puisqu’il s’agit de modifications en homozygote. Nous prélèverons et identifierons ainsi uniquement les reproducteurs. Une attention particulière sera apportée en cas d'agressivité entre animaux et, si cela est constaté, les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Par ailleurs, nous ne rassemblerons pas de mâles issus d'accouplements différents lors du sevrage pour limiter le risque de bagarres. Si nous devons le faire pour éviter d'isoler un mâle, nous rajouterons de l'enrichissement dans la cage et les animaux seront suivis tous les jours avec la grille d'évaluation. Les lignées à phénotype TARDIF lié à l’âge seront expédiées pour expérimentation dans un autre établissement ou mises à mort avant occurrence de la nuisance.

Choix des espèces

La souris et le rat sont parmi des modèles d'animaux les plus utilisés dans la recherche en raison de leurs nombreuses similitudes avec l’homme. De plus, le choix de ces modèles est dépendant des protocoles déjà existants et décrits dans la littérature permettant ainsi des échanges internationaux au sein de la communauté scientifique. Les justifications techniques et scientifiques détaillées pour chaque lignée utilisée seront apportées dans les projets « utilisateurs » (DAP spécifique). Une partie des animaux sera utilisée pour les croisements dès l’âge de deux mois et ce jusqu’à un âge où le taux de fécondité est maintenu stable selon la souche ou jusqu’au point précoce de l’expression d’un phénotype tardif. Une autre partie sera utilisée dans notre établissement ou envoyée dans d’autres établissements pour expérimentation selon l’âge d’utilisation dans de différents projets scientifiques ou avant l'expression d'un phénotype tardif lié à l’âge.